L'actualité de la crise : HARO SUR LE COÛT DU TRAVAIL ! VIVE LE CHOC D'OFFRE ! par François Leclerc

Billet invité

Une nouvelle notion fait florès, le coût du travail, dont on n’a pas fini d’entendre parler. Et si l’on en parle tant, c’est parce que bien évidemment il va falloir le diminuer. Pourquoi ? Parce qu’il faut améliorer la compétitivité des entreprises. Comment ? En diminuant les charges sociales (patronales) et en augmentant en contre-partie la CSG, par exemple.

Il s’agit donc d’un transfert de charge du travail au revenu (ou à la consommation, si la TVA est augmentée), qui paraît difficilement destiné à accroître la consommation intérieure, on s’en doute, mais à aider les entreprises à affronter le marché international avec des prix plus bas. A moins qu’elles n’augmentent tout simplement leurs marges, ou que cela ne crée un « choc d’offre » sur le marché intérieur (une autre notion qui va faire fureur, voir plus loin).

Comment est calculé le coût du travail ? Là, cela se complique, car tout le monde n’intègre pas les mêmes données. La base du calcul résulte de l’addition des salaires et charges sociales et impôts, en soustrayant les subventions publiques. Mais il peut y être ajouté, selon les cas, les coûts de recrutement, de formation et de licenciement. Les comparaisons n’en ressortent pas facilitées… Mais alors, le coût du travail est-il particulièrement élevé en France ? Selon une étude de l’Insee portant sur la période 1966-2008, il est équivalent à celui de l’Allemagne, ce qui tendrait à montrer que là n’est peut-être pas la question, mais qu’importe !

D’ailleurs, le coût du travail est-il le seul paramètre sur lequel il est possible d’agir pour augmenter la compétitivité ? Pas du tout, une analyse commune des centrales syndicales (exception faite de la CGT) et des organisations patronales (Medef, CGPME et UPA) en a identifié d’autres : l’innovation ou la qualité et le savoir-faire de la main d’œuvre. Oublions-les !

Carlos Goshn, le PDG de Renault et de Nissan, a de son côté analysé la situation et déclaré que « l’Europe est confrontée à un super problème de compétitivité ». Quelle solution voit-il ? Il constate un problème de sur-capacité : « ce n’est pas un problème provisoire mais sur le long terme » diagnostique-t-il. Amenant à penser que la diminution du coût du travail ne réglera rien et que le remède est ailleurs, dans sa « flexibilité ». C’est le deuxième volet des réformes en préparation.

Le gouvernement français, on le sait désormais, est en faveur de la « sécurisation de l’emploi », celui-ci doit devenir « plus souple » pour les entreprises et « plus protecteur » pour les salariés (on a l’impression d’entendre Christine Lagarde, directrice générale du FMI, réclamant à la fois des actions en faveur de la croissance et de la diminution des déficits publics…). En réalité, il est également question de permettre aux employeurs de réduire le temps de travail – et la rémunération – moyennant une contrepartie qui, comme déjà vu, peut se résumer à… la conservation de son emploi.

Heureusement, les avis éclairés ne manquent pas sur la question. Jean-Paul Chifflet, le nouveau président de la Fédération bancaire française, a déclaré : « à ce stade, dans les actes qui ont été posés, nous trouvons que les décisions qui sont portées ne vont pas dans le sens de la compétitivité ». « Il faut faire mieux, il faut faire plus, il faut faire plus fort », a-t-il ajouté en retrouvant le sens de la simplicité.

L’économiste Elie Cohen a de son côté fait remarquer que « les pays comparables, qui ont eu des problèmes de compétitivité il y a une dizaine d’années, ont massivement transféré les charges qui pesaient sur le travail vers le revenu ou la consommation, créant un choc d’offre. Ils sont ainsi parvenus à redresser leur compétitivité ».

La notion de « choc d’offre » est utilisée par les économistes pour désigner une modification importante des conditions de la production – dans ce cas une baisse des prix – pouvant aboutir à une augmentation de la consommation plus ou mois durable. Hypothèse qui demande pour le moins à être vérifiée dans le contexte actuel, qui n’est pas exactement celui d’il y a dix ans. Cela ne supprime pas le principal mérite de ce mystérieux « choc » : impressionner les esprits ! C’est peut-être pour cela que le premier ministre préfère déjà évoquer une « stratégie de compétitivité », moins brutale pour ceux qui vont la financer. Les arbitrages ne sont pas rendus.

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463 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : HARO SUR LE COÛT DU TRAVAIL ! VIVE LE CHOC D'OFFRE ! par François Leclerc »

      1. Une crise du capitalisme de cette ampleur a toujour semé la mort,
        par la misère, la répression, et la guerre tout court.
        Il fallait agir à temps dans les années 30,
        notamment défendre l’Espagne républicaine contre la
        coalition du capital, européen et au delà.

        Restent aujourd’hui quelques années pour abattre la dictature du capital,
        par tous les moyens qu’il imposera, et assurer la survie de l’espèce.

      2. @ Charles
        Je trouve toujours vos propos clairs comme de l’eau de roche, A
        Auriez-vous l’âme d’un Leader? Si j’osais et je l’ose, je dirais que
        vous êtes porte-parole de l’action, Cap sur porte-avions « plan B »

      1. Avant de pouvoir mettre à bas la dictature du capital,
        il faut se mettre en jambe, en donnant confiance au camp du travail dans sa force,
        en semant le trouble et divisant le camp du capital.

        C’est ce que vient de faire le Portugal,
        avec une première victoire en Europe,
        qui sera suivie de beaucoup d’autres!

        Le gouvernement a annoncé en septembre
        de nouvelles mesures pour sauver ses capitalistes;
        la hausse de 11% à 18% des cotisations salariales, soit environ 1 mois de salaire,
        pour pouvoir baisser les cotisations patronales de 23,75% à 18%.
        Le 15 septembre, des manifestations ont déferlé contre l’austérité
        dans les principales villes, avec plus de 100 000 à Lisbonne.
        Face à un appel à des actions plus déterminées le 29 septembre,
        dont la “puissance” lui faisait peur, le gouvernement a remballé ses mesures.

        La voie est tracée: s’opposer, par tous les moyens qu’ils nous imposeront,
        au gouvernement de la bourgeoisie, jusqu’à le mettre HS.

      2. @draxredd

        Qu’en savez-vous? Peut-être croyez-vous faire partie des aveugles? Ce n’est pas vrai, vous êtes un nantis rien que par le fait que vous n’habitez pas en Afrique noire… Ceci dit votre réponse donne à réfléchir.

    1. La non compétitivité relative d’un pays qui est grosso modo mesurée par le déficit extérieur doit dans une optique keynésienne être résorbée par une dévaluation qui permet de relancer l’économie et de sortir par le haut. Avec la monnaie unique aujourd’hui mortifère on revient à un système de type étalon or avant 1914 où le principal ajustement possible est celui par le bas: la déflation. Cette politique de déflation risque de produire les mêmes effets que dans les années 30.
      Les taux de chômage de 25% en Espagne et Grèce condamnent les politiques de déflation et de chômage pour toute personne de gauche qui ne juge pas politiquement en fonction des lunettes médiatiques contrôlées par l’oligarchie financière.

      La monnaie unique c’est l’Europe inique
      L’euro commun c’est l’emploi demain.

    2. C’est maintenant une évidence. Tous les moyens démocratiques sont en cours d’épuisement de notre part. La logique des armes s’impose en effet et malheureusement à la rue.
      Si, une solution, la dernière : devant une telle spirale de violence économique du capital, il faudrait tenter une grève qui consisterait à rester chez soi et à n’en plus bouger tant que rien ne change. Pas de reprise d’activité. Avantage, pas de violence policière : on reste chez soi.
      A tester… ?
      Bien sûr, en corollaire, plus de consommation, du moins plus de consommation mondaine (pas de restaurant par ex., les restaurateurs ayant obtenu un maximum d’exemption de la part du dernière gouvernement, mais ne donnant rien en échange et coutant à l’état 2,5 milliards d’ € / an)
      Voilà voilà…

      1. Excellente idée, sans doute la seule action efficace . Mais comment mobiliser ceux qui, étranglés par le crédit, craignent de perdre leur emploi éphémère ?
        En France, même après la saisie de la maison du surendetté par la banque et sa revente à très bas prix à des amis du banquier, le reste de l’emprunt est encore dû par le surendetté jusqu’à la fin du remboursement . Le piège .

      2. « Les communistes ne s’abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l’ordre social passé. Que les classes dirigeantes tremblent à l’idée d’une révolution communiste! Les prolétaires n’y ont rien à perdre que leurs chaînes. Ils ont un monde à gagner.

        PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ VOUS

        Karl MARX, Friedrich ENGELS, Manifeste du Parti Communiste, 1848

        L’expérience montre (surtout ces dernières années) que ce n’est pas la base qui freinent l’action lorsque celle ci est conduite de manière déterminée et efficace. Plutôt les directions qui s’effraient très vite (parfois même avant que ça a démarré) des forces sociales qu’elles sont susceptibles de mettre en mouvement.

        Par exemple, voir en détail le mouvement national, total, illimité de grève des rafineries contre la réforme des retraites de Sarkozy.

      3. Faux prétexte mianne le coût de l’endettement paralysant. Suffit de vendre sa baraque hypothèquée si le prix de vente couvre le solde de l’emprunt dû, point, et viva la liberta.

      4. « Suffit de vendre sa baraque hypothèquée si le prix de vente couvre le solde de l’emprunt dû, point, et viva la liberta. »
        Ok mais quid du solde dû en cas de baisse de l’immobilier ? Ou même de stagnation des prix ? Et se pose un autre problème : beaucoup de banques, même en Europe, ont prêté, il y a quelques années, à 100 voire 120 % (montant du bien + tous les frais) à des gens qui, aujourd’hui, perdent leur job. Ceux-là, s’ils vendent, pourraient (peut-être) rembourser le solde du prêt mais ne pourraient rien racheter, les banques ne prétant plus qu’à des emprunteurs faisant un apport d’au moins 10 (voire 20 %) de la valeur totale du bien convoité. Je ne suis pas partisan d’une société du « tous propriétaires » à tout prix mais beaucoup de débiteurs hypothécaires ont été abusé, il y a 5/6 ans, par la perspective d’une prise de valeur irréversible de leur bien une fois leur endettement contracté.

      5. Drôle de conception où vendre sa maison veut dire être libre ? Ou comment les spéculateurs de produits financiers (la valeur des actifs financiers a été gonflée artificiellement) pourront transférer leur poison sur des produits réels ! Une stratégie de l’appropriation en bonne et due forme. Attendez là, il n’y aurait pas quelques choses qui vous choquent ? Etre propriétaire, c’est espérer un peu de liberté, non ? C’est une stratégie que je dénonce. Et oui, regardons, les prix de l’immobilier, il y a 20 ans en comparaison du revenu. Aux échecs, c’est un coup de maître ! Comment se séparer du poison en le refilant aux autres afin d’être propriétaire des espaces de liberté. Bref, comme l’eau, l’alimentation (GD), la circulation (autoroutes) l’électricité (pas d’énergies domestiques possibles en France, nucléaire oblige)… Comment mettre la planète en esclavage, voilà tout. Attention, bientôt, la taxe sur la respiration. Privatiser tout ce qui peut être marchand, et faire la sélection par l’argent.
        Raisonnement de pur financier ! Qui veut sauver ses meubles, trouve un pigeon…….
        La part du budget immobilier représente combien dans votre revenu, là est la vraie question. Pensez demain……

  1. Mais alors, le coût du travail est-il particulièrement élevé en France ? Selon une étude de l’Insee portant sur la période 1966-2008, il est équivalent à celui de l’Allemagne, ce qui tendrait à montrer que là n’est peut-être pas la question, mais qu’importe !

    Et la productivité du travail? Il faudrait aussi les comparer, pour avoir une idée de la compétitivité entre les deux pays.

    1. Le problème immédiat, ce n’est pas le prix du travail,
      mais celui d’entretenir les parasites de la classe capitaliste.
      Ils concentrent de plus en plus de richesse,
      contribuant ainsi à la crise/
      Ils ont servi. Ils ne servent plus à RIEN.
      C’est un système complètement obsolète, ringard,
      qu’il faut abattre pour mettre l’économie au service des besoins
      écologiquement soutenables.

      En regardant plus au fond, le problème n’est pas le prix du travail,
      mais la recherche de la compétitivité, autrement dit la guerre comerciale,
      prélude, dans une crise majeure, à la guerre tout court.

      1. Charles ,

        Le problème immédiat, ce n’est pas le prix du travail

        peut-être un peu quand même
        pour quelque milliards de gens il est même plus immédiat que pour nous autres

      2. @ Tikarol

        Un point sur le « i ».
        Vous auriez du comprendre, dans le contexte de ce blog,
        le prix du travail « trop elévé »…

      1. La productivité est un facteur objectif, la compétitivité selon le rapport n’est qu’une opinion, présentée sous une formequi fait croire en une analyse objective. On ne juge pas des résultats mais des comportements par exemple :

        « Government attitudes toward markets and freedoms and the efficiency of its operations are also very important: excessive bureaucracy andred tape,6 overregulation….. »

        Là on se prend des mauvais points indépendemment du fait qu’on a des résultats ou pas, ou sans tenir compte de la production de la « bureaucratie » laquelle peut se traduire en infrastructure, en assurances sociale etc…

        Si la productivité était exprimée en volume je trouverais que c’est assez différent de la compétitivité mais exprimée en monnaie à parité de pouvoir d’achat ça commence à ressembler à de la compétitivité.

  2. Cher François Leclerc,

    Merci pour cette limpide explication. Mais qu’observe-t-on ces temps ci: la jacquerie des fondateurs de start-up, forcément « créatrices de richesses », qui veulent continuer à flibuster tranquillement dans leur coin, des patrons qui ne se remettent jamais en question; c’est tellement plus facile d’incriminer un coût du travail trop élevé que de remettre en question sa stratégie, son positionnement et ses décisions. Il faudrait se poser clairement la question de la compétence des patrons. La seule qu’ils savent faire, c’est pleurnicher.

    Tout ceci n’est qu’une entreprise de confiscation, par les élites, à leur seul bénéfice, des maigres richesses créées. Le tout orchestré et avec la bénédiction de notre gouvernement « gauche de droite ».

    Hollande a triché. Il a raconté au peuple une jolie fable « de gauche » pour se faire élire et il fait une politique de droite pour les riches une fois élu. C’est dégueulasse.

    Vous savez, hier soir, en sortant du TGV, je me trouvait avec un type la soixantaine qui discutait avec une de ses connaissances. De la conversation, j’ai compris qu’il était parlementaire (député maire d’une ville de l’agglomération d’Angers). Ce cumulard de « gauche de droite » indiquait à son interlocutrice que selon lui l’adoption, par l’assemblée, du traité européen, serait une formalité.

    Je m’invite dans la conversation pour souligner que c’est fort dommage.

    Il m’a regardé comme une merde. Le genre de regard qu’un petit marquis d’Ancien Régime devait porter sur u paysan de l’époque.

    Vous voyez, non contents de tricher, nos gouvernants affichent ostensiblement le syndrome de la classes supérieure. Pour reprendre le mot vachard de Pompidou envers Giscard, le problème de Hollande et ses copains, c’est le peuple.

    On va finir par regretter Sarkozy, qui lui, au moins ne trichait pas.

    1. Entièrement d’accord avec « abraxas », tout cela ne va créer que de l’indignation et de la révolte d’ici peu de temps !! Bientôt il faudra remercier nos responsables et patrons de travailler encore pour eux tous les matins …en oubliant que leur pouvoirs et richesses ne seraient rien sans le savoir faire et le dévouement de leurs collaborateurs qui s’effrite un peu plus à chaque nouveau coup bas !!

      1. c’est peut être pour nous faire réagir, et donner du poids au gouvernement, ce serait malin de sa part.
        Allons ne rêvez plus les grandes entreprises sont passées en phase attaque, museler, impressionner, le savoir faire remplacé le savoir être, cela ne rapporte rien mais au moins c’est moi cher.
        Pour les entreprises son meilleur atout est l’adapatation des hommes mais c’est pour eux
        uniquement une variable d’ajustement.
        et une fois le savoir faire disparu nous pourrons nous comparer aux pays du tiers monde
        mendiant un emploi au prix market discount.

    2. S’il se trouve ici des personnes qui naïvement croyait que l’on avait un gouvernement de gauche, je pense que la réalité doit leur être insupportable !!!!
      Cette « gauche » est encore plus dangereuse que la droite avérée, car plus perverse car hypocrite dans sa manière de gérer le pays.
      Ce ne sont en aucun cas des « sociaux libéraux » comme ils aiment à se qualifier.
      Il faut vraiment tendre vers la révolution et si ce n’est par les urnes par d’autres moyens possibles, et établir une 5° république qui tiendra compte des avis d’une assemblée citoyenne.
      L’espoir fait vivre…

      1. @ Tikarol
        Désolé ,on l’a perdu , je crois que nos hommes politiques sont en forêt de Machecoule !!!!

      2. La stratégie des réformistes de « révolution par les urnes »
        a toujours et en tout temps conduit à la trahison,
        en engraissant les politiciens professionnels du théatre de l’Alternance.
        Ces irresponsables ont aussi conduit des peuples à la boucherie.

        Reste la stratégie révolutionnaire a permis de mettre de côté
        par contre bien des classes dirigeantes.

        Reste enfin, suite à toutes les révolutions précédentes,
        la leçon essentielle: la vigilance révolutionnaire doit veiller
        à ce que ne reconstitue aucune classe qui confisque la démocratie.

      3. Charles, il faut déjà la mettre en place, dans les esprits de véritables citoyens, avant de veiller à sa préservation.

      4. à Charles A
        au Venezuela, 14 votes en 13 ans . . . révolution vivante, par les urnes !
        sur le blog de Mélenchon, ces jours ci :
        …/… le secteur privé, hostile à Chavez, y contrôle largement les médias. Chacun peut le vérifier. Sur 111 chaînes de télévision, 61 sont privées, 37 communautaires et 13 publiques. Avec cette particularité que la part d’audience des chaînes publiques n’est que de 5,4%, celle des privées dépassant les 61% … Même chose pour la radio. Et 80% de la presse écrite sont contrôlés par l’opposition ; les deux quotidiens les plus influents – El Universal, El Nacional – étant hostiles au gouvernement.
        …/…
        Ce n’est pas un hasard si la Foundation for Democratic Advancement (FDA), du Canada, dans une étude publiée en 2011, situe désormais le Venezuela en tête du classement des pays qui respectent la justice électorale . Le gouvernement d’Hugo Chavez consacre 43,2% du budget aux politiques sociales. Résultat: le taux de mortalité infantile a été divisé par deux. L’analphabétisme éradiqué. Le nombre de professeurs des écoles multiplié par cinq (de 65 000 à 350 000). Le pays détient le coefficient de Gini (qui mesure les inégalités) le plus performant d’Amérique latine. Dans son rapport de janvier 2012, la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC, un organisme de l’ONU) établit que le Venezuela est le pays sud-américain – avec l’Equateur -, qui, entre 1996 et 2010, a le plus réduit le taux de pauvreté. Enfin l’institut américain de sondages Gallup classe le pays d’Hugo Chavez, 6e nation « la plus heureuse du monde ».
        …/…

        bonne nuit les petits

      5. @ RV

        Premièrement, il n’y a eu aucune révolution au Vénézuéla.
        La bourgeoisie n’a pas cédé le pouvoir.

        Deuxièmement, lorsque la bourgeoisie et l’impérialisme
        ont décidé de mettre un terme à certaines réformes
        et tenté un coup d’Etat, en 2002, les urnes sont restées au placard.
        Ce n’est que par le nombre et la force d’une mobilisation largement armée
        que le peuple a mis le coup d’Etat à terre.

        Je répète: personne n’a jamais trouvé un seul exemple de ‘révolution par les urnes ».
        Ce n’est qu’un mot creux utilisé depuis longtemps par les politiciens en mal de places.

    3. En France, les dirigeants d’entreprises sont souvent des stratèges en peau de lapin. La cooptation, la façon de nommer ces dirigeants, leur formation d’origine, leur parachutage…l’autofinancement, le management…et bien d’autres choses.

      C’est pas le MEDEF qui remettra ça en cause donc pan sur les salaires.

      La France est verrouillée par une petite et une grande bourgeoisies prétentieuses et méprisantes,
      ça ne date pas d’hier, ni de la dérégulation financière, mais de bien avant.

      1. Hé Fnu’rrrrrrrr, la preuve que « les dirigeants d’entreprises sont souvent des stratèges en peau de lapin », ils zont même pas voulu de Fnu’rrrrrrr. Vise un peu l’niveau des stratèges… Cqfd.

      2. Pov gars… ça mérite même pas une réponse tellement c’est nul, t’as que ça, la provoc ?

        Finalement la France ne va se retrouver plus qu’avec des dans ton genre, quel atout !

      3. Ben quoi l’mouton noir ? C’est-y pas vrai c’que j’dis ? Pour une fois qu’je fais un compliment… on m’y reprendra plus. Me v’là ben mouché dion, snif snif… sob sob… gasp… vrémentropinjuste ! t’es vilain fnu’rrrr…. mouinnnnnn….

      4. @ fnur
        « les dirigeants d’entreprises sont souvent des stratèges en peau de lapin » on se croirait dans un discours de chasse pêche et traditions , encore un effort , et se sera le tour des fonctionnaire ou des émigrés !!!!!!!!
        Allez je retourne à mon kolkhoze

      5. Ardéchoix

        @ fnur
        « les dirigeants d’entreprises sont souvent des stratèges en peau de lapin » on se croirait dans un discours de chasse pêche et traditions , encore un effort , et se sera le tour des fonctionnaire ou des émigrés !!!!!!!!

        Com brillant dans le cadre d’un café de commerce après 3 pastis, et quel rapport avec la choucroute ? Ce que je dis est confirmé par toutes sortes d’études. A quoi ca rime de mettre la tête dans le sable ? Je n’ai jamais entendu chasse pêche et traditions évoquer ce sujet. Donc la remarque est complètement à côté de la plaque. C’est juste du vent sans fondement. L’Allemagne a les mêmes niveaux de salaires et taille des croupières à l’économie française, pourquoi ? Tu te poses la question parfois ? Et ne me raconte pas que c’est à cause des salaires, ça c’est du blabla, du poncif. Les taux de pauvreté y sont aussi proches. Les raisons sont clairement identifiées par Artus et bien d’autres.

        Comme je l’ai dit, l' »intelligentsia » française style MDEF est déficiente dans ses stratégies industrielles et je vois tu vas dans le même sens. Le changement en France c’est pas pour tout de suite…

        vigneron

        Avec toi on ne sait jamais dans quel sens lire, si c’est du lard ou du cochon.

      6. Tout à fait exact,
        (sauf l’expression de peau de lapin pas très heureuse,)
        il y a une caste, en France, en gros les technocrates,

        ce qui fait une nouvelle différence avec l’Allemagne à notre désavantage

        mais bon sur ce blog, dès que tu sors de la finance…

      7. Un des facteurs, parmi tant d’autres, est que les grosses PME allemandes ont développé leur autofinancement, n’ayant pas besoin des actionnaires de la finance, ce qui leur procure une forme de souveraineté et de planification à long terme, sans subir les sautes d’humeur des actionnaires volatils. Tant qu’on nous bassinera sur l’unique paramètre des salaires, ce sera peine perdue et fera le nid du MEDEF qui est une troupe d’incapables fils à papa parasitaires.

      8. @ fnur 4 octobre 2012 à 19:00

        Tant qu’on nous bassinera sur l’unique paramètre des salaires, ce sera peine perdue et fera le nid du MEDEF qui est une troupe d’incapables fils à papa parasitaires.

        Parce que vous croyez qu’un gouvernement de 38 ministres composé essentiellement de profs et de fonctionnaires qui n’ont jamais œuvré en entreprise sauf un, est davantage capable ?

        Parce que vous croyez que les chefs d’entreprises françaises vont tendre demain, comme les PME allemandes, à développer de l’auto financement avec le risque d’être taxés à plus de 60% sur les plus values du capital ?

        Les Pigeons vont s’envoler dès que possible.
        http://www.lefigaro.fr/entrepreneur/2012/10/03/09007-20121003ARTFIG00702-la-revolte-fiscale-des-entrepreneurs-est-allumee.php

      9. jducac

        Je ne crois rien, je constate qu’en France des types qui ne connaissent rien de rien d’une quelconque logique industrielle et d’innovation, n’ayant jamais produit un clou, sont parachutés pour faire la pluie et le beau temps, plus rarement. Plus que de classe, la société française est une société de castes sociales.

        En Allemagne, un apprenti peut devenir directeur, en France c’est impossible. Et un héritier devra passer par les phases de l’apprentissage avant que lui soient, si satisfecit, confiées d’autres responsabilités.

      10. En Allemagne, un apprenti peut devenir directeur, en France c’est mpossible.

        Sans doute n’étais-tu pas ad hoc pour la France alors Fnu’rrrr, des apprentis devenus directeurs j’peux t’en présenter treize à la douzaine, dans l’négoce bordeluche, dans la distri, dans l’aéro, dans le bâtiment, etc, etc.

      11. vigneron

        Tu connais 3 cas, ça fait pas une stat. En plus sur des micro entreprises pour la plupart.

        Pas convaincant. C’est un peu du bricolage de bord de table tes exemples…

        Ici, ce sont des armées d’apprentis et de Praktikanten embauchés après un stage payé.

        Les quelques gus en France que j’ai fréquentés et promus issus de la classe plus bas étaient soit des marxistes obtus soit des fiottes serviles. Pas vraiment de quoi parader…

        Mais tu m’as bien l’air d’être en position de surdité volontaire. Gaffe à l’obus qui suivra…

      12. 3 cas Fnu’rrr ? Ben beaucoup plus et j’parle de ce et ceux que je connais très bien seulement, Fnu’rrrr, tout connement, et pas de « marxistes obtus (?) » ni de « flottes serviles (??) » à l’horizon, pas plus de micro-entreprises, non non Fnu’rrrr, des Pme entre une trentaine dans le bâtiment et un millier d’employés dans l’aéronautique en passant par une centaine en négoce de vins ou 200 en hypermarché… et DG ou patrons les mecs hein Fnu’rrr qu’ils sont ou qu’ils ont fini ? pas larbins de haut-vol…

      13. OK vigneron

        Mes analyses de terrain ne valent rien, celles d’Artus non plus, ni celles de Chavagneux, ni les autres, je te propose de conseiller Hollande et de lui présenter tes potes de l’ascenseur social français :

        Le constat est donc clair : cela fait de nombreuses années que les patrons français ont fait de mauvais choix stratégiques qui plombent aujourd’hui leur profitabilité, donc leur investissement, donc la compétitivité d’aujourd’hui et de demain.

        http://alternatives-economiques.fr/blogs/chavagneux/2012/10/03/choc-de-competitivite-est-ce-bien-le-moment/

        Faut pas rêver, un mauvais positionnement entraine de mauvais résultats.

      14. @ fnur
        Je suis désolé ,chômeur créateur d entreprise il y a quelques années , j ai une PME qui exporte en Allemagne entre autres ,et j ai 100% de mon capital . Et j aime mon travail !!!!

      15. @ fnur
        « Tu connais 3 cas, ça fait pas une stat. » met en un quatrième , chômeur créateur de ma pme , il y a quelques années , j’exporte en Allemagne entre autres.
        La journée bonne .

      16. Félicitations Ardéchoix, mais c’est comme l’étude des OGM avec 10 rats par échantillon comparatif, c’est un peu juste.

      17. @ Fnur

        Là, tu te trompes. Ce n’est pas le nombre qui compte mais la différence statistiquement significative entre les groupes comparés. Si 10 individus suffisent pour faire apparaître une différence significative dans un protocole en double ou triple aveugle, l’étude a autant de valeur sinon plus que celle qui en nécessiterait 10000, qu’il s’agisse d’efficacité ou d’effets secondaires. Le nombre ne fait rien à l’affaire. Qui plus est, un résultat significatif sur une petite cohorte présente l’avantage d’être plus facilement reproductible et directement constatable dans une clientèle médicale par exemple.

      18. @ FNUR 4 octobre 2012 à 22:12

        Praktikanten embauchés après un stage payé.

        Ce n’est pas ce que je lis dans la presse allemande, ni ce que disent mes étudiants de master qui font un stage en Allemagne. Ces derniers temps, on a embauché certes (taux de chômage tombé à 5,5%, juillet 2012). Mais de 2005 à 2010, les jeunes Allemands enchaînaient les stages non rémunérés, car en Allemagne, contrairement à la France ou la Suisse, il n’y a pas d’obligation de rémunérer les stagiaires. Mes étudiants en font souvent les frais, qu’ils restent trois ou six mois en stage. Quelques-uns ont été embauchés en gestion de projet internet, marketing en ligne, … Les autres trouvent de l’emploi en France ou en Suisse et pensent désormais que les patrons allemands sont des exploiteurs, surtout ceux des start’ups qui profitent largement des stagiaires étrangers (Zalando à Berlin ne fait pas exception).

      19. Fod

        Mais non, plus l’échantillon est petit plus l’incertitude les résultats est grande, donc il faut des différences de résultats très importants pour déceler une différence entre deux groupes.

        En l’occurrence, beaucoup parlent de 50 minimum pour ce type d’étude. D’ailleurs, cette étude a été descendue par nombre de spécialiste, sans compter la stratégie de communication douteuse.

        Alain V

        C’est lié à la différence entre les rémunérations de l’industrie, très syndicalisée, et celles des services. Mais en France, même dans l’industrie, j’ai vu des stagiaires, moi y compris, ne recevoir aucune rémunération, ni aide au déplacement, donc des patrons rats. Et il est connu que la France use et abuse des stages à répétition.

    4. Pour rebondir sur les propos d’Abraxas, le lien suivant vers un article du Monde :

      http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/10/04/pigeons-genese-d-une-mobilisation-efficace_1770123_823448.html

      Sans déconner, des petits mickey (fils à papa), le plus souvent déjà super privilégiés dès le départ, décident de monter des start up sur une simple idée (franchement il y a plus compliqué en terme de projet entrepreunarial) et considèrent qu’ils ne doivent pas être taxés au delà 19% à la revente ? On peut peut être discuter du barème retenu jusqu’à une tranche de 60 %, mais franchement sur le principe, il n’y a rien de choquant au projet de départ du gouvernement ….

      Pourtant ce dernier se couche ou devrais-je dire capitule en rase campagne…

      Il n’oublie pas, néanmoins, de réfléchir à faire peser plus sur le salarié les charges sociales et le prix de la compétitivité !!!

      J’enrage !

      1. http://www.alternatives-economiques.fr/faux-dur_fr_art_633_60470.html

        Faux dur
         
        Denis Clerc
        Article Web – 04 octobre 2012

        Les créateurs d’entreprise s’émeuvent d’être taxés dans le prochain budget pour l’année 2013 à 60,5 % sur les plus-values encaissées cette année, contre 34,5 % précédemment. Confiscatoire, estiment les intéressés, qui refusent de passer pour des « pigeons ». En réalité, le chiffre de 60 % sonne bien, mais il est faux. La réforme taxera les spéculateurs, pas les créateurs d’entreprise.
        Les créateurs d’entreprise, paraît-il, ne veulent pas être les pigeons du tour de vis fiscal. Ils dénoncent la décision du gouvernement d’intégrer désormais dans leur déclaration d’impôt sur le revenu les plus-values de cession qu’ils peuvent percevoir lors de la revente des parts ou actions de leur entreprise. Ces plus-values seront donc imposées à 45 % (le nouveau taux marginal de l’impôt sur le revenu lorsque le revenu imposable sera supérieur à 150 000 € par part), au lieu de subir le prélèvement fiscal libératoire de 19 % qui existait jusqu’alors.  A ce nouveau prélèvement fiscal s’ajoutera un prélèvement social qui, depuis le 1er juillet 2012, est passé de 13,5 % à 15,5 %. Au total, 60,5 % sur les plus-values encaissées en 2012, contre 34,5 % précédemment, titre la presse. Confiscatoire, estiment les intéressés : un célibataire ayant réalisé une plus-value d’un million d’euros en 2012 versera au fisc 450 000 € en sus des 155 000 euros versés au titre des prélèvements sociaux.
        Le chiffre de 60 % sonne bien, mais il est faux. D’abord, le prélèvement fiscal ne porte que sur la partie effectivement perçue par notre célibataire, après déduction des prélèvements sociaux effectués en général à la source : donc sur 845 000 €. Ensuite, un système de quotient  devrait être mis en place dès lors que la plus-value est réalisée sur des titres détenus depuis au moins deux ans. Dans le cas de notre célibataire, s’il a détenu les titres pendant au moins quatre ans, l’impôt sera calculé sur le quart de la plus-value, soit 211 000 euros : s’il n’a pas d’autres revenus, le bénéficiaire de la plus-value sera donc soumis au barème fiscal de l’impôt sur le revenu, avec une tranche non imposée, une autre à 5,5 %, la suivante à 14 %, la suivante à 30 % et enfin le reste à 45 %. Puis, l’impôt ainsi calculé sera multiplié par 4 (montant du quotient). Ce qui, dans notre exemple, aboutit à 302 000 euros (au lieu des 380 000 si ce système de quotient n’existait pas). Evidemment, l’impôt n’est réduit de façon substantielle que si la plus-value est d’un montant assez faible. Par exemple, pour une plus-value  de 500 000 euros (422 5000 nets après prélèvements sociaux), l’impôt dû par notre célibataire serait de 120 000 euros, soit un taux effectif de 28,5 % au lieu des 45 % apparents.
        Mais ce n’est pas tout. Si les titres générateurs de plus-values ont été détenus au moins 12 ans (ce qui est généralement le cas pour les patrons de PME, qu’il ne faut pas confondre avec des traders), la plus-value prise en compte pour le calcul de l’impôt sera réduite de 40 %. Dans le cas de notre millionnaire, le cumul de ces deux dispositions devrait ramener son impôt à 154 000 euros (18 % effectifs au lieu des 45 % annoncés), et à 54 000 euros si la plus-value initiale est de 500 000 euros (soit un taux d’imposition de 13 %). Enfin, si la plus-value est perçue par un patron qui prend sa retraite ou qui la réinvestit à 80 % dans les trois ans qui suivent, le régime antérieur (prélèvement fiscal libératoire de 19 %) s’appliquera.
        On le voit, ce mécanisme – comme toute la fiscalité sur le revenu à la française d’ailleurs – est un « faux dur ». Il épargnera largement les patrons qui partent en retraite, ou qui se reconvertissent, ou qui détiennent leurs actions ou parts sociales depuis longtemps. Bref, les entrepreneurs – au sens classique du terme – qui ont réussi. Au contraire, il sanctionnera fortement ceux qui font des « coups », achetant pour revendre peu après mais plus cher, à la découpe souvent quand il s’agit d’une entreprise, ou profitant d’une bulle boursière pour réaliser de fructueuses opérations.
        Destructrice, cette réforme ? Nuisible à la création d’entreprise ? En réalité, elle vise à sanctionner les comportements spéculatifs, sans pénaliser pour autant les vrais créateurs, ceux qui, après avoir pris le risque de se lancer dans l’aventure, cherchent avant tout à faire grandir leur « bébé », tant ils y sont attachés. Ceux-ci, certes, seront plus imposés que précédemment dès lors qu’ils engrangent des plus-values de cession importantes, mais seuls les spéculateurs seront sanctionnés par des prélèvements dissuasifs. Où est le mal ? Une bonne partie de ceux qui se disent plumés comme des pigeons n’ont pas regardé le détail des mesures envisagées et se sont laissé prendre au miroir déformant des « 60 % », comme François Fillon sur France Inter le 3 octobre au matin. Même le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, sur la même radio, semble être tombé dans le panneau. Sans se rendre compte qu’en réalité, ils sont manipulés par d’autres qui, au nom de la défense des entrepreneurs, cherchent essentiellement à maintenir un statu quo, dans lequel la spéculation – à l’origine de la crise de 2008 – rapporte plus gros et plus vite que l’économie réelle.

        Denis Clerc
        Article Web – 04 octobre 2012

      2. Insee :
        la génération la plus ancienne est celle de 1944-1948, la plus jeune de 1964-1968. Or, le % de fils d’ouvriers ou d’employés qualifiés qui sont devenus à 35-39 ans CPIS, professions intermédiaires, contremaître ou indépendants, diminue : les chances d’obtenir une mobilité sociale ascendante ont diminué.
        Pour la génération 1944-1948 : 47,9 % des fils d’employés ou ouvriers qualifiés avaient connu une mobilité sociale ascendante.
        Pour la génération 1964-1968 : seulement 34,2 %.

        @ vigneron ardéchoix fnur
        C’est de la mobilité ascendante dont il question ici, ce qui ne signifie pas accéder à la classe exploitante… Les élus doivent être bien moins nombreux que ces 34,2%, ce qui fait plus de 65% des personnes qui n’arrivent pas à monter dans l’ascenseur, peut-être que comme moi et au contraire de l’Ardéchoix, ils ne veulent pas y monter, ou peut-être, voudraient-ils, le voudraient-elles, et comment ne pas le vouloir, c’est quand même ce qui rapporte le plus et qui impressionne les relations, plus qu’un soudeur à l’arc par exemple, ou qu’une caissière.
        Tout ça pour dire que l’ascenseur est en panne double : il monte moins pour s’ouvrir sur un palier d’exploiteurs contents d’eux-mêmes, comme Ardéchoix,
        C’est comme ça la société de classe, messieurs les cadres, les exploitants, mais vous aimez la mythologie de l’ascension, normal puisque vous croyez être naturellement dominants, par votre intelligence, ou ruse, ou autre chose, c’est ce que la bourgeoisie pense d’elle-même, son idéologie : On y arrive en travaillant dur, et on fera travailler les autres, ceux qui n’ont pas le goût ou la volonté, qui n’ont pas d’idée à développer, c’est la justification des bourgeois encore et apparemment, toujours.

    5. Que croyiez-vous ? Voter pour Hollande allait changer quelque chose ! Que nenni, Il vous prépare un bon plan aussi.
      De toute façon il a les pieds et les mains liés.
      Préparez-vous!

  3. LE PROBLèME EST UN FAUX PROBLEME En effet, la compétitivité est le résultat d’une compétition et plus les concurrents sont compétitifs, plus ils la « compétitivité » sera grande. On devrait pouvoir produire à un rythme plus cool (humain), et ce, dans tous les pays, n’en déplaise aux riches qui organise la compétitivité pour nous presser comme des citrons!!!

    1. Bien d’accord, être de gauche aujourd’hui c’est bannir le mot compétitivité du vocabulaire de l’économie politique car l’utiliser c’est s’offrir pieds et poings liés à nos adversaires qui en son nom justifient toutes les régressions sociales.
      Tout comme celui de capital humain entendu plusieurs fois lors de la dernière émission « Ce soir ou jamais. »

      1. La compétitivité entraîne la surproduction, la surconsommation et la surexploitation des ressources de la planète… Bref, tout le monde avec 10 ipods dernier cri utilisables sous le scaphandre devenu incontournable pour respirer une atmosphère totalement viciée, belle vision d’avenir…

    2. Pas du tout d’accord , Sergio
      La compétition est le problème de fond
      Peut-être faut-il se donner la peine de la mener sur un ou des terrains différents

      1. Problème de fond ????
        Sur différents terrains de sports (et encore sans doping , magouilles et fric fric fric…)

      2. tout à fait d’accord Sergio
        la compétition, la compétitivité, la « j’en ai une plus grosse… »
        Faites un jour un tour dans une suite 5 étoiles où une famille a pris ses quartiers,
        5 ipod, 5 iphones, des Ipads et autres joujous rutilants
        18°C l’été
        25°C l’hiver
        vous en voulez encore?

        donc compétivité = prédation = la planète se meurt !

  4. Un contrat de travail à horaires indéterminés.
    Vous voyez il y a juste un mot qui change, rien de grave!
    Prochaine étape, flexi-sécuriser vos retraites.

    1. C’est déjà le cas dans beaucoup de boites ou les travailleurs sont invités a prester des heures suplémentaires sans rémunération. Ils peuvent refuser bien sûr mais la pression psychologique et le chantage à l’emploi font en sorte que beaucoups acceptent.
      Il faut innover et inventer le contrat de travail à salaire indéterminé 🙂

      1. Les différences de ‘compétitivité’ depuis 2001,viennent simplement de l’Euro car plus de dévaluation possible dans la ZE.Inutile de tourner autours du pot.Flexi sécurité machin, vaste blague,il est déja impossible de louer un appart avec un CDI alors sans ou à tps partiel..Cela va désolvabiliser toute une partie de la société sur tous les plans.Tout le monde y perdra:moins de revenus pour les proprios moins de clients pour les entreprises qui ne sont pas toutes exportatrices loin de la.Choc d’offre, vaste blague aussi avec tous les pays autours de la France soit en récession soit en dépression.
        Sans compter le dumping social de l’Allemagne et de l’Irlande par exemple.Et le dumping fiscal de l’Irlande à nouveau, du Luxembourg, de la Pologne et des pays Baltes (flat tax chez certains)..
        L’Europe fédérale et ou sociale avec des transferts n’arrivera JAMAIS,car déja le Nord ne veut plus payer pour le Sud des sommes encore modestes.Toute cette histoire finira très mal en ce compris pour les banques qui osent demander de la flexibilité aux autres après avoir fourgué et socialisé leurs dettes de casino.
        Le seul but des politiciens au pouvoir semble à nouveau de ‘gagner’ du temps, sachant que de toute façon ils perdront l’élection suivante comme cela s’est vu dans quasiment tous les pays depuis 2008.Les politiciens de gauche comme de droite ont choisi de défendre les créditeurs contre les débiteurs.Ce n’est pas une surprise,c’est la majorité de leur électorat,vu que Terra Nova ne veut plus s’encombrer au PS de la défense des ouvriers(faut dire que si ça continue,il n’y aura bientôt plus une seule usine et donc un seul ouvrier). Malheureusement l’UMP et le PS seront co responsables par leur attitude suicidaire et idéologique néo libérale de la forte montée des extrêmes aux prochaines élections.Faudra pas venir s’en plaindre..

  5. « l’innovation ou la qualité et le savoir-faire de la main d’œuvre »

    On peut imaginer qu’à coût du travail égal, un Français fabrique une petite Peugeot de qualité, et l’Allemand une Mercedes de qualité (c’est une vue de l’esprit, ce n’est pas vraiment le cas). Dans ce cas il s’agit alors du segment marketing décidé par l’entrepreneur et non pas du coût du travail.

    1. On peut imaginer qu’à coût du travail égal, un Français fabrique une petite Peugeot de qualité, et l’Allemand une Mercedes de qualité (c’est une vue de l’esprit, ce n’est pas vraiment le cas).

      Mais non, Pignouf, ce n’est pas une vue de l’esprit. Tout le monde sait qu’à coût du travail égal, un thaïlandais fabrique un petit tuk-tuk de qualité.

      1. Vous avez bien raison. Les tuk-tuk Gol de VW sont vraiment de la merde et coûtent encore plus chers que ceux fabriqués en Allemagne. C’est la faute au coût du travail, c’est sûr.

      2. J’ai adoré la voiture. Le VRP, par contre, bonimenteur comme pas un qu’il est. Voilà que la voiture électrique est l’idéal pour les trajets urbains, périurbains et interurbains des français. Les transatlantiques et aériens, c’est pour le prochain modèle.

    2. On peut imaginer qu’à coût du travail égal, un Français fabrique une petite Peugeot de qualité

      A coût de travail égal, un Nippon comme Toyota fabrique en France la Yaris et cerise sur le gâteau en exporte 85% à l’étranger y compris aux States, mais comment font-ils? 🙂

  6. Où est la gauche à l’heure de la tourmente économique ?
    Alors que le capitalisme connaît sa crise la plus sérieuse depuis celle des années 1930, les principaux partis de gauche semblent muets, embarrassés. Au mieux, ils promettent de ravauder le système. Plus souvent, ils cherchent à prouver leur sens des responsabilités en recommandant eux aussi une purge libérale. Combien de temps ce jeu politique verrouillé peut-il durer alors qu’enflent les colères sociales ?…
    http://www.monde-diplomatique.fr/2011/11/HALIMI/46895
    le 30/9 : première manifestation de gauche sous ce gouvernement : 80.000 beaucoup et toujours nettement insuffisant pour influer sur ce gouvernement qui est à la disposition du Médef et de ses acolytes !

    Hollande s’engouffre dans la baisse du coût du travail
    http://www.mediapart.fr/journal/france/031012/hollande-sengouffre-dans-la-baisse-du-cout-du-travail

    1. je crains malheureusement que dictatures et guerres se profilent à l’horizon. Nous sommes dans une société de consommation. pour relancer l ’emploi il faut des consommateurs qui puissent acheter ce qui est produit. Espérer vendre au voisin qui pense la même chose est un leurre. La solution est simple. Ou l’on quitte ce type de société pour une autre. Laquelle, à vos imaginations. Ou l’ on donne du pouvoir d’achat au peuple. Après guerre, l’europe était ruiné et pourtant il y a eu de l’argent pour la rebâtir. D’où venait il? de la planche à billet et de la peur du communisme. Aujourd’hui, plus de communisme donc capitalisme exacerbé, élimination des coûts et explosion des profit.
      Exemple, la voiture, toute la profession savait que l’on allait dans le mur. une famille peut acheter une voiture, voir 2, voir 3 puis il en faut une aussi pour le chien, le chat …. Le principal bénéficiaire de l’impôt est le patronat. Savez-vous que les marchés publics sont en moyenne 29% plus chers que les marchés aux particuliers. Dans le batiment, c’est de l’ordre de 42%. On comprend pourquoi le batiment va mal quand l’Etat réduit la voilure.
      Pour en revenir à la situation économique, la DEPRESSION qui touche l’Espagne et la Grèce va s’étendre au reste du monde occidental. Puis comme à l’habitude, les armes parleront. C’est désespérant, mais c’est la nature humaine qui est faite ainsi

      1. @dedelacane

        Aujourd hui plus de communisme ? Vous plaisantez ?

        Ce mois il y aura le congres de PC chinois qui va elir les nouveaux membres au comite central, dont enormement de millionaires, meme un milliardaire, pour reigner en maitres pendant plusiers annees ! Faut faire !

        Ils controlent tout, ont permis a tout le monde y investir et produire au prix de cacahuettes, des salaires de misere, dortoires insalubres, une corruption enorme, une exploitation de l etre humain invraisemblable pour un pays dirige par le parti communiste depuis 1947.

        Et en Russie, sous une apparente democratie plus que plate, les communistes et agents d exKGB sont au pouvoir Putin en premier, tous aux richesses inimaginables…

        Je veux bien qu il y ait un « capitalisme exacerbe », comme cous dites, mais alors que dire du communisme ?

        C est actuellement un hybride communisto-capitalisme plus que exacerbe !

      2. @ Prague
        Le Communisme, c’est comme la Démocratie.
        On en a beaucoup parlé, on s’en est beaucoup servit dans les discours, mais ça n’a jamais existé.

      3. @wildleech

        Oui, il est la phase ultime apres la lutte finale…

        En attendant d y arriver, depuis le capitalisme, en passant par le socialsme, un milliard et poussieres de chinois sont guides par le parti communiste chinois vers les lendemains glorieux, n est ce pas.

  7. La stratégie du choc d’offre… Y’a t-il encore un endroit sur ce globe où l’on peut encore échapper à ce bordel ? Parce que là franchement, c’est trop…

      1. Désolé Youbati
        je rentre à l’instant d’une immersion en centre commercial hostile
        et pour Ravioli aussi c’est cuit
        la stratégie du choc d’offre est vraiment redoutable

      2. Et voui meuhtode, que veux-tu, on dit « froid sibérien » mais « chanteuse québécoise », c’est comme ça. Moins 70°, ça parle, goulag ou mines de sel aussi. C’est con hein meuhtode ? Ben voui, c’est con. Remarque, surtout pour les sibériens hein, particulièrement les importés, de sibériens.

      3. non mais con j’sais pas mais bizarre ce tropisme, pasque avec une densité de 5h/km2 il y a de quoi faire niveau espace chez les cousins… et quoi ? faudrait leur expliquer qu’une idéologie est relative à l’espace dans sa supportabilité, que c’est plus simple d’être anarcholibertariosurvivaliste avec de la place… meuh c’que j’en dis.

  8. Le terme de charges sociales a été popularisé par le patronat dont la rhétorique vise en réalité à baisser la protection sociale le plus possible pour inciter à la privatiser.
    La comparaison d’Elie Cohen ne vaut pas grand chose dans la mesure où, notamment, certains d’entre eux n’étaient pas plombés par un euro surévalué.De plus dans la conjoncture actuelle les mesures préconisées vont accroitre la récession comme celles dont parle la presse à propos de la « compétitivité » la CSG voire la TVA « sociale » ce serpent de mer qui va bientôt refaire surface.

    1. d’accord et encore plus car moins il y a de contrainte sur le patronat (taxes) plus il est fainéant
      c’est devenu un chercheur de subvention formation chomage technique avec stock ….
      c’est ça la vraie entreprise Française elle programmée à mettre des étiquettes sur des produits importés c’est notre futur si nous ne réagissons pas.
      Ex marché voiture moins cher à l’export, subvention sur panneau solaire ….

  9. Les sociaux-démocrates font la politique voulue par le capital.

    Mais il est vrai que j’exprime là un point de vue de « gauche radicale ».

    Pardon…

    1. entièrement d’accord avec vous, Macarel, les sociaux démocrates font partie du personnel politique de la bourgeoisie. Au gré des alternatives électorales, ce sont toujours les classes possédantes qui sont au pouvoir. L’appareil d’Etat, dont les hauts fonctionnaires ont des liens étroits avec les grandes entreprises et le capital financier, est entièrement dévoué au service des possédants. Même si les sociaux démocrates avaient la volonté de s’opposer (ce qui n’est absolument pas le cas) au pouvoir de la finance, ils se heurteraient à cet appareil d’Etat.
      C’est pourquoi aussi faire descendre dans la rue des dizaine de milliers de manifestants pour réclamer un référendum sur le traité relève du triple crétinisme électoral, parce que rien n’oblige Hollande à faire un référendum, et que si un référendum avait lieu, rien n’indique que le non l’emporterait, et que si le non l’emportait, rien n’empêcherait Hollande de s’asseoir dessus (exemple du traité constitutionnel de 2005)? Les ‘nonistes » de 2005 clament qu’ils ont remporté une victoire. J’aimerai qu’ils m’expliquent laquelle. En rassemblant dans un même non les voix de la gauche de la gauche, des gaullistes souverainistes et de l’extrème droite, elle a plutôt amené la confusion. Le traité n’est rien d’autre qu’un chiffon de papier, un de plus, que les gouvernements respecteront ou pas (comme les précédents). Se focaliser sur le traité est une diversion qui masque les véritables responsables, qui ne siègent pas à Bruxelles ou en Allemagne mais ici en France. La politique d’austérité existe depuis 2008, et la bourgeoisie et ses représentants politiques n’a pas eu besoin d’un quelconque traité pour l’imposer. Crier au déni de démocratie à propos de la suite du non en 2005 ou du refus du référendum en 2012 c’est semer des illusions sur les possibilités électorales de changer les choses. Bien sûr qu’il y a déni de démocratie ! La démocratie bourgeoise n’est pas autre chose que le masque de la dictature du capital financier. Dans les périodes où il y a encore des miettes pour les classes populaires, cela fonctionne très bien. Mais à l’heure de la crise économique du capitalisme il n’y a plus rien à partager. Le capitalisme entend conserver ses profits en s’attaquant aux classes populaires, et aux classes moyennes, avec ou sans le consentement de la « démocratie ».

      1. il faut lire, relire : le Président des Riches de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot
        La Découverte, « poche » 2011

        et lire :

        Chronique de L’histoire contemporaine toujours sous influence, d’ Annie Lacroix-Riz, Paris.
        En 2004, parut au Temps des cerises sous le titre prosaïque L’histoire contemporaine sous influence la première édition du présent essai : sa réédition entièrement refondée, élargie, corrigée et complétée, s’insère désormais dans le double catalogue du Temps des cerises et des Editions Delga. La réédition élargit le contenu de l’édition première et en accentue les angles saillants. Ce qu’exprime fort bien ce « toujours sous influence » qui en illustre le titre.

        http://www.humanite.fr/tribunes/critique-de-livre-par-claude-mazauric-la-grande-bourgeoisie-et-linavouable-collaboration-50

      2. Et crétinisme suprême, lorsque à l’automne 2010,
        le mouvement pour sauver nos retraites avançait vers la grève générale,
        les politiciens sociaux démocrates (PS, PC, PG) l’ont dénoncée,
        certains avançant, comme toujours, le leurre d’un référendum
        pour empêcher que la lutte monte d’un cran.

      3. Donc , d’après vous tous ceux qui s’expriment d’une façon ou d’une autre contre le traité sont des crétins !
        C’est injurieux envers eux, dont P JORION !
        De plus à part dénigrer ceux qui essayent de lutter , de peser et d’imposer un autre sytème , vous ne proposez rien.

      4. Jean Duchêne a raison: le crétinisme électoral
        n’a jamais, nulle part, écarté une classe dominante.
        Par contre, les révolution l’ont souvent fait,
        et le feront dans la crise en cours,
        si l’on pari sur ‘la survie de l’espèce’.

  10. Je suis pour un état social fort et je suis aussi pour l’emploi.
    Choc ou pas choc, la création et le maintien des emplois ne passe pas par leur complication, que ce soit d’un point de vue fiscal ou que ce soit d’un point de vue règlementaire. Il ne faut pas perdre de vue que la fiscalisation des contributions sociales a un impact direct sur les places des gestionnaires des caisses paritaires, cad de nombreux cadres des syndicats qui se retrouvent dans une situation de conflit d’intérêt.
    Si on se réfère aux graphiques d’Olivier Berruyer sur les diverses contributions en France en 2010 en fonction des ressources, il apparaît qu’un transfert de contributions du travail vers la consommation ferait contribuer les très aisés, réduisant d’autant la contribution des travailleurs.

    1. Tu nous emmerdes avec ta Tva sociale, Martin-misère. C’est évidemment par la Csg (couplée à son exonération sur les revenus minimums, à la part récupérable et à sa compensation par la Ppe pour les faibles salaires) qu’on peut le mieux opérer le transfert de charges le plus justement, de la façon la plus redistributive comme la plus progressive et surtout en touchant à tous les revenus des ménages. C’est du pipeau ton équité contributive par le relèvement de la,Tva, tu le sais parfaitement. Qu’un éminent actuaire bourgeois cherche encore à démontrer le contraire à ses lapins d’six s’maines de lecteurs en est une nouvelle illustration.
      Ou alors proposons de taxer à 19,6 de Tva, ou plus, tous les revenus du capital, plus-values comprises, avant évidemment imposition du solde à hauteur des autres revenus… Why not ? On paye bien déjà de la Tva sur des taxes non ? Alors ? Oh ben dis donc ! A 20% pour 200 milliards de revenus du capital par an, sans même compter les plus-values mobilières ou immos, on est déjà à 40 milliards…

      1. Et si on taxait à 36% les véhicules supérieurs à 8CV(suivez mon regard) , les écrans TV supérieurs à 52cm , les PC portables à écrans supérieurs à 13 pouces, tous les textiles et toute la bouffe non garantie OGM?

      2. Csg et exonération sur les revenus mini, ce n’est pas très différent de TVa+crédit d’impôt. L’avantage de la TVA c’est qu’elle touche aussi tous les revenus occultes.

        Pour ce qui est de l’IR, si on veut qu’il puisse être progressif, on a besoin de se passer des niches qui se prêtent à toutes les optimisations fiscales. La TVA te permet de gérer une politique économique sans les niches.

        Si tu veux être insultant, la moindre des choses serait que tu quittes ton pseudo, parce que c’est à mon vrai nom que tu t’en prends.

      3. Voir Venise, la cathédrale de Cologne, Syracuse, les palétuviers roses, l’acte de décès du capitalisme contresigné par le coroner, un ami pleurer… plus les mots de Martin-Misère et mourir…

        L’avantage de la TVA c’est qu’elle touche aussi tous les revenus occultes.

        … de rire.

      4. @vigneron
        excellente réponse
        merci pour n’avoir pas cédé à la provoc habituelle et au style si particulier qui vous sied parfois mais qui dessert souvent vos idées
        mais cela fait votre charme
        @Michel Martin
        « je suis pour le chocolat au lait de la vache mauve » et pour la paix dans le monde:)

      5. Michel Martin

        parce que c’est à mon vrai nom que tu t’en prends.

        faut dire aussi que vous n’êtes pas très raisonnable

      6. La TVA n’est pas sociale, elle est aveugle et frappe indistinctement le consommateur. riche ou pauvre. Ce n’est pas un impôt direct qui frappe un revenu, c’est une taxe qui frappe une transaction et elle est à la charge exclusive du client.

        Tout ça pour dire que la vieille carne a raison sur la CSG : c’est progressif et ça frappe tous les revenus donc forcément plus juste.

        Par contre la TVA sur les PV, c’est pas une TVA…why not ? Mais il faut inventer autre chose.

        PS : La TVA frappe les activités occultes…faudrait faire plus souvent les marchés Michel !

      7. @VV et Lolo,
        C’est l’ensemble des contributions qui fait système.
        Tout ce qui vient compliquer la création d’emplois joue en défaveur sur le de forces employeur/employé au détriment de l’employé. Les contributions sociales à partir du travail sont une option valable en circuit fermé, mais pas dans la situation actuelle. Elles sont entièrement répercutées sur les prix sans la moindre possibilité de progressivité.
        Les contributions sur la conso sont payées par tous, sans possibilité de progressivité, mais les plus aisés contribuent, alors que ce n’est pas le cas avec les contributions sur le travail. La TVA peut servir à gérer une politique économique. Par exemple on taxe fort les chaudières à fioul et peu les pompes à chaleur. On peut alors se passer des niches propices à toutes les optimisations fiscales.
        Pour ce qui est de la gestion des inégalités, l’IR est fait pour ça, à condition que les niches ne vienne pas le miter et qu’on considère tous les revenus sur un pied d’égalité. Un revenu est un revenu. On peut aller jusqu’à un impôt négatif si besoin (crédit d’impôt), ce qui permettrait d’avancer vers un revenu d’existence ou un revenu garanti (la nuance vaudrait d’être explicitée plus longuement). Pourquoi considérer un tel revenu? Parce que le découplage du temps et du travail devient mortel pour le salariat qui est une des bases du capitalisme.

        La CSG mélange les genres et complique le jeu, le rendant moins facile à manoeuvrer. Elle ne peut remplacer la TVA pour gérer une politique économique.

      8. Martin,

        Les contributions sur la conso sont payées par tous

        Arrêtez une bonne fois pour toute avec ça. Qui va au resto gastro à taux réduit de Tva ? Qui va au théâtre ou à l’opéra à taux super réduit ? Qui achète les bouquins de Jorion à taux réduit ? Qui améliore sa chaumière en Normandie à taux réduit ? Qui se paye des oeuvres d’art contemporain à taux réduit ? Des séjours touristiques à taux réduits aux Seychelles ? Le Tgv deux fois par jour ou quatre fois par semaine à taux réduit entre Paris et la résidence de charme ? Qui paye son bois de chauffage (pour la chaumière en Normandie…) à taux réduit ?
        Et qui paye sa facture d’électricité, de gaz, de triple-play, de téléphone, son gazole pour titine – la bagnole elle-même, les pièces et les services pour la bagnole, les assurances, pour la bagnole et le reste, ses clopes, ses fringues chinoises, le Coca pour les lardons, les CD, les DVD, bref à peu près tout son revenu, voire plus, sauf une partie de la bouffe, à taux normal ? Pauvre Martin-Pauvre Misère ?

      9. @Super Vigneron,
        Si tu voulais bien regarder et critiquer l’ensemble des dispositions contributives (contributions directes, indirectes, niches, sur le travail, sur la conso, sur les revenus) plutôt que de te focaliser sur la seule TVA, ça pourrait être plus intéressant. Si tu voulais bien regarder ce graphique plutôt que l’auteur, à l’image de l’idiot qui regarde le doigt qui pointe au lieu de l’objet pointé, tu ne pourrais qu’en déduire qui a le plus intérêt à ce qu’on ne mette pas en place de TVA sociale et arrêter de jouer l’idiot utile des plus aisés. Pourquoi crois-tu que la droite ne l’a pas mise en place et a seulement fait semblant de le faire en fin de quinquennat?

      10. C’est toi le pécheur Martin. Toi qui fus et reste un accro à la Tva sociale, anti-sociale (et pseudo-protectonniste) comme le répliqua Fabius très opportunément et populairement en 2007 lors de la campagne législative, l’enterrant pour le compte avant que Sarko ne la déterre cinq ans après, et pour qui ? pour son successeur ou son dernier mandat, pas fou.
        Laisse tomber ça, incinération ce coup ci, club des actuaires bourgeois avec, oiseau-pécheur avec.

      11. @Super Vigneron
        Mises à part tes invectives, aurais-tu des arguments? Les plus aisés doivent être morts de rire de voir tout le mal que se donnent les anti-TVA de substitution.

        TVA…pseudo-protectonniste

        ?
        Non, ce n’est en aucun cas protectionniste, c’est la même structure que l’exception culturelle à laquelle toute la gauche applaudit. Cherche l’erreur.

      12. à Michel Martin
        5 octobre 2012 à 14:08

        la TVA est un impôt non progressif, à taux fixe, donc moins vos revenus sont élevés plus forte est la proportion sur laquelle vous l’acquittez. Dans le cas extrême ou vos revenus suffisent tout juste à vous faire (sur)vivre, vous vous acquittez de la TVA sur 100% de vos revenus . . . cet taxe est anti-sociale par nature !

      13. @RV,
        Avez-vous regardé le graphique que je cite? Pensez-vous que les contributions sociales sur le travail disparaissent des prix? Est-ce que le prix d’une table varie en fonction de vos revenus? Non, donc le système actuel n’est pas progressif du tout. Regardez y de plus près et considérez qui a le moins intérêt à la mise en place d’une TVA substitutive. Ce sont bien les plus aisés.
        Pour la gestion des inégalités, il y a l’IR et la CSG, et on peut même aller jusqu’à un impôt négatif.
        Si vous vous privez de la TVA pour gérer votre politique économique, alors vous utiliserez les niches qui se prêtent à toutes les optimisations.
        Plutôt que répéter que la TVA est injuste, regardez plutôt en quoi elle est moins injuste que le système contributif actuel et en quoi elle permet de le simplifier, ce qui ouvre un second volet de réduction des injustices.

      14. à Michel Martin – 6 octobre 2012 à 06:55

        Le graphique de Berruyer montre bien que les classes pauvres payent une TVA proportionnellement à leurs revenus plus importante que celle des classes riches.
        Dans le prix d’une table, votre exemple, la TVA acquittée par un pauvre ou par un riche est du même montant et c’est bien en cela que la TVA est anti-sociale et que le système qui s’appuie sur la TVA n’est pas progressif.
        Que le système contributif actuel soit injuste ne permet pas d’affirmer que la généralisation de la TVA serait une amélioration de la justice devant l’impôt.
        Pour l’améliorer il faudrait que l’impôt direct soit plus progressif, avec plus de tranches et des taux plus élevés pour les dernières tranches et qu’il soit perçu « également » sur tous les revenus et pas seulement sur ceux du travail . . .
        Vous évoquez les niches fiscales, elle totalisent près de 100 milliards de manque à gagner tous les ans pour un effet nul sur l’économie, dixit la cour des comptes . . .
        Alors oui, il y a là matière à rétablir des recettes pour l’Etat républicain, qui se défini notamment par la redistribution à travers les services publics.

      15. @RV,
        A aucun moment je n’ai dit que la TVA était un outil progressif, on voit en effet sur le graphique de OB qu’il est régulièrement dégressif, ce qui n’a rien d’étonnant du fait que plus on a de moyens et plus il est possible de diversifier l’utilisation de ses revenus. Mais si vous le comparez au système de cotisation sociale actuel, vous avez bien observé qu’il est nettement plus dégressif, en particulier pour les plus aisés. Donc passer du système actuel qui pénalise l’emploi à la TVA de substitution constitue à la fois une réduction des injustices et un élément en faveur de l’emploi. Je vous rappelle que l’emploi constitue un des éléments essentiels du rapport de force employeur/employé. Je vous rappelle que la TVA touche aussi les revenus occultes et peut dissuader, ne serait-ce qu’un peu, une systématique pour échapper à la fiscalité.
        La fiscalité s’appuie sur deux outils, les contributions directes avec lesquelles ont peut mettre en place une politique sociale de réduction des inégalités. Les contributions indirectes offrent la possibilité de mener une politique économique (ce n’est pas le seul levier, bien entendu) sans ce recours aux niches si propices aux optimisations fiscales.
        Vous revenez toujours à ce leitmotiv que la TVA est injuste et qu’on ne peut donc développer une fiscalité centrée sur cet outil. Ce n’est en aucun cas ce que je soutiens. A nouveau, considérez le tableau actuel et un système contributif appuyé sur les indirects ET les directs à la fois juste (l’IR étendu à tous les revenus) et efficace économiquement (TVA).

        La question des successions et du patrimoine est un autre volet permettant de gérer les hyper-accumulations.

  11. François, soyons clairs : ces 40 milliards de coûts transférés du travail sur le revenu disponible des ménages c’est 2% du pib et 3% du RDB (sauf pour certains une hausse probable des revenus des dividendes…) offerts aux EBE des entreprises, prioritairement bien sûr aux entreprises à forte intensité de main d’oeuvre. Je rappelle que l’EBE moyen des sociétés non-fi tourne autour de 30% en France. Qui sont-elles très majoritairement ces entreprises à forte intensité de MO ? Des entreprises du secteur des services, particulièrement celles de « l’économie résidentielle » non concernées par les problèmes de différentiel de compétitivité à l’international, (services à la personne, commerce, hôtellerie-restauration, bâtiment, etc).
    Même si ce seront celles-ci également qui seront impactées en premier lieu par la chute globale et théorique du pouvoir d’achat de 2%, il y a comme un souci, non ?
    Sur le principe d’élargir au maximum l’assiette de la protection sociale très au-delà des seules cotisations sur le travail, je suis ok comme à peu près tout le monde, le non-plafonnement de la CSG contrairement aux cotis sécu en est une simple illustration – i.e vive la CSG ! Mais sur les modalités à mettre en oeuvre pour l’application de ce principe, le moins qu’on puisse dire c’est que le débat reste à ouvrir, tant du point de vue de la discrimination des entreprises bénéficiaires (dans la limite des principes d’égalité constitutionnelle comme des traités européens ??? ) que de celui de l’équité, voire du rééquilibrage équitable, à rechercher sur le versant contributif de ce transfert de charges.

    1. Le vrai problème de la CSG, c’est sa non-progressivité. Donc, elle partage certains travers de la TVA.

      1. Faux albatros, primo y’a le jeu de la part déductible, pas pour la tévéha payée par le pékin moyen, secundo y’a la Ppe qui a été inroduite pour compenser la Csg sur les faibles salaires, y’a pas de compensation pour la tévéha sauf le black, tertio aucun plafonnement pour la Csg, la tévéha limite par définition le prélèvement au niveau de la consommation taxée, non linéairement proportionnelle aux niveaux de revenus. Rajoutons que la tévéha touche à bloc le premier euro touché, y compris et surtout ceux des revenus minimums, quand la CSG ne touche pas les minima sociaux. Audi quatro, la tévéha ne touche pas les revenus et plus-values du patrimoine, la céhessegé si.

      2. y’a pas de compensation pour la tévéha sauf le black

        Vlà la compensation…

        J’ajouterais : y’a pas de compensation pour les frais bancaires sauf le braquage.

      3. Certes, tout ce que tu dis est vrai, mais ça relève de l’usine à gaz et ça ne fait que réduire son caractère inique.

        Un célibataire qui gagne 1083 euros net versera 1253 € de CSG (presque 10% de son revenu net) et on lui reversera 771 € de PPE. ça fait un différentiel de 482 euros, soit un peu plus de 3% de son revenu net.

        A 1400 euros net, toujours pour un célibataire, la PPE (=12 euros) disparaît quasiment, et la CSG déploie tout son effet (1625 euros donc presque 10% des revenus annuels). Sans oublier l’IRPP (839 euros)

        Un couple qui gagne 2500 euros (1400+1100) net par mois qui a deux enfants paye 2902 euros de CSG, verse 391 euros d’IR et reçoit 814 euros de PPE soit un différentiel de 2478 euros, soit 8% de son revenu annuel. CSG+PPE = 2088 euros soit presque 7% de leurs revenus.

        Pour un couple gagnant 10000 euros par mois (6000+4000), ils payent certes 11405 euros d’IRPP, mais que 9312 euros de CSG (alors qu’on sait tous que la CSG rapporte plus aux APU que l’IRPP). La CSG, c’est à peine 8% de leurs revenus. Et on sait, qu’à ce niveau de revenu, le taux d’épargne est tel que l’on peut diminuer sa feuille d’imposition de multiples façons.

        En progressivité, on fait donc mieux.

      4. albatros,

        En progressivité, on fait donc mieux.

        Oui l’IRPP, mais on fait surtout bien pire, les cotisations salariales, strictement proportionnelles et même régressives au-delà du plafond sécu… sans parler de feues les heures-sup défiscalisées…

    2. Vigneron …parfois on se demande si tu es maître de chai dans le Bordelais ou si tu as une chaire à Dauphine …

      1. A Dauphine ? Sûrement pas ! Jamais d’la vie ! vigneron ne roule pas Renault, pas français d’ailleurs non plus, mais Merko – avec un K pour les beaux yeux d’Angela. Deutsche Qualität ûber alles. CébocéboncéBoche.

      2. Blanche… pfff vise moi l’aut, blanche… Bordeaux ! hé banane ! Personnalisée par les bons soins d’un pote tagueur, magnifique. En rose sur la portière conducteur, Angela nue juchée sur un aigle royal et en vert, portière passager, Super Mariole à cheval sur une saucisse de Francfort. La classe quoi mon p’tit Major, tu peux pas comprendre…

  12. En diminuant les charges sociales (patronales) et en augmentant en contre-partie la CGS, par exemple.

    « charges sociales » emballage marketing pour dire cotisations sociales qui sont DU salaire!
    Les mots du patronat, pour manipuler les citoyens, laissons les lui. Quand on se met à penser dans des termes qui nous trahissent, c’est perdu d’avance. C’est bien de baisser les salaires qu’il est question, et de faire accroire aux dindons qu’il ne sentiront rien.

    1. +1 Ce n’est JAMAIS au hasard que certains termes sont utilisés. ne pas oublier que des spécialistes (linguistes, psychologues divers et même anthropologues) sont payés pour choisir le vocabulaire utilisé, que ce soit dans les discours ou la « communication »/ propaganda abteilung

  13. Je travaille pour l’industrie depuis une quinzaine d’années. Et mon constat est que dans de très nombreuses entreprises, il existe des gisements importants d’amélioration sur de nombreux plans, qui pourraient rapporter gros. Je vais caricaturer mais c’est pour la bonne cause.

    Les entreprises se plaignent du coût du travail ? Plus précisément, les chefs d’entreprises se plaignent du coût du travail. Les salaires étant leur principale variable d’ajustement, des charges plus faibles, ça irait dans le même sens. Un peu de pression sur le gouvernement, du lobbying, et si ça marche, c’est bingo ! Mais la vérité est amère : dans l’industrie, il y a beaucoup de chefs, et peu de vrais leaders : ils sont des super-comptables, des financiers, et ne comprennent pas grand chose à l’industrie, à la technique. Ils donnent des objectifs financiers, et … aux autres de se démerder pour les atteindre.

    Or, comme dit en introduction, les gisements sont très nombreux. Sauf qu’un financier ne les voit pas, puisque le terrain ne l’intéresse pas, et que son entreprise peut se réduire à une série complexe de nombres, à une comptabilité. Quels gisements ?
    L’humain, essentiellement (pas les « ressources humaines » !). De nos jours, les ouvriers essentiellement, mais bien d’autres aussi, ne se sentent pas respectés. Pour parler crûment, on les prend pour des cons. On n’écoute pas ce qu’ils ont à dire, les améliorations qu’ils proposent, les problèmes qu’ils soulèvent ou qu’ils vivent. Conclusion : ils font leur boulot, mais sans grande motivation. Au passage, vous avez vu les € qui sont partis en fumée ?
    La hiérarchie est trop marquée, trop verticale, trop inspirée par l’armée. Résultat : à tous les étages de la hiérarchie, les salariés sont déresponsabilisés. Les décisions adéquates et rapides ne sont pas prises. C’est l’attentisme généralisé. Si tu veux lancer un petit travail utile mais imprévu, tu dois attendre un ou deux mois que ce soit approuvé. Si tu as de la chance …
    L’organisation en business units fait apparaître des blocages et n’est pas optimale, tant que les contradictions inévitables ne sont pas reconnues, prises en compte, et éliminées par des solutions créatives, voire souvent très simples à mettre en oeuvre. D’ailleurs, c’est mathématiquement évident : la somme des maxima individuels est forcément plus faible que le maximum de la somme de l’ensemble.
    L’individualisation des salaires, des augmentations annuelles et des primes : cela fait aussi que chacun roule pour sa chapelle. Chacun est en compétition contre l’autre. Et l’ensemble en pâtit. Autrement dit, pour mieux contrôler la masse salariale, en motivant certains (il y a toujours des déçus : les enveloppes d’augmentation sont toujours déterminées à l’avance, quelle que soit la somme des efforts individuels), on démotive d’autres, et on affaiblit la solidarité. Or la solidarité est une force pour l’entreprise, non ? Et pour quelques euros par mois de moins d’augmentation que mon/ma collègue, je me fâche avec lui/elle… Délirant, isn’t it ?
    La R&D ? L’innovation ? Un monde en soi. Elle est vécue seulement comme un coût. Parce qu’elle est difficile voire impossible à chiffrer, à évaluer, par les financiers. Cela n’aide pas. Et dès que ça chauffe un peu, on ferme le robinet. Alors qu’on devrait faire exactement l’inverse : cela ne va pas ? Alors c’est vraiment le moment d’innover. Et puis, ces domaines sont gérés comme les autres : unités, centres de coût, business units … On fait travailler les chercheurs comme des vaches laitières. Ils sont payés pour sortir du cadre, sortir de la boîte. Mais pas trop, attention ! Dès que cela sort du cadre, rien ne va plus. Le chercheur cherche le sens de tout cela. Il faut produire, être efficace. Ainsi, au lieu de donner de la liberté partielle aux chercheurs, du temps, de la respiration, on les bride, on les booste, on les tient sur des rails. Parce que l’innovation incrémentale, c’est plus facile à gérer. Là aussi, il y a du boulot.
    Chercher du sens quand l’usine va mal, qu’on va chercher un nouveau chef d’usine pour redresser la barre, qu’il propose des solutions qui ont fait preuve, et qu’on ne lui donne pas les moyens pour exécuter son plan. Allez comprendre …
    Conclusion : les chefs d’entreprise doivent travailler sur leur modèle d’entreprise, qui doit être envisagé de manière complètement nouvelle, dans une approche holistique, humaine, et créative. La finance, c’est nécessaire, mais la décliner dans l’entreprise industrielle comme seule pierre de touche de toute action, c’est très contre-productif. Prises de consciences nécessaires et attendues. Le chef d’entreprise doit travailler sur lui-même en profondeur, sur sa manière de penser. Voilà la clef.

      1. Si, moi je comprends.
        On nous a fait croire (propagande pendant plusieurs générations) que notre travail coûtait cher et valait donc petit salaire….alors que c’est notre travail qui enrichie le monde.

        Sinon chez moi, beaucoup de petits agriculteurs, dont certains cherchant à faire bien : rendement mais aussi écologie, respect de l’animal. J’en connais qui n’ont pas de salaire, le « plus » qui les fait vivre ce sont des « allocations » européennes. Ils pourraient parfois prendre au moins deux trois travailleurs, s’ils pouvaient verser un salire ! Mais pas les moyens. Du travail, il y en a dans ce monde. Des gens sans travail aussi. le seul lien entre les deux ? L’argent qui est engrengé quelque part.

    1. @stephane
      On devine du vécu, et j’approuve car j’ai aussi observé cette mentalité. Moins dans les PME. Cependant, il faut dire aussi que certains travailleurs et cadres aspirent à la monotonie, et que l’inertie freine les bonnes initiatives. Une entreprise est un tout, et chaque rouage a son importance. Rien à voir avec l’argument « c’est l’ouvrier qui fait vivre le patron ». L’un des points forts de l’industrie japonaise a été de pousser leurs collaborateurs à proposer des améliorations, à chaque niveau de la production. Ils sont ainsi arrivés à une qualité dans les détails. Beaucoup de choses à dire sur le sujet.

      1. Une entreprise est un tout

        un tout , un monde clos ? peut on enclore les gens sans prendre en compte le fait qu’il ont aussi une vie en dehors de la boite , qu’il y a d’autres boites qui doivent vivre et que ce qui sort d’une boite est censée servir à quelque chose à un tout plus grand , et non se suffire à elle même ?
        bref, ce tout n’est rien du tout , comme une cellule d’un corps , organisme inconscient et automate , obéissant à l’esprit , la volonté du corps .
        par contre, les gens, ce qu’ils sont n’est pas mesurable à l’aune de cette règle . ça achoppe forcément , puisque eux, sont un « tout » , du moins , virtuellement libres . impossible de réduire les gens à leur rôle dans l’entreprise . sans en faire des esclaves , des robots , performants , et tout et tout , mais c’est tout .
        bon, qu’une entreprise se sente comme un ensemble , pourquoi pas , mais alors que dire des actionnaires, par exemple , qu’est-ce qu’ils actionnent . ou que dire des patrons, même gentils , mais qui font un bénéfice personnel par employé à leur disposition ?
        là, quelque chose m’échappe . ce tout, n’est pas le même pour tous en son intériorité ? alors, il est destiné à se diviser , par déséquilibre interne , organique .

      2. L’un des points forts de l’industrie japonaise a été de pousser leurs collaborateurs à proposer des améliorations, à chaque niveau de la production.

        Cela n’a quand même pas porté bonheur aux Japonais emportés par la crise. Relance, grands travaux…rien n’y a fait. Où en sont aujourd’hui les entreprises japonaises avec leur personnel si dévoué et si ingénieux ?
        Ne vous inquiétez pas: la crise, appelée à s’approfondir, balayera vos usines à gaz
        Certains l’ont plus ou moins compris en prenant des sobriquets qui rappellent leur attachement à nos traditions viticoles.

    2. Le chef d’entreprise doit travailler sur lui-même en profondeur, sur sa manière de penser. Voilà la clef.

      la serrure plutôt
      la clef reste à trouver

    3. M’enfin, tout ça c’est bien beau, mais j’ai l’impression qu’on a oublié que la finalité de tout ça est d’assurer le bien être du maximum de membres du groupe social considéré.
      Et que réduire chaque groupe social à l’individu ou presque (ce qui est la réalité actuelle) va entrainer, optimistement, la disparition de la moitié des individus.
      Le dicton : »l’union fait la force » est tombé dans l’oubli

      Mais en fait non, pas pour le 1%, comme dirait Warren Buffet!
      On a seulement fait en sorte que la majorité (les fameux 99%) ignore, oublie ou soit dévoyé du sens de leurs propres intérêts pour le miroir au alouette de la « liberté individuelle », mais en fait soigneusement balisée par la propagande (communication) Système. (Il n’y a jamais eu autant d’interdits « librement consentis » qu’aujourd’hui dans l’histoire humaine – Si si! je m’avance peut être diront certains, mais l’Empire Qin de Shi Huang Di n’était pas librement consenti :-))

      Je prends le pari du retour aux systèmes tribaux et claniques, mais non sans que les groupes sociaux fonctionnant encore actuellement suivant ce mode n’aient taillé des croupières au monde « occidental » (entendez : individualisme forcené).
      Comprenez aussi la hargne des ces dernières années contre le « communautaire » et malgré tout sa montée en puissance.

    4. je suis entierement d accord sur ce constat .Je suis dans l industrie depuis 23 ans et j ai tourné dans la france entiere .Les nouveaux chefs sont des jeunes comptables qui ne savent méme pas la base du metier .Aucune idée ,pour ameliorer le travail des ouvriers .Je suis dans une grosse entreprise qui a étè la premiere à reduire les primes d équipes , les rtt et baisser les salaires .Cela,marche car cette entreprise travaille à l exportation appareil volant ( gros ventillateur comme dans la pub des gagnants du loto) nous croyons avoir une belle prime de fin d anneé ben pas grand choses au final.Cette entreprise est gérè comme un regiment d armée.Chaque chefs a peur de son superieur. Il suffit pour eux, que ce soit bien ranger et que la propreté régne.L OUVRIER EST UN SOLDAT ,il ne doit rien dire et rien proposer juste obeir aux doigt et à l oeil.

      1. Merci,mais j ai le moral lol
        Je pense qu ils ont trouvé ,une nouvelle technique car lorsque les commandes diminueront ils renégocieront un autre accord et baisser encore les salaires.
        Jusqu au pétage de plombs général.

  14. Quand bien même il y aurait un problème de compétitivité et arriverions nous à être plus compétitif ça serait au détriment d’autres pays.
    C’est comme ça, dans la compétition il y a des gagnants et des perdants.
    Dans un contexte de crise mondiale, je ne vois pas la pertinence de ces mesures.

    Les pays dans ce monde en crise me font penser à des naufragés se débattant dans la mer pour atteindre une chaloupe qui prend l’eau.

    1. Sûr, Grob !
      Tout est fait pour que l’on gagne TOUS, « les uns contre les autres. »
      C’est ça le mensonge dans la compétition capitaliste.
      À la fin, il n’en restera que deux puis plus qu’UN ! Enfin UNI ! mais seul, bien seul… tout seul.
      1,34 Milliard de chinois et MOI, moins lui, moins lui, moins lui, etc.
      On a qu’à tous devenir chinois, tout de suite !

      1. 2 milliards de crève-la-faim
        Et moi, et moi, et moi
        Avec mon régime compétitif
        Et tout les pots de vin que je m´envoie
        J´y pense et puis je « tine »
        C´est la vie, c´est Tina !

      2. Hé les gars, réveillez-vous, la vie est une compétition. Votre corps lui-même se bat à chaque instant pour que vous surviviez !

      3. @gyps: la vie est une course d’obstacles mais pas une compétition. Je n’irai pas plus loin dans la vie en tuant mes voisins. Au contraire, c’est par l’entraide que l’on survit le mieux et que l’on surmonte les obstacles.
        Ta vision du monde est tellement débile que si on la pousse à son terme on se retrouve tout seul en grand vainqueur, entouré de ruines et de cadavres. D’ailleurs, tu serais même pas né, tes parents t’auraient tué à la naissance pour s’éviter un compétiteur. D’ailleurs, ils n’auraient même pas fait l’amour, ton père potentiel aurait tué ta mère potentielle ou l’inverse. D’ailleurs, cette humanité composée de purs compétiteurs aurait disparu depuis longtemps.

  15. François, CSG, pas CGS …
    Apparemment, le transfert de 5 points de cotisations familiales vers la CSG est prévu.
    Faut pas chercher très loin l’origine de ce choc d’offre ‘à la française’ :
    Philippe Aghion, économiste attitré d’Hollande et le prolixe Patrick Artus, autre attitré mais de chez Natixis.
    Les deux (entre autres, je ne compte pas Elie Cohen dans le lot) ont fait pression en juillet pour se faire.
    Dans le natixis-book, on peut voir cela :
    « Dans cette situation, les politiques de soutien de la demande (par les finances publiques, par les salaires) ne peuvent pas avoir d’effets tant que la situation du côté de l’offre n’a pas été rétablie, ce qui peut passer, au-delà des politiques qui ne peuvent avoir d’effet que dans le long terme, par :
    -des baisses de salaire (horaire) ;
    -une réforme fiscale qui permette de baisser les charges sociales des entreprises ;
    -une dépréciation forte de l’euro qui permette d’augmenter les prix de vente en euros.
    Sans un tel choc d’offre, la croissance française est condamnée à rester extrêmement faible. »

    Evidemment, la première solution est impensable, du moins en France actuellement (mais en cours en Grèce et ailleurs).
    La dernière n’est cité qu’à titre gracieux et n’est évidemment même pas abordée.
    Reste donc la seconde (of course d’intellectuels).

    « Il y a donc en France une véritable déficience de l’offre, en particulier dans l’industrie mais aussi hors industrie. Ceci condamne à l’échec les politiques de relance de la demande intérieure (hausses des salaires, incitations fiscales à l’achat de tel ou tel bien) en raison de l’incapacité de l’offre domestique à répondre à la demande. »
    Et, évidemment, l’incapacité de l’offre domestique à répondre à la demande n’aurait rien, absolument rien à voir avec la faiblesse de la demande, i.e. des salaires ?

    Pure pipo inside.

    Ceci dit, François, le transfert des cotisations vers la CSG, c’est pas si mal, étant donné que la dite CSG est la seule base d’assiette réellement globale, intégrant tous les revenus, notamment ceux du capital.
    Le seul souci, c’est que le fameux choc ne peut se produire que si les prix baissent. Or, l’effet d’aubaine étant tel que la restauration des marges semble bien être le seul véritable objectif pour les entreprises.
    Natixis le dit d’ailleurs dans son étude, où les entreprises françaises ont des difficultés énoooormes de profitabilité : c’est donc qu’il faut faire un choc de l’offre, pour restaurer ces dites maudites marges !!
    Elémentaire, mon cher Hollande …
    « De 1998 à 2012, le coût salarial unitaire de l’industrie a augmenté de 8%, le prix de la valeur ajoutée de l’industrie a baissé de 8%. Cette situation est largement attribuable au faible niveau de gamme de la production française, qui force les producteurs à ajuster leurs prix à la baisse pour répondre à la concurrence des émergents, ce qu’on ne voit pas du tout en Allemagne par exemple (graphique 5). »
    Et il ne viendrait à l’esprit de personne, et surtout pas de Natixis, de se demander si la déflation salariale appliquée en Allemagne, justement (tiens …) pendant cette période, n’aurait rien à voir avec « ce qu’on ne voit pas du tout ».
    Mais chut !
    Règle n°1 : ne pas parler de baisse de salaire horaire.
    (règle n°2 : ne pas parler non plus de baisse drastique de l’euro)

    Ps : on a vu le fameux ‘choc d’offre’ en oeuvre, dans les hors d’oeuvre, dessert et autres réjouissances proposées par l’hôtellerie-restauration, avec la baisse de la TVA de 19,6% à 7%.
    Une des niches fiscales les plus importantes, dixit la Cour des Comptes !!
    Quant aux résultats …
    Mais chut, rien ne sera modifié avant … 2014.
    Dormez, braves gens (j’aurais bien un autre terme, mais la modération …).

    1. Les « braves gens » votent.
      Leur vote n’est pas une action qui relève de la raison ou de l’expérience mais de la magie.

    2. Zeb, la masse salariale super-brute (salaires nets + salaire différé) va baisser de 2% du Pib. Les « charges » salariales sont du salaire, sont une partie, conséquente – grosso-merdo la moitié – de la part de valeur ajoutée rendue par l’entreprise aux travailleurs et citoyens ayant-droits.
      Ces 2% de Pib seront toujours reversés aux mêmes travailleurs et citoyens affiliés via les prestations. Ces 2% seront désormais prélevés fiscalement, i.e avec progressivité et sans plafond donc (la CSG n’est pas concernée par le plafond fiscal) sur les revenus nets des ménages, tous les revenus, y compris évidemment sur les dividendes et bénéfices d’exploitation des PME et indépendants dégagés éventuellement grâce à l’amélioration substantielle de l’Ebe des entreprises.
      Franchement, dis moi où est le problème sur le principe ?
      Qu’est-ce qui permet à certains ahuri(e)s de nous ressortir le refrain du choc naomiste à la con ?
      On est en plein delire là et François (Leclerc) se plante sévère sur le coup.
      Ferait mieux de s’émouvoir de ne nos petits fils à papas soi-disants « créateurs de start-up novatrices » entreprenants en diable et qui vont réussir, par la grâce de Mosco, à passer au travers de la fiscalisation des plus-values sur la revente de leur daube. Je repense à Paul dans le film d’Arte évoquant ces fiers escrocs prenant leur retraite anticipée après avoir encaissé le magot de l’introduction en bourse avant l’explosion des dot-coms…

      1. « Franchement, dis moi où est le problème sur le principe ? »
        Vigneron, pas sur le principe du transfert vers la CSG, je l’ai indiqué. Cela participe de l’allourdissement des revenus du capital et d’une plus grande équité capital/revenus du travail (encore faudrait-il supprimer les forfaits de tous poils concernant la taxation des revenus du capital et augmenter la CSG, en passant, et on en est encore très très loin sur ce point, pour rééquilibrer plus qu’un chouïa capital vs travail).
        Comme je l’ai écris dans le post plus bas, le problème provient du fait que là n’est pas son objectif principal (effet induit, en fait : et c’est avec cet effet induit qu’on te vend l’affaire, ni vu ni connu, roule ma poule), mais bien d’augmenter les ressources fiscales (2nd effet induit, toujours positif, selon moi, mais là encore, un ‘artefact’) et surtout d’augmenter la ‘compétitivité’, en ‘améliorant’ l’EBE.
        En fait, pas tant l’EBE que d’augmenter la part des entreprises au sein de la Valeur Ajoutée et ce au détriment des salaires, puisque le risque, en l’absence de contraintes (cf. restauration et TVA à 7%), est que le prix reste identique.

        De 2 choses l’une.
        Ou on recherche à augmenter la compétitivité, on effectue ce transfert mais on diminue le prix d’autant et on obtient alors un effet ‘attracteur’ pour développer la consommation intérieure … et la production intérieure, plus une attractivité accrue en commerce extérieur. Toute proportion gardée, les salaires n’augmentant pas, on permet de relancer le pouvoir d’achat par la déflation des prix : à condition que les prix baissent effectivement, i.e. que l’EBE reste identique.
        Ou on recherche l’amélioration de l’EBE et à ce moment là, on laisse les prix au même niveau. Sauf que dans ce cas là, il n’y aucun effet d’attractivité supplémentaire pour les consommateurs, cette amélioration étant captée uniquement par les entreprises, au détriment des salariés.
        C’est l’un ou l’autre.
        Or, là, surtout chez Natixis, on dit les deux et son contraire : améliorer l’EBE et gagner en compétitivité.
        Bref, n’importenawak.

        Surtout, on oriente le débat vers une déflation salariale qui ne dit pas son nom, au bénéfice des entreprises si les prix se maintiennent, du fait que la part des salaires dans la VA s’en trouve réduite.
        Pour quelle raisons ?
        Parce qu’en France il est impensable de faire ce qu’a fait l’Allemagne il y a 10 ans sur les salaires.
        Parce qu’il est inconcevable de réfléchir à une forte baisse de l’euro (1 des 3 solutions, tout juste évoquée par Natixis).
        Donc, ‘baisse du coût du travail’ et lancement du ‘débat’ sur la compétitivité, compétitivité que l’on perdra à tous les coups puisque nous ne sommes pas les premiers à la ‘réaliser’, l’Allemagne ayant été la plus rapide. Profitant de son ‘avance’ en termes de compétitivité, l’Allemagne se fera fort de conserver son différentiel de compétitivité et d’en rajouter une couche (elle a un peu plus de marges que les autres, du fait de cette avance) et tout le monde s’épuisera à suivre … la chute sans fin dans la déflation salariale (plus ou moins déguisée).
        Une fois encore, on va traiter de l’effet et non pas des causes.

        Là, Vigneron, tu mets le doigt, pour de bons motifs (et qu’on te les vend ainsi : CSG, taxation des revenus du capital, équité, …), dans les trous d’une prise électrique dont tu ne sais pas quand ni surtout si tu pourras les enlever un jour.
        De plus, cela m’étonne que tu partages les vues de Sapir, puisqu’en fin de compte, c’est clairement sa position (en dehors de la sortie de l’euro) qui est prise en compte.

        Si vraiment on voulait plus de justice fiscale, pourquoi dès lors ne pas supprimer tous les forfaits fiscaux qui existent, notamment sur les revenus du capital et augmenter la CSG sur ce type de revenus ?
        Double effet recherché : plus de recettes (et donc moins de déficit) et plus de justice fiscale.
        Et si vraiment on cherche à augmenter la compétitivité, il faut le faire par la baisse des prix, soit l’obligation pour les entreprises de baisser les prix en conséquences.
        Ce qui ne sera pas fait et tu le sais très bien (cf. restauration).
        Pour finir, même ainsi, on ne corrigera qu’un temps les spreads de compétitivité, au sein et hors de l’UE car les autres pays emboiteront le pas et on reviendra au même niveau mais un étage plus bas quelques temps plus tard.

        Si on veut résoudre les ‘problèmes de compétitivité’, alors :
        1/ on augmente la taxation des revenus du capital au même niveau que pour le travail, afin d’éviter que la concentration des richesses n’obère ces ‘gains de compétitivité’
        2/ on met en place un système monétaire qui permet de réguler ces différentiels : Bancor.

        Tout le reste, Vigneron, en dehors d’améliorer la situation budgétaire de l’Etat (ce qui est déjà pas mal, certes), c’est du pipeau néo-libéral inside et la glissade assurée vers la dégringolade sans rigoler : de la belle déflation en barre.

      2. T’es complètement à coté de la plaque Zeb, comme d’hab. L’argument affiché de la compétitivité n’est précisément qu’un affichage. Le fond du truc est bien de fiscaliser plus encore les ressources présentes et futures des caisses de redistribution sociale. Et je dis ok. Point. Avec les limites que j’ai laissées entrevoir, tant sur la nature des entreprises bénéficiaires de cette survaleur ajoutée de 40 milliards sur la masse salariale et l’usage de ces 2% de pib servis sur un plateau, que sur la répartition équitable et rééquilibrante des « nouveaux » contributeurs (nouveaux pour ceux qui n’étaient pas déjà salariés puisque le salaire super-brut payait déjà ces 2% de pib en cotis et que dorénavant certains payeront moins pour la même couverture et d’autres plus).
        Tu te laisses berner Zeb par un chiffon rouge destiné justement à flatter les ardeurs des zélés compétitivistes ou pseudos compétitivistes-coûts…
        On s’en fout des Ebe des entreprises si à la sortie le pognon redescend où il manque. C’est la VA distribuée dans son ensemble qu’il faut redistribuer pas seulement continuer à surcharger la masse salariale tout en exonérant à tours de bras et en touchant seulement à la marge aux bénéfices distribués malgré un taux d’investissement atone.

      3. ‘tain, Vigneron, j’en ai connu des borné et des butés mais des comme toi, jamais.
        C’est plus à côté de la plaque que tu es, c’est out of space, mon pov’ …
        Et comme d’hab, quand ça t’arrange, tu réponds jamais aux objections, argumentées, quand celles-ci ne correspondent pas à ton débat, à savoir ton petit débat de fiscaliste spécialiste du tour de bonneteau.
        Qu’est-ce que j’en ai à foutre, mon bon vigneron, que ton bonneteau soit bel et bien bon et plus juste, dis moi, sachant que si le gouvernement voulait suivre cet objectif, il n’aurait qu’à augmenter, tout simplement, la taxation sur les revenus du capital et supprimer les forfaits, sans qu’on vienne pourrir le débat par de la compétitivité mon cul sur la commode, hein ? Si VRAIMENT, c’était ça son objectif, qu’est-ce qu’il vient nous pourrir la tête et toi avec avec ce bâton merdeux, dis moi ?

        « On s’en fout des Ebe des entreprises si à la sortie le pognon redescend où il manque »

        Ah ouais ? Et dis moi comment tu vas le faire redescendre ‘où il manque’, ton pognon, vu que de toute façon, il n’y aura pas de contraintes sur la baisse des prix et donc que la marge des entreprises va être croissante et que tu seras gros jean comme devant, avec toutes les niches fiscales dont peuvent user et abuser les dites entreprises pour réduire la marge net avant impôt (et donc, avant la fameuse exposition à la CSG), hein, racontes-moi, Vigneron …
        C’est de l’entubage en gros et justifié par la CSG : superbe !
        Il ne redescendra jamais, ton beau pognon, roi des forêts fiscales, mon vigneron, encore moins là où il manque (ah si : dans les caisses de l’Etat et de la SS : fort bien et alors ? J’te le répète parce que t’es sourd : si vraiment il faut qu’il en soit ainsi et il doit en être ainsi, quel besoin de ‘marges’ et de ‘compétitivité’ ? Dis moi Vigneron, pisque HOllande est si fortiche, pourquoi il ne fait pas ça, hein, pisqu’il l’a fait déjà pour la participation salariale ? Non ? Ben tiens, pour sûr).
        Et certainement pas pour les salariés, mais bel et bien pour les entreprises.
        Sauf à imposer la baisse des prix au prorata du transfert, ce que je voudrais bien voir, tiens.
        Et même dans ce cas là, on retombe sur le schéma de la compétitivité que j’ai expliqué en long et en large.
        On n’en sort pas. Et c’est certainement pas le tour de bonneteau fiscal pour résorber le déficit étatique 2012 d’Hollande qui va nous en sortir.
        C’est du foutage, en long, et en travers, point barre.
        ‘tain, j’hallucine, t’es sur un blog où le daron cause de la formation des prix et toi, t’en pipe pas un seul mot !!
        T’es grave, vigneron, dans ton aveuglement hollandais, vraiment : soigne-toi, arrête de bouffer des tulipes, ça rend borgne.

        Ps : te trompes pas d’ennemi, mon vigneron. C’est pas l’augmentation de la CSG qui m’en coûte et tu le sais bien. C’est l’enfumage de masse. Y a rien derrière : que de la ‘remise à niveau’ des déficits budgétaires 2012, pour ‘passer la rampe’.
        Derrière, y a le vide. Sautes y si ça te chante mais sans moi.

      4. J’ai rien à rajouter à ce que j’ai dit de la fiscalisation des cotisations sociales et si tu piges pas c’est ton problème. C’est peanuts mais bon à prendre.
        J’ai même pas lu tes objections, t’es tellement prévisible, je les connais et ton style est par trop pénible pour que je te fasse ce plaisir.
        T’es foutu si tu continues Zeb. L’esprit de système, Zeb, une plaie, du prêt-à-penser, t’es dedans de trois sabots et demi.

      5. Euh bah là je penche un peu en faveur de Vigneron (même s’il parle trop comme un banquier). En particulier je trouve un peu tordu l’argument selon lequel il s’agit d’enfumer le bon peuple…

        La mesure poursuit sûrement plusieurs objectifs…
        . Amélioration de l’EBE des entreprises – plutôt bienvenu en période de crise surtout pour toutes les boites border line
        . Elargissement de l’assiette sur les revenus du capital – la tout le monde semble d’accord 🙂
        . Harmonisation fiscale au niveau européen – les Allemands ne lâcheront pas tout et je suis sûr que ça leur fait plaisir qu’on aille (un peu) dans leur sens.

        Après pour la compétitivité, je suis pas sûr que ça permette de re-localiser beaucoup d’emplois. Tout le monde fait la course pour rapatrier une partie des emplois industriels perdus depuis 1980, l’Allemagne en tête mais les US y pensent très forts aussi c’est sûr. En arrière pensée il y a sûrement la crainte de surtout booster les importations en favorisant la demande.

        Au final on ne s’attaque toujours pas franchement au problème de la dette/finance et je suis curieux de voir ce qu’ils vont finir par sortir là-dessus…

      6. y compris évidemment sur les dividendes et bénéfices d’exploitation des PME et indépendants dégagés éventuellement grâce à l’amélioration substantielle de l’Ebe des entreprises

        « On s’en fout des Ebe des entreprises si à la sortie le pognon redescend où il manque »

        Et contradictoire, en plus de ça …

      7. @ Hubert :

        « En particulier je trouve un peu tordu l’argument selon lequel il s’agit d’enfumer le bon peuple… »

        Ben tiens.
        Alors puisque les borgnes marchent par deux, je vais le répéter, puisque l’autre est sourd comme un pot de chambre.

        « Amélioration de l’EBE des entreprises – plutôt bienvenu en période de crise surtout pour toutes les boites border line » :
        C’est sûr. L’amélioration de l’EBE, c’est tout bon pour les salariés …
        Surtout quand on passe à la trappe 5,4% de cotisations PATRONALES de la branche Famille (je répète : ‘patronales’, pas cotisations sociales et patronales, patronales uniquement) pour dire ensuite que la mesure sera de toute façon financée par une hausse de CSG.
        Et pour justifier cet effet d’aubaine (40 milliards en 4 ans) uniquement pour les entreprises, on utilise deux choses qui n’ont rien à voir :
        – le fait que la CSG touche tous les revenus et donc soit plus juste
        – le fait que cela permet d’accroître la compétitivité des entreprises
        Et quand on dénonce la seconde, c’est pour mieux s’entendre dire : mais c’est bien, la fiscalisation des cotisations !!
        Ben oui, c’est bien, et après ? Quel rapport avec la choucroute !!!??
        1/ on n’a pas besoin de tout ce discours merdique sur la compétitivité mon cul ou alors faut choisir : ou c’est l’amélioration de l’EBE, ou c’est la fiscalisation des cotis, mais pas un coup l’un, un coup l’autre (comme on veut on chois’, surtout en fonction de ce qui arrange dans la discussion)
        2/ quand on transfère, on transfère tout, cotis sociales et patronales, pas que patronales : sinon, cela s’appelle un effet d’aubaine, point barre.
        3/ la CSG concerne les revenus du capital et du travail : l’augmentation de la CSG dans le projet ne sera pas portée que sur les revenus du capital mais bien sur ceux du capital et du travail. On a donc bien un effet d’aubaine pour les entreprises, lequel n’est pas contre-balancé ni par une baisse des prix, ni par une hausse des salaires. Demandez aux consommateurs et aux salariés de la restauration si ce fut le cas …

        « Harmonisation fiscale au niveau européen – les Allemands ne lâcheront pas tout et je suis sûr que ça leur fait plaisir qu’on aille (un peu) dans leur sens »

        : c’est exactement ce que j’ai écris : déflation salariale, ‘à l’allemande’.

        Merci bien.

      8. Toi pas comprendre Zeb ? Qu’est-ce que tu préfères, un Ebe des entreprises à 25% de la VA avec que chi des bénefs et dividendes qui redescende au ratelier commun ou 30% et la patrouille fiscale qui intercepte plus de la manne des bénefs non réinvestis à leur descente dans les poches des actionnaires ?

      9. Pouah ……
        Un dernier truc sur le sujet, vigneron, avant que tu ailles te coucher : ta focalisation sur les rentiers n’a d’égale que ton aveuglement. Tu serais prêt à justifier n’importe quoi, n’importe comment, du moment que le rentier soit euthanasié. Quitte à ce que ce soit le salarié, et tout le reste avec.
        Si c’est de fiscalité dont on parle, alors que l’on fiscalise les revenus du capital avec une CSG augmentée et uniquement sur ces revenus là.
        Si c’est de ‘compétitivité’ dont on parle, alors ce n’est même pas la peine d’en parler : c’est du foutage de.
        Si c’est enfin de fiscalisation des cotisations dont il s’agit, alors soit, transférons le tout mais alors tout et pas uniquement les cotisations patronales.

        Aubaine :
        − Spéc. Chez Proudhon, aubaine ou droit d’aubaine. Synon. de profit capitaliste :
        Axiome. − La propriété est le droit d’aubaine que le propriétaire s’attribue sur une chose marquée par lui de son seing.
        (…) L’aubaine reçoit différents noms, selon les choses qui la produisent : fermage pour les terres; loyer pour les maisons et les meubles; rente pour les fonds placés à perpétuité; intérêt pour l’argent; bénéfice, gain, profit (trois choses qu’il ne faut pas confondre avec le salaire ou prix légitime du travail), pour les échanges.
        L’aubaine, espèce de régale, d’hommage tangible et consommable, complète au propriétaire en vertu de son occupation nominale et métaphysique : son scel est apposé sur la chose; cela suffit pour que personne ne puisse occuper cette chose sans sa permission. (…).

        « Mais tout comme la propriété privée permet à certains de mettre la main sur l’« ébullition » qui découle soit de l’existence de matières premières enfouies dans la terre, soit des énergies que produisent le soleil, la pluie et le vent, et d’en tirer une rente, l’entrepreneur, le dirigeant d’entreprise, qui intervient en tant que « chef d’orchestre » ou de « metteur en scène » de l’effet collectif sur lequel Proudhon attira l’attention, met la main lui sur le bénéfice qui en découle. »
        « QUESTIONS À RÉSOUDRE (IV) BÉNÉFICE DE LA COORDINATION ET « DROIT D’AUBAINE » »

        Parce que nous augmenterons la fiscalité sur les revenus du capital, en même temps que sur ceux du travail, le droit d’aubaine est donc affirmé pour ce même capital, à savoir que parce qu’il est le chef d’orchestre et/ou le ‘propriétaire’, il est aussi de droit récipiendaire de ce que la suppression de cotisations patronales génère : un bénéfice, un gain, un profit.
        Sans contre-parties (ni baisse de prix, ni hausse de salaires, ni fiscalisation de niveau égal à celle du travail).
        Parce que de droit.

        Superbe.

      10. C’est passionnant, vos débats ! La social-fiscalité de la masse salariale super brute française, c’est vraiment le nœud du problème ! La monde entier à les yeux rivés sur les réformettes que vous y apporterez, parce qu’elles touchent à l’universel. Il y aura bientôt une révolution du pouvoir d’achat facile pour tout le monde…

        En tête des champions du dernier mot, vigne avec 45 mentions, puis tikar avec 22, fnu suit avec 19, puis charl avec 11, ardec et zebu avec 8. Hors concours, moi, avec 102 !

      11. @ Vigneron

        Le choc d’offre et la diminution du coût du travail sont des habillages de la politique de déflation salariale qui résulte de la stratégie de désendettement retenue et poursuivie contre vents et marées.

        Le débat sur son meilleur financement possible est accessoire.

      12. Oeillères Zeb et François. Opposition de principe d’une borgnitude absolue. Désolé mais au-delà du désendettement, qui se fait et se fera quoi qu’il en soit (on fera pas mieux que les japonais depuis 20 ans, rêvez pas), c’est toujours le chômage et son pendant de la rente (des rentes) qui constituent l’injustice qui hurle dans ce pays, pas les niveaux de salaires, nets, bruts comme superbruts en terme absolu ou en terme d’inégalités. Je suis ok avec Rocard, c’est sur les ménages qu’il faut taper, via la Csg, et en finir avec cette hypocrisie du travail qui assurerait seul ou quasi les protections sociales du citoyen et du résident. C’est du flan, je paye zéro de charges patronales ou quasiment sur les salaires*. So what ? qui paye d’ores et déjà ?
        *Le gvt vient de décider qu’à partir de 2013 l’exonération à 100% des charges patronales sur salaires saisonniers n’irait que jusqu’à 1,25 fois le Smic. Bien, c’était jusqu’à 2,5 fois jusque là…
        Et on cotisera sur les accidents du W et les maladies professionnelles dès le premier euro…
        Boh… que dalle tout ça hein ? Juste 135 millions de recettes supplémentaires attendues pour la MSA en 2014… Juste un peu plus juste de ce coté là, juste un peu plus juste de l’autre coté via la Csg augmentée pour tous les ménages. Tous. Vous pigez c’que ça veut dire « tous », « tous » contribuant à la hauteur de leurs moyens et « tous » recevant à celle de leurs besoins ?

      13. Et « Vigneron » vient de passer le record de 52 mentions sur ce post. Le dernier mot a son champion toutes catégories, avec des précisions ultimes qui élargissent encore le débat…

        Cela devient carrément cosmique. (Avec ou sans « s »)

  16. Un homme politique qui s’attaque au coût du travail Coût=CSG*2 , ou comment appliquer la théorie de la relativité sur la connaissance du monde du travail par L’École nationale d’administration 🙂

  17. Le dernier choc d’offre de la tva dans la restauration ne s’est pas répercuté sur le revenu ou la consommation mais a restauré les marges de la profession.Une politique de déflation salariale permet d’augmenter ses parts d’un marché de périmètre constant .Le premier qui s’y colle ( l’allemagne en réunification ) rafle 80% de l’augmentation.

    1. C’est ce que j’écrivais plus haut et ce qu’écrit aussi Natixis : restaurer les pauvres marges des pauvres entreprises françaises (les pauvres …).
      Le problème, c’est que cela ne profite :
      1/ qu’aux entreprises, qui ne répercutent pas, ou très peu (en moyenne), sur les prix (cf. restauration)
      2/ pas ou très peu à la création d’emplois (cf. restauration, once again)
      3/ pas aux consommateurs puisque leur pouvoir d’achat n’a pas augmenté (simple transfert de cotisations vers la CSG)
      Le seul effet est d’augmenter la base fiscale des cotisations puisque ce passage permet d’intégrer les revenus du capital, ce qui n’est pas rien (faut quand même le dire) mais a surtout pour objectif une meilleure rentabilité fiscale du dispositif (rapport aux déficits publics).

      De fait, ce fumeux ‘débat’ sur la compétitivité est produit pour occulter encore une fois les véritables objectifs de ce type de politique, à savoir : réaliser une déflation salariale déguisée, puisqu’en France, ce sujet est absolument tabou.
      Déflation salariale non pas horaire mais bien au sein de la répartition de la VA (Valeur Ajoutée), de la richesse nouvellement créée, entre les salariés, les entrepreneurs et les actionnaires, au détriment des premiers.

      Le ‘seul’ problème pour ses thuriféraires est que ce type de processus est un ‘one shot’ : ce n’est que le premier qui en bénéficie, tous les autres qui seraient tentés de suivre l’exemple feront la course comme les lévriers derrière le lapin.
      Ils s’épuiseront, le gain de compétitivité acquis servant alors à d’autres investissements en termes de compétitivité, que les autres s’efforceront de suivre, etc etc etc …
      La spirale descendante infernale, en l’absence de politiques de cohésion solidaire, i.e. un véritable budget européen (et non pas des politiques de garanties qui l’on fait payer aux plus pauvres et moins compétitifs, qui ne font que renforcer l’aspect pro-cyclique de leurs ‘défaillances’).

      Bref, en lieu et place de tenter de résoudre des problèmes de compétitivité comme des effets, on s’acharnent à les traiter comme des causes : le meilleur moyen de plonger dans la déflation sans fin, mais tout en maquillant ce plongeon … d’une réforme fiscale ‘juste’ (’cause le transfert vers la CSG).

      Hautement machiavélique. Et/ou complètement à la ramasse.

      Ouvrez grands les yeux : on va faire ‘comme les allemands’ et on va se ramasser ‘comme les grecs’ !!
      Chaud devant …

      Ps : Mêmes les économistes socialistes et la secrétaire à l’économie sont contre. C’est dire combien le débat est pourri …
      http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/10/04/baisse-du-cout-du-travail-ironie-a-l-ump-debat-au-ps_1770075_823448.html#ens_id=1721561&xtor=RSS-3208
      Mais bon, des économistes et une secrétaire nationale à l’économie du PS, franchement, à l’Elysée, qu’est-ce qu’on n’en a à foutre, j’vous l’demande (pas) ??!!

      1. Il y a eu en belgique une baisse de la TVA dans l’Horeca (hôtels, restaurants, cafés) ayant comme but de remédier au travail au noir. Connais pas les résultats réels sur l’emploi, mais nombre d’établissement ferment depuis quelques années, hors les « sandwicheries » et consort.

      2. @gyps
        « Il y a eu en belgique une baisse de la TVA dans l’Horeca (hôtels, restaurants, cafés) ayant comme but de remédier au travail au noir. »

        En Espagne Zapatero avait régularisé 1 millions de clandestins pour soit-disant lutter contre le travail au noir et ramener de l’argent frais. Finalement il a fait avancer les élections pour mettre fin précocement à son calvaire.

    1. C’est la Fronde des start-upers de l’upper-class, messire François, les pigeonneaux de Neuilly montrent les dents, gonflent la plume, chient sur les grilles du palais, Maître Françoué, les cahiers de doléances de nos rejetons de meilleures familles affluent dans nos bureaux Mon Seigneur, ils menacent de laisser leur génie créatif en friche, d’aller ouvrir une filiale de la boite à papa à Singapour ou Shanghai, Sire, de s’epatrier si vous les privez de 60% de ce que mère Nature leur avait promis penchée sur leur berceau. Des années de cours particuliers intensifs, de précieux temps perdu dans des pince-fesses et dîners notoirement chiants, de passe-droits honteux, de décarcassage humiliants-éreintants-coûteux de papa-maman pour compléter leur carnet d’adresse et défricher au Caterpillar leur méritoire cursus, des années de rêves de fortune envolées par un indigne décret royal, Oh Roi… C’est une révolution Sire. Il est l’heure Messire.

      1.  » Des années de cours particuliers intensifs, de précieux temps perdu dans des pince-fesses et dîners notoirement chiants, de passe-droits honteux, de décarcassage humiliants-éreintants-coûteux de papa-maman pour compléter leur carnet d’adresse… »

        incroyable ! c’est comme si vous y étiez ! … ça vous interpellerait-il dans votre vécu ?

      2. Pfou, ouate a joke, M. Allons allons ma chère, vous n’en pensez rien j’espère ! Un peu roturières ces pratiques de foutriquets et peigne-culs, n’est-ce pas ? Non moi c’était comme vous mon amie, rallyes, bals des oies blanches bien garnies mais à farcir, St Nicolas, tout ça tout ça, m’enfin kekchoze de correct coâ.

      3. ah, ces « châtelains » bordelésiens ! dont les soeurettes ont fréquenté le couvent des oies-z’eaux !! et ont couru rallyes afin d’espousailler les Chartrons ( la roture, certes, mais pleine aux as ! )

        ça laisse des traces !

        vive feue-l’école des hussards noirs de la République !

  18. Bah la réelle difficulté aujourd’hui, c’est que le peuple est trop bien éduqué, trop bien nourri. Alors forcément, ce bon peuple fini par réfléchir, analyser, communiquer. Aïe comment contenir les exigences de la population tout en ayant l’air de faire tout ce qu’il faut mais sans le faire ?
    Simple revenons la ou nous en étions avant : A un peuple pauvre, affamé, mal logé, malade. Trop ventres pleins, trop de cervelle dans le bon peuple. RÉSIGNONS le peuple. il y gagnera en tranquillité, trop occupé à sa misérable survie, il arrêtera de fouiner dans nos affaires sérieuses, nos intérêts, nos droits d’argent divin.
    Oui mais comment ?
    Simple : Décrétons que le peuple coute cher à faire travailler. Que nous n’aurons plus jamais les moyens de faire travailler le bon peuple… A force de le répéter à longueur de journaux & TV, il finira par y croire. Fermons quelques usines, labo, pour convaincre définitivement.
    Puis
    Fermons les hôpitaux,
    Réduisons l’éducation nationale : un vocabulaire de 300 mots en fin de collège.. de quoi lire & signer un éventuel CDD.
    Laissons le chômage s’installer en profondeur, créons des chiffres officiels annoncés par le ministre en personne dans un décorum patriotique. Cela sera autant de gens qui plaideront (bien involontairement, certes) notre cause. A quand les monuments aux chômeurs avec les noms gravés dans le marbre ?
    Voyons & discutons avec les marchands de bouffe industrielle : le retour de la mal nutrition. L’industriel malin comprendra que notre politique sert aussi ses intérêts.
    Voyons avec les maîtres de l’immobilier, le prix des loyers doit convenablement servir la tâche ingrate de loger un peuple sale, mal éduqué, & qui dégrade le bien d’autrui.
    Puis sournoisement, fermons les yeux sur l’esclavagisme (pardon le travail illégal). Histoire de créer une concurrence déloyale mais ô combien nécessaire.
    Quelques entrepreneurs du bâtiment de nos provinces, souvent issu du peuple d’ailleurs, savent organiser avec discrétions ces affaires là.

    Bref tout est bon pour rétablir l’ordre divin.

    1. ce n’est guère, pour nous, qu’une régression de 223 ans

      ( à ce jour …évidemment la contre-révolution a commencé bien plus tôt !)
      nous sommes revenus à l’ancien régime …il est donc grand temps d’en changer de régime !

      comme il y a toujours des « ida y vuelta », après nanoleon, l’Ho…uis 18 ? on va bientôt arriver à louis 16 …et alors là …

      post-scriptum :
      l’empire austro-hongrois, ça ne nous branche pas, mais alors pas du tout …
      et, pendant qu’on y est, le saint empire romain germanique, non plus …

      signé :
      PIIGS …F un jour
      PIIGS …F toujours

  19. « les pays comparables, qui ont eu des problèmes de compétitivité il y a une dizaine d’années, ont massivement transféré les charges qui pesaient sur le travail vers le revenu ou la consommation, créant un choc d’offre. Ils sont ainsi parvenus à redresser leur compétitivité »

    OU LA SPIRALE DE LA PENTE INFERNALE !

    ==> et qd tous les pays qui ont des prb de compétitivité auront massivement transféré les charges qui pèsent sur le travail vers le revenu ou la consommation, créant un choc d’offre et seront ainsi parvenus à redresser leur compétitivité !

    ==> ON FAIT QUOI APRÈS …

    La logique de ce système est vraiment infernale. Une fuite en avant infernale ! Et ça spéculation ou pas, tant que l’on est en régime de concurrence libre et non faussée, du renard libre au milieu des poules libres, on ne voit pas ce qui pourrait empêcher cette logique de tourner à plein régime à l’échelle de la planète mondialisée, englobée en un grand tout où les plus forts, les prédateurs, sont libres de plumer, sans aucune limitation à leurs appétits, les « moins performants », qui eux aussi sont libres de se défendre. Le tout se déroulant au nom de la sacro-sainte liberté !

    La planète est devenue un immense poulailler libre où on a supprimé les règles du jeu pour s’assurer que la seule qui subsiste, la liberté, assurera les plus cyniques de leur main-mise sur l’ensemble, main-mise conquise à la régulière bien-sûr ! Puisque ce sont les prédateurs qui font rédiger les règles qui rendent possible et légitiment leur action de prédation totale !

      1. Toujours en retard d’une guerre, le bon sénateur.
        Le capital ne sert à rien.
        Il n’est que l’accumulation de plus-value volée sur notre travail.
        Enfin si , il nourrit les politiciens…

      2. « C’est pas le coût du travail qui est élevé ; c’est le coût de la dette !  » et la dette ,cette évaporation salariale (la part des anges des barons voleurs de la banque qui font vinaigre ) , c’est la matière première de  » l’industrie financière » anglo-américaine qui a prospéré sur les ruines de Bretton Woods.

    1. Charles,

      Mélenchon, capitaliste attardé ? Je croyais qu’il répondait seulement à une question concernant l’actualité en essayant d’attirer l’attention sur les méfaits du capital.

      Heureusement l’avant-gardisme, éclairé naturellement, est ici ; et vous en êtes, évidemment 🙂

      1. @ Martial
        N’est capitaliste que celui qui exploite.
        JLM se déclare « pas révolutionnaire, mais keynésien »,
        donc seulement infirmier du capitalisme,
        avec un CV sans faute, comme celui des autres « gauche plus rien »
        Le capitalisme en a bien besoin, car dans son agonie, il les use très vite!

  20. Pas si vite!

    La diminution du coût du travail est dans certains secteurs une nécessité: banquiers trop chers, journalistes hors de prix, assureurs inabordables, immobiliers ruineux…

    D’un autre côté, comme il faut bien vivre, le précariat s’accapare de plus en plus de ressources hors du rapport de subordination au capital, c’est à dire hors de l’actuel couple travail/revenu.

    Alors, se libérer du travail ou libérer le travail?
    Qu’en pensent les stagiaires, les bénévoles, les prisonniers chinois?

    L’organisation du travail actuelle, dit autrement, le régime politique des unités de production est parfaitement décadent. Fuyons le!

    1. La diminution du coût du travail est dans certains secteurs une nécessité: banquiers trop chers, journalistes hors de prix, assureurs inabordables, immobiliers ruineux…

      y’a un rapport entre le coût du travail et l’immobilier ?
      décidément j’ai rien compris

      1. les agents immobiliers

        oui, ceux là aussi ,faudra les envoyer dans le désert australien ( avé les grrrros banquiers véreux,
        les traders cocaïnés zé autres gens aimables …)

        dans ma grande bonté, j’ai choisi l’Australie …ne seront pas trop dépaysés, étant anglo-saxonisés
        jusqu’à l’épiglotte … pis là, ils pourront tester la concurrence acharnée libre et non faussée – pour de vrai -( question « affaires » sont pis que les zuesses …)

  21. Oui baisser les salaires pour produire quoi et vendre à qui?
    Vu que ce ne sont pas les riches qui consomment le plus loin de là
    anémier la consommation en France ca ne peut profiter qu’a des grands groupes mais vu que ces derniers ont plus ou moins renoncé a produire en Europe, Donc dans les faits on produit à dans les pays émergents pour vendre en Europe.. Chercher l’erreur.
    Nous sommes en train de perdre une guerre économique qui ne dit pas son nom
    au nom de la globalisation des échanges on vit dans la peur du protectionnisme
    or le monde entier ne peut pas vivre sur un mode impérialiste nous avions les états unis, l’Europe maintenant La Chine, les solutions avancées ne sont pas faites pour sauver le système dans son ensemble mais ca revient à créer de la misère en Europe pour concurrencer la misère des autres pays , le système qui sera sauvé c’est sans doute celui des capitalistes qui peuvent profiter de la misère pour continuer profiter de leur position dominante
    et ce jusqu’à la révolution qu’ils espèrent pouvoir déjouer par le contrôle des médias, le contrôle des syndicats, et le chantage au travail et plein d’autres subtilités.
    Nous sommes donc dans un régime totalitaire en Europe qui gère très bien les intérêts de ses membres et dont la majorité de la population ne fait pas partie.

  22. Dans le monde décidé par nos joyeux décideurs, les perdants acceptent leur sort avec bonne grâce et redoublent d’efforts en espérant se refaire au prochain tour, les populations cramées au napalm en dégât collatéral disparaissent avec discrétion et ceux qui meurent dans les horribles souffrances de la malnutrition ont le bon goût de s’en remettre à la volonté de Dieu. Il n’y plus dès lors qu’à combattre tous ces empêcheurs d’exploiter en rond qui séduisent les masses à coup d’arguments démagogiques, égalité, solidarité, efficacité, rationalité. Les combattre ou mieux : les acheter, ce qui est plus simple et présente le mérite de s’intégrer parfaitement dans l’ordre des gagnants et des perdants.

    1. oui, car le gueux se doit d’être bon …mais pas le requin marteau phynancier ! c’est pas pareil, sang dieu !

  23. Relire Naomi Klein et sa « Stratégie du choc ». Le livre le plus important du siècle (après ceux de Paul Jorion évidemment).

    1. Ils vont toucher au CDI… mais de manière perverse. Je vous explique. Je suis moi-même en CDI, je travaille pour l’édition depuis vingt ans… à domicile. Je suis payée à l’heure (à la tâche si vous préférez), et à la botte des éditeurs… Un mois 50 heures, le suivant 220… certains mois 0 heure… selon les aléas de la production. Je ne connais ni les heures supplémentaires, ni les jours fériés payés, ni les 35 heures, ni…
      Et, bien évidemment, bien que je cotise au chômage, même si je n’ai pas de boulot entre deux manuscrits, je n’ai droit à rien… L’ultralibéralisme dans toute sa splendeur !
      Et tenez-vous bien, même dans ces conditions, je fais partie de l’aristocratie de la profession… puisqu’en CDI, tandis que les nouveaux recrutés sont soit payés en droits d’auteur (Agessa, black déguisé en fait), soit on exige qu’ils aient le statut d’auto-entrepreneur…
      Donc voilà l’avenir : CDI à la tâche pour tous ! Il faudra juste un peu réviser certaines conventions 🙂

      1. Merci Kertugal. Le CDI intermittent, fallait y penser… Salaire lissé sur l’année, pas de chômage, pas de prime de précarité… Négociation par branche. Corvéable à merci… et pas besoin de licenciement, si on t’appelle pas… c’est que y’a pas de boulot. Retour à la place de Grève en attendant l’ouvrage ! Les patrons en rêvaient…

        Tout est donc prêt pour généraliser l’entourloupe. Je vois déjà ça d’ici.
        Au nom de la flexi-sécurité, remise en cause du CDI. Offensive des syndicats… Réponse du gouvernement : Bon d’accord, on touche pas au CDI… on le rend juste plus adapté au marché 🙂
        Signature des deux mains de la CFDT… Vous savez ce qu’on dit de la CFDT, quand on retournera en esclavage, elle sera encore là pour négocier la longueur de la chaîne 🙂

  24. Jean-Paul Chifflet, … a déclaré : « à ce stade, dans les actes qui ont été posés, nous trouvons que les décisions qui sont portées ne vont pas dans le sens de la compétitivité ». « Il faut faire mieux, il faut faire plus, il faut faire plus fort »

    T’as raison mon gars. fixons le SMIC au niveau des salaires chinois et le tour est joué. Que dis-je, au niveau, en-dessous serait encore mieux non?

    C’est quand même un comble de dire que le travail coûte cher alors que c’est le travail qui nourrit le capitaliste (et qui paye les intérêts de la dette)

    Quand va-t-on enfin poser les vrais problèmes ? Revoir la mondialisation, tenir compte des problèmes écologiques, la raréfaction des matières premières, produire et consommer localement, supprimer les emplois inutiles (banques, marketing, assurances…)

    Un exemple; l’acier lorrain. Qu’est-ce qui nous empêche d’en produire en France pour les besoins de la France ? Ah, mais M. Mittal ne veut pas !! Ah bon ? Mais, en cas de guerre on ne leur demande pas leur avis, on réquisitionne. On fait la guerre au chômage ou on capitule ?
    (Même Pujadas, qui n’est pourtant pas un dangereux bolchévique, s’est hasardé l’autre soir à demandé mais pourquoi l’on ne pourrait pas nationaliser)
    Et qu’on ne vienne pas me dire que l’acier chinois ou mongol ou martien,serait moins cher. Les droits de douane ça sert à quoi ? C’est devenu un gros mot ?

    1. A propos de Mittal, petite info: il se reconverti, la siderurgie ne fait pas assez de profit dans son groupe. Il investit dans les mines qui, elles, comparativement font plus du double. On imagine l’évolution prochaine des investissements et des emplois dans le secteur. Mais cela reste chasse gardée (voir la proposition de rachat d’une usine fermée en Belgique, rejetée)

    2. « Il faut faire mieux, il faut faire plus, il faut faire plus fort »

      Le genre de déclaration abstraite et imprécise qui excite l’imagination sur les débordements et abus des entrepreneurs. Mais rien de concret et rien de précis dans cette déclaration.

  25. Coucou,

    Le travail n’est pas un cout. C’est tout.

    Tant que l’on aura pas changé les mentalites, on continuera de descendre.

    Bonne journée

    Stéphane

    1. Affirmatif, Baloo.

      C’est la différence entre :

      La création de richesse par une valeur ajoutée.

      La captation de richesse par le « service », soit, un déplacement de valeur ajoutée.

      Là, la Chine est l’usine du monde, et les US, le casino.

    1. Krishnamurti en conclusion :
      « Ce n’est pas signe de bonne santé mentale que d’être adapté à une société malade ».

      Bien.

      1. @octobre,

        Bien vu. Quelques citations de Krishnamurti, de temps à autre
        (sur ce blog, et surtout certains autres), seraient salutaires
        pour « polir » (!) certains débats ou interventions,
        sans être angéliques pour autant.
        Jean-Sol Partre (!) aurait-il raison,
        disant « L’enfer, c’est les autres » ?
        Amicalement.

      2. de quoi est -elle malade ?
        à mon avis, d’une mésalliance de l’hombre et de la lumière , des fonds et de la neige qui fond au sommet … mésalliance aussi de l’homme et de la femme , là où s’est immiscé un tiers les séparant, ou masquant, voilant leur rôles , leur imposant une conduite, un morale, au lieu de leur indiquer et les laisser libres . sources de tant de malentendus et de mauvais mariages, de générations nées sans connaissances . bien sûr, il y eut tous ceux qui échappèrent aux dictats des clercs, et à la morale publique , et surent conserver leur conscience.
        bref, le lien, ce qui lie d’abord les contraires, les êtres différents, n’est qu’une affaire intime , et les religions s’en sont toujours mêlées. alors que la religion est juste une parole publique, en principe. en fait, elle a toujours été mise sous le boisseau . combien de créances douteuses à renverser , donc …
        le seul droit de regard du public, de la morale publique sur la vie privée concerne les cas où les choses sont envenimées, quand ça va mal . ceci nous éloigne du cout du travail … pourquoi les sites de rencontre occupent tant de place , c’est bien que ça va mal .
        et quand dans un ménage l’argent vient à manquer , combien de gens se séparent … ou se déchirent parce qu’il y a de si lourds malaises, du vécu douloureux .

  26. Quelqu’un pourrait me dire pourquoi on parle toujours de coût du travail et jamais de prix du travail ?

    Sauf à penser qu’on cherche à nous inculquer que le travail ne fait que plomber la valeur d’un produit en augmentant la somme d’argent que l’on dépense pour l’acheter (et qui, incidemment, s’appelle un « prix »), et à nous faire oublier qu’un travail est également une valeur positive qui mérite que l’on dépense de l’argent.

  27. C’est une vraie déception !
    On aurait pu penser qu’a l’apparente « mollesse, ou normalité » du candidat allait se substituer une action volontariste et courageuse, indispensable dans ce contexte de crise.
    NON on continue la même politique : la dérégulation et le développement de richesses pour les uns, et de restriction et de pauvreté pour les autres. Mais y a t’il encore des socialistes au parti socialiste ? ou des personnes préoccupées par l’égalité, plus que par le pouvoir, ou l’apparat ?
    Le comble, c’est que les Français sont conscients des efforts à fournir, à part quelques adeptes de la monopolisation des profits uniquement à des fins personnelles. Tout en bénéficiant des infrastructures et des biens publics payés par la collectivité. Estimant que la seule contrepartie c’est de créer des emplois. Les emplois ne sont pas une contrepartie. C’est l’ensemble des salariés qui permettent le développement d’une entreprise et non seulement quelques gourous, ou pseudo visionnaires, soeuvrés à un marketing simpliste. Idolâtrie des USA, où « tout est possible » et où ils ont encore ce coté « grands enfants ». Mais enfant gâté et qui veut continuer à l’être, quitte à sacrifier le reste de l’humanité. L’Europe et la France ont l’avantage d’un passé « civilisationnel » riche et diversifié et c’est désolant de sacrifier à des dogmes aussi primitifs. Volonté de soumission au dogme, ou impuissance ? Mais ce ne sont surement pas la logique, ou la rationalité qui transparaissent dans les orientations politiques actuelles.

    1. Comme Miterrand : coincé.

      Recherche la vidéo de l’ « analyste économique » qui expliquait qu’il devrait se coucher devant la finance.
      Les mutins de la pengé (ou un truc dans le genre)

      Par contre, ici, tu remarqueras que PERSONNE ne peut retrouver la dernière allocution de Mitterrand (2 t ou 2 r, je ne sais pas) à l’ONU alors qu’il annonçait que le monde allait dans le mur.
      Ce discours a été discrédité par tout le monde comme celui d’un fou.
      Je veux bien que l’intelligence, même lorsqu’elle est suffisante pour accéder à un poste non négligeable peut être assimilée à de la folie, mais il avait les infos…

      1. du même,

        « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre contre les Etats-Unis. Une guerre permanente, économique, une guerre sans morts. […] Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. Une guerre inconnue, une guerre permanente, sans morts apparemment, et pourtant une guerre à mort. »

      2. yvan, concernant son discours à l’onu,

        « Tous les êtres humains trébuchent un jour sur la vérité. La plupart se relèvent rapidement, secouent leurs vêtements et retournent à leurs préoccupations, comme si de rien n’était. » winston churchill

      3. Yvan, de quel discours de tonton à l’Onu eske tu causes là ? C’est du grand n’importe quoi amigo. Uniquement des propos privés (p’têt bin à Latche après quelques ortolans, derrière deux frontignans de Madiran plus une demi flasque d’Armagnac 1940 et avec encore la serviette sur le crane…) rapportés ensuite. Les déclarations de Danièle ok, pour le reste…

        methode, j’ai tes sources… on te suit à la trace facile avec tes deux citations… pas joli joli ton sentier à colombins…
        T’es bien accompagné avec relou, sûr.

  28. J’entends ce discours tout le temps. Florilège.

    Les grosses fortunes et les multinationales, l’état doit répondre à leurs besoins et diminuer ou supprimer leurs impôts pour les attirer car ces derniers créent de l’emploi.

    Le coût du travail est trop cher. Il faut diminuer les charges patronales voir les supprimer idéalement. Il faut diminuer voir supprimer tout revenu sur le capital car ceux qui prennent des risques doivent être récompensés.

    Ok et si on applique ça il va falloir trouver les recettes ailleurs bah non il parait que l’état gaspille de l’argent, ce sera facile à trouver … Oui mais comment financer retraites et sécurité sociale, c’est aux citoyens à prévoir. Nous sommes dans une forme d’assistanat généralisé.

    Chacun se crée tout seul sans l’aide des autres. S’il réussit c’est parce qu’il le mérite et toute la société même les moins aisés doivent le soutenir. Ca fait un peu surhomme de Nietzsche.

    En fait, tout cela ce sont des croyances.

  29. La grande perdition ,le grand merdier,le mouvement de dégradation s’accélère,les comptables pantois certifient les dégâts,la grande contraction.Vérité au delà des Pyrénées,se transforme à grande vitesse en réalité en deçà ;ah ! les beaux jours.

  30. Il y a une grande disparité en terme de coût du travail dans le monde. Il est très élevé en Norvège (52,61 euros l’heure dans l’industrie), aux Philippines c’est un peu moins cher: 1,50 euros l’heure.
    Il y aura toujours quelqu’un qui proposera du moins cher. Les allemands vendent leurs produits malgré un coût relativement élevé. Leurs prix de vente sont restés stables depuis 2000 en raison de la pression exercée sur les salaires et sur les conditions du travail.

    Mais ce qui compte avant tout: proposer des produits convoités, une présence commerciale sur place et du sérieux dans la conduite des affaires. Ce sont traditionnellement les points faibles du commerce extérieur francais.

  31. Une question me taraude l’esprit :

    Le capital s’en est sorti en 29 et ensuite par la création d’une masse de consommateur/vache à lait toujours plus grande.
    Qu’est ce qui leur prend soudainement de vouloir la réduire….
    ont ils trouvé de par le monde une autre masse de benêt compulsif pour nous remplacer ?

    1. Il semblerait que le capital( américain en particulier) s’en soit sorti grâce à la guerre,la deuxième guerre mondiale pour être précis.

  32. Ecoutez, le choc de l’offre est une fondamentale foutaise.
    Meme Olivier Delamarche, le dit.
    « Vendre? Mais à qui? » BFMtv, 28 aout je crois…
    La majorité de la consommation se trouve dans les pays riches, occidentaux.
    C’est pour cela que les BRICs ont de la croissance, en exportant.
    Depuis 2008, la croissance chinoise ne fait que baisser, c’est à dire que le marché interieur va aussi de plus en plus mal…
    Etre compétitif?
    Oui? Et pour vendre à qui?
    Surtaxer le consommateur européen équivaut à un suicide.
    Le choc de l’offre c’est quand les cons passent le mur du son.

    1. Le choc de l’offre c’est quand les cons passent le mur du son.

      Il est des cas ou traiter son prochain de con n’est pas un outrage, mais un diagnostic. (F. Dard)

    2. Yzarn,

      Surtaxer le consommateur européen équivaut à un suicide.

      C’est le « citoyen-consommateur » qu’est surtaxé via la CSG ? et surtaxer le rentier ou les hauts revenus plutôt que les seuls travailleurs, c’est quoi, de l’extermination en masse ?

    3. Et le financier ? Vous ne trouvez pas qu’il est vraiment vraiment « con ce mateur » ! Il nous prend pour un reality show grandeur nature.! 🙂

    1. Ce jour là, on ira plus sur ce blog, mais on descendra dans la rue… La misère n’est pas encore assez grande, l’exemple de la Grèce pas assez éclairant. Et puis, on est riches…
      Petit test : combien d’esclaves travaillent pour vous ?
      http://slaveryfootprint.org/

  33. Les cotisations patronales font partie de la « rénumération différée » du salarié (Protections sociales).
    Les modifier unilatéralement serait une remise en cause fondamentale des conditions contractuelles de son emploi et donc, un cas de rupture abusive.
    L’augmentation de la TVA et/ou de la CSG serait un moindre mal !

  34. Si la diminution du « coût » du travail est d’entrer en compétition avec les travailleurs précaires chinois (travail une douzaine d’heures pour une poignée de riz hypothéthique, logement sous l’établi), il faut se demander si nous sommes prêt à multiplier les travailleurs SDF dans notre « beau pays ». Et même dans ce cas de figure, il n’est pas encore sûr que nous soyons « compétitifs » !

  35. La croissance en Belgique ne dépassera pas 0,8% en 2013, prévoit l’IRES.

    Le PIB belge devrait augmenter de 0,8% en 2013 après une contraction de 0,2% en 2012, révèlent jeudi les prévisions d’octobre de l’Institut de Recherches Economiques et Sociales (IRES). L’inflation des prix à la consommation baisserait en 2012 et en 2013.

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_la-croissance-en-belgique-ne-depassera-pas-0-8-en-2013-prevoit-l-ires?id=7849801

    Grèce: des manifestants font irruption au ministère de la Défense.

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_grece-des-manifestants-font-irruption-au-ministere-de-la-defense?id=7849804

    L’armée espagnole en Catalogne ? G. Verhofstadt condamne.

    Le chef de groupe libéral au Parlement européen, Guy Verhofstadt, a condamné jeudi une sortie controversée d’Alejo Vidal-Quadras, l’un des vice-présidents de l’assemblée. Ce dernier a suggéré d’envoyer la Garde nationale espagnole en Catalogne si la région organise un référendum sur son indépendance.

    http://www.rtbf.be/info/monde/detail_l-armee-espagnole-en-catalogne-en-cas-de-referendum-g-verhofstadt-condamne?id=7849913

    1. L’armée espagnole en Catalogne ?

      Ils en sont tout à fait capables, tout comme remanier la loi sur le droit de manifester sur la suggestion de quelques élus du PP… « Un droit de manifester modulable », disent ils…

      Quoi qu’il en soit, manifester en Espagne aujourd’hui, c’est automatiquement affronter le matraquage policier… Faire en sorte de dissuader, par la violence, toute tentative de rassemblement contestataire dans la rue. Franco doit sourire dans sa tombe…

      1. Une telle éventualité serait tout simplement catastrophique. Ma famille vient de Sabadell et de Lleida, cette perspective m’horrifie car cela se terminera par un affrontement… Le prochain vote en Catalogne devra être analysé à la loupe.

      2. C’est quoi la Garde nationale espagnole ? Pourquoi les espagnols de souche préfèrent ne pas remarquer l’incongruité du commentaire ? Pourquoi ne pas expliquer exactement en quoi consiste la grosse connerie qu’a pondu Vidal Quadras ?
        Il a voulu insinuer que la constitution espagnole permettrait au gouvernement – en cas d’unité nationale en péril et tout ça – de placer un général de la Guardia Civil ( Gendarmerie ) à la tête des Mossos d’esquadra ( Police autonome catalane ). Pas d’y envoyer l’armée ni aucune garde nationale. Maintenant lui, il a beau jeu de marteler que la Guardia Civil n’est pas l’armée afin d’éviter d’expliquer l’énormité de la connerie qu’il a proféré du point de vue du statut des deux institutions, police catalane et gendarmerie espagnole.

      3. @Mor: les espagnols ont tous très bien compris ce que disait et surtout voulait dire Vidal Quadras. Soit il y a des subtilités de la culture espagnole qui vous échappent, soit vous jouez un drôle de jeu.

      4. Soit, il suffit qu’un libéral catalan épluche les oignons pour qu’un autre libéral, belge lui, pleure et mette Moi aux émois.

      5. « manifester en Espagne aujourd’hui, c’est automatiquement affronter le matraquage policier… »

        Et ce ne serait qu’en Espagne…???

        C’EST PARTOUT DANS LE MONDE !

        Essaie de sortir du trajet d’une manif en France ou même ne serait-ce que rester groupés en fin de manif, tu verras l’effet que ça fait…
        Je me suis un jour retrouvé devant une ARMEE sur Rennes. Et ils étaient beaucoup moins souriants que moi.

    1. Un smic à 400 €, le kg de patates à 4 €.
      Tu bosses pour 100 kg de patates, et là, purée, t’as la frite !!!

    2. 400 euros le SMIC, cela signifie la diminution des amortisseurs sociaux tel que le RSA qui reviendrait à 200 euros maxi. Et vivre avec 400 euros, quand la location d’un logement coûte au minimum 350 euros pour un 20 m2 dans les petites villes de province… je suppose qu’on revient à l’époque de l’oustal comme on dit par ici. On met sous le même toit, les grands-parents, les parents et les enfants, chacun apportant ainsi leur contribution au bocal de la maisonnée. Germinal n’est plus qu’à un pas…

  36. Imaginons que le capitalisme soit indéboulonable, ce serait bien de reposer le débat dans un système où chaque employé serait aussi actionnaire de la boîte qui l’a recruté…
    On s’apercevrait vite alors que pour gagner en compétitivité, il n’y aurait plus que la solution de baisser les marges et limiter la redistribution des bénéfices…
    Il suffirait d’une loi pour obliger chaque entreprise à faire entrer tout nouveau collaborateur au capital de la boîte, le capital apporté par le salarié serait « en nature »…

    1. Le capitalisme des pères Smith ou Ricardo, issu des Révolutions industrielles, n’a aucun avenir. Les économistes du XVIIIème et XIXème n’ont pas tenu compte dans leur paradigme et la modélisation de leur système économique un facteur fondamental: les limites physiques de notre bonne vieille Terre. Après le capitalisme peut éventuellement muter, mais au vu du chemin que l’on emprunte, un système néo-féodal est bien plus approprié. Ce qui se passe au Mexique est assez intéressant. Le crime organisé concurrence directement les institutions publiques. Les exemples sont multiples et le désossement de l’Etat-providence en Europe du sud me fait dire que ce modèle n’est plus très loin.

      1. Le crime organisé fonctionne de pair avec les institutions.
        Suite à la disparition des institutions, le crime organisé sera obligé de se transformer en institution et donc de limiter le crime, ou de disparaitre.
        Étape suivante: reféodalisation sur fond de régression technologique.
        Hé hé hé! Que du bonheur! 🙂

  37. Réduction du coût du travail pour faire baisser les prix sur les marchés tout en maintenant les marges bénéficiaires bien évidemment pour continuer à remplir les poches des détenteurs de capital.

    La réduction du rendement du capital investi est un tabou sur la terre libérale.On entend pas assez parler de la nécessité de réduire ce rendement pour assurer le bien être de tous.

  38. Le redémarrage de l’économie : Si un jour vous croisez un mec qui vous dit comment faire pour vivre de façon plus égalitaire , et que ce dernier a un taux d’endettement de 90% de son revenu annuel , faite gaffe !!! Moi je dis ça , je dis rien .

    1. Ben, un type qui a emprunté 150 000 €uros pour acheter son logement et qui a un revenue annuel de 50 000 €uros (ce qui est relativement confortable) à un taux d’endettement annuel de 300% et pourtant ….

      1. Le PIB n’est pas le revenu annuel de l’état. La dette de l’état représente plus de 800% de ses recettes annuelles en 2012 (219Mds de recettes nettes du budget général 2012, +1800Mds de dette actuellement)

      2. Tss tss Monmart, la dette publique selon Maastricht étant la dette totale cumulée de l’État, des administrations publiques centrales hors-État, des collectivités locales et des administrations publiques locales, le total n’est pas de 296 milliards, recettes du seul État en 2011, mais de 1015 milliards de roros, 50% du Pib soit une dette publique notifiée de 1713 milliards au 31.12.2011 égale à 168,7 % des recettes des administrations publiques et 86 % du Pib. Voilavoila.

    2. Ta boite Ardéchois, à combien de % de ton Ebe qu’elle en a sur le rable, tout compris, banques, fournisseurs, État, Urssaf, comptes courants associés, etc ?

    3. On en arrive bien, ou on revient, au « sur-endettement » de l’état français…
      toute sa politique est conditionné par ça.

  39. Si pour un patron , le cout de la masse salariale est trop élevé pour arriver à vendre , c’est qu’il est déjà trop tard pour sa boite , le meilleur est d’aller directement au tribunal du commerce .On ne construit pas un monde économique ou le revenu de l’un dépend du sous revenu de l’autre .

  40. A l’attention de ces messieurs du GEONPI: digression sur le rôle social de l’entreprise

    L’entreprise est une organisation humaine qui pour objet d’engraisser ses actionnaires et d’enrichir les dirigeants larbins qui leur servent de contremaître haut de gamme.

    Pour cela, il maximiser le taux de profit, comme l’aurait dit le grand barbu. Autrement dit, il faut produire le moins cher possible (baisse du coût du travail) et vendre le plus cher possible tout en assurant une rotation accélérée des produits (obsolescence programmée).

    En clair, il faut produire de la m… que l’on revendra au prix de l’or en barre à des clients gogos (nous).

    Il faut par ailleurs savoir que l’entreprise est le paradis du manageur, terme anglo-saxon qui signifie tdc…, et que dans l’entreprise le degré de tdc…isme double à chaque nouvel échelon managérial.

    Et quelle est la fonction essentielle du tdc? Produire de la m… , bien sûr. CQFD!

    [tdc: partie du corps sur laquelle chacun s’asseoit]

  41. La flexibilité profite essentiellement aux employeurs mais elle a ses limites.

    Les conditions de travail ont fortement évolué ces 30 dernières années. Aujourd’hui, « on est passé d’une logique de temps de travail limité à une notion de disponibilité temporaire », explique Esteban Martinez, professeur de sociologie du travail à l’Université libre de Bruxelles (ULB). Autrement dit, les travailleurs doivent être disponibles quand l’employeur a besoin d’eux mais sans, pour autant, être payés pour cette flexibilité.

    http://www.rtbf.be/info/societe/detail_la-flexibilite-profite-essentiellement-aux-employeurs-mais-elle-a-ses-limites?id=7849926

    “Il faut travailler moins pour travailler plus nombreux”.

    Ce midi, le Pr Mateo Alaluf, sociologue à l’ULB, a répondu à (une partie de) vos (très nombreuses) questions sur le thème du plein-emploi.

    http://blog.lesoir.be/benevoles/2012/10/04/le-plein-emploi-faut-il-arreter-de-rever-chat-avec-mateo-alaluf-aujourdhui-a-13h/

     » La fin de l’Europe…vite! »

    Commentaire désenchanté d’un Français, partisan de l’Europe, Charles Sannat, qui face à l’évolution de la crise ne veut plus d’une construction qui, selon lui, a tourné le dos aux idéaux fondateurs.

    Lorsque je regarde mon Europe, notre Europe, je contemple un rêve brisé.

    Nos  » pères  » fondateurs ont souhaité un rapprochement entre nos peuples afin d’éloigner la barbarie et le spectre des guerres sanglantes qui dévastent notre continent depuis plus de 2 000 ans.

    Alors, après le traumatisme de la Seconde Guerre mondiale, nous avons commencé, ensemble, nous les peuples d’Europe, la construction d’un nouveau type de système politique.

    L’Europe, pour ma génération, l’idée est belle, pour les plus anciennes aussi d’ailleurs, surtout ceux qui ont connu les affres de la guerre.

    Représentativité et démocratie bafouées.

    http://www.rtbf.be/info/opinions/detail_la-fin-de-l-europe-vite?id=7850038

  42. De toute facon, tant que les salariers des pays riches seront mis en concurrence direct avec le ceux des pays en voie de développement, la situation va empirer.

    Ce que font les politiques ne sont que du bruit sur une courbe de tendance

  43. Entre parenthèses, les derniers développements ne sont guère rassurants:

    Romney remporte le premier débat contre Obama. Nous pourrions considérer cette info comme non importante puisque B. Obama est nettement en tête. Or le débat de hier soir avait pour thématique: l’économie !!!!! Ce débat pourrait voir un sérieux fléchissement dans les sondages d’Obama. Le débat a eu lieu dans le Colorado, un swing state. J’ai regardé un peu le débat, Obama n’était pas du tout en grande forme. J’ai l’impression qu’il n’a pas préparé du tout ce débat, en plus d’un certain détachement. Pas une bonne impression !

    Le Parlement turc autorise une intervention en Syrie: l’escalade se poursuit en Syrie. Après les tirs de mortiers provenant du territoire syrien causant la mort de 5 civils, l’armée turque a immédiatement riposté. Mais apparemment, cette riposte n’est pas suffisante. L’armée turque a poursuivi sa riposte tuant plusieurs soldats syriens. Dans le même temps, le Parlement approuve le projet du gouvernement Erdogan d’autoriser l’armée turque de mener des opérations militaires en Syrie par l’envoi de troupes au sol mais aussi l’utilisation des avions de chasse. Mais les officiels turcs précisent « qu’il ne s’agit pas d’une déclaration de guerre ». Si on étudie de prêt la question au regard du droit international:
    1/ La riposte turque est d’ores et déjà disproportionnée (la riposte doit être à la mesure de l’attaque subie);
    2/ La décision du Parlement est de facto une déclaration de guerre.
    Erdogan en obtenant l’aval du Parlement peut librement mener ses opérations en territoire syrien, à l’image de la politique qu’il mène déjà dans le Kurdistan irakien.
    3/ La Syrie a fourni des excuses officielles par l’intermédiaire des Nations unies donc théoriquement l’incident est clos.
    Cependant, je suppose, comme indiqué ci-dessus, Erdogan veut profiter de cet incident pour avoir la main pour mener son combat contre le PKK. Mais au vue du « succès » de cette politique depuis 10 ans, il y a peu à parier pour affirmer que la Turquie est vraiment dans un bourbier. De plus, ses alliés de l’OTAN ont affiché une solidarité convenue mais n’entend pas aider la Turquie. Du côté arabe, le Qatar est tout seul avec la Tunisie à soutenir l’idée d’une intervention arabe contre Damas.

    Renforcement de l’embargo contre l’Iran: l’UE vise le gaz. Alors que la crise monétaire qui frappe actuellement l’Iran se répercute en Afghanistan, Bruxelles veut imposer de nouvelles sanctions contre Téhéran. L’interrogation demeure sur les conséquences d’une telle mesure sur un pays qui subit des pressions économiques et financières très dures. Le gouvernement Ahmadinejad aura bien du mal à tenir jusqu’au printemps 2013. Si la colère populaire s’accentue et menace trop la stabilité du pays, je n’ai aucun doute qu’à force de pousser le régime iranien « into the corner », il risque de répliquer.

    1. La Syrie a fourni des excuses officielles par l’intermédiaire des Nations unies donc théoriquement l’incident est clos.

      Ah bon, s’il suffit de s’excuser quand on tue quelqu’un, c’est bon à savoir

      1. merlin,

        qui vous dit que c’est pas des kurdes ou même des turcs infiltrés ?
        on ne sait rien, plutôt si, on sait que l’escalade continuera au moins jusqu’à la présidentielle z’unienne.

    2. Homme de Loi :

      Ahmadinejad aura bien du mal à tenir jusqu’au printemps 2013. Si la colère populaire s’accentue et menace trop la stabilité du pays, je n’ai aucun doute qu’à force de pousser le régime iranien « into the corner », il risque de répliquer.

      Il me semble bien que c’est Ahmaninejab qui est définitivement cornérisé par le pouvoir iranien depuis un bon moment débat. J’ai bien l’impression qu’il est laissé là juste pour prendre les coups pendant encore six mois avant retour probable d’un ton plus mesuré.

    3. « la Turquie est vraiment dans un bourbier. » T’as raison Oil man, de toute façon ça freine des deux pieds côté Otan. Pas question d’y aller. Erdogan est coutumier de la grosse menace pour finir par faire le canard (flotille pour Gaza). Sûr qu’il est un poil « gêné » l’homme fort, les Kurdes, les bases de l’ASL… Erdogan tomberait avant Assad?… Ouarf…
      @Vigneron, tu crois qu’un éventuel ton plus mesuré de l’après-Ahmaninejab changera l’idée fixe d’Israël et des US?… Tu rêves rarement pourtant. Mais bon, le Merlot, la Merco, ça peut filer des vapes…

      1. Pour confirmer les dires de Renou : http://www.haaretz.com/news/diplomacy-defense/report-u-s-rejected-iranian-plan-to-end-standoff-over-nuclear-program-1.468352

        Washington rejette un deal proposé par Téhéran : l’arrêt d’une centrale qui enrichit l’uranium contre un allègement des sanctions. Alors coup de bluff des Iraniens ou obstination des USA ? Difficile à dire. Cependant, je rappelle qu’en 2004, les Iraniens en la personne de Khatami sont venus proposer l’arrêt du programme nucléaire contre la levée de toutes les sanctions économiques. Réponse de l’administration Bush: « No! »
        Vu la physionomie actuelle du Congrès US, aucune levée de sanctions n’est à prévoir avant 2082… Plaisanterie mis à part, Washington reste bloqué sur l’un des premiers effets de la naissance de la république islamique: la prise d’otages dans son ambassade à Téhéran.
        Ahmadinejad sera remplacé par Ali Larijani, proche du Guide suprême. Personnage plutôt discret, mais il est beaucoup plus ferme.

    4. Surtout que l’origine du truc, c’est de l’obus égarés en territoire turc, suite à l’attaque par l’armée syrienne d’un poste frontière détenu par les insurgés.
      Pourquoi ai je le sentiment que la présence des insurgés au poste frontière n’est le fait du hasard?
      Casus belli quand tu nous tiens!
      Faut bien trouver un moyen de libyanniser la Syrie.

  44. Cela fait vraiment du bien d’avoir des gens qui rendent justice ainsi à des approches véritables par rapport à ceux qui ne répandent que de l’intox basée sur la manipulation des concepts. Merci!
    En fait, normalement tout l’art d’un gestionnaire c’est de fabriquer des systèmes contracycliques qui font baisser la température quand cela bout et font de la relance quand cela se grippe. Alors va-t-on dire , comment? quelle hérésie? Pourquoi en période faste se passer d’en faire plus : –> pour pérenniser le système. Les systèmes cycliques on tendance à faire des feux de paille ou des écroulements , tandis que les systèmes contra-cycliques font dans le solide et le durable….En effet ces systèmes font dans la médiation (régulation) et comme ils fonctionnent à rebours des tendances , ils ont toujours quelque chose à moyenner, là où les autres incitent à lâcher totalement les freins dans les pentes et même font mouliner le moteur pour aller encore plus vite jusqu’à épuiser le carburant dont on aurait besoin par la suite pour remonter. Résultats les systèmes cycliques incitent à freiner dans les cotes pour économiser un carburant qu’ils n’ont plus!!!
    Mais nous avons mis à la tête des entreprises quelques nantis habitués au « take it easy ». Résultats , ils ne savent pas se battre contre le contexte en essayant de changer la donne, ils ne savent qu’aller dans le sens du courant (celui des cycles) et jouer les pleureuses sur BFM pour qu’on leur donne les moyens d’acheter de la croissance, non plus de la créer! D’ailleurs c’est une politique particulière, parfaitement instituée par une connivence entre actionnaires, qui fait que les concurrents se rachètent entre eux pour procéder à des licenciements boursiers, créer des monopoles qui permettent une baisse de la qualité et ainsi concevoir un partage du gâteau encore plus inéquitable. Mais c’est vivre sur la bête et cela finira par s’auto cannibaliser !

    1. Pas bon pour la Grèce ça Lisztfkgwxzrr, on a fait le même coup à Haïti, à l’Afgha… t’as qu’à voir comme ils guinchent sous les derricks ou sur les stocks de minerais les gus…

      1. Et tu crois que le Haro sur le baudet grec de ces derniers temps, la Troïkatisation, et le Vol des vautours sur les 3% du PIB européen, c’est du hasard?
        Faut suivre mon pote…:-)

    2. -Plus proche, un gisement découvert il y a longtemps,près de Salies de Béarn, va sans doute être exploité bientôt, bien que beaucoup plus petit que son proche cousin de Lacq…
      -Espérons que le Béarn ne devienne pas le Kandahâr…
      -Quand à l’eau dans le gaz, pas de souci, y’a aussi du vin par là, à Bellocq par exemple…!

  45. Le travail ne coûte pas il rapporte, la preuve en est que quand il ne rapporte plus assez c’est le licenciement.
    Sans fair ela grève si les salariés diminuait juste un peu la cadence, les patrons changeraient vite d’avis sur le « coût du travail »

  46. Dans le capital c’est no future pour la force de travail…
    Pour la force de travail, c’est no future avec le capital, no future sans lui.
    Mais ce n’est pas le même no future

  47. Concernant le « choc » de l’offre.
    Il s’agit en fait d’un système déguisé de cavalerie.
    En diminuant les charges et en les basculant sur le revenu, ont se retrouve face à deux problèmes:
    -1-la perte des rentrées dans les caisses de l’état des charges que l’on aura supprimé. Hé oui, en supprimant les charges c’est de l’argent en moins dans les caisses… et l’effet est immédiat ou disons à 3 mois pour les entreprises payant leur charge trimestriellement.
    -2-La perception de l’impot se fait toujours sur N-1, de ce fait ce n’est q’un an et demi après que l’on pourra percevoir la compensation de l’allègement des charges. Pendant ce temps le déficit aura gonflé. C’est d’ailleurs bien souvent les fausses anticipations de recettes pondues par nos politiciens ingares en la matière qui font que l’on a jamais l’effet escompté, la rentrée d’argent attendue.
    Oui la consommation pourrait repartir , c’est possible, les Français aiment dépenser, et après une période de crise et de « disette », une augmentation des revenus produiraient bien entendu un effet de consommation… jusqu’à l’arrivée de l’impot correspondant à ce revenu, et là patatra, on resserre la ceinture pour payer l’impot….
    On aura toutefois peut être et je dis bien peut être eu 2 autres effets:
    1- les sociétés , et je parle de PME et TPE, vont peut être commencer à voir leur bénéfice remonter, et là, c’est le patron qui prendra cet argent qu’il n’a pas depuis plusieurs années, pour le dépenser non pas forcément au profit de l’entreprise, mais à son profit. Il faudrait que cela perdure à minima 2 à 3 ans, avec un redressement économique en parralèle pour que les patrons de TPE et PME décident d’investir et prendre des risques.
    Mais prendre des risques avec 62% de prélèvement sur les plus values de cession d’actions?
    En tant que patron de PME, je dis non. Je ne prendrai aucun risque tant qu’un gouvernement d’incompétent dirigera notre beau pays.

    1. Vous savez très bien que cette histoire de plus-values de cession est cousue de fils blancs(suffit de regarder la chronologie de cette « tempête dans un verre d’eau » et de lire.. les Echos) : c’est la société française qui est un pigeonnier géant.

  48. Tout salarié employé doit rapporter (argent, richesse, bien être) à partir du moment où on l’assimile à un cout tout est faux.
    l’oligarchie néo-libérale continue son combat et suis son objectif, désormais pour maximiser les profits, il lui détricoter le code du travail.
    Ils ont à l’oeuvre aidé par les idiots de circonstances qui se sont assis sur toutes leurs convictions pour avoir une fonction et un titre

  49. Le patron français est quelqu’un pour qui le mondialisme c’est d’être payé comme un patron américain avec des ouvriers payés comme des ouvriers chinois. Mais ceci n’est guère étonnant puisque en mai 18 000 668 citoyens ce sont déplacés et ont voté pour le changement :

    http://www.bakchich.info/france/2012/10/04/vivement-le-changement-61762

    Il faudra encore combien de farces électorales pour qu’ils comprennent que tous les élus ne feront jamais que le jeu du capitalisme.

    1. Il faudra encore combien de farces électorales pour qu’ils comprennent que tous les élus ne feront jamais que le jeu du capitalisme.

      Pour répondre à votre interrogation, je crains fort que 2 quinquennats soient nécessaires et que l’imbécilité crasse des médias soit enfin reconnue par tous….
      En attendant comme le dit Paul les sociopathes ( j’adore ) ont encore de la marge pour imposer leur barbarie.
      Bref ! C’est pas gagné !

      Merci pour le lien pour bakchich.

  50. Leclerc parle de ‘compétivité’. Il se peut que je n’ai pas capté le sarcasme.

    Il nous dit qu’il y d’autres paratmètres, mis apart du cout du travail, qui comptent, tels que l’innovation, la qualité (c’est quoi?), le savoir-faire (c’est quoi?…)

    Bref, faire du profit ou vendre plus cher / mieux, cad. plus amplement / plus rapidement que d’autres est un atout, un but a poursuivre. Coute que coute.

    Certes, ce préssuposé accepté, il est vrai que le cout du travail n’est qu’une ligne budgetaire parmi une dizaine d’autres, et que souvent elle n’est pas la plus importante, car les couts sont prévisibles, la main d’oeuvre est malléable, soumise, demandeuse, les candidats se bousculent aux portes. Et les baisses sur ce poste sont possibles et calculables.

    D’autres lignes budgétaires, suivant les cas particuliers, occupent le premier plan et le préoccupations. P. ex. la pub, le cout de l’energie, les matières premieres, des transports, les impots, les payements de licenses et de droits, les négotiations avec divers autres pour des prix bas, pour une sous – traitance bon marché, pour une admin qui suce l’état au max, pour échapper à divers règlements ecolo, etc.

    Et vlan… la compétitivité erigée en valeur supreme! (Chifllet, et Cohen..!)

    (grammaire et accents defaillants, je ne suis pas competitive, F deuxieme langue..)

  51. En réalité, il est également question de permettre aux employeurs de réduire le temps de travail – et la rémunération – moyennant une contrepartie qui, comme déjà vu, peut se résumer à… la conservation de son emploi.

    Bien, alors il faudra un nouveau contrat avec la société: flexibiliser les prix à la baisse pour tout: loyer, électricité, carburants, taxes diverses, prix à la consommation courante etc, en présentant un simple justificatif pour la période concernée!

    Comme la crise peut durer 20 ans( Natixis), le temps de travail risque d’être réduit pour longtemps et les rémunérations aussi! Faut prendre des précautions!

    Courage!

  52. CHOC d’offre…
    CHOC de croissance
    CHOC de compétitivité
    ELECTROCHOC dont la France a besoin (dans l’éditorial du Monde de ce week-end)

    Suggérons peut-être…
    CHOC de confiance, avec M. Valls
    CHOC de reconversion, avec A. Montebourg

    Du passage à tabac comme stratégie de sortie de crise , par le Commissaire Divisionnaire F.Hollande.
    Avec une préface inédite et des illustrations d’A. Minc.

    1. la stratégie du choc

      N. Klein écrit : « Le mot qui convient le mieux pour désigner un système qui gomme les frontières entre le Gouvernement avec un G majuscule et l’Entreprise avec un E majuscule n’est ni “libéral”, ni “conservateur”, ni “capitaliste”. Ce serait plutôt “corporatiste”. »

      1. « Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché » – Attribué à Benito Mussolini, ex-coach de l’équipe d’Italie.

  53. Un « choc d’offre »… N’importe quoi ! Trop écœuré pour en dire plus, des machins comme ça ne méritent même pas d’être commentés. Pour me consoler, j’espère que cette décennie sera un jour connue pour être la plus conne de toute l’histoire de l’humanité. Ça changera un peu des records climatiques.

  54. L’Espagne n’a aucunement besoin d’un plan de sauvetage.

    LONDRES – L’Espagne n’a aucunement besoin d’un plan de sauvetage, a assuré jeudi à Londres le ministre espagnol de l’Economie et des Finances Luis de Guindos, alors que les marchés sont impatients de voir la quatrième économie de la zone euro réclamer un plan d’aide.

    L’Espagne a une économie compétitive et viable, a-t-il ajouté lors d’un discours devant la London School of Economics (LSE).

    http://www.romandie.com/news/n/_L_Espagne_n_a_aucunement_besoin_d_un_plan_de_sauvetage_37041020121953.asp

  55. Quel est le pays prospère, qui respect déjà la règle d’or, dispose d’un export de produits manufacturés excédentaire et d’un pouvoir d’achat des plus élevée d’Europe ?

    Un pays qui pratique la flexibilité de l’emploi ou les chômeurs bénéficient d’une indemnisation pendant 4 ans pour un montant de 9/10ème du salaire et sans dégressivité dans le temps.

  56. http://www.rtbf.be/info/economie/detail_le-chomage-stable-a-20-6-a-bruxelles-mais-en-hausse-sur-base-annuelle?id=7815134

    jeudi 2 août 2012 à 15h14

    « Le chômage atteignait 20,6% de la population active à Bruxelles en juillet. La région comptait 108 767 demandeurs d’emploi. Par rapport à juillet 2011, le chômage a augmenté de 1317 unités (+1,2%), a annoncé jeudi Actiris. »

    Il y a 20% de chômage à Bruxelles ???

    Et 14% en Wallonie ?

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_hausse-du-chomage-en-wallonie-en-juillet?id=7815795

    « Le chômage a augmenté tant sur base mensuelle qu’annuelle en Région wallonne en juillet. La Wallonie comptait 204 232 chômeurs et 23 912 jeunes en stage d’insertion soit un total de 228 144 personnes. Le taux de chômage s’établit à 14,6% de la population active, a annoncé vendredi le Forem. »

    1. Il faut compter sur un taux de travail au noir à l’Italienne.En Belgique les jeunes sur base de leurs études touchent des allocations d’insertion(incluses dans ces chiffres)jusqu’au moment ou ils trouvent leur premier job,peu importe leur âge(donc aussi moins de 25 ans).Le RMI Belge est payé dés 18 ans si nécessaire y compris à de nombreux étudiants.
      Les taux de chômage Belges sont donc bien réels et non manipulés comme dans bien d’autres pays Européens.C’est la pire hypothèse qui est donnée,chez les autres on vous magouille les stats(défaut d’actualisation etc). La France,l’Allemagne,les Pays-Bas et bien entendu le Royaume Uni sont ‘les’ grand spécialistes du trucage des chiffres du chômage.

    2. Ben, 20 % de chômage, c’est depuis longtemps le cas.

      Il y a même près de 1/4 des bruxellois qui vivent sous le seuil de pauvreté…

      Mais Bruxelles est tout de même la 3ème région la plus riche d’Europe.
      Sans oublier les 350000 navetteurs qui y travaillent (de Flandre et Wallonie) ainsi que quelques 100000 expatriés (lobbyistes, eurocrates, employés de l’Otan, etc). Seul hic, ils ne paient pas de taxes à la Région bruxelloise.

  57. N’oublions pas que les économies de la vieille Europe et de la France en particulier sont en concurrence avec le reste de monde, et que plus rien ne justifie, à moyen terme, que notre pouvoir d’achat soit encore plus du triple de la moyenne mondiale.

    Nous avons délocalisé une partie de nos emplois, nous avons peu de matières premières, très peu d’énergies fossiles, et l’enseignement de nos pioupious pleins d’avenir est simplement dans la moyenne. Il va falloir l’assumer un jour.

    Quelles que soient les mesures prises, notre pouvoir d’achat va se réduire, et nous devrons accepter du qualitatif en échange d’un quantitatif que plus grand-chose ne justifie.

      1. Bonne idée ! Les ressources terrestres étant pratiquement illimitées, quand un milliard de petits Chinois consommeront autant d’énergie fossile et de matières premières que nous, il en restera sûrement pour tout le monde…

  58. @ François Leclerc

    Il faudrait faire un développement plus long mais en gros:

    1) Parler de coût du travail comme une généralité n’a aucun sens car son rôle dans la structure des coûts d’une entreprise varie fortement d’une entreprise à l’autre

    2) Pour la grande majorité des entreprises de services le coût de travail n’a pas d’incidence sur leur compétitivité. Ex: un coiffeur dans une ville donnée est en concurrence avec d’autres coiffeurs de la ville (et non pas avec le coiffeur chinois ou allemand). Idem pour un restaurateur, une société de gestion des déchets…Ils ont tous les mêmes « contraintes » de coût du travail

    3) Même pour des entreprises fortement consommatrices de main d’oeuvre, le coût du travail (masse salariale globale) est très rarement supérieur à 50%. Prenons l’exemple d’une entrerpise dont le coût du travail est égal à 50% du total de ses coûts, environ 17/18% de ses coûts correspondra aux charges sociales sur lesquelles porte le débat. Même avec une baisse de 10 points des charges on arrive à une baisse globale des coûts de l’entreprise inférieure à 2%.. ce n’est pas ça qui va rendre les entreprises françaises soudainement compétitives… Encore une fois l’exemple caricatural en est l’automobile avec le succès des fabricants allemands (qui ont un coût du travail supérieur à celui de leurs concurrents français)

    4) Rappelons que les entreprises françaises bénéficient de très nombreuses exonérations de charges pour les salaires inférieurs à 1,5 fois le SMIC…ce qui constitue la majorité des salaires en France (salaire médian en France autour de 1700 euros nets). Bizarre le MEDEF n’en parle pas… Coût en 2011: plus de 20 milliards d’euros

    Conclusion: la mauvaise foi ou la méconnaissance de la réalité domine dans ce débat. Sauf à vouloir complètement supprimer les charges sociales ou les diminuer très très fortement (mais alors comment finance-t-on la protection sociale ?), ou encore à baisser les salaires (petit problème) il faut envisager d’autres solutions our améliorer la compétitivité des entreprises françaises.

    A titre d’exemple: PSA
    p250 et 251 du rapport annuel 2011 de PSA on trouve un chiffre intéressant: pour un CA 2011 de la branche automobile de 41,3 milliards d’euros (et un niveau de charges équivalents), les frais de personnel se montent à environ 6 milliards. Page 200 du même rapport on apprend que 52%des effectifs du groupe travaillent hors de France. On peut supposer que ces salariés travaillant à l’étranger sont moins bien payés qu’en France et faisons l’hyptohèse que 75% des coûts salariaux sont en France soit 4,5 milliards (75% de 6 milliards).

    Au total on a donc 4,5 milliards de coût salarial en France pour plus de 40 milliards de charges, soit à peine 10%.. S’il fallait encore prouver que le problème de PSA n’est pas un problème de coût du travail…

    Pour vérifier

    http://interactivedocument.labrador-company.com/Labrador/FR/PSA/Documentdereference2011/

    1. Un des problèmes cachés par la presse ‘mainstream’ de PSA c’est …l’Iran, qui était son meilleur client à l’export et suite à l’embargo de l’UE..se sont les salariés Français les victimes.
      Qui ose en parler?Un syndicaliste (cgt je crois?) a osé en parler chez Calvi sur FRANCE 5,il y a quelques semaines cela a été étouffé.

    2. Assayag, ok avec votre remarque liminaire quant à la non-pertinence évidente de l’argument de competitivité-coût pour la très grande majorité de l’activité économique française qui relève de l’économie résidentielle non affectée directement par la concurrence ainsi qu’avec votre constat sur les exonérations déjà totales pour à peu près toutes les charges patronales obligatoires sur des salaires aux alentours du Smic (je peux en témoigner, y compris sur les salaires saisonniers). J’avais déjà avancé tout ça dans mon premier post.
      Pas d’accord par contre avec le caractère marginal des coûts salariaux que vous prétendez souligner. Particulièrement pour ces entreprises de l’éco résidentielle, de services essentiellement et donc le plus souvent à forte intensité de MO et faiblement voire très faiblement productives.
      Mais y compris pour les secteurs très productifs, industriels donc (ne parlons pas de viticulture ou des autres secteurs agricoles à forte intensité de MO…), votre démonstration ne tient pas. On est d’accord sur la bagnole, les fabricants allemands sont devant les français pour des avantages compétitifs (sur leur production résidente) qui n’ont rien à voir avec la compétitivité-prix (la productivité industrielle est toujours supérieure de ce coté du Rhin et compense s’il existe, le petit avantage en coût horaire industriel). Mais, pour reprendre votre calcul sur Peugeot SA, désolé mais si l’on imagine une réduction de seulement 5% de sa masse salariale résidente estimée par vous à 4,5 Mds, on est à 225 millions annuels dégagés. 225 millions distribués en dividendes constitueraient juste les dernièrs rondins et cordages livrés aux actionnaires avant liquidation de PSA, ok. Mais dites moi aussi combien de nouvelles usines potentielles ces 225 millions annuels peuvent représenter en capacité à rembourser des emprunts nouveaux ? Pas mal d’usines je pense – le total des investissements de Renault pour Dacia en Roumanie par ex, c’est autour d’un milliard…
      Ouais, pas mal d’usines… mais où, Assayag ? En France où les ventes sont en chute libre ? On est ok, ces 225 milliards peuvent aussi bien servir à payer les primes de licenciements et le silence relatif des syndicats.
      Ps : en 2011 le résultat net de la branche auto de PSA c’était 500 millions de perte, celui du groupe un bénef de 500 millions, la marge opérationnelle nette du groupe c’était 2%…

      1. Les 225 millions que vous évoquez ne sont pas à comparer au 4,5MM mais aux 40MM€ de charges globales..Je pense donc qu’il y’a des gisements de gains autrement plus importants que les coûts salariaux.
        Bien sûr on peut aussi baisser les salaires de 5, 10 ou 15% pas de problème…En l’occurrence cela permettrait à PSA de baisser ses prix de 1 à 3% (si cela est répercuté) ce qui ne leur fera pas vendre une voiture de plus, plus probablement cela servira à améliorer leur marge. La question n’est donc pas celle de la compétitivité / concurrents.
        On peut donc envisager un monde où tous les salaires baissent..ce qui ne me paraît pas forcément être un signe de progrès.

        PS fondamentalement pour qu’une entreprise soit prospère il faut qu’elle commercialise des produits ou des services dont les consommateurs aient envie. Toutes les autres ficelles pour garder la tête hors de l’eau sont des rustines.

    3. […] pour un CA 2011 de la branche automobile de 41,3 milliards d’euros (et un niveau de charges équivalents), les frais de personnel se montent à environ 6 milliards.

      Est-ce que vous n’allez pas un peu vite en ne tenant pas compte de la part des salaires dans ce que PSA achète à l’extérieur. Deux petits exemples:
      – si le coût du travail à EDF baisse et si c’est répercuté sur le prix du KWh – d’accord, ça fait beaucoup de si – le niveau de charges de PSA va baisser.
      – si le coût des frais de publicité baissent parce que la part des salaires y est prépondérante, idem.

      L’hypothèse selon laquelle la production industrielle est devenue tellement compliquée que personne n’y comprend plus rien doit aussi être envisagée !

      1. Ouaip GL, pas sûr que les salaires des Faurecia (bénéficiaire en 2011 contrairement à la branche titine à tonton), filiale de PSA soient dans les 4,5 milliards…
        Baisser les charges appro de Peugeot Bagnole en serrant un peu plus le kiki des Faurecia ? Faire des paris spéculatifs osés sur les marchés des matières premières ou des changes ? Diminuer le gros budget pub médias (qui vireraient prioritairement des journaleux) ? Délaisser le R&D ? Abaisser les frais financiers ? Aller plus loin que les 600 milliards d’abaissement des charges en 2011 ? Diminuer le poids des stocks (chômage technique comme l’an dernier…) ? Fermer plus d’usines ? Vendre plus de filiales ? Qui va les payer, Assayag les sabrages de coûts tous azimuts de PSA ?

    4. c assayag,

      Conclusion: la mauvaise foi ou la méconnaissance de la réalité domine dans ce débat.

      c’est pas la mauvaise foi du tout du tout qui domine, c’est le fric ^^
      sinon de mauvaise foi il y a lâcheté aussi, de ceux qui en démonstration sans cesse les confondent, sans jamais se révolter.

      cdt

    5. @C Assayag
      Bien que je pense que poser le problème en termes de compétitivité ne soit plus le problème, pourriez-vous développer votre raisonnement en supposant que tous les composants fournis par les fournisseurs de PSA soient fournis part des fournisseurs français…

      Néanmoins, je suis d’accord avec votre conclusion mais seulement avec votre conclusion

  59. on ne peut pas avoir le beurre, largent du beurre etc etc
    on va encore tapper sur le privé pour sauver les fonctionnaires qui ont un besoin d’argent pour travail rendu, faut bien trouver des solutions pour que cela continue de fonctionner, il y a moins de travail et autant de demande de fonctionnement de laparachi securité social, chomage, retraite.
    Onestfoutu

    1. Vivement 2014
      Ne vous êtes vous jamais demandé quelle est la part des charges financières dans les taxes?
      Ces charges financières sont en fait des rentes aux 10% les plus riches.
      Lisez ce fil:
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=27925#comment-220324
      Une conclusion de Julien:

      Voyez, réhaussez les salaires, supprimer la spéculation et dénoncez les intérêts composés sur la consommation destructrice et tout le monde pourra faire l’acquisition de biens durables, qui polluent moins, n’affectent pas la santé et permettent de préserver le capital.

      Alors, la question:

      quelle est la part des charges financières dans les taxes?

      Quelqu’un peut-il répondre?

  60.  » Tout à coup, l’Espagne et la Grèce connaissent des mouvements de grève et des manifestations monstres. Dans ces deux pays, les gens disent en substance qu’ils ont atteint leur limite : avec un taux de chômage digne de la Grande Dépression et la classe moyenne d’autrefois obligée de fouiller les poubelles à la recherche de restes de nourriture, l’austérité est déjà allée trop loin. Et cela signifie qu’il pourrait bien, finalement, ne pas y avoir d’accord,.

    Beaucoup de commentateurs suggèrent que les espagnols et les grecs remettent simplement l’inévitable à demain, qu’ils se révoltent contre des sacrifices qui doivent vraiment être consentis. Mais la vérité c’est que les manifestants ont raison. Davantage d’austérité n’apporterait rien d’utile ; ceux qui se montrent irrationnels, ce sont les hommes politiques et les responsables soi-disant sérieux qui exigent toujours davantage de souffrances.  »

    ARTICLE : La folie de l’austérité en Europe par Paul Krugman

  61. petit 1:

    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/641511-audrey-pulvar-et-ses-lunettes-a-12-000-euros-naissance-d-un-symbole-devastateur.html

    petit 2:

    Je viens de recevoir ma facture d’électricité.
    300€ de rattrapage alors que je donne déjà 100€ tous les mois.
    Faute, certainement à un appartement de merde que je loue, n’ayant pas les moyens d’acheter,
    mal isolé, dans le quel on s’est pelé tout l’hiver ma copine et moi, pour la bagatelle de presque 800€ mensuels.
    Je gagne le smic.
    Sans compter les taxes d’habitations, la redevance tv, et tous ces impôts direct ou indirect que l’on paie.
    Je suis pris à la gorge.
    Pour couronner le tout, ma bagnole en vrac, je devrais sortir 1500€ au bas mot de réparations sans compter le CT qui n’est pas sûr de passer et bien sûr le carburant qui ne fait qu’augmenter.
    Je n’y arrive plus. On y arrive plus ma compagne et moi. Pourtant on est jeunes, moi technicien, elle doctorante en poste pour le rectorat et payée une misère.
    Il y a 1 an encore, avant la liquidation judiciaire de la boite avec qui je travaillais, je gagnais bien ma vie.
    EN 1 AN c’est devenu l’enfer. Elle ayant perdu 35% de son salaire et moi presque la moité.
    Pour ma part, je suis passé, ce soir du stade d’indigné au stade de ceux qui n’ont plus rien à perdre.
    Cette société de voleurs fait grandir en moi une colère sombre, qui, au delà de ma méchanceté profonde, va déborder jusqu’à ce que raison m’abandonne.
    Ne comptez pas sur moi pour m’immoler sur l’autel de police ou de n’importe quelle institution religieuse d’état.
    Cet exercice est réservé aux personnes fortes, moi je suis faible et d’autant plus dangereux.
    Hier, il était encore l’heure de me demander ce que nous devions faire, aujourd’hui il est l’heure d’appliquer ce que je n’ai pas trouvé hier.
    Je souhaites bonne chance à toutes les personnes qui se retrouve aujourd’hui acculées, en leur donnant RDV pendant les prochaines manifestations, qui seront, je peux vous l’assurer, d’une violence inégalée, égale à la misère accumulée.

    1. Priez surtout pour que la majorité qui a encore 100 % de boulot et de salaires pensent qu’un jour où l’autre, ils finiront dans la même mélasse que vous… Ça les inciterait probablement plus à vous rejoindre dans la rue…
      Mais à ce jour, tous ces gens font comme vous faisiez avant votre déchéance… Regarder le désastre annoncé d’un œil distrait en vous disant que finalement, vous n’y pouviez rien, en continuant votre bonhomme de chemin…
      Quand les masses comprendront que la chute de chaque voisin, qu’on salue parfois poliment et qu’on plaint à peine devant son malheur, est le début de sa propre chute, là, oui, la revendication prendrait une autre tournure.

      1. ou même « mieux » sans le dire mais en le pensant fortement, si vous en êtes là c’est aussi de votre faute,
        et si en plus vous êtes au chomage, vous êtes un fainéants profitant des allocs (même si vous ne les touchez plus depuis longtemps)

        morts aux cons!

      2. @ Tchoo-m ?????????????????????????????????????????????????????
        Allez, un bon grog et au lit …un peu de repos vous fera du bien.
        Relisez à tête reposée les propos de Pedro, vous verrez alors que leur teneur est à l’opposée de l’interprétation que vous en avez faite.

      3. Merci Danse du soleil, j’ai eu un doute, à un moment, d’avoir mal rédigé mon commentaire (le français n’est pas si simple, même pour un espagnol) mais le fait que vous l’ayez compris, vous, me confirme qu’il n’existe pas seulement la barrière du langage entre peuples mais aussi beaucoup une limite de l’intelligence chez bon nombre de sa composante, de quelque pays qu’il vienne… 😉

    2. @noux

      Etes-vous éligible au HLM ? J’y ai vécu longtemps (en Province), c’était beaucoup plus confortable et moins cher que la location ou même l’achat en région parisienne.

      « Pourtant on est jeunes »
      Ce n’est pas paradoxal. Et Hollande, dans son programme, a prévu de baisser l’abattement sur les donations parents-enfants. Si tant est que vos parents puissent donner un coup de pouce, pressez-vous de leur en parler.

      1. noux, hâtez vous de suivre les bons conseils de tonton Pignollo la médaille d’or de la pignollade. A la bonne soupe à maman et vite ! avant que d’autres vous la piquent sous le nez !

      2. @vigneron

        Votre situation doit être bien confortable pour ironiser à votre façon sur le propos d’un jeune homme qui peine à démarrer sa vie d’adulte autonome.

    3. Je rejoins les propos de Pedro et comprends votre colère. Je compatis !
      Parfois il suffit de peu et l’exemple de Pulvar ressemble à ce petit grain de sable qui déclenche une exaspération incommensurable.
      Mais ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, car nous avons des raisons de nous indigner chaque jour.

    4. « Ne comptez pas sur moi pour m’immoler sur l’autel de police ou de n’importe quelle institution religieuse d’état. »

      Je souhaites bonne chance à toutes les personnes qui se retrouve aujourd’hui acculées, en leur donnant RDV pendant les prochaines manifestations, qui seront, je peux vous l’assurer, d’une violence inégalée, égale à la misère accumulée.

      Les mots choisis truffés des fautes d’orthographe façon jeunes et le vécu évoqué devraient évoquer une colère incontrôlable et non déboucher sur une légitimation rationnelle de la violence, sur rendez-vous.
      Décalage. Entrisme et propagande.

  62. Le coût du travail est le noeud du problème de l’actuelle crise économique.
    Certes les mécanismes financiers et la spéculation ont pu tenter de l’enfouir sous le tapîs comme la poussière du ménage dont on n’arrive pas à se débarrasser…Mais aucune politique keynésienne ou néo-keynésienne ne résoudra ledit problème intrinsèque et mortifère audit système.Il faudrait sortir du cadre social établi. Celui-ci s’effondrant sur lui-même, il devrait quand même y avoir de la place pour les utopistes.

  63. la compétitivité toujours la compétitivité
    n’ont que ce mot à la bouche pour faire culpabiliser le travailleur
    d’abord on est dans le cadre d’une récession liée à une surproduction qu’on n’a pas su tempérer à temps
    alors nous parler de compétitivité pour faire flipper le monde du travail… et tout le monde s’enfile dans le couloir des palabres d’évaluation de couts salariaux alors que la compétitivité dont ces hautes instances causent ne me semble pas de la même nature.
    encore un os à jeter pour occuper la meute en émoi.
    la réelle compétitivité se soucie comme de l’an quarante des couts salariaux qui ne sont qu’un paramètre dans une équation qui en contient plusieurs interdépendant
    c’est le solde qui les interesse pas un élément unique pris dans le tas pour calculer leur cout de revient
    mais plus encore que le cout de revient ce qui les intéresse n’est pas la compétitivité à la production mais à la vente.
    trouver le meilleur terrain et surtout le meilleur positionnement pour vendre là est la compétitivité du moment
    donc m’est avis que dans ce cadre d’une extrème mobilité ce qui compte serait plutot à regarder du coté de la façon de se procurer des ressources naturelles essentielles pour le plus bas cout et de payer le transport le moins cher possible .
    des travailleurs yen a partout , des compétents ou moins compétent pas de problème
    des ressources des moyens de distribution des marchés et surtout des positionnements forts ça c’est plus difficile.
    le travailleur c’est la donne la moins importante dans l’équation presque un détail pour les marchés( un détail qui râle qui proteste mais qui se soumet à tout in fine.)
    vous avez vu des grèves style russe début du 20ème quelque part?
    arcelor mital? et au final que dalle! emballés jetés les travailleurs
    on a diminué de plus de la moitié les salaires en grèce et il y a encore des travailleurs à ce prix
    qu’est – ce qui pourrait arrêter la machine à tout casser?
    s’arrêter de travailler? s’arrêter de consommer? le marché est en train de se réorganiser en excluant même la donne du marché de masse pour ne se concentrer que ce qui va de pair avec un marché innovant, des clients innovants eux-mêmes.
    et ces clients ne font pas partie de la partie la plus importante qu’on appelle le peuple.
    on retourne à vitesse grand V au régime féodal.
    les travailleurs faisaient leurs corvées contre un nombre variable de coups de fouets de dime gabelle et réquisitions.

    1. Une question me taraude l’esprit :

      Le capital s’en est sorti en 29 et ensuite par la création d’une masse de consommateur/vache à lait toujours plus grande.
      Qu’est ce qui leur prend soudainement de vouloir la réduire….
      ont ils trouvé de par le monde une autre masse de benêt compulsif pour nous remplacer ?

      Et bien voilà qui répond à ma question taraudée ci dessus.
      Les 1 % n’ont plus besoin de nous et souhaite nous voir disparaître.

      1. « ont ils trouvé de par le monde une autre masse de benêt compulsif pour nous remplacer ? »

        Il est plus rentable de vendre un iphone à 10% des Chinois, qu’à 90% des Français.

      2. Paolo,

        Le capital s’en est sorti en 29 et ensuite par la création d’une masse de consommateur/vache à lait toujours plus grande…

        Ben justement, il a trouvê qu’il s’en était pas « bien sorti » de 29 et ce pendant cinquante ans ensuite… Dès 18 – et avant déjà – ça avait commencé à fuir sévèrement pour les gros patrimoines (cf Piketty Landais) et z’en ont gardé un goût amer et persistant au fond du gousier, qu’ils ont grand, le gousier…
        Et n’oubliez pas qu’ils sont incommensurablement plus nombreux aujourd’hui ces Grandgousiers…

      3. @ Paolo 5 octobre 2012 à 10:43

        Et bien voilà qui répond à ma question taraudée ci dessus.
        Les 1 % n’ont plus besoin de nous et souhaite nous voir disparaître.

        Mais si, nous avons tous besoin les uns des autres pour accéder à l’énergie qui nous fait vivre. C’était vrai hier ce sera encore vrai demain. La chose qui a changé depuis 2 siècles, c’est qu’afin de rendre la vie plus agréable et plus facile pour tout le monde, nous avons enrôlé une foultitude d’esclaves qui se nourrissent par ce que la nature avait accumulé depuis des milliards d’années. Ils travaillent pour bien moins cher que nous (200 fois).
        http://www.manicore.com/documentation/esclaves.html
        http://www.manicore.com/fichiers/transition_energetique_reflexions.pdf

        La nourriture de ces esclaves s’épuise. On l’extrayait des stocks naturels de manière industrielle et très rentable. Il va falloir se replier sur une autre forme à capter sur des flux, plus intermittente et plus coûteuse à cause de son taux de retour énergétique moindre.
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Taux_de_retour_%C3%A9nerg%C3%A9tique

        Inutile de voir un coup des 1%. C’est la physique qui impose ses lois, et il nous faut les accepter.

      4. @jducac

        Vous voulez dire que les pauvres vont retrouver un rôle: esclaves produisant l’énergie dont les riches ont besoin mais que ni le charbon ni le pétrole ne pourront plus fournir ?

      5. @ gl:
        Les archéo sont de plus en plus d’accord là dessus ….pas d’état , de civilisation ni dedémocratie sans esclavage …..L’ humanisme a fleuri sur ce fumier , du fait que l’esclavage moderne etait virtuel .

      6. @ G L 5 octobre 2012 à 13:41
        Ce qu’il faut bien voir, c’est que nous sommes tous, riches ou pauvres, esclaves de notre condition d’êtres vivants. D’une façon ou d’une autre, pour vivre, pour ne pas mourir, et pour contribuer à perpétuer notre espèce, il nous faut nous alimenter en énergie nutritive. Il nous faut aussi nous procurer de l’énergie pour nous maintenir dans les conditions d’environnement exigées par notre organisme (vêtements, habitat, chauffage, informations, sécurité etc…)

        Nous nous procurons chacun nos doses d’énergie en nous rendant entre nous des services tarifés en fonction des rapports de forces complexes, dépendant de l’offre, de la demande, des besoins, des moyens, des désirs, des nécessités de survie, des positions de force et de faiblesse etc…. Dans ce vaste monde fait d’échanges, certains parce qu’ils sont plus habiles et/ou travailleurs que leurs semblables, ou parce qu’ils ont eu la chance de se trouver dans une situation plus favorable, tirent mieux leur épingle du jeu et se trouvent donc moins esclaves de leur condition, en devenant plus riche ou moins pauvres que d’autres.

        Il faut voir aussi que tous les consommateurs d’énergie ne vivent pas avec le même rapport au temps. Certains cherchent à vivre et jouir le plus possible du temps présent, en consommant au maximum de leur revenu, quitte à se trouver dépourvus ensuite et tellement affaiblis qu’ils ne peuvent même pas repartir. Ce n’est pas le cas de ceux qui anticipent et sont guidés par un esprit capitaliste d’accumulation en vue de faire face à une conjoncture défavorable ou à la nécessité d’investir dans de nouveaux moyens de captation d’énergie pour vivre et survivre en fonction de l’évolution du monde. Ce comportement capitaliste est vieux comme le monde mais à été perdu de vue et même dénigré par ceux qui professent l’anticapitalisme et qui, de ce fait poussent leur communauté à une sorte de suicide collectif.

        Je l’ai expliqué dans une robinsonnade et des études archéologiques récentes ont montré que certains Gaulois, plusieurs siècles avant notre ère, stockaient dans des silos, des réserves de grains susceptibles de fournir des ressources pendant 5 ans. Nous sommes tombés bien bas depuis, avec les flux tendus générateurs de crises et de spéculation.
        http://www.franceculture.fr/les-gaulois-faconneurs-de-paysages

      7. @Ducac :
        Vous devriez réécouter l’ émission, qui donne des infos tres importantes sur plusieurs points :
        vers le 4eS (before) , ils ont cessé les cultures de graminés en mélange pour la culture séparée de ces graminés …..c’est tres important parce celà signifie qu le système d’échanges s’intensifie , ainsi probablement qu’une prédation etatique ……..celà coincide avec le développement probable de système esclavagiste ( corps déposés ds les fossés , meme pas en fosses commune) …
        Interressant aussi le fait que ce serait le poids des meules a grain qui auraient infléchie la tendance a se fixer .
        Interressant aussi le fait que les cueillettes des épis etaient discréminentes en fonction de la maturité ….ce qui devait freiner les plantes suiveuses ……favorisées plus tard lors des cueillettes a la serpe , non discriminentes .
        Le gus dit aussi : pas de civilisation sans esclaves !

      8. « 

        Ce qu’il faut bien voir, c’est que nous sommes tous, riches ou pauvres, esclaves de notre condition d’êtres vivants.

        « @jducac
        Esclaves du vivant : Flagellez donc votre chair impure, triste sire, flagellez jusqu’au sang, même jusqu’à la mort ainsi vous n’ennuierez plus dégun avec vos ennuyeux délires. Je pense que vous existez, cela me chagrine: faites-moi plaisir : disparaissez. Et avec vous, tous et toutes celles qui comme vous suintent l’ennui et la souffrance : ennui de ne vouloir rien comprendre, souffrance de n’avoir rien pigé à rien depuis toujours, suffisance et morale comme en étendard. Vous avez résumé la petitesse de l’idéologie contemporaine dont vous êtes gavé, c’est pourquoi je résumerai à mon tour ma pensée en ce qui concerne vos tribulations putrides :

        Vous êtes si bête et si malheureux qu’il est inutile d’ajouter quoi que ce soit d’autre : G.D.

      9. @ DuCac
        Scoop ! Les Gaulois nos ancêtres étaient déjà adepte de la théorie du survivalisme….
        Et pourtant Piero San Giorgio n’était pas encore né ……….

      10. @Jducac

        Pour perpétuer l’espèce, la 1ère chose à faire, c’est procréer. L’énergie est un problème accessoire qui n’a pas empêché, malgré des périodes de disette, la colonisation du monde par 7 milliards d’homo sapiens.

        Quant à votre vision d’un monde où tout serait tarifé, vous oubliez un peu rapidement que l’économie du don – qui elle aussi nous procure « nos doses d’énergie » – représente à elle seule en équivalence monétaire 1500 milliards d’euros pour la France seule.

        Stocker n’est pas capitaliser. C’est prévoir. Comme à votre habitude, vous mélangez tout, incapable de faire dans la nuance.

  64. des mois que baverez et assimilés introduisent tout doucement leur fameux ‘choc de compétitivité’… à condition bien sûr de rester dans le cadre actuel.

  65. je comprends pas trop pourquoi il est plus rentable d’avoir des chomeurs et
    payer les gens au rsa/rmi/ etc plutot que partager le travail ???

    bon le travail en tant que valeur est un truc assez récent …
    et pis l’ére du travail de masse est finie …

    visiblement « ils » ont choisit d’avoir peu de travailleurs et beaucoup de chomeurs , de stopper completement la redistribution de l’argent … c’est dire à quel point « ils » sont « hydroponiques » , hors sols , coupés des réalités …

    c’est quoi leur plan pour l’europe ?

    la rigidité de l’URSS avec la déliquescence fédérale américaine ? pourquoi avoir choisi le pire des usa et de l’urss ?pour etre sur de foirer à 100 % ?

    1. C’est plus facile de contrôler un allocataire social, qui aurait des idées saugrenues de liberté, par la menace de le priver du jour au lendemain du petit subside que lui accorde l’état providence…

      1. Oulala grande découverte ça Pedro Gil ! Que l’argent est aussi le prix d’une liberté perdue… Surtout les premiers sous, certes (en plus versés et contrôlés par l’État ! cri d’épouvante du libertarien sous les frondaisons de Forêt Noire ! ), mais pas que, pas que…
        Ps : c’est aussi par la conditionnalité de scolarisation des allocs que Lula a réussi quelques trucs au Brésil kamême, idem pour les allocs familiales du CNR d’ailleurs – et pourtant ça devait grogner dans certaines chaumières gourmandes en boulot juvénile voire prépubère…

      2. ça c’est loin d’être bête comme analyse..
        parce qu’au point d’ésotérisme où on en est …
        on pourrait effectivement se demander quel profit il y a à tirer d’une masse contrôlée de chômeurs si on part de l’idée que leur but n’est pas le simple ralentissement pour négocier un virage évolutif.
        on devrait s’attacher à décrypter l’inflexion du mouvement pour comprenant le sens que cela recouvre , s’il y en a un,
        je crains le pire concernant ce sens
        si on s’en réfère à ce qui s’est passé dans l’entre deux guerre et qu’on tente de voir où on a voulu nous mener et les processus utilisés pour ce faire
        si nous arrivons à comprendre la stratégie nous aurons une chance de pouvoir échapper à la nasse.
        cf l’émission de mermet d’hier et sa suite aujourd’hui me semble retenir une voie d’accès à une forme de compréhension de la question profonde
        je n’ai pas lu le livre de éric hobsbawn mai son analyse transversale me parait ouvrir un processus même de réflexion à un autre niveau sur le sujet quelque soit le bord de chacun.
        donc écoutons la suite aujourd’hui.
        je suis avec assiduité l’évolution scientifique et il me semble que nous sommes dans une période assez proche en terme d’évolution que dans la période avant et après guerre.

        avant guerre on s’est servi des troubles pour organiser le marché sur l’axe du seul profit en abandonnant le progrès( tri des découvertes scientifiques selon l’axe unique du rapport financier potentiel et exclusion des autres possibilités) en tant que tel
        la suite logique de ce programme s’il se maintient serait d’abandonner le profit pour le plus grand nombre pour l’exclusivité du profit.
        évidemment cela soulève des résistances
        il me semble qu’il y a une question profondément philosophique à raisonner sur ce mouvement afin de pouvoir faire un choix.
        nous ne changerons pas de civilisation( fondée sur la guerre et l’accaparement), sans en avoir déterré l’origine.
        les récentes découvertes archéologiques, site de Caral, La Batista, Gobekli Tépé, nous montre que l’origine de la civilisation n’est pas aussi simple que ce qu’on nous a enseigné jusqu’alors.

      3. C’est assez juste .
        Un « Marcel Paul » apres guerre a institué des tas d’emplois peu payés mais adossés a un max d’avantages ( dispensaires ,colos quasi gratos …etc ) On devrait faire de meme et ça ne couterait pas plus cher ….le seul problème c’est que ces gens vont se prendre pour des ertes humains , se syndiquer et réclamer !

      4. pour mermet j’ai un jour de retard pour l’émission sur Eric hosbawn c’était hier à réécouter
        mais celle d’aujourdh’ui vaut le détour d’une bonne écoute.
        le monde diplomatique
        thème
        l’utilisation du vocable « compétitivité »
        l’origine des politiques concernant les roms
        les élections américaine
        et la pensée de rousseau à toutes les sauces

    2. pseudo cyclique,

      comme le chancelier grossmacht vous posez des questions judicieuses… peut-être auriez-vous tout intérêt à lire ou relire les pages 205 à 220 de l’argent mode d’emploi.

      en bonus, l’origine de la célèbre maxime: travailler (un peu) plus pour gagner (un peu) plus.

  66. Réduction du coût du travail veut dire réduction du salaire. En bon capitalistes, ils ne le font pas sur des éléments visibles; ce qui est versé directement au salarié, mais sur la part des salaires que l’employé ne voit jamais et qui va à la protection sociale.
    Evidemment, ils proposent que ce soit l’état qui prennent en charge ce coût, ce qui équivaut à subventionner le revenu salarial par l’état. On est en plein capitalisme; rien n’est visible, ni compréhensible.
    Mais le résultat est bien là : le salaire versé (directement ou indirectement) à chaque employé va bien baisser sans que personne n’y trouve à redire.

    1. Non Martel en tête, le salaire versé ne va pas baisser du fait de cette mesure puisque le salaire différé (les prestations) ne baissent pas du fait de cette mesure. C’est juste l’assiette des cotisants qui est élargie et une part du salaire net qui y sera sacrifiée par la Csg. Le tout est de savoir comment seront dirigés et contrôlés cette manne de 40 milliards (manne théorique puisque les exonérations de part patronale sont déjà massives sur les bas salaires – abattement Fillon – et que ces charges là au moins seront problématiquement réduites en-dessous de zéro… )

      1. @vigneron,

        La référence au salaire différé permet d’expliquer plus simplement ce qui va se passer, par contre si je sentirais nettement ma perte de salaire, j’aurais du mal à sentir les bienfaits réels que l’état va me dispenser : un peu moins de restriction sur les médicaments, Ok etc…;

        Par contre, à l’exportation, c’est gagnant mais en termes de % gagnés, ce n’est pas dans les ordres de grandeurs de ce qu’on peut faire avec une baisse de l’euro… qui a débuté à 0,80 dollars (je crois). C’est vrai mon explication n’est pas très claire.

        Comme la compétitivité du travail n’est pas le problème qu’il faut traiter, selon moi, ne perdons nous pas du temps.

        Mais c’est quoi le vrai problème ?

  67. J’ai souvent du mal a trouver les nouveaux commentaires, surtout sur des fils longs comme celui ci, serait-il envisageable de passer plutôt au format « forum » pour commenter les billets de ce blog? Il existe des machins phpBB assez faciles a mettre en place. Cela permettrait aussi des échanges de messages prives entre membres de la communauté. Une idée, juste comme ça …

      1. Embauchez !

        Le financement ? Mécénat citoyen + consortiums banques + assurances qui finissent par comprendre que leur salut passe par des réflexions tel qu’elles se mènent ici.

      2. L’Etat distribue 2 milliards d’euros/an à la presse. On voit qu’un site aussi débile que rue89 arrive à vivre confortablement via l’appui du Nouvel Observateur, lui-même appuyé par l’Etat via les subventions. Un partenariat de cette nature pourrait peut-être permettre de donner plus d’envergure à votre blog.

      3. @ Julien Alexandre 5 octobre 2012 à 10:45
        Ne changez-rien. La formule actuelle est efficace. Elle permet un foisonnement d’idées, chacun pouvant choisir « à la carte » et réagir en fonction de ce qu’il a à dire.
        Si vous pouvez la supporter, poursuivez-la.
        Courage !

      4. @ Julien

        La carte de presse est attribuée par le ministère de l’Intérieur. Elle n’est pas liée au fait que l’entreprise soit commerciale ou pas. Il faut en faire la demande. Elle procure certains avantages (entrées gratuites dans les musées, par exemple) à ceux qui l’ont obtenue en échange de leur fichage. Certains journalistes indépendants ne l’ont pas.

        1. Elle est attribuée par la « commission de la carte » qui est un organisme professionnel paritaire crée par la loi. Au passage, puisque la question a été évoquée, je n’en dispose pas car 51% des revenus doivent résulter de l’activité rémunérée de journaliste.

      5. @ François

        Merci pour votre précision (j’ai été mauvaise langue avec le ministère de l’Intérieur) :

        Créée par la loi du 29 Mars 1935, la Commission a pour objet de délivrer une carte d’identité de journaliste professionnel aux postulants qui remplissent les conditions fixées par cette même loi (notamment dans son article L 7111-3).

        En 2008, la Commission a délivré 37.307 cartes professionnelles

    1. « J’ai souvent du mal a trouver les nouveaux commentaires, surtout sur des fils longs comme celui ci »

      Vous pouvez rechercher les commentaires du 5 octobre (sur mon ordinateur ça se fait en tapant Ctrl F puis 5 oct) mais c’est évidemment insuffisant. Idéalement on pourrait avancer d’un commentaire à l’autre en ne s’arrêtant que sur ceux qu’on a pas déjà vu…

      Une recherche du même type fonctionne bien pour voir s’il y a des réponses aux commentaires qu’on a fait: il suffit de rechercher son nom (dans votre cas rage.)

  68. La « compétitivité » (quel vilain mot employé hors de son contexte, car la compétitivité ne devrait être abordé que lors des compétitions sportives : jeux olympique par exemple), serait à redéfinir, car avant de proposer des solutions dues à l’urgence de la situation (qui existe depuis des dizaines d’années), il faudrait se poser la question bien plus adaptée à cette circonstance, à savoir, quels sont sont nos besoins réels. Une fois de plus la charrue est mise avant les boeufs.
    Nous vivons dans une société qui consomme aveuglément à outrance, et on nous propose des solutions non pas pour améliorer la qualité de nos vies, mais qui pallieraient au déficient d’une consommation burlesque qui ne fait qu’isoler de plus en plus l’individu, au lieu que ce dernier soit plus entrain à collaborer et s’épanouir avec ses proches afin de résoudre les problèmes de base qu’il doit affronter au quotidien.
    Alors doit-on se faire une raison, et dire que ce monde sur ce modèle capitaliste, est la seule solution, car les financiers en ont pris le pouvoir, et que seules leurs idées sont à prendre en considération ? Doit-on avoir d’autres preuves que ce modèle économique, n’est pas seulement à l’agonie, mais que s’il n’est pas rapidement éradiqué, notre civilisation pourrait se retrouver en danger en conséquence des considérations immatures de certaines personnes dont leur égo dépasse tout entendement raisonnable ?
    D’autres solutions existent et vont se développer car elles sont plus adaptées aux besoins quotidiens et réels (à voir « Les Moissons du futur » de Marie-Monique Robin; « Chine, la révolution verte« ). Mais une fois de plus ces solutions seront remises en question par ceux-là même qui nous ont conduit au bord de ce précipice, afin, à nouveau, qu’ils puissent arriver à combler leur appétit gargantuesque.
    Commençons à mettre notre égo de côté pour le moment, réfléchissons sur notre avenir, celui que nous désirons voir s’accomplir pour le bonheur des nôtres, et immanquablement, pour le bonheur de tous (car c’est la seule issue possible, si nous revendiquons un monde meilleur), celui qui serait le plus apte à combler nos demandes prioritaires vitales, et par quels moyens y parvenir.
    L’utopie est notre alliée, car elle nous permet d’être plus imaginatif, et donc plus créatif.
    3 ctations de Gandhi à méditer :
    « Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous. »
    « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde. »
    « Vivre tous simplement pour que tous puissent simplement vivre. »

    Et pour finir sur notre modèle économique, je vous renvoie sur le texte de la chanson « Foule Sentimentale » d’Alain Souchon (parfois un peu accablant, mais tellement d’actualité) :
    « Oh la la la vie en rose
    Le rose qu’on nous propose
    D’avoir les quantités d’choses
    Qui donnent envie d’autre chose
    Aïe, on nous fait croire
    Que le bonheur c’est d’avoir
    De l’avoir plein nos armoires
    Dérisions de nous dérisoires car
    Foule sentimentale
    On a soif d’idéal
    Attirée par les étoiles, les voiles
    Que des choses pas commerciales
    Foule sentimentale
    Il faut voir comme on nous parle
    Comme on nous parle
    Il se dégage
    De ces cartons d’emballage
    Des gens lavés, hors d’usage
    Et tristes et sans aucun avantage
    On nous inflige
    Des désirs qui nous affligent
    On nous prend faut pas déconner dès qu’on est né
    Pour des cons alors qu’on est »

    1. « Il n’y aura pas de paix. A tout moment, durant notre vie entière, il y aura de nombreux conflits dans des formes mutantes, tout autour du monde. Le conflit violent fera les gros titres des journaux, mais les luttes culturelles et économiques seront plus constantes et en définitive plus décisives. Le rôle de facto des forces armées américaines sera de maintenir le monde comme un lieu sûr pour notre économie et un espace ouvert à notre dynamisme culturel. Pour parvenir à ces fins, nous ferons un bon paquet de massacres (a fair amount of killing) ».

      Commandant Ralph Peters, » Constant Conflicts « , Parameters, été 1997.

  69. Bonjour,

    Chercher à être compétitif vis-à-vis de pays enrégimentés comme la Chine, le Vietnam et bientôt la Corée du Nord est un jeu de dupes. Bien sûr, cela permet de multiplier les marges pour les Barons qui savent jouer sur les niveau de protection sociale, de syndicalisme, donc finalement de prix du travail et la compétitivité des espaces économiques ou plutôt des Nations (post 1918) prises les uns par rapport aux autres mais en dernière analyse, lorsque le niveau d’énergie disponible pour alimenter les supertankers en fioul chutera (ou le prix du baril montera) le système mondialisé basé sur le transports de marchandises sans limites s’écroulera (cf. liens entre économie et thermodynamique, complexité et énergie etc…).

    La mondialisation est pensée par certains comme un moyen de s’affranchir des problèmes d’organisations représentatives des travailleurs, et bien entendu l’ironie va jusqu’à utiliser l’embrigadement qui a cours dans des pays communistes pour mener à bien ce tour de force issue d’une volonté qui ne date pas d’hier. Et soit dit en passant un prix du baril de pétrole faible est donc indispensable à cette mise en compétition de vous et moi contre les travailleurs de tous les pays.

    ENERGIE ABONDANTE ET CONCENTREE + MACHINES + DELOCALISATION (protection minimum, menace mortelle, population rurale abondante donc en forte compétition) = PROFITS MAX

    et bien sûr, comme l’a rappelé Paul Jorion récemment, tous ces profits n’ont jamais été redistribués pour que nous puissions nous affranchir d’un travail, qui n’est finalement qu’un moyen de mener tout le monde à la baguette par son propre consentement au lieu de s’occuper de passer son existence à vivre, apprendre à apprécier les siens, apprendre du vivant et s’en inspirer pour l’art et la construction de notre identité.
    Tant que les traités internationaux y compris européen seront pensés comme des moyens de maintenir les gens sous le joug de leurs lois nationales alors que les marchandises et les flux financiers sont placés le plus opportunément dans le sens de la maximisation du profit à l’échelle de la planète, on sera les dindons de la farce : Faites payer les pauvres parce qu’ils sont nombreux ! une évidence…

    Quand on vous dit que pour faire la différence par rapport à la Chine, il faut investir dans la recherche et l’innovation, si tant est que la moindre innovation puisse nous préserver de notre propre tendance à en vouloir toujours plus, ce qui est plus que douteux, cela ne pourrait avoir de sens que si on était persuadé que l’entreprise française profitant de cette innovation ne délocalise pas sa production en échange du dit-brevet comme ça se fait couramment.

    L’innovation devrait logiquement servir à pallier un futur manque d’énergie pour s’assurer un approvisionnement alimentaire suffisant, c’est-à-dire préserver déjà l’essentiel et s’engager vers moins de centralisation et de complexité mais il y a contradiction.

    Les politiques ont abdiqué au profit des lobbys comme nous l’avons tous fait depuis longtemps en s’achetant des voitures, des ordis, des i-phone 5 etc.
    Tous ceux sur ce site qui crient à la révolution n’ont ils donc aucun ordinateur ni écran plat, ni téléphone portable changés tous les ans, ils ne vont jamais dans aucun supermarché et comptent chaque joule dépensé pour éviter de faire tourner des centrales nucléaires?

    tant que nous en serons incapables, parler de liberté c’est parler de la liberté de choisir la couleur de ses chaussettes.

    Chaque objet a une valeur éthique et politique. L’utiliser c’est accepter cette politique. Si cette politique signifie faire bosser des enfants à 1 doll/j, faire crever des pauvres types pour du tantale dans des mines en RDC et tout retourner pour trouver cette fameuse énergie concentrée « miraculeuse » qu’est le pétrole, ça servira à rien de pleurer tant qu’on sera obligé de faire 50 bornes par jour pour faire un boulot qui promeut cette même politique, entretiens les mêmes élites.

    Lisez les conclusions révisées du rapport Meadows, lisez Diamond, Tainter et tout un tas de scientifiques bardés de doctorat qui sont sans doute pas tous des illuminés de l’apocalypse, la probabilité que notre espèce ne passe pas le siècle est non négligeable.

    Si on nous disait qu’un astéroïde allait s’écraser sur Terre dans 30 ans (c’est une image), que ferions-nous aujourd’hui? rien, business as usual.

    (Merci aux courageux qui sont allés jusque là)

  70. le problème des forums de discussions est que par leur forme même ils nous maintiennent dans la vision étroite d’une pensée linéaire
    on prend la suite du dernier qui a parlé à moins de faire l’effort de lire l’ensemble de la discussion
    pour tenter de nourrir un débat plutôt que l’allongement d’un fil.
    un débat est circulaire l’énergie y tourne s’y nourrit et prend son essor pour former un vortex et finir par aboutir à la propulsion , l’émergence d’un nouveau niveau de concept.
    le mode structurel des forums aboutit à la dispersion par forme centrifuge amenant l’énergie à se dissiper pour ne rebondir qu’à la façon dont l’actualité nous gouverne , nous imposant le rythme soutenu de la mise à la page du jour. en sautant sur le sujet suivant.
    les actualités nous sont présentées au journal de 20H comme le plat du jour sur lequel nous avons d’autant moins de prise que son renouvellement et son engloutissement forcé se fait à un rythme soutenu dicté par les impératifs d’audimats assaisonné de sauce émotionalo-régressive.
    il faudrait réfléchir à une autre forme afin d’offrir une structure à autre chose que le besoin de bavarder, se défouler etc
    fabriquer un forum qui soit en lui-même un outil à fabriquer de l’évolution.

    pas pour rien que les meilleurs amphithéatres et les lieux de décisions sont en arc de cercle
    et ce n’est pas que pour faciliter la visualisation des participants ni l’acoutisque.

    les assemblées qui favorisent l’élaboration d’un vortex des idées sont circulaires et pas seulement en arc de cercle
    en tout cas pas linéaires

      1. certes ça donne une profondeur de champs mais n’est pas visuel et fonctionne en arborescence qui est un mode linéaire qui ne favorise pas la mise en boucle évolutive

  71. En met « Stewardship of Finance », nog geen nieuws? Hoe is het gebeurt? Wij kunnen niet meer wachten!

    1. Un peu de patience ! La leçon inaugurale s’est très bien déroulée, beaucoup de monde. L’ensemble a été filmé et sera mis en ligne bientôt (probablement la semaine prochaine je pense).

    2. Ik begrijp het niet.
      Extrait guide de conversation néerlandais.
      En plus les leçons sont donnés en anglais…
      Putain de tour de Babel…
      Et en même temps ne rien comprendre ,c’est le rêve.

      1. lol
        ne rien comprendre c’est peut-être un outil pour écouter mieux
        avec une autre oreille.
        et surtout se replacer comme présent dans l’observation

      2. Donné(es).
        C’est drôle,initialement j’avais écrit les cours sont donnés…
        Mais il se trouve que M.Jorion ,enfin, nous donne, la leçon.

  72. A. Samaras: la Grèce « à la limite » de ce qu’elle peut demander à son peuple.

    La Grèce est « à la limite » de ce qu’elle peut demander à son peuple, a affirmé le Premier ministre grec Antonis Samaras, dans un entretien au quotidien allemand Handelsblatt de vendredi.

    « La société dans son ensemble est menacée par les populistes de l’extrême gauche et par quelque chose que l’on n’avait jamais connu dans notre pays jusqu’ici: la montée d’une extrême droite, on pourrait également dire, des fascistes, un parti néo-nazi », souligne le chef du gouvernement grec.

    « Si nous échouons, ce qui nous attend, c’est le chaos », insiste-t-il, estimant que ses concitoyens « savent que ce gouvernement est la dernière chance de la Grèce ».

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_samaras-la-grece-a-la-limite-de-ce-qu-elle-peut-demander-a-son-peuple?id=7850527

    Flexibilité au travail, travailleurs perdants ?

    Entre des employeurs préoccupés par la réduction des coûts et des travailleurs parfois contraints d’accepter des conditions de travail plus difficiles, voire précaires, la flexibilité est-elle en train de devenir le nouveau cauchemar des travailleurs ? Et la situation de crise économique accélère-t-elle le phénomène?

    Comment articuler flexibilité au travail et vie personnelle et familiale ? A quelles évolutions doit-on s’attendre ?

    http://www.rtbf.be/info/societe/detail_flexibilite-au-travail-travailleurs-perdants-chat-a-midi?id=7850488

  73. 340 commentaires!!! mazette, le sujet vous préoccupe….
    Bon, ben, je vous soumets cette forte déclaration d’un type du temps de l’URSS:
    « ils faisaient semblant de nous payer, et nous, on faisait semblant de travailler »…
    ça vous inspire? ça n’a l’air de rien mais c’est pourtant à cause de ça que l’URSS s’est cassée la g….

    1. +1

      Oh oui, elle est bonne celle-la !

      Et pas seulement en URSS, partout ailleurs dans les exSocDem, c etait la meme chose !

      Sa « seigneurie communiste » dite « nomenklatura », a planifie le plein emploi eternel, le chomage n existant pas, celui qui ne travaillait pas, etait un dangereux parasite de la societe, ehm….

      Les gens tout simplement attendaient la fin de l horaire obligatoire pour faire du boulot au noir, (meme 2-3), du troc ou s occuper de leur petit bout de jardin pour avoir des legumes.

      Allez savoir, c est peut etre pour cela que le regime tcheque a pu survivre de 1948-89, un systeme « faire semblant » bidon, et une debrouillardise populaire…

      1. On y vient, on y vient…en fait le truc est parti en déconfiture parce que foutre un contrôleur derrière chaque glandeur, plus un contrôleur du contrôleur, le tout chapeauté par ces prétentieux du KGB, ben à la fin, il y en a un qui fait semblant de bosser, deux qui remplissent les fiches ( trafficotées), trois qui les classent et cinq qui les contrôlent! ( c’est presque du Coluche )…
        autre chose, pas du tout hors sujet: d’honorables bloggueurs citent d’une façon récurrente le gros paveton de Naomi Klein, « la stratégie du choc ou le capitalisme du désastre » eh ben, vous n’y êtes pas du tout du tout, les gars ( et nanas ): ce que nous vivons, ce n’est pas du cela: pas de coup d’Etat avec les pioupious dans les rues, les chars aux carrefours et la jeunesse turbulente dans des stades bien gardés, ni une catastrophe naturelle type XXL, non, non, pour avoir une vision à peu près juste des choses, suivez la recette du homard à la nage: si vous le plongez dans la casserole d’eau bouillante tout vif, il va donner des coups de queue comme un diable et vous inonder la cuisine…alors que si vous le mettez dans l’eau froide avec un soupçon de sel, à feu moyen, le crustacé, entendez la classe moyenne laborieuse et gnia gnia gnia, il se tient peinard…jusqu’à ce qu’il sente qu’il fait un peu chaud, mais là, il est déjà à moitié cuit!
        ajoutez une couche d’anesthésiant médiatique, quelques match de foot, des sujets people, deux trois faits divers bien dégoulinants et à proximité ( principe du ratio mort/kilomètre ) et plusieurs boucs émissaires qui font la cerise sur le gâteau et vous avec la tambouille que l’on nous mitonne!

  74. y a plein de gens qui croient travailler alors qu’ils ne sont qu’occupés

    si nous voulons évoluer en terme de civilisation nous devons résoudre le paradigme de l’ennui
    l’ennui= in odio esse, être l’objet de haine,
    d’où le principe d’occuper les gens ( du pain des jeux et la sublimation de la violence avant que ce ne soit plus sublimé…)
    il existe d’autres façon de canaliser l’ennui que sous sa forme primaire de la chamaillerie dégénérative ou le loisir toxique.
    encore faut-il le penser en terme éducatif et valoriser l’ennui comme un moteur positif
    l’ennui de l’ennui c’est que pour exploiter l’ennui comme source d’énergies positives il est nécessaire de passer par la case autonomie et confiance et responsabilité
    et non automatisation, régulation, coercition.

  75. La notion de bonheur est à tort dans nos sociétés, reliée au travail. C’est à la fois une vision médiatique incitant à prendre n’importe quel emploi, et en plus au niveau social, ce qui est (injustement) obligatoirement dans la discussion, pour juger l’autre par « vous êtes un être en difficulté car vous n’avez pas de travail ».

    C’est déjà faire semblant d’accepter que l’accès au travail est facilement réalisable, ce qui est faux. De plus les contrats à titre gratuit ou faiblement rémunérés ne sont pas des tremplins, mais la masse d’emplois la plus proposés : contrat à durée déterminée, à temps partiel ou stages gratuit.

    Les revenus sont devenus si faible, qu’ils ne permettent plus de faire face aux dépenses pour vivre en société. La hausse des prix généralisée par la spéculation et l’augmentation constante du prix de l’inflation ne sont pas suivis par celui des salaires, avec des contrats de plus en plus précaire.

    Malgré l’immobilier hors de prix (location et achat) et la cherté de la vie, la pression des êtres humains entre eux, des médias, des psychologues, de tous types de relation sociale comme professionnelle, amical et familial, vient à faire croire que le travail résouds tous les problèmes divers et variés, sans prise en compte d’autres facteurs de la société actuelle.

    La durée du temps de travail dans les sociétés capitalistes ne permets pas à une masse démographique aussi énorme d’accéder à l’emploi. Surtout que les revenus sont faibles par rapport aux richesses créées, et l’on ne peut même pas avec ce productivisme à durée de temps de travail élevée (il y a moins de 20 heures par semaine dans les sociétés traditionnelles) se protéger sur une période de temps même minime.

    Ce qui surexploitent par le temps de travil et les ressources disponibles locales ou autres régions du monde, ne sont pas des travailleurs mais des exploiteurs. Ils ne font pas travailler mais exploitent des humains à leurs comptes.

    1. c’est un truc issu de la pensée judéo-chrétienne que de connecter le droit d’exister au fait de travailler au sens du labeur pénible( la sueur du front, la douleur nécessaire, etc)
      dans d’autres civilisations le droit d’exister n’est pas connecté à la contrainte du travail
      si nous nous donnions la capacité de nous affranchir des formatages dans lesquels nous avons grandi alors on envisagerait plus facilement tout un ensemble de remises en question
      ex: si vous avez été éduqué à manger des insectes votre corps n’en conçoit pas de dégout ou de peur panique.
      les tabous ont une puissance sur notre mental qu’ont peu d’autre choses.
      on nous les a imposés sous peine d’être brûlé vif en cas de désobéissance.
      alors deux cents ans de fanatisme ça laisse des traces
      voir ce que fut la religion cathare avant d’être exterminée,la plupart des présentations de la réligion cathare sont faite d’un point de vue qui n’était pas le leur.les cathares étaient végétariens, proposaient un autre modèle de vie sociale, avaient inventé la démocratie participative et populaire, un autre notion du travail etc
      nous aurions pu vivre comme des cathares si la papauté n’avait pas été guerrière et pratiqué l’extermination comme solution politique de domination.
      celle ci pour appliquer sa dominance absolue en est même venue à exterminer ses propres preux chevalier du temple, devenus plus riche qu’elle et risquant de faire alliance ( bancaire) avec les chevaliers de l’ordre Teutonique et des Hospitaliers
      l’europe aurait historiquement pu être tout autre si cela avait évolué différemment.

      1. Attention ! alerte Météo-neige : risque d’avalanches de clichetons, poncifs, lieux-communs, platitudes, banalités, idées-reçues, stéréotypes et pour finir tartes à la crème en rafales sur les versants sud des monts Rahaha, excursions vivement déconseillées.

        c’est un truc issu de la pensée judéo-chrétienne que de connecter le droit d’exister au fait de travailler au sens du labeur pénible ( la sueur du front, la douleur nécessaire, etc) dans d’autres civilisations le droit d’exister n’est pas connecté à la contrainte du travail…

        Consterné par la pénurie de ces désolantes rengaines, Durtal se jetait dans les monographies moins connues des Bienheureuses ; mais là encore, quelle barigoule de lieux communs, quelle colle d’onction, quelle bouillie de style ! » Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, 1915

      2. « Si on retranchait de la conversation la médisance, les lieux communs, et la fatuité, quel silence! »

        (Dicocit.)
        Faut reconnaitre, Vignoble, que le lieu commun n’est pas le domaine dans lequel tu romps le silence !

      3. Gare à la catharacte ! Sur les Albigeois, (re)lire René Nelli et pas la notice Wikipédia. Tout n’était pas parfait chez les parfaits. L’idéologie de la pureté n’est pas toute nette. Les multiples drageons du manichéisme n’ont pas donné que de doux poètes mystiques, ne serait-ce que parce que ce courant religieux devait se battre constamment pour assurer sa survie. Les bogomiles implantés dans les Balkans, très proches doctrinalement des cathares, étaient de féroces guerriers, dont l’allégeance était pour le moins flottante. Le basileus Alexis Ier Comnène en fit l’amère expérience durant ses guerres contre les Normands de Sicile et les Petchenègues. Les persécutions qu’il initia contre eux (rien à voir avec la boucherie de la croisade contre les Albigeois) étaient autant le produit de ses déconvenues militaires que de ses convictions orthodoxes.

    2. @ Cassiopée 5 octobre 2012 à 14:36

      La notion de bonheur est à tort dans nos sociétés, reliée au travail.

      C’est à cause de discours de la sorte, que notre société s’effondre. Quand on instille dans l’esprit d’êtres faibles, notamment chez les adolescents, des raisonnements tels que le vôtre, comment voulez-vous que les gens se donnent la peine de produire au niveau de ce qu’ils consomment ?

      Êtes-vous inconscient ou simplement provocateur ? Mais qui donc a fait votre éducation ?

      Si vous consommez plus que ce que vous produisez en valeur, c’est que d’autres doivent produire la différence en travaillant plus que vous, de telle sorte à vous prêter ce que vous n’avez pas produit. C’est ce que fait la Chine avec l’Occident conduit à hypothéquer sa liberté économique, ce qui mène directement à son déclassement. Ne pensez-vous pas au travailleur chinois qui travaille plus que vous et pour moins cher afin de vous permettre de tenir ce discours irresponsable?

      Non seulement l’anticapitalisme issu des théories de Marx a conduit à affaiblir la coopération entre le capital et le travail, notamment en Europe du Sud, pourtant indispensable pour espérer atteindre un bon niveau de performances économiques, mais en plus, vous vous employez à promouvoir les idées de son gendre partisan du droit à la paresse.

      C’est suicidaire parce que cela pousse au naufrage accéléré de notre communauté.

      1. Mais qui donc a fait votre éducation ?

        et la vôtre qui l’a faite ? L’Inquisition ? Pétain ? La mère fouettard ?
        Mais pour qui vous prenez-vous pour venir donner des leçons à deux balles, des leçons dont la stupidité n’a rien à envier à Bouvard et Pécuchet ?
        Quant au côté provoc, vous êtes l’un des plus mal placés sur ce blog pour venir le reprocher aux autres. Pas une seule de vos théories n’a trouvé acquéreur, mais vous continuez à nous bassiner avec vos délires d’ancien combattant n’ayant jamais lu une seule ligne de Marx mais se permettant des jugements péremptoires d’une imbécillité abyssale. Si ça, ce n’est pas de la provocation, alors je ne sais pas ce que c’est.

      2. @ jducac
        Cassiopée voulait dire
        « La notion de bonheur est à tort dans nos sociétés, reliée au salariat. »
        Vous vous êtes arrêté à la première ligne, je lis l’entièreté du message moi, et Cassiopée a parfaitement raison.
        On peut aussi changer la nature du travail, ce n’est qu’encore qu’à l’état d’utopie, mais comme le disait Jacques Brel dans « Les risques du métier »: les utopies d’aujourd’hui seront les réalités de demain
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=42090#comment-368192
        Alors avec

        Mais qui donc a fait votre éducation ?

        De quoi vous mêlez vous? Je vous ai déjà dit que nous n’écrivons pas sur ce blog pour émettre des jugements de valeur à l’adresse des contributeurs, contentez vous de commenter les interventions.

      3. @ duCac

        « C’est suicidaire parce que cela pousse au naufrage accéléré de notre communauté. »

        Laquelle de communauté ? La vôtre, celle qui n’a cessé pendant des décennies de consommer à outrance les ressource de la planète ?
        Compétitivité, productivisme à tout va pour quoi , quelques biftons que vous brulerez bientôt pour pouvoir vous chauffer dans votre solitude.
        Sachez sue avec de tels raisonnement , c’est l’humanité qui cout à sa perte!

      4. Arrête d’insulter les chinois, larbin du CAC40 jducac. Dans ce pays, la Chine, il y a de nombreux dissidents et c’est pas à toi de parler pour eux.
        Reste donc dans tes pantoufles normandes, soigne ton incurie, et mêle-toi de tes moignons.
        Vive Marx ! vive Lafargue ! vive Hegel ! vive Freud ! vive G.Bruno ! vive les Dissidents chinois et les révoltés de Tian’anmen.

      5. effectivement on parle souvent de travail en confondant le fait d’agir et la notion de salariat qui recouvre bien plus que les taches à effectuer mais tout ce qui concerne l’échange tache contre droit d’exister socialement en terme de statut , de protection , de pouvoir d’action sociale, de droit à consommer à partager , à avoir du temps libre etc.
        le travail éthymologiquement à plus à voir avec l’esclavagisme les travaux forcés

        l’aide aux taches pénibles par les robots c’est pas mal en soi mais ça a tendance à déresponsabiliser et ramollir le cerveau et le corps si le fait d’appuyer sur le bouton se conjugue avec la paresse.
        et hop ! c’est si facile de rentrer dans la confusion des filtres de lecture
        une sorte d’interférence insidieuse qui fausse tout raisonnement en enmêlant notre pensée de dogmes théologiques, de morale, de peurs, de formatage intellectuel rétrécissant, etc
        en fait on se parle beaucoup mais s’écoute t-on comme on voudrait être entendu?

      6. @ Fod 5 octobre 2012 à 21:38 & suivants
        Quand on souhaite réellement le bonheur des gens, on ne s’emploie pas à les décourager ou à les dégouter de travailler. Au contraire, le devoir appelle à rendre leur peine plus supportable en leur faisant comprendre que la condition d’homme impose de travailler, c’est-à-dire à fournir une prestation à la communauté, en échange de celles des autres dont chacun de nous a besoin pour vivre.

        Mais il y a beaucoup plus et beaucoup mieux à faire. En abordant le travail positivement, en aidant à faire voir cette obligation morale comme une conquête de l’homme, comme un dépassement de soi, comme une libération de sa condition animale d’origine. Il est en effet possible de transformer le travail en source de bonheur, en satisfactions multiples, en grande jubilation même, qu’elle soit individuelle ou collective, lorsque l’on se donne au travail avec amour.

        C’est parce que l’ humain de ses débuts s’est mis à travailler, c’est-à-dire à faire plus que ce que nécessitait sa condition animale d’origine, qu’il a pu s’élever et devenir homme en enclenchant un formidable processus d’évolution, autant de son environnement que de lui-même.

        Ces éléments de base étaient encore communiqués il y a une quarantaine d’années dans les enseignements laïcs et religieux. Au sein des familles, même modestes, malgré la modicité de ce qu’elles avaient reçu de la part des gens instruits, une philosophie de vie pleine de sagesse, de bon sens et d’efficacité s’était forgée et était transmise aux enfants afin de les injecter dans la vie avec une bonne impulsion et sur une bonne trajectoire.

        Manifestement, cela n’existe plus aujourd’hui à cause de l’action de sape que certains idéologues ont fait se propager dans les esprits depuis deux siècles, pour le plus grand malheur des peuples, surtout d’Europe du Sud.

        Voila pourquoi je me suis permis d’interpeler en lançant « Mais qui donc a fait votre éducation ?». Comme je n’ai pas été entendu, je me permets de le renouveler sous une autre forme, en paraphrasant le titre de ce billet :

        Haro sur le dégoût du travail, vive le choc des consciences

      7. jducac

        Votre discours sur le travail est construit sur de mauvaises bases.

        Vous ne prenez pas en compte l’augmentation de la productivité qui
        fait que mécaniquement on peut produire autant de choses qu’autrefois, et même plus, avec moins d’heures de travail. Se pose donc déjà la question du partage du travail.
        Or dans le système actuel ce travail est très inégalement réparti, non pas parce que certains ne voudraient pas travailler mais parce tous les métiers qui nécessitaient du travail manuel ont été remplacés par des machines ou robots.

        Deuxième erreur conceptuelle, vous circonscrivez la notion de travail productif à celle qu’elle acquiert dans le seul système capitaliste, dans lequel le travail est essentiellement salarié.
        Vous êtes incapable de raisonner en dehors de ce cadre. Et c’est très compréhensible, si vous le faisiez ,vous seriez conduit à devoir nous expliquer en quoi travailler dans le cadre du système capitaliste est plus stimulant, plus enrichissant, plus, je vous cite, source de bonheur, que dans une société d’économie non capitaliste. Rien ne vous permet d’affirmer que le système capitaliste est intrinsèquement meilleur si ce n’est un raisonnement circulaire qui consiste à justifier un aspect du système capitaliste par un autre de ses aspects.

        Y compris dans un système où prédomine le travail salarié, l’on observe qu’il existe de nombreux aspects qui débordent son cadre, c’est à dire des heures travaillées légales. Le cadre sup qui reste jusqu’à pas d’heure dans son bureau ou ramène du travail à la maison. IL le fait non pas par esprit de sacrifice, mais parce qu’il sait que comparativement à d’autres salariés, il reçoit une rémunération lui permettant de vivre très à l’aise et que le jeu en vaut donc la chandelle. Ceci jusqu’au moment où il cesse d’adhérer à la logique purement financière de l’actionnaire qui informe le contenu de son travail.

        Troisième erreur, implicite dans vos raisonnements, vous assimilez activité humaine et travail productif. Or il est beaucoup d’activités qui ne produisent rien d’immédiatement visible, tangible, et qui pourtant sont nécessaires, vitales même, pour la société, comme ferment invisible de l’activité productive, et aussi comme au delà des fonctions utilitaires.

        L’histoire de l’humanité n’est pas l’histoire du système capitaliste. Celui-ci est une invention tardive, et il y a tout lieu de penser que nous vivons aujourd’hui son agonie.
        Après la disparition de ce système les boulangers continueront de faire du pain, les agriculteurs de cultiver leurs champs, les architectes de construire des maisons, les gens de penser, d’apprendre en jouant, de s’adonner à des multiples activités, lesquelles ensemble font une société.

        jducac, je sais, c’est difficile à admettre, mais je vous le confirme, y a une vie en dehors du système capitaliste !

      8. Mais il y a beaucoup plus et beaucoup mieux à faire. En abordant le travail positivement, en aidant à faire voir cette obligation morale comme une conquête de l’homme, comme un dépassement de soi, comme une libération de sa condition animale d’origine.

        @lejducac en son cynique aveuglement;
        Primo : racontez cela, monsieur le moraliste à la noix, aux travailleurs et travailleuses du textile du Bengladesh, aux mineurs en lutte d’Afrique du Sud, aux exploitées, puis licenciées, à la poubelle et au chômage, sinon aux minima sociaux, où il question de travailler pour la société à un euro l’heure, comme en Allemagne avec Harz 4.
        Deuzio :

        C’est parce que l’ humain de ses débuts s’est mis à travailler, c’est-à-dire à faire plus que ce que nécessitait sa condition animale d’origine, qu’il a pu s’élever et devenir homme en enclenchant un formidable processus d’évolution, autant de son environnement que de lui-même.

        L’être humain est humain dès qu’il est être humain, relisez votre lourdeur : qu’est ce c’est que « l’être humain de ses débuts » ? Lorsque l’on parle de travail il s’agit pour le prolétaire de survie, il ne s’agit pas d’une catégorie trans-historique, vous confondez tout, car cela vous arrange. Il s’agit de travail spécifiquement salarié, c’est-à-dire, tels qu’il EST actuellement le problème et non la solution. Diriez-vous que l’esclavage comme le travail salarié grandit ceux qui en vivent ? Le travail spécifiquement salarié a produit ses limites, comme l’esclavage avait produit les siennes,le travail salarié a produit l’inessencialisation du travail dans le procès de production, c’est à dire, mon pauvre Jd40, que la classe prolétaire est posée comme étrangère dans la société alors que le travail continue à être la base sociale : par exemple, extension du crédit en lieu et place du salaire = subprime (entendu causer ?).
        Ici vous vous dépassez, encore un effort : nous vous abolirons dans la communisation.
        Attention : Abolir les relations sociales est une affaire très matérielle. car bien sûr ce n’est pas …

        à cause de discours de la sorte, que notre société s’effondre.

        mais à cause de la société elle-même !

      9. @ Pierre-Yves D.

        jducac, je sais, c’est difficile à admettre, mais je vous le confirme, y a une vie en dehors du système capitaliste !

        Je plussoie à 100%
        Mais qu’est que vous écrivez bien, c’est limpide et cela m’apporte beaucoup
        Merci

        Or dans le système actuel ce travail est très inégalement réparti, non pas parce que certains ne voudraient pas travailler mais parce tous les métiers qui nécessitaient du travail manuel ont été remplacés par des machines ou robots.

        Exact, les robots peuvent fabriquer des panneaux solaires sa

      10. Mauvaise manipulation, sorry!

        Exact, les robots peuvent fabriquer des panneaux solaires, mais pour les installer il faut des techniciens qualifiés qui feront défaut sous peu.
        Pour autant qu’ils aient la volonté de progresser, je pense que les travailleurs qualifiés de l' »énergétique » n’ont pas beaucoup de soucis à se faire.

        In fine, l’objectif est d’aller vers de l’autoproduction accompagnée, concept cher à Daniel Cérézuelle et Guy Roustang où une communauté permet l’évolution d’une technologie tout en assurant une aide envers les utilisateurs.

        http://www.ouishare.net/fr/2012/09/open-source-energie/
        Je pense que c’est dans cette direction qu’on se dirige bien malgré nous parce qu’on n’aura pas le choix.
        Cette façon de voir change toute la donne concernant notre relation au travail.
        En fait, l’open source informatique, technologique, écologique, énergétique existe et sur ce blog nous sommes au prise avec l’open source sociologique ou financière.
        Notre cerveau collectif est peut-être en train de construire un nouveau concept de société.
        C’est un système qui travaille dans les deux sens, comme un feed back entre le consommateur vers le producteur, mais c’est plus que cela dans le sens où c’est un réseau qui se constitue autour d’une thématique et où chacun apporte sa pierre à l’édifice.
        Je reste persuadé que le travail futur se constituera, s’organisera autour d’un ensemble de réseaux en continuelle mutation, adaptation, suivant les oportunités rencontrées.
        Cela n’a plus rien à voir avec les 3 x8.
        J’ose espérer que mes propositions pourront permettre un choc des consciences comme le suggère jducac

        @ rahane
        Merci de mettre en évidence la confusion entre le fait d’agir et le travail salarié, cela fait quarante ans que cela me turlupine.

  76. Le coup du pigeon c’est une bonne idée, les riches deviennent de plus en plus com. Je cherche encore le message des gueux, pas une sale idée. Des sous pour vivre une vie éthylique en attendant la retraite au flamby.

  77. « Mais alors, le coût du travail est-il particulièrement élevé en France ?
    Selon une étude de l’Insee portant sur la période 1966-2008, il est équivalent à celui de l’Allemagne, ce qui tendrait à montrer que là n’est peut-être pas la question… », nous dit PJ.

    Mieux: selon toutes les études, le coût du travail allemand est supérieur au coût français dans l’industrie exportatrice, celle dont on nous rebat les oreilles.
    Il y est dit qu’il ne s’agit plus là de compétitivité par les coûts, mais par la stratégie produits.
    Le MEDEF ne connaît sans doute pas ces statistiques…
    Car notre piètre performance à l’export serait ainsi la faute de nos fameux « patrons-qui-créent-des-emplois » et plus encore de leurs financiers qui choisissent mal leurs « investissements » !

    Or, lorsque l’Etat français, dans la foulée du programme CNR de la Libération, assumait lui-même: Atome (CEA), Records ferroviaires (BB, CC, TGV), Aerospatial et Défense (l’Aerospatiale), Telecoms (CNET), etc., qui furent les fleurons toujours cités, dont on exploite encore les acquis,… les milieux économiques et financiers le lui ont reproché!
    Aujourd’hui, que sont devenus les successeurs dans ce domaine après privatisations ?
    Celle du nucléaire (Areva et EDF) se termine en démantellement avec Proglio, Alstom ne fut sauvé que par les bonnes graces de Sarkozy à Bouygues, EADS fut bradé à Lagardère qui négocie maintenant son désengagement dans une opération avec BAE, et le CNET a disparu pour laisser place nette à France-Telecom qui s’est ruinée en boursicotant sur la e-society, ainsi qu’à à Alcatel, la société sans usines de Tchuruk qui s’est effondrée, a divisé en France ses effectifs par deux, et a délocalisé en Chine sa « recherche » !
    Bel exemple de « plus-value sociale » et de « culture entrepreneuriale forte »
    Bravo encore à nos patrons-qui-créent-des-richesses, tout au bénéfice de leur intéressement actionnarial… à court terme.

    Concernant nos grands « investisseurs », la saga nationalisations-privatisations-mondialisation du secteur financier est exposée dans « Les jours heureux », le programme du Conseil National de le Résistance de mars 1944, commentée par « Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui »:
    Le 13 Fevrier 1982, après une longue bataille parlementaire, le décret de NATIONALISATION venait d’être publié. Les neuf plus grands groupes industriels passaient sous le contrôle de l’Etat, mais aussi la quasi-totalité du secteur financier. Trente six banques étaient sur la liste, dont les plus prestigieuses. Même à la libération, le gouvernement n’avait pas osé aller aussi loin.
    A peine Chirac est-il premier ministre de la cohabitation que la droite engage tout de suite le programme des privatisations financières: en moins de deux ans, le CCF, la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE, et naturellement, PARIBAS et SUEZ sont privatisés.
    Dès 1991, les privatisations reprennent. Elles ne s’arrêterons plus, sous la droite comme sous la gauche, CREDIT LOCAL de FRANCE, BNP, le CIC, La HENIN, tout y passe.
    La gauche achève de se rallier aux idées libérales avec Dominique Strauss-Kahn pour qui «l’intérêt national» se décline sous la forme de nouvelles privatisations. Plus rapides même que celles menées par ses prédécesseurs de droite:
    Le CREDIT LYONNAIS est introduit en bourse; les derniers groupes d’assurance, AGF et GAN, passent sous contrôle privé avant d’être engloutis par des groupes mondiaux. AXA prend le contrôle de l’UAP, BNP reprend PARIBAS.
    Pas un instant, à gauche, où le PS est dirigé par François Hollande, il n’est envisagé de conserver au moins quelques banques sous contrôle public. Avec l’avènement de la monnaie unique européenne et de la mondialisation, les marchés pourvoiront à tout…
    Lorsque Nicolas Sarkozy arrive à l’Elysée en Mai 2007, l’essentiel du travail est donc achevé. La crise financière de 2008 viendra illustrer ce que cela signifie…
    Malgré cela, il ne s’agit pas de faire entrer à nouveau l’Etat dans les banques, plaide le monde bancaire…

    A tous ceux-là, nous dédions une petite adaptation du célèbre poème de Paul Eluard :

    Sur mes cahiers de banquier
    Sur mon pupitre et les arbres
    Sur le sable des pétroliers
    J’écris vos noms

    Sur les pages de mon blog
    Sur toutes les pages blanches
    Pierre sang papier ou encre
    J’écris vos noms

    Sur les parachutes dorés
    Sur les armes des billets
    Sur la couronne des patrons
    J’écris vos noms

    Sur la jungle et les marchés
    Sur les nids sur les profits
    Sur l’écho de mes agences
    J’écris vos noms

    Sur les merveilles des traders
    Sur le pain blanc des ouvriers
    Sur nos saisons excédentaires
    J’écris vos noms

    Sur la santé des affaires
    Sur le risque disparu
    Sur l’espoir sans scrupule
    J’écris vos noms

    Et par le pouvoir de ces mots
    Je commence ma carrière
    Je suis né pour vous connaître
    Et pour vous célébrer

    Compétitivité, Austérité !

    1. Il fallait evidemment lire, dès la prmière ligne:
      « Mais alors, le coût du travail… n’est peut-être pas la question… », NOUS DIT FL (et non PJ) !

    2. Celle du nucléaire (Areva et EDF) se termine en démantellement avec Proglio, Alstom ne fut sauvé que par les bonnes graces de Sarkozy à Bouygues, EADS fut bradé à Lagardère qui négocie maintenant son désengagement dans une opération avec BAE, et le CNET a disparu pour laisser place nette à France-Telecom qui s’est ruinée en boursicotant sur la e-society, ainsi qu’à à Alcatel, la société sans usines de Tchuruk qui s’est effondrée, a divisé en France ses effectifs par deux, et a délocalisé en Chine sa « recherche » !

      La Russie, la Chine et la Corée du Nord produisent et exportent de nombreuses centrales nucléaires, Areva, quelques unes. La Chine produit ses propres TGV, comme Alstom, mais dispose du plus grand réseau au monde. La Chine cherche à concurrencer EADS et Boeing au plus tôt. China Mobile est le plus grand opérateur de téléphonie mobile au monde avec près de 677 millions d’abonnés, contre 226 pour France Telecom. La France forme 30.000 ingénieurs diplômés par an contre 1.000.000 pour la Chine…

      Nul doute que des entreprises nationalisées auraient néanmoins pu faire mieux que le privé en France, malgré le peu de matières premières produites en France et des coûts plus élevés qu’en Chine.

      1. Et donc Genix?… C’est quoi ton histoire, on est minus-nable, y sont teribb- maouss. Ok. Et puis?…
        A
        On va pas s’en sortir si… Si quoi?… Geniss.
        Cause magicien d’cause!… Dis-nous donc dindon, ta soluss à toi. Mais respect, on l’répèt’ra pas.

      2. Renou, il n’y a pas de solution magique en termes de pouvoir d’achat. Il y a plein de solution pour vivre mieux avec moins, dans un monde plus juste et plus égalitaire.

        Mais le message que les Renou-Vigneron & Cie adressent à leurs troupes, c’est que si tous ces pourris de politiciens appliquaient les solutions de RV&C, il y aurait «un monde plus juste et plus égalitaire» sans effondrement du pouvoir d’achat.

        Eh bien, ce n’est pas vrai ! Un monde plus juste et plus égalitaire inclut sept milliards d’humains qui veulent tous une part plus juste et plus égalitaire des ressources limitées de la planète.

        Par ailleurs, une bonne partie des sept milliards d’humains est en train d’émerger, malgré nous, dans l’ère industrielle de production et de consommation, et a bien l’intention de remettre en cause notre façon de consommer plus du triple de la moyenne par habitant des ressources de la planète, sans trop se soucier de créer un monde plus juste et plus égalitaire.

        Chacun son tour !

  78. Compétition : piège à con.
    Bellle attitude « socialiste  » que de s’interroger d’abord sur le coût du travail , avant de s’interroger sur le coût de l’absence de travail .
    Au fond , qui dit « compétition  » dit gagnants et perdants, c’est â dire … du travail pour les uns et absence de travail pour les autres .
    Saloperie de vigneron ( type travaillant la vigne ) qui , bradant son bordeaux , livre son collègue à la misère . Lui qui faisait un si bon vin , au nom si prometteur : le sang du peuple .

    Les politiques qui placent la marge au centre de leur préoccupations , au lieu de se focaliser sur le travail des hommes , nous préparent un avenir … guerrier .

  79. De la servitude moderne :

    « Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s’effondrer.
    Mon pessimisme sur tout ce qu’elle fait pour nous entraîner dans sa chute. »

    « Quelle époque terrible que celle où des idiots dirigent des aveugles. »
    William Shakespeare

    « L’urbanisme est cette prise de possession de l’environnement naturel et humain par le capitalisme qui, se développant logiquement en domination absolue, peut et doit maintenant refaire la totalité de l’espace comme son propre décor. »
    La Société du Spectacle, Guy Debord.

    « Une marchandise paraît au premier coup d’œil quelque chose de trivial et qui se comprend de soi-même. Notre analyse a montré au contraire que c’est une chose très complexe, pleine de subtilité métaphysique et d’arguties théologiques. »
    Le Capital, Karl Marx

    « C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas. »
    Victor Hugo

    « Travail, du latin Tri Palium trois pieux, instrument de torture. »

    « C’est l’homme tout entier qui est conditionné au comportement productif par l’organisation du travail, et hors de l’usine il garde la même peau et la même tête. »

    « La médecine fait mourir plus longtemps. »
    Plutarque

    « À force d’obéir, on obtient des réflexes de soumission. »

    « Sous un gouvernement qui emprisonne injustement, la place de l’homme juste est aussi en prison. »
    La désobéissance civile, Henry David Thoreau

    « Et ce que l’on faisait autrefois pour l’amour de Dieu, on le fait maintenant pour l’amour de l’argent, c’est-à-dire pour l’amour de ce qui donne maintenant le sentiment de puissance le plus élevé et la bonne conscience.»
    Aurore, Nietzsche

    « Voter, c’est abdiquer. »
    Élisée Reclus

    « La nature n’a créé ni maîtres ni esclaves,
    Je ne veux ni donner ni recevoir de lois. »
    Denis Diderot

    L’autogestion dans les entreprises et la démocratie directe à l’échelle des communes constituent les bases de cette nouvelle organisation qui doit être antihiérarchique dans la forme comme dans le contenu.
    Le pouvoir n’est pas à conquérir, il est à détruire.

    « O Gentilshommes, la vie est courte… Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des rois. »

    William Shakespeare

  80. Je suis arrivé en retard à la causerie mais j’en ai lu l’essentiel. Quelques grosses et solides pointures parmi les orateurs, on commence à les connaître et certains s’apprécient d’avantage à l’usage, un peu comme un bon cru. Mais dans l’ensemble je n’y comprends que pouic. J’ai bien saisi cependant que le thème de ce billet était la compétitivité, un mot que je n’aime guère et dont je fais très peu usage, Dieu merci. Je suis artiste peintre; j’ai donc autant besoin de compétitivité que la Suisse a besoin de montagnes. Je ne la ramène pas, je ne me donne pas en exemple, je ne dis pas que tout le monde devrait être artiste, et pourtant…
    Si j’essaie de produire plus je suis mort; si j’essaie de produire mieux j’ai ma chance. Il n’y a pas de rivalité en art parce que c’est bien ce dont on parle non? Compétitivité, rivalité, un vainqueur et un vaincu. Beuark! Tout le monde ne peut pas être artiste! Non, bien sur; déjà qu’aucun artiste n’est assuré de l’être… Mais tout le monde peut essayer de faire mieux. Pas plus; mieux. Le cadre d’aujourd’hui consiste à faire faire plus; le prochain devrait (devra?) consister à faire faire mieux. Pas mieux que l’autre non, mieux que soi. On consomme moins dans ce cas de figure, et souvent que des patates; on a les mêmes fringues d’un bout de l’année à l’autre. En faire un système social? Je ne saurais pas par quel bout commencer mais je sais que je vis mieux dans la compagnie de gens qui veulent mieux que dans celle de ceux qui veulent plus. De toutes façons il ne peut plus y avoir plus, sauf pour une poignée qui n’intéresse finalement personne. Donc puisque nous sommes condamnés à avoir moins essayons d’avoir mieux. J’en connais que ce genre de texte va faire hurler à la mort (la mienne) mais bon j’aurai contribué au débat.
    La bonne nuit.

    1. Mais non Celmar, tout va bien. Qu’est-ce que tu branles sur un blog comme ass, qui veut changer el mundo et plus si affinités?… fais c’que t’as à faire, peins. Peins…

    2. La préoccupation de ce blog est souvent de faire mieux pour avoir autant.

      Il y en a évidemment toujours qui veulent mieux pour avoir plus !

      Or, il semble bien que…

      « puisque nous sommes condamnés à avoir moins essayons d’avoir mieux »

      Bravo l’artiste !

  81. j’avais lu il y a un certain temps deux informations restées dans les tiroirs de ma mémoire:
    – le chomage est un outil économique nécessaire , chaque pays selon son niveau économique et la nature de ses activités calcule le chomage comme la part nécessaire de travailleur disponibles en terme d’huile dans les rouages pour laisser l’espace vide nécessaire à ce que la machine ne  » grippe » pas . le montant des allocs est consenti par le patronnat à la hauteur du service rendu, et doit se répartir sur le nombre de chômeurs quelque soit ce nombre( s’il augmente les prestations diminuent ce qui serait sensé autoréguler le chomage) sauf qu’apparemment comme il n’y a pas que de petits profits , le chomage est devenu un moyen d’en créer. bref création d’une poubelle au lieu d’un régulateur de tension.
    – un gus s’était foulé pour calculer à l’époque où Delors disait que vu les progrès de la mécanisation on irait nécéssairement vers une société du mi-temps puisque cela diminuait la part horaire d’une grande partie du travail, donc le gus disais-je avait calculé qu’en fait si tout le monde travaillait 2H par jours , soit 12h par semaine, la société couvrerait l’entièreté de ses besoins réels. le reste était du temps mort ou utilisé à des occupations qui ne sont pas de l’ordre de la production de biens et services indispensables, ou des pauses cafés , des réunions improductives visant à la pèrénité des systèmes hiérarchiques et du pur gaspillage d’énergie ou de surconsommation.
    accessoirement il rangeait le besoin de fantaisie dans des activités ludiques de type loisir et non de travail.

    la compétitivité et la production se sont manifestement emparé de notre fantaisie pour nous la faire produire( ce qui n’est pas drole) et nous la revendre ( en nous faisant croire que ça c’est du plaisir, du vrai!)
    pas étonnant que nous soyons grincheux et déprimés

  82. « Le terme conservant un caractère péjoratif,il semblerait qu’on l’ait désormais remplacé par celui de

    compétitivité

    ,suffisamment respectable pour autoriser un gouvernement à prendre des mesures antisociales sans craindre l’opprobe….A défaut de gagner la bataille (mondiale) de la compétitivité,ces politiques répondent aux attentes du patronat en matière de coût du travail. Etonnant hasard ,la quête de la compétitivité ,assez peu concluante dans sa lutte contre les délocalisations,offrirait un alibi commode pour gonfler la rémunération du capital
    Extrait Monde Diplomatique (Octobre 2012) G Ardinat

  83. je ne comprends strictement rien à la fiscalité. J’en étais restée à l’idée de fusionner impôt sur le revenu et csg. J’ai retrouvé ce commentaire à ce sujet où il est écrit à propos de la CSG: « Dans leur livre, Pour une révolution fiscale, C. Landais, T. Piketty et E. Saez notent que 60% des revenus du capital y échappent. De plus, il s’agit d’un impôt proportionnel, donc injuste car pesant relativement plus sur les bas revenus. »
    Y a t il un controleur des impôts parmi nous que je comprenne? Apparemment, le gouvernement est divisé sur le sujet. A suivre.

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