L'actualité de la crise : L'UNION BANCAIRE DANS LES SABLES MOUVANTS, par François Leclerc

Billet invité.

Pièce essentielle d’une intégration européenne renforcée présentée comme allant tout régler, la mise sur pied de l’union bancaire est mal partie. Le journal boursier Boersenzeitung citait hier Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, selon qui le risque de faillite d’une banque devait être prioritairement supporté par les contribuables de son pays, et non par les contribuables européens. Un sacré recul, s’il se confirme, par rapport au projet initial de création d’un fonds alimenté par les banques européennes et à la volonté de séparer les risques souverains et bancaires en raison de leur caractère éminemment systémique ! La ligne défendue par le gouvernement allemand, qui ne veut pas d’une véritable union bancaire après l’avoir accepté lors du sommet d’octobre dernier, impose sa marque en vidant celle-ci de sa substance.

Que ce soit à ce sujet, ou bien à propos de la Grèce, les commentaires fleurissent prédisant un assouplissement de cette ligne, une fois le cap des élections législatives de septembre 2013 passées. Est-ce si sûr ? Angela Merkel ne perd pas une occasion pour expliquer que le processus de renforcement de l’intégration européenne va être long et que c’est seulement à son terme qu’une mutualisation de la dette sera possible, pour les États comme pour les banques.

Mais est-ce réaliste de sa part ? Pour l’estimer, il n’est pas inutile de revenir en 2007, pour relever combien la situation des banques de la zone euro était (et reste) très différente des américaines. La totalité des actifs des premières était en effet d’environ 300% du PIB de la zone, à comparer avec le 100% du PIB des États-Unis des banques américaines, et ce avant même d’entrer dans des considérations sur l’ampleur de leurs effets de levier et la qualité de leurs fonds propres réciproques. La menace que cela représentait, en cas de défaillance de l’une d’entre elle et en raison de ses conséquences systémiques, était telle qu’il n’était pas question d’accepter une réédition en Europe de la faillite de Lehman Brothers. Voilà pourquoi le gouvernement britannique de Gordon Brown n’a pas hésité en 2007 à nationaliser Northern Rock et que 500 milliards de livres ont été dégagés en 2008 pour protéger les banques britanniques. Toute l’Europe a suivi.

Mais ce danger n’a pas disparu aujourd’hui, si l’on mesure la faiblesse des moyens financiers que les États de la zone euro se sont donnés avec le MES, dont le potentiel mobilisable est à terme de 500 milliards d’euros. Une déconfiture bancaire pourrait-elle être contenue avec ces seuls moyens, une fois l’étape nationale franchie ? C’est une question que n’ont pas manqué de se poser les dirigeants européens quand ils ont décidé séance tenante de mettre sur la table 100 milliards d’euros d’aide pour sauver les banques espagnoles, car ils savaient le montant de la mise minimum à cette table du casino ! Vu ce genre de montant, prétendre que les banques en difficulté d’un pays devront prioritairement compter sur les seuls moyens financiers de l’État n’est pas raisonnable venant de la part d’un banquier central : ce sont des propos de circonstance.

Le même irréalisme prévaut à propos du désendettement public et de ses accidents de parcours. Le cas de l’Espagne est à cet égard exemplaire, car les taux d’intérêt que doit consentir l’État espagnol pour faire rouler sa dette et financer son déficit sont de très loin supérieurs à la croissance (la récession, en l’occurrence) de l’économie du pays. Celui de l’Italie montre que disposer d’un excédent primaire n’est pas non plus une recette infaillible. Mais pour revenir à l’Espagne, même l’intervention de la BCE, Madrid s’étant finalement décidé à demander à bénéficier d’un plan de sauvetage, n’améliorerait que marginalement la situation. Ce qui explique que Mariano Rajoy prétend négocier avec la BCE un engagement de sa part à faire baisser les taux au dessous d’un seuil déterminé, qu’il n’a pas rendu public, pour se donner au moins les meilleures chances. In fine, une restructuration de la dette sera au bout du compte inévitable, telle qu’elle commence aujourd’hui à être admise pour la Grèce (mais à condition que ce soit plus tard).

La stratégie de désendettement imposée par le gouvernement allemand et ses alliés fait elle-même obstacle au respect du calendrier d’Angela Merkel : la dynamique et les épisodes à rebondissement de la crise proprement européenne ne lui laissent pas le temps qu’elle réclame. N’acceptant ni une restructuration de la dette, ni sa mutualisation, ni une franche intervention de la BCE, la politique allemande se définit non pas par ce qu’elle prône mais par ce qu’elle refuse. Avant toute chose une monétisation de la dette, sur le mode largement entrepris par la Fed, la Banque d’Angleterre et du Japon, qui laisse la BCE isolée dans un monde globalisé. Est-ce à terme tenable ?

A l’inverse, ceux qui fondent leurs espoirs dans le revirement d’une BCE s’engageant dans la même politique que ses consœurs avec détermination – et non plus du bout des doigts comme actuellement, avec son programme d’achats obligataires conditionné à des plans de sauvetage (OMT) – rejoignent le club mondial très fréquenté des partisans de la fuite en avant. Au prétexte d’accorder aux États ce qui l’est aux banques, ils ne visent qu’à eux aussi remettre en marche la machine à produire de la dette après avoir miraculeusement évacué ses scories; au lieu de décider de la régler au mieux des besoins du développement économique, et de cesser de lui faire jouer un rôle de substitut à la répartition égalitaire de la richesse.

 

104 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : L'UNION BANCAIRE DANS LES SABLES MOUVANTS, par François Leclerc »

  1. Il faudrait que les dirigeants européens aient plus le souci des peuples de l’UE que de ses banques comme le fît l’Argentine, il y a 10 ans!
    Organiser un démontage concerté de l’euro pour que chaque pays résolve ses problèmes selon son mode de fonctionnement hérité d’une histoire politique, sociale, économique et de mentalités très divergents selon la proposition de l’économiste Jacques Sapir.

    1. Qui ça ? Sapir ? Il fait dans l’Économie ? Oh ? Sérieux ? Un mec que j’ai entendu prétendre haut et fort sur France Q qu’une dévaluation de l’euro (un retour au franc en fait) de 20% ne provoquerait une augmentation à la pompe que de 3% maxi pasque le gazole était taxé à 85%, c’est un économiste ? Un cycliste peut-être, un économiste sûrement pas.

      1. C’est quoi ?
        Le pétrole se paie en dollar donc si on dévalue l’euro de 20% alors le prix du pétrole augmentera de 20%.
        Mais comme le prix du pétrole ne représente que 15% du prix total du carburant (100 – 85 de taxes = 15%) alors l’augmentation totale du prix du carburant ne sera que de 20% de 15% soit 0,2×0,15 = 3%.

      2. Ahhh, ça ya est ça mord. Ouah ! Une belle tanche que j’ai ferrée. Ah ça ! Ya pas, le Sapir c’est encore mieux que l’appât Dudule pour choper du gros.
        Ben voui mon blopblop blogueur à branchies, mais ya un fémur dans là banane, un parpaing dans la soupe, une dent d’requin bleu dans l’filet d’sole… C’est pas 85% les taxes à la pompe, mais plutôt 50%. Et aujourd’hui avec un brent à 105$, ben ça fait kamême 51 centimes de roro le litron rien que pour le brut, banane. Faut pas prendre pour argent comptant tout ce que raconte les faux zéconomistes et vrais propagandistes égotiques sur France Q et ailleurs…
        Ps : je rectifie, il avait dit pire que ça la Jacquouille fripouille, c’était pour une dévaluation – compétitive bien sûr… – de 25% ! Plus c’est gros hein ? T’as qu’à voir, même ce pauvre Brice Grand teint il en était resté coi, comme… ben une carpe.

      3. Je n’ai jamais prétendu que les chiffres avancés par Sapir étaient justes. J’expliquais seulement son calcul. Avec 50% de taxes cela donnerait 20% de 50% soit 10% d’augmentation. Ce serait 3 fois plus que prévu donc. A supposer que ce chiffre là soit lui-même juste.

      4. Hé bé t’as encore tout faux mister nul en toute part. 25% de dévaluation ça signifierait un prix du litre de brent qui passerait aujourd’hui de 0,51 euro à 0,68 euro (avec un euro – ou un franc – qui passerait de 1,29$ à 0,97$ et un prix du baril de 159 l à 105$) soit 33% d’augmentation, idem pour la facture pétrolière trisocolore.
        Résultat des courses sur un gazole à 1,33 dont 50% de taxe fixe plus tva en utilisant la méthode sapiriste rectifiée : un bon 16,5% d’augmentation du gazole à la pompe qui nous fait le litron de zozole à 1,55 roros, soit +22 cents… et pas 4 cents comme clamé sur France Q. Pas bon pour les ventes de Rosneft ce genre de hausse en Europe… c’est pas ça qui va faire grimper la demande atone… sans compter que le même calcul sur le rose beaucoup moins taxé, moins de 25% en ce moment, là on te prendrait carrément 25% d’salaire ou d’pension ou d’allocs en plus pour la même quantité de fuel dans la cuve…
        De un à cinq et demi le gap sur le gazole entre la version du gribouille Sapir et les chiffres tout cons, tout cons mais justes. A mon avis, c’est Rosneft qui le chauffe et qui l’fait rouler sinon j’pige pas… mais alors là c’est les ruskoffs qui font un mauvais calcul…

      5. le problème n’est pas le prix du gasoil vigneron ; de toute façon, il faudra apprendre à s’en passer du gasoil ; le problème est la différence de niveau économique et culturel entre pays de la zone euro, qui explique l’échec de toute union bancaire (voir ce qui se passe en ce moment à Bruxelles..), ce qui rend impossible le maintien de l’euro : déja, tout le monde a enterriné le fait que la Grèce puisse encore avoir l’euro d’ici peu …

        l’euro : une monnaie qui a vécu

  2. J’ai pas cherché les chiffres actuels, mais il y a un an, l’encours obligataire total en eurozone pesait 16 000 Milliards d’euros, dont seulement 38% pour les dettes d’État mais 53% pour les seules obligations des banques européennes, intimement liées comme chacun sait aux soeurettes souveraines…

      1. Ouais ouais, tu sais qu’ton découvert bancaire il y est dans l’ombre fraîche du hors-bilan ? Ah ben ouais mais c’est vrai qu’dans l’bon vieux temps c’était toute une affaire un découvert, et un chèque un peu trop en bois oulah ! c’était les Baumettes !

  3. J’ai une question. Qui peut me dire quels sont et où sont les détenteurs des 8 000 milliards de dette de marché des banques eurozonardes ? Une caste qui pèse lourd, assurément, et ramasse lourd, assurément aussi. Les yields bancaires sont toujours nettement supérieurs à ceux des états des banques résidentes.

    1. Depuis peu, ne pas oublier que beaucoup de banques centrales possèdent de la dette d’état. Des fonds d’investissements publics de pays émergents aussi. Des pays pétroliers…

      Sinon oui: en France en 2003, 20% des plus riches possèdent 80% de l’épargne, source INSEE. J’ai pas les chiffres pour les 10, et les 1% les plus riches; c’est dommage. Et encore ce chiffre ne tient pas compte des fonds cachés dans les paradis fiscaux.
      On nous fait souvent le coup du « petit épargnant ». Mais le petit épargnant, c’est un peu l’arbuste qui a du mal à cacher la forêt de chênes centenaires…

      1. Et tous les « petits épargnants » ne fréquentent pas les casinos, ou alors seulement « à l’insu de leur plein gré ».

      2. @ Marlowe.
        C’est là que vous vous trompez.
        Si un petit épargnant contracte une assurance-vie, la banque va placer son argent en obligation d’état. L’état de son assurance-vie dépend du « rendement » de l’obligation, et si il y a défaut de l’état, et bien c’est pour lui.
        Autre risque pour les épargnants modestes: la banqueroute de la banque. En effet, quand vous placez de l’argent en banque, en face la banque le place souvent en obligation d’état, faute de mieux.En matière de banqueroute,en France on en est pas là. Mais en Grèce… Il y a des peurs, du coup des rumeurs de « bankrun » ont vu le jour. Okeanos sur son blog affirme que c’est du pipeau. Mais bon, ça vous donne un exemple.

    2. Bruxelles 21-22 novembre 2012 : Les citoyen-ne-s contre la dette

      Les 21 et 22 novembre, à Bruxelles, dans le cadre de la semaine d’action « Et si on arrêtait de banquer ? » proposée par le CADTM, se tient une réunion internationale sur la méthodologie de l’audit citoyen de la dette, en présence de personnes engagées dans l’audit citoyen de la dette ou qui veulent s’y investir et échanger sur les expériences acquises et les problèmes rencontrés. Sont présent-e-s des délégué-e-s d’Espagne, du Portugal, de France, d’Italie, de Grèce, d’Irlande, du Royaume-Uni, de Belgique, de Tunisie, d’Égypte, du Brésil, d’Argentine, de Colombie…
      Ci-dessous, un article sur la 1ère journée de cette rencontre.
      http://cadtm.org/Bruxelles-21-22-novembre-2012-Les

    3. Je ne sais pas trop, je ne suis pas expert dans la langue de Shakespeare mais il y a plein de données (et interactives qui plus est : possibilité de faire sa propre requête soit-même selon les items) à la BIS.
      J’ai essayé de faire des requêtes mais le croisement pays/pays, pour les données bancaires et par types ne ressort pas (cases ‘non cochables’).
      Au mieux, en sélectionnant les pays zoneuro, on peut avoir les claims et liabilities par pays de contreparties et par grands types mais pas plus. Les chiffres obtenus ne correspondent pas vraiment (3300 milliards pour la France par exemple).
      Enfin, j’en sais trop rien, je ne maitrise pas le truc non plus …

  4. Il parait que ça va discuter ferme aujourd’hui en ce qui concerne le budget européen….il parait qu’il se murmure que le train de vie de l’europe coûte cher et qu’il serait bon de faire des économies. Il parait qu’il se murmure aussi que l’administration européenne prônant le « serrage de ceinture » aux autres devrait se la serrer aussi un tantinet….
    Bon, ces murmures vont-ils être exprimés plus vivement ?

    1. Ah! Ma chère voisine qui s’est octroyée 2 hectares de dune cet été devant sa belle maison (le drapeau belge cloué sur la façade de l’autre côté), DRH de la Commission européenne, va peut-être se la péter un peu moins. Vous croyez?

      Mais qu’est-ce qu’y sont cons

  5. UE en récession confirmée sur stats économiques du jour
    on va entrer ds une période inconnue à « l’hommo économicus » européen moderne, 60 ans depuis la fin de l’économie de guerre ..
    mais on a le classement des ministres des finances!!!
    Donc Schäuble en tête digne représentant des cranes d’œufs responsables?

  6. Il est devenu urgent d’analyser les ressorts de la politique allemande.
    Bien sûr c’est une politique monétariste et conservatrice, mais pas seulement.
    La politique allemande a deux ressorts essentiels qui expliquent la différence des choix avec la Fed.
    1°) L’agenda 2010 mis en place par le gouvernement Schröder a donné à la bourgeoisie allemande une longueur d’avance sur ces concurrents, dans la réduction du « coût du travail » et des capacités de résistance des travailleurs allemands.
    2°) L’euro fonctionne en réalité comme une « zone mark » dirigée de Berlin avec tous les avantages inhérents à des rapports inégalitaires verrouillés, dans le cadre de la guerre économique.
    En conséquence, le gouvernement Merkel exploite à fond la crise pour développer une politique impérialiste à l’échelle européenne. L’affaiblissement des autres états européens par le mécanisme de la dette et les structures anti-démocratiques de l’Union Européenne concourent à ce qu’il n’y ait plus qu’un seul pouvoir politique en Europe, situé à Berlin.
    Pas étonnant que l’Angleterre se désengage.
    Quant à la France elle n’a toujours pas de politique européenne.
    Il n’y a aucune raison pour que Merkel, ni son successeur change de politique. Plus la situation se dégrade, plus la bourgeoisie allemande conquière de position en Europe. La faillite de l’euro sera la faillite des autres et pour le moment la majorité de la population allemande, enfermée dans une vision nationaliste aux relents xénophobes, appuie cette politique.

    A ce propos, un excellent article de la Tribune:
    http://www.latribune.fr/espace-abonnes/economie/20121120trib000732120/l-inconscient-allemand-et-le-french-bashing-.html

    Et l’original pour les germanophones:
    http://www.welt.de/debatte/kommentare/article111303463/Mit-Beaujolais-und-Baguette-in-die-Staatspleite.html

      1. T’ention !!! v’là Tatayoyo qu’en r’ met une couche, version hybridée dite « amériteutonisation ». Planquez les zenfants, c’est du lourd, hard & gore là.

    1. Allemagne peu de crèches, peu de femmes diplômées travaillent. Ici c’est mère poule la bas mère corbeau. Si les femmes allemandes travaillaient comme les femmes françaises le chômage ne seraient pas aussi bas. L’autorité à l’Allemande ne se dément pas toujours la même façon de faire. Elle commence à assommer des années avant les autres une partie de sa propre population puis comme elle est sans concurrence cela lui permet de faire la leçon aux autres pays. Après l’Allemagne finit par étouffer ses voisins. Tant qu’on aura des gouvernements qui ne ressemblent à rien on pourra toujours dire que les allemands sont ceci sont cela et l’histoire recommencera mais cette fois pas besoin de chars.

      1. @ dupontg
        22 novembre 2012 à 18:15

        ils ont au moins une femme qui travaille en Allemagne.

        Erreur : elle fait travailler un handicapé en fauteuil roulant.

        Blague à part, c’est bien lui (Schäuble) qui décide de la politique financière, car elle n’y connaît pas grand chose, la docteur en biologie. Sait-elle au moins que 12 millions d personnes vivent sous le seuil de pauvreté dans son pays ? Et beaucoup de retraités de sa région d’origine en font partie.

      2. Linlin vé le petit, physicienne l’Angèle, pas biologiste, tout l’monde saut ça, au café du Commerce en tout cas.

      3. @alain v.

        Non, elle est docteur en chimie quantique (svp!) et non en biologie, ce n est pas pareil.

        Avant son doctorat, elle a obtenu le diplome en physique, donc les maths et methodes statistiques elle connait tres bien, sans oublier qu elle est au plus hauts postes politiques depuis 2 decennies… http://fr.wikipedia.org/wiki/Angela_Merkel

        Je dirai qu elle comprend l economie mieux que la plupart des dirigeants de grands pays actuels, qui ne sont pas des economistes non plus, la plupart etant des avocats n est ce pas, (voir meme un notaire espagnol), alors la on peut aussi se demander ce que eux connaissent et comprennent en economie, (y compris le Normal, motioniste PS…).

    2. Votre théorie tient la route de bout en bout, elle oublie simplement l’essentiel à savoir le rôle de la France dans l’instauration de l’Euro. Avec le recul, l’imbécilité des politiques français est de plus en plus flagrante. Pourquoi dans ce cas rendre l’Allemagne responsable du vote des Français ?

    3. Euhhh, le german bashing à la sauce jihèlème AOC et autres clones de même acronymie et/ou acrimonie, on va se le fader longtemps ?

    4. @ JLM 22 novembre 2012 à 12:04

      La faillite de l’euro sera la faillite des autres et pour le moment la majorité de la population allemande, enfermée dans une vision nationaliste aux relents xénophobes, appuie cette politique.

      Ne faudrait-il pas éviter d’attribuer des relents xénophobes aux autres, afin d’éviter d’être taxer dans des termes semblables ?

      L’Allemagne est le premier de la classe, c’est l’élève le plus fort et le plus méritant parce qu’il s’est astreint le premier à travailler plus que les autres et à contenir ses dépenses. Grâce au courage de Schröder, il y a une dizaine d’années.

      1. Je pense que le succès économique de l’Allemagne est essentiellement dû à sa culture technique et industrielle, qui n’a d’équivalent dans aucun autre pays européen, et qui a un riche passé sur ce plan. Peut-être une partie de l’Italie du Nord, avec son tissu dense de PME industrielles, s’en rapproche.

      2. Voilà justement: « nous les allemands on bosse et les grecs , y vont à la plage »
        Le terme « relent », seulement « relent xénophobe » est plutôt bien trouvé!

      3. Facile pour Schroeder d’avoir du courage, il n’a pas eu à souffrir des lois antisociales qu’il a mises en route. Il est vrai qu’il a aussi fait payer les coûts de le réunification aux travailleurs. Comme toujours les oligarques s’en sont bien sortis.

        1. Schroeder… Schroeder… Raffraichissez-moi la mémoire, n’est-ce pas ce chancelier intègre et irréprochable qui s’est essuyé les pieds sur son allié européen polonais en négociant en exclusivité l’arrivée directe d’un pipeline de Gazprom en Allemagne et qui sitôt son mandat fini est parti pantoufler chez… Gazprom ?

      4. @jducac
        « le plus méritant ».. »travailler plus que les autres »… »contenir ses dépenses »… »courage de Schröder »…
        Eh ben…D’ac c’est Noël dans un mois, mais de là à croire au Père…
        MDR…!!

      5. @Julien

        Alors oui mais non… là M. Alexandre
        D’accord, il a des contacts avec le groupe pétrolier TNK-BP… mais c’est du bénévolat… il essaie gentiment de se rendre utile pendant sa retraite…
        M. Gerhard Fritz Kurt Schröder met à profit son capital expérience et analyse pour servir les intérèts de l’europe… rien de plus

      6. +1

        Tres bien Julien, j ajouterai que sur son allie europeen lithuanien aussi…

        Un million d euro par an, chez Gazprom, pas mal pour le camarade reformateur allemand n est ce pas, idem pour son autre copain socialiste anglais Blair, conseiller emerite chez le kazakh Nazarbayev…

    5. Oui, peut-etre, en effet…Mais je vois mal l’Allemagne survivre avec une Europe à l’agonie…
      L’Allemagne mondialisée? Ca n’a pas de sens. Elle n’a pas les moyens.
      La globalisation n’a aucun autre sens que celui de loi de la jungle, et dans ce cas, Poutine, la Chine et l’Inde sont bien mieux placés…
      Souvenons nous que la majorité de la haute technologie en Europe. Vient…
      De la France!
      Ben oui!
      Sans Aerospatiale, l’Europe serait un zéro pointé.
      Sans Ariane, du CNES, de conception à 90% française, l’Europe spatiale c’est le néant.
      Qui a fait décoller Ariane? Les missiles balistiques français. Comme en Russie, comme aux USA, comme en Chine….Faut pas rever les mecs..Fantasmez pas trop sur l’Europe…
      En Europe, 90% de la technologie non USA vient de France au niveau des armements. Le reste vient de Suède.
      On se demande pourquoi Sarkosy et Hollande ont rampé devant Merkel…Y a pas de quoi…
      Si on les largue, ils s’écroulent…Ils ne sont plus crédibles.

      1. @ izarn 24 novembre 2012 à 05:44

        En Europe, 90% de la technologie non USA vient de France au niveau des armements. Le reste vient de Suède.

        D’accord, la France a joué un rôle moteur en Europe pour les grands programmes (aéronautique, espace, nucléaire) mais il n’y a pas que l’idée et la conduite des programmes qui comptent, même si ce sont des réussites. Il faut aussi avoir les moyens de les conduire. Pour cela, il faut aussi savoir dégager des ressources, en consommant pour la vie courante, pour assurer le niveau de vie de tous les jours, moins de richesses, que celles que l’on est capable d’extraire de son environnement. C’est en s’enrichissant qu’on devient capable d’investir.

        Fondamentalement, c’est ça le capitalisme, Crapaud Rouge, c’est l’exploitation rationnelle d’un capital.

        Ce processus vieux comme le monde, permet de s’auto-adapter à l’évolution de l’environnement qu’il provoque. Il amène au décrochage, au largage et à la moindre influence dans le monde, des peuples enclins à se laisser aller à jouir du présent plus qu’à préparer l’avenir.

        Sur ce plan, les dirigeants allemands se sont révélés bien plus courageux et compétents en matière de gestion de leur capital matériel et humain, que leurs partenaires d’Europe du Sud et notamment les français de gauche. Cela confère à l’Allemagne un plus grand capital de confiance au sein de son environnement mondial, surtout qu’elle dispose encore de ressources en charbon que la France n’a plus, et d’une situation géographique plus près de l’Europe de l’Est et de la Russie, ce qui la favorise.

        Si on les largue, ils s’écroulent…Ils ne sont plus crédibles.

        Ça mériterait d’être argumenté.

  7. Euh 300% du Pib de l’eurozone pour les actifs bancaires eurozonards c’est dépassé. Il y a six mois et selon la Bce on était à 34 000 milliards soit 3,5 fois le Pib. En France c’est pire évidemment, plus de quatre fois le Pib national à 8 500 milliards, le quart du gâteau eurozonard quoi. Rassurez vous, ya pire que nous hein ?!! Ah oui alors ! De grands, nobles et vieux pays comme nous : Chypre, Malte, Irlande et Luxembourg.

    1. Vous parlez du montant des actifs bancaires mais pourquoi pas de la répartition des actifs de marché ?
      Question : Pourquoi nos grands patrons ou dirigeants ne redistribuent pas davantage de parts sociales à leurs salariés ? Les actifs de marché et le patrimoine ? Vous ne vous poseriez pas cette question…
      Pourquoi ils préfèrent nous payer en actifs bancaires principalement sous forme de revenus (dépôts à vue) ? La concentration vous étonne ? A-t-on le choix ?
      D’un côté les richesses concentrées et de l’autre un revenu déconcentré (souvent insuffisant et donc un endettement). Cela s’appelle la bipolarisation et il est donc normal de constater qu’il y a des actifs bancaires (dépôts et crédits) ! Croyez-vous que les actifs de marché peuvent remplir ce rôle dans les conditions actuelles de redistribution des richesses ? Aux US, n’ont-ils pas aussi un problème de solvabilité ? C’est la « désintermédiation » sans redistribution du patrimoine qui va accélérer le problème de la solvabilité (le resserrement du crédit) et de la concentration.
      ccl : Pour des faux prétextes de compétitivités (fermetures d’usines parfois injustifiées par manque de rentabilité), les revenus sont tirés vers le bas mais ils ne sont pas compensés par des redistributions de patrimoine (malgré les bénéfices records).

      1. Psychokiller, keskesé ? Fafafafa fa fafafafa fa… Run run run run run run run away, Tatayoyo, keskesé ?

      2. Oui il épate, la Vigne…
        réminiscence des folles soirées étudiantes du début des 80ies?
        on dirait qu’il fait plus Diplomate que Vigneron vu le temps qu’il passe à éplucher l’international et pas à caresser le cep

      3. bonsoir vigneron,
        Comment vous voulez financer l’économie autrement que par le financement intermédié (dépôt-crédit) vs le financement de marché (émission-souscription) ? Quels sont les autres modes de financement que vous préconisez ? Après tout, vous êtes expert…
        Vous avez très bien compris mais l’idée que vous devriez partager votre entreprise partiellement avec des salariés afin de limiter les risques de solvabilité n’est forcement pas de votre goût. Pourquoi vous êtes étonné que le montant des actifs bancaires soit élevé en Europe si vous connaissez sa structure…. La richesse et le patrimoine qui ne sont pas correctement répartis entraînent nécessairement des problèmes de solvabilité (50% de la richesse dans la plupart de nos pays appartient à 10% de la population). La demande repose principalement sur l’endettement et le revenu à cause de la mauvaise répartition du patrimoine.
        La catastrophe des « subprime » a montré comment les banques US avaient délégué l’octroi de crédit immobilier à des non-banquiers et comment les banques allemandes et anglaises avaient acquis des produits dérivés des subprime sans autres considérations que les « triple A » attribuées par les agences de notation. Des opérations qui consistaient à réduire la taille par le moyen de la titrisation censées faire disparaître de l’actif des banques les créances acquises à l’occasion d’opérations de crédit immobiliers ou à la consommation ou à des PME ont aussi été contestées. Les montages se sont montrés souvent insuffisants quand la crise de 2008 a éclaté. Les cotations triple « A » disparaissant, les investisseurs ne voulant plus les conserver dans leurs portefeuilles, les banques durent reprendre dans leur bilan des actifs qui étaient censés avoir été cédés.
        Question : Vous êtes pour une augmentation des revenus ou pour un endettement éternel afin de faire repartir l’activité ?
        Dans le premier cas, vous allez me dire que les problèmes de compétitivité vous empêchent d’augmenter le revenu. Donc, il reste la redistribution par le patrimoine. Vous savez définir un actif circulant et un actif immobilisé ?
        Dans l’autre cas, vous allez me dire qu’il y a trop d’actifs bancaires (c’est l’objet de ma réponse à votre post). Il faudrait voir à être cohérent, à moins que vous ayez attrapé par contagion le syndrome du larbin ? Ou alors que vous n’ayez pas vu les problèmes de solvabilité mais juste un problème de population ?

      4. On avait Jduc et son couteau suisse capitaliste old school à deux lames acier carbone rouillées, on à désormais en sus un Tatayoyo avec son couteau suisse Victorinox Fisherman monolame100% money/100% auto-financement. Le regrés qu’il disait l’autre, le regrés… on arrête pas l’regrés…

      5. Nous observons ici une altération des fonctions associatives qui fait émerger les signes de charge affective des complexes. Parmi les signes primaires, on retrouve l’absence d’éléments régulateurs qui se créent normalement au moment d’écrire afin de permettre une fixation des idées en rapport avec le but poursuivi. C’est le blocage de la pensée lors des poussées aiguës sans aucune raison externe justifiée. Nous découvrons donc une véritable stratégie de lutte contre le processus en cours par l’usage du sécateur virtuel. Faites attention à la résurrection du RPR, la scission de l’UMP vous guette. Vous frôlez la division, par conséquent, je vous invite à la dévaluation après le défaut. Plus compétitif…
        ps : Couteau suisse, je préfère un OAD plus persuasif (outil d’aide à la décision) : 🙂
        http://media.achat-ville.com/uploads/caen/Produit/2d/prod_photo1_10519_1261042471.jpg

  8. Pourquoi est-ce qu’on ne parle que des endettés et jamais des prêteurs ? Qui détient cette dette et ont-ils réellement envie que les états se désendettent, c’est à dire réduisent le montant des intérêts qu’ils leurs versent ?

    1. Bien d’accord. Oui parce que voilà, in fine, c’est bien sur eux, pour eux, à cause d’eux qu’on bassine et étrangle. Alors, à qui profite le crime de lèse société ?

    2. Question fondamentale !! Quand on voit le CV de ces technocrates qui nous pondent tous ces machins auxquels eux-mêmes ne comprennent plus rien, on comprend que la solution ne viendra pas de ces gens là… alors on a encore le droit de commenter, certes, mais de toute façon ils nous la mettent bien profond car cette caste répond aux intérêts de la rente, le reste ils s’en balancent comme de l’an 40 !!

  9. et de cesser de lui [la dette] faire jouer un rôle de substitut à la répartition égalitaire de la richesse.

    très juste.

  10. « A l’inverse, ceux qui fondent leurs espoirs dans le revirement d’une BCE s’engageant dans la même politique que ses consœurs avec détermination – et non plus du bout des doigts comme actuellement, avec son programme d’achats obligataires conditionné à des plans de sauvetage (OMT) – rejoignent le club mondial très fréquenté des partisans de la fuite en avant. »

    Je fais parti de ceux qui fondent cet espoir. Parce que la monétisation de la dette n’est pas une fuite en avant. La monétisation de la dette fait partie de la solution.

    A ceux qui répondent que la monétisation provoquerait de l’inflation, je dis:

    1 ça tombe bien, l’inflation fait partie aussi de la solution.

    2 que ceux, qui, enfumés par le discours dominant, craignent l’inflation, qu’ils se rassurent: du fait de l’inégalité des richesses, la demande est insuffisante,atone, et par le fait, ce que l’on a à craindre, c’est d’avantage la déflation que la super-inflation.

    1. Cela ne résoud rien de la contradiction fondamentale du capitalisme.
      Ce n’est qu’une augmentation de la dose de morphine dans son agonie.
      Autant s’en débarasser au plus vite avant qu’il ne nous emporte tous!

      1. Doit-on attendre la mort du capitalisme pour en finir avec l’austérité néo-libérale, c’est à dire l’application bête et très méchante d’une pseudo-science économique, à la solde des revendications les plus intransigeantes de la classe supérieure?

      2. Là, Charles, tu sembles faire preuve d’ignorance, style jeunesse, des situations analogues antérieures.
        Ne serait-ce que les Russes qui ont fait la Révolution car ils n’avaient plus à bouffer…
        Notes, ça avance lentement, mais ça devient bon…

        Bizarrement, je commence à former une équipe aussi hétéroclite que mes amis dans des domaines aussi différents que l’armée, cadres en entreprise, médecins, et même … politiques qui commencent à se rendre compte qu’il ne faudra pas être trop abasourdi en cas de chute violente, mais maîtriser au plus vite toutes les structures de vie en société pour éviter le plus de dégâts possibles.
        Je ne vais pas dire y’a plus qu’à, mais nous serions un paquet à réagir dans le bon sens en attendant mieux, à priori.

    2. Si la crise était une crise économique, votre position aurait quelque utilité.
      Nous ne sommes pas dans une crise économique, mais dans une crise de l’économie, une crise totale du système qui fait les rapports entre les personnes : le capitalisme dont le libéralisme n’est que le nom actuel.

      1. En attendant la fin du capitalisme, je rêve juste que des responsables fassent bien leur boulot, disons mieux leur boulot
        Je ne vous cache pas que la fin du capitalisme, j’y crois moins que l’hôte de ces lieux..

      2. à Jeanba Ba,

        Je ne sais pas si vous croyez (comme on dit croire en Dieu) en la fin du capitalisme, mais tout simplement vous ne la souhaitez pas.

        Et dans ce cas n’oubliez pas que le monde se divise en deux : ceux qui veulent de ce monde, quitte à repeindre les murs de la prison, et ceux qui n’en veulent plus.

  11. A heartfelt thank you to the guy who has written , yesterday ? .  » on n’entend pas grand’chose sauf le doux bruit du soliton qui submerge de complexité nos ministres en profondeur  » soliton …soliton ….comme un doux rythme racinien …j’en ai appris des choses , du mascaret au bruit infernal du train qui s’engouffre sous un tunnel ; un peu décalé ? à peine puisque l’UE s’enfonce dans les sables mouvants ,doucement ! et les ministres , comment vont-ils ?? en profondeur , dans les sables ..Thanks to this unsung hero , actually .

    1. Et en français, c’est comment ?
      Le français, vous savez cette langue insuffisante porteuse d’une culture défaillante…

      1. Daniel…
        Néanmoins. Il est utile de connaître une deuxième langue car cela ouvre l’esprit et l’entraine à une certaine gymnastique. Gymnastique certaine, aussi.
        Cela n’empêchant pas de maîtriser sa langue à soi.

        Alors, par contre, il est vrai que l’anglais est une langue … de primates. Sauf que … si tu fouilles un peu sa grammaire, la complexité, ainsi que les doubles sens, ne sont pas si simples qu’il n’y parait.
        Mon rêve serait que la seconde langue obligatoire en France soit l’allemand.
        Mon pote français en Allemagne est aussi une preuve vivante que les soi-disant « difficultés » sont une vaste blague.

      2. @Daniel
        yvan a raison une deuxième langue c’est tout naturel, ben voyons….
        “昔者莊周夢爲胡蝶,栩栩然胡蝶也,自喻適志與!不知周也。俄然覺,則蘧蘧然周也。不知周之夢爲胡蝶與?胡蝶之夢爲周與?周與胡蝶則必有分矣。此之謂物化。”
        @yvan justement ci-dessus la première « phrase » du rêve de Zhuangzi …

      3. Ah, là, Yvan, j’suis à court, sec du klavier, je touille, mais rien à faire pour sortir.
        ça bouillonne, mais les mots pour le dire, comme un évèque endormi.

        Mais ce n’était pas le sujet.

      4. A ver… el español llega en la cuarta posición de los idiomas mas utilizados en el mundo, el francés en octava y alemán duodécima…
        Ceci dit, à l’époque, pour nous, les espagnols, le français était majoritairement enseigné en deuxième langue au détriment de l’anglais ou l’allemand.
        Aujourd’hui, c’est le chinois qui a beaucoup de succès.

      5. @daniel 17:34 est-ce à moi que cette requête s’adresse ? j’étais partie sur la langue de Cameron … j’ai laissé ; sans nul doute, vs avez compris : un grand merci au blogger qui a trouvé cette formule magique , »le doux bruit du soliton  » un héros inconnu puisque je n’arrive pas à retrouver son post ; mais j’ai appris et un peu compris ce qu’était le « soliton ». J’apprends , sur ce
        blog , c’est passionnant , les yields bancaires et tant d’autres..vive le soliton qui submerge nos ministres et 1000 excuses pour l’encombrante explication .

      6. Bravo pour votre enthousiasme pour le soliton, et merci pour votre désir de partage.
        Croyez bien que je n’y suis pas insensible.
        Le soliton est une manifestation « parlante » ou spectaculaire de phénomènes insoupçonnés. Qu’on en explique la physique avec force équations n’enlève presque rien à la magie. Le Mont-Blanc pourrait-il être un soliton ? Quand on voit la complexité de la chaine alpine dans son pourtour -des vagues rocheuses dans une tempête tectonique- Mystère.

        Mais il en est d’autres, beaucoup d’autres. Par exemple, pourquoi utiliser l’anglais pour exprimer votre reconnaissance envers votre initiateur au soliton? Pourquoi une langue étrangère et pourquoi l’anglais ?
        Pourquoi pas le mandarin, – j’imagine-, comme le montre Denis ? L’ Indi ou l’ Ourdou ont aussi beaucoup de locuteurs. Mes enfants ne vous auraient pas, ou mal, compris : ils ont pris allemand 1.ère langue – c’est une réponse à Yvan, pour son 22 novembre 2012 à 18:55 qui m’avait laissé muet-.

        J’ai été initié à ce mystère par un inconnu sur France-Culture : il expliquait le déroulement d’une controverse. Deux opinions contraires étaient en présence. L’inconnu dit :  » les tenants de ces opinions étaient vraiment opposés. Ils étaient… face à face. » Puis il marque un temps de réflexion et rajoute  » vraiment opposés..comment dire… face to face. » Le « face to face » prononcé très normalement en phonétique anglaise semblait lui être un achèvement et un soulagement. Enfin, il avait trouvé comment exprimer ce point très important !
        Je respecte ces formes d’expression. Elles sont le miroir du psychisme de celui qui les emploie, du moins je l’imagine : pas question de critiquer. Mais une question est légitime: dans ce cas exemplaire pourquoi une si simple substitution, « face to face » pour « face à face », lui a semblé nécessaire ? Le sens n’est pas mieux précisé. L’augmentation de compréhension est strictement nulle.

        Il est facile de voir que le français courant écrit ou oral est farci d’expressions anglaises qui ne rajoutent strictement rien. Pourquoi ? Snobisme ? recherche de reconnaissance entre pairs ? imitation servile et répétition irréfléchie ? tentative d’établir une complicité facile?
        Une remarque: les ados emploient souvent une « langue » ou un vocabulaire personnels – je l’ai fait. Mais c’est pour restreindre le cercle des entendants, par pour communiquer à tout vent.

        La langue est à la base de tout, vraiment tout, dans les relations sociale et la construction personnelle.
        Traiter le français comme une langue de seconde zone n’est pas sain. On peut lui faire beaucoup de reproches – trop difficile, trop long etc..- mais pas celui de n’être pas précis ou d’être inadapté à l’expression de sentiments et impressions. Et il y a au moins 3 siècles d’ effervescence culturelle pour le supporter. Alors, pourquoi ? Retour au soliton donc, mais ici pas d’équations pour éclaircir ce mystère.

    2. Les ministres, en matière de langue, pas grand chose à en attendre.

      L’Allemand obligatoire en deuxième langue, peu réaliste en terme de communication, le verbe en fin de phrase induit trop une fin de non recevoir.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Heinz_Wismann

      La langue Allemande semble indispensable pour les idées et le sens, mais pour converser, la langue Anglaise a de beaux yeux tu sais
      http://www.lesinrocks.com/2008/10/28/cinema/actualite-cinema/le-cul-delsa-zylberstein-est-international-1147482/.

      1. @ XAS: je suppose que vous n’avez pas manqué le lapsus de notre premier ministre germanophone, qui a parlé de relations effroyables entre allemands et français, au lieu de relations fructueuses. Une inversion de lettres je crois. Très drôle.

  12. Quand les produits financiers rapportent plus , beaucoup plus que le monde du travail , l’essentiel est de pouvoir faire durer un maximum de temps ce fabuleux château de carte . Le MES , FESF et autres ne sont que des médoc qui prolongent la vie du malade , mais en aucun cas ne mènent à la guérison. Ce monde est au bout du bout , les extrêmes vont profiter de cette avenue que leurs font nos dirigeants , il faudra simplement avoir bonne mémoire !
    Pour info 537.247 euros en 2010 c’est la rémunération brute de l’administrateur-directeur de l’établissement de Science Po , alors c’est un peu normal que les bambins sortis de l’école n’aient plus le sens des réalités .

  13. selon qui le risque de faillite d’une banque devait être prioritairement supporté par les contribuables de son pays, et non par les contribuables européens

    pourquoi les pertes d’une entreprise privée devrait’-elle être supporté par les contribuables qui n’ont aucun pouvoir a contrôler i-celles?

    parce que les dit contribuables aiment bien payés les pots cassés des autres!

    1. « pourquoi les pertes d’une entreprise privée devrait’-elle être supporté par les contribuables qui n’ont aucun pouvoir a contrôler i-celles? »

      Surtout quant la doctrine capitaliste actuelle est de ne pas faire intervenir l’ Etat, qui passe obligatoirement par les contribuables pour ce type de procédé de remboursement des banques, qui ont été renflouer.

      De plus, ce renflouement des banques passe par la banque centrale qui passe par l’ Etat, donc les contribuables, pour rembourser les prêts engagés.

      Il faut savoir que le renflouement des banques a été épargné, et non redistribuer sous forme de prêts pour les contribuables notamment.

  14. Ma lecture est :

    – pas d’intégration bancaire. Il faudrait supporter les banques à problèmes.

    – les actifs financiers sont à 3 fois le PIB au grand minimum

    – tout l’argent est bloqué par les actifs financiers

    – les taux d’intérêts des créances dépassent les rentrées fiscales

    – monétiser la dette soulagerait momentanément la situation.

    Mon interprétation est :

    – lever l’argent des états sur les marchés est un désastre de première grandeur. Cela a enrichi au-delà de leurs rêves les plus fous quelques uns, a ruiné les états et les banques et est en train de tuer l’Union Européenne, l’économie de ses membres et d’installer des pouvoirs autoritaires dans nos pays.

    – l’argent sert de guide aux relations politiques et humaines. Cela simplifie beaucoup de décisions et tue du monde. Cela définit facilement le bien et le mal. Cela rend négative toute aspiration humaine non monnayable.

    – nos élites ne veulent pas toucher à ce système. Elles ne le comprennent plus. Elles ne savent pas ce qui se passerait si des réformes étaient entreprises. Tout le truc tient debout par habitude.

    – nos élites croient encore que ce système va repartir si on l’applique un peu plus fort. S’il ne marche pas, c’est qu’il n’a pas été appliqué avec assez de violence. Si elles y croient, c’est uniquement parce qu’elles ne peuvent pas imaginer une alternative à leur vision du monde.

    Ma conclusion est :

    – tout le truc est en décomposition, celle qui arrive après le décès.

    – les élites sont comme les nécrophages sur un cadavre.

    – nous sommes la viande du cadavre.

    Je déteste tout ça.

    1. Alloooons…
      Il est clair qu’il ne peut y avoir « intégration ».
      Au mieux, cartel. Comme aux US.

      Faut pas désespérer comme ça…

    2. Pas « les actifs financiers », juste les actifs bancaires, beaucoup moins quoi. Et c’est 3,5 Pib eurozonards, pas 3.

  15. Un exemple de ce qui parait logique mais qui prouve que son auteur devrait suivre une formation à l’économie :
    « Le journal boursier Boersenzeitung citait hier Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, selon qui le risque de faillite d’une banque devait être prioritairement supporté par les contribuables de son pays, et non par les contribuables européens ».

    Je prendrais l’exemple anonyme d’une pauvre banque française, qui suivant la notation d’une agence US quelconque aurait acheté des subprimes titrisés. Le contribuable français devrait donc payer pour rembourser les dettes des propriétaires des maisons US que les banques US ont « sorti » de leurs maisons.

    Si je me trompe, dites le moi. Merci.

    1. Remy Welnost:

      Il y a une première manipulation dans le discours de ce monsieur Coeuré, c’est de sous-entendre que de toute façon la faillite d’une banque devrait être supportée par des contribuables d’où qu’ils fussent. La suite est une deuxième manipulation, celle du nationalisme qui sur chaque territoire re-baptisé « nation » pour la cause, fait faire les guerres aux pauvres pour la patrie des riches.

      La vraie question, c’est de savoir si la faillite d’une entreprise quelque qu’elle soit appartient à ses acteurs et propriétaires ou à un contribuable quel qu’il soit. C’est là que les Islandais ont pu se sauver du marasme de « leurs » banques, qui n’étaient pas les leurs !, en refusant de les sauver sur leurs impôts – ce qui leur aurait été impossible s’ils avaient été membres de l’U.E., vous savez, ce prix Nobel de la guerre économique.

      Il y a clairement une cohérence destructrice de la société dans cette affaire.

  16. @Vigneron

    En face d’un emprunteur, il ya un prêteur. Et si l’état emprunteur emprunte à ses nationaux (cf japon), comme l’état c’est nous (bof eux).. y a de koi se faire une omelette au beurre en famille en se passant des agences de notation, des journalistes éco, en gros des crétins.

    Quand penses tu ?

    1. L’problème avec les omelettes, même en famille (et pas au beurre siouplait, à l’huile ou mieux à la graisse de palmipède), c’est toujours le même, faut casser des oeufs. Sans compter les pas frais qui passent au travers, les bouts d’coquille, pis ceusses qui les aiment baveuses, ceusses qui les aiment pas baveuses, ceusses qui les aiment pas du tout, etc, etc, etc.
      Non sérieusement, ce n’est ni une solution globale ni même un pis-aller national. Branlette trisocolore.

  17. l’ancien banquier s’est justifié en disant qu’il ne se trouvait « pas là où le jour où le conseil d’administration a pris sa décision ».
    C’est émouvant un haut fonctionnaire qui se défend. « Mon alibi! mon alibi…
    Quant au copain de Jorion, il garde sa morgue et tempête.
    « Richard Descoings faisait 70 heures par semaine. A l’heure effective, (il) était moins payé que les gens qui le jugent aujourd’hui »
    Non mais!…

  18. Il me semble évident que les refus allemands ne sont plus tenables que l’euro lui-même. Il est d’autant plus étonnant que ce château de cartes tienne encore!
    Quel est le seuil de souffrance que les peuples du Sud peuvent endurer?
    Il faudra bien y venir et abandonner l’euro en même temps que toutes ces créances pourries!
    Car la « monétisation » de la dette par la BCE ne règle rien, tant que l’euro est maintenu dans les treize des dix-sept pays ayant un problème de compétitivité, à savoir l’Autriche, la France, la Belgique l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Grèce, Chypre, l’Irlande, la République tchèque et la Hongrie, Malte et la Slovénie. Les seuls quatre pays ayant des excédents, à savoir l’Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas et le Luxembourg peuvent tirer avantage de l’euro.

    1. Attention, votre enumeration des pays eurozonards non-competitifs est fausse !

      La Republique Tcheque et l Hongrie ne sont pas dans l eurozone svp, par contre, vous avez oublie la Slovaquie et l Estonie qui en font bien partie, elles.

      C est peut etre facile pour vous de confondre la Tchequie avec la Slovaquie, mais pour la Hongrie et l Estonie s est deja plus delicat, peut etre parce qu elles ne font pas partie des langues indo-europeennes (avec Finlande), j imagine ?

    2. Sauf que si les 13 autres sortent de l’euro les quatre sus-dits perdent leur excédents, car ils perdent leurs meilleurs clients et la valeur de leur monnaie commune s’envole rendant leurs exportations non-compétitives!
      C’est l’Allemagne qui jusqu’ici a le plus profité de l’euro et la Grèce qui en a le plus pâtit.
      Et c’est l’Allemagne qui représente le plus gros problème pour la survie de l’euro, pas la Grèce.
      Mais en refusant le minimum de solidarité inter-européenne, les dirigeants allemands cassent la baraque et le clash ne se limitera pas à l’Europe; d’où l’inquiétude des dirigeants américains comme des dirigeants chinois.

  19. pour maintenir la rente de la dette
    il faudra maintenir l’extension illimitée du crédit
    nul doute que la collusion des politiques et des financiers le permette

  20. Le capitalisme fonctionne par l’augmentation constante du minimum de son seuil de rentabilité, par la surproduction et la baisse des salaires (divers) vers les profits.

    Une classe capitaliste mondialisée économique et financière concentre les richesses qui se créent, tout en exigeant une hausse régulière des profits à réaliser. Pour y aboutir, les règlementations nationales comme internationale sont constamment assouplies, quitte à appauvrir les populations, surexploiter les ressources naturelles ou amplifier le réchauffement climatique dans un discours de croissance permanente.

    Pour faire plus de profits, le minimum du seuil de rentabilité (valeur fictive) est sans cesse augmenter, même si des normes biologiques sont dépassés ou que celà affecte la cohésion sociale par la baisse du niveau de vie. Par des moyens de pression, comme les lobbys, la corruption, les conflits d’intérêts,ect…l’intérêt général est mis de côté pour faire plus de chiffres avec des dégâts parfois irréversible.

    L’augmentation du minimum du seuil de rentabilité (valeur fictive) passe du stade de la production autonome et auto-suffisante à une production dépendante de nombreux et lointain pays vide de droits et en salaire de misère, vers une surproduction qui mets en danger les écosystèmes et la sécurité alimentaire même de secours.

    Cette expansion financière finit par une marchandisation de l’ensemble du vivant. Les secteurs traditionnelles de l’ Etat, comme l’éducation, la santé, la sécurité (police, militaire,ect…), l’eau, les transports, la monnaie, les lois,…deviennent de la marchandise.

    L’influence citoyenne n’existe plus et les marchés financiers orientés par la classe capitaliste mondialisés font les décisions, les Etats sont alors chargés de faire payer les crises (économiques et écologiques) aux populations. La situation en est arriver là.

    Le retour à la souveraineté, dont les politiques corrompus ont peu à peu sur plusieurs décénnies transférés leurs capacités de gestion pour ne plus en avoir vers des instances dirigés par la classe capitaliste, est devenue un enjeu de société comme pour les exemples des référendums européens, du référendum bancaire en Islande, du mouvement des indignés, des manifestations à répétition contre la rigueur budgétaire au profit des riches ou les nombreuses et diverses manifestations à travers le monde.

    L’augmentation constante du minimum de son seuil de rentabilité provoque à terme une surexploitation des ressources naturelles dont l’emballement du réchauffement climatique, du fait de la finitude de la planète. Cette volonté de faire plus en plus de profits, créer les conditions d’une répartition très inégale des richesses, avec une population de plus en pauvre et une minorité capitaliste qui concentre les richesses des sociétés.

  21. @daniel 23/11 -18:56 allez lire l’article d’antoine compagnon : écrire numérique , huffingtonpost du23/11 ; il vous ravira / fin des jeux ! zai jian !

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