L'actualité de la crise : CONNAISSEZ-VOUS LE SCHMILBLICK ? par François Leclerc

Billet invité

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Nous en étions restés au quartet attelé à la rédaction d’une motion de synthèse, afin de faire avancer le schmilblick. Avant de prendre connaissance de ses efforts, il n’est peut être pas inutile de rappeler à ce propos la définition (*) qu’en a donné Pierre Dac, son inventeur.

Mario Draghi, Jean-Claude Juncker, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso (dans le désordre) ne connaissent peut-être pas le schmilblick. Ce qui ne les a pas empêché de le rechercher sous la forme d’une audacieuse formule de compromis destinée au prochain sommet, en vue d’échanger des mesures de mutualisation de la dette avec un renforcement de l’union fiscale chère au gouvernement allemand. Car c’est ainsi que s’annoncent les enchères. Mais où placer le curseur ? Prudemment, la question est renvoyée à la fin de l’année.

Une nouvelle fuite a permis de prendre connaissance d’une proposition de durcissement du pacte fiscal, qui donne à « une instance au sein de la zone euro » non seulement un droit de regard mais également la possibilité d’exiger la correction du budget d’un État qui sortirait des ratios de déficit et d’endettement. Qu’est-ce que les auteurs de ce document espèrent obtenir en contrepartie ? Des eurobills de courte maturité ? Un fonds de financement de la dette excédant les 60 % du PIB ? La possibilité pour le MES de renflouer directement les banques ?

Les discussions s’annoncent difficiles, Angela Merkel ayant balayé comme étant « économiquement erronées et contre-productives » ces différentes options. Sans que l’on puisse à ce stade comprendre s’il s’agit d’une position définitive ou d’une posture de négociation. Les derniers préparatifs se poursuivront ce soir, avec les ministres des finances allemand, espagnol, français et italien, puis mercredi à la faveur d’une rencontre entre Angela Merkel et François Hollande, la veille du sommet.

« Quand je pense au sommet, ce qui m’inquiète est qu’il y aura toutes sortes d’idées de mutualisation de la garantie et trop peu d’idées pour plus de contrôle » des finances des États de la zone, a déclaré Angela Merkel. « Il doit y avoir un équilibre entre garantie mutuelle et contrôle » a-t-elle précisé. « Ce n’est pas un abandon de souveraineté, c’est un partage », a fait écho Jérôme Cahuzac, ministre français du budget, dans le louable effort de noyer le poisson.

Le débat se déplace sur un autre terrain que celui de la finance et de l’économie. En réclamant la réalisation préalable d’une « union politique » la chancelière cherche à créer le plus vite possible des faits accomplis afin de renforcer un pacte budgétaire sur lequel elle a du précédemment composer pour le faire adopter. Suscitant pour le moins des interrogations sur sa gestion démocratique future, en dépit de références au Parlement européen et de l’évocation de l’élection au suffrage universel d’un président européen par Wolfgang Schäuble, le ministre des finances allemand. L’union politique vue par Angela Merkel se réduit singulièrement à un dispositif destiné à verrouiller sa politique budgétaire et à assurer une stratégie de désendettement qu’il n’est pas question de faire évoluer, sauf en échange de très solides garanties.

Présentée sous cet angle, cette politique est à haut risque, comme l’est la stratégie qu’elle prétend conforter. Comment en effet faire avaliser une telle vision de l’Europe étroitement associée à l’austérité budgétaire, aux réformes structurelles et à la recherche d’une nouvelle compétitivité reposant sur la diminution du coût du travail ? Nous avons déjà enregistré des avant-goûts inquiétants des réactions et des rejets qu’une telle perspective est susceptible de susciter. L’affirmation d’une stratégie alternative clairement dessinée n’en sera que plus importante.

Les pièces aux contours encore flous d’un jeu de construction sont sur la table et les instructions pour son assemblage sont encore illisibles.

———-
(*) « Le Schmilblick des frères Fauderche est, il convient de le souligner, rigoureusement intégral, c’est-à-dire qu’il peut à la fois servir de Schmilblick d’intérieur, grâce à la taille réduite de ses gorgomoches, et de Schmilblick de campagne grâce à sa mostoblase et à ses deux glotosifres qui lui permettent ainsi d’urnapouiller les istioplocks même par les plus basses températures. Haut les cœurs et chapeaux bas devant cette géniale invention qui, demain ou après-demain au plus tard, fera germer le blé fécond du ciment victorieux qui ouvrira à deux battants la porte cochère d’un avenir meilleur dans le péristyle d’un monde nouveau… ». (Pierre Dac)

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186 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : CONNAISSEZ-VOUS LE SCHMILBLICK ? par François Leclerc »

  1. Une double question que je me pose :1/ quand on dit que l’ Espagne emprunte à 3 mois à 2,36% est-ce en rythme annualisé ou pour de bon pour ce taux et pour 3 mois?
    2/ quand on parle de mutualisation dee dettes des
    états européens par les euro-bons est-ce la ,mutualisation des emprunts futurs ou la prise
    en charge de l »‘ensemble de la dette passée d’un pays ?
    Merci de votre réponse.

    1. Les taux sont exprimés en valeur annuelle. La proposition de refinancement de la dette qui est actuellement sur le tapis concerne la part qui dépasse le ratio de 60% du PIB, pays par pays, mais d’autres formules sont possibles !

  2. Augmentation du smic : 21,50 Euros nets par mois. Sur antenne 2 témoignages de salariés :

    – être plus à l’aise, mettre de côté, faire ce qu’on a pas l’habitude de faire …
    – plus de sorties, plus de cinéma, de restaurants …

    Vive l’Euro fort, champagne pour tout le monde ! La presse est totalement indépendante et objective comme sur à peu près tous les sujets (et surtout ceux qu’elle évite).

    1. 21 € et 50 cents! Mais c’est déjà énorme. Ça va nous couler la compétitivité déjà pourrie à cause des syndicats juste pour faire plaisir à quelques privilégiés qui vont soit épargner massivement cette somme soit la dépenser à tort et à travers en biens ou services évidemment superflus. Cet argent serait bien mieux dans les coffres et les tiroirs-caisse de ceux qui eux au moins savent consommer avec grâce et distinction du caviar, des 4×4 de luxe ou du champagne avec des jolies paillettes d’or dedans, toutes choses qui sont essentielles à la pérennisation de l’image et du rayonnement de la France dans le monde, la galaxie et l’univers.

      1. Bonsoir Au sud de nulle part.

        La dérision est le seul rempart qui reste.
        Pour enfoncer encore un peu plus le clou nous avons un Président qui, intrépide, ne craint pas de s’attirer les foudres de Madame MERKEL qui doit être châgrinée par cette largesse car cela ne va pas dans le sens de la diminution du coût du travail.

    2. Et on dit: Merci votre Majesté Hollande!
      1,4% pour l’augmentation du coût de la vie depuis le 1er janvier, et une pichenette de 0,6% correspondant à 8 € brut…tiens tiens, vont pouvoir se payer une pizza par mois les smicards! Enfin s’ils n’ont pas de crédits.
      Et puis de toute façon, sa Majesté Hollande s’en fou. Lui, quand il fait un régime, c’est salade aux truffes à 180 €. heuuu…combien déjà pour le smic?

      1. Je déteste cette façon d’exprimer votre haine de François Hollande grâce à ce blogue. Je suppose que vous regrettez le départ de votre président bling-bling et de la suppression du parapluie fiscal!
        Deux-Montagnes Québec

      2. Hollande est Président, il a nommé un Premier Ministre qui détermine et conduit la politique et un ministre du travail qui sait que l’augmentation du SMIC va coûter pour simplement l’Etat pas loin de 500 millions qu’il n’a pas et plus encore à la Sécu puisque l’Etat compense aussi les allègement de charges sociales d’un SMIC qui est le salaire minima de toutes les branches le plus élevé de l’Union.

        Par ailleurs, relever le SMIC de façon très significative conduit à un écrasement de la hiérarchie des salaires dans les branches professionnelles en dévalorisant tous ceux qui gagnent un peu plus que le SMIC.

        C’est en attendant les coups de pouce que l’on détruit la négociation collective et la syndicalisation. C’est quand même mieux que les salariés se bougent pour leur rémunération quitte pour l’employeur à faire un deal sur l’augmentation de la produvtivité

      3. @ lorimiera

        Petite nuance : ce n’est pas parce qu’on n’aime pas le renard qu’on regrette le loup…
        Vieille-Montagne Belgique

      4. @genetais

        que l’on détruit la négociation collective

        prenons un secteur comme l’hôtellerie
        peu ou pas de syndicat/ au mieux incompétent, au pire vendu, voir l’avenant passé il y a quelques années
        selon les hôtels:
        un tiers des effectifs + ou – saisonnier
        un autres tiers qui veut faire carrière surtout dans des groupes et dont le mot d’ordre et : « ne pas faire de vague »
        un dernier qui subit et qui a renoncé
        la négociation collective c’est un rapport de force et comme le rapport est pour les employeurs…
        la négociation collective c’est une grosse arnaque et les patrons l’ont bien compris eux qui ont tout fait pour que des accords d’entreprises puissent se substituer à des accords de branche et même au droit du travail dans son ensemble…y compris en instituant des mesures plus défavorable que le droit du travail
        l’état doit protéger les faibles et prendre ses responsabilités

      5. Je ne comprends pas complètement le raisonnement de Genetais.

        Le manque d’attrait des syndicats en France provient du fait qu’ils ne vivent pas des cotisations de leurs adhérents (le rapport parlementaire récemment paru disait que pas plus de 15 % des revenus des syndicats proviennent des cotisations de leurs membres, autrement dit en France les syndicats ne sont pas financièrement indépendants – or, qui paie commande) – pendant des années, ils se sont passés d’en chercher attendus qu’ils étaient assurés d’être déclarés représentatifs – on appelait cela la présomption irréfragable de représentativité – il suffisait d’être né avant guerre et d’avoir eu une attitude patriotique pendant l’occupation – ce qui fait que vous ne pouviez pas créer de syndicat, puisque ce syndicat n’aurait pas connu la guerre et n’aurait pas eu « une attitude patriotique pendant l’occupation ».
        Donc doublement verrouillé : en dehors des 5 centrales vous ne pouvez pas créer de syndicat (sud et unsa ne sont pas représentatifs pour cette raison notamment, il leur manque un critère : ils n’ont pas eu une attitude patriotique pendant l’occupation) et si vous êtes l’une des 5 centrales vous représentativité jusqu’à 2008 était « irréfragable » – même si aucun salarié ne verse de cotisation à votre organisation…

        Du coup, même si les organisations ne comptaient personne dans leurs rangs, ils suffisait de trouver un président et un trésorier et de s’affilier à l’un des 5 centrales et hop, vous aviez le pouvoir de signer des accords qui fixent le niveau de vie des travailleurs.

        Depuis 1950 le code du travail interdit, au contraire de la Belgique, d’étendre un accord qui garantit le niveau de vie en l’indexant sur l’inflation – et du coup, parce que la loi leur donne le stylo et le pouvoir de négocier des accords fixant les salaires – alors qu’ils ne représentent personne et que ce sont bien souvent des coquilles vides – je parle du secteur privé – ces syndicats négocient de ton niveau de vie.

        Quand on ne représente personne, qu’on est un « syndicat sur le papier », on n’obtient pas grand chose et du coup les salariés ne voient plus l’intérêt de cotiser pour garantir l’indépendance de leurs syndicats. C’est un cercle vicieux.

        Depuis il y a eu la réforme Sarkozy qui détermine la représentativité par l’élection (on confond le syndicat avec un parti politique…), non pas au niveau des branches, mais au niveau des entreprises, ce qui fait que vous aurez d’un côté des syndicats jaunes type CSL-simca (le syndicat du patron) dans les entreprises, et d’un autre côté deux grandes centrales au niveau interprofessionnel avec personne dedans – et comme cela on pourra amuser la galerie. C’est la CGT et la CFDT qui ont voulu cela. C’est pas mal non ? Les patrons ont la belle vie en France.

        Si les syndicats ne sont pas capables de veiller à l’harmonisation de l’échelle des salaires, c’est qu’ils n’ont pas assez de membres : il y a peut-être un travail d’éducation à faire sur ce qu’est la lutte des classes et de l’intérêt qu’il y a de cotiser à son syndicat pour garantir son niveau de vie. Et ce n’est pas une question de niveau du Smic ceci ou du smic cela. C’est le principe de la négociation collective que Sarko voulait purement et simplement remettre en cause : il voulait balayer l’idée même de convention collective et de garantie collective. Autrement dit, si on revenait à la loi Le Chapelier, à Casimir-Périer, ce serait le pied total.

        Cependant, avec les syndicats qu’on a ici -« sur le papier », il vaut mieux qu’il y ait un smic parce que sinon ce serait le tiers monde ici – ou bien Casimir-Périer (je vous recommande son tombeau au Père Lachaise, si on veut comprendre ce qu’est la bourgeoisie, tout le symbole y est…).

      6. @ Un Belge «ce n’est pas parce qu’on n’aime pas le renard qu’on regrette le loup…» Et qui vous dit le contraire? J’ai écrit: «Je suppose…»
        Je me souviens du temps de mes études à Lìége, et oui principataire de 1958-1962, d’une usine au nom de Vielle-Montagne mais je ne connais pas de patelin de ce nom, monsieur Le Belge.
        Deux-Montagnes Québec

      7. Le SMIC est le salaire « minimum » que l’Etat impose aux entreprises d’appliquer

        Deux remarques :

        1/ Le poids énorme des salariés qui sont payés au niveau du SMIC ou un chouia plus haut
        2/ Ce n’est pas l’Etat, mais le chef d’entreprise qui fixe le niveau de salaire (sauf dans un régime communiste)

        On peut se poser la question : Pourquoi les chef d’entreprise ne donnent pas de salaires plus élevés que le SMIC ?
        Réponse : Pour augmenter leurs bénéfices pardi !!!

      8. Pour Répondre à Dany

        J’ai rarement vu sur ce blog autant d’affirmations vaseuses et fausses. Il confond création d’un syndicat qui est permis par le code du travail et représentativité qui correspond à de nouvelles règles.

        En ce qui concerne l’extension des accords collectifs tous ce qui est dit est faux et n’est pas du tout la pratique institutionnelle qui est codifiées à la fois par la pratique de la négociation des convention collective et la loi pour donner force de loi aux textes qui seront appliqués à toute une profession.

        Dany est fermement invité à mieux se pourvoir…..

      9. / Ce n’est pas l’Etat, mais le chef d’entreprise qui fixe le niveau de salaire

        Au niveau du Smic, sans formation ni compétence aucune, oui. Pour de plus hauts salaires ou des postes recherchés, me semble que l’employé a encore une bonne marge de négo. J’ai par exemple quelques potes boulangers ou plombiers qui pourraient vous en causer, et je vous parle pas du retaurateur avec son chef cuistot…

    3. Soyons précis, ne tombons pas dans la sauce hollandaise:

      Le séminaire gouvernemental s’engage dans la même voie que Fillon et Sarko:
      – redressement des comptes publics, réduction du déficit à 3% en 2013 avec retour à l’équilibre en 2017, réduction de la dette d’ici 2017.
      – blocage des effectifs de la fonction publique soit, après recrutements dans l’Education Nationale la police(!) et la justice, porte le non remplacement de 2 fonctionnaires sur 3 pour tous les autres secteurs !
      – maîtrise des dépenses sociales et l’engagement dans cet effort des collectivités territoriales.

      Ce dont avait rêvé Sarkozy c’est Hollande et sa majorité PC-PS qui le fait !
      Bienvenue au Merkoland!

      Pareil au pire: montant dérisoire du coup de pouce au SMIC de 0, 6 % soit 6, 6 euros d’augmentation nets mensuels, ce qui revient à une baisse de pouvoir d’achat vue la non repésentativité de l’indice des prix pour la consommation populaire.

      Bref: aucun changement, sauf dans la forme…
      Il faut un SMIC à 1700 euros nets tout de suite
      et une augmentation égale pour toutes et tous de 300 euros. .

      1. Tout ce dont vous parlez était très précisément dans le programme du PS et du candidat Hollande.
        En gros vous reprochez aux français d’avoir fait ce choix…
        Qu’est-ce qu’a à voir le PC dans tout ça ?

      2. Augmenter de 10% le SMIG en abaissant d’autant le temps légal de travail à 32H aurait eu un bien meilleur effet sur l’emploi et sur la croissance sauf pour M. les actionnaires !

      3. @ Alain

        Pas tout quand même. Il aurait perdu les élections…
        par ex suppression: de 2 postes sur 3, et absence de fait de révalorisaton du SMIC.
        Il nous reste à sortir les dents…
        Le PC et ses satellites se situent dans la majorité de « gôche »…
        avant de disparaitre pour de bon avec la fin des 5 ans,
        et renaitre à la Bastille en 2017 avec un nouveau programme Le Butin d’Abord…

      4. Comme expliqué souvent ici, à commencer par Paul,
        les progrès de la productivité ne profitent qu’aux accapareurs de la richesse,
        la ploutocratie dite aussi bourgeoisie.
        Chacun pourrait vivre décemment, ce que le SMIC de Flamby,
        et sa majorité de gôche plus rien ne permet pas.

        En travaillant moins d’heures, et sans chomage.
        Question de sortir du cadre.
        Mais l’alternance électoral est faite pour cela:
        nous maintenir dans le cadre.
        Mais on est de plus en plus nombreux à préparer la sortie,
        par tous les moyens nécessaires, car nous n’auront pas le choix.

      5. @Charles A

        « les progrès de la productivité ne profitent qu’aux accapareurs de la richesse »

        C’est un point de vue idéologique complètement faux. Pour s’en convaincre il suffit de comparer la productivité à l’époque soviétique et la productivité russe actuelle. Le niveau de vie a fait un énorme bond en avant.

      6. @Pignouf (pas l’premier hélas, ou heureusement selon le sens qu’on donne à 1er)

        INSEE – Conditions de vie et pauvreté en Russie
        1: suis pas convaincu par votre histoire de niveau de vie.
        2; qui vous a dit qu’il n’y avait pas d’accapareurs à l’époque soviétique ?

        à moins que vous n’ayez un point de vue idéologique, point de vue souvent marqué d’ailleurs par une réaction qui revient régulièrement à dire que c’est la merde actuelle ou la merde soviétique. Après on viendra nous dire que c’est les « gauchistes » qui sont manichéens… gonflé tout de même.

      7. Quand je pense que quand l’homme vivait de chasse et de pêche, il suffisait de 3 heures de travail par jour pour vivre…

      8. @Vincent Wallon

        « qui vous a dit qu’il n’y avait pas d’accapareurs à l’époque soviétique ? »

        La question n’est pas celle-là, la question est liée au gain de productivité. Or l’histoire russe démontre qu’un grand gain de productivité a profité à l’ensemble de la population (discutez avec des Russes pour vous en convaincre). Sur des micro-gains de productivité, l’assertion de l’auteur est peut-être valable, mais pas du tout à grande échelle.

        « oint de vue souvent marqué d’ailleurs par une réaction qui revient régulièrement à dire que c’est la merde actuelle ou la merde soviétique »

        Vous m’attribuez un propos que je n’ai pas tenu.

        « Après on viendra nous dire que c’est les « gauchistes » qui sont manichéens »

        Là vous y allez fort, mais il est incontestable que les forces gauchisantes (extrême-gauche) ont de tous temps prétendu savoir ce qui était bon et mauvais pour autrui (définition même du manichéisme), quitte à l’imposer de force ou éliminer les forces adverses une fois au pouvoir. Néanmoins le libéralisme, malgré qu’il laisse plus de marge de manoeuvre aux individus finit aussi par imposer un mode de vie loin de faire l’unanimité.

      9. Pignouf ratifie mon propos.
        Quand on parle de la productivité et des profits accaparés
        par la bourgeoisie en France, il détourne vers l’URSS.
        Un point Goodwin !

    4. C’est une habitude récurrente de considérer que la Presse n’est pas libre et, qu’elle est inféodée au Pouvoir. Un réflexe de gauchiste insatisfait de tout en quelque sorte.

      Est-ce que l’on ne pourrait pas tout simplement considérer que les journalistes ne font que relayer l’information et tenter simplement de l’expliquer avec toutes les contraintes inhérentes au fonctionnement d’un journal à 20H regardé par plusieurs millions de personnes. L’insuffisance de cette information vient tout simplement que ceux comme vous qui ne partagent pas cette info ne savent pas faire masse pour faire entendre leur analyse différente.

      1. @Genetais :
        Il faut qd meme vous interroger sur le « pourquoi » d’achats d’organes de presse ecrites olu tv , déficitaires …….par des gens qui n’ont rien de passionnés ou de fibre journalistique comme Dassault .
        Tarde disait que s’ il faut se mefier des hommes d’ un seul livre , il faut encore plus se mefier des hommes d’ un seul journal …mais c’etait a une époque ou un journal reflétait l’ opinion d’ un groupe défini , en général l’ opinion de ses lecteurs .

      2. Vous n’avez pas été journaliste, ça se voit.
        Moi, je connais et je vous dit qu’elle n’est pas plus « libre »
        que les politiciens professionnels, dans un régime de dictature du capital.

      3. @Genetais
        l’emploi du mot « gauchiste » vaut ici toutes les analyses et autres études psychologiques
        je me rappel avoir lu quelques articles du Figaro à l’époque de la « loi Devaquet » et des gréves j’étais étudiant et j’avais participé a quelques assemblées générales
        les contre vérités étaient tellement hallucinantes, la caricature si grosse que je n’ai plus jamais ouvert ce torchon
        c’est un bel exemple de la liberté de la presse

      4. Les premiers à rigoler de la « liberté » de la presse en France, ce sont les journalistes anglais…

      5. Liberté de la presse ?
        Je n’y crois pas une seconde.
        Il y a les « journalistes » formatés dans « de bonnes écoles » qui diffusent la bible de leur maîtres. Ceux là disent la vérité à laquelle ils croient, donc quelque part, ils ne mentent pas….pour moi, ce ne sont pas les pires, ils n’ont simplement pas la possibilité de voir qu’ils marchent dans un système anti-démocratique. Ils vivent sur une autre planète. Les écouter me raconter leur monde me fait toujours un drôle d’effet.
        Il y a les autres, ceux qui savent très bien de quoi il retourne…..mais qui vivent du système et ne veulent pas le changer.
        « L’information » est du consommable pré-mâché, les journalistes ne vont même plus sur les lieux de conflits, ils se contentent de diffuser la propagande offerte gracieusement pas tel ou tel groupe.
        Recement, le témoignage d’une intervenantesur le sujet grec, dans « C dans l’air » : ses propos avaient été coupés aux bons endroits pour lui faire dire ce qui va dans le sens du courant dominant.
        Et puis, un problème avec total, me souvient plus de quoi au juste….pollution ? : seul Ouest France parlait ouvertement des faits….le soir même, ils recevaient un coup de fil qui les informait qu’une campagne de pub allait être lancée, et que, c’est dommage, mais ils ne l’auraient pas, si les propos restaient les mêmes. L’article du lendemain allait « dans le bon sens », le sens de Total. Et ils ont eu la pu et l’argent qui va avec.
        Des centaines d’exemples chaque jour.
        Le système est bien tenu, il n’y a qu’à voir combien de sujets passent à la trappe pour éviter le réveil des masses.
        C’est mon point du vu….Il faudrait me payer cher pour me faire changer d’avis….en même temps, si c’est une grosse somme….allez, une offre ?

  3. bonjour
    Une réaction affective à mon chroniqueur préféré.
    Et donc pourquoi continuez-vous à faire semblant de vous battre contre les moulins à vent, chers à Don Quijote??
    Tout ce que vous écrivez est vrai…mais vous faites comme si il fallait ‘oublier l’affect des leaders ou des « qui n’en peuvent mais » (j’évite volontairement le terme de « lumpen proletariat » qui peut être assimilé, même sur ce site, à une provocation….) .. donc la réalité biologique.
    Là, vous nous parlez essentiellement de l’Allemagne. Et je suis sûr que certaines des demandes politiques allemandes ont votre assentiment raisonnable!!! Mais re-masterisées par le monde actuel… c’est pas TIp/Top, même si politiquement, il faut faire avec!!!! [au passage, tout le monde oubliant le problème de la nativité dans ce pays… ==> cf les articles actuels d’Olivier Berruyer qui ne fait que reprendre le discours d’un certain autre qui avait essayé de bien expliquer le futur sur ces bases]
    Je pense, plus que sincèrement que vous valez mieux, dans votre cerveau, que cet article!!! D’accord vous faites, et très bien à mes yeux, votre boulot de journaliste. Mais, in fine, que ce doit être désespérant de bien comprendre les causes et les propositions qui font tout rater… et donc à la sortie d’être mal.
    So that, je vous livre une réponse inutile sur l’admiration des Allemands sur le Weimaraner (que je ne comprenais pas ..et qui me surprenait en permanence, dès que mon chien avait à faire à des gens de l’est…)
    La personne en question est une éleveuse, née en France mais de parents allemands…
    [Pour ce qui est de votre question ,que représente ce chien à nos yeux d’allemand,et bien peut-être tout simplement,ce que nous sommes,d’apparence très durs,avec un caractère très bien trempé,sachant ce que nous voulons, mais..très tendres,aimants et vrais,nous n’avons jamais peur de dire ce que nous sommes et ce que nous pensons,ou plus exactement, nous disons tout haut ce que tout le monde pense tout bas!!
    Ce chien nous ressemble, tout simplement…très fièr!!]
    je pense, que ces quelques mots devraient nous obliger à arrêter de tout considérer en fonction de notre nombril français, non??
    Chris

    1. les allemands sont « stolz » fiers mais ils confondent fierté avec orgueil (hochmut ) …un peu de « wittz » , un peu d’esprit tempererait bien l’orgueil ..

      1. très joliment dit et finement analysé
        cela met des mots sur le ressenti que j’avais a l’égard des collégues ou connaissances allemandes

    2. Oh ? Z’ont un problème avec la « nativité » nos frères zallemands ? Sans déc ? Pas avec la natalité plutôt ? Les grecs sont pires cela dit, pour leur natalité bien sûr, pas pour leur Nativité.

  4. Merci pour le rappel du merveilleux Pierre Dac. Mais jusqu’où nos dirigeants pourront-ils aller dans leurs inventions pour nous dépouiller de nos droits ? Est-il « irresponsable » de s’indigner avant d’être complètement ruiné ? Pourquoi avons-nous peur du fascisme alors que nous l’avons déjà ? Pourquoi votons-nous pour ces partis qui travaillent aussi délibérément contre nous ?

    1. Ce n’est qu’au bord de l’enfer que les peuples se soulèvent
      contre un ordre injuste et ses serviteurs, ici tous les politiciens professionnels.
      Une seule chose à faire: préparer projet, stratégie, terrain,
      avec les quelques % d’ouvriers de la première heure,
      pour accueillir au mieux les 99%.
      Toutes les formes de guerre de position, y compris ce blog,
      réduiront la dureté des affrontements, mais ils viendront.

      1. Ces affrontements à venir dont vous parlez et si je lis bien lu entre vos lignes, risquent de se révéler violents. Ce serait la pire des choses qui puisse arriver. Ils seront contre productifs parce que détournés et bien gentiement récupérés. Le problème est bien là – outre le fait que la crise que nous vivons est complexe et qu’il est donc difficile de fédérer autour d’idées de justice et d’ égalité – en obtenant le pouvoir par la force, on finit par vouloir le conserver par la force.

  5. L’actualité est bien évidemment intéressante. La VRAIE, je parle.
    Par contre, si les Allemands n’ont pas de retraite par répartition mais une retraite par capitalisation, ils se doivent de sauver ce système même voué à l’échec.
    Quelqu’un peut-il me le confirmer..??

    1. C’est exact, à l’exception je crois de quelques ayant droit de l’ex-RDA qui ont été pris en charge par l’Etat Allemand lors de la réunification.

    2. Ayant été employé dans le privé en Allemagne en 2002–2006 j’ai bien sûr payé une retraite sur mon salaire. Et il ne s’agissait pas d’une retraite privée par capitalisation mais bien d’une retraite par répartition. Il me semble que c’est encore la règle générale, et que la fécondité désastreuse mettra ladite caisse de retraite à rude épreuve, d’ici peu d’années, d’où la retraite à 67 ans.

      Les retraites par capitalisation sont encouragées en complément, cependant.

      Ce qui est parfois privé, c’est l’assurance maladie. Mais adhérer à une caisse privée n’est autorisé qu’aux salaires élevés. À l’époque plus de 2500 euros net mensuels étaient demandés.

      1. L’Allemagne a calé l’âge de départ à la retraite à 67 ans, mais confirmez mois cette autre donnée, il faut au travailleur allemand 35 ans d’annuités pour partir à taux plein. Est-ce exact ?

    3. Yvan et Billabong : – 60.
      Non seulement retraite par répartition mais notoirement plus généreuse -pour le moment – que la Sécu française. Faut se calmer les mecs.
      Et les ass-vie françaises, mes zozos sérénissimes, c’en est-y pas de la capitalisation généreusissime ? Pas d’leçons à donner aux allemands sur le sujet, quoi qu’en disent et résident certains. Et on est bien en première ligne pour sauver le merdier – le financier pas le social bien sûr, devant les allemands sans doute.

      1. Retraite par répartition mais dont le montant ne permet pas de vivre. On incite tous les travailleurs y compris les jeunes dès leur entrée dans le monde du travail à mettre de l’argent de côté dans des fonds par capitalisation (Riester-Rente). Merci qui ? Gerhard Schröder de la SPD et son agenda 2010.

      2. T’es bien sûr, Vigneron ?
        J’ai un comparatif devant moi datant de 2007 (dispo sur le site de la FFA) qui montre que la fameuse générosité par répartition dont dont tu parles est loin d’être partagée et loin des niveaux que tu annonces.

        On parle bien de la même chose ?
        ie retraite par répartition collectée sur l’assiette des salaires et revenus du travail ?

      3. Oui, Vigneron, il faut bien admettre le caractère indiscutable de ton argument wikipédiatesque …

        Je le nuancerais cependant avec ceci : http://www.mouvementdemocrate.fr/actualites/telechargement/retraites-tableau-comparatif-ue.pdf
        et ceci :
        http://www.touteleurope.eu/fr/actions/social/emploi-protection-sociale/presentation/comparatif-l-age-de-la-retraite-dans-l-ue.html

        La question de la retraite est indissociable du pouvoir d’achat, donc de la structure même des postes de dépenses des principaux intéressés. Ainsi par exemple, en Allemagne, le prix du logement est relativement bas (achat ou loc), et celui de la nourriture plus élevé qu’ici. Toutefois, les prix alimentaires élevés ne viennent pas diminuer d’autant l’augmentation relative du pouvoir d’achat gagnée par les prix bas de logement. Donc, le pouvoir d’achat allemand en bénéficie, ceci indépendamment du montant des retraites…

        C’est un tout et non pas une lorgnette qu’il faut étudier.

        A te lire.

      4. Manu, faut pas comparer l’épargne placée sur le Riester allemand avec celle placée sur les Perp ou Perco français, mais bien plutôt la somme des fonds de pension par capitalisation allemands avec les fonds de pension plus les ass-vie en France. Et là ya pas photo, on est bien devant. Sur les retraites de base, là non plus ya pas photo, on est moins bien lotis. Faut dire qu’ici c’est l’État qui se charge de décider d’en haut et que les syndicats font quasiment office de d’amuseurs publics, de guignols de rue plus exactement, et forcément, pourquoi se syndiquer et payer des cotises si c’est un hôte élyséen qui décide via un ministre et un parlement aux garde à vous ? On vote tous les cinq ans, ça prend dix minutes et c’est marre. En plus on peut gueuler derrière en toute bonne conscience; ça baigne pour les putois et ragondins, dans la merde noire et bleue, mais ça baigne.
        Bah c’est pas bin grave. L’important n’est-ce pas c’est qu’il reste du pognon dans c’pays béni. Les ménages empruntent encore 3 ou 4% de leur RDB de plus chaque année (40 à 50 milliards) ? Bof, tant que le taux de placement financier net annuel reste à 8% (plus de 100 milliards), on va pas s’mettre Martel en tête. Quand on voit ces pauvres espagnols ou ces pauvres anglais c’qu’ils ont subi, la grosse rèche, le gadin d’anthologie, voire les allemands qui se désendettent depuis 10 ans et mettent pourtant pas plus de coté que nous encore aujourd’hui….
        http://www.revue-banque.fr/banque-detail-assurance/article/epargne-francaise-passee-au-crible-europeen#id769574
        De quoi ? Les quoi ? Les « chômeurzéprécaires » ? Keskecé ça ? C’est français ça ? Z’êtes sûr ?

  6. Une nouvelle fuite a permis de prendre connaissance d’une proposition de durcissement du pacte fiscal, qui donne à « une instance au sein de la zone euro » non seulement un droit de regard mais également la possibilité d’exiger la correction du budget d’un État qui sortirait des ratios de déficit et d’endettement.

    Serions-nous déjà bien piètres acheteurs en Europe ? Serions-nous déjà comparables aux Grecs ? Serions-nous déjà en guerre ? Et si cela ne sauve pas mieux l’Europe, les Marchés, le Monde, jusqu’où iront-ils demain ?

    Qu’est-ce que les auteurs de ce document espèrent obtenir en contrepartie ?

    Une manière comme une autre de conjurer le mauvais sort Européen,

    « Ce n’est pas un abandon de souveraineté, c’est un partage », a fait écho Jérôme Cahuzac, ministre français du budget, dans le louable effort de noyer le poisson.

    J’ai beau avoir de l’estime pour ce monsieur s’en est pas moins une perte de souveraineté, de toutes façons cela fait bien longtemps que les pays ont perdus leur petite culotte.

    En réclamant la réalisation préalable d’une « union politique » la chancelière cherche à créer le plus vite possible des faits accomplis afin de renforcer un pacte budgétaire sur lequel elle a du précédemment composer pour le faire adopter.

    Et si Angela apportait davantage de pétoche aux peuples ? Connnaissez-vous Calamity Jane ?

    1. Très juste, Jérémie, de citer le mauvais sort. Faut prier contre.
      Pour ma part, je ne suis pas superstitieu car ça porte malheur.

  7. Sur le blog allemand lostineurope il y a un commentaire de l’auteur sur le rapport « Towards a genuine economic and monetary union » tout juste publié suite aux cogitations des quatre ci-dessus. Il parle de « putsch d’en haut ». Dans ce rapport l’auteur ne trouve que 7 lignes en relation avec la démocratie, et encore… Par contre le système économique dans lequel nous vivons serait définitif. Exactement ce que j’avais pensé de feu le traité constitutionnel européen de 2005 et l’unique raison pour laquelle j’avais voté non (Chirac n’avait rien à voir la-dedans, comme les media ont essayé de me le faire croire). Et maintenant Schäuble qui parle d’un référendum en Allemagne…

    (Concernant Schäuble, je me demande qui dirige vraiment l’Allemagne? Un jour, un parlant de son chef Helmut Kohl, il a déclaré « J’ai fait ce qu’il aurait fait s’il avait compris la question ». Or Angela était la petite protégée de Kohl……..)

      1. @lisztfr

        J’ai été pour une Europe fédérale, c’était avant la grande fuite en avant néo-libérale et antidémocratique.
        Aujourd’hui, je ne suis pas favorable à une fédération qui se ferait seul profit de la finance et sans les peuples, là dessus je suis clair.
        Par contre je reste favorable à un processus (à priori long) de type fédéral, sous réserve qu’il respecterait les diverses sensibilités nationales qui composent l’Europe. Sous réserve qu’il soit démocratique, c’est à dire dégagé du joug des marchés.
        Si ces conditions ne sont pas réalisées je suis aujourd’hui opposé à une évolution de type fédéral.
        Ce qui nous est proposé actuellement TSCG+MES+two pack ne réunit pas ces conditions: fait dans l’urgence, pour satisfaire aux intérêts des marchés et non des peuples, donc je dis NON, comme je l’ai dit au TCE en 2005. Je persiste et signe.
        Pour le reste que proposez vous ? D’en rester aux Etats-Nations historiques qui se protègent derrière leurs frontières, ou un super Etat Européen sorte de France à l’échelle du continent (entre parenthèses Napoléon a essayé, l’aventure s’est terminée à Waterloo), ou une Europe des régions, ou que sais-je ?
        Je rappelle que la France, n’est à l’origine qu’un assemblage de régions assez diverses dans leurs parlers, leurs cultures et leurs traditions. C’est parce que l’une des régions (l’Ile de France) a eu la suprématie militaire, politique et finalement économique sur les autres que la France est devenue ce qu’elle est aujourd’hui.
        Après tout si l’on suit votre refus de tout regroupement des Etat-Nations actuels, pourquoi ne pas rendre aux régions françaises et des autres pays l’autonomie qu’elles ont perdu en étant intégrée à la France et aux autres Etats ? Où est la limite entre ce qui est bon en terme d’espace politique, économique et culturel commun et ce qui ne l’est pas ?

      2. @Nicks

        Il va s’en dire qu’il s’agirait d’une Europe des régions, fédéraliste.

        Bref: à l’allemande… 🙂

      3. @Bruno

        Je me suis laissé dire que les allemands de l’ouest commencent à en avoir marre de payer pour les landers de l’est ? Pas viable…Il y a des choses qu’on peut emprunter au modèle allemand, mais pour ce qui est de la cohésion, il n’y a pas photo, le nôtre est sans égal.

      4. Macarel, faites gaffe aux raccourcis du genre « c’est à dire », surtout quand c’est pas tout à fait à dire, ou tout c’qu’y aurait à dire. Exemple :

        je reste favorable à un processus (à priori long) de type fédéral […] sous réserve qu’il soit démocratique, c’est à dire dégagé du joug des marchés.

        Very-sehr-très maladroit. Y’en a pas mal d’autres en réserve, de jougs, à c’qui paraît. Et pi le joug c’est très séyant comme accessoire, non ? Pour une belle paire de boeufs j’veux dire. Plus un bon aiguillon.

      5. @vigneron

        Bien sûr, qu’il y a d’autres jougs, ceux qui ont servis à constituer les Etats-Nations actuels, exemple l’ Espagne:

        Le Joug et les Flèches étaient, à l’origine, des images chères à Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon. Ce couple, que l’histoire désigne sous le nom de « Rois catholiques », avait uni, par son mariage, ses terres éparses pour en faire le Royaume d’Espagne unifié. C’est pourquoi il a choisi justement le symbole du joug et des flèches, parce que les lettres initiales de ces deux mots correspondaient aux prénoms des époux : Isabelle arborait un ensemble de flèches (en espagnol « flechas », avec un « F » comme dans « Ferdinand ») et Ferdinand arborait un joug (en espagnol « yugo », avec un « Y » comme dans « Ysabella »).

        Puis dans les années 30, ce symbolisme fut repris par la phalange espagnole:

        Les JONS s’unirent en 1934 à la Phalange fondée par José Antonio Primo de Rivera ; la nouvelle organisation, fruit de la fusion, utilisa immédiatement le joug et les flèches dans sa symbolique. La fusion entre Phalange et JONS avait un style nettement fasciste, ce qui, à l’époque, exerçait une réelle fascination sur la jeunesse espagnole. José Antonio fut arrêté dès mars 1936, puis, au début de la guerre civile, condamné à mort à la suite d’un procès spectacle et finalement fusillé en novembre. La Phalange était dès lors sans chef. Franco la fusionna avec les monarchistes. La nouvelle union s’appela la « Falange Espanola Tradicionalista y de la JONS », devint le parti monopole de l’Espagne franquiste. L’emblème du joug et des flèches fut conservé, car Franco aimait renouer, lui aussi, du moins symboliquement, avec le passé glorieux de l’Empire espagnol.

    1. Tant que les désidérata émaneront des mal en point ils seront suspects d’une subjectivité qui les décrédibilise. La moindre des vulnérabilités de l’argumentaire de Irene Lopez n’est certainement pas celle d’être originaire d’un pays qui a raté piteusement le modèle fédéral qu’elle appelle de ses voeux.

      Il faut donner envie à ceux qui ont tout à perdre car, c’est clair, on peut comprendre l’urgence de ceux qui ont tout à gagner.

    2. @ Bruno

      L’Europe des régions?

      C’est à dire la fin des États-Nations. Ce qui aboutirait à la dissolution de toute souveraineté, de tous pouvoir. Il ne resterait que nos yeux pour pleurer notre impuissance nouvelle.

      J’étais aussi fédéraliste avant…maintenant je prône une Europe des États avec de simple coopération.

      1. @Bruno

        Fédéralisme à la condition que le processus s’accompagne d’un approfondissement des institutions de l’UE dans un sens d’une plus grande démocratie. S’il est fait un réel effort pour créer un espace de débat commun au niveau européen.
        Sinon je pense que le fédéralisme sous la contrainte sera un échec.
        A moins que les mesures prises dans l’urgence, ne permettent rapidement de relancer l’économie européenne, auquel cas le mécontentement populaire s’estompera.
        Mais c’est un pari très risqué, car si l’économie continue de se déglinguer l’équation pour les populations sera simple:

        EURO(PE)=CHOMAGE
        EURO(PE)=RETRAITE A 70 ans
        EURO(PE)=NE PLUS POUVOIR SE FAIRE SOIGNER
        EURO(PE)=BAISSE NIVEAU DE VIE
        EURO(PE)=mise à la casse des services publics

        Et le replis sur les nations historiques sera inévitable, que cela plaise ou non.

      2. EURO(PE)=CHOMAGE EURO(PE)=RETRAITE A 70 ans EURO(PE)=NE PLUS POUVOIR SE FAIRE SOIGNER EURO(PE)=BAISSE NIVEAU DE VIE EURO(PE)=mise à la casse des services publics

        Sans oublier le plus grave AMHA :
        EURO(PE) = la scarlatine pour tous et du noyage industrialisé d’étudiants-diants-diants dans la Garonne.

      3. le problème des retraites est relatif au travail divisé et au tissu social divisé . ce qui a été historiquement divisé peut il se reconstituer ? éclaté géographiquement , éloignés de ses proches, de ceux que l’on considère comme famille choisie, et par conséquent quand la majorité est cloisonnée dans des micro cellules , chacun préserve ses acquits . et l’argent fait office de lien social, au lieu du travail , des moyens d’action .

    3. La dernière phrase du texte del Pais est :
      « Je crois en l’Europe et je crois que nous devons aller de l’avant ».

      C’est bien le problème. Les choses sont si complexes qu’on est obligé de « croire ». On est dans le mystique avec toutes les conséquences désastreuses qui en découleront.

      Le plus urgent et important aujourd’hui est de sortir de cette ambiance mystique.
      Il faut geler l’Europe et ne faire que de petites choses évidentes.
      Il faut une politique de petits pas qui se substitue à la fuite en avant où la seule discussion est celle de son accélération plus ou moins forte.

  8. Le petit train de l’histoire nous aura appris une chose « Attention un sommet peut en cacher un autre ».

    1. Dans la bousculade de soluces, George Soros tient la corde. Son Schmilblic (sans « k ») s’appelle l’AFE et mettrait en place le FRD « a modified form of the European Debt Redemption Pact that was proposed by Merkel’s Council of Economic Advisers and endorsed by Germany’s Social Democrats and Greens. » Ici l’anglais, où apparaît le rassurant mot de « redemption ».

  9. http://blogs.lexpress.fr/attali/2012/06/25/repenser-la-depense/

    Il est drôle Attali : cet article est un fabuleux contre-sens…sous prétexte de repenser la dépense, il appelle à réduire ses dépenses (et implicitement les salaires), malgré ses dénégations répétées.

    Notamment, ce passage :

    Chacun d’entre nous doit donc se poser ces questions simples et radicales : ne peut on réduire sa consommation d’énergie ? Ne peut-on acheter autrement sa nourriture ? ses vêtements ? Ses vacances ? Ses livres ? Sa musique ? Chacun d’entre nous aurait beaucoup à gagner à se livrer honnêtement à cet exercice. Il s’apercevrait qu’il y a dans les budgets les mieux tenus d’innombrables économies possibles ; et utiles, même si elles sont minuscules.

    Pour la consommation d’énergie, on pourrait la réduire (la mise en conformité écologique représente un coût d’entrée que certains ne peuvent se payer sans aide toutefois) mais son coût difficilement (puisque l’énergie se fait rare)

    La nourriture : on pourrait réduire les marges que se font la grande distribution…sinon, il reste eco+, mais certains sont déjà à ce régime…

    Les vêtements : le Guerrisol de la place de Clichy est plein à tout heure de la journée…Attali a de nombreux adeptes…mais il n’y a pas de costume italien dans ces friperies…

    Les livres : la bibliothèque, c’est pratique tout comme les livres d’occasion…mais à ce qu’il paraît, on lirait de moins en moins…je trouve ça triste…on pourrait réduire le prix du livre peut-être ?

    La musique : il y a le téléchargement illégal et ce ne sont pas les cris d’orfraie d’Attali contre cette pratique qui fera changer d’avis les gens.

    Sans oublier que si l’on se place dans un cadre purement macroéconomique, cher aux actuels gouvernants, ce genre de politique a des rétroactions négatives nuisibles à l’indicateur-totem : la croissance du PIB…

    1. @l’albatros

      Il n’y a pas de solution, à partir de la ni Attali ni personne ne l’a.

      Ceci me fait resouvenir de l’intervention de Brice Couturier ce matin, toujours aussi borné. Il a mentionné toutes le mesures d’économie que devait réaliser l’assurance maladie, à savoir augmentation des recettes en rendant l’assurance privée obligatoire, prévention, etc, sauf, sauf, comme par hasard, le contrôle du prix des médocs, qui représente 1/3 de la dépense maladie. Alors ce fut une litanie de mesures douloureuses pour les médecins, les infirmières, les assurés, tous, sauf, l’industrie pharmacologique ! Quel étrange oubli ! Pourtant il avait bien noté que la Santé était un mixe privé/publique.

      La ministre a surtout dit qu’il fallait réduire la quantité de médoc prescrits, sans s’appesantir sur leur prix.

      1. Vous arrivez à écouter Brice Couturier vous? Quand vient son tour j’éteins la radio. Mais c’est rare car il faut reconnaître que c’est déjà un exploit qu’elle soit encore allumée quand sonne l’heure du catéchisme quotidien. J’ai décidé de commencer mes journées en étant de bonne humeur.

      2. C’est drôle Brice Couturier me fait le même effet, et j’éteins également mon poste au moment où il commence à ouvrir son c***** m**** (désolé pour le terme « autocensuré » mais dans son cas c’est tellement approprié).

      3. @Au sud de nulle part

        Brice C. est une andouille. Le royaume des andouilles tire sa force du nombre, de même que la secte de Ron Hubbard. Il n’y a aucun fondement rationnel à leurs idées, sauf, sauf, provisoirement mais la religion du provisoire doit se terminer un jour. Le provisoire est une catégorie, comme l’objet transitionnel qui devient le substitue à la réalité pour beaucoup de monde.

        Mon beau Brice C,
        Roi des forêts,
        Comme j’aime ta verdureeuhh

        Bientôt l’encaustique

      4. l’industrie pharmacologique est un lobby (trop) puissant en France…

        L’autre problème de la France, ce sont ces multinationales avec ses cadres qui font des allers-retours incessants entre le privé et le public.

        Le sens de l’état, c’est très important dans ce pays et il est en train de se perdre totalement.

    2. « la croissance du PIB… »

      Nous consommons déjà une part disproportionnée des ressources de la planète, et nous rêvons encore de croissance du PIB.

      A moins que nous parvenions à remplacer dans le PIB du « pouvoir d’achat » par de la « qualité de vie »…

      Et là, les petits trucs de Bon-papa Attali, et la recette de pain-perdu et de hachis Parmentier de Bonne-maman seront bien utiles.

      1. Parfaitement d’accord. Il faut un vrai programme de qualité de vie et trouver comment vivre mieux et moins consommer.
        Quitte à vivre l’austérité , il ne faut surtout pas que cela soit une parenthèse du ‘toujours plus consommer’.

    3. Attali a raison, pour un smicard, louer un studio à 6, avec roulement pour le couchage, comme dans les sous-marins, on peut réduire les frais de loyer, resto du coeur et Emmaus pour repas-habillement, un smicard peut dégager des excédents qu’il pourrait reverser à son employeur, pour favoriser la compétitivité de son entreprise !

      1. Merci lars, enfin des solutions. Elle est là la preuve que ce blog est force de propositions. D’ailleurs il me semble bien que les socialistes au gouvernement s’inspirent goulûment de vos idées. Vous êtes conseiller spécial à l’Elysée ou à Matignon?

  10. Une nouvelle fuite a permis de prendre connaissance d’une proposition de durcissement du pacte fiscal, qui donne à « une instance au sein de la zone euro » non seulement un droit de regard mais également la possibilité d’exiger la correction du budget d’un État qui sortirait des ratios de déficit et d’endettement.

    Et si l’on inversait la perspective, si les Etats exerçant « le pouvoir par le peuple, et pour le peuple », séparaient les banques, en banques de dépôt-investissement et banques commerciales, prenaient le contrôle des premières et laissaient les autres jouer à l’économie casino, tout en taxant les mouvements de capitaux et en fermant les paradis fiscaux.

    Ce seraient les Etats qui demanderaient des comptes aux banques et non l’inverse.

    Plus généralement, toute activité susceptible de créer un risque systémique pour nos sociétés, devraient être sous le contrôle direct des représentants des peuples: les banques de dépôt-investissement, tout ce qui concerne la production et la distribution d’énergie, tout ce qui concerne les infrastructures de transport et d’aménagement des territoires.

    Ainsi les Etats ou les groupes d’Etats retrouvant leur souveraineté perdue, pourraient financer les programmes sociaux et les services publics utiles à l’harmonie sociale.

    Dans le contexte de folie furieuse néo-libérale actuel, ce que je viens d’écrire est sans aucun doute une horreur, car la tendance est bien évidemment aux antipodes. Toutes les politiques menées et mises en place tendent à mettre les Etats sous le contrôle des intérêts financiers privés. Puisque désormais ce sont les budgets qui vont être sous le contrôle des acteurs privés via les agences de notation.

    L’excès de collectivisme a mené L’URSS à l’effondrement, de même l’excès de privatisation mènera l’UE à l’implosion. Et sans doute pas que l’UE d’ailleurs, les USA, la Grande-Bretagne risquent dans un futur pas si lointain de connaître les conséquences négatives de l’idéologie du tout privé.

    1. ce qui concerne la production et la distribution d’énergie, tout ce qui concerne les infrastructures de transport et d’aménagement des territoires.

      Plus généralement tout ce qui concerne la gestion des ressources naturelles, renouvelables ou pas.

      C’est d’une révolution copernicienne de l’économie politique dont nous avons besoin. Jeter les croyances dogmatiques des diverses églises bien pensantes aux orties, en finir avec les pratiques ésotériques, et revenir aux fondamentaux: la nature, l’homme, la société, le bien-être et le bien vivre.

    2. tout à fait vrai à mon gout, l’humain semble être oublié de
      la discussion et de l’avenir.
      Restera des chiffres et machines.

      Seulement au fond du gouffre nous réagirons. et c’est bien dommageable

    1. Ce rapport commence par:

      The economic and monetary union (EMU) was established to bring prosperity and stability
      across Europe. It is a cornerstone of the European Union. Today the EMU is facing a
      fundamental challenge. It needs to be strengthened to ensure economic and social welfare.

      Ce serait à se tordre de rire, si la situation actuelle dans la zone euro: des grecs, des espagnols, des irlandais, des portugais, des italiens, n’était pas si critique suite aux politiques menées ces dernières années par ces grands gourous de Bruxelles.
      Toutes les victimes de ces serial killers des Etats-Providence, se tordent plutôt de douleur.

  11. « Comment en effet faire avaliser une telle vision de l’Europe étroitement associée à l’austérité budgétaire, aux réformes structurelles et à la recherche d’une nouvelle compétitivité reposant sur la diminution du coût du travail ? »

    Avons-nous le choix ? Nous avons caché pendant longtemps, en nous endettant, le fait que nous ne produisions plus assez et que nous dépensions trop.

    Nous devons maintenant organiser la baisse de notre pouvoir d’achat à un niveau plus proche de la moyenne mondiale.

    Plus grand-chose ne justifie encore que nous consommions une part disproportionnée des ressources de la planète.

    « Nous avons déjà enregistré des avant-goûts inquiétants des réactions et des rejets qu’une telle perspective est susceptible de susciter. »

    Personne ne renonce facilement aux avantages auxquels il est habitué.

    « L’affirmation d’une stratégie alternative clairement dessinée n’en sera que plus importante. »

    Il nous reste la stratégie « vivre mieux avec moins ».

    1. vons-nous le choix ? Nous avons caché pendant longtemps, en nous endettant, le fait que nous ne produisions plus assez et que nous dépensions trop.

      C’est pourtant tout l’inverse. Nous traversons une crise de surproduction (ce qui est du reste normal). L’occidental moyen ne parvient tout simplement plus à consommer la production, même en ayant massivement recours à la dette depuis 20 ans. La Chine tente, bien qu’avec un peu de retard, de développer son marché intérieur à marche forcée pour pallier à la saturation du consommateur occidental…
      Nous produisons trop et ne consommons pas assez…

      1. La Chine produit trop de produits, pas nous ! Et nous n’avons plus les moyens de nous endetter pour acheter.

        La Chine réussira sans doute à développer son marché intérieur, et nous ne réussirons pas à maintenir notre pouvoir d’achat.

      2. Nous sommes dans une crise de surproduction depuis plus de 20 ans, quoi que vous en disiez. L’industrie automobile en est le parfait exemple. L’endettement à compensé un temps la baisse du pouvoir d’achat mais aujourd’hui c’est terminé. Les classes moyennes occidentales se sont trop appauvris pour absorber la production. Les délocalisations et la junk production made in china ont permis de maintenir les taux de profit mais elles n’ont fait que repoussé le problème en pesant encore davantage sur une demande atone.
        Même certains économistes du FMI font aujourd’hui ce constat : la paupérisation des classes moyennes et le creusement des inégalités a signé l’arrêt de mort de la société de consommation de masse et de la croissance. Cette tendance structurelle a la surproduction liée à la baisse tendancielle du taux de profit et à la compression salariale a du reste très bien été analysée par Marx dans « les crises du capitalisme ». Rien de tout cela n’est surprenant.
        En un sens, lorsque vous dites :

        La Chine produit trop de produits, pas nous !

        Vous mentez par omission car la Chine est notre sous-traitante et sa junk production nous est destinée…

    2. Pas grand chose à rajouter par rapport à ce que dit Ivan. Oui, n’en déplaise à plein de gens, la crise est une crise de surproduction.

      Je ne vais pas vous refaire la démonstration de Henri Houben (GRESEA) à ce sujet. Par contre, avant d’accuser les états dépensiers et de nous dire qu’on n’a qu’à revenir au XIXème siècle, et jeter à la poubelle nos systèmes de sécurité sociale et tutti quanti, je vous conseille de lire au moins ce long article de fin 2011 écrit par Houben : La crise, entre implosion et explosion.

      Et concernant la crise de surproduction, lisez son livre « La Crise de Trente Ans ».

      1. Si notre travail recevait une plus grande part des revenus de la production, nous pourrions consommer plus, et le problème lié à la surproduction serait résolu.

        Et le problème lié à la part disproportionnée des ressources limitées de la planète que nous consommons et que d’autres consommeraient bien à notre place, serait-il également résolu ?

        Et la fin du capitalisme de H. Houben est-il autre chose que la fin de notre hégémonie capitaliste, au moment où les nouveaux venus dans le jeu capitaliste connaissent des croissances que nous ne connaissons plus depuis longtemps ?

  12. « Mario Draghi, Jean-Claude Juncker, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso (dans le désordre) ne connaissent peut-être pas le schmilblick » : par contre, ils ressemblent bien à des « papis mouzo » !

    1. Lorsque l’un varie trop par rapport à l’autre, les swap sont réactivés.
      Et tout rentre « dans l’ordre ».

  13. …. »élection au suffrage universel d’un président européen »…dixit l’Allemand Schäuble…

    De quoi s’agit-il …en « vrai » :

    – d’une élection par tous les citoyens européens en âge de voter ?
    – combien de candidats possibles : 27 ( soit un candidat par État- Membre )…plus…????…sans limitation… ?
    – sauf diktat politique des Eurocrates…, on voit déjà élu le candidat de l’État-membre le plus NOMBREUX…(suivez mon regard par delà la ligne bleue des Vosges!).

    Simple question pour tenter de faire avancer le Schmilblick dans sa compréhension d’une future élection européenne où nous aurons tout à perdre de notre liberté-chérie… !!!!!

    L’avis de notre ami François Leclerc serait, ici, sans aucun doute, particulièrement éclairant!

    1. Quand on voit la « démocratie » en action pour l’élection d’un président en France, d’un parlement en Grèce, etc.., la perspective d’une élection européenne du même acabit laisse rêveur.

    2. Duc.

      sauf diktat politique des Eurocrates…, on voit déjà élu le candidat de l’État-membre le plus NOMBREUX…(suivez mon regard par delà la igne bleue des Vosges!).

      Pour sûr, on voit très bien d’ici les français, italiens, espagnols, portugais, grecs, roumains, polonais, tchèques, irlandais,… anglais même, voter comme un un seul homme pour un Wolfgang Schauble par exemple. Pardine..

      1. Scusez moué Vigneron, mais si chaque État vote pour son candidat qui gagne l’élection?
        Deux-Montagnes Québec

      2. Deux Montagnes, aucune idée du mode de scrutin ni de désignation des candidats. Donc les projections de Duc sur les résultats, inspirées par un procès d’intention plus que convenu contre la réflexion de Schauble, ne valent que le poids de son antigermanisme doublé de son antifédéralisme sous-jacent. Un mode de scrutin favorisant une nation – ou même valorisant les problématiques nationales plutôt que la question fédérale – n’aurait évidemment aucun sens, si ce n’est un contresens. Et pour ce qui me concerne y’aurait aucune ambiguïté : plutôt voter pour un bon candidat allemand qu’un mauvais français. Capito ?
        PS : Je suppose que chaque candidat serait désigné par chaque groupe parlementaire reconnu à Strasbourg et non pas au niveau national. Là encore on peut supposer que les parlementaires européens, prendraient soin d’éviter si possible de choisir un candidat issu des deux grandes nations pivots, France et Allemagne, pour mettre en avant un candidat nationalement plus neutre.

    3. Tout ça sont des hochets pour nous amuser!
      a quoi pourrait bien servir un président de l’europe élu au suffrage universel (cf Van Rompuy) sans aucun pouvoir, avec un parlement croupion qui ne sert à rien et une commission européenne (non élue)qui gouverne réellement, en fin qui tente d’essayer!

      1. Tchoo, « aucun pouvoir » pour un président européen élu au suffrage universel ? Vous m’en direz tant…
        J’en vois un beau de hochet moi, un tchoochet même que j’l’appelle, un qui fait ding-ding quand on l’secoue.

  14. J’ai peine à croire que le temps mis par le gouvernement Grec pour entrer effectivement en fonction soit uniquement lié au délai normal (technique) de prise en main des dossiers.

    Attendent-ils l’arme au pied (c’est une image) des décisions de Bruxelles ou s’agit-il d’autre chose ?

    Je suis presque aussi inquiet à ce sujet qu’impatient de connaître le contenu de l’annonce que doit faire le CERN le 4 juillet prochain concernant le boson de Higgs.

    1. Quand le CERN ou la NASA auront découvert quelque chose de vraiment exceptionnel, ils ne feront certainement PAS de conférence de presse.

    2. J’ai peine à croire que le temps mis par le gouvernement Grec pour entrer effectivement en fonction soit uniquement lié au délai normal (technique) de prise en main des dossiers.

      Attendent-ils l’arme au pied (c’est une image) des décisions de Bruxelles ou s’agit-il d’autre chose ?

      Voyons voir :

      Samaras (1er ministre), il est tout malade avec son pauv’chtit oeil recouvert de pansements, il peut pas aller à Bruxelles *snif*

      Rapanos (ex ministre des finances), il est tout stressé même qu’il a démissionné juste avant de devoir aller à Bruxelles. *re-snif*

      Vernicos (adjoint au ministre des transports), lui il a dû démissionner parce qu’il est un tout, tout petit peu en défaut avec la loi, qui interdit aux membres du gouvernement d’avoir en même temps une participation dans une société offshore (ce pauvre homme est le propriétaire de Vernicos Yachts, qui vend ou met à disposition les yachts en question, ainsi que de la chaîne de « petites maisons de vacances » Verina sur l’île de Sifnos – pas d’inquiétude, il allait faire en sorte que les armateurs et les patrons de grandes chaînes hôtelières paient des impôts, je vous le dis !).

      Venizelos (le grand formidable président du PASOK) et Kouvelis (le grand formidable président de DIMAR) ont dit qu’ils iraient pas à Bruxelles, d’abord, et tant pis s’ils sont dans la coalition gouvernementale (et puis d’ailleurs ils ont courageusement refusé de placer des ministres dans le gouvernement grec, qui ne compte que des caciques corrompus jusqu’à l’os de ND) – ils iront quand Samaras ira pour dire aux méchants allemands « s’teuplaît madame Merkel, sois sympa, donne moi quelques années pour saigner mon peuple à blanc, là ils ont plus de jus, faut patienter un peu ».

      Au final, c’est le pauv’vieux Papoulias, tout chenu et usé, qui va aller se coltiner Bruxelles, pauvre président au titre purement honorifique, qui n’a constitutionnellement pas les pouvoirs nécessaires, et encore moins les connaissances approfondies des dossiers.

      (lisez Athens News, c’est follement marrant depuis la fin des élections, de voir tout ce petit monde se défiler avec un courage digne des plus grandes tragédies antiques…tiens, d’ailleurs, le festival d’Epidaure devrait bientôt commencer !)

  15. Chacun y va de sa petite proposition fédéralisante, un président de l’Europe au suffrage universel, un pouvoir budgétaire central plus fort, etc. Mais depuis le non au projet de traité qu’on a tenté de faire passer pour constitutionnel, aucun dirigeant européen n’ose poser la question en face : pourquoi pas une vraie constitution pour l’Europe au lieu de la fédéralisation rampante et désordonnée à la quelle nous assistons ? Nous ne manquons pas de constitutionnalistes de talent capables de proposer un texte global et cohérent. Si un tel projet était envisagé, il y aurait un grand intérêt à revisiter l’histoire du fédéralisme américain tant dédaigné par nous autres européens. On s’apercevrait que les américains on rencontré la plupart des écueils auxquels nous nous heurtons et que diverses options se sont affrontées. On pourrait en tirer leçon et ne pas commettre les mêmes erreurs, la question centrale étant la suivante : comment limiter par constitution la tendance naturelle de tout pouvoir fédéral à empiéter sur les compétences des États (Tocqueville). Voir http://www.euro92.com/acrob/feldman.pdf

    1. pourquoi pas une vraie constitution pour l’Europe

      Chiche, mais alors sans tous les articles gravant dans le marbre le modèle économique
      devant s’imposer à tout l’espace où s’appliquera ce texte. L’ex URSS s’y est déjà essayée, on a vu comment cela s’est terminé.
      Seulement, un texte qui correspond à la définition suivante:
      La Constitution d’un État a valeur de loi. Elle est à la fois l’acte politique et la loi fondamentale qui unit et régit de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des rapports entre gouvernants et gouvernés au sein de cet État, en tant qu’unité d’espace géographique et humain. La Constitution garantit les droits et les libertés de la communauté humaine concernée. En ce sens elle vise aussi à limiter le pouvoir des élus et autres représentants du peuple.

      « Petit soucis » tout de même, en Europe il n’y a pas une communauté humaine, mais 27.
      Chacune avec sa propre constitution, sa propre histoire, sa propre culture, sa propre langue.
      Va falloir des constitutionnalistes innovants et plein d’imagination !

      1. Il y a surtout une grande homogénéité en Europe ; ce n’est pas parce qu’on a un saucisse légèrement différente d’une vallée à l’autre que c’est VRAIMENT différent.

  16. CONNAISSEZ-VOUS LE SCHMILBLICK ?

    Est-que le schmilblick est-il réellement plus vertueux que part chez nous ? Est-que le schmilili a bien plus de vrais chiffres à montrer sous plus grande jupette de cachotteries ? Est-que par exemple le schmilblick peut vraiment sauver le monde de la combine ? De la servitude ? De la misère ? De l’exemplarité ? De la prochaine secousse sismique ? Est-que le schmilblick ressemble à quelque chose du même genre autre part ? Est-ce que moins l’on en parle et moins les Icebergs n’existent pas ? Surprise les enfants et encore ce n’est que le hors-d’œuvre pour les Amateurs de cuisine !

    http://www.huffingtonpost.fr/pascal-de-lima/le-colosse-economique-chinois-sur-des-pieds-d-argile_b_1615468.html

  17. François Leclerc nous décrit jour après jour, avec précision, cliniquement même, les traitements que sont en train de nous distiller les Chicago boys au niveau mondial… quelques uns regardent, essaient de comprendre, impuissants. Au moment où « l’Europe » se prépare à nous imposer rigueur et austérité en prenant le contrôle du budget des nations, les marchés prêtent de plus en plus chers aux Etats… qui n’arrivent même plus à payer les intérêts de leur dette. Désinformation, propagande généralisée, société du spectacle, tout le monde s’en fout, tout le monde s’en foot… grosse gueule de bois en perspective les amis !!

    1. Je vous le fais pas dire. Mais vous savez tout le monde ne s’en fout pas non plus, tout le monde ne regarde pas le foot, surtout lorsque cela en finit par toucher plus de gens, si cela perdure qui pourra encore se permettre d’acheter des places, c’est je crois bien plus des choses qu’il faudrait se dire, il n’y a pas non plus que des aveugles et des sourds dans les sociétés. Il y a aussi des personnes qui tentent tant bien que mal de prévenir leurs contemporains.

      1. Comment faudrait-il faire pour que cela soit vraiment efficace?
        Un manifeste suffisament clair et bien diffusé, qui agirait sur la conscience des citoyens européens? Comment faire advenir parmi les populations une prise de conscience qui les fasse réagir autrement que par la violence? Est-ce complètement irréaliste de suggérer que certain sur ce blog (qui me semblent très compétents à divers titres) se décident à se réunir pour pondre un tel papier et faire en sorte qu’il soit le plus lisible et visible possible.?

    2. Eh oui,comme vous je constate amérement autour de moi le déni complet de cette production financiére à bout de course,mais les relais sont omniprésents et notre capacité à réagir face à cette logorrhée financiére est encore à construire …demain donc,journée sans pluie,je termine le dernier carré de mon jardin en semant des haricots verts…

  18. Merkel Says No European Shared Liability As Long As She Lives.

    No comment..

    http://www.zerohedge.com/news/merkel-says-no-european-shared-liability-long-she-lives

    UE: le rapport Van Rompuy n’est pas convaincant, dit un ministre allemand.

    Le rapport du président de l’UE, Herman Van Rompuy, sur une intégration renforcée de la zone euro n’est pas convaincant, a déploré mardi le ministre allemand adjoint aux Affaires étrangères, jugeant que le document insistait trop sur une éventuelle mutualisation de la dette.

    http://www.rtbf.be/info/monde/detail_ue-le-rapport-van-rompuy-n-est-pas-convaincant-dit-un-ministre-allemand?id=7794247

    1. Si c’est le machin de 7 pages communiqué à la presse aujourd’hui, je veux bien le croire, que c’est pas convaincant.

      C’est tout simplement VIDE.

      Il blablate les mêmes poncifs « compétitivité, « finances saines », « politiques économiques en phase avec ces objectifs de compétitivité et assainissement », le tout saupoudré de « en tenant compte du bien-être social des peuples » et de « en renforçant la démocratie et la participation » qui me donnent envie de vomir.

      Bout de la route, falaise, abîme, trou noir, horizon des événements, mur de Planck, tout ça… -_-

  19. « Comment en effet faire avaliser une telle vision de l’Europe … »
    Pourquoi faire avaliser quand on peut imposer ?
    Un peu de désinformation, beaucoup de manipulation et de propagande, et le tour sera joué.

    1. Un peu de désinformation, beaucoup de manipulation et de propagande, et le tour sera joué.

      Ce que vous constatez est partout,

      Beaucoup de ceux qui dirigent les autres de part le monde, pourraient tout de suite se dire en vous lisant, que vous déraisonnez, que vous êtes trop ceci ou cela que vous voyez de la désinformation partout.

      Surtout si votre propre vie dans l’échelle sociale de ce monde pourrait paraître trop peu conforme et semblable à la leur. La position est partout la référence, l’exemplarité, la performance, le résultat ou l’issue, c’est bien connu un pauvre bougre ne peut pas voir plus loin qu’une personne plus hautement placée dans l’échelle sociale des choses.

      Au dela des choses qui sont habituellement ressassées aux masses, nous pouvons tout de suite voir en quoi le point de vue des gens d’en haut, est bien plus enviable à faire entendre et suivre que celui des gens d’en bas. En fait faudrait toujours savoir mieux le faire croire partout en tête, et oui faut pas trop s’assoupir non plus des fois !

      Dans les hauteurs d’un tel monde, ils raisonnent tous bien comme il faut, car ils sont tous au dessus du monde, des petites gens écoeurés, mais vous, vous ne voyez absolument rien en étant en dessous, vous n’êtes pas du tout dans le réel, dans le bon point de vue, dans la bonne pensée des premières personnes bien établies du système.

      Ceci expliquant peut-être pourquoi un prophète n’est jamais bien reçu dans tous les temps. Mais n’en soyez pas triste, surtout à les entendre continuellement faire la leçon de conduite plus ou moins ceci ou cela à la fois, on pourrait même se dire que la cause est entendue, pas demain la veille alors le jugement dernier envers les pauvres.

      De plus si votre propos était davantage partagé et entendu autre part il ne pourrait même plus permettre alors à la Merkel et à tant d’autres de sa propre espèce de se vanter davantage aux images.

      Et si demain dans vos propres pays respectifs vous deviez représenter un plus grand danger envers les premiers intérêts commerciaux de la planète, à votre avis comment seriez-vous perçus en retour ? A votre avis comment pourriez-vous le constater de votre coté ?

      Toujours pour que nul ne puisse acheter et vendre s’il ne se montre pas plus conforme intellectuellement ou manuellement aux premiers intérêts marchands et idéologiques de la planète. Car l’amour de toutes ces choses premières dans le monde est bien à la racine de tous les maux.

    1. Discussion avec les ingénieurs, il y a qq années
      ING et cadres : « vous savez ils ont de très bons professionnels dans l’est ».
      Ma réponse :  » vous savez ils ont aussi de très bonnes universités qui forment de nombreux ingénieurs et autres pointures ».

      Cela pour montrer que tant que cela ne vous touche pas vous ne pouvez le comprendre
      et c’est bien dommage.

      Et retour au dicton quand ils sont venus chercher les grecs je n’étais pas grec…

      La nature humaine quoi.

  20. Quand on voit ce qu’on voit
    que l’on entend ce qu’on entend
    et que l’on sait ce qu’on sait
    on a raison de penser ce qu’on pense !
    P. Dac

    1. Pour les blogueuses…
      « La seule chose qu’on puisse tenir pour certaine quand une femme vous dit : « Je serais prête dans cinq minutes », c’est qu’elle parle français. »
      Pierre Dac.

    1. Il en rêvé toute sa vie. Je fiche un billet qu’il ne démissionne pas.

      En plus, Merkel est clair. « Elle vivante il n’y aura pas d’Euro Bond’s

  21. Bonsoir à tous

    Selon 0Hedge, Van Rompuy a du réduire son schmilblick de synthèse de 10 à 7 pages.
    Faut il en déduire que « tous ces Messieurs » refusent d’urnapouiller? *

    Ce serait consternant pour les concernés, même si un concerné n’est pas forcément un imbécile en état de siège, car cela signifierait que le blé de l’avenir radieux n’est pas près de lever dans le ciment qui protège les coffres renfermant tous les collatéraux de dettes de la BCE!

    * et réciproquement**
    ** à placer ou vous voudrez pour faciliter la compréhension des membres de la Commission.

    Cordiales OAT

  22. Question de Papy Bouzou de la Royal Bank of Scotland : est-ce qu’un cds çà tient dans la main ?

  23. Je pense qu’au sommet jeudi et vendredi prochain, ils vont affronter une Madame Merkel déterminée, surtout en ce qui concerne les Eurobonds: ce sera un non très clair. Les allemands refusent d’assumer les dettes des autres. D’ailleurs, la loi fondamentale allemande l’interdit.

      1. Et le pire c’est qu’elle se comporte comme une femme :-). Une femme en politique, ca peut être plus conflictuel qu’un adversaire masulin – je vous le garantie.

  24. A hopelessly misconceived blue print for Europe.

    You thought that monetary union was a daft enough folly, but this is a deadlier proposal altogether, a likely fatal attempt to impose political union on a Continent which down the centuries has fought countless wars avoiding just such an outcome.

    Nobody in Europe voted for this, still less does anyone with any sense think it politically achievable, least of all the Germans, ridiculously depicted in some quarters as attempting to use the crisis to recreate the Third Reich in modern form. Rather, it is proposed in desperation as the price that would need to be paid to save dysfunctional monetary union.

    http://blogs.telegraph.co.uk/finance/jeremywarner/100018189/a-hopelessly-misconceived-blue-print-for-europe/

  25. – A vous…Alors qu’est-ce que le Schmilblick ?
    – Je pose d’abord ma question: le schmiliblick est-il formé de rangées de pavés déterrés entassés sur une hauteur de 3 mètres et plantés de drapeaux rouges et noirs…
    – Votre question est intéressante et peut faire avancer le schmilblick ! A quoi pensez-vous Monsieur ? (suspense).
    – Au chantier de réfection de la Nationale près d’où j’habite…
    – Ah désolé Monsieur: ça n’a rien à voir avec le schmilblick. Au candidat suivant !

  26. L’économiste Pierre Dac:
    « Si la fortune vient en dormant, ça n’empêche pas les emmerdements de venir au réveil. »
    « Le mouvement des marées et le mouvement des capitaux sont les deux mamelles du mouvement perpétuel. »
    « Le travail, c’est la santé… Mais à quoi sert alors la médecine du travail ? »
    « Un concerné n’est pas forcément un imbécile en état de siège pas plus qu’un concubin n’est obligatoirement un abruti de nationalité cubaine. »
    « Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir. »
    « Donner avec ostentation, ce n’est pas très joli ; mais ne rien donner avec discrétion, ça ne vaut guère mieux. »
    « L’économie politique, c’est, en définitive, l’art de faire circuler l’argent tout en le gardant pour le dépenser. »
    « La devise des hommes d’affaires plus ou moins scrupuleux est : savoir toujours assez bien nager pour n’avoir jamais à trop se mouiller. »
    « Mourir en bonne santé, c’est le voeu le plus cher de tout bon vivant bien portant. »
    « Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir. »
    « Si la vérité est dans le vin, qu’elle y reste ! »
    « Une danseuse qui lève la jambe sera toujours préférable à un caissier qui lève le pied. »
    « A quoi servirait l’intelligence si l’imbécillité n’existait pas ? »
    « Un petit croquis en dit plus long qu’un grand discours, mais beaucoup moins qu’un gros chèque. »
    « La télévision est faite pour ceux qui, n’ayant rien à dire, tiennent absolument à le faire savoir. »
    « Pour voir loin, il faut y regarder de près. »
    « Il ne faut pas se fier aux choses qui ne peuvent pas arriver, car c’est justement celles-là qui arrivent. »
    « Les leçons ne servent généralement qu’à ceux qui les donnent. »
    « Pourquoi essayer de faire semblant d’avoir l’air de travailler ? C’est de la fatigue inutile ! »
    « Malgré les progrès réalisés en gynécologie, on n’a pas encore trouvé les moyens de l’accouchement sans douleur du portefeuille. »
    « C’est fatigant de voir les autres se reposer. »
    « Une erreur peut devenir exacte selon que celui qui l’a commise s’est trompé ou non. »
    « Mettre de l’argent de côté pour l’avoir devant soi, est, pour paradoxale qu’elle soit, une façon comme une autre d’assurer ses arrières à effet de ne pas l’avoir dans le dos »
    « Un bon discours ne doit être basé sur rien, tout en donnant l’impression d’être basé sur tout. »
    « Géométrie politique : le carré de l’hypoténuse parlementaire est égal à la somme de l’imbécilité construite sur ses deux côtés extrêmes. »
    « L’argent des uns n’a jamais fait le bonheur des autres. »

  27. Il existe une possibilité non négligeable que le Conseil Constitutionnel allemand considère le « Fiskalpakt » (la règle d’or) comme inconstitutionnel car transférant trop des pouvoirs du gouvernement vers Bruxelles. Si c’est le cas, seul le peuple allemand peut valider ce transfert de souveraineté. Ceci signifie que l’on se dirige certainement vers un référendum en Allemagne pour ou contre la poursuite de l’intégration européenne actuelle.
    Actuellement, la loi instaurant la règle d’or n’est pas ratifiée par le Président allemand (Joachim Gauck) à la demande du Conseil Constitutionnel qui veut avoir le temps d’examiner les recours contre cette loi déposés par « die Linke ».

  28. Après le doigt d’honneur du précédent président, voici le coup de pouce du nouveau. Après tout cela, nous voici à deux doigts du précipice.

      1. Pour quelle raison Merkel se réjouirait-elle du malheur des autres ? Ca fait quelques temps que je lis ce blog et ne comprends toujours pas la haine de certains à son encontre. Serait-ce parce que l’économie française se porte mal ? Mais dans ce cas pourquoi ne pas s’en prendre aux dirigeants français ?

      2. Ah oui tiens, j’aurais dû placer le 😉
        Pour les dirigeants français ? 🙂 et 🙁
        Le monde est un théâtre et la vie un grand mystère.

      3. @ Pignouf 1er

        Vous savez ce n’est pas parce que je me fais plus trop d’illusions sur la chancelière, que vous devez y voir plus de mépris de ma part, serait-ce parce que ses premiers adorateurs ne veulent pas plus voir l’envers du décors en Allemagne. Serait-elle au dessus de tous reproches ? Serait-elle autant séduisante pour vous sur le moment ?

        Mais dans ce cas pourquoi ne pas s’en prendre aux dirigeants français ?

        Comment pourrais-je m’en prendre à quelqu’un qui vient tout juste d’en remplacer un autre, et cela quand bien même il serait plus ou moins, si cela pouvait toujours mieux faire le jeu des premiers dirigeants privé du globe.

  29. Mercredi 27 juin 2012 :

    Italie : la banque BMPS va demander une nouvelle aide de 1,5 milliard d’euros.

    Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS) a annoncé mercredi qu’elle allait faire appel à une nouvelle aide de l’Etat italien de 1,5 milliard d’euros pour renforcer ses fonds propres, alors que le gouvernement avait indiqué mardi être prêt à lui apporter jusqu’à 2 milliards.

    Dans le cadre de l’annonce de son plan 2012-2015, la plus vieille banque du monde a également indiqué qu’elle allait fermer 400 agences et réduire ses effectifs de 4.600 personnes afin d’améliorer sa rentabilité.

    Sur le plan financier, BMPS, qui a accusé une perte de 4,69 milliards d’euros en 2011, table sur un bénéfice net de 630 millions d’euros en 2015.

    http://www.boursorama.com/actualites/italie-la-banque-bmps-va-demander-une-nouvelle-aide-de-1-5-milliard-d-euros-e301825b7d9d26194f0e64f34c3eaf48

    Question :

    Où l’Etat italien va-t-il trouver ces 1,5 milliard d’euros ?

    L’Etat italien a une dette publique de 121 % du PIB.

    Alors où l’Etat italien va-t-il trouver ces 1,5 milliard d’euros ?

  30. Mercredi 27 juin 2012 :

    L’Espagne ne peut pas continuer longtemps à se financer aux taux actuels.

    Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a reconnu mercredi que le pays ne pouvait pas continuer longtemps à se financer aux taux actuels que lui imposent les marchés, inquiets face à la situation des banques et des comptes publics.

    « Il est très difficile de se financer aujourd’hui, et ce sera pire si nous n’envoyons par un signal clair que nous prenons au sérieux l’assainissement des finances publiques et la réduction du déficit », a-t-il ajouté devant les députés.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___L_Espagne_ne_peut_pas_continuer_longtemps_a_se_financer_aux_taux_actuels_47270620120942.asp

  31. Je me souviens d’un texte de Pierre Dac décrivant la recette de la soupe à l’eau. Peut-être quelqu’un l’a-t-il ?
    En gros et de mémoire on mettait de l’eau dans une casserole. On la faisait réduire, puis on déglaçait l’eau en ajoutant de l’eau, etc pour finir après maintes manipulations d’eau sur eau on obtenait la soupe à l’eau.
    Maintenant remplacez eau par « liquidité » et vous avez la soupe à « liquidités » que l’on connait maintenant..
    Ce Pierre Dac, un grand visionnaire.

    1. @ chrisal
      « la soupe à liquidités » , je suppose que c’est à ce moment la que notre Président a prononcé cet appel du 18 juin depuis Los Cabos qui restera célèbre « tous le monde à table, Gfaim »

  32. « Comment en effet faire avaliser une telle vision de l’Europe étroitement associée à l’austérité budgétaire, aux réformes structurelles et à la recherche d’une nouvelle compétitivité reposant sur la diminution du coût du travail ? »

    Sans oublier le côté dictatorial de la « règle d’or » et l’impératif catégoriquement financier donné par la participation au MES, obligatoire, comme le sauvetage conditionné à la stricte observance de la règle de fer des moines UE. Lesquels moines mènent grande vie en coulisse et font suer les harkis que nous sommes, à peine, pour eux.

  33. @ chrisal

    Il s’agit en fait de la sauce aux câpres sans câpres. Bon appétit !!

    Vous prenez un litre d’eau ordinaire que vous faites soigneusement bouillir. Quand elle est bien bouillie, vous prenez un deuxième litre d’eau que vous faites tiédir au bain-marie.

    Cela fait, vous versez goutte à goutte un autre litre d’eau fraîche dans l’eau tiède pour faire une bonne liaison. Vous laissez légèrement épaissir sur le coin du feu.

    Pendant ce temps, vous mettez en neige un bon litre et demi d’eau et vous incorporez cet appareil dans votre première préparation.
    Si votre sauce est un peu ferme, vous l’allongez avec un peu d eau légèrement dégourdie pour éviter que cela attache.

    Vous enfournez à feu vif pendant quarante minutes. Vous démoulez et, pour clarifier, vous délayez le tout dans un litre d’eau. Vous avez alors, ce que l’on appelle le  » concentré de sauce aux câpres  » qui, étant donné sa force et sa concentration, ne peut être utilisé tel quel pour les besoins de la cuisine.

    Si l’on veut s’en servir, il est indispensable de l’étendre avec de l’eau dans la proportion de gros comme une tête d’âne sur la pointe d’une épingle pour dix litres d’eau. Vous obtenez ainsi une sauce aux câpres très honorable et fort agréable au goût.

    Les personnes qui digèrent mal et qui ont un estomac délicat, si cela ne passait pas, n’auraient qu’à boire un verre d’eau.

  34. Blog Olivier Berruter
    juin
    27
    [Action] Résultat lobbying “Banque de France” – merci !
    Vous avez été très nombreux à répondre à mon appel de la semaine dernière, visant à améliorer les statistiques fournies par la Banque de France.
    Vous avez été une centaine à laisser un mot en commentaire, et plus de 500 à écrire !
    J’ai le plaisir de vous informer du fait que cette action a été payante, j’ai échangé avec la Banque de France.
    Vous comprendrez que je n’en dise pas plus à ce stade – un bon lobbying est un lobbying discret et modeste. Mais vous pouvez me faire confiance
    La Banque de France m’autorise à vous communiquer cette réponse :
    « la BCE a lancé, depuis plusieurs mois, une étude afin d’harmoniser les publications statistiques au sein de l’Eurosysteme et la Banque de France y travaille déjà depuis plusieurs mois. Elle a entendu les remarques et va les intégrer à sa réflexion. »
    Nous verrons dans quelques mois les effets de cette campagne – à suivre
    Merci encore – d’autant que je vous solliciterai très vite pour une action de lobbying bancaire

    1. J’ai écrit mais n’ai point reçu de réponses…quand on y pense, on se dit quand même que ces bidules qui fonctionnent avec notre argent n’ont aucun compte à nous rendre, même pas nous répondre quand on leur adresse un courrier.
      J’ai écrit à la SMATIS (mutuelle santé) pour leur dire que je n’atais pas d’accord pour payer un « footeux » (lidzarasou, il me semble) pleine page de couverture. j’ai demandé à connaître le rpix de « son engagement ». On m’a répondu que cela ne me regardait pas et que les chiffres n’ont pas à être diffusé. Le fait que leurs galas soient payés avec mes deniers ne leur fait ni chaud ni froid.

      1. Valérie, n’achetez plus de produits « vus à la télé », ni vus ou entendus ailleurs au demeurant, si vous ne voulez plus payer de footeux, entre autres parasites grassement nourris à la berdouille pubardière.
        PS : vous avez accès au compte « communication » de votre mutuelle en tant qu’adhérente, vous n’y trouverez pas le montant du cachet du footeux basco-téèfunesque de service, mais vous pourrez comparer les variations éventuelles du compte d’une année sur l’autre.
        Question : si c’était un acteur, un musicien ou un écrivain à votre goût qui avait fait la première page de votre canard, vous seriez-vous fendue de la même babillarde vindicative ?

      2. Pardon ? Vous pouvez parler plus fort ? Brouillage sur la ligne….trop basses fréquences pour être perceptibles……

    1. Excellente initiative. Pendant ce temps les collectivités territoriales françaises se lancent éperdument sur le marché obligataire en ordre dispersé… Misère.

    2. Chaque pays mutualise les dettes de ses régions. Quelle conclusion s’impose au vu de ce non-évènement rapporté avec emphase par lemonde? Allez osons, bousculons le tabou ou restons des autruches. Quelle conclusion?

      1. Lazare, faut pas non plus en faire un plat dans l’autre sens. C’est quand même le B,A BA d’la bonne politique ou d’la bonne négo (c’est pareil) que de mettre en valeur les faiblesses de l’opposant, non ? Le Monde fait le job, point.

      2. Oui Vigneron c’est le B,A BA mais de la politique tout court pas de la bonne politique (la vraie bonne hein…). Cette politique qui nous y a mis bien dedans. Changer de cadre, c’est peut-être arrêter de faire de cette politique là. Tout pour un accord en surface, même si c’est un bombe a retardement qui nous pètera à la tronche.

        Je ne sais plus comment Jorion appelle cela, « entrer dans le cercle de l’autre » (?), il le décrivait il y quelque temps à travers une description de la façon dont des relations d’intérêt mutuel se tissent chez les pêcheurs de l’Afrique occidentale.

        Parfois je fatigue du manque de discernement et de l’incapacité de voir toutes les nuances entre le blanc et le gris (lemonde dans ce cas). Le allemands ne sont pas tous des gros cons et les espagnols pas tous des pauvres diables subissant un destin sur lequel il n’ont aucune prise, le contraire de tout ça non plus d’ailleurs.

        Pablo75 n’est plus là avec sa volée de morceaux choisis quotidiens mais je suis ça de près et j’ai la honte et la rage de ce qui est en train de se passer en espagne. Soyons subtiles, je parle de ce qui se passe au degré de ces détails qui comptent mais qui sont omis par souci de synthèse dans les médias hors espagne.

        Les élections en grèce nous ont même prouvé que 42% des « grecs » étaient capables d’être des « allemands » pour les grecs. Pour ne pas dire des loups pour l’homme, leurs frères. Que lemonde, et le Monde par la même occasion, scrute ces hellènes germains avec la même loupe et les oblige à mutualiser la souffrance! A lire: http://www.okeanews.fr/les-grecs-le-memorandum-et-le-syndrome-de-vichy-rret-sur-images/

        Donc je répète la question: Quelle conclusion? Qu’elle nous plaise ou pas.

  35. Mercredi 27 juin 2012 :

    L’Italie emprunte 9 milliards d’euros à six mois à des taux en forte hausse.

    L’Italie a emprunté mercredi comme prévu 9 milliards d’euros à six mois, mais a vu ses taux bondir, alors que les marchés restent très nerveux à la veille d’un sommet européen présenté une nouvelle fois comme crucial pour la zone euro, a annoncé la Banque d’Italie.

    Les taux de ces obligations ont bondi à 2,957% contre 2,104% lors de la dernière opération similaire le 29 mai.

    La demande des investisseurs a été soutenue, s’élevant à 14,5 milliards d’euros.

    Mardi, le Trésor italien avait déjà emprunté 3,9 milliards d’euros à échéance 2014, 2016 et 2026 à des taux en forte hausse.

    Il reviendra jeudi sur le marché avec une émission très suivie de titres à cinq et dix ans, au cours de laquelle il tentera de lever entre 3,75 et 5,5 milliards d’euros.

    http://www.boursorama.com/actualites/l-italie-emprunte-9-milliards-d-euros-a-six-mois-a-des-taux-en-forte-hausse-c28732472177af269b7f5315412aa462

  36. C’est grave docteur ?
    (hier)Coupure d’urgence de 40 cotations boursières à la Bourse de Milan
    http://www.wallstreetitalia.com/article/1400852/borsa-milano-pioggia-sospensioni-su-ftse-mib-unicredit-7.aspx
    Borsa Milano: pioggia sospensioni su Ftse Mib, Unicredit -7%
    di: ANSA Pubblicato il 25 giugno 2012| Ora 16:37
    Stampa Invia Commenta (0) .Indice cede il 3,6%, fermate in asta anche A2A e Finmeccanica
    (ANSA) – MILANO, 25 GIU – Piazza Affari accelera la sua discesa. Il Ftse Mib cede il 3,6% e sul paniere dei 40 maggiori titoli piovono le sospensioni. Fermate in asta di volatilita’ A2A, Bpm, Buzzi, Finmeccanica, Intesa Sanpaolo, Mediaset e Ubi Banca. Unicredit precipita in calo del 7 per cento.(ANSA

  37. Berlin mutualise discrètement les dettes de ses régions

    L’article du Monde d’expliquer que : « Mme Merkel vient d’accepter d’introduire en Allemagne ce que l’on pourrait appeler des  » deutsche-bonds « , des obligations émises par les Länder (Etats-régions) qui bénéficieront de l’appui du gouvernement fédéral afin de payer des taux moins élevés. Un feu vert d’autant plus étonnant que, fédéralisme oblige, Berlin n’a aucun droit de regard sur les dépenses des Länder. »
    (….)
    Si Angela Merkel a dû se résoudre à une telle concession, c’est que la transposition dans la loi allemande du MES et du pacte budgétaire est loin d’être une formalité, malgré l’accord intervenu avec l’opposition le 21 juin.

    De fait, l’Allemagne et Merkel en sont arrivés à ne plus pouvoir bouger, coincés entre la nécessité d’une majorité des 2/3 pour adopter des mesures budgétaires et la cour constitutionnelle qui bloque tout et aussi impose des règles qui défient le bon sens et l’intelligence.

    1. Ouais, bon, les barons-Junkers et les opposants de Frau Merkel font tourner la bourrique en danseuse de saloon pour le plus grand bien et le maintien des marges de manoeuvre budgétaires de leurs baronnies-Lander, normal, de bonne guerre.
      Moi par contre j’aimerais bien qu’on me trouve (un germanophone par ex, plutôt qu’un phobe ou phile) les spreads respectifs de la dette des différents Lander vis à vis des Bunds. C’est combien l’encours des Lander et communes ? Dans l’genre 800 ? 900 milliards ? Ça pèse le truc, surtout pour les Ossies j’imagine…

      1. Je cherche je cherche…

        J’ai trouvé ça : http://www.sueddeutsche.de/wirtschaft/neuer-vorstoss-im-kampf-gegen-verschuldung-bundeslaender-fordern-deutschland-anleihen-1.1321072

        So ergab sich bei einer bayerischen Anleihe mit fünf Jahren Restlaufzeit 2011 im Schnitt ein Risikoaufschlag gegenüber dem Bund von 0,5 Prozentpunkten. Bei Nordrhein-Westfalen waren es gut 0,6, bei Berlin etwa 0,8 Prozentpunkte. Die Zahlen erscheinen niedrig, bei einer Bruttokreditaufnahme der Länder im vergangenen Jahr von fast 100 Milliarden Euro bedeutet aber schon ein Aufschlag von 0,1 Punkten, dass 100 Millionen Euro mehr an Zinsen fällig werden.

        En gros avec une maturité à 5 ans on a eu en 2011 les spreads moyens suivants par rapport au Bund:
        . Bavière: 0,5 point
        . Nordrhein-Westfalen: 0,6 point
        . Berlin: 0,8 point

        Je continue ma recherche pour des données plus récentes…

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