L'actualité de la crise : LA LEÇON D’ANATOMIE N'EST PAS FINIE, par François Leclerc

Billet invité.

Le dossier végétait depuis des années, mais il ne semble pas près d’être classé. Descendante de la banque fondée en 1770 par la famille Quaker des Gurney, Barclays est arrivée au terme de sa mue, au centre d’un scandale comme seuls les financiers savent en produire. Autre temps, autres mœurs !

On hésite à parler de dysfonctionnement du système, tant la manipulation du Libor semblait être devenue chose naturelle, à lire les échanges de mails entre les traders qui la pratiquaient, entretemps devenus des lampistes tout trouvés. C’est, on le sait, le propre des corrompus et des privilégiés de considérer leurs prébendes comme allant de soi. Ce qui prête à un jeu de mots facile sur le « Liebor », de to lie qui signifie mentir.

L’heure est à l’indignation et aux contre-feux. Avec, concernant ces derniers, des banques qui se dissimulent derrière le silence complice de leurs régulateurs, des banquiers qui se défaussent sur leurs subordonnés, des régulateurs qui s’esquivent et des dirigeants politiques à la manœuvre pour endiguer l’affaire afin de ne pas être éclaboussés.

Si les demandes d’informations de la part des autorités fleurissent auprès de banques américaines ou allemandes, selon les régulateurs de ces deux pays, un silence pesant s’installe dans d’autres dont la France. Combien de banques et lesquelles étaient-elles au parfum ? Le déclaratif de 18 d’entre elles est à la base de la détermination quotidienne des différents taux Libor (suivant la maturité des prêts), mais d’autres participent du même mécanisme pour fixer l’Euribor et le Tibor (au Japon).

Va-t-il être encore possible d’étouffer l’affaire, après qu’elle a finalement éclaté ? Ce serait sans compter sur un mouvement qui s’amorce. Car si les banques fautives sont soupçonnées d’avoir été les gagnantes de la manipulation, il faut bien qu’il y ait des perdants… Ceux-ci commencent à se découvrir et à engager des actions en justice, afin d’obtenir réparation pour leurs pertes. Barclays a payé une grosse amende aux autorités, mais cela solde-t-il les comptes pour autant ? La justice tranchera.

Le Libor, et probablement les autres taux frères, a été minoré, pour ne pas faire apparaître la faiblesse des banques en charge de sa détermination et, comme il s’agissait des plus importantes de la place, il serait tout aussi justifié de dire : « la faiblesse de toutes les banques ». Soit. Une des conséquences en a été que les taux des prêts à taux variable indexés sur le Libor ont été également minorés, retardant le moment de devoir constater l’insolvabilité de nombreux emprunteurs. On connait la suite. C’est indéniable. Mais un autre volet, complémentaire, fait l’objet d’interrogations.

D’une source à l’autre, les montants divergent, mais des chiffres faramineux circulent sur la valeur des actifs de toute nature indexés sur le Libor. The Economist, qui n’est pas spécialement un journal à sensation, parle de 800.000 milliards de dollars de produits financiers, depuis les produits dérivés jusqu’aux crédits immobiliers. Il n’est pas inutile, pour mieux comprendre que le début de l’incendie soit intervenu à la City, de se rappeler que celle-ci est la place d’excellence du trading des produits dérivés et que Barclays est reconnu pour en être un acteur majeur. Les flux annuels correspondants s’exprimeraient en milliards de dollars et l’on comprend que de prévisibles et faibles variations des taux permettent de faire de bonnes affaires. Au détriment de ceux qui ne sont pas initiés. D’où les poursuites à venir, dont les effets potentiels sont déjà comparés aux 200 milliards de dollars de dommages et intérêts ou de transactions à l’amiable qui ont ébranlé l’industrie du tabac en 1998.

L’une des questions qui vient sur le tapis est de savoir quand a débuté l’affaire. Des bouches commencent à s’ouvrir, rompant ce qui semble avoir été une loi du silence, qui font remonter aux années 80 les faits récemment découverts. Le montant des dédommagements qui pourraient être ordonnés va en dépendre. Bien qu’un obstacle – naturel, lui aussi – se dresse sur le chemin des réparations : la majorité des transactions qui pourraient être visées ont été faites de gré à gré, hors bourse. Comment les reconstituer ?

Les batailles d’experts s’annoncent complexes et de longue haleine, car il va falloir prouver que non seulement Barclays a tenté de manipuler le Libor mais aussi qu’il y est parvenu ! Ce qui suppose l’accès à de nombreuses données et un gros travail d’analyse. Afin de déterminer d’éventuels dédommagements, il faudra déterminer aussi ce qu’aurait dû être le Libor, s’il n’avait pas été manipulé, ce qui implique l’analyse du marché interbancaire sur une longue période, ainsi que l’accès à des données qui ne sont pas enregistrées centralement… L’opacité du système financier est fonctionnelle, pourrait-on en conclure.

Le mécanisme de fixation du Libor était à l’image des produits financiers qui l’utilisaient comme référence : géré par les principaux acteurs de ce marché, qui étaient donc juges et parties. Voilà qui offre une image du monde financier qui est à rapprocher des estimations de ce que représente le shadow banking et de la part estimée des transactions commerciales mondiales qui transitent par des paradis fiscaux, on parle de la moitié…

Progressivement, il apparaît qu’une part de plus en plus importante de l’activité économique et financière n’est pas prise en compte dans la description qui en est offerte et que les indices de base qui permettent la détermination de la valeur de très nombreux actifs sont déterminés par un petit club informel très sélect. Sur d’autres marchés comme par exemple ceux des matières premières, on n’ignore pas la présence d’un nombre réduit de grands établissements qui y font la pluie et le beau temps. Une expression qui s’impose quand il s’agit des produits alimentaires soumis aux caprices de la météo.

Assis sur les bancs d’un amphithéâtre, nous assistons à une leçon d’anatomie d’un genre un peu particulier et qui n’est pas terminée.

PS : Quels sont les comparses, quelles sont les victimes (un choix est obligatoire) ? Voici la liste des 18 banques dont les déclarations concourent à établir quotidiennement les taux du Libor : Bank of America – Tokyo-Mitsubishi – Barclays Bank – BNP Paribas – Citibank – Crédit Agricole – Crédit Suisse – Deutsche Bank – HSBC – JP Morgan Chase – Lloyds Banking Group – Rabobank – Banque royale du Canada – Société Générale – Sumitomo Mitsui – Norinchukin – Royal Bank of Scotland – UBS.

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41 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LA LEÇON D’ANATOMIE N'EST PAS FINIE, par François Leclerc »

  1. 800.000 milliards de dollars.
    C’est du « vrai » (cad des titres vendables et injectables dans l’économie vraie, pour acheter des choses) ou seulement du notionnel?

    Avec un billet de 1 dollar d’épaisseur 0.13 mm, on obtient une liasse de 100 millions de kilomètres de haut, les deux tiers de la distance de la terre au soleil!

    1. Lapino, bien sûr que non, ce ne sont pas des « titres vendables » mais du notionnel, une base de calcul, brut qui plus est, non compensé.
      Les Big banks Us, qui en détiennent la quasi totalité, ont $ 230 000 milliards de notionnel (en baisse cela dit) sur contrats de produits dérivés fin 2011, Jpmc en tête bien sûr (70 000 milliards) (comme quoi Big banques européennes et rosbeefs doivent en avoir un pacson si les Us n’ont même pas 30% du total de the Economist…).
      A noter que 80% de ce notionnel brut total (184 000 milliards) des banques Us sont des dérivés sur taux d’intérêt.

  2. entre « 10 petits négres  » et « le crime de l’orient express « ,
    vu que les gains egalent les pertes ,
    il y a qu’un seul pigeon , le contribuable et 18 complices …

      1. excellent lordon , qui plus est avec un vrai talent oratoire .
        ces interventions sont a chaque fois pour moi un vrai remue méninges .

  3. Depuis quand donnait-on des farines animales aux vaches ?

    Aucun média ne mentionna le fait avant l’éclatement « vache folle », aucun média ne m’a, depuis, jamais révélé quand ça avait commencé. Pourtant, nombreux dans le monde concerné étaient forcément au courant, des conducteur de camions, à l’agriculteur récepteur en passant par les unités d’équarrissage…

    Vaches folles, finances folles.

    Delphin

    1. Pour moi la vache folle commence avec les importations de moutons neo zélandais
      compensation accordées au royaume uni pour son intgration européenne

      que faire de ses moutons malades…

    2. Depuis quand Delphinium ? Un sacré bail. Liebig, ça te parle ? XIXe.

      Académie d’Agriculture de France
      Séance du 9 mars 2011
      « Des Farines Animales aux Protéines Animales Transformées :
      Les capacités adaptatives des filières utilisatrices »

      Histoire des Farines Animales
      en Elevage(1) – XIX ème siècle
      1830 Anselme PAYEN, chimiste Agricole français
      Notice sur les moyens d’utiliser toutes les parties des animaux morts dans les campagnes » (ouvrage couronné par la Société Royale d’Agriculture) : plaidoyer pour « l’animalisation de la nourriture des animaux », et justification économique « En provoquant l’emploi des matières premières délaissées on peut accroître la richesse nationale ».
      1865 Justus Von LIEBIG: à partir des cadavres et des résidus de viande production des « Farines Fourragères de Viande » pour l’alimentation des animaux.
      1880-1910 : essor en Allemagne des sciences de la Nutrition et de l’utilisation des FFV issues de bovin, cheval ,mouton, poulet pour l’alimentation des porcs, des boeufs à l’engrais, des vaches laitières: la composition des aliments doit répondre aux besoins des animaux
      A partir de 1929, théorisation par André-Max LEROY des équivalents fourragers pour l’alimentation raisonnée des animaux en fonction de leurs besoins
      Apparition et généralisation des aliments composés
      A partir de 1945: expansion de l’industrie des aliments pour animaux sur les mêmes concepts; intégration systématique de farines animales.(…)
      Synopsis 1830 – 2010
      180 ans d’utilisation des « Farines animales » dans toutes les espèces; optimisation des rations pour assurer une production optimale, en masse; palette d’aliments azotés soit animaux soit végétaux . Sélection des animaux dans ce contexte d’alimentation composée.
      10 ans de végétarisme imposé à toutes les espèces, y compris omnivores. Sources azotées végétales de substitution limitantes au regard des besoins de l’élevage industriel : dépendance à l’importation de soja (transgénique) et à une hypothétique relance des cultures protéagineuses. Spéculation sur les cours des matières premières alimentaires.
      2010 : perspective de réintroduction ?

      http://www.academie-agriculture.fr/mediatheque/seances/2011/20110309_presentation_intro..pdf

      1. sauf vigneron qu’il n’y a pas plus de sanction pour des erreurs de cuissons, que pour des erreurs de gestion des risques, on peut comprendre que le peuple ce méfie et associe l’outil à la fraude, comme un chandelier avec le colonel moutarde (cluedo),on regarde bizarre le chandelier, sachant que le colonel moutarde a eût le grade de général depuis 🙂

    3. Le problème de la vache folle : ESB ne vient pas de ce que l’on donnait de la viande aux vaches. Il était admis et prouvé que l’apport de 2 à 3% de protéines d’origine animale améliorait le rendement de l’animal.

      Ce qui s’est passé dans le milieu des années 90, c’est que le britanniques, pour faire des économies, n’ont pas suivi les protocoles de traitement des viandes de réforme pour les intégrer dans les farines à destination des bovins. Cette pratique en France est ancienne et validée par l’INRA dans les années 70. Ces farines Britanniques de très mauvaises qualités et peu chères ont traversé la Manche sans que les acheteurs se posent des questions sur l’avantage de compétitivité des Anglais. Elles se sont répandues via les firmes d’aliments.

      Il n’était pas nécessaire d’abattre autant de cheptel mais il fallait rassurer les consommateurs.

      C’est à l’occasion de cette crise que s’est créé le premier réseau d’intelligence collective autour de chercheurs de l’Inra, chacun en fonction de sa spécialité pouvait apporter chaque jour ses observations et ses résultats pour construire une solution qui s’est d’ailleurs imposée.

      La grande majorité des agriculteurs n’étaient pas coupables mais victimes.

      1. Joe chip, bouffe des chips alors, si t’aime. Les vaches, rassure toi, elles adÔÔrent ça les FA ou PAT.
        Juste un chiffre, chip, un milliard. Un milliard de kilos de protéines animales (sur 6 milliards de kilos de carcasses produits) qui crament tous les ans en France dans des cimenteries. Je te rappelle qu’il faut entre 2 (volaille) et 16 kilos (boeuf) de protéines végétales pour produire un kilo de protéine animale. Marvelous.

  4. Je relève dans le billet de Fr. Leclerc la phrase suivante :  » le Libor (…) a été minoré pour ne pas faire apparaître la faiblesse des banques en charge de sa détermination (…), il serait tout aussi justifié de dire ‘la faiblesse de toutes les banques’ « .
    Si faiblesse il y a – je ne retiendrai pas ici la question des spéculations hasardeuses au coup par coup qu’on dissimule – peut-on savoir où est passé l’argent ? Toute la richesse du travail multiforme (à tout le moins les écritures qui signent l’esistence) partie en fumée : comment et où ?
    Jérôme Grynpas

    1. Là, y’a un sacré boulot de rattrapage, Jérôme.
      Imagine simplement que les banquiers s’amusent, depuis maintenant quelques dizaines d’années, à imprimer des papiers, format A4, sur lesquels est noté qu’ils s’engagent à te donner une somme à terme.
      Hors, tout comme pour les assurances-vie et les retraites par capitalisation, cet argent n’existera QUE si les banques continuent à pomper sur l’économie réelle (tu vois que ça devient harchement dur vu l’état de cette dernière) et je te passe le détail de l’inflation, qui, même si elle n’est officiellement que de 2% par an, fait que je peux te promettre de te donner 100 Euros dans 50 ans, car cela ne représentera plus que 2 Euros actuels.
      Sinon, en relisant quelques billets de F.Leclerc, tu devrais vite comprendre certains des autres malaises.
      Ici, au début, quand j’écrivais que le malaise avait été chiffré à environ 1 480 000 milliards de dollars, ça avait du mal à passer.
      Aujourd’hui, on arrive déjà à 800 000 milliards…

  5. Libor, ce n’était qu’une rumeur du monde !
    Il me semble que certains médias ont du retard à l’allumage.
    A l’annonce du thème de l’émission « La rumeur du monde » ce samedi sur France Culture « Les dérives du capitalisme financier » je me suis astreint à l’écouter à l’heure du déjeuner en pariant que le scandale du libor en serait le sujet, ouf gagné.

    On aura entendu des vertes et des pas mures mais la présence de Marc Roche a permis de mettre certains point sur les i et m’éviter de verser des larmes sur le sort des accusés dont le principal mériterait même une médaille pour sa brillantissime carrière si j’ai bien compris certains propos.
    Libor, lieb or in deutsch.

    http://www.franceculture.fr/emission-la-rumeur-du-monde-les-derives-du-capitalisme-financier-2012-07-07

    « Alors que la City de Londres est secouée ces jours-ci par l’immense scandale de la banque britannique Barclays, Jean-Marie Colombani et Jean-Claude Casanova se penchent cette semaine sur les dérives du capitalisme financier : s’est-il amendé depuis la crise ? A-t-on mis en place davantage de régulations ? »

  6. Extrait de Nicholas Shaxson, sur le site ‘Mémoire des luttes » mis en lien par roma :

    : » La Grande-Bretagne est au centre d’un réseau de paradis fiscaux qui alimente en capitaux la City de Londres et lui procure un gigantesque volume d’affaires. Le premier cercle de la toile est constitué de ce qu’on appelle les dépendances de la Couronne – Jersey, Guernesey et l’île de Man –, dont l’essentiel de l’activité se fait avec les pays d’Europe, d’Afrique, d’ex-URSS et du Moyen-Orient. Le deuxième cercle regroupe les territoires britanniques d’outre-mer, dont les îles Caïmans et les Bermudes, tournés surtout vers l’Amérique du Nord et du Sud. »

    Merci roma,

    Delphin

    1. Entendu sur une radio périphérique récemment :
      « Si on met fin aux paradis fiscaux il n’y aura plus ni rigueur, ni récession »
      Un peu simpliste sans doute, voir aussi le shadow banking, les trusts, …..
      L’Expansion (mensuel sérieux) de juillet/août :
      « De 50 à 80 milliards. C’est le montant estimé (en euros) de la fraude fiscale et sociale des grandes entreprises françaises. Une commission d’enquête sénatoriale doit présenter ses propositions pour lutter contre cette évasion au début de mois de juillet »
      Alors , fissa.

  7. Paul parle de 2008 comme coeur du scandale mais il me semble que des traders ont profité du système très récemment pour se faire du fric sur le dos des citoyens (mot antique ne signifiant plus rien). Me trompé-je ?
    Remarquez, ça me rappelle les années 80 quand les taux d’intérêt sont montés d’un coup et ont foutu dans la m…. des milliers de gens (dont mes parents) qui avaient pris des crédits à taux progressifs fixés à l’avance. D’où saisie de la voiture et quasi bradage de, la maison…Déjà….

    1. Autre scandale. Mais on est plus à un près.

      Le premier ministre portugais conseille aux jeunes de quitter le pays !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

      Non, mais attendez, retenez-moi, là. T’imagines dire à ton gosse : fous le camps, ça pue ici ??? Et j’espère plus te revoir.. !!!

      1. @ Yvan

        Quand le bateau coule ne dit-on pas les femmes et les enfants d’abord, dans les canots de sauvetage.
        Peut être qu’on en est là, non ?

      2. Le peuple portugais devrais attacher leur premier ministre à un radeau et que le vent du large l’emporte au diable

      3. Partir ou ? Le bateau prend l’eau de toute part. Il est marrant le premier ministre portugais.

        Au contraire, les immigrées risquent de servir de bouc émissaire dans les autres pays quand ils vont prendre aussi l’eau…

  8. J’ai bien aimé le Liebor mensonge;
    En franco-allemand on dirait aussi l’argent chéri.

    1ére étape : la crise
    2ième étape : le scandale
    3ième étape : ce que l’histoire nous a déjà enseigné ?

  9. La solution ne viendra pas de procès interminables mais viendra en fait des autorités européennes de la concurrence.
    Les banques sur ce sujet comme malheureusement sur beaucoup d’autres fonctionnent en cartel avec un mécanisme classique d’ententes sur les marchés parfaitement répréhensible.

    Les banques vont perdre dans cette affaire bien davantage qu’elles ne l’imaginent encore actuellement. Elles vont revenir dans le droit commun du commerce international.

    Les banques redeviendront ce qu’elles n’auraient jamais dues cesser d’être , des épiceries de quartier.

    C’est le seul point en commun avec l’industrie du tabac, c’est leur avenir : Aucun.

    A force de mentir on en vient à dire la vérité. Nous sommes des menteurs.

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