L'actualité de la crise : VOYAGE AU CENTRE DE LA PLANÈTE FINANCE, par François Leclerc

Billet invité.

Tandis qu’en surface le marché interbancaire semble s’apaiser et que les fonds monétaires américains reviennent faire leur marché en Europe après s’être évanouis, certains s’installent déjà dans cette accalmie en oubliant que la BCE, qui en est à l’origine, a elle-même tracé les limites de ce qu’elle pouvait faire. Mais le système financier est ainsi fait que ce qui règne en haut ne répond pas toujours à ce qui se développe par en-dessous. Une petite exploration n’est pas de trop.

Par les temps qui courent, on s’arrache le collatéral (les actifs apportés en garantie) et les banques raclent les fonds de tiroir ! Les banques centrales l’amassent en contrepartie de leurs prêts aux banques, les investisseurs privés en réclament pour souscrire aux émissions obligataires, tandis que les régulateurs exigent que prochainement les banques en disposent suffisamment pour faire face à un coup de tabac. Mais le tout n’est pas seulement d’en avoir en quantité suffisante, mais aussi qu’il soit considéré de qualité adéquate pour remplir sa fonction de garantie, ce qui suppose d’en apprécier la valeur potentielle et donc le risque qu’elle recèle. Or cette perception a changé du fait de la crise, la donne a été bouleversée.

C’est là que le bât blesse, pouvant faire penser que la disponibilité moindre du collatéral pourrait être le prochain goulot d’étranglement du système financier. Car tout repose au premier chef sur les obligations d’État : celles qui peuvent encore être considérées sans risque sont de moins en moins nombreuses, au fur et à mesure que de nouveaux pays sont en difficulté sur le marché obligataire. Le système veut en effet que la dette est garantie par de la dette, faut-il alors que cette dernière soit à zéro risque, ou considérée comme telle, quitte à forcer un peu le destin ? On le voit avec les taux avantageux dont bénéficient des pays comme le Japon, le Royaume-Uni ou les États-Unis, alors qu’ils sont eux aussi en crise. Mais à l’arrivée, le constat est sans appel : la demande en titres de qualité augmente et l’offre diminue.

Quelles peuvent être les conséquences de ce qui conduit certains à lancer déjà des avis de tempête, avouant toutefois qu’ils en sont réduits aux hypothèses devant la nouveauté de la situation ? En premier lieu que les banques restreignent leur offre de crédit, freinant encore plus la croissance. Mais si ce n’était que cela ! Cité par le Financial Times, un stratège de Citigroup, Matt King, en vient à décrire un scénario catastrophe : « Le danger est que tout le monde tire la prise en même temps et que, comme après la chute de Lehman Brothers, les banques ne puissent plus se procurer la liquidité dont elles ont besoin, faute de disposer du collatéral correspondant ».

Les banques en sont déjà réduites à émettre des obligations sécurisées – adossées à du collatéral – car les investisseurs boudent la dette senior, craignant d’être les victimes d’une défaillance des banques dont ils sont les créanciers, ou mis à contribution comme cela risque d’être le cas en Espagne. Les exigences accrues des régulateurs renforcent le problème : au titre du renforcement des normes de liquidité de Bâle III, les banques doivent disposer d’ici 2015 d’un matelas d’obligations d’État ou d’entreprise de grande qualité qu’elles ne possèdent pas en totalité. Un troisième facteur pèse encore : au terme de la nouvelle réglementation, de nombreux produits financiers qui étaient jusqu’alors négociés de gré à gré, comme les CDS et les swaps de taux d’intérêt, vont devoir utiliser les services de chambres de compensation, où du collatéral va à nouveau devoir être déposé en garantie.

À force, le système bancaire ne risque-t-il pas d’être affecté par une pénurie qui le paralyserait ? Les estimations par le FMI de son volume disponible se veulent rassurantes, même en tenant compte que d’importantes quantités des actifs considérés comme sûrs sont détenues par les fonds de pension et d’assurance, ainsi qu’en réserve par les États. Mais, pour mieux apprécier ce risque, il faut considérer encore un autre mécanisme qui mettait de l’huile dans les engrenages : l’utilisation par les banques du collatéral qu’elles détiennent – car elles sont aussi investisseurs – pour leurs propres besoins. Une pratique appelée « réhypothécation » qui est toutefois désormais plus encadrée après avoir été beaucoup utilisée, car elle revient à utiliser deux fois le même actif pour garantir deux dettes différentes ! Il va donc y avoir moins d’huile dans les rouages !

Au bout du compte, tout bien considéré, que penser devant ce marché très complexe et en évolution ? Les banques centrales ont certes les moyens de le détendre en baissant la barre de la qualité des actifs qu’elles prennent en garantie – ce que la BCE a fait à plusieurs reprises successives – ou en élargissant la liste de ceux qu’elle admet à des actifs dans d’autres monnaies que l’euro, ce qu’elle a également fait. Les banques les plus débitrices auprès de la BCE, comme les espagnoles, ne se sont pas également privées, avec l’accord de cette dernière, de créer du collatéral, des ABS (asset-backed securities) avec des paquets de prêts, ce qui confirme le rôle de bad bank que joue cette dernière. Mais l’édifice est très fragile, car il suffirait que l’Italie entre à son tour en crise pour que le volume du collatéral encore considéré comme de qualité chute et que le risque de pénurie s’accroisse.

Tout cela renvoie à une constatation triviale : le marché du collatéral est opaque, mal documenté, et donc difficile à analyser. Miné de l’intérieur, le système financier se prend à nouveau les pieds dans son propre tapis. La résultante des facteurs contradictoires qui pèsent sur lui est indécise, contribuant à une instabilité qui perdure et pourrait s’accroitre. La visibilité est faible quand on s’enfonce vers le centre de ce monde.

Quelle est la variable d’ajustement, s’interroge-t-on au final ? La diminution de l’en-cours du crédit, en profitant d’une demande globalement plus faible et en sélectionnant les meilleurs emprunteurs ? Ou bien plus efficacement encore l’assouplissement des contraintes réglementaires à venir ? Se pourrait-il, demandent les ingénus, que le système financier ne serait pas seulement rebelle à la régulation par cupidité, mais tout simplement par construction ? CORRECTION : Se pourrait-il, demandent les ingénus, que le système financier ne soit pas seulement rebelle à la régulation par cupidité, mais d’abord par construction ?

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82 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : VOYAGE AU CENTRE DE LA PLANÈTE FINANCE, par François Leclerc »

  1. Quel superbe développement pour amener tranquillement par la main son petit monde de lecteur vers la conclusion d’un voyage qui finit par s’imposer d’elle même…

    Se pourrait-il, demandent les ingénus, que le système financier ne serait pas seulement rebelle à la régulation par cupidité, mais tout simplement par construction ?

    Ps : on ne peut mieux tournée la conclusion avec son interrogation faussement ingénue et faussement ouverte…
    Bravo. On est dans le noyau dur là.

    1. Syntaxiquement et logiquement incorrecte néanmoins. Elle mélange deux versions valables (« ne serait pas seulement » contredit « tout simplement »):
      1. « ne serait pas seulement rebelle à la régulation par cupidité, mais aussi par construction »
      2. « ne serait pas rebelle à la régulation par cupidité, mais tout simplement par construction »

      Alors « cupidité + construction » ou « seulement construction »?

      1. Vous en faites pas avec les réprimandes môóayennes. Il ne connait que les alternatives exclusives. Du binaire de chez binaire. Et c’est bien sur le fond qu’il n’est pas d’accord avec la conclusion notre binaire à monoculaire. Lui manque la stéréoscopie qu’est-ce que vous voulez, pas sûr que ce soit de naissance mais sûr que c’est bien incurable.

      2. Il me semble que oui. Il me paraît incongru que le « tout simplement » introduise une complexification (soit par ajout d’une variable soit en introduisant la possibilité d’une alternative).
        Quelle était votre pensée? « Cupidité + construction »? Ou tout simplement « construction »?

      3. @vigneron: « Et c’est bien sur le fond qu’il n’est pas d’accord avec la conclusion notre binaire à monoculaire. »

        Ouaip, après réflexion, c’est bien le fond qui me gêne effectivement. Je ne vois pas ce que ça apporte cette conclusion.
        1. Ils sont cupides, ok, rien de nouveau et ils ne s’en cachent pas (« greed is good »).
        2. Le système financier rechigne à être régulé. Là non plus je ne vois pas la nouveauté. Tout système et individu rechigne à être dominé et limité. Mes enfants aussi, ils râlent quand je leur impose des règles et essayent de les contourner.

        En fait, cette conclusion retourne le problème et c’est une habitude éditoriale sur ce blog, elle esquive la question politique. La question n’est pas pourquoi le système financier ne se laisse pas réguler. La vraie question est: comment se fait-il que les Etats, à commencer par les USA, n’imposent pas une régulation au système financier?

      4. Hé le monocle, ze quouestion politique c’est pas de se contenter de dire « ouhaieuh le capitalisme ben il est fondé sur la cupidité et fait pour le seul bien des cupides tralalalalère « , relis ton Carlito mal digéré. Il était bien question des conditions matèrielles d’existence des systèmes capitalistes et par ailleurs la dictature du prolétariat tu peux oublier. Et Leclerc ne dit nullement des niaiseries de maternelle du genre « le système financier rechigne à être régulé » mais qu’il n’est plus compatible avec le moindre semblant de poussée régulationniste, i.e il en creverait aussi sec sans qu’on ait simplement eu les moyens de préparer une sortie par le haut, financière bien sûr mais surtout politique, sachant que l’alternative en cas d’effondrement brutal des silots à merde de la communauté financière occidentale (un bon milliard de gonzes et gonzesses comme toi…) , c’est pas anarchie ou totalitarisme mais totalitarisme ou totalitarisme. Tout ça pour dire que, même s’il t’en coûte de l’entendre, on y est pas encore en système totalitaire.

      5. Finalement, ce qui conviendrait pleinement c’est : Se pourrait-il, demandent les ingénus, que le système financier ne soit pas seulement rebelle à la régulation par cupidité, mais aussi par construction.

      6. D’abord. A la limite « aussi et d’abord « , aujourd’hui c’est bien ce d’abord qui pose problème, politique s’entend.

      7. @vigneron: « mais qu’il n’est plus compatible avec le moindre semblant de poussée régulationniste, i.e il en creverait aussi sec sans qu’on ait simplement eu les moyens de préparer une sortie par le haut »

        Ok, je n’avais pas compris ainsi. C’est effectivement plus informatif. 🙂

        Bon, ce constat technique posé (je vous fais confiance là-dessus), quelles alternatives politiques à la chienlit totalitaire alors? Que les méchants capitalistes ouvrent les yeux et mettent en place un nouveau cadre? Autant demander au scorpion de ne pas piquer la grenouille. Et puis de toutes façons ils préfèrent de loin l’option totalitaire que tu leurs promets en cas d’effondrement financier. Qu’on leur demande gentiment de quitter le pouvoir et laisser la place aux gens bien? Pfff. La révolution populaire? Honnêtement, je vois pas grand chance de gagner face au pouvoir de contrôle dont ils disposent.
        Alors?

    2. « Se pourrait-il, demandent les ingénus, que le système financier soit rebelle à la régulation par une construction dont le but est la cupidité ? » Tout simplement, oui.

      1. Aux vignes du seigneur,

        « Que dalle, etc… »

        Désolé, je l’attendais, celle-là !
        Alors, il faut des virgules (à la première intervention) !
        Mais il est vrai que l’on s’en fout…
        CDT.

        P-S : Quoique « bien roulée » devient intéressant 🙂

  2. @Monsieur Leclerc
    Faites confiance aux financiers et à la finance, ils vont bien vous trouver un système quelconque qui sera un collatéral au collatéral. Ces gens là ne manquent pas d’imagination.!!

  3. Sur les campus US, la nouvelle bulle qui gonfle, qui gonfle…
    des centaines de milliers d’étudiants de classes moyennes ou pauvres sont la dans la nasse, submergés par une dette de 1.000 MILLIARDS DE DOLLARS, comme le furent victimes des subprimes en 2008 !
    Ces crédits ont été massivement « titrisés ». Selon les évaluations, quelque 400 milliards de dollars de ces produits déarivés appelés Slabs ont été propulsés dans le circuit sous la houlette de ….Goldman Sachs, JPMorgan et consorts…
    source : l’Huma daté du 29.10.2012
    Les Banksters toujours à l’oeuvre !

    pendant le même temps : la police grecque aime les journalistes…en prison !
    le rédacteur en chef du magazine Hot Doc a été arrêté pour avoir publié la liste de 2.000 exilés fiscaux en Suisse chez HSBC !!
    même source

  4. Se pourrait-il, demandent les ingénus, que le système financier ne serait pas seulement rebelle à la régulation par cupidité, mais tout simplement par construction ?

    L’un et l’autre sans doute. Je cite la manière dont Gao Xiqing, patron du fonds souverain chinois, chargé de placer les 3 000 milliards de dollars de réserves de change de son pays, résumait la chose lors d’un dîner où il était en compagnie de financiers américains :

    http://www.zerohedge.com/news/2012-10-08/china-sums-us-financial-innovation-smart-kids-picking-peoples-pockets-not-very-good

    La perte de trading de JP Morgan de 6 milliards de dollars cette année a montré que le système financier devient beaucoup trop compliqué, y compris pour des institutions respectées. Vous créez un système d’une sophistication telle que très peu de personnes peuvent y comprendre quelque chose, et parmi eux, certainement pas les régulateurs qui ne sont pas aussi motivés pour ce faire que les banquiers.

    Je me sens préoccupé par une société dans laquelle les meilleurs ingénieurs sont occupés à mettre au point des produits financiers. Vous embauchez les meilleurs garçons pour qu’ils mettent au point ces produits, qui ne servent qu’à une seule chose, prendre l’argent dans les poches des gens. Ce n’est pas très bien.

    (…) J’évite d’utiliser des modèles financiers dans mes propres choix d’investissement parce que je n’ai pas confiance en eux.

  5. Les chambres de compensation semblent aussi efficaces que les soupapes de sécurité installées dans les réacteur nucléaires , inutilisables ,en cas « de coups de tabac  » , parce que dans les circuits primaires

    1. @ pseudo cyclique
      Il suffira d’aller sur le parking de la BCE , et de prendre une dizaine de batteries de voiture afin d’alimenter le poste de commande .Si toutefois il y a en un !!!!!!!!!!

    2. au vigneron, à l’ardéchoix

      ardu choix qui ne sera pas fait en vin ..

      des batteries de berlines allemandes pour alimenter les serveurs de wall street
      ou
      pédaler en carburant au « témoins de Gévéor » ?

  6. En vous lisant, Monsieur Leclerc,

    J’ai l’impression que ce qui est nommé collatéral est traité comme de l’argent sans en être. Ces garanties ont la valeur de l’argent qu’elles permettent de lever rapidement. Il est, selon ma compréhension, supposé que ces garanties peuvent être rapidement et aisément transformées en argent.

    Je me demande s’il est possible d’avoir la situation suivante. Je suppose que tout le monde a réussi à se procurer ces garanties de qualité en quantité exigée. Survient un problème dans le système financier. Il faut transformer de grosses quantités de garanties en argent. J’imagine que l’argent disponible ne suffit pas. Est-ce que c’est possible selon vous ?

    PS : J’ai l’impression que les banques ont absolument besoin de se prêter rapidement beaucoup d’argent très vite. Cela permet de faire rouler les dettes qu’elles ont. Cela me fait imaginer que les intérêts sur ces dettes rendent nécessaires une quantité d’argent disponible pour les banques toujours croissante. À quantité d’argent fixe, cela revient à retirer de l’argent au reste de l’économie. Est-ce que ce processus vous semble sensé ?

    1. La fragilité de l’édifice est en question quand les dettes sont garanties par d’autres dettes, même si elles sont réputées plus sûres, et quand la valorisation des actifs apportés en garantie devient douteuse, voire incalculable en raison de modèles trompeurs. La titrisation, qui consiste à faire de créances des titres financiers négociables est l’expression la plus parfaite de cet échafaudage, qui a connu son essor dans les années 2000 et à contribué à l’essor de l’activité financière. Comme on l’a vu, déporter le risque ne l’annule pas, et si l’on ne sait plus évaluer celui-ci… La complexité grandissante de la finance n’a pas d’autres raisons que la poursuite de son expansion et la recherche de meilleurs rendements. Mais cela semble avoir une fin…

      1. La bonne nouvelle, c’est que la dette ne vaudra bientôt plus rien.
        elle sera ainsi assez facile à rembourser 🙂

  7. Se pourrait il que François Leclerc ne serait pas …
    Çà sonne bizarre…
    Option possible :
    Se pourrait-il, demandent les ingénus, que le système financier soit non seulement rebelle à la régulation par cupidité, mais tout simplement par construction ?

      1. Oui, il aurait été dommage que la discussion portât seulement sur elle et pas, tout simplement, sur le sujet ? Même si elle est bien le sujet… 😉

  8. Machiavel : « Il n’est nullement besoin d’être transparent lorsque l’on est puissant. »
    J’allais presque dire : c’est de la nécessité…

  9. et si on commençait à redévelopper un autre système bancaire, même modeste pour prendre le relai de celui qui méne dans le mur? Des NEF un peu partout, mais avec interdiction de se refinancer sur les « marchés »? Est-ce utopique? De toute façon, si celui s’écroule, il faudra bien reconstruire, donc autant le faire… autrement!

    1. @Jean-Michel Masson
      La Nef ne disposant pas encore de l’agrément en tant qu’établissement bancaire, les comptes courants Nef sont hébergés, dans le cadre d’un partenariat, par le Crédit coopératif, membre du groupe Banque populaire et caisse d’épargne .La banque pop détient 1 % du capital de BPCE. La BPCE servant à cette date de garantie à la maison mère de Natixis sur environ 31 milliards d’euros d’actifs de GAPC (gestion active de portefeuilles cantonnés),regroupant des actifs toxiques, illiquides et/ou ne correspondant plus à la politique d’allocation de fonds propres de la banque. Wiki
      Une Banque Éthique c’est un peu comme un yaourt fermier 100%bio distribué dans toutes les grandes surface « un slogan publicitaire »

      1. Sans compter qu’avant que la Nef soit primary dealer du trésor français, ou mieux du trésor US… y’aura passé quelques étudiants dans les fossés varois ou dans la Garonne bordelaise…
        Ouais oh c’est bon hein, vous préférez au guichet de pôle emploi?

      2. à Morvandiaux :

        Tout a peut-être été dit sur ce sujet, mais un rappel de temps en temps est le bienvenu …
        Signé : un petit nouveau nul en éco
        … et pardon au premier de la classe de lui faire perdre son précieux temps : )

        PS: tout a déjà été dit sur les bienfaits de la répétition, mais il ne semble pas inutile de le répéter…

      3. …Cette conception de la transparence se retrouve dans l’un des slogans de La Nef : « Pour que l’argent relie les hommes ». C’est aussi le sens du mot fraternité dans l’acronyme Nouvelle Économie Fraternelle, qui fait référence aux analyses économiques de Rudolf Steiner7….
        https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Nef_%28entreprise%29

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Rudolf_Steiner
        sur leur site la filiation à la pensée de Rudolf Steiner est claire :
        http://www.lanef.com/corporate/faq.php#3
        L’UNADFI regroupe et coordonne les ADFI, dont l’objet est l’information sur le phénomène sectaire, la prévention et l’aide aux victimes.
        http://www.unadfi.org/l-endoctrinement-a-l.html
        A vous de juger !!

  10. Superbe article. Méthodique, articulé, éclairant.
    En le lisant je n’ai pas pu m’empêcher de le comparer à ceux que vous écrivez sur Fukushima : le vice est dans la construction même du système et va désormais bien au-delà des mauvaises manips (ou manipulations mauvaises) de ses acteurs humains.
    Soi dit en passant, votre conclusion va compliquer (ou au contraire simplifier à l’extrême) le travail de tel qui planche sur l’éthique de la finance, puisque ce sont les structures même de celle-ci qui sont en cause. Bref, pour répondre à votre question finale, il se pourrait que le système soit construit pour des êtres cupides, pour être cupide, sinon rien.

    1. En l’occurrence les structures, Renard, elles sont traduites dans des textes, le Code monetaire et financier. Pour les facilités de réhypo, substitution de garanties, surcollatéralisation et cie c’est L. 431-4 et L. 431-7 et suivants, et c’est pas bien vieux ces facilités (2005)…

    2. @Renard: « il se pourrait que le système soit construit pour des êtres cupides, pour être cupide, sinon rien »

      Enfin quoi, on va pas découvrir que le capitalisme est fondé sur la cupidité tout de même? La fable des abeilles de Mandeville c’était au tout début du XVIIIè. La cupidité des acteurs n’est pas un argument pour les libéraux. Au contraire, ils vous diront que la prospérité de la société dérive de la cupidité des individus.

      1. @ Renard
        C’est pour cela que certains céphalopode ont le corps en forme de bourse ? Désolé je sors 🙂

    3. Oui, Renard. Le problème principal est dans la constitution français qui édicte que le droit à la propriété est supérieur au plus simple droit humain de survivance.
      Ainsi, conséquence de la lutte contre la royauté, qui pouvait s’accaparer tout bien, nous avons dérivé vers un droit qui nous est envié par tous les les plus riches de la planète.
      L’histoire des « droits de l’homme » est ainsi une vaste blague qui s’est bien vendue.
      D’ici que je comprenne pourquoi le CNR à mis en place des dispositions rectificatives afin de contrer cette dérive, il n’y a pas loin.

      Désolé.
      Sincèrement.

      1. Yvan,

        L’histoire des « droits de l’homme » est ainsi une vaste blague qui s’est bien vendue

        J’crois pas qu’tu l’aies payé très cher ton droit de raconter librement tes conneries de petits bourges en retour d’âge. Dommage, si on te l’avait fait payer à son prix t’en userais moins à tort et à travers de ton pauvre petit droit d’expression.

      2. @ vigneron:
        Et pourtant:

        Tous les êtres humains naissent et demeurent libres et égaux en droits

        A part que les êtres humains propriétaires ont plus de droits (ne serait que sur leur parcelle) que les démuni-es., c’est bien une vaste blague. Et pour la liberté d’expression, c’est pareil, déjà toi avec ta morale, tu voudrais sûrement empêcher toute critique de la déclaration des droits de l’homme !!

    4. Le vice est dans la conception-même du système, sa construction n’en constituant que la manifestation.

      1. Le vice est rarement dans la conception même d’un système.
        Il est souvent dans la manière dont ce système est utilisé.
        Si, au lieu d’être utilisé pour la satisfaction immédiate de l’individu, le capitalisme était utilisé pour la satisfaction à long terme de l’humanité, il serait fonctionnel.

  11. Des cupides construisent un système pour cupides. N’importe qui de normalement constitué aurait un doute si on lui disait de prêter de l’argent avec en garantie la dette du voisin… On nage de plus en plus en plein délire cauchemardesque, de Fukushima aux grandes banques les mêmes systèmes de pensées : Prend l’oseille et tire toi ou après moi le déluge.
    Il faut classer la recherche du profit à tout prix parmi les maladies et déclarer les malades incapables.

  12. On vient d’identifier un dangereux lobbyiste antirégulation et il ne publiait pas sur le site http://www.stop-régulation.fr, mais sur le blog de Paul Jorion ! Billet troublant. Effectivement il semble légitime de questionner les bienfaits d’une réglementation plus stricte sur le collatéral quand on dénonce l’effet contreproductif de la rigueur budgétaire. De la même manière que la rigueur budgétaire peut être contreproductive, des règles trop strictes peuvent avoir un effet néfaste à court terme. Héhé, les crédits font les dépôts dans ce bas-monde !

    1. Jarrige, non, rien à voir. Il s’agit juste d’une garantie/caution simple (avec apport de capital par ailleurs pour le Mes), comme celle, hors-bilan celle-ci, de ce même État français sur vos dépôts bancaires…

  13. @Paul JORION.
    Ces 4 jours de fin Octobre seraient propices à une redéfinition du monde économique.
    Plusieurs indices font penser que les chefs de gouvernement mondiaux profiteraient de ces 4 jours pour redéfinir le monde.
    Restons à l’écoute.

  14. Rebelle à la régulation par cupidité, laisse la possibilité à l’action politique (on peut toujours rêver; mais possible c’est) de mettre au pas que l’on veut le système financier.
    Si il est rebelle par construction, il est alors nécessaire de le déconstruire (ça fait plus riche que détruire) pour remettre un système soumis (euh! régulé) à la place

  15. Une chambre de compensation a d’abord pour fonction d’intervenir comme contrepartie centrale unique en s’interposant entre acheteurs et vendeurs et en leur garantissant la bonne fin des opérations, évitant ainsi tout risque de défaillance des opérateurs.
    « de nombreux produits financiers qui étaient jusqu’alors négociés de gré à gré, comme les CDS et les swaps de taux d’intérêt, vont devoir utiliser les services de chambres de compensation, où du collatéral va à nouveau devoir être déposé en garantie. » c’est le début de la substitution ! Attention les dégâts…….Le hors bilan va peu à peu s’intégrer dans la masse monétaire par le biais du collatéral et des chambres de compensation. Le hors bilan a besoin de garantie (c’est que l’heure approche). La sphère monétaire versus la sphère réelle dans le temps dans le cadre des prix relatifs : réajustement incontournable (mort du système monétaire et giga inflation). Ils sont acculés…Le nominal est sous perfusion. La chaîne de Ponzi !
    ps : je rappelle que les produits d’assurance (notamment assurance-vie) sont garantis à plus de 80% d’obligations d’état (too big to fail ?) et d’obligations bancaires. Du nominal qui va partir en cendres (comme Keynes ! mais il y avait du vent). Les moutons qui vont se faire tondre sont toujours les mêmes.
    Crise de solvabilité et non de liquidité (à l’époque, la solution : relance par le revenu). Une nouvelle forme de crise : lorsque l’endettement devient une monnaie……
    C’est une crise de qualité à cause de la concentration (solution : relance par le patrimoine). Gonfler artificiellement la capitalisation boursière pour la redistribuer !

    1. c’est le début de la substitution ! Attention les dégâts

      ???? Quelle substitution? Le passage par chambre de compensation avec dépôt obligatoire de collatéral a pour effet de limiter mecaniquement le nominal des engagements hors-bilan en contraignant les opérateurs, par exemple sur Cds mais aussi sur swaps de taux et toutes opérations Otc, de se départir d’une marge initiale (projet Emir par ex) et pas qu’avec du papier merdique ou illiquide, non, du cash ou des titres hyperliquides, le genre de truc qu’ils aiment pas bloquer dans des Ccps qui risquent en plus de multiplier les appels de marge ensuite…
      C’est trop tard? Sûr. Insuffisant? Sûr. Mais « substitution « , my substitute majorette, non, sûr.

      1. On pourrait croire à une opération rondement menée pour l’appropriation des ressources restantes disponibles. La première étape a consisté à gonfler hors bilan la masse et accentuer les disparités de revenus constitutives d’un patrimoine puis la deuxième étapes c’est faire la sélection par le nominal, c’est-à-dire par l’inflation. Nous provoquons un cycle au lieu de concevoir différemment le financement (c’est maintenir ou entretenir la mécanique mais dans le sens inverse de la croissance). Une substitution du hors bilan vers la sphère réelle par le biais de la sphère nominale….. En plus, sous couvert de plus de transparence ! C’est garantir le hors bilan avec du nominal. Le nominal qui est sensé garantir du réel. C’est certain, cela va accélérer la vision des réels besoins de financement (que nécessitent le mode de financement actuel) par l’endettement uniquement. Il y a un déséquilibre structurel (et non pas conjoncturel) entre les besoins de financement et les capacités de financement (le problème du collatéral) qui impactera le nominal. C’est une concentration du capital par consolidation. Cela va également se traduire par une hausse assurée des taux d’intérêt à terme et ses conséquences. Concentration accélérée des entreprises (parts de marché) et du capital !
        ps : L’économie ne se limite pas à une mécanique (à l’attention des financiers et politiques), les comportements humains ne peuvent pas toujours être régulés….

      2. La qualité du collatéral, c’est la sphère réelle (la rareté) et non pas la sphère monétaire (la masse). C’est continuer la concentration avec la stratégie inverse. C’est à dire ce n’est pas « limiter la masse » mais la stabiliser tout au plus (substitution du hors bilan en monétaire comme garantie) dans un premier temps pour la vision optimiste. Vous remarquerez qu’avoir de la masse en contre partie du hors bilan s’appelle une stabilisation ou un ralentissement de la croissance de la masse monétaire. Normal, le mode de financement par l’endettement suppose notamment des intérêts (la masse supplémentaire) même pour une économie stabilisé. Ensuite, comme la masse monétaire représente la sphère réelle, c’est diminuer l’accès à la sphère réelle parce qu’elle va servir de garantie (en volume et en valeur). C’est indirectement s’accaparer une partie de la sphère monétaire et réelle (c’est le collatéral le plus sûr, le plus garanti de stabilité des prix et même le plus intéressant si inflation). C’est donc fabriquer de la rareté dans la sphère réelle par le biais de la masse monétaire qui devient elle-même garantie du hors bilan. En fait, pour la même masse au mieux (mais nous constaterons que la masse continuera d’augmenter : intérêts de l’économie d’endettement), nous verrons l’accès à la sphère réelle fondre comme neige au soleil (garantie du collatéral) et prendre de la valeur nominale. D’où, une hyper inflation probable (et chute du nominal des produits financiers) ! Il ne faut pas oublier que le ralentissement de l’économie conduit à limiter l’accès aux crédits (même si ils sont assurées, attention les garanties demandées) et augmenter le taux d’intérêt (imaginons le Japon qui se finance sur les marchés). Le problème de solvabilité (des états ou des ménages) va couter cher. C’est une crise systémique. Les systèmes monétaires passent et trépassent mais pas les institutions de financement ! Privées ou publiques et internationalisées (notamment les multinationales)…..
        C’est indirectement transformer un mode de financement l’endettement en monnaie potentielle par le biais des prix relatifs (une des composantes de la valeur).
        Notons que le système a permis l’enrichissement considérable de certaines personnes sous le couvert de l’endettement des états (les intérêts payés depuis 73 au titre de la dette publique correspondent pratiquement à la somme de la dette publique actuelle, conséquence : une relance par les états n’est pas possible). Les gains de productivité et les fruits de la croissance ont mal été redistribués !
        questions : le Club de Rome a t-il été écouté ? Une anticipation ou un manque d’anticipation ? La cupidité ?
        réponse : Et si nous regardions devant….

    2. @olivier 69,

      Vous dites : « mort du système monétaire et giga inflation » : oui. Pourquoi ?
      Parce que, foin de l’ultra-libéralisme (dépassé),
      aujourd’hui et à fond demain, LITTÉRALEMENT : le « GIGA-LIBÉRALISME »,
      qui exploite la planète à la milliseconde,
      et bientôt via le quantique !

      Déliré-je ? Non, vraiment pas, quoique l’on puisse en dire…
      Alors, donnons-nous (donnez-moi) les cadres, satisfaisants pour l’esprit,
      pour PENSER cela. En l’attente…

      Oserais-je dire que le reste est (bonne) littérature (économique) « balzacienne » ?
      Non, je n’ose pas…

      1. @rendez-vous en enfer :
        Pour les mouvements via la vitesse de circulation, ils ne sont possibles que lorsque les livraisons sont honorées. Le jour, où les livraisons ne seront plus honorées (matières premières), le prix ne sera plus manipulé par les mouvements d’informations. Car, vous êtes au courant que grâce aux hft, les mouvement s’opèrent sans que des livraisons ne soient à la clé. Il y a des limites : c’est la réalité des stocks de la ressource concernée par rapport aux besoins de l’économie réelle….
        ps : pour la giga inflation, le post au dessus (2h30) pourrait vous apporter des éléments de réponse. Et le capitalisme cherchera toujours à survivre même avec des modèles de financement différents ou un système monétaire différent. L’anticipation est son meilleur atout (par la maitrise de l’information) et seuls les comportements des agents peuvent être imprévisibles…..

    3. @olivier69

      Je place ceci ici, pour être plus sûr ( ? ) que cela vous parvienne ( ? ).
      Les débats vont beaucoup trop vite sur ces blogs. L’air du temps ? OK…

      Merci donc pour votre réponse.
      J’avais relu depuis certaines de vos interventions. Roboratives !
      (Avec quelques autres assez productives). Des divergences, mais passons…

      Sans entrer dans le détail, on peut penser que les HFT
      ne sont que les prémices de ce qui nous attend
      (un peu comme certains labos sont en pointe sur l’invisibilité, la pensée à distance, etc).

      En sorte que je n’arrive pas à adhérer à ceci :
      « Il y a des limites : c’est la réalité des stocks de la ressource concernée
      par rapport aux besoins de l’économie réelle… ».
      Qu’il y ait des « limites » certes, mais que la finance et le trading « poussé »
      en tiennent compte, non : ils contourneront le problème,
      en évitant d’hypostasier cette « limite ».
      C’est pourquoi j’attends ce « dépassement » de nos cadres actuels de conceptualisation :
      la pensée économique contemporaine est tout sauf un « horizon indépassable ».
      Mais manifestement, nous n’y sommes pas encore.
      Et pourtant, c’est là, et bien là ! Cordialement.

      1. Bonsoir rendez-vous en enfer, merci pour votre réponse. J’ai d’ailleurs refait mon post ci-dessous, désolé j’étais à l’ouest et si je suis maladroit, ne m’en tenez pas trop rigueur (une soirée particulière), bref,…. humain !

      2. rendez-vous en enfer, mon post reformulé.
        « C’est pourquoi j’attends », réfléchissez à la portée du message…Sachez que moi aussi j’attends ! Mais qu’est ce que l’on attend….L’individualisme refoulé ? Le BJ est un bon moyen d’exprimer, de rassembler et de faire passer des messages.
        ….ce « dépassement » de nos cadres actuels de conceptualisation :
        la pensée économique contemporaine est tout sauf un « horizon indépassable ».
        Mais manifestement, nous n’y sommes pas encore.

        Nous parlons des résultats et des conséquences du libéralisme et du capitalisme qu’il faudrait dépasser…Le dépassement serait que les idées avancent jusqu’en haut. Le hft par exemple est une arme (pas un instrument) ! Vous n’aimez tout de même pas le principe du hft (en tant que progrès) ? L’objectif, l’usage, les conséquences…
        « En sorte que je n’arrive pas à adhérer à ceci :
        « Il y a des limites : c’est la réalité des stocks de la ressource concernée
        par rapport aux besoins de l’économie réelle… ».
        « , Rassurez-vous moi non plus, mais tout dépend du traitement…..Je crois au progrès mais pas à la cupidité. Je pense qu’il faut être plus autonome avec le maximum de rapports sociaux (voisins, amis, parents,…).
         » L’air du temps ?« Cela n’est pas gentil, et c’est que vous voudriez profiter de la mode ? Ou c’est trop tôt pour vous rendre bien compte ?
        « Des divergences, mais passons… » dommage, j’aurai préférez que nous partagions notre jardin. Je suis curieux et ouvert…….
        « un peu comme certains labos sont en pointe sur l’invisibilité, la pensée à distance, etc » la finance n’est justement pas une science comme les autres. On parle d’un miroir de la société : le nominal. Les conséquences dépassent notre imagination.
        « Les débats vont beaucoup trop vite sur ces blogs. », prenez donc le temps, je suis à vous. Je dirai plutôt que c’est la société qui va trop vite…..
        C’est pourquoi, je pense que vous devriez davantage participer. Pour ma part, je réajusterai peut-être mon raisonnement, pourquoi pas.
        Mes remarques ne vous laissent probablement pas indifférent. Le principal, c’est d’être solidaire avant, dans et après la tempête, n’est-ce pas ? J’ai également mes défauts, tant mieux.
        Cordialement.

        ps : rendez vous au paradigme….. 🙂
        http://terresacree.org/ressources.htm

    4. @olivier69
      Ne disposant plus du « répondre »,
      je vous réponds, justement, tout en bas (le 31).
      (ce système ou l’on ne dispose plus
      d’un « répondre » permanent… me chauffe les sangs !
      Ou m’égaré-je ?). CDT.

  16. Bonsoir François.

    « Se pourrait-il, demandent les ingénus, que le système financier ne soit pas seulement rebelle à la régulation par cupidité, mais d’abord par construction ? »

    Qui d’autre à construit le système financier actuel si ce n’est lui même. Il a procédé de deux façons.

    – En faisant modifier la lesgislation pour qu’elle lui soit plus favorable avec l’aide de politiciens corrompus pour certains ( en France loi de 1973) et totalement idiots ou à la vue courte pour les autres (obligation de verser les salaires sur un compte bancaire, contrôles fiscaux obligent) établissant ainsi des fondations de plus en plus lucratives consolidées par l’état de droit.

    – En profitant des vides de législation partout où ils se trouvent dans le monde où les us et coutumes ont force de loi, on fait ce que l’on veut entre nous avec nos régles à nous, ne venez pas vous mêlez de nos affaires, c’est nous qui faisons tourner le monde!

    La question posée ne se pose pas, elle ne veut pas de régulation parceque c’est SA dynamique de construction.

  17. Bonsoir à tous.

    Du grain à moudre pour Francois.

    Totalement hors sujet mais d’actualité, un article très alarmant d’OLIVIER CABANEL concernant Fukushima sur AGORAVOX

  18. Un autre voyage au coeur de la planète finance: édifiant.

    C’est vu d’en bas, mais ça donne une assez bonne idée de comment ça se passe au quotidien. Et surtout ça montre que ceux qui font la finance n’auront aucun complexe à tout faire péter: ils s’en foutent.

    1. Ah! les sales gosses!… Hé hé…
      Est-ce que les gens qui travaillent dans la finance ont des parents qui travaillaient dans la finance ?
      PIERRE : Euh, non. Mon opinion, c’est qu’il y a une grosse section d’anticapitalistes dans la finance – en tout cas idéologiquement.
      ANDRÉS : Dont tu fais partie ?
      PIERRE : Dont je fais partie, dont je pense que beaucoup de gens font partie. Y’a deux types de gens : ceux qui trouvent ça bien, et ceux qui trouvent que c’est de la merde mais qui sont là parce que ça gagne des sous.
      ANDRÉS : Matthieu, lève la main ! (rires)
      PIERRE : Et beaucoup de gens que je fréquente sont comme ça, surtout dans le milieu quant où t’es un peu moins exposé. Et pour revenir à ce que je te disais tout à l’heure, la jubilation pendant la crise de Lehman, nous on se demandait : « Est-ce qu’on va arriver à une fin de ce système-là ? ». Sachant que ça ferait pas du bien personnellement mais… Si y’a plus de banques, on fera tous autre chose.

    2. (awp/afp)Kweku Adoboli, l’ex-trader d’UBS jugé à Londres pour une fraude ayant coûté 2,3 milliards de dollars à la banque;
      « Il n’y avait pas de secrets, il n’y avait rien de caché », a-t-il déclaré lors du procès, interrogé par son avocat.
      « On nous disait d’y aller, on y allait. On nous disait de repousser les limites, donc nous repoussions les limites. On nous disait +tu ne sauras pas où est la limite avant que l’on ne te tape sur les doigts », a-t-il ajouté.
      « Nous avons trouvé la limite, nous sommes arrivés au bord, nous sommes tombés et j’ai été arrêté », a-t-il conclu.
      Yassine Bouhara, un des supérieurs d’Adoboli, lui aurait dit dans un courrier électronique : « Tu ne sais pas quelles sont tes limites avant que tu ne repousses la limite si loin que l’on te tape sur les doigts ».

      Ha! et final cette fois pathétique, le temps dieu rédempteur qui transforme l’éternel en or
      « J’ai totalement perdu le contrôle, je ne contrôlais plus les décisions autour des opérations que nous effectuions », a-t-il confié, assurant que s’il avait tenu le cap dans sa stratégie « juste un jour de plus », « ces pertes ne seraient jamais intervenues ».

  19. L’Italie était à nouveau présente sur le marché obligataire ce matin après avoir réalisé la veille un placement de dette à court terme. Mais cette fois, le Trésor avait pour mission de placer 7 MdsE à 5 et 10 ans. Et le placement s’est encore bien déroulé puisque le Trésor est parvenu à lever 4 MdsE de bons à échéance 2017 à un rendement moyen de 3,8% contre 4,09% lors de la dernière opération similaire réalisée le 27 septembre. Le ratio de couverture a atteint 1,49. 3 MdsE de bons à échéance 2022 ont également été émis à un taux moyen de 4,92% contre 5,24% le mois dernier. Le ratio de couverture s’est établi à 1,43.
    Qui peut me dire si l’Italie « va mieux » ou si la BCE ou un autre « régulateur » est intervenu dans l’opération pour baisser les taux???

  20. @olivier69

    Sincère remerciement pour votre réponse, à nouveau argumentée.
    Rassurez-vous : les divergences ne sont que de détail, et ok « pour partager le jardin » !
    J’ai gardé vos envois précédents : je veux y voir plus clair…

    Par ailleurs : « C’est pourquoi, je pense que vous devriez davantage participer ».
    Oui, j’ai longtemps hésité avant d’écrire sur ces blogs. On en lit de telles !
    De plus, j’écris autre chose (et c’est long).
    Puis : « Mes remarques ne vous laissent probablement pas indifférent » : absolument.
    Enfin : « Le principal, c’est d’être solidaire avant, dans et après la tempête » : absolument !

    La question est :
    AVEC QUI ?
    CONTRE QUI ?
    AU PROFIT (LÉGITIME) DE QUI ?
    Très cordialement à vous.

    Mais ceci sera-t-il lu ?
    La dure loi des commentaires-« kleenex »…

    N-B : merci pour le lien. Je lis et l’inscris en signet.

    1. Bonjour rendez-vous en fer,
      pour répondre à la suite, il faut revenir au dernier « répondre » du post. En effet, il n’y a pas un lien « repondre » à chaque message mais votre réponse s’inscrivera dans la même file du post concerné.
      Avec qui ? la communauté du blog mais surtout votre entourage (il sera là au moment ou nous devrons jouer collectif », la France et l’Europe ont des atouts…..
      Contre qui ?je pense plutôt contre quoi…..
      Au profit de qui ? Vous, moi, nous, bref la sécurité dans le temps…
      Pas si utopique que cela ! On ne doit pas baisser les bras jusqu’à ce que la situation s’améliore (plus nous sommes nombreux ……) ou pour créer des réseaux sociaux t
      A bientôt.

      1. @olivier69

        Merci pour le renseignement. J’essaierai.

        Contre qui ? Vous penchez plutôt pour le « contre quoi » ?
        D’accord, sauf, cher Olivier, que le « quoi » mène toujours à un « qui »,
        que cela nous plaise ou non,
        ou heurte éventuellement notre humanisme foncier.

        Au profit de qui ? Oui, d’accord, mais avouez que cela reste un peu trop vague.
        Et si je dis « l’humanité », que répondre à cela ? Bien sûr.
        Mais on reste là toujours dans une généralité (légitime),
        mais qui nous arrange en fait… et ne résout rien.

        Pour votre conclusion, profondément d’accord.
        OK… À un de ces jours, au gré du web ! Amicalement.

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