L'actualité de la crise : IL FAUDRAIT QUE LE BOUCHON SAUTE ! par François Leclerc

Billet invité

« Y penser toujours, en parler jamais », la formule est usée, mais elle peut encore servir. De quoi s’agit-il cette fois-ci, si ce n’est de l’intervention de la BCE, attendue comme le Messie ?

Il y a des signes qui ne trompent pas, des accalmies boursières qui reposent sur une déclaration, ou bien une attente qui se manifeste par de tout petits riens. Aux anticipations de Mario Draghi, le président de la BCE, qui annonçait en fin de semaine dernière dans Le Monde qu’il n’avait pas de tabou ; ou bien à l’entretien accordé à Bloomberg qui a permis à Ewald Nowotny, membre du conseil des gouverneurs de la BCE et gouverneur de la banque centrale autrichienne, de glisser qu’il y a « des arguments favorables » à ce que le MES se voit octroyé une licence bancaire lui permettant d’emprunter auprès de la banque centrale européenne. On se raccroche à ce qu’on peut.

Les autorités européennes n’étant plus créditées de cette confiance indispensable au bon fonctionnement de l’activité financière – on se demande bien pourquoi – tous les regards sont tournés vers Francfort, où siège la BCE. Ils louchent d’ailleurs, car il est des attentes qui ne peuvent être avouées pour ne froisser personne. Comme il ne pouvait être « exigé » dans un communiqué commun des Espagnols, des Italiens et des Français d’appliquer sans attendre les décisions du dernier sommet, un souhait que n’a pourtant pas manqué de rappeler François Hollande en conseil des ministres, alors que le communiqué espagnol a lui été immédiatement démenti et retiré. Le blocage allemand n’est d’ailleurs pas la seule source de ce vent qui se lève, il exprime une impuissance devenue à force manifeste.

Mettant les pieds dans le plat, Didier Reynders, le ministre belge des affaires étrangères, vient de se déclarer favorable à l’évolution de la mission statutaire de la BCE, afin qu’elle puisse acheter de la dette souveraine à l’instar de la Fed ou de la Banque d’Angleterre.

La pression envers la BCE aurait aussi pu se manifester en faveur d’un nouveau round de LTRO (Long Term Refinancing Operation – opération de refinancement à long terme), sauf que cela se heurte à de basses considérations. Les banques font face à une pénurie de collatéraux à apporter en garantie de leurs emprunts, en dépit des assouplissements qui leur sont offerts. Elles craignent également les réactions des investisseurs, qu’elles courtisent afin de renforcer leurs fonds propres, qui ne voient pas d’un bon œil l’éventualité d’être relégués derrière les banques centrales qui deviendraient de plus en plus prioritaires pour les remboursements en cas de pépin.

La BCE réfléchit à un nouvel assouplissement de ses critères et règles d’acceptation des collatéraux, mais les milieux bancaires préfèrent privilégier un autre canal de financement, puisqu’au bout du compte cela revient au même, et souhaitent que les États soient dorénavant les destinataires initiaux des largesses de la BCE. D’où, pour amorcer la pompe, l’idée de cette licence bancaire attribuée au MES, qui initierait le circuit adéquat. Un premier pas serait accompli en permettant au FESF d’acheter de la dette espagnole et italienne, en attendant.

Signe que les temps sont difficiles aussi pour les banques, la Fédération allemande du crédit – qui regroupe les banques privées, publiques et mutualistes – vient de demander le report d’un an de la réglementation de Bâle III, au 1er janvier 2014. Bien qu’il semble d’ores et déjà acquis que des assouplissements vont intervenir sur le dossier sensible de la définition du ratio de liquidités, certaines actions pourraient selon le Wall Street Journal, être prises en compte.

Cette attente d’un miracle n’est pas propre à la zone euro. La Banque d’Angleterre a fini par se lancer dans une opération sur laquelle les Américains louchent – eux aussi – dans l’espoir que la Fed s’en inspire. L’idée est d’encadrer les prêts aux banques afin d’obtenir qu’ils bénéficient autant que possible à l’économie, ce que la BCE n’a pas obtenu et a finalement dû admettre, dissimulant son désappointement derrière la justification qu’elle ne peut rien faire si la demande de crédit n’est pas là… Quelle prescience !

Une entrée en scène de la BCE arrangerait donc tout le monde, à condition qu’elle n’intervienne pas trop tard. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues, d’autant que celle du FMI n’est plus garantie comme avant. Le gouvernement espagnol doit revenir sur le marché, le taux de sa dette à cinq ans dépassant celui de celle à dix, un très mauvais signe. Il lui reste encore 27 milliards d’euros à trouver d’ici la fin de l’année, sans tenir compte des besoins de financement des régions et d’un déficit qui sera plus important que prévu. Cela pourrait se conclure par un besoin de financement de l’ordre de 50 milliards d’euros.

Le calendrier est très serré, si l’on veut que le MES soit opérationnel à temps afin de financer un plan de sauvetage de l’Espagne. Pour la suite, une licence bancaire accordée au MES lui permettrait de voir venir : c’est ainsi que les choses se combinent. Solution de repli, Laurent Fabius, le ministre français des affaires étrangères, a soulevé la question d’une augmentation du plafond des émissions obligataires que le MES va être autorisé à effectuer. Déjà, l’étape suivante et l’Italie semblent occuper les esprits.

Mais un bouchon doit sauter pour éviter que la zone euro explose. Si ce n’est pas le bouchon…

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99 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : IL FAUDRAIT QUE LE BOUCHON SAUTE ! par François Leclerc »

  1. C’est bien gentil de demander à ce que la BCE intervienne directement pour racheter de la dette espagnole ou italienne ou d’accorder une licence bancaire au MES mais faut pas oublier que la création de monnaie est une créance sur l’économie donc plus la banque centrale s’engage plus elle engage les acteurs économiques et plus elle fait prendre de risque financiers aux citoyens de l’UE.

    La seule solution c’est un mixte de rigueur et des reconquêtes de marchés par les entreprises des pays du sud.

      1. Dis donc Julien, c’est pas très poli, en partant tu as oublié de remercier le Taulier de nous permettre de nous sauver tous et de partir en vacances. M’enfin !

      2. Mieux vaut tard que jamais mon cher Julien.

        Le blog existe depuis 5 ans! Avant la crise? Merci de l’info.

        Sinon, il y a 2/3 ans ceux qui disaient que la Gréce devait faire faillite étaient pris pour des illuminés. Aujourd’hui c’est une evidence pour tout le monde.

        La mutualisation de la dette publique, quelque soit sa forme (eurobonds, rachat par la bce d’oblig, intervention du FESF ou du MEs) c’est juste un moyen de gagner mais en empirant les choses. Pire cela gâte les pommes pas encore pourries.

      3. Rigueur et « choc d’offre », la solution ? Vraiment ?
        J’ai mal du comprendre Jorion, je reprend mes lectures à la page 1.

      4. « La mutualisation de la dette publique, quelque soit sa forme »

        La mutualisation de la dette, quelle que soit sa forme.

        Utilisation de « quelque » : Il avait tort, quelque certain de ses arguments qu’il fut.

        Delphin, d’humeur orthographique. (orthographe intuitive)

      5. Le blog existe depuis 5 ans! Avant la crise? Merci de l’info.

        Ben alors le mal nommé ? On est bien mal informé je vois. Elle a cinq ans exactement la crise ouverte des crédits hypothécaires US. Un an de plus en fait puisque la dégringolade avait commencé au deuxième semestre 2006. Faudrait voir à se les sortir un peu, les doigts du TdC, le taulier…

      6. @LeTaulier
        « La seule solution c’est un mixte de rigueur et des reconquêtes de marchés par les entreprises des pays du sud. »

        La difficulté de la rigueur est proportionnelle à la taille de la dette. Autrement dit : petite dette, rigueur facile, mais grosse dette rigueur difficile.
        On peut reprocher tout ce qu’on veut à l’Etat Grec (et à juste titre vraisemblablement) mais il est aujourd’hui impossible de le sortir rapidement de l’ornière par la rigueur. Du moins c’est ce que l’on constate. Il faudrait au moins obliger les banques européennes à rapatrier en Grèce les capitaux qui s’en sont échappés.

    1. La seule solution c’est un mixte de rigueur et des reconquêtes de marchés par les entreprises des pays du sud

      Avec quoi ces entreprises vont reconquérir les marchés du Nord?

      Elle est où l’industrie Espagnole?

      Ah! On me dit qu’à l’époque de Franco, par pur nationalisme, on avait essayé d’en faire une derrière une belle barrière protectionniste. Comme la Corée du Sud, le Japon, Taïwan ou la Chine actuelle.
      Et on me dit que l’union Européenne a décidé de faire sauter ces barrières lors de l’adhésion de l’Espagne.

      Tiens, maintenant y a beaucoup moins d’industries autonomes Espagnoles.

      Etonnant, non?

      1. Elle est où l’industrie Espagnole?

        Il y a une industrie espagnole et surtout italienne (d’ailleurs ce pays est la deuxième puissance industrielle en Europe devant le Royaume-Uni et la France). Tu crois peut-être que les espagnols ne savent faire que des oranges et des castagnettes?

        Franco n’a rien fait. Faut arrêter avec le mythe du dictateur « certes un peu dure mais tellement compétant ».

    2. Le mixte que vous proposer est un vrai noeud de contradictions: si la rigueur restreint les marchés il n’y a aura rien à reconquérir, surtout pas par des entreprises du Sud fantomatiques.

    3. LeTaulier doit être un nouveau… un béotien… Il faut lui apprendre à réfléchir au delà du cadre neoliberale… il faut l’aider. Ce n’est pas facile, moi-même, j’ai trébuché plusieurs fois avant de savoir marcher.

      Sachez Moniseur LeTaulier, que votre solution est a l’œuvre dans quelques pays européens (Espagne, Italie par exemple) et qu’elle ne brille pas d’efficacité… Faites preuve de plus d’imagination.

      1. La rigueur n’est à l’ l’oeuvre que depuis 2 ans en Grèce, moins encore en Espagne.
        Que ce soit dur pour les Grecs, nul doute, c’est bien pourquoi ça s’appelle la rigueur!
        Dire que ça marche pas, on n’en sait encore rien.

        Par contre, c’est le laxisme, la belle vie à crédit de nos gouvernants, qui ont mené les
        finances publiques où elles en sont, pour une grande part.

        Sans avoir de recette miracle, je comprends les réticences à ouvrir grand les vannes…

      2. @jarrigue

        La rigueur n’est à l’ l’oeuvre que depuis 2 ans en Grèce, moins encore en Espagne.

        Et il faut attendre quoi ?, que les écoles soient privatisées, que les hôpitaux ferment ??
        Il y a vraiment des fanatiques qui ne comprennent rien aux causes profondes et aux mécanismes pervers qui ont mené à cette catastrophe… et qui pour régler le problème sont prêts à sacrifier des peuples entiers par dessus le marché. Mais surtout pas eux et leurs petites économies bien sûr…

      3. @Jarrige

        Un PIB en baisse de plus de 15% en trois ans en Grèce vous ne pensez pas que cela met un léger bémol à l’efficacité de l’austérité ? La mauvaise foi, c’est marrant un petit moment mais pas trop quand même…

      4. Faut excuser @Le Taulier comme tout bon libéral qui voit son monde s’écrouler il n’a comme solutions à proposer que celles qui ont saigné la planète et tout ce et ceux qui s’y trouvent. Hormis bien sûr la petite bande de parasites névropathes dont il croit faire parti alors qu’il n’en ai qu’un simple portefaix. Un apologiste aveugle de l’évangile selon Milton Friedman.

      1. jarrige.

        Le (petit)personnel politique qui laisse filer la dette publique préfère emprunter aux riches plutôt que de leur faire payer des impôts.
        Pour ensuite sabrer dans les dépenses quand la dite dette explose…
        Economie politique néo-lib de base.

    4. Le taulier qui a fait sa place en enfonçant la porte grande ouverte je présume ? Vous êtes d’un fatiguant à réinventer avec arrogance l’eau chaude à chacun de vos post… cessez donc de prendre les lecteurs du blog pour des jambons, vous n’êtes pas moins (en)fumé que la moyenne 🙂

    5. @ Le Taulier
      N’importe quoi !
      La BCE peut racheter la dette de tous les états européens sans coup férir ! et foin des collatéraux ! Lorsque l’on dispose du droit de créer monnaie, on est l’égal de dieu.

    6. le mythe du dictateur « certes un peu dure mais tellement compétant ».

      Compétant n’existe pas dans le dictionnaire. Vous avez le choix entre compétent et con pétant.

  2. Bon… bon… On continue a faire marcher la planche a billet ( par le truchement de l’augmentation de l’endettement ). Je conseille a tous d’acheter Or et argent, regulierement. Les Rois de la finance nous menent gentillement vers la Reine des catastrophes, l’ Hyperinflation.

    1. Tous ces gens démontrent, jour après jour, qu’ils n’ont aucune solution viable à opposer à cette orgie de dettes… sinon encore plus de dettes… Leur incompétence est abyssale ! Ils sont échec et mat et ne veulent toujours pas l’admettre. Tout ça pour tenter de sauver cette europe ridicule et cet euro pitoyable. Revenons aux Nations, re-créons notre propre monnaie et soyons de nouveau enfin maître de notre destin (pour le meilleur et pour le pire !)

      Vous avez raison Pantang, l’or est une bonne solution en échange du papier estampillé euro.

      1. Faux, après la crise de 29, l’or et l’argent (qui ont atteint des sommets) ont été racheté à prix planché. Le plus efficace est le m2 de terre arable.

      2. cette europe ridicule et cet euro pitoyable

        euh . . . pas pour tout le monde !
        que diriez vous  » . . . / . . . d’une organisation en vue de rendre possible et de protéger la perception d’un immense impôt privé, celui que le système financier prélève sur la société. La rente financière et sa protection est la seule logique du système et non l’apparente volonté de faire ceci ou cela, habituellement énoncée par ceux qui prennent les décisions visibles. En ce sens ce qui est usuellement nommé et présenté comme une « crise », un dérèglement provisoire dû à une mauvaise gestion passée où actuelle n’en est pas une. C’est un système permanent. Ce que l’on nomme la « crise » est la norme de fonctionnement désirable et profitable du système. . . . / . . .
        lu sur le blog de JLM

  3. La mise en esclavage continue.

    Barroso à Athènes, de nouvelles mesures de rigueur en vue.

    Il va s’attaquer aux plus faibles bien entendu…quel courage.

    Un tour de vis devrait ainsi toucher les retraites et aides sociales, qui s’ajoutera aux mesures d’austérité déjà imposées depuis 2010 et portant sur des réductions des salaires et des retraites allant jusqu’à 30%.

    Le ministre grec de l’Emploi Yannis Vroutsis a indiqué mercredi soir que 44% des économies prévues, soit 5 milliards d’euros, concernent son ministère.

    Au total, la Grèce doit trouver 3 milliards d’économies pour 2012 et 11,5 milliards pour 2013 et 2014, après l’accord passé en mars avec ses créanciers pour un nouveau prêt de 130 milliards d’euros destiné à lui éviter la faillite.

    « Des propositions choc pour les retraites et les primes », titrait jeudi le quotidien Ta Néa (centre-gauche).

    Seon la presse, des coupes de 5% à 10% sont prévues sur les pensions de retraites de plus de 1.000 ou 1.400 euros et un plafond imposé à 2.400 euros sur toutes les pensions qui sont supérieures à ce seuil. Cette mesure, si elle est confirmée, risque de placer dans l’embarras le gouvernement de coalition gauche-droite dirigé par Antonis Samaras, après une campagne électorale passée à promettre qu’il n’y aurait plus de « mesures horizontales » de ce type.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120726.AFP3982/barroso-a-athenes-de-nouvelles-mesures-de-rigueur-en-vue.html

    Et les Armateurs, les millionaires, l’Eglise Orthodoxe??Bon bien sûr…

  4. Pardon pour le hors sujet, mais…
    En parlant de bouchon, il semblerait que celui du Sénat soit bien en place, question fiscalité…
    Décidément, droite ou gauche, ils ne progresseront jamais…

  5. L’hyperinflation, ruine des épargnants, comme alternative au tant redouté défaut de paiement massif. Mais l’Allemagne et ses cuisants souvenirs de l’entre-deux guerres laissera-t-elle faire?
    Rien n’est moins sûr, la survie de l’Euro se compte peut-être en heures…

    1. @ Olivier
      Mais elle sauve les emprunteurs, les petits, les jeunes, les investisseurs !!!
      l’inflation c’est le monde de demain.

  6. La dislocation de la zone euro continue.

    1- Premier groupe : les Etats de la zone euro vers qui les investisseurs internationaux se précipitent. Les taux des obligations de ces Etats sont très bas.

    Allemagne : taux des obligations 2 ans : – 0,064 %. Je dis bien : moins 0,064 %.

    Finlande : taux des obligations 2 ans : 0,012 %.

    Pays-Bas : taux des obligations 2 ans : 0,046 %.

    Autriche : taux des obligations 2 ans : 0,145 %.

    France : taux des obligations 2 ans : 0,283 %.

    2- Second groupe : les Etats de la zone euro qui font fuir les investisseurs internationaux. Les taux des obligations de ces Etats sont très hauts.

    Irlande : taux des obligations 2 ans : 4,086 %.

    Espagne : taux des obligations 2 ans : 6,154 %.

    Portugal : taux des obligations 2 ans : 8,102 %.

    Grèce : taux des obligations 2 ans : 225,116 %.

    Jeudi 26 juillet, l’Italie a lancé un emprunt de 2 ans : l’Italie a été obligée de payer un taux de 4,860 %.

    Le taux est en hausse : c’était 4,712 % lors de la précédente émission.

    http://www.romandie.com/news/n/_L_Italie_emprunte_25_milliards_d_euros_a_des_taux_en_legere_hausse66260720121132.asp

  7. Le Liborgate a-t-il accéléré la chute de Dexia ?

    Le scandale du taux « Libor » appelé le Liborgate, ne touche pas que les banques britanniques. Une équipe de Dexia étudie l’impact de cette fraude.

    http://www.lesoir.be/actualite/economie/2012-07-26/le-liborgate-a-t-il-accelere-la-chute-de-dexia-928702.php

    http://www.lesoir.be/debats/editos/2012-07-26/la-meche-de-la-bombe-dexia-brule-encore-928701.php

    De plus en plus de jeunes Belges partent à l’étranger.
    Près de 28.000 jeunes Belges s’installent à l’étranger en 2010, ce qui représente une augmentation de 70 % par rapport à 2009.

    http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2012-07-26/de-plus-en-plus-de-jeunes-belges-partent-a-l-etranger-928699.php

    1. Sur le premier sujet , un courrier où la pertinence des analyses de Paul JORION est « vicieusement » mise en doute.
      La rançon d’un début réel d’accès visible à certains médias généralistes??

      [10]Citoyen Naif dit le 26/07/2012, 10:36

      Corrections! Encore une fois la description du Libor est erronée. Ce n’est pas « le taux auquel les banques britanniques se prêtent de l’agent entre elles ». C’est un indice qui ne correspond pas a des prêts réels publié a Londres mais ne concerne pas uniquement des banques britanniques. Voir ma description sur citoyennaif.blogspot.com/2012/03/libor-mon-beau-libor.html Paul Jorion n’est pas un économiste mais un anthropologue qui a travaillé dans la finance. Cela ne change rien a ses compétence (bien au contraire), mais il n’y a pas de raison de donner des informations erronées. Sur l’explication du Libor ses descriptions sont aussi un peu faibles. Pour ce qui est de Dexia, l’Euribor a sans doute été plus importants que le Libor et Dexia faisait partie du panel Euribor. Dexia doit faire attention a l’effet « boomerang ». Il a transmis des taux Euribor a des périodes ou il n’avait plus accès au marché. Donc une partie des taux qu’il a transmis était aussi des « tricheries ».

    2. « De plus en plus de jeunes Belges partent à l’étranger. »
      Itou les jeunes espagnols, portugais, grecs, irlandais…
      A force, il ne va plus rester que les vieux: plutôt triste.

      1. Partent dans « quel étranger » ? Je crois que beaucoup restent en europe (beaucoup l’Allemagne qui achète les cerveaux à vil prix), ce qui fait que le jour où les jeunes allemands et hollandais devront aussi partir, ils iront en Espagne et en Grèce ?

      2. 😀
        Comme le disait un personnage de Reiser : « Moi, s’il y a une nouvelle guerre mondiale, je pars à l’étranger ! »

      3. Pedro Gil

        « Partent dans « quel étranger » ? Je crois que beaucoup restent en europe (beaucoup l’Allemagne qui achète les cerveaux à vil prix »

        Pas vraiment, j’y suis payé 2 fois mieux qu’en France.

        Qui est le plus riche en Europe ? Pas l’Allemagne :

        Qu’en est-il de la France ? Elle ressemble bien plus à l’Italie qu’à la Finlande. La dette nette de l’Etat est de l’ordre de 80 % du PIB et le patrimoine net de la population française de 510 % du PIB. Au total, les Français sont encore plus riches que les Italiens, avec environ 135 000 euros par tête en 2011. De quoi faire[7] rêver[8] les Allemands : le patrimoine net des particuliers et de l’Etat y est de 320 % du PIB, très proche du ratio finnois, mais avec un PIB par habitant plus faible, cela ne représente que 100 000 euros par tête.

        http://net-rss.blogspot.de/2012/01/trop-de-riches-tue-limpot.html

      4. Eh oui Fmu’r, c’est un fait maintenant connu et reconnu par tous : la France est le grand pays qui bat tous les records mondiaux aussi bien en terme de richesse moyenne des ménages (richesse nette totale comme richesse financière) qu’en terme de densité de millionnaires en $ au km2. Mais la France a peur… Tu penses ! Ça fait crécré peur 1700 milliards de dette souveraine. Rends toi compte : un peu plus de 40% du seul patrimoine financier des ménages, autant dire qu’on est à poil, exposés à tous les vents mauvais…
        Je crois que Moody’s est la seule agence qui prenne en compte le patrimoine des ménages dans son évaluation du risque souverain. Manifestement pour l’Italie c’est pas suffisant pour faire pencher la balance du bon coté; n’empêche…

      5. Je m’en contre bloque, mon pouvoir d’achat équivalent français est de 100 000 euros.

        Sans compter le pourcentage sur le CA de mes idées nouvelles.

        Jamais en France j’aurais pu produire autant dans de meilleures conditions qui rapportent bien plus à mon employeur.

  8. Ici, en Espagne, tout le monde au gouvernement se plaint de la « crise de confiance » dont le pays est victime…
    En admettant que ce ne soit qu’un problème de confiance, comment espérer la restaurer quand on ne fait que parler d’argent à emprunter alors qu’aucun ne dise jamais comment ce sera remboursé…
    La décroissance exponentielle des recettes fiscales du pays est avérée, reconnue par le gouvernement central et les communautés autonomes…
    ¿ Comment peut on rassurer sur la capacité de remboursement d’un prêt sachant que l’argent ne rentre plus ?
    Si je peux donner mon avis, mon pays a fait une grosse erreur en intégrant l’euro, et une autre, de calquer son modèle de société sur les USA… Nous n’avons pas la mentalité ni la rigueur pour être des industriels ni des commerçants sérieux.
    L’espagne vivait tellement mieux à l’époque où elle se contentait de vendre « bon marché » son soleil et ses plages a des touristes gorgés fric du fait du change avec la peseta… Aznar a voulu péter plus haut que son c… pensant transformer le pays et mes compatriotes, et on voit aujourd’hui à quel point il s’est trompé…

    1. Bonjour
      Là, je ne suis pas du tout, du tout d’accord!!!
      Le peuple Ibère (Portugal compris donc) n’a pas été en dessous des autres peuples européens!!! Il a seulement cru que la démocratie veillait aux règles, aux normes, aux lois…
      Si vous faites la synthèse du comportement populaire au cours de ces dix dernières années, vous serez obligé de reconnaitre que ce sont les élites (média, politiques, nantis … via à la référence « imbécile » à Milton Friedman) qui ont vendu de la « viande avariée » aux populations du monde entier!!!
      Et donc, la cause de ce qui arrive n’est jamais que l’application voulue des possédants. Historiquement, rien de nouveau (et je peux vous donner des phrases de Seneque, un nanti quand même, qui décrive le même processus)!!!
      Quant à l’euro, pour avoir était en Grèce, il y a une dizaine d’années, les « picaros » se plaignaient déjà de ce que cela imposait à leur vie de tous les jours… !!!
      Bref, vous voulez retourné au franquisme???… et donc aux tyrans qui ne respectaient pas les décision démocratiques issues des élections??
      Wow… bien l’idée (d’autant que nul modérateur de ce site, n’est intervenu pour vous répondre).
      On avance sur ce site.. Comme commencent à l’écrire certains, on va finir par tourner en rond!!!
      Chris

    2. L’espagne vivait tellement mieux à l’époque où elle se contentait de vendre « bon marché » son soleil et ses plages a des touristes gorgés fric du fait du change avec la peseta

      Jusqu’aux années ’70 des millions de crève la faim sont allés chercher meilleure fortune ailleurs et ce durant 5 siècles, c’est ça que vous appelez vivre mieux? Alors soyez tranquille parce que c’est exactement ce qui à recommencé à se produire. Il ne manque que la peseta au tableau idyllique dressé de ce glorieux passé, mais ça ne va pas tarder, vous pourrez alors déboucher un bon cava et trinquer à l’abondance revenue.

      Je partage un bon nombre de vos conclusions mais je vous suggère de tourner sept fois le doigt sur la touche avant de tout oser.

      1. @Lazarillo de Tormes

        Certaines réflexions ont des nostalgies nauséabondes et le regret d’un « sérieux » porté par des hommes d’ordre ne s’embarrasse d’aucune vergogne, mêmes si les bottes des assistants soient tachées de sang.

        Il faudra demander aux 300000 adoptés de force du franquisme qu’est-ce qu’ils pensent de ces recettes…
        En attendant, un peu de propyllaxie

    3. Je parle de la belle époque de ma « jeunesse » entre 81 et 95… Avant, 70, j’étais trop petit pour me rendre compte.
      Quant a la victimisation, basta ya !! Si on te raconte qu’on te permet de gagner 100 en donnant seulement 10, ça vaut l’asile, à ce point là…
      Les victimes ont voulu y croire eux même, a la fable, qu’ils deviendraient rentiers, que les banques n’ont pas eu a trop forcer pur convaincre… Je sais, j’en ai aussi dans ma famille, qui disaient, il y a 10 ans, me traitant d’idiot de continuer à travailler pendant qu’eux passaient leur temps à voyager et s’acheter des trucs chers inutiles…
      Faut arrêter un peu là, monsieur le modérateur… Viens donc m’acheter mes super europedro 200000 euros, je vous promets que vous en retoucherez 10 fois plus dans 10 ans… Si tu y crois, faut consulter mon bon monsieur…

    4. Ce n’est pas la faute à Aznar, même si ça m’arrangerait bien de pouvoir tout mettre sur le dos du PP. Il ne faut tout de même pas oublier que l’offensive ultra-libérale anglo-saxonne a touché l’Espagne en même temps que le reste du continent. Les barrières structurelles qui freinèrent la propagation de la révolution industrielle puis celles politiques de l’autarcie franquiste n’existaient plus – à part l’infime portion des nostalgiques du temps du Bienvenido Mister Marshall ) – quand la période de transition fut déclenchée.

      Si vous y regardez bien, l’évolution de la gauche espagnole n’a pas différé beaucoup de celle qu’a suivi la française et l’européenne dans son ensemble. Elle s’est fait hypnotiser par la peur d’un sursaut du bloc soviétique pendant son agonie puis par le triomphe du capitalisme à outrance sur celui-ci et est restée les bras ballants à contempler la curée se partageant la dépouille de la démocratie sociale. Maintenant, les nostalgiques de tout poil reprennent de la vigueur, comme en France et partout en Europe, et, dans un sursaut d’orgueil national mal compris, prônent le repli derrière les frontières d’un état fort de certitudes obsolètes. Ils oublient le seul orgueil qui vaille, celui de la dignité de la personne humaine, malmené par un système conçu pour répartir la dignité comme les bons points de l’instituteur – textuellement, puisque d’une société basée sur l’observance de dogmes religieux, nous sommes passés à une autre où le dogme est l’efficacité de l’individu au sein de la structure sociale qui fait office de milieu, si tu travailles bien à l’école, tu pourras espérer quelque chose de la vie.
      Je demande donc de renverser la vapeur et prendre à rebours la fameuse maxime : ne te demande pas ce que fait ton pays pour toi, sinon bla bla bla. Quelle connerie ! Comme si le pays était né avant les hommes, comme si ce n’était pas une construction des hommes. Comme si le but d’une Nation n’était pas que les individus qui la composent puissent exprimer leur nature avec la seule limitation de respecter l’expression de celle des autres. Nous devons tout à la Nation qui nous doit tout. Quel serait le problème de penser cette Nation plus grande ? La proximité génétique ? Il va falloir expliquer aux basques, catalans, niçois, alsaciens, chtimis etc, etc que leurs gènes sont plus français que ceux des voisins de l’autre côté de la frontière.

      Voila pourquoi je préfère la vision européenne du problème et privilégie les approches tendant à diriger la résistance des peuples spoliés par les déséquilibres structurels de la zone euro vers un sursaut d’orgueil consistant à mettre les pays excédentaires devant la réalité : il n’existe pas de gène espagnol de la spéculation immobilière, de la picaresque ou de la flemmardise ( pas plus que grec, portugais, italien ou bantou ) et si on veut leur faire avouer qu’ils ont vécu à crédit, il faut d’abord avoir présent à l’esprit que cet endettement a entretenu la croissance des pays excédentaires. Le clivage n’est donc pas entre Nations riches et pauvres – riches ou pauvres de quoi ? De capitaux ou de dettes ? Et tout ce qui s’est construit, aussi bien au nord qu’au sud, pendant que cette ligne de force se tendait, cela compterait-il pour du beurre ? – sinon entre la masse des européens soumis à un système élitiste sous tous les points de vue et cette élite qui, de plus, se protège du renouvellement en accroissant la distance qui la sépare de la base. C’est anti-darwinien dans l’âme, ce machin, car si la progéniture des riches commençait à souffrir une épidémie de malformation cognitive congénitale ( par overdose d’ostentation par exemple, c’est peut-être déjà entrain d’arriver ), il n’y aurait pas de solution de rechange. Ce serait Idiocracy pour de vrai et pour longtemps. C’est ça le darwinisme social anglo-saxon, l’appauvrissement génétique et culturel de l’humanité. Rien à voir avec la théorie de l’évolution des espèces car la vie multiplie les opportunités de survie – donc la diversité – elle ne les concentre pas sur une seule solution dont l’échec signifierait l’extinction.

      1. Merci pour cet éclairage avisé, Mor, et ajoutant que je ne parle nullement de génétique dans mon propos, juste que l’exemple de la SEAT, en faillite, rachetée par VW confirme que nous n’avons pas l’étoffe des affaires…
        L’Espagne n’a pas eu à passer par la case « reconstruction » après la seconde guerre mondiale, n’ayant pas été soumise à l’inventivité que demandait l’urgence tant en France, que l’Allemagne ou l’Angleterre, l’Espagnol n’est guère sorti de la paysannerie (tels mes propres parents) ni de l’emprise dogmatique… (Idem pour la Grèce, je suppose, bien que ne connaissant pas trop bien ce pays).
        Mais encore, à rappeler que mon pays a nécessité l’immigration de plus de 5 millions de « machu-pichu » (sud américains) qui ont majoritairement contribué à la bulle du PIB depuis les années 90 jusqu’à 2007… A quoi étions nous affairés, nous, espagnols, pendant que les immigrés bossaient ?
        Je suis Espagnol, né et vivant en Espagne depuis toujours (sauf durant mes périodes Erasmus…) Et j’ai le recul nécessaire pour comprendre la mentalité de mes compatriotes, crois moi…
        Et le fait que je sois de gauche ne m’empêche pas de faire la critique de mon propre pays dont je suis conscient de l’état… Sorti du futbal, la curiosité de mes congénères ne va pas trop loin pour tenter de comprendre les choses et c’est ainsi qu’un rajoy se retrouve président… Il y a bien eu des électeurs pour l’amener là, non ?
        En tout cas, merci pour ton point de vue et de trouver des excuses que moi même n’arrive pas à imaginer… 😉

      2. Justement, si on est de gauche on ne peut pas en vouloir à la droite de tenir le discours qu’elle tient, c’est son boulot. On devrait plutôt reprocher à la gauche et tout particulièrement aux différents partis socialistes européens, d’avoir cédé aux chants de sirènes ultralibéraux et de ne pas trouver le courage d’une autocritique sincère afin de revenir à une vision sociale plutôt que marchande de la société.

        À mon avis, c’est à González, pour l’Espagne, que revient cette responsabilité car Zapatero, comment vous dire, je le trouve niais.

      3. Je ne m’aventurais même pas dans la recherche de la responsabilité de l’un ou l’autre des politiques, tous corrompus (et ce n’est pas une légende, en ce moment les journalistes déterrent tous les cas notables que vous retrouverez dans la presse)…
        Je dis juste que les mes compatriotes espagnols sont coupables soit de niaiserie totale, soit de cupidité qui a mal tourné… Trop facile de rejeter tout sur le dos de la crise, chacun a eu sa part et j’en connais des tonnes qui se sont bien enrichis durant les années dorées… Je travaille à la sécurité sociale, dans le service de contrôle des retraites, en liaison permanente avec la tesoria et la agencia tributaria, et je peux t’assurer que je vois défiler des déclarations de patrimoine effarantes…
        « Il faut pas jouer les riches quand on n’a pas le sou », chantait Brel, je crois…
        L’espagne n’a jamais eu le développement industriel lourd pour prétendre acheter l’euro au prix du deutchmark… Nous sommes quelques uns à le reconnaître avec humilité, sachant que la compétition n’est même pas envisageable en rêves, revenons à ce que nous avons toujours su faire : Vendre le soleil, les plages, les fêtes, l’accueil à bon marché pour voir revenir nos touristes, même les plus modestes pouvaient se payer 15 jours de vacances chez nous, en 85… Aujourd’hui, ils sont obligés d’aller au maroc ou en pays de l’est pour s’offrir un peu de dépaysement, tant notre pays est devenu cher… L’espagne a voulu se faire à l’image de monaco ou la côte d’azur alors que nous sommes très loin d’en atteindre la qualité…
        Enfin bon, de toutes façons, les dés sont jetés et j’aurai beau râler durant des siècles sans pouvoir changer quoi que ce soit… Lastima…

      4. Je pense que vous faites une fixation sur vos compatriotes et la prétendue loi inexorable qui les condamnerait au cafouillage débrouillard, la fameuse chapuza ( chez nous, c’est le système D ). Vous parlez d’inaptitude à la compétition et vous n’avez raison que parce que le système européen repose sur un déséquilibre structurel qui lui sert, paradoxal et mortellement, de moteur. En gros, l’industrie du nord vend à crédit au sud profitant ainsi d’un marché ouvert de part en part et exploitable jusqu’à l’épuisement, c’est-à-dire le toit de la capacité d’endettement des pays déficitaires. Cet épuisement est inéluctable en l’absence de mécanismes de redistribution du produit de l’effort commun qu’est celui de la relation d’échange entre un producteur et un consommateur, un vendeur et un acheteur, un créditeur et un débiteur. Car il faudra bien admettre un jour que consommer, acheter et emprunter ne sont ni plus ni moins que les mécanismes complémentaires et indissociables de produire, vendre et prêter, qu’ils doivent s’organiser en vue d’une amélioration des conditions de vie de tous et que si l’un tue l’autre en poursuivant son activité, cette dernière cesse à l’instant même. Les espagnols n’ont pas plus, ni moins, de responsabilité honteuse à admettre et à supporter que les allemands, les français, les italiens, les grecs et tous les autres.

        Nous sommes face à un problème structurel et non pas culturel ou génétique, interprétation qui crée arbitrairement une propriété particulière du peuple espagnol qui lui interdirait l’efficacité industrielle. C’est le système entier qui est bancal, pas la nature ou la culture des espagnols. Si vous voulez vous en convaincre, prenez l’exemple d’un système plus clair parce qu’infiniment plus simple à analyser et soumis à moins de contraintes historiques : une coupe du monde de foot vue depuis la barrière des arènes en guise d’analogie ;).

        Quelle différence feriez-vous entre l’efficacité du coup de massue allemand entre les cornes du taureau et celle du torero espagnol qui emberlificote la bête jusqu’à l’épuisement dans une démonstration de subtilité et finesse ? Le résultat final est le même et les procédés sont tous dans la nature humaine aussi bien dans celle des allemands que des espagnols. C’est le différent dosage de qualités identiques, produisant ainsi de la diversité, qui fait fonctionner le machin et non pas la vaine et vaniteuse prétention d’essayer de démontrer qu’un coup de massue est meilleur qu’une veronica ou l’inverse et vouloir éradiquer l’option qui paraît inefficace ou inesthétique à nos préjugés. Pour qu’il y ait un match les deux doivent jouer. Le score final ne représente pas l’extermination de l’équipe adverse ( ce serait la fin du foot inscrite dans le règlement ) tout comme l’échange commercial ne peut avoir comme finalité l’extermination économique de l’un des acteurs puisque ce serait inscrire la mort de l’économie dans son propre mécanisme d’échange.

  9. 4 ans que je n’étais pas revenu en france…….tout à évolué à la hausse…..les gens roulent tous en voiture neuve……la spéculation à fait des heureux …elle va maintenant en faire des malheureux…………..tous semblent accrochés à leurs droits……………

    1. Commentaire adorable d’ambigüité.

      Rassurez-nous, vous visez bien Liliane Bettencourt, Johnny Hallyday, Tsonga, Monfils, Arnaud, Lagardère, Bolloré, Bruel, Depardieu et compagnie, hein ?

      Quand vous parlez de « spéculation » qui a fait des « heureux » et que vous finissez par « tous semblent accrochés à leurs droits », vous ne visez pas les salariés (ouvriers, employés, cadres, etc.), les fonctionnaires, les pensionnés, les malades, les chômeurs, n’est-ce pas ?

      Non mais, c’est juste qu’un instant, en lisant des généralisations juste un chouia abusives comme « les gens roulent tous en voiture neuve », j’ai eu peur…

      1. Je trouve que certains y vont fort quand même. Il n’y a pas que les grosses fortunes ou gros revenus qui peuvent vivre convenablement. Je connais beaucoup de gens (cadres ou non) qui gagnent, disons 2000€ net mensuels, et qui vivent très convenablement (propriétaire, voiture de moins de 5 ans 😉 sorties, restos, etc).
        Il y a certes beaucoup de monde qui n’a pas assez ou trop peu, mais « vivre bien » ne se résume pas qu’aux richissimes, rentiers et banquiers…

        et paradoxalement, il y a beaucoup de gens, plus pauvres que ceux dont je parle, qui roulent en voiture neuve, achètent beaucoup les produits technologiques chinois (plasmas, produits apple, etc…), qui vont au ski, etc… Il n’y qu’à aller faire les courses le samedi dans un grand centre commercial pour voir tout ce que les gens achètent (plats cuisinés, gadgets en tout genre, …). C’est à se demander où ils trouvent l’argent pour acheter tout cela, et si celui qu’ils gagnent est dépensé à bon escient…

      2. @pample

        C’est à se demander où ils trouvent l’argent pour acheter tout cela …

        Les cartes de crédit magiques : les YES cards.

      3. @Pample

        J’ai bien peur que vous ne soyez dans un espace de distorsion du réel. Lorsque vous fixez à 2000€ net le seuil d’une certaine forme d’aisance à quoi faites vous référence?

        Si c’est dans une grande ville (Paris) cela va être dur d’être à la fois propriétaire, possesseur d’une auto neuve et pouvoir de plus partir en vacances (combien de temps?).

        Par contre si vous vivez dans les Ardennes ou dans petit village de l’Aube vers Joinville, pourquoi pas? Mais là, difficile de comparer car il ne reste plus de services (poste, médecins..) ni de commerce (boulangerie…).

        Bien à vous.

      4. @execT

        Biensur, paris et certaines autres grandes villes ce sera juste.
        Pour etre plus precis, disons un couple, 1 ou 2 gosses max, revenus de 3000€ a 4000€ mensuels, en province, genre chef lieu de departement dans l’ouest de la france (angers, rennes, nantes, tours, le mans, poitiers) donc pas la campagne auvergnate non plus. Ici on vit relativement bien. Ce n’est pas le luxe, mais on vit bien (proprietaire, 2 voitures (pas neuves, ou au moins une), confort, qq sorties et vacances/week end).
        Par rapport a mes parents ou grand-parents dans la campagne en leur temps, c’est le luxe par contre.

        Donc oui denoncons le systeme et les abus, mais faut pas me dire que 99% ou 90% de la population est tres pauvre.
        Meme un couple smicard en campagne dans l’ouest (de ce que je peux voir) s’en sort. Certes, peut etre pas de voiture neuve ni de grandes vacances bien loin, mais en etant proprietaire, c’est possible. Et de memoire le salaire median en France est a 1600€ !

      5. Pour des primo-accédants souhaitant s’installer dans paris intra-muros:

        pour acheter quelque chose de convenable (40 m², je ne vois pas l’intérêt d’acheter un studio pour y vivre), quand on est célibataire, il faut gagner 4000€/mois.

        Pour un couple sans enfant ou avec un enfant, c’est 6000€/mois (acquisition d’un trois pièces)

        Pour ceux qui ont deux enfants ou plus, c’est impossible pour des primo-accédants, sauf héritage.

      6. Noux,

        Attention le salaire médian ne veut pas dire grand chose. on peut avoir 9 fois 1000 euros et une fois 100 000, le salaire médian des 10 salaires sera alors très élevé…

        si vous étiez un statisticien dans une série de statisticiens votre salaire dans la série des salaires de ces statisticiens serait 1) une valeur aberrante (proche du zéro absolu comparativement aux autres) 2) extrêmement précaire (probabilité de licenciement proche de 1, sauf facteur exotique, lui aussi aberrant…).
        Vous confondez allègrement moyenne et médiane, faute particulièrement grossière dans votre exemple où bien évidemment le salaire médian est égal au salaire minimum, soit 1000 €, la moitié des salariés gagnant moins de 1000 ou 1000, l’autre moitié gagnant 1000 € ou plus. Bordel de dieu c’est un gros nullard en math qui est obligé de vous dire ça.
        Ps : à 4000 € de revenu net mensuel pour un foyer fiscal on est quasiment dans le dernier décile des revenus, celui qui a accumulé la moitié du patrimoine privé de ce pays…
        Arrêtez de geindre et bossez vos maths.

      7. @ Vigneron,

        C’est une faute de ma part en effet.

        Mais c’est quand même pas très significatif, si ce n’est que la moitié de la population gagne moins de 1600€ par mois et que la médiane ne peut pas permettre de définir si la moitié en dessous de la médiane est pus proche du rmi que des 1600 €, et c’est vrai pour la partie au dessus des 1600 €, il est impossible de dire si il y a une majorité autour de 2000€, plus ou moins.

        Parler de médiane c’est comme regarder un point précis du graphique, en cachant tout le reste.

        En fait il faudrait un graphique pour se faire une idée.

    2. oui tout à fait d’accord.
      le faire a été remplacé par l’être et maintenant le paraître mais cela à crédit indirecte.
      L’image est plus importante que l’acte.
      le réveil va être dur, si toutefois celui ci arrive.
      ce qui manque c’est le rapport de force, la confiance la loyauté …
      en supprimant cela nous ne sommes et ne seront plus des Hommes.
      Retour à l’essentiel si nous avons de la chance.

      Épisode à suivre en 2013 c’est le fond de ma pensée.

      EX
      Les pdg salariés se réveillent un matin et se disent, il faut licencier 8000 personnes.
      Mettons les en faillite supprimons la marque et nous verrons le positionnement des autres.
      voilà un rapport de force. Là nous allons les aider à licencier soit que des salariés au placard ??? ils vont tous licencier bel exemple…

    3. @ Pample :

      Attention le salaire médian ne veut pas dire grand chose.
      on peut avoir 9 fois 1000 euros et une fois 100 000, le salaire médian des 10 salaires sera alors très élevé.

      CQFD c’est que la majorité des jeunes aujourd’hui (25-30), n’ont rien accumulé, ni maison, ni grosse fortune. Les plus chanceux ont un appart de 170000 € à crédit, 20 000 € de coté, et un salaire de 1500 net à 2000€. ( Alsace/ Strasbourg).

      Donc un foyer, 35-50 ans, qui accumule depuis des années, peu s’en sortir avec 2000€ par mois par personne, soit 4000 e pour les deux avec 2 enfants. C’est presque du luxe, ou plutôt c’est un salaire qui permet de se faire plaisir, et de vivre dignement comme en 2012.
      Mais le problème, sachant qu’il n’y a pas vraiment d’évolution du pouvoir d’achat pour les année à venir, les jeunes, qui doivent accumuler/rembourser, se retrouvent avec des situations personnelles qui vont à la baisse en terme de patrimoine.(maisons en carton, ainsi que tout leurs achats qui sont crées pour s’autodétruire, comme la télé, la voiture, le frigo, la chaudière, etc…) Qu’on le veuille ou non, l’obsolescence programmée est un vrai danger pour les bas salaire, en sus du coût des crédits immo et de l’augmentation de tout.)

      je rêverais d’avoir vécu en tant que travailleur dans les années 80-90, ces années magiques.
      Aujourd’hui tout est verrouillé.

      1. Vous dites :

        Attention le salaire médian ne veut pas dire grand chose.
        on peut avoir 9 fois 1000 euros et une fois 100 000, le salaire médian des 10 salaires sera alors très élevé.

        Attention à n,e pas confondre avec la moyenne. J’ai parlé de médian.
        Dans votre exemple, la valeur médiane est de 1000. C’est la moyenne qui ne veut pas dire grand chose. C’est bien pour cela que j’ai parlé de médian.

  10. Bien vu, depuis 12h11, les bourses rebondissent sur cette déclaration:
    *DRAGHI SAYS ECB WILL DO WHATEVER NEEDED TO PRESERVE THE EURO

    1. Si Angela est d’accord et le Tribunal Supérieur (j’ai oublié son nom exact) qui doit rendre son arrêt le 12 septembre.

  11. La Banque centrale européenne (BCE) est prête à prendre toutes les mesures pour préserver l’euro, a déclaré jeudi à Londres son président Mario Draghi.

    « La BCE est prête à faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l’euro. Et croyez moi, ce sera suffisant », a-t-il déclaré lors d’une conférence d’investisseurs.

    1. C’est bien ce « prête à tout » qui est inquiétant dans la bouche de Draghi, quand on voit comment ça se passe en Grèce… il va y avoir des morts les amis !!

    2. Oui, j’avais cherché la raison qui, entre 12h00 et 12h15, avait motivé « l’envol » du CAC sous l’impulsion des bancaires.

      Après cette réaction émotionnelle viendra le temps des analyses. En attendant, ceux qui s’abreuvent aux variations (à la hausse comme à la baisse – principe de la pompe à double action) contiuent à s’étancher.

    1. Ouaip, moi je commence à redouter un monde à la cyberpunk fait de méga-corporations un peu trop intrusives dans la société.

      Quelques articles du blog qui fondent mon intuition :

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=39570 de F.L :

      « Éclairage significatif mais passé largement inaperçu, EADS (le groupe de défense et d’aéronautique) étudie une demande de licence bancaire afin de devenir sa propre banque et gérer par lui-même ses 10 milliards d’euros de trésorerie. Une façon de la mettre à l’abri. »

      –> dans les mêmes mains : la propriété privée des moyens de production et de payement. Puissant le machin.

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=39549 de F.L:

      « Après la révolution fordienne, l’élargissement de la sphère de la production industrielle automatisée et l’introduction de robots informatisés dans l’industrie de service ouvrent la voie à une société radieuse. Finies les visions futuristes ténébreuses imagées par Metropolis ou décrites par Orwell ! Le bagne a disparu, les travailleurs aussi !

      Reste selon ce schéma à régler un petit problème : de quels revenus les consommateurs disposeront-ils, afin d’éviter que les énormes marchés ne disparaissent malencontreusement avec les salariés ? Une modeste suggestion peut être faire, afin d’apporter une pierre à l’édifice : les nouveaux-nés pourraient être dotés à leur naissance d’un petit capital, déposé dans leur berceau par l’industrie financière, afin qu’ils ne soient pas totalement démunis s’ils n’héritent pas.

      Déjà, celle-ci ne répugne pas à proposer des cadeaux aux futurs bacheliers afin qu’ils ouvrent un compte en banque et à proposer d’ouvrir des livrets d’épargne aux parents pour leurs petites têtes blondes. Un nouveau pas serait simplement franchi, afin de parachever la bancarisation de la société, l’un des volets de sa financiarisation. »

      –> à rapprocher de votre lien : la prise de contrôle de la cellule familiale par l’employeur, où qqchose dans ce goût-là.

  12. Les banques font face à une pénurie de collatéraux à apporter en garantie de leurs emprunts, en dépit des assouplissements qui leur sont offerts.

    Plus de collatéral disponible avec pourtant 34 000 milliards d’actif total pour les banques eurozonardes, dont 8 000 pour les seules obèses françaises (4 fois le pib), et rien que des vrais actifs hein ! pas du hors-bilan, un petit 1 000 milliards de Ltro de menue monnaie de poche et pis ceinture, nada, on rêve…
    http://www.captaineconomics.fr/actualite-economique/item/179-33900-milliards-le-montant-cumule-des-actifs-des-banques-de-la-zone-euro

    Selon un article posté sur le Financial Times (Europe and Volcker’s rule) et une étude de Goldman Sachs, limiter la taille des banques est une chose très difficile en Europe, où la taille des banques en % du PIB est bien plus importante qu’aux États-Unis (par exemple, le total des actifs de JP Morgan ne représente que 15% du PIB des États-Unis). Goldman propose alors trois scénarios possibles: (1) réduire la taille des banques européennes, mais cela pourrait affecter la compétitivité de ces banques au niveau mondial (2) créer un mécanisme européen de sauvetage des banques ou (3) ne toucher à rien pour le moment.

  13. Reconquète des marchés? Pourquoi pas? Mais il faudra expliquer aux prolos que dorénavant ils seront payés comme des vietnamiens . Bon courage.

  14. Dans le fond, si la BCE se met à prêter en direct (ou via le MES) aux états de la zone euro, cela donnera un bol d’air au malade à l’aide d’une planche à billet « à l’américaine », non ? Ce qui devrait permettre de passer à l’étape suivante, à savoir regarder tous les dominos surendettés de la chaine de crédit, Etats-Unis compris, pour enfin se rendre compte que le système global tel qu’il (ne) fonctionne (pas) court à sa perte. Sorti de l’incendie « zone euro » et ce constat posé, le terreau ne serait-il pas alors plus favorable à une réflexion générale quant à l’élaboration d’un système moins déséquilibré ?

    Suis-je démesurément optimiste sur ce coup ? (Il faut bien essayer de voir le bon côté des choses de temps à autres)

  15. Je veux bien admettre qu’un bouchon a sauté ; en tout cas, les vapeurs ont enivré certains.
    Est-ce avec l’accord de l’Allemagne ou va t’il falloir rentrer les bulles ?.

    1. Je me souviens d’une analyse qui disait qu’avant le bordel, les marchés connaissent des variations tels une aiguille de sismographe. + puis – puis + puis – etc….
      -3 hier , + 4 aujourd’hui, ça ne tient plus à rien.

  16. Monsieur Leclerc,
    la pression s’est soudain relâchée. Rien ne sautera dans l’immédiat, pas même un bouchon.
    Notre mois d’août se sera moins palpitant que le précédent.
    Ce que j’aime chez nos dirigeants c’est leur capacité à rendre une bouffée d’air frais, in extremis, à ceux qui étouffent (il parait que certaines techniques de torture ressemblent à ça). On pourrait parler de pragmatisme, à la seule condition d’admettre leur présupposé idéologique d’un désendettement vertueux assumé par le peuple.
    Beaucoup sur ce blog confondent agonie du capitalisme avec mort tant espérée par eux de l’euro, l’infâme. Or, selon toute logique, le prochain soubresaut ne viendra pas de l’ancien continent mais du nouveau dont l’endettement doit être rapporté non à son PIB mais à sa capacité à lever l’impôt (quasi nulle). Certes, les débats sur les difficultés de la zone euro se font au grand jour et sont à ce titre plus sujettes à chroniques, mais un zoom sur les impasses de l’économie nord-américaine, alors que les tensions vont aller croissant à l’approche des élections présidentielles me semble indispensable.
    Cela-dit, il y a quelques heures vous aviez raison.

    1. Il n’y en a pas un pour racheter l’autre, disait ma grand mère ! Quelle importance cela a de connaître le vainqueur dans la course à l’effondrement, puisqu’il entraînera immédiatement les autres ?

      Quant au répit que la déclaration de Mario Draghi va susciter, attendons de voir avant de nous précipiter. L’expérience nous a montré que les rebondissements se succédaient vite. Que pensez-vous de la Grèce à ce propos ?

      1. Monsieur Leclerc,
        Pour répondre à vos deux questions

        Sur ce blogs, puisque vous y écrivez et que nous vous lisons (avec plaisir), nous accordons une réelle importance aux modalités de l’effondrement (je repense à un post du Yéti, hier, où je me demande toujours s’il parlait de lui ou s’il moquait notre fascination pour les naufrages) et donc savoir de quel côté la bête va tomber pour parvenir à tant pire n’est pas pour nous sans intérêt.

        Quand à la Grèce, j’en pense que soit on va lui sortir encore une fois la tête de la baignoire, juste le temps pour elle de prendre une goulée d’oxygène, puis la lui zy replonger;
        Soit elle est considérée comme foutue , et les déclarations, et, dans ce cas, les actes forts de Draghi qui vont suivre, sont destinés à désamorcer l’effet domino.

        A suivre sur vos chroniques.

  17. Cher Monsieur Leclerc
    En 2008 il y a eu le TARP et les cours des bourse ont atteint leur plus bas le 9 mars 2009.
    ( un peu comme les LTRO)
    Vous souvenez vous de l intervention de Turbo Tim Geithner avec les fameux Stress test, la confiance est revenue.
    Je pense aujourd’hui que nos amis qui nous veulent du bien recherchent le même momentum, un choc de confiance. ( dans le rôle de turbo tax Geitner Monsieur Schauble et de la banque morte la Grèce )
    Entre tem

  18. En gros, une monnaie a été créee sans ‘système’ monétaire? Et là, tout le monde s’active à créer un système monétaire, non?

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