L'actualité de la crise : LES "CHOCS D’OFFRE" DÉBARQUENT ! par François Leclerc

Billet invité

Si vous n’avez jamais entendu parler des chocs d’offre, il est temps de vous mettre à la page, car l’expression devrait faire fureur. Chez les bons économistes – l’équivalent des bons auteurs – cela va être le tube de l’été. Et ils savent comment le susciter : n’ayant rien pour étayer l’hypothèse d’une subite avancée technologique propulsant la productivité, ils se rabattent sur la diminution du coût du travail.

Le coût du travail, encore une notion à définir, car celui-ci peut être calculé différemment, selon que l’on ajoute ou non aux salaires, primes de toutes natures et charges sociales, les coûts de recrutement, de formation et… de licenciement. Gare aux comparaisons ! Un choc d’offre, qui sonne comme le remède à un arrêt du cœur, est une perturbation exogène qui affecte le prix de vente d’un produit. Il y a bien entendu des chocs d’offre négatifs, comme il y a une croissance négative (plus vulgairement appelée récession). L’augmentation du prix de l’énergie est un choc d’offre négatif parfaitement identifié.

C’est la théorie qui le dit : en réduisant le coût du travail, on créerait un choc positif et relancerait un cercle vertueux : la baisse des prix augmenterait les marges des entreprises et favoriserait au final l’embauche. À condition toutefois que les consommateurs aient les moyens d’acheter les produits. D’où une astucieuse variante qui prévoit que la production sera écoulée à l’export, le marché intérieur ne pouvant pas l’absorber. Oublié, le développement du marché intérieur que l’on laisse à son triste sort ! On revient donc à cette vieille lune selon laquelle le salut serait trouvé à l’export. Honneur aux plus méritants et performants, car tout le monde ne peut pas être exportateur net ! Reste à identifier la production exportée et les acheteurs par une banale étude de marché et un peu de prospective.

Un “Flash économie” de Natixis vient heureusement à la rescousse. Il insiste sur le retour impératif de la profitabilité des entreprises, celles-ci ne pouvant pas répercuter dans leurs prix de vente – à la baisse pour conquérir de nouveaux marchés où la concurrence sur les prix est forte – la hausse de leurs coûts de production. C’est le mal français dans toute sa splendeur, dont indubitablement témoigne le résultat des entreprises du CAC 40 !

Comme expliqué, « cette situation est largement attribuable au faible niveau de gamme de la production française, qui force les producteurs à ajuster leurs prix à la baisse pour répondre à la concurrence des émergents, ce qu’on ne voit pas du tout en Allemagne par exemple ». Pourtant, la note ne s’attarde pas sur la cause de cette malencontreuse déficience pour ne s’en tenir qu’à ses conséquences. « La faible profitabilité de l’industrie en France explique la stagnation de la capacité de production, les délocalisations et la perte de parts de marché à l’exportation, les pertes d’emplois industriels, le déficit extérieur pour les produits manufacturés. » Elle écarte également, après les avoir reconnus, les effets de l’appréciation de l’euro jusqu’en 2008, qui a amené les entreprises à baisser leur prix en euros à l’export, portant ce faisant elles-mêmes atteinte à leur profitabilité sans que le coût du travail n’y soit pour quelque chose.

Un choc d’offre est donc la solution toute trouvée, puisque « une remontée du niveau de gamme » est écartée sans autre forme de procès. Trois options s’offrent alors, selon la note : baisser le salaire horaire, diminuer les charges sociales ou dévaluer la monnaie. Exit la dernière, bien qu’elle soit en train d’intervenir. Il ne reste donc que les deux premières, CQFD. Et à calculer le montant optimum du coût du travail.

Quand il s’agit de fournir l’emballage, les bons économistes ont plus d’un tour dans leur sac. En l’occurrence, l’offre est pour les autres et le choc pour nous.

88 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LES "CHOCS D’OFFRE" DÉBARQUENT ! par François Leclerc »

  1. Après ses modèles milieu de gamme trop chers et d’un intérêt fort moyen, il faudrait que M. Varin se décide à relancer le Minitel. L’avenir est là.

    1. Oui tiens, un petit choc de la demande envers la Société des Graines Baumaux qui s’acharne sur Kokopelli et les semences anciennes.

      Extrait :
      Que demande la société Graines Baumaux ?

      Notre adversaire devant la Cour d’Appel de Nancy demande la condamnation de Kokopelli à lui payer 100.000 €uros de dommages-intérêts, ainsi que la cessation de toutes les activités de l’association. Pour information, au 30 juin 2011 la société Baumaux avait un chiffre d’affaire annuel de 14 millions d’€uros et un résultat net de 2 millions d’€uros.

      1. Kozsiusko ( j’écorche son nom … encore)
        est intervenue pour faire cesser cela
        autant d’acharnement sur une association ça frisait le ridicule

        depuis qu’elle n’est plus là c’est reparti de plus belle?
        non…
        rien d’autre à faire Baumaux?

      2. bien sur c’est parti de plus belle ; il suffisait de faire appel. Les semenciers contre Kokopelli.

        Courriel :
        La Cour de Justice, par sa décision rendue aujourd’hui dans l’affaire Kokopelli c. Baumaux, vient de donner un satisfecit intégral à la législation européenne sur le commerce des semences.

        Pourtant, le 19 janvier dernier, son Avocat Général nous donnait entièrement raison, en estimant que l’enregistrement obligatoire de toutes les semences au catalogue officiel était disproportionné et violait les principes de libre exercice de l’activité économique, de non-discrimination et de libre circulation des marchandises. (V. ses conclusions)

        Ce changement de cap absolu ne manque pas de nous surprendre et de nous interroger.

        La Cour, aux termes d’une analyse étonnement superficielle de l’affaire, et d’une décision qui ressemble plus à un communiqué de presse qu’à un jugement de droit, justifie l’interdiction du commerce des semences de variétés anciennes par l’objectif, jugé supérieur, d’une “productivité agricole accrue” !

        L’expression, utilisée 15 fois dans la décision de la Cour, consacre la toute puissance du paradigme productiviste. Ce même paradigme, qui avait présidé à la rédaction de la législation dans les années soixante, a donc encore toute sa place en 2012. La biodiversité peut donc être valablement sacrifiée sur l’autel de la productivité.

        Cela fait 50 ans que cela dure et le fait que ce raisonnement nous ait déjà amenés a perdre plus de 75% de la biodiversité agricole européenne n’y change donc rien. (V. les estimations de la FAO)

        Si la Cour mentionne les dérogations supposément introduites par la Directive 2009/145 pour les “variétés de conservation”, son analyse s’arrête à la lecture des grands titres. Comment les juges n’ont-ils pas voulu voir que les conditions d’inscription des variétés de conservation, dans la réalité, étaient restées pratiquement identiques à celles du catalogue officiel normal [1]? Le critère d’homogénéité, par exemple, particulièrement problématique pour les variétés anciennes, ne connaît aucune modération.

        La Cour n’a-t-elle pas lu les témoignages de nos collègues européens, déjà confrontés à des inscriptions impossibles de leurs semences sur cette liste ?

        Cette directive est un véritable leurre, que Kokopelli et tant d’autres organisations européennes ont déjà dénoncé, et ne vise pas à permettre la commercialisation des variétés anciennes ni même à conserver la biodiversité semencière.

        De plus, cette biodiversité, qui a nourri les populations européennes pendant les siècles passés, est l’objet de la plus grande suspicion. La Cour va ainsi jusqu’a écrire, par deux fois, que la législation permet d’éviter “la mise en terre de semences potentiellement nuisibles” !

        Cette remarque est totalement erronée puisque, comme l’avait justement relevé l’Avocat Général, l’inscription au Catalogue ne vise pas à protéger les consommateurs contre un quelconque risque sanitaire ou environnemental, auquel la législation ne fait même pas référence !
        Cette remarque, surtout, est choquante, quand on pense que les semences du Catalogue, enrobées des pesticides Cruiser, Gaucho et autres Régent, ou accompagnées de leur kit de chimie mortelle, empoisonnent la biosphère et les populations depuis plus de cinquante ans !

        Le lobby semencier (European Seed Association), qui a pris le soin, pendant le cours de la procédure, de faire connaitre à la Cour son désaccord avec l’avis de l’Avocat Général, se réjouit, dans tous les cas, de cette totale convergence de vues avec la Cour. (V. son communiqué et sa lettre adressée à la Cour.)

        Nos adversaires directs dans cette procédure, c’est-à-dire la société Graines Baumaux, mais aussi la République Française, le Royaume d’Espagne, la Commission Européenne et le Conseil de l’UE, doivent également s’en frotter les mains.

        Avec cette décision, les masques tombent : la Cour de l’Union Européenne est, elle aussi, au service de l’agriculture chimique mortifère et de son idéologie corruptrice.

        Et Kokopelli, au contraire de tout ce qui a pu se lire ces derniers mois, n’a aucun intérêt convergent avec Monsanto et autres semenciers-chimistes. Ces craintes exprimées par certains n’étaient qu’élucubrations fantaisistes, voire malveillantes, à l’égard de l’association.

        Mais tout cela se comprend par l’examen du contexte dans lequel prend place cette décision : en Europe, une réforme générale de la législation sur le commerce des semences est en cours. La procédure est placée sous le haut parrainage de l’industrie semencière. Les associations de sauvegarde de la biodiversité, petits producteurs, paysans et jardiniers passionnés, qui, à travers toute l’Europe, conservent clandestinement plus de variétés oubliées que tout ce que le catalogue des variétés appropriées n’en pourra jamais contenir, n’ont pas été invitées à la table des négociations…

        Verra-t-on, dans ce cadre, le législateur européen redéfinir ses priorités ? Les semenciers veilleront à ce que cela ne soit pas le cas.

        La France, dans ce cadre, joue un rôle particulier. Le Ministère de l’Agriculture a dépêché l’une des collaboratrices du GNIS [2], Mme Isabelle Clément-Nissou, auprès de la Commission Européenne (DG SANCO), afin de rédiger le projet de loi ! Mais les conflits d’intérêt, inadmissibles, ne semblent choquer personne au niveau des institutions européennes…

        Ainsi, l’étau se resserre et les perspectives pour la biodiversité n’ont jamais été aussi sombres.

        Et l’Association Kokopelli, qui depuis 20 ans veille avec passion à la préservation du patrimoine semencier européen, bien commun de tous, sans la moindre subvention publique, pourrait donc bien disparaître demain, car son activité, qui gêne l’une de nos sociétés commerciales les mieux installées, ne présente pas d’intérêt pour une “productivité agricole accrue”. Cette décision nous sidère, autant qu’elle nous indigne.

        Plus que jamais, Kokopelli a besoin du soutien moral de la population. Car il n’est pas admissible que les variétés anciennes, héritage de nos grands-parents, soient interdites de cité !
        Nous en appelons également à notre gouvernement. La gauche, sous les précédents gouvernements de droite, nous a dit pouvoir compter sur son soutien à de nombreuses reprises. Il est temps maintenant qu’elle transforme ses promesses en actes (en commençant par retirer son mandat à Mme CLEMENT-NISSOU) !

        Kokopelli, le 13 juillet 2012.

        [1] La directive 2009/145 prévoit que les critères de distinction et de stabilité sont laissés à la discrétion des Etats membres et que, par contre, «pour l’évaluation de l’homogénéité, la directive 2003/91/CE s’applique» : art. 4 §2

        [2] Le GNIS représente les semenciers professionnels en France et dit officiellement «défendre les intérêts de la filière semence» – V. son site Internet

        Ce que nous voulons, sur le plan législatif et réglementaire :

        Le Catalogue officiel actuel est le pré-carré exclusif des variétés protégées par des droits de propriété intellectuelle, hybride F1 non reproductibles. Qu’il le reste.

        Nous voulons que les semences anciennes et nouvelles appartenant au domaine public et librement reproductibles sortent du champ d’application de la législation sur le commerce des semences.

        Il n’existe pas de catalogue officiel obligatoire pour les clous et les boulons. Il n’y a pas de raison de soumettre les semences à une procédure préalable de mise sur le marché, comme les pesticides ou les médicaments, pour les cataloguer dans un registre.

        Des objectifs de qualité et de loyauté dans les échanges commerciaux peuvent être aisément atteints par un règlement de base fixant des critères minimums en termes de qualité sanitaire, faculté germinative, pureté variétale et pureté spécifique.

  2. Je viens d’entendre Jospin, en marge du défilé, parler de patriotisme économique.

    Il a ajouté (en substance) que les Français devraient réfléchir à leurs actes d’achat, pour par exemple préférer les produits nationaux.

    Pour quelqu’un qui a contribue plus que quiconque, par pure idéologie, sans nécessité et contre certaines évidences (évidences basiques, quasiment Merkeliennes) à l’ouverture totale de nos frontières, et pour moi qui ait subi, sous sa gestion, la quasi pénalisation des étiquetages nationaux, quel revirement !

    J’espère qu’il a conservé un chapeau du François d’avant, de la “grande époque”, et je lui souhaite bon appétit.

    1. @Francois78

      “sans nécessité et contre certaines évidences (évidences basiques, quasiment Merkeliennes) à l’ouverture totale de nos frontières”

      La nécessité est bien identifiée par le MEDEF, lequel s’est exprimé à plusieurs reprises sur ce sujet pendant la dernière année écoulée. L’alliance du grand patronat et de la gauche de gouvernement n’est pas du tout contre-nature, de nombreux faits le démontrent.

    2. Le made in France, on fait comment pour le savoir. Des étiquettes, il faut un ministère des étiquettes.

      Les politiciens français sont des charlots.

    3. ce n’est pas lui qui proposera de réelles sanctions contre les banksters !! “on ne peut pas tout faire ” :

      pendant le même temps un petit peuple (par le nombre) courageux, isolé…..
      …A Londres, Barclays a falsifié les taux d’intérêts des prêts entre banques. A Madrid, Bankia aurait manipulé ses comptes pour entrer en Bourse. Comment obliger les banques fautives à rendre des comptes ? En Islande, des enquêteurs recherchent les fraudeurs pour les traduire en justice. Extraits.
      http://www.rougemidi.org/spip.php?article7048

  3. ” choc d’offre ” …. magnifique sémantiquement !
    S’ont doués , ces gens !
    Déjà , nous ont fait absorber le ” coût du travail “…
    Des poètes , j’vous dis !

  4. Ils se proposent donc en effet de redéfinir le “travail” …mais plutôt en lorgnant du coté du servage. Un Moyen Age social au sein d’une civilisation technologiquement avancée. Vivement le futur !

    1. Marseille : disparaissez les ouvriers
      La classe ouvrière existe toujours, elle ne le sait simplement plus. Chacun, chacune se croit opérateur, employé,… bien peu se revendiquent d’être des ouvriers ou des prolétaires. Et pourtant, un prolétaire est celui ou celle qui ne doit sa survie qu’à la possibilité de renouveler et de vendre sa force de travail, cela fait du monde …
      Il est temps de retrouver une conscience de classe et de reconnaître que la lutte des classes existe bel et bien parce la classe des rentiers, des patrons et des gouvernants en a une de conscience (pas morale évidemment) et elle est très organisée, elle.
      En tout cas, organisez des projections, des débats autour de ce film choc ouvrant un bon nombre de sujets … la diffusion est ouverte aux propositions.

  5. Et en 2017 on a droit à un gouvernement Bleu Marine.

    Pays de merde!

    Il y a quand même un truc qui m’étonne: comment ce fait-il que ceux qui ont écrit cette étude n’aient jamais entendu parler de la déflation Laval de 1935???

    Même moi qui ne suis pas vraiment du milieu, j’en ai entendu parler: on n’apprends donc pas l’histoire économique à nos jeunes (ou vieux) clampins de Natixis?

    http://www.alternatives-economiques.fr/1935–laval-choisit-la-deflation-_fr_art_81_7937.html

    1. Vous voulez dire que la vague bleue marine va enfler, et devenir un Tsunami ?

      Si rien ne change là haut chez les néo-aristos, c’est fort possible…

      La plèbe risque de finir par péter les plombs.

    2. @ Blob

      Faire apprendre de l’Histoire aux gamins!
      Faire apprendre de l’Histoire économique aux jeunes et aux adultes!!! Mais vous êtes fous, pour qu’ils se révoltent de suite! (ironie puissance 10, évidemment)

      Non, tout va bien, la France va mieux que bien, les banques vont mieux que bien; allez donc à la plage ou à la montagne dans les petits villages de Jean-Pierre Pernault,et OUBLIEZ!!! c’est un ordre du gouvernement (consommez aussi, c’est un ordre) ; puisqu’on vous dit que tout va bien….

      D’ailleurs la période du néant au niveau de l’information commence.
      14 juillet/15 août: TOUT VA BIEN, IL NE SE PASSE RIEN, CIRCULEZ Y A RIEN A VOIR!!!!!

  6. Notre ancien homme aux écus prend les devants et, en qualité de capitaliste, marche le premier ; le possesseur de la force de travail le suit par derrière comme son travailleur à lui ; celui-là le regard narquois, l’air important et affairé ; celui-ci timide, hésitant, rétif, comme quelqu’un qui a porté sa propre peau au marché, et ne peut plus s’attendre qu’à une chose : à être tanné.

    (source)

  7. Il est temps pour de nombreux pays européens de réaliser que la guerre des prix sera perdue, et donc de booster leur capacité d’innovation technologique.
    Pendant que certains tergiversent, certains (Corée du Sud, Chine …) boostent dans cette direction.
    Il serait triste que l’Europe devienne finalement un gigantesque Disneyland.

    1. Il est temps pour de nombreux pays européens de réaliser que la guerre des prix sera perdue, et donc de booster leur capacité d’innovation technologique.

      Le problème, c’est que tout le monde fait ça: Russe, Chinois, Américain, même Européen (Ah le fameux objectif de la commission européenne de 50% d’une tranche d’âge du niveau L3!…)

      Ça mène où tout ça?

  8. Un choc d’offre….comme c’est joliment dit ! L’étau se resserre de jour en jour.
    Pourquoi pas un choc du mouton….allons tous en masse vider le moindre fifrelin de nos comptes. Oui a faire cela, nous ne savons pas ce qu’il adviendra. Peut être serons nous supplié de cesser. En tout cas, actuellement, on sait ce qu’il adviendra a force de ne pas bouger.
    Faudrait peut être qu’eux aussi soient un minima choqués !

  9. Vu à la téloche récemment: un concessionnaire témoigne de la surproduction de bagnoles en montrant le parking de son garage débordant de ce que son fabricant lui envoient pour se débarrasser de son excédent.
    Comme dit le proverbe, rien de sert de donner à boire à une Peugeot qui n’a plus soif.

  10. “Et à calculer le montant optimum du coût du travail.”
    A 1,20€ le kg de bananes, je pense que jeter quelques régimes en pâture à ceux qui travaillent constituerait pour eux une paye plus qu’honorable : il y en a qui n’ont pas ça !! Bien sûr, cela coûte, mais il faut savoir être social, non ?

  11. bientot
    après le choc d’offre(s)
    la mise aux enchères
    tout mise aux enchères des entreprises des patrons des salariés des produits de l’export de l’import
    retour à la loi de la savane

    le hic persistant c’est qu’on voudrait que les pauvres achètent ce dont ils ont besoin et qu’on peut leur vendre
    l’ennui c’est qu’ils sont pauvres.
    mise aux enchères des pauvres allez pas de quartier!

    de toute façon on ne surconsommera plus c’est clair
    ils sont donc foutus et se gavent de grand mots avant de bouffer le chapeau gracieusement offert par François78

    ça va être dur de recaser tous les entrepreneurs du cac en croquemorts

    1. Vous voulez parler de votre (comme le choix de votre pseudo me le laisse supputer) blog ronpauliste, utopiste puriste du Capital sans l’Etat avec “tout pour ma gueule” en devise secrète ? En propagez-vous une tendance bavaroise où une citation de Thoreau voisine un emblême de la défunte Urssie, en êtes-vous un VRP en T-Shirt ou simplement un fan ?

  12. sans soucis des conséquences l’être humain fait et justifie n’importe quoi pour plus de pouvoir et de possessions.
    c’est dans ses gènes, dans sa nature(de laquelle il est si fier de s’être distancié), il est trop humain quoi, un peu faillible.
    pauvre chou! il devrait se contraindre à ne pas tout saloper, à ne pas tout massacrer. mais quelle atteinte à sa liberté.

  13. Pour exporter, il faudrait trouver une planète peuplée de fainéants, rentiers et crédules.

    C’est pas gagné !

  14. “Un choc d’offre est donc la solution toute trouvée, puisque « une remontée du niveau de gamme » est écartée sans autre forme de procès. Trois options s’offrent alors, selon la note : baisser le salaire horaire, diminuer les charges sociales ou dévaluer la monnaie. Exit la dernière, bien qu’elle soit en train d’intervenir. Il ne reste donc que les deux premières, CQFD. Et à calculer le montant optimum du coût du travail.”
    Pourquoi ne pas tabler sur une remontée du niveau de gamme?
    Echecs en cascade=enseignement,dépréciation des filières techniques,absence de politique de planification,insuffisance de la recherche appliquée tant privée que publique,…
    Nous avons opté pour la demande et les services dans les années 80
    Nous reste plus grand chose?

    1. Pourquoi ne pas tabler sur une remontée du niveau de gamme

      Par ce que c’est long à faire et qu’il ne reste plus beaucoup de temps devant nous…

      1. F Hollande s’est donné 5 ans,interview du jour,le TSCG fera l’objet d’une loi organique,le MES étant passé sous le quinquennat précédent,nous allons très vite nous enfoncer dans la récession,une course contre la montre avec obstacles dans laquelle 7 pays de la zone euro sont embarqués…

  15. Le MES c’est trés Holiwood au fond ,pas celui des péplums , au pas du sénateur , celui du cow-boy au far-West : on est là en rond face aux attaques des Indiens , mais que fait la cavalerie ?
    Toujours en retard . Sans compter que les fléches n’arrivent pas que par devant , des fois c’est par derriére . Question choc d’offre , tiens , j’en vois un qui se profile , qui arrive droit dans les fesses du cout du travail : le prix des matiéres alimentaires , blé , mais , riz …se prépare à s’envoler , ils prévoient çà nos experts dans leurs programmes ?
    J’espére que nos politiques ont prévu (sans le vouloir , grace à des stocks ) sinon çà risque de faire , comme en Tunisie , ou comme en Chine en 2008 , avec une hausse des tx de la Fed , vous la voyez la hausse des tx dans le contexte , …les dégats ?

  16. Mais puisque le coût du travail fait augmenter les marges ou baisser les prix et que cela favoriserait l’emploi, pourquoi ne pas directement augmenter les salaires, puisque cela augmenterait alors la consommation et donc l’emploi ? Car on se doute bien qu’en baissant le coût du travail ce ne sont pas les prix qui vont baisser mais les marges augmenter…

    1. Mais enfin, tout ça c’est du pipeau. Il s’agit seulement “d’éléments de langage” destinés à préparer l’opinion. Car enfin, qui décide et dans quel intérêt ? Les rentiers, les détenteurs du capital, dans leur intérêt. Et leur intérêt c’est bien entendu de maximiser la profitabilité, de maintenir le taux de rémunération du capital. Le moyen le plus simple c’est évidemment de baisser le “coût” du travail (le choix du terme “coût” montre d’ailleurs très bien qui parle et quel point de vue est à l’oeuvre) puisqu’on a déjà délocalisé à peu près tout ce qui pouvait l’être. Ensuite on justifie cela par quelques raisonnements fallacieux de pseudo macro économie :

      La faible profitabilité de l’industrie en France explique la stagnation de la capacité de production, les délocalisations et la perte de parts de marché à l’exportation, les pertes d’emplois industriels, le déficit extérieur pour les produits manufacturés

      dont tout le monde sait qu’ils sont faux et erronés, démentis par les faits, mais qui seront néanmoins repris par tous les éditocrates à la solde de la technocratie jusqu’à imprégner le cerveau du bon peuple.
      Bref, tout ça est profondément gerbant, et “No Limit” puisqu’il y a encore des gains prodigieux à réaliser pour être concurrentiels avec la main d’oeuvre chinoise…

  17. Natixis ?
    Oui maintenant, je m’en souviens; c’est cette banque
    qui dispose d’un bureau de recherche-prospective super pro.
    Rien qu’en suivant les conseils de ce bureau, elle est gérée
    magnifiquement.
    Ses fonds propres sont bien au-delà des exigences Bâle.
    Sa rentabilité (ROE) est maximum.
    Ses actions en bourse ne font que monter, une valeur
    sûre que tous les investisseurs s’arrachent.
    Enfin, une banque qui ne réclame pas sans cesse
    que les fonds publics viennent à son secours.
    La crise? Natixis connaît pas grâce à son service de recherche
    économique….

    Cette banque est aussi un modèle social; par exemple, elle n’hésite
    pas à appliquer à elle-même ce qu’elle préconise,
    sans qu’on le lui demande. Les syndicats sont pratiquement désoeuvrés.
    Son personnel est super satisfait d’y travailler.
    Il paraît que les avantages -modestes- dont bénéficie la direction seront étendus
    à l’ensemble du personnel, un signe -prospectif- de bonne santé général…
    Il y a des chocs plus désagréables.

    1. Voici ce qu’écrivait Artus le 22 mars 2007 avant la crise:

      http://h16free.com/wp-content/uploads/2010/11/Natixis_flash_marches.pdf

      Sa conclusion:

      “Nous avons vu :
      • que la liquidité mondiale ne se raréfiait pas, au contraire ;
      • que l’économie chinoise ne ralentissait pas ;
      • que la profitabilité des entreprises continuait à augmenter ;
      • que l’économie américaine était largement capable de résister à la crise du subprime mortgage.
      Il reste que, même si ces craintes sont infondées, tant que les marchés financiers les ont, ils présentent davantage d’aversion pour le risque , d’où le recul des bourses vu plus haut et la hausse des spreads de crédit.

      Mais, puisque ces craintes sont infondées et que les risques de crise autoréalisatrice sont faibles étant donné la qualité des fondamentaux, il doit y avoir retour ultérieur à la normale. “

  18. Inscrivez sur les tables de la Loi et de la Constitution “La Liberté d’Entreprendre”, comme le demande Madame Parisot, pour terminer le boulot. Depuis 30 ans, tout est fait pour que chacun devienne “auto-entrepreneur”, le lavage de cerveau ne suffisait sans doute pas, alors allons y pour les électro-chocs façon “Vol au dessus d’un nid de Coucou”.
    Et puis après tout, au point où on en est, allons y pour le choc de l’offre… on n’est plus à un choc près.
    On (l’Histoire avec un grand “H”) ne pourra pas dire qu’on aura pas tout essayé!

    1. Avec sa ‘Liberté d’entreprendre’ , elle joue sur du velours la Parisot : au moment méme où les Français ont voté Hollande , c’est à dire , nonobstant le rejet de Sarkhozy , où ils attendent du politique la solution , elle renvoie la balle coté politique . C’est certains qu’ils ont leur responsabilité , mais à la source où est l’obstacle sinon dans les établis du patronnat ?
      Voir l’affaire Kokopelli . Autre exemple : j’ai un four à pain , chez moi , un vrai , à l’ancienne , je sais faire du pain , j’ai le bois pour rien et du blé bio au pris de gros , qu’est-ce qui m’empéche de faire , surtout de vendre du pain ? La réglementation qui veut que j’ai passé un CAP , qui veut cette réglementation ? Les boulangers , c’est clair , pour endiguer la concurrence . Par contre des pizzas , des panninis , pas de pb : cuisine Italienne , pourquoi ? Pour éliminer la concurrence …
      et tutti quanti . Pour parler comme Karl Marx comment il fait le prolétariat au chomage pour récupérer son temps libre ?

  19. N’oublions pas qu’il existe une expression , populaire et populiste, encore bien plus grossière que “récession” pour croissance négative , l abominable “décroissance ” !!!
    Fi,les gueux n’ont décidément aucune pudeur !!

    1. …et même de “POLITIQUE DÉFLATIONNISTE”, puisqu’apparemment François nous dit que ce “choc d’offre” fait l’objet d’une recommandation qui sera probablement appliquée.
      En 29, la politique c’était de ne rien faire, et on a eu la déflation. Ici on est plus malin, “ne rien faire” c’est déjà fait (ou plutôt s’agiter en faisant semblant de faire quelque chose), maintenant place à la pro-activité : ça ne vient pas ? Provoquons… .

    1. Ce qu’elle décrit dans son bouquin est exactement ce qui se passe, on liquide la seule zone qui échappait encore un peu à la jungle

  20. Autre approche des “chocs d’offre” par Philippe Aghion: “Economies budgétaires, hausse de la CSG, il faut un choc d’offre global” (interview publiée dans la Tribune du 9 juillet dernier),

  21. LES « CHOCS D’OFFRE »

    Hooo!!! lalala !!!

    Quand est-ce que nos économistes décideront ils d’arrêter de faire du déterminisme et de se lancer dans la comptabilité ???

  22. C’est toujours la même histoire du serpent qui se mange la queue. Est-ce le travail qui suscite la demande ou est-ce la demande qui suscite le travail, sachant qu’à la jonction des deux il-y-a l’offre et le pouvoir d’achat ?
    Pour générer du travail, ce n’est pas la question de son prix qui est primordiale, c’est la question de son utilité pour l’acquéreur du résultat.
    Est-il utile de fabriquer des bagnoles banales, pas moins chères que les autres et plutôt moins fiables ? Pas sûr !
    Est-il utile de fabriquer des voitures de luxe très chères, très puissantes, très confortables et donc très réputées ? Sans doute, la preuve en est faite. Elles ont une utilité énorme pour les narcissiques fortunés qui sont de plus en plus nombreux de par le monde : faire envie !

    1. La demande suscite le travail, je dirais, mais sachant que la production d’une nouvelle voiture nécessite environ 40% de l’énergie totale consommée au cours de sa vie entière (avec 200.000km) et que le cas échéant en France les 3/4 de cette énergie de production est d’origine nucléaire…alors je pose la question : ne vaut-il effectivement pas mieux acquérir une voiture économe, fabriquée dans un pays qui fait l’effort rapide et déterminé de transition vers les énergies renouvelables – c’est à dire en abandonnant le nucléaire -?
      Pourquoi devenir complice du marché du plutonium, dont le monde entier sait maintenant que la France joue un rôle centrale ? “Parce qu’on a pas le choix” (comme disait l’autre..) ?

      1. Marlowe, je suis un citoyen qui change, dans un monde qui change (en s’accélérant) et bientôt je changerai de marque de voiture, en fonction des critères socio-écologiques qui s’imposent.
        Mon intérêt est le bien durable pour tous (et donc je ne suis pas riche).

    2. Est-il utile de fabriquer des voitures de luxe très chères, très puissantes, très confortables et donc très réputées ?
      Ben oui…pour permettre à ces messieurs de dépenser leur salaire car :
      “Lorsque, en 2010, monsieur Varin avait quadruplé son salaire en le portant à 3,25 millions d’euros, la question du coût du travail le préoccupait moins qu’aujourd’hui”,

  23. C’est vrai qu’exporter des Merco chez les Grecs est LA solution !

    En plus, Natixis c’est,en partie, les ex-Caisses d’ Epargne…Un truc “populaire” (au premier sens du terme !) donc “dont on attends pas” une (absence de) réflexion aussi libérale/foutage de gueule…Et puis aussi on se dit que le livret A est bien gardé avec des c…. pareils à la tête de la banque !

    1. foutage de gueule

      si, si, c’est exactement ce qu’on en attend ! rien à voir avec l’antique ( et surannée ) caisse d’épargne
      …se sont mis au parfum :

      rappel – déjà ancien, mais c’est toujours ( non le même Président ), mais la même Crise et, les mêmes acteurs aux mêmes places, juste encore plus riches …et toujours en première ligne pour enfumer le populo …:
      “La crise, aussi, a ses champions. Natixis, vedette française de la débâcle financière, peut prétendre aux plus hautes marches du podium. Ses actionnaires ont d’abord été appâtés, avec des méthodes commerciales plutôt vigoureuses….
      http://www.impots-utiles.com/comment-les-actionnaires-de-natixis-se-sont-fait-rincer-de-25-milliards/
      c’est fou ce qu’on oublie vite, n’est-ce pas .

  24. Et le “chlore choc”, ça vous dit qq chose? C est le truc qui consiste à mettre une énorme quantité de chlore ds une piscine qui a viré au vert ou au trouble à cause de la chaleur ou faute d entretien. Résultat garanti: l eau redevient transparente! Et la pollution décuple, les allergies et irritations itou, et enfin on décrète la zone infréquentable durant des jours… C est.ce qui se passe tous les étés sur la côte d azur.

  25. C’est ‘the shock doctrine’…!
    Quel beau langage, comme les ‘charges’ sociales au lieu des ‘cotisations’ sociales, Bernard Friot explique ça très bien…

    1. L’épure en novlangue écopol c’est quand même “coût du travail” pour dire “salaire”, puisque cela induit qu’il est trop, comme par nature, tout en posant le point de vue de celui qui le paye, comme si ce n’était pas en contrepartie du travail. L’expression “ressources humaines” n’est pas mal non plus, pas la peine de détailler, une fois qu’on a compris le truc.

      Le spectacle qui inverse le réel est effectivement produit.

      (in thèse 8 La Société du spectacle)

      1. Oui, j’ai souvent dû rappeler à mes employeurs que le fait générateur des charges salariales qu’il prétend payer, c’était notre travail, et qu’ainsi, c’est nous qui payons ces charges.

        La même chose pour mon boulanger “écrasé” par la TVA, que je reprends à chaque fois en lui répétant : ah non ! Qui paie la TVA que vous payer, ? C’est bien le client, non ?

      2. 100% d’accord, ils pensent avec ces mots, cette novlangue est fichtrement bien conçue…!
        La démarche qualité, la satisfaction client, le projet, ah ! le projet, ça c’est le mot à la mode de ce capitalisme, ils nous le mettent à toutes les sauces, et tout le monde le reprend joyeusement en coeur !
        Les dernières paroles d’un de mes chefs de services: “pour la recherche d’emploi (du travail en fait…), il faut savoir se vendre…”
        D’où la ‘ressource humaine’ !
        Il est urgent d’inventer un contre-langage…Ce qui a déjà dû être fait…!?
        Pour citer encore B. Friot, c’est l’emploi qu’il faut supprimer.

      3. Marlowe
        14 juillet 2012 à 20:00
        Les salariés sans patron, la solution ?

        C’est l’entreprise à qui y travaille, la coopération
        Rien de plus efficace ni de plus juste.

        Le capitalisme, par contre, régime d’expropriation permanente,
        doit entrenir un appareil de répression monstrueux.

      4. Marlowe, Dick Tracy le sait, “Les salariés sans patron”, vieille solution, ça s’appelle le capital, d’ailleurs :

        “Un mot encore, pour couper court à d’éventuels malentendus. Les figures du capitaliste et du propriétaire foncier, je ne les peins certainement pas en rose. Mais il ne s’agit ici des personnes que pour autant qu’elles sont la personnification de catégories économiques, les porteurs d’intérêts et de rapports de classes déterminés. Moins que tout autre, mon point de vue, qui appréhende le développement de la formation sociale économique comme un processus historique naturel, ne peut rendre l’individu singulier responsable de rapports dont il demeure socialement la créature – aussi haut puisse-t-il d’ailleurs subjectivement s’élever pour s’en affranchir.”
        (source)
        .

      5. Schizosophie. Ca s’appelle les scop, surtout.
        Mais vu la tournure de la crise, nous allons y venir naturellement.

      6. Les salariés sans patron est aussi le titre d’un livre paru aux éditions du Croquant qui éditent, entre autres, plusieurs livres de Paul Jorion.
        Comme le dit yvan, cela concerne les SCOP et les SCIC, formes de collectivités de producteurs et de consommateurs qui préfigurent, avec leurs qualités et leurs défauts, et dans un environnement hostile, les associations à venir.

      7. Qu’est-ce qui lie des salariés ? La Belle Equipe commence par un gain heureux à la loterie et Duvivier en fit deux fins. Que 1936 soit en avance sur 2012 n’en fait qu’un modèle de transition. Un éditeur associatif, au sens de l’association libre, m’a dit devoir délocaliser les travaux d’impression en Bulgarie, à cause du moindre prix. L’organisation entre soi, tant qu’elle est fondée sur l’argent, en dépit des principes qui veulent s’en abstraire en n’affirmant pas le profit comme un but mais la détermination du prix de vente comme un simple moyen nécessaire, n’empêche pas les contradictions économiques de la corroder.

    2. Illustration.
      Question : “Sur le coût du travail, vous travaillez pourtant sur un transfert des cotisations sur la CSG ?”
      Réponse de Moscovici : “Nous ne pouvons pas continuellement avoir des charges sociales qui pèsent sur le travail.” (Le Monde)

      Une charge ça pèse, alors qu’une contribution sociale ça aide… censément.

  26. Un billet de Leclerc, ça doit d’abord s’apprécier d’une certaine distance : s’il y a plein d’italiques, c’est que c’est du bon.

  27. Bonsoir à tous

    Choc d’offre? Jargon de cuistre!

    Il est raisonnable se supposer que dans l’ensemble de ceux que Léon Bloy nommait ” les porcs à l’auge” il y a un élément qui se glorifie d’avoir trouvé cette expression qui évoque fort bien le bruit que fait la pâtée jetée dans l’auge !
    Que lui dire? Peut être : ” Ma …gavte la nata!” ( cf: Le pendule de Foucauld – U. Eco)

    Cordiales OAT

  28. Le fameux “coût du travail”: on nous prends vraiment pour des c….!!!

    LE PDG de PSA annonce des pertes mensuelles comprises entre 200 et 300 millions d’€.
    Sachant que le groupe avec ses filiales emploie 200000 personnes, il faudrait , pour rétablir l’équilibre, baisser le salaire moyen de 50 % sur une base de 2000 €/mois/salarié:
    200000*1000 = 200 m €. C’est simple, non ?

  29. Ce qui est tordant de rire c’est tous ces clowns d’économistes et politiciens qui n’ont jamais produit un clou de leur vie, jamais travaillé dans un labo ou un atelier, jamais planté une tomate ou une patate, jamais rien inventé. Et ils vont nous expliquer comment vivre. MDR.

    C’est vraiment des brahmanes parasites qui sentent que leur fin approche et se raccrochent aux branches quand le crépuscule arrive. On va bien se marrer avec leurs discours gratinés.

    “Après le social, l’économie ! Passée la grande Conférence sociale des 9 et 10 juillet, le Premier ministre a tenu à ouvrir la réunion de la Conférence nationale de l’industrie, qui -à la demande d’Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif – sera bientôt rebaptisée Conseil national de l’industrie.”

    http://lentreprise.lexpress.fr/developpement-et-innover/jean-marc-ayrault-devoile-son-ambition-pour-l-industrie_34060.html

    Les luttes sémantiques battent le plein, une belle bande de branleurs s’active au redressement productif.

    Raté, je suis plié de rire improductif. Byzance faisait du mal aux mouches et aux anges lors de son siège, nous y sommes en plein.

    Encore une pour la route :

    L’engagement de l’Etat a pour but de stimuler un sursaut collectif des entreprises elles-mêmes. Chaque filière devra se doter d’une feuille de route très opérationnelle avec des engagements solidaires des entreprises entre elles”.

    Des vrais branques…je vous dis. Ayroport est une cloche qui ne fera sursauter personne, un avion sans ailes qui ne décollera jamais.

  30. “D’où une astucieuse variante qui prévoit que la production sera écoulée à l’export, le marché intérieur ne pouvant pas l’absorber…”

    Eh eh, le modèle chinois en quelque sorte, non ?

  31. à voir absolument..

    [Vidéo] “DSK, Hollande, etc”, le nouveau film de Pierre Carles
    http://www.les-crises.fr/dsk-hollande/

    Citation:
    M’intéressant beaucoup au rôle des médias dans la fabrication de l’opinion publique, le sujet ne pouvait que me plaire.

    à 14 minutes une drôle de” nouvelle”..si c’est pas de la corruption, ça..
    rappel le Cercle de l’industrie est actuellement dirigé par Moscovici..

  32. Deux chocs sur la “législation européenne” ou comment disparaître des statistiques.
    Après avoir travaillé 2 ans dans une université aux Pays-Bas (plein temps) et 1 an dans une université en Italie (mi-temps), je me pointe à la Sécu à Paris, non loin du domicile parental (à défaut de pouvoir se payer une résidence secondaire à Paris tout en travaillant ailleurs en Europe…)
    1er choc: “Pour nous vous êtes expatriée, à moins de retravailler 60 heures en France”. OK, vous me payez l’hôtel?
    Puis, je me pointe au Pôle Emploi, me disant que des droits au chômage ou au RMI (eh oui mon brave, bosser en Europe théoriquement cela ouvre à seulement 3 mois d’indemnisation) devraient m’ouvrir des droits à la sécu, et là, 2ème choc: “A moins de retravailler en France 60 heures dans un mois, nous ne pouvons vous ouvrir des droits à l’indemnisation chômage.” Ah, OK, alors le chômage, je le touche seulement si j’ai déjà un boulot? Trop d’la balle…

    J’accepte les tuyaux, emails, liens vers les directives européennes, à vot’bon coeur! Pour les collectionneurs, je tiens à disposition une collection de réponses surréalistes de la DG “Recherche” de la CE.

  33. Résumé pour les paresseux:

    Pour améliorer la profitabilité des entreprises, il faut baisser le coût de travail. C’est simple, l’économie.

  34. Est-ce qu’un “choc de lucidité” succèdera aux “chocs d’offre” ? Poser la question, c’est déjà y répondre 🙁

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