L'actualité de la crise : LE TEMPS, COMPARSE EN DERNIÈRE INSTANCE, par François Leclerc

Billet invité.

Dernières nouvelles d’un sauvetage in extremis avant la tempête : Angela Merkel et François Hollande vont ce soir régler leurs montres en vue du déminage de la bombe grecque qu’Antonis Samaras va successivement leur présenter. Comme tous les démineurs, leurs gestes sont lents : l’opération est annoncée pour prendre un peu de temps, si elle réussit.

En dépit de toutes les rodomontades, prudence oblige, le risque d’un éclatement de la zone euro qu’une sortie en catastrophe de la Grèce pourrait susciter ne peut être pris. Car cela précipiterait l’Espagne et l’Italie dans une tourmente pour l’instant contenue. Mariano Rajoy attend donc que la nouvelle intervention de la BCE – dont le conseil des gouverneurs se réunit le 6 septembre – soit au point avant de faire sa déclaration et de bénéficier d’un plan de sauvetage à son tour. Mario Monti ira de son côté appuyer auprès d’Angela Merkel ces préparatifs d’une fête anticipée par les marchés, car il en sera le principal bénéficiaire, espère-t-il.

Plusieurs nouveaux dispositifs sont étudiés par les experts de la BCE, dont celui qui a été divulgué par le Spiegel et confirmé par le Telegraph : la BCE interviendrait sur le marché secondaire pour si besoin contenir le taux des obligations à court terme des pays satisfaisant au préalable aux conditions du FESF/MES, afin que leur spread vis à vis du taux allemand correspondant ne dépasse pas certaines valeurs.

C’est beau comme un camion ! Sous cette forme, ou selon une variante, un dispositif serait mis en place dont les effets seraient de même nature que ceux des euro-obligations, sans avoir à violer ce tabou. A l’arrivée, la BCE se serait hissée par ses propres moyens au niveau de ses consœurs américaine, britannique et japonaise (par ordre alphabétique), à son tour installée dans le rôle du sauveur suprême, les Européens revenant enfin au bercail.

Avec deux programmes d’assistance, l’un en direction des banques (le LTRO), l’autre des États en difficulté (dont l’acronyme reste à trouver), on pourrait enfin voir venir. Les deux permettraient de rouler autant de temps que nécessaire les emprunts effectués à des taux préférentiels auprès de la BCE – plus préférentiel pour les banques que pour les États, il ne faut pas exagérer – sans plus se soucier des aigreurs du marché. Enfin, le temps nécessaire au désendettement serait trouvé…

Combien de temps – puisque c’est décidément le critère principal – cette nouvelle histoire pourra-t-elle durer ? Le scénario en cours d’écriture ne le dit pas (mais on suppose que cela sera long, très long). Pas plus qu’il ne touche au présupposé qui en est le fil : la BCE ne pouvant pas régler les problèmes que rencontrent les États, seule la rigueur budgétaire et les réformes structurelles pourront permettre de renouer avec la croissance… On est retombé sur ses pieds !

Nul n’étant parfait, ce nouveau plan a deux points faibles. Il repose sur un nouveau système de contraintes, le marché irresponsable étant mis hors-circuit : celui que les gouvernements ont eux-mêmes décidé et qu’ils peuvent donc amender et même défaire. C’est en tout cas l’espoir de ceux qui scrutent l’horizon des prochaines consultations électorales, en Allemagne et au Pays-Bas par exemple. Y aurait-il de sous-jacent une version soft d’un plan sinon condamné pour ne pas fonctionner ? C’est le second point faible : comment renouer avec la croissance dans un monde de brutes en pleine décélération ? La crise, faut-il le rappeler, n’est pas européenne…

Les nouvelles ne sont pas encourageantes sur ce plan-là, car aux États-Unis le marché manifeste vis à vis de la Fed les mêmes attentes que celles dont la BCE est entourée, la Banque d’Angleterre et celle du Japon poursuivent leur valse-hésitation : les sauveurs ne savent pas sur quel pied danser. Comme ils ne cessent de le proclamer à juste titre, ils n’ont pas les moyens de régler par eux-même des problèmes dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Cinq ans, c’est l’éternité quand tous les matins en se réveillant on se demande quelle nouvelle tuile va vous tomber sur la tête.

Par un jeu de balancier, comme disent ceux qui croient ainsi tout expliquer, la dette américaine va vite revenir au-devant de l’actualité. Ce sera la tâche de la nouvelle administration américaine issue des élections de novembre que de trouver une nouvelle solution bi-partisane pour repousser encore une fois les échéances. A chacun sa méthode !

87 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LE TEMPS, COMPARSE EN DERNIÈRE INSTANCE, par François Leclerc »

  1. Cher M. Leclerc,

    votre exposé est tout à fait pertinent même s’il a des accents las, désabusés voire nostalgiques que je ne m’explique pas. Loin de toutes les prédictions millénaristes d’implosion de l’Euro au soir de Noël dernier, loin de toutes les recommandations exotiques de restructuration ou de dénonciation des dettes souveraines, on assiste à la seule solution possible, celle de la reprise en main de la monnaie par les Etats. Les financiers privés n’auraient donc pas compris depuis Philippe le Bel la nature de la dette souveraine, ni celle de la monnaie ?

    Il est clair que pour avoir essayé (voire essuyé) plusieurs approches didactiques de la monnaie, le fait est que tout le monde patauge plus ou moins. Et puis un jour on lit Galbraith … qui aurait pu écrire le sous-titre de X-Files : la vérité est ailleurs, voyons …

    Pas dans la politique dont la monnaie n’est qu’un avatar … mais dans l’économie.
    On peut gesticuler tant et plus et remuer du papier tant qu’on veut, cela n’impressionne que les petits actionnaires, leur sucre à la main … ceux qui font la claque des marchés.
    Les Etats ont besoin de temps ? … ils le prennent. Plus de manière cavalière ou féroce à la mode d’antan … autres temps, autres moeurs …
    Les bonimenteurs vont replier leurs tréteaux et aller voir ailleurs, sur d’autres champs de bataille s’il n’y a rien à grapiller sur les dépouilles à terre.

    Pendant ce temps là, l’économie continuera à fonctionner : +3,5% de croissance du PIB mondial prévu pour 2012, en temps de crise quand c’était 6% en 2007 ?

    Il semblerait que le monde prosaique de la grosse économie ne reprenne bientôt ses droits sur le monde magique de la belle finance.

    Bien à vous.

    1. Le seul point pertinent que vous évoquez réside dans la reprise en main de la monnaie par les états. C’est le point de départ. Ensuite, il faut passer à la restructuration et aux partage des richesses, parce que dans le cas contraire, l’effondrement est garanti. L’augmentation de PIB mondial que vous mentionnez est inertielle. Regardez ce qui se passe en Allemagne. Les émergents reposant eux aussi et plus encore, sur un modèle exportateur, ce ne sont pas des injections de liquidités en circuit fermé qui vont doper la consommation et les sauver.

      Le contrôle de la monnaie peut faire partie de la solution mais seulement s’il est utilisé pour court-circuiter les marchés et permettre de les restructurer, en même temps que la dette. L’économie, débarrassée de l’hypertrophie financière parasitaire et portée par le désendettement forcé et mécanique (un peu d’inflation), pour finir, assainie par la mise en place d’un nouveau système monétaire (bye bye le dollar privilège qui désormais asphyxie toute reprise), l’économie donc, pourra repartir tranquillement sur des bases un peu moins déséquilibrées.

      Ou alors il y a la guerre, ce que personnellement, je souhaiterais éviter.

      Enfin, vous avez déjà bon sur un point, c’est une bonne base pour continuer.

      1. Cher Nicks,

        merci de votre imprimatur, même si je cherche plutôt la discussion que la bénédiction …

        Pour autant, je ne partage pas votre point de vue sur le contrôle monétaire et ses incidences économiques.
        J’ai fini par admettre que la monnaie n’est pas en amont mais en aval de l’économie et qu’au mieux elle peut avoir des incidences négatives sur l’économie. Mais jamais la finance n’a permis la croissance. Les “financiers” sont les cantinières et affidées qui suivent les armées … pour leur propre compte … les quittent à loisir et glânent les champs et les cimetières une fois la bataille terminée.

        En revanche la croissance du PIB mondial (dont on peut certes discuter de la validité du calcul) est loin d’être inertielle. Sauf en 2008, elle affiche une constance entre 3.5 et 6%. C’est la consommation (et pas les consommateurs) qui permet cette croissance parce qu’elle permet d’écouler une production toujours plus importante. L’UE devrait s’arrimer à sa tête de pont exportatrice et rechercher le développement des marchés de consommation … de tous les marchés de consommation.

        Alors vous imaginez que le spectre de la guerre au bout de la crise financière ne soit qu’une histoire que les cantinières racontent aux enfants pour les tenir sages … quand elles ne lisent pas dans le marc de café ou les lignes de la main des chartistes …

        Bien à vous

      2. @Apicelleria

        Heu, vous avez eu vent des petits crachotements en Chine ? Les émergents exportent en occident et pour le moment la consommation flotte à peine aux Etats-Unis et vu l’austérité administrée en Europe, ce n’est pas là que les débouchés vont exploser.

        Pour relancer la consommation (idiotie en terme quantitatif, puisque ce n’est là aussi plus viable écologiquement et que la course à la compétitivité-coût a abouti à sa logique destructrice), il faut partager les richesses et redistribuer. On n’en prend pas le chemin…

      3. L’augmentation de PIB mondial que vous mentionnez est inertielle. Bien sûr , tout simplement comme la croissance de la population mondiale .

  2. Pendant ce temps là, Eva Joly rejoint le Front de Gauche sur la question d’un referendum sur le traité budgétaire européen, seule façon d’ouvrir un débat totalement escamoté par nos dirigeants. DCB ancien révolutionnaire devenu parfait néolibéral, rappelle les origines norvégiennes de l’ex candidate aux présidentielles. Un peu nerveux comme réaction…

    http://www.liberation.fr/politiques/2012/08/22/cohn-bendit-eva-joly-n-a-qu-a-faire-un-referendum-sur-l-euro-en-norvege_841134

    1. Je ne parviens pas à me décider. La norvégienne ou l’allemand? Je crois que je vais réfléchir et puis je choisirai la plus intègre des deux.

    2. Elle rejoint Placé surtout, nuance. Seule candidate ouvertement fédéraliste l’Eva (Eelv forcément), faut-il le rappeler ? Cela dit, rendons justice à DCB, c’est vrai qu’la Norvège avec les zeurozonards ce s’rait pas mal… ou au moins que son fond souverain soit un peu moins chiche de ses 600 milliards de pétrodollars envers eux…
      http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20120810trib000713801/la-norvege-retire-ses-petrodollars-de-la-zone-euro.html
      Euhhh, rappelez moi les résultats sondagiers sur la règle joncaille ? Ah sûr qu’y aurait du grain à moudre, à gauche…

      1. Si la victoire est évidente, raison de plus pour les ouiistes de faire d’une pierre deux coups : redorer leur blason de démocrates et en finir avec les nonistes. Chiche ? Quelque chose me dit qu’ils ont pourtant peur d’un aléa…

    3. Ah que con-con ! (une idée pour les Guignols de l’info, en passant ;))

      Mon soutien à Éva Joly.

    4. Laissez le temps à Daniel et Eva de se rabibocher .
      A la base , un propos à multiples interprétations : certains comprendront “racisme primaire ” là ou l’intention était seulement de donner un exemple d’absurdité.
      L’avenir dira si le front de gauche s’entête à voir des ralliements là où il n’y a que mise au point .

      PS : Nul doute que certains auront entendu ” rabi ” et ” boche ” , et en tireront des conclusions débiles.

      1. @Hé

        Tout les sépare, sauf l’adhésion à un parti, pour le moment. Je rappelle également le traitement que les apparatchiks verts ont réservé à leur propre candidate au moment de l’élection.

        Pour le reste, je suppose bien que DCB n’est pas xénophobe mais il fallait souligner à quel point l’argumentation devient stupide et non avenue dès que la question du débat européen est avancée. Il craint quoi exactement ?

      2. Laissez le temps à Daniel et Eva de se rabibocher .

        Rien du tout.
        Je ne comprends pas ce qu’on peut lui trouver d’intéressant à ce DCB.

        Pour le reste, je vous laisse à vos subtilités.

  3. La situation économique des pays dits riches est explosive depuis quatre ans, mais on dirait qu’ils sont plus géniaux que vous ne pensiez pour rouler les dettes (des banques et des Etats) pendant un temps très long. La question est de savoir si ce temps est indéfini : auquel cas, nous serions simplement entrés dans un nouveau régime d’existence, la vie au bord du gouffre. On peut y tomber n’importe quand, ou jamais. Par contre, on peut être assurés que ce nouveau régime a un coût exorbitant pour les niveaux de vie des citoyens, pour la démocratie et pour l’égalité.
    Est-ce que je me trompe ?

    1. Non. C’est tout à fait ça. En partant du principe que l’homme (le citoyen) peut tout supporter, même le pire, du sable va couler dans le sablier du “capitalisme à l’agonie” pendant encore un bon moment… dans ce cas, parler de “peuples à l’agonie” me paraitrait plus de circonstances !!

    2. Chère Jeanne,

      on peut vivre au bord du gouffre sans y tomber jamais, effectivement …

      La question à se poser serait plutôt : qu’est-ce qui nous ferait tomber dans le gouffre.

      Pas la finance en tout cas, ni les dettes souveraines. Mais l’absence de croissance de l’économie. Or celle-ci se porte bien encore. Et même en 2008, où elle nous fit découvrir les délices de la récession, elle n’obligea personne au grand saut.

      Plaie d’argent n’est pas mortelle, surtout pour les Etats … surtout pour l’une des plus grandes zones économiques du monde, celle où on consomme beaucoup et où il faut à nouveau produire beaucoup.

      Bien à vous.

      1. Je veux bien, mais alors pourquoi tous ces billets de François Leclerc ? Pensez-vous qu’il rêve ? Je crains qu’il ne soit pas de votre avis !

      2. Chère Jeanne,

        allons, allons … je ne peux pas répondre pour lui … posez lui donc la question …

        Pour ma part, je vous donne mon avis.
        La finance n’intéresse que les financiers qui eux s’intéressent beaucoup à l’économie et encore plus à la finance …

        Bien à vous

      3. Apicelleria, je n’arrive pas à trouver l’adjectif adéquat à votre “optimisme”, vacillant entre propagande et naïveté de votre part, lorsque vous affirmez la bonne santé de l’économie…
        Hors ce blog, j’avale quotidiennement pas mal d’autres articles qui traitent du sujet, soit français, soit espagnols, et ce qu’ils me semblent refléter, c’est que justement, c’est parce que l’économie ne va pas bien qu’il y a absence de “croissance”…
        Je remets souvent en cause l’emploi du PIB comme instrument de mesure de la dite croissance, pour voir que mon pays, l’Espagne, puisse être considéré telle 4ème puissance européenne alors qu’il devra assumer un défaut de plus de 450 milliards d’emprunts privés et quasiment autant de dette publique… Je ne suis pas comptable, ni financier, mais quand on doit plus d’argent qu’on en collecte, j’appelle ça “faillite”… Pas vous ?
        Bien entendu, si l’on considère les milieux bancaires et financiers tels faisant partie de “l’économie”, vous n’avez globalement pas tort, cependant, à quoi servent les résultats colossaux de CETTE économie là ? Je vous le dis : plus de 5 millions de chômeurs en Espagne, 2,2 millions d’enfants sous-alimentés, entre multiples autres choses, dans ce même pays qui est le mien…
        Ces quelques lignes maladroites, pardonnez m’en, pas très élaborées du fait de mon niveau de français très limité, cependant, j’espère que vous comprendrez qu’elles expriment et tentent d’argumenter mon désaccord avec vos commentaires qui ne cessent de faire croire à des miracles qui n’existent pas plus en économie qu’en religion, d’ailleurs… (oui,un espingoin athée et communiste, il y en a quelques uns…)
        Sur ce, avec mes salutations les plus cordiales…
        Pedro

      4. Cher Pedro ,

        d’abord votre français est excellent. Ensuite, il n’est pas question d’optimisme de ma part et je ne prédis rien. Je lis les chiffres que nous livrent le FMI. Malgré les tombereaux d’articles et de commentaires alarmistes depuis 2008 quelles ont été les conséquences sur la croissance du PIB mondial ? Malgré les Cassandre et autres devins, quelles sont les prévisions (et pas prédictions) du même FMI pour les 18 mois à venir ?

        Il n’y a aucune raison pour que l’économie mondiale s’arrête, aucune ! La crise monétaire est en passe de se réglera et se règlera forcément et pas par des faillites en cascade et je ne sais trop quoi. Mais par une négociation patiente et la remise à sa place de l’industrie financière … ce qui est en train de se passer.

        Il reste à savoir si les pays comme l’Espagne et la France vont se décider à sortir de leurs rêves et se remettre à produire, parce que c’est la production qui est le moteur de la croissance … et pas je ne sais trop quelle économie du savoir qui est la plus belle naiveté de la fin du XXème siècle.

        Quant à la dette souveraine, à la fiscalité et aux dispositifs sociaux, ils viennent après la question majeure de l’économie.

        Bien à vous

        Cher François Leclerc

        On ne découpe un système en tranches, l’économie par-ci, la finance par-là.

        Ouf, je n’ai pas eu de note cette fois-ci.
        Mais enfin qui dit cela ?
        Il s’agit juste de primauté de l’une sur l’autre et de l’hégémonie hystérique qui est donnée depuis 2008 à l’industrie financière … qui au mieux peut faire des bulles (c’est rigolo, hein ?)mais jamais de croissance, allons, allons …
        Quant au rôle de financement de l’économie, une bonne partie échappe à ladite industrie financière …

        Bien à vous

      5. Appi, « La finance n’intéresse que les financier », tss tss, ce serait trop beau… Il me semble pourtant que « quelques » zacteurs économiques, de l’actif à l’inactif, du micro au gros patron, du débiteur à l’épargnant jusqu’au rentier évidemment…

      6. Apicelleria,
        J’ai entendu il y a encore peu à la radio qu’il existait une différence substantielle entre les estimations publiées et le résultat final constaté à terme… Je n’ai malheureusement pas de référence à vous soumettre, ne sachant où rechercher ces informations en français, cependant, je ne suis probablement pas le seul à en avoir eu connaissance…
        Ce pourquoi non seulement je me méfie, mais de plus, ne me fie pas du tout des ces fameuses estimations qui, selon moi, ne sont là que pour minimiser les choses et préparer les esprits des foules… Surtout venant du FMI dont on connais les implications désastreuses dans d’autres crises survenues par le passé, particulièrement en amérique du sud…
        D’autre part, il n’est pas besoin d’appartenir au FMI pour voir que dans mon quartier, la moitié de mes voisins ont perdu leur boulot et l’autre s’est fait expulser de son logement, parfois, les deux…
        Le fait de vous faire le relais des chiffres que vous lisez, soit, cependant, épargnez nous l’interprétation que vous en faites ou alors, étonnez nous vraiment avec des faits concrets qui corroborent votre point de vue.
        Cordialement

      7. Cher Vigneron,
        je crains que le petit épargnant livret A, que le retraité avec ses OAT et le petit patron qui veut acheter son dernier utilitaire ne soient pas passionnés par les dernières analyse chartistes ou les dernières discussions sur les mesures prudentielles de Bâle III … savent-ils seulement que ce beau monde existe ou se contentent-ils de les ignorer car peu leur chaut ?
        Bien à vous

        Cher Terra Breizha
        au moins vous avez des références et vous le faites savoir …
        Bien à vous

        Cher Pedro Gil

        Le fait de vous faire le relais des chiffres que vous lisez, soit, cependant, épargnez nous l’interprétation que vous en faites ou alors, étonnez nous vraiment avec des faits concrets qui corroborent votre point de vue.
        Cordialement

        Je ne possède pas votre agilité linguistique mais je peux vous avouer que la cordialité ibérique est suffocante … pour un peu on pourrait la prendre pour un coup de pied au derrière …
        Mais soit … en ces temps de scepticisme, tout est contestable et surtout les chiffres.
        Donc vous souhaiteriez que je vous épargne mes commentaires et mes interprétations ?
        Eh bien moi, j’aimerais bien lire les vôtres mais il n’y en a point.
        Comme quoi les marchés sont mal faits … abondance ici, rareté là …
        Eh bien, olé alors …

      8. Soyons sérieux un peu monsieur le professeur machin, faudrait pas trop prendre vos émules pour des lapins d’dix s’maines au risque de perdre ce qui vous reste de crédibilité ici. Vous avez écrit : « la finance n’intéresse que les financiers ». Je vous dis bullshit. Vous savez comme nous que c’en est, donc vous dites « ok, bullshit » et c’est marre.
        C’est pas ce que vous faites.
        J’ai l’impression que vous jouez souvent ce petit jeu. Vous ferez pas de vieux os ici à ce régime là, Monsieur le Professeur Bidule.
        Et n’oubliez pas que le noeud-pap et les Burlington à carreaux ne sont pas que des appanages de professeurs Tartempion, de clowns aussi, surtout de clowns.

      9. @L’épitoge palissante (celui à noeud)

        … Quant au rôle de financement de l’économie, une bonne partie échappe à ladite industrie financière …

        Ladite en question était appelée finance tout court initialement et non industrie financière. Cela dit on pourrait admettre, à la limite, la réduction de la finance, i.e du système financier, aux seuls acteurs dits « industriels de la finance », soit les seuls producteurs de plus ou moins nouveaux produits financiers. Soit. Sauf que si les banques – éminentes représentantes de cette « industrie » – ne sont plus effectivement, et de loin, les seuls financeurs directs de l’économie, il n’en reste pas moins vrai qu’elles sont toujours nodales dans ce financement au moins de façon indirecte et surtout comment nier que les autres acteurs des « marchés financiers » qui ont censément privé ces banques de leur quasi monopole sur l’intermédiation dans le financement privé de votre « économie non financière » sont eux aussi des acteurs éminents de cette « industrie financière » ?
        En outre comment opérez-vous, autrement qu’en trois coups d’cul hier à Pau expéditifs, en chiquenaudes rhétoriques sur votre clavier, pour séparer élégamment les soeurs siamoises qui constituent aujourd’hui de fait ce qu’il est convenu d’appeler d’un bout à l’autre du prisme des théories, approches ou sensibilités économiques « économie financiarisée ».
        Juste un exemple concret : que faites-vous du « détail » financiaro-économique faisant d’une industrie française pesant deux fois moins en France que son homologue outre-rhénane chez elle une industrie pesant le double en investissements à l’étranger ? Nationalisme économique ? « L’ordo » de l’ordolibéralisme ? Non non, d’abord optimisation de la financiarisation, pari politique sur la stratégie visant la création de grands groupes industriels mondiaux ultra financiarisés.
        Allez, je vous laisse vos rangs d’hermine sur fond rosâtre mais remettez donc votre noeud-pap à sa place, devant, ça le fait pas posé sur votre nuque.

      10. Cher Vigneron,

        ne vous énervez pas à ce point, on dirait que vous perdez pied tant vous écumez … et procédons par ordre : tss tss mes chaussettes ne sont pas des Burlington mais mon noeud papillon est un Genète, atelier parisien que je vous recommande … quant aux clowns, vous vous trompez, ce qui les distingue ce n’est pas leur accoutrement mais leur jeu : ils crient, ils gesticulent et ils zézaient pour parler aux petits zenfants … un peu comme d’autres aux zeurozonards …

        Ah au fait, la discussion caporaliste ou mieux adjudantiste (je vous contredis, vous obtempérez en baissant les yeux) ne me sied pas, merci … et je n’ai pas besoin d’ostéopathe.

        Quant à votre diatribe aux Rostres sur le rôle que je donne à l’industrie financière, je ne vous ressortirai pas mes vieilles pages sur Allais, Fisher ou même Friedman qui vont beaucoup plus loin, ni sur le Glass Steagall Act pour classes préparatoires, mais je vous renverrai vers la discussion d’actualité sur le modèle de la banque universelle et je peux vous dire qu’on y travaille activement … bref entre les deux modèles anglo-saxons l’un qui interdirait aux banques le trading pour compte propre l’autre qui obligerait la filialisation de la banque de détail, les états majors qui ont bien compris que le casino allait bientôt fermer penchent pour la première idée et cela ravit leurs actionnaires qui commencent à voir d’un sale oeil l’industrie financière et tous ses traders … remarquez, ils pourront toujours mettre des noeuds papillons et de belles chaussettes pour aller se vendre aux compagnies d’Assurance … mais il parait que les actuaires les regardent d’un sale oeil derrière leurs lunettes d’écaille …

        Si je peux vous donner un conseil : détendez-vous et souriez … cela n’empêche pas de penser … si, si …

        Bien à vous

      11. Pa 13/7, no stress l’hermineux, ça baigne pour moi Monsieur l’Assomité académique – sans les palmes mais avec masque et tuba, ce qui vous permet, chacun le constate un peu plus chaque jour, de noyer allègrement quelques anchois esseulés mais vous interdit manifestement de vous en prendre aux bancs de thons et baleines à bosse qui traînent en nombre croissant dans votre sillage.
        J’étais juste inquiet, je ne le suis plus, plutôt résolument navré. Pas pour vous. Ni pour l’université trisocolore, ce qui reste accessoire, non, pour les étudiants de ce pays.

      12. croissance de l’économie. Or celle-ci se porte bien encore.

        surtout pour l’une des plus grandes zones économiques du monde, celle où on consomme beaucoup et où il faut à nouveau produire beaucoup.

        Quand l’économie va tout va ! Vous pouvez développer s’il vous plaît ?
        – Produire :
        * avec quelles ressources dites naturelles ? Quelles origines ?
        * qui produit ?
        * Comment ?
        * Quoi ?
        * Où ?
        La croissance dans nos contrées s’obtient en éliminant les emplois de production.
        La croissance dans nos contrées s’obtient en éliminant les emplois de service.
        – Consommer :
        * Qui consomme ?
        * Quels salaires
        * Quels revenus ?
        * Quelles retraites ?
        En l’état l’économie et sa croissance tendent à installer 20% de hauts revenus et 80% de travailleurs pauvres, chômeurs indemnisés ou pas et retraités indigents dont la survie est à la charge de la collectivité qui peine de plus en plus à l’assurer puisqu’elle (la collectivité) est en situation de ne plus percevoir ni les cotisations sociales ni l’impôt par défaut de cotisants et de contribuables solvables : qui est en mesure de les régler à part les 20% qui hurlent par anticipation à la spoliation ? Personne ? En ce cas, quel présent et avenir économique pour les 80 % anticipez-vous ?

        Votre propos induit me semble-t-il des réformes structurelles en faveur de la croissance. Lesquelles pour rétablir le cycle que vous évoquez production ET consommation en prenant en compte la pérennisation des ressources naturelles et humaines puisque sans elles la croissance de la croissance aboutira de concert à la croissance des dérives collectives présentes et leurs cortèges d’hypnotisés menés au sacrifice ?

    3. Pouvoir attendre, ne participer aussi peu qu’on le veut,
      ne pas être impliqué au-delà d’un seuil souverainement décidé,
      ne rien faire ET ne rien perdre.
      Les “riches” ( – ceux que l’organisation finance-économie actuelle favorise-) peuvent se prévaloir de ce bain tiède aussi longtemps que le mot “systémique” sera appliqué aux manieurs d’argent et aussi longtemps que les “autres” accepteront d’être mis à contribution.
      N’oublions pas les entre cuir et chair que les “autre” transforment en complices de l’immobilisme.

      Le temps est de leur côté, jusqu’à la chute finale…
      Ici, sur le blog, la majorité pense que les temps sont venus. Ils viendront, pour respecter les canons moraux mais peut-être pas selon notre urgence.
      Les transitions sociales et économiques sont longues.

    4. C’est toute la question Jeanne ! Va-t-on trouver assez de temps pour se laisser crever, ou vite se décider à tenter de vivre ?

      Parce qu’il n’y a bien que 2 programmes pour sortir de ce bordel :
      1- Le triste programme : se saigner à rembourser lentement les dettes au prix d’un asservissement des peuples déclarés débiteurs pour plusieurs décennies, terreau propice à une fin d’histoire qu’on espérait ne plus jamais traverser.
      2- Le vaste programme : organiser une restructuration massive des dettes à l’échelle internationale et tenter de repenser un modèle socio-économique plus équilibré pour éviter de revenir à la case “mauvais départ”.

      Pour sûr le vaste programme n’autorise pas la paresse ! (ça bouge par ici, hein?) Mais nous sommes encore sous une idéologie financière de feignants…
      Les magouilles qui visent à aligner le mandat de la BCE sur ceux de ses consoeurs (peu importe la manière) ont comme des airs de martingale palliative permettant la mise en application du triste programme.

    5. à Jeanne Favret-Saada

      Bonjour, vous écrivez :

      Par contre, on peut être assurés que ce nouveau régime a un coût exorbitant pour les niveaux de vie des citoyens, pour la démocratie et pour l’égalité

      Panagiotis Grigoriou , Historien et Ethnologue , écrit :

      « L’illicite et le légal se sont toujours mêlés certes »

      Voici, plus entier, un extrait de son récent billet « all about eve ».

      « D’autres échos et histoires racontées, indiquerait aussi une autre forme « d’adaptation à la crise », c’est-à-dire la « criminalisation » accélérée dans la… professionnalisation d’urgence et les petits métiers encore possibles. Certains de mes interlocuteurs évoquent à ce propos le cas de la Crète, mais le phénomène ne concerne pas que la grande île. L’illicite et le légal se sont toujours mêlés certes, le dosage pourtant peut être un indicateur social et sociétal, à défaut d’en témoigner à sa manière sur un certain… IDH. Au moins, une des réussites indéniables des démocraties dites libérales était l’illusion pratiquée par le grand nombre dans ce que l’on pouvait appeler l’accomplissement par un « travail honnête », sauf au sommet, mais qui allait vraiment s’en émouvoir ? »

      « Criminalisation », tout de suite les grands mots, et encore d’autres, comme ceux-ci : « Par un travail honnête, sauf au sommet ». M’enfin, comment voudrions-nous que le travail fût honnête « à la base », lorsqu’il ne l’est pas « au sommet »?

      Certes, les héritiers savent user de l’éventail moral derrière lequel abriter toutes les combines nécessaires à l’entretien de leur domination, mais en contrepartie, sur toute l’échelle sociale, chacun se sait aussi doué qu’un polytechnicien ( et à moindre effort ; si si, et encore à moindre effort) pour « en croquer », lui aussi, par des voies détournées. De fait, le balayeur municipal sait très bien ce qu’il faut faire pour monter en grade et faire travailler plus petit que soi.

      Évitons l’édredon, ces opportunités de remaniement de nos deux ordres hiérarchiques usuels, – l’officiel et le caché – ne sont-elles pas attendues ? La richesse est relative, ce qui nous importe : c’est d’être au-dessus de nos voisins, quitte, pour quelques rêveurs, à pousser à la révolution, histoire de se constituer en « avant-garde » sur “les hauteurs béantes” ?

      1. Bonjour Jean-Luce Morlie,

        j’essaie de comprendre vos désaccords. Et j’attire donc votre attention sur le fait que vous avez oublié de signaler les guillemets que Panagiotis Grigoriou met à “travail honnête”.

        Il y a aussi qu’il cherche à rendre compte de différents discours, l’exercice d’écriture étant autant le moyen de négocier leur emboîtement dans le témoignage et l’analyse, que la difficulté à pouvoir le faire. En terme d’écriture, et de lecture, on sait combien rendre compte de, et percevoir les, différences et nuances de discours, est difficile.

        Aussi donc, reconnaissons que s’il met “travail honnête” entre guillemets c’est qu’il apporte une nuance de jugement qu’il faut pouvoir interroger.

        Certes en le replaçant dans son propos général.

        Mais en intégrant aussi ce qu’il dit en tant qu’observateur se prêtant à l’exercice scientifique du regard, et de ce qu’il dit en tant que personne directement concernée par les événements, s’adressant à nous, et ce qu’il dit d’un côté et de l’autre, influencé par l’un et par l’autre.

        Par ailleurs, parfois, P.G. veut dire une chose mais tourne sa phrase et choisit ses mots avec -parfois- la maladresse de qui ne parle pas dans sa langue maternelle.
        (Quoique parler dans sa langue maternelle ne soit pas le gage d’une bonne expression.^^) L’exercice est difficile dans la nuance, ce qui doit lui donner des inquiétudes j’imagine. Souvent à la lecture, nous corrigeons de nous-mêmes et nous comprenons. Et puis il parle la langue de l’ethnologue et de l’historien, en cela, ce qu’il énonce dit bien ce qu’il veut dire.

        Bon, j’essaie de comprendre ce qu’il en est du désaccord.

        Je continue de vous lire les uns et les autres.^^

        Bien à vous.

        ——————————————————————
        Et j’invite à soutenir Panagiotis Grigoriou, au moins par soucis de ne pas laisser les Grecs et non-Grecs, sans regards sur ce qu’ils vivent, et aussi pour maintenir du lien.
        http://greekcrisisnow.blogspot.fr/2012/08/les-antennes-de-la-crise.html

      2. À « Muche »,

        Bonjour, je réitérais, mon insistance à identifier la source de nos malheurs, dans une conception “zinovièvienne” et non pas “soljénitisyenne”. Pour Soljenitsyne, le mal vient d’en haut, la faille sociale est entre les Chefs « toujours mauvais » et le Peuple « toujours bon »; pour Zinoviev, la faille sociale, nous la portons dans notre intimité: lâcheté, calcul, veulerie, etc. Je pense que nous ne pouvons sortir par “le haut” que par une compréhension « laboritienne » ( de Henry Laborit ) des automatismes verbaux générant structures sociales « du bas » propre à les justifier comme automatismes, tels que « territoire », « propriété », « liberté » « égalité » « fraternité » ; mais alors, il faut en parler, sauf à se vouloir “politique”.

        Accessoirement, « Muche » viens du grec « mochos »,c’est-à-dire la pièce des femmes, secrète et sombre au cœur de la maison, ou même du Labyrinthe ; c’est-à-dire la face cachée des règles de la maison soit : « l’oiconomos ». Aujourd’hui , en patois picard, « la muchette », est, entre autres et pour un meuble, le nom du tiroir secret dans lequel sont cachées les économies du ménage .

      3. Super, la perspective de réflexion me plaît beaucoup.^^

        Merci pour les précisions sur muche, vous n’imaginez pas à quel point c’est parlant pour moi.

        Heu, sauf que je ne sais pas où j’ai caché mes économies !^^

  4. Aujourd hui sur France 5 , l emission “C dans l air” propose un debat sur la crise de la dette, probablement interessant.

    1. Ce serait bien la première fois que l’on assisterait à quoi que ce soit d’un tant soit peu intéressant dans cette émission. A moins que vous ne soyez à la recherche des nouvelles tendances de la pensée unique collection automne-hiver de la mode du “de toute façon on pourra pas faire autrement (surtout pour les pauvres et les salariés qui ne le seraient pas déjà)”.

    2. Faudra “expertiser” les invités…..depuis deux ans beaucoup trop majoritairement “T.I.N.A.” , et , surtout , choix délibéré de “T.A.T.A.” très gentils-polis ( se laissent trop facilement interrompre au moment charnière de leur intervention….puis perdent le fil….et l’argument attendu-espéré ne sort pas….) ou bafouilleurs systémiques(sic)…….
      On verra.

    3. Tout dépendra des invités. Or, les invités de C Dans l’Air…

      Alors, pronostic :
      – l’ineffable Christophe Barbier
      – le merveilleusement arrogant et horripilant Michel Godet
      – l’excellentissime Bruno Jeudy
      – le supérieurement supérieur Patrick Artus
      – l’alpha et l’omega Jean-Hervé Lorenzi

      Si c’est comme d’habitude, non, ça ne risque pas d’être intéressant. Ca risque simplement d’être un endoctrinement de plus : “braves gens, point de salut en dehors de la pensée unique”.

      Il y a longtemps que C Dans l’Air a sombré dans le smog de la grande fraternité libérale.

      1. sans oublier :
        – le socialement expertissime tous azimuts et sénile Raymond Soubie
        – le furieusement pertinent indépassable et imparable Renaud Dély
        – l’incroyablement de gôche pour un économiste Bernard Maris
        – le fabuleusement économiquement bien informé et incontournable Ely Cohen

      2. C dans l’air, vu ce soir et égal à lui-même, cad Nul
        Les “experts” :
        Philippe Dessertine : Institut de la Haute Finance, universitaire “libéral”, Cercle de L’Entreprise
        Jean-Michel Six : chef économiste de Standard & Poor’s France
        Philippe Frémeaux : économie sociale, revue Alternatives Economiques pas très mordant

        Résumé :
        – TINA
        – “redéfinition” de l’action de l’Etat=privatisation
        – réduction des dépenses publiques par des “réformes structurelles” récessives à “cout terme”, mais rien sur les niches fiscales inutiles (rapport Cour des Comptes)
        – encore plus d’Europe

        On ne change pas une équipe qui gagne

        Mon message est passé en bandeau mais amputé de l’option “défaut organisé de l’eurozone” ???

    4. C’ dans l’air probablement intéressant, pour cela il faudrait premièrement des femmes qui ne sont jamais convier pour parler d’économie et un changement pour les hommes. A part dire les marchés veulent les marchés disent les marchés attendent et blablabla et blablala C’est dans l’air c’est la voix de son maître la BCE.

  5. “la BCE interviendrait sur le marché secondaire pour si besoin contenir le taux des obligations à court terme des pays satisfaisant au préalable aux conditions du FESF/MES, afin que leur spread vis à vis du taux allemand correspondant ne dépasse pas certaines valeurs.”

    Ne rentrons nous pas là dans un (nouveau?) cycle infernal?
    Pourquoi se priver de faire monter les taux, fussent ils à court terme, avec l’instauration concomitante des plans rigueur/privatisation, si la BCE rachète à tour de bras derrière?
    Allons nous voir exploser ces taux, en ce cas, ou pire, ne pas les voir exploser, la BCE rachetant à la vitesse de la lumière?

  6. Je m’y suis pris à trois reprises pour lire “désendettement” plutôt que “désenchantement”.

    “Enfin le temps nécessaire au désenchantement” serait trouvé”
    C’est grave, Docteur ?

  7. Salut,

    Le moteur du bateau c’est la croissance, elle est ni aux états-unis, ni au japon, ni en Europe, même la Chine connait un brusque ralentissement, je viens de lire que l’Australie était en difficulté,.

    On met du charbon dans les moteurs encore a ras bord
    mais tout les moteurs sont morts, le bateau continue doucement sur sa lancée.
    je crois que personne ne veut être montré du doigt
    parce que quand le bateau sera complément a l’arrêt on cherchera un coupable

    Alors qui ?
    la Grèce, l’Italie, l’Espagne, les usa, la Chine, l’Iran, la France, l’Allemagne ?

    1. Cher Renard,

      Le moteur du bateau c’est la croissance

      Tout à fait d’accord avec vous.

      mais tout les moteurs sont morts

      Mais non ! Le bateau ralentit parce que la production ralentit … il suffit de la relancer d’abord et de soutenir la consommation (pas les cadeaux de revenus artificiels et coûteux aux consommateurs). Tous les circuits sont là, l’innovation aussi, les outils, l’envie et les consommateurs, toujours plus nombreux …
      Vous l’avez dit le moteur c’est la croissance, pas la finance !

      Le temps des financiers et autres bateleurs est fini. Attendons un prochain cycle, une prochaine bulle et on les reverra … ou leurs héritiers …

      Bien à vous

      1. Mais non ! Le bateau ralentit parce que la production ralentit … il suffit de la relancer d’abord et de soutenir la consommation (pas les cadeaux de revenus artificiels et coûteux aux consommateurs). Tous les circuits sont là, l’innovation aussi, les outils, l’envie et les consommateurs, toujours plus nombreux …

        prenons le cas de la Grèce, l’Italie, l’Espagne, les usa.
        vous croyez vraiment que ça va repartir en appuyant sur des petits boutons.

        quand tout le monde est au ralenti , il n’y a pas un qui est devant et tire les autres.

      2. Cher Renard

        Bon je vous donne les taux de croissance 2010 et 2011 source FMI
        USA 3% et 1.8%
        Allemagne 3.6% et 3%
        France 1,4% et 1,6%
        Italie 1,5% et 0,4%
        Espagne -0.1% et 0,7%

        Et je vous donne les prévisions de croissance 2012 et 2013 source FMI
        USA 1,8% et 2,2%
        Allemagne 0.3% et 1.5%
        France 0,2% et 1%
        Italie -2.2% et -0.6%
        Espagne -1.7% et -0.3%

        Je vous laisse retrouver les chiffres de 2008 …

        et euh oui je crois … euh, pas aux petits boutons, non … mais la croissance économique n’a AUCUNE raison de cesser.

        Bien à vous

      3. La croissance ?
        Le miroir aux illusions couplé à la foi du charbonnier. Mais surtout des décennies de pillage du tiers-monde afin d’assouvir l’appétit insatiable des truands de Wall-Street, de la City ou du CAC40. Votre idole est déjà morte mais vous ne le savez pas.

        Gramsci le disait bien, c’est au moment où l’ancien (monde) se meurt et le nouveau ne parvient pas à voir le jour que surgissent des monstres.

      4. @Apicelleria

        mais la croissance économique n’a AUCUNE raison de cesser

        Pas même notre planète ?

        (trop faciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiile)

      5. Y a des ceusses que n’ont donc jamais entendu parler du peak oil, de Medows et autres trucs.

        Celui qui croit que la croissance infinie dans un monde fini est possible, celui-là est soit fou, soit un économiste, a dit j’savons plus qui.

        M’sieur Apicelleria, on espère de tout coeur que vous n’êtes que fou 😀

      6. Cher wuwei, wall street, la city, le CAC 40, mes idoles ? Je ne me rappelle pas avoir lu quelque part cette référence aux monstres par Gramsci, mais vous devriez essayer de lire ce que j’essaie d’expliquer. Ouf …

        Cher LeVaurais, ah l’heuristique … ben voui, personne n’est parfait et on peut aussi avoir raison par tatônnements successifs ( que ne l’ai-je expliqué à mes petites copines au ciné d’art et essai… nostalgie …). D’ailleurs à ce propos, je préfère le CARL du vieux Stanley et son noeunoeil rouge …

        Cher Mathieu, à bientôôôôôôôôôôôôt …

        Cher Amsterdamois, redoutez le pire car il ne s’agit pas d’une alternative mais d’une addition et salée … Pour le peak oil, j’en ai entendu parlé mais il parait que la Mediterranée au large d’Israel et de Chypre regorge de pétrole ( c’est un turc qui m’en a parlé … mais où ?) c’est comme la fonte de la banquise en Antarctique … parait qu’elle a commencé de manière naturelle il y a 600 ans ( ça c’était dans la revue Nature ). A Marseille, on dit jobard ou fada … on dit comment à Amsterdam ?

        Respirez les jeunes : il va y avoir de la croissance pour tout le monde !
        Et voyagez un peu : un d’entre vous a osé me parler des dinars du Maroc ( hein Cher Garorok) … sur un blog de passionnés de la monnaie … allez, les écrans c’est pour les vieux schnoks comme nous …

        Bien cordialement à vous tous

  8. François
    Quand les banques achètent des obligations émises par leurs états (Grèce) que se passe t-il dans le montage à venir?
    Pour l’Espagne qui recapitalise ses banques par l’intermédiaire du secteur public?
    Et pour l’Italie?etc…
    Le PPCM semble être l’adoption du TSCG,pour le reste un menu à la carte.
    Qu’en pensez vous?

    1. Une fois les banques d’un pays gavées de la dette de leur Etat, elles prennent de plein fouet la dévalorisation des titres en leur possession si leur taux augmente sur le marché secondaire.

      Quand un Etat recapitalise ses banques, il augmente sa dette s’il a du emprunter pour y parvenir, ce qui le fragilise sur le marché obligataire et a pour conséquence une augmentation des taux qu’il doit consentir sur le marché.

      Cela s’appelle un cercle vicieux.

      1. Voilà pourquoi une banque sérieuse ne devrait pas prêter aux états (et se contenter d’agir comme intermédiaire pour le compte des fonds multiples et variés qu’en redemandent), de même pour les états sérieux envers leurs banques… 🙂
        Ou alors réserver les titres publics aux banques publiques, résidentes ou non bien sûr…

      2. Et si l’Etat prenait le contrôle des banques en les nationalisant pour l’euro symbolique? Cela soulagerait les contribuables non?

        De toute façon, vu leur état comptable, avec tous les cadavres dans les placards qu’il doit y avoir, ça ne vaut guère plus.

        Et puis ça materait les actionnaires qui ont laissé faire et surtout les dirigeants salariés payés avec des stocks-options, des BSA, ou des actions gratuites: ils n’auraient plus rien du jour au lendemain (fini de jouer, et toc!)

  9. L’industrie et les services sont progressivement de plus en plus absents en Europe et en Amérique du Nord, ce sont des industries de masse, qui n’ont d’ailleurs pas muté en industrie vers plus de qualité écologique, puisqu’elles ont été exporté massivement vers l’ Asie.

    La Chine, l’ Allemagne, l’ Inde et les Pays-Bas sont devenus les pays industrialisés du XXIème siècle, les pays asiatiques ont profités d’une main d’oeuvre à bas coût et d’une volonté des nombreux pays comme la France, les Etats-Unis ou l’ Angleterre de baisser leurs barrières douanières. Les autres pays européens, l’ Allemagne ou les Pays-Bas, ont maintenus leurs barrières, et permis de continuer une économie industrialisée.

    Les pays qui se sont désindustrialisés, ne pourront pas consommer sans un apport d’emploi sur son sol, étant donné que les services, qui étaient l’autre solution alternative, sont aussi massivement délocalisés. De plus, les entreprises qui délocalisent, avec la coopération des Etats, ont juste besoin de faire des effets d’annonces sur un nouveau produit de leur gamme, qui remplacera celui qui est en cours de délocalisation, et après ne rien implanter, fermer l’entreprise et fabriquer en Asie.

    Il y a de toute façon une baisse de revenu par l’impôt qui s’effectue, qui ne concerne pas les pays qui se sont protégés, et qui voient les revenus des collectivités locales, régionales ou de l’ Etat, diminués, sans possibilité économique de renflouer la perte de ses revenus. Les pays qui fonctionnent par une croissance financière à partir de la consommation intérieure, ne pourront de toute manière, en réaliser de nouvelles par la réduction drastique des budgets.

    Le circuit de consommation est alors cassé, puisqu’il est impossible de créer un circuit de revenu pour les citoyens, qui se voient à la fois socialiser les dettes (des banques), augmenter les prix en société (par la spéculation) et n’ont plus d’accès à l’emploi, pour tenter d’effectuer les obligations financières pour vivre en société.

    De plus, les capacités naturelles de la biospère ne peuvent supporter ce type de commerce international, générateur en masse de Co2, par une circulation de fabrication des marchandises allant dans de nombreux pays ou continents différents. Cette dépendance est mauvaise pour la consommation finale, puisqu’elle dépends de nombreux facteurs, provenant de différentes régions.

  10. Ils vont trouver le moyen d’envoyer l’Euro à 1,60 dollars, et là vous verrez que l’économie ne fera pas que caler : elle s’arrêtera définitivement.

    1. Ouais Pignolle, c’est ça, prends ton bromure. En attendant « ils » essayent d’éviter qu’il arrive à 0,60 $ ou 0,60 CHF, surtout.

      1. gros up à 1.2550 cette nuit après une déclaration de la FED. Un Euro fort est plus destructeur qu’un Euro faible, du moins pour ceux qui l’utilisent au quotidien.

      1. @Terra Breizha
        Si vous prenez vos exemples dans les pays laxistes, ça n’avance pas le débat. Mais il est vrai que ça a l’air d’être pareil ailleurs.

  11. Résumé : on est sur la mauvaise pente, et pour ne rien brusquer la solution trouée est de mieux serrer les freins… Bon, ça n’empêche pas le précipice de se rapprocher mais ça occupe les esprits.

    1. « la solution trouée est de mieux serrer les freins… » euhh… « desserrer les liens » pour une solution trouée, non ?

  12. Une question un peu HS…: comment expliquer que dans ces conditions l’euro ne se soit pas effondrée, et garde même un niveau fort par rapport au dollar ?

  13. Effrayant de voir comment certains (je dis certains, mais un surtout),
    apparemment “INFORMÉS”
    sont en fait quasiment DÉFORMÉS.

    C’est le coup général (!) du cabri bondissant :
    “La Croissance ! La CROISSANCE !! LA CROISSANCE !!!”

    La CONCEPTION de la croissance EST le problème.
    Car que veut dire “croissance” en soi ?
    Cache sexe du lucre en attente au coin du bois (lol) !

    Et ne pas sortir comme un viatique le coup de l’emploi :
    sans croissance pas d’emploi. On en reparlera.

    Parce que l’autre, le camouflé, l’évacué, le seul et ULTIME PROBLÈME,
    c’est
    LA REDISTRIBUTION.
    Et là, qui défend quoi ? On attend, LÀ, les surblogueurs patentés,
    dont la surinformation étalée n’est qu’une cage de Faraday idéologique
    (on y est bien à l’abri, comme chacun sait).

    Ils nous préparent bien au chaud le rdv …

    N-B : Qui peut encore s’intéresser à “C dans l’air” sur ce blog ?

    1. Cher RDV

      à votre NB, pas moi, non plus … enfin pas là …

      Vous avez tellement raison : c’est la redistribution qui compte parce que sans elle pas de consommation ( et on ne parle pas là des mesurettes sociales… ).

      Mais pour redistribuer, il faut de la croissance … et la croissance c’est la production donc le travail … et il parait que cela intéresse plein de monde dans cet enfer de pénurie …

      voilà, voilà …

      Bien à vous

      1. Mais pour redistribuer, il faut de la croissance …

        Voui voui, du solide bon sens paysan celle-là, pas neuve la maxime minimaliste, uh ? Bien trente ans que j’l’entends dans les fermes que j’fréquente, surtout entre le deuxième et le troisième Armagnac hors-d’âge. Du bien lourdingue « faut produire avant d’partager mon bon », à peine relooké et retaillé à l’herminette pseudo sorbonnarde (plutôt dauphinoise d’ailleurs, dans l’genre grattinée quoi).
        Eh oui, bien sûr, vaut mieux promettre de partager les fruits d’la croissance à venir qu’les fruits stockés au grenier ou à la cave des croissances passées, pardine Bécassine.
        Il est vrai que lorsqu’on a pris la subtile précaution de séparer auparavant le bon grain économique à venir de l’ivraie financière du passé (pouah ! soigneusement mise en silo néanmoins…), ça glisse au pays des merveilles, pas vrai ?
        Eh ! kanksé qu’t’enlèves le bas, l’Api qui chante ?

      2. Cher Vigneron,

        lisez Galbraith (John plutôt, James hmm … aussi) … vous verrez tout va s’éclairer …
        Ahah la pomme dauphine … trop petite, trop petite …

        Bien à vous

      3. Cher Apicelleria,

        Déjà un point d’accord sur “C dans l’air” (du temps, hélas !).

        Un second : “c’est la redistribution qui compte”.
        Un troisième : “on ne parle pas là des mesurettes sociales”.
        Un quatrième : “cela intéresse plein de monde dans cet enfer”,
        mais là, on commence à diverger : IL N’Y A PAS DE PÉNURIE
        sauf là où “on” organise la faim, entre autres “manques”,
        pour dominer (luttes de clans) ou pour spéculer (traders,
        branches de banques spécialisées, etc : il faudrait détailler).
        Un cinquième : oui, il faut du travail, mais LIEUX, CONDITIONS, RÉGLEMENTATIONS… ?
        Etc, etc. Même s’il y a eu des interventions,
        ce blog n’aborde pas suffisamment cela de façon offensive. Point aveugle ?

        Reste le début des désaccords : Et la planète ? Et la “décroissance soutenable” ?
        Et le changement des critères ? Le stupide PIB ?
        Et les stupides “3%” européens ?
        Vous savez, je pense, la petite histoire de ce choix et de ce chiffre ?

        Bref, sans faire LE GRAND SAUT DANS LE VIDE (mais on y va),
        ne pourrait-on pas commencer à RENVERSER UN PEU LA TABLE (avec calme, of course) ?
        Vous, nous, ici, ailleurs, et plus s’il le faut (on y va aussi).

        Bon. Si vous bougez en ce sens sur vos positions,
        alors on évitera le rdv…
        Sinon, vous serez encore, malgré vous, je le dis en toute courtoisie,
        dans le camp de ceux qui nous auront amenés au rdv … etc.
        Serviteur.

      4. Cher RDV,

        je propose qu’on s’assoie gentiment autour de la table pour le plus grand bien de tous et qu’on envoie en enfer tous ceux (truqueurs, menteurs, égotistes, saltimbanques et experts de tout poil, surtout financiers ) qui ne veulent pas en descendre parce que la grande pagaille les arrange et qu’il leur faut désespérement une scène pour exister, voyez-vous ?

        Alors les chômeurs, les précaires, les enfants qui meurent de faim … c’est le cadet de leur souci pourvu que le public les applaudisse. Et à la fin de l’envoi, je pique le système … ouch … n’a pas un long nez ni de l’esprit qui veut … et des fois on le leur coupe … le bout du nez … hop là …

        Bien à vous

  14. Cher Apicelleria,

    OK. Ce sont “EUX” que l’on envoie en enfer. Nous sommes d’accord.

    1- Procédures précises concrètes (condensées) hic et nunc ?

    2- Quid de la course aux “ressources” ?
    La “croissance” avive forcément les CONFLITS de tous ordres
    (exemple : exploitation écœurante,
    voir les meurtres des mines de platine sud-africaines, etc) … So ?
    (N-B : On souhaiterait ici un billet par un connaisseur là-dessus).

    3- Quid de la “décroissance” ? Celle-ci créera AUSSI des CONFLITS … Donc ?
    (N-B : billet idem pointu de mise à jour très souhaité).

    En toute cordialité.

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