L'actualité de la crise : ATTENDRE N'EST PLUS UNE POLITIQUE, par François Leclerc

Billet invité

Une nouvelle fois, les marchés boursiers et obligataire européens sonnent l’alarme. La chute des valeurs financières accompagne la hausse des taux obligataires des pays dans la ligne de mire : c’est bien la capacité des banques et de ces États de faire face à leurs engagements qui est simultanément mise en cause.

Dans l’immédiat, les moyens permettant de soutenir les uns et les autres font défaut, en espérant que l’Italie ne prenne pas le même chemin : il faut faire patienter car le MES n’est pas près d’être opérationnel. Sans que l’on puisse affirmer que des décisions ont déjà été prises afin de tenter de faire la part du feu pour l’arrêter, ou si ce sont simplement l’indécision et le désarroi qui prévalent. En Allemagne, les déclarations publiques soufflent le chaud et le froid, plutôt le froid ces toutes dernières heures. Quoi qu’il en soit, attendre n’est pas une politique, tout juste un expédient.

Pour faire face à son échéance du 20 août, date à laquelle des obligations détenues par la BCE arrivent à échéance, et en attendant que la délégation de la Troïka qui arrivera jeudi à Athènes fasse son rapport et qu’une décision soit prise à propos du versement de la seconde tranche d’aide financière, il est question d’autoriser le gouvernement grec à émettre des obligations à moins d’un an qui seraient achetées par les banques grecques et acceptées comme collatéral par la BCE.

Une solution d’attente est également envisageable pour les Espagnols, le ministre Luis de Guindos se rendant mercredi à Berlin pour essayer de l’obtenir. Il s’agirait de pouvoir utiliser une partie des 100 milliards d’euros promis pour sauver les banques à d’autres usages, ce que les Allemands refusent pour l’instant. Par exemple pour financer le fonds destiné à renflouer les régions espagnoles, des interprétations du mémorandum adopté par les ministres européens rendant cet assouplissement possible selon ceux qui le préconisent, les Espagnols en tête.

A mots couverts, le ministre appelle également la BCE à reprendre ses achats obligataires de titres espagnols sur le second marché, car les banques espagnoles peinent à souscrire à des émissions qui ne peuvent pas être éternellement repoussées. Très utilisé en Espagne et en Italie, ce mécanisme rencontre ses limites. Car même si les banques peuvent apporter ces titres en garantie à la BCE, qui les accepte, celle-ci pratique une décote afin de se prémunir contre une dépréciation résultant de la poursuite de la hausse des taux. Celle-là même qui touche sans ce recours les banques.

Mario Monti ne reste pas de son côté inactif et tente de trouver auprès de Vladimir Poutine à Moscou des appuis qui lui font défaut en Europe. Son objectif est de monter des joint ventures entre entreprises italiennes et russes dans les secteurs les plus variés, afin d’éviter à l’Italie de sombrer dans la dépression économique, vu l’inconsistance des projets européens de soutien à la croissance. De même que les régions espagnoles, les municipalités italiennes connaissent une crise financière. Plus d’une dizaine de villes italiennes de plus de 50.000 habitants, dont Palerme, Turin, Milan et Naples envisagent de demander à la Corte dei Conti l’autorisation de faire défaut de manière ordonnée. Alesandria est déjà passé à l’acte. Silvio Berlusconi, qui continue d’œuvrer à son retour sur la scène politique, défend l’idée d’un système à deux monnaies, la lire à l’intérieur et l’euro destiné aux échanges avec l’extérieur.

En proclamant que « l’Europe n’est pas en danger », l’interview accordée en fin de semaine par Mario Draghi au journal Le Monde laissait toutes les portes ouvertes. Elle était aussi l’occasion d’affirmer que « nous sommes très ouvert et n’avons pas de tabou », afin de rassurer. Le FMI se plaçant délibérément en retrait, en raison des pressions internes qui s’y manifestent, la BCE reste le sauveur de dernière instance dont l’intervention est espérée. Mais cela non plus n’est pas encore décidé.

87 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : ATTENDRE N'EST PLUS UNE POLITIQUE, par François Leclerc »

  1. Ça sent le sapin. Avec l’automne qui se profile au loin, on sent très bien qu’il n’y a pas que les feuilles…d’impôts qui vont tomber. L’Allemagne s’entête, murée dans ses certitudes et son aveuglement, le FMI n’a plus de voix et plus un rond…L’Espagne est au bord de l’implosion et de la révolte. Là aussi l’incendie couve… Après les balles en caoutchouc, on fait quoi? Jusqu’aux exilés cubains qui veulent rentrer à… Cuba. Les ingrats…Vieille découverte que le bulletin de vote ne remplit pas le ventre. Jusqu’à l’Italie à la retape auprès de Poutine…En vieille maquerelle, le pitoyable Monti tend sa sibylle. La nostalgie des ors de Goldman Sachs du temps où on traficotait les comptes de la Grèce à grands coups de swap… Dernier arrêt avant le terminus? Le train continue sa course folle. CAC 40 3 110 points -2,62%. L’euro à 1,2067 face au dollar. L’énergie va se faire chère. Le taux d’emprunt espagnol à dix ans dépasse les 7,55%…Olé!!!

    1. A ce niveau, on ne peut plus parler d’incompétence mais de collusion du politique avec le financier. Et le pauvre Portugal, dont personne ne parle, est en état de faillite rejoignant la Grèce.
      What a wonderful world !!!

    2. pour les cubains ça se comprend
      la plage le soleil la …maison
      quand on a quelques dollar en poche
      autant aborder la fin du monde en famille

      1. Pour avoir discuté avec quelques uns de ces derniers “exilés politiques” cubains récemment, ceux-ci s’imaginaient rencontrer la liberté et pouvoir accéder au niveau de vie d’un pays capitaliste.
        Ils ont dus déchanter: ils sont libres de crever de faim car le gouvernement de droite espagnol leur a supprimé toute aide, les diplômes ne sont pas reconnus, les Etats-Unis refusent de les récupérer sur leur territoire, les règlements européens ne permettent pas le transfert de leur statut de réfugié vers un autre état de l’U.E.
        Voila où mène la duplicité des nations capitalistes promptes à fustiger Cuba, certes, ce pays n’est pas parfait mais est perfectible.
        L’aspect positif d’un retour au pays serait que ces gens pourront décrire la vie réelle en dehors de l’île et contribuer à effacer de l’imaginaire cubain, -la chose induite par le tourisme-, que la vie est meilleure ailleurs.
        A noter qu’à Cuba c’est la B.N.C (Banque Nationale de Cuba) sous le contrôle direct de l’état qui est chargée de l’émission de la monnaie et de la régulation des banques de dépôts.
        La bourse n’existe pas, le secteur bancaire est au service de la nation…., intuitivement, on ne ressent pas cela ici…..
        l’on comprend que cela ne plaise pas à son grand voisin……

      2. J’avais aussi des voisins du Venezuela, dont un couple qui avait ouvert un petit bar de quartier, avec lesquels j’entretenais des rapports quotidiens…
        Ils sont tous repartis peu à peu depuis l’année dernière.
        Tous ont été unanimes : Faut être fou pour vivre en “démocratie occidentale”…

    3. ” L’Allemagne s’entête, murée dans ses certitudes et son aveuglement”

      Vous voudriez quoi ? Que l’Allemagne lance une grande impression monétaire pour rembourser les dettes des pays en difficulté ? Que les Allemands organisent une grande braderie au profit des emprunteurs non solvables ?

      1. ceux qui ont le plus à perdre de la chute de l’Euro, ce sont les allemands.. + 20% d’appréciation par rapport à l’€… Olé……. -30% d’appréciation pour l’Espagne… Olé!!!!!!!!!!! c’est la fête chez les retraités allemands.. ils vont aller en masse relancer l’économie Ibérique..et couler l’Allemagne sans aucun regret… Viva la fiesta… Vous imaginez.. pouvoir acheter une résidence en Espagne à – 50 %….. lol……..

      2. La résidence en Espagne à -50 %, c’est déjà le cas dans le sud de la communauté de Valence, région de Gandia / Oliva…

    4. “L’euro à 1,2067 face au dollar. L’énergie va se faire chère”

      Sauf que le cours du pétrole est aussi à la baisse, -3.27% pour le Brent et – 4.01% pour le WTI, éthanol – 2% gaz naturel -0.16, dommage.

      En fait presque tout dévale , même le cuivre et le plomb, même le blé et l’orge!

      En fait, c’est une bonne nouvelle!

      Une estimation lue dans Libé donnait 0.7% de croissance à chaque baisse de 10 pts de l’euro face au dollar et au yen.

      Dans quelle limite, jusqu’à parité, en dessous? Si quelqu’un a plus d’infos sur ces chiffres (non quatremérisés).

    5. et en syrie l horreur se deploit et l on ne connait les limites de cette expansion…et les japonais qui commencent a reconnaitre publiquement leur laxisme, suite aux consequences du tsunami..je ne pouvais faire l economie de cette suite

  2. En tombant du 30 ème étage, en passant devant chaque fenêtre, on peut se dire:

    “Pour l’instant ça va”.

    1. « Pour l’instant ça va ».

      Tiens, je viens justement d’entendre passer M. ON devant ma fenêtre!
      Pour tout vous dire Oyantais, ON s’exprima fortement : …. A A A A A …
      Vite, Filons voir sur la toile ce que peuvent en penser nos plus vantards conseillers financiers.
      …………….
      Oyantais ? …. Qu’en pensez-vous ? Je vous offre en primeur leur réponse :
      “Si homme blanc, soit dit en passant, maintient sa note sur A A A…. On peut se dire, sans trop se tromper, que ça va !
      Notons qu’un D D ….. Aurait été plus inquiétant … En notation !

    1. Dans la même veine , je me souviens qu’une commission parlementaire avait estimé à près de 1 milliard d’euros , le hold up crapuleux réalisé par les banques et assureurs sur les contrats d’assurance -vie ou décès ( les héritiers potentiels ignorant souvent qu’un tel contrat était en cours , et la prime n’étant donc jamais réclamée ) . Au cas précis , il y avait eu un peu de ménage de fait .

  3. J’essaie d’imaginer le point de vue d’en face. Pour ces gens, ils sont les soutiens de l’économie. Ils veillent à ce que toute la mécanique tourne et luttent chaque jour pour qu’elle aille mieux. Vu sa perfection (pour preuve, ils sont riches), les quelques efforts douloureux demandés aux populations ne peuvent qu’être temporaires (comme les difficultés du communisme) car ils vont leur permettre (à eux, pas aux populations) de monter quelques affaires très rentables dès qu’une compétitivité satisfaisante a été établie en Europe. Ils pourront alors se regarder comme des créateurs d’emplois, de valeur, de richesses et de bien être et montrer ainsi que leur “trickle-down” marche. (La preuve sera facile à établir. Il leur suffira qu’une seule personne trouve du travail grâce à ça pour prouver que leur truc marche). Etant plus riches, plus puissants, plus libres de leurs mouvements à la fin de ce processus, ils auront la preuve de leur supériorité naturelle et que leur aisance provient des lois de la nature.
    Je souligne l’absence des populations européennes dans le processus. Nous serons, au mieux, une variable d’ajustement à leurs besoins. Au pire, nous serons obligés par nos gouvernements démocratiques à nous faire oublier de ces gens. Il ne faudrait quand même pas perturber ces êtres merveilleux.

    Zinoviev a écrit un livre sur l’avenir radieux du communisme. C’était une analyse de la société communiste, pas celle de la propagande, celle qu’il voyait tous les jours en action. Je crois qu’un travail de sociologie sur notre avenir radieux pourrait prendre le même thème.

    1. “pour ces gens”

      c’est tout à fait ça. Je me rappelle d’une intervention de l’ineffable Dessertine à C dans l’Air il y a un an maintenant.
      Il était renfrogné, rouge de colère rentrée et il tapait du pied sous la table en assénant que nos fonctionnaires devaient accepter des baisses de salaires car on l’avait bien fait dans je ne sais quel autre pays. Il faisait ça comme un gosse gâté qui exige la dernière Wii. C’était vraiment dans le style “maiiis, heeeuuuuu!!!”

      Et quelques semaines après j’ai vu le même Dessertine, dans le même C dans l’Air, compassé, olympien, déclarer, presque sans voix, à propos d’un tout petite, petite petite taxe sur les transactions financière que “ça, ça c’est très difficile à mettre en oeuvre”.

      Et oui, pour “ces gens là”(les mêmes que ceux de Brel mais en plus cuistres) paupériser des millions de fonctionnaires, c’est nécessaire et facile. Par contre, piquer un seul malheureux sou au Moloch financier, ça…..

      Et ce type est quand même payé avec l’argent public. Qu’est ce que ça serait s’il était au service d’une banque….

      1. mais il me semble bien qu’il est effectivement rétribué par un acteur quelconque du secteur financier, cf Laurent Mauduit et ses ” Imposteurs”

      2. Dessertine fait partie de ces fonctionnaires enseignants qui ont une vision absolument tordue de leur mission et aucunement la fierté normale de leur métier qui est de donner un éducation à tous au coût le plus faible, dans l’esprit citoyen qui privilégie la démocratie sur l’argent.

        Au contraire lui et ses copains se servent de leur savoir pour célébrer le privé, la grosse entreprise, et toucher les dividendes médiatiques et pourquoi pas des reconnaissances plus “pratiques” comme enseigner également dans des centres semi-privés tels que l’Ecole Supérieur de Commerce de Paris, où les frais de formation avoisinent les 50000€, si on veut aller jusqu’au bout du cursus.
        .
        Dessertine a monté le Cercle de l’Entreprise et du Management, qui ne comprend que des profs d’Université infectés par l’esprit CAC, la mentalité “capitaine d’industrie”, la nécessité de la libre finance.

        Ce cercle doré fonctionne par “diners” et ses publications sont indigentes, si l’on en croit le site. Mais on imagine la rétribution pas seulement symbolique – discussions fructueuses, invitations sympathiques, cooptations assurées – , qui ne saurait, d’ailleurs, empêcher que les patrons successivement invités par Dessertine et ses amis aux genoux renforcés, remercient franchement des fonctionnaires si acquis à l’entreprise, particulièrement à sa version multinationale.

        Ainsi, durant ces diners façon Siècle, comme ils l’expliquent , “plusieurs fois dans l’année, les membres du cercle de l’entreprise et du management se retrouvent pour un dîner avec un invité de prestige.”…

        Mars 2009 Jean-Marie Messier, Président de Messier Partners
        Février 2009 Henri Lachman, Président du Conseil de surveillance Schneider Electric
        Janvier 2009
        Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, des finances et de l’emploi
        Octobre 2008 Louis Gallois, président, EADS
        Septembre 2008 réunion de travail
        Juin 2008 Patricia Russo, directeur général, Alcatel Lucent
        Mai 2008 Daniel Bouton, président directeur général, Société générale
        Avril 2008 Voyage en Inde
        Février 2008 Bertrand Collomb, président d’honneur, Lafarge
        décembre 2007 Serge Weinberg
        Novembre 2007 Patrick Ricard, PDG, Pernod Ricard
        Octobre 2007 Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

      1. @ Lisztfr

        “Le souci c’est que le public est idiot.”

        Mon regretté père disait: “Plus les gens sont cons moins ils s’en aperçoivent.” et il ajoutait: “C’est pour cette raison que je crois en Dieu”. Je m’interroge encore aujourd’hui sur le rapport entre le relativisme quasi-einsteinien des prémisses et l’absolutisme quasi-thomien de la conclusion. 🙂

    1. Le point clef, développé par Lordon, c’est “refaire les structures pour changer les rapports de force entre capital et travail”
      C’est d’ailleurs ce qu’expliquait déjà Serge Halimi dans son bouquin “Le grand bond en arrière” publié en 2004. C’est le “roll back agenda”
      Et comme le dit Gérard Duménil, on ne voit pas de solutions, sauf à atteindre le point de catastrophe (implosion ou insurrection)
      Contrairement à Lisztfr, je n’ai pas trouvé le public idiot.

      1. Vous n’êtes pas assez misanthrope 🙂

        La femme qui déplorait que les capitaux puissent circuler et les personnes non, eh bien malgré toute sa bonne volonté n’officiait que pour le patronat, car cela participe de la dévaluation du travail. En effet, si un grand nombre de travailleurs arrivent à un endroit, la valeur du travail est tirée à la baisse, c’est pourquoi on “ferme” des professions (coiffeurs, taxi, pharmacies, etc). La Libre circulation des personnes n’est pas du tout une option économique. Les autres questions étaient à l’avenant, souvent. Public hilare venu applaudir ses vedettes.

        Dès qu’on omet de parler productivité, machines et robotique, on a raté la Raison dans l’Histoire.

      2. Vous n’êtes pas assez misanthrope

        Relire Molière présente un avantage inestimable, celui de nous aider gentiment à comprendre qu’on l’est peut-être bien autant qu’on en a l’air… et pas que misanthrope…

        La Libre circulation des personnes n’est pas du tout une option économique.

        Non seulement elle l’est mais c’est même bien plus que cela : un prérequis politique et moral. Pas moins, cher petit Amoureux Atrabilaire puisqu’il faut bien (pour le moins…) « chercher sur la terre, un endroit écarté, où d’être homme d’honneur, on ait la liberté… », n’est-ce pas ?

  4. GRECE
    le FMI devrait cesser de soutenir la Grèce et que celle-ci devrait faire défaut en septembre, entraînant une sortie rapide de l’euro.

    http://www.spiegel.de/wirtschaft/unternehmen/euro-krise-iwf-will-griechenland-hilfen-stoppen-a-845718.html

    ESPAGNE
    Article de la Frankfuter Allgemeine Zeitung
    de Leo Wieland – 21 juillet 2012

    http://www.faz.net/aktuell/wirtschaft/europas-schuldenkrise/spanien/schuldenkrise-jetzt-brennt-spanien-11827688.html

    Tout va bien, bronzez bien o_O

    1. Le mythe de l’oncle Sam comme premier recours idéologique a tout autant la vie dure à force, chez les propriétaires de la terre ! Mais quelle très grande acculturation des peuples dans la perdition générale.

      Et puis pourquoi l’oncle Sam montre-t-il toujours les autres du doigt, après avoir trop perdu au jeu ? Serait-ce vraiment un signe moins autoritaire ? Moi en ce moment c’est bien plus L’Amérique qui m’inquiète un peu !

      1. Vous n’avez pas tout faux
        Mais vous êtes tellement “gentil” que vous inspirez une méfiance légitime.
        Qui est jeremie ? Finalement un troll magnifique,,,??

      2. Qui est jeremie ?

        Et vous qui êtes-vous donc kurtz ?

        Vous savez il m’arrive parfois d’être bien plus gentil que ça envers l’Oncle sam ? En quoi je vous dérange tellement dans mon commentaire du jour ? Plus vous me dites que je suis ceci ou cela, un troll magnifique, et plus cela m’apprend pas grand chose sur vous même. Si ça se trouve vous en faites pas moins le troll de temps en temps sur le blog. Commencez d’abord par moins pousser les gens à se méfier de moi, de ma bonté, de ma générosité, de ma douceur, si vous voulez vraiment que le net reste un espace de liberté pour tous, votre propre naïveté envers l’oncle Sam. Ne me remerciez pas plus en vous disant cela.

      3. Comment ne pas être inquiet en effet? les dépenses militaires U.S. représentent près de 50% des dépenses mondiales, grâce à cela, ils exercent partout une pression utile à leurs intérêts.
        Les déclarations d’Obama (prix Nobel de la paix 2009!), concernant le Moyen Orient, n’augurent rien de bon…..
        Les problèmes seront-ils résolus par la guerre, comme évoqué par Paul Jorion?
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=31381

  5. Allons Monsieur LECLERC, une nouvelle bassine de liquidité type LTRO de 10.000 milliards versée par n’importe qui, n’importe comment et surtout n’ importe où, et on pourra encore attendre quelques mois avant de prévoir une citerne pour le bouquet final !

  6. Son (Mario Monti) objectif est de monter des joint ventures entre entreprises italiennes et russes dans les secteurs les plus variés, afin d’éviter à l’Italie de sombrer dans la dépression économique, vu l’inconsistance des projets européens de soutien à la croissance.

    Ca va finir par se voir, non ? qu’on est complètement à la rue, c’est pas la meilleure position pour négocier avec Poutine.

    1. La Russie vient de rejoindre l’OMC….donc l’exploration des possibilités nouvelles a du sens. Ce n’est pas comparable à la Chine, mais je me souviens de son entré dans l’OMC sans bruits mais avec beaucoup de fureur quelques mois plus tard (nous avions essayer de bloquer les tee-shirt à l’entrée de l’Europe..quelle rigolade!).

  7. Je plussoie : Attendre n’est plus la solution.

    Ils ont quand-même la tête vachement dure, hein !

    1) Un système qui se meurt
    2) Un système qui entraine tout le monde vers l’abime
    3) Des solutions dilatoires sans effet
    ….
    hé bien quoi ? C’est qu’on n’a pas encore été assez loin, c’est tout !
    La faute aux forces contraires, aux salariés, aux pauvres, aux syndicats, à l’univers qui se lègue contre nous. Mais nous, on a l’argent, ah, ah, ah ! Suffit, rompez !

    1. Ça c’était avant…Maintenant, c’est même plus la faute aux fonctionnaires, aux syndicats jusqu’aux boutistes c’est la faute aux coûts salariaux… Sauf que les fameux coûts sont en réalité du revenu différé. Sans ces coûts plus de Sécu, plus de retraite, de politique familiale, de RSA bref plus rien sauf le fameux chacun pour sa peau et Dieu pour tous…Tu adoptes l’article 2 du paradis nord américain et chacun derrière son fusil d’assaut… Ils évoquent même le trop de pharmacie pour faire des économies..Le manque d’imagination où ça mène alors qu’il suffirait simplement de ne plus soigner les malades… Ecologiquement rétablir la sélection naturelle…Après la main de Dieu de Smith on est plus à cela près…

    2. « J’ai deux grands bœufs dans mon étable,
      Deux grands bœufs blancs marqués de roux…
      …Les voyez-vous les belles bêtes
      Creuser profond et tracer droit
      Bravant la pluie et les tempêtes
      Qu’il fasse chaud, qu’il fasse froid ?…
      …Nous dont la lampe le matin,
      Au clairon du coq se rallume,
      Nous tous qu’un salaire incertain
      Ramène avant l’aube à l’enclume
      Nous qui des bras, des pieds, des mains,
      De tout le corps luttons sans cesse,
      Sans abriter nos lendemains
      Contre le froid de la vieillesse…
      …À chaque fois que par torrents
      Notre sang coule sur le monde,
      C’est toujours pour quelques tyrans
      Que cette rosée est féconde… »
      Pierre Dupont (extraits)

    3. Je plussoie : Attendre n’est plus la solution.

      … mais reste une politique.

      Pour un néo-libéral, il reste encore pas mal de choses à gratter en faisant durer : par exemple continuer de détricoter les acquis de l’après guerre ( la sécurité sociale existe toujours, mon bon monsieur, alors que les assureurs privés ne demandent qu’à la mettre au rencard, il reste du pain sur la planche du côté des multinationales et de leurs lobbies pour affaiblir les Etats et domestiquer leurs représentants, …).
      Donc si l’attente n’est pas une solution pour sortir du marasme ambiant, ça permet aux néolibéraux de continuer leur sale boulot ( retraites, salaires, temps de travail, privatisations …) et ça c’est de la politique.

  8. Liborgate: vers des arrestations imminentes de traders

    Selon l’agence Reuters, les avocats de certains traders suspectés d’avoir participé à la manipulation du Libor ont été informés de la possibilité de poursuites pénales et d’arrestations imminentes.

    L’arrestation de traders soupçonnés d’être mouillés dans le scandale du Libor ne devrait plus tarder… Selon des sources citées par Reuters, les procureurs fédéraux de Washington ont récemment contacté les avocats de certains suspects pour les informer de la possibilité de poursuites pénales et d’arrestations imminentes.

  9. Une amie qui travaille sur les marchés financiers d’une grande banque française m’a dit que le gros risque actuel avec la chute de l’euro face au dollar et au yen, est que TOUS les capitaux vont fuir l’Europe et ça va être la cata !!!

    1. TOUS les capitaux vont fuir…

      Si “les marchés” sont comme un troupeau de moutons ils vont tous aller dans le même sens. Il est fort peu probable qu’ils se comportent de cette façon, “les marchés” c’est quand même un ensemble d’opérateurs aux stratégies différentes?

      S’ils se mettaient à aller tous dans le même sens, c’est que la main serait fortement visible et surtout que quelqu’un indiquerait de façon péremptoire une direction où aller pour faire pression ou chantage.

      Admettons qu’ils vont fuir l’Europe…. N’ont ils pas plus à perdre, bien plus, considérablement plus s’ils bousculent le paquet de dominos.

      Il y a des “amie” qui ont besoin de partir en vacances…. ou dans une clinique psy !!

      1. Pas de violence, c’est les vacances.

        D’ailleurs peugeote va fabriquer des camionettes pour le marché japonais, c’est un bon début pour les investisseurs, héhéhé.

        Le problème est que : c’est mondialement plié.
        les capitaux ne vont pas fuir, ils sont acculés, (ces enc… -partie à censurer 😉 )

      2. @Genetais

        Vous confondez capitaux et opérateurs financiers. Jusqu’ici il y avait des entreprises étrangères s’installant en France et y créant donc des emplois. Cela ne suffit pas bien entendu à relever un pays mais ce n’est pas négligeable non plus.

    2. Possible, mais si on essaie de rester optimiste, on peut aussi se dire que plus l’euro baisse et plus l’Europe redevient “compétitive”, ce qui permettrait peut-être de conserver des industries sur place (je pense notamment à Airbus sur le point de partir en zone dollar parce que l’euro serait à un niveau trop élevé d’après son directeur).

      1. Certes mais comme c’est l’Allemagne le champion des exportations c’est elle qui y gagne.
        Parallèlement on paie notre énergie du coup plus cher (pétrole, gaz, uranium etc …)

        Donc non on y gagnera pas aux change car on ne vend pas assez de produits à forte valeur ajoutée à l’étranger.

        On a pourtant de quoi faire mais nos dirigeants d’entreprise industrielle sont des nuls qui n’ont aucun réseau à l’étranger ou si peu. Ils sont issus de grandes écoles françaises et ne regardent pas assez ce qui se fait ailleurs.

        Alstom pourrait exporter bien plus de train qu’actuellement, nos entreprises qui font du panneau solaire pourrait créer des laboratoires communs de recherches afin d’exporter de meilleurs produits que les chinois, notre agriculture pourrait faire des produits bien plus sain et haut de gamme que l’Asie et l’Afrique, notre industrie robotique pourrait lancer des productions de masse et des campagne marketing à la steve jobs pour mettre un robot dans chaque foyer, Ariane pourrait rafler bien plus de contrat de lancement de satellite, l’agence spatiale européenne pourrait accélérer la mise en place d’un ravitailleur pour l’ISS et j’en passe des meilleurs.

        Sans parler que nos entreprises pourrait construire les villes africaines et latino américaines mais à la place on laisse les chinois faire. Nous manquons d’ambition de sens du business et nous ne sommes pas assez bagarreurs à l’étranger il faut que cela change.

        Si nous faisions tout cela oui nous pourrions profiter de l’euro faible, en attendant on le subit … .

  10. La Grèce devrait payer des salaires en drachmes dit un député allemand

    La Grèce devrait commencer à payer la moitié des pensions de retraite et des traitements des fonctionnaires en drachmes dans le cadre d’une sortie progressive de la zone euro, a déclaré un parlementaire allemand cité lundi par le quotidien Die Welt.
    Alexander Dobrindt, secrétaire général de l’Union sociale chrétienne (CSU), le parti bavarois partenaire historique de la CDU d’Angela Merkel, plaide depuis longtemps déjà en faveur d’une sortie de la Grèce de l’euro.
    “Avec la Grèce, nous sommes arrivés au bout du chemin. Il ne doit pas y avoir d’aide supplémentaire. Un pays qui n’a pas la volonté de respecter les conditions et qui n’a pas les moyens de le faire doit avoir une chance en dehors de l’euro”, a-t-il dit à Die Welt.
    “La Grèce devrait commencer dès maintenant à payer la moitié des salaires et des retraites de ses fonctionnaires et des autres dépenses en drachmes”, a-t-il ajouté.
    A ses yeux, “un retour en douceur à l’ancienne monnaie est préférable pour la Grèce qu’un changement brutal. Avoir la drachme comme monnaie parallèle permettrait à la croissance économique de se développer.”
    Il n’a pas précisé comment, selon lui, un retour partiel à la drachme pourrait être engagé sans déclencher une tempête financière et un probable mouvement massif de retrait des dépôts aux guichets des banques.

    1. Ben voilà, c’est réglé.
      Quand on lit à côté les déclarations de Moscovici alternant les généralités volontaristes et les mirages à la méthode Coué, on a l’impression de voir un film de propagande d’il y a 29 ans, mal remonté et toujours sans scénario ni acteurs crédibles.

  11. j’en profite pour reiterer la question que j’ai pose dans un autre billet : qu’est ce qu’il faut comprendre quand on dit “la bourse a baisse de 7% aujourd’hui ” ?

    que le volume d’echange sur le marche secondaire est moindre que la veille ?

    et dans ce cas quelles consequences cela a t il en dehors du cadre strict des acteurs financiers/speculateurs qui interviennent sur les marches ?

    c’est un point qui n’a jamais ete tres clair pour moi et j’aimerais bien savoir de quoi il retourne une bonne fois pour toutes…. merci d’avance a celui qui peux m’eclairer.

      1. J’allais oublié: le poids de chacune des valeurs du cac40 n’est pas le même, selon l’importance “capitalistique” de chacune des valeurs.

        Par exemple, Total (-1,84% dans l’exemple), a un poids particulièrement important, dans le calcul du cac40, par rapport aux autres valeurs de l’indice cac40.

        L’indice cac40 indique la variation “moyenne” (…), en valeur d’échange, des 40 entreprises le composant (de la fin de journée par rapport à la veille, à la clôture de la bourse, en pourcentage).

        Pour conclure? L’évolution de la bourse n’est pas forcément un bon indicateur de l’évolution de l’économie réelle d’un pays, cette dernière étant spéculative…

    1. Imaginez que la bourse d’Athènes est un grand groupe financier. Imaginez que les porteurs ou actionnaires retirent l’argent qu’ils ont placé dans ce groupe à hauteur de 7%. Imaginez que la valeur de ce groupe soit amputée de 7%. La valeur à l’instant T, c’est la compétitivité de ce groupe. La compétitivité à l’instant T représente la capacité de production et d’évolution futur, ainsi que l’actif permettant de payer les fournisseurs, les salaires, l’énergie, la matière première, qui après travail va servir à payer en retour l’actionnariat avec un partie de la valeur ajoutée crée par le groupe .
      En gros, l’actionnariat, qui reste le talon d’Achille des entreprises cotées, à décidé de se couvrir en récupérant la mise, ce qui n’arrive normalement pas dans un système pérenne. Cela signifie donc que les vendeurs ne croient plus en l’évolution du groupe, donc en retour sur investissement. De plus, 7% de moins en valeur boursière fictive, c’est un potentiel de 7 % en plus d’actif en liquidité, dans un système ou il y a déjà une crise de la liquidité. Il est probable que l’or s’envole ces jours-ci, et que cela bénéficie aux emprunts souverains, qui représentent plus de sécurité. Mais là où le serpent se mort la queue, c’est qu’en Europe il n’y a plus vraiment de souveraineté, si l’un tombe, les autres suivront. Si je me trompe à quelque part, faut me le dire.

  12. Très simplement, Jpotier, on fait la moyenne des transactions titre par titre. chacun se negocie de grè à gré sans egard pour sa valeur faciale (son cours). Certains sont à la hausse, d’autres baissent (on dit qu’ils plombent l’indice). Et celà nous donne la tendance dont vous nous demandez quelles consequences elle emporte (sauf pour les spéculateurs )
    Très peu de consequences, c’est plutôt de l’ordre du symbôle, la bourse, ce sont des agents saprophytes qui se remunèrent sur le gras du profit.
    L’époque n’est plus, comme dans les années 80 où un entreprenneur cherchait son financement en bourse.Le système a dégéneré, les vrais entreprenneurs ne veulent plus être prisonniers de la bourse et cherchent de vrais partenaires et les gros acteurs s’autofinancent ou créent leur propre
    banque comme Wolksvagen.
    Aujourd’hui Peugeot est capitalisée a 3 ou 4 milliards et Wolkswagen à 70 ou 80 (de mémoire).
    Ca l’affiche mal mais ne reflete en aucun cas les valeurs réelles. c’est juste un argument formel et utilitaire pour faire pression.
    Souvenez vous de Juppé qui estimait la valeur d’Alsthom a 1 euro !

    1. Il ne s’agissait pas d’ALSTHOM mais de THOMSON et il ne l’estimait pas à 1 euro mais 1 franc …

    2. Le CAC40 est grosso-modo entre les mains des fonds de pension, qui ne sont pas des spéculateurs court-terme. Ce sont nos braves retraités’ chinois ou américains qui sont comme chacun sait de ‘bons pères de famille’. La sécurisation des investissements est leur priorité. Autant dire que la crise de l’euro leur fait peur.
      http://recherche.lesechos.fr/recherche.php?ob=&exec=1&texte=CAC40+Fonds+de+pension&type=tous&dans=article&source=lec1%2Clec2%2Csup&rubrique=toutes&motscles=tous&dateSelect=1&jourd=17&moisd=07&anneed=2012&jourf=24&moisf=07&anneef=2012&nbParPage=20

  13. La contribution de Lordon à l’affaire du Libor et des taux d’emprunt négatif :

    http://blog.mondediplo.net/2012-07-23-Peripeties-financieres-Libor-et-taux-d-interet

    Une question en découle : comment restructurer la finance ? Les mesures ont été pensées, notamment par Lordon et ici-même par Jorion. Mais comment les appliquer quand les marchés financiers nous tiennent en joue, y compris les pays qu’ils “favorisent ” en ce moment en pressurant davantage ceux dans la tourmente ? Soit on attend la chute et on espère je ne sais quoi de salvateur du chaos, soit on reprend le contrôle de la monnaie et on gifle en tenant fermement la barre. Il y a tout de même une option qui me paraît infiniment moins risquée alors qu’elle entrainera pourtant déjà de bonnes secousses…

  14. Lundi 23 juillet 2012 :

    Allemagne, Pays-Bas et Luxembourg sous perspective négative.

    L’agence de notation financière Moody’s a abaissé lundi de stable à négative la perspective de la dette publique de l’Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg en raison de l’incertitude croissante sur l’issue de la crise de la dette en zone euro.

    Dans son communiqué, l’agence évoque notamment la probabilité de plus en plus forte d’une sortie de la Grèce de l’euro, et l’impact d’un tel événement sur des Etats-membres de la zone euro, dont l’Espagne et l’Italie.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Allemagne_Pays_Bas_et_Luxembourg_sous_perspective_negative_25230720122309.asp

    En clair :

    La Grèce, l’Espagne et l’Italie sont en faillite.

    La Grèce, l’Espagne et l’Italie sont en train de se noyer, et ils entraînent les autres Etats de la zone euro vers le fond de l’océan.

  15. @JPotier

    que le volume d’echange sur le marche secondaire est moindre que la veille ?

    Il s’agit de la valeur des échanges et non de son volume.
    C’est le jeu de l’offre et de la demande sur les marchés financiers.
    Si il y a plus de demande que d’offre, les cours montent et inversement, si il y a plus d’offre que de demande les cours baissent.

    C’est un peu comme sur le marché du village… si il y a beaucoup de vendeurs de patates et peu d’acheteurs, le prix de la patate va baisser, mais si il y a une grande demande de patates et peu de marchands qui les proposent, alors tu payeras ton kg au prix fort.

    1. J’ai enfin l’impression d’avoir appris quelque chose ce soir, au niveau du prix des patates, or TVA

  16. Rembourser ses dettes (presque) un siècle après, c’est possible !

    L’Allemagne a fini de payer le dimanche 3 octobre 2010 les réparations de la guerre 1914-1918.

    Le traité de Versailles signé au printemps 1919 prévoyait que l’Allemagne verse des réparations à la Belgique, la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, etc, pour les pertes et dommages qu’elle avait causée pendant la guerre et dont le montant devait être fixé par la Commission Inter-alliés des Réparations.

    En 1921 la somme totale fut fixée à 269 milliards de marks-or (l’équivalent de 100.000 tonnes d’or soit parait-il la moitié de tout l’or jamais extrait dans le monde.)

    Les multiples épisodes (occupation militaire de la Ruhr par Poincaré, hyper-inflation allemande en 1922-1923, crash de Wall Street en 1929, bank run allemand en 1931, arrivée au pouvoir d’Hitler, seconde guerre mondiale) et nombreux réajustements à la baisse (dont un étalement des payements sur 60 ans de 1928 à 1988 et une réduction de 90% à la conférence de Lausanne en 1932) constituent une édifiante illustration des errements des hommes politiques – mais aussi de leurs électeurs – dans le domaine des finances et de l’économie. Les avis des historiens sont très divergents puisque certains avancent que c’est ces réparations qui ont causé la chute de la République de Weimar alors que d’autres pensent que l’Allemagne aurait pu payer si elle l’avait voulu.

    wikipedia:
    Hyperinflation de la République de Weimar
    World War I reparations (pas trouvé d’équivalent en français.)

    Même si certaines des prévisions économiques de Keynes étaient inexactes (la production de charbon et d’acier de l’Allemagne a atteint des niveaux très supérieurs à ceux qu’il prévoyait) le livre qu’il a écrit à ce sujet en 1919 et en particulier les 3 derniers chapitres où il propose des solutions proches de celles du Marché Commun et du plan Marshall mériterait d’être mieux connus (merci Johan Leestemaker.) Finalement tout ça donne l’impression qu’on est simplement en train de vivre les épisodes suivants de la même tragi-comédie…

    Projet Gutenberg: John Maynard Keynes – The Economic Consequences of the Peace

  17. J’aime le people du livre ; ils vont l’ avoir leur apocalypse , jusqu’au dernier.

    « Les dettes sont comme des rats sur un bateau sans chat… ça dévore un bateau en un rien de temps. »

  18. « … Par exemple pour financer le fonds destiné à renflouer les régions espagnoles »

    Et surtout,

    « Mario Monti ne reste pas de son côté inactif et tente de trouver auprès de Vladimir Poutine à Moscou des appuis qui lui font défaut en Europe. Son objectif est de monter des joint ventures entre entreprises italiennes et russes dans les secteurs les plus variés, afin d’éviter à l’Italie de sombrer dans la dépression économique, vu l’inconsistance des projets européens de soutien à la croissance. »

    Une petite lueur d’espoir !

    Après avoir bourdonné comme des mouches dans un bocal, en se cognant partout contre les miroitements sur les parois de l’économie virtuelle, certains dirigeants commencent à se rendre compte que la solution à la crise n’est pas dans la prestidigitation financière, et qu’il faudrait aller vers le terrain d’exercice de l’économie réelle, celle de la production utile.

    Croisons les doigts.

  19. Jérémie est autant troll que Cameron est communiste.
    Mauvaise comparaison peut-être, cependant pas plus que l’appréciation faite plus haut.à son sujet.
    Un peu d’humilité ,donc d’intelligence,voire d’humour ,et tout sera bien.

    1. Je ne suis pas de si mauvais poil ce matin, à vrai dire la cour de récréation ne me dit plus rien. Je pense en effet que la situation mondiale va s’arranger avec tous ces nombreux géants. J’en perds peu à peu l’envie de faire de l’humour à ce sujet alors tout ne sera pas bien. Vous faites bien d’ailleurs de m’apprécier car je le vaut bien, mais je vous en prie laissez moi plutôt me faire oublier.

      Tiens encore l’autre jour je me suis aperçu d’une chose, et qui voyez-vous ne m’a pas vraiment amené à me sentir moins lésé, mais bon c’est normal il y a parfois des gens qui préfèrent bien plus profiter commercialement de certaines choses. Ce serait d’ailleurs trop long à vous expliquer.

  20. où ça des dettes?
    quand il n’y a que des dettes et rien d’autres c’est que les dettes c’est le bateau lui-même
    ya que les rats qui ne le savent pas

    les dettes c’est comme le bois faut les couper à la bonne lune pour avoir de la bonne poutre

  21. Pour pouvoir sauver la Grèce, l’Espagne et l’Italie, le Mécanisme Européen de Stabilité, MES, sera doté d’un capital de 700 milliards d’euros.

    Je recopie Wikipedia :

    « Le MES sera doté d’un capital autorisé fixé à 700 milliards d’euros dont 80 milliards à verser par tranche de 20% sur cinq ans. »

    Quels sont les cinq pays qui donneront le plus d’argent au capital du MES ?

    1- L’Allemagne versera au capital du MES la somme de 190,024 milliards d’euros.

    2- La France versera au capital du MES la somme de 142,701 milliards d’euros.

    3- L’Italie versera au capital du MES la somme de 125,395 milliards d’euros.

    4- L’Espagne versera au capital du MES la somme de 83,325 milliards d’euros.

    5- Les Pays-Bas verseront au capital du MES la somme de 40,019 milliards d’euros.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9canisme_europ%C3%A9en_de_stabilit%C3%A9#Contributions

    En clair :

    La Grèce, l’Espagne et l’Italie sont en faillite.

    La Grèce, l’Espagne et l’Italie sont en train de se noyer, et ils entraînent les autres Etats de la zone euro vers le fond de l’océan.

  22. L’Allemagne, saint graal de toutes nos pseudo élites (gauche de droite au pouvoir et droite maréchal-nous-voilà réunies), vient de se faire taper sur les doigts par Moody’s avec la mise en perspective négative de sa note.

    Y’a pas de justice.

  23. Il y a deux individus dans une maison, un riche et un pauvre. On a cru (ou fait semblant) qu’en donnant tous les pouvoirs au riche, ce serait également bénéfique pour le pauvre. Or à chaque fois que l’on donne plus de pouvoir au capital, on lui permet d’aller plus loin dans sa logique propre, qui se situe entre épargne et investissement, mais sa fin étant l’accumulation, peu importe les moyens.

    La mobilité est un pouvoir, les paradis fiscaux, la façon dont l’argent est prêté aux états par des marchés, etc. Tous ces pouvoirs renforcent la capacité du capital d’aller au bout de sa téléologie, de son essence qui est en priorité de croître, car elle n’est jamais le contraire. Entre investissement et croissance, la priorité est cette dernière. J’ai déjà écrit ici que la façon de prêter de l’argent aux États est contraire au préambule de la Constitution (parce qu’elle constitue très probablement un asservissement), et ce n’est pas pour des raisons économiques qu’il faut agir mais des raisons politiques.

    Donc le pouvoir du capital ne bénéficie pas à la grande majorité. Toute mesure de régulation n’est non pas nécessaire pour que l’économie redémarre, mais pour que la démocratie soit plus saine. Il faut rembobiner le film comme on dit aujourd’hui, interdire tout au capital, interdire sa mobilité, interdire toute transaction non surveillée, etc.

    Il y a un conflit entre capital et démocratie, entre capital et travail non pas parce que le travailleur est exploité bêtement, et parce qu’on ne lui paye pas le sur-travail comme disait Marx, mais parce que l’essence du capital est de croître au détriment de son milieu. Au temps de Marx, on pensait encore que le capital allait éviter l’épargne et se réinvestir, à ce compte la les keynésiens ont un avantage de lucidité.

    Donc il ne s’agit pas de réguler le système pour qu’il redevienne efficace, mais de le réguler parce que toute portion de pouvoir détenue par le capital sert des intérêts contraires aux peuples.

    On pourrait m’objecter le problème des loyer parisiens. C’est pourquoi ma solution, la seule moralement acceptable est d’abolir le capitalisme. Aucun pouvoir n’a le droit de s’autonomiser par rapport à la démocratie, le plus simple est de les interdire.

    Le problème est que l’on préfère une oligarchie toute-puissante à une majorité toute-puissante. On règle son sort sociologiquement à l’oligarchie, pour mieux la laisser faire ensuite. A se demander si l’Ancien Régime ne survit pas de façon élusive.

  24. Une petite question : ces fameux retraités allemands – les actuels et les prochains, qu’il faut absolument choyer, que consomment-ils ? Et que consommeront-ils ?

    A part des voyages et des maisons passives chez eux, ils font comme tout le monde et amassent du chinois, j’imagine ? Ou alors le marché allemand pour des produits de consommation courante est-il moins inondé que le marché français, disons ?

    C’est pas de la fausse naïveté, je suis vraiment curieux là-dessus.

  25. Il y a des dettes qui sont financières, et qui ne sont pas citoyennes. Il est mathématiquement impossible de rembourser ses dettes, la Grèce ne peut pas les rembourser pas plus que l’ Angleterre ou le Japon qui sont surendettés.

    Alors qu’en Islande, le peuple a pu voter la fin des dettes sur son territoire car elles allaient détruire leur niveau de vie sur des années avec après une situation très difficile à remonter, dans l’Europe des banques, c’est réduction des budgets, socialisation des dettes et nouveau traité avec 0,5 % au lieu de 3% pour le pacte d’ (in)stabilibité.

    Celà fait des années que les banques sont renfloués avec 300 milliards en France, encore plus à l’étranger, avec de nouveau plan encore en milliards d’euros ou dollars qui ont réalisés, et cette privatisation des gains (dont une partie de l’argent ne va pas dans l’économie) aboutit à une socialisation des dettes et une hausse des prix par la spéculation. C’est un enrichissement minoritaire, et un appauvrissement des classes moyennes et populaires.

    La dette des collectivités locales sont très importantes dans de nombreux pays comme la Chine, les Etats-Unis ou l’Inde, c’est un phénomène mondial. La hausse des revenus des citoyens est économiquement ou financièrement, théoriser ou libéraliser, comme un danger économique, ce qui est faux. C’est une concentration des richesses qui génèrent un mécontement populaire, lorsque les capacités de vivre en société diminuent par le revenu obligatoire pour y vivre, et que les services publics et le marché du travail sont cassés.

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