L'actualité de la crise : LEURS CONDUITES DE ROUTINE, par François Leclerc

Billet invité

La préparation du prochain sommet européen des 18 et 19 octobre bat son plein, tandis que le FMI vient de jeter un froid en lever de rideau en relevant des « risques considérables » pour l’économie mondiale. « Malgré des avancées majeures dans le redressement durable des finances publiques, la vulnérabilité budgétaire reste considérable (…) les besoins de refinancement de la dette publique sont encore énormes et exposent les pays aux aléas des marchés financiers ». Comme à l’accoutumée, le Fonds prend ses distances avec la stratégie appliquée en Europe en considérant que « si la situation financière le permet, l’ajustement [fiscal] doit se faire à un rythme qui correspond à l’état de l’économie ».

Une toute autre leçon est tirée par Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances, qui réclame des « règles institutionnelles plus fortes », car les marchés « se détruisent eux-mêmes lorsqu’ils n’ont pas de frontières ». Revenant sur les appels à la dérégulation des années 90 auxquels le gouvernement allemand de l’époque a pleinement participé, le ministre les a regretté. Un bon constat assorti de conclusions sommaires.

Le propre de ces deux options est de continuer à s’inscrire dans le cadre de la même stratégie de désendettement à œillères en faisant supporter principalement son poids aux États. Et, pour ce qui concerne la croissance économique dont il est encore une fois constaté par le Fonds qu’elle baisse, d’en rester à des considérations générales sans effet. Aux dires du FMI, la récession s’approfondit cette année en Europe et ne rebondira que très faiblement l’an prochain, elle est menaçante aux États-Unis tandis que la croissance continue de ralentir au Japon. La crise de la zone euro « s’est aggravée en dépit des décisions politiques visant à la résoudre » constate aussi le Fonds, en remarquant que « la faiblesse se répand de la périphérie vers l’ensemble de la zone euro ».

Le lancement du Mécanisme européen de stabilité (MES) et la création d’une coopération renforcée permettant à neuf pays au moins de la zone euro d’adopter une taxe sur les transactions financières vont donner lieu à un concert de trompettes. Reste à concrétiser l’entrée de l’Italie dans ce dernier club, qu’elle cherche à monnayer contre la réalisation de l’union bancaire avec le soutien espagnol.

En sous-main, le désendettement des banques occupe plus qu’ils ne le reconnaissent publiquement les dirigeants européens. À propos du MES, le bloc des 3 (Allemagne, Finlande et Pays-Bas) ne veut pas entendre parler d’une aide directe aux banques espagnoles et irlandaises, en contradiction avec les décisions du précédent sommet de juin dernier. Ce qui ne va pas spécialement dans le sens d’une accalmie pour ces deux pays. La mise sur pied de l’union bancaire va donner lieu à de grandes déclarations, mais cela n’ira pas plus loin dans l’immédiat, devant le refus du même bloc des 3 de mutualiser le renflouement des banques par les banques via un fonds de soutien.

Le même débat qui avait été engagé à propos des euro-obligations se poursuit, chacun campant sur ses positions. Avec comme seule perspective le renforcement lointain d’une Europe politique vis-à-vis de laquelle les préalables et les restrictions s’accumulent.

Une nouvelle tranche d’aide va être versée au Portugal, où la situation reste très tendue, de crainte que ce pays ne s’engage sur le chemin de la Grèce. Un ultimatum vient d’être lancé au gouvernement de cette dernière, afin qu’un accord soit bouclé avant le sommet, laissant toujours pendante la possibilité de lui accorder des délais, ce qui suppose de trouver les moyens de les financer. Le gouvernement chypriote est également prié de faire un effort, tandis que le sauvetage de l’Espagne, qui doit faire face à d’importants remboursement à la fin du mois, impliquant de se refinancer sur le marché alors que ses taux se retendent, est repoussé à plus tard.

L’adoption d’un nouveau paquet d’aides, le plus tard possible, continue de se profiler. Le créneau de tir se refermera en juin prochain, lorsque le FESF s’éteindra et que le cumul de ses moyens actuels (200 milliards d’euros environ) avec ceux du MES cessera. Celui-ci ne disposera alors que d’une capacité de prêts de 150 milliards d’euros sur les 500 annoncés. C’est maigre et c’est le moment d’exhumer des archives du journal Le Monde une phrase prononcée en février 2002 par Anne Krueger, alors directrice générale adjointe du FMI, à propos des marchés : « (…) ils doivent comprendre que la communauté internationale n’est pas disposée à verser des sommes considérables à des pays dont la dette est insupportable pour assurer que les créanciers soient remboursés. Les dettes non viables doivent être restructurées, d’une façon ou d’une autre ». Le contexte a changé mais la leçon n’est-elle pas toujours aussi pertinente ?

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97 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LEURS CONDUITES DE ROUTINE, par François Leclerc »

  1. Jusqu’à quand effectivement les seules options pour se sortir de la dette et du manque de compétitivité seront la baisse des dépenses publiques et la baisse des salaires, qui aggravent toutes deux au final la récession et par la même occasion les déficits…il y a une telle unanimité sur la question parmi nos dirigeants et technocrates, qu’on ne voit pas bien à quel moment les autres options telles la restructuration des dettes et éventuellement pour certains pays une sortie de l’euro et des dévaluations externes, seront ne serait-ce que mises sur la table et étudiées…elles le sont peut être d’ailleurs mais le citoyen est mis à l’écart de ces vrais débats. Je signale sur ce sujet une excellente vidéo qui à propos du TSCG montre aussi qu’au final ce sont toujours les mêmes solutions ultralibérales qui sont proposées au détriment des autres alternatives, et avec l’accord de la gauche socialiste malheureusement…c’est ici : http://www.youtube.com/watch?v=esiU4xFs9Ys

      1. Jusqu’à quand: lorsque les citoyens travailleurs délaisseront les partis pro oligarchie financière et la pêche à la ligne un ou deux dimanche tous les cinq ans, alors ça bougera.

      2. Déserter les bureaux de vote, est au contraire la pire des solutions, même si ce n’est pas la solution.
        C’est laisser le champ libre aux actuels dirigeants ultra-libéraux par convictions ou par paresse intellectuelle.
        La politique de la chaise vide n’a jamais été efficace, sauf à se désinteresser de ce qu’il peut adviendra et se condamner à subir

      3. 1)Déserter les bureaux de vote de notre démocratie représentative.
        2)Structurer nos propres assemblées et conseils citoyens
        3)Exercer une démocratie directe

      4. Seule une abstention massive retirerait toute légitimité au pouvoir en place. L’abstention contrairement au vote nul (ou blanc), est comptabilisée. Faire son devoir de citoyen tel qu’enseigné à l’école républicaine en votant nul, ne sert que l’intérêt du candidat au suffrage universel. Celà revient à la fois à accepter le mode de scrutin actuel (une majorité à instant T partisane et soucieuse de son électorat qui prive pour 5 ans le peuple de sa souveraineté) et à gonfler le taux de participation. Alors en cas de contestation nos élus bien élus, d’un revers de la main, se permettent la formule « les français ont voté » avouant de fait qu’ils n’ont pas leur mot à dire, que le peuple souverain c’est du pipeau. Dans le cas contraire, d’une forte abstention, le politique mal élu dira que les inscrits se désinteressent. Je ne suis pas d’accord. Il ne faut pas avoir honte de ne pas aller voter lorsque c’est réfléchi. C’est l’acte d’un citoyen libre, indépendant qui demande plus de démocrat

  2. j’ai mal lu le titre de cet article : LEURS CONDUITES DE …POUTINE !

    Dans un programme diffusé hier soir, Joseph Stiglitz se met dans la peau de Pierre Moscovici et livre les actions qu’il mettrait en œuvre s’il était à Bercy. Le ministre de l’Economie, lui, souhaite lancer la réforme bancaire d’ici à la fin de l’année.
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20121009trib000723749/secteur-bancaire-les-conseils-de-joseph-stiglitz-a-pierre-moscovici-.html

    voir l’article de ce jour de Laurent Mauduit sur Médiapart !
    http://www.mediapart.fr/journal/economie/081012/bercy-en-proie-au-clanisme-et-aux-reseaux-d-influence

    1. Cà me rappele ce ministre des finances à qui on avait recommandé la lecture de Maurice Allais, et qui s’était attaché à lire très scrupuleusement Alphonse Allais (notamment et entre autres : « Deux et deux font cinq »).

      1. Cà me rappele ce ministre des finances à qui on avait recommandé la lecture de Maurice Allais, et qui s’était attaché à lire très scrupuleusement Alphonse Allais (notamment et entre autres : « Deux et deux font cinq »).

        Probablement l’erreur la plus productive qui soit, et la meilleure chose qui pouvait lui arriver à ce ministre.

      2. @ François78 et Julien Alexandre

        Alphonse Allais a certainement, autant que Maurice, influencé la pensée économique du XXème siècle.
        Outre un recours constant à l’absurde, ne lui doit on pas également cette déclaration, base de toute la pratique économique contemporaine :

        « Il faut prendre l’argent là où il se trouve, c’est-à-dire chez les pauvres. Bon d’accord, ils n’ont pas beaucoup d’argent, mais il y a beaucoup de pauvres.’

      3. pourquoi Maurice Allais gagne à ne pas être lu ? Il a des travaux qui tranchent avec l’école actuelle, non ? Effectivement, il est limite avec la circulation des personnes, contre le dumping social il me semble, mais d’autres idées sont largement reprises aujourd’hui dans le milieu économique non dominant.

    1. Dans le lien que vous citez, on peut lire:

      « Fervent libéral, économiquement comme politiquement, il s’est férocement élevé contre le néo-conservatisme des années 1980, arguant que le libéralisme ne se confondait pas avec une sortie de “toujours mois d’État, toujours plus d’inégalités” – qui est même finalement la définition de l’anarchisme. »

      Il faut vraiment une malhonnêteté intellectuelle éhontée, ou une ignorance crasse – à moins que ce ne soit un savant mélange des deux -, pour oser dire que « toujours plus d’inégalités » pouvait faire partie de « la définition de l’anarchisme ».

      1. @H,

        Exact. Mais le personnage était totalement contradictoire (membre fondateur de la Société du Mont Pèlerin, puis refusant de les suivre plus, etc). Il reste que sa vision de « l’anarchisme » n’était pas digne de son niveau. Sans défendre nos « anars » bien aimés pour autant, c’est cependant le cas en permanence (y compris chez des individus « ouverts »). Nobody’s perfect, disait l’ héritier en casquette du chef d’œuvre bien connu…

      2. A « Rendez-vous en enfer »,

        Je crois que vous vous êtes mépris sur le sens de ma réponse à « Dissy ». Feu M. Allais était sans doute un personnage discutable, quoique ayant ses mérites ; mais ce n’était pas de cela dont je voulais parler, car c’est l’auteur du court billet indiqué en lien, et non M. Allais, qui a fait l’amalgame, que j’ai jugé malveillant, entre le slogan « toujours mois [sic] d’État, toujours plus d’inégalités », qui caractériserait plutôt les libertariens ou anarcho-capitalistes made in US, et l’anarchisme, qui est un mouvement historiquement déterminé, et, précisément parce qu’historique, ayant connu ses heures de gloires, et d’autres jours moins brillants.

        Et ce mouvement est certes aujourd’hui bien essoufflé.

        Il faut je crois distinguer entre l’égalité des humains en droit ou devant la loi, ou encore, pour parler en termes hégéliens, à leur égalité essentielle en tant que subjectivités infinies, et l’égalitarisme abstrait et vide de contenu prôné ici ou là ; les humains étant bien évidemment inégaux dès lors que l’on se réfère à tel ou tel critère empirique particulier.

        Je n’ignore pas que dans les milieux dits contestataires, en particuliers anarchistes, les discours sont souvent différents des actes, des mœurs, etc., et la langue de bois peut aussi y régner, bref, que l’imperfection propre au sublunaire y a sa place ; mais pas plus me semble-t-il, et peut-être même un peu moins, que dans bien d’autres milieux.

        Enfin, dans l’anarchisme, au moins au 19è siècle et dans le 20è jusqu’à la guerre d’Espagne, il s’est trouvé bien des individus généreux et intelligents qui ont mis certains thèmes en question qu’il serait sans doute bon de reprendre (je crois d’ailleurs que M. Jorion a souligné cet aspect plusieurs fois).

      3. @H,

        À tout hasard, si vous repassez par là, j’ai lu votre commentaire à mon intention.
        Je ne crois m’être tout à fait trompé sur ce qu’écrit « dissy ».
        Mais de toute façon, pratiquement tout à fait d’accord avec vos précisions.
        Cordialement.

  3. ils doivent comprendre que la communauté internationale n’est pas disposée à verser des sommes considérables à des pays dont la dette est insupportable pour assurer que les créanciers soient remboursés. Les dettes non viables doivent être restructurées, d’une façon ou d’une autre
    peut-être mais la communauté internationale ne peut pas jouer cavalier seul contre sa propre composition sauf à vouloir faire disparaitre de la carte la participation des pays même pauvres même endettés parce que certaines données ont besoin d’être unifiées pour être valide et permettre un fonctionnement d’ensemble.
    qu’elle « eau » la communauté internationale va t-elle mettre dans son vin pour le rendre buvable?

  4. Direct ‘livestream’ d’Athènes en état de siège pour la ‘visite’ de Merkel:

    http://www.zerohedge.com/news/2012-10-09/live-stream-athens

    Grèce: près de 25.000 manifestants à Athènes contre la visite de Mme Merkel.

    ATHENES – Près de 25.000 manifestants, certains portant des panneaux frappés de la svastika nazie, se sont rassemblés mardi dans le centre d’Athènes pour protester contre la visite de la chancelière allemande Angela Merkel en soutien au gouvernement grec.

    http://www.romandie.com/news/n/_Grece_pres_de_25000_manifestants_a_Athenes_contre_la_visite_de_Mme_Merkel30091020121415.asp

    Le suicide collectif continue:

    Italie: nouvelles coupes budgétaires en vue pour équilibrer les comptes.

    http://www.romandie.com/news/n/Italie_nouvelles_coupes_budgetaires_en_vue_pour_equilibrer_les_comptes15091020121408.asp

    http://www.romandie.com/news/n/_La_BCE_n_imprimera_pas_de_monnaie_pour_resoudre_la_crise__RP_091020121404-23-256240.asp

    Paris: retour au calme Porte de Versailles après des incidents violents entre forces de l’ordre et manifestants

    PARIS (Sipa) — Le calme est revenu mardi en début d’après-midi Porte de Versailles à Paris après 90 minutes d’incidents violents entre forces de l’ordre et manifestants venus dénoncer les plans sociaux dans l’industrie, devant le Mondial de l’automobile, a constaté Sipa sur place.

    http://www.romandie.com/news/n/Paris_retour_au_calme_Porte_de_Versailles_apres_des_incidents_violents_entre_forces_de_l039ordre_et_manifestants_RP_091020121352-10-256225.asp

    1. On n’en parlera peut-être au JT…mais alors sans images et à la fin.
      Non, en ce moment, ce sont les islamistes le problème. Y’en a partout et il parait que ça fait peur au gouvernement qui considère que c’est le problème number one. Au dire des médias, ils sont tellement nombreux et actifs qu’il doit bien y en avoir de planqué dans mon jardin. J’ai surveillé mon champ de patates aujourd’hui au cas ou….et je me tiens prête à en dénoncer si j’en vois un.
      C’est bien quand même que nos élites nous montre ou est le danger. Ca rassure….

      Dans un autre ordre, j’ai bien aimé une émission qui parlait de Chavez.
      Je site de mémoire la journaliste : « Bon, il a aidé à réduire la pauvreté, mais là ou les instances internationales se fachent, c’est sur ces fréquentations : Amaninedjhad…..et Poutine ».
      Lol, allez hop, dans le même panier.
      Et puis, c’est vrai que nous les dictateurs et les riches, on les aime pas….on en a placé quelques un en Afrique, mais nous, c’est pas pareil.
      Ah là là……la paille et la poutre.
      En tout cas, moi, ça me fait me gondoler et c’est déjà ça.

      1. Bonsoir valérie.

        Et oui, nos élites sont sur le point de casser du bougnoule et en notre nom encore! Le problème est que la majorité tout compte fait ne cherche pas plus loin et prend pour argent comptant toutes les conneries déversées à longueur de journée par nos chevaliers de l’information.
        Que fait S.O.S. racisme pour dénoncer ce procès d’intention?

      2. l’islamiste c’est pratique, ça empêche l’émigré magrébin de fraterniser avec les français d’en bas, qui se divisent eux-même en deux. tout bénef. quand l’islamiste ne fait pas recette on sort la caillera. des épouvantails bien pratiques, le premier pour la gauche laïque, le deuxième pour la droite vertueuse.

  5. Monsieur Leclerc,
    Merci pour votre tour d’horizon des aléas de l’eurozone.
    Cependant vous persistez à parler, vous n’êtes pas le seul, de désendettement, alors qu’il s’agit pour la majorité des pays qui la composent d’une tentative pour revenir à un équilibre primaire de leur budget, pour arrêter d’ajouter de la dette à la dette.
    Après seulement on pourra choisir une méthode de désendettement, plus ou moins favorable aux créanciers ou aux citoyens.

    1. Il s’agit bien d’un processus global de désendettement (deleveraging en Anglais), qui porte à la fois sur la dette publique et privée, et qui concerne aussi bien les pays ayant un excédent primaire que les autres. Son origine n’est pas l’accroissement en soi de la dette publique mais la création d’une énorme bulle d’endettement, qui a crevé et que l’on essaye de dégonfler en la maitrisant.

      1. Renard a raison, le nouveau Traité impose de réduire à zéro en moyenne, le déficit budgétaire de l’État donc de faire en sorte que la dette publique n’augmente plus. Quant à son remboursement, c’est une autre affaire qui ne devrait pas poser de problème pour trois raisons :
        – La confiance étant revenue, les taux d’intérêts seront au plus bas comme c’est le cas actuellement pour les emprunts français et allemands réduisant d’autant la charge de la dette.
        – Un État peut prendre tout son temps pour rembourser, il existe même des dettes perpétuelles…
        – La BCE en accord avec les autres pays, ne manquera pas au fil des années, d’annuler une partie de la dette de tel ou tel État en veillant à ne pas relancer l’inflation.

        1. Relisez le traité ! Le respect du ratio de 60% d’endettement maximum par rapport au PIB y est réaffirmé. Son objectif est donc aussi de réduire la dette, si elle dépasse ce seuil.

          Pour le reste, que Dieu vous entende ! Vous voudrez bien cependant expliquer comment la BCE pourra annuler des dettes, ainsi que vous l’annoncez…

      2. En fait ce traité est plutôt un rappel pour le désendettement :
        RAPPELANT l’obligation, pour les parties contractantes dont la dette publique dépasse la valeur de référence de 60 %, de la réduire à un rythme moyen d’un vingtième par an, à titre de référence http://european-council.europa.eu/media/639232/08_-_tscg.fr.12.pdf
        + art 4 : « Lorsque le rapport entre la dette publique et le produit intérieur brut d’une partie contractante est supérieur à la valeur de référence de 60 % visée à l’article 1er du protocole (nº 12) sur la procédure concernant les déficits excessifs, annexé aux traités de l’Union européenne, ladite partie contractante le réduit à un rythme moyen d’un vingtième par an, à titre de référence, ainsi que le prévoit l’article 2 du règlement (CE) n° 1467/97 du Conseil du 7 juillet 1997 visant à accélérer et à clarifier la mise en oeuvre de la procédure concernant les déficits excessifs, modifié par le règlement (UE) n° 1177/2011 du Conseil du 8 novembre 2011. »
        Le désendettement était déjà fixé par PSC renforcé ( http://www.ofce.sciences-po.fr/blog/?p=1435#more-1435 ), assorti de sanction par le six-pack ( http://www.europaforum.public.lu/fr/dossiers-thematiques/2011/six-pack/index.html )

        @ erreipg
         » le nouveau Traité impose de réduire à zéro en moyenne, le déficit budgétaire de l’État »
        0,5% structurels pour le TSCG. 0% c’est l’OMT fixée à la france par la commission (variable selon les états).

      3. Sylla, sérieusement, les 5% de baisse annuelle du taux de d’endettement public lorsqu’il dépasse les 60% du Pib, personne n’y croit, encore moins les allemands qui, en 2011 avec leur économie totalement optimisée, exportatrice, en croissance et avec un pouvoir d’achat au plus bas, ont été absolument infoutus de baisser significativement leur taux d’endettement record et encore moins leur dette brute – malgré, comme pour la Chine, pas mal de dettes cachées encore du coté des bad-banks ou des Landers…

      4. Il faut en finir avec ce mode de financement unique de l’économie par l’endettement et la possibilité de spéculation optimale. Car, les dettes bancaires ne vont pas cesser de gonfler les dettes des états par transferts (too big to fail). Les banques prennent un intérêt appelé « service de la dette ». Elles ont également des assurances pour les défauts. Avec cela, on comprend comment les hautes sphères de la finance se rincent avec des sommes astronomiques. Ce qui est clair, c’est qu’elles transfèrent des dettes privées sur le public. C’est pratique pour faire de l’économie du tout libéral (la sécurité sociale en vue d’une privatisation progressive, l’assurance chômage en danger, le système de retraite à l’américaine par capitalisation,…). C’est le reflet de la main mise des US sur l’Europe par la monnaie et la fin des acquis sociaux (droits égalitaires). Le manque de cohésion au sein de l’Europe se traduit dans l’impossibilité d’utiliser un réel instrument monétaire et une incapacité à travailler pour un objectif commun propre (pas de réelle solidarité entre états). Nous assistons à du « chacun pour soi » (la GB est tentée par une sortie de la zone, l’Allemagne limite la solidarité à sa seule conception). Dans ce contexte, les jours sont comptés pour l’Euro, n’était-ce pas prévisible ? Enfin, cette politique favorise la concentration des ressources par le principe des inégalités sans limites. La croissance est limitée par les ressources existantes et la mauvaise répartition va accentuer les tensions. Réduire les dépenses de l’état (traité budgétaire) parait illusoire puisque cela ne fait que repousser une échéance qui sera encore plus difficile à solutionner. C’est la disparition de la démocratie par l’aristocratie financière ou la technocratie bancaire….Je suis curieux de savoir ce que notre ministre des finances nous réserve comme loi prochainement (fr3 « le jour d’après »). Il a parlé du prix Nobel d’économie (J.Stiglitz ) mais…
        Une réelle séparation des activités bancaires ou un maquillage ?

      5. Qu’est ce qui vous fait croire que j’y crois Vigneron?

        Au contraire, j’ai même plutôt l’impression qu’on est bien parti pour augmenter l’endettement, d’autant qu’il est mesuré en %du pib.

    2. Le désendettement selon Hollande est mal parti, Bercy peut revoir ses calculs… :

      Avant la crise, il était d’usage, c’était en tous cas celui en cours au FMI, de considérer que l’effet multiplicateur était limité à 0,5. Mais l’examen de la situation des grands pays industriels depuis le début de la crise conduit à réviser totalement cette estimation. Le multiplicateur serait actuellement compris entre 0,9 et 1,7, écrit aujourd’hui le FMI.

      http://fr.finance.yahoo.com/actualites/fmi-r%C3%A9vise-calculs-laust%C3%A9rit%C3%A9-nuit-220000303.html

    1. Je corrige: il fallait bien lire « conduite de Poutine »
      Preuve vidéo:
      http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=QdJRTE6buVQ
      Décidément, c’est bien le gouvernement
      au service des Vautours qui se font passer pour des Pigeons…

      Dans le désastre économique et social qui approche,
      si les travailleurs restent aux basques des politiciens de la majorité,
      du PS au PC tous mitterrandiens, c’est le FN qui ramassera la mise…

      1. c’est le FN qui ramassera la mise…

        je crois que c’est bien parti et quand nous nous retrouverons en camp avec la gauche de gouvernement, celle-ci nous accusera d’être responsable de tout ………

        nous sommes partis pour revivre un remake des années 30 ; mais cette fois les salauds de soviétiques ne seront pas là pour nous sauver ………………………..

      2. @ J gorban

        Dans les pays de l’Est, en effet, ils furent sauvés par tonton Staline mais ils en ont payé le prix fort quand même.

        Du reste, le FN ne ramassera la mise que s’il canalise le soulèvement, la grogne, le mécontentement.
        Ou bien il laissera le bordel intégral se répandre (ça risque de ne pas être bien dur mais ça peut être long…) et se posera en seule alternative pour rétablir l’ordre.

        Bonaparte l’avait fait en 1799 alors que la France agonisait sous le Directoire. le fruit était suffisamment mûr et la population à bout demandait la stabilité politique, civile et économique. Bonaparte arrivé, il montra que c’était lui ou le chaos: les Français choisiront Bonaparte.

      3. Aucune chance que le F.N. renouvelle l’exploit politique de Bonaparte d’ici 2020 : ils n’ont ni les leaders, ni les cadres en capacité de le faire … aussi détériorée soit la situation globale du pays d’ici-là.

      4. La seule issue, c’est l’opposition frontale des travailleurs,
        contre le gouvernement de la bourgeoisie
        malgré tous les politiciens à son servive,
        y compris les mitterrandiens qui font du ni soutien, ni opposition.
        C’est transformer en France comme ailleurs l’indignation
        en résistances, puis en révoltes et révolutions.
        Restent quelques petites années pour assurer la « survie de l’espèce. »

      5. @ Terra Breizha

        Tout à fait d’accord, on est bien loin des exploits de Bonaparte. C’est pour ça que cela peut durer très longtemps, 5, 10 ou 20 ans ou bien quelques semaines comme la chute de la 3ème République Française en 1940.

      6.  » je crois que c’est bien parti et quand nous nous retrouverons en camp avec la gauche de gouvernement, celle-ci nous accusera d’être responsable de tout ………

        nous sommes partis pour revivre un remake des années 30 ; mais cette fois les salauds de soviétiques ne seront pas là pour nous sauver ……………………….. »

        Bizarre, l’historien Simon Epstein ne mentionne pas l’activité du FN (fondé en 72) dans les années 30 et encore moins pendant la collaboration. Au contraire, selon lui (comme selon De Gaulle d’ailleurs), on retrouvait beaucoup de nationalistes dans la lutte contre l’Allemagne. Voir :
        http://www.amazon.fr/paradoxe-fran%C3%A7ais-Antiracistes-Collaboration-antis%C3%A9mites/dp/2226179151

  6. Le XXè siècle a commencé bille en tête. Dans une obscure cours d’école. On voit où ça nous a nous mené. C’est une vue très personnelle de l’histoire. Usines à boustifaille et à mitraille, usines à poulets. Pas un seul gramme de dignité dans cette recette du diable. Producteur – consommateur couple maudit avec derrière l’épaule un bonimenteur toujours. Ils faut réfléchir ouvriers-intellectuels-artistes comme un seul homme solidaire et solitaire.

    1. Il faut réfléchir ouvriers-intellectuels-artistes comme un seul homme solidaire et solitaire.
      Ben on les voit plus trop les artistes venir pérorer, s’agiter et se montrer. Tout affolés qu’ils sont devant un impot sur leur fortune. Prêts a détaler, changer de nationalité….. une belle bande d »‘enfoités »…et ils étaient pourtant la pour le chanter en bande ! Une larme pour la pauvre Françoise Hardy qui a du certainement se trouver un appartement plus petit….fais chier !!! bon la maison en Corse ça on en parle pas !

  7. Juste une pensée en passant. On nous parle de banques systémiques, de banques « to big to fall ». Mais le peuple aussi est systémique, le peuple aussi est « to big to fall ». Il ne faudrait pas que nos chers leaders l’oublient. Si nous tombons, nous les emmènerons avec nous dans l’abîme.

      1. Non. Et je ne suis pas sûr de le voir de mon vivant. Quoique, notre civilisation est tellement complexe et donc fragile, nous ne sommes pas l’abri d’un gros problème systémique, voir d’un très gros problème. Dans ce cas-là, je ne suis pas certain que nos puissants seront à l’abri d’une réaction populaire.

  8. Aux dires du FMI, la récession s’approfondit cette année en Europe et ne rebondira que très faiblement l’an prochain,

    Tiens, c’est exactement ce qu’ils disent chaque année depuis des années, sans se lasser : ce sera pire que prévu cette année avant de rebondir l’an prochain. Puis non…

    1. Il me semble que depuis le temps que ça dure, on devrait appeler ça une dépression et non pas une récession.

  9. C’est malheureusement des tels comportements qui entrainent la déflation rampante qui tue nos économies à petit feu…

    Le système est mort, mais on a pas d’héritier.

    1. Ah Vigneron, bien le bonjour de la patate !.

      Au vu de la pertinence de vos interventions, outre le fait que je refuse de monter dans votre train, pour des raisons évidentes, je m’interroge : êtes vous caduc ou débutant, de la dernière averse ou des neiges d’antan ?

  10. A propos, le traité budgétaire européen a été adopté, cette après-midi, à une très large majorité à l’Assemblée Nationale.
    Comme prévu, quoi… Dossier suivant !

  11. Le propre de ces deux options est de continuer à s’inscrire dans le cadre de la même stratégie de désendettement à œillères en faisant supporter principalement son poids aux États.

    On pourrait dire qu’il en a toujours été ainsi.
    L’Etat n’est pas une entité neutre qui obéirait aux régles et à la volonté démocratique des peuples. Il représente justement les intérêts de ceux qui sont aux leviers de la puissance économique. Et aujourd’hui cette « puissance » économique est celle des financiers. Leur petit jeu mortifère est donc protégé vaille que vaille par l’Etat.
    Certes on pourrait déclarer faillite. Mais cela n’obligerait-il pas à une remise en ordre dont nos « spécialistes » décideurs n’ont vraiment pas envie ?

  12. Formation des prix…………je viens d’assister à une vente aux enchères , le prix est monté fonction du prix de vente neuf garanti financé alors que la valeur réelle n’est que le 10°…………les gens sont idiots.

  13. En sous-main, le désendettement des banques occupe plus qu’ils ne le reconnaissent publiquement les dirigeants européens.

    M. Leclerc, pourriez-vous nous indiquer un lien où l’on trouverait le montant de la dette des banques ainsi que leurs fonds propres ? Merci.

    1. L’Euro est devenu une véritable secte avec ses adorateurs lobotomisés,ils iront jusqu’au bout, soyez-en certain CAD dans le mur.C’est finalement peut être notre seule chance que le système s’écroule,car eux ils ne feront rien volontairement.

  14. Je suis personnellement intrigué par les propos ci-dessous :
    http://www.boursorama.com/actualites/natacha-valla-goldman-sachs-appliquer-des-programmes-d-austerite-dans-un-contexte-recessif-est-une-erreur-0c7dad5bc458c7f74849ce935d43f85c
    si elle cause de la sorte pourquoi personne ne l’écoute ? c’est de la stratégie, je pense, mais je ne vois pas trop ou ils veulent en venir…
    Parce que, au niveau contexte récessif on est déjà loin :
    http://www.argusdelassurance.com/acteurs/groupama-ne-remboursera-pas-certains-creanciers-en-2012.58834

    1. merci loic groupama ne paye pas ses intérêts dûs

      ces arguments pourraient sortir de la bouche de n’importe quel gouvernement pour ne pas payer !!!

    2. pas compliqué à piger :

      GS proposera (ou pas ) une relance aux etats défaillants aux conditions iniques qui sont les leurs , suremement une manoeuvre de plus pour inciter les spéculateurs à investir dans des produits GS .

      Si groupama ne peut rembourser ça veut dire que les groupes d’assurances plus gros et les bancassurances ( rappelez vous cette histoire de banque française qui ne pouvait detenir une asssurance californienne ) sont dans un état pire que prévu !

      un tuyau aux traders , refourguez toutes les activités de Réassurance à GS , une belle boucle récursive en perspective : du HFT en négatif !

      1. tssss! qui vous parle de non remboursement?
        c’est un faux titre
        ce sont des intérêts non versé, tout simplement
        payé les intérêts d’un capital investit n’est pas le rembourser

    3. loic meme dans ce genre de structure ils ont des analystes, risques, qui font correctement leur travail.Maintenant que l’on tienne compte de leurs analyses ,c’est une autre chose!

    4. Près de 2 milliards de perte en 2011, encore des pertes cette année (87 millions au premier semestre) malgré des ventes massives d’actifs et de filiales, dégradation de la dette junior comme du risque global Groupama en catégorie spéculative par Fitch la semaine dernière (avant l’annonce du défaut sur la dette subordonnée) et en catégorie spéculative encore par S&P (de B à CC) hier sur la dette junior et de BB à BB- pour la note globale après le défaut…
      Dexia risque bien d’être accompagnée par un autre gros acteur français bankable dans le rôle des premières grosses victimes privées de la crise de la dette, premières par ordre d’apparition à l’écran bien sûr…
      Pour Natacha Valla de GS, ça fait un moment qu’elle tient ce discours (en particulier dans Le club de l’éco de Piétri (la boite de Piétri…) face aux clowns genre Fiorentino.
      Voilà son Cv avant GS à la Natacha, son truc c’était les cours à l’IEP et Hec puis la BdF/BCE de Noyer/Trichet…
      http://www.eui.eu/Personal/Researchers/valla/1_CV/CV_short.PDF

  15. C’est insupportable d’être pris en tenaille chaque matin sur les ondes du service public radiophonique par les commentaires ahurissants et mensongers de trois éditorialistes de droite aux mêmes heures d’écoute : M. Dominique Seux ( France Inter ), M. Philippe Manière
    ( France Culture ) , M. Brice Couturier ( France Culture ).

    A croire que le vote des Françaises et des Français n’a rien changé et que les comiques troupiers de l’ancienne  » Sarkozie  » s’accrochent à la rampe comme des moules aux rochers.

    M. Phillipe Manière ce matin, a parlé de l’obésité de l’Etat français. Mais pourquoi ne commence t-il pas par lui même en proposant sa démission afin d’alléger les comptes
     » somptuaires  » de l’Etat Français et par là même celui des auditeurs qui paient la redevance audiovisuelle de service public. Qu’il démissionne donc !

    Je vous .épargne les commentaires stupides de M. Dominique Seux, tous les matins qui martyrisent bien inutilement 1,6 million d’auditeurs en essayant de les bêtifier. C’est proprement affligeant. ( Pauvre homme ! ).

    Les ondes du service publique français ne pourraient -elles pas plutôt proposer à M. François Leclerc d’intervenir sur France Inter ou sur France culture chaque matin ?

    Cela ne permettrait-il pas enfin la pluralité sur le service public radiophonique ?

    Est-ce normal, démocratique, spirituellement éclairant d’ être lobotomisé au petit matin à l’heure où l’on va travailler par l’ inénarrable horde d’ultralibéraux pérorants dans leur bulle respectives et cela chaque jour de la semaine ? Pouvons -nous encore parler d’espace délibératoire ou plutôt de propagande affichée ?

    Imaginez ! M. Dominique Seux, M. Philippe Manière , M. Brice Couturier ( ! ) sans compter les émissions de Marc-Olivier Fogiel sur RTL au retour du travail le soir ( ! ) ou bien encore les autres animateurs de droite sur les autres chaines privées qui martèlent les crânes des idées nauséabondes d’extrême-droite. STOP ! Par Pitié !

    C’est bien simple, partout les mêmes mots et les mêmes discours. Les chaines radiophoniques privées rajoutant par ici et par là quelques zestes de racismes divers et variés à la différence du service public ( heureusement en ce qui concerne le service public ). Mais ceci étant dit, il n’y a que des éditorialistes de droite extrême ou d’extrême droite du matin jusqu’ au soir. C’est à désespérer d’avoir pu imaginer avoir voté pour autre chose que tous ce fatras.

    Le changement, c’est pour « maintenant » ? Vraiment ? Sauf pour les oreilles ?

    Comment voulez-vous dans ces conditions que les idées pertinentes lues sur ce blog puissent jamais franchir le mur du son médiatique si l’omerta est ainsi pratiqué à belle échelle chaque matin et chaque soir ?

    Si les mêmes squattent toutes les places à la radio et à la télévision, comment pouvons -nous encore nous imaginer en démocratie dite …  » représentative  » ?

    Démocratie défigurative serait mieux dit dans ces conditions. Chaque jour on défigure les citoyennes et les citoyens afin qu’ils ne se reconnaissent plus eux-mêmes demain. Voilà la vérité.

    Afin que dans un futur plus ou moins proche, ils ressemblent à des chiens pour la énième curée de l’Histoire.

    [Merci de m’avoir lu].

    1. Vous pourriez écrire à M. Manière et lui expliquer que le privé coûte aussi cher à l’état que ses fonctionnaires : chaque année, il y en a pour 170 milliards d’euros de ristourne fiscale ! Mais M. Manière refuse certainement de voir certains chiffres accablants. Rendez-vous compte : 170 milliards qui ne vont pas dans la poche de l’état pour un taux de chômage officiel de 10% (on frise certainement les 18% si l’on compte les gens qui sont rayés des listes), quelle efficacité ! Cela m’amène à définir les ultra-libéraux de la façon suivante : êtres obstinés qui ne veulent pas voir.

      1. C’est vrai, mais pour être équitable, il faudrait à la fois prélever ces impôts ET en même temps dégraisser une partie importante des fonctionnaires à caractère bureaucrato-administratif . En outre, si le privé fait en principe ce qu’il veut de son pognon une fois les taxes payées, l’Etat se doit lui de faire un peu le ménage.
        Augmenter le flux du robinet sans réparer la fuite, çà ne sert à rien, sauf augmenter la facture.
        Pour en revenir à nos moutons, les radios du service public…mais enfin c’est limpide, regardez leurs sites web et faite les liste des personnalités intervenantes sur une période – disons de 6 mois – combien de fois des « profils » comme Jorion interviennent, comment les discours et les idées sont hyper-formatées, la superficialité et vulgarisation à outrance etc.
        Pour l’instant, les prises de positions les plus « risquées » je les ai entendu sur …RMC : çà pose un gros problème quand même hein.

    2. Partage entièrement votre avis.
      Avant les comiques troupiers actuels, il y avait sur France-Inter un illuminé du libéralisme – j’ai oublié son nom- particulièrement déplaisant : j’étais trop gros, je restais accroché comme un coquillage à son rocher, je refusais de m’adapter , les fusions acquisitions étaient le top du top pour l’actionnaire, les marchés-qui, les marchés-là , le dieu-marché et ses saints, etc…
      Depuis, j’ai trouvé que mon poste à transistors avait un bouton marche/arrêt et un dispositif de syntonisation permettant d’ accrocher un émetteur différent à volonté. C’est pas trop compliqué et marche bien.
      La TV est plus insidieuse: je l’ai jetée une bonne trentaine d’années en arrière.
      Il y a toujours une solution…

      1. Oui la télé ça fait six ans que je l’ai jeté à la poubelle of course ! Retour aux livres de façons plus accrues.

        ….mais la radio j’y suis encore attachée. A part les trolls radiophoniques et autres nabots dont je parlais, il y a sur France Culture quelques aires encore de sensibilité et d’intelligence dont je ne veux pas tout à fait me passer.

        ( Sinon éteindre la radio, oui c’est vrai, je peux le faire encore aussi par moment, il est vrai que c’est assez simple effectivement )

      2. @Daniel

        il y avait sur France-Inter un illuminé du libéralisme

        L’ineffable , l’inénarrable, l’inoubliable ….Jean-Marc SYLVESTRE

    3. @jeff,

      « Mais non, Jeff ! T’es pas tout seul » (J.B.). Et tous vous approuvent ! Mais :
      1 – Faites comme moi : n’écoutez PLUS ces radios (depuis des années),
      et que cela se sache !!!
      2 – AURÉLIE, VOUS DORMEZ ???
      (et que l’on ne nous parle pas de « chasse aux sorcières »).
      Vous voyez ce que je veux dire ?

      L’ENJEU EST ÉNORME, ET SUR CE SUJET, ICI OU AILLEURS : RIEN !

      Ma bouche en est bée.

    4. Et à la télé c’est encore pire avec le plateau quotidien d’Yves Calvi et ses pseudos experts,toujours les mêmes qui n’ont jamais rien prévu de leur vie,à la Ch Lagarde.Ne parlons même pas de BFM/LCI/ITELE et consorts.Dans la presse papier c’est pas mieux:figaro(dassault), Libé(banque rotchild’s) et Le Monde (banque de M Pigase).Mosco est l’agent double chargé de mission de DSK dans les coulisses.Le nouvel obs fait dans la goche caviar bobo,les journaux économiques ou ce qu’il en reste(les Echos), la pensée unique des pigeons ou une tribune quotidienne de L Parisot..A part quelques bonnes tavernes comme sur ce blog sur le net et la presse non francophone un peu plus critique,c’est la misère.

    5. Une petite réflexion qui ne passera peut-être pas la modération : J’ai remarqué que ces fameux journalistes ne se posent jamais la question de la production d’électricité quand ils parlent de la voiture électrique qu’ils encensent à longueur de journée. Tous disent en coeur que la voiture électrique ne pollue pas . Est ce que c’est pas ignorance de la plus élémentaire notion de physique ou par malhonnêteté pure et simple. ?. Un des rares a bien voir le problème c’est le jardinier de Versailles : A Baraton . Il faut que ce soit un journaliste sensé ne rien connaître du sujet qui parlent enfin de la pollution du à la production de l’électricité, des métaux lourds contenu dans ces batteries et leurs recyclages, rendement énergétique lamentable de la chaîne production …..etc.

      1. @nounours,
        Mais vous parlez ici de billard à trois bandes, pour parler de voiture électrique, il faudrait savoir, comprendre ou subodorer:
        -que l’électricité n’est pas une énergie primaire
        -qu’il faut donc la produire (en Chine, c’est le charbon, ici le nucléaire)
        -que ces énergies ont chacune leur inconvénients

        Et ça, ce n’est pas que ça soit compliqué pour nos journalistes (brillants, comme il se doit), mais ça ouvre, un peu trop, le champ à la réflexion, voire pire, à l’incertitude… ou à l’angoisse (quoi? , plus de voitures?…mais…. la mobilité, les emplois….. et qu’est qu’on va faire de toutes ces autoroutes…, vous êtes fou, cher Monsieur, ce n’est pas possible.), et de plus, il est bien connu que les auditeurs sont des boeufs et pour que le message passe , il faut que le message soit simple, alors contentons nous du billard Américain (on tire dans la boule, et on regarde ou ça tombe).

    1. En fait pas du tout c’est un titre racoleur, le chômage(enfin son indemnisation) reste illimitée dans le temps, il y a juste l’introduction d’un système de périodes qui n’existait pas avant.Le tout après trois ans se poursuit au forfait mais sans limite de temps.Non pas par charité,mais simplement pour éviter une migration vers le RMI qui n’est inférieur au forfait chômage (trois ans) que de quelques euros.Par contre ce RMI étant en partie payé par les communes, les politiciens ont évité ce transfert de toute façon assez fictif qui ne change pas grand chose.Il y a aussi de nombreuses exceptions(âge, durée de carrière,handicap de + de 33% etc). Les allocations demeurent indexées au cout de la vie soit en général + 2% par an.

      Situation actuelle:

      http://www.rva.be/Frames/frameset.aspx?Language=FR&Path=D_opdracht_VW/&Items=3

      Réforme au 1er novembre (prise d’un dafalgan conseillée avant la lecture..):

      http://www.rva.be/D_Opdracht_W/Werknemers/T136/InfoFR.pdf

      Pour les Français,le Pôle Emploi Belge:

      http://www.rva.be/home/menufr.htm#

  16. La définition du déficit structurel est une chose difficile qui risque de mettre le feu aux poudres entre certains états européens : il existe en effet différents modes de calcul. Lire cet article du Figaro :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/10/09/20002-20121009ARTFIG00566-le-deficit-structurel-un-concept-aux-contours-flous.php

    Cet article fait échos au dernier billet de Lordon dans la pompe à phynance. Imaginons maintenant que l’UE plonge un état dans la récession en raison d’un plan d’austérité draconien faisant suite à un mauvais calcul du déficit structurel…. Quelle sera la réaction de cet état ? Ce traité va donc certainement attiser les tensions entre les peuples.

  17. rien ne change, on ne peut que rester admiratif devant ce château de cartes qui ne veut pas s’écrouler…

    1. OK pour le château de carte, mais il doit y avoir une pieuvre bien membrée pour réajuster les cartes in extremis à chaque ébranlement…
      M’enfin cette image reste un peu simpliste: que représente le château, que représente les cartes, qui risquent les cartes, que risque le château, cad quel est l’enjeu de l’écroulement, faut-il un château, faut-il qu’il soit solide, faut-il des cartes, faut-il monter le plus haut possible, le vent et l’apesanteur sont-ils des fatalités,…?

  18. Angela Merkel recoils from Greek showdown on Spain contagion fears.

    Angela Merkel, the German chancellor, has stamped her seal of approval on Greece’s austerity plan and vowed to stand by the country as « partner and friend », signalling almost certain approval for the next tranche of EU-IMF Troika aid.

    Les brillantes prévisions passées du FMI, confrontées à la réalité:

    The International Monetary Fund admitted this week that it misjudged the « fiscal multiplier » effect of austerity when several countries tighten together.

    The Troika originally said that Greece’s economy would contract by 2.6pc in 2010, before growing by 1.1pc in 2011, and 2.1pc in 2012. Greek GDP instead contracted by 4.5pc in 2010, 6.9pc in 2011, and is likely to shrink 6pc this year.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/9597514/Angela-Merkel-recoils-from-Greek-showdown-on-Spain-contagion-fears.html

  19. Ce traité va donc certainement attiser les tensions entre les peuples.

    Pas sûr qu’il y ait des tensions entre les peuples, entre ceux de la zone euro par exemple.
    Tout le monde – enfin beaucoup de monde – se rend compte que la situation devient la même d’un pays à l’autre. Les manifestants en France ou en Grèce énoncent plutôt leur solidarité.

    1. Et entre la Grèce et l’Allemagne, c’est l’amour fou ? Quand un pays décide de l’orientation monétaire, impose aux autres sa vision aux autres et provoque la récession, vous pensez peut-être que cela va créer de l’apaisement? Quant aux indignés ou à tout autre mouvement d’émancipation supranational, je n’y crois guère. Chaque pays se libèrera du carcan libéral seul ou sombrera.

      1. Ne faut-il pas faire une différence entre peuple et gouvernement ?
        Les manifestants d’Athènes s’en prenne à une Allemagne jugée impérialiste et à son chef, mais pas vraiment au peuple allemand.

  20. Draft EU proposals on closer integration: in full.

    Europe needs « openness and transparency » and « fair treatment and representation of both euro and non-euro area Member States » as the eurozone moves towards closer integration, draft EU summit documents obtained by the Telegraph show. Here is its 13-point plan in full.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/9597083/Draft-EU-proposals-on-closer-integration-in-full.html

    Le FMI pointe les risques importants du programme de rachat de la BCE.

    http://www.romandie.com/news/n/_Le_FMI_pointe_les_risques_importants_du_programme_de_rachat_de_la_BCE70091020122333.asp

    Zone euro: le FMI revoit en hausse l’ampleur du désendettement bancaire.

    http://www.romandie.com/news/n/_Zone_euro_le_FMI_revoit_en_hausse_l_ampleur_du_desendettement_bancaire70091020122332.asp

  21. N’ayez crainte, la bête ultra-libérale ne va crever sans bouger, si désigner quelques bouc émissaires (les grecs, sont déjà pour beaucoup responsable de la crise, parce que sinon chez nous tout va bien) lui permet de maquer ses propres turpitudes, alors va pour la montée des antagonisme intra-européens.
    Est-ce que chacun de nous sauras y résister?
    j’en doute……………………..

  22. Bruxelles veut ouvrir la Sécurité sociale au privé.

    C’est une ligne passée inaperçue, nichée dans un projet de directive en chantier à Bruxelles. Ses conséquences pourraient être énormes et inquiètent de nombreux parlementaires européens : la Commission prévoit d’introduire des mécanismes de concurrence au cœur des services de sécurité sociale, via des appels d’offres renouvelés, ce qui ouvrirait la porte aux grands assureurs privés.

    http://www.mediapart.fr/journal/international/091012/bruxelles-veut-ouvrir-la-securite-sociale-au-prive

    1. C’est exactement la réforme de « gauche » d’Obama.
      Assurance obligatoire auprés du privé.

      Dire qu’il y a des « socialistes » qui défendent ça….
      De toutes façon ils sont inféodés à l’OTAN.

  23. La forfaiture continue de plus belle:

    Règle d’or budgétaire : l’Assemblée nationale a voté le projet de loi organique.

    L’Assemblée nationale a adopté mercredi 10 octobre le projet de loi organique mettant en œuvre la « règle d’or » d’équilibre des finances publiques prévu par le traité budgétaire européen, par 490 voix pour, 34 contre et 18 abstentions.

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/10/10/regle-d-or-budgetaire-l-assemblee-nationale-a-vote-le-projet-de-loi-organique_1773194_823448.html

    Commentaire de Mick qui résume tout:

    Hollande se trompe (ou plutôt nous trompe) : ce n’est pas la « gauche qui s’est réunie » pour voter ce funeste TSCG, c’est la droite, dont la plupart des députés PS, qui s’est entendue pour mettre en oeuvre ce traité dont l’objectif caché est l’imposition d’un modèle ultra-libéral en Europe : l’interdiction de s’endetter pour les états revient à transférer tous les investissements au secteur privé, donc à terme à privatiser tout ce qu’il reste de service public : santé, éducation etc.

    http://www.lemonde.fr/politique/reactions/2012/10/09/feu-vert-des-deputes-a-la-ratification-du-traite-europeen_1772594_823448.html

  24. Traité budgétaire européen : tout ce que l’on ne vous dit pas sur un débat confisqué.

    Alors que la gauche se divise sur le Traité budgétaire européen pour des questions politiques, un véritable enjeu se cache derrière : la résolution des écarts de compétitivité entre les différents pays de la zone euro.

    http://www.atlantico.fr/decryptage/traite-budgetaire-europeen-tout-que-on-ne-dit-pas-debat-confisque-bruno-bertez-505989.html?page=0,0

  25. mouais
    j’ai écouté l’émission de FOG sur FR3 en différé et l’intervention de notre ministre de l’économie
    il y a une volonté de mutation par le miracle de la transformation
    je crois que nous avons besoin de transmutation ce qui n’est pas du même ordre
    mais en amorçant la pompe des fois que ça embraye le mouvement… on ne sait jamais
    l’émission était claire explicite très bien menée
    mais à la fin elle m’a laissée un arrière gout
    de manipulation
    je n’ai pas eu le sentiment que le dessein que la clarification des outils financiers pourraient permettre soient très clairs.
    comme si cela définitivement n’appartenait plus au politique.

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