L'actualité de la crise : LE GARROT ET LA CORDE RAIDE, par François Leclerc

Billet invité

Il serait hélas fastidieux d’énumérer les mesures qui, en Europe, convergent vers une diminution des salaires, des retraites, et des prestations sociales, ou contribuent à la baisse des crédits pour la santé et l’éducation. D’autres, destinées aux revenus élevés, tentent symboliquement de rétablir, au nom d’une justice qui peine à être trouvée, un soi-disant équilibre et témoignent que les gouvernements sont sur la corde raide. Affaire de communication plus que de juste politique, est-il ressenti.

Tour à tour, les mesures de rigueur étranglent progressivement ceux qui n’ont d’autre refuge que leur propre pays et d’autres ressources que leur salaire. À l’œuvre, la pratique du garrot est le triste pendant de la théorie du culbuto qui veut que tout reviendra comme avant. Tristes foutaises qui s’alimentent aux dogmes de la pensée unique !

L’actualité britannique en offre une illustration saisissante. Le congrès des conservateurs, au pouvoir en coalition avec les libéraux-démocrates, va se tenir alors que les sondages accordent une avance de 14 points aux travaillistes (45 % contre 31 % aux conservateurs et 8 % aux Lib-Dem). À mi-mandat, le premier ministre David Cameron est de plus en plus contesté au sein de son parti, où les vieux démons se sont réveillés, animés par la tentation de renouer avec la grandeur déchue du Royaume en quittant l’Union européenne. Le même cheval de bataille est enfourché à sa manière par Ed Miliband, le leader travailliste, qui fait un emprunt au slogan traditionnel des conservateurs et prétend reconstruire la Grande-Bretagne en tant que « nation ».

Suivant les pays, les modalités ne sont pas les mêmes, mais il est chaque fois que possible fait appel à des ressorts trouvant un écho au sein de la société pour retrouver le contact avec l’opinion. David Cameron ne va pas innover à propos des discussions sur le budget européen en renouant avec le célèbre « I want my money back ! » (Rendez-moi mon argent !) de Margaret Thatcher. En Espagne, en Belgique et en Italie, on sait le rôle que joue à ce sujet l’affirmation régionale, linguistique et autonomiste. Mais, pour revenir au Royaume-Uni, David Cameron et George Osborne vont devoir rechercher 16 milliards de livres sterling supplémentaires d’économies pour 2015 et 2016, en raison d’un nouveau trou dans les finances publiques dû à la baisse des recettes, et prolonger trois ans de plus, jusqu’en 2018, leur programme d’austérité. Ils seraient principalement trouvés dans le budget de l’aide sociale. Toujours le garrot !

Tel est le prix qu’il faut payer pour rembourser la dette publique, sans autre considération sur les causes de sa croissance brutale, son coût social et sa soutenabilité ! Toutefois, après le président de l’Assemblée Nationale, c’est le ministre français du budget, Jérome Cahuzac, qui s’interroge à haute voix sur la nécessité de ramener au sein de la zone euro le déficit public sous la barre des 3 %, quand bien même « la France ne réclame rien », mais tout en considérant que « le débat est évidemment souhaitable ». Combien de temps la « règle d’or » va-t-elle être appliquée, alors qu’elle n’est pas encore adoptée ? Le sentiment est partagé qu’un double langage est tenu, minant toute confiance dans ceux qui ont été élus.

Les uns sont peu à peu étranglés, ou s’attendent à l’être, et ceux qui les gouvernent sont en équilibre instable. On enregistre dans l’opinion l’identification de figures démoniaques à exorciser, faute que s’y manifeste une espérance dans l’avenir : le riche cynique, le chômeur assisté et l’immigré terroriste potentiel (liste non limitative). En Europe et aux États-Unis, les droites classiques suivent chacune à leur manière le mouvement. Cela sent mauvais quand les indignés ne prennent pas le dessus, comme en Espagne et au Portugal, pour imprimer au rejet une autre direction.

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79 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LE GARROT ET LA CORDE RAIDE, par François Leclerc »

  1. « Le sentiment est partagé qu’un double langage est tenu, minant toute confiance dans ceux qui ont été élus. »

    Je crains qu’on ne soit plus très loin du sentiment de trahison, et non sans raison.

    « En Europe et aux États-Unis, les droites classiques suivent chacune à leur manière le mouvement. »

    En Catalogne, les autonomistes sont surtout fédérés par le parti convergent (et depuis longtemps), qui est plutôt au centre.

    1. Jean-Marc Ayrault avait annoncé un effort fiscal « réel » mais « juste ». « Je ne suis pas l’ennemi de l’argent, je ne jauge pas les gens selon leur patrimoine » avait-il affirmé lors de son discours de politique générale à l’Assemblée nationale. Il entendait plus particulièrement « lutter contre la fraude et l’évasion fiscale ». chiche!!!
      Ces « très select » niches fiscales épargnées par le gouvernement http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/10/05/ces-tres-select-niches-fiscales-epargnees-par-le-gouvernement_1770637_3234.html

      1. Ahhhhh mais ça c’est pas pareil. C’est exceptionnel. Exception culturelle que ça s’appelle, ça n’a pas de prix ça môôssieur.

      2. Le PS ne compte pas, à priori, s’attaquer à la niche des 7650 euros d’abattement fiscal supplémentaire accordé aux journalistes. Et ce alors que la presse est déjà subventionnée de plus de 2 milliards d’euros/an. J’ai un peu l’impression d’un certain favoritisme envers ce groupe professionnel.

      3. Hé Pignollo, tu veux qu’on fasse un tour complet des avantages, privilèges, passe-droits, exceptions, exemptions, dérogations, régimes speciaux et cie de toutes les catégories et/ou corporations professionnelles gogauloises ?

    1. Comment ça bof ?
      François sonne le glas et il faut l’entendre!

      Cela sent mauvais quand les indignés ne prennent pas le dessus, comme en Espagne et au Portugal, pour imprimer au rejet une autre direction.

      Cela veut dire clairement que si ne se lève pas rapidement,en France,
      face au gouvernement au service du capital, un mouvement massif d’opposition,
      comme en Espagne et au Portugal, c’est la puanteur du fascisme qui finira par l’emporter.

      1. Désolé, Charles A., il ne se passe rien qui fasse reculer réellement les gouvernements en Espagne et au Portugal. Ni même en Grèce ! Les peuples sont isolés, dans leurs déboires et leurs affres, et la finance fait tout pour les maintenir isolés, donc peu puissants contre elle. C’est cela sa force : elle profite de son absence de frontières, de son absence de contingences géographiques, de son absence de comptes à rendre sur la propriété privée qu’elle exploite à sa guise.

        Il ne suffit pas d’agir isolément. Ce serait comme vous dites des fascismes ou autres excès qui prendraient le relais.

  2. Vu sur un « site boursier » une « impression » de manipulation des chiffres aux USA.
    Je cite:

    Jack Welch, l’ancien PDG de General Electric, figure emblématique du monde de l’entreprise aux USA, s’est permis un « tweet » assassin quelques instants après la publication économique vendredi, insinuant clairement que les chiffres de l’emploi… seraient manipulés ! « Incroyables chiffres de l’emploi… ces gars de Chicago feraient n’importe quoi… ne peuvent pas débattre alors ils changent les chiffres », s’est amusé Welch sur le réseau social Twitter.
    Venue d’un leader d’entreprise majeur aux Etats-Unis, la critique a fait l’effet d’une bombe durant le week-end. Mais Welch ne s’en est que plus amusé. « Joli de voir les commentaires des médias ce week-end à propos de l’improbable 7.8 de taux de chômage », a tweeté le fondateur de Jack Welch Management Institute.
    Évidemment, dans le clan de Barack Obama, on préfèrera se réjouir, à moins de cinq semaines des élections, de ce taux de chômage revenu par magie au plus bas depuis janvier 2009.
    DE LA MAGOUILLE, ENCORE DE LA MAGOUILLE!!!

    1. L’a t’y pas une bonne tasse de grand ami des chômeurs US ce brave « Neutron Jack », UH ? Oh yeah ! in Jack we Trust ! Behind blue eyes…
      Mister 100 000 licenciements. Mister « shut up ! fuck off ! and shut the door behind ! »
      Ouais un gars comme Clint les aime bordel ! le Dirty Jack… Come on punk, make my day…

      1. +1 ! Le type qui n’a pas de responsabilités politiques peut se permettre un tel « franc parler », lequel ne peut d’ailleurs que cacher quelque chose…

      2. L’a une tasse à lire Forbes magazine…
        Ce sont eux les ‘aliens’…!
        Nothing change: ‘the big one‘ (1998), à partie de 6’…Mais c’est bien aussi avant.

    2. Ce n’est absolument pas nouveau ! Par exemple, Olivier Delamarche sur BFM crie depuis des années au trafic des chiffres du chômage au USA.
      En effet il constate d’après les chiffres officiels des statistiques (BLS) que la baisse du chômage est due a une soit disant baisse de la population active ! Comment la population active peut-elle baisser lorsque la population globale en revanche elle, est en constante augmentation ?
      D’après ses prévisions, le chômage devrait devenir carrément négatif si la tendance continue ainsi, en 2017.
      Je vous conseille de regarder quelque unes de ses vidéos le mardi, avec les journalistes de BFM, c’est particulièrement juteux. Elles complètent très bien celles de Paul Jorion, en apportant une prise de température en temps réel des marchés !

      1. Delamarche ? Le clown super-bearish chroniqueur/super trader gestionnaire de Sicav patinée au platine ? Tain pour sûr qu’en v’là d’la référence incontournable !
        Un hyper-orthodoxe monétariste tendance austro-hayékienne qui nous cause à la radio des statistiques de pure propagande de guerre du chômdu uhesse en pleine campagne Romney/Obama, en v’là d’l’info au-dessus de tous soupçons !
        It’s only entertainment ? T’en veux des Grandes Gueules ? T’as le tout-venant polyvalent sur RMC. Supermimi. Pis t’as l’dessus du panier des GG dédiées phynancéco/bizness-show sur BFM « Business » : Delamarche (à reculons). C’est la fête, c’est gratuit le mix prophétie-canaille/conseil phynancier. Pour en savoir plus on est prié d’achetez des Sicav, des Platinium Gestion, chez superbear Delamarche.

      2. « En effet il constate d’après les chiffres officiels des statistiques (BLS) que la baisse du chômage est due a une soit disant baisse de la population active ! Comment la population active peut-elle baisser lorsque la population globale en revanche elle, est en constante augmentation ? »

        En truquant les chiffres, comme ceux pour le « chômage officiel ».

  3. En ces périodes de vaches maigres,il faut exorciser l’hérétique,le prétendu coupable qui bizarrement est toujours le plus faible (le maillon faible),les pays périphériques pour la zone euro,le Mezzogiorno pour l’Italie du Nord,la Wallonie pour les Flamands,le reste de l’Espagne pour la vertueuse Catalogne,les assistés pour les vrais travailleurs,les corps intermédiaires pour les crypto bonapartistes,les islamistes pour les « tout sécuritaire »,les écoliers tabassés pour un pain au chocolat ( crime de lèse ramadan) par de pseudo intégristes,les français issus de l’immigration par les français de souche,effectivement la liste n’est pas exhaustive,il nous faut le Catarrhe de service

  4. Finalement, on est passé d’une théocratie traditionnelle à une logocratie. On n’y a pas gagné en humanité pour le moment. Le point de vue calviniste de l’infini éloignement de Dieu a été remplacé par une série d’abstractions encore plus intangible (Marcuse ?), un sort d’airain. Une fatalité sans origine.

    1. Ah bon, parce-que c’est pas un logocratie une théocratie p’têt ?
      Je ne vois là, pour pas changer (surtout pas ! ), rien d’autre qu’une énième forme de putsch logorrhéocratique Listrkzwxptfrien.r

    2. Vigneron,

      Dans la théocratie Dieu existe. Qu’est-ce qui existe dans la logocratie ?

      PS : Je vous rappelle avoir écrit « Dans la théocratie… »

      1. Le theos et le logos : si « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu. », ou si théo-logie, on peut confondre.
        Mais logos peut aussi faire simplement référence à la parole, soit, pour reprendre l’opposition de Platon, celle des sophistes (où le langage n’est qu’instrument de pouvoir et sert à occulter le réel, langue de bois, slogans ou maniement du paradoxe), soit celle des philosophes (où il sert, en théorie, à dévoiler le réel).

      2. @ DidierF

        Dans la théocratie Dieu existe.

        S’il suffit d’en parler et d’agir en son nom pour le faire exister…

  5. Bonjour

    Je n’ai pas vu sur ce blog des billets ou des commentaires faisant référence au site « Shadow Government Statistics ». Dois-je en conclure :
    1) leurs chiffres sont farfelus et la version officielle est la seule sérieuse. Inutile de perdre son temps à en discuter
    ou
    2) leurs chiffres reflètent nettement mieux la réalité que les chiffres officiels et dans ce cas on devrait le citer en référence partout et aussi sur ce blog. La situation est donc bien plus grave que ce qu’on nous dit

    Des avis ?

    Lien : http://www.shadowstats.com/

  6. Bonjour,
    Ce matin, une dépeche de bloomberg détaillait les quelques candidats pour la succession de Mervin King à la tête de la banque d’Angleterre
    Dans cet article il est rapporté qu’un « bookmaker, William Hill PLC avait « évalué » les chances de candidatures d’un gars de Goldman Sachs à 5 contre 1 en 3ème position des candidats.

    Par la suite je vois que ce Cabinet William Hill est coté (d’aprés le lien de Bloomberg) dans l’article.

    Doit on comprendre donc qu’outre manche absolument tout peut faire l’objet de paris?
    Que ces paris, même les plus stupides, sont tellement pris au sérieux dans la société qu’ils sont repris par des agences de presse officielles « sérieuses ». Dans quel autre pays en est il de même?
    Quelle peut être la « justification » du pari sur la candidature du gars de Goldman Sachs en 3ème position à la tête de la BOE?
    Comme un tel pari peut il être calculé « sérieusement » ;-D?

    L’abrogation de la spéculation en Angleterre a été évoquée je crois ici dans un article de BRL.
    Pour parler des assurances sur les bateaux de marchandises.
    Mais quelles différences précises y a t’il historiquement avec les situations continentales (allemande, française, suisse) ou carrément extra européennes (Chine, Japon, Corée).

    Cette acceptation du pari et de la spéculation a t’elle la même genèse qu’en France avec l’abrogation des articles 421 en 1885 évoqués dans le Capitalisme à L’agonie et beaucoup d’articles du blog?

    Merci d’avance à ceux qui voudront bien me renvoyer à des éléments explicatifs.

    1. En Angleterre, à part le thé, n’est vraiment important que ce sur quoi l’on peut really parier, : le cricket, le foot, la pluie, la famille royale, la finance, le gouvernement, les élections, la BoE, etc, etc, etc, avec flegme et humour toujours, oeuf corse.
      Bref, rien n’est really important à l’exception du thé.
      Et des paris.
      On parie ?
      Non, 5h08 PM, on parie pas, j’parie a pound qu’mon Earl Grey est en train de tiédir…

    2. Comme faire courrir une rumeur, c’est aussi une méthode pour préparer l’opinion publique à une future décision politique impopulaire

  7. PAR QUI EST-ON GOUVERNÉS ?

    Telle est la question qu’on pourrait se poser en lisant ici le nom du ministre (socialiste?) français du budget, Jérome Cahuzac…

    Avant même les élections, « LE MONDE » daté du 29 mars annonce en première page le débat:
    « Quelle politique économique pour la France? »
    et développe, en pleine page 3 :
    » A chacun sa rigueur, le débat PS-MODEM » (J. Cahusac contre un Banquier d’affaires)
    ou la connivence social-démocrate dans la pleine acceptation néo-libérale :

    Le banquier: La croissance ne se commande pas…
    Elle suppose la restauration de la confiance des prêteurs. Ce qui passe par la nécessité pour la France de retrouver très vite l’équilibre budgétaire.

    Cahusac: Réduire les déficits est impératif… et le plus vite serait le mieux.
    Mais en attendant, il faut conserver la confiance des investisseurs.

    Le Banquier: On ne réduit pas le déficit budgétaire sans une action énergique sur la dépense publique. François Hollande, non seulement ne la réduit pas, mais continue à l’augmenter en volume de 1,1% par an…

    Cahusac: François Bayrou propose un gel, en valeur, de la dépense publique jusqu’à 2014. François Hollande a choisi, lui, de ramener le rythme de progression , en volume, de la dépense publique, de 1,7% à 1,1%… Cela diminuera la dépense publique de 2,6 points en 2017.

    Le Banquier: Nous sommes prêts à faire 30 à 40 milliards d’économies en trois ans… Comment? En réduisant les dépenses de protection sociale…et des collectités locales.

    Cahusac: Le calandrier de redressement des finances publiques doit être vraisemblable pour s’assurer la confiance des marchés… Aux Etats « d’ajuster », à l’Europe de relancer !

    Inutile de continuer, on a tous compris:
    Entre le banquier d’affaires (Banca Leonardo, Gestionnaire de fortunes) et le président de la commission des finances à l’Assemblée nationale, la connivence est la même que lorsque le premier participa à la desindexation des salaires (juin 1982) de Delors et au « tournant de la rigueur » (1983) de Mauroy, à la grande satisfaction des Barristes pour qui « la France doit [toujours] maigrir » !
    Les salaires et le pouvoir d’achat des salariès ne s’en sont pas relevés, comme en témoignent leur décrochage de la productivité, la captation de cette différence expliquant l’explosion des bénéfices financiers.
    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2963

    Le banquier en sait quelque chose avec la retraite dorée qu’il s’était déjà attribuée comme PDG, pour y avoir contribué dans le service public des banques et assurances nationalisées.
    Cahusac, qui est de la même planète finance, espère bien « pantoufler » un jour comme lui et lui devait bien cette connivence dans l’analyse…

    NB: Le banquier a aussi son blog, où il s’est efforcé de déverser sa propagande alarmiste:
    Désormais, c’est “La rigueur incontournable” (où “l’ajustement doit se faire par la modération salariale”), car “Les marchés vont attaquer la France” (Or la France, après l’Allemagne, emprunte depuis lors à taux négatifs sur des marchés déstabilisés par leur propres actes).

    1. PAR QUI EST-ON GOUVERNÉS? BEN VOYONS… PAR LE GOUVERNEMENT !

      Le gouvernement a choisi de brutaliser le Parlement sur le traité budgétaire européen. Il a déclenché la procédure d’urgence qui annule la navette entre les deux assemblées. Rien ne justifie une telle précipitation. Si ce n’est l’incapacité du gouvernement à argumenter sur le Traité.
      L’Assemblée nationale votera mardi 9 octobre. L’examen du projet de loi au Sénat doit commencer moins de deux heures après le vote de l’Assemblée. Et le vote au Sénat est prévu pour vendredi 12 après-midi. C’est-à-dire que le Sénat débattra moins de 48h sur ce texte. Le coup de force ne s’arrête pas là. A l’Assemblée, c’est du grand n’importe quoi. La règle d’or prévue par le traité sera intégrée à une loi organique. Mais les députés vont commencer le débat sur la loi organique dès lundi, c’est-à-dire avant d’avoir voté le traité qui la rend nécessaire ! Cette bousculade en dit long. Le gouvernement est très mal à l’aise. On le comprend. En ouverture du débat à l’Assemblée le 2 octobre, Jean-Marc Ayrault a dû enfin avouer que le texte du traité est « identique » à celui signé en mars par Nicolas Sarkozy.

      Dos au mur, le premier ministre a été contraint de mettre fin à ces mensonges répétés depuis des semaines. Ainsi, la vérité est dite. C’est bien le traité Sarkozy que défendent désormais Jean-Marc Ayrault et François Hollande. C’est bien le traité Sarkozy que le Parti socialiste s’apprête à adopter main dans la main avec l’UMP. Contrairement à ce que dit Ayrault, ce n’est pas une première étape dans la réorientation de l’Europe. C’est la poursuite pure et simple de la même politique européenne : l’austérité généralisée.

      Ayrault va donc faire voter ce traité avec l’appui de la droite.
      Jean-Louis Borloo a ainsi proprement ridiculisé Jean-Marc Ayrault et la soi-disant renégociation du traité à la tribune de l’Assemblée. Il a aussi déclaré à l’adresse du Premier ministre : « Vous allez avec ardeur défendre ce traité paraphé par le président Nicolas Sarkozy. Je rappellerai tout de même ce que vous écriviez le 22 février sur votre blog, où vous dénonciez « le carcan budgétaire concocté par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel et qui étend l’austérité infligée à la Grèce à toute la zone euro » ».
      Avant lui, Christian Jacob, président du groupe UMP, s’en était donné à cœur joie : « Monsieur le Premier ministre, vous pouvez, sur ce sujet, compter sur le vote du groupe UMP, favorable au traité lui-même et favorable à la règle d’or. Nous le ferons car nous assumons les choix de Nicolas Sarkozy et les choix de la majorité d’hier ». Puis, il a énuméré la longue liste des prises de positions socialistes contre la règle d’or pendant la campagne électorale en commençant par François Hollande : « Souvenez-vous de ses tirades : « Moi, Président, je renégocierai le traité budgétaire ». Ou encore, le « Pas une voix socialiste n’ira à la règle d’or ». (…) Et puis, il y a vous-même, monsieur Ayrault, le 21 février, à cette place comme président du principal groupe d’opposition, qui déclariez : « Nous n’acceptons pas d’enfermer les peuples dans une camisole, fût-elle cousue de fil d’or. » Voyez où vous en êtes, monsieur le Premier ministre…

      1. C’est donc le moment d’insérer mon adaptation de Paul Eluard et du titre de François Villon… en l’honneur du banquier qui tourna casaque sur sa critique du “capitalisme total” après avoir cotoyé la gestion des grandes fortunes:
        Désormais, c’est selon lui “La rigueur incontournable” (où “l’ajustement doit se faire par la modération salariale”), car “Les marchés vont attaquer la France” (Or la France, après l’Allemagne, emprunte depuis lors à taux négatifs sur des marchés déstabilisés par leur propres actes).
        On était bien là au faîte du sujet :

        LA BALADE DU VENDU

        Sur mes cahiers de banquier
        Sur mon pupitre et mes graphes
        Sur le sable des pétroliers
        J’écris vos noms

        Sur les pages de mon blog
        Sur toutes les pages blanches
        Pierre sang papier ou encre
        J’écris vos noms

        Sur les parachutes dorés
        Sur les armes des billets
        Sur la couronne des patrons
        J’écris vos noms

        Sur la jungle et les marchés
        Sur les nids sur les profits
        Sur l’écho de mes agences
        J’écris vos noms

        Sur les merveilles des traders
        Sur le pain blanc des ouvriers
        Sur nos saisons excédentaires
        J’écris vos noms

        Sur la santé des affaires
        Sur le risque disparu
        Sur l’espoir sans scrupule
        J’écris vos noms

        Et par le pouvoir de ces mots
        Je recommence ma carrière
        Je suis né pour vous connaître
        Et pour vous célébrer

        Compétitivité, Austérité !

        Tout cela conçu, bien entendu, comme suite à l’apothéose du dogme ambiant de la lutte fratricide dans le “grand bond en arrière” :
        “Prolétaires de tous les pays, concurrencez-vous!”…
        Nous, on produit rien
        On compte les points…
        et on ramasse les mises!

      2. Mouaich …
        Dire que tout ceci est faux serait mentir.
        En même temps, aboyer avec ceux-là même qui ont plombé le déficit public de plusieurs centaines de milliards d’euros en partie par les cadeaux fiscaux réitérés ad nauséam pour leurs clientèles et sans avoir mis la main dans la bonne pâte des conseils d’administration des banques (n’est-ce pas, les actions dites ‘de préférence’, les biens nommées ?), y a comme qui dirait un gap que ces gignolos de Borloo et de Jacob m’aideront certainement à ne pas franchir.
        Never Forget « Toulon 2008 ». Ni « Grenoble 2010 ». Ni … (etc etc etc).

      3. Hadrien votre poème est parfait, je vais l’apprendre par coeur, et j’espère que tous les enfants de la terre feront de même.

      4. à JLM

        Par honnêteté intellectuelle, vous pourriez signaler que votre contribution est un copié collé du dernier billet de Jean-Luc MELENCHON sur blog.

      5. @ tur, le grincheux:

        Ça me semblait assez évident, pour tout le monde… sauf vous apparemment !
        (Si j’avais voulu le cacher, je n’aurais pas choisi ses initiales)

    2. Comment expliquer que des dirigeants de Banques américaines aient percu plus de 96Md$ de gratifications alors que les Etabliisements qu’ils dirigeaient ont perdu, d’après leurs bilans, plus de 1.000Md$ pendant la même période ?

      Erreurs manipulatrices ou falsifications volontaires de leurs comptes pour mieux asservir leur Pays ?

      1. @ TZYACK

        Comment expliquer que des dirigeants de Banques américaines aient perçu plus de 96Md$ de gratifications ?

        Besoin d’argent ?

      2. Ben quoi Tzyack ? En 2010 z’avaient ramassé 144 milliards en salaires et bonus les salariés des 35 plus grandes banques uhesses soit plus 23% par rapport à 2006, pour 448 milliards de produit bancaire, avec des profits à moins 26% par rapport à 2006 (source WSJ). Près d’un tiers du CA pour les salariés, i.e les prolétaires de l’industrie bancaire, c’est y pas un bel exemple de redistribution de la valeur ajoutée, uh ?

  8. Je viens de lire l’article de Superno sur Marianne.fr je suis d’accord avec lui mais je commence à être désemparée devant l’horreur qui se profile. Nous n’allons pas dans le mur vers la guerre. Plus personne ne pourra arrêter cette tragédie et j’ai l’impression que c’est déjà trop tard.

      1. Permettez moi d’y ajouter l’un des commentaires de ce tonnitruant article :

        8.Posté par Serge SLAH le 09/10/2012 11:08

        ornicar
        Pour une France compétitive : Rétablissons l’esclavage et le travail des enfants, supprimons ce reliquat du 20eme siècle : la sécurité sociale.
        Vive le peuple d’esclaves produisant des produits de luxe pour les riches ! En avant avec la dé-révolution.
        Rétablissons les privilèges de l’ancien régime ! Merde quant à y être faisons le boulot correctement.
        Pis aussi supprimons les retraites, font chier les vieux : au delà de 65 ans : euthanasie !
        Qu’est-ce que c’est que ces demi-mesures de chochottes. Allez-y les socialos, vous avez 5 ans pour foutre en l’air tous ces acquis de nantis : sécu, retraite, chomage, école, soins. Faut y aller, là, les mecs !

    1. Plus personne ne pourra arrêter cette tragédie et j’ai l’impression que c’est déjà trop tard.

      Mais si, et l’auteur fait des propositions dont certaines sont très pertinentes,
      en tout cas à discuter démocratiquement:

      Nous devons faire le constat indéniable que la croissance ne reviendra jamais. Et que c’est une opportunité pour changer cette vie de débiles qu’on nous fait mener. Travailler moins, vivre mieux, produire chez nous, et ne pas laisser le produit de notre travail à des exploiteurs sans scrupules qui mènent le monde de leur yacht immatriculé dans un paradis fiscal. Mettre l’utilité sociale et le respect de l’environnement au cœur de toute démarche.

      Pour cela, nous devons jeter à la benne, sans recyclage possible, nos dirigeants actuels. Nous devons bâtir une vraie démocratie sur les ruines de la nôtre. Réécrire une nouvelle Constitution, tirer notre Assemblée au sort pour qu’elle soit enfin représentative et non pas une Assemblée de vieux bourgeois masculins, blancs, carriéristes et godillots. Empêcher la professionnalisation de la politique. Prévenir la corruption en empêchant tout cumul et tout renouvellement de mandat.

      Mais pour cette démocratie réelle, il faudra une révolution
      qui détruise la dictature du capital.
      Il n’est pas trop tard.
      Le combat ne fait que commencer, et pour la première fois
      concerne à peu près toute la planète!

  9. George Osborne, le chancelier de l’Echiquier, vient de proposer lors du congrès du parti conservateur que les salariés puissent échanger leurs « vieux droits [à la contestation d’un licenciement] par de nouveaux droits à la propriété ». En contrepartie de cet abandon, les salariés pourraient selon lui recevoir des actions de leur entreprises et ne seraient pas taxés par le gouvernement sur leurs éventuelles plus-values jusqu’à concurrence de 50.000 livres.

    1. Terrific ! C’est pas George son vrai blaze à Osbourne c’est Ozzy ! Ozzy Os-Borgne. Brutal aber normal.
      Génial, si si vraiment, chapeau l’artiste, ça s’appelle notifier explicitement par contrat une réalité rampante implicite depuis plus de 25 ans. Faire descendre officiellement la logique managériale des stocks-options du dernier étage, c’lui au-d’sus du dernier plafond de verre, jusqu’au plancher des veaux d’usine. Mettre tout l’merdier sur la table. Poser clairement les termes du débat, de l’alternative schizoïde et inavouée du salarié-épargnant. Comme ti vo ti choose mon gars… Choisis ton camp camarade.

    2. C’est ça, la logique capitaliste évoquée plus haut, du « grand bond en arrière » :

      On vous achète votre âme qui ne vaut plus grand chose…
      avec une part (plafonnée) des sommes qu’on a gagnées en vous prostituant !

      1. Ben, c’est mieux que de refourguer de la métamphétamine de crédit, non ?
        Et comme de ça, y en avait plus non plus …

    3. Votre conditionnel à « les salariés pourraient… » signifie que vous n’y croyez pas ou que les salariés ne gagneraient qu’éventuellement le droit d’avoir une action de leur entreprise ?

    4. A chaque fois que le système capitaliste est mis en cause,
      la bourgeoisie ressort le hochet de la « participation » aux profits.
      En attendant, elle ne cesse de les concentrer….
      On a déjà donné, en France avec De Gaulle en 68 et Sarko 40 ans plus tard….

  10. Le sentiment est partagé qu’un double langage est tenu, minant toute confiance dans ceux qui ont été élus.

    J’ai voté Hollande à la Présidentielle, et je me sens floué, grugé, trahi:

    1/ De renégociation du traité européen, il n’y a point. Un voyage à Berlin pour prêter serment d’allégeance et de vassalité à la Merkel et paf! le volet croissance envoyé aux oubliettes!

    2/ Une cure d’austérité à côté de laquelle le précédent de 1983 (décidément, elle coûte cher à la France, la gauche de droite), fera figure de ballade de santé.

    3/ Une mise à contribution symbolique des riches (le recul devant les « geonpis », ces petits merdeux des beaux quartiers qui revendiquent haut et fort de pouvoir continuer de spéculer en rond est aussi symptômatique que scandaleux).

    En clair,la gauche de droite a menti et triché: nous sommes gouvernés par des salauds.

    1. Nous étions un certain nombre à le dire ici
      et ne sommes pas du tout trahis ni surpris !

      Il fallait voter Hollande pour une seule raison; virer Sarko et sa bande.

      Maintenant il faut construire un mouvement d’opposition au capital,
      qui aboutisse à briser sa dictature,
      dont les politiciens professionnels de la majorité
      ne sont que les comédiens du moment dans le théatre de l’Alternance.

      1. Marsal, Ah ça ! évidemment… rien qu’avec les plus grandes réserves nationales de pétrole au monde, les quatrièmes de gaz, un milliard de barils produits à près de 100 $ pièce par an (et pour la plupart vendus aux méchants ricains) et le super à moins de 0,02 $ à la pompe, j’te file mon ticket que n’importe quel nullard à képi, casquette, chapeau, crâne d’oeuf ou turban de ce bas monde et à plus de 80 de QI politique serait président à vie (avec au moins 55% des suffrages),y compris avec un meurtre pour 2000 habitants chaque année.

    2. d’où l’intérêt de resituer les frontières de la gauche et de la droite. Les différences entre PS et UMP sont symboliques, les deux s’inscrivent dans le cadre économique néolibéral. Tant qu’on ne propose pas de changer la structure économique elle-même, on ne peut se réclamer de gauche, ou bien ?.
      Ce que j’ai du mal à comprendre, c’est d’avoir vécu si longtemps dans l’aveuglement le plus total. Jamais je n’aurai considéré avant (quelques mois avant les élections présidentielles) l’économie comme pierre angulaire de notre société. Précisément, la frustration de savoir qu’il est POSSIBLE de radicalement changer, sûrement et simplement, de modèle économique, modèle dont on ne nous a jamais signifié l’importance, encore moins expliqué son fonctionnement, ses origines.
      Au fatalisme, à la résignation, ont succédé l’indignation et un immense espoir. Las, le raz-de-marée grec, les mêmes images qu’en Argentine, dont j’imaginais l’Europe préservée (on ne l’accepterait pas), n’ont pas empêché de voter inutile. Donc j’attends avec impatience que la crise frappe fort en France pour éveiller les consciences et toucher là où a fait mal (au porte-monnaie ?). Et si on cessait le paiement de la dette, on nationaliserait les banques, on aurait à nouveau la compétence de battre monnaie, retour à une situation normale,quoi.

      Science fiction, ou scénario plausible ? Ils enverraient quand même pas l’armée ? Et c’est pas si compliqué. Juste dommage que ni les politiques censés nous représenter ni les représentés décident de bouger avant d’être acculés.

      1. Ils enverraient quand même pas l’armée ?

        Quelle armée? L’armée française aujourd’hui, c’est 30 000 hommes. Il y a 3/4 fois plus de gendarmes … Qui ne savent pas tous faire du maintien de l’ordre …

      2. Abraxadabrant, 300 000 hommes pros d’active grosso merdo, plus les 11 millions de paires de joyeuses aptes au service dont 400 000 nouveaux chaque année. Troisième budget militaire mondial – pour les connus, 40 milliards de roros sans les pandores.
        Ça te suffit pas ?

      3. Surtout qu’en ce moment ils ne sont pas payés…
        Quand on va leur demandé d’aller « faire du maintient de l’ordre » ca risque de mal tourné mais pas pour ceux qu’on pense…

  11. Cela sent mauvais quand les indignés ne prennent pas le dessus, comme en Espagne et au Portugal, pour imprimer au rejet une autre direction.

    AmiE indignéE, tu ne veux plus du capitalisme? Tu es enragéE?
    Tu souhaite changer de système économique mais tu ne sais pas trop par où commencer?

    Alors scrute l’horizon participaliste.
    T’auras peu de réponses, mais t’en auras déjà quelques unes.
    Et au moins, tu te poseras les bonnes questions!
    Tu feras travailler ton imagination!

    1. Ah oui, l’économie participaliste!

      Le truc qui consiste à mettre régulièrement au commande de sa centrale nucléaire Homer Simpson….

      Bref, une foutaise de plus.

      1. Toute alternative qui brise la dictature du capital et se fonde sur la démocratie
        mérite au moins d’être entendue et discutée.
        Evidemment, toute classe dominante a une seule réaction:
        son dépassement n’est que foutaise de plus…

      2. Mais non, vous devez confondre avec Simpskov, qui bossait à Tchernobyl, ou alors, Simpshiba de Fukushima…

        Ah mais non, en fait vous avez raison, c’est bien du Homer Simpson de South Lake City dont nous parlons.

        Je ne savais même pas que toutes ces centrales étaient gérées de manière participaliste…
        Vous devez impérativement le faire savoir, le danger est bien trop important pour rester méconnu!!!

        Encore merci pour votre vigilance!

  12. La BCE : «Baissez les salaires pour préserver l’euro»
    La banque centrale européenne (BCE) revient dans une étude publiée ce 8 octobre sur les enjeux structurels de la zone euro. Ses travaux, cette année, sont consacrés exclusivement au marché du travail et l’hétérogénéité des réponses européennes pendant la crise. Ces divergences, selon la BCE, pose une menace sur la convergence des économies de la zone euro.
    Ses recommandations : « l’ajustement des salaires au conditions du marché du travail doit une priorité sur les marchés du travail de la zone euro. Cela facilitera la nécessaire réallocation sectorielle, soutiendra la création d’emplois durables et la réduction du chômage. Des réformes importantes et approfondies du marché du travail sont donc nécessaires pour accroître la flexibilité de l’emploi et des salaires dans la zone euro afin de réduire le risque d’une montée persistante d’un chômage structurel et d’une baisse de la croissance potentielle. Cette stratégie de réforme est aussi l’élément clé pour un reprise économie solide dans la zone euro, qui contribuerait aussi à corriger et à prévenir les déséquilibres macro-économiques et la consolidation fiscale. Une plus grande flexibilité des marchés du travail dans la zone euro réduirait également les coûts d’ajustement associés aux chocs économiques et renforcer l’efficacité de la politique monétaire ».
    En trois ans de crise, les salaires en Grèce ont baissé de plus de 25%, le chômage touche désormais 21% de la population active et 54% des jeunes…

    Lire le rapport de la BCE ici

    1. les idéolgues capitalistes continuent de prêcher les saintes écritures et ne voient plus ( ont ils regardé un jour ?) le vécu des peuples

      les libéraux sont, comme les staliniens, aveuglés par leur idéolgie; ils préféreront nous mener à la barbarie que de ceder la place

    2. Ça continue de gueuler, sur les forum, mais ça ne bouge pas beaucoup. (Le contrôle de population est efficace)
      Ensuite trop affaibli pour combattre, il ne restera plus qu’à crever…

      Rien de personnel…

  13. Baisser les revenus et protections salariales ,attaquer les salaires différés ,ne plus les considérer comme des droits ,voilà l’Euro qui est une réussite parfaite …pour la finance ..Et certains négocient la flexibilité,ce qui permettra de ne plus considérer comme chômeur celui à qui on réduira les heures donc le salaire le condamnant à répondre strictement aux besoins de l’entreprise …C’est le retour à l’esclavage..Qui négocie cette magouille qui arrangerait bien les statistiques de notre PS???Qui en bénéficiera???A qui reviendra la Honte de cette trahison..Au revoir Mr Thibault!!!Quant à l’euro qu’on ne me dise plus qu’il a échoué ,il a même réussi à convaincre nos syndicalistes

  14. En forme notre François Leclerc.
    Les entrepreneurs politiques ont besoin de rassembler autour d’un projet acceptable par une majorité de la population. Le sujet de la prospérité n’est pas tellement crédible en ce moment, reste pour la gauche le thème « moins d’inégalité » et pour la droite « plus de sécurité », qui dérive facilement en « nous chez nous et les autres dehors » ou la variante « nous chez nous, en dehors du pays des autres ».
    Il y a peu de révolutionnaires audibles, ce n’est pas rassembleur, et pourtant, après avoir été déçu par la droite modérée puis la gauche modéré, ou l’inverse, les gens en viennent à penser qu’il faudra un changement plus radical.
    Révolution de droite tendance nationaliste ou fasciste, révolution de gauche tendance marxiste ou maoïste?
    Et si on foutait simplement la paix aux gens en renonçant aux obligations de l’argent-roi et à la loi d’airain du libéralisme en faillite pour une gestion « orientée utilisateur final »?

  15. la baisse des salaires ont la connait déjà
    consultez les offres d’emploi, vous serez édifiés, des exigences de compétences demandées et du salaire proposé en face
    édifiant
    et ils se plaignent toujours
    quand est-ce qu’on les virent?

  16. Dans la série « ils creusent, ils creusent »

    La BCE préconise la baisse des salaires en Europe :

    L’ajustement des salaires aux conditions du marché du travail doit être une priorité sur les marchés du travail de la zone euro. Cela facilitera la nécessaire réallocation sectorielle, soutiendra la création d’emplois durables et la réduction du chômage. Des réformes importantes et approfondies du marché du travail sont donc nécessaires pour accroître la flexibilité de l’emploi et des salaires dans la zone euro afin de réduire le risque d’une montée persistante d’un chômage structurel et d’une baisse de la croissance potentielle. Cette stratégie de réforme est aussi l’élément clé pour une reprise économie solide dans la zone euro, qui contribuerait aussi à corriger et à prévenir les déséquilibres macro-économiques et la consolidation fiscale. Une plus grande flexibilité des marchés du travail dans la zone euro réduirait également les coûts d’ajustement associés aux chocs économiques et renforcerait l’efficacité de la politique monétaire.

    (c) Traduction Médiapart.fr

    Communiqué :

    http://www.ecb.europa.eu/press/pr/date/2012/html/pr121008.en.html

    Rapport pour les plus courageux :

    http://www.ecb.europa.eu/pub/pdf/other/euroarealabourmarketsandthecrisis201210en.pdf

  17. 20.mollo
    9 octobre 2012 à 06:55
    Dans la série « ils creusent, ils creusent »

    La BCE préconise la baisse des salaires en Europe :

    L’ajustement des salaires aux conditions du marché du travail doit être une priorité sur les marchés du travail de la zone euro.

    Commençons donc par les salaires des employés de la BCE. Ils sont laaargement au dessus du smic pour des performances très moyennes. En plus, ils se font construire de nouveaux bureaux ruineux. Les contribuables européens n’ont tout simplement plus les moyens de les entretenir…

  18. Comme touijours, le temps de la Ré-évolution suivra celui de l’Indignation après celui de la grande Régression.

  19. Cela sent mauvais quand les indignés ne prennent pas le dessus, comme en Espagne et au Portugal, pour imprimer au rejet une autre direction.

    Pour moi, l’essentiel est là!

  20. Pour ceux qui s’intéressent à la Bourse, je recommande de lire l’article sur http://www.handelsblatt.com . Titre: « Wann kommt der grosse Crash » (le grand crash, c’est pour quand)? On craint un désastre boursier prochain, comparable à la chute de Lehmann en 2008. A la différence, dit-on, que ce sera pire.

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