L'actualité de la crise : UNE RÉUSSITE À TOUT POINT DE VUE, par François Leclerc

Billet invité.

Comment va le monde lorsque l’on quitte des yeux l’Europe ? L’agence de notation financière Fitch vient de souligner dans son rapport trimestriel « la faiblesse persistante [de la croissance] et les risques qui pèsent sur le reprise mondiale ».

Elle a révisé à la baisse ses prévisions pour 2012, 2013 et 2014, « malgré la nouvelle série de mesures de relance monétaires vigoureuses annoncées en septembre par la Fed, la BCE et la Banque du Japon, ainsi que la baisse de taux de la banque centrale chinoise en juillet. » Elles sont désormais de +2,1%, +2,6% et +3% respectivement.

Mais, si l’on considère les principaux pays développés, elles sont seulement de +1%, +1,4 % et +2%. Pour la seule zone euro, les prévisions sont de -0,5%, +0,3% et +1,4%. Fitch fait état de défis croissants pour les pays émergents, notamment la Chine, à la fois en raison de leur faiblesse propre et de celle de la conjoncture internationale. L’agence considère enfin que la « falaise budgétaire» (fiscal cliff) américaine constitue à court terme la principale menace, ravissant la vedette à la crise européenne.

Le département du Commerce américain a fait écho à cette analyse en publiant ses nouveaux chiffres de la croissance. La progression du PIB américain continuant de baisser au fur et à mesure des estimations successives : en rythme annualisé elle a été de +2% au premier trimestre 2012 et le chiffre revisé hier à la baisse pour le second est de +1,3% (il avait été annoncé originellement comme étant de +1,7%).

Au Japon, la production industrielle continue son recul et s’est repliée de -1,8%, selon le ministère de l’économie, du commerce et de l’industrie (Meti). La faiblesse de la demande mondiale ainsi que le maintien à un niveau élevé du yen par rapport aux monnaies de ses principaux marchés d’exportation conjuguent leurs effets négatifs. Les concurrents taïwanais et sud-coréens, dont les monnaies ne sont pas atteintes aussi durement dans la cadre de la « guerre des monnaies » déclarée par la Fed américaine en profitent.

Il y a une troisième raison plus pernicieuse. En dépit d’un plan de relance gouvernemental de 200 milliards d’euros, la croissance japonaise a recommencé à baisser (+0,2% au second trimestre) et une contraction du PIB est prévue d’ici à la fin de l’année. Signe de la profonde langueur de l’économie, la déflation se poursuit : les prix continuent de baisser (-0,3% sur un an en août).

Suivant l’exemple de ses consœurs américaine, britannique et européenne, la Banque du Japon vient d’accroître son programme d’achat d’actifs aux banques pour un équivalent de 100 milliards d’euros, ce qui le porte au total à 800 milliards d’euros. L’objectif serait de créer un peu d’inflation, mais la trappe prévue par Keynes engloutit à chaque fois ces liquidités sans plus d’effet sur l’économie, nous rappelant les mille milliards d’euros déversés par la BCE et dont on ne parle plus guère.

Dans ce contexte, le FMI vient de rendre public son dernier « rapport sur la stabilité financière dans le monde ». Les réformes en cours, constate-t-il, n’ont pas encore posé les bases d’un système « plus sûr ». Relevant que les « les systèmes financiers restent trop complexes », le fonds s’inquiète de plusieurs phénomènes : la concentration bancaire créant des établissements systémiques protégés par l’aléa moral (trop grandes pour faire faillite), en raison des nouvelles contraintes réglementaires en matière de fonds propres (Bâle III) qui les conduit à rechercher des économies d’échelle, la mise au point de nouveaux produits financiers ayant comme objet de contourner la régulation mise en place, l’incitation des banques à se tourner vers le shadow banking. Mention est aussi faite, sans plus de précision, sur « les effets indésirables » des politiques de bas taux d’intérêts des banques centrales, en référence à la crainte de l’apparition de nouvelles bulles spéculatives profitant de l’abondance des liquidités à bas prix.

Tout mis bout à bout, le constat est simple : les économies occidentales enregistrent une tendance récessive prononcée, quand elles ne sont pas entrées en récession comme en Europe et prochainement au Japon. Celle des pays émergents pâtissent de leur modèle orienté vers l’exportation au détriment de déséquilibres prononcés de leur marché intérieur. La régulation financière entreprise n’a rien réglé et les banques centrales alimentent la spéculation en maintenant à flot le système bancaire.

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101 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : UNE RÉUSSITE À TOUT POINT DE VUE, par François Leclerc »

  1. Le diagnostic du FMI est presque complet — y compris la complexité du système déjà pointée par un certain Paul Jorion, mais y manque toujours le détail qui tue, à savoir l’inégale répartition des richesses à la fois cause et conséquence de la crise.
    Le fonds « s’inquiète », mais ne va toujours pas jusqu’à préconiser –je n’ose dire exhorter à — l’arrêt pur et simple de la machine à spéculer. Le fonds fait presque l’aveu que le cadre d’analyse existant est trop petit pour contenir cet amoncellement de difficultés, c’est un progrès indéniable par rapport au constat antérieur où n’était question que de ri-lance. Petit à petit l’oiseau fait son nid. Attention tout de même à la course de lenteur.

    1. Le fonds « s’inquiète », mais ne va toujours pas jusqu’à préconiser –je n’ose dire exhorter à — l’arrêt pur et simple de la machine à spéculer

      Sans la finance et ses spéculateurs, puisque l’on parle chiffre de croissance, je crains fort que les PIB des pays concernés serait au fond des oubliettes.

      Ceci expliquant peut être que le FMI « regarde ailleurs »….

    2. Il y aurait donc une grosse crise d’après même les institutions dirigeantes. Pour la zone €:
      http://www.marianne2.fr/Pourquoi-la-zone-euro-ne-sortira-pas-de-la-recession_a222941.html
      Bien sûr ces mêmes groupes dirigeants occultent totalement leurs responsabilités: la diffusion de l’évangile néolibéral depuis 30 ans, la politique financiariste et inégalitariste de la Droite suivie ensuite par la droite de la Gauche. Face à cette impasse une partie croissante de la Droite songe aux solutions fascistes. Les solutions démocratiques sont à gauche.

      Encore faut-il une présentation claire et collective de ces idées pour le plus grand nombre. Le concept créé par Marcel Mauss de « fait social total » pourrait servir de fil conducteur. Le diktat financiariste ou « tout financier » impacte toutes les sociétés dans leurs principaux aspects, économique, médiatique, politique, social, écologique. Un anthropologue comme Paul Jorion serait bien placé pour développer.

      1. Gael Giraud est un économiste chrétien qui considère que Maastricht et la monnaie unique mènent à l’Europe inique et que l’augmentation permanente des taux de chômage déjà supérieurs à 20 ou 25% en Espagne et en Grèce mène au désastre. Il prône lui aussi comme J.Sapir, F.Lordon, J.P.Chevènement et beaucoup d’autres, la mise en place d’une monnaie commune qui permettra aux pays étouffés par l’euro fort et la désinflation compétitive allemande de retrouver la croissance et des créations nettes d’emploi. Le fait que la contestation argumentée vienne de la même famille de pensée que celle de J.Delors n’est pas anodin.
        http://www.alternatives-economiques.fr/l-illusion-financiere_fr_art_1164_60436.html

      2. « …Bien sûr ces mêmes groupes dirigeants occultent totalement leurs responsabilités: la diffusion de l’évangile néolibéral depuis 30 ans, la politique financiariste et inégalitariste de la Droite suivie ensuite par la droite de la Gauche. Face à cette impasse une partie croissante de la Droite songe aux solutions fascistes…. »

        c’est trés juste, hélas ! et, ne pas oublier l’aide « pro-active » – comme « ils » disent – des mediacrates,
        n’ayant cessé ici, et ailleurs de stigmatiser la vraie gauche (trés diverse, et donc trés riche), la vouant aux gémonies, la traînant dans la boue ( avec en première ligne les journaux gôche-caviar ),
        et ouvrant un large chemin aux « idées » de l’extrême-droite, les banalisant, rendant leur leader presque sympathique, appuyant l’extrêmisation de feue la droite *républicaine* [ ne pas confondre avec *les mêmes* aux zuesses : c’est exactement l’inverse ], en ne faisant pas leur travail critique, leur travail de contre-pouvoir =) cela était tellement évident pour les personnes pourvues d’un esprit critique minimal ! la gôche-caviar a promu ainsi, pour le plus grand bien des phynanciers sans limites, et, avec un parfait cynisme, le basculement d’une partie de la population – propagande au bazooka aidant – vers des (non) idées affreuses, dangereuses, nous menant à la barbarie …
        n’en déplaise à certains (charlie, t’iras pas au paradis – y’en a pas ! ), avant les élections, la réunion FdG à la Bastille, la qualité d’ambiance de la population unie et diverse, et la qualité de la parole de JL Mélenchon qui reliait ce que Croc 1ier et affidés divisaient à la hâche, étaient symboliquement fortes et utiles … mais on a préféré tenter de ridiculiser un discours humaniste et fraternel ; et, on a « poussé » les discours de haine de l’autre …
        détruire, c’est si simple …
        les traces seront durables hélas …( le pogrom n’était pas dans notre nature : c’était plutôt europe-centrale … il y a un glissement trés dangereux, les Roms étant pris pour cible : après les avoir chassés de leur campement, des personnes ( civiles) ont brûlé leurs maigres biens : c’est comme cela que les choses commencent ! on ne sait pas où`cela s’arrête)

        il faudrait après des manif° en chaque capitale d’europe (pas de quoi mettre une majuscule), faire des

        manif° jonction

        à chaque frontière … France-Belgique ; France-Espagne ; France- Italie ; France -Suisse ; France – Allemagne ...le même jour …et plus si affinités …
        Les FdG, alter, verts, indignés, associations, et syndicats doivent faire front, et s’y coller …
        Avec des e.militants aux manettes pour que cela ne soit pas étouffé, passé sous le boisseau, mis en fin de (des)information sur lémédias, après le corps au pied ou les hémorroîdes de la dernière star-pipolisée ! …
        passés sous silence le million de personnes pacifiques au Portugal – sur 10 millions, ce n’est pas rien …et les Espagnols, et les Grecs qui souffrent au delà de tout : voir le blog « Greek Krisis »: les phynanciers détruisent un peuple : il faudra enfin qu’on les juge, et qu’ils fassent amende honorable devant un Tribunal, une Haute cour de Justice !

  2. Commencez par arrêter de voter pour vos ennemis. Arrêtez de vous donner des maîtres. Arrêtez de payer des surveillants pour vous épier. Arrêtez d’offrir par votre travail, au prince, l’or et les armes dont vous serez ensuite les victimes. Arrêtez de donner la liste de vos biens à ceux qui exigent de vous piller. Pourquoi constituez-vous ces files qui montent au bûcher et qui alimentent le sacrifice pour quelques-uns ou pour un seul ? Pourquoi tenez-vous tant à être le complice préféré du meurtre et l’ami fidèle du désespoir ? Les bêtes ne souffriraient pas ce que vous consentez. Ne servez plus. Etienne de La Boétie

  3. Le diagnostic du FMI n’est guère qu’une observation qui ne semble pas comprendre les tenant et aboutissant de ce qu’il dit…

    1. Izarn le petit robot…
      Le Fmi dit « rien n’a été réglé, le comportement et la situation du système financier sont toujours hors de contrôle, la récession est inéluctable ».
      Izarn R2D2 : « Le dia-gno-stic du F-M-I n’est guère qu’u-ne ob-ser-va-tion qui ne sem-ble pas com-prendre les te-nant et a-bou-tis-sant de ce qu’il dit… »

      Demain le Fmi dit : « La situation est maintenant totalement hors de contrôle. La catastrophe sera pire que prévue. »

      R2D2 : « Le dia-gno-stic du F-M-I n’est guère qu’u-ne ob-ser-va-tion qui ne sem-ble pas com-prendre les te-nant et a-bou-tis-sant de ce qu’il dit… »

      Après-demain l’ex Fmi dit, dans l’indifférence universelle : « Le Fmi a été dissous à l’unanimité de ses membres. Sans objet désormais. Le système capitaliste est mort. Fin des messages. »

      R2D2, imperturbable : « Le dia-gno-stic du F-M-I n’est guère qu’une ob-ser-va-tion qui ne sem-ble pas com-prendre les te-nant et a-bou-tis-sant de ce qu’il dit…
      « Le dia-gno-stic du F-M-I n’est guère qu’une ob-ser-va-tion qui ne sem-ble pas com-prendre les te-nant et a-bou-tis-sant de ce qu’il dit…
      Le dia-gno-stic du F-M-I n’est guère qu’une ob-ser-va-tion qui ne sem-ble pas com-prendre les te-nant et a-bou-tis-sant de ce qu’il dit…
      etc, etc, etc. »

      1. Bonjour,

        Aguilulfe, dans le cas général, l’agressivité verbalisée trouve sa source dans une peur ou une souffrance.
        Ici, on doit pouvoir écarter la peur, reste donc la souffrance, qu’on étale rarement en public, en tout cas volontairement et consciemment.

    2. @ izarn
      Le FMI et consort , c’est comme une auto école, dont le moniteur n’aurait pas le permis, ce qui va s’en doute nous mener à l’accident !!!!!!!

      1. Puissante image métaphorique, mais un peu controuvée:
        Vous en connaissez beaucoup des moniteurs auto-écoles sans permis?
        Et que faites-vous de l’élève au volant ? Vous n’en parlez pas.
        Il est pourtant essentiel: il l’a entre les mains.
        Si ça se trouve, c’est l’élève qui va éviter l’accident Un comble.
        Et votre accident, parlons-en, c’est du chiqué, du Hollywood de minus habens ! Il nous faut du sérieux, pas un soupçon de carrosserie froissée.

        Tout compte fait, je vous propose de creuser les images suivantes:
        Le Titanic, son iceberg et son capitaine.
        Le bord du gouffre et la grande enjambée.
        Le scorpion, la grenouille et la rivière à traverser.
        Le tango, 2 en avant, 3 en arrière.

        Le Titanic est l’image la plus parlante, avec le film en arrière plan. Je ne l’ai pas vu, mais il paraît que c’était bien fait. Tout le monde comprend.
        Rien à voir avec une improbable auto-école…
        Il manque d’originalité mais on n’est pas là pour ça. Il nous faut du spectaculaire et le Titanic nous en donne. Remarquez qu’on n’est pas obligé de parler des détails techniques de conception ( très instable, qu’il était) et de fabrication – l’industrie anglaise, déja vieillissante, n’était pas capable de fournir des tôles d’acier convenables et la technique d’assemblage par des rivets monstrueux remontait au temps de la marine à voile et en bois. Vieux avant l’âge qu’il était, ce pauvre Titanic…
        Déja, à cette époque, la Grande-Bretagne avait accepté le sacrifice de son industrie manufacturière au profit de la City. La boucle est bouclée : les méfaits de la finance doublés d’exploitation colonialiste.

        J’aime bien le scorpion, un drame intimiste propre au cinéma européen.
        Pas très réaliste, si on me demandait mon avis… Quelle est la grenouille assez conne pour accepter d’aider un scorpion à traverser un plan d’eau ?

        Le bord du gouffre a beaucoup servi dans Tom et Jerry ou Lucky Luck et Rantanplan, mais il a son charme… On imagine bien le corps écrasé au fond du gouffre, symbole de l’avenir d’une humanité seulement capable de souffrances, emmenée à l’abattoir par des chefs débiles…

        Reste le tango et sa piste glissante: je laisse la suite à votre imagination.

        Ne vous méprenez pas : en saluant la puissante originalité de votre auto-école, je voulais juste faire avancer le schmilblick.

    1. la liquidité en volée .
      l’argent « concret » n’existe pas , c’est de l’eau , des images , des flux de flots , du symbolique qui coule et qu’on saisit au passage alimentant les actions . est-ce ou n’est ce pas ?
      retirer son argent des banques quand on est en découvert permanent , ça va pas être facile .
      est-ce vrai ou faux de dire qu’il n’y a plus que de la dette qui circule ?

  4. Oui, l’analyse keynésienne qui est ici exposée est très claire. Le déficit de demande globale (de consommation pour faire plus court) rend les investisseurs prudents alors que les banques croulent sous les liquidités. Le déphasage entre le crédit d’un côté et l’investissement réel de l’autre est de jour en jour de plus en plus béant. Le Japon est enfermé dans la trappe à liquidité depuis une bonne dizaine d’année. Il n’a jamais pu en sortir et l’Europe et les Etats-Unis y sont entrés à leur tour.
    Le problème, c’est que la relance par déficit budgétaire ne peut plus être pratiquée par les états à cause du poids de la dette publique. La seule solution serait de relancer la consommation par une action sur les taux d’intérêts intermédiés. Il serait temps que le consommateur récupère du pouvoir d’achat en pouvant emprunter à 1 ou 2% d’intérêts au lieu des 20% actuellement. Mais cela suppose que les banques renoncent, pour quelques temps à leurs bénéfices. L’autre solution, la hausse des salaires, est à exclure du fait de ses répercussions sur les coûts de production et in fine sur les prix qui, en augmentant, laminent les gains de pouvoir d’achat obtenus.
    En absence de relance, le système économique mondial va s’enfoncer très progressivement dans la dépression ce qui le rendra de plus en plus vulnérable à un choc d’offre qui lui serait fatal, comme par exemple, une crise pétrolière ou énergétique en cas de guerre au proche-orient.

      1. On en arrive à la problématique du serpent qui se mord la queue, on se rend compte que les leviers sur lesquels il serait possible d’agir sont de moins en moins nombreux , et que ceux qui restent offrent de très faibles marges de manoeuvre. Bref, l’équation semble insoluble.

        Le changement de paradigme se fait attendre…

    1. « une crise pétrolière »

      Avec la récession il y a forcément besoin de moins de pétrole, donc il faut s’attendre à une baisse du cours.

      1. Bonjour,

        Une crise pétrolière, en fait on est dedans depuis 40 ans, et en crise aigüe depuis dix ans.
        La crise en question, c’était l’offre qui avait du mal à répondre à la demande, avec un effet certain sur le prix, et le résultat qu’on constate sur l’économie aujourd’hui.
        Seulement, sous la couverture d’une offre qui peinait à répondre à la demande, il s’est produit un phénomène discret mais mortel. Depuis le début des années 2000, se mêle au pétrole traditionnel, dont les coûts d’exploitation étaient de l’ordre de 5 à 15 dollars le baril, des huiles énergétiques de diverses origines, ce pourquoi on parle dorénavant de « tous liquides », dont les coûts de production, bien que difficiles à estimer, s’élèvent vraisemblablement jusqu’à au moins 80 dollars le baril. Le baril marginal, en fait.
        Alors, il faut s’attendre à un baisse du cours. Vraisemblablement. Mais au vu du prix du baril marginal, il ne faut pas s’attendre à une baisse de nature à soulager l’économie. Ralentir l’agonie, tout au plus, le secteur social se chargeant du final. Et en parlant du secteur social, il faut savoir que certains pays, dont l’Algérie et l’Iran, n’imaginent guère aujourd’hui se passer d’un baril à 100 dollars, car c’est celui-ci qui finance leurs politiques sociales …
        Ca baissera surement un peu, mais pas beaucoup. Enfin, pas tout de suite. Normalement.

      2. @Jean-Philippe

        « La crise en question, c’était l’offre qui avait du mal à répondre à la demande »

        Non, il s’agissait de l’abandon de l’étalon-or sur lequel reposait le dollar, et donc un réajustement du cours du pétrole. Certains n’acceptent pas la monnaie de singe, et à raison.

        « Mais au vu du prix du baril marginal »

        La cherté est due à la TIPP. Supprimez cette taxe et l’essence sera bon marché.

    2. @ kezaco
      La vraie question étant : si le système économique actuel tombe , faut -il y voir une mauvaise nouvelle ?
      @ KIMPORTE
      Tous les éléments sont réunis pour la cata , pas sûr !!!. C’est peut être aussi le temps de voir différemment notre monde , la cata sera à moyen terme pour les gens qui vivent de ce système corrompu

      1. La vraie question étant : si le système économique actuel tombe , faut -il y voir une mauvaise nouvelle ?

        En soi ce n’est pas une mauvaise nouvelle, puisque cela permettrait à la planète terre de respirer.
        C’est la transition qui risque fort d’être « délicate » à supporter pour la majorité de la population.
        en attendant, les autres d’en haut ont déjà leur radeau….
        maintenant comme le dit le dicton :  » l’argent ne fait pas le bonheur »!

      2. @ erde
        Je suis d’accord avec vous ceci risque d’être fort délicat à supporter pour la majorité de la population , pour ma part je pense qu’il faut resserrer les liens avec les personnes en difficultés , et créer un nouveau bateau de société . Ils auront l’air chouette dans leur radeau !!!!

      3. La vraie question étant : si le système économique actuel tombe , faut -il y voir une mauvaise nouvelle ?

        Je ne pense pas que cela soit une question. Il faut faire la part des choses entre le système économique qui représente des individus, des entreprises et des marchandises et la fonction du crédit qui doit assurer la production et la fluidité des échanges. Si je peux faire une syllogisme, c’est comme faire la différence entre le système sanguin et le sang. Disons que le système est là depuis belle lurette, il constitue le réseau veineux. Ensuite il y a un problème de pompe et le sang ne s’écoule plus très bien car la pompe est malade. c’est l’hypertrophie de la finance qui est responsable des problèmes cardiaques du système. On risque l’AVC (l’attaque véhiculaire du crédit) en permanence ou la thrombose, l’embolie.
        La seule chance de ne pas tuer le malade, c’est d’organiser le remplacement de la pompe à finance, c’est à dire de retrouver la maîtrise du crédit, de l’émission monétaire et du contrôle des flux de capitaux. C’est je vous l’accorde, un grand retour en arrière et disons-le une nationalisation complète du système bancaire et financier. Mais loin d’être une utopie, ce schéma s’est déjà produit par le passé, notamment en cas de conflit armé. L’économie de guerre est en effet, un système économique très administrés qui permet pendant un certain temps de produire un effort de guerre. Certes ce système est très peu satisfaisant je vous l’accorde et qui plus est il est mortifère, mais imaginons un instant que l’effort consenti le soit non plus pour produire des armes mais pour reconstruire et redresser un pays ?

        La bonne question est donc : si le système financier s’écroule, quel système alternatif peut être mis en place rapidement pour suppléer les banques et assurer que l’économie ne se casse la binette à son tour ? réponse : un système de crédit nouveau avec des institutions au main des citoyens et un contrôle démocratique, comme par exemple un système de banque mutualiste et associative, à visée non lucrative.

      4. @kezaco
        Si la nationalisation était la solution, il suffirait de nationaliser PSA et Arcelor-Mittal pour réindustrialiser la France. Ca ne marche pas non plus pour le système bancaire, d’ailleurs il me semble que les patrons de ce site ne préconisent pas cette méthode.
        Si on approfondit un peu, l’hypertrophie de la finance est vraiment une cause ou plutôt une conséquence ? Les politiques vont chercher la croissance là où elle est, quitte à confondre une bulle avec la croissance saine. Ainsi, cette activité hypertrophique a généré des milliers d’emplois y compris en France, et ça satisfaisait pas mal de monde y compris les décideurs politiques.

      5. @ Pignouf

        Si la nationalisation était la solution, il suffirait de nationaliser PSA et Arcelor-Mittal pour réindustrialiser la France.

        OOH mon bon Roi , qu’en savez-vous ?
        Il ne faut pas compter sur les dirigeants actuels pour osez l’expérience.

        Peut être faudrait-il demander aux cadres et salariés des usines concernées.
        Et puis ce serait un juste retour des choses, quand on sait ce que la sidérurgie à gober comme subventions publiques par le passé.
        On ne peut nier cette gabegie l’argent pour maintenir à flots les boites privées pour ensuite les vider de leurs substances et les voir fermer à brève échéance.
        Il eu mieux valu de consacrer ces sommes au maintien de l’emploi et à la formation.

    3. Peut-etre que la crise financière n’est pas du tout terminée, et que les banques ne « croulent pas sous les liquidités »….
      C’est à dire que les liquidités injectées sont encore insuffisantes.
      Il est quand meme curieux que bien des banques européennes, malgrès l’injection de trillions de dollars, et l’injection de trillions d’euros, soient toujours en état de choc, et se font attaquer sur les marchés, à la moindre alerte de défaut d’un pays de la zone euro.
      Ce qui n’est pas justifiable si elles « croulent sous les liquidités ».
      Si on ne compte pas la comptabilité OTC, extrabilancielle, alors oui elles croulent sous les liquidités.
      La comptabilité de certaines banques comme la Deutshe Bank est trés majoritairement extrabilancielle…
      Too big too fail?

      1. liquidités injectées

        le bilan entrée-sortie n’est pas équilibré [ les médecins troïkhanesques zé
        autres fed(es c——-ies) sont des foireux diafoirus ne sachant pas maîtriser la Hi Tech : ils z’ont branché la perfusion sur le tuyau à oxygène : le malade est violet, et fait des bulles… ils z’ont eu leur diplôme dans une pochette surprise =) le malade risque l’O.A.P.
        préparez la saignée ( pour les pompeux diafoirus, ce sera par la tête : rien ne vaut les méthodes éprouvées) en urgence !

    4. L’autre solution, la hausse des salaires, est à exclure du fait de ses répercussions sur les coûts de production

      Certes, dans le système actuel, mais qu’est-ce qui oblige à compter les salaires dans les coûts de production ? La question peut paraître idiote, et peut-être l’est-elle effectivement, mais elle me turlupine. Supposons en effet qu’on les retire des prix de revient, alors les prix de vente pourraient être diminués d’autant, et les acheteurs ne paieraient plus pour les financer. Ils ne paieraient que la part non salariale des produits, c’est-à-dire les intrants, les investissements, les techniques, l’organisation, etc. Les prix de vente reflèteraient l’efficacité de l’activité économique, alors qu’aujourd’hui ils sont le reflet des rapports de force, c’est-à-dire de la c… humaine.

      1. Bonjour CrapaudRouge.
        Et si l’on inscrivait dans le prix lui-même le renversement du rapport de forces ? Imaginez un prix qui serait constitué essentiellement (hors TVA) de la part salariale, les petits % restants se distribuant entre les autres postes de l’appareil productif, dont l’importance périphérique serait ramenée à une juste proportion. Je ne parle ici que du travail manufacturier, pas du travail automatisé. La première définition que Marx donne de l’aliénation est celle d’un désintérêt partiel voire total de l’ouvrier pour l’objet qu’il fabrique (par opposition à l’artisan) et, qu’à l’époque (ère préfordiste), il n’avait pas même les moyens de s’offrir, à moins d’épargner au détriment de l’essentiel. La condition ouvrière s’est améliorée depuis et il se trouve encore des ouvriers capables d’évoquer avec une fierté d’artisan les objets sortis de leur atelier et que la perspective d’une disparition de leur savoir-faire chagrine profondément. J’en connais un, mon voisin, un ancien de chez Renault. Mais ils sont rares et se feront de plus en plus rares si le « modèle » chinois de la production de masse indifférente se globalise. Alors, le prix comme reflet d’un tour de main et d’un investissement affectif et non comme un indicateur de spoliation, douce utopie ?

    5. Contenir le pouvoir d’achat; voire le faire baisser; et y substituer du crédit; c’est une des causes qui nous a conduit à la situation actuelle !

    6. kezaco,
      le poids de quoi ? Les intérêts de la dette que l’on a versé depuis les années 70 sont équivalents à la dette actuelle en volume. Comparez plutôt la dette publique au volume de la finance. Cela serait intéressant. Soyez relatif…. 🙂
      La finance, c’est des quadrillons !
      Enfin, vous les payez avec quoi les intérêts des produits financiers ? De la liquidités ou d’autres produits financiers.
      Cette problématique n’arrête pas pour autant les banques dans la création de nouveaux produits financiers qu’il faudra également rémunérer. Ainsi, la pompe de l’économie d’endettement conduit à rendre tout et n’importe quoi marchand dans l’objectif d’obtenir du collatéral (contrepartie à la liquidité). En fin de compte, lorsqu’ils auront taxé l’air ambiant, ils vont taxer quoi la vue d’une mouche qui vole ? Parce qu’en terme d’imagination, on peut aller loin……..
      rappel : objectif du crédit : pallier à la désynchronisation des recettes et des dépenses.

      1. @olivier69
        Vous oubliez l’histoire…et la scolastique, ce bon vieux temps où l’intérêt était prohibé !!!
        Imaginez un instant quand le futur ne vaudra pas plus que le présent, que la croissance zéro sera le parangon des économètres et le jour où l’accumulation de richesses terrestres sera vu comme un archaïsme…un peu d’imagination que diable !
        Imaginez un monde sans riches, parce que l’accumulation au-delà de ses propres besoins serait inconcevable. Imaginez un monde où les biens et la propriété serait bannis, où les échanges seraient des dons non monétaires…imaginez un monde sans argent, sans corrupteur suprême…imaginez l’imagination au pouvoir.

        Bonsoir

      2. Kezaco,
        juste un détail :
        vous le placez où Malthus ? Au XXIème siècle ? La planète se régénère et l’espèce humaine est capable de progrès techniques. Pour sûr que si on continue dans cette direction, les gains de productivités vont se réduire. L’inflation ne sera pas que monétaire.
        Conseil :
        Tiens allez voir chez Mr 3%, les possibilités sont énormes pour nous inventer un concept de propriété à l’infinie. Alors rassurez-vous, les échanges ne risquent pas d’être des dons monétaires. Franchement, payer pour regarder butiner, c’est l’avenir ?
        Conclusion :
        Me faites pas croire que vous voyez le monde de l’atome avec vos yeux parce que là, c’est pour le coup que « c’est la réussite à tout point de vue » !
        ps : Alors imagination : de image ou de génie ?

      3. Une Obligation Transformable en Action ? C’est vrai qu’il faut avoir les moyens….
        Remarque : Domestiquer des poules dans un appartement, ce n’est pas facile, non plus. Vous vous voyez la ou les promener tous les matins ?

      4. Non, je suis très mauvais chien de garde. Trop fainéant. Mais vous répondez à quoi, au juste ?
        Pour ma part, je prétends qu’il est illégitime de reprocher un manque d’imagination, ou de n’importe quelle autre caractéristique humaine, à quelqu’un qui ne peut pas se nourrir, même si c’est de sa faute. Il n’y a rien à imaginer de plus, c’est déjà un choix de société car la somme des ressources alimentaires ( pour limiter le sujet parce que… ) mondiales divisée par la population nous dit y’a de quoi et le bordel ambiant faudrait peut-être mieux. C’est par là qu’on commence à dessiner les projets, appuyés sur une base saine, parce que le dirigeable financier qui ruisselle de la richesse, on a vu ce que ça a donné.

      5. A l’estomac vide le matin ! Récemment, dans un post, j’ai même dénoncé la dénutrition constatée des enfants. Pourtant, il y a de quoi faire. Je suis sur la même longueur d’ondes, Mor. 🙂

    7. Bref Qu’es aco, la relance de la conso par la facilitation du crédit (surtout pas l’augmentation de salaire), c’est ce que vous préconisez?
      il me semble avoir déjà vécu cela quelque part!
      je cherche et vous rappelle

  5. Sortir du cadre, cela parait facile, mais s’il s’agit de sortir d’un espace à dimension n pour appréhender l’espace n+1, comme dans Flat land… ?

    A propos, où en est la recherche sur le capitalisme ? Car toutes ces bonnes décisions dont on subit les conséquences semblent étayées par un corpus solide de preuves scientifiques issues de doctrines on ne peut plus certaines, sinon au nom de quoi ose-t-on nous les faire payer… ?

    D’ailleurs, fondons un think-tank sur cancer puisque apparemment les think tank sont des exemples de vertu scientifique. En France comme ailleurs, nous n’avons pas besoin de faire de la recherche en économie, puisque nous avons des plans d’austérité ; on agit sans se soucier de savoir. Agir en homme de pensée… bien-sûr, c’est l’éthique de conviction, ou l’éthique de responsabilité peu importe, mais c’est de l’éthique.

    Nous avons un immense problème économique, mais nous nous dispensons de toute recherche sérieuse en ce domaine, rien de plus logique ! Autant ériger des statues de pierre à l’île de Pâques !

    D’ailleurs, je porte des convictions, beaucoup… J’ai la conviction qu’il faut mettre tous les scientifiques au chômage et créer des think tank, avec des convictions, et des gens qui portent des convictions, et qui ont un combat à mener, des gens qui s’engagent.

    Le politique est le sujet supposé savoir, depuis Lacan et bien avant, il s’autorise de lui-même c’est la moindre des choses.

    1. où en est la recherche sur le capitalisme ? Car toutes ces bonnes décisions dont on subit les conséquences semblent étayées par un corpus solide de preuves scientifiques issues de doctrines on ne peut plus certaines, sinon au nom de quoi ose-t-on nous les faire payer…

      un éclairage :

      ce matin sur france inter à 8h30, ils ont de nouveau rappellé d’où venait cette histoire des 3% de déficit

      ensuite le journalise posa la question à la pécresse si elle connaissait l »anecdote »

      bien sûr elle répondit que non ……….

      elle a quand même été aux manettes des finances de la france par la grace de talonnette

  6. La finance mondiale en « cata » et c’est normal car elle est devenue une machine de mort….
    Et rien ne peut survivre dans cette logique mortifère. L’économie qui n’est pas au service de tous, et qui est une machine à prédation, pillage, guerre ne peut se survire. La loi de vie ou la loi de mort c’est au choix. L’économie mondiale globalement est une machine à égoïsme et privilège et le ferment son mensonge. C’est une imposture universelle disait Albert Cossery cet écrivain qui avait compris depuis longtemps. L’économie mondiale est une machine à injustice, à guerres, à misère au profit de quelqu’uns. Tant que la morale comme Monsieur Jorion tente de le faire comprendre ne reviendra pas dans le système, ce système ne sera qu’une machine mortifère qui engendre sa propre mort. Le problème est très profond et les cours sur l’éthique financière de Monsieur Jorion viennent en urgence et même en désespérance, faute d’avoir été écouté ou lu depuis des années…. Il y a urgence. Aurons-nous le temps…..

  7. Les banques centrales seraient les liquidateurs en dernier ressort,liquidateurs des contribuables et de l’économie réelle

    1. est-ce que ça ne veut pas dire que l’argent ne vaut plus rien , pétrifié ? vitrifié, et qu’il faut des liquidateurs ? ou du moins « on » en voudrait

  8. Suis allé relire, (pour la vingtième fois), la fiche trappe à liquidité de Wikipédia, et ça me laisse toujours aussi dubitatif. L’on comprend bien qu’en période de crise les créanciers ne veulent pas prêter à taux bas, car, le risque étant élevé, ils veulent des taux élevés. Mais n’est-ce pas terriblement risqué d’emprunter à taux élevés en période de crise, c’est-à-dire sans garantie de retour sur investissements ? Donc, si les taux étaient élevés, il n’y aurait probablement personne pour emprunter.

    Pour faire redémarrer l’économie, il faudrait injecter ces satanées « liquidités » au niveau du moteur, pas dans le réservoir à essence ! C’est-à-dire en finançant les chômeurs, (surtout ceux en fin de droits), les profs, et de manière générale toutes activités publiques. Mais ces « liquidités« , qui ne financeraient que des « improductifs » au regard du capitalisme, seraient perçues comme de la monnaie perdue, gaspillée, donnée. Un crime de lèse majesté.

  9. bref on est revenu à 2009.
    ralentissment des exportateurs = baisse des matières premières
    recession en occident = quelques défauts par ci par là

    donc déflation = liquidités déversées pour stabiliser celles ci de la part des BC (avec un risque d’aller trop loin et de basculer de l’autre coté je l’accorde).

  10. il me semblerait illusoire de penser corriger le problème financier de manière quantique
    parce qu’on ne corrige une illusion qu’en l’annihilant.

  11. La situation des dettes actuelle peut être assimiler à la servitude pour dettes.

    Plus la dette est élevée, plus il y a des exigences de croissance et de rendements de plus en plus importants. Alors que dans le même temps, il y a une importation massive de produits, et une volonté d’ouvrir davantage de marchés pour l’importation.

    La servitude pour dettes consiste à endetter monétairement une personne ou un Etat afin qu’il effectue un travail pour les rembourser.

    Les dettes se contractent à des taux d’intérêts très élevés, et des emprunts qui se négocient entre les potiliques et les financiers. Les emprunts et taux d’intérêts exorbitants sortent du choix des citoyens. Seul l’ Islande a pu par référendum rejeter ses choix, qui allaient entraîner le pays dans une austérité durable, au profit des banques.

    Le renflouement des banques qui se comptent à plus de mille milliards (sans les intérêts additionés) rien que sur une année, seront rembourser par les contribuables.

    Avec une dette qui dépasse (parfois) plus de 500% du PIB, entre l’ Etat, les régions, les collectivités locales et les ménages. Ceci aux Etats-Unis, en Chine, en Union Européenne ou en Inde, où les dettes ont explosés. La servitude pour dettes par le discours de croissance, de dérégulation du marché, ou la précarisation par le gel des salaires publics ou privés peut amener une société à s’appauvrir, pendant que le marché rentable des dettes oblige à réaliser plus de productivité (dans tous les secteurs d’activités incluant les importations massives) sans redistribution des revenus, par servitude pour dettes.

  12. Mais d’où vient donc la règle française fixant la limite des 3% du déficit budgétaire comme pierre angulaire de la bonne gouvernance financière publique ?

    => réponse à ce quiz ici

    Aide : elbat ed nioc nu rus énnoffirg été tairua erffihc ec, thcirtsaM ed serètirc sel snad tircsni été riova’d tiaf el érglaM

    1. +1

      Voila, l exemple edifiant comment on procede en UE, un connard aparatchik national pond un chiffre, qui est repris par un autre connard aparatchik a Bruxelles, tout bien emballe, ficele et inclu dans un traite, soumis aux chefs a l approbation 10 annes plus tard et hop, une mesure bien imposee ad eternum a tout ce monde unioniste europeen (500 mio), et evidemment, avec d autres petites derivees de 0.5% actuel etc….

      C est pas beau la vie en UE et leurs aparatchiks si diligents ?

      Bravo !

      1. Cela s’est passé sous Mitterrand. Comme pour le Traité de Maastricht. C’est quand même dingue, toutes ces idioties qui mènent toujours vers un même nom.

    2. Si François a les mêmes sources que moi,l’origine remonte à l’école de Chicago=pour une croissance sup ou égale à 3%,on admet une dette à 60% avec un déficit de 3%.

  13. les réformes en cours n’ont pas posé les bases d’un système financier plus sûr
    car effectivement elles ne s’occupent pas de réformer le système financier.
    Elles s’occupent d’améliorer le système de collecte des fonds pour assouvir les besoins du système.

    Pas de chance, on aurait oublié un détail ?

    On peut peut être commencer par liquider le FMI… ce qui nous évitera un rapport à lire.

    1. Je suis entièrement d’accord, le FMI brasse beaucoup de vent. Que fait-il pour réguler le système financier? Rien de concret. A ce sujet je vous invite à visionner une présentation très didactique sur le High Frequency Trading, un système qui fait fi du principe de l’égalité de traitement des actionnaires, qui enrichit indûment les grandes banques et qui est un parfait exemple, très concret, d’une menace de déstabilisation des marchés.

      lien de la présentation: http://www.youtube.com/watch?v=i3ujo-RmLxk

  14. On parle régulièrement de milliards d’euros que l’on « injecte »

    Je me pose cette question: si tous ces milliards injectés +/- indirectement dans le « système » finissent par créer une inflation galopante… Est ce possible de l’arrêter ou au moins la freiner avec destruction de monnaie (comment? par qui?) Ou ces remèdes seront impraticables (sans effet réel)

    Si quelqu’un a une réponse???

  15. Je n’arrive à trouver l’information nulle part… Quelqu’un sait-il si le bénéfices des banques et assurances sont pris en compte, ou non, dans le calcul du PIB ?

    1. « Comme le constate Paul Krugman dans la New York Review of Books : « La part de la finance, dans le PIB américain, est passée de 4% à 8% … mais il n’y a aucune raison pour croire que quelque chose de productif en ait résulté » » http://www.franciscovergara.com/NOUVELLEFINANCE.pdf

      « Le système financier cherche à faciliter une bonne allocation des capitaux, favorable à l’essor économique. Ce rôle primordial explique la place importante de la finance dans les pays développés, avec une part de 5 % à 10 % du PIB (Produit intérieur brut). » http://fr.wikipedia.org/wiki/Finance

    2. 2008, 4,6% du Pib soit 80 Mds € pour la valeur ajoutée (uniquement celle produite en France) du secteur financier français selon l’Insee.

  16. « Elle a révisé à la baisse ses prévisions pour 2012, 2013 et 2014,…Elles sont désormais de +2,1%, +2,6% et +3% respectivement. »

    Le taux de croissance annuel moyen du produit intérieur brut mondial en termes de dépenses (PPA constantes) depuis 1980 jusqu’en 2011 est de 3,2%. http://www.google.com/publicdata/explore?ds=d5bncppjof8f9_&met_y=ny_gdp_mktp_cd&tdim=true&dl=fr&hl=fr&q=pib+mondiale+tendance#!ctype=l&strail=false&bcs=d&nselm=h&met_y=gross_domestic_product_by_expenditure_constant_ppp&scale_y=lin&ind_y=false&rdim=region&ifdim=region&tdim=true&hl=fr&dl=fr&ind=false

    Fitch prévoit donc deux années de ralentissement avant le retour à la « normale » pour le Monde.

    Pour la vieille Europe qui a délocalisé ses emplois « à tour de bras », dont la City spécule avec notre argent, qui se retrouve sans vision politique, sans matières premières locales, sans énergies fossiles locales, avec un système d’enseignement globalement dans la moyenne, mais dans la moyenne inférieure pour la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie (PISA 2009), les prévisions sont évidemment moins bonnes.

    1. Algecodagix, oh ben ! pensez ! si Fitch l’a dit alors, tutto va bene…
      Et ça là « l’Europe sans matières premières locales, sans énergies fossiles locales… », c’est Fitch qui l’a dit aussi cette grosse connerie ? Z’ai comme un doute là, non ?

      1. Vignoval, ben oui, nous avons plein de matières premières locales, et d’énergie, nous le savons tous:

        Les Français ont le vin de France,
        Les Anglais, du whisky plein leur quart, quels soulards,
        Nous avons pour nous l’endurance,
        Et nos chants pour chasser le cafard
        Tsoin tsoin tsoin tsoin…

      2. Les produits agricoles Algéco, ouate is it ? Première puissance agricole mondiale derrière la Chine (loin derrière pour les exportations).
        Les réserves aquifères et halieutiques c’est quoi ? Le charbon et la lignite ? (les gaz de schiste ? )
        Et les réserves de savois, d’excellence, de R&D, ça compte pas plus qu’une rente pétrolière ?

      3. Les produits agricoles, Vigneboul, c’est 2% du PIB français, à peine plus pour l’Europe. Nos réserves d’énergie fossile : peanuts ! Nos réserves de savoirs, d’excellence, de R&D, elles se délocalisent peu à peu.

        Quant à l’avenir: nos enfants. Dans la dernière enquête PISA de 2009, sur les cinq premiers pays, quatre sont asiatiques. Sur les dix premiers, deux sont européens. Les performances scolaires de la majorité des pays de la vieille Europe et des Etats-Unis sont dans la bonne moyenne, mais la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie ont des performances légèrement inférieures à la moyenne…

        Or il faut des décennies pour créer un système éducatif médiocre ou sortir de la médiocrité scolaire…

      4. Hé bé Agecanonique ? On perd le fil ? Le monsieur (Algeco) causait de matières premières, pas de pib ni de Pisa. Alors sans mat prem ni energie ni richesses l’Europe ? Alkez bonne nuit, pensez à passer rapido des tests cognitifs. Ça radote pas mal Pisa Pisa Pisa Pib Pib Pib aujourd’hui dans l’Algeco. Menfin c’est vous qui voyez hein, Papisa/Papib.

      5. Allons bon, Vignebulle, nos enfants ne sont pas des matières premières, évidemment ! Ils valent tellement plus ! C’est ce qu’ont compris les pays qui se débrouillent plutôt mieux économiquement que les pays qui négligent un peu l’apprentissage de la lecture, des math et des sciences de leurs petits piou-pious…

        Même s’ils manquent un peu de matières premières et d’énergies fossiles, ya pas que ça dans la vie!

        Et pour que cela n’aille pas de mal en pisa, ne tirons pas trop sur le porteur de messages. Il fait ce qu’il peut avec ce qu’il a.

      6. les pays qu négligent un peu l’apprentissage de la lecture, des math et des sciences de leurs petits piou-pious…

        Les pious-pious ? Encore du pi-pi je vois. Mais c’est décidément une obsession circulaire votre Pi-Pi ou quoi ? Pib Pisa et maint’nant Piou-Piou…
        Et puis un pioupiou, hors le p’tit pois qu’on en aurait toujours besoin chez soi, c’est y pas d’abord de la bleuzaille, du bidasse en série, de la chair à canon ? Otez moi un doute please. Et pis (…) c’est pas un peu restrictif votre liste digne d’un pi-toyable pi-nistre sarkozien de l’éducation des pioupious nationaux votre truc ?
        Ousqu’elles sont vos « humanités » Algéco ? A la cave ? Au grenier ? Aux zoubliettes ?
        Pasque c’est pas pour dire mais les vrais glorieux pioupious, ceux du 17ème d’infanterie de Narbonne, ceux d’la chanson, ben c’est pas à l’école qu’ils avaient appris à tenir leurs flingues crosse en haut, à désobéir, Algéco; pas Pisa qui mesure ça.
        Leçon de morale numéro un : On tire pas sur un vigneron, pioupiou Algéco.
        http://www.youtube.com/watch?v=hMNZmM2lBeM

      7. Si vous avez vécu directement ou indirectement la mutinerie du 17e, Vigneron, comme disent actuellement les piou-pious : « respect ! »

      1. R&D

        ce sera sans nos multinationales, hexagonales d’origine, privilégiant les dividendes aux actionnaires – souvent non hexagonaux, tendance fonds-de pension,et même bien pire : infiltration, enroulement, absorption – et les dorures de leurs boss [ ex. LVMH, H comme Harpagon ] – les préférant à la R&D, passée par pertes ( pour notre avenir commun), et profits pour les même actionnaires et boss [ ex. LVMH, H comme Honte ] …

      2. Paco76

        Privée dans mon cas. En France j’ai impliqué du public, mais ça s’est terminé en brioche, pas la faute du public, mais des imbéciles de patrons français. Des cas sociaux ceux là…

        Parti ailleurs, je peux faire maintenant mieux que du 15% si on me fout la paix et me laisse la bride sur le cou, ce qui est le cas en ce moment, mais c’est pas en France, ce pays de petits tyranos idiots.

      3. @fnur
        ça, les petits chefaillons tyranos avec leurs ‘subordonnés’, je suis 100% d’accord, c’est même
        THE technique de ‘management’ (de ménagère !) à la mode.
        PS: pour les 15%, boutade, bien sûr….Mais aujourd’hui, il faut tout quantifier, avec des critères bidons la plupart du temps, le tout dans une joyeuse ‘démarche qualité’…Pouah…!
        ça me rappel les Monty…

      4. Actuellement je chiffre à 75% de rendement mon activité.

        Je fais tomber les coûts de 75%. Si ! C’est possible, pas besoin d’inventer le mouvement perpétuel pour cela.

        Juste un peu de bon sens et d’imagination.

  17. Si je comprends bien, en reprenant la métaphore « on fonce dans un mur avec une locomotive lancée à fond », ils maîtrisent encore un peu l’entropie du phénomène…sans espoir de sursaut…Ils et nous sommes en train de capituler….Il nous faut apprendre à dire NON. Top, c’est trop. Asseyons-nous et discutons, enfin. Ca va quoi, « on n’ai plus des gamins »….la population est sensée vieillir (moins de jeunes à qui on est en train de refiler toute la merde), Nous sommes sensés aider nos jeunes, les guider et leur donner envie, non?

    1. Ce n’est plus nous qui fonçons en locomotive. Nous roulons maintenant en carrosse ou en charrette, et nous arriverons en retard pour voir les locomotives traverser le mur ou s’y écraser!

  18. Je relis « La grande perdition » et je me dis que ce petit bouquin essentiel a quelque chose d’inachevé. Normal. Il s’agit d’une chronique. Et l’aventure continue sous les yeux de François Leclerc et sous les notres.
    Donc j’aimerai que François écrive la suite dans un même petit livre. Genre « Le grand Naufrage » ou « Où sont les bouées ? ».
    Et plus j’y pense et plus j’espère que le nouveau bouquin de Paul Jorion va étriller tous ces pseudo penseurs économiques spécialistes qui nous bassinent des c… depuis près de cinq ans, et même depuis plus longtemps. Si l’on relit ce que tous gens nous disaient hier, on a tout à la fois envie de se marrer et d’en pleurer.
    Moi aussi j’écris un truc. Mais il se passe tellement de choses, et le nombre de publications et ouvrages est si grand qu’on se demande si ce que l’on veut publier soi même est vraiment original et en vaut la peine.

  19. Vous confirmez ce que j’ai toujours écrit!
    Pour être simple, sans les injections massives de monnaie centrale, nous aurions une très violente déflation avec des conséquences catastrophiques!
    Seule la monnaie fondante est capable de fermer la trappe aux liquidités ! Sans inflation, en plus!

  20. Il y a encore des gens qui écoutent ou lisent les rapports du FMI, de l’agence Fitch,Moody’s ou Standar and Poor’s,je ne sais pas ce qu’il leur faut pour ouvrir les yeux…une troisième guerre mondiale peut-être.
    C’est à désespérer de la nature humaine.

    1. Bonjour Zanni,

      Les lecteurs sont les commanditaires des dits rapports.

      La nature humaine a en ce moment un rapport étroit avec l’homo festivus de Murray.

      Troisiéme guerre mondiale mais il faut des sous pour ça, beaucoup de sous et les sous sont cachés chez ceux qui sont pour le status quo.

      Nous allons voir l’avénement d’une société à la soviétique. Sacré retournement historique.

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