L'actualité de la crise : DANS LEUR GENRE, DE VÉRITABLES ARTISTES ! par François Leclerc

Billet invité

Retenons notre souffle, les acrobaties s’enchaînent en Grèce et en Espagne, car il faut sans attendre boucler les dossiers !

À Athènes, le gouvernement de coalition est en permanence au bord d’une rupture qui n’intervient jamais ; le Pasok et le Dimar (gauche démocratique) refusent d’accepter les toutes dernières mesures d’austérité du nouveau paquet, mais les partis d’opposition dénoncent une mise en scène. Le texte d’un nouveau mémorandum arrondissant autant que possible les angles est en cours de rédaction finale, ultime tentative du premier ministre Antonis Samaras pour mettre les partis de la coalition devant leurs responsabilités : une seule loi sera présentée devant le Parlement et cela sera tout ou rien ! Face à un accord introuvable, il cherche à forcer de tous côtés la décision, y compris vis-à-vis des dirigeants européens.

Selon les fuites qui se sont multipliées, deux ans de délai seraient accordés pour revenir dans l’épure initiale du désendettement, réaliser les réformes requises – des déréglementations du marché du travail et de celui de l’énergie – et réaliser le programme de privatisation, dont le montant serait réduit de moitié. Restera toujours à financer cet allongement du calendrier, qui creuse un trou de 15 à 18 milliards d’euros… Il est désormais question d’une restructuration de dette prenant la forme d’une réduction des taux d’intérêt et d’un étalement des remboursements des prêts. Mais une grande confusion règne, ni la BCE, ni le gouvernement allemand, ni Bruxelles ne confirmant cette annonce faite devant le Parlement par Yannis Stournaras, le ministre grec des finances.

Les rumeurs se font également insistantes à propos du dispositif proposé par le gouvernement allemand, qui consisterait à ne débloquer dans l’avenir les fonds du plan de sauvetage qu’en fonction des réductions effectives du déficit, et à mettre le gouvernement sous surveillance permanente, ce qui a été immédiatement dénoncé comme une menace de faire du pays un simple protectorat, ce qu’il est déjà dans les faits devenu.

C’est à propos des banques espagnoles qu’un autre numéro se déroule simultanément. Une fois acquis que leur renflouement passera par l’intermédiaire du budget de l’État, reste à calibrer l’effort des uns et des autres. L’affaire doit se faire en deux temps : par un renforcement des fonds propres des banques lui aussi en suspens, nécessitant selon le gouvernement un petit 40 milliards d’euros d’apport, et par la création d’une bad bank qui accueillera plus ou moins généreusement leurs actifs douteux.

À propos de la recapitalisation des banques, la Commission européenne souhaite que les actionnaires et les créanciers soient le plus possible mis à contribution, afin de limiter l’intervention européenne. Ce que le gouvernement freine, car cela ruinerait au passage les centaines de milliers de petits épargnants – l’une de ses assises électorales – qu’il avait engagés à acheter les titres participatifs émis par les banques.

Mais une autre bagarre a lieu entre les mêmes, à propos de la valorisation des actifs douteux transférés à la bad bank. La Commission souhaite que celle-ci soit la plus basse possible, afin d’attirer au capital de la structure de défaisance des investisseurs privés qui ne se bousculent pas, et qui pourraient ainsi avoir l’espoir de faire de bonnes affaires. Toujours dans l’espoir de ne pas accroître la contribution européenne. Mais cela aurait comme conséquence d’augmenter les besoins financiers des banques ainsi que la pression sur leurs actionnaires et créanciers, ce dont Madrid ne veut donc pas.

Le gouvernement espagnol est pris entre deux impératifs contradictoires : baisser cette valorisation pour attirer les investisseurs privés (l’aidant à partager le financement du capital de 90 milliards d’euros de la bad bank) ou la laisser élevée afin de ne pas augmenter les besoins de financement des banques, qu’il doit assumer. La discussion est d’autant plus serrée que les estimations publiques des besoins de recapitalisation des banques sont notoirement sous-estimées et que la Banque d’Espagne annonce régulièrement un chiffre plus élevé de créances douteuses en leur possession. On en était à 178,5 milliards d’euros à la fin août dernier.

Tous ces comptes sont autant de circonstance – quand ils ne sont pas truqués ! – que ceux qui avaient présidé à l’établissement du second plan de sauvetage de la Grèce. On y reviendra, forcés et contraints !

————

FUKUSHIMA, LA FATALITÉ NUCLÉAIRE vient de paraître aux éditions « Osez la République sociale ! » [148 pages – 11 euros.] Vente en ligne ici

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83 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : DANS LEUR GENRE, DE VÉRITABLES ARTISTES ! par François Leclerc »

  1. Mais POUR QUOI? c’est pour aller vers où? le monde qu’ils nous préparent va devenir horrible…et ils en font partie quoique ils disent, pensent et font du « nous ».

    1. @ sam suffit
      « … le monde qu’ils nous préparent… ils en font partie… »
      Crois-tu qu’  » ILS  » puissent subir un seul jour les conséquences de leurs décisions .
      Je crois qu’on va inéluctablement vers une guerre . Sauf si ………………..
      et , ce jour-là ,  » ILS  » seront à l’abri .  » ILS  » L’ONT DEJA PREVU . Dans des lieux très protégés ( pays d’Amérique centrale et du sud par exemple ) .

      1. oui mais avant de partir se reposer ils remettront les clefs à un extremiste( ou une) comme d’hab….pour revenir les mains propres ..

        on a déja vu ça dans le passé.

      2. Et les plus désespérés ou les plus enragés consacreront leur vie à les traquer et les châtier…

        Et ils y réussiront beaucoup mieux que par le passé car ils seront beaucoup beaucoup beaucoup plus nombreux, loi des grand nombre…, ils n’auront strictement rien à perdre, et ils trouveront des alliés objectifs partout ils se rendront…

        La globalisation marche dans les deux sens… Le monde n’est-il pas aujourd’hui bien plus ouvert, bien mieux connu et surtout très densément peuplé de gens animés de sentiments pas forcément amicaux pour cette élite… Cette élite, composée d’hommes très vieux, terrorisés par leur fin qui s’annonce, tant symbolique que physique, est comme les précédentes, complètement à côté de la plaque… Ils ne comprennent pas encore que le monde est maintenant fini, que les ressources s’épuisent, que les arbres ne montent pas jusqu’au ciel… Rappelez vous ! Quant ils étaient petits, on leur a d’abord promis la lune, puis ils l’ont obtenu !!

        La génération qui vient est la plus éduquée, la plus avide de transparence, et dispose de l’outil le plus puissant jamais crée… A votre avis, quelle est la stratégie la plus efficace pour se battre ? disposer de quelques armes arrachées au camp d’en face ou disposer en tout lieux et tout le temps des expertises, plans, recettes, savoir faire, retours d’expérience, permettant de construire toutes sortes d’armes avec des bouts de ficelle et un peu d’engrais… ?

        Il devient de plus en plus difficile de se cacher, les outils de surveillance de la population qui se mettent en place à la hâte peuvent bien évidemment se retourner très facilement… Les attentats suicides, filmés, scénarisés, mis en scène, et contre lesquels il est presque impossible de lutter, deviennent la norme … Dans un tel environnement, les couts du contrôle et de la sécurité montent au ciel… et les taux de profits stagnent … Un mercenaire se paye cher, surtout s’il y a été habitué…

        Espérons qu’au moins une partie de l’élite comprennent rapidement que certains « radeaux » ne pourraient finalement pas tenir la mer aussi bien que ça…

      1. D’une résistance à une autre- vidéo 18′
        http://www.dailymotion.com/video/xui8am_d-une-resistance-a-une-autre_news
        …Dans l’Humanité de ce jeudi, des salariés de Petroplus, ArcelorMital, PSA, Rio Tinto et Sanofi interpellent le gouvernement et disent leur refus de l’impuissance politique. Sandrine Caristan, déléguée syndicale CGT Sanofi Montpellier, se dit « pour une nationalisation brutale »….
        http://www.humanite.fr/ce-jeudi-dans-lhumanite-nous-avons-des-idees-ecoutez-les-507169

      2. OUF !
        J’avais cru lire… cher morvandiaux,
        « pour une rationalisation brutale »
        nationalisation contre rationalisation
        ou le chemin d’une autre résistance?

      3. 1- Dettes à un niveau insupportable
        2- population vieillissante, bientôt pensionnée,
        3- Pétrole et matières premières plus rares et plus chères.

        C’est clair, le pire est certain.
        Il n’y aura jamais plus un retour à la croissance des années 80/90. C’est fini.
        Une longue et pénible déflation à la Japonaise à commencée.

    2. @ Kerjean
      Quand les gens arrêteront de croire que les hommes politiques vont sauver l’économie .Vous avez déjà vu un interdit bancaire vous faire un prêt ?

      1. Oui, moi.
        j’ai été interdit bancaire parce que ma banque d’alors avait jugé que je n’étais plus crédible, alors que ce n’était qu’une question de jours, non , d’heures, et de leur faute , pour une somme d’environ 100 euros …
        Ca ne m’a pas empéché de préter des sous à des amis, ceux qu’il me restait , les sous et les amis ……

      2. @ pasdefil
        Sur ce que je ressens , vous n’êtes n’y homme politique , n’y banquier , donc vous prêtez sans intérêt , dans les deux sens du mot 🙂

      3. La politique est aussi utile à l’économie et à l’emploi
        que la mouche du coche 🙂

        Il y a des évidences qu’il faut rappeler de temps en temps.

        La politique çà pourrait être inspiré de çà :
         » … le domaine public était un espace collectif où les hommes conversaient entre eux en tant que citoyens libres et égaux et se servaient de leur raison pour agir sur le monde, et laisser quelque chose de positif à la postérité.. . » extrait de

      1. « les dettes DOIVENT être payée. »

        Dans l’absolu vous avez raison, par contre l’intérêt de la dette peut largement être discuté (à fortiori quand l’endetté est pris à la gorge).

      2. Je répète une évidence mais bon… LES DETTES SONT TOUJOURS PAYÉES. par le prêteur d’abord, par l’emprunteur ou sinon le prêteur ou un autre prêteur ensuite, par tout le monde via dépréciation ou dévaluation monétaires enfin.

      3. @vigneron: y compris les intérêts? Si un créancier fait cadeau des intérêts à un emprunteur et réduit d’autant sa dette, le créancier paye-t-il cette partie de la dette?

  2. L’enfer:c’est imminent
    Seule l’Islande à compris:elle vient de voter une constituante avec DEMOCRATIE DIRECTE

    1. Tandis que la France délègue ses prérogatives à n’importe qui,
      peut être que sur une île les imbéciles, les voleurs et les traitres se démasquent plus aisément.

      Dans ce cas il faut transférer d’urgence nos institutions sur l’ile d’yeu et non en belgique et au luxembourg.

  3. Si tous les deux ans on rajoute deux ans aux différents plans de désendettement parfumés de restructurations homéopathiques, est-il raisonnable de se dire tous les deux ans que dans deux ans on y sera encore ?

    1. Les ordres de grandeur ne sont pas tout à fait ceux-là.

      Tout le monde s’accorde pour dire que les Grecs sont partis pour en chier pour 20 ans. La question, c’est de savoir si dans 20 ans, ils en auront encore pour 20 ans !

      Personellement, je ne peux pas penser que ça va durer encore aussi longtemps. Quelque chose va se passer d’ici-là. La machine à concentrer la richesse, elle ne va pas fonctionner encore pendant 20 ans… impossible. Une des nombreuses limites de ce système sera atteinte avant.

      1. Consulter Mr Juppé et Rocard , pour les taxes provisoires qui existent toujours 20 ans plus tard
        ceci dit n’importe quel énarque fera l’affaire.

        (désolé je boycotte sciences po en ce moment)

  4. @ sam suffit

    D’abord la création de l’ Empire Européen (http://calebirri.unblog.fr/2011/10/28/de-la-crise-de-leuro-a-lempire-europeen/), pour pouvoir maintenir le contrôle sur toute cette population, afin de lui imposer de force le « choc de compétitivité » tant désiré (http://calebirri.unblog.fr/2012/10/03/prospectives-sur-lavenir-ce-qui-suivra-le-tscg/), c’est-à-dire ne pas laisser le retournement du capitalisme s’effectuer (http://calebirri.unblog.fr/2010/06/27/le-retournement-du-capitalisme/). Ensuite demander la création d’une nouvelle monnaie appelée « bancor » (http://calebirri.unblog.fr/2010/09/24/le-bancor-et-le-nouvel-ordre-mondial/) afin d’éponger discrètement leur dette (http://calebirri.unblog.fr/2012/09/04/crise-de-la-dette-le-roi-est-nu/) noyée dans un nouveau panier de monnaies, et l’imposer de force s’il le faut. Ainsi, les riches qui dominent aujourd’hui le monde auront une chance de rester pour un temps encore les maîtres de ce monde.

    En attendant, et au nom d’une sécurité qu’ils se seront échinés à détruire ils nous supprimeront peu à peu tous les droits qui nous restent pour faire de nous des esclaves incapables de se révolter. Nous aurons alors tout perdu, et ce sera un peu de notre faute : à force d’attendre de voir ce qu’il va se passer, nous n’agissons pas. Nous ne sommes pas responsables mais coupables.

    Sinon, on peut tenter dès aujourd’hui de réfléchir ensemble aux bases d’une réflexion plus globale qui nous permettra, à terme, de réaliser cette véritable « révolution citoyenne » qui nous fait tant rêver : http://calebirri.unblog.fr/2012/10/20/ac-il-nous-faut-du-changement/

    1. CQFD. Je suis en grande partie d’accord avec Caleb Riri a propos du Bancor. Pour le reste « les Occidentaux assis sur un tas d’or » ça retombe dans l’ethnicisme en oubliant les différences de classes…

    2. Caleb Iri, commente réfléchir sur les conditions d’une ‘assemblée constituante’ , non pas au-travers des byzantineries du tirage au sort vénitien , mais sur la mise en place d’un vaste mouvement d’éducation permanente, impliquant et un large part des classes moyennes « démoyennisées », et une large part des laissés pour comptes (de tous âges) et particulièrement de sauvageons . Je vois bien Misère de la pensée économique, comme text book de référence pour cette action collective de formation, et vous ?

      Voyez sur ce blog, la note de Fujisan , à propos de l’ouvrage de l’ouvrage de

      Michel Renault, « Élaborer ensembles des outils pour construire une société plus conviviale. D’une expérience de terrain à une réflexion théorique » in De la convivialité, Paris, La Découverte, 2011

      « Construire une société de participation implique donc une réflexion approfondie sur les méthodes permettant une réelle participation de tous. Cela renvoie aussi à l’organisation de la société, à l’organisation des activités sociales et économiques, aux temps sociaux, aux modes de gouvernement etc., questions complexes qui demeurent encore largement sous-documentées et peu présentes dans les débats publics. »

      1. JLM : « un vaste mouvement d’éducation permanente »
        Ne serait-ce pas plutôt un vaste mouvement d’éducation populaire ?

        Caleb Irri : « faire de nous des esclaves incapables de se révolter »
        Beaucoup ici ont l’immense désir que la population se réveille, mais ça ne se décrète pas ! A une personne qui lui faisait des propositions, Roosevelt aurait répondu : « Je suis tout à fait d’accord avec vous, mais je ne peux rien si personne n’est derrière nous ». Dit autrement, si les personnes ne veulent pas prendre leur destin en mains, qu’est-ce que vous pouvez faire ?

        Mais il ne suffit pas de répéter : participation, participation. La question est : et pourquoi diable les citoyens participeraient-ils ? S’ils ne participent pas aujourd’hui, il y a sans doute des raisons.
        […]
        Pour que les gens participent, il faut qu’ils aient la certitude, constamment vérifiée, que leur participation ou leur abstention feront une différence. Et cela n’est possible que s’il s’agit de participer à la prise de décisions effectives, qui affectent leur vie.
        […]
        La participation doit s’enraciner d’abord dans des lieux où les gens sont amenés, qu’ils le veuillent ou non, à s’associer. Ces lieux existent, du moins formellement : ce sont les entreprises, les services publics, les communes, les quartiers des grandes villes, par exemple.

        Cornelius Castoriadis, « Une “démocratie” sans la participation des citoyens » (1991)

        D’autre part, il existe des «beaux» textes comme la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ou encore la Déclaration de Philadelphie. Même si ce sont des textes dont on peut s’emparer pour se défendre, il faut bien admettre qu’il y a beaucoup d’hypocrisie car les institutions qui en sont issues n’ont que très peu de poids effectif. De plus il conviendrait de revisiter et actualiser ces déclarations, en particulier vis-à-vis des enjeux écologiques qui nous font face.

      2. @ Jean-Luce Morlie

        non pas au-travers des byzantineries du tirage au sort vénitien

        Pourquoi ?
        j’ai discuté avec un confrère Italien qui m’a dit ceci , quand je lui ai posé la question de la représentativité de Mario Monti . « Mario propose des choses , qui sont accepté ou non par le parlement . La seule chose que l’on sait , c’est qu’il ne les propose pas en vue de sa réélection « 

      3. @ Jean-Luce Morlie

        Bonjour,

        Pour moi l’Assemblée Constituante n’est qu’une première étape pour « sauver les meubles », et c’est pour cela que j’ai également voulu initier une plateforme de réflexion sur le « post-capitalisme ».

        Les explications sur ce qui s’est passé et ce qui se passe aujourd’hui, nous les avons désormais, et je vois le travail de monsieur Jorion non comme un aboutissement mais comme une introduction : il faut aller plus loin désormais, et passer à l’étape suivante que vous annoncez : débattre de « l’après »

        Désormais il faudrait que des gens comme monsieur Jorion, ou monsieur Lordon, monsieur Berruyer s’engagent en ce sens car ils ont la capacité de rassemblement et de diffusion pour lancer un mouvement de grande ampleur. Je suis bien certain que d’un point de vue financier, tous les lecteurs de ce blog seraient « ravis » de participer au financement d’un tel mouvement, un grand centre de réflexion commun à tous ceux qu’on appelle « les indignés ». Tentez de les convaincre, moi je n’y suis pas arrivé !

      4. Bonsoir : Ardechoix, Caleb, Fujisan, …

        Fuji attire l’attention sur la nécessité d’être en prise directe sur les rapports sociaux : l’éducation permanente , en effet, « ça plane » . Éducation populaire par contre et à raison, fait référence à l’Université Populaire , (Elisée Reclu etc. ) et à l’ensemble des mouvements de d’éducation populaires , …de toute sorte … cours d’économie ménagère…

        De plus, je crois que « l’espace virtuel de l’internet retrouvera pied sur des espaces concrets, avec le souci de faire les liens entre terrains où se révolutionneront les rapports sociaux (1) (je sais, je sais les lecteurs Lénine, de Trotski, imaginent encore, pour leur vieux jours retrouver, pour de bon, les territoires de leur cartes, grève générale, conseils ouvriers … ).

        Digression: après l’enthousiasme des commentaires sur les « printemps arabes », vient le temps de déplorer, partout, la régression du mouvement d’émancipation des femmes musulmanes. Là encore, ça n’a rien à voir avec le Coran, mais avec les rapports sociaux, en ville et dans le bled, selon lesquels chaque groupe interprète le Coran à la façon dont il en profite ; non je ne devrais pas écrire des choses comme ça, mais il est tard… et je m’en, fiche, je suis athée radical et , comme ça va, en Pologne et ailleurs, serai très bientôt passible de condamnation pour blasphème !

        Enfin, quand je dis « tard » pas vraiment tard du tout !! , il est juste temps de préparer « une constituante »; l’assemblée constituante de 1789, et sa suite, s’est préparée pendant trente ans, par la publication de l’Encyclopédie de D’alembert et Diderot,. Nous pouvons faire un peu plus vite, et plus serré. Pour l’économie, Paul est un d’Alembert, il repense, réécrit tout. Je ne sais pas trop comment l’Encyclopédie, la grande, s’est retrouvées diffusée partout , plutôt chez les bourgeois (mais pas que), et discutées en famille ; par contre, je pense que nous avons un tâche identique à accomplir.

        – Caleb , ne crois-tu pas que ta hâte explique la déception que tu ressens? Avant , bien avant une constituante et en vue de « l’après-constituante », je crois qu’il faut longuement préparer « l’état des esprit » pour des états généraux ?

        L’argent de l’action? Oui, ce n’est pas essentiel, si çà le devient, l’action tourne en boudin, j’ai vu ça en direct pendant les sept ou huit années pendant lesquelles je faisais partie d’un petit noyaux porteur d’une recherche action d’auto-formation collective et assistée ( type des actions collectives de Bertrand Schwart à Sallaumine-Noyelle).

        §
        comment élargir le cercle ?

        Les formateurs, de base, travaillant dans le domaine de l’éducation permanente ne seraient-ils pas heureux de partager sur la toile, un lieu, (faudra demander à Julien de faire des propositions éclairées) au travers duquel, nous pourrions, avec eux ,construire , par exemple, « des dispositifs de jeux de rôle permettant de comprendre comment les paris sur les fluctuations de prix déclenchent les émeutes de la faim ». Sur ce genre d’objectif, Il devrait y avoir moyen de nous organiser pour, progressivement ,construire et diffuser des outils pédagogiques permettant à chacun de se reconstruire « une image nette » de ce monde, afin de nous sortir collectivement de la tromperie qu’il nous offre en SPECTACLE chez Drucker !

        – La remarque de Contempteur mérite, il me semble, un examen serré !

        – Chesne, vous écrivez je suis persuadé que la population est prête, … ensuite vous énoncer un truc bizarre à propos de la démocratie « il faudra que quelques citoyens se lèvent pour l’exiger » , je vous passe mes commentaires assassins.

        – Ardéchoix, je ne saisis pas le sens de votre propos.. Personnellement je voulais dire que l’intense réflexion consistant à peser les modalités par lesquelles seront rassemblés X individus, soigneusement tirés au sort pour rédiger une constitution est « une grosse connerie », (le cas islandais, c’est – a part – ; ça les démangeaient depuis longtemps : la leur était « recopiée »).

        (1) D’où le récent vaudevilllle B(o)nzail) ! « vigneromorliesque » à propos, du « jardinages urbains japonais » .

        A+

    3. @Caleb Irri

      Ton dernier article mentionné propose une Constituante pour établir une vraie Constitution et en finir avec ce gap entre la forme de la démocratie et le fond réel. Mais comment ?
      Comment arriver à mettre en place cette Constituante, alors que seulement 15% à peu près des gens ont voté pour des programmes progressistes, tandis que le reste revenait toujours à l’écurie UMP et PS, et 20% votaient pour ceux qui n’ont jamais eu d’autre politique mais toujours un gros bâton pour faire taire les mécontents ?…
      La population n’est pas prête, elle n’est pas assez dos au mur, du moins la classe moyenne, la tête enterrée entre sa télé king size et ses deux bagnoles, ses deux semaines de vacances préservées et son appartement à crédit qui en fait une propriétaire loin, si loin de ces locataires minables. La plupart des gens ne savent même pas ce qu’ils se passe et ils n’osent pas critiquer même dans leur for intérieur les autorités.
      Sans parler de la difficulté à regrouper les rares progressistes actifs autour de dynamiques, d’actions simples et reproductibles qui auraient des chances de rencontrer l’adhésion, même sans le secours des medias. Le cas de l’aéroport Notre-Dame des landes est exemplaire de ce point du vue. Une lutte citoyenne, partagée, déterminée, mais elle n’essaime et ne débouche pas sur des exigences plus fondamentales.
      Il y a loin de la coupe aux lèvres,

      1. @ Contempteur

        C’est justement par une plateforme de réflexion commune que nous parviendrons à rassembler, comme celle décrite plus haut. En mettant en commun toutes les luttes qui se rejoignent en une seule, abandonner nos petits combats de chapelles et nous mettre au travail.

        Le forum que je propose sur l’Assemblée Constituante est destiné à mettre en place les conditions de fonctionnement de celle-ci, comme étape préalable au processus Constituant lui-même. Si tout le monde ne participe pas à cette mise en place, il n’en demeure pas moins qu’à terme elle sera proposée à validation de tous.

      2. Je suis persuadé que la population est prête, moi citoyen lambda qui a du mal à expliciter ce que je pense, d’abord nous ne sommes pas en démocratie, les gens pensent que nous le sommes, mais il faut peu d’argument pour leur faire comprendre que l’élection d’un chef de meute de temps a autre, ou l’élection de soit disant représentant n’est pas la démocratie, on pourrait même penser que les partis politiques fonctionnent de façon à diviser les citoyens, chacun défend sa chapelle, comment depuis tant d’années les syndicats n’ont-ils pas été capables au niveau de UE d’exiger des minimas sociaux, ne parlons pas des soit disant socialistes qui à mon avis non que le nom. La démocratie ne peu être que directe et cela est possible, la démocratie est la confiance dans l’humain, la démocratie n’est pas le rejet de l’autre mais tous ensemble, je suis convaincu que la démocratie peut fédérer les citoyens. La démocratie c’est la fin des partis politique donc elle ne viendra pas des partis, il faudra que quelques citoyens se lèvent pour l’exiger.

      3. Projet intéressant mais qui ne pourra être mis sur pied qu’au travers une analyse de classe et une praxis..
        Et là dessus vont s’établir des divergences.
        Sans ça on se retrouvera entre braves bourgeois intello pleins de bonnes intentions, soucieux des meilleures rafistolages. N’y a t-il pas déjà nombre de ces cercles élitistes – ou croyant l’être – du même genre ?
        Un dose de Bakounine ou de Debord devrait manquer au mélange.
        Pour ma part – et je parle d’expérience – la pensée n’a de valeur que si elle est suivie d’une action à court terme.

      4. @Caleb Irri

        Je t’avais mis une réponse mais elle ne veut pas apparaître sur le site, je ne sais pourquoi…D’où ma deuxième tentative minimaliste…

    1. Merci pour ce lien, Pierre Larrouturou peut refaire aujourd’hui ,c à d 1 an plus tard, la même conférence,mais les politiques sont sourds. Rien ne change! On attend lle cataclysme !

  5. L’héritage : Le vrai bilan complet de Nicolas Sarkozy.

    J’ai la nette impression qu’un grand nombre de Français ont oublié les quelques années passées et le bilan que la gauche a trouvé à son arrivée récente au pouvoir.

    Alors il m’a semblé intéressant de dresser un bilan le plus complet possible pour que les mémoires des cancres et des poissons rouges y compris dans la presse, puissent se remémorer d’où l’on vient et dans quel état Sarkozy a laissé la France.

    http://www.perdre-la-raison.com/2012/09/lheritage-le-vrai-bilan-complet-de.html

    Les apprentis selon Libé? REQUISITIONS !

    http://politeeks.info/Hollande_apprenti

    1. @dissy

      Très instructif, mais ferez-vous aussi le bilan du quinquennat Hollande qui commence déjà à bien s’étoffer ?

      Cécile Duflot a décerné la Légion d’honneur à plusieurs membres de son parti
      http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/08/03/cecile-duflot-a-decerne-la-legion-d-honneur-a-plusieurs-membres-de-son-parti_1741917_823448.html

      Audrey Pulvar : au choix sa nomination aux Inrocks ou ses lunettes à 15000 euros

      Yamina Benguigui : un vol à 140.000 euros
      ..

    1. http://www.franceinter.fr/depeche-bond-du-chomage-en-septembre-17e-hausse-consecutive

      Un graphique à jour, avec le mois de septembre 2012 (mais trop restreint)

      A la question de savoir quelle est la progression de la crise, son accélération au sens mathématique, il est difficile de répondre. Linéaire, exponentielle ?

      La croissance elle, n’a jamais été exponentielle… A l’échelle de temps restreint, ces phénomènes peuvent être vus comme linéaires, et à ce compte une prévision de 600 000 chômeurs de plus l’année prochaine s’avère probable, en France. Ailleurs ça risque de ne pas suivre une loi de progression géométrique, mais psychologique. La psychologie, c’est la continuation de l’économie par d’autres moyens !

  6. Les VRAIS chiffres du chômage qu’on vous cache:

    Un total, à environ 8,5 MILLIONS au bas mot, demandeurs d’emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.

    TOTAL, dom-tom compris : 5 432 200 ( page 15 du rapport de la DARES, lien en bas de page )

    Quelques chiffres qui parlent :

    Chômage Longue durée ( entre 2 et 3 ans ) : + 3,1 % sur 1 an
    Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 20,5 % sur 1 an

    + d’1 chomeur inscrit à pôle emploi sur 2 ( 51,9 %)ne perçoit AUCUNE INDEMNITE, ni ARE (allocation retour à l’emploi), ni allocation de solidarité ( ASS, AER …)

    Offres d’emploi dispo, dernier chiffre connu : 149 819

    Le + scandaleux, LES DEMANDEURS d’EMPLOI INVISIBLES, complètement en dehors des statistiques

    Ne sont pas comptés dans ces 5 432 200 demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres occasionnels :

    1 298 900 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 2 038 000 de foyers (chiffre sous estimé datant de l’an passé) , seuls 739 100 sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d’autres suivis ( associations, collectivités locales etc ) en sachant qu’un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d’un demandeur d’emploi en son sein.

    + 1 000 000 au bas mot, de bénéficiaires de l’AAH ou d’une pension d’invalidité, ne sont pas inscrits à Pôle emploi.

    + des centaines de milliers, voire peut être + d’1 million de SANS-DROITS, principalement :

    – des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeur d’emploi, qui comme vous le savez n’ont même pas droit au RSA. ( quasi unique en Europe )

    – des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 600€ d’allocation chomage, ou 743€ d’allocation adulte handicapé, vous n’aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 598€ par mois, si vous ètes NON SDF.

    – on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable

    – des bénéficiaires de pensions de reversions ( veufs, veuves ) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA.

    – des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA

    – on peut également évoquer, des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d’emploi, en concurrence avec les autres ( même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voir gratuits)

    – on peut évoquer enfin, des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d’emploi en parallèle.

    http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-KHnffp98_2_.pdf

    1. on peut évoquer enfin, des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d’emploi en parallèle.

      Seulement 2% d’entre eux (sur 329.000), arrivent à se faire le SMIC (ou plus)…

      1. Bruno, 6 600 autozentrepreneurs qui font le smic ou plus sur 329 000 ? Mouarfffff…. T’es un lapin d’six s’maines ou un contrôleur-stagiaire au Fisc ?

      2. Un copain me l’a envoyé, sous forme de mail:

        « Seuls 2% des 329.000 auto entrepreneurs de 2009 gagnent plus que le SMIC !!!

        …Ce sont des statistiques étonnantes qui ont été publiées par l’INSEE sur les
        auto entrepreneurs, qui font réfléchir sur la réalité économique de la France.

        Après trois ans d’activités de 2009 à 2011
        24% seulement des auto entrepreneurs sont positifs
        2,4% seulement dépassent le SMIC
        ….
        Monter « sa petite boîte à soi » se révèle être une utopie pour les français
        malgré la carotte fiscale avec la franchise de TVA ! Quand on voit en détail les
        taux de mortalité, il y a de quoi s’interroger sur notre système actuel de vie !
        L’économie n’est pas au service de ses habitants, mais ses habitants sont
        définitivement à son service… drôle de monde !

        Lire l’article de Charles Dereeper sur les auto
        entrepreneurs : http://www.objectifeco.com/economie/croissance-recession/chomage/seuls-2-des-329000-auto-entrepreneurs-de-2009-depassent-le-smic-en-rendement-zoom-sur-une-realite-effarante.html

        Bonne lecture »

        A vérifier, Vigneron…

      3. Concernant ces auto-entrepreneurs, il y en a un certain nombre qui se servent de cette couverture pour travailler au noir sans se faire attraper. Emission d’un devis bidon en couverture ( en cas de contrôle pendant le chantier ou accident durant le job) en accord avec le client puis réalisation du job au noir. A la fin du boulot, le devis part à la poubelle, paiement sur la base du coût au noir.
        Je ne sais quel organisme international avait publié un rapport qui affirmait que 70 % du travail dans le monde était « au noir ».

    2. Ouais Dissy, très juste. Perso je rajouterais volontiers les – tiens toi bien – 800 000 nouveaux-nés qui arrivent sur le marché de l’emploi chaque année et jamais pris en compte dans ces soi-disant « statistiques officielles ». Un authentique scandale.

      1. les retraités et les étudiants en recherche d’emploi ne peuvent pas être comptabilisé en chômeur, et puis quoi encore, les stats sont suffisament fausses comme ça

        en face, on voit le chiffre de 500 000 offrs d’emploi vacantes, là aussi vaste fumisterie, sachant que bon nombre d’offres d’emploi qui paraissent y compris à Pole Emploi sont bidons !

      2. @ tchoo
        Il est exact qu’il faudrait vérifier les offres d’emploi bidon , genre cherche commercial pour vendre produit grande marque en porte à porte , avec en résultat des gamins qui payent les échantillons et qui arrêtent après avoir fait le tour de la famille . Pas de fixe , pas de frais de voiture , juste un pourcentage sur les ventes , du banditisme de haut vol .

    1. « L’espagne du futur sera-t-elle bientôt la Grèce de maintenant. »

      L’Espagne du futur sera l’Espagne du passé. La période 1980-2010 ne représente rien à l’échelle du pays, c’est une brève parenthèse qui en train de se refermer.

  7. Moi j’aurais bien une idée pour la recapitalisation des banques… Sans parler des nationalisations (de fait ou de droit), il me semble qu’en tant qu’acteurs économiques participant (théoriquement) au bien commun, elles devraient bénéficier de ressources en capital réglementaires imposées aux usagers de ces banques (déposants) comme aux gestionnaires de l’épargne qui utilisent le avantages offerts par les privilèges bancaires sans aucune obligation vis à vis du soutien des capitaux propres de ces mêmes banques.
    Je m’explique. Dans une banque mutuelle, comme les caisses régionales de Crédit Agricole, l’emprunteur mutualiste doit céder des fonds en parts sociales proportionnellement au montant emprunté. Pourquoi n’obligerait-on pas les grands gestionnaires d’actifs et autres fonds de pension ou d’investissement divers à investir un pourcentage des fonds gérés dans le capital propre des banques commerciales ?
    Un gestionnaire d’actifs comme Blackrock par exemple gère près de $ 4 000 Mds d’épargne. Si on l’obligeait, très légalement, à investir ne serait-ce que 3% en actions bancaires, c’est juste $ 120 Mds d’augmentation des fonds propres bancaires. On pourrait très bien imaginer de même que cette « réserve bancaire obligatoire » soit gérée au niveau international par une structure comme le Fmi, pour éviter les effets d’aubaine et/ou de concentration pour certaines banques ou certains pays favorisés par les décideurs de ces fonds.

    1. « 3% en actions bancaires », l’idée pourrait être séduisante mais qui auraient cette capacité de financement : les plus pauvres ? C’est juste un transfert de fonds pour riches afin maintenir leur système. C’est pour mieux nous saigner dans le temps présent mais aussi futur. Les réserves obligatoires (« investir un pourcentage des fonds gérés dans le capital propre des banques commerciales « ) permettent de consolider un système (mode de financement). Cela maintiendrait la structure de financement sans résoudre le problème de la répartition et donc du modèle économique. L’endettement ne serait absolument pas traité, bien au contraire cela permettrait d’accélérer les leviers d’endettement.
      « imposées aux usagers de ces banques (déposants) », mais nous sommes tous des déposants ? De toute façon, notre revenu (salaires, allocations, pensions,…) est obligatoirement versé sur un compte sous forme scripturale, nous ne pouvons pas faire autrement avec ou sans dettes. Donc « imposées » veut dire quoi ? C’est également un transfert des ressources des pauvres déposants par contrainte (leur compte courant : chômeurs, salariés, »rsa »istes…) sans contre-partie qui provoquerait un accroissement supplémentaire de la concentration des richesses (elle sera contente l’élite internationale) dans la répartition. Un impôt de banque généralisé à l’extrême ? Et pour les épargnants, ils prennent un risque contrairement à ce que tu dis (cf abacus mais tellement d’autres et notamment en France). La garantie de l’épargne n’existe pas, c’est un mensonge éhonté !
      « soit gérée au niveau international par une structure comme le Fmi, », cela changerait quoi ? Tu veux dire que cet impôt ne serait jamais récupérable (la taxe privée). Le FMI avait comme mission première de financer le développement de l’Afrique ou des pays pour la voie du développement. Pour l’Europe ou les US, il existe déjà d’autres organismes pour cela.
      « éviter les effets d’aubaine et/ou de concentration » en quoi 3% gênerait la concentration ? Gagner du temps, tout au plus et encore, car cela pourrait très bien avoir l’effet inverse en fragilisant les plus faibles (accélérer la concurrence, c’est favoriser la concentration dans un circuit fermé). Domaine de définition….
      Par contre, « Sans parler des nationalisations (de fait ou de droit) », justement il est ici le point crucial avant tout chose : soit la reprise du contrôle de l’émission monétaire (solution brutale). Soit c’est une constitution pour l’économie qu’il faut mettre en place (solution plus consensuelle). C’est là que se situe le vrai débat, merci d’en avoir parler.
      On a du mal à comprendre là où tu veux en venir parfois ?
      Vigneron, Brevet des collèges de financement de l’économie, tu disais ? Pas de littérature…

    2. On pourrait très bien imaginer de même que cette « réserve bancaire obligatoire » soit gérée au niveau international par une structure comme le Fmi,

      Oui mais ça pose l’éternel problème, insoluble dans le libéralisme, de l’évaluation d’une activité par une entité hors-marchés. Pour répartir les 3 % entre les banques, tu fais comment ?

      Un gestionnaire d’actifs comme Blackrock par exemple gère près de $ 4 000 Mds d’épargne. Si on l’obligeait, très légalement, à investir ne serait-ce que 3 % en actions bancaires, c’est juste $ 120 Mds d’augmentation des fonds propres bancaires.

      Oh oui, donnons 3 % des actifs aux banques pour qu’elles puissent s’en servir de jetons de poker ! On en est où déjà des règlementations sur la spéculation des banques avec leurs fonds propres ? Un Volcker light aux US. Et en Europe ? Sinon 3 %, ça va faire beaucoup trop de pognon par rapport aux besoins de recapitalisation des banques, non ?

    3. Quand vous aurez compris que le problème des banques est précisément qu’elles n’ont plus que le monopole des comptes courants pour se financer, en plus de l’exclusivité des bail-out des BC plus les garanties et/ou recapitalisations/nationalisations des états pour boucher leurs béances de bilan…. Le pognon « stable » (l’épargne) est partout sauf au passif des banques. Blackrock c’est deux fois le bilan de la Bnp. Les fonds de pension trois fois les bilans bancaires des Zob-èses françaises. Les comptes clients de nos Zob-èses de la bancassurance gaulloise c’est à peine un quart à un tiers de leurs passifs.
      Le modèle des mégabanques révé et mis en oeuvre par Debré et consorts dès 66 est en train d’exploser, ici comme en Allemagne et après l’Espagne et après le modèle anglais ou ricain. La nationalisation ? Comme si ça suffisait… Ne parlons même pas du rétablissement du Steven Seagall Act, j’vais m’étouffer de rire dans mon pressoir…

      1. Et bien oui, lorsque vous aurez compris ce qu’est un prix relatif de l’ensemble de la demande globale (réelle et financière), vous comprendrez qu’une méga inflation se prépare sur la sphère réelle. Rampante puis galopante…..
        Keynes : la monnaie constitue le lien par excellence entre le présent et le futur. La liquidité est nécessaire car c’est un baromètre mesurant notre degré de confiance dans l’évolution de l’économie. Aujourd’hui, ce ne sont pas les retraits par la défiance (le baromètre) qui déstabilisent le système. C’est de ne pas avoir respecter le concept d’économie monétaire « de production ». La production de la sphère nominale s’est développée plus rapidement (100 fois plus minimum, des quadrillons) que la production de la sphère réelle. Ce qui explique alors les énormes besoins de liquidités (réserves obligatoires comprises avec la partie des dépôts à vue) traduits par les différents QE qui ont été nécessaires afin d’alimenter les produits financiers crées ( cours des actifs et intérêts). En cela, le hors bilan et le gré à gré ont gonflé artificiellement la sphère financière au détriment de la sphère réelle dans le temps. C’est une simple conséquence de l’économie d’endettement (ex : la Grèce pour rentrer dans l’Euro a du solliciter GS mais elle n’est pas la seule). Le motif de sollicitations des produits financiers, c’est une substitution à la monnaie comme mode de financement (un maquillage). Les prix relatifs entre la sphère réelle (la rareté) et la sphère financière (des quadrillons) vont naturellement se réajuster au prix d’une hyper inflation sur la sphère réelle et d’une dévaluation de la sphère nominale, synonyme de tensions. Keynes nous avait parler d’une élasticité d’offre nulle (la valeur des biens fluctue au gré des comportement). Par opposition, la monnaie (fidus) ne relève pas d’un processus de production ordinaire. La production de la monnaie n’est plus indépendante des comportements des agents parce que nous avons dérégulé complètement le système (le libéralisme ou capitalisme financier). Et comme, la rareté des actifs est un facteur de détermination de la valeur alors…..
        Keynes parlait également d’élasticité de substitution nulle car on ne peut pas substituer à la monnaie un bien quelconque. Vous ne voulez constituer une réserve de pouvoir d’achat qu’en un bien dont vous êtes sûr qu’il sera toujours monnaie. On ne stocke pas un bien qui ne sera pas éternellement monnaie. Voilà pourquoi, je suis partisan de l’indexation. D’où l’importance de « fidus » dans l’économie. Ensuite, la valeur relative était la plus stable, c’est pourquoi la réserve de pouvoir d’achat était en monnaie limitant les risques. Demain, nous allons découvrir que la surabondance de la sphère financière (hors bilan compris) sur le réel va déstabiliser la monnaie par le biais des prix relatifs et de l’intérêt nécessaire à sa survie. On peut donc s’attendre à un futur mouvement de panique sur les produits financiers (l’économie réelle étant à l’arrêt, plus de croissance) qui affectera davantage le besoin de liquidités par transferts. Le cours des produits financiers vont s’effondrer mais le système monétaire ne pourra pas répondre aux demandes de monnaie nécessaires. La création monétaire qui sert aujourd’hui à financer principalement l’intérêt ne pourra pas servir pour le financement des cours des actifs suite aux transferts (pas assez de liquidités et techniquement pas faisable). La machine va donc s’arrêter d’elle-même même si on essaie d’endetter à vie les agents en rendant tout et n’importe quoi marchand (comme collatéral). L’unique mode de financement actuel de l’économie par endettement voit ses jours comptés et plus nous attendons, plus difficile sera la chute. L’offre de monnaie est une chose mais la demande réagit aux prix relatifs (sphère réelle et financière) dans le cadre du marché global. Les manipulations sur la vitesse de circulation ne font que retarder l’échéance. Les mouvements se font sans nécessairement des livraisons à la clé alors lorsque les livraisons ne pourront plus s’effectuer, les prix relatifs vont s’exprimer dans le cadre du nominal. Bref, on ne peut pas maquiller éternellement des manipulations sans que la rareté vous rattrape.
        Enfin, que ce soient des banques, des IF, des Hedges funds, des institutionnels ou pas ou …, appelez les comme vous voudrez, les fondamentaux restent des fondamentaux. En conclusion, le Japon fera défaut, l’Espagne,……..,les US (vont sentir passer la tempête). Sachant que rien que les US nourrissent 1 milliard d’êtres humains minimum, imaginons le monde de demain. Et partagez vos rires avec quelqu’un, c’est une assurance..

      2. Majorette, flash info spécial Agence Roteur : « On vient d’apprendre qu’une lumière pétaradante d’origine inconnue illuminerait depuis 16h33 ce 25 octobre la chapelle et la crypte du King’s College de Cambridge. L’esprit de John Maynard serait-il en pétard ? Rappelons que les cendres keynésiennes ont été dispersées contre sa volonté dans le jardin de sa résidence secondaire. Qu’est-il arrivé au fantôme de John pour se manifester avec une telle véhémence ? Les ghostbusters néo et post keynésiens s’écharpent déjà sur le nom du responsable de l’outrage… »

      3. Je vous remercie, je le prend plutôt comme un compliment. Et si la démonstration vous sied tant, n’entrez pas en économie… N’omettez pas de penser que la monnaie (fût-elle à thèse ou à idée) est d’abord une représentation imaginaire et nominale. Une obscure volonté ?
        Au demeurant, la monnaie délivre à son détenteur une parole autoritaire. parole éthique (figure du juste), parole philosophique (figure du sage) ou parole sociopolitique (figure du chef), elle est toujours « idéologique », par sa clause préexistante que sa visée induite. On dit à son sujet qu’elle est « trouvée par avance », « déjà reconnue dans le passé » et « parole des pères». Voyez-vous la monnaie a besoin de racines (pardon..), a besoin d’une mythologie des origines où puiser sa motivation. Sa genèse fait sa légitimité.
        Vous voilà savant en économie !… Explicitement enraciné dans l’actualité morale, un dramaturge presque oublié, « finissant ». Il faut donc penser que la politique Keynésienne relève avant tout d’une préférence personnelle qui signe un déphasage, évidemment préjudiciable à sa force argumentative. Quant à la peur du discours rétrograde, je la trouve très légitime et saine. A mon âge encore, je crains toute parole, toute pensée « régressive ». Mais soyez rassuré : la prochaine leçon, de l’ironiste « vini » est pour moi, de nature à totalement dissiper ce genre d’appréhensions. Fort bien. J’attends donc la suite avec plaisir… 🙂

      4. Le pognon « stable » (l’épargne) est partout sauf au passif des banques.

        Tout est dit.

        La seule question qui vaille réellement si l’on parle réforme bancaire, c’est bien celle de son rôle d’intermédiation qu’elle est sensé jouer, à savoir apporter les capitaux excédentaires là où ils manquent. Ça fait un bail que l’épargne bilancielle n’a plus la cote.

        Deux raisons à cela :
        1) L’état détourne à son profit une grosse part de l’épargne stable en jouant sur la réglementation fiscale (enveloppe de capitalisation assurantielle ou non et livret d’épargne d’état réglementé)
        2) La finance détourne à son profit la part de l’épargne stable qui se voudrait investie directement dans l’économie réelle en jouant avec le marketing de ses services de gestions (OPCVM, mandat de gestion « bon père de famille » ou « moins bon père de famille ») entrainant l’effet inverse de ce qu’escomptent « apporteurs » et « emprunteurs » eux même, à savoir un véritable bordel sur le marchés de capitaux.

        LA réforme bancaire, ce serait une offre de produit d’épargne aussi courte qu’efficace :
        – 1 produit d’épargne court terme, qui finance les BFR (donc nécessairement au passif de la banque)
        – 1 produit d’épargne moyen-long terme, qui finance les projets et / ou investissement à moyen-long terme (donc nécessairement au passif de la banque)
        – 1 service de dépôts de titres avec interdiction des services de gestion pour compte de tiers.

        Cela ne réglerait aucun problème de fond, mais sur la forme ça détendrait toutes les bourses (sauf celle des financiers).

        Utopique et inutile… j’viens de perdre mon temps en fait !

    4. Vigneron qui commence à flipper pour son système…

      Notez, il n’est pas le seul. Mais ce n’est pas une excuse.

  8. La plus grande preuve que la démocratie n’existe plus, c’est que le référendum est passé dans l’histoire. Les peuples ont perdu un outil démocratique qui légitimait les décisions dans le consensus…..Les décisions fondamentales ou impopulaires trouvent une simple justification dans le contexte. Ainsi, ce n’est plus la responsabilité du politique mais des évènements extérieurs. Il suffira juste aux politiques d’inventer un organe qui regroupe nos avis mais qui ne remettra pas en cause ni leurs compétences, ni leurs objectifs. Les élections deviennent une mascarade ! Les urnes parlent pour les extrêmes en guise de mécontentement. Pas besoin d’être un expert pour le constater ! Et la répression ne fera qu’accélérer le mouvement, comme un refuge….

  9. Arf, les pauvres Grecques ne vont pas s’en sortir.
    Merci au TSCG, quand un état fait une politique budgétaire irresponsable, un autre état peut saisir la cour de justice.
    Tiens tiens, ça pourrait être une idée. Imaginez que la France saisisse la cour de justice européenne et attaque la Grèce en pointant son déficit budgétaire et surtout en dénonçant les mesures d’austérités contreproductives qui ne peuvent qu’amener la Grèce à ne pas respecter la règle d’or ! Et hop ; en toute légalité, un petit pavé dans la mare Européenne. Allez siouplé, juste pour voir la tête de Wolfgang Schäuble.

  10. Tous ces comptes sont autant de circonstance – quand ils ne sont pas truqués ! – que ceux qui avaient présidé à l’établissement du second plan de sauvetage de la Grèce. On y reviendra, forcés et contraints !

    Moi j’appelle ça: cacher le caca du chat !

  11. En parlant d’artiste, pouvez récupérer le dvd égaré dans un jourmal télé… Robert Kramer – Route one / USA.

  12. Sinon dans le genre artistique aussi:

    Ecrit en gros sur la page d’accueil de Paul emploi : 142 024 offres d’emplois. ‘applaudissements svp’
    à corréler à ça : 3,057 millions de chômeurs référencés.

    En gros, on est 21, en moyenne, à se battre pour un poste.

    Retenez bien 142 024. Je suis curieux de savoir s’il s’agit d’un fake ou d’un relevé immédiat. Si dans 6 jours il y a toujours écrit 142 024, j’écris un article.

  13. Dernière minute :

    Afin de favoriser le retour de la croissance, et de renflouer le déficit budgétaire
    Les heures de recherches d’emploi seront désormais
    – soumises à tva
    – soumises à cotisations sociales
    – et comptabilisée dans le PIB (en + ou en moins, celà reste à définir lors du prochain conseil)

    Nos experts ont en effet constaté un gisement incroyable de gains de productivité, en effet beaucoup d’individus cherche un emploi sans en trouver, ce qui est un gaspillage de ressources extraordinaires, un manque à gagner colossal, voir peut être une fraude généralisée.

    De plus pour éviter que des gens inefficaces ne se lancent dans cette activité, un permis à points de recherche d’emploi sera mis en place.
    Pour prévenir tout abus, ce permis à points ne sera renouvelé après épuisement des points qu’au cas par cas. Ce type de renouvellement ayant fait ses preuves sur d’autres sujets.

    La taxation sera modulée et progressive en fonction du volume d’heures, sans jamais toutefois dépasser le taux de 75%, afin d’éviter un phénomène de confiscation qui serait contraire à la constitution.

    Les heures de recherche pourront être négociées sur le marché, ces transactions seront soumises aux nouvelles taxes sur les transactions financières.
    Dans une deuxième phase, nous étudions également la possibilité de gérer des compte épargne temps , ainsi on pourra mettre de côté quelques heures pour plus tard,
    et enfin un dispositif de chèques recherche d’emploi (similaires au ticket restaurant) , ainsi on pourra acheter des heures avant de les utiliser réellement, mais aussi les donner à son épouse, ou à ses enfants, ou encore à des sdf rencontrés dans la rue.

    1. ‘sont susceptibles et offusqués par pas grand chose, ces banquiers.
      Alors que Obama ne les a même pas traité de banksters, tout juste de « Fat cats »…

      Ils vivent vraiment dans une bulle, ces crapules!

  14. Caleb, Jean Luc, Fujisan…..
    Il y a bien longtemps que le « que faire » me tourlupine, d’autant plus que, par goût personnel, je m’y frotte dans mon patelin à la pointe sud de la peninsule iberique.
    N’ayant pas du tout une approche leniniste, observateur de la vie qui s’écoule, je vois le changement changer les personnes. Je suis complètement convaincu de la nécessité d’information et de formation dans tous les domaines, l’émancipation en est l’enjeu. Mais seule la population est en mesure de se reconnaître comme sujet d’elle-même. Et j’expérimente la nécessité de ce que nos savoirs accumulés se démontent en pièces détachées, de la manière qu’il conviendra, pour qu’ils prennent place dans la recomposition originale et pratique que le mouvement même imprime: les participants ont tous leur mot à dire.
    Je sais qu’il y a des objections à cette notion de « pédagogie de la crise », et que le résultat ne sera jamais de manuel. Mais vu la situation, je ne vois pas d’autre manière d’agir. D.

    1. Bonjour Diego

      Pédagogie de la crise oui effectivement, c’est dans la lignée de Paolo Freire –pédagogie des opprimés – ; … à adapter à la situation en Europe .

      En bonne logique, les nouvelles formes de la misère en Espagne , comme ailleurs ;), devraient être favorables au développement d’un large processus d’autoformation collective. Beaucoup ressentent l’impression de s’être fait avoir, ce peut être le début d’un long processus d’analyse et de compréhension, mais aussi d’exposition au risque de capitalisation des ressentiments par les droites, comme par les gauches. Les partis politiques sont tentés par la formation des militants recruteurs, mais pas tellement par les actions collectives d’autoformation, lesquelles, après avoir atteint un seuil critique, s’auto organiseraient sans le secours d’aucun parti, d’aucun syndicat …

      Il me semble que la toile change considérablement les conditions de l’auto formation, certes c’est encore comme un mycélium encore invisible, et dont ne sait trop comment les fruits en surgirons, ni ou ni quand, mais il est clair que les conditions de base (phases de sensibilisation et d’articulation des ressources) du lancement d’une action collective de formation sont surmultipliées .

      J’imagine que d’ici peu, une classe de Français en Espagne , formera le projet de pirater La survie de l’espèce, pour, dans le format des bulles, le traduire en espagnol , et lancer le concours de la bande dessinée la plus piratée dans toutes les langues ; en fait il y a de quoi s’amuser …

      A+

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