L'actualité de la crise : UNE RUSTINE SUR UNE CHAMBRE A AIR A JETER, par François Leclerc

Billet invité.

Des promesses d’intervention de la BCE faites hier par Mario Draghi, que peut-il être retenu ? En premier lieu de nouvelles mesures de rigueur exigées de l’Espagne et de l’Italie, dans le cadre de la poursuite de la même stratégie néo-libérale. Pour sauver l’Europe, qui est en train de se disloquer, il n’est toujours question que de déflation interne, à traduire par baisse des salaires.

En second, que l’éventuel achat d’obligations à court terme au FESF/MES sur le second marché – afin de permettre à cette stratégie de porter ses hypothétiques fruits tout en permettant à ces fonds d’intervenir largement – ne fera que gagner du temps et ne réglera rien. L’objectif immédiat est de permettre aux États qui bénéficieront de cette disposition, une fois passés sous les fourches caudines de l’austérité, de « rouler » leur dette à court terme sans voir grimper le coût global du service de leur dette. Car ces derniers temps, l’Espagne et l’Italie ne faisaient que creuser le trou de leur déficit, en finançant leur dette comme ils pouvaient.

Ce n’est pas gagné, car le gouvernement allemand doit encore laisser faire et accepter que ces dispositions entrent en vigueur dès que Mariano Rajoy et Mario Monti auront rendu les armes et se seront engagés dans une politique accrue de rigueur budgétaire. Après tout, c’est bien ce que vient de faire le Pasok en Grèce, qui n’est plus à cela près, en acceptant du bout des lèvres les nouvelles baisses de salaires et des retraites proposées par le premier ministre pour satisfaire la Troïka.

Qui a gagné, qui a perdu ? Les analyses ne convergent pas, certaines mettant en avant ce plan, d’autres énumérant ce que la BCE a écarté. Le chemin qui a été esquissé est très étroit, s’il est finalement emprunté, Mario Draghi ayant essayé de se faufiler entre les pressions contradictoires qui s’exerçaient sur lui.

Que faut-il maintenant observer ? Les taux obligataires, comme toujours, mais aussi les sorties de capitaux des pays en difficulté. Car ce sont eux qui contribuent à l’éclatement de fait de la zone euro, prenant la suite des achats par les banques italiennes et espagnoles de la dette de leur pays et de la décision de la BCE de laisser à la discrétion des banques centrales nationales le choix des collatéraux qu’elles acceptent en garantie.

Chacun à l’arrivée prétend rester maître chez lui en se préservant des autres, mais en garantissant le pire pour les plus faibles, tout le monde sera entraîné.

104 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : UNE RUSTINE SUR UNE CHAMBRE A AIR A JETER, par François Leclerc »

  1. Le plus grave n’est peut être pas là pour la Grèce.
    e vois plutot d’un très mauvais oeil le prêt exceptionnel réalisé par la banque centrale grec de quelques milliards d’euros.
    Les traités européens ne sont pas respectés, et les lois ne sont donc plus une limite pour personne.

    Les marchés continuent leur ascension, capable d’annuler la baisse d’hier en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Hausse totalement informatisé d’ailleurs, et cela se voit comme le nez au milieu de la figure. LEs volumes sont dans le sac ainsi que els échanges; Des grosses mains font le marché d’été assez facilement maintenant.
    Les squeezes sont plus que fréquents.

    Jusqu’à quel point peut on tolérer d’être volés?

    Au delà des constats que l’on peut faire, comment les arrêter? un collectif ne peut il pas porter plainte contre ces gens pour les ralentir, voir tenter de les arrêter.

    Je commence à en avoir raz le bol de les regarder vider mon portefeuille sous mes yeux.

    1. ALERTE : l’agence européenne citoyenne de notation vient de dégrader la note des marchés de A à CCC, ce qui signifie que les marchés sont insolvables et vont faire défaut ; en effet, après un énième flash-crash provoqué par des robots HFT(Night Capital), les citoyens européens n’ont plus aucune confiance dans les marchés qui font décidément n’importe quoi depuis le début de la crise systémique du capitalisme financier. En effet les bourses font le yoyo au gré des rumeurs diverses et variées (comme celle provoquée par Draghi qui s’imaginait être à la tête de la BCE), mais aucunement elles ne reflètent la valeur des entreprises côtées, qui de toute façon, faute des prêts à l’économie réelle, vont faire toute faillite bientôt, précipitant dans les rues des millions de citoyens en colère. En effet, après un LTRO de 1000 milliards d’euros à l’intension des banques privées, celles-ci n’ont rien mis dans l’économie réelle et ont planqué le pognon sous le matelas(=à la BCE). Voilà qu’elles se mettent maintenant à payer certains pays pour qu’ils prennent leur argent frelaté (taux d’intérêts négatifs sur les obligations allemandes et françaises) : le “bon père de famille” qui croyait gagner facilement un peu de pognon sur le dos du salarié découvre qu’il est le dindon de la farce et que le futur défaut des pays de la zone euro (selon la théorie des dominos) va le rincer jusqu’à l’os. Après tout il n’a que ce qu’il mérite, l’avidité est un vilain défaut, classé parmi les sept péchés capitaux. Allez zou les rentiers : au boulot !

      1. Très inspiré(e) Melody vers ! Merci…
        Une agence citoyenne de notation des marchés ; combattre le mal par le mal, en quelque sorte.
        Une idée à explorer, non ?

    2. Je commence à en avoir raz le bol de les regarder vider mon portefeuille sous mes yeux

      Regardez ailleurs. La baisse du pouvoir d’achat des petits grecs ou espagnols par exemple ou le vidage de ventre des petits nigériens si vous êtes plutôt lagardien… Perso je prends plutôt du plaisir à voir les portefeuilles pleins se vider.
      Ras le bol de riz qu’on dit et pas raz le bol de ris de veau.

    3. Les traités européens ne sont pas respectés, et les lois ne sont donc plus une limite pour personne.

      pfff ben rien de nouveau là. c’est marrant ces vertueux qui se découvrent et découvrent l’insalubrité de l’argent quand il vient à manquer. parait que vous êtes nombreux, d’où l’ambiance nauséabonde du pays.

      sinon un scoop en 2005 l’europe libérale fut rejetée par la france et la hollande, ils se sont assis dessus.

    4. “Je commence à en avoir raz le bol de les regarder vider mon portefeuille sous mes yeux.”, se dit-il en jetant un regard distrait sur les revolvers de ses voleurs. Ces derniers esquissèrent un sourire et l’un d’eux lui dit: “allez, donne ta montre aussi! et que ça saute!”.

  2. l’austérité : sinon rien ! Mario Monti et ses acolytes conditionne l’aide de la banque centrale aux pays en difficulté à de nouvelles coupes budgétaires et à la flexibilisation accrue du travail…pour lui il est urgent d’attendre contre les acteurs des marchés qui spéculent contre les Etats…petit à petit les gouvernements (France comprise) tuent à petit feu les malade”s…
    Quand consulteront-ils les citoyens par référendum à l’issue d’un débat public ???
    jamais: ils foncent dans le mur en klaxonnant !!

  3. Une rustine qui satisfait les bourses qui explosent à la hausse. Difficile de croire que tout ces buisnessmen sont des naïfs ou des purs spéculateurs!!!

    1. Dans le genre explosion à la hausse,suffit de reprendre mi 1999 mi 2000 et se demander si on avait affaire à des naifs ou des purs speculateurs…

    2. Si justement, en bourse il n’y a que spéculation….
      La bourse ne finance rien, ce n’est qu’un vide grenier, ou le marché aux puces des obligations et des actions.
      Ce n’est donc pas un bon proxy, thermomètre, pour juger de la situation.
      L’introduction en bourse elle, finance l’économie, voir l’introduction de Facebook.
      Ensuite le cours? Peut importe. De fait ce sont les actionnaires qui ralent que ça baisse ou sont content que ça monte. Monopoly.
      Et alors?
      Et alors? Rien!
      Le BDI est à son plus bas depuis 10 ans. Soit pile aux creux du krak des dot.com et de la guerre d’Irak.
      Le FXI (China Shanghai Composite) est à 34 alors qu’il était à 45 l’an dernier…
      Les bourses occidentales ne veulent plus rien dire. Les bénéfices déclarés sont truqués par des règles comptables destinées à cacher la panade, le hors bilan désastreux. De fait la plupart des bénéfices distribués sont des emprunts bancaires à 0,75% qu’on distribue comme benef car ce taux est plus bas que la pseudo inflation de 2% (probablement le double en fait): On fait du profit en empruntant à la BCE!
      Ce qui explique en partie pourquoi les banques remettent cet argent à la BCE, qui parait-il en plus leur paie des interets!! Astuce comptable de Draghi de la Goldman Sachs.
      N’importe quoi. Les traités ont bon dos et ne sont que des chiffons de papier.
      Cela vaut dire que la BCE comme la Fed fait de la planche à billet depuis des années en direction des banques et des multinationales en utilisant tous les moyens, qualitative easing en prenant des “colatéraux” ultra pourris, et en pretant en plus en dessous systématique de l’inflation.
      Les Etats ont bon dos avec leurs déficits qui au moins servent à quelque chose, ce qui n’a pas été le cas des trillons d’euros perdus par les “investisseurs” en jouant au Monopoly.
      Les discours sur les dettes d’Etat, c’est du pipo total, du théatre de guignol pour amuser la galerie, et pour faire cracher le peuple….Le niveau des taux est absurde: Si les taux étaient bas, les pays européens pourraient rouler leurs dettes sans aucun problèmes. La montée des taux est autoréalisatrice du défaut, c’est une machine infernale absurde, qui de fait doit rapporter pas mal d’argent à certain en ce moment…
      Mais personne ne s’interresse a ces gens qui profitennt des Etats…Ce sont surment des m&cènes génereux! Hahahaha, des voleurs, oui!
      Retour au Moyen-Age du capitalisme….

      1. @izarn

        Tout à fait d’accord.
        Juste une précision (de peu d’intérêt)… Le BDI n’est pas à son plus bas depuis 10 ans. Il était tombé à 647 en Février
        (voir le graphique très parlant :
        http://www.bloomberg.com/quote/BDIY:IND)

        Or, je pointe depuis quelques jours dans mes interventions qu’il chute et probablement crèvera sous peu le précédent plancher. Cet indice n’est qu’un symptôme que d’aucuns disent négligeable. Cependant, il témoigne (à mon humble avis) des problèmes qui vont s’affirmer à la rentrée, dans le monde. Ce freinage régulier ne présage rien de bon en ce qui concerne l’activité, ou pour employer un gros mot, “la croissance”.
        Un économiste pourrait préciser les raisons pour lesquelles cet indice a rebondi (mollement) en mai et en juillet. Ce double hoquet me semble de mauvais augure et fait penser à un double spasme avant le coma.

        Chez Olivier Berruyer, on trouve aujourd’hui le point météo mensuel qu’il ne faut pas rater :
        http://www.les-crises.fr/
        Je cite sa conclusion :

        “Juin 2012 a été le mois de juin le plus chaud sur la Planète (+ 1,93 °C par rapport à la moyenne) et dans l’Hémisphère nord (+ 2,34 °C) depuis 1880…
        On assiste ainsi à un bouleversement des températures sur la planète. Il a fait un peu moins chaud en France (tout en étant largement supérieurs aux moyennes), mais beaucoup plus chaud aux États-Unis qui battent des records.”

        Il deviendra de plus en plus difficile de dissocier toute réflexion économique de trois paramètres :
        le climat, la population, la production alimentaire.

    3. http://www.atlantico.fr/decryptage/ete-meurtrier-multiples-incertitudes-zone-euro-definitivement-affoler-marches-christian-boissieu-440397.html

      Je cite les passages que je touve significatifs :
      “Christian de Boisseau : Au mois d’août, il y a toujours moins de volumes sur les marchés, car une partie des opérateurs est en vacances. Cela veut dire que tout écart dans un sens ou dans un autre cause des différences de cours importantes. Tous les mois d’août depuis dix ans ont été compliqués pour les bourses et la finance, justement à cause de ces problèmes de liquidités. C’est un problème structurel. Et le 4% pris par le CAC40 vendredi me confirme dans l’idée qu’il y a peu de liquidités en jeu. On perd 3% un jour, on gagne 4% le lendemain…”
      “Même si Mario Draghi a confirmé jeudi un certain nombre d’engagements, en disant que l’euro «est irréversible », les marchés restent sur leur fin. (sic : http://www.retourneaucm1.com/ == faim)”
      “Je pense en fait que Mario Draghi n’avait pas les coudées franches, notamment parce qu’il y a des débats à l’intérieur de la BCE.” (A cause de la ligne Siegfried…)

      Christian de Boisseau pense qu’il ne se passera rien de spectaculaire avant la rentrée : “On va donc vivre un peu en lévitation pendant quelques semaines.” Mais les problèmes vont continuer de s’aggraver pendant que la léthargie du mois d’août s’empare tant des acteurs que des décideurs. Le blocage dû à la cour de Karlsruhe et qui met en péril l’adoption du MES va durer au moins jusqu’à mi-septembre :
      “Tant qu’il n’est pas remplacé par le MES, le FESF existe. Mais le FESF, compte tenu de ce qu’il a déjà accordé, en particulier à la Grèce et au Portugal, ne doit plus avoir que 200 milliards d’euros. 200 milliards, c’est peu s’il y a un problème avec l’Espagne ou l’Italie.”

      Or dans l’expectative, on raccommode avec des bouts de ficelle :
      http://www.zeit.de/wirtschaft/2012-08/ezb-griechenland

      Intéressante analyse :
      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/rentree-reportee-120808

      Les mesures d’austérité mises en place améliorent considérablement la situation des populations indigènes : http://www3.lastampa.it/cronache/sezioni/articolo/lstp/464686/

  4. L’argent est un des attributs du pouvoir.Son utilisation revient à faire allégeance.
    Quand le pouvoir change de main, les nouveaux venus “impriment” une nouvelle monnaie.
    Le Google pour les achats sur internet et l’Apple pour les dépenses journalières.
    Deux c’est suffisant, plus on risque la confusion.

    1. Le tribunal constitutionnel démocratique populaire humain (surnommé «Sa Sainteté », d’ailleurs on élit l’assemblée dans 3 heures sur Facebook (½ Google + ½ Apple)) à fixer le taux initial à 3 Apple pour 1 Google. Des travaux intercorporates menés par l’élite en science du vivant (Anthropologie (faite gaffe Paul la machine est lancée), Marxologie et Déconnolgie) on conduit à la découverte paradoxale de l’équivalence (bijectivité transcendantale dans le texte, résonance duale dans les premiers écrits apocryphes) entre la valeur d’échange et le bonheur humain (du fait que le non- humain est plongé dans l’ensemble générateur, il hérite des caractéristiques du groupe, c’est pourtant simple).
      L’objectif dorénavant est la parité dans les 5 ans avenir. Le bonheur ça n’attend pas. Allez hop, hop tout le monde se connecte sur son compte et fait ses devoirs.

  5. a regarder les marchés , il semblerait que l’on puisse assimiler la rustine au systeme “D”
    et ça marche
    Drole non!

  6. Les riches se disaient que la rigueur pour les autres, ceux qui ne sont pas riches, ne serait qu’un mauvais moment à passer pour eux, eux les non-riches, bien sûr.
    Au moins maintenant ils ont abandonné l’idée du retour de la croissance, peut-être provisoirement, en tout cas le système néo-lib qui enrichi surtout les déjà riches est cassé et pas près de repartir. Si tout le monde doit se mettre au régime sec, il serait juste que ce soit vraiment tout le monde, et que chacun contribue selon ses moyens.
    Ou pour le dire autrement, aplatir l’indice de Gini, qui ne compte pas que les revenus direct.

  7. Si draghi veut affaiblir l’euro, il ne s’y prendrait pas autrement, au plus grand bénéfice des exportations allemandes et sans espoir autre pour l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Grèce et la France que l’abandon pur et simple de l’Euro pour avoir un peu de marge de manoeuvre; mais cette mesure de bon sens sens ne semble pas effleurer ces pauvres aveugles qui nous dirigent.

    1. 25% perdus par l’€ depuis 2008 sur le $, 40% sur le ¥ Finckh. Bagatelle ? C’est pas assez Finckh ? C’etait quoi le solde de la balance courante espagnole en 2000 par exemple ? Avec un € entre 0,83 et 1 $ ? Plus de 3% du Pib non ? De déficit bien sûr…

  8. bonjour, merci pour l’article
    ce système, nous l’avons tous tacitement accepté, donc on y est tous (dans le sac), c’est ce qu’il faudrait faire pour le remplacer qui est important, et sur ce point, personne n’est d’accord …

    en attendant, un puits, un potager, quelques poules, quelques graines, un cheval et une charrette, un fusil (-mitrailleur et ses bandes rechargeables ?), un bois, une cabane, pour le reste, qu’ils fassent ce qu’ils veulent, notre avis ne change rien même quand on le donne alors …

    1. Tacitement accepté; oui pour ceux qui avaient l’age de voter pour Maastricht, mais que dire du traité de Lisbonne ratifié par les états alors que les peuples avaient, pour plusieurs(parmi ceux consultés), voté contre la constitution Européenne?
      D’un autre côté, ce n’est pas bête comme idée l’autonomie, voire le survivalisme, puisque c’est comme cela que ça s’appelle, mais même cela ils viendront essayer de le prendre pour rembourser les créanciers.
      D’ailleurs le monde est aujourd’hui organisé pour que nous ayons du mal à revenir à des économies locales.
      Je ne pense pas qu’en parallèle il soit interdit de penser à des solutions plus globales pour que ce repli sur soi (évident dans toute crise) ne perdure et ne crée une guerre civile sans ennemi identifié. Il faut se préparer à proposer ce qui va se mettre en place ensuite (cf. Proudhon en 1848..)
      Pour l’instant j’ai bien une idée de la phase de transition que je peux vous faire partager mais vous comprendrez dans les lignes qui suivent que nous ne sommes pas encore prêts.
      Un autre blog économique avait évoqué l’option de pendre un banquier par jour afin que cette corporation se sente un peu moins “too big to fail” et qu’ils arrêtent les aneries avant que l’on se mette tous à se taper dessus sans discernement lors du grand chaos qui s’annonce.
      Je pense de plus en plus que cette solution ferait le moins de morts, mais attention, attaquons nous aux gros, pas aux guichetiers stagiaires payés à coup de lance pierre dans ce cas là.
      Il reste que cette option est illégale, tout comme le fait de tricher sur le LIBOR et l’EURIBOR, mais que la justice n’est pas la même dans les deux cas.
      Abstenez vous donc pour le moment même si votre banquier vous fait expulser, si pour récupérer de l’argent il fait fermer votre entreprise et qu’il finit par vous faire mourir de faim. Il semblerait qu’il en ait encore le droit, lui!

      Les dernières élections ont démontré que les français ne souffraient pas encore assez pour se révolter (27% pour celui qui n’a rien fait et qui a réussi à faire avaler qu’il était le plus à même de faire quelque chose) et seulement une trentaine de pourcent pour ceux qui ont votés contre le système (j’inclus évidemment les votes de la dictature en col bleu à ceux d’une alternative à gauche du PS)Bien sûr la donne a un peu changé depuis puisque les licenciements annoncés fin 2011 par les grandes entreprises et retenus jusqu’aux élections commencent à avoir lieu, mais je crois qu’il faudra encore plus que cela.

      En clair il va encore falloir un peu de temps pour que des troubles identiques à ceux qui se sont produits en Grèce et en Espagne arrivent en France, un peu de temps pour se préparer au jardin, à la chasse dans les bois, à l’élevage des poules, à faire du matelotage avec des cordes…

      1. Un autre blog économique avait évoqué l’option de pendre un banquier par jour afin que cette corporation se sente un peu moins « too big to fail » et qu’ils arrêtent les aneries avant que l’on se mette tous à se taper dessus sans discernement lors du grand chaos qui s’annonce.
        Je pense de plus en plus que cette solution ferait le moins de morts, mais attention, attaquons nous aux gros, pas aux guichetiers stagiaires payés à coup de lance pierre dans ce cas là.

        Quel « blog économique », monsieur àfondàfondàfond ?
        Je suggère de commencer par les mélAnchonafond plutôt que par les banquiers, pour s’entraîner à faire les noeuds. Sont moins nombreux d’abord et pis des gros noeuds pour des têtes de noeuds c’est plus assorti.

      2. MELENCHONAFOND

        4 août 2012 à 14:25

        Tacitement accepté; oui pour ceux qui avaient l’age de voter pour Maastricht,

        Mélenchon, justement, a voté pour Maastricht…
        Maintenant, il se considère dans la majorité de gauche…
        qui nous mène à désastre encore pire !

      3. @ Marlowe 4 août 2012 à 17:53
        Le gentil capitaliste est celui qui, sur une planète effrayée de voir s’épuiser ses ressources non renouvelables, évite de consommer autant qu’il le pourrait. Il investit les économies ainsi réalisées dans des moyens permettant aux générations futures de vivre sans recours aux ressources non renouvelables.

        Le bon capitaliste, pour donner un sens à sa vie, pense au futur de ceux qui le suivent, alors que trop de gens ne pensent qu’à jouir du temps présent en ne vivant que de consommation sous toutes ses formes.

      4. S’il n’y en avait qu’un , si pas à pendre , mais au moins à faire juger par un tribunal international , ce serait pour moi Loyd Blanckfein , patron de la trop célèbre Goldman sachs .
        Enfin , pour commencer , car il n’est bien évidemment pas le seul ……………..

      5. Violà bien le mensonge de base des exploiteurs:
        le capitaliste n’est pas un simple épargnant.
        L’épargne du surplus, par opposition avec la consommation,
        existe depuis des dizaines de milliers d’années.
        Par contre, le capitalisme est un rapport social
        où le 1 % qui a accaparé les moyens de production,
        et/ou d’échange soumet les travailleurs à son exploitation.

        La contradiction entre le caractère social de la production,
        et l’appropriation privée de celle-ci est sa contradiction fondamentale
        qui conduit aux crises de suraccumulation.
        Nous sommes en train de vivre une de ces crises,
        avec ses particularités historiques, notamment la mondialisation
        du capital, la domination du capital financier,
        et sa prédation sans précédent de la nature.

        Pour entrainer toute la société dans son agonie,
        il lui reste les chargés de com (j)du cac40.

      6. L’économie verte est un concept partagée par les libéraux modernes et les écologistes officiels et cette idéologie est un méli-mélo (mélange confus et désordonné) des idéologies de la main invisible du marché et de la planète comprise comme un être sensible et conscient.
        La seule issue est de sortir de l’économie, proposition qui, bien entendu, fait crier au loup, en Lozère et ailleurs.

        A lire, entre autres, les articles disponibles sur : http://sortirdeleconomie.ouvaton.org
        et http://palim-psao.over-blog.fr
        ainsi que sur un certain nombres de sites d’information les appels de José Bové à tirer sur les loups (le mammifère carnivore et non ces hommes qui sont des loups pour leurs semblables)

      7. @ Charles A 5 août 2012 à 09:06
        Pour progresser, il est souvent nécessaire de prendre du recul, de la hauteur, afin de ne pas se perdre dans des détails inutiles pour voir clair et juste. Essayez de le faire et vous serez récompensé en découvrant ce que vous ne pouvez voir en vous référant à des théories vielles de plus de 2 siècles qui ont fait la preuve de leur échec dans de très nombreux pays. Elles ont été abandonnées partout.

        le capitaliste n’est pas un simple épargnant.

        C’est exact. Le capitaliste est en plus un investisseur. Pour investir, il lui faut chercher à dépenser moins que ce qu’il gagne. C’est ce qui lui permet de s’adapter à l’inexorable évolution de l’environnement.

        Si l’on ne cherche pas à faire croître le capital, on le consomme pour vivre et on se retrouve rapidement sans ressources suffisantes pour investir.

        La contradiction entre le caractère social de la production, et l’appropriation privée de celle-ci est sa contradiction fondamentale qui conduit aux crises de suraccumulation.

        Vous vous trompez. Il ne s’agit pas de suraccumulation, mais de sur consommation globale de l’humanité au niveau planétaire. Les organismes vivants ne vivent que parce qu’ils consomment de l’énergie.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=40065#comment-348522
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=39427#comment-348923

        Je ne suis pas chargé de communication. Je me sens simplement en devoir d’aider mes semblables à voir clair en constatant que, fondamentalement pour la terre (et les terriens), la crise est une question de dépense d’énergie supérieure à ce qu’elle gagne sur son environnement.
        http://www.manicore.com/documentation/transition_energie.html

        Cela fait plus de 40 ans que le Club de Rome a tiré le signal d’alarme.

        Ne voyez vous pas ce qui arrive aux pays occidentaux qui consomment beaucoup d’énergie relativement à leurs réserves fossiles (leur capital)et qui, de plus, dépensent plus d’argent (une pseudo énergie) que ce qu’ils gagnent sur leur environnement, d’où leur déficit commercial?

        La Grèce et la terre sont dans une grande similitude de situation qui oblige les terriens à réagir rapidement. Pour cela il faut d’abord que chacun le comprenne. La crise financière peut y contribuer, mais il me semblerait mieux de le faire comprendre autrement que par la voie compliquée de la finance et des monnaies.

      8. “commencer par les mélAnchonafond plutôt que par les banquiers, pour s’entraîner à faire les noeuds. Sont moins nombreux d’abord et pis des gros noeuds pour des têtes de noeuds”

        Particulièrement en bottes, cet été, Mister. Je suggère au modérateur de commencer par zapper les grossiers comme Vigneron qui insultent leurs petits camarades sans justification autre qu’une pathologique détestation pour tout ce qui va contre leurs avis toujours nuancés et si fleuris, qu’ils sèment à tout va sur le blog.

      9. Hep ! Kiksé qu’appelle à pendouiller mimile des zenfanfants du bon dieu ici uh ? Range donc ton baillon ! l’indifférence ou le rire suffira.

  9. HP : faire payer les nantis, ceux qui font vivre les paradis fiscaux et qui nous pissent à la raie en nous traitant de feignants ? trop tard, il fallait y penser avant, 40 ans qu’ils s’organisent, trop puissants … tout ça explosera un matin de la goutte d’eau de trop,

    alors j’attends dans mon bois, proche du puits, potager etc …

    1. tout ça explosera un matin de la goutte d’eau de trop

      La goutte d’eau qui met le feu aux poudres !

  10. Francois,

    Il faut garder en tete l’ idee que c’ est un jeu de poker menteur. Le president Rajoy a ete clair
    quand il reclame de connaitre les mesures, las medidas, avant de savoir s’ il demande le Rescate. Passer la pelota a la BCE, comme se dit en espagnol.

    Surtout ne jamais oublier que le 29 Juin 2012, la Banca espagnole est devenu un nouveau
    pays, avec entre 60 et 100 milliards pour sa recapitalisation. L’ Allemagne et la France sont les
    deux premiers creanciers du systeme bancaire espagnol, selon les chiffres de la BIS, donc fissa !

    L’ enjeu est donc le Rescate -et son montant- pour l’ Espagne. Si Mariano MONTI comme vous l’ ecrivez joliment aujourd’ hui, admettait hier a Madrid que l’ Italie aura besoin d’ un bail-out, il savonne aussi inteligemment la piste de la resistencia de Don Mariano, qui sait qu’ il joue un losing game..Et toute l’ Espagne le sait !

    1. Encore un indice qui montre que l’Europe est morte, tuée par les financiers… :-S

  11. Rajoy proche d’une demande d’aide contre un plan de rigueur supplémentaire(pseudo’volontaire’) de..102 milliards d’Euros.

    Bienvenue en Suicideland..

    Crisis del euro:
    Rajoy propone a Bruselas un ajuste de 102.000 millones hasta 2014.

    El plan prevé una reducción de más de 3.750 millones adicionales en sanidad y educación en dos años.

    http://economia.elpais.com/economia/2012/08/03/actualidad/1344005840_600898.html

    Résumé des plans de rigueurs précédents et de la destruction sociale qui s’en suit.
    Merci l’Europe et merci l’Euro.
    Paix, plein emploi, croissance, prospérité,progrès etc..qu’ils disaient en 2000.

    1. Voici le second lien manquant :

      http://economia.elpais.com/economia/2012/08/01/actualidad/1343819494_413113.html

      Le Bund Allemand perd ou prend (je ne sais pas comment on dit dans ce cas la?)16% en un seul jour.
      La je ne comprends plus rien d’autant que les Bourses Latines gagnent à nouveau entre 4 et 6 %
      alors que finalement aucune action réelle n’a été entreprise.
      Quel monde de dingues.Ces trois dernières journées ne sont certainement pas ‘perdues’ pour tout le monde
      toujours les mêmes spéculateurs comme toujours.

      http://www.bloomberg.com/quote/GDBR10:IND

      1. Le réveil est difficile.
        Ce monde des marchés, des banques et de la politique n’est qu’un FAKE.

        Cette “crise” est montée de toutes pièces dans le seul intérêt du servage et l’esclavagisme moderne.

        Rien ne changera en proposant des solutions, seulement en les imposant

    2. Comme ils disaient en 2000 …
      Tout ceci me fait penser au défunt Philippe Séguin et au débat télévisé sur Maastricht.
      Au moins, certains avaient eu l’honnêteté de (dé)montrer les dangers de la monnaie unique lui préférant la monnaie commune.
      Nous ne pouvons pas dire que nous n’avions pas été alerté.

    3. Libertad o muerte

      Tel est, je crains, le choix que nous devrons faire dans un futur pas si lointain.
      Reconquérir nos indépendances nationales, ou les laisser nous faire crever de faim.
      Et quitte à mourir, autant le faire debout, les armes à la mains. Il y a des limites à l’infamie.

      Ils sont complètement aveugles, ces sectateurs du marché, pour ne pas se rendre compte de ce qu’ils sont en train de provoquer?!
      Ou est-ce le but? Préparer le terrain à un fascisme ressuscité afin de sauver ce qui peut l’être des intérêts de la classe rentière?

  12. Pourquoi ne jamais rappeler dans vos billets que ces mesures d’austérité sont, pour ceux qui les mettent en place, une simple fin en soi ?

    1. L’austérité n’est point pour ces gens une fin en soi!

      Il s’agit de détruire les modèles sociaux conquis de haute lutte par le mouvement ouvrier, et de rétablir l’ordre bourgeois d’Avant. Un projet réactionnaire. Et l’austérité en est le moyen, la crise le prétexte.

      Donc non, F. Leclerc n’a pas à qualifier ces mesures de ‘simple fin en soi’…

      1. Ce n’est pas une fin en soi. C’est la fin, une impasse.
        Avec risque de barbarie, si on ne sort pas vers le haut,
        la démocratie socialiste.
        Le capitalisme est à l’agonie, il ne n’a pas décidé un suicide.

        A ce propos je suis en train de lire
        Le capitalisme en 10 leçons
        par Michel Husson…et Charb !
        http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index.php?ean13=9782355220364

        Très pédagoqique, et le dernier chapitre,
        “Pourquoi on va dans le mur”
        recoupe beaucoup de questions discutées sur ce blog !

  13. Standard and Poor’s abaisse les notes de 15 banques italiennes

    L’agence d’évaluation financière a annoncé vendredi qu’elle abaissait les notes de 15 banques italiennes, dont Intesa Sanpaolo et Unicredit, en raison du risque de « récession » prolongée auquel le pays fait face. « Avec l’Italie qui fait face à une récession plus longue et plus profonde qu’anticipé, nous pensons que la vulnérabilité des banques italiennes (…) augmente », écrit l’agence dans un communiqué.

    le soir agences

    “La BCE affame les peuples”, accuse le vice-président socialiste du Sénat.

    Le vice-président socialiste du Sénat français, Didier Guillaume, a vivement critiqué vendredi 3 août le refus de la Banque centrale européenne (BCE) d’agir immédiatement sur les marchés pour venir en aide aux pays de la zone euro en difficulté, contredisant ainsi François Hollande et le gouvernement.

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/08/03/la-bce-affame-les-peuples-accuse-le-vice-president-socialiste-du-senat_1741948_823448.html

  14. Bonsoir,

    Au diable les rustines à l’époque des pneus tubeless.

    De toutes évidences l’euro est un puant fiasco qui ne se décide pas à crever.

    Toutes ces mesures, ou absence de, ne peuvent que prolonger cette agonie, la disparition de cette monnaie est inévitable, et souhaitable, le plus rapidement possible.

    Que monsieur Rajoy montre qu’il a du courage et démarre ses imprimantes, et tant pis si ça énerve quelques créanciers.

    1. Rajoy, du courage ????

      Encore faudrait il qu’il ait une réelle volonté de sauver la souveraineté de l’Espagne… Son pays ne l’intéresse, en soi, que s’il arrive à tirer les dernières gouttes de liquidités auprès de ses “partenaires européens” pour faire le braquage du siècle…

      163 milliards ont déjà quitté le territoire, et dans ce montant, il n’y a pas un seul de mes euros, ni de mon voisin… Ce sont ceux des barons mafieux politico-financiers corrompus qui partent vers les paradis fiscaux…

      Normal que les “investisseurs” étrangers n’aient pas confiance… Le moindre centime d’aide apporté à l’espagne sera immédiatement détourné et envoyé aux îles caïman…

      Ici, nous avons un grave problème à régler avant toute autre chose, la CORRUPTION… Par exemple, depuis plusieurs années, la duchesse d’alba capte les subventions agricoles européennes “pour ses exploitations”… Au final, le fric a été utilisé à construire des dépendances résidentielles, piscines, cours de tennis, parcours de golf… Une enquête est en cours, appuyé par des preuves irréfutables… Mais, comme les juges sont arrosés par la duchesse, je vous laisse deviner l’issue…

      Et les cas de ce genre sont quotidiens, à plus ou moins grande échelle, mais ça touche même les plus petits villages dont les maires détournent aussi le fric public…

      Rajoy dit qu’en 2011, il y avait un manque à gagner fiscal de 77 milliards d’euros… Il reproche au PSOE de ne pas avoir réduit les dépenses publiques… Mais, il ne lui reproche pas d’avoir “évité” de mettre en place les moyens contre la fraude fiscale, et je ne parle pas du petit peone qui fait un peu de black pour survivre, mais des règles de défiscalisation dont jouissent les grosse entreprises, publiques ou privées…

      300 000 euros payés à “l’artiste” pour créer la sculpture qui orne l’aéroport fantôme de Castellón et pendant ce temps, le gouvernement ne renouvelle pas l’aide de 400 euros mensuels aux 600 000 familles de crève la faim qui ont épuisé leurs droits de chômage et n’ont plus AUCUN revenu…

      Si Rajoy avait du courage, et l’ambition de vraiment vouloir sortir le pays de la misère, il claquerait la porte de ce gigantesque foutoir européen… Mais Rajoy, c’est le benêt du village qui fait bien ce qu’on lui dit de faire en échange d’une bonne grosse sucette…

      Pour l’instant, ça ne fait que râler dans la rue… Mais les fonctionnaires commencent aussi à mettre la pression, puis, depuis peu, la police commence à revendiquer… Cerise sur le gâteau, l’armée a elle aussi lancé un “avertissement” disant que la patience avait des limites et qu’elle est au point de soutenir toute forme de manifestation du peuple…

      Et je vous dirais que pour une part des espagnols, quitte à subir une dictature, on préfère la nôtre bien locale, quitte à ce qu’elle soit militaire, que la dictature d’une troïka étrangère… ça ne pourra pas être pire…

      1. concernant la sculptture de l’aéroport de Castellon
        le problème c’est l’effet budgétisation
        si le budget avait déjà enregistré le paiement avant la faillite
        on peut le faire
        ( le mage peut le faire!
        c’est le serviteur du mage qui l’affirme…)
        pour le reste on réorganise
        et le budget est bien mal parti pour être en équilibre alors on ne va pas donner les crédits du budget précédent pour l’équilibrage du budget suivant , enfin!
        sinon les comptables s’arracheraient les cheveux de faire de la comptabilité rétroactive!

      2. Et je vous dirais que pour une part des espagnols, quitte à subir une dictature, on préfère la nôtre bien locale, quitte à ce qu’elle soit militaire, que la dictature d’une troïka étrangère… ça ne pourra pas être pire…

        En êtes-vous certain ? Vous êtes déjà prêt à remettre votre destin entre les mains peu sûres d’un dictateur ? A échanger votre liberté contre un semblant d’ordre ?

        N’oubliez pas que les états autoritaires sont une proie facile pour ceux qui ont déjà l’argent entre leurs mains : il n’y a plus qu’une seule personne à corrompre, les autres sont sous contrôle… Et par définition, les dictatures n’ont pas comme priorités les préoccupations des citoyens mais celles du dictateur, et de ses amis la nouvelle classe dirigeante…

        Il n’y a vraiment pas autre chose à faire ? : lutter pour la transparence, pour un retour à une véritable démocratie, pour un arrêt de la soumission du destin des peuples aux intérêts de ceux qui détiennent (indûment) les leviers de décision de nos sociétés, réfléchir aux valeurs que l’on désire pour une société future et faire qu’elles s’appliquent etc..

      3. Vous confirmez ce que je pense depuis longtemps : une majorité des démocrates préfèrent la dictature à la révolution.

      4. N’oubliez pas que les états autoritaires sont une proie facile pour ceux qui ont déjà l’argent entre leurs mains : il n’y a plus qu’une seule personne à corrompre, les autres sont sous contrôle

        Vrai, mais un bon vrai dictateur est aussi mieux identifiable que l’insaisissable troïka et peut donner un sérieux coup de pouce à la révolution.

      5. Erix le belge, Nous sommes déjà en dictature… Lutter ? voyez sur internet les images des manifestations réprimées sauvagement par les garde chiourmes commandés par l’europe… On tire (à balles de caoutchouc pour le moment, certes…) sur les manifestants…
        Il y a presque 1 manifestation par jour depuis 2011, en face, les antidisturbios, des coups de matraques, des arrestations, des blessés…
        Le parlement de madrid est déjà cerné par des grilles anti-émeutes et des cordons policiers permanents…
        OU EST ELLE LA LIBERTÉ que tu pense que nous abandonnerions contre l’ordre ? Nous ne voulons pas de l’ordre qui est déjà instauré par la troïka, justement… Le fascisme financier est déjà implanté et nous avons beau gueuler NON, sa splendeur sérénissime rajoy l’ignore totalement et quand ça fout un peu trop le bordel dans la rue, on envoie les chiens de garde pour disperser les dangereux manifestants histoire que ça ne fasse pas trop de vagues dans la presse étrangère…
        Puisqu’on convient que les politiques sont tous (ou presque) corrompus par le système financiero-fasciste, pourquoi vouloir absolument les garder et espérer qu’ils changeront ? ILS NE CHANGERONT JAMAIS !!!
        Et lorsque je vois les “dictatures” Vénézuéliennes et Cubaine, là bas, au moins, tout le monde a sa ration de calories quotidienne pour ne pas mourir de faim… (je dis au moins car j’ai des correspondants là bas qui me dépeignent un tout autre tableau que ce qu’on lit dans la presse à propagande européenne et américaine, mais je ne vais pas me lancer dans ce débat)
        Ce que je vois, c’est que ICI, dans la belle démocratie européenne, en espagne, fin aout, il y aura 600 000 familles qui n’auront même pas ce luxe sauf à recourir aux banques alimentaires qui ont de moins en moins de ressources ou devenir braqueur juste pour bouffer…
        Et oui Marlow, l’histoire nous montre qu’aucune révolution populaire ne fut possible sans un appui, car,même là, une révolution qui pourrait être considéré comme un acte de désespoir, c’est aussi de la politique…
        Alors, quand l’armée dit qu’elle appuierait tout mouvement de contestation populaire, la fin justifiant les moyens pour bouter les marchands hors du temple, beaucoup sont prêts à accepter le prix que l’armée prenne une part du tribut…
        Si l’armée n’est pas la démocratie, de toutes façons, le régime actuel NE L’EST PAS NON PLUS !
        Sauf que l’armée aura peut être plus de propension à défendre la souveraineté de mon pays au contraire des politiques actuels qui ne font que baisser le froc…

      6. @ Pedro Gil
        Je comprends votre position, mais je ne l’approuve pas. D’abord parce que les militaires au pouvoir ça veut dire deux épurations : premièrement celle du personnage militaire qui prendra le pas sur les autres, le plus malin, le plus violent, le plus corrompu ou corrupteur, le plus habile politiquement, qui n’a pas de pitié et aucun respect pour la vie humaine ; deuxièmement, celle plus classique de tous les opposants au régime, à vous de me dire quelles formes cette répression pourra prendre, soft et intrusive dans les vies privées, ou plus brutale et violente… un mélange des deux probablement.

        Ensuite, ce que je n’arrive absolument pas à accepter c’est votre rapide abdication après quelques essais de manifestations, pacifique ou non. Cela ne donne pas les effets escomptés alors vous appelez déjà à un dictateur pour agir à votre place, en espérant que le projet de société qu’il imposera sera celui que vous souhaitez. J’ai des doutes immenses à ce propos…

        Il est vrai qu’ici en Europe du Nord nous ne connaissons pas encore les problèmes que vous vivez au quotidien (je pense que cela viendra rapidement) mais n’est-il pas possible d’envisager d’autres formes de lutte ? Certaines ont déjà été tentées, révolutions ou autres (à l’équivalence de la dictature, déjà essayée ad nauseam aussi), n’en reste-il pas d’autres à inventer ? Plutôt que de faire appel à un sauveur, qui ne sauvera que lui et sa clique d’amis, pourquoi ne pas vous sauver vous-mêmes ? Changez la société autour de vous, réfléchissez, imaginez, agissez autrement… Car ce que vous envisagez de manière aussi légère ce n’est que le remplacement d’un mauvais maître par un autre, c’est tout simplement de la soumission, pas très glorieux tout ça, un peu glauque même…

        Ceci vaut d’ailleurs aussi pour les grecs qui commencent à envisager le retour de leurs colonels avec leurs poitrines bardées de médailles, faux patriotes et vrais oppresseurs…

        L’Europe vaut mieux que cela. Tous les citoyens européens valent mieux que cela… Le monde entier mérite mieux que cela…

        – pourquoi ne pas ridiculiser ce pouvoir troïkan que vous détestez ? S’il y a une chose que les forces d’oppression ne supportent pas c’est bien que l’on se moque d’elles, parce que c’est le début de la libération des opprimés. Et si elles vont plus loin dans la répression, alors elles montreront leur vrai visage, vous serez donc autorisé à changer de stratégie (communiquer, communiquer !). Les formes d’action en sont infinies : lobbying, boycott, tags,stickers, slogans, campagnes diverses, attaques médiatiques des symboles (escalades, prises de risque…) etc… en essayant de rester pacifiques et en mettant si possible les rieurs de votre côté : je pense que vous seriez étonnés des soutiens que vous recevrez… Les mères, les pères de famille seront à vos côtés pour construire pour leurs enfants un avenir meilleur que celui qui leur est proposé actuellement.

        Le pouvoir européen instauré par la troïka, que vous appelez dictature, est à la merci d’une poignée de jeunes qui trouveront la ou les bonne(s) idée(s) pour la révolution qui vient. Je vous invite à faire partie de ces futurs héros… et, s’il vous plaît, pas de ceux qui rendront possible une répression encore plus dure.

        Ce pouvoir qui vous oppresse est fragile, malgré les apparences. Le pouvoir d’indignation en cas de dérapage des forces de l’ordre est immense, absolument incalculable, après 60 ans de paix en Europe. Mettez-le à profit, sans provocation, les faits se suffiront à eux-mêmes..

        – Pourquoi ne pas s’organiser et exécuter une banque pour l’exemple, façon Cantona. Pas une grande banque, pour ne pas faire peur au peuple et prendre le risque que tout s’écroule (vous n’auriez pas suffisamment de soutien), mais une banque suffisamment représentative pour montrer qu’elle n’existe que par la volonté du peuple, par son argent, son épargne… et ses lois. Sinon ce n’est pas une banque, c’est juste la représentation d’un pouvoir d’oppression ayant surgi d’on ne sait où et qui piétine la dignité d’êtres humains, les réduisant à la déchéance, à l’esclavage… A détruire.
        – Imaginons un jeune avocat qui crée un site internet décrivant en 3 étapes une manière de refuser de payer un mois de remboursement de l’hypothèque d’un immeuble. Si une seule personne fait cela elle sera sanctionnée, menacée, sa maison mise en vente si elle récidive etc.. Que se passerait-il si un grand nombre de personnes le faisaient en même temps : quel moyen de pression ! Moi, je suis prêt à le faire… Peur de quoi ??

        un, je télécharge le document annulant l’ordre permanent de ma banque autorisant le prélèvement mensuel sur mon compte (avec une communication orchestrée sur le nombre de téléchargements, des encouragements auprès de la population à le télécharge même s’il n’est pas utilisé), deux, je notifie à ma banque de reprendre les prélèvement automatiques à partir du mois suivant, trois, je place l’argent quelque part (sur le compte d’une banque éthique p.ex) en provision au cas où, quatre, je recommence si les revendications à l’encontre des banques ou du pouvoir politique ne sont pas satisfaites. .. Je pense vraiment que le pouvoir que nous avons sur les banques est sous-estimé… Non, mais pour qui ils se prennent ??

        Il faut bien sûr cibler les banques, essayer d’avoir un discours construit et des revendications claires, basées sur des valeurs humaines et positives…

        – Un commando déterminé bloque par une action audacieuse (à imaginer) l’arrivée menaçante et symbolique d’une mission de la troïka venue mettre en place un plan d’austérité drastique de x centaines de milliards supplémentaires,

        – Un groupe de jeunes ambitieux ayant une formation commerciale créent une banque idéale, telle qu’elle devrait exister, pouvant servir de modèle à toutes les banques, offrant les mêmes services que celles qui ont joué au casino avec les économies des citoyens. Demander à tout le monde de transférer ses économies dans cette institution (il peut y en avoir plusieurs)… Vous verriez la panique…
        Ceci peut aussi se faire de manière virtuelle, c-à-d créer une banque fictive dans un premier temps, demander à tous les citoyens de signer un document faisant part de leur intérêt (sans aucune obligation) et leur intention éventuelle de transférer l’ensemble de leur épargne de leurs comptes, de leurs crédits si possible vers une telle structure… Tout ce qui resterait aux autres banques ce sont leurs dettes, du vent… elles n’auront qu’à se débrouiller avec ça sur les marchés… Vous verriez les rats monter au créneau pour négocier, raisonner, supplier…

        – Création d’une structure politique ou une plateforme informelle par des jeunes et reprenant, centralisant, soutenant ce genre d’actions, refuser d’assumer les dérives et/ou les actions en justice menées contre elle. En créer d’autres si celle-ci est mise à mal… Communiquer, communiquer…

        – Ne pas oublier que le pouvoir en place est par définition peu mobile et souvent lent à réagir. Profiter de ces défauts pour agir vite, fort et quitter les lieux… Recommencer, encore, et encore, et encore… Garder des valeurs, mais agir masqué s’il le faut. Revendiquer ce qui vous parait juste.. Renier ce qui vous parait injuste et inapproprié… Associer la population en lui offrant l’occasion de vous soutenir, vous et les actions entreprises…

        Etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc, etc..

        Il n’est plus nécessaire à l’heure des réseaux sociaux modernes de faire appel aux barbus et aux moustachus du passé. Montrez qu’il est possible de faire mieux, que le monde a changé et qu’il va changer encore plus à l’avenir…

        C’est nous qui décidons… Si ce n’est pas ainsi c’est parce que nous ne le voulons pas assez fort… Ou simplement que nous n’arrivons pas encore à l’imaginer…

        Les jeunes qui évoluent autour de moi sont prêts pour ces idées. Attendez qu’ils se réveillent si leur avenir leur est confisqué… Je les soutiendrai, jusqu’à la dernière extrémité s’il le faut…

      7. Bonjour Erix le Belge

        Crois tu que nous n’ayons déjà tenté ce que tu préconises ?

        Souviens toi de la grève des contrôleurs aériens en 2010, le gouvernement (pourtant “socialiste”) n’a pas hésité une seconde à lever l’ÉTAT D’URGENCE dans tout le pays… Les grévistes détenus, TRADUITS EN JUSTICE, et les initiateurs sévèrement condamnés… L’état d’urgence a duré plus de 6 mois, jusqu’après les fêtes de fin d’année…

        Les mineurs filière charbon : 65 jours de grève sans solde, la marche noire, l’insurrection avec barrages des routes et autoroutes, confrontations avec les polis à coups de fusées de feu d’artifices, des arrestations, des blessés par dizaines – L’annexion de 2 villages “rebelles” par les forces de l’ordre, visitant CHAQUE maison pour arrêter les dangereux “chefs de files” émeutiers… Les anciens disent n’avoir plus vu un tel scandale depuis franco…

        Depuis 1 an, au moins, des manifestations quotidiennes “tournantes” dans les plus grandes villes d’espagne, dont une majorité de fonctionnaires se relayant pour occuper la rue…

        Je suis de 1964… Ce dont je me souviens de la période franquiste, et ce que me rappellent mes parents, c’est qu’à l’époque, chaque famille avait un toit, du travail et de quoi manger chaque jour…
        C’est franco qui a crée le “Sistema Nacional de Salud” (système national de santé) et contrairement à aujourd’hui, il ne fonctionnait pas au regard de cotisations versées mais était universelle pour TOUT citoyen vivant sur le sol espagnol… Ça a été modifié par Felipe Gonzalez en 94 pour ne prendre en charge QUE les cotisants…
        Après, ce n’était pas non plus le paradis pour tout le monde, j’en conviens, surtout si tu étais opposé au régime…
        Mais, si on réfléchit un peu, aujourd’hui, la “démocratie” nous concède le droit d’expression… Mais à quoi sert ce droit car, quoi qu’on dise, quoi qu’on oppose, les gouvernant n’en font qu’à leur tète ?
        Rajoy a été élu sur une série de mensonges que tout le monde a gobé sans réfléchir, et il nous rappelle bien qu’il a été élu pour 5 ans et qu’il ira au bout de son mandat… Même les citoyens de son parti commencent à voir l’escroquerie et se plaindre.
        Non seulement c’est une dictature financière, qui affame le peuple, mais qui plus est est en train de vendre le pays, contre un bol de lentilles, aux étrangers, lesquels ne nous donnent pas de travail…
        Car ceux qui encore peuvent continuer à vivre au dessus de leurs moyens ne font plus légions en espagne… Une large fange de mes compatriotes, d’eux même, consentent qu’il faille sortir du “Spanish Dream” de la rente promise, qui ne fut qu’un mensonge, et un retour à des vies plus modeste, pour peu qu’ils puissent TRAVAILLER…
        C’est pourquoi beaucoup commencent à penser que l’europe est une escroquerie et la tentation de revenir à la souveraineté de la peseta, dévaluée, aux nationalisations, à un contrôle des flux de capitaux… Et ça, aucun politique “éligible” ne le fera…
        Reste que la révolution se fera, non pas par idéologie, mais par la faim… Et contrairement à la lybie, l’otan ne viendra pas défendre les rebelles, mais protéger le système “démocratique” en place… quitte à cela, mieux vaut que l’armée soit du côté de cette révolution…
        Et puis, je suis personnellement fervent de la révolution bolivarienne, de Chavez, et de ce qu’il a fait pour son pays depuis qu’il l’a “pris en main” et fut ensuit élu par le peuple…
        On l’accuse de dictature parce qu’il tente empêcher la propagande de l’économie libérale, mais, à mes yeux, je lui donne raison en voyant le désastre social qu’elle génère dans les pays “développés”…

        Si pinochet ne s’était pas laissé séduire par les chicago boys, à l’époque, le chili n’aurait pas connu les souffrances infligées…

        Peut on reprocher à Chavez, ou même Castro de vouloir museler les chicago boys actuels qui n’ont en vue que le dépeçage économique de ces pays au profit des 1% les déjà plus riches ???

        Alors, si un jour un Chaviste se présente pour sortir le pays du pétrin, il pourra compter sur mon appui… Et si on fait une épuration des banquiers du style de ceux qui ont jeté dehors mes voisins, famille de 3 enfants dons le dernier 13 mois, après 3 mois d’impayés de leur hypothèque, un matin à 6 heures, en février dernier, par 5 degrés de température, avec juge, police et déménageurs pour virer leurs meubles et biens personnels sur le trottoir, je participerai sans problème à l’épuration face à ces criminels sociaux INHUMAINS !!!

      8. Et si tu veux un autre exemple tout frais de la dictature dans laquelle nous vivons :

        INC, institut nacional de la consommation en espagne a publié une série de spots audiovisuels sur internet pour lutter contre la hausse de TVA (de 4% à 21%) sur le MATÉRIEL SCOLAIRE (entre autres)

        Le gouvernement a envoyé plusieurs mises en demeure pour que l’association CESSE SÉANCE TENANTE cette campagne SOUS PEINE DE DÉCLARER L’ASSOCIATION ILLÉGALE et la dissoudre…

        http://es.globedia.com/facua-amenazada-gobierno-fascista-rajoy

        La nouvelle n’est même pas diffusée par les médias officiels, seule la chaîne télévisée “La sexta ” a osé, aujourd’hui, dans le programme “Al Rojo Vivo” en parler…

        Que veux tu faire contre ça ???

      9. Pedro, avec une idée pareille – « Et je vous dirais que pour une part des espagnols, quitte à subir une dictature, on préfère la nôtre bien locale, quitte à ce qu’elle soit militaire, que la dictature d’une troïka étrangère… ça ne pourra pas être pire… » – vous n’avez plus besoin de vous casser la tête à étudier l’histoire de votre pays, juste reprendre une tasse ou deux de Généralissime ( faudra refaire les statues équestres, ça devrait relancer un peu l’économie ). Enfin, le côté positif de votre connerie est qu’au moins, elle est localisée donc extirpable.

  15. Merci pour vos contributions M. Leclerc.
    Ce qui est absurde dans cette austérité ne me paraît pas tant qu’elle soit “néolibérale” mais qu’elle est à coup sûr une impasse. Il y a du christianisme dans ce désir de pénitence et d’expiation après l’excès.
    Mais il faut noter que la plupart des libéraux sont favorables à la restructuration des dettes et fustigent l’irresponsabilité qu’autorise le refus de toute faillite, totalement contraire aux lois du capitalisme. Pour eux, ce sont encore une fois les Etats qui organisent le pire en empêchant la correction schumpeterrienne…

  16. Bon, comment marchent les marchés? Cherchez pas, y a rien à comprendre.

    Le chômage US monte, mais comme il y a plus de créations d’emplois que prévu, ils sont contents.
    http://www.romandie.com/news/n/FOCUSUSA_le_marche_de_l_emploi_reprend_des_couleurs_mais_le_chomage_monte52030820121846.asp?

    Ils sont convaincus aujourd’hui que Mario Draghi va faire quelque chose (racheter des dettes espagnoles ou italiennes surtout…) qu’il est coincé; que ce qu’ils avaient compris il y a 1 semaine est bien ce qu’ils ont compris aujourd’hui mais pas ce qu’ils avaient compris hier (vous suivez?) bref, la BCE va intervenir, c’est sûr!
    Et ils sont euphoriques!
    http://www.romandie.com/news/n/BOURSESMarches_europeens_clotures_en_rebond_dopes_par_un_regain_de_confiance62030820121845.asp?

    Et je vous cite un stratégiste du crédit agricole qui n’hésite pas à dire:”La voie est tracée pour des interventions dans les prochaines semaines”, (…) “pour des actions audacieuses de la part de la BCE”.

    Maintenant, c’est sûr, rationnalité des marchés ou pas, ce sont tous des dingues!

  17. Précisions, le clip mentionné ci-dessus se trouve sur “you tube” et a pour titre DEBT BOMB

  18. Les états doivent être liquidés…les états c’est nous ??NON Les états c’est une hydre Louis 14 était il le peuple ?
    Les dettes des états sont aux états ces structures doivent être détruites pour en reconstruire de plus légères.
    C’est ce que dit l’économie.
    Cessez de tergiverser.
    Les ministres les députés les élus locaux les fonctionnaires..tous au chomage sans indemnité.

    1. Je vous trouve un peu drastique, il y aura quand même des impôts à prélever non?
      Qui va s’en charger si vous supprimez les fonctionnaires?
      Et pour les crimes de sang? On supprime aussi la Police et les juges?
      Quant au réactions nationalistes de différents de nos voisins et de nos compatriotes, il serait peut-être assez salutaire de ne pas complètement supprimer l’armée…
      Bon on a peut être échappé au pire avec l’éviction du nabot, en ce sens que la gauche réfléchira peut-être à deux fois avant de faire charger l’armée contre la population en révolte, là ou lui n’aurait certainement pas hésité.
      Bon alors qui est-ce que l’on met au chômage finalement?
      Commençons par une bonne nationalisation des banques qui ont été sauvées et qui le sont naturellement compte tenu des fonds investis par l’état et réduisons également les bonus des traders de ces banques; vous verrez que les bénéfices fictifs peuvent aussi servir à renflouer les états…
      Comment? Ah j’avais oublié, la BCE et le FMI ne laisseront pas faire. Bon repartons donc sur l’idée d’un par jour jusqu’à ce qu’ils comprennent…

  19. http://www.rtbf.be/info/chroniques/chronique_l-euro-sera-t-il-vraiment-sauve-paul-krugman?id=7813381&chroniqueurId=5032403

    c’est traduit en français c’est tout de même plus abordable, ce billet de PG traduit bien la situation, en gros il faudrait aller réveiller Merlin dans sa forêt de Brocéliande. personne ne sait pourquoi l’euro a marché pendant 8 ou 9 ans et personne ne sait pourquoi ça ne marche plus depuis , d’où cet appel à la magie, bien sûr hors de propos mais tout n’est -il pas hors de propos de nos jours ?
    en parlant de propos ceux de Mario Draghi sont clairs : la BCE fera tout pour sauver l’euro …il n’a pas dit qu’il fera tout pour sauver les européens, non ? donc c’est clair ! Draghi est un banquier de chez Sachs pas un GO du Club Med. ça aussi c’est clair, non ? ah un grand merci pour le lien Sophie Zelmani il y avait bien longtemps que je l’écoutais plus et l’écouter ce matin fut un vrai plaisir, elle a du talent,elle, pas comme Mario …

  20. au fait la nuit du 4 août 1789 …c’était celle de l’abolition des privilèges, à peine de plus j’oubliais !

  21. On pourrait refaire flotter les monnaies à l’intérieur de l’euro, celui-ci restant la reference face au dollar et au Yen…
    Cela empecherait des attaques du dollar contre le franc, la lire et le peseta…
    On aurait du faire ça depuis le début…
    L’Europe ne devrait avoir rien à faire avec les USA et le FMI, qui sont en des posture encore plus délicates que la notre…
    Mais nos politiques ne sont que des atlantistes pourris, des otaniens sans scrupules.
    La preuve: Nos investissements dans les guerres au Proche Orient qui sont totalement contre productives avec nos voisins arabes. C’est du n’importe quoi total diplomatique. ceux qui vont en profiter ce ne sont les les américains, mais les russes et les chinois…
    Suivre l’amérique dans sa décadence objective est absurde.
    les USA ne sont plus un modèle, mais une république en décrépitude agitant deq arlequins comme présidents, dont les campagnes électorale sont payées à coup de milliards de $…
    Pantalonnade de démocratie, foutaise de pacifisme et de bonne paroles a faire rigoler un pasteur protestant du XVIelme siècle…We trust in God…
    Continuez les gars…

    1. T’as raison Izarn, sont foutus les atlanto-otaniens. Même le FMI préfère le néolibéralisme version théocratique des Khameney et Ahmaninejad. Ah ! Hayek avait ben raison, c’est tellement plus facile avec une p’tite dictature et une toute p’tite classe de seigneurs indéboulonnables… Écoute donc M’dame Lagarde : IRIB, 22 avril 2012- La présidente du Fonds Monétaire International (FMI) a salué le ciblage des subventions mis en oeuvre par le gouvernement iranien. Ces mesures sont uniques en termes de leur mise en application, a déclaré Christine Lagarde dans un discours lors de la réunion printanière de la banque mondiale et du FMI. Elle a appelé les autres pays de prendre l’Iran pour exemple.

      1. Un argument de plus et de taille contre l’Iran: Les félicitations de Lagarde!… De mieux en mieux…
        Le rapport du FMI de l’été dernier sur l’Iran est peut-être à examiner de plus près. Des bons points distribués certes, mais aussi quelques “réserves”…
        – Le système de protection du chômeur est trop généreux, jusqu’à 50 mois d’indemnisation (The existing unemployment benefit system [of up to 50 months] is too generous)
        – Les procédures d’autorisation de licenciement devraient être simplifiées (The administrative approval process to allow companies to terminate redundant workers could also be simplified)
        – Les autorités devraient progressivement supprimer les surveillances et les interventions sur les prix (The authorities should gradually relax any remaining supervision and interventions over product prices)
        – Encourager la participation des investisseurs étrangers dans le processus des privatisations qui est à accélérer (Greater participation of foreign investors … and accelerating the ongoing privatization process).
        Toi qui est précis et qui sais lire les rapports.
        J’avais posté celui-ci à l’époque. Modéré. Mais puisque tu y fais allusion sans le vouloir…
        http://www.imf.org/external/pubs/ft/scr/2011/cr11241.pdf

      2. Et s’il doit en être un pour défendre Ahmaninejad et Khamenei, je serai celui là, n’ezt-ce pas Relou ?
        Juste pathétique.

      3. T’as raison Kerjeannette, j’suis malhonnête avec Ahmaninejab; l’est un peu moins ultralib que Rhamenei, Rhatami ou Rafsanjani. L’a distribué une allocation d’essence purement hayékienne aux Lumpens (140 € mensuels…) – grâce aux spéculateurs impérialistes qu’ont fait grimper l’prix du baril – pour compenser les 60 milliards d’économies budgétaires et autres privatisations qu’il a fait passer… Pas suffisant d’ailleurs son aumône populiste, il est mort politiquement, zombie pour sa dernière année au pouvoir, lâché par la rue comme par les élites politico-religio-mafieuses et les iraniens s’apprêtent à rappeler un de leurs Ali Machin préférés, ultralibs pur jus de pistache AOC…
        Mais c’est marrant quand-même comme tu sors du bois dés qu’on s’en prend à tes anti-impérialistes en pâte à sel préférés, type Assad ou Ahmaninejab…

      4. @vigneron: “Mais c’est marrant quand-même comme tu sors du bois dés qu’on s’en prend à tes anti-impérialistes en pâte à sel préférés, type Assad ou Ahmaninejab…”

        Gaffe aux arguments à double tranchant, il y a une autre chose qui est très marrante: au départ, c’est d’abord toi qui rapplique toujours illico dès qu’on fait mine de critiquer l’Empire.

  22. Pour sauver l’Europe, qui est en train de se disloquer, il n’est toujours question que de déflation interne, à traduire par baisse des salaires.

    Je ne comprend pas le titre.
    De fait, l’une des principales raisons de la crise est la faiblesses des salaires (résultat du grignotage systématique de l’économie irréelle sur l’économie réelle, pour donner dans le bon mot…)
    A ce prix, je parlerais plus volontier de coup de pioche porté au rouge plutot que de rustine… Mais cela ne focntionnerai pas dans le sesn ou personne aurait l’idée de donner un coup de pioche porté au rouge sur un pneu qui semble trop plat.

    Je proposerais donc une autre métaphore: c’est l’histoire du coup de poing sur le réveil en fin de vie
    Ne change rien à ses problèmes méchaniques, aggrave plutôt son cas, mais le fait trasauter et par la donne l’impression de marcher.

  23. 5 ans de crise:

    Faillites d’établissements financiers, interventions des banques centrales, sommets mondiaux et européens,… Sur 5 années de crise, les événements se sont succédé à un rythme soutenu. Nous avons retenu douze événements clés qui illustrent les tournants d’une crise aux multiples facettes: crise financière, crise économique et crise de la dette.

    A travers de courtes vidéos, des infographies interactives et des diaporamas rassemblés dans notre application, découvrez les clés pour comprendre la plus grande crise après celle de 1929.

    http://www.lecho.be/service/crises?itm_campaign=headerpromo

  24. L’euro, la finance et la crise ne sont pas la cause, mais les conséquences de l’essence d’un “capitalisme qui ne peut survivre que s’il réussit à ramener toujours plus de valeur future vers le présent.” Sur l’immense décharge du capitalisme fictif. Les limites de l’ajournement de la crise par le capital financier et le délire des programmes d’austérité, par Ernst Lohoff et Norbert Trenkle, membres du groupe allemand Krisis.

    Cet article est disponible sur : http://palim-psao.over-blog.fr

  25. Lu dans La Tribune
    Le FMI, qui craint la contagion, s’est dit favorable à un assouplissement monétaire et à la mise en place de mesures non conventionnelles dans la zone euro, le temps que les autres politiques réclamées par la BCE soient mises en place et prennent effet. Sans quoi, l’institution craint une contagion de la crise européenne au reste du monde.

    Attention les gars ,on est pestiféré,faites vos emplettes avant la mise en quarantaine.

  26. Je ne fais pas beaucoup de commentaires sur vos articles , quoique je les lisent attentivement , parce qu’ils sont à mon avis bien documentés et ont un effet informatif .
    Je dois cependant nuancer votre entrée d’article , ce n’est pas Draghi qui demandent des baisses de salaires et autres , ce sont les gouvernements qui les appliquent , en particulier en Espagne
    et avant ou sous prétexte de ne pas demander de l’aide . Ce sont des choix politiques en premier
    lieu , parce qu’il existe d’autres choix pour réduire les déficits budgetaires .
    Il est vrai que ces autres choix ont peu de chances de voir le jour !
    A moins que votre préférence aille à renflouer les banques à n’importe qu’elles conditions ?

    1. parce qu’il existe d’autres choix pour réduire les déficits budgetaires .

      Vous ne précisez pas mais on peut supposer que vous pensez au nombre de fonctionnaires, aux salaires trop élevés qui minent notre compétitivité…
      Si on pensait plutôt aux paradis fiscaux et à la taxation de ceux qui se sont enrichis en faisant fructifier leur capital sans travailler… ? Hmmmm..

      A moins que votre préférence aille à renflouer les banques à n’importe qu’elles conditions ?

      Non, non, pas du tout…

      1. Ce n’est pas ce que je pense . Par votre réponse vous montrez que vous faites piéger par la problématique formatée qui denie la réalité des dépenses .
        Sur le nombre de fonctionnaires : un fait trés simple , il existe dans les ministéres et autour des ‘hauts fonctionnaires’ ((je mets entre guillemés , parce que préfets , trésoriers-payeurs, conseillers,..ne sont pas de vrais fonctionnaires en ce sens que n’importe qui peut étre nommé comme tels ,méme (et surtout) en n’appartenant pas à la fonction publique )) sont entourés d’un tas de fonctionnaires qui eux ne font rien . Lorsque des suppressions de postes ont lieu ce ne sont pas les membres de cette cour qui sont supprimés mais des fonctionnaires réellement utiles . D’autres part quantité de dépenses , santé , éducation , etc non pas pour finalité la santé ou l’éducation mais tout autres choses , en général des marchés juteux pour des entreprises privées bien en cour . Exemple : dans nombre d’écoles de campagne et institutions où sur place existe aliments de qualité et personnel non seulement qualifié pour la cuisine mais affectueux , l’obligation est faite de s’alimenter auprés de chaines industrielles .
        Plus couteuses évidemment et plus malsaines . Voir aussi les parasites autour des pv , pour vous c’est transparent , mais une quirielle d’entreprises s’occupent de votre pv . Etc ….
        Il s’agit de passer au peigne fin ces dépenses pour qu’elle servent effectivement à leur but .
        Refuser de le faire c’est préparer le terrain à des coupes qui seront perverses .

      2. Té money time, en v’là des agents titulaires qui s’en sortent pas mal encore… 1,4 milliards de charges de personnel et charges assimilées pour 13 000 employés, plus de 100 000 € par tête. Quelle boite ? La Banque de France té ! Le régime de retraite ? Spécial.
        http://www.info-retraite.fr/?id=504

    2. ce n’est pas Draghi qui demandent des baisses de salaires et autres , ce sont les gouvernements qui les appliquent

      Soit vous êtes un grand naïf , soit vous nous prenez pour des ‘quilles’ .. et dans ce jeu il vaut toujours mieux être du coté de la boule.

  27. “Qui a gagné, qui a perdu ? Les analyses ne convergent pas”

    Les analyses ne convergent pas parce qu’elles portent faussement sur un sujet de technique financière. Il est clair en effet que les gagnants sont les “investisseurs/spéculateurs” , ceux qui peuvent passer leurs pertes aux épargnants dont ils gèrent les fonds, et que les perdants sont les citoyens contribuables et épargnants qui payent deux fois: pour les pertes sur leur épargne, et pour le service de la dette contractée par les Etats pour garder les marchés casinos ouverts. On peut ajouter qu’ils payent maintenant une troisième fois, quand ils perdent leur emploi pour cause de délocalisation ou de gain de productivité, ou quand on leur promet de raboter le coût de leur travail pour restaurer la “compétitivité” du secteur privé. Il se passera quelque chose de sérieux le jour ou l’on fermera les marches casinos, comme le réclame Paul depuis longtemps. Ce n’est pas demain la veille comme disait nos anciens.

    Jean-Paul Vignal

    1. Si au bout d’une certaine période de commerce la spéculation apparaît comme annonciatrice d’un effondrement, il ne faudrait pas oublier que cette spéculation est née auparavant dans cette même période de commerce et qu’elle représente donc un résultat, une apparence et non pas une cause ou une essence. Les représentants de l’économie politique qui tentent d’expliquer les soubresauts de l’industrie et du commerce en les attribuant à la spéculation ressemblent à l’école défunte des philosophes de la nature qui considéraient la fièvre comme la cause fondamentale de toutes les maladies.

      Karl Marx, cité dans l’article : Sur l’immense décharge du capital fictif. Les limites de l’ajournement de la crise par le capital financier et le délire des programmes d’austérité, disponible, comme d’autres très bons articles sur : http://palim-psao.over-blog.fr

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