L'actualité de la crise : POUR UNE FOIS…, par François Leclerc

Billet invité.

C’est à Toronto, devant un pare-terre choisi, que Christine Lagarde a énoncé de manière directe, à la canadienne, des vérités assez inhabituelles dans sa bouche sur la régulation financière. Elle prononçait le 25 octobre une de ces allocutions de circonstance devant le Conseil international du Canada, un organisme privé dédié à la recherche et au dialogue sur les enjeux mondiaux, tel qu’il se présente lui-même.

Faisant le point sur les perspectives économiques et financières, elle a constaté que « la reprise mondiale a souffert de nouveaux revers et la croissance est décevante » et que « le système financier mondial ne fonctionne toujours pas correctement », pour en conclure que « pour l’heure, le secteur financier ― à l’origine de cette crise ― freine la reprise dans des pans essentiels de l’économie mondiale. Compte tenu des coûts exorbitants — à la fois économiques et humains — encourus ces six dernières années, nous ne devons épargner aucun effort pour éviter que cela ne se reproduise. »

Saluant l’adoption de nouvelles règles et de nouveaux principes de régulation financière, Christine Lagarde s’est cependant interrogé sur leur application, pour reconnaître « qu’elles n’avaient pas encore abouti à un système financier plus sûr » et que « les structures de base que nous jugions nuisibles avant la crise sont encore présentes » et notamment que « les systèmes demeurent trop complexes », car beaucoup d’établissements « sont toujours trop importants pour faire faillite ».

À qui la faute ? « …À des retards d’application, délibérés ou pas, dans certains secteurs et à cause de la résistance à laquelle se heurtent certaines réformes ». « Il y a de nombreux intérêts particuliers qui s’opposent au changement et la résistance s’intensifie. Il est curieux d’entendre certaines banques dénoncer le caractère trop contraignant des nouvelles réglementations et de les voir dépenser des centaines de millions de dollars pour que des groupes de pression puissent y mettre fin ! ».

Ce constat posé, la directrice générale du FMI a précisé ce qu’il restait selon elle à faire. En premier lieu « avancer de manière tangible dans la résolution du casse-tête des établissements trop importants pour faire faillite », car « nous avons douloureusement besoin d’une perspective mondiale » (trois réformes distinctes de séparation des activités de dépôts et de marché coexistent). En second « avancer dans la planification du redressement et de la résolution des gros établissements, notamment dans le cas des résolutions transfrontières ».

« Le ‘système bancaire parallèle’ reste une préoccupation. Il s’agit des activités des institutions financières non bancaires qui échappent au périmètre réglementaire. » Enfin, Christine Lagarde a mentionné « l’application de la réforme des marchés de dérivés » et « des principes du Comité de Bâle pour un contrôle bancaire efficace », dont elle avait auparavant souligné le caractère « généreux » de son calendrier. En soulignant que « pour excellentes qu’elles soient, les règles sont futiles si elles ne sont ni appliquées ni correctement supervisées. »

Au moment de la péroraison, il a été question d’un « défi véritablement mondial » afin que les marchés deviennent « résilients », car « nous n’avons simplement pas le choix, tant les coûts de la crise dépassent ceux de la construction d’un système plus stable ».

Tenu publiquement, ce discours est nouveau, en dépit de ses limitations apparentes. « La résistance s’intensifie », voilà ce qui en est à l’origine. Il sonne comme la reconnaissance d’un échec, comme une exhortation qui résonne dans le vide… Mais il témoigne aussi d’une prise de conscience exprimée es qualité par la responsable du FMI.

————

FUKUSHIMA, LA FATALITÉ NUCLÉAIRE vient de paraître aux éditions « Osez la République sociale ! » [148 pages – 11 euros.] Vente en ligne ici

Recommandez par mail Recommandez par mail

Partagez

265 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : POUR UNE FOIS…, par François Leclerc »

  1. Je m ‘en voudrais de doucher l enthousiasme des savants chroniqueurs ici , mais comment comptez vous intégrer l’épuisement des ressources a la relance de l ‘économie dans un monde a la démographie névrosée autant que forçenée , c’est la quadrature du cercle ??
    Ne serait-il pas plus honnête de la part de nos illustres intervenants de mettre le lecteur devant cette évidence : la « crise » est désormais le seul horizon de l ‘humanité et a jamais?

      1. il n’empêche kerjean, ce n’est pas qu’un mythe, les ressources ne sont pas infinies et leur prix écologique parfois prohibitif. s’il s’agit de rétablir un agenda intelligent des priorités, pour le coup non seulement vous ciblez mal mais vous tirez sur une ambulance.

      2. A Kerjean:
        Je suis plus que d’accord pour dire que le système capitaliste est le pire qui soit pour gérer l’incontournable finitude de la planète et particulièrement dans une perspective durable.

        La problématique de la population se pose bien au delà de notre mode de gestion et interroge l’ensemble de notre écosystème dont l’équilibre repose sur une multitude d’interactions entre toutes ses composantes-dont l’humanité. Or dès à présent notre emprise sur la biosphère est disproportionnée, nous consommons plus que ce qu’une planète pourrait durablement produire-et là, le système capitaliste y est pour beaucoup- mais surtout les humains se sont déjà approprié environ 40% des capacités de photosynthèse de toutes les terres.

        L’agriculture est aussi une forme de prédation dont l’impact sur la biosphère est tout aussi important que l’industrie et il est parfaitement vain et absurde de croire que l’on pourra exploiter l’ensemble des terres et océans, voire les exo-planètes comme semble le penser Caleb irri. Cela relève d’un scientisme naïf qui est d’ailleurs à la base même des croyances du capitalisme productif.

        L’Humanité doit trouver en elle même la sagesse et les ressources qui lui permettront-peut être-de s’adapter à la triste finitude de notre monde réel. Pour cela il faudra d’abord se débarrasser de ce système capitaliste productiviste qui consomme notre Monde à une vitesse toujours plus grande.

      3. Merci mais le « komintern néolibéral » n’est pas de moi, hélas, mais de JF Kahn, et dés 97. Il parlait même des « ayatollahs du komintern néoliberal ». C’est lui aussi qui est à l’origine de l’expression « le communisme privatisé ».
        Jusqu’à ce jour, j’ai rien trouvé de mieux à part Paul et son « anarcho-capitalisme ».

      4. @Klaxon, Methode, Redrock, Alain
        voici ce qu’écrivais Paul il y a quelques jours:
        « À moins bien sûr que l’on ne se résolve à vivre au sein de formes de société où le degré de complexité, la densité de la population et la taille maximale des agglomérations urbaines, soient beaucoup plus faibles que dans les nôtres, ce qui est après tout ce que nous proposent non sans justification, les partisans de la décroissance. Malheureusement les moyens qu’ouvre devant nous la finance pour y parvenir, sont ceux du malheur et de la violence. »

        autant pour ceux qui prétendent qu’on en parle pas sur ce blog.

      5. « À moins bien sûr que l’on ne se résolve à vivre au sein de formes de société où le degré de complexité, la densité de la population et la taille maximale des agglomérations urbaines, soient beaucoup plus faibles que dans les nôtres, ce qui est après tout ce que nous proposent non sans justification, les partisans de la décroissance. Malheureusement les moyens qu’ouvre devant nous la finance pour y parvenir, sont ceux du malheur et de la violence. »

        Merci de rappeler ce texte.
        Reste à nous organiser, et nous préparer pour réduire au mieux,
        par la force et le nombre, le degré de malheur et de violence
        que nous imposera la finance,
        autrement dit, comme toujours, la dictature du capital.

      6. Ce dont ils ne se rendent pas compte, c’est que le « il n’y en aura pas pour tout le monde » pourrait très bien leur retomber sur la gueule.
        Soyons sans langue de bois.
        En d’autres temps, l’élimination brutale des plus gros consommateurs à brusquement rendu disponible plein de ressources pour les autres. 🙂
        Parce que plutôt que de faire crever des milliards pour que se gobergent quelques millions, j’ai la faiblesse de croire que la nature bien faites fera disparaitre les quelques millions au profit des milliards.
        Et si ça se trouve, il y en aura des volontaires pour aider au processus…
        Je sais notre humaniste taulier souhaite ardemment une alternative, mais la bonne volonté est la chose la moins partagée. Alors….

    1. @ klaxon le perroquet

      Je partage votre avis mais bon ici il ne faut pas trop parler de l’épuisement des ressources, c’est un sujet assez tabou…

      1. on n’imagine les ressources que comme celles qu’on utilise aujourd’hui. comme aujourd’hui
        si on change le comme déjà la base de donnée change beaucoup
        et puis la part de l’humanité qui grouille le plus utilise au moins 10000 fois moins
        si c’est pas une démonstration comme quoi on peut faire autrement?

      2. Le problème n’est pas l’épuisement des ressources, le problème est que nous ne savons pas faire autrement que les épuiser… même si, en suivant l’idée d’Asimov et sa Fondation, nous nous tournons vers ailleurs, nous épuiserons aussi les ressources de ces ailleurs… (cf. la NASA sur Mars). Il faudrait modifier le fonctionnement de notre cerveau reptilien, devenir des gestionnaires qui ne dépensent pas plus que la survie des générations suivantes le permet et quand même trouver le bonheur dans cette sous-consommation. Mais comment faut-il faire ? Comment ne pas freiner le progrès en freinant la demande ? Comment passer de la surconsommation à la consommation de qualité sans laisser personne sur le bord de la route ? Une prise de conscience modifiera-t-elle notre essence même ? Puis-je être heureux avec le peu que je possède sans que le beaucoup que je ne possède pas encombre mes pensées ? (question d’un pauvre consommateur, frustré par définition). Le travail, la monnaie sont-ils indispensables au fonctionnement d’un société qui progresse ? Comment chacun pourra-t-il trouver la place de son inné dans une société ultra-équitable ? Comment freiner l’expansion démographique en conservant les qualités de nos gènes ? Comment le pouvoir peut-il ne pas changer l’humain ? Comment éviter la création d’une société à la Big Brother en voulant créer une société idéale ? J’aimerai que le XXIe siècle m’apporte des réponses (il suffira peut-être que je lise les bons livres 🙂 si c’est le cas n’hésitez pas à me donner des titres).
        Tous ça pour dire que je pense que traiter seul le problème de l’épuisement des ressources (toutes les ressources) sans changer l’humain, ne sert à rien.

      3. Bonsoir,

        quand on dit « epuisement des ressources » d’autres comprennent seulement « encherissement des ressources » autrement dit l’humanité ne sera pas égale devant ce fait. Il y aura les riches bien pensant et les pauvres … par ailleurs. L’epuisement des ressources n’est pas tabou, c’est simplement qu’il va pas trop en general nous concerner rapidement.

      4. @learch

        Tous ces gens qui se demandent « comment ». Mais comment allons nous faire pour nourrir / habiller / abriter / transporter 9, 10, 15 milliards d’être humains?

        Alors que la seule question qui compte est « pourquoi ». Pourquoi se suicider en tant qu’espèce en laissant la population atteindre de tels seuils? Pour qu’en cas de séisme qui tuerait 14 999 998 êtres humains, il en reste au moins deux pour recommencer?

        Diviser ma consommation par deux pour que, après ma mort, deux fois plus de personnes se demandent comment réduire encore?

      5. Heu… babypouf, l’épuisement des ressources, c’est pour bientôt… nous sommes au pic de la production de pétrole, nous attaquons la descente, encore cinquante années (de mémoire)… si les chinois se mettent à manger autant de poisson que les européens, les mers seront vidées en quelques années… deux exemples au hasard…

        Le contrôle des naissances, michelvar, les chinois l’ont fait… oui mais c’est un régime totalitaire… d’où mes interrogations, comment concilier libertés fondamentales (d’avoir le nombre d’enfants que l’on veut par exemple) et régulation de notre emprunte écologique ? Avec la menace de création d’une société totalitaire…

        bref, à mon avis, la plus grande menace pour l’homme serait l’épuisement des ressources… intellectuelles des éthnologues, des anthropologues, des sociologues et des philosophes.

    2. Evidemment que c’est un sujet difficile. Il remet en cause la stratégie de financement de nos économies (devenues spéculatives au détriment de l’investissement) pour faire fonctionner le capitalisme financier. Lui même qui garantie la pérennité du statut social dans le temps et de l’accès futur aux ressources disponibles (temporalité de la monnaie) ! L’endettement est aujourd’hui une façon de spéculer sur l’avenir. Le mode de financement et le système économique provoquent le gaspillage (ressources matérielles et humaines), l’obsolescence (durée de vie),…. C’est un traitement des coûts à court terme sans se préoccuper des lointains horizons (l’individualisme). Cette stratégie a fonctionné un temps mais aujourd’hui la mauvaise gestion faite par les entreprises (cf externalités négatives) va se traduire par un réveil douloureux. Que font nos politiques ?

    3. Qu’est ce qu’une démographie névrosée et forcenée ?

      Est ce bien là qu’est la névrose et le « hors de sens  » ,  » le rendu fou » ( forcené ) ?

    4. La réalité du fait que la crise économique :
      1/ n’est pas une crise , du fait qu’il n’ y aura pas de retour a la situation antérieure
      2/ N’est pas économique mais energetique ……l’ économie n’ étant que le fusible le plus faible .
      est tres vite évacuée , ici , Mona Lisa …….manque de lucidité ou refus de l’ évidence …
      Comme le « système » régule la pénurie d’abondance par une élimination de demandeurs , plutot qu’une répartition de la perte de demande …….seuls les perdants vont souffrir réellement …et les gagnants feront passer cette obscénité pour des vessie ou des lanternes ….
      Traiter de liberaux ceux qui crient que « le roi est nu » va devenir rengaine .

      Outre le fait évident de pénurie d’abondance , le fait de passer d’ un système )ouvert( a un système (fermé) provoque des dynamiques internes resultant de contraintes physiques ….
      comme les vagues qui se forment avant l’ obstacle .

    5. Problème démographique ? Oui, et sérieux.
      France Culture le 15/11/2011, le matin, Suzan George :

      Oui, il y a un problème de surpopulation, et il est important : il y a trop de riches. Ils sont trop nombreux.

    6. Merci de cet article. La politique financière ultralibérale devient trop coûteuse pour la bourgeoisie dans son ensemble. Il faudrait passer à une politique financière réformatrice. Mais si le gouvernement des deux pays hégémoniques (USA, UK) reste ou redevient conservateur ultralibéral c’est mal parti.De toute façon le diable est dans les détails. Que propose concrètement le FMI comme plan?

      « En premier lieu « avancer de manière tangible dans la résolution du casse-tête des établissements trop importants pour faire faillite », car « nous avons douloureusement besoin d’une perspective mondiale » (trois réformes distinctes de séparation des activités de dépôts et de marché coexistent). En second « avancer dans la planification du redressement et de la résolution des gros établissements, notamment dans le cas des résolutions transfrontières ».

      « Le ‘système bancaire parallèle’ reste une préoccupation. Il s’agit des activités des institutions financières non bancaires qui échappent au périmètre réglementaire. » Enfin, Christine Lagarde a mentionné « l’application de la réforme des marchés de dérivés » et « des principes du Comité de Bâle pour un contrôle bancaire efficace », dont elle avait auparavant souligné le caractère « généreux » de son calendrier. En soulignant que « pour excellentes qu’elles soient, les règles sont futiles si elles ne sont ni appliquées ni correctement supervisées. »

  2. oui une prise de conscience que la resistance est plus forte que prevue, et donc son discours se veut accomodant , il y a encore beaucoup de chemin entre les discours et les faits…

    1. il ne s’agit pas d’un constat de résistance, il s’agit d’une révolution totale(dans le sens propre) dans la perception du mot « réforme » et dans la définition et de ce qui est « raisonnable » et de ce qui est « néfaste ».

  3. Christine Lagarde ne comprend rien (fait semblant) à la situation globale du monde et en particulier de l’Europe. Il faut révolutionner les pratiques du FMI qui mènent les pays dans le mur.
    Ce comportement est d’autant plus nocif qu’il influence le reste de la société, comme j’ai pu le constater en me promenant sur le forum de boursorama.

    Je vous en propose mon analyse: Les forumeurs de Boursorama évoquent la crise grecque : bienvenue chez les beaufs !

    Cordialement

    1. Les gangsters de BANKIA (Espagne)doivent rembourser leurs bonus..bon une goute d’eau dans l’océan je sais mais c’est déja ça de pris:

      Bankia executives have been ordered by Brussels to pay back their 2011 bonuses.

      The European Commission said that the bonuses, which were paid just weeks before the bank sought a government bail-out, should not have been awarded in the first place.

      Today, Bankia agreed.

      A spokeswoman told the Guardian:

      Quote We have received the instruction via the Bank of Spain and, effectively, those people will have to return their bonuses.

      Last night, Spanish daily El Pais reported that the EU had ordered 72 executives to pay back their bonuses. Former Bankia Chairman Rodrigo Rato had already declined his bonus.

      http://www.guardian.co.uk/business/2012/oct/26/bankia-executives-pay-back-bonuses

      Update sur la Grèce:

      As our discussion of the options above shows, Greece and the eurozone are stuck between options which are easy but deliver minimal savings and those which are almost politically, economically and legally impossible but could deliver the amounts needed.

      We expect a short term stop gap programme to be created with a mixture of option 1 and 2. This is likely to be the most painful for Greece but the easiest for the creditors to swallow. Unfortunately, this will add to Greece’s debt burden rather than reduce it, meaning a longer term decision will need to be made over the less palatable options. In any case, even if a mechanism of funding this extension is found, Greek debt still looks unsustainable, meaning questions over a Greek exit will continue to hang over the eurozone.

      Now for the important question: How, and more importantly, who, will pay for all of this? Open Europe outlines six options:

      1.) Reduce the amount of interest Greece pays on its bail-out loans – potential saving €2bn – €3bn.
      2.) Greece lives hand to mouth by issuing short term debt, while finding further budget cuts – potential saving €15bn.
      3.) Give Greece more time to pay back the loans – potential saving €9.1bn (in the short term).
      4.) Ask the ECB to forego profits on its Greek bonds – potential saving €1.15 – €2.3bn.
      5.) A bond buyback – potential saving €45.65bn overall, €17.15bn after the two year extension is paid for.
      6.) Another haircut – potential saving €26bn – €52bn

      11.49 Two more years of « extend and pretend » in Greece will cost almost €30bn, according to Open Europe.

      The think tank said that giving Greece two more years to implement tough budget cuts would cost €14.04bn in delays alone. Expected privatisation revenues would be €12bn lower than expected, while government arrears would add €2.5bn to the bill.

      Total? €28.5bn

    2. Oh vous savez ils doivent la même chose pour ici
      Il n’y a qu’ a écouté le citoyen Dessertine qui vous assène allègrement que les états sont impécunieux et que nous avons tous vécu au dessus de nos moyens !

  4. haaaaa! madame lagarde , il vous a fallut 6 ans pour vous rendre compte que tout allez de travers ! il eu fallut vous réveiller plus tôt ma bonne dame , car je doute fort que vous puissiez faire quoi que ce soit de positif ; le laxisme , encore et toujours le laxisme , surtout à l’encontre des banquiers , financiers , ultra riches etc…….

  5. et blablabla et blablabla, Christine parle, parle, parle……… pendant ce temps le monde tourne, tourne, plutôt pas très rond…………..

    1. Le FMI raisonnable, les banquiers remis au pas…
      La quadrature du cercle dans un cycle en bout de course.Tout dopage est inutile.

  6. « la reprise mondiale a souffert de nouveaux revers et la croissance est décevante »

    25%¨de chomage en Espagne (pas loin de 6 millions)

    En France nous approchons les 11% (soit 4 millions)

    Mais surtout continuons les politiques voulues par Bruxelles et les lobbyistes !!!

    1. Et 53% chez les jeunes(national)..

      Dans certaines régions on va jusqu’à 41% de chômage:

      Spanish exclave Ceuta, located on the north coast of Africa, has an unemployment rate of 41.03pc, while Andalucía, Spain’s most populous region, has a jobless rate of 35.4pc.

      daily tel + reuters

      1. S’il n’y a pas plus d’agitation sociale c’est qu’en Espagne la famille amortit pas mal le choc, ainsi que l’économie souterraine et l’expatriation vers des pays étrangers.
        Car les aides sociales ne sont pas spécialement généreuses dans les pays du Sud, encore moins depuis les cures d’austérité infligées depuis 2008.

      2. Macarel, juste deux chiffres, depuis 2002 les communautés autonomes gèrent plus du tiers des dépenses publiques espagnoles (dont la santé et l’éducation…), dix fois plius qu’en 1980.
        Le Pays bassque et la Navarre ont même leur propre trésor public.
        Depuis le crash immo leurs ressources fiscales ont diminué de moitié, de moitié.

  7. Bonjour,

    I) Afin de complémenter votre article, voici un extrait du discours de Christine Lagarde, Directrice générale du FMI,Toronto, le 25 octobre 2012

    Réforme du secteur financier mondial : un chantier inachevé

    Cela dit, nous ne sommes pas encore parvenus à nos fins.
    Pour renforcer le secteur financier mondial, de sorte que demain il puisse être véritablement sûr, nous devons nous laisser guider par notre esprit «mondialiste». Je souhaiterais ainsi aborder trois thèmes :
    1. Les perspectives mondiales et la contribution du secteur financier.
    2. Les progrès vers un système financier plus sûr.
    3. Le chantier inachevé des réformes.

    1. Les perspectives économiques et financières mondiales

    La reprise mondiale a souffert de nouveaux revers et la croissance est décevante. La production est en recul dans la zone euro et dans beaucoup d’autres pays la croissance s’essouffle. Le FMI table sur une croissance mondiale de 3,3 % en 2012 et de 3,6 % en 2013. Dans les pays avancés, la production ne devrait progresser que de 1,3 % cette année et de 1,5 % l’an prochain.

    2. La voie vers l’utopie du secteur financier est pavée de bonnes intentions

    Nous voici donc en cette sixième année de crise, avec plus de 200 millions de chômeurs de par le monde. D’après certaines estimations, le PIB des États-Unis et de l’Europe serait inférieur d’environ 10–15 % à ce qu’il aurait pu être. Je ne sais pas ce que nous en pensez, mais j’estime quant à moi que le rendement justifie sans aucun doute l’investissement.

    3. Le chantier inachevé des réformes : nous ne sommes pas au bout de nos peines

    Un travail d’envergure mondiale qui exige une action collective et l’impulsion énergique des dirigeants
    Pour être robuste et durable, la reprise devra s’appuyer sur des institutions et des marchés résilients. En effet, ne perdons pas de vue l’objectif ultime : un système financier sûr, capable d’accompagner une croissance durable. D’ailleurs, nous n’avons tout simplement pas le choix tant les coûts de la crise dépassent ceux de la construction d’un système plus stable.

    II) Le discours en entier, Christine Lagarde, Directrice générale du FMI, Toronto, le 25 octobre 2012

    https://www.imf.org/external/french/np/speeches/2012/102512f.htm

    Cordialement.

    1. Dans une version plus offensive et optimiste , j’aurais été tenté d’aborder les trois points dans l’ordre 3 ,2, 1 .

      1. pour ma part également( je suis d’accord avec vous).
        le point 3) souligne la problématique et dresse un état des lieux du chantier des réformes
        le point 2) sert de transition et d’élargissement (avec la question posée)
        le point 1) conclusion sur la reprise mondiale.

    2. Et dans le 3 _ on peut suggérer à Madame Lagarde une arme claire : l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix .En première urgence .

      Mais est ce que c’est , pour elle, une des qualités de la vision  » mondialiste » que  » Nous » ( Ha ! ce Nous ….) partageons ?

      Je me demande si le Mondialisme de la sphère politico-financière dans laquelle s’équilibre « Nos intérêts particuliers », n’a pas gardé de l’Internationalisme de l’Anarchie que sa version individualisme anarcho-libertarien érigée en norme mondiale . .

      1. De nouveaux Proud’hon ou Bakounine , pourraient concevoir un autre FMI .

        Le Front Mondial de l’Internationale

        Avec ou sans les Chinois ? !

    3. Jusqu’à présent nous avions l’objectif de la stabilité des prix

      Dorénavant l’objectif sera la stabilité d’un système financier

      Le concept, les mots « robuste » « résilient », « stabilité d’un système financier » ont été copiés par la directrice dans ce document de la banque du Canada à mon humble avis.

      Le discours est adapté à l’interlocuteur, quelque part elle le complimente.

      revue du système financier, décembre 2011
      http://www.bankofcanada.ca/wp-content/uploads/2011/12/rsf_1211.pdf

      extraits de la revue du système financier

      « la stabilité financière traduit la résilience du système financier face à des chocs inattendus »

      « la Banque du Canada cherche à favoriser la résilience à long terme du système financier canadien »

      « Au Canada, le système financier demeure robuste malgré le contexte mondial difficile. »

      1. Le discours est adapté à son interlocuteur, la directrice le complimente,
        ce qui met en exergue « la reconnaissance d’un échec et une prise de conscience exprimée par la responsable du FMI »

        revue du système financier, décembre 2011
        http://www.bankofcanada.ca/wp-content/uploads/2011/12/rsf_1211.pdf

        « la stabilité financière traduit la résilience du système financier face
        à des chocs inattendus »

        « la Banque du Canada cherche à favoriser la résilience à long terme du système financier canadien »

        « Au Canada, le système financier demeure robuste malgré le contexte mondial difficile. »

      2. Quand on voit l’endettement privé qui règne au Canada on comprend qu’ils invoquent aussi ardemment, aussi pieusement les Saintes Robustesse , Stabilté ou Résilience… (ne pas oublier les wagons de cierges surtout).
        Que les exportations de gaz et de brut vers le voisin du sud continuent de baisser plus une baisse des cours s’intensifiant et ils peuvent se faire des cheveux les miraculés canadiens…

  8. Madame Christine découvre que le modèle économique hyper efficient qu’elle a contribué ( modestement) à faire fonctionner entraine le monde vers une probable sortie de route.
    La question qu’elle se pose , c’est comment on pourrait faire que ça aille mieux tout en ne changeant que deux ou trois bricoles au système .
    C’est comme se demander comment rendre la peine de mort ou la corrida moins brutales !

    1. Qui sait, elle a peut-être peur de l’opinion mondiale qui gronde et qui lui demandera des comptes en cas de collapsus. Elle sera pas la seule, notez-bien.

      1. Et une seule peine possible : la confiscation de tous ses biens directs et cachés, et une rente de 300 E / mois ….

  9. Mêmes les économistes mainstream Belges(ultra conservateurs en temps normal)accusent l’Euro et l’UE:

    L’Allemagne, par exemple résiste bien. Et ce n’est pas seulement parce que ses coûts salariaux sont moins élevés que les nôtres, c’est surtout parce qu’elle a une politique industrielle et un droit des entreprises qui ne donne pas plein pouvoir aux marchés. Elle garde des centres de décision et protège ses entreprises. De quoi nous faire réfléchir.

    « Nous sommes revenus en 1932 »

    « Nous ne sommes plus en 2013, mais, par un saut temporel, nous sommes revenus en 1932, aux abords de la terrible dépression ». C’est l’économiste Bruno Colmant, lui-même, qui l’écrit ce vendredi dans une chronique publiée sur l’Echo.

    D’une part, « l’économie est véritablement en train de s’effondrer » et ce « dans des proportions ahurissantes ». D’autre part, l’économiste point l’échec de l’euro: « Nous traversons une période ahurissante où la monnaie est postulée comme un aboutissement intangible alors que ses soubassements se fissurent gravement ».

    L’euro ne serait « plus adapté » écrit Bruno Colmant, « car nous rentrons dans la stagflation, mélange de récession domestique et d’inflation rampante alors que nos gouvernants veulent imposer austérité et rigueur monétaire, soit l’inverse de ce que nous ont enseigné les années trente ».

    « Tout pourrait être différent si certains comprenaient que le pire choix, c’est d’essayer de résorber les déficits publics alors que nous plongeons dans le plus profond trou d’air économique depuis près d’un siècle ».

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_la-belgique-a-rarement-connu-une-telle-perte-d-emplois-en-si-peu-de-temps?id=7863768

    http://blogs.lecho.be/colmant/2012/10/2013-la-grande-d%C3%A9pression-comme-1933-.html

    http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_budgets-wallonie-et-federation-wallonie-bruxelles-on-serre-les-boulons-partout?id=7863635

    La vice-Première ministre PS Laurette Onkelinx a appelé vendredi à revoir la trajectoire d’assainissement budgétaire convenue avec la Commission européenne, afin de donner au gouvernement des marges pour relancer l’emploi.

    http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_revoir-la-trajectoire-d-assainissement-budgetaire-pour-relancer-l-emploi?id=7863764

  10. J’aimerai rappeler à tous les mécréants du site, et Dieu sait s’il y en a, que les MIRACLES EXISTENT.

    Et oui chers frères, n’est-ce pas la preuve que même C. Lagarde et ses grands prêtres du FMI lisent le blog de PAUL JORION?

    Courage Paul, demain, ce sont Paulson, Blankfein, Soros et plein d’autres adorateurs du Veau d’Or qui viendront à vous, à genoux, en chemise, la corde au cou.

    Attention Messieurs les Apathie, Cohen, Dessertines, Saint-Etienne, et autres, repentez vous et changez vite de trottoir tant qu’il est temps. Après…hop, la tondeuse ou le goudron et les plumes.

    Bon, trève de plaisanterie, n’est-ce pas là le signe que la grande vague d’assaut anarcho-capitaliste, même si elle continue quand même à avancer encore grâce à l’inertie de sa formidable puissance, n’est-elle pas en train de connaitre ses derniers succès avant de refluer?
    Elle n’a plus le moteur d’une quelconque légitimité. Elle est à poil dans toute sa sauvagerie bêtement et seulement avide.

    1. Se repentir? Trop tard! Ils sont damnés!

      « Point de ces pécheurs à demi, qui ont quelque amour pour la vertu; ils seront tous damnés, ces demi pécheurs. Mais pour ces francs pécheurs, pécheurs endurcis, pécheurs sans mélange, pleins et achevés, l’enfer ne les tient pas : ils ont trompé le diable à force de s’y abandonner » Pascal Provinciales

  11. extrait du discours
    « Deuxièmement, il y a de nombreux intérêts particuliers qui s’opposent au changement et la résistance s’intensifie. »

    Quelqu’un saurait où on a rangé la guillotine ?

  12. « Au moment de la péroraison, il a été question d’un « défi véritablement mondial » afin que les marchés deviennent « résilients », car « nous n’avons simplement pas le choix, tant les coûts de la crise dépassent ceux de la construction d’un système plus stable ». »
    Pour croire en une « résilience des marchés », encore faudrait-il que ceux qui les dirigent le soient eux-mêmes, à moins que « les marchés » soient une entité autonome, auquel cas je n’étais pas au courant…. bref, marre d’écouter et de commenter ces pantins qui nous font croire que tout va s’arranger, quand ils ne parlent que de leur situation. Basta !!

    1. Pour croire en une « résilience des marchés », encore faudrait-il que ceux qui les dirigent le soient eux-mêmes, à moins que « les marchés » soient une entité autonome,

      Ne perdons pas espoir..

      Il y a la fondation Soros ….la fondation bill Gates…. etc etc…

      Humour off !

  13. Vico : le (seul) vrai est ce que nous faisons
    Goethe : il n’y a pas de bien si nous ne le faisons pas
    Shelley : beauté est vérité, et réciproquement, et là on retrouve un certain platonisme, bref, le capitalisme étant ce que nous avons fait, de manière consciente, il serait curieux de dire que nous en ignorons le fonctionnement, et partant de faire miroiter une « reprise » qui n’interviendra pas. D’ailleurs la finance est aussi inutile que le gouvernail délabré d’un navire à la dérive, même si l’on parvient à la remettre en état elle ne soutiendra pas l’économie. La crise date d’avant 2008.

    Mais ne vous inquiétez pas, d’ici deux ans, on y verra plus clair.

    Je ne sais même pas si le concept Too Big too fail est valable. On pourrait sauver les petits épargnants, ou créer une banque publique…

    1. L’idée de Berruyer est pas mal, à ce titre, Lisztfr : plus de garantie pour les dépôts par l’Etat, ceci afin de permettre aux déposant d’obliger les banques à gérer intelligemment. Un peu provoc mais radical.

  14. Ce discours, celui de Toulon et d’autres indices laissent percevoir que bien des « dirigeants » politiques ne sont pas stupides et sont parfaitement conscients des causes de cette crise, dans tous ses aspects (de même qu’ils n’ignorent rien de l’ampleur du risque climatique), de ce qu’il faudrait faire et de qui empêche de le faire.

    Mais ils sont tout simplement impuissants.

    Les décisions appartiennent aux directeurs de quelques dizaines de multinationales, majoritairement financières, qui n’ont rien à faire de la démocratie et du choix des électeurs.

    Même un ensemble de révolutions n’en viendrait pas à bout, leurs clones resurgiront pour remonter un système semblable. Ne pourra les abattre qu’un effondrement spontané du système, qui fera au passage des milliards de victimes – ou quelque chose d’imprévisible et inattendu, un miracle en somme.

    1. @Cassandre: « Ce discours, celui de Toulon et d’autres indices laissent percevoir que bien des « dirigeants » politiques ne sont pas stupides et sont parfaitement conscients des causes de cette crise »

      Tout à fait. Depuis le début je crois que ce n’est pas une question de compétences mais d’intérêts personnels et de rapport de forces. L’intérêt général n’est pas au pouvoir, voilà tout. Au passage, c’est la démonstration incontournable que nous ne sommes pas en démocratie. Même Lagarde le dit: les élus doivent composer avec de puissants intérêts privés qui résistent au changement avec succès. Ce sont donc ces derniers qui ont le pouvoir et tant qu’ils ne voudront pas un changement, il n’y en aura pas. Sauf à changer le rapport de force, ce qui est impossible dans les structures institutionnelles actuelles (démocratie représentative).

      1. C’est l’évidence.
        Même Lagarde y fait référence en parlant de résistance croissante à la régulation.
        Il faudra des révolutions.
        Jamais, nulle part, aucune classe dominante
        n’a jamais cédé le pouvoir sans révolution.
        La domination du capital, totalement obsolète économiquement et politiquement,
        peut être abattue comme l’ont été la domination féodale et d’autres modes de domination.

        Mais le capitalisme à l’agonie peut aussi nous conduire de nouveau à la barbarie.
        C’est le privilège de notre espèce: choisir son sort.

    2. Impuissants, les politiques ? Alors qu’ils ont tout pouvoir de légiférer et faire appliquer les lois légitimement par l’usage de la force ?
      Pas d’excuses… Les politiques gouvernants sont coupables d’inaction volontaire et de corruption… Voyez comment votre sarkozy a été récompensé de ses bons et loyaux services à la finance qui lui octroie des centaines de milliers d’euros pour faire des « conférences » de 45 mn…
      Idem chez nous, les aznar, gonzalez, zapatero ont tous des situations, aujourd’hui, où le pognon leur arrive sans rien faire…
      CORRUPTION, voilà pourquoi les peuples restent sans défense devant les affres financières qu’aucune loi n’interdit à ce jour !

      1.  »

        votre sar

        … »

        euh, « votre », c’est vite dit !! …nous n’avons pas les mêmes valeurs que ce triste sire corrompu et corrupteur …

        par ailleurs, oui, si les politiques sont impuissants, c’est qu’ils le veulent bien …

        …pour chasser quelques roms ( = boucs émissaires), ils mettent le paquet … mais pour contraindre phynance et
        multinationales-mammouths : plus de sons, plus de lumière ! étrange, non ??

      2. Tout ça n’est pas incompatible avec ce que j’ai écrit : sans argent, pas d’élection gagnable, sans élection gagnée, pas de pouvoir, donc : sans argent pas de pouvoir !

        Qui déplaît aux quelques dizaines de dirigeants de multinationales qui comptent ne peut rester assez longtemps au pouvoir pour gêner ces MM. Au besoin, on trouvera bien un djihadiste pour nettoyer l’emmerdeur. De plus, les mesures à prendre exigent une coordination entre la plupart des états du G20 et leurs élections, quand il y en a, ne sont pas simultanées : si un élu tout neuf veut agir, il sera bloqué par ceux qui doivent repasser sous peu devant les électeurs !

        Indémerdable, vous dis-je… Aussi emberlificoté et bloqué que le noeud gordien. L’effondrement sera le coup d’épée d’Alexandre le grand.

      3. Il y a du crétinisme évident à vouloir faire de la politique pour la gloire et s’enrichir.
        Quand on recherche des interets privés on est forcement incompétent pour gerer les interets publics. Ce n’est pas la meme recherche, pas les memes idées, ni la meme pensée économique.
        Donc ce sont des nuls en la matière.
        Point barre.
        Quand Lagarde commence à se réveiller aprés 4 ans, sinon 6 ans, ce n’est pas une preuve de formidable intelligence!

      4. Il y a du crétinisme évident à vouloir faire de la politique pour la gloire et s’enrichir

        C’est clair. Vaut mieux rester dans le business. Beaucoip plus confortable.

      5. Zéro tout court pour Pierre Gilles l’libère qui libère pas. Ça devrait aller sans dire. Caricature de nullissimité.

      6. tss tss vigneron, c’est pas pasque ils prennent conscience de la réalité des problèmes en même temps que tout le monde (à l’heure d’internet quelle coïncidence) qu’il faut excuser les collusions. d’ailleurs sont sensés péter dans la soie justement pour avoir/assoir une réflexion en avance sur leur temps, et nous éviter des impasses, ce que de toute évidence ils n’ont pas su faire. en bon capitalistes ils ne gèrent que leurs intérêts particuliers.

        ce sont donc des abrutis et leur collusion n’en est que plus abjecte.

      7. à Cassandre 26 octobre 2012 à 19:30

        Tout ça n’est pas incompatible avec ce que j’ai écrit : sans argent, pas d’élection gagnable, sans élection gagnée, pas de pouvoir, donc : sans argent pas de pouvoir !

        procurez vous « Principes du gouvernement représentatif » de Bernard Manin, réédité en « poche » chez Flammarion, un « essai » sur l’élection . . . et la démocratie.

    3. Tout sauf impuissant
      z^tes naïfs sans doute
      cela procède d’une volonté délibérée
      une mise en place d’un système de mise sous dépendance, de retour à une certaine féodalité, et eux pensent être les seigneurs.

    1. Une véritable assurance vie !

      qu’y dit notre actuaire chéri. On aimerait qu’il nous en cause justement notre éminent actuaire premier blogueur éco de fRance « apolitique » de ses chères assurances… Ah évidemment, sont pas vilaines comme les banques, les assurances …

      Éclairer les risques, tracer l’avenir

      telle est la devise de l’Institut des actuaires de fRance. Une trouvaille du Bérru? Comme responsable de la communication on peut l’imaginer. Pour l’éclairage par contre…

      1. Vigneron, vous produisez que des chasse-cousins.

        Du vinaigre, trop d’aigreur en ressort.

        Je vous invite à mieux cultiver votre vigne.

        Cordialement.

  15. Elle aurait pu le dire en français , ça aurait eu un petit goût rappelant « Vive le Québec libre !  » .

    Mais si la « résistance » change de bord , c’est peut être que le rapport de forces ,change petit à petit .

    Soyons donc toujours plus pertinents et plus forts .

    « L’espoir changea de camp
    Le combat changea d’âme .. »

  16. A marquer d’une pierre blanche en effet, le système vient d’avouer en la personne de Mme Lagarde qu’il a pris beaucoup du plomb dans l’aile. Pas sûr qu’il puisse reprendre son envol. Ici Radio Canada, les puissants parlent aux puissants, les carottes sont cuites, je répète, les carottes sont cuites.

    1. Elle ne prenait pas un grand risque, au Canada. L’audience de son intervention doit être proche du néant. Surtout auprès de ses pairs (ou paires).

  17. Mais non, qu’est-ce qu’elle raconte Lagarde ? La reprise est en court car les États-Unis connaissent comme par magie une croissance meilleure que prévue dans un contexte économique mondial morose !

  18. « les systèmes demeurent trop complexes », car beaucoup d’établissements « sont toujours trop importants pour faire faillite ».
    rien que cette phrase de tout le discours vaut un gros détour
    aucun établissement n’existe dans l’idée même qu’il soit possible qu’il fasse faillite et s’organise automatiquement dans le but contraire
    que voudrait-on?
    diminuer la taille des établissements pour à loisir en cas de besoin en pousser certains à une faillite salutaire pour l’ensemble
    allez,qui se dévouera donc pour trépasser pour la bonne cause?…
    ben évidemment que dans un monde de compétition acharnée chaque établissement voyant le loup arriver résiste et même que l’ensemble des établissements font cause commune contre une telle mesure afin de ne pas avoir à disparaitre pour une autre cause que pour grandir encore selon le dogme qui fonde leur dynamique générale du règne de la puissance absolue et sans partage, quitte à mourrir d’une implosion ou explosion
    mais après eux le déluge.
    alors croire que plus petit qu’eux on va leur dicter une conduite les poussant à jouer aux chaises tournantes c’est faire rire les corbeaux.
    si la corporation des établissements concernés est bien consciente d’avoir un soucis ils n’entendent surement pas le régler par le suicide assisté.
    Lagarde dit en gros que le plan de restructuration bancaire prévu par l’europe n’a aucune chance d’aboutir.
    il me semble que du temps d’aristote on avait déjà compris que l’electrochoc pouvait faire reprendre ses esprits à un cerveau dérangé
    on faisait traverser par le patient à soigner un tunnel oppressant dans le noir le mettant dans des conditions de survie primaire pendant une assez longue période pour n’ouvrir le tunnel que pour l’attendre à la sortie se précipiter vers la lumière et l’air libre croyant enfin être sorti de l’horreur pour lui balancer sur la tête un seau rempli de serpents.
    après les thérapies douces il y a celles qu’on applique façon zen comme un coup de gourdin sans prévenir et surtout sans explication
    soit on atteint l’illumination soit rien
    on peut aussi cumuler les électrochocs
    attendre le prochain météorite…
    on en revient à la proposition de paul
    un lundi « sans prévenir » on organise une faillite collective
    il ya peu de chance qu’on arrive à un accord pour que tout le monde à un , deux et… trois!, saute dans le vide en même temps.
    sinon il n’y a aucune chance d’y parvenir en atermoyant.

  19. j’ai vu qu’on avait greffé une puce sur ma nouvelle carte bancaire pour régler automatiquement pas simple passage de ma carte devant une borne équipée tous les achats de moins de 20 euros.
    est-ce qu’on m’a demandé mon avis à moi pour décider de se doter de l’outillage pour supprimer les piècettes?
    du coup je regarde ma CB d’un autre oeil
    ayant bien bien compris qu’elle ne m’appartient pas

  20. à Cassandre

    « Mais ils sont tout simplement impuissants »
    A mon humble avis :
    Demander à mme Lagarde d’envisager que c’est la nature même de son système qui est pourrie , c’est comment dire … comme demander à mon ordinateur de me servir une bière bien fraîche .

    1. Peu importe ce qu’elle envisage ou n’envisage pas : de toute façon, elle n’y peut rien.

      Pour l’ordi serveur, un peu de patience, c’est en train de s’étudier : consumérisme pas mort !

  21. Madame Lagarde n’est qu’une « babillarde », mise en place par un Pin’s appelé Sarkozy que les Français ont foutu à la porte à « Coup de pièd au c.. »

    1. L’excès d’optimisme….
      Dois-je rappeler que seulement 51.63 % des électeur ont choisi le « changement »…et ,cynique je suis et resterai , le changement est PHENOMENAL

      C’est une réalité certes, mais qui n’empêche en rien de constater que cette ex-ministe a bien été parachutée par l’affreux jojo avec l’aide de la finance atlantiste….
      Petits arrangements entre amis comme dans la guerre des boutons…..

  22. Je commence à désespérer avec tout ça…

    Toute ma rue est sans dessus dessous entre les magasins en faillite et ceux fermés pour changement de bail, etc. A t-on le droit de laisser 25% de la population espagnole au chômage, sous quel prétexte ? Et que faut-il pour réagir, que ce soit pareil en France, on dira que c’est notre faute…

    1. De quoi vous plaignez-vous ?
      C’ est le début de la décroissance, juste un commencement.

      La rationnalisation du commerce sera sévère, ce qui est inutile disparaîtra .
      Des exemples constatés:
      Magasin de transaction de baraques ( béton, goudron),
      salon de beauté, épilation, tatouage et ongles artificiels,
      gadgets électroniques et déblocage de téléphones portables ,
      épicerie exotique ( dont vente de riz africain doublement brisé, origine thailande),
      tringles à rideaux et encadrement de photo,
      décoration de poterie, gravure sur verre et reliure de livres anciens,
      caleçons homme petit Kalvin,
      bijoux et patchouli,
      etc…

  23. Un bel exemple des contradictions du « système » qui n’hésite pas de temps en temps à se tirer une balle dans le pied c’est cette décision de Bruxelles qui interdit aux douaniers français de saisir des contrefaçons avérées si celles-ci ne font que transiter sur le territoire européen.

    La sacro-saint liberté de circulation avant tout, même au détriment de nos propres marques.
    Faut le faire !!

      1. « Le Cavaliere a obtenu cette atténuation de sa peine en vertu d’une loi d’amnistie datant de 2006 qui avait été promulguée par le gouvernement de gauche de l’époque pour réduire la surpopulation carcérale« .

        Ya surpopulation dans les cellules VIP ?…

  24. DISCOURS PRÉMONITOIRE DE P. MENDÈS-FRANCE tenu en 1957 devant l’assemblée nationale, dès le premier traité européen (celui de Rome), où il décrivait à l’avance tous les éléments de la situation aujourd’hui constatée sous la hâte des lobbies à tirer les marrons du feu :
     »
    LE MODÈLE SOCIAL MENACÉ DE DISPARITION

    Concernant les charges sociales, la seule harmonisation prévue en principe concerne l’égalité des salaires masculins et féminins dans un délai de quatre, cinq ou six ans. Mais aucune autre généralisation d’avantages sociaux n’est vraiment organisée ni même garantie et cela apparaît si l’on énumère un certain nombre de ces avantages sociaux qui pèsent, dans une mesure qui est loin d’être négligeable, sur la productivité et sur les prix de revient.

    En fait, mes chers collègues, ne nous ne le dissimulons pas, nos partenaires veulent conserver l’avantage commercial qu’ils ont sur nous du fait de leur retard en matière sociale. Notre politique doit continuer à consister, coûte que coûte, à ne pas construire l’Europe dans la régression au détriment de la classe ouvrière et, par contrecoup, au détriment des autres classes sociales qui vivent du pouvoir d’achat ouvrier. La thèse française, à laquelle nous devons nous tenir très fermement, c’est l’égalisation des charges et la généralisation rapide des avantages sociaux à l’intérieur de tous les pays du marché commun. L’unification, la péréquation des charges doit se faire, elle doit être générale et elle doit toujours se faire par le haut.

    D’ailleurs, on peut se poser une question : la tendance à l’uniformisation n’implique-t-elle pas que les pays les plus avancés vont se voir interdire, au moins momentanément, de nouveaux progrès sociaux ? C’est bien ce que donne à croire l’article 48 du projet en discussion, et dont voici le texte : « Après l’entrée en vigueur du traité, les États membres, afin de prévenir l’apparition de nouvelles distorsions de la concurrence, se consulteront mutuellement avant de procéder à l’introduction ou à la modification de dispositions législatives ou administratives susceptibles d’avoir une incidence sérieuse sur le fonctionnement du Marché commun. » Tout relèvement de salaire ou octroi de nouveaux avantages sociaux n’est-il pas dès lors, et pour longtemps, exclu pour les ouvriers français ?

    Sur ce point, je mets le gouvernement en garde : nous ne pouvons pas nous laisser dépouiller de notre liberté de décision dans des matières qui touchent d’aussi près notre conception même du progrès et de la justice sociale ; les suites peuvent en être trop graves du point de vue social comme du point de vue politique. Prenons-y bien garde aussi : le mécanisme une fois mis en marche, nous ne pourrons plus l’arrêter.

    LA POLITIQUE FISCALE SOUS PRESSION

    Ce que je viens de dire de l’harmonisation des charges sociales s’applique dans une large mesure aussi à l’harmonisation fiscale. Je ne citerai qu’un cas, mais qui a son importance. Le taux des taxes sur les chiffres d’affaires est environ deux fois plus élevé en France que dans les autres pays européens. Il se pose donc un problème d’équilibre dont la solution ne nous est pas franchement proposée.

    Le rapport Spaak estime qu’il est impossible et inutile d’harmoniser les régimes sociaux, fiscaux, financiers et économiques des six pays, l’égalisation des conditions de concurrence entre producteurs de pays différents devant être obtenue par une fixation convenable des taux de change, ce qui signifierait évidemment, au départ, une dévaluation du franc français.

    Eh bien ! mes chers collègues, c’est l’une des lacunes les plus graves des projets qui sont aujourd’hui en discussion et c’est l’un des points sur lesquels l’Assemblée devrait demander au gouvernement d’insister auprès de nos partenaires pour leur faire comprendre qu’il serait impossible à la France de donner son adhésion aux projets qui lui sont soumis si, à cet égard, aucune garantie ne nous était donnée.

    DESINDUSTRIALISATION ET CHÔMAGE

    Certaines clauses me paraissent plus préoccupantes encore. C’est, d’abord, celle qui consiste à dire que le tarif externe, déjà très bas, qui protège l’industrie des six pays associés contre la concurrence des autres pays du dehors, pourra être, pour certains produits, totalement suspendu par simple décision de la majorité. Compte tenu des tendances vers la fixation de tarifs très bas qui règnent aujourd’hui en Allemagne et en Belgique, nous risquons donc de voir sacrifiées, totalement privées de protection, certaines productions essentielles pour nous et pour notre main-d’œuvre. C’est une clause parmi les plus préoccupantes, les plus graves.

    N’oublions jamais que, parmi nos associés, l’Allemagne, le Benelux et l’Italie, voudraient un tarif commun le plus bas possible. Demain, l’autorité supranationale étant chargée de fixer ce tarif, il sera donc inévitablement modéré, parfois même il sera nul ou bien, comme je viens de l’indiquer, il pourra être suspendu. Notre industrie se trouvera alors découverte contre toutes les concurrences du dehors, celle des États-Unis comme celle du Japon.

    Je le répète, il faut que nous sachions que le démantèlement, la libération vers lesquels nous nous acheminons ne vont pas seulement s’appliquer aux échanges entre les six pays participants, ils s’appliqueront aussi à l’égard des importations venues du dehors.

    Il me paraît impossible que l’Assemblée se prononce définitivement sur un objet aussi vaste et qui implique pour notre main-d’œuvre un risque terrible de chômage, sans qu’elle connaisse exactement les conséquences précises qui peuvent en résulter pour l’ensemble de nos productions.

    LIBÉRALISATION FINANCIÈRE ET CAPITAUX SANS FRONTIÈRES

    Il est prévu que le Marché commun comporte la libre circulation des capitaux. Or, si l’harmonisation des conditions concurrentielles n’est pas réalisée et si, comme actuellement, il est plus avantageux d’installer une usine ou de monter une fabrication donnée dans d’autres pays, cette liberté de circulation des capitaux conduira à un exode des capitaux français. Il en résultera une diminution des investissements productifs, des pertes de potentiel français et un chômage accru.

    Les capitaux ont tendance à quitter les pays socialisants et leur départ exerce une pression dans le sens de l’abandon d’une politique sociale avancée. On a vu des cas récents où des gouvernements étrangers ont combattu des projets de lois sociales en insistant sur le fait que leur adoption provoquerait des évasions de capitaux. Nous-mêmes, en France, avons vécu en 1936 une période, que beaucoup d’entre vous n’ont pas oubliée, durant laquelle un certain nombre de lois sociales importantes ont été adoptées. Il est de fait que, dans les années suivantes, cette attitude a entraîné des évasions, une véritable hémorragie des capitaux français.

    Mais les capitaux français ne sont pas les seuls qui risquent de s’évader. Il n’y a pas que les capitaux européens qui risquent de s’investir ailleurs que chez nous. Les capitaux étrangers, par exemple ceux des institutions internationales ou ceux des États-Unis, risquent aussi de se concentrer sur l’Allemagne, sur l’Italie ou sur le Benelux. On peut redouter, par exemple, que certaines grandes affaires américaines, désireuses de créer des filiales en Europe, les implantent de préférence en Allemagne où il est probablement plus avantageux aujourd’hui de monter une usine, non seulement pour les besoins allemands, mais aussi, désormais, pour les besoins de tous les pays du Marché commun.

    IMMIGRATION ET CHÔMAGE

    Si le mouvement des capitaux et des biens peut à première vue ne pas paraître toucher aux concepts de Nation et de Patrie, il n’en est pas de même pour les migrations de populations.

    Dans une certaine conjoncture, lorsque nous manquons de main-d’œuvre, c’est tant mieux pour nous si nous pouvons en trouver dans un pays voisin. Mais dans d’autres cas, lorsque nous sommes menacés par le chômage ou lorsqu’il s’en produit dans notre pays, l’afflux de chômeurs venus du dehors et susceptibles, souvent, d’accepter des salaires sensiblement inférieurs à ceux qui sont pratiqués dans notre pays est évidemment de nature à provoquer des contrecoups et des difficultés que nous avons intérêt à éviter.

    Certaines de nos industries, tout au moins, ne pourront pas s’adapter ou s’adapteront mal. Il en résultera du chômage dans divers secteurs de nos régions sous-développées, notamment celles du sud de la Loire qui ont beaucoup à craindre de la rivalité commerciale et industrielle qui va se déclencher à l’intérieur du marché unifié et dont les populations peuvent être poussées à émigrer, à moins de consentir sur place à un niveau de vie très bas pour ne pas s’expatrier.

    Je voudrais faire observer que le problème de la contagion des effets économiques n’est pas théorique et qu’il a donné lieu dans le passé à des expériences qui doivent nous faire réfléchir. Après l’unité italienne, l’Italie du Sud a souffert beaucoup du contact et de la concurrence de la région du Centre et du Nord. Contrairement à ce que nous croyons trop souvent, l’Italie du Sud avait atteint, avant l’unité italienne, un degré d’industrialisation et de développement comparable et probablement même supérieur à celui du reste du pays. L’unité lui a porté un coup qui s’est traduit par une large émigration à l’intérieur de l’Italie unifiée et aussi vers l’extérieur, un coup que même les gens du Nord reconnaissent et auquel ils essayent maintenant de remédier. La situation est comparable dans d’autres pays. Les États méridionaux des États-Unis se sont toujours plaints et se plaignent aujourd’hui encore d’avoir été défavorisés économiquement du fait de leur rattachement aux États du Nord.

    Le traité doit donc nous donner des garanties contre les risques qui se sont ainsi matérialisés en Allemagne, aux États-Unis, en Italie, ailleurs encore. Parmi ces garanties figurent le droit, que nous devons conserver, de limiter l’immigration en France, surtout lorsque la conjoncture économique le rendra nécessaire, et des sauvegardes contre le risque d’un chômage et d’un abaissement du niveau de vie importés du dehors.

    LE POUVOIR D’ACHAT

    L’élévation du niveau de vie n’est pas seulement fonction de l’ampleur du marché national, mais d’autres conditions aussi qu’on ne peut pas négliger.
    Il est bien vrai que les États-Unis, avec leur marché de 150 millions d’habitants, sont en tête du palmarès des pays si on les classe d’après le niveau des conditions d’existence qui y règnent. Mais derrière les États-Unis, en rangeant les pays d’après l’importance du revenu par tête, on trouve le Canada, avec un marché de 13 millions d’habitants seulement, la Suisse, avec 5 millions, la Suède, avec 7 millions d’habitants. La relation qui existe entre l’importance du marché et le revenu moyen, le niveau de vie, n’est donc pas si simple qu’on le dit parfois. D’autres facteurs aussi importants entrent en jeu, qu’il ne faut pas sacrifier dans l’entreprise d’élargissement du marché, sans quoi on risque de perdre d’un côté beaucoup plus qu’on ne gagnera de l’autre.

    On nous a dit hier qu’on ne peut pas demander à un traité de régler tous les détails, toutes les modalités jusqu’aux plus minimes. Mais, lorsqu’il s’agit du statut de l’agriculture, de l’harmonisation des lois sociales, du statut des territoires d’outre-mer, on est bien en droit d’affirmer que ce ne sont pas des détails, des modalités secondaires, mais des points véritablement les plus importants. La procédure suivie, qui consiste donc à renvoyer à plus tard la solution des problèmes qui n’ont pas pu être réglés dès maintenant est une mauvaise procédure. Pour un certain nombre de problèmes essentiels que je viens de mentionner, la France sera seule ou à peu près seule de son avis. Elle a donc intérêt à ce que ces problèmes soient tranchés avant la signature du traité, car, après, elle sera désarmée.

    Nous avons eu des lois-cadre. Nous demandons fermement au gouvernement de ne pas accepter un traité-cadre. Les affaires les plus importantes doivent être tranchées clairement par le traité lui-même ; de même que les garanties obtenues doivent y figurer. Auprès, il sera trop tard. On nous dit qu’il faut aller très vite, qu’il faut conclure dans les jours ou dans les semaines à venir. J’avoue que je me demande par moment pourquoi tant de hâte.

    DÉFICITS, MONNAIE ET INDÉPENDANCE NATIONALE

    Une clause de sauvegarde prévoit qu’en cas de crise grave de la balance des payements, le pays en difficulté peut prendre des mesures d’urgence. A vrai dire, il n’est en droit de le faire que s’il n’a pas reçu préalablement de recommandation de l’autorité supranationale. Supposons que ce n’ait pas été le cas et qu’il ait pris librement les mesures qui lui paraissaient appropriées. Ces mesures peuvent et doivent aussitôt disparaître sur la simple injonction de l’autorité internationale qui a le droit d’imposer d’autres mesures qu’elle estime devoir substituer aux premières.

    En quelque sorte, l’autorité internationale, dans le cas particulier, va avoir le droit de légiférer d’une manière autoritaire à laquelle nous ne pourrons pas échapper et de prendre des décisions qui primeront celles du gouvernement et même celles du Parlement. Ce sera une loi supérieure à la loi française qui s’imposera à nous.

    Eh bien ! mes chers collègues, le salut de la monnaie exige parfois une politique financière de courage et de rigueur. Des sacrifices peuvent être nécessaires et peut-être avons-nous quelquefois dans ces dernières années manqué du courage qu’il aurait fallu pour les faire aboutir. Mais il appartient néanmoins au Parlement de choisir ces sacrifices et de les répartir et je supporte mal l’idée que ces sacrifices peuvent être demain dosés pour nous, choisis pour nous, répartis pour nous par les pays qui nous sont associés et dont l’objectif premier n’est pas nécessairement le mieux-être en France pour la masse de nos concitoyens et le progrès de notre économie.

    L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit la délégation de ces pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement « une politique », au sens le plus large du mot, nationale et internationale.

    Si la France est prête à opérer son redressement dans le cadre d’une coopération fraternelle avec les autres pays européens, elle n’admettra pas que les voies et moyens de son redressement lui soient imposés de l’extérieur, même sous le couvert de mécanismes automatiques. »

    1. En 55 ans on a pu en fait comprendre que les « mécanismes automatiques » ne sont pas européens , mais quelque part à Wall street ( pour faire simple) .

      Le sujet est de savoir comment échapper aux mécanismes .

      On connait votre propre préférence , qui laisse entiers tous les mécanismes .

      On parle ici de changer les mécanismes ( ça n’est pas simple de tous points de vue ).

      L’Europe , si elle change , peut y contribuer ou pas .

      Mais sans de nouvelles propositions de mécanismes , ni la nation , ni l’Europe , ni les « pôles » mondiaux , ne seront aptes à pousser vers autre chose .

    2. Merci pour avoir communiqué ce texte de Pierre Mendès-France.
      Surprenant !
      Il était vraiment capable de projeter dans l’avenir et dérouler les conséquences cachées d’un texte.
      On se prend à rêver: Et si nous avions des gouvernants dotés d’une telle clairvoyance?
      Il faut ajouter que l’ homme était courageux dans tous les domaines.
      Et par dessus tout un démocrate exigeant.

      Ses avertissements ont fait un flop. ( Et ce flop n’est pas un scoop !)
      Dans l’esprit des négociateurs du traité de Rome – tous libéraux- le social serait la variable d’ ajustement d’une compétition économique, voulue et désirée. Que cette lacune initie un mouvement vers le moins disant social était prévu. En France, la haute fonction publique, qui menait les négociations, n’était pas spécialement portée à un Etat protecteur. Le programme du CNR était déja estimé un poids mort pour la renaissance industrielle du pays.
      Il était commode de « vendre » cette absence en faisant valoir que le Social restant de la compétence des Etats, il serait mieux géré que par le lointain Bruxelles. Enfin, ces mêmes fonctionnaires étaient particulièrement satisfaits que le Traité soit un frein et un corset pour ces hommes politiques incompétents en économie et portés à la démagogie. Le mot-code était « contrainte extérieure ».

      L’homme Pierre Mendès-France a soulevé des haines inconcevables actuellement. Et c’est à l’intérieur de son parti, auprès de ses « amis », qu’elles étaient les plus fortes…
      Compréhensible, au pays des nains hypocrites…

    3. Pas de chance pour le « modérateur » du blog P. Jorion qui a frauduleusement échangé mon identité (Hadrien) pour attribuer ce long post sur les prémonitions de Mendès-France à « dissy » (sans doute comme « d’ici »), tout en lui enlevant mon préambule significatif devant l’aveuglement du billet de F. Leclerc sur les récents propos de Christine Lagarde (« Tenu publiquement, ce discours est nouveau. Il sonne comme la reconnaissance d’un échec… Mais il témoigne aussi d’une prise de conscience exprimée es qualité par la responsable du FMI. « La résistance s’intensifie », voilà ce qui en est à l’origine. »).

      Ledit préambule :
      – AAhaha ! On voit mal par quel miracle les peuples pourraient renverser les rapports de force au point de choisir leur scenario, quand le suffrage universel lui-même est contourné… Et il faudra que l’échéance soit bien proche pour que les choses bougent, tant le lobby financier est implanté jusque dans les esprits. A peine Hollande est-il élu qu’il nomme le lieutenant néolibéral de son ex-concurrent Strauss-Khan au ministère le plus décisif, et place l’ex-responsable de l’AMF sous Sarkozy à la tête du financement public par la BIP. Il faudrait une véritable révolution qui secoue au moins toute l’Europe du Sud, avec danger pour la vie des puissants (comme on l’a vu ailleurs), pour que les choses changent vraiment (on a bien vu ce que veut dire: « le changement c’est (pas) maintenant! ». Car les discours n’ont jamais empéché d’avancer ceux qui poursuivent la satisfaction d’intérêts puissants. Témoin, l’essentiel du –
      DISCOURS PRÉMONITOIRE DE P. MENDÈS-FRANCE tenu en 1957… (copié-collé ci-dessus!).

      Cette usurpation d’identité était d’autant plus inutile qu’un post précédent ( Hadrien, 22 octobre 2012 à 17:15) , dans la même lignée, détaillait ce qu’il fallait penser des intentions de Christine Lagarde, lorsque convenablement décodées:
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=42668#comments

      J’ai heureusement pris la précaution d’enregistrer auparavant le tout comme commentaires identiques chez :
      – La démystification de la finance (G. UGEUX)
      – Les crises (O. Berruyer)
      – PostJorion (AJ Holbecq)
      – Le Plan C (E. Chouard)
      J’y ajoute, de ce pas, le présent commentaire de manière à ce que chacun soit informé de l’appropriation et de l’usurpation…
      dont on s’empressera, sans aucun doute, de faire disparaître la trace !

      1. Hadrien ou Dissy ( dont je n’ai toujours pas compris si ,oui ou non, c’est la même adresse mail ) , ça ne change rien à ma réponse, que je me suis contenté de mettre ici, sans en faire un publi-postage international .

      2. Hadrien= Dissy=BA ?

        Commentaire ou propagande prosélyte ?

        Quand il était jeune , mon chat , comme pas mal de ses compagnons de jeux , se gonflait le panache de la queue pour paraître plus imposant et balaise qu’il ne l’était vraiment .

        Cette asruce ne l’a pas sauvé de magistrales branlées . Depuis, il est plus raisonnable ,et pour le coup , on le prend plus au sérieux .

        Si ,comme j’ai tendance à l’imaginer ,cette multiplication de pseudos à duplication géométrique sur le web , est du même acabit que le volume de la queue de mon chat , il faut s’attendre à ce qu’on se détourne d’informations qui sont parfois intéressantes .

      3. Manuel du modérateur du Blog de Paul Jorion

        Article 1er.
        Frauduleusement échanger les identités des commentateurs du blog, autant que possible.
        Justification : rendre paranoïaques ceux qui ne le sont pas déjà.

      4. Berruyer/Hollbecq/Chouard… la trilogie sublime. Les pieds nickelés du créationisme. Les zadeptes du magicien d’Oz…
        Je rectifie Hadrien/Dissy, pas seulement gnangnantiste, bien pire en fait.

      5. Je vous fiche mon billet que ce « Manuel du modérateur du Blog de Paul Jorion » recèle bien pire que cet « Article 1er. » Mais bon, pour rester bons amis et ne pas finir à l’asile, l’on ne cherchera pas à en savoir plus, et l’on feindra de n’y voir qu’une amusante fiction. 🙂

        1. Oui : les articles vont crescendo en horreur. L’article 457, par exemple, énonce les statuts du site postjorion, créé dans un but de déstabilisation de la population.

      6. @ Paul Jorion

        COMMENT LA RÉALITÉ ET LA VÉRITÉ SONT INVENTÉES… par substitution d’auteur,
        ou
        MISÈRE DE LA PENSÉE ÉCONOMIQUE… au point d’usurper ainsi le post d’autrui !

        Je résume (il faut suivre!) :
        Le post mettant en exergue les prémonitions de MENDÈS-FRANCE il y a 55 ans, sur-titrées en conséquence, est bien d’Hadrien qui n’a pas changé. Ce post était une critique humoristique du billet, par un préambule qui apparait maintenant à sa suite après protestation (Hadrien 26 octobre 2012 à 21:03).
        Pourquoi donc le « modérateur » a-t-il crû bon de se livrer à cette double manipulation ?
        Une réponse en forme de pirouette ( « rendre paranoïaque ceux qui ne le sont pas déjà » ) ne fait qu’accentuer le doute… sur l’humour belge: s’ils ne le sont pas, pourquoi donc les y amener ?

        1. Article 2 du Manuel… Une double manipulation est deux fois plus efficace qu’une simple.

          Article 3. Une triple manipulation de commentaire (substitution du pseudo, de l’adresse mail, et du texte du commentaire) est à recommander sur certains sujets :

          1. Illuminati
          2. Commission Trilatérale
          3. Bilderberg

          N.B. Les triples manipulations de commentaires sont pratiquement indécelables pour des raisons évidentes.

      7. Là, vous accusez votre propre « modérateur » … Je n’en demandais pas tant !

        A moins que dissy (d’ici) soit un pseudo maison… belge ?
        A preuve son intervention plus loin, où ce dissy-là semble préoccupé par ce pays :

        dissy
        26 octobre 2012 à 18:29
        Fitch pourrait lever les perspectives négatives pour la Belgique.

        « Naturellement, je pense que les risques y sont moins importants: les Belges ont un bon rapport en ce qui concerne la consolidation du budget et ils atteignent leurs objectifs », a précisé M. Renwick.
        Fitch avait dégradé la note belge en janvier dernier, de AA+ à AA, avec des perspectives négatives.
        Si la Belgique semble ramener son déficit sous les 3 % au début de l’année prochaine, « nous stabiliserons certainement nos prévisions », a poursuivi le directeur.

      8. Jorion, non seulement y’a des squelettes dans les placards du blog comme on dit outremanche, mais encore ils s’accumulent et surtout, mine de rien, ils ont tendance à en ressortir. Une petite piqure de rappel s’imposerait peut-être, plus explicite je veux dire.

        1. Vigneron, je compte sur « toi » (LoL) pour me rédiger un billet invité expliquant les tenants et les aboutissants du blog. Les lecteurs aimeront savoir en particulier :

          1) quelle est la part de l’information publiée ici émanant des services secrets nord-coréens ?
          2) quelle est la part de l’information publiée ici émanant de sources extraterrestres ?

          1. Ma théorie favorite est que les martiens… c’est nous. Nous étions au début des petits hommes verts (et des femmes) nous déplaçant à 4 pattes, c’est bien connu, et puis nous avons évolué (si l’on peut appeler cela comme cela). La vie se propage dans l’espace interstellaire, alors Mars, c’est la proche banlieue. Ceci pour dire que 100% de l’information est dans la catégorie 2, nord-coréens compris.

      9. @Hadrien

        Je ne suis pas modérateur et juste de passage ici. Mais quand même, n’avez-vous pas compris que la modération n’est pas instantanée et soumise à lecture ? Il se peut très bien que Dissy et vous ayez posté exactement le même document de PMF, et que le sien soit antérieur au vôtre en date et heure. Sur cette base, pour éviter les doublons, votre commentaire a été refusé, malgré qu’il était un peu différent car comportant un en-tête comme vous le précisez. Ou alors, seconde hypothèse, votre requête n’a pas abouti lors de l’envoi du commentaire (micro-coupure réseau).

        Vous croyez sérieusement à votre hypothèse selon laquelle un type comme P. Jorion ou F. Leclerc ou J. Alexandre (j’en oublie peut-être) ont du temps et un esprit maléfique pour caviarder des commentaires ?

      10. Elle me plait aussi cette théorie des martiens 🙂

        Vous voulez dire que lorsque un astronaute posera le pied sur mars et qu’il fouillera le sol, il trouvera une coupure de journal sur lequel il sera écrit en vieux martien : « Arrêtez d’avoir peur ! Stop à la paranoïa ! Il est stupide de vouloir coloniser une planète voisine, je vous répète que l’utilisation de l’eau pour refroidir les 654 réacteurs à réaction protonucléaire d’Hellas Planitia et de Valles Marineris est sans danger pour les siècles à venir. Signé : J’Onn Molflow, physicien des particules du centre de recherche de Noctis Labyrinthus » ?

      11. La DGSE vient de me faire parvenir l’article 4 du Manuel du Modérateur qui prouve en effet la collusion du blog Jorion avec les services secrets nord coréens et l’existence de sources extraterrestres. Révélations confirmées par François Leclerc himself. Je me permets donc de vous le livrer in extenso.

        Article 4 : Il est fortement conseillé aux modérateurs de s’exprimer sous de faux pseudos qui serviront de « sparing-partner » aux blogueurs, le but étant que ces derniers affûtent leurs arguments en vue de l’après Grand Soir. Plusieurs profils-types seront établis (pro-capitaliste, pro-libéral, conspirationniste, extrêmiste de droite et de gauche, spécialiste de la novlangue,…). Chaque modérateur en charge de l’un d’eux devra s’y conformer strictement. En cas de non respect et après deux mises en demeure, il sera démis de ses fonctions, mais pourra réintégrer la cellule d’espionnage, au choix, de la Corée du nord, de Cuba, ou du Vénézuela. En cas de faute grave et après délibération et décision du Haut Commandement du blog composé de Kim Jong-Un, Fidel Castro et Hugo Chavez ou de son ambassadeur auprès du blog, il sera renvoyé sur sa planète d’origine sans aucune possibilité de recours.

        Voilà une révélation qui devrait faire du buzz.

        1. Fod, d’où tiens tu cette version de l’article 4 (qui m’a bien fait rire !) ? Es-tu sûr que ta « DGSE » est pur porc ? Tu aurais pu facilement déceler la supercherie : l’utilisation de faux pseudos est l’une des tactiques les plus éculées des opérations sous faux pavillon !

          P.S. « Révélations confirmées par François Leclerc himself », affirmes-tu. « Révélations » ? « François » ? « Leclerc » ? LoL !

      12. Merci de tant d’attention.

        Ils sont venus, ils sont tous là,
        Y a mêm vign’ron, le fils maudit,
        Elle va mourir, la Famaaa…,

        Mais une telle surenchère dans l’humour potache n’a jamais prouvé rien d’autre… que l’impossibilité de répondre vraiment !

      13. @ Le Chiffre (27 octobre 2012 à 18:48)
        « Il se peut très bien que Dissy et vous ayez posté exactement le même document de PMF »

        Non, car vous oubliez :
        – qu’il ne s’agit que de « l’essentiel » du discours, avec troncatures CHOISIES EN CONSÉQUENCE
        de même que, déjà précisé:
        – « Le post metta(i)t en exergue les prémonitions de MENDÈS-FRANCE il y a 55 ans, SUR-TITRÈES EN CONSÉQUENCE »

      14. Ben, pour tout t’avouer, j’la tiens d’un de mes informateurs de la DGSE, cellule antiterroriste «kasher-halal», donc côté porc, ils sont plutôt du genre à l’aimer pur (c’est même un critère de recrutement et d’efficacité). Des sacrés philistins les lascars ! Si philistin qu’ils ont confié le dossier à la DCRI et mis ton blog sous surveillance. Ben oui faut les comprendre les mecs ! Rien qu’à la lecture de l’article 4, on peut se poser la question d’une ramification possible avec Al Quaïda. Guantanamo c’est bien à Cuba, non? Et toi tu as vécu aux États-Unis. Donc, sans tomber dans un conspirationnisme primaire (loin de moi cette horrible idée), ils se demandent si en voulant déstabiliser la finance par tes propositions inconsidérées, et par extension, celle aussi des États-Unis que tu as bien connu et où tu aurais pu gérer, peut-être à l’insu de ton plein gré, quelques comptes de Ben Laden et te prendre d’amitié pour lui, tu n’agirais pas en sous-main pour Al Quaïda dans le seul but de déstabiliser, via la finance privée, les finances publiques US lesquelles obligées de couper dans les dépenses ne pourraient plus assurer le maintien et le financement de Guantanamo. Non seulement les ricains devraient libérer les prisonniers, mais en plus, ce serait tout bénef pour Fidel qui pourrait récupérer les locaux, pour un dollar symbolique, et en faire une super usine à cigares. Il y a donc bien collusion entre ton blog, Cuba et Al Quaïda.

        Quant à François Leclerc, tout le monde sait bien que c’est un pseudo qui cache un certain Chin-Hua Chavez qui serait selon les infos à ma disposition un enfant illégitime de Kim-Jong Il, d’où le prénom coréen, qu’il aurait eu avec une tante de Chavez qui vivrait actuellement sur Mars dans une base souterraine cofinancée par les trois pays appartenant à l’axe du Mal, l’un ayant permis cet exploit grâce à sa technologie en matière de fusée (Corée du Nord), l’autre d’aérodynamique du cigare (Cuba) et le troisième (Vénézuéla) possédant assez de pétrole pour envoyer en l’air tous les Empire State Building du monde en une seule fois (La preuve : Chi-Hua a écrit plus haut « Mars, c’est la proche banlieue ». Il sait donc de quoi je parle).

        Voilà toute l’histoire. Finalement, c’est limpide et absolument pas tirer par les cheveux. C’est la vérité vraie, d’autant plus véridique que Thierry Meyssan devrait prochainement en faire un livre.

        C’est pas un beau scénario de BD ça? 😀

    4. @dissy

      Le passage sur l’immigration, c’est n’importe quoi car :
      -le solde migratoire est de 1.18/1000
      -l’immigration dite « économique » s’élève à 17601 sur un total (étudiants, regroupement,..) de 195337 (source INSEE, chiffres 2010).

      Ces chiffres indiquent que l’immigration ne peut pas peser sur l’emploi (bien au contraire car ce sont des consommateurs supplémentaires).

      1. J’invite tout un chacun à consulter les archives du BO de 1957 (à partir de la page 3982 ) pour avoir l’entièreté de l’intervention du député Mendè du 6 juillet. Le secrétaire d’état aux affairew étrangères (un certain Maurice Faure…) lui répond point par point. On y cause bien sûr de Spaak mais aussi du jeune député VGE qui lui n’intervient pas, notre trés prochain secrétaire d’état et ministre gaullo–debréiste…
        Pierre Cot intervient aussi comme d’autres…
        Assez hilarant l’argument en faveur du délai développé par PMF… (de mémoire) « Il nous faut au minimum 3 ans pour nous préparer aux conditions du traité, pour accumuler des excédents d’exportattions et résorber notre déficit commercial de 400la Milliards en particulier grâce à l’exploitation de nos ressources sahariennes. »…(on était en 57…).

      2. @ Le Chiffre 27 octobre 2012 à 12:55

        Ces chiffres indiquent que l’immigration ne peut pas peser sur l’emploi (bien au contraire car ce sont des consommateurs supplémentaires).

        Pensez-vous que ce qui fait la richesse d’un pays c’est sa consommation, donc ses consommateurs ?

        Ce qui enrichit une famille, une entreprise, un pays, c’est de consommer moins (amortissement et renouvellement du capital compris), que ce que l’on produit. Or, à force de consommer davantage que ce qu’elle produit, la France depuis 40 ans, s’est de plus en plus endettée au point de devenir surendettée, de manger son capital ou de ne pas le renouveler.

        Quand on a dénigré l’esprit économe, capitaliste et entreprenant, et que l’on n’a plus de capital au top-niveau pour travailler, il est difficile de produire au meilleur niveau de coût et de qualité pour affronter la concurrence internationale, surtout si l’on travaille moins que les autres dans la semaine et dans une vie. Alors, on perd ses emplois, on garde ses consommateurs grâce à des avantages sociaux payés à crédit et on s’appauvrit toujours plus.

        Il ne reste plus qu’à trouver des boucs émissaires. On commence par désigner les riches, en disant qu’on ne les aime pas. Puis on s’en prend à la finance et aux grandes entreprises. On oublie les politiques qui, pourtant, sont responsables de l’élaboration des programmes en matière économique et d’enseignement.

        Jusqu’au début des années 50, un élève qui obtenait son certificat d’études primaires à 14 ans, connaissait le B.A. BA de l’économie rien qu’en ayant eu à résoudre des problèmes d’arithmétique. Il savait ce qu’était un taux d’intérêt. On lui apprenait combien pouvait rapporter un placement. Les temps ont bien changé. Depuis, en prônant l’anticapitalisme on a fait croire qu’il suffisait de consommer pour créer des emplois. Grave erreur !

      3. @ Vigneron

        Hilarant en quoi ?
        C’est exactement la même situation que nous revivons « mutatis mutandis » …
        sauf que toute dévaluation/réévaluation est maintenant empéchée par la zone euro !
        (Il y en eut dix durant les Trente Glorieuses)

        Et le « vigneron » n’a même pas l’excuse de l’humour belge, puisque c’est ce qu’il a déjà lu et commenté sous http://www.pauljorion.com/blog/?p=42668#comments :
        « en dépit des admonestations de Jacques Rueff, la France connut ainsi une inflation qui accompagna sa forte croissance réelle (5% en moyenne), de même que celle du pouvoir d’achat.
        Les allemands, sur la même période, ne firent pas mieux, malgré leur orthodoxie monétaire du mark qui ré-évaluait régulièrement alors qu’on dévaluait !
        Il faut donc croire que les cigales peuvent aussi bien réussir que les fourmis si on ne les oblige pas à des comportements contre-nature… »

        En d’autre termes P. Mendès-France avait eu la prémonition de tout… sauf du pire !

      4. J’usqu’au début des années 50, un élève qui obtenait son certificat d’études primaires à 14 ans, connaissait le B.A. BA de l’économie rien qu’en ayant eu à résoudre des problèmes d’arithmétique. Il savait ce qu’était un taux d’intérêt. On lui apprenait combien pouvait rapporter un placement.

        Faux Jduc. C’est vos chers parents qui vous auront probablement appris l’usure. Les intérêts composés n’ont jamais été au programme du certificat d’études, jamais. Vous êtes ou menteur ou gâteux ou les deux.
        http://fr.m.wikibookrg/wiki/Certificat_d'%C3%A9tudes_(E-M)

        Pour acheter comptant, elle doit emprunter 74 205 -10 000 = 64 205 F Le taux d’escompte pour 12 mois est de 6 % donc pour 15 mois, il est de : 6 × 15 ÷12 = 7,5 % Rem :les élèves du certificat d’études ne travaillent pas en intérêts composés Au bout de 15 mois, l’escompte sera de 64 205 × 7,5 ÷ 100 = 4815,38 F L’appareil lui aura coûté 64 205 + 4 815,38 + 10 000 = 79 020,38 F Elle a donc tout intérêt à emprunter

      5. Dissydrien. T’as même pas lu le JO. Vous êtes eliminés.
        Elle était à la rue la fRance de 57, avec le Fmi aux fesses, le malade de l’Europe. Par ordre d’importance, Rueff, Pinay, Debré, Giscard, Pompldou, de Gaulle vont la mettre au pain sec jusqu’en 68.

      6. @jducac
        « Pensez-vous que ce qui fait la richesse d’un pays c’est sa consommation, donc ses consommateurs ? »

        Non. D’ailleurs il est encore temps de souscrire à l’appel de la BNF pour l’acquisition d’un Trésor National :
        http://www.bnf.fr/fr/anx_mecenat/a.mecenat_jeanne_france.html

        Je voulais juste dire que l’argument selon lequel l’immigration détériorerait l’emploi des locaux n’est pas vérifié par l’INSEE. En particulier à une période comme celle actuelle où précisément il y a des licenciements plutôt que des embauches, il est encore plus difficile de trouver un emploi qui que l’on soit.

      7. @ vigneron 27 octobre 2012 à 18:02
        Désolé Vigneron, aux temps dont je parle, à l’école primaire, on commençait la journée par un petit cours de morale laïque. On y apprenait le respect des autres et la courtoisie. Ce sont des mots qui, malgré votre grande culture, ne semblent pas vous avoir sensibilisé.
        Ni menteur, ni gâteux, je dis seulement la vérité. D’ailleurs Louise (sans majuscule) m’a déjà donné raison sur le même sujet.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=33834#comment-294083

        Le niveau de l’enseignement a beaucoup baissé depuis le début des années 50. Malgré un enseignement « poussé » jusqu’au bac, on a fabriqué des citoyens sous développés en économie et, de ce fait, prêts à gober n’importe quoi en économie politique.

        Lou (sans majuscule) en a témoigné elle-même suite à ma demande, quand j’ai appris qu’à 22 ou 23 ans elle ne savait pas ce qu’était un taux d’intérêt.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=33834#comment-293795

        PS: le lien auquel vous renvoyez n’est pas accessible.

      8. « ….Elle a donc tout intérêt à emprunter » page XXXX
        Entendre la phrase qui ne se lit plus, elle s’écoute : on pourrait tellement en dire (le contenu, l’argumentation,……)
        Et par exemple, vous faites quoi ne serait-ce que de l’inflation si nous empruntons ? Des variations monétaires,………..
        La temporalité est traitée comme l’espace (l’environnement) ? Certains hommes sont des dieux (le progrès sacrificiel) ?
        Allez, à moi de m’amuser un peu : Quel est la réponse à la deuxième énigme d’Einstein concernant les pommes et le dromadaire ? Les réponses ne vous empêchent pas d’être pratiquement toujours sympa avec le dromadaire……
        Ce n’est ni mathématique, ni philosophique. C’est idéaliste (implicite) et conditionnel (explicite).

      9. Té Jduc, te le v’là ton exercice de calcul de certif. Tu seras tout joisse de constater que le résultat incitait la brave mère de famille à faire un emprunt à 6% sur quinze mois pour acheter sa machine à laver à 78 500 francs… Et non vieille canaille cré cré menteuse y’a pas d’intérêts composés capitalistes appris par les ecoliers de la IVe. On apprenait juste à consommer et à emprunter.
        http://fr.m.wikibooks.org/wiki/Certificat_d'%C3%A9tudes_(E-M)

      10. jucac dit :

        Malgré un enseignement « poussé » jusqu’au bac, on a fabriqué des citoyens sous développés en économie et, de ce fait, prêts à gober n’importe quoi en économie politique.

        Ne vous inquiétez pas jducac, je connais un blog où cette erreur est en train d’être réparée. 😉

      11. Mon paternel , qui a eu son certificat d’études à 12 ans et demi , qui a reçu pour ça un dictionnaire  » Tout en un » que j’ai encore , et qui s’est arrêtédéfinitivement là pour faire des livraisons en triporteur pour Casino à Saint Etienne , savait effectivement très bien compter et savait faire des règles de trois de façon beaucoup plus brillante que certain ministre .
        Selon moi , une des forces de l’enseignement primaire de son époque et un peu de la mienne , était le temps consacré au raisonnement logique, qui permettait de trouver des solutions rapides et originales à des énoncés de problèmes , sans se lancer dans de compliqués et interminables tableaux de démonstrations .

        Par contre je ne l’ai jamais entendu évoqué le calcul d’intérêts et encore moins les intérêts composés , qui me semblent n’apparaître dans les années 50/60 qu’en classe de seconde des lycées ( à l’époque ) dans les filières comptables .

        Il était aussi capable d’écrire des lettres très bien construites et très riches à ma mère quand il était au régiment ( 2 ans à l’époque). Elle a bien voulu me les confier .
        Je crois qu’elle et ses enfants sont plus riches de ce souvenir , que de s’être assurés que mon père avait appris le B A BA du calcul d’intérêts composés , dont il était éminemment capable .

      12. Notre majorette monétaire semble manifestement être le genre de gaziers, adorés des vendeurs de « blanc » comme de « noir » de chez But, qui payent cash un truc vendu en crédit gratuit sans exiger la remise légale. Mais bon, on est majorette monétaire ou on l’est pas..

      13. Perte de sang froid et de contrôle :
        qui payent ?
        cash un truc ?
        vendu ?
        en crédit gratuit ?
        sans exiger ?
        la remise légale ?

      14. @ vigneron 27 octobre 2012 à 22:31
        Merci d’avoir indiqué l’adresse exacte du problème donné en exemple.

        Ma mère qui n’avait pas passé de certificat d’études primaires parce que dans sa famille de petits paysans avec 10 enfants, il fallait aller chercher ailleurs le gite et le couvert, quitte à n’avoir aucun salaire jusqu’à son mariage.

        Elle acheta sa première machine à laver à la fin des années 60 et suis certain qu’elle a attendu d’avoir économisé suffisamment pour pouvoir l’acheter au comptant en profitant de la « foire exposition » où les vendeurs étaient davantage en concurrence. Elle négocia avec l’aide de mon père, la plus forte remise possible.

        Elle avait dû patiemment épargner sur de nombreuses années, en faisant grossir et fructifier son petit capital par des versements à la caisse d’épargne. En effet, ce qu’elle avait appris à l’école, l’incitait plus au travail et à l’épargne qu’à l’endettement, qu’elle présentait à ses enfants comme un mauvais comportement.

        On apprenait juste à consommer et à emprunter.

        Certainement que déjà,à la fin des années 50, l’anticapitalisme avait fait son chemin au sein des instances syndicales qui, comme on le sait, dirigent l’Education nationale en France. Il n’y a rien de plus efficace que d’orienter les programmes afin d’implanter une doctrine destructrice au sein du peuple. C’est ce que l’on continue de faire aujourd’hui, avec les programmes d’histoire. On en mesure les effets catastrophiques bien plus tard.

        Quant aux intérêts composés, je ne les ai pas appris à l’école primaire.

  25. Etant physicien de formation, je ne peux m’empêcher de sursauter chaque fois que je vois le mot régulation installé au coeur d’un texte.
    Il me semble tout de même important de rappeler que l’idée de régulation ne se départi pas de l’idée de contrôle.
    ‘Contrôle et Régulation’ c’est le coeur de tout système de mesures physiques.
    Contrôle, celà veut dire qu’il va falloir mettre en place les ‘process’ et ‘protocoles’ qui surveilleront continûment l’intégrité du système en question.
    La régulation, c’est 10% du problème. C’est aussi 10% de la dépense.
    Au fond, n’envisager la réforme du système financier qu’en terme de régulation, ne revient-il pas tout simplement à ne vouloir assurer que 10% des efforts nécessaires . . .

    1. Bonsoir Elalgabal,
      Ce n’est pas comme cela que vous arriverez à observer un lien entre la théorie des cordes et la théorie des noeuds. 🙂
      Y a-t-il une matrice de la sensibilité ? C’est l’homme qui a besoin d’un contrôle pour comprendre, se rassurer, intérioriser, dominer mais la régulation n’a pas réellement besoin d’un contrôle à 90%. Il faut seulement choisir le bon instrument…..
      L’eau boue à 100°C. La régulation a besoin d’un contrôle ? C’est une régulation par un changement d’état. Et elle n’a rien à voir avec les 100°C qui est le support que l’on a défini pour aboutir à une constatation (une compréhension). En revanche, lorsque la pression diminue, la température d’ébullition baisse elle aussi. En haut du mont Blanc, la pression est inférieure à 0,5 atmosphère : l’eau bout à 85°C. Plus haut, au sommet de l’Everest, la pression est encore plus faible et l’eau bout à 72°C.
      Je vous invite à regarder de plus près : « Comment la vérité et la réalité furent inventées. »
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=1184

      1. Newton a regardé tomber la pomme et Einstein l’a croqué à la vitesse de la lumière.
        Moralité : il reste le trognon !

    2. Etant moi aussi physicien, je comprend parfaitement votre remarque, que je me suis faite depuis longtemps:
      En réalité, c’est de « règlementation » dont veulent parler les économistes, c’est à dire quelque chose de plus structurel que la « régulation » au sens physique du terme.

      Par régulation, on entend généralement en théorie des systèmes le fonctionnement de la boucle fermée de rétroaction à court terme, par le jeu des variables de mesure et de commande disponibles à cet horizon-là, face à l’environnement immédiat :
      commande – mesure – commande – etc., souvent de façon continue ou quasi-continue…
      C’est ce qui se passe notamment chez les êtres vivants, dans les activités couramment régulées par le cervelet, la moelle épiniaire, ou le métabolisme (ex: régulation de la température)
      Mais on en parle aussi par extension en économie d’entreprise: lorsque Marc Albouy faisait ses cours d’économie à l’Ecole polytechnique, il fut le premier à intituler son livre « La régulation économique dans l’entreprise » (Tomes I et II), bien qu’il aille jusqu’à la théorie des jeux de décision stratégique, d’où la confusion…

      Lorsqu’il s’agit d’horizon à plus long terme que le fonctionnement courant, et visant un objectif global avec une complexité logique à variables d’état structurelles, notamment en présence d’autres systèmes de même nature ou importance, d’évènements rares, etc., c’est de « règles » de décision (tactiques ou stratégiques) dont on parle plus volontiers.
      C’est une fonction dévolue au cerveau chez les vivants (mais qu’il peut déléguer à un ordinateur pour aller plus vite, d’où le trading à haute fréquence sur les marchés…)
      Lorsqu’il s’agit d’un système sociologique ou économique, les règles en question deviennent les « règlements » édictés collectivement (ou par délégation collective) par ledit système, qui limitent la recherche, en la contraignant, des « politiques de commande du système » pour atteindre l’objectif global.

      C’est précisément ce dernier point qui fait problème:
      Quel est vraiment l’objectif souhaitable ?
      Souhaitable pour qui ?
      Décidé comment et par qui ?
      Actuellement, il semble que
      – les règles de la finance sont surtout décidées par des financiers… qui se financent ainsi eux-mêmes ou entre eux !
      – les règles de l’économie productive sont discutées par des économistes… qui n’ont jamais rien produit que des écrits pour d’autres économistes !
      – les règles politiques et administratives sont de plus en plus décidées par de purs politiques ou administratifs… qui n’ont jamais produit autre chose que de la salive et/ou du papier !
      C’est pourquoi ils redoutent tous les referendums…

      1. Il semble qu’aux USA , mais pas que , les libertariens suggèrent que ces trois types de règles se soumettent , au moins dans l’emballage , aux lois de la physique et des NBIC .

        Dans quel système souhaiteriez vous vous situer ?

    3. ADDENDUM:
      Les deux sens induits s’expliquent par les parentés éthymologiques sensiblement différentes:
      « régulation » vient de régulier, au sens: rendre régulier
      « règlementation » vient de règle, au sens: suivre des règles

      1. suggestion:
         » regulation  » : anglais-
        traduit en français par règlementation.

        faux ami comme control: anglais .traduction : commander, diriger alors qu’ en français c’est vérifier, examiner

    4. N’ étant pas physicien de formation, ….je ne peux que constater l’ arrogance de ces derniers qui croient pouvoir imiter la nature par qqs rétroactions primitives .
      Les diverses « régulations » mises en avant ne sont que des correctifs , feed back mal habiles qui ne font que sursoir aux dérives inéluctablement catastrophiques que les préc&dentes rétroactions ont induites ……..les seuls systèmes stables ( en usage ds tte la « création » , sont les systèmes auto-organisés qui ne refusent pas la complexité math de leur modélisation .
      Il vous faudrait relire Prigogine Ekeland et autres Gleick …..
      «  » Dans les systèmes naturels , le « bruit » est constituant du signal ….dans les systèmes humains (techno ou écono) , le bruit perturbe le signal ..puis le détruit «  »
      Notre problème est structurel …On ne peux trouver de solution …c’est la solution qui va nous trouver .
      Dans les systèmes complexes (Th;du Chaos) , la stabilité issue des attracteurs me semble provenir du fait qu’elle découle de la somme d’ instabilités dynamiques …..Une stabilité efficace ne peut etre statique .

      1. Tout ce vous dites est un méli-mélo qui comporte quelques vérités, mais vous interprétez mal ce qui est avancé par les physiciens en parlant de « ces derniers qui croient pouvoir imiter la nature par qqs rétroactions primitives » …C’est précisément le contraire de ce qui est expliqué :

        « Par régulation, on entend généralement en théorie des systèmes le fonctionnement de la boucle fermée de rétroaction à court terme…
        C’est ce qui se passe notamment chez les êtres vivants, dans les activités couramment régulées par le cervelet, la moelle épinière, ou le métabolisme »

        « Lorsqu’il s’agit d’horizon à plus long terme que le fonctionnement courant, et visant un objectif global avec une complexité logique à variables d’état structurelles, notamment en présence d’autres systèmes de même nature ou importance, d’évènements rares, etc., c’est de « règles » de décision (tactiques ou stratégiques) dont on parle plus volontiers.
        C’est une fonction dévolue au cerveau chez les vivants … »

        Et « Lorsqu’il s’agit d’un système sociologique ou économique, »…
        Où voyez-vous qu’on parle de statique ?
        Avez-vous entendu parler de la « croissance » ? C’est un phénomène essentiellement dynamique et qui met à mal la plupart des schémas classiques en économie (notamment le schéma statique Ricardien des « avantages comparatifs » qui n’a plus aucun sens avec l’innovation et le progrès, perpétuels en sciences et en technologie!).

  26. INFO OU INTOX ??????????????????????????

    Vérifié sur le site du Conseil Constitutionnel. Cette décision existe bel et bien.

    La baisse des revenus (Président, Ministres…) a été déclarée inconstitutionnelle et donc annulée… dans le plus grand silence!!

    Vous avez dit complicité?

    Par décision n°2012-654DC du 9 août 2012 le conseil constitutionnel a déclaré non conforme à la constitution l’article 40 de la loi de finance

    rectificative qui prévoyait la baisse de salaire de 30% du président, du premier ministre et du gouvernement.

    Donc, maintenant, ils sont beaucoup plus nombreux qu’avant… et payés autant.

    Comme c’est curieux, personne n’en parle…?

    (les loups ne se mangent pas entre eux lorsqu’il s’agit de leur propres intérêts !!)

    Bizarre !! vous avez dit bizarre !!

    parce que finalement cela faisait bien de faire des déclarations d’économies pour montrer l’ exemple.

    Ne s’étaient-ils pas renseignés avant depuis le temps qu’ ils étaient dans l’ opposition !!!

  27. …une prise de conscience exprimée es qualité par la responsable du FMI.

    Vous pourrez toujours me ranger parmi les cyniques; le cynique « fait fi des conventions sociales et morales », et à cynisme cynisme et demi; j’y vois une prise d’acte de la part d’une femme trop intelligente pour laisser (ou perdre) son poste sans ménager par avance son aura anguirlandée chez Hermes.

  28. Fitch pourrait lever les perspectives négatives pour la Belgique.

    L’agence de notation Fitch pourrait lever les perspectives négatives qu’il a accolées à la Belgique si le Royaume reste décidé à réduire son déficit budgétaire, a indiqué Douglas Renwick, l’un des directeurs de Fitch, à l’agence Bloomberg.

    « Naturellement, je pense que les risques y sont moins importants: les Belges ont un bon rapport en ce qui concerne la consolidation du budget et ils atteignent leurs objectifs », a précisé M. Renwick.

    Fitch avait dégradé la note belge en janvier dernier, de AA+ à AA, avec des perspectives négatives.

    Si la Belgique semble ramener son déficit sous les 3 % au début de l’année prochaine, « nous stabiliserons certainement nos prévisions », a poursuivi le directeur.

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_fitch-pourrait-lever-les-perspectives-negatives-pour-la-belgique?id=7863858

  29. Visiblement,le fait d’etre déchargé de hautes fonctions du coté du quai de Bercy a de salutaires vertues cathartiques: cela libère quelque peu la parole!!Pendant ce temps,certains se félécitent de la reprise de la consommation aux Etats-Unis prélude ,à les en croire, à un éventuel redémarrage de la machine…une hirondelle peut-elle faire le printemps?…Les paris(pascaliens) sont ouverts…

      1. C’est tout l’enjeu du débat hebdomadaire entre Olivier Delamarche et ses contradicteurs sur bfm tv.

    1. Vu les résultats de l’économie mondiale réelle (Pas les bourses) il y a de forte chance que ce redemarrage soit du vent.
      BDI en plongée profonde, or à la hausse vers de nouveaux records, spéculation sur les matières premieres toujours anormalement élevées, Europe en recession, Chine qui stagne, bref on se demande comment les USA peuvent redemarrer…
      Ou se trouve la demande?

  30. Je sors d’un rdv avec deux mecs qui vendent des mutuelles et ils disent clairement que tout va s’effondrer et qu’il n’y en aura pas pour tout le monde….super l’Europe!

    1. Pas un assureur de mes deux mais Christian St Étienne hier à Bordeaux :

      2013 va être un choc d’une violence telle que les couleurs politiques vont disparaître…

      1. ça ressemble à ce que disait Paul quand il parlait d’une situation qui en appellerait aux gouvernements d’union(c’est en court un peu partout) puis aux comités de salut public, etc…

      2. Bah oui Lagarde ne fait que sonner le tocsin.
        Ce n’est pas parce que l’on s’est trompé presque tout le temps au FMI, qu’on est voué à se tromper toujours. Quand les situations bloquées soit on nie comme le ministre de la communication de feu le gouvernement de Sadam Hussein qui annonçait la victoire alors que tout était déjà fini, soit on ne veut pas se couvrir de ridicule, et on commence à dire les choses.
        Les acteurs ont beau s’identifier au système qu’ils servent, quand le système lui-même montre tous les signes qu’il va encore plus mal, le doute finit par s’insinuer dans les esprits les plus agiles, à défaut d’avoir été les plus lucides.

        Et puis ce constat de Mme Lagarde ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe, c’est l’aboutissement d’une évolution graduelle, qui avait commencé par le « circulez il n’y a rien à voir  » de DSK juste après la survenue de la crise des subprimes, en passant par la contradictoire rilance, jusqu’à l’impasse constatée qui ne peut plus être nié après l’échec de ladite rilance.

      3. Pierre-Yves, je saisis pas bien l’intérêt de Francois ni l’excitation des posteurs pour les propos de Lagarde. Absolument rien de neuf par rapport aux admonestations et au pessimisme de DSK en son temps, jusque devant les députés européens lorsqu’il dénonçait l’inaction des gvts face au besoin de régulation mondiale… Billet sans intérêt.

  31. Pour 62 % des Français, il est hors de question de consentir à des efforts supplémentaires pour réduire la dette et les déficits publics.

    Trop, c’est trop : selon un sondage réalisé Viavoice pour BCPE, Les Echos et France Info, 62% des Français refusent de consentir à des efforts pour réduire la dette et les déficits publics.

    Les rangs des contestataires ont grossi de 5% d’octobre 2011 à octobre 2012.

    Entre temps, le gouvernement Ayrault est passé par là.

    Cela s’est traduit par 20 milliards d’impôts supplémentaires pour les ménages et les entreprises.

    Le taux de prélèvements obligatoires est désormais à son plus haut historique : 46,5%.

    Flambée des prélèvements déjà sous Sarkozy

    Cette hausse ne date pas d’hier. Sous l’ère Sarkozy, l’arbre de la loi TEPA qui a réduit d’environ 2,5 milliards d’euros les prélèvements annuels des Français les plus aisés, cache une forêt des taxes.

    Taxe sur les bonus des traders, taxe sodas, taxe sur les clefs usb et les disques durs, taxe sur les nuits d’hôtel… : près d’une trentaine de nouveaux prélèvements ont été créés sous le gouvernement Fillon.

    C’est également sous le gouvernement de l’élu de la Sarthe que le niveau des prélèvements obligatoires a dépassé les 44% du PIB. Lors de son élection, Nicolas Sarkozy avait promis de le réduire de 4%.

    http://www.brujitafr.fr/article-pour-62-des-fran-ais-il-est-hors-de-question-de-consentir-a-des-efforts-supplementaires-pour-redu-111701832.html

    Effondrement du crédit immobilier en 2012 : quelles conséquences ?
    Le secteur de l’immobilier n’est pas épargné par la crise économique, au contraire.

    http://www.atlantico.fr/decryptage/effondrement-credit-immobilier-en-2012-quelles-consequences-michel-mouillart-526506.html

    La catastrophe qui vient et la maladresse des banquiers
    Alors que les mauvaises nouvelles semblent s’accumuler pour l’économie française, les banques continuent de refuser leur part de responsabilité. Dans le même temps, le ralentissement économique complique l’assainissement des finances publiques qui, en s’exerçant à défaut par des hausses d’impôt, risque d’exaspérer les contribuables.

    http://www.atlantico.fr/decryptage/catastrophe-qui-vient-et-maladresse-banquiers-eric-verhaeghe-525302.html

  32. En 2007 – 2008 Chistine Lagarde formée chez Baker & McKenzie, grand cabinet d’avocat d affaire étasunien, s’apprêtait à occuper, puis occupa le ministère de l’Économie, des Finances et de l’Emploi.
    Ce n’était pas son premier ministère.
    Elle a donc vécu de l’intérieur par ses relations et par les informations dont elle disposait la première étape de la grande Crise de ce début du XXI siècle.
    Nous pouvons nous demander pourquoi elle a attendu cinq ans pour nous faire part de ce que
    certain avaient compris, en 2008, depuis déjà depuis pas mal d’année.
    Soit elle est véritablement stupide (ce ne peut être totalement exclu mais c’est très peu vraisemblable), soit elle est particulièrement ignoble, soit nous ne comprenons rien à la psychologie et au motivations de nos gouvernants, ce qui serait bien embêtant et grave…
    A moins que, comme disait Edgar Faure, « Fe n’est pas la zirouette qui tourne, f’est le vent ! ».

    1. La vérité est peut-etre pire que vous l’imaginez. je pense que nos gouvernants sont confrontés au meme dilemme qu’un medecin ayant le résultat des analyses de son patient : peut-il decemment et humainement lui assener de façon brutale qu’il est à plus ou moins long terme condamné…Ne va-t-il pas ménager un espoir de guérison quand bien meme serait-il fallacieux?…Je crains que nos politiciens ne soient contraints d’agir de la sorte…

  33. Le Dexia Espagnol…

    Espagne: Bankia creuse encore ses pertes qui atteignent des sommets.

    MADRID – Bankia, quatrième banque espagnole par les actifs dont le sauvetage public historique de plus de 20 milliards a accéléré une aide européenne au secteur, a encore creusé ses pertes pour atteindre des sommets à 7,05 milliards sur 9 mois.

    http://www.romandie.com/news/n/_Espagne_Bankia_creuse_encore_ses_pertes_qui_atteignent_des_sommets90261020122043.asp

    1. Heu… c’est ironique Lisztfr ? Non ? Moi qui pensait que les Atterrés étaient dans la même mouvance de pensée que Paul Jorion et Michel Leclerc… et des gars comme Delamarche ou Berruyer… ayé je ne comprends plus rien…

      1. @learch

        Peut-être, il faut leur demander, à Jorion etc, mais…

        Sous les multiples couches du discours il faut entendre la finalité plus ou moins secrète de chacun, et à mon avis les économistes altérés sont de simples keynésiens, or cette fois-ci le recours à une stimulation économique ne sera pas suffisante.

        Il faut se méfier des diagnostics. Souvent le diagnostic est excellent, mais il ne sert qu’à masquer une reconduite du même ou presque.

        Le Fdg, le PCF, etc Hessel, etc, il n’y a que des oppositions factices, malheureusement ! A mon avis les éco altérés en font partie.

        Il n’y a qu’une façon de comprendre l’économie, c’est à la lumière de Say, il s’agit du rubicon de la science économique comme l’a reconnu Keynes lui-même, . Et Jorion ferait bien d’en prendre de la graine…

        Ou bien, une entreprise met autant de demande sur le marché que d’offre, ou bien elle ne le fait pas… Il n’y a pas d’autres questions et il n’y a pas d’option tierce. Dans un cas le capitalisme est viable, dans l’autre non ! Et Basta, finita la comedia. Tout économiste qui parle d’autre chose n’est là que pour brouiller les pistes, et les altérés font partie de la clique ! C’est ça que ça signifie, qu’un produit crée son propre débouché.

        La bêtise en habit de docteurs, voilà l’ennui. Trop intelligents pour dire la vérité, trop concernés. La vérité sort de VOTRE TETE et de nulle autre ! Ne jamais s’en remettre à autrui, JAMAIS !

        Le fond de l’économie est mathématique c’est pourquoi tout le monde peut le voir, et le comprendre comme on peut comprendre les tenants et aboutissants du triangle isocèle. Il n’y a nul secret et nul besoin de doctorat ! L’abus de science sert ici uniquement l’effort pour cacher l’essentiel et surtout déposséder la masse de son destin, créer un pouvoir économique. Cette science est celle du clergé moderne et en assume la même fonction sociale de contrôle qu’avant.

        1. Gide et Rist sur Say :

          p. 124
          On serait cependant injuste envers J.-B. Say si l’on ne voulait voir en lui qu’un vulgarisateur de Smith […] Ainsi, il filtre en quelque sorte les idéées de son maître, en même temps il les colore d’une teinte propre, qui va pendant longtemps donner à l’économique politique française son caractère original.

          p. 135
          Il voile certaines difficultés par des solutions purement verbales (en quoi Bastiat par exemple l’a trop volontiers imité). L’obscurité de Smith est souvent féconde, et la clarté de Say est moins stimulate pour l’esprit.

          Histoire des doctrines économiques (1909)

      2. SAY, Traité d’économie politique, Livre premier, Chapitre XV
        « Des débouchés.
        Les entrepreneurs des diverses branches d’industrie ont coutume de dire que la difficulté n’est pas de produire, mais de vendre ; qu’on produirait toujours assez de marchandises, si l’on pouvait facilement en trouver le débit. Lorsque le placement de leurs produits est lent, pénible, peu avantageux, ils disent que l’argent est rare ; l’objet de leurs désirs est une consommation active qui multiplie les ventes et soutienne les prix. Mais si on leur demande quelles circonstances, quelles causes sont favorables au placement de leurs produits, on s’aperçoit que le plus grand nombre n’a que des idées confuses sur ces matières, observe mal les faits et les explique plus mal encore, tient pour constant ce qui est douteux, souhaite ce qui est directement contraire à ses intérêts, et cherche à obtenir de l’autorité une protection féconde en mauvais résultats.
        Pour nous former des idées plus sûres, et d’une haute application, relativement à ce qui ouvre des débouchés aux produits de l’industrie, poursuivons l’analyse des faits les plus connus, les plus constans ; rapprochons-les de ce que nous avons déjà appris par la même voie ; et peut-être découvrirons-nous des vérités neuves, importantes, propres à éclairer les désirs des hommes industrieux, et de nature à assurer la marche des gouvernemens jaloux de les protéger. L’homme dont l’industrie s’applique à donner de la valeur aux choses en leur créant un usage quelconque, ne peut espérer que cette valeur sera appréciée et payée, que là ou d’autres hommes auront les moyens d’en faire l’acquisition. Ces moyens, en quoi consistent-ils ? En d’autres valeurs, d’autres produits, fruits de leur industrie, de leurs capitaux, de leurs terres : d’où il résulte, quoiqu’au premier aperçu cela semble un paradoxe, que c’est la production qui ouvre des débouchés aux produits. Que si un marchand d’étoffes s’avisait de dire : ce ne sont pas d’autres produits que je demande en échange des miens, c’est de l’argent, on lui prouverait aisément que son acheteur n’est mis en état de le payer en argent que par des marchandises qu’il vend de son côté. « Tel fermier peut-on lui répondre achètera vos étoffes si ses récoltes sont bonnes. »

      3. Houla ! Mille excuses François, je vous ai confondu avec Michel Edouard, la honte, lapsus révélateur de rien du tout, je pars me cacher au fond de ma grotte… et merci au Vigneron de m’avoir averti 🙂

        @Listzfr : Vous aurez noté que j’ai mes références, à mon niveau… Je connaissais Delamarche mais pas Say… C’est un peu comme si je connaissais Jean-Pierre Foucault mais pas Michel…

        « Il faut se méfier des diagnostics. Souvent le diagnostic est excellent, mais il ne sert qu’à masquer une reconduite du même ou presque. » Je me faisais la même réflexion l’autre jour en écoutant JL Mélenchon à la radio… sauf que lui se sert du diagnostique pour éconduire, déconstruire et reconstruire lui seul sait quoi (une « URSS européenne » ?). C’est quand même étonnant que beaucoup de personnes venant d’horizons très divers arrivent à avoir les mêmes bons diagnostics (même partiellement) alors que les responsables des dérèglement eux sont à côté de la plaque… hystérèse comme écrivait l’autre jour Paul Jorion ? Déni de responsabilité ? Ou… mensonges organisés (ayé on va encore me traiter de parano 🙂 )

      4. Vous réciterez trois fois la liste des valeurs du CAC 40 !

        Alors…euhhh Air France, Dexia, Peugeot, Natixis, euhhhh… comment ça non ?

      5. Sachant que je suis contre Say pour éviter tout malentendu.

        C’est le pire défenseur du capitalisme en quoi il est son plus utile ennemi.

        La boulangère peut-elle acheter tous ses biscuits ? non. basta.

        Rien dans le monde ne viendra rectifier cette faillite, et c’est Say qui en parle.

      6. . En 1803, Say publie son œuvre la plus connue, Traité d’économie politique. L’œuvre est mal accueillie par Napoléon Bonaparte qui lui demande de réécrire certaines parties de son traité afin de mettre en avant l’économie de guerre basée sur le protectionnisme et les régulations. Le refus de Say l’empêcha de publier une seconde édition du traité, et il fut révoqué du Tribunat en 1804, après avoir passé quatre années à la tête de la section financière.
        es dispositions prises par Bonaparte lui interdisant toute activité comme journaliste, il devient entrepreneur dans la production de coton. Il commence par apprendre à manier les machines des métiers à tisser qui se trouvaient dans les murs du conservatoire des arts et métiers et qui avaient été ramenés par les armées de la Révolution pour certaines. Le secteur en est alors à ses débuts. La filature débute dans les bâtiments de l’ancienne abbaye d’Auchy avec 80 ouvriers et des métiers qu’actionnait un moteur hydraulique.
        L’affaire se développe rapidement et en 1810, accrue de bâtiments nouveaux, la manufacture occupait 400 ouvriers [1] ; on y filait 100 kilos de coton par jour. En 1810 toujours, le préfet du Pas-de-Calais désigna Say pour participer à un « conseil des fabriques et manufactures ».
        Il adopte une politique patronale assez paternaliste et se préoccupe de la question sociale. Son ami Pyrame de Candolle rapporte ainsi que « au lieu de payer ses ouvriers le samedi, il les payait le lundi. Il obtenait par là que leur solde servait pendant la semaine à nourrir leur famille et qu’il ne restait que l’excédent pour le cabaret du dimanche.

      7. 1) Penser à partir d’un position analogue à celle de Descartes, c’est-à-dire considérer que le discours ambiant consiste principalement en foutaises. Malheureusement.

        2) Il faut reconnaître à Say certains mérites :

        – Avoir interrogé la notion de demande.
        – avoir fait le lien entre la demande et l’entreprise, ce qui est la moitié de la vérité. Il s’est juste trompé dans la conclusion !

        En effet, chaque objet crée son débouché, SI…. ET SEULEMENT SI, comme le dit l’adage mathématique, l’entreprise dépense TOUT son revenu, car à ce moment là elle équilibre l’offre qu’elle produit par la demande qu’elle produit. ET SINON, le capitalisme n’est qu’une chimère, parce qu’il va falloir inventer quelque chose qui va compenser la demande manquante. Et Say avait prévu une sorte de préférence pour la marchandise, le contraire de Keynes.

        En conséquence, Say est celui qui malgré lui a mis le doigt sur le choléra à l’intérieur du capitalisme, et qui causera sa perte…

        La logique est tautologique car elle ne dit rien de neuf à partir de ses prémisses, et je suis tautologique. Personne ne devrait avoir le moindre doute sur tous ces sujets.

      8. Mon problème Lizstfr c’est que vous écrivez « Le fond de l’économie est mathématique » ce en quoi vous démontrez quel sorte de déterminisme vous habite.
        Un exemple similaire de cette idéologie douce fait se réjouir qu’il y ait des victimes de la route, car sans elles point de sang dans les CHU et sans celui-ci point d’avancées de la médecine.

      9. Ach, wie gut dass niemand weiß, dass ich Rumpelstilzchen heiß!

        Oh, comment bien que personne ne sait que je Rumpelstiltskin chaud! (google traduction)

        Intéressant Vigneron !

        Mon frère gagne 10 000 e/mois, et moi zéro. Ce qui s’appelle avoir raté sa vie, mais tant pis…

      10. Les attérrés, dans leur majorité, ne veulent surtout pas la fin du capitalisme.
        Alors ils croient que les recettes de Keynes, grand infirmier du capital,
        vont encore le sauver.

        Comme l’a expliqué souvent lui-même Lordon,
        lucide et contradictoire, donc au dessus du lot,
        Keynes veut préserver le capitalisme, il ne veut pas changer de structure,
        autrement dit « sortir du cadre » comme écrit Paul,
        en clair mettre fin à la dictature du capital.

        En fait, tout cela est politique.
        Il faut les comprendre…et les désavouer.

        Ces économistes sont en fait attérrés par le capitalisme
        et ont tout aussi peur du socialisme, en tout cas ne le concoivent
        pas autrement que réel, cad « soviétique »
        Alors, il tentent de prolonger l’agonie.

        Les médecins de Molière indiquaient aux seigneurs des saignées.
        Les atterrés suggèrent aux grands des transfusions.
        Le mal est dans le sang. Mais ils n’osent pas en changer.
        Et ils font campagne, sans illusion, pour Mélenchon,
        qui se proclame lui-même « pas révolutionnaire, mais keynésien ».

        Il faudra encore quelques années d’agonie pour que chacun se résolve
        à lire attentivement les analyses de sang et accepte la thérapie.

      11. à Lisztfr 27 octobre 2012 à 12:08
        N’êtes vous pas là en train de « défendre » le productivisme ?

        Ou bien, une entreprise met autant de demande sur le marché que d’offre, ou bien elle ne le fait pas… Il n’y a pas d’autres questions et il n’y a pas d’option tierce. Dans un cas le capitalisme est viable, dans l’autre non !

        et qui ici désire rendre le capitalisme « viable » ?

      12. Le partage des ressources dans le temps :
        « Ou bien, une entreprise met », la phrase résume à elle seule, ce que nous devons faire avec les entreprises : son pouvoir, son rôle, son contrôle, le participatif….C’est pourquoi, il faudrait faire une relance non pas par le revenu mais par le patrimoine (par le biais de la capitalisation boursière notamment). Les solutions existent mais elles nécessitent une redistribution du pouvoir, des richesses, des ressources,…..
        Say a basé sa « loi des débouchés » sur le principe que la monnaie n’a qu’un rôle de canal intermédiaire qui facilite les échanges, c’est tout. Son rôle est purement passif. Cela suppose que l’on n’acquiert jamais de la monnaie pour elle-même et n’est jamais un objectif de l’échange, jamais un rôle de conservation non plus pour l’avenir. Walras est conforme au dogme classique qui prétend que la théorie économique doit être élaborée sans tenir compte de la monnaie. Les monétaristes ont également le même délire de dichotomie entre sphère réelle et sphère monétaire en prenant en plus, le temps en considération et une causalité mais pas l’interdépendance absolue.
        C’est inutile de savoir si la monnaie est endogène ou exogène, elle est le produit de toutes les convoitises (l’étalon réel de toutes les choses) et donc elle se retrouve dans la sphère réelle (le marché global des biens et services marchands = offres et demandes perturbées et manipulées, les fameux prix relatifs). Elle est une marchandise trop importante, et si on lui applique une partie de la théorie de Say : « « Ou bien, une entreprise met …… »
        On comprend les dérives commerciales dans la constitution des actifs financiers (hors bilan compris) même si des projets se sont réalisés (l’Euro pour la grèce, financement de dettes publiques,….) : à quel prix futur ? Le hors bilan est un intermédiaire (le contrat de gré à gré) des échanges qui substitue un mode de financement en une monnaie d’échanges temporelle possible. La relance épuisera les ressources, si nous ne procédons pas à la dichotomie économie d’endettement pour la production-conso et une économie d’autofinancement pour l’épargne-investissement. Cela suggère deux monnaies qui ne doivent pas se substituer, chacune doit avoir une seule destination. Sinon la variable d’ajustement sera la population…..Par les prix relatifs :
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=42743#comment-373771
        La monnaie en conclusion, je dis qu’elle n’appartient pas au domaine public mais à une caste A ne pas confondre les agrégats monétaires, c’est à dire la masse monétaire et la base monétaire (d’ailleurs devenue infinie avec QE illimité). C’est la création privée qui dicte sa loi. Et nous regardons dans le miroir aux alouettes… Vive le collatéral comme garantie (l’endettement) en procédant à rendre tout et n’importe quoi marchand…..Le servage par l’économie d’endettement conduit à des tensions (guerres et révolutions).

      13. Histoire de causer, la plupart des grands hommes sont de leurs époques, ça sert à rien de leurs reprocher des conséquences futures auquel nombres d’entre eux auraient aquigés.
        Faite une machine à remonté le temps, ramener Marx à l’instant, il mettra pas deux heures à comprendre que l’intérêt capitaliste actuel n’est plus l’accaparement des moyens de productions:
        – puisque le trading haute fréquence c’est le désengagement à la microseconde,
        – puisque les entreprises capitalistes sous-traitent la fabrication pour ce concentrer sur l’image et le juridique qui permet d’en valoriser les trade mark (Danone ne conserve le lait que pour l’image c’est juste 10% de son chiffre, dixit les cadres eux-mêmes),
        – puisqu’on peut être milliardaire en créant facebook (même avec une dévaluation, y à pas de moyens de productions, juste un service gratuit)
        Et je crois pas que Smith, Keynes ou Ricardo ce reconnaitraient dans ce système.
        C’est tellement stupide de coller aux morts des conséquences qu’ils n’avaient pas à prévoir (puisque c’est à nous de le faire), on cherche juste des excuses à notre incapacité actuelle.
        Et les guerres de clochers, c’est pas nouveau, je suis passé par un petit village en Hollande de 200 âmes, avec 7 églises, catholiques, anglicans, protestants, luthériens, etc…(le « etc » c’est juste que je ne me souviens plus de toutes les dérivations possibles du christianisme) l’un des critères pour travailler dans les premiers polders étaient la Foix, parce que seuls les plus croyants arrivaient à tenir dans cette boue qui devait ce « former » aux besoins humains.

  34. Les européistes semblent désespérés et n’ont plus le moindre argument valable pour défendre leur catastrophique enfant…

    Abandonner l’euro, c’est comme tuer son enfant en cas de divorce (Belka).

    « Même si l’euro était une erreur, on ne peut revenir en arrière mais il faut en subir les conséquences. Bref, si l’on divorce et on a des enfants, on ne peut pas les tuer », a insisté M. Belka,
    « Il y en a qui disent: +laissons tomber l’euro, puisque c’était une erreur. Nous allons la corriger+. C’est une constatation insensée, c’est comme si l’on pouvait reculer dans le temps », a-t-il ajouté.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00473524-abandonner-l-euro-c-est-comme-tuer-son-enfant-en-cas-de-divorce-belka-504879.php

    La présidente de Poitou-Charentes a fait son retour au PS ce vendredi. En ouverture du congrès de Toulouse, elle a invité l’Europe à «passer aux actes» dans la lutte contre la spéculation.

    Ségolène Royal les a aussi incité à tenir les promesses de campagne sur l’un de ces sujets de prédilection : la lutte contre la spéculation bancaire. « Il est temps de passer aux actes », a-t-elle lancé avant d’insister : « des propositions très concrètes ont été faites pendant la campagne présidentielle ». «Oui, nous avons promis de rendre public le nom des banques et des fonds de pensions qui ont spéculé sur la dette grecque et sur les assurance de la dette grecque, eh bien faisons-le ! Oui, nous avons promis d’interdire les ventes à terme de titres que les banques ne possèdent pas, eh bien faisons-le ! » Et de plaider pour qu’en France, « la réforme bancaire soit faite sans tarder » . « La finance doit redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : une industrie des services financiers, au service de l’économie réelle, elle-même au service de l’emploi et du bien-être », a-t-elle déclarée.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0202352619356-segolene-royal-invite-francois-hollande-a-clarifier-et-accelerer-son-action-504875.php

    1. L’exemple édifiant que prend Belka laisse effectivement penser qu’on a affaire à des psychopathes.
      Au fait, la part des salaires des fonctionnaires de l’UE, dans les fonds des banques établies en Belgique, cela représente quoi? Lequel des deux partis est too big to fall?

      1. Fonctionnaire européen c’est plutôt bien payé, et on n’entends jamais dire qu’il y en a trop.

        Moins bien payé qu’un toubib, un pharmacien, un marchand de lunettes ou un actuaire éminent. Et si on dit qu’y en a pas trop c’est p’têt qu’on en manque…

      2. ouais Macarel, fonctionnaire c’est comme retraité, du patrimoine social qui génère de la dette souveraine finalement détenue par les mêmes, ceux qui possède ce patrimoine.

  35. Si je vous lis bien, M. Leclerc, voici qu’apparait dans la bouche de l’adversaire la conscience d’un nouveau rapport de force. Les « invisibles » sont nommés même s’ils restent encore pour quelque temps, légèrement voilés.

    La générale en chef fait le tour de la troupe et des casernes et sonne l’alarme :  » Si vous continuez à faire n’importe quoi, faudra pas venir pleurer après ! « …

    Je note un point tout aussi important :  » Car « nous n’avons simplement pas le choix, tant les coûts de la crise dépassent ceux de la construction d’un système plus stable. »

    Nous voici donc entré par la bouche du pouvoir orchestrant, dans un nouvel âge d’asymétrie. Le consensus néolibéral, cet ancien champ de cohérence (idéologique) est rompu et la réalité peut enfin refaire surface au delà du principe de cupidité.

    Rien de telle que l’ère de la turbulence nouvelle pour réapprendre à penser et vivre.

  36. Tous ces discours autour de la réforme du système financier sont de la foutaise, du foutage de gueule.
    Tant que l’on ne réforme pas le numéraire et son mode d’émission pour disposer d’une monnaie qui circule véritablement et qui va là où elle opère des échanges, une monnaie de type « monnaie fondante », il n’y aura aucune chance d’aboutir à quoi que ce soit de stable.

    1. @ johannes finckh 26 octobre 2012 à 23:27

      Tant que l’on ne réforme pas le numéraire et son mode d’émission pour disposer d’une monnaie qui circule véritablement et qui va là où elle opère des échanges, une monnaie de type « monnaie fondante », il n’y aura aucune chance d’aboutir à quoi que ce soit de stable.

      Mais la monnaie est fondante tout comme les énergies fossiles et les métaux dont les stocks fondent et se consument. Plus ces richesses non renouvelables s’épuisent, plus leurs prix qui font le coût de la vie augmentent, et plus il faut émettre d’argent. Les responsables des banques centrales (non élus démocratiquement) sont les vrais régulateurs de l’économie financière dans chaque zone monétaire. Mais ceux des pays qui détiennent ces richesses non renouvelables et sont suffisamment puissants pour assurer le contrôle de leur distribution sont des régulateurs d’un niveau encore supérieur.

      C’est pourquoi l’Europe, qui est pauvre dans ces ressources non renouvelables, et l’€uro qui est adossé à ces maigres richesses, sont amenés à jouer un rôle de moins en moins influant dans le monde, dans les temps qui viennent.

      1. Donc la Russie de Putin, avec Rosneft, Gazprom et innombrables metaux de Siberie et bientot de l Arctique, va devenir ecrasante pour l Europe et de toute premiere importance sur le plan mondial, meme plus important que la Chine est actuellement pour les EU et l UE…

      2. @ jducac
        Relisez Jean marc Jacovinci
        http://www.manicore.com/documentation/transition_energie.html

        Plus nous prendrons tôt le virage de la décarbonisation massive, plus nous augmenterons nos chances d’exporter des solutions ailleurs, puisque nous augmentons nos chances de les trouver (ou de trouver comment les produire économiquement) avant tout le monde.

        Décarboniser massivement l’activité pour répondre aux besoins, voilà à quoi peut servir la monnaie fondante, c’est tout le contraire de ce que vous proposez
        Je regrette cependant que JMJ n’appuie pas assez ses démonstrations sur le social, ce qui fait qu’il préconise le nucléaire.
        On ne s’imagine pas le potentiel de « négawatts » à créer en s’appuyant sur le social, cela JMJ ne le voit pas…. encore.

      3. @ michel lambotte 27 octobre 2012 à 19:38
        Nous n’abordons pas, vous et moi et beaucoup d’autres, l’analyse de la situation de la même manière. L’intérêt d’échanger courtoisement nos façons de voir, vient de la possibilité d’accéder peu à peu à la connaissance de la vérité en écartant ce qui relève des croyances, qu’elles soient philosophiques, religieuses, politiques ou autres.

        Ce qui relève de la physique et des sciences dures, auxquelles l’économie appartient, me rapproche de Jancovici dont la démarche scientifique m’apparait rationnelle et bien moins manipulable que celles qui se fondent sur les sentiments que l’on présente sous des dehors plus séduisants et par voie de conséquence plus susceptibles de tromper, que la froide et implacable démonstration expérimentale.

        Ce qui m’amène à ne pas changer d’approche, c’est de voir que les plus grands défenseurs de « l’humain d’abord » qui, sur ce blog par exemple, m’apparaissent très sympathiques et estimables, peuvent en arriver, lorsqu’ils sont aculés dans leurs derniers retranchements logiques, à être méchants, et mauvais à l’égard de leur contradicteur, leur prochain, leur semblable être humain, au point d’inciter à la haine contre lui, sur la base de considérations parfois des plus malhonnêtes.

        C’est un comble pour ceux qui se parent d’un humanisme pur jus. Ce comportement est pour moi, de l’antihumanisme primaire, tout comme il existe de l’anticapitalisme primaire. L’un et l’autre étant basés sur des croyances que les plus influents font gober aux plus faibles parce que plus ignorants et plus manipulables.

        En ayant œuvré jusqu’à l’âge de la retraite dans le domaine technique, vous-vous êtes avant tout confronté à la physique des choses. Vous vous êtes aussi confrontés aux hommes et à leurs idées, celles des uns s’opposant à celles des autres. Ce seul fait montre bien que parmi ces idées, il y en a de fausses. Elles se dissimulent certainement derrière des arguments faux.

        Pourquoi ne pas faire davantage confiance à celles qui s’accordent le mieux avec marche physique des choses ?

        J’ai répondu à une de vos sollicitations sur les prêts à intérêt et sur la production industrielle en donnant raison à la fois à la physique des choses et à Paul Jorion lorsqu’il dit :

        L’argent ne vaut que par l’idée qu’on s’en fait.

        Voyez ce qui rend l’argent similaire à l’énergie, à condition de le considérer relativement au temps.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=42719#comment-374087

        Bon dimanche.

      4. Derrière la physique des choses il y a des hommes qui doivent composer avec leur prochain qu’ils soient collègues de travail clients ou fournisseurs, c’est une grande chance d’avoir pu travailler trente ans au contact de ces personnes.
        Pour autant qu’on ne se laisse pas aller à des aprioris, c’est grâce à elles on acquière de l’expérience.
        Dans une telle activité nous ne sommes pas dans une approche de confontration d’idées mais d’arrangement et de compromis.
        Si dans un tel type de travail on ne fait référence qu’à la confrontation ou à la contradiction, on est jeté après quelques temps.
        C’est votre droit de ne pas vouloir changer votre approche et je le respect puisqu’il ne menace pas mon intégrité, mais parfois il est bon de se remettre en question pour mieux comprendre les autres qui peuvent aussi vous rendre des services.
        Je comprends mieux maintenant l’idée que vous vous faites du prêt à intérêt, il faudra plus d’argent pour se payer l’énergie du futur ce qui le rend légitime, à vos yeux.
        L’argent pour payer l’intérêt du prêt ne tombe pas du ciel, il faut que des hommes travaillent et consomment de l’énergie pour le payer, ce qui veut dire que contrairement à ce que vous pensez, il faut consommer de l’énergie pour pouvoir faire de l’argent.
        L’argent n’est pas similaire à l’énergie mais est une consommation d’énergie ce qui est fondamentalement différent. D’autre part, chaque jour, le travailleur cours des risques pour son intégrité physique ou morale, je connais cinq travailleurs qui ont été accidentés au travail dont un est décédé, ne trouvez vous pas que les travailleurs qui courent ces risques ne devraient-t-ils pas en être rémunérer au même titre que le capital.
        L’industrialisation ne s’arrête pas aux productions, mais est bien un mode de vie, un mode d’organisation de la société qui n’a pas toujours existé.
        Tant qu’il y a de l’énergie fossile, l’industrialisation est encore possible, 98% des déplacements se font avec du pétrole et c’est sur ce problème que va échopper l’industrialisation.
        Il sera nécessaire d’en venir à une autre organisation plus axée sur la relocalisation, le do it yourself, la prosommation, l’autonomie etc…
        Si les réalisations expliquées dans les liens suivants existent, ce n’est pas le fait du hasard, c’est par nécessité et c’est de cela qu’il faut s’inspirer, ce qui ne signifie nullement de se passer des usines mais les mettre à leur place sans les glorifiés ou les considérer comme un intouchable sanctuaire. Ce qui est valable pour les usines l’est tout aussi bien pour l’emploi dans sa forme actuelle.
        http://www.novethic.fr/novethic/planete/environnement/energie/allemagne_rai_breitenbach_village_energetiquement_independant/122298.jsp
        http://www.heol2.org/
        http://www.youtube.com/watch?v=P2ZY4gqCzO0

    1. @ Renou
       » D’accord ou pas, c’est comme ça. »
      T’es pas un peu autoritaire sur les bords , des fois ?
      Et pour dire des énormités pareilles , il faut vraiment ignorer l’histoire .

    1. @ JEFF
      Dans ta vidéo sur l’occupation de Bankia , une femme :
       » moi je demande tout , pas une chose en particulier… »
      Elle parle aussi de la Syrie , » ça doit s’arrêter  » dit-elle .
      C’est bon , les ami(e)s , c’est ça qu’il fallait faire en 1936 , en 1968 aussi ( on n’en était pas loin ) .
      Le temps est mûr pour ça .

  37. Belgique : les réactions en chaine commencent , banques , crédits , automobile , métallurgie , chimie , villes entières au chomage , fermeture commerces , dérapage budgets , restrictions etc etc…. sans espoir d’améliorations , sans but , sans direction…………….l’agonie…………pour 10 ans.

    1. C’est vraiment trop cruel. Je reclame instamment l’euthanasie pour le royaume de Belgique – et lesbelges avec. Cessons là cet ignoble acharnement thérapeutique, Bertrand…

      1. Oui ! tout territoire essentiellement francophone, situé au-dessus de la rive droite de la Seine, devrait avoir Bruxelles pour capitale , .

      2. Belgique fermeture de Ford Genk 4500 emplois + 5000 chez sous traitants.
        Chaque employé à 2 parents , 2 enfants , une femme = 6 personnes à entretenir.
        10000 *6 = 60000
        6% la valeur main d’oeuvre en automobile donc 94% pour les fournitures , les machines et invest payés long terme à crédit.
        60000/6*94 = 940000 personnes + 60000 = 1 million de personne sans ressources.
        Belgique 10 millions d’habitants.
        En même semaine tous les fournisseurs ferment la porte.
        Il suffit de 3/4 usines similaires pour que la Belgique soit à terre et attérée pour longtemps , Messieurs les politiques avez vous compté ainsi ?

    2. Il est étonnant de constater les tendances séparatistes d’un côté et la volonté fédératrice des eurocrates de l’autre… visiblement il y a une contradiction politique à ce niveau.

      1. Aucun rapport. L’UE et Bruxelles c’est une chose, le marigot politique du bazar belgo-belge une autre. Y’a qu’à mettre la capitale de l’UE à Paris ou Berlin, ou Strasbourg !

      2. Aucune contradiction, c’est très logique même:
        affaiblissement voire éradication des états nations et de leurs masses de citoyens plus ou moins organisés et susceptible de troubler l’Ordre avec leur lubie de démocratie.
        la réduction de l’espace démocratique au plus petit dénominateur régional concoure au dynamitage des structures démocratiques suffisamment fortes pour tenter de s’opposer à l’Ordre.
        Espace supranational technocratique et scélératement rebaptisé « fédéral » échappant à tout pénible contrôle démocratique.

        D’autant plus qu’il ne s’agit plus là d’indépendantisme de « régions pauvres colonisés honteusement pas un état central étranger et oppresseur, quasi colonialiste », ce qu’on pourrait encore comprendre. Comme l’écrit ailleurs François, il s’agit d’un indépendantiste de « riches » souhaitant lever des ponts levis pour ne plus payer pour des gueux qu’on trouve insupportable de compter encore dans la même famille nationale. Les riches flamands ne veulent plus des gueux wallons qui ont pourtant payé pour eux pendant 150 ans. Les riches catalans ne veulent plus de l’Espagne pouilleuse sans laquelle il ne serait qu’une petite province Française ou un petit état croupion miséreux. Les riches italiens du nord ne veulent plus des pouilleux du sud après que ces derniers aient fait leur fortune en étant les premiers clients obligés de leur industrie et leur vivier de main-d’oeuvre taillable et corvéable.

  38. Les politiques ultra-libérales de l’UE favorisent la ré-émergence du National-Socialisme en Europe: à commencer par la Grèce.

    Oubliées les leçons des années 30, nous fonçons de nouveau en klaxonnant vers des temps de barbarie.

    Mais les bourgeoisies européennes préfèrent faire courir ce risque au continent, plutôt que de renoncer à un système qui assure leur enrichissement sans limites.

    Comme dans les années 30, elles soutiendront les nouveaux Hitler et Mussolini si les choses tournent au vinaigre. Et comment ne pourraient-elles pas tourner au vinaigre avec l’explosion du chômage et de la pauvreté dans toute l’Europe, et plus particulièrement du Sud.

    D’ailleurs en France, on peut observer comment tout l’échiquier politique a ces dernières années globalement dérivé vers la droite:

    Entre la droite de l’UMP et le FN, il n’y a plus que l’épaisseur d’une feuille de cigarettes. Le PS est désormais au centre gauche, et sa droite se confond avec le centre droit.

    Le Front de Gauche qui devrait tout simplement être qualifié de gauche, est taxé d’être à l’extrême gauche.

    Cette dérive s’étant faite sur une quarantaine d’années, les plus jeunes n’en ont pas conscience, ce qui risque de favoriser le retour des temps barbares en Europe.

    Réveillez-vous, réveillons nous de la « douce » torpeur qui nous a envahit, hypnotisés que nous sommes par la petite musique lénifiante des médias au service des intérêts économiques dominants: réveillons-nous tant qu’il en est encore temps, après il sera trop tard.

    1. Exact.
      Il fallait écraser le fascisme au plus tard en 36 en Espagne.
      Toutes les bourgeoisies ont été complices.
      Il a fallu 9 ans de souffrances inouies.

      Pareil aujourd’hui. Il ne reste que quelques années
      pour éviter la barbarie.
      Assez de rêveries et de lutte des coudes autour des urnes!

  39. Les manifestations dans plusieurs pays (Grèce, Espagne,…) contre l’austérité ou la baisse drastique du niveau de vie, ne sont plus écoutés par les dirigeants politiques au pouvoir. Pourtant lorsque les multinationales, les banques ou les lobbys s’expriment, la réponse positive est très rapide et suivie dans les faits.

    S’exprimer dans la rue, avec des manifestations qui réunissent des dizaines ou des centaines de milliers de manifestants n’aboutit plus à rien. Les manifestations contre l’austérité ou le mouvement des indignés ont été ou sont, des rassemblements pacifiques. Et les revendications visent à alerter que le niveau de vie en société est en danger de toutes sortes.

    Il n’y a aucun signal ou réponse des politiques, des industriels ou des financiers. Ce qui contraste avec l’efficacité de l’omniprésence des lobbys ou agents d’influences en politique. Les banques ont été renfloué plusieurs fois avec des chiffres de plus de mille milliards de dollars ou d’euros sur moins d’un an, et de nouveau réaliser les années suivantes. Les décisions entre les multinationales ou les banques et les politiques sont en conflits d’intérêts réguliers.

    En parallèle, d’absences d’organismes et de procédures pour les citoyens comme le font les lobbys. Ce qui nécéssite une ouverture vers des décisions qui appliquent (comme pour les lobbys ou les banques) dans les faits les revendications des citoyens. Ses rassemblements pacifiques sont une demande dans ce sens.

    Car quant s’exprimer dans la rue ou en consultation populaire diverses ne sert plus à rien. On en arrive quand même à faire croire que l’opinion publique allemande (par les sondages) veut un appauvrissement général de la Grèce aujourd’hui, et demain quel autre pays ?

    Alors que les banques, les lobbys des multinationales ou autres agents d’influences financiers viennent dans l’espace médiatique ou politique, ceci va créer rapidemment une décision et une application dans les faits comme une injection massive de liquidités se chiffrant en plus de mille milliards d’euros. Les manifestations pacifiques sont légitimes, et souffrent de ne pas être écouter dans les faits.

  40. @ Macarel
    « …,,,, Cette dérive s’étant faite sur une quarantaine d’années, les plus jeunes n’en ont pas conscience …. »
    Pas dac ! Il y a justement toute une jeunesse qui lit , veut comprendre et se politise .
    Et des vieux qui sont là aussi ! Avec eux .
    Quant à ça :
     » …Réveillez-vous, réveillons-nous de la « douce » torpeur qui nous a envahis, hypnotisés que nous sommes par la petite musique lénifiante des médias au service des intérêts économiques dominants: réveillons-nous tant qu’il en est encore temps, après il sera trop tard. »
    Résumé de ce qu’on peut lire chaque jour sur ce blog .
    TOI , TU fais quoi ?
    Dans telle ou telle situation près de chez toi que tu trouves INADMISSIBLE …
    Selon ta disponibilité …

  41. La résistance peut prendre différentes formes les manifestations en est une et pas des moindres puisqu elle peut être médiatisée et par conséquent unir les personnes qui s y identifient la résistance intellectuelle écriture de livres blog conférences radio en est une forme aussi qui peur également motiver des adhésions multiples l art également a toute sa place divulguer sa pensée échanger apprendre s entraider aussi donc ne pas critiquer ceux qui font autre chose que des pancartes ne pas oublier que médias sont dans mains de multimilliardaire donc pas même vie que citoyens je pense que la majorité de la population est mure pour un changement mais lequel? Les politiques sont dépasses par contre je sais de source proche que trichet patron ex. De la BCE a bien dit que Grèce zone test parce qu ils veulent appliquer même régime aux autres pays de la CEE zone test !! Ils nous prennent pour du bétail ils n ont pas mesure que les gens étaient éduques avec un certain sens critique ils auraient pu au moins en ex pliages la nécessite cette élite semble déjà dépassée non seulement par événements mais aussi par la base qui réfléchit mieux

    1. Il « est grand temps » que Gilles Cosson » pense » à écrire sa contribution dans « l’utopie réaliste » .

  42. A propos de say .
    Le système capitaliste est capable de produire beaucoup plus que ce dont nous avons vraiment besoin pour être heureux, encore faut-il me direz vous définir le bonheur et par conséquent, avons nous besoin de tant de marchandises pour l’être. Nous entrons dans un autre débat cependant des entrepreneurs géniaux seront toujours la pour inventer sans cesse de nouveaux produits pour satisfaire des désirs insatiables au détriment des ressources limitées de la planète. Mais dans le paragraphe cité plus haut, il y a je crois un paramètre qui n’apparaît pas : c’est la force de vente. En effet dans le système capitaliste les entrepreneurs comptent bien sur l’excellence de vendeurs capables de fourguer des produits à des gens qui n’en n’ont pas besoin . Ainsi pour qu’une économie fonctionne il faut comme le dit Say qu’il y ait de l’argent et qu’il circule, or en cette période de crise ceux qui ont le pouvoir d’achat préfèrent souvent épargner leur pécule en cas de nécessité , et par ailleurs pour pouvoir consommer il faut un salaire et donc un travail . Les intégristes du capitalisme croient donc que seule la croissance permettra la quadrature du cercle. Mais contrairement à l’époque de Say je pense que nous entrons dans des temps où la croissance ne créera pas nécessairement d’emplois et qu’un accroissement de la productivité produira une augmentation du PIB et de la richesse sans effet sur le chômage. Les capitalistes veulent de la plus value , les emplois ne les intéressent guère au contraire ce qu’ils veulent c’est plus de richesses avec moins de travail. Par ailleurs on voit mal comment va venir la relance . Sous prétexte de compétitivité par rapport aux pays avec lesquels ils sont en concurrences, les responsables politiques ne vont faire qu’accentuer la précarité en déplaçant les charges salariales et en répondant aux demandes d’assouplissement des lois du travail de la part du patronat.

  43. Il faut réveiller le feu qui couve sous la cendre.

    La société tout entière a été recouverte d’un glacis libéral qui en détient le dernier mot. L’égalité dont le sens a été relégué au fin fond de la Constitution n’est entendue désormais que sous l’angle juridique, .. « égaux en droit ». La fraternité n’en parlons pas, concept ambiguë, coincé entre les deux autres, mais l’égalité, honnie par les uns, n’est entendu par les républicains qu’au sens juridique (donc abstrait) ; parce que notre république a été fondée par des philosophes, mais l’intuition profonde de l’idée d’égalité ne réside pas là. Egalité, non comme le clamaient les révolutionnaires contre les privilèges, mais au sens le plus humain possible ! Egaux avant quoi que ce soit, ni en droit, ni dans la république, ni dans la mort, mais en humanité. Au sens chrétien pour donner une référence. Pour avoir cacher ce mot au fronton des monuments, on en a perdue la signification, devenue institutionnelle.

    1. Pour que l’égalité ne soit pas qu’une déclaration de principe, il faudrait parler d’elle comme d’un droit pour tous au bonheur le plus élémentaire qui est l’assurance de pouvoir subvenir à ses besoins vitaux (se nourrir, se loger, se chauffer, se vêtir). Pour transformer ce concept d’égalité en une réalité palpable, il faudrait instaurer un revenu d’existence pour tous.
      Puisqu’il qu’il ne peut y avoir de fraternité dans l’acceptation de la misère d’autrui, et que la liberté ne saurait exister sans sécurité matérielle, on voit bien que l’égalité économique et sociale pour tous est le fondement de tout. Le droit de vie tout simplement, c’est à dire le droit de manger à sa faim, de se loger et de se laver, de se couvrir. Un droit de vie pour tous, sans que celui ci ne puisse être hypothéqué par une perte d’emploi ou un revers de fortune qui arrive parfois plus vite qu’on ne le pense.

  44. Ca chauffe à Madrid ce soir:

    Manifestation anti-austérité à Madrid aux cris de « démission » (27/10/2012 20:49)

    Des milliers de manifestants ont défilé samedi soir dans le centre de Madrid vers le Congrès des députés espagnols, aux cris de « démission », pour protester contre le budget 2013 du pays et la politique d’austérité menée par le gouvernement de droite. Répondant aux appels des « indignés », les manifestants étaient encadrés sur le parcours par des dizaines de fourgons de police, le défilé n’ayant pas été officiellement annoncé. « Ils ne nous représentent pas », « plus d’éducation, moins de policiers », « rejoins-nous, ne nous regarde pas », « démission », criait la foule massée derrière une grande banderole blanche sur laquelle on pouvait lire: « Non aux coupes budgétaires ». « Je suis d’en bas, du peuple. Je suis venue manifester parce qu’ils nous prennent tout, la santé, l’éducation, les maisons », raconte Sabine Alberdi, une manifestante de 50 ans en évoquant les coupes budgétaires qui étranglent une large partie de la population, les expulsions de propriétaires surendettés qui se multiplient dans le pays où un actif sur quatre est au chômage. Depuis un mois, la mouvance des « indignés » a pris l’habitude de manifester aux abords de la Chambre des députés, sous le mot d’ordre « Cernons le Congrès », pour protester contre le budget 2013 en cours d’examen au Parlement, qui prévoit des économies pour un montant de 39 milliards d’euros. Au total, le gouvernement de Mariano Rajoy prévoit d’économiser 150 milliards d’euros entre 2012 et 2014 pour redresser les comptes publics. Cette politique, qui inclut des baisses de salaires et des indemnités chômage, des hausses d’impôts, notamment de la TVA, des coupes dans la santé et dans l’éducation, impose de lourds sacrifices à de nombreux Espagnols. (KAV)

    http://www.dhnet.be/breaking_news.phtml?id=179597&source=belga&status=3

  45. Le seul endroit où les recettes du fmi marchent c’est en islande
    précisément parce qu’ils n’en appliquent aucune

    on nationalise et on laisse les banques faire faillite
    un circuit court et efficace

    99%

    Comment se débarrasser d’une méga banque mais tout simplement en la démentelant.

    rappeler vous la grande compagnie Bell…

    pour le fmi une liquidation directe ferait l’affaire

  46. Des dizaines de milliers de manifestants à Rome contre l’austérité.

    Plusieurs dizaines de milliers de manifestants, pour la plupart jeunes, ont défilé samedi à Rome pour protester dans le cadre d’un « no Monty Day » contre les mesures d’austérité du gouvernement italien. Des heurts ont éclaté entre forces de l’ordre et protestataires.

    Le défilé a débuté en début d’après-midi et s’est déroulé dans l’ensemble dans le calme, sous une nuée de drapeaux rouges arborant la faucille et le marteau. Sur le trajet, de petits groupes de jeunes des centres sociaux ont lancé des oeufs, des bouteilles et des pétards sur des succursales de banques italiennes.

    Vers la fin de la manifestation, de petits groupes de jeunes ont formé un « cortège sauvage » en dehors de l’itinéraire prévu par la police. Certains d’entre eux, encagoulés et vêtus de noir, ont bloqué une voie rapide et lancé des gaz fumigènes, des pétards et des bouteilles contre les forces de l’ordre.

    http://www.romandie.com/news/n/Des_dizaines_de_milliers_de_manifestants_a_Rome_contre_l_austerite42271020122058.asp

  47. En Grèce, la fameuse liste « Lagarde » contenant quelques milliers de gros fraudeurs au fisc a été perdue par le pouvoir. C’est ballot. Mais un petit journaliste, Kostas Vaxevanis a retrouvé et publié cette liste. Qu’est-il arrivé ensuite? Le pouvoir a immédiatement lancé un mandat d’arrêt contre… le journaliste.

    http://www.categorynet.com/actu-des-medias/liberte-de-la-presse/grece—-mandat-d7arret-a-l7encontre-du-journaliste-kostas-vaxevanis-20121028194805/

    Comment peut-on encore décemment dire que le régime politique grec est actuellement une démocratie?

  48. Une régulation pourrait être technique (autorégulation par le cadre, modes de financement) et non humaine. Ensuite, une relance peut se faire par le revenu, mais aussi par le patrimoine. C’est une histoire de redistribution du nominal…
    Enfin aujourd’hui, les capitalisations boursières reflètent-elles la valeur réelle des actifs ?

  49. peut-être pourrait -on envoyer un petit mot à Mme lagarde pour lui signaler un détail concernant son dossier sur les « organismes trop complexes( trop gros) dont la taille ne permet pas d’envisager la faillite »
    sur euronews on signale que le géant russe et le géant britannique du pétrole se sont assemblé dans une joint venture fusion pour créer le plus gros groupe pétrolier du monde
    TNK+ BP

    zon pas l’air d’être trop contrariés par les discours de christine

      1. Oui, tout a fait Vigneron !

        Cela devient carrement inquietant, Rosneft et Gazprom vont pouvoir dicter les prix, ou fermer les robinets, comme bon leur semblera.

        La Russie va devenir ecrasante pour l Europe entiere, voire sur le plan global, les envies hegemoniques de Putin, ex-KGB, sont plus qu evidentes et dire qu il y en a qui n y voit que dalle…

      2. C’est quoi les solutions ? La guerre ? Absurde. Et c’est moins grave de voir l’Europe se faire saigner par les US ! Alors, on aimerait faire un bloc transatlantique capitaliste pur et dure et rouler des mécaniques (elle est belle la mondialisation).
        Les capitalistes et politiques européens feraient mieux de nous protéger en faisant une vraie politique économique interne, autonome et durable par l’investissement sur le territoire. Et non, en ayant systématiquement les yeux rivés sur l’extérieur…. Les énergies domestiques n’ont jamais été développées, une simple histoire de contrôle des masses et on s’inquiète ensuite de la faiblesse du modèle (le remake de la ligne Maginot). Les économies d’énergie ne sont pas non plus dans les petits papiers (enseignes, éclairages publiques,…). Le tri se fera par l’argent.
        Vive la royauté financière, vive les nouveaux guerriers ! Bientôt la croisade….

  50. le sens du détail précité est que la réalité est  » toujours plus gros »
    alors le discours de lagarde manque de mise à jour et de lucidité sur l’intention globale
    « toujours plus hégémonique »

    et apparement tout le monde laisse faire…

  51. Personellement, je ne prendrai en considération ce que radotte les sbires du FMI et les autres saveurs d’escronomistes que le jour où ils prendront en compte dans leurs élucubrations les lois de la thermodynomique. D’ici là leur propos ont autant d’intérêt et d’incarnation physique que les aventures d’une fée du 9e monde au pays des génies de la lampe à « warp drive »…

    Tant que l’humanité en générale ne prendra pas en compte les conséquences de l’entropie ladite humanité ne va nulle part, sinon vers un terrible désastre. Il faudra hélas faire connaissance avec ce déastre pour que ladite huminité daigne prendre note de l’existance de l’entropie et des lois de la thermodynamique.

  52. Je vois peut-être le cynisme partout, mais il n’y a pour moi dans le discours de C Lagarde qu’une posture. Comme dans le discours de J Chirac à l’ONU sur « la maison qui brûle et nous regardons ailleurs ». Ce discours sert juste à leur donner une conscience à peu de frais auprès des naïfs. Il m’est aussi insupportable que les réponses données par les CEO des banques américaines devant la commission des parlementaires américains, telles qu’on a pu le voir dans le documentaire « Noire finance ».
    En public C Lagarde a peut-être un discours conséquent et cohérent, mais en privée si elle demande à ce que soit mises en pratique ses recommandations, elle n’aura aucune pugnacité pour passer outre le premier Non d’un de ces CEO.Elle ne sera jamais le mouton noir de sa classe sociale.

    ce discours n’est qu’un leurre : dans la forme on avoue les erreurs, sur le fonds rien ne change. Un peu comme Joseph Stiglitz qui dénonce les programmes d’ajustements structuraux du FMI et de la banque centrale. Cela fait des années que ces organismes ont reconnus leurs erreurs et promettent de changer mais dans les faits ce n’est pas le cas : on applique maintenant ces programmes à la Grèce.

Les commentaires sont fermés.