L'actualité de la crise : DE RETOUR DE LOS CABOS, par François Leclerc

Billet invité.

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Étant entendu que le G20 en reste à des généralités et que le sommet européen des 28 et 29 juin s’approche dangereusement, qu’attendre de la rencontre du 22 juin à Rome entre Angela Merkel, Mario Monti, Mariano Rajoy et François Hollande destinée à le préparer ?

Parallèlement, deux projets sont à l’étude dans les instances communautaires, dont l’assemblage est présenté comme la dernière des merveilles. L’émission d’euro-obligations à courte maturité – et donc à risque limité – ainsi que la création d’un fonds destiné à recueillir et à financer pendant 20 à 25 ans le stock de dette qui dépasse le ratio de 60% du PIB de chaque pays. Ceux-ci devraient avoir préalablement montré patte blanche côté engagements budgétaires. Grâce à ces deux mécanismes vertueux, nous serions sauvés, le désendettement chaotique des États pourrait enfin fonctionner !

Visant à décontracter le désendettement, cette belle mécanique ne sortirait cependant pas l’Europe d’une récession devenue le principal facteur de défiance des investisseurs. En raison de sa dimension mondiale, cette perspective a été au centre des discussions du G20. Pour aider le désendettement privé, ces deux dispositifs complémentaires seraient doublés d’une « Union bancaire » reposant sur l’assurance douteuse que les banques pourraient à elles seules financer leur propre sauvetage.

Mais le principal défaut de ce projet est d’être voué à rester lettre morte. Échaudé par l’expérience, le gouvernement allemand veut désormais des contreparties à toute forme de mutualisation de la dette, qui ne peuvent être mises en place à court terme, comme il le reconnait lui même. Même si le quartet formé par Mario Draghi, Herman Van Romuy, José Manuel Barroso et Jean-Claude Juncker travaille de son côté activement à un projet globalisant les projets d’unions fiscale, bancaire et politique, afin de tenter de lever cet obstacle. Mais il y a trop de mines pour qu’ils puissent tout déminer.

Sans attendre, dès leur retour de Los Cabos, les dirigeants européens vont se préparer à éprouver les pare-feu dont ils se sont dotés – le FESF et le MES – ainsi que la troisième ligne de défense du FMI qui vient d’être renforcée. L’addition présentée par le gouvernement espagnol afin de renflouer ses banques, assortie du financement de sa propre dette sans trop tarder qui va s’imposer – sauf à mettre davantage en danger l’Italie – vont sérieusement entamer les capacités financières du FESF et du MES. De telle sorte qu’elles ne seront plus suffisantes lorsque l’Italie devra à son tour être épaulée, alors que l’intervention du FMI demeure en pointillé, vu les réserves qu’elle suscite déjà de la part des pays émergents.

Sans compter que les Européens contribuent au tiers des 453 milliards de dollars d’apport au FMI dont la promesse vient d’être enregistrée au cours du G20, ce qui reviendrait – s’ils devaient être utilisés – à les faire participer au financement de leur propre sauvetage ! Tous ces montages financiers sont décidément scabreux.

Combien de semaines risquent de devoir être nécessaires pour négocier un réaménagement du plan de sauvetage de la Grèce et un autre plan de sauvetage en bonne et due forme de l’Espagne ? Comment les Grecs et les Espagnols vont-il réagir ? Comment les marchés, qui manifestent déjà clairement leur grande impatience, vont-ils supporter cette indécision destinée à durer ?

En refusant d’entrer dans la logique d’un plan de sauvetage, Mariano Rajoy est en passe de devenir le héros involontaire de tout ceux qui rejettent la stratégie dont elle est l’expression pour en subir les dures conséquences. Bientôt concurrencé par Antonis Samaras, qui ne passe pas non plus pour un progressiste notoire. Où va-t-on, je vous le demande ?

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72 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : DE RETOUR DE LOS CABOS, par François Leclerc »

    1. Malheuresement j’ai bien l’impression que la majorité est anesthésiée par l’actualité (TF1/FR2/M6/ le monde / libé ….) Alors pour une nouvelle nuit du 4 aout !
      Combien sommes-nous à nous informer réellement sur ce qui se passe dans le monde au travers des blog de Jorion, Berruyer, chronique de l’agora, médiapart ?

      Les médias les endorment, regardez les unes : libé titre sur le comas de Moubarak, le monde sur la satisfaction d’hollande au G20, le nouvel obs sur le tweet de trierweiller, et que dire des journeaux « économiques » , les échos titre sur Yannick Noah , Challenges sur Kerviel….

      Je sors depuis peu des études, pendant tout mon parcourt unniversitaire mes profs n’ont pas cessé de nous citer ces journeaux en exemple.
      Je me souviens d’un semestre entier en économie ou nous passâmes chacun notre tour faire une révue de presse sur l’actualité économique. Les sources citées par mes copains étaient celles précédement mentionnées. Lorsque mon tour arriva, voulant être modéré, j’ai fais ma revue sur les CDS Grecques en citant Alternatives Économiques (qui pourtant reste très officiel) mon prof m’a prié de trouver des sources un peu plus neutres.

      Pas étonnant qu’on soit dans la m***. La machine à penser fonctione à merveille.

      Les médias sont le cancer de cette planète.

  1. Vers un financement direct de notre zone via sa banque centrale, comme aux USA, GB etc.

    Il leur reste quoi à part ça pour sauver leur système?

  2. Si j’ai bien compris,j’en suis pas sûr
    Objectif:fédéralisme,mutualisation de la dette à la mode allemande,montrer patte blanche sur la gestion de chacun des budgets de la zone euro (TSCG)
    -mutualisation
    1)par des eurobonds à courte maturité ,sur quels critères?à quels pays pense – t-on?Grèce,Espagne,Chypre,Portugal,Italie…=boucher les voies d’eau avec de l’étoupe
    2)par création d’un fonds destiné à recueillir et financer à longue échéance le stock des dettes qui dépasse 60% du ratio du PIB,recueillir c’est simple et financer c’est soit emprunter sur les marchés(et pourquoi pas sous forme d’eurobonds aussi?),soit monétiser (BCE?)
    Le mot croissance reste creux,on verra après apurement de la dette?
    Les problèmes urgentissimes grec et espagnol restent irrésolus,Le FESF(fonds de garantie mutualisé) est vide ou presque,Le MES son successeur est mort né,les principaux contributeurs devenant débiteurs,
    le FMI et son mode de financement sont à revoir,les émergents sont pas chauds,et vont créer leur propre FMI pour appliquer la politique du FMI aux pays qui les ont contraints(Poutine a une revanche à prendre)
    Beaucoup de questions restent à résoudre dans un temps très court
    Mr Hollande va pouvoir faire adopter(il a sa majorité) la règle d’or sous le mot croissance,il nous la rejoue Jospin,on imagine la suite,SERRONS NOS CEINTURES DE SECURITÉ,il va y avoir des trous d’air avec Angela comme hôtesse de l’air dans un avion sans pilote

  3. Add:Les eurobonds à courte maturité,c’est une rustine du FESF,l’Espagne c’est le soldat Ryan

  4. « Mario Draghi, Herman Van Romuy, José Manuel Barroso et Jean-Claude Juncker travaille de son côté activement à un projet globalisant les projets d’unions fiscale, bancaire et politique » :

    juste que l’Europe c’est pas qu’un marché, une économie et une main d’oeuvre. L’Europe c’est aussi des peuples et une idée d’humanité. Ces bonnes gens oublient dans l’affaire  » un projet européen d’union sociale », …allons savoir pourquoi !

    1. Oui, oui, tout à fait, babyfout.
      On voit bien que les institutions ont travaillé à nous faire oublier ce lien d’humanité.
      L’école nous formate aujourd’hui à une vision étriquée de nous même : nous sommes des travailleurs et des consommateurs en devenir. Et le travailleur déterminera l’humain que nous serons demain……et les peuples commencent à comprendre que c’est bien du contraire qu’il s’agit : c’est l’humain en nous qui determinera le travailleur.
      On voit bien que toutes ces institutions ont cette vision « financière et rentable » de l’homme. Je me souviens d’un article du monde, en 2008, quand la crise s’est révélée à nos yeux : pas une seule fois les mots « citoyen », ou « humain », ou « français » n’avaient été pronnoncé ; non, il fallait donner les moyens aux concommateurs de consommer.
      Entre « eux » et « nous », les masses, se dessine ce constat : nous ne sommes pas « un marché, une économie et une main d’oeuvre » (à bas coût si possible). Nous sommes bien plus que ça. Et si la haut, on ne nous permet pas de l’exprimer à travers les institutions (qui ne fonctionnent donc pas dans l’intérêt des peuples), nous devront faire autrement.
      la question est de savoir comment….et là, nous devrons trouver une entente entre nous….saurons-nous le faire ?

      1. @ valérie 20 juin 2012 à 11:49

        On voit bien que toutes ces institutions ont cette vision « financière et rentable » de l’homme. Je me souviens d’un article du monde, en 2008, quand la crise s’est révélée à nos yeux : pas une seule fois les mots « citoyen », ou « humain », ou « français » n’avaient été prononcés; non, il fallait donner les moyens aux consommateurs de consommer.

        Tous ces mots que vous avez mis entre guillemets, ne sont que des concepts, des vues de l’esprit, de « l’immatériel ». Que vaudraient-ils s’il n’y avait pas de la matière derrière. Des êtres qui consacrent d’abord leur temps et moyens à survivre matériellement avant de philosopher.

        A trop « planer », on perd de vue les aspects les plus terre à terre, mais essentiels, surtout quand on a jamais eu à souffrir de la faim et du froid, comme certains dans les villes, il n’y a pas si longtemps, durant la décennie des années 40. C’était il y a seulement 70 ans. Ça ne serait pas si mal, si « les institutions » vous avaient aussi appris à garder les pieds sur terre.

      2. L’être humain est un concept….lol.
        Bien.
        Ce « concept » ne vous parle pas…pas plus qu’à vos institutions qui « ont tant donné » (d’après vous) pendant un laps de temps…combien de temps, d’abord ? Mon grand père fut interné dans un camp, mes parents vécurent la belle époque de la pure conso….et moi…et mes enfants….nous sommes face « à la vue de l’esprit » des lois européennes…..Une génération seulement qui a pu ne pas se poser de question. Beau bilan.
        Je vous laisse donc à vos jugements sur la pensée d’autrui, forcement inepte puisque différente que la votre.
        Votre agressivité fait plaisir à voir et répond à ma question : saurons-nous trouver une entente entre nous, en dehors des institutions ? Avec des gens comme vous, qui détenez LA vérité et qui l’assenez avec tant d’ouverture d’esprit et de gentillesse, nous allons allez loin.
        Vous avez effectivement les pieds sur terre…et je crains fort que cela soit justement là le problème.
        Evacuez la philo….et la recherche….et l’humain….et le respect de l’autre….et vous aurez…ce que nous avons aujourd’hui. Vous avez raison, ne changeaons rien.

      3. @ valérie 20 juin 2012 à 16:42
        D’accord, j’ai mis les pieds dans le champ de vos réflexions sans beaucoup de délicatesse.

        C’est vrai, j’aurais pu nettement mieux faire. Peut-être que vous aussi, vous auriez pu être moins radicale et reconnaître que les « institutions » ont une tâche très difficile. Celle d’amener les individus de nos communautés à percevoir que l’existence humaine, jusqu’alors, relève de deux domaines complémentaires.

        L’un bien matériel et palpable, est fait de chaires, d’os, de sang, de cerveau etc…. qu’il faut bien nourrir et chauffer matériellement pour lui permettre de vivre, survivre, et se perpétuer. C’est au sein de cette matérialité que s’ouvre l’autre domaine, au plan individuel d’abord, puis collectif ensuite. C’est une prise de conscience qui est perçue dans l’immatériel, le pensé, le ressenti, tout en étant bien réel. Elle relie entre eux tous les êtres de notre espèce, ainsi qu’aux autres.

        Quelle preuve avons-nous qu’il faille sacrifier l’un de ces domaines de l’humain plus que l’autre, dès lors que ces deux aspects de notre être coexistent depuis toujours et que, jusqu’à preuve du contraire, l’un ne peut exister sans l’autre ?

        Au lieu de vouloir gommer l’importance de notre existence matérielle, en tant que membres représentants du vivant dans l’univers, ne devrait-on pas au contraire, veiller à la faire survivre coûte que coûte, surtout tant que l’on n’a pas pu s’assurer de la présence de vie ailleurs que sur notre petite planète terre ?

      4. @ Julien Alexandre 21 juin 2012 à 15:02
        Comme beaucoup de mes semblables, je ne ménage pas ma peine afin de me rendre utile. Je le fais en communiquant aussi positivement que possible sur la base d’une petite expérience parmi beaucoup d’autres.

        Je ne suis pas seul, à ne pas ménager ma peine. Il y a aussi tous ceux qui œuvrent dans l’ombre sur le blog de Paul Jorion en apportant une valeur ajoutée de qualité. Merci pour ce que vous faites.

        1. @ jducac

          C’est gentil de votre part, merci. Mais ma question était tout autre : non pas de savoir si nous ménageons ou pas notre peine, mais puisque vous en appelez aux sacrifices humains, quelle serait la nature de ceux-ci ? J’imagine que vous avez autre chose en tête que le fait de participer à un blog comme « sacrifices », non ?

      5. @ Julien Alexandre 21 juin 2012 à 16:14
        Je sacrifie de la consommation de plaisirs coûteux que je pourrais m’offrir à l’exemple de ce que font certains de mes amis qui sillonnent le monde en tous sens et du Nord au Sud. Ils le font notamment pour rendre visite à leurs enfants ou petits enfants, en Chine, au Brésil, en Russie, au Canada, en Irlande, aux USA etc… à partir des retraites qui sont payées par ceux qui sont resté travailler en France.

        Je pense qu’il est plus sage de préserver les sommes correspondantes pour répondre aux besoins de levées d’impôts à venir. De plus cela préserve la planète.

      6. Merci Jducac de cetour en arrière.
        Si je vous ai froissé, je m’en excuse aussi.
        C’est tellement plus porteur d’échanger ainsi, en essayant de se comprendre.
        Les femmes et les hommes ne comprennent pas les choses de la même manière. Je pense que nous sommes complémentaires, pas opposés. Ce monde qui s’achève était celui ou l’on trainait la femelle dans une grotte pour lui faire comprendre qui était l’intelligence, lol. Il est vrai, et je le perçois dans les échanges ici, que les femmes ont un côté qui peu paraitre gentil, rêveur, perché, peu « matériel » justement. Nous avons simplement une capacité différente à comprendre la réalité qui nous entoure. Ni mieux, ni moins bien mais différente et complémentaire de la vôtre.
        La femme que je suis ne renie pas le matériel. Je vis matériellement dans de très bonnes conditions.
        Seulement, il est évident que nous avons restreint notre champ de « vie » à notre capacité à « faire » et à consommer ce « faire » alors que nous sommes bien plus que cela.
        Quant aux institutions, je disais ailleurs qu’elles sont entre les mains des plus grands prédateurs. Ceux pour lesquels le besoin de pouvoir est proportionnel au manque de compation. C’est en cela qu’il me semble qu’elles ne pourront pas nous aider.

  5. Rajoy donne seulement l’apparence de rejeter la logique du sauvetage, en fait des annonces tonitruantes pour nous calmer mais dans les faits, il est déjà en train d’installer l’austérité, hausse des taxes indirectes, de la TVA, installation des péages sur les routes nationales à 4 voies (autovias qui étaient jusque là gratuites) suppression des remboursement de soins, de l’aide au premier logement, de l’aide au premier enfant, baisse des salaires des fonctionnaires, réaménagement des horaires de la fonction publique… J’ai une réunion locale de mon syndicat aujourd’hui à 11h pour faire l’analyse de tout ça et voir quelles mesures nous allons prendre en terme de réaction…
    Quand on lit que rajoy « croyait », visiblement à tort, que l’europe pouvait préter directement l’argent aux banques, un tel degré d’incompétence est effrayant… Ceux qui nous gouvernent en espagne ignorent totalement le droit européen à ce point ou bien préfèrent ils passer pour des idiotas et mieux tromper les citoyens ?
    Le gouvernement sait déjà qu’il va recourir au sauvetage mais ne peuvent pas se permettre de le dire ouvertement sous peine de voir sortir les fusils des placards, ils le sait…

    1. Ah oui, quand même !
      Ces « alléas » ne font pas la une de nos journaux.
      j’ai découvert ici le site de Panagiotis, qui nous parle de son pays, la Grèce.
      Avez vous un site à me conseiller, qui fait le point régulièrement, sur la « vraie vie des vraisgens » en espagne face à cette crise ?
      Je ne parle pas espagnol…si vous avez un site en français ?
      Merci.

      1. Je ne connais pour l’heure qu’un seul éditorial francophone qui parle de l’espagne… Cependant, c’est un journal français financé en partie pas les chambres de commerce et les banques, ce qui me fait douter de l’objtectivité des infos publiées, essentiellement axées sur la propagande « business » du pays, on n’y aborde pas les thèmes sensibles, tels les 400.000 expulsions qui ont été exécutées l’hiver dernier, jetant à la rue des familles entières, femmes et enfants, à la rue pour ne pas pouvoir continuer à honorer le remboursement des prêts hypothécaires, ou la recrudescence des « pilleurs d’ordures » qui cherchent pitance dans les pubelles urbaines et la sévère répression à leur encontre…

        http://www.lecourrier.es/

      2. @ Valérie

        On a pas fini de parler de l’Espagne et de voir des réfugiés,
        dans les deux sens peut-être.
        Alors mettez vous à cette langue, en commençant par la lire.
        C’est le plus facile.
        Mon site, mais seulement très politique, préféré:
        http://www.anticapitalistas.org/

      3. Remarquez, il est vrai que cela ressemble au français…et puis, ce fut ma seconde langue à l’école, il y a longtemps, mais…..et puis mon aînée est plutôt bonne en espagnole et compte partir dans ce pays dans deux ans, grâce à Erasmus (deux ans….ou en sera le monde ? ).

    2. ils sont tellement incompétents qu’ils savent même pas quel climat il y a dans leur capitale (cf projet de la Botella pour ne ramasser les poubelles qu’un jour sur 2!!!!! ça va se sentir jusqu’a Berlin en aout 😉 )

  6. L’émission d’euro-obligations à courte maturité – et donc à risque limité – ainsi que la création d’un fonds destiné à recueillir et à financer pendant 20 à 25 ans le stock de dette qui dépasse le ratio de 60% du PIB de chaque pays.

    ça préfigure à terme une restructuration de ce stock de dette…

  7. On va dans le mur, à cause de gens qui sont compllètement « à l’est« , ben oui, tellement à l’ouest, qu’ils sont revenus à l’est!

  8. A mon avis la grille de lecture en « pays »/ »nation » de cette crise est inadaptée.
    Il vaux mieux lire en terme d’état, de banques nationales, de multinationales et de marchés et de peuples … ou quelque chose dans le style.
    Ce n’est pas l’Espagne qui est menacée, c’est l’épargne des espagnols, voire peut-être des rentes des vieux espagnols … dont le système bancaire est le garant.
    D’ailleurs c’est idem pour la france. Ce n’est pas la france qui est menacée, mais l’état et ce dont il est garant : privilèges des fonctionnaires, grasses retraites, etc…

    A mon avis, essayer appréhender la crise en terme de « nation » est une mauvaise idée, car cela fausse la réalité des enjeux et des luttes. Un pays aujourd’hui est un patchwork.

    1. « privilèges des fonctionnaires »… pourrait-on avoir des précisions sur ce que vous entendez par là ?

      1. oui, précisions? Trop de vacances (payées systématiquement au prix double)? Privilège de sécurité de l’emploi (compensé par des salaires bas comparé au privé)?
        Quels fonctionnaires privilégiés? Policier? Professeurs?…

      2. salaire plus élevé en moyenne que dans le privé
        sécurité de l’emploi
        beaucoup de planques et de jobs occupationnels
        niveau des retraites exagéré (par rapport au contexte mondial)

        surtout vis à vis du service rendu a la société : lourdeur, inadéquation, dédale administratif, manque de productivité
        On paye de plus en plus d’impôts pour de moins en moins de services de moins en moins bonne qualité.

        mais les fonctionnaires ne sont pas les seuls, les retraités qui profitent de la bulle immo pour traire les jeunes,
        les syndicats aussi ont peut les mettre dans le lot

        bref, et ca c’est pour la france, ailleurs la situation est légèrement différente, mais on a pu voir qu’en grèce, c’est les vieux qui ont voté pour l’austérité, pour protéger leur niveau de vie et leurs retraites … quitte a sacrifier les jeunes.
        En espagne, c’est la bulle immo qui est pire qu’ici (encore qu’en france elle n’a pas éclaté) et la bulle immo, ça ne profite qu’a certains au détriment d’autres…

        Donc parler de l’espagne tout court, pour moi, c’est un non sens. On peut parler de mécanismes, de catérogies de populations … et aujourd’hui dans le contexte actuel, je crois qu’il y a plus de similarités entre un jeune espagnol et un jeune grec, qu’entre un jeune espagnol et un retraité espagnol.

        La grille de lecture nationale me semble désuète dans un contexte mondialisé et libéral !

        Ce qui pose problème (plus ou moins selon les pays) c’est : comment payer les retraites (qui sont garanties par les banques ou les états selon les zones) …
        ce qui pose problème c’est la privatisation a outrance et les multinationales qui s’accaparent tout (terrains, immobilier, ressources primaires, etc…) et ce, quelque soit le pays.

        ce genre de choses quoi …
        les fonctionnaires ne sont qu’un épiphénomène dans tout ca, spécifique a la France.

      3. @yoananda
        A propos du manque de productivité, pour le service public en France, on a l’immense « avantage », de cumuler les tares du public, conjuguées avec l’importation de celles du privés !
        Reporting à gogo, culture de la polyvalence et des managers pleins les cartons.

        GRANDEUR ET DÉCADENCE DU SERVICE PUBLIC, par Vicè
        Source : http://www.pauljorion.com/blog/?p=36998

  9. LA MONTEE DES PERILS

    La « montée des périls » actuelle que vous décrivez avec beaucoup de précision, n’est-elle pas beaucoup plus « soft » que celle de la grande crise précédente ?

    Cinq ans après 1929, nous avions l’émeute de Paris avec 16 morts et 500 blessés, Hitler, Staline, Mussolini, Franco, Mao, Otton, Salazar, Antonescu, Hirohito…

    Maintenant, cinq ans après 2007, nous avons Hollande, Merkel, Poutine, Monti, Rajoy, Jintao, Samaras, Silva, Basescu, Noda…

    On peut espérer que ces derniers proposeront des solutions moins radicales que leurs prédécesseurs de 1934 !

    Démontreront-ils que les solutions de compromis à la Van Rompuy valent mieux qu’une bonne guerre ?

    1. Le parallèle m’intéresse également.

      Une différence me semble être le remplacement d’une dictature incarnée par des personnes à une dictature incarnée par des normes économiques « objectives », « scientifiques », conçues comme universelles et transnationales. Ce n’est pas Mussolini qui « marche sur Rome », mais la Troïka qui marche sur Athènes, Madrid, … Beaucoup plus insaisissable…

      Ceci dit, comme dans les années ’30, les décideurs et les argentiers jouent la crise économique, clairement et irrévocablement. Avec pour horizon, à mon avis, non pas un retour à des guerres entre nations, mais une multiplication de petites guerres civiles (fomentées par de soi-disant « Groupements Radicaux »). Ces « petites guerres » sont évidemment plus faciles à circonscrire et moins énergivores…

      1. Un autre horizon serait une multiplication de petits compromis pour essayer de faire accepter un lent et inévitable nivellement du pouvoir d’achat européen au niveau de la moyenne mondiale.

        Des « petites guerres » au nom d’une suprématie économique européenne que plus grand-chose ne soutient, pourraient être destinées à sombrer dans leurs contradictions.

    2. L’histoire ne se répète jamais à l’identique, mais elle peut bégayer.

      Les réponses aux contraintes pesant sur les sociétés dans les années 20 et 30 ont été des « dictatures robustes », comme vous dites.

      Aujourd’hui pour l’instant nous sommes plutôt dans un contrôle orwellien de la situation, contrôle des esprits qui passe par la répétition en boucle des mêmes messages de l’idéologie néo-libérale dominante sur les principaux médias. De sorte que les gens sont comme dans un état hypnotique, comme tétanisés: faites ce que l’on vous dit où vous endurerez de bien pire souffrances. C’est bien ce qui vient d’être dit au peuple grec pour qu’il vote « bien » lors des élections législatives de dimanche dernier.
      On ne peut pas dire que nous sommes dans une phase d’expansion de la démocratie sur notre continent, ce serait plutôt l’inverse me semble-t-il.

  10. L’autre jour j’étais bien endetté, alors je m’ suis prêté de l’argent.
    Maintenant c’est normal, je veux que je m’ rembourse !

  11. En tout cas, on n’aura jamais autant parlé de fédéralisme en zone euro et même les plus septiques se rendent bien compte que c’est maintenant l’issue la moins couteuse pour les peuples.
    De toutes les façons, nous ne pouvons plus échapper, ni à une forte recession, ni à une restructuration globale de la dette occidentale.
    Autant en profiter pour avancer (pas dans le mur…)

    1. Autant en profiter pour avancer (pas dans le mur…)

      La solution est donc le « fédéralisme robuste et viril », imposé d’une main de fer et sans trop d’états d’âmes démocratiques.

      Mais il est vrai que sous d’autres latitudes nous imposons « la démocratie » par les armes.

      L’un compensant l’autre en quelque sorte.

    2. Sauf que le VRAI fédéralisme, c’est visiblement pas pour maintenant !

      Olivier Berruyer disait il y a pas si longtemps :

      Comme d’habitude plusieurs regrets, en particulier de ne pas avoir eu le temps de rebondir pour indiquer qu’il était incohérent de parler de “solidarité indispensable dans l’eurozone” et de “les grecs doivent nous rembourser”. Non, le “fédéralisme”, c’est justement donner de l’argent qu’on en vous rembourse pas, autant donc classer ceci “aide financière” que “prêt”.

      Son intervention est visible içi : http://www.les-crises.fr/bfm-12-06-2012/

      Allez donc demander aux Allemands et à Angela Merkel s’ils ont envies de donner encore plus à la Grèçe, « sans remboursement », si les Allemands sont près à reverser à tous les autres pays leurs excédants commerciaux, leur réponse, probable à 99,9% sera Nein !

  12. Mr Hollande va pouvoir faire adopter(il a sa majorité) la règle d’or sous le mot croissance,il nous la rejoue Jospin,on imagine la suite,SERRONS NOS CEINTURES DE SECURITÉ,il va y avoir des trous d’air avec Angela comme hôtesse de l’air dans un avion sans pilote

    G20, Rio +20 échecs…

    Je crains plutôt que ce ne soit l’image de Dennis Meadows (l’auteur du fameux rapport qui soit la bonne). Notre « voiture » s’est déjà élancée dans le vide par dessus la falaise et freiner ne sert plus à rien.

    Je crois que la majorité de nos contemporains préfèrent profiter de l’agréable sensation d’apesanteur qui est liée à la chute, plutôt que de se prendre la tête avec le fait que tôt ou tard nous atteindrons le sol. Mais peut-être sommes nous en orbite circulaire basse, et la chute va encore se prolonger un certain temps, tant que le freinage sur les hautes couches de l’atmosphère ne nous ramènera pas vers le sol ?

    On pourrait renommer la Grande Perdition: la Grande Chute…

    1. Voilà une image forte !

      Quelle image auriez-vous pris pour décrire la situation en 1934 quand les méchants d’alors étaient de robustes dictateurs, dont les équivalents actuels sont de benoîts démocrates?

      1. @Agequodagix

        Lorsque les « robustes dictateurs » ont accédé au pouvoir, c’est que les démocraties conduites par les « benoîts démocrates » se sont déjà vautrées: soit que les « benoîts démocrates » n’aient pas voulu freiner, soit qu’ils aient voulu, mais que les freins ne répondaient plus, car le véhicule était déjà trop endommagé.

      2. Historiquement, en 1934 la tradition dictatoriale était encore bien ancrée et n’avait pas besoin de démocraties vautrées pour s’épanouir.

      3. Quels « benoits démocrates » ?
        Lorsque Franco, flanqué de Hilter et Mussolini cruxifie le peuple espagnol,
        Churchill est du côté des assassins, et Blum s’en lave les mains!
        Il va falloir aussi bientôt choisir aussi, dans la crise en cours,
        entre la barbarie capitaliste, et la démocratie réelle,
        que certains appellent le socialisme.

    2. La « Déglingue »; j’insiste. 🙂
      La chute à un aspect linéaire et résolu que la situation actuelle n’a pas.
      La déglingue est chaotique, imprévisible dans ces détails. Elle rebondit.
      Elle « impose » « d’agir » pour corriger les dégâts, causes et effets d’autres dégâts. L’action comme l’inaction étant autant néfaste et destructeurs au final.
      La Déglingue en fait est formateur à la Zénitude 🙂
      J’utilise le barbarisme parce que je suis pense qu’il sera compris de mes interlocuteurs mieux qu’une formulation que les mots en français peinent à établir élégamment. 🙂
      Pour ceux qui veulent: lire les deux premières phrases du Dao De Jing

  13. Finalement si l’on se réfère au récit biblique de la Genèse la chute a commencé lorsque Adam et Eve ont mangé le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, désobéissant ainsi aux ordres divins et perdant ainsi leur innocence originelle. 😉

  14. Il ne me semble pas que les « marchés » s’inquiètent de la récession en Europe, c’est en effet essentiellement un système clos, pour la majorité de ses échanges.
    Paul mentionne assez souvent que ce « marché » de la dette est sans grand rapport avec les évolutions économiques…

    C’est en revanche révélateur du degré de « sauve qui peut » de grandes masses de capitaux, et donc de leurs réallocations en temps réel en fonction des arbitrages.

    Avez-vous remarqué par exemple que sur les deux derniers jours, le taux allemand à 10 ans a grimpé de 10% ? l’Espagne s’est « détendue » de 5% environ…

    Vos éléments de décryptage sont donc bienvenus 🙂

    1. Avez-vous remarqué par exemple que sur les deux derniers jours, le taux allemand à 10 ans a grimpé de 10% ? l’Espagne s’est « détendue » de 5% environ…

      Quand le sage montre des spreads de 5%, comment appelle-t-on celui qui regarde des variation de taux de 5 ou 10% ?

      1. Et les taux Grecs 10 ans qui se sont détendus en revenant de 30% à un mirifique 26 % … La Grèce est sauvée !

  15. Lu sur le blog du Yéti, mais pas repris au mot près:
    « si vous n’arrivez pas à dormir parce que vous avez trop de dettes, annoncez fort à votre créancier que vous ne paierez pas, c’est lui qui ne dormira plus! »
    La peur paralysante a gagné en Grèce (on ne retient que le résultat, pas le détail intéressant, précis des résultats de ce jour-là).
    Prendre son bonheur en main n’est pas chose aisée, le courage et l’audace sont souvent payants (à court ou moyen terme), mais franchir le pas n’est souvent pas la volonté d’une majorité, lorsque confronté à des problèmes qui mettent les têtes sous l’eau. On en revient à la théorie que ce type de changements ne passe pas par les urnes, même si on y a presque cru.
    G8, G20, G300, G7,5milliards, la Nature sera plus radicale pour faire « ses choix ». Des regrets, des remords? Non, c’est la faute des « voisins »…

    1. « si vous n’arrivez pas à dormir parce que vous avez trop de dettes, annoncez fort à votre créancier que vous ne paierez pas, c’est lui qui ne dormira plus! »

      Nos chefs d’Etats sont tellement nuls qu’ils ne connaissent même pas cette fine stratégie ! Comment espérer qu’ils nous sortent de l’impasse ?

      1. Ils sortiront quelques-uns de l’impasse, qui ne sont d’ailleurs absolument pas dans l’impasse, eux, grâce à la généreuse solidarité des « 99% ».

      2. Si si ils connaissent.
        Malheureusement, ils ne sont pas ignares ni stupides.
        L’histoire économique est faite de centaines d’annulations totales ou partielles de dettes publiques.
        Mais ils ne sont pas payés pour cela.
        Ils sont au contraire chargés par le capital du recouvrement…

  16. Je ne sais pas si je serai autorisée à relayer une demande d’ Olivier Berruyer ici??
    Action ! À vous de jouer] BCE et Banque de France
    Aujourd’hui, nous allons interrompre le récit descriptif, pour se bouger un peu…
    J’espère que la longue série sur les systèmes bancaires vous a intéressés (étonnement, il reste apparemment quelques lecteurs). Elle m’a demandé un travail de romain, car les informations statistiques des Banques centrales sont :
    cachées,
    inaccessibles,
    incomplètes,
    voire inexistantes…
    Certains diront qu’il y a une volonté de cacher les informations – c’est parfois vrai. Plus probablement, il n’y a surtout pas de culture de la communication dans ces institutions, pour qui l’information statistique n’est pas la priorité… L’organisation pèche parfois, souvent car les comptables ont seuls la main sur ce sujet, sans soutien des services de communication externe ou des archives.
    Je lance donc ce jour une demande circonstance aux autorités statistiques de ces banques, visant à une meilleure information du public en général – et de vous en particulier.
    Et c’est là que j’ai besoin de vous.
    Si nous voulons faire bouger les choses un minimum, il serait utile, si vous trouvez ce besoin légitime, que vous appuyez ma demande, en envoyant un mail au service “Relations publiques” de ces banques.
    La BCE
    Ma demande
    Vous trouverez ici le courrier que j’ai fait parvenir à la BCE.
    À vous de jouer
    Si vous le souhaitez, vous pouvez m’aider en envoyant simplement le mail de soutien suivant à la BCE : info@ecb.europa.eu
    J’ai lu l’appel / lettre ouverte d’Olivier Berruyer sur son blog http://www.les-crises.fr/action-bce-et-bdf.
    Je soutiens sa démarche visant à améliorer l’information statistique de la Banque Centrale Européenne.
    Cordialement
    La Banque de France
    Ma demande
    Vous trouverez ici le courrier que j’ai fait parvenir à la Banque de France.
    À vous de jouer
    Si vous le souhaitez, vous pouvez m’aider en envoyant simplement le mail de soutien suivant à la Banque de France : infos@banque-france.fr et webmestre@banque-france.fr
    J’ai lu l’appel / lettre ouverte d’Olivier Berruyer sur son blog http://www.les-crises.fr/action-bce-et-bdf.
    Je soutiens sa démarche visant à améliorer l’information statistique de la Banque de France.
    Cordialement
    Je compte sur vous, plus nous serons nombreux, plus la demande sera étudiée sérieusement.

  17. « Le G20, préoccupé par l’Europe, s’engage pour la croissance »
    « Nous nous engageons à adopter les mesures nécessaires pour renforcer la demande … »
    (extraits d’une dépêche de l’AFP vue sur Boursorama)

    Notre président, dont le maître mot est croissance peut être satisfait, les mots sont là.

    Mme Merkel peut-aussi être satisfaite, car elle sait que l’Allemagne, qui pratique une politique de l’offre, ne va pas manquer de répondre aux politiques de la demande chez son voisin, par encore plus d’exportations.

    Bonjour les déséquilibres. Génial !

  18. @Yoananda
    « privilèges des fonctionnaires, grasses retraites, etc… »
    Toujours le même refrain….., tout le monde n’est pas énarque et haut fonctionnaire ou bénéficie de retraite chapeau .
    Et les privilèges de l’Oligarchie dominante, vous y pensez ?

  19. Moi pays européen étouffé par un édredon de dettes que je me maintiens sur mes voies respiratoires, je m’endette pour financer un fonds d’aide qui va m’aider à me désendetter.
    cela ressemble à cet humain qui s’enfonce dans les sables mouvants et qui croit pouvoir s’en sortir en se tirant lui-même par le col.

  20. Ils font ce qu’ils ont toujours fait de la cavalerie . Ce qui choque maintenant , c’est qu’il n’y a plus
    le sous-jacent : la croissance . Elle n’est plus qu’invoquée , sort de ce coprs !
    Le cheval court encore mais au-delà de la falaise ….
    Espérons que les US vont faire ‘ mieux’ . Il y a un fait qui me rend perplexe : comment se fait-il
    que la jp Morgan en la personne de Dimon , soit convoquée devant le sénat pour une banale
    perte de 2 milliards de $ ? A priori La jp Morgan est une affaire privée et sa perte n’est pas renflouée par le Trésor , on est aux US quand méme ! çà vous interroge pas ?

  21. Etant donné que notre industrie est partie ,que notre agro-alimentaire en a pris un bon coup,Hollande a l’idée géniale de relancer.Il le dit et le maintien avec courage!!!Mais il veut relancer quoi????la production allemande ,c’est ça le vrai fédéralisme!!!!Peut-être que dans l’élan fédéraliste on enverra un jour des troupes en Grèce ou en Espagne,par solidarité pour combattre quelques excités déçus par la longue attente des bienfaits de l’Europe!!!C’est aussi du fédéralisme

  22. « An interesting recent article by the Real-World Economics Review focuses on the fact that the capitalists are forced to realize that their system may not be eternal, and that it may not survive in its current form. »

    http://www.zerohedge.com/news/chart-scares-1-most

    Rien de vraiment neuf sur le fond mais changer de perspective en ouvre parfois de nouvelles. Donc certainement pas une perte de temps:

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