L'actualité de la crise : LE FAIT ACCOMPLI DE MARIANO RAJOY, par François Leclerc

Billet invité.

Dans la lignée de son annonce surprise d’il y a quelques semaines, selon laquelle le gouvernement espagnol n’allait pas réaliser ses objectifs de réduction de déficit de cette année – qui lui a permis d’obtenir leur révision – Mariano Rajoy vient encore de ruer dans les brancards pour tenter échapper à un sauvetage européen.

Ne pouvant battre monnaie, il se prépare à émettre de la dette souveraine pour recapitaliser Bankia; ainsi que les autres banques qui en auraient besoin laisse-t-il entendre. S’abritant derrière le fait que la décision n’est pas prise pour justifier de ne pas avoir consulté la BCE – qui doit fournir au final la liquidité dans ce montage – il prétend que cette injection de 19 milliards d’euros de reconnaissance de dette n’aura pas d’impact sur le déficit, puisque cet argent serait récupéré plus tard, Bankia ayant retrouvé sa santé.

À une question portant sur l’impact sur la dette, il a préféré répondre par une pirouette à propos d’« élucubrations » qu’il valait mieux ignorer. Pour justifier que ce montage scabreux « est valide », l’entourage de Mariano Rajoy se réfugie selon Reuters et sans plus de précisions derrière le fait que « l’Allemagne et l’Irlande l’ont déjà utilisé dans le passé ». Sans doute s’agit-il d’une insinuation, concernant l’Allemagne, relative à sa création de bad banks parquant les actifs toxiques, dont le sort futur est resté dans le vague, avant que la dette allemande n’en prenne en compte la charge.

« Quand la situation est difficile, la meilleure chose à faire est de dire la vérité et de partir de là », a effrontément déclaré Mariano Rajoy lors de sa conférence de presse exceptionnelle. Celle-ci a été présentée comme destinée à rassurer les marchés, ayant en réalité comme but de faire monter les enchères vis-à-vis des autorités européennes. Tout en affirmant contre toute vraisemblance que la hausse des taux obligataires espagnols n’avait « rien à voir » avec le sauvetage de Bankia, mais avec la crise générale de l’euro.

On attend avec intérêt la réaction de la BCE, de la Commission de Bruxelles, ainsi que de l’Autorité de régulation des banques (EBA). Mais c’est lundi de Pentecôte. La semaine dernière, et pour la onzième semaine consécutive, la BCE n’était pas intervenue sur le marché obligataire secondaire et n’avait donc pas cherché à soulager les tensions sur les taux espagnols.

Mariano Rajoy a deux fers au feu. Soit il obtient l’accord tacite des uns et des autres et peut ensuite envisager de poursuivre la recapitalisation de l’ensemble du système bancaire sur le même mode (les audits bancaires devraient confirmer en juin des besoins de financement pour l’instant estimés de 50 à 60 milliards d’euros), soit il obtient que les banques espagnoles soient directement financées par le Fonds de stabilité européen, afin que tout rendre dans l’ordre.

Si cette dernière option se concrétise, il aura montré que des deux voies qui s’ouvraient à lui – la négociation ou le coup de force – la seconde est la plus efficace. Ce qui risque fort de rajouter à la cacophonie ambiante, alors que la date des élections grecques se rapproche dangereusement.

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57 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LE FAIT ACCOMPLI DE MARIANO RAJOY, par François Leclerc »

    1. Cette hypothèse n’est pas absurde. Il circule dans certaines capitales de l’Europe et notamment en Allemagne le phantasme d’une monnaie analogue pour la Grèce et éventuellement aussi pour le Portugal, l’Espagne. Cette formule a déjà existé, en Californie par exemple où l’on a émis des bouts de papier pour assurer la distribution des biens et services, en Allemagne durant la grande inflation de 1923: de dollar US était la monnaie parallèle, en dehors des anciennes pièces d’or et d’argent frappées avant 1914……

    2. comme disait un humoriste il ya qqs jours a la télé, en faisant mine de faire un lapsus : La Futura Peseta…..

  1. 18 milliards par ci, 20 milliards par là, 500 milliards par ci, 1000 milliards par là, 1,2 trilliard par ci, 5 trilliards par là…

    1. Le bon milliard, moi aussi j’en veux ma part.
      Disponible des que Mario aura achetté une cartouche pour son imprimante.

  2. « On attend avec intérêt la réaction de la BCE, de la Commission de Bruxelles, ainsi que de l’Autorité de régulation des banques (EBA). Mais c’est lundi de Pentecôte.  »

    Cela me trou le cul! (désolé pour les âmes sensibles) mais quand il y a le feu dans une maison on ne dit pas « mais c’est lundi de Pentecôte ».

      1. Le feu dure, mais il y a des moments où il craque plus fort.
        Par exemple en ce moment, je relève ceci:

        Une semaine de baisse marquée du cours à 3 mois de presque toutes les matières premières
        Vendredi 18 mai au Jeudi 24 mai 2012- Variation hebdomadaire

        Aluminium -2,29%
        Cuivre* -1,70%
        Plomb* -0,61%
        Nickel* -0,82%
        Etain 1,36%
        Zinc* -2,14%
        Acier (Méditerranéen) – 11,66%
        Pétrole light (New York 1 mois) -0,93%
        Or (spot Comex) -2,01%
        Argent spot Comex) -0,39%
        Platine (spot Comex) -3,42%
        Palladium (spot Comex) 0,00%
        Blé -5,21%
        Maïs -8,89%
        Soja -2,96%

    1. «  »En ces jours-là, Pierre se leva au milieu des frères, le nombre des personnes réunies étant d’environ cent vingt. » Actes 1:15

      « Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. » Actes 2:1-4″

      Extrait de l’article sur Wikipédia
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Pentec%C3%B4te
      Ainsi soit-il !!

  3. Pourquoi ces banques ne sont pas nationalisées par Rajoy ? est ce parce que le trou financier de ces banques est encore plus profond qu’il n’est dit ? ou bien qu’il espére vraiment mais vraiment beaucoup que cet argent sera rendu un jour ?

      1. Les politiciens professionnels aiment bien « nationaliser »,
        quand il s’agit d’utiliser les fonds publics
        pour verser le prix fort aux actionnaires.
        Mais là , les fonds publics sont un peu à sec…

        De la même façon, ils aiment bien privatiser,
        toujours en servant les mêmes intérêts…

      2. @Charles A:

        En 1918, John, journaliste américain, foule à nouveau le sol de la Place Rouge à Moscou.
        Il croise sa vieille connaissance, Pavel, balayeur sous le tsarisme, et apparemment toujours balayeur sous le nouveau cours des choses.
        Après les échanges d’usage, John demande à Pavel:
        – Pavel, tu travailles toujours ici?
        – Bien sûr, John.
        – Ne m’avais-tu pas dit qu’après la révolution, ce seraient les maîtres qui feraient ton travail ?
        – Mais certainement! Aujourd’hui, c’est nous, les maîtres !

      3. @ Leboutte

        Il ne peut s’agir que de John Reed.
        Devenu révolutionnaire en observant le soulèvement populaire,
        qui mit effectivement les travailleurs au pouvoir,
        au point d’arrêter la boucherie sans fin de la guerre,
        dont seules ne souffraient pas cruellement les classes dominantes,
        il écrvit le fameux « Dix jours qui ébranlèrent le monde » ,
        facile à trouver sur Internet.
        Il a participé à la création du mouvement communiste aux USA et ailleurs,
        comme militant très actif du mouvement communiste international.
        Il est mort du typhus, en URSS, en 1920.
        Une classe dominante s’est reconstituée rapidement.
        Beaucoup de communistes l’ont combattue,
        mais ont perdu la bataille, dans le contexte de crise des années 30.

        La première tentative en grand de sortir du cadre capitaliste
        constitue un prototype dont les défaillances exigent étude et leçons d’expérience.
        Comme d’autres avant et après.
        L’ignorer par contre est futile.

    1. Nationaliser?!

      Euh, j’ai l’impression que ce mot est partie dans un troudemémoire lors de la rédaction du dernier dictionnaire de l’Eurasia…

      1. La seule mesure à la notre portée, c’est exproprier le capital,
        financier et CAC 40 au minimum.
        Mais ça, c’est sortir du cadre, désobeir au maitre.

        Petite chronique d’une agonie annoncée
        – Mais enfin, Nestor, si vous expropriez par exemple les Laboratoires Servier,
        qui va fabriquer des médicaments ?
        – Maitre, souvenez-vous que vous aviez passé un gros ordre d’achat des actions Servier, et vous n’êtes pas médecin, ni biologiste
        – C’est exact, Nestor, ni même chauffeur de maitre, ce que vous faites fort bien. Mais rappelez vous j’ai tout vendu quand ça sentait la fumée.
        – Maitre, vous auriez fait un bon pompier, mais comment savez vous que celui qui a racheté vos actions est lui-même médecin ou biologiste ?
        – Et bien justement, mon brave Nestor, vous ne le savez pas non plus; Et tout va bien ainsi.

  4. Ceci est la plus grande operation de sauvetage d’ un etablissement financier dans l’ histoire de l’ Espagne post-franquiste
    Marianoo Rajoy a choisi le mode de la confrontation, il est un maitre de l’ escapismo , un expert dans l’ art de se defausser; dans Bankia,
    ‘ il n’ y a pas de coupables ‘ a-t-i-il indique, forcement c’ est la faute a la malchance !

    Ici l’ etablisesement financier est la banque du PP-Rodrigo RATO remercie etait l’ expert economique du PP; tout dans la preparation de son remate, Mariano RAJOY convoque la presse internationale-un Lundi de Pentecote, pour declarer qu’ il n’ y aura pas de
    commission parlementaire ni audition des ‘gestores’ de Bankia devant l’ Assemblee, strategie du fait accompli. Il a ete annonce discretement ce samedi que les auditeurs du secteur bancaire espagnol sont des representants de la BCE et du FmI

    L’ Institut des banques evoquait la semaine derniere la somme de 300 milliards
    necessaires au refinancement des banques espagnoles, c’ est la moitie de
    la dette publique espagnole-une dissonance cognitive dans le Monde d’ Avant…

    1. « 300 milliards […] c’ est la moitie de la dette publique espagnole ».

      Un tiers plutôt.

      1. 300 milliards, Pablo, tu pourrais pas nous trouver le poids total des bilans bancaires espagnols, histoire de se faire une idée de cette décote ?

      2. @ Vigneron

        « le poids total des bilans bancaires espagnols ».

        Ça, personne le sait. Même le gouvernement n’arrive pas à connaître les vrais chiffres des banques (d’où les audits extérieurs). Il y a justement aujourd’hui un article sur ce thème dans la presse économique: « Les bilans bancaires ou le Grand Mensonge »:
        http://lacartadelabolsa.com/leer/articulo/espana_mas_cerca_de_la_intervencion_oficial._los_balances_bancarios_o_la_gr

        Un chiffre que j’ai vu récemment: elles ont presque 1 700 Mds € de crédits, dont « seulement » 184 Mds € dans le secteur de la construction.
        http://www.eleconomista.es/economia/noticias/3979728/05/12/La-banca-espanola-puede-poner-en-jaque-a-toda-la-economia.html

        @ piet

        La dette publique espagnole (État, Ayuntamientos, Diputaciones, Autonomías, entreprises publiques bidon créées pour planquer de la dette justement) est de plus de 1 000 Mds €. La dette privée: 3 000 Mds €. L’économiste Niño Becerra (l’un de plus lucides qu’il y a en Espagne, de gauche) parle souvent des 4 000 Mds € de dette totale qu’ont les Espagnols. Roberto Centeno, un autre économiste qui se trompe rarement (de droite), donne les mêmes chiffres. Il écrivait en mars dernier: « En total, la deuda pública 2011 supera el billón de euros o el 97,5 % del PIB. »
        http://www.cotizalia.com/opinion/disparate-economico/2012/03/26/espana-nunca-ha-estado-tan-cerca-de-la-quiebra-6816/

        Si tu lis l’espagnol: l’article terrible de Niño Becerra ce matin: « L’Espagne tombe »:

        « España arrastra lo que arrastra: una deuda total que no puede pagar y una estructura bancaria que parece un campo bombardeado. A eso añádase la situación presente: de nulo crecimiento. Y el futuro a medio plazo pinta cero expectativas materializadas en poquísimos puntos de impulso. »

        Pour lui le sauvetage de l’Espagne est inévitable.

        http://lacartadelabolsa.com/leer/articulo/espana_se_cae

      3. @Pablo

        Sí…y guarda la ropa, le paradoxe de la finance de cow-boys qui nous mène dans le mur.
        Ce qui est effrayant en Espagne c’est l’accélération brutale des évènements.

  5. Aucun impact sur le déficit : totalement faux sur le court terme.

    Ce qui est certain, c’est que ça aura un très gros impact sur la dette, au moins les 23,5 Mds€ annoncés. Ce qui correspond à au moins 2% du PIB espagnol.

    Dans l’idéal, une vraie réflexion sur le rôle des banques dans les sociétés doit être développée. Il faudrait peut-être limiter la taille des banques pour éviter l’apparition des too big to fail, ou too big to be saved pour faire plaisir au Vigneron. Démanteler les banques pour séparer les banques d’investissement des banques de dépôts. Et pourquoi pas limiter l’envergure des banques : est-ce qu’une banque de dépôts peut avoir des activités internationales ou même nationales ? Pour la France, on pourrait découper le territoire en trois ou quatre grandes régions et les banques de dépôts ne pourraient exercer leurs activités que dans une seule de ces régions.

    1. la réflexion doit se faire sur les banques mais aussi sur les multinationales, la personne morale et les lobbying.
      et quand on commence, on ne sait plus ou l’on doit s’arrêter

      quand je vois les déclarations de Lagarde la moutarde me monte au nez

      1. « quand je vois les déclarations de Lagarde la moutarde me monte au nez »

        Pouvez-vous préciser quelles déclarations, et ce qui cloche avec elles ? merci..

  6. Si je comprends bien,

    Il va lâcher les 19 milliards sans broncher, demander à la population des efforts tels qu’il y aura des morts à la clé et il proclame que cette banque va rendre très bientôt ces 23 milliards donnés sans discuter. Cet argent va venir d’ailleurs que de sa poche.

    Cela sent très fort l’injustice, le « privatiser les bénéfices et faire payer les dettes au public ». L’introduction des trop fameuses « courageuses mesures structurelles impopulaires sert à rendre ce genre d’injustice possible.

    Et cela est le seul chemin possible !!!!!

    Lorsque l’empire romain est tombé, le servage est apparu. Il est en cours de réinvention dans un régime mettant la liberté au dessus de toutes les autres valeurs imaginables. Ce régime est parti pour ridiculiser en hypocrisie tout ce que l’Eglise Catholique Romaine a fait dans ses pires moments.

    Bienvenue dans le monde de la liberté les gars ! C’est le seul possible. La Corée du Nord est le nouvel horizon indépassable. C’est le pays de cette liberté qui nous ouvre ses bras.

    « J’aime Big Brother »

    1. @Leboute
      J’étais en train d »écrire mon commentaire quand au même moment vous postiez le votre sur Christine Lagarde
      pour ma part, je ne suis plus du tout modéré !J’était même en train d’écrire des choses très méchantes sur ce que l’on pourrait faire à ce genre de personne mais j’aurais été « modéré » et cela n’aurait pas fait avancer les choses…mais vraiment ce n’est plus de la colére, c’est de la rage!

      1. Je suis d’accord!

        J’ai envie de gerber, peut-être de tuer. Comme je suis conscient du défi de l’espèce, je n’en ferai rien, bien sûr. C’est mon fond reptilien, autant le savoir, ou disons-le ainsi.

        La non-violence est notre défi, et c’est dur, certains jours…

        🙂

        Bien à vous, cher inconnu.

      2. Si j’étais grec, et encore hésitant quant au choix d’un candidat le 17 juin, les propos de Madame Lagarde m’inciteraient sans doute à voter Syriza ! Peut-être est-ce le but (inconsciemment ?) recherché par Madame Lagarde ? Comme le symptôme d’une certaine panique à bord ? Je ne m’explique pas autrement qu’ un personnage public occupant ce rang puisse s’autoriser une telle bêtise, une telle vulgarité.

    2.  » Initialement prévue pour le financement d’actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées, la journée de solidarité consiste pour nous salarié-e-s, en une journée de travail supplémentaire, non rémunérée, en contrepartie de laquelle l’employeur paye une cotisation appelée contribution autonomie solidarité de 0.3 %. C’est donc à nous salarié-e-s que revient la charge de « la journée de solidarité » et non pas à notre employeur puisque nous travaillons gratuitement cette journée là !  »

      Quand on lit ce qu’on lit sur le blog de M.Paul Jorion, quand on sait que Madame Lagarde ne paie pas d’impôts sur le revenu… On se dit que nous sommes des sacrés gogos, non ?

      [ Et en plus on met de l’essence dans sa bagnole à nos frais, pour aller bosser gratos ! ]

  7. François ou Paul auriez-vous des nouvelles du marché mondial des dérivés? Il semblerait, selon plusieurs blogs us et anglais, que la FED aurait pris des mesures d’urgence pour éviter un défaut systémique sur :
    – le CME, (marché des futures US et notamment le Comex pour l’or et l’argent)
    – l’ICE, (marché des futures côtés à Londres ainsi que le marché des dérivés)
    – LHC clearnet, l’une des plus grosses chambres de compensation de marchés et de dérivés au Monde).
    Les sommes en jeu seraient complètement folles, de l’ordre de plusieurs dizaines de trillions de $. Autant dire que si la Fed doit sauver la peau de ces acteurs au même titre que AIG, Fannie Mae ou Freddie Mac, le $ devient as good as PQ….
    Ces nouvelles sont-elles fiables? Et si oui, quelles pourraient être les conséquences?

        1. L’article du Wall Street Journal en référence se contente de rappeler qu’aux termes de la loi Dodd-Frank, les chambres de compensation des produits dérivés considérées comme étant « systémiques » bénéficient d’un accès aux facilités de financement de la Fed, comme les banques. Et de prédire que cela arrivera un jour ou l’autre…

          1. Oui, c’est bien pour cela que je parle de la rumeur entendue à travers le mur d’un voisin qui était au téléphone avec le majordome du secrétaire de la FED de New York 😉

      1. Merci pour la réponse. C’est effectivement un relai du blog référencé par Julien. Mai je ne me serais pas permis de mettre ici un lien vers un blog ouvertement pro relique barbare. Ce métal inutile a été remplacé il y a longtemps par des monnaies fiat beaucoup plus efficientes, ce n’est pas la peine d’y revenir.
        Ce que je voulais voir confirmé ou non est la nature systémique de ce genre de marché des dérivés, et s’ils étaient en mesure d’aggraver, et dans quelle mesure, au même titre que les subprimes avant eux, l’économie réelle.

      2. vincent,
        petite précision : vous confondez le rôle d’un étalon et le rôle d’une indexation.
        L’efficience de la monnaie fiat est à démontrer dans sa situation structurelle (définition institutionnelle de la monnaie) et conjoncturelle (définition fonctionnelle de la monnaie)……
        L’avenir nous le dira. Quel est le rôle de la monnaie fiat dans la définition actuelle de la monnaie.
        Quelle est la place des agrégats M1,M2,M3 ?
        La monnaie a une définition plus large que la seule réduction à sa forme fiduciaire.
        La monnaie scripturale n’a de sens que si elle s’organise autour d’une fondation (le critère de fidus).

    1. Dans la série docu circulant, Mediapart relaye un « Catastroïka » par l’équipe de Debtocracy. Le fil conducteur semble Naomi-Klein-ien… (Stratégie du Choc = privatiser la Grèce)…
      Mouarf

  8. A propos de la « dg » du Fmi: C’est elle et peu importe, elle véhicule vulgairement son rôle, un autre aurait pu faire pareil autrement… Il ne s’agit pas d’eux. Ils sont les symptômes d’un mal.
    C’est ainsi que je ne me courrouce point.

  9. J’avais cru comprendre que l’exposition de l’état Français (attention, l’Etat, pas les banques) à la dette grecque serait de 40 milliards….
    Ce soir, au journal de France 2, ils ont repris ce chiffre, mais en ajoutant que certains l’estimaient jusqu’à 60 milliards !
    Houla, la différence est de taille… D’où peut venir une telle incertitude ?
    Et notre exposition à la dette espagnole, quelle est-elle ?

  10. Tous ces chiffres plus gros les uns que les autres, toutes ces déclarations tonitruantes ou feutrées, cette valse du tout, ne révèlent qu’une chose: comme le bon docteur Frankenstein, l’Homme a laissé s’échapper sa créature, et il n’y peut plus rien…Sauf à laisser tomber la virtualité, et revenis au concret le plus basique: un toit, quelque chose dans l’assiette, quelques amis, un chien-très important le chien-, et une bouilloire pour le thé…Comme l’évoquait J. K. Jérôme dans « THRE MEN IN A BOAT »

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