L'actualité de la crise : DES MARCHES TROP HAUTES POUR ÊTRE FRANCHIES, par François Leclerc

Billet invité

François Hollande est à l’offensive et Angela Merkel fermement sur la défensive, avec tous deux en ligne de mire un compromis lors du sommet de fin juin qui reste introuvable pour le moment. Quels en sont les contours vu de Paris, Berlin campant sur la proposition dilatoire d’une Union politique préalable et l’utilisation en attendant des mécanismes existants, sur la base d’une analyse voyant dans l’origine de la crise un endettement public trop élevé et une compétitivité insuffisante ?

Le dispositif principal projeté repose sur le Mécanisme européen de stabilité (MES) et sur sa capacité à renflouer directement les banques sans passer par les États, avec comme double objectif de ne pas accroître leur dette et de découpler celle-ci de la dette des banques. En parallèle, la BCE s’en verrait confier la surveillance, non pas afin de la rendre plus transparente mais pour en rendre l’exercice plus indépendant de la gestion politique des États. Une mesure déjà soutenue par Angela Merkel. Mais l’idée complémentaire est d’adopter le dispositif d’Union bancaire en le restreignant aux seuls établissements systémiques, afin de faciliter l’accord du gouvernement allemand, ce qui rapporté à la situation espagnole le rend assez surprenant.

Il est aussi question d’accorder au MES une licence bancaire, ce qui lui donnerait accès aux liquidités de la BCE et contribuerait au découplage déjà évoqué, les États n’étant plus directement sollicités pour en garantir le financement sur le marché. Mais autant le renflouement direct des banques ne suppose qu’une décision des administrateurs du MES – les représentants des États de la zone euro – autant l’accès du MES à la BCE impose une révision des Traités.

Quel monnaie d’échange est-il possible de proposer à la coalition allemande ? Rien de plus que l’adoption du traité de discipline budgétaire, dont la ratification est déjà sur les rails, avec des dispositions complémentaires. Une taxe sur les transactions financières, qui risque fort de se résumer à une opération de communication, une fois les décisions finales arrêtées sur son assise effective et son taux. Et surtout l’émission d’euro-obligations finançant la tranche de la dette dépassant les 60 % du PIB de chaque pays, afin d’en étaler le remboursement sur vingt ans. C’est la reprise des préconisations de la commission des sages allemands.

Butant sur son financement, le grand projet de relance par la croissance est réduit à sa plus simple expression, une fois adoptée une augmentation du capital de la Banque européenne d’investissement (BEI) de 10 milliards d’euros. Une somme ridicule au regard de celles qui sont par ailleurs mobilisées. Ce dernier volet est le parent pauvre du projet, avec pour viatique les réformes structurelles dont le but est de diminuer le coût du travail et de restreindre le périmètre de l’intervention sociale publique.

Les mauvais esprits, qui ne manquent pas, pourront faire valoir que, si ce plan voyait effectivement le jour, il retirerait une belle épine du pied des banques qui ne parvenaient pas à se tirer seules d’affaire. Sous prétexte de ne pas faire payer les contribuables, en dépit d’une taxe dont le rendement sera loin de suffire, il reviendrait à mettre à contribution la BCE, dont les actionnaires sont les États via les banques centrales nationales de l’Union européenne. C’est d’ailleurs là où devra intervenir une négociation avec les Britanniques, qui veillent à protéger la City de toute régulation européenne contraignante et demanderont des compensations dans ce domaine.

Quand au désendettement public, son calendrier serait seulement étalé dans le temps, une simple reconnaissance de ce qui de facto va de toute façon s’imposer. Si, en utilisant le rebondissement de la crise comme levier, un plan A’ voit finalement le jour, il ne fera qu’ajuster une stratégie de départ devenue impraticable.

Les socialistes français et allemands sont au cœur de cette évolution qu’ils tentent de favoriser, soutenus par les gouvernements espagnols et italiens de droite qui ont tout à y gagner, tout en préconisant encore des variantes. Mais l’adoption d’un compromis lors du sommet de fin juin est loin d’être acquis. Le plan français finalement adopté, les marges de manœuvre resteraient très limitées, avec la récession européenne comme principal obstacle qu’il n’a pas les moyens de franchir. Il peut tout au plus permettre de gagner du temps, ce dont la stratégie allemande n’est plus capable.

Un tel résultat ne changerait pas la donne, car ce répit serait de courte durée. La dette des banques espagnoles envers la BCE atteint 287,8 milliards d’euros, selon les statistiques de la Banque d’Espagne. Moody’s vient de dégrader de trois crans la note de la dette espagnole à long terme, désormais un cran au dessus de la catégorie « spéculative ». Le taux à dix ans de la dette publique frôle les 6,9 % ce jeudi matin. La poursuite du programme de refinancement de la dette publique espagnole n’est plus possible, un plan de sauvetage ne va pas pouvoir être évité. Déjà sollicitées pour les banques espagnoles, les structures européennes mises en place ne vont pas pouvoir y répondre, impliquant l’intervention du FMI. Si les marchés continuent comme probable à tendre les taux obligataires italiens, une reconfiguration globale du sauvetage européen sera indispensable afin d’éviter l’éclatement de la zone euro.

En Grèce, les pions du Tavli (*) sont sur la table et le jeu a commencé…

(*) Tavla, Tawla, Backgammon, Jacquet…

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136 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : DES MARCHES TROP HAUTES POUR ÊTRE FRANCHIES, par François Leclerc »

  1. Le taux de chômage en Grèce a continué à s’aggraver au premier trimestre 2012, grimpant à 22,6% contre 20,7% au trimestre précédent, a annoncé jeudi l’Autorité des statistiques grecques (Ase).
    AFP

    Ça laisse du temps pour jouer au Tavli.

    1. http://www.flickr.com/photos/abacq/6583638997/

      TITRE LA STAMPA /
      Crescita e lavoro, l’allarme Bce
      Merkel: non siamo inesauribili

      Croissance et emploi,la BCE tire la sonnette d’alarme.
      Merkel : non ne sommes pas un puits inépuisable.

      (les titres de presse italiens sont elliptiques, je développe l’idée.)

      Secondo Merkel, la strada per uscire dalla crisi è difficile e comporta misure pensanti e dolorose, ma non si possono scegliere «soluzioni facili». «L’Europa non deve optare per le soluzioni più veloci e più facili della crisi». Al prossimo G20 in Messico del 18-19 giugno i temi dominanti saranno la crisi europea e il ruolo giocato dalla Germania. «La crisi del debito – dice la Merkel in Parlamento – sarà il tema principale del vertice». «Il nostro paese – aggiunge la cancelliera – sarà al centro dell’attenzione. È un fatto, tutti gli occhi saranno puntati sulla Germania perchè siamo la prima economia europea e il principale paese esportatore» . Quanto alla Spagna, «Madrid fa da tempo le giuste riforme con grande coraggio. Ma siede sugli effetti di una bolla immobiliare» ed è bene che abbia deciso di «far ricorso agli aiuti europei». Aiuti che saranno ovviamente «condizionati», ha ribadito.

      Selon Merkel, la voie (sin salida, pour parler espagnol) pour sortir de la crise est difficile et comporte des mesures lourdes et douloureuses, mais ont ne peut choisir des « solutions faciles » (hollandaises ?) L’Europe doit opter pour des solutions plus rapides et plus faciles [plus faciles que les solutions faciles ? On notera que le journaliste se répète et que cela nuit à la clarté de l’exposé, mais peut-être que les solutions faciles de François Hollande ne sont pas les solutions faciles auxquelles fait allusion Madame Merkel [quelque chose de mehr schrecklich]) pour résoudre la crise. Au prochain G2O, au Mexique, le 18-19 juin, les thèmes dominants seront la crise européenne et le rôle que joue l’Allemagne.La crise de la dette, dit la Merkel au parlement, sera le thème principal du sommet (Ah bon, pas de match à regarder ?). Notre pays, ajoute la Chancelière, sera attendu au tournant (je traduis « au centre de l’attention »). C’est un fait que tous les regards seront pointés sur l’Allemagne parce que nous sommes la première économie européenne et le principale pays exportateur (si vous comptez sur le camembert, la mozarella, le manchego ou la feta pour redresser vos exportations, vous pouvez toujours courir…) Quant à l’Espagne, « Madrid accomplit depuis un certain temps les bonnes réformes avec un grand courage.Mais elle est assise sur les effets d’une bulle immobilière » et c’est bien qu’elle ait décidé d' »avoir recours aux aides européennes » (Ce qui nous la livre pieds et poings liés). Ces aides, bien sûr, seront soumises « à conditions », a souligné (Mme Merkel).

      1. Quelques coquilles dans ce textes tapé à la va vite (ont au lieu de on), ce sont les affres de la traduction simultanée…
        Une image des solutions de Madame Merkel :

        http://blogs.ac-amiens.fr/0601189S_upi_jules_michelet/public/nosferatu.jpg

        Chapitre suivant : le Docteur Helsing et Jonathan Harker décidèrent d’unir leurs forces pour contrer Dracula.
        http://www.boursorama.com/actualites/francois-hollande-et-mario-monti-a-la-rescousse-de-la-croissance-en-europe-540a72ea37506f9374d2e82262c54c86

      2. Erreur : au lieu de « L’Europe doit opter pour des solutions plus rapides et plus faciles [plus faciles que les solutions faciles », lire « L’europe NE doit PAS… »

  2. Un « répit de courte durée« … un point important du suicide du système capitaliste aura été cette fuite vers le court-termisme. Apothéose avec la bourse en nanosecondes!
    Dans les grandes compagnies industrielles les dégâts sont déjà énormes ; les managers financiers qui par une fuite en avant désespérée ferment des usines ont leurs bonus et ensuite changent très rapidement de fonction, promus!
    Ces courts répits suffisent un peu pour le moment à brouiller la compréhension des citoyens. La crise semble durer… au ralenti. Comme une tumeur sournoise qui en quelques semaines va tuer son porteur. Ici on va parler en années. Comme dit Paul de la chute d’URSS à l’agonie du capitalisme quelques décennies. Mais lisez l’histoire de l’Empire romain…
    La vision d’anthropologue, de sociologue ou simplement d’historien qui est celle suivi dans ce blog et qui donne un cadre pas seulement à longue durée mais à moyen terme (effet domino Grèce/Espagne expliqué il y a deux ans) suppose une réflexion suivie.
    D’où ce sentiment de nombreux visiteurs qui disent que finalement rien n’est arrivé et donc de bricolages en bricolages rien n’arrivera…
    Le pire est qu’il apparait que l’ensemble de la classe politique est dans le même état d’esprit. Pour aller vite : Munich 1938.

    1. « D’où ce sentiment de nombreux visiteurs qui disent que finalement rien n’est arrivé et donc de bricolages en bricolages rien n’arrivera… »

      Ce profil existe encore, mais il se raréfie. C’est vrai qu’en 2008-2010, les gens étaient dubitatifs quand à la profondeur de cette crise. Certains pensaient même qu’il s’agissait d’une sorte de propagande à des fins non avouables.
      Mais je constate tous les jours que les choses ont changé. Qui ne connait pas un ami ou un proche ayant perdu son emploi et en galère pour en retrouver ? Quel professionnel ne constate pas une multiplication des impayés de sa clientèle ? Quel cadre ne subit pas une pression grandissante de sa hiérarchie pour faire des économies et réduire l’intérim ?
      La crise est entrée dans notre sphère individuelle, et peu nombreux sont ceux qui en nient encore l’importance.

      Reste effectivement que le sentiment majoritaire qui en découle se croit pessimiste, alors qu’en regard de la réalité, il est plutôt optimiste, du genre: « ça va être dur, ça va être long, mais ça va pas être pire ». Si, si, ça va être pire…

    2. J. Généreux : L’esprit de Munich a envahi les têtes qui nous gouvernent.
      http://www.dailymotion.com/video/xday9w_j-genereux-l-esprit-de-munich-a-env_news?start=13

      Emission du 14 mai 2010. Parlons Net, le club de la presse web de France Info reçoit Jacques Généreux. Il est économiste, enseigne à Sciences Po et tient un blog. Il a été membre du Parti Socialiste, s’est opposé au traité constitutionnel européen de 2005 avant de rejoindre le Parti de Gauche fondé par Jean-Luc Mélenchon. Il a été tête de liste aux dernières européennes. Avec Jacques Généreux qui dénonce « l’esprit de Munich » qui a inspiré le sauvetage de l’économie européenne et grecque, on évoque principalement le sauvetage de l’euro qui a fait gagné presque 10 % aux bourses européennes lundi dernier, de la gouvernance économique de l’Europe et de ce qui reste à faire pour renouer avec une croissance qui ne vient pas. Jacques Généreux réagit par ailleurs aux propos d’Alain Minc sur les dépenses de santé des « vieux riches» tenue la semaine dernière dans l’émission.

      1. au plus haut niveau !!
        France ne doit pas jouer le jeu du chantage en Grèce » (Pierre Laurent)
        Je suis étonné de la position prise par François Hollande hier à la télévision grecque. Cette mise en garde contre un vote qui conduirait certains pays à préférer « en terminer avec la présence de la Grèce dans la zone euro », à quelques jours des élections, est déplacée. Le peuple grec est souverain et il ne peut y avoir de « mais » au respect de cette souveraineté.

        Cette pression est contraire à l’intérêt de la France et à la volonté affichée de réorienter la politique européenne et de renégocier le traité. Alors que les Français viennent de s’exprimer pour le changement, il convient désormais de s’appuyer sur toutes les aspirations similaires qui émergent en Europe, et très clairement en Grèce, où le peuple veut s’émanciper du diktat des marchés et en finir avec l’austérité.

        La France ne doit pas appuyer le chantage de Mme Merkel et des tenants du consensus libéral. La question n’est pas la sortie de la zone euro ou non, mais sa refonte. Le vrai débat porte sur les mesures à mettre en œuvre ensemble pour sortir de la crise. Nous savons que l’austérité ne le permet pas, au contraire.

        Je connais bien Syriza et Alexis Tsipras. Cette coalition est tout ce qu’il y a de responsable. Elle respecte les choix de son peuple en refusant les politiques d’austérité tout en souhaitant rester dans l’Euro, comme le veulent 70% des grecs. Elle a produit un programme économique d’investissement dans l’économie réelle et dans les services publics, qui seul peut sortir la Grèce de la spirale récessive.

        La France doit épauler cette démarche en se déclarant prête au dialogue et à la coopération avec les forces de gauche en Grèce, en demandant la remise en cause du rôle et des missions actuels de la banque centrale européenne et en soutenant la proposition du Parti de la gauche européenne, de créer une banque publique européenne au service du développement social, solidaire et écologique.

        tout cela rappelle de tristes souvenirs…1930 ou 1932…?

      2. @ morvandiaux

        Je vous suis quasi à 100%.
        Cependant mon sentiment , à cette heure , est que dimanche la participation en Grèce s’élèvera et que le matraquage médiatique quotidien national (radios+TV+presse) ajouté à la mise en exergue des « avertissements » de nombreuses personnalité européennes « amies » du pays fera participer massivement à l’élection la classe moyenne et surtout LES VIEUX qui ont récemment vraiment pris peur de l' »aventure » proposée par SYRIZA qui passe maintenant dans les campagnes les plus reculées pour le porteur d’eau du communisme honni…..!
        En chiffres , un succès pour SIRIZA serait de conserver 25% et je vois la ND vers les 33-35% , c’est à dire , hélas , un gros tiers du volume 3OO de la Vouli auquel s’ajouterait le bonus de 50 députés….donc un peu plus que les 151 majoritairement requis….!
        Comme si , donc , la direction de la police de NEW YORK avait été confiée à AL CAPONE…..!
        ( J’espère me tromper , bien entendu…!! )

  3. Devant l’urgence, le parlement allemand devrait voter la ratification de la création du MES d’ici la fin du mois. Les Espagnols, qui ne sont pas pressés, sont priés d’attendre. Les Italiens ont pris leur place dans la file, mais il n’y en aura pas pour tout le monde !

    1. Oui François, le gvt allemand l’avait déjà annoncé, c’est bien le MES qui entrera en action pour l’Espagne et ses banques à partir du 1er juillet.

  4. Sous le communisme, un très grand nombre de blagues couraient dans les rues. Celle qui me vient à l’esprit ici est une devinette :

    « Quelle est la caractéristique la plus stable et la plus solide du communisme ? »
    Réponse
    « Des difficultés temporaires »

    Cette blague s’applique au capitalisme. C’est vraiment une équipe d’élite considérant que ce système est bon et que ses difficultés ne peuvent qu’être temporaires. Il faut « juste » lui laisser un peu de temps pour qu’il se renouvelle et retombe sur ses pieds. Le communisme a suivi cette politique.

    1. Et une autre vielle blague de cette époque:
      Que fait le capitalisme ? Le capitalisme court a sa perte.
      Quel est le but suprême du communisme : Rattraper et dépasser le capitalisme…
      Cette histoire (plus très drôle) se joue dans le désordre. On a déjà assiste a la deuxième partie de l’histoire, reste à savoir si nous assisterons aussi a la premier partie.

      1. Une blague que j’ai entendu souvent en Russie,
        et qui en dit long sur la réalité et la faillite du « socialisme » russe:
        – qu’est-ce que le capitalisme ?
        – l’exploitation de l’homme par l’homme
        – et le socialisme ?
        – l’inverse !

      2. Dans le genre faillite du socialisme et humour russe, j’aimais bien aussi celle-là, des années Eltsine :
        « – Tu connais la différence entre un dollar et une rouble ?
        – Non.
        – Un dollar. »

      3. Dans le même genre…

        Quelle différence entre l’URSS, l’Italie, l’Angleterre et la France?

        En Italie tout est autorisé même ce qui est interdit.
        En URSS tout est interdit même ce qui est autorisé.
        En Angleterre tout est autorisé sauf ce qui est interdit.
        Et en France tout est interdit sauf ce qui est autorisé.

  5. « une reconfiguration globale du sauvetage européen sera indispensable afin d’éviter l’éclatement de la zone euro » : je ne vois pas comment …

    Sinon, le tric-trac !!

      1. C’est pourtant simple : cela s’appelle un reset général. On y vient, on y vient.

        Comme le disait Bernheim « cela s’arrêtera tout seul ». Oui mais à quel prix ?

      2. @ Thom :
        Je ne crois pas au ‘reset général’. Pour se faire, il faudrait que TOUS les acteurs s’assoient en même temps à la même table. On a eu toutes les peines du monde à le faire pour la Grèce et trop tard, beaucoup trop tard. Entre-temps, les effets ont eu le temps de se générer et de créer de nouvelles situations. Et je ne vois AUCUN politique imposer cela à tous les acteurs, ne serait-ce qu’au niveau européen, à fortiori au niveau mondial.
        Car TOUS se positionnent en fonction des échéances électorales : si on devait attendre que les acteurs majeurs n’en soient plus dépendants, il faudrait attendre … fin 2013, après l’élection allemande, et encore, en sachant que les mid-terms américaines se profileraient dès fin 2014.
        Le ‘reset général’, c’est juste un millénarisme supplémentaire, en version positive.

      3. C’est effectivement le métier fort rémunérateur des politiciens
        de détourner la volonté de sortir du cadre vers… le cadre des urnes.

        Cela marche tout le temps,
        sauf quand ils n’arrivent pas à empêcher un soulèvement,
        ou par exemple une grève générale, comme en 36 ou 68.

        Patience: la poudre s’accumule et leur pètera au nez.

      4. Zéb, tu te trompes largement.
        Le reset va se produire par un effondrement qui viendra d’une banque assez importante.
        Entrainé par une cause telle que la faillite d’un état, une dégradation de note un peu trop forcée (voir la politique ricaine qui vise à tuer la crédibilité des banques européennes), un bank run dans un pays quel conque, une excuse autre indépendante de tout le foutoir.
        Là, nous allons rire à gorges d’employés.

  6. Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre : les dominos tombent les uns après les autres.

    L’Espagne et l’Italie foncent vers un défaut de paiement total.

    Jeudi 14 juin 2012 :

    L’Italie emprunte 4,5 milliards d’euros à moyen et long terme, bond des taux.

    L’Italie a vu ses taux flamber et dépasser les 6% sur les échéances les plus longues jeudi lors d’une émission de dette très suivie, alors qu’elle est de nouveau sous la pression des marchés, mais elle a atteint son objectif maximum en levant 4,5 milliards d’euros.

    Le Trésor italien a emprunté 3 milliards d’euros de titres à trois ans à un taux de 5,30%, contre 3,91% le 14 mai, dans un marché tendu, marqué par la dégradation de la note de l’Espagne de trois crans par Moody’s, qui a propulsé les taux de Madrid à des nouveaux sommets sur le marché secondaire.

    Selon le résultat de l’opération communiqué par la Banque d’Italie, Rome a en outre émis 627 millions d’euros de titres à échéance 2019 et 873 millions à échéance 2020.

    Sur ces deux maturités, les taux ont franchi la barre symbolique des 6%.

    Pour l’emprunt à 7 ans, l’Italie a dû payer un taux de 6,10%, contre 5,21% lors de la précédente émission le 27 avril.

    Pour l’emprunt à 8 ans, l’Italie a dû payer un taux de 6,13%, contre 5,33% lors de la précédente émission le 14 mai.

    Mercredi, Rome avait déjà enregistré un bond de ses taux à 3,972%, contre 2,34% le mois dernier lors de l’émission de 6,5 milliards d’euros de titres à un an.

    L’Italie, qui avait réussi à regagner la confiance en début d’année grâce aux mesures de rigueur et aux réformes du gouvernement Monti, alimente à nouveau l’inquiétude des marchés.

    A présent que l’Espagne a accepté un plan d’aide pour ses banques, certains analystes craignent que l’Italie, dont la dette colossale dépasse les 120% du PIB, ne soit le prochain domino de la zone euro à tomber.

    (AWP / 14.06.2012 12h00)

    1. Ce n’est pas une crainte, c’est tout simplement certain si on continue comme on le fait depuis des années.

    2. Alors BA.
      J’attends toujours un effondrement de la zone Euro, Vieux Frère ennemi.

      Je te rappelle qu’une choucroute est en jeu. Et je tiens TOUJOURS mes promesses.
      Pour cela aussi que je suis qualifié de dur mais juste de la part des personnes qui me connaissent vraiment.

      1. B.A.

        Je parlais justement de roi hier.

        T’en n’a pas marre de promettre la fin du monde pour demain …..depuis 4 ans?????

        Un peu de tenue.

      2. Surtout que c’est le début d’un nouveau , qui n’ a pas encore résolu les traces du passé .
        les métamorphoses sont rudes, cela ne peut pas en être autrement .
        Quand tombe une illusion, c’est comme un empire qui s’effondre , ou c’est comme un type qui était sous addiction, le processus d’épuration pour un retour à la « normale » est long et douloureux, mais la guérison est au bout .
        évidemment , dès lors qu’on n’a plus sa drogue, il y a un manque horrible au début .
        et il faut réapprendre à vivre , se donner des objectifs . ( là, c’est plus compliqué si les hommes ne font pas corps )

        mais ce monde malade à souhait , obsédé sexué, ( suffit d’aller au ciné pour voir qu’aucun film n’est produit sans une scène de cul vendeur ) est surtout dans l’impatience . Aucun d’entre nous ou presque n’y échappe , sauf ceux qui se retirent du monde . Et chacun selon sa méthode …

        la planète en jeu , donc . mais les jeux ont été faits et c’est long avant que cela ne finisse . cela durera le temps de toute la vie .

        tout le contraire de la vie qui est impermanence!

        disait Béa .
        personnellement , je la crois permanente dans ses transformations .

        et autre point : il y a au cours des temps des nœuds , des convergences , des croisements , des étranglements, ce que plus d’un ici, admet . et qui correspondent à quelque chose , je ne saurais dire quoi . il faut vider pour remplir à nouveau ? p-ê ?
        mais donc qu’en ces temps troublés , secoués plus que normal , c’est l’univers qui reprend ses droits si l’homme excède les siens et engendre plus de mal que de bien . ( comme quoi l’univers, ou ce qui le soustient n’est pas trop indifférent , mais, , bon … )

        vous me direz, par qui comment, pourquoi ? mais par ses habitants naturels qui en ont fait la demande , pardi . ( n’ayant plus de recours humain. Si, cela existe , des gens qui ne croient plus aux hommes )
        croyez vous que les abysses de souffrances soient sans fins ? que l’on puisse pousser le bouchon de l « absence « ,de l’abandon jusqu’à plus soif ?
        c’est sûr que Dieu n’apparaitra pas pour effectuer un miracle , sous peu , ni plus tard . ( ou si rarement que c’est insignifiant ) , si nous n’y voyons le miracle là, ni faisons le notre , créateur .
        mais comment pourrions nous inventer nos dieux dans l’odieux ? l’oméga dieu . Ils se créent ici , si ce n’est pas trop odieux . si ce n’est pas trop pourri , ni trop peu . c’est comme le compost 😉
        nos dieux, mais c’est si simple . prenez un arbre . il passe son temps à se dorer la pilule…

        ce qui est lourd, c’est d’avoir pris les mots pour argent comptant .
        si bien que plus personne ne sait .

  7. Nouvelles du Québec: Appel à toutes les forces d’opposition progressistes à l’union pour battre le parti Libéral liberticide de J Charest lors des élections de septembre.

    http://www.youtube.com/watch?v=wzCuctOxJ2k&feature=player_embedded

    http://www.youtube.com/watch?v=n6Okuc2Ef_8&feature=player_embedded

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=cZJVj44IpOs

    http://www.youtube.com/watch?v=SgZbSYGxmLo&feature=related

    En Italien:

    http://www.youtube.com/watch?v=N6i3aDm1yxM&feature=related

    En portugais:

    http://www.youtube.com/watch?v=xPZLRVuxqIA&feature=related

    en grec

    http://www.youtube.com/watch?v=3LX9smHUKaw&feature=relmfu

    Demandons aux partis d’opposition de former une coalition en vue des prochaines élections. L’union fait la force. La seule alternative efficace pour éviter que nos votes soient dilués et que le parti libéral de Jean Charest soit réélu en dépit de l’indignation générale, c’est que les partis d’opposition s’unissent pour créer une coalition. Nous ne demandons pas une fusion des partis, mais bien une coalition. Le temps de montrer la sortie au Parti libéral, de rétablir la démocratie au Québec et d’assurer la réforme du mode de scrutin.

    Les méfaits du gouvernement libéral de Jean Charest ont déjà fait trop de dégâts. Nous doutons de la Justice. Nous doutons de l’administration de l’État. Nous doutons des médias traditionnels. Nous doutons des Forces de l’Ordre. Il est urgent que nous retrouvions confiance.
    Le parlement termine sa session le 15 juin prochain. Les travaux parlementaires reprendront seulement le 15 août prochain. Il y a fort à parier que le gouvernement déclenchera des élections en août. Il nous faut donc agir vite et massivement pour permettre aux partis qu’on invite à s’unir de s’organiser en conséquence.
    Un appel de cette nature a beaucoup plus d’impact si chaque personne envoie une lettre individuelle.
    Il faut unir les Québécoises et les Québécois autour de nos valeurs communes :
    – « être maître chez nous »: nos ressources nous appartiennent
    – la protection de notre liberté d’expression et d’association
    – la saine gestion de l’État

    http://liberaux.net/

  8. Les marchés attendent des mesures concrètes, palpables pour fin juin. Il ont en marre d’avaler des tranquilisants, l’attitude envers l’Espagne et l’Italie en témoigne.

    Dans l’hypothèse contraire, la situtuation deviendra immédiatement insupportable pour certains pays débiteurs.
    Il n’en reste que deux fausses solutions: aider massivement les pays en difficulté (faire marcher la planche à billets) ou envisager un recentrage pour constituer un noyau dur de quelques pays économiquement compétitifs.
    La première « solution » entraînera subito un déclassement significatif de l’Allemagne et de la France…………

    1. « Les marchés attendent des mesures concrètes, palpables pour fin juin. Il ont en marre d’avaler des tranquilisants, l’attitude envers l’Espagne et l’Italie en témoigne. »
      Et moi, j’en ai marre de rassurer les marchés qui nous foutent dans la merde. Alors vivement que tout craque, ceux qui n’ont rien aujourd’hui ne perdront pas plus… Qui vient me rassurer et me dire que l’avenir s’annonce bien, à moi, qui suis pourtant « la variable d’ajustement » de ce hold-up du siècle qu’on appelle « la crise » ???

      1. Un Naïf, c’est ce qu’on appelle un décalage avec son pseudo… 🙂
        Sérieux : rends-toi compte à quel point :
        – un humain normalement constitué n’aime pas franchement l’inconnu.
        – et en plus, il adore son confort matériel…
        (ces deux éléments étant aussi imbriqués)

        Le souci, avec cette crise est que, maintenant, beaucoup trop de personnes comprennent. Et ça, les dirigeants occultes (soit les plus riches) n’aiment pas…

      2. Ceux qui n’ont « rien » aujourd’hui ont encore en France le RSA, la sécu et quelques allocs. Ils pourraient effectivement TOUT perdre, et se retrouver bien plus bas que les grecs aujourd’hui. Qui ont perdu beaucoup, mais pas encore « TOUT ».

      3. Là, François, tu n’as pas écouté tes aïeuls lorsqu’ils parlaient de la guerre.
        Comme disait mon grand-père en entendant les sirènes annonçant la fin de la journée de travail : « C’est l’heure du marché noir. »
        Soit sous l’occupation, tout le monde n’est pas mort alors qu’il n’y avait ni alloc, ni RSA, ni aide du gouvernement, que je sache.
        Donc, petit françois qui veut faire de la propagande, apprends, à tes dépends, que tu es ici sur un site de personnes qui ont appris à ECOUTER les autres.
        Et là, je sens que ça va te gêner.

      4. Yvan,
        votre discours retournerait mon grand-père dans sa tombe.
        Les tickets de rationnement ne suffisaient pas et les conditions étaient abominables.
        Vous ne risquez pas d’écouter celui-ci, il n’est plus de ce monde….
        Enfin, lorsqu’il entendait les sirènes, il devait se cacher comme un rat !
        J’espère que vos mots ont dépassé votre pensée. Vous vous y prenez mal (message ambigu).

      5. Yvan, mes aïeux pas mes glaïeuls.
        Il t’a pas dit aussi le glaïeul qu’y avait du boulot à l’époque autant qu’un Cardinal Gerlier pouvait en bénir ? En 44 mon ami, 0 chômeur ! Ah ça ! Ça turbinait ! Et d’l’industrie lourde ! Demande à Jduc… Et des grands travaux publics (des murettes fleuries sur les bords de l’Atlantique…) !
        Brutal aber normal, quand on bosse pour les allemands…

      6. Vigneron.
        T’as beau vouloir me lyncher en orthographe, nous sommes actuellement en guerre. Simplement économique.
        Je te parle de l’occupation. Là, maintenant.
        Open your eyes, friend.

        Les tickets de rationnements actuels en France s’appellent RSA ou autres aides à la survivance, « what else »…??

        Les morts sont identiques.

      7. Yvan,

        Je te parle de l’occupation là maintenant

        Rien que ça… N’ayons pas peur des mots hein ? Ils mordent pas, profitons en…

      8. « Les tickets de rationnements actuels en France s’appellent RSA ou autres aides à la survivance, « what else »…?? ».

        Et ceux qui se rendent à l’usine ou au bureau au moins 5 jours dans la semaine, c’est quoi : Le STO ?

  9. La GB et la suisse ont leur monnaie. Les échanges perdurent.
    L’erreur politique des Européistes, c’est la rigidité et la conception du système monétaire.
    3 niveaux d’Euro (euro1,2,3) auraient été préférables et acceptables au sein de toute l’union.
    La marges de manoeuvre aurait été plus importante. Pour autant, cela n’aurait pas résolu le problème lié au manque d’indexation sur une ou des valeurs réelles (fidus).

    1. C’est vrai que c’est la fête chez les Gibis. Z’ont ben d’la chance avec leur monnaie nationale, leur BoE aux ordres et leur Couine Elle-est-pas-bête two… Swinging London for ever, hmm ?
      Ahhh… le rêve… un serpent monétaire à trois monnaies. En v’là du projet, d’l’ambition, d’la mobilisation populaire… Et il nous resterait plus qu’à dégoter une « indexation sur une ou des valeurs réelles », et on est bon pour le nirvana, la félicité, la Terre Promise, le Salut, l’ataraxie.

      1. Ouais. Je vais même me faire ma propre monnaie indexée sur… hhmm malaise : fluctuat et mergitur. Si elle est trop forte, je coule. Si elle est trop faible, idem…

        Olivier, reviens sur terre : la GB est en pleine récession et la façade n’est SAUVEE que par la planche à billets.
        La Suisse achète des MONCEAUX d’Euros pour éviter que sa monnaie ne s’envole.

        Tu n’es peut-être pas trop expérimenté dans ce qu’on appelle le RISQUE DE CHANGE.
        Crois moi, quand on a testé, on rêve d’un bancor même si c’est impossible.

      2. D.L.
        Vous croyez à quelle mobilisation populaire… Celle avant ou après un effondrement ?
        Vous préférez sans doute « le numérus » (le rêve) au « fidus » (la confiance).
        Je vous invite à regarder les définitions de la monnaie notamment sa dimension individuelle, sociale et temporelle. Vous comprendrez peut-être que la confiance ne s’achète pas…..
        Vive la monnaie fiat sans limites ? La définition institutionnelle actuelle vous convient sans doute, pas moi. Mais rassurez-vous la nature reprendra ses droits !
        L’étape suivante pour vous, c’est la maîtrise par les robots et la monnaie électronique pour accélérer la vitesse de circulation. Fisher vous a ensorcelé avec le nominal, revenez au réel ! Vous aimez la version US de la monnaie ? Une indexation n’est pas un étalon…..

      3. Info dernière:
        Une antenne de la BCE vient d’être découverte en seine et marne!
        Un peu « petits bras » les franciliens par rapport à la maison mère…
        Mais on se consolera en apprenant que l’intégralité du LTRO est allé directement dans l’économie réelle.


      4. Vive la monnaie fiat sans limites ? La définition institutionnelle actuelle vous convient sans doute, pas moi. Mais rassurez-vous la nature reprendra ses droits

        Ah oui bien sûr, « la Monnaie Naturelle » j’imagine. Me v’là rassuré, j’vous dis pas. Laissons la donc reprendre ses droits à votre Nature. Faut pas s’mettre martel en tête hein ? Carpe diem et allons voir si la rose, chère Cunégonde, en attendant le retour de Super Natural…

      5. D.L.50,
        La confiance n’est pas comme un film que l’on regarde. 🙂
        Sur quels critères, vous proposez de garantir la monnaie ?
        Nous ne vivons pas dans un monde d’abondance, malheureusement !
        Et il est naturellement humain d’échanger… Des actifs fantômes !
        Supernatural, vous parlez de mike Oldfield ?
        Bonus :
        http://www.leap2020.eu/GEAB-N-65-est-disponible-Crise-systemique-globale-Second-semestre-2012-Convergence-de-quatre-facteurs-explosifs-Banques_a10499.html
        Conseil : investissez dans les obligations corporate

    2. Yvan,
      c’est la monnaie qui a besoin de revenir sur terre.
      Je n’ai pas dit que la Suisse et la GB s’en sortent mieux, vous extrapolez malheureusement….
      Je dis que cela n’empêche pas les échanges !
      L’indexation sur le pétrole, la propriété, l’or…(je n’ai pas de choix précis) et pourquoi pas un panier permettrait la confiance.

      1. Olivier.
        L’indexation est une chose que je pratique couramment avec « mes » sous-traitants et fournisseurs.
        Cela nous garantie, de façon réciproque, une limitation de dérives qui pourraient venir d’éléments extérieurs.
        Là, tu veux me faire croire que 192 pays pourraient réussir à se mettre d’accord alors que le « premier » refuse tout multilatéralisme…???

        « Ici Houston, vous avez un problème. »

      2. Complément :
        SI, en loi française, je veux contracter avec un « tiers », ce tiers ne peut qu’être unique.
        C’est à dire que pour une tâche donnée, soit je désigne un maître d’oeuvre, soit je fais créer un GIE par deux entreprises.

        Crois-tu que cela soit débile…??

      3. voyons yvan,
        je ne parle pas des monnaies des 192 pays, mais bien de la monnaie qui sert ou servira aux échanges internationaux, la référence. Le dollar aujourd’hui mais pour combien de temps ? cf BRICS et même Geithner (secrétaire d’état US) a avoué en coulisse qu’il avait un plan pour une monnaie mondiale…. Il se pourrait que plusieurs monnaies face cavalier seul (notamment la Chine, le Bresil, La Russie, l’Europe pourquoi pas) alors celle qui gagnera la guerre, sera celle qui garantira la valeur.
        Je suis heureux de vous apprendre que l’on échange pas avec le rouble mais avec le dollar ! Enfin, c’est le « ton de change » qui compte. 🙂

  10. Belgique/Flandre:

    Le parti populiste d’extrême droite NVA propose tout ce qu’il ne faut pas faire:
    Une sois disant hausse du salaire net de 60 à 95 euros, financée par …une hausse de TVA.
    Donc vous financez votre hausse de salaire…piège à gogo car au total il s’agit d’une baisse
    de votre pouvoir d’achat.

    Et pour les sociétés baisse (bien réelle ici) de l’impôt de 33% à 21%….ont’ils déja entendu parler de l’Irlande?

    Et puis on s’étonne que rien ne va plus…le pire c’est que 40 pct de pigeons naifs sont prêts à voter pour eux, car ils n’auront lu que le titre.

    La N-VA propose des hausses de salaire de 100 euros.

    http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2012-06-14/la-n-va-propose-des-hausses-de-salaire-de-100-euros-921440.php

    1. Oui, Dissy.
      Si j’avance l’hypothèse que la Flandre est sous influence hollandaise, qu’en penses-tu..??

    2. Petie revue de slogans :

      Bart de Wever… « De kracht van verandering » (La Force du Changement)…
      Nicolas Sarkozy… « La France Forte »…
      François Hollande… « Le Changement c’est maintenant »…

      Changement… Force… Maintenant…
      On dirait le mantra d’un dépressif sous Red Bull…

  11. La bourse d’Athènes fait actuellement +7% (pic à +9%). Certaines bancaires ont fait des pics à +20%.
    ???

      1. Un sondage confidentiel concernant les élections de dimanche… Les partis pro austérités élus…

    1. Rien + Rien = rien

      1 fois rien, rien
      2 fois rien, rien

      3 fois rien, c’est tout de même quelque chose 🙂

      Autant tenter sa chance…

  12.  » Déjà sollicitées pour les banques espagnoles, les structures européennes mises en place ne vont pas pouvoir y répondre, impliquant l’intervention du FMI. « 

    En v’la une bonne nouvelle!
    Si le FMI s’occupe de l’Espagne, moi qui ne suis pas loin de la frontière et qui ne suis jamais allé en amérique du sud, je vais enfin pouvoir m’offrir un voyage au Chili pour pas trop cher…

  13. L’hypnotisation collective par médias interposés bat son plein. Comme les Mayas ont pratiqué des sacrifices humains, offrant le coeur de leurs victimes à leur dieu pour faire revenir la pluie. Nos prêtres du capitalisme et leurs ouailles opèrent des coupes drastiques dans la masse des citoyens pour faire revenir la croissance. Se délestant du surplus d’hommes, de femmes, d’enfants de tous âges trop encombrant dans leur course chimérique vers la terre promise du « progrès ».

    La civilisation Maya a disparu. Comme tant d’autres depuis.

    Le choc des civilisation est un fumigène, un paravent, une théorie pompeuse, pauvre cache misère d’une réalité faites de trivialités. Si Grand Secret il y a, c’est ,il est juste , par la convergence d’individus constitués en élite .Phénomène mondialisé d’ententes collectives tacites , impulsé par un inconscient collectif commun, fondé sur l’intérêt personnel au prix du Bien Commun. Unions maudites pour et par le pire de nous, contre le meilleur de nous.

    Ce qui s’est répété au fil des millénaires dans des régions du globe se joue à présent à l’échelle planétaire. Il n’existe pas de chaloupes pour quitter le vaisseau Terre.

    Le choix est simple……Nous ou le Néant.

    On nous parle de changement de civilisation, nous avons déjà changé de civilisation. Nos sociétés fondées sur des conditionnements archaïques sont en totale inadéquation avec la civilisation nouvelle. La compétition entre les individus, la sacro sainte compétitivité que l’on nous ressasse n’a plus aucun sens là où nous sommes. Car en l’état actuel il n’y a plus aucun territoire à conquérir hors de Nous, hors du Monde. La compétitivité consiste à conquérir les uns contre les autres, nous disputer le gras comme des fauves se disputent une proie. Ce n’est pas la voie de l' »Homme ». Le temps de la reconstitution des ressources et des cycles naturelles imposent leur lois. Il nous faut composer avec et ensemble.

    Ils sont voués à être maudits ceux ,qui lorsqu’on les rappellent au respect de notre dignité humaine partagée, ripostent par l’image des Bisounours. C’est le signe même de leur ringardise, leur frilosité, leur absence totale d’imagination et de coeur face au défit que notre propre évolution place devant nous.

    L’Europe unie comme une seule peut mettre en oeuvre sans brutalité les réformes nécessaires à la mise en adéquation des sociétés avec notre civilisation . Par la réforme des comportements, la responsabilité et l’engagement commun de nos élites. Nos élites dont le discours, le comportement personnel et collectif constitue un contre exemple. Ils sont les premiers à s’accrocher aux ruines de ce qui n’est plus, proposant d’impulser des comportements vertueux , des efforts qu’ils se refusent à eux mêmes. Demandant à leurs concitoyens des sacrifices afin de préserver leur propre mode de vie, fondé sur l’abus. S’exemptant de toute solidarité avec leur propre peuple et de toute participation équitable à l’effort collectif.
    Faisant barrage à toutes initiatives visant à réformer en profondeur l’organisation sociale et le fonctionnement des collectivités par une mise en oeuvre équitable de la répartition des poids et des mesures.

    Réduire le nécessaire et l’indispensable des uns pour payer les extras des autres n’a rien d’innovant . Transformer la matière et la chair humaine en capital n’est pas le but de l’action humaine. La valeur de la dignité humaine et du vivant ne peuvent être mis en balance avec les valeurs boursières et autres.

    1. Merci Saule pour cette juste analyse qui remet en bonne place la dignité humaine . Nous ne sortirons du chaos qu’en revisitant nos priorités avec sagesse et humilité et en réalisant combien nous nous sommes égarés dans la confusion de nos égos distordus.Les épreuves ne sont-elles pas les leçons que nous avons manqué d’apprendre ? le mental ne devrait-il pas être ramené au service du coeur ?
      Combien de fois on m’a traitée de Bisounours ! parce que je parle de la nécessité de tendre vers l’unité alors que compétition,rentabilité et autres dualités démontrent leur absurdité,leur nocivité et l’injure portée à la vie elle-même…

      1. @ Béa

        « Nous ne sortirons du chaos qu’en revisitant nos priorités avec sagesse et humilité »

        Je pense que la sagesse consiste à passer la main aux femmes pour conduire les affaires du monde. Les hommes ont eu ce rôle tant qu’il y avait quelque chose à conquérir, tant que l’espèce humaine devait faire sa place. Les hommes ont ainsi modelé le monde à leur image; jusqu’aux dieux de nos religions judéo-chrétiennes qui sont masculins! Je pense que la domination masculine n’a plus sa raison d’être dans un monde où l’humain a assis sa suprématie sur les autres espèces.

      2. @BasicRabbit,

        Je pense en effet que nous devrions laisser notre part féminine prendre les commandes et notre part masculine servir ces intentions.

        C’est un renversement intérieur et individuel (qu’on soit homme ou femme!) qui mettrait l’égo au service du coeur.L’union des deux ,en une belle complémentarité, restant indispensable pour enfanter le Nouveau Monde !

      3. @ Béa
        « Je pense en effet que nous devrions laisser notre part féminine prendre les commandes et notre part masculine servir ces intentions. »

        « Ce que femme veut »‘, un proverbe qui vient du fond des âges!

        Valérie: « François, pourrais-tu descendre les poubelles! ».

        La femme d’Einstein: « Albert, l’entretien du linge de maison est épuisant… »
        Et Einstein inventa le lave-linge à la place de la théorie de la relativité dont 99,99% de l’humanité n’a strictement rien à faire.

    2. Trop d’une chose pourrait nuire.
      Le problème c’est le côté O(V)NI.
      Si Béa fait des émules, le blog va devenir … quelque chose d’autre.

      Remarquez, Saule et Béa, que je n’ai rien contre ce genre de
      littérature. Elle montre des bonnes intentions et de trucs
      éthérés sans danger apparent.
      C’est simple, linéaire, facile à absorber, comme une bulle
      (une seule, faut pas éxagérer! ) d’une boisson pétillante
      sans alcool.
      Quand on sort de l’usine une lecture qui ne vous prend pas
      la tête fait du bien. Repos et distraction pascalienne.
      Un peu comme le petit train , interlude,
      de l’ex-ORTF. Des fois qu’on aurait besoin de décompresser
      et faire un retour sur soi, face à la complexité du Monde.

      1. Et bien,je n’ai pas d’autre prétention que d’inciter à ce retour sur soi pour,comme vous le dites,décompresser face à la complexité du Monde.

        La simplicité comme le bon sens mériteraient d’être pratiqués pour que la sérénité qu’ils engendrent apaise les tensions que le mental produit .

        Ovni,nunuche,bisounours ou naïve… pourquoi pas ?!!

        J’avoue n’avoir pas trouvé meilleure pierre à porter à l’édifice d’une Humanité digne de ce nom ni de plus noble raison de vivre(inspirer la dualité,expirer l’unité !) mais,je reste à l’écoute d’autres propositions pourvu qu’elles aillent dans le sens d’une résolution des conflits et autres destructions !

      2. J’aurais préféré que vous reteniez  » bulle unique d’une boisson pétillante » sans danger de surconsommation, plutôt qu’ O(V)NI, mais les mots partent et nous n’en sommes plus le maître, tant pis.

        je reste à l’écoute d’autres propositions pourvu qu’elles aillent dans le sens d’une résolution des conflits et autres destructions !

        Je relève avec espoir cette phrase, de grands espoirs.
        J’ai l’espoir que, tout en restant dans les cimes éthérées où la place ne manque pas, que vous daigniez passer au point de vue pratique, terre-à-terre.
        Il est possible que ce faisant vous soumettiez votre corps à une élongation,
        mais allez plus loin. Pensez à ceux qui sont d’accord sur les objectifs mais
        n’entrevoient pas la suite. Mon accord sur l’objectif, le Beau, la Paix, l’ Amour,
        vous l’avez. C’est la suite qui me manque. Je suis sûr de me faire l’interprète
        d’une opinion partagée.
        Je le répète: « comment faites-vous ? ».
        C’est bien de nous allécher par des images paradisiaques , (ou qui y tendent.)
        mais…
        Prenons cette affiramtion:
        « Je pense que la domination masculine n’a plus sa raison d’être dans un monde où l ’humain a assis sa suprématie sur les autres espèces. ».
        J’y souscris et je la pratique largement mais c’est insuffisant.
        Avez-vous une idée comme l’obtenir ? Au plan collectif, avec un dépassement de l’égocentrisme ?

      3. Amsterdam, 14 Juin 2012

        @ Bea

        1. Un argument ‘pro’:

        http://www.raoni.com/actualites-333.php

        2. Un argument ‘contre’:

        Les Pays-Bas ont maintenant pour la quatrième fois une cheffe d’état:

        a. Emma (1890 – 1898)
        b. Wilhelmina (1898 – 1948)
        c. Juliana (1948 – 1980)
        d. Beatrix (1980 – présent)

        Vous pourriez nous expliquer, estimée Bea, quelles avantages ces QUATRE femmes au pouvoir aux Pays-Bas en ligne ont amené au peuple Néerlandais, et aux peuples colonisés pendant leurs règnes?

        Les estimations sur la propriété privée des actions Royal Dutch Shell des ces quatre femmes varient entre les 5 et les 12 %.
        Grâce au secret du palais, un héritage de l’interprétation du duo Napoléon et Louis Bonaparte de la révolution Française aux Pays-Bas, après presque deux siècles aux Pays-Bas nous ne savons toujours pas quel est le patrimoine de cette famille (?) occupante la position de chef de l’état.

        (on dirait, cfm Paul Jorion, un système de shadow banking au niveau des chef(fe)s de l’état (à partir de 1813 d’abord l’opium, ensuite, le pétrole et ensuite, oui!, la cocaine étatique)… et… ne vous trompez pas… le ‘prince’ (c’est quoi ça??) Néerlandais, fils de la cheffe d’état Néerlandaise actuelle qui se trouve maintenant à Londres en sommeil comateux était bien sûr un ex vice-président de Goldman Sachs..voir: http://www.prorepublica.org/print.aspx?a=friso_haalt_krantenkoppen_niet&t=Friso%20haalt%20de%20krantenkoppen%20niet&page_xml=rss_artikelen ).

        Depuis 1890 QUATRE femmes ont eu l’occasion de changer cette situation.

        Alors, quelle est la valeur de votre proposition maintenant?

        Bien à vous!

        Johan Leestemaker

      4. @ Béa :
        Bisounours c’etait de l’ humour , rien de perso …..remplace par « Angélisme » si ça heurte moins ton égo ……
        Mais , entre nous , tu es complet sur une fausse piste , …Saule est complet a coté de la plaque ….Notre comportement a une rigidité qu’on a peine a imaginer et qd on arrive a passer outre comme actuellement , on est tout de suite ds le mur ……YAKA ouvrir le premier journal .Changer l’ individu est de l’ utopie au carré ….
        Il faut qd meme avoir un putain d’espoir ….qui confine a la « croyance »ou a ;l’ autisme ….pour croare …qu’en 50 ans on va « inventer » (constructivisme) un outil de gestion …..tout neuf …grace a nos sublimes éconotristes (uniquement omnubilés par leurs interets immédiats) ….pour remplacer celui qui non seulement , nous gère depuis des millénaire , …comme il gère ts les systèmes vivants mais s’est toujours appuyé sur la compétitivité et l’agressivité .
        L’agressivité ne signifie pas forcément la violence , et les solutions qui exposent l’ « amour » , l’ empathie , et exigent la globalisation ……….me font craindre le pire des violences .
        ….

      5. @ Johan Leestemaker.

        Je ne suis pas Béa, mais comme la question me passionne, je m’y glisse.

        Je ne connais pas votre quarteron féminin, mais je mettrais ma main
        au feu ( un pari perdant sûr…) que , comme beaucoup d’autres,
        elles ont été à ce poste parce qu’elles avaient démontré leur aptitude
        à oublier et nier leurs spécificités féminines.

        Et c’est « normal ». Dans un monde dominé par les hommes, des femmes minoritaires ne pourront jamais faire émerger leurs valeurs propres.
        La violence est beaucoup trop radicale et ubiquitaire pour que des exceptions
        puissent s’en extraire. Et ce n’est qu’un exemple.

        Je suis attentivement les deux femmes chef d’ Etat en Amérique du Sud.
        Jusqu’à présent, elles me semblent faire un sans faute.
        ( sauf votre info. inconnue jusqu’à présent…)

        Mais imaginons-les face à la corruption, un coup d’ Etat, ou une guerre,
        Il leur seraient difficile de ne pas agir contre leurs valeurs, simplement
        pour assurer leur auto-défense.

      6. Amsterdam, 15 Juin 2012

        @ Daniel

        Merci d’affirmer que les femmes sont des êtres humains aussi, et que, par conséquent, être femme ou être homme ne produit aucun argument discriminatoire pour analyser des décisions humaines ‘per se’.

        Il me paraît que (1) les cadres systémiques (y compris la définition de la classe de ‘temps’ appliquable, c.à.d. chronologique, ou kaironique, ou structurelle ou conjoncturelle etc) et (2) les cadres situationnels et (3) alors le rôle de l’individu est l’ordre logique de chaque analyse appropriée.

        Mettant TOUTES les femmes du monde du coté d’une attitude (????) féminine (????) me paraît d’une rudité fondamentale, que beaucoup de gens de bonne intention n’accepteront pas, n’importe dans quel forum scientifique, n’importe quel moment chronologique dans l’éternité.

        Par contre: j’admire le courage de Dilma Rousseff, une Nelson Mandela de nos temps, qui, beaucoup plus que Mandela, essaye de lutter contre la pauvreté de son peuple.

        Et alors: vous, Daniel, vous allez maintenant attaquer Mandela? 😉

        Deuxièmement, je ne suis pas du tout charmé par les choix rudes de Cristina Fernandez de Kirchner, ni par Michelle Bachelet.

        Dire que les deux ont pris les positions qu’elles ont pris dans le passé (Bachelet) ou qu’elles prennent dans l’actualité (Fernandez) parcequ’elles sont des femmes dominées par des hommes, me parait faux, injuste et fortément discriminatoire vis-à-vis toutes ces femmes et hommes de bonne volonté qui luttent pour une vie juste et modestement propre au Chile et en Argentine.

        Ou, allons-y troisièmement, regardons la pauvre Margareth Thatcher, pauvre fille d’un épicier brutal tellement dominée par son Dennis qu’elle ne pouvait crier autrement comme elle a fait. Et regardez la pauvre Angela Merkel, fille opprimée d’un pasteur protestant tellement brut, qu’elle ne pouvait pas faire autre chose que choisir un époux dominant le prof Joachim Sauer (‘what’s in a name’, hein?), qui l’oblige d’oublier sa féminité (??) et de prendre des mesures absurdistes et auto-déstructrices..

        Tiens: remarquable quand même: Thatcher et Merkel, les deux des chimistes.. je me rappelle soudainement de cette autre femme sacrée et tristement opprimée et complètement innocente: Elena Petrescu, épouse de Nicolae Ceaucescu…

        Alors: Margaretth, Angela et Elena, malgré leurs carrières scientifiques dans la chimie (et pas des petites carrières!), elles sont toutes des victimes de la masculinité opprimante et elles sont innocentes et non-responsables de leurs cruautés?

        Merci beaucoup aux noms de ses victimes, chère Béa, chèr Daniel!
        Allez demander aux parents des enfants infecté(e)s du VIH en Roumanie ce qu’ils et elles pensent de votre héroine tristement opprimée…

        Vous voyez maintenant où vos analyses vous conduirent?

        Alors, à mon avis la seule chose que vous (Béa et vous) allez atteindre avec votre cadre d’analyse, c’est exaxtement ce qu’espèrent les femmes et hommes au pouvoir dans le système capitaliste actuel et à précisément CE moment de crise structurelle: la division entre nous, des gens solidaires, pourqu’elles et ils puissent continuer avec leurs jeuettes de ‘divide et impera’.

        Alors: une question sérieuse à vous deux: arrêtez cela s’il vous plaît. Les femmes et hommes au pouvoir seront faché(e)s de vous, mais nous, ici au BLOG, seront très content(e)s.

        Aidez nous à construire un monde en solidarité entre êtres humains!

        Et pour vous montrer que je comprends ce que vous voulez vraiment dire: évidemment je suis PRO une représentativité vraie et réelle dans les systèmes et platformes de décisions en termes de genre et d’age sans AUCUNE discrimination d’origine culturelle ou géographique, etc.

        Bien à vous deux!

        Johan Leestemaker

      7. Et bien voilà,je vous parle yin,vous me répondez yang !

        Il vous est difficile de sortir du connu.Vous vous appuyez sur des références passées pour assoir votre argumentaire,objectant que ce qui n’a pas existé ( à voir ) ne peut être réalisé.

        Ne voyez-vous pas que ,souhaité ou non,le changement va être radical ?

        Le système nous vend de la sécurité(tout le contraire de la vie qui est impermanence!) et le mental dominant se vante de trouver des solutions aux problèmes qu’il crée lui-même en permanence.

        Quand tout ce à quoi nous avons cru s’éffondre et que le mental ne parvient plus à répondre à l’emballement des problématiques,il part en surchaffe et perd sa toute puissance.Alors seulement,une nouvelle issue apparaît et la crise qui s’impose se révèle salutaire.

        Voyez tous les paramètres qui interfèrent dans nos vies.Aurons-nous encore la prétention de tous les maîtriser et de maintenir la vie dans les cases de nos consciences limitées ?

        Si un désastre emporte votre maison et vos biens que restera-t-il de « qui vous êtes »? l’essentiel,trés certainement.

        L’autre est miroir de soi et ce que l’on fait nous sera fait.
        Les lois universelles sont ignorées,bafouées et on s’étonne du résultat catastrophique que notre arrogance engendre !

        Nous avons été conditionnés par des peurs insensées qui nous poussent à chercher sans cesse à l’extérieur de quoi combler notre vide existentiel intérieur.Les menaces de manque et d’absence font de nous de bons con-sommateurs,de serviles esclaves d’un système totalement pervers.Alors qu’Etre n’implique aucune question !

        Nous croyons que donner c’est perdre,que l’autre est menace, que la vie est une lutte permanente,qu’il faut être reconnu pour se sentir estimable et posseder beaucoup pour être consistant…

        Nous avons une idée rigide de ce qui fait une vie réussie et luttons fort pour atteindre cet objectif stéréotypé qui,pour peu qu’on y parvienne, ne nous offre pas le bonheur espéré.

        Avoir et paraître,se donner l’illusion et chasser la maladie ou la souffrance de nos expériences.
        Craindre la mort pardessus tout et se divertir par tous les moyens pour ne pas penser,pour ne pas faire le lien avec le Soi,pour ne pas savoir ‘qui on est » au-delà de la seule matière qui se révèle être illusoire et vide !

        Nous ne sommes que manifestations du Néant !

        Il y a,en nos centres,une part inexplorée,une voix pleine de sagesse qui ne peut être perçue que dans le silence et la solitude.Or,silence et solitude sont synonymes d’échec pour nous éviter d’accéder à cet espace intérieur où se trouve La clé de notre incarnation,Le sens et La direction de nos mission sacrées.

        Mais je sais bien que je suis ici en terrain miné,entourée de matheux aux jugements carrés et aux concepts rigides.Je tente bien d’y amener une autre vision mais je me heurte à des égos bien assis sur leurs certitudes et qui se sentent agressés quand on ose leur montrer une autre voie possible.Sûr que ma place serait plus justifiée et plus légère sur un blog spirituel mais,il me plait d’oser cette aventure (quitte à être traitée d’illuminée!!)…

        Nous sommes victimes de désinformations,trimballés entre hier et demain qui nous volent au seul espace-temps qui soit : le cadeau de l’éternel Présent.
        Nous avons peur du vide et nous courons sans cesse vers un ailleurs,vers un plus,totalement incapables de gratitude et d’émerveillement pour ce qui nous est donné de vivre ici et maintenant.

        Les crises actuelles ébranlent nos prétentieuses convictions,demain redevient ce qu’il est : incertain .Cela nous met en panique mais nous n’aurons bientôt plus d’autres choix que de lâcher-prise de nos « savoir »,de nos « vouloir »… faire le grand saut dans ce vide de l’inconnu pour enfin nous apercevoir que nous savons voler et que la vie est un grand bienfait pour qui se laisse emporter par son courant porteur,défait des peurs illusoires qui nous gardent prisonniers de la matrice..

        Servir la vie au lieu d’exiger qu’elle nous serve et,… Vivre enfin ! …

        Mais bon,il faut une souplesse d’esprit et un minimum de lien au Soi pour capter ce que je tente modestement d’exprimer.Un renversement intérieur qui remet le sens et l’essentiel en haut de nos priorités.

        Me demander comment cela se passe concrétement et encore fonctionnement mental.Lâchons les questions,accueillons ce que la vie nous donne à vivre et montrons-nous dignes du pouvoir créatif de notre filiation Divine mais,je sais,je ne suis qu’un Bisounours, »bulle unique d’une boisson pétillante »,une extra-terrestre qui reste persuadée que le monde est la juste projection de la relation au Soi et de l’attention plus ou moins bienveillante que l’on s’accorde au plus profond de nos êtres encore bien endormis…

        Merci à ceux qui auront pris le temps de me lire et aux quelques uns qui peut-être auront capté mon illuminé message !

      8. @ Béa
        Hormis votre allusion au ying et au yang (je n’y connais rien) je suis entièrement d’accord avec vous.

        PS: « entourée de matheux aux jugements carrés et aux concepts rigides »

        Je crois être le seul matheux de ce blog affiché comme tel. Merci donc pour le compliment! 🙂

      9. @ kercoz

        Henry Laborit n’est pas d’accord avec vous: il suffit de lire « La colombe assassinée ».

        Je perçois le discours de Béa comme le cri de la colombe. Ce n’est pas un roucoulement…

      10. Amsterdam, 15 juin 2012

        Chère Bea,

        Merci pour votre réponse détaillée.

        Si vous me le permettez, alors, I’m sorry, au moins une petite question, je préfère vivre et rester dans l’incertitude, l’inconnu et l’absence totale de sécurité, au lieu de vivre avec une persuasion divine.

        Du fond de mon coeur, je vous souhaite tout ce qui est bien.

        Restons solidaires. ( Y & Y).

        Johan Leestemaker

      11. @Basic Rabbit :
        //////////// Henry Laborit n’est pas d’accord avec vous: il suffit de lire « La colombe assassinée » ///////

        C’est peut etre un constat , pas un argument .
        Ca signifie simplement que je ne suis pas d’accord avec lui …..mais tout le monde peut se tromper ..meme lui !

      12. @BasicRabbit,
        Désolée pour le côté matheux !
        Je pense surtout à tous ceux,moi y compris,qui fonctionnent sous la dominance du mental !

        Chaque humain est constitué d’une part yin féminine (dominante chez les femmes)et yang masculine(dominante chez les hommes).J’ai pas souvent l’impression ici de détenir une connaissance que les autres non pas (plutôt l’inverse!!).

        Merci pour votre retour qui regonfle un peu mon tout petit égo !!!

      13. @Johan Leestemaker,

        Vous me touchez en plein coeur par votre réponse ! Je suis si peu accoutumée à en recevoir des chaleureuses (surtout ici !!) et si peu en estime de moi pour m’en sentir digne…Ca fait du bien !

        Oui,le meilleur pour vous aussi et pour chaque Un et oui,restons solidaires,c’est ce qui nous garde Humains !

      14. @ Kercoz
        Bien entendu! Ma phrase est mal tournée (le « il suffit » peut être mal interprété). et j’ai horreur des arguments d’autorité.

        Perso je note que les deux approches (celles de Laborit et la vôtre) sont toutes deux, ama, Thom-compatibles.

      15. @ Béa 15 juin 2012 à 07:38

        Mais bon, il faut une souplesse d’esprit et un minimum de lien au Soi pour capter ce que je tente modestement d’exprimer. Un renversement intérieur qui remet le sens et l’essentiel en haut de nos priorités.

        Certes, mais le « Soi » n’est-il pas un peu trop égoïste. ? Le Soi est mortel, alors que le « Nous les humains », savons que nous pouvons exister et survivre au travers des gènes que avons transmis à ceux qui sont appelés à poursuivre l’aventure de notre espèce.

        N’être que pour le Soi, c’est suicidaire pour notre espèce. Alors ne faut-il pas consacrer une part de notre démarche d’esprit à faire en sorte qu’après la vie du Soi sur terre, la vie des Suivants y soit aussi possible?

        Notre espèce, et celles qui lui sont associées, n’attendent que cela pour œuvrer à leur tour à une vie bonne. Une vie bonne n’est ressentie comme bonne que lorsqu’on a aussi fait le maximum pour faire connaître aux autres, les moyens de connaître une vie bonne dans le futur, en y rendant la vie possible.

        Pour cela il faut probablement freiner la consommation des richesses restantes sur notre petite terre, au lieu d’en appeler à un retour de la croissance destructrice

      16. jducac,
        Juste une précision :
        « N’être que pour le Soi, c’est suicidaire pour notre espèce. », vous savez, je pense que c’est aux libéraux qu’il faut dire cela (intérêt individuel). Malheureusement, ils ont su transformer la devise « Charité bien ordonné commence par soi-même (autonomie pour le respect de l’autre) par « Charité mal ordonnée commence par soi-même (individualisme au détriment de l’autre)….
        Alors suis-je capable de ne pas être le gourmand ? Là est la question…
        A Delphes : « Connais-toi, toi même et…. ».

      17. @ olivier69 15 juin 2012 à 13:11
        Détrompez-vous c’est l’esprit à la fois libéral et anticapitaliste qui détruit le futur. Ce sont ceux qui disent et invitent à dire sans discontinuer « Carpe diem » « Après-nous le déluge » ou « A la grâce de Dieu » en poussant le plus grand nombre à consommer le plus possible, le plus vite possible pour relancer la croissance, qui précipitent leur communauté vers l’effondrement et son extinction accélérée.

        L’esprit capitaliste conduit au contraire à consommer le moins possible afin d’accumuler, épargner, économiser, se constituer du capital pour pouvoir agir et réagir et repartir à partir de cette ressource secondaire, laquelle permet d’accéder à la ressource primaire qu’est l’énergie.

        Paul Jorion la bien noté « le capital est une ressource » en page 30 du Capitalisme à l’agonie. (Fayard 2011)

        http://www.cnrtl.fr/definition/ressource

        Si le capitalisme est un jour conduit à l’agonie, ça ne sera pas à cause d’une insuffisance de consommation mais au contraire d’un excès. Les marchés, et les agences de notation ne disent rien d’autre.

        Si la dette coûte de plus en plus cher aux Etats qui consomment plus de richesse qu’ils n’en produisent, c’est afin de les amener à comprendre, voire même à les contraindre à changer d’attitude dans le présent, afin que leurs enfants aient encore un avenir dans le futur.

        Même si leur existence future est bien moins radieuse que celle offerte par les 30 glorieuses, elle est encore susceptible d’être bien meilleure que celle connue par leurs ancêtres quelques siècles arrière.

        Et l’on ose dire que ces gens là appartiennent à des pays développés ? Certainement pas au plan éthique et moral.

      18. @ Johan Leestemaker, votre 15 juin 2012 à 05:31.

        Je fais mienne la réponse de Béa ( Faut se serrer les coudes,
        en plus c’est mieux construit que ma bafouille.

        Je vous invite à lire ceci:
        http://www.slate.fr/story/54247/printemps-arabe-haine-femmes.
        Vous comprendrez mieux mon point de vue.

        Les qualités féminines existent. Je crois en la supériorité
        de femmes dans les domaines politique et social.

        Ce monde est insupportable par sa violence généralisée.
        C’est une caractéristique masculine, exclusivement masculine.
        Un indicateur comme un autre:
        Certains pays tiennent les femmes en minorité et les excluent
        de la vie sociale. Remarquez dans ces pays l’extraordinaire
        niveau de violences civiles ( les stastiticiens ont des indicateurs neutres,
        et sans ambiguité pour ces pays; mais il y en a d’autres en Amérique du sud et centrale.)
        Il faut un second indicateur:
        Pointer la part « défense » dans le budget de l’ Etat de ces mêmes pays.
        Elle est toujours très élevée. Ces deux indicateurs permettent de construire un indice de violence. Il est très élévé, anormalement élevé, et circonscrit aux régions féminicides ou à répression féminine.) Les pays du Nord sont un bon contre-exemple: l’indice de violence y est très faible. Une présence féminine « normale » est une garantie d’une vie sociale et collective apaisée.
        —————————————
        Lorsque je parle en terme de généralité, j’ai présent à l’esprit
        la représentation gaussienne d’une distribution.
        Selon cette représentation en cloche, on peut dire que les conscrits
        incoporés dans les armées de la Révolution et de l’empire étaient
        d’une taille moyenne de 1.58m . Or, c’est faux. Surtout parce que
        ces mêmes armées ont incorporé des femmes.
        Ma définition:
        Les femmes présentent une fréquence élevée de qualités bien déterminées,
        qualifiées de féminines, après coup. Pour ces mêmes qualités,
        les fréquences des hommes présentent un creux: ils ne les ont pas.
        J’ assume un biais émotionnel, si nécessaire.
        —————————————
        L’indice de violence a été défini par un professeur d’université français,
        spécialiste de propulsion et de l’espace. J’ai oublié son nom.
        Son livre de mémoires est intéressant. Il a déja été cité.
        L’ « Arc des pays féminicides » est une notion créée par une productrice
        à France-Culture. Nom oublié aussi. Alzheimer sans doute…

      19. jducac,
        Je pense que l’Etat est le bouc émissaire facile. Le gaspillage existe dans de nombreuses entreprises également. Ce gaspillage des ressources se retrouve dans le processus d’exploitation (transfert excessif des marchandises). L’énergie nécessaire à ce mouvement, ce déplacement des hommes et des marchandises conduit l’humanité à un combat (raréfaction des capacités). Par contre, l’Etat crée une richesse social, psychologique et culturelle, matérialisée par un patrimoine (non valorisé). C’est la vision du libéralisme qui nous empêche de voir la notion de valeur sous un autre angle. Le libéralisme impose le nominal mais ne voit pas les concept et l’avenir comme une richesse réelle : la santé, la justice, la sécurité, l’éducation,…..Le libéralisme spécule sur les valeurs futures (bourse et spéculation) de façon également nominal, c’est la dimension temporelle du capital comme un pari sur l’avenir. Le capital est une ressource à cause « de ce qu’il reste à exploiter et comment ». Le capital est défini aujourd’hui par la représentation du présent (héritage compris). L’entreprise (son statut et sa définition actuelle) ne pourra jamais remplacer l’Etat (son rôle). Quel prix veut-on donner aux services publiques ? Le prix est-il réellement représentatif ? Les dernières générations (appellé « Why ») cherchent encore leur identité….L’entreprise ne leur donnera pas (les codes?).
        L’excès est dans le dogme de la sémantique du mot « capital » et par le biais d’un manque de pragmatisme dans la mise en place d’un modèle qui prend le meilleur du libéralisme et du socialisme à des fins écologiques. C’est simplement fixé les limites du raisonnable….
        Cela passe notamment par la révision de la notion de monnaie.

  14. » François Hollande est à l’offensive »

    Désinformation !
    On nous cache tout.
    Une victoire de l’espoir sur l’expérience.
    L’ Ena, en pointe sur le fighting spirit ?
    Vainqueur, mais au rally-paper. ?

    Faudrait d’abord qu’il remonte le moral de ses troupes.

  15. Les marches sont trop hautes . Effectivement à vous lire les Allemands nous font du FMI . CUP !
    CUP! dans les budgets sociaux . Sachant que ceux qui ont profité de la situation ont mis leur pactole à gauche , pardon à droite . Peu importe que ce soit à babord ou à tribord le Titanic à heurté l’iceberg . Méme si la Gréce est accomodante aprés son vote il y aura le doute , et le doute sur l’Espagne et le doute sur l’Italie , etc …Pourquoi parce que les US sont encore plus avides et font les fonds de tiroirs , il leur faut tirer sur l’Euro pour le financement de leur déficit abyssal .
    Il le font par le biais des cds et de leurs agences de notation .
    Toutefois cela devrait nous réjouir car si l’occident est coupé en deux comme le Titanic , suite au choc dans les eaux glacées par l’indifférence du reste du monde , les deux parties sont réliées par les cds , l’engloutissement de la proue entrainera celle de la poupe . Le $ suivra .
    Nous serons débarrassés de cette double prétention . Ouf ! et nous pourrons alors avoir de vraies monnaies , j’espére que vous avez un canot de sauvetage , ne serait qu’une poutre qui
    flotte . Non ? Dommage ….

    1. La question posée par zerohedge : M. Mario Draghi, ancien « vice-president » et « managing director » de la banque Goldman Sachs, est-il vraiment habilité en tant que président de la Banque centrale européenne a refuser la publication des documents relatifs au swap trafiqué de la banque Goldman Sachs qui a permis à la Grèce de cacher le montant de sa dette, en alléguant que la révélation de l’information « enflammerait la situation » et mettrait en danger l’avenir de la monnaie unique ?

      … est une excellente question.

      N’y a-t-il pas là comme un… allez, on va être gentil, un « conflit d’intérêt » ?

      En 2010, des dirigeants de la banque Goldman Sachs ont dû reconnaître devant une commission sénatoriale américaine qu’elle avait organisé des paris sur l’effondrement du système financier en vue d’un gain personnel. En 2011, M. Draghi est nommé président de la BCE, la même année, M. Mario Monti, ancien consultant de Goldman Sachs est nommé premier ministre italien, n’y a-t-il pas là comme une… allez, on va être gentil, une « anomalie » ?

      1. Allons Paul, Mario Draghi a déclaré lui-même devant la Commission économique et monétaire du Parlement européen qu’il n’était absolument pas au courant de ces pratiques !

        S’il le dit, c’est donc qu’il n’y a pas conflit d’intérêts, non ?

      2. @Julien: nul doute. D’ailleurs, s’il n’était pas au-dessus de tout soupçons, il ne serait pas à ce poste et il aurait lui-même parlé de ce possible conflit d’intérêt. 🙂

        Interest rate trader… J’en rigole encore…

      3. Arrêtez avec cet anecdotique épisode GS/Grèce. La décision d’intégrer la Grèce à l’€land était politique, actée au plus haut niveau; GS en a profité pour fournir un swap et ramasser des coms, point. Ça divertit la galerie mais on est loin du coeur de l’affaire.

        1. D.L.50, le problème n’est pas de savoir si la Grèce est entrée dans l’euro grâce à GS, tout le monde sait très bien que ça n’est pas le cas, et qu’à l’instar de certains pays de l’ancien bloc de l’est pour l’entrée dans l’Europe, il s’agissait d’une décision politique avec principalement des objectifs économiques. La question qui se pose est celle du conflit d’intérêts et des choix politiques qui sont faits en nommant telle ou telle personnalité soit à des postes pour lesquels ils sont visiblement incompétents (Barroso, Rompuy), soit à des postes où leurs casseroles résonnent un peu fort.

          Il est assez évident pour tous les familiers du blog que cette question n’a cependant jamais été une préoccupation majeure de ses auteurs.

      4. Sur ce point DL50 est dans le vrai.
        Les zozos assurent aussi le service après vente, mais quand les successeurs des acheteurs-gouvernements contestent la qualité de la prestation, il est bien plus pratique pour eux de montrer les zozos (qui ne font apres tout que leur boulot), plutôt que de questionner l’ imprudence de leurs prédécesseurs.
        Mais JA a raison de montrer que des relations aussi proches ne peuvent que déboucher sur une sortie de route avec pertes et fracas, par manque de contre pouvoir.

      5. @ Dose Léthale 50 (de quel coté des 50% te situes-tu ?)

        manifestement , ils ont tellement « la trouille » de ce qui leur pends au nez , qu’ils accumulent les erreurs , les fautes lourdes … ce ne sont que des hommes , donc faillibles…

        http://www.romandie.com/news/n/_Tolle_en_Grece_contre_l_appel_du_Financial_Times_Deutschland_a_voter_a_droite_RP_150620121548-17-196552.asp

        nous risquons de voir une accumulation ce « conflits d’intérets » , « délits d’initiés » , « manoeuvres d’intimidations » diverses , comme cette intervention du FTD., aussi grotesques les unes que les autres , avec l’inconvénient majeur d’accroître la panique des spéculateurs ( des marchés , pardon) .

      6. « il s’agissait d’une décision politique avec principalement des objectifs économiques. » (Julien Alexandre)

        Si vous voulez dire par là qu’en plus des avantages politiques du genre « plus on est nombreux en Europe plus on est forts » ou « le gouvernement grec va renforcer notre propre position politique à l’intérieur de l’Europe » il s’agissait de l’intérêt économique de certains des pays de l’Europe ou de certaines de leurs entreprises, il est dommage de ne pas le dire explicitement.

        Sur des exemples précis on voit assez facilement que l’argent prêté au gouvernement grec par d’autre pays européens à servi à financer par exemple des infrastructures peu utiles ou des armements achetés à ces pays sans que l’intérêt des grecs soit réellement pris en considération. Une vue d’ensemble sur ce genre d’opérations – si elle est possible – serait fort utile pour contredire l’argument selon lequel les grecs se sont dans leur ensemble satisfaits du procédé et qu’il est maintenant tout à fait correct de leur présenter l’addition.

        Que des banques se soient sucrées au passage selon des procédures qu’elles préféreraient qu’on laisse dans l’ombre est maintenant assez bien établi mais il me semble que Mario Draghi en a déjà trop dit pour qu’on s’arrête à ce seul aspect de l’opération.

  16. Est-ce que je me trompe en constatant que la Commission Européenne a, dans des situations économiques comparables, fait tout pour couler le gouvernement Pasok et fait ce qu’elle peut pour aider le gouvernement PPE?

    1. Non. Même avis.
      La prévention contre le « socialiste » français est de la même eau.
      ( un projet européen/ bruxellois pour la France qui est l’antithèse du
      projet de Hollande. Faudrait mettre des guillemets partout tant le sens des mots
      est torturé. Projet par exemple.)
      Et sûr que le parti de gauche grec est visé dans toutes les remontrances
      ou remarques méprisantes que reçoit en pleine poire le peuple Grec.

      Les oies du temple libéral veillent sans relâche.

    2. Les circonstances sont quand même un peu différentes puisque la situation s’est aggravée (certes avec le coup de pouce des autorités que vous mentionnez).

  17. Avec Goldman sachs, c’est la guerre des titans !
    La CIA est à la recherche de stratégies de renflouement en or.
    Pourtant, ils ont « l’homme en or »…
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Sachs
    Nous, j’ai l’impression que l’on a la « Dette Surréaliste des Tôliers ».

  18. Le Monde du 12 juin nous livre un article majeur, une analyse de Niall Ferguson et Nouriel Roubini sur la situation en Europe.
    Diagnostic et surtout préconisations concrètes pour sortir de la crise.
    « Créons une Europe des banques »
    « Quelle est la situation aujourd’hui ? Différents pays de la zone euro sont en dépression. D’après le Fonds monétaire international (FMI), le produit intérieur brut se contractera cette année de 4,7 % en Grèce et de 3,3 % au Portugal. Le taux de chômage atteint 24,3 % en Espagne, 21,7 % en Grèce et 15,2 % au Portugal et 14 ,2 % en Irlande. La dette publique dépasse déjà 110 % du PIB en Grèce, Irlande, Italie et Portugal. Ces pays, avec l’Espagne, sont de fait exclus du marché obligataire ».
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/11/creons-une-europe-des-banques_1716425_3232.html?xtmc=roubini&xtcr=2

    PIB en baisse, chômage en hausse, crédits en baisse ==> récession.
    Il faut apurer les bilans, attention au bank run.
    Solutions :
    1. activer le FESF et le MES
    1′. instaurer un système de garantie des dépôts
    2. mettre en place un système de résolution de défaillance bancaire (les contribuables ne doivent pas être les seuls à payer).
    3. prendre des mesures pour limiter la taille des banques
    4. adapter à l’échelle de l’Europe un système de supervision et de régulation
    Et d’autres problèmes sont à résoudre :
    . accélération des réformes structurelles, pas d’austérité budgétaire trop stricte
    . relance de la croissance
    . assouplissement monétaire de la part de la BCE
    . processus pour aboutir à la mutualisation des dettes
    . renoncer à une partie de la souveraineté sans tendre vers une soumission « néocoloniale »
    Au final une meilleure intégration dans une union politique et budgétaire (cela était toujours implicite dans le projet d’union monétaire).
    Préalable : tirer les leçons du passé pour éviter la répétitions des désastres des années 1930. DANGER.

    En complément : « Maîtriser l’inflation n’est pas la priorité »
    Inflation comme en 1923 ou bien pire comme en 1933 .

    « Lors d’une réunion organisée récemment à Rome par le Nicolas Berggruen Institute, les responsables politiques, experts et économistes qui y assistaient sont tombés d’accord pour estimer que l’incapacité de l’opinion publique allemande à comprendre l’état désastreux de la situation de l’Europe empêche non seulement de lui apporter une solution, mais pourrait favoriser la répétition des crises du milieu du XXe siècle que l’Allemagne d’après-guerre voulait à tout prix éviter. »

    Il faut agir avant que ne se répètent les désastres des années 1930 (le chômage en Europe était inquiétant en 1932, en Allemagne, en juillet : 49% des ouvriers syndiqués étaient sans emploi).

    Voir aussi « Madrid s’apprête à demander de l’aide à l’Europe » (Le Monde du 10 juin, accès abonnés seulement).
    Les graphiques sont éloquents (dette publique + privée), nbr de mises en chantiers de logements, taux de chômage.

    Une illustration concrète était fournie ce jeudi soir dans « Envoyé spécial » où l’on découvrait des projets quelque peu pharaoniques, des espoirs d’investissements délirants et le pire, certains n’ont pas encore atterris et planent dans l’irréalité complète.

  19. Conclusion sur « The Great Crash », Galbraith, 1954

    Les problèmes macro-économiques qui étaient à la base de l’interminable crise des années 1930 sont les mêmes qu’aujourd’hui, et après tout il n’est pas anormal qu’un organisme de constitution fragile « rechute ». Le système est le même.

    Il est dommage que G ne dise presque rien sur la sortie de crise, sans doute liée à la reconstruction de l’Europe, et qu’il n’ait vu comme principal risque pour le capitalisme que la spéculation effrénée et le communisme (p283). Il avait pourtant noté que l’accroissement de la productivité au cours des années 20 avait produit une augmentation des bénéfices, et que :

    « L’effet d’investissement insuffisants – investissements qui ne pouvaient suivre le rythme régulier de l’accroissement des bénéfices – pouvait se traduire par une demande totale en baisse (…). » p 262.

    Il a aussi pointé les effets absolument désastreux d’une politique d’austérité, – parce que déjà dans les années 30, on a essayé de rééquilibrer le budget ! Donc tout est là, ça n’a pas marché à l’époque et ça ne marchera pas davantage aujourd’hui. Toutes les données sont là, et ceux qui conduisent le monde dans le mur en auront l’entière responsabilité.

    A propos de l’inflation, p272 : « En 1931 ou 1932, le danger, ou même la possibilité, d’une telle hausse était nulle. Les avocats et les conseillers n’en analysaient cependant pas le danger, ni même la possibilité : ils n’étaient que les gardiens de mauvais souvenirs. »

    « Le triomphe du dogme sur la pensée », au sujet de lutte contre la déflation. Ils ont essayé les politiques de rigueur, les Démocrates voulaient réduire les services publics de 25% !

    1. Et oui Lisztfr,
      Tout était là. Les deux leviers : politique monétaire et politique budgétaire qu’ils disent… Normalement, nous aurions eu des récessions plus fortes depuis 1973 (Pompidou) mais les politiques dominantes US ont préféré le principe de « la cocotte minute ». C’était la première crise énergétique pétrolière (Guerre du Kippour et OPEP). Par comparaison, vous pouvez regarder la situation de l’exploitation du charbon en 1930.
      Ils ont donc crée la monnaie fantôme et déplacer les bulles d’actifs en actifs (M1,M2,M3). Et la variable d’ajustement : le crédit qu’ils appellent cela…
      Sachant que le nominal doit représenter le réel alors imaginez l’infini (nouvelles formes de la masse monétaire et progrès sur vitesse de circulation). Je ne le dirai jamais assez souvent : le progrès est une chose, la gourmandise une autre…Un régal pour la répartition des richesses et l’exploitation des ressources !

      1. Je me suis pris une volée de bois vert la dernière fois que j’ai mentionné sur ce blog l’échec patent de Roosevelt (voir B. Plouvier). Je vois qu’ici on dit que le new deal a échoué car il n’y a pas eu assez de new deal. C’est dans la même lignée idiote disant que le communisme a échoué par manque de communisme.

      2. Pignouf 1er,
        vous oubliez les lois de réforme des banques, des programmes d’assistance sociale d’urgence, des programmes d’aide par le travail, ou encore des programmes agricoles. Pour son époque, il mis en avant une redistribution des ressources et du pouvoir à une échelle plus large, avec les lois de protection syndicale. C’était peut-être un échec financier mais pas réel….

    2. http://www.youtube.com/watch?v=0kjRkwdrLGM&feature=player_detailpage

      2° partie d’un doc d’Arte sur la crise de 29 etc, avec du prix Nobel d’économie dedans des raisins de la colère etc.

      Un consensus se dégage à la fin:

      Le New Deal n’a fait qu’accompagner les plus pauvres pendant la crise (je suis d’accord c’est déjà ça) mais il ne l’a pas résolue.

      C’est la transformation de l’industrie des Etats-Unis en « arsenal des démocraties européennes » qui a sorti les EU de la crise, et ce en un mois!

      Si quelqu’un a une autre idée ça m’arrangerait bien.

      1. La M. Merci pour ce lien.
        Ré-écoutes bien : Roosevelt a écouté des « économistes » qui lui ont conseillé d’arrêter le new-deal. Et la récession est revenue…
        Soit, il aurait dû le continuer, le new deal.

        J’ai déjà évoqué cette situation particulière d’un pays qui se place en « économie de guerre ».
        Là, les schémas deviennent hors norme.
        D’autant qu’au plus tu as des armes, au plus tu es tenté de t’en servir.

  20. Je viens de regarder les photos de l’hommage aux soldats morts en Afghanistan ; je me suis dit tous ça pourquoi ? Je n’ai pas pue m’empêche de faire le parallèle avec ce qui ce passe en Grèce avec ces gens qui ce suicide a cause de cette crise . vous allez me dire rien à voir . Désole je repose la question pourquoi tous ça ?
    Pourquoi envoyer des soldats en sachent que de toute façons ce n’est pas la solution ; pourquoi appliquer ces politiques d’austérités en sachent que ceci ne fait qu’ aggraver le problème et provoque des morts ? ?

    1. Quelques réponses pertinentes ont été données sur C dans l’air ce soir par l’excellent Gérard Chaliand et aussi par Jean-Dominique Merchet.
      Ca vaut son pesant d’or.
      J’ai retenu ; les afghans n’arrivant pas à s’entendre entre eux, utilisent les forces étrangères pour se financer, conclusion ……..
      Cela fait bien l’affaire des pakistanais, aux indiens de jouer maintenant, chacun son tour.
      http://www.france5.fr/c-dans-l-air/politique-interieure/hollande-et-sarkozy-sous-le-meme-drapeau-36349

    2. Fred : comme entendu dans une série américaine assez critique : « ce n’est pas personnel, c’est pour affaire. »…

  21. A la surprise générale le prochain domino après l’Italie,serait la Hollande (et pas Hollande…):

    As if matters were not bad enough already in Euroland:

    Dutch retail sales collapsed by 11pc in April, even worse than the 9.7pc drop in Spain. (Royal holidays cannot explain this).

    Charles Dumas from Lombard says the results of Europe’s « fiscal suicide pact » are becoming all too clear.

    This is not contagion from Greece or any such nonsense. It is the result of the eurozone’s destructive policy mix.

    All three levers of EMU policy are set on contraction simultaneously.

    The consequence of Holland’s accelerating downward slide may well be an anti-euro coalition in The Hague this Autumn.

    I reported from Amsterdam in April that the Dutch property market is tipping into deeper slump, with the inventory of unsold homes nearing Spanish levels. The Netherlands has great fundamental strengths but:

    Household debt is the eurozone’s highest at 249pc of income, compared with 202pc in Ireland, 149pc in the UK, 124pc in Spain, 90pc in Germany, 78pc in France and 66pc in Italy – according to Eurostat data from 2010.

    The country is caught in a « negative feedback-loop » as recession and house price falls feed on each other. Building permits have dropped 9pc from a year ago, the lowest since 1953.

    http://blogs.telegraph.co.uk/finance/ambroseevans-pritchard/100017891/dutch-disease/

  22. Des pansements d’un centimètre pour soigner des hémorragies.

    C’est comme en médecine 😉 Soigner des effets et ne jamais se pencher sur les causes.

    1. Notez que depuis quelques décennies, nous sommes tous éduqués strictement à résoudre des problèmes : le « comment » des choses, sans jamais consacrer une seule seconde au « pourquoi » , au projet.

      Arriver à un tel niveau de court termisme, est un projet de longue haleine…..

      1. Bien vu, Thomas.

        Et pour le pourquoi, il est simplement que le court termisme rapporte à l’enrichissement de long terme.

  23. Il n’y a que des neurones d’apparatchick politique formatés ( ou lavés , selon votre humeur ) à l’ENA ou MBéAtisés pour croire qu’un créancier ( les banques ) peut être rendu indépendant de l’acteur économique ( leur Etat ) qui est leur principal et largement majoritaire emprunteur ( donc risque ) , le principal pourvoyeur d’activité , par son énorme budget public , de leurs autres emprunteurs ( les entreprises ) 2 ème.source de risque en importance et qui détient le pouvoir de leur supprimer leur licence d’exploitation . Les gouvernants et leurs directeurs ne constituent qu’un même amalgame bien décidé à tondre le troupeau à leur plus grand bénéfice ( boni pharaoniens , usage de lois sur mesure pour échapper à l’impôt , cumul de mandats inutiles mais lucratifs dans de nombreuses assemblées dont les compétences se superposent , titres générateurs de pension publiques à la Crésus acquises en quelques années , etc ) et surtout à le sacrifier pour survivre à tout prix .

  24. Selon les Echos; « Le gouvernement italien envisagerait de céder 30 milliards d’euros d’actifs publics d’ici fin 2012 et 200 milliards au cours des cinq prochaines années afin de réduire la dette du pays. »
    On entre dans le vif du sujet!

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