L'actualité de la crise : L'ESPOIR NE FAIT PAS VIVRE !, par François Leclerc

Billet invité

A l’occasion du sommet informel de Bruxelles, et en attendant la réunion formelle de fin juin, les contours d’un plan A’ a minima ont pris forme sous l’impulsion de François Hollande. Reste à convaincre un gouvernement allemand isolé et sur la défensive qui s’y oppose catégoriquement.

Les mesures qui sont apparues visent en premier lieu à résoudre la crise du système bancaire, en accordant au futur Mécanisme européen de stabilité (MES) la mission de les financer directement, sans passer par les États, « en lien avec la BCE » est-il précisé ; ce qui pourrait signifier qu’il se verrait accorder une licence bancaire et pourrait se financer auprès de la banque centrale. Avec un double objectif : renforcer les banques qui en ont besoin et dénouer le nœud gordien. Celui-ci les lie financièrement avec les États et s’est encore renforcé à la faveur de leurs récentes acquisitions de la dette souveraine.

Annoncés par Herman Van Rompuy, et reprenant au vol les suggestions de la BCE, différents mécanismes d’intégration européenne seront proposés en complément lors du sommet de juin, dont un schéma européen de garantie des dépôts et une supervision commune des banques (que l’on croyait assurée par l’Autorité bancaire européenne…).

Au chapitre de la croissance, la pression est mise sur l’émission d’euro-obligations, à propos desquelles deux conceptions s’affrontent : les uns en font « un élément d’une politique de croissance », les autres « une perspective lointaine d’intégration » a expliqué François Hollande. En réalité, les euro-obligations auraient pour objectif d’aplanir le marché obligataire et de restreindre les énormes écarts de taux qui continuent de s’amplifier. Aboutissant à diminuer le coût de la dette pour les uns et à l’augmenter pour les autres. Ce serait une manière de desserrer l’étau dans lequel se trouvent les finances publiques des États qui en bénéficieraient, sans que cela résulte d’une augmentation de leur recettes fiscales.

On peut s’interroger sur la portée effective de cette mesure phare, dans le contexte de la récession qui frappe nombre d’entre eux et qui ne serait pas corrigée pour autant. Quant à la croissance, elle devrait résulter de mesures de redéploiement des crédits structurels communautaires, d’une augmentation de capital de la Banque européenne d’investissement, et d’une manière générale d’un appel au marché, afin de tenter de suppléer à la grande modicité de l’effort envisagé. Par le chas de l’aiguille, on fait passer une grosse ficelle.

Reste le chapitre de la discipline budgétaire, qui est tactiquement gardé pour la fin et qu’il faudra bien revoir car les dispositions envisagées ne sont simplement pas tenables.

Les dirigeants européens font de la politique et de la mauvaise. Ils vont consacrer toute leur énergie à convaincre leurs collègues allemands d’adopter ce plan A’, avec le secret espoir que la dynamique de la crise sera leur meilleur allié. Une stratégie de dernier recours qui a pour objet de sauver ce qui peut l’être. On colmate mieux les trous lorsqu’ils se révèlent dans les bilans bancaires, on tente de diminuer le coût de la dette des pays les plus en difficulté et l’on se prépare à étaler le calendrier de réduction du déficit public (ou à le calculer autrement, aux choix). Autant d’ajustements destinés à se donner des marges de manœuvre mais qui pourraient faire durer le plaisir…

Un double phénomène d’implosion financière est en cours au sein de la zone euro : les capitaux extérieurs la désertent, ne lui laissant d’autre alternative que de trouver en son sein le financement de sa dette, tandis que celle-ci repose sur un nombre de plus en plus restreint de pays. Si cela ne se traduit pas via des euro-obligations, cela se manifeste au travers d’autres mécanismes de mutualisation financière, y compris au sein de l’Eurosystème (Target 2).

Les Allemands reculent pour mieux sauter : soit ils se résolvent à l’éclatement de la zone euro et à ses conséquences négatives sur leur activité économique, soit ils assument leur part de la solidarité financière que suppose une union monétaire. Mais cela ne réparera pas la machine pour autant. D’autant que le sommet de fin juin s’achemine vers un fiasco.

Et la Grèce dans tout cela ? Les cris silencieux si lourds de sens des indignés espagnols sont en passe d’être mal copiés par les dirigeants européens qui pratiquent le silence radio. Ils en conviennent pour une fois : quand on n’a plus rien à dire, il vaut mieux se taire. Ils font donc l’impasse. Quels préparatifs désormais revendiqués résisteront à la secousse d’une sortie de la Grèce de la zone euro ? La Bundesbank a jugé que « les défis posés à l’Allemagne et à la zone euro seraient conséquents, mais surmontables ». C’est un pari comme un autre.

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170 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : L'ESPOIR NE FAIT PAS VIVRE !, par François Leclerc »

  1. Les Eurobonds ne feraient que durer la situation pécaire que traversent les pays de la zone euro, mais ils ne sont pas susceptibes de la rémedier.
    La mise sur pied d’un système Eurobonds serait intelligible au terme de la construction europénne réussie, au seuil d’une création des états unis d’Europe, pas avant. Et comme cela est objectivement impossible……..

    1. on ne peut plus d’accord.
      d’autant que leur mise en place risque d’être un casse-tête en soi et nécessite une préparation qui s’accomode mal du sentiment d’urgence qui entoure la crise. On n’invente pas la roue quand on doit réagir vite, sans parler du risque d’exécution : que se passerait-il si les investisseurs, pas rassurés pour autant, continuaient à exiger des rendements >3% sur les coupons d’Eurobonds ? Beaucoup de temps et d’énergie dépensés pour rien qui auraient pu être exploités autrement.

      1. Oui,les enrobonds laissent sceptiques : comment croire qu »une dette supplémentaire puisse être la solution á un endettement trop important, que la mutualisation de débiteurs pour partie insolvables améliore la solvabilité de l’ensemble?
        Enfin, en ce qui concerne l’objectif de resserrer les spreads par ce canal, n’était-ce pas un des objectifs initiaux de l’union monétaire, parfaitement atteint d’ailleurs pour avoir ainsi contribué á l’excès d’endettement de nombreux pays en leur donnant accès á des volumes et des taux que leur situation individuelle ne leur aurait pas permis ?
        Donc non, je ne suis pas convaincu par les enrobonds .

      2. ;o) > Non, les yourobondz sont tout à fait convaincants: comment ne pas voir qu’une dette supplémentaire sera la solution á un endettement déjà très important parce que la mutualisation de débiteurs pour partie peu solvables rendra nécessaire la solvabilité de l’ensemble?
        Au départ l’objectif de resserrer les spreads par ce canal c’était en effet un des objectifs de l’union monétaire, parfaitement atteint d’ailleurs et qui a contribué de manière décisive à l’excès d’endettement de nombreux pays en leur donnant accès á des volumes et des taux que leur situation individuelle ne leur aurait pas permis !

        Donc oui, je suis convaincu que les yourobondz ne peuvent que conduire à terme à une Europe encore plus unie et plus forte. < (o;

  2. Hollande m’apparaît comme une brodeuse au petit point, acharnée à compter ses fils et à bien passer l’aiguille là où il faut. Tout à son ouvrage,il ne sent pas que le sol a déjà commencé à trembler sous ses pieds. Sous les nôtres. L’avenir proche dira si sa tactique de non-confrontation avec Merkel est ou non adaptée au temps (très limité ?) dont l’Europe dispose avant la Grande Perdition.

      1. @Pablo
        bien sûr, si vous cherchez des preuves contre Hollande dans Le Figaro, vous avez quelques chances d’en trouver !

    1. croissance et malaise croissant /// Zone euro : l’activité privée se contracte toujours plus. (…) « .. Il s’agit de la plus forte contraction de l’indice en près de trois ans, soit depuis juin 2009, et du huitième repli au cours des neuf derniers mois, souligne la société Markit, qui publie l’indice. C’est aussi très inférieur aux prévisions des analystes interrogés par DowJones Newswires, qui s’attendaient à un léger repli, à 46,5 (…) « L’indice flash est conforme à une baisse trimestrielle du produit intérieur brut [PIB] allemand de la zone euro d’au moins 0,5 % au deuxième trimestre 2012 », anticipe Chris Williamson, chef économiste chez Markit, qui note que « le malaise croissant auquel font face les pays de la périphérie se propage à la France et à l’Allemagne ».

      y jouent quoi au cinéma?

    2. « L’avenir proche dira si sa tactique de non-confrontation avec Merkel est ou non adaptée au temps »

      En quoi une confrontation arrangerait quoi que ce soit à la situation ? Savez-vous au moins qui a imposé l’euro à l’autre ?

      1. Pignouf.
        L’Euro, à la base, est une bonne idée.
        Il suffit pour cela de se rappeler la Livre attaquée par Soros et l’on voit tout de suite clair.
        Par contre, tout a été fait pour : « diviser pour mieux régner ».
        Tout simplement.

      2. Il y a confrontation ! Et tentative d’isolement de l’Allemagne par la France de Mr Hollande qui, je pense joue assez gros sur ce coup ….

        http://www.manager-magazin.de/politik/artikel/0,2828,834856,00.html

        http://www.zeit.de/politik/deutschland/2011-11/widerstand-euro-bonds

        Et le SPD prend aussi ses distances avec les propsitions Hollande ….

        http://www.welt.de/politik/deutschland/article106372213/Rot-Gruen-distanziert-sich-von-Hollandes-Euro-Bonds.html

        L’Allemagne sera peut être isolée par Mr Hollande mais jusqu’à plus ample informé, il semble qu’elle sera unie dans le refus de la mutualisation des dettes sous-jacente aux Euro-bonds.

      3. Pour l’instant, les Allemands ne semblent pas vouloir lâcher beaucoup de lest. Leur obstination mène l’UE à sa perte.

        A part un ultimatum français, ou une alliance explicite du Sud contre le Nord, je ne vois pas ce qui peut débloquer la situation.

  3. Je suis tombé sur une nouvelle amusante, le gouvernement espagnol supprimera le licenciement gratuit (une mesure récente censée lutter contre le chômage) quand le taux de chômage redescendra en dessous de 15% : http://www.elmundo.es/elmundo/2012/05/24/economia/1337855336.html

    Les commentaires des lecteurs sont très ironiques (pourtant El Mundo, c’est pas les lecteurs les plus futés ni les plus à gauche). L’un dit « on reporte aux calendes grecques ». L’autre dit « pourquoi ne pas supprimer cette mesure quand on arrive à 50%? On a plus de chances d’y arriver ». Et enfin, il y en a un qui dit « pourquoi la supprimer à 15%? Si elle est efficace pour diminuer le chômage, pourquoi pas à 8%, voire jamais? ».
    La victoire de la droite aux élections fut une bonne chose (que j’ai applaudis en son temps) : les Espagnols commencent à sortir de la caverne de Platon… avec un peu d’avance sur les Français (qui doivent encore digérer leur Hollandréou) et un peu de retard sur les Grecs.

    1. Moi,

      La victoire de la droite aux élections fut une bonne chose (que j’ai applaudis en son temps) : les Espagnols commencent à sortir de la caverne de Platon…

      On te savait « politipiriste » radical mais te voilà platonicien en plus. Démocrate radical platopolitipiriste anti-platonicien quoi.

      1. @ Julien Alexandre

        Ah, merci. Moi j’étais parti côté grec (pyrós, le feu) en souvenir de mes années de gréco-latin, mais je vois que Vigneron c’est plus un étymologiste rabelaisien qu’académique…

      2. @vigneron: Politipiriste, oui. Il faut toucher le fonds pour commencer la désintox.
        Platonicien, euh non. Heureusement que j’ai pas dit un truc du genre « les Espagnols commencent à ouvrir les yeux », j’aurais été catalogué « opticien ».

    2. @ Moi

      « les Espagnols commencent à sortir de la caverne de Platon ».

      Moi je crois qu’ils sont encore, et depuis plus de 6 siècles, dans la cueva de Montesinos (Don Quichotte, II, chap. 22-24).

      (Un étranger qui n’a pas lu el Quijote ne peut pas comprendre l’Espagne. C’est toujours le livre qui décrit le mieux la folie ibérique actuelle).

      1. @Pablo75: « Un étranger qui n’a pas lu el Quijote ne peut pas comprendre l’Espagne. »

        Ouais, et un étranger qui n’a jamais bu une Leffe ne peut pas comprendre la Belgique.

      2. Pablo, la Leffe, c’est pas inintelligent, c’est belge. Tu avoueras en tout cas que la belgitude s’en trouve infiniment plus accessible que l’ibèritude.

      3. @ Vigneron

        Tu peux trouver dans n’importe quel grand supermarché français du très bon rioja à 4-5 € (moins cher qu’en Espagne d’ailleurs).

  4. L’Espagne pourrait créer une grande banque publique nationale
    http://lacartadelabolsa.com/leer/articulo/espana_abre_puerta_a_creacion_banco_publico_nacional
    http://www.abc.es/20120524/economia/abci-banco-publico-bankia-201205241142.html

    Les dépenses d’habillement des Espagnols ont chuté de 40 % en 5 ans.
    http://www.eleconomista.es/espana/noticias/3988296/05/12/Las-familias-recortan-un-40-su-gasto-anual-en-ropa-en-cinco-anos-de-crisis.html

    Le ministre de l’Économie, De Guindos, reconnaît que la création de Bankia et son entrée en Bourse étaient des erreurs.
    http://www.expansion.com/2012/05/23/empresas/banca/1337789390.html

    Attaque foudroyante de lucidité, à propos de la situation de l’Espagne, d’un ex ministre du Travail d’Aznar (il faut dire qu’il a abandonné la politique et il est devenu éditeur):

    – Il y a trop de personnes dédiées exclusivement à la politique. […] La moitié ne sert à rien.
    – Notre plus grave erreur est de n’avoir jamais donné de l’importance à l’argent publique.
    – Plus d’un dirigeant des Caisses d’épargne finira devant un juge.
    – J’ai bien étudié le cas du Sénat et je ne sais toujours pas à quoi il sert.

    http://www.elcorreo.com/alava/v/20120524/alava/manuel-pimentel-sobra-mitad-20120524.html

    1. Le Sénat sert à modérer l’Assemblée, à éviter que les ministres ne se trouvent démis au cours de la nuit, cf l’instabilité de la 3ème République. Une sorte de modération de l’ardeur législative de la Chambre basse.

      Maintenant en effet comme l’Assemblée est de plus en plus enrégimentée par l’entremise des divers groupes et par les règlements, qu’elle n’a pas le contrôle de l’ordre du jour, elle ne risque plus de déstabiliser qui que ce soit.

      1. @lisztfr

        Tu parles de la France. En Espagne c’est différent. Et je crois que tu ne trouveras pas un seul Espagnol qui ne soit pas pour sa suppression pure et simple.

      2. J’ai un super dictionnaire pour l’espagnol :

        http://www.spanishdict.com/translate/peor

        ¿Lo peor está por llegar?

        Le pire va-t-il arriver ?

        http://www.spanishdict.com/translation

        El desconcierto. : chaos…

        -¿Lo peor está por llegar?
        -Lo peor es la incertidumbre y el desconcierto. La pregunta es si tenemos ya una vía de salida y la respuesta es que no. ¿Cuándo será? Nadie lo sabe.

        Le pire est il à venir ?

        Le pire est l’incertitude et le chaos. La question est si nous disposons d’une voie de sortie et la reponse est que non.

        Pregunta est un mot qui s’est incrusté dans ma mémoire, un tic linguistique, avec duveteux soyeux, et… schablonenhaft, et disckepanz…. en fonction du contexte, ces mots arrivent bien souvent en premier, lorsqu’il s’agit de juger, décrire, ou se questionner; Me pregunta

    1. Ce qui est scandaleux, c’est qu’elle gagne 3 fois moins que l’homme le plus riche du monde.
      A quand l’egalite des revenue hommes / femmes?!

  5. Vision franco-francaise des relations européennes. C’est pas l’Allemagne qui est isolée mais plutôt la France avec cette idée de relance keynésienne qui ne séduit même pas les gouvernements sociaux-démocrate européens.

      1. @François Leclerc et d’autres.

        En ce qui concerne les dettes souveraines, il me semble qu’il y aurait une différence à faire (si possible) entre des emprunts contractés pour le fonctionnement ou ceux contractés pour de l’investissement. L’investissement peut étre a court ou long terme, former des enseignants est par exemple un investissement à long terme; on peut comprendre que cette différence puisse étre pour des raisons politiques masquée, car sa rentabilité ne peut pas s’estimer en termes comptables.
        On ne peut donc pas gérer un état comme une PME.

      1. En combien de mots le compromis, 1 ou 2 ?
        Ou allons-nous finir, tous, en « cons promis » à plus de rigueur?

      2. Guetta a la grande particularité de ne dire sur deux sujets, que des âneries.
        Israel et l’UE.

        Si vous lisez ses archives, vous allez voir que depuis 10 ans, il a annoncé « de source sûre » une paix définitive en Israel à peu près tous les deux mois.

        Et vous lirez qu’il est d’un optimisme confinant au délire et systématiquement démenti par les faits.
        Il y a moins de deux ans, il annonçait tambour battant, pour les jours à venir, des décision décisive sur un rapprochement capital franco-Allemand.

        Pour se planter autant sur ces deux sujets là, c’est le champion du monde. Ce type est un rêveur qui se prend pour un expert.

  6. La preuve définitive que l’Espagne va très mal:

    « Eurovision: l’Espagne priée de perdre.
    La candidate espagnole à l’Eurovision, Pastora Soler, a confié que la télévision publique lui avait conseillé de « ne pas gagner » la finale samedi, car dans ce cas le pays, empêtré dans la crise, devrait organiser la prochaine édition, ce qui coûte « énormément d’argent ».

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/05/24/97001-20120524FILWWW00556-eurovision-l-espagne-priee-de-perdre.php

  7. La politique d’austérité a lementablement échoué en Grèce, comme il était prévisible. La dette ne fait qu’augmenter, tandis que le pays s’enfonce dans une spirale dépressionniste. L’émergence du parti de la gauche radicale, Syriza, anti-austérité annonce une réorientation des politiques européennes. Le point avec 4 économistes : Jacques Delpla (libéral de droite), Charles Wypolsz (libéral centriste), Daniel Cohen (keynésien centre gauche), Jacques Sapir (Front de gauche) :

    http://et-pendant-ce-temps-la.eklablog.com/la-question-grecque-regards-croises-de-4-economistes-a46272828

  8. L’espoir ????

    -Une fuite en avant vers un potentiel projetté au sein d’un champ d’infinis possibles ?,
    -l’appel d’un ailleurs faussement maitrisé qui nous piège dans l’espace-temps ?,
    – un demain, calqué au passé, qui nous vole à l’éternité du Présent ?
    -un refus d’humilité et de gratitude pour accueillir pleinement ce qu’il nous est donné de vivre ?,

    – ou tu vis ou tu espères.Chacun est laissé libre de chercher ce qui est là……………ou pas ?!!

      1. Les belges sont (les travailleurs en tous cas) assommés par les taxes , tenus par les c…..pour leurs crédits , ont peur de faire une « petite grève » quand c’est nécessaire , n’ont pas envie de manifester ,n’ont aucune envie de faire connaitre leur opposition……bref ils ont envient qu’on leur foute la paix !!

        Mais le réveil risque d’être douloureux.

  9. Une fois installée comme épouse, Pandore céda à la curiosité qu’Héra lui avait donnée et ouvrit la boîte, libérant ainsi les maux qui y étaient contenus. Elle voulut refermer la boîte pour les retenir il était hélas trop tard ! Seule l’Espérance, plus lente à réagir, y resta enfermée « WIKI »
    Je pense que nous avons tous des maux partagés , mais un seul en commun l’espérance ou l’espoir ,on peut même dire que l’espoir se cache partout , exemple lu sur Boursorama : « Wall Street a ouvert en légère hausse jeudi, portée par des indicateurs conformes aux attentes et le rebond du géant de l’informatique Hewlett-Packard (HP) qui a annoncé mercredi 27.000 suppressions d’emplois » SVP cuvette

    1. 27 000 travailleurs vont perdre leur job….et les indicateurs boursier repartent à la hausse…..!!!!!

      Et des êtres humains peuvent cautionner ce système ?? A vomir

  10. J’apprécie le travail de Paul Jorion mais son blog est de plus en plus envahi par les billets de
    François Leclerc qui sont certainement parmi les articles les plus déprimants du web francophone!

    Je trouve que ce billet n’est ni argumenté ni vraiment éclairant.
    Il me semble bien plus proche du billet d’humeur que de l’article de fond.

    Je ne nie pas l’ampleur de la crise mais je ne vois pas l’intérêt de ce billet .
    Et si vraiment Monsieur François Leclerc n’a plus rien d’autre à écrire , je ne peux que l’exhorter à résumer ses idées dans un dernier billet qu’il pourrait intituler , « pourquoi tout est fini ou comment nous allons tous mourir  » et de s’accorder quelques mois de congés bine mérités .

    cordialement..

    1. Mais non, le message codé est très clair : plantez des patates et des topinambours… la lune s’y prête encore !

      1. mes courges poussent bien
        mes radis, je n’en ai plus
        mes salades je vous les sers
        et bientôt je serai dans les choux!

    2. François, ne l’écoutez pas : encore un investisseur frustré par la la description de la situation, insatisfait parce qu’il ne ne trouve plus les informations nécessaires au placement de son épargne… et probablement fatigué d’entendre que celle-ci va s’évaporer d’ici peu.

    3. Je ne suis pas d’accord avec les solutions qu’il propose mais trouve le suivi de la crise (des crises) fait par Mr François Leclerc EXCELLENT. Et les floppées de commentaires variés qu’il entraine dans son sillage formidablement instructives, tout comme les débats générés. Quant au reste, comment être optimiste ? Lire la presse Mainstream sans doute … actuellement préférer Libération au Figaro … ne pas oublier de regarder le journal de Mr Jean Pierre pernault sur TF1 … surtout le traditionnel reportage sur la France profonde et de toujours, si rassurant.

    4. @Jc
      Avec le respect que je vous dois , que pour ma part , la vérité n’est pas toujours bonne à dire , mais qu’elle prépare à mieux voir le mur vers lequel nous allons. Monsieur Jorion et monsieur Leclerc sont complémentaires dans leurs analyse , si le monde dans lequel nous vivons est fini , t’en mieux , nous pourront essayer d’en construire un meilleur, quand au faite que nous allons mourir , je vous l’accorde !!!! Il n’en reste pas moins , qu’une critique de la situation et non d’un homme venant de votre part est possible sur ce blog , et j’aurai plaisir à vous lire.
      Bien à vous

    5. Les articles de François Leclerc ne sont pas plus déprimants que la situation qu’il décrit, et qu’il n’a, à ma connaissance, pas créée…

    6. Oui assez déprimant…

      « les contours d’un plan A’ a minima ont pris forme sous l’impulsion de François Hollande. »

      Rien que l’introduction fait peur, on se demande quelle connerie notre champion national a pu encore inventer…

    7. A contrario c’est pas trop Mr Leclerc qui m’attriste et me navre le plus en ce moment,

      Je trouve au contraire qu’il s’en sort pas trop mal sur la durée de tous ces divers billets,

      S’il n’y avait plus de différence qui donc pourrait montrer l’envers moins officiel du décor ?

      C’est parce que le taulier préfère exploiter la main oeuvre bon marché, que François se laisse tant exploiter comme un petit jeune au rabais, alors c’est Paulo qui ramasse tout le capital.

      Moralité ou finalité c’est bien plus François qui use ses crayons et le Paulo qui taille la bavette.

      Non je n’irais pas jusqu’à dire que ce billet n’est pas argumenté, au contraire il reflète bien plus la situation plus ou moins du moment en Europe.

      Et puis entre-nous qui recherche encore de la profondeur dans notre temps, des libéraux, des cocos ?

    8. Ecoutez Je partage l’analyse de Messieurs jorion et Leclerc et je ne suis évidemment pas un investisseur , Mais le titre de cet article : l’espoir ne fait pas vivre m’apparaît une assertion non seulement fausse mais aussi contreproductive dans une période où il faudra faire preuve de beaucoup de courage et de sang froid . Une assertion aussi pessimiste pour un article qui n’apporte encore une fois pas grand chose quand à la compréhension du problėme , me semble être une bêtise .

      1. Jc,

        si vous lisez le blog depuis un certain temps, vous aurez noté que diverses opinions s’y trouvent exprimées, entre les miennes et celles de mes « invités », dont François Leclerc est le représentant le plus publié et de loin. Ce qui compte à mes yeux, c’est l’objectivité des analyses. Celles-ci peuvent déboucher sur des conclusions plus ou moins optimistes et pessimistes, où le tempérament joue sûrement un rôle : le fameux verre à moitié vide ou à moitié plein.

        Si vous nous lisez depuis un certain temps vous aurez ainsi noté que François Leclerc appelle la période présente « Grande perdition » (il a même utilisé l’expression dans le titre de son récent livre), là où j’ai toujours parlé de « Grand tournant ». Il s’agit pour moi de deux perspectives sur les mêmes événements, selon que l’on porte les yeux sur l’avenir à court terme ou à long terme.

        Sachez en tout cas, qu’à titre personnel, je souscris entièrement à votre sentiment que « dans une période où il faudra faire preuve de beaucoup de courage et de sang froid » l’espoir est une valeur positive et je vais vous raconter à ce propos une petite anecdote.

        Un jour que j’avais fait à l’Université de Cambridge un exposé consacré au savoir empirique des pêcheurs bretons, où j’avais attiré l’attention sur le fait que leurs constatations rendent souvent mieux compte de la réalité observée que les applications de certains grands principes auxquels les scientifiques souscrivent, et où j’avais mentionné un certain nombre de cas pour lesquels leurs représentations sont cependant manifestement fausses, le Professeur Meyer Fortes (1906-1983), professeur émérite à cette époque, m’aborda pour me dire qu’il connaissait l’explication. « Tu sais ce qu’il y a de commun entre ces cas que tu as mentionnés ? » Non, je ne le savais pas. « Ce sont les distorsions que l’espérance introduit dans nos représentations. Dans ce que nous croyons, et qui nous permet de vivre, il n’y pas seulement ce qui est vrai, il y a aussi ce qui nous permet de survivre quand le fossé se creuse un peu trop entre le monde et nous-mêmes, et ce qui apparaît là, c’est l’espoir ». Il y a dans les pages finales de La transmission des savoirs (1984) – le livre que Geneviève Delbos et moi avons co-rédigé – un sous-chapitre appelé « Le principe du père Noël », selon l’expression humoristique que Lacan avait inventée, qui doit beaucoup à cette conversation avec Meyer Fortes.

      2. @jc

        Proverbe arabe
         »suis le conseil de celui qui te fait pleurer et non de celui qui te fait rire »

        La crise grecque est terminée disait je ne sais plus qui il y a peu …

      3. Je suis d’accord, mais comme tout pis-aller, le problème, c’est la dépendance. Et très souvent, l’espoir se transforme en abandon de volonté.
        C’est l’espoir débile de gagner au Loto qui maintient dans une tranquillité d’opiomane dix millions de prolos qui sans ce leurre prendraient peut-être pour de bon leur avenir en main. Individuellement ou collectivement.
        L’optimisme c’est bien, mais penser que les gens supposer diriger les destinées du monde s’en remettent aux mannes divines à de quoi terrifier.
        D’ailleurs, allez expliquer à un conseil d’administration que vous avez l’espoir de réaliser 10% de profits de plus pour le prochain exercice.

      4. @Paul Jorion,
        Ce n’est pas la première fois que votre plume évoque ce principe sourcé chez Lacan dont je ne trouve pas trace explicite. La plus voisine est à la page 576 des Écrits qui alambiquée dans son style des années 50 ne dit pas exactement la même chose (voir plus bas). J’y lis que l’homme de science est aussi enduit de la même subjectivité que le commun pris dans les effets de la science transmise. Autrement dit cette subjectivité qui me semble incluse dans la notion de paradigme chez Kuhn ou d’idéologie chez Marx, fait écran et résistance à la découverte scientifique comme telle. Dans cette subjectivité il inclut celle de la croyance au Père-Noël (un égarement de la logique qui tient à une autre forme de logique) croyance qui, à l’occasion, permet comme vous l’écrivez « de survivre ». Confirmez-vous ou pas que c’est là que votre « principe » trouve sa source ? Quant à sa « psychose sociale » dans un article où il tente de dire du neuf sur la notion de psychose, ce n’est pas éclairant. 60 ans plus tard, c’est guère mieux !

        « Aussi bien du même belvédère où nous a porté la subjectivité délirante, nous tournerons-nous aussi vers la subjectivité scientifique : nous voulons dire celle que le savant à l’œuvre dans la science, partage avec l’homme de la civilisation qui la supporte. Nous ne nierons pas qu’au point du monde où nous résidons, nous en avons vu assez là-dessus pour nous interroger sur les critères par où l’homme d’un discours sur la liberté qu’il faut bien qualifier de délirant (nous y avons consacré un de nos séminaires), d’un concept du réel où le déterminisme n’est qu’un alibi, vite angoissant si l’on tente d’en étendre le champ au hasard (nous l’avons fait éprouver à notre auditoire dans une expérience test), d’une croyance qui le rassemble pour la moitié au moins de l’univers sous le symbole du Père-Noël (ce qui ne peut échapper à personne), nous détournerait de le situer, par une analogie légitime, dans la catégorie de la psychose sociale, – pour l’instauration de laquelle Pascal, si nous ne nous trompons pas, nous aurait précédé ».

      5. @ JC

        L’espoir ne fait pas vivre renvoyait au spectacle que nous pouvons observer – leur espoir dans des solutions qui n’en sont pas – et pas à l’espoir que nous pouvons (ou non) ressentir… Pas de faux débat !

        En ce qui me concerne, je rappelle parfois cette phrase de Jorge Semprun dans laquelle je me reconnais : « j’ai perdu mes illusions mais gardé mes certitudes ».

      6. L’espoir protège et même conserve l’idée du Bien, mais à lui seul il ne suffit pas à réaliser le Bien.
        Pour atteindre le Bien, il faut le faire et il y a donc devoir de prendre ce pont de l’espoir qui relie la morale et la réussite de sa mise en pratique pour le bien universel.
        Mais puisque nous sommes libres, nous pouvons très bien préférer passer à côté et nous enliser dans les marais mortifères du profit à court terme.
        « Sometimes it’s wise not to follow the crowd »

      7. Sur cette histoire d’espoir, si tous les suiveurs pratiquants – et non nécessairement croyants sincères – des grands monothéismes, qui ne font qu’éloigner leurs fidèles de la jouissance de leur existence à l’instant t, et projeter toute leur espérance dans une autre vie, après, ailleurs, étaient plutôt du genre taoïstes, je suis certain que le monde s’en porterait beaucoup mieux.

        La promesse d’un monde meilleur après jugement ici-bas ne fait rien d’autre que détourner l’espoir, qu’il soit fondé ou non. Quelques siècles de cette emprise ont dû faire bien des dégâts sur l’inconscient collectif. Et on pourrait considérer que l’explosion de l’avidité humaine depuis 2 siècles est une sorte de décompensation primaire exprimée par le cerveau reptilien.

        D’autres croyances encouragent, elles, à vivre dans le moment présent. Ce qui n’est pas évident forcément, mais l’est encore moins quand on cherche à accroître son pécule aux dépens de son voisin.

        Voilà pour ma théologie comparée à deux drachmes.

    9. @ Jc 24 mai 2012 à 16:35

      « pourquoi tout est fini ou comment nous allons tous mourir » et de s’accorder quelques mois de congés bien mérités

      Ne poussez-vous pas le bouchon un peu loin en faisant une telle proposition ?

      Pourquoi ne pas s’en tenir à quelque chose de beaucoup moins pessimiste, comme cette étude de Paul Chefurka dont vous pouvez peut-être même démontrer l’exagération.
      http://www.countercurrents.org/chefurka201109.htm

    10. Excellent ! J’adore la réaction des gens qui entre-ouvrent parfois les yeux. Oui, vous ne rêvez pas, le Titanic est bien en train de couler. Et non, l’eau dans la cabine n’est pas un nouveau jacuzzi tendance. C’est un choque n’est ce pas ? Allez ! Au boulot, première chose à faire, virer ces officiers qui nous hurlent aux oreilles de vider les cales avec des cuillères à soupe car j’ai un doute sur l’efficacité de la manoeuvre, pas vous ? Mais… Au fait, où est la première classe ? On a besoin de tout le monde ici !

      PS: Je suis en partie d’accord avec vous, j’aurai plutôt préféré « Tous les espoirs ne font pas vivre »

    11. @ Jc

      « les billets de François Leclerc qui sont certainement parmi les articles les plus déprimants du web francophone »

      Un conseil: achetez-vous l’intégrale Walt Disney et regardez-la en boucle au lieu de venir ici. Votre moral s’améliorera instantanément.

  11. Reste à convaincre un gouvernement allemand isolé et sur la défensive qui s’y oppose catégoriquement.

    M’a toujours fait marrer les arroseurs arrosés… Qui c’est-y qu’a obtenu le compromis de Luxembourg par la politique de la chaise vide et donc le droit de véto de fait dont use et abuse aujourd’hui Merkel, comme Thatcher naguère avec son I want my money back ?
    http://mobile.lemonde.fr/europe/article/2005/05/11/30-novembre-1979-margaret-thatcher-i-want-my-money-back_648386_3214.html

    1. Sans dec’ Vigneron, je suis peut-être un peux mulet, mais je ne vois pas le rapport entre ta citation, ton propos et le lien.
      Qui c’est l’arroseur arrosé dans l’affaire?
      Et que vient faire l’histoire de Tatcher avec Merckel?

      Merci de mettre des images

    2. « Notre première erreur, explique Etienne Davignon, membre puis vice-président de la Commission européenne de 1977 à 1985, a d’abord été de croire que ce que nous avions fait à six serait bon pour les pays qui nous ont rejoints par la suite. »

      Cette erreur semble être restée la règle depuis l’époque dont il est question dans l’article.

      Les différences historiques, économiques et sociales entre les états fédéraux aux USA y ont provoqué une guerre civile et la mort de 620 000 soldats sans que le problème mis en avant par le nord n’ait été résolu pour autant. Notre système politique Européen d’unanimité dans la négation des différences entre le nord et le sud n’a pas l’air de fonctionner vraiment mieux…

      Faut-il vraiment saigner un Etat qui n’a jamais existé ? (Le Monde)

  12. Quels préparatifs désormais revendiqués résisteront à la secousse d’une sortie de la Grèce de la zone euro ?

    Dans son interview sur Europe 1, cette semaine, Tsipras, le leader de Syrisa, dit qu’en cas de victoire de son parti, il ne souhaite pas sortir de l’euro. Il dit simplement qu’il changera la loi (si le parlement le décide) et qu’ils ne se soumettrons pas aux injonctions de la troïka et du memorandum. En cas de refus de l’UE, la Grèce ferait défaut.

    http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/L-interview-d-Europe-1-Soir/Videos/Tsipras-Hollande-peut-devenir-Hollandreou-1093959/

    Est-ce possible ? Quelles en seraient les conséquences de ce bras de fer ?

    1. Quelles en seraient les conséquences de ce bras de fer ?

      Difficile à prévoir avec ces muscles de guimauve… Mais c’est probablement plus à l’intérieur que la graisse pourrait bouillir; ah la bougresse! Et alors en plus de la Belle Hellène on pourra tous reprendre en choeur l’insouciante Vie Parisienne:
      « Ils sont contents mes colonels, ils sont contents mes colonels,… » sur un air bien connu de Jacques Offenbach.

    2. Remarquez comment l’Arlette Chabaud a tout fait pour faire assimiler au bon peuple des idées préconçues à la charge de Tsipras. Pourtant il a tout rejeté en bloc, mais la vieille elastodonte est revenue à la charge. Quelle patience (de la part du grec), quel mépris (du côté de notre charogne du Siècle)…

      1. « charogne du Siècle »,certainement ,cependant qui laisse faire ces charognards,
        Ceux qui se taisent sont aussi responsables

  13. je ne comprendrai jamais comment une faillite assumée pourrait revenir plus que le refinancement sans fond qui devrait être mis en oeuvre en cas de refus de la faillite!
    Vraiment, où est le problème avec l’éclatement de l’euro?
    Cela coûtera, mais cela coûtera tellement moins que la continuation d’un sauvetage complètement pervers!

      1. Votre réponse philosophique me dépasse.
        Je répète, où est le problème si on abandonnait enfin l’euro?
        Cela fait penser à la même aberration qu’était en son temps l’étalon or.
        On avait l’étalon or qui avait précipité l’Allemagne dans le nazisme, et nous avons maintenant l' »étalon euro » qui précipite l’Europe dans le désastre d’une récession sans fin.

  14. Débat de sourds à C’est dans l’air entre Marc Fiorentino et Elie Cohen. Le premier prône plus d’austérité, vantant le modèle allemand, les allemands qui ont fait des sacrifices et ont aujourd’hui les bénéfices de cette politique et qu’il faudrait l’appliquer partout en Europe. En face, Elie Cohen qui dit que cela tuera toute l’économie européenne et que les allemands ont été déloyaux. En fait, en gros, si j’entends les partisans de l’austérité, cela va mal parce que nous ne sommes pas assez compétitifs, il faut réduire les salaires, supprimer les investissements étatiques, réduire les fonctionnaires (les enseignants), réduire les salaires, augmenter le temps de travail et on sera récompensé dans … 20 ou 30 ans selon Fiorentino. Donc un pays fait cela, il devient plus compétitif, les autres moins, ces derniers font la même chose du coup le premier ne l’est plus assez il refait des efforts et ainsi de suite donc un jour on travaillera tous pour 0 euro et le patron lancera des bananes dans la cour devant des employés morts de faim mais résignés parce qu’il faut être « compétitif » et toute l’Europe du Nord semble apparemment se résigner à ce modèle de dingues surtout qu’ils sont les vertueux en tout cas pour l’instant.

    1. amha….remarquable , ce soir , Elie COHEN……l’était mal parti ya quelques mois…est bien en train de virer sa cuti…..passe de centre-droit à centre-gauche….l’a dû prendre le métro parisien entre les bonnes stations , à la bonne heure , et rencontrer le visage de la « vraie vie ».

      Il aurait pu en plus expliquer à FIORENTINO que SI , dans le début des années 2000 , la FRANCE + quelques autres avaient suivi le même chemin que l’ALLEMAGNE ( = le remède proposé aujourd’hui…)…..c’est A QUI ??? que les teutons auraient pu fourguer leurs fabricats ( en tout cas 80% de leur commerce extérieur……) pendant cette décade qui a produit leur richesse actuelle si mal répartie.

    2. Marc Fiorentino est à l’économie ce que Jean-Marc Morandini est au journalisme : un animateur radio.

      1. Elie cohen est pas mal non plus, comme spécialiste.

        Dans un article du Nouvel OBS du lundi 13 août 2007, Elie Cohen déclarait:
        – l’existence de crises périodiques liées à un actif précis (l’immobilier, après internet ou les pays émergents) est devenue l’un des grands modes de régulation de l’économie mondialisée.

        Ou encore, en 2006 dans Questions Internationales:
        – Et pourtant l’industrie des produits dérivés contribue largement à l’action macro-économique à travers le financement de la consommation par monétisation des actifs, (…) et la finance de marché joue un rôle décisif dans la remise sur pied des entreprises affaiblies(…)

        Alors…

    3. FIORENTINO

      Avec la complicité active de plusieurs médias, un financier connu de la place de Paris, Marc Fiorentino, a multiplié ces derniers mois les annonces catastrophiques en cas de victoire de François Hollande à l’élection présidentielle. L’opération mérite d’être décryptée. D’abord parce qu’avec le recul, elle apparaît pour ce qu’elle est : une grossière manipulation contre la gauche, appuyée sur des prévisions faisandées.

      Ensuite parce que ce financier n’a aucune qualité pour jouer les oracles respectés, comme en attestent les sanctions que lui a infligées ces dernières années l’Autorité des marches financiers (AMF) et le retrait d’agrément que vient de décider l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) ; enfin parce que divers médias ont effectivement pris la responsabilité de lui dérouler, malgré tout, le tapis rouge.

      (…)

      Alors, comment certains médias peuvent-ils assurer la promotion d’un tel financier, qui manie des prophéties aussi douteuses, chargées d’aussi nettes arrière-pensées – même s’il assure, ben voyons, qu’il ne fait pas de politique ? La question est grave car la vie erratique des marchés financiers s’alimente d’innombrables rumeurs et spéculations. Et comme on le dit dans le jargon de la finance, il est de prophéties auto-réalisatrices : des prophéties folles, mais qui, par le simple fait qu’elles aient été formulées, contribuent à alimenter des rumeurs qui finissent par enclencher ce qu’elles annoncent.

      (…)
      Selon une source au sein de l’Autorité des marchés financiers (AMF), il est également possible que le critère financier fixé par loi pour détenir l’agrément ait commencé à faire problème. On le devine à la lecture d’un avis concernant Euroland Finance, paru mercredi au Bulletin des annonces légales : on peut le télécharger ici. L’avis fait en effet apparaître, dans sa quatrième résolution, de très fortes pertes pour l’année 2011, le résultat net comptable étant négatif de -894.677 euros.

      Il vient de se voir retirer son agrément par l’ACP
      (…)

      En bref, Marc Fiorentino s’est vu retirer son agrément et a dû, en catastrophe, trouver une activité de repli. Mais, entendons-nous ! Il s’est vu retirer son agrément… par les autorités de contrôle, mais ni par BFM, ni par Canal+, ni par France 5. Dans ces médias – et dans quelques autres – il tient toujours le haut du pavé et peut, tout à sa guise affoler le Landernau. Et même appeler à lavendetta contre la gauche…

      Mediapart

    4. @ Guillaume 24 mai 2012 à 19:21
      Pour celui qui, comme moi, ne peut pas faire état d’un bagage en économie à la hauteur de beaucoup d’autres, sur ce blog ou ailleurs, mais qui tant au plan privé qu’au plan professionnel a su correctement gérer ses affaires, Marc Florentino m’est apparu hier, nettement plus crédible qu’Elie Cohen, malgré les nombreux titres dont ce dernier peut se prévaloir.

      http://www.france5.fr/c-dans-l-air/videos

      Quand je l’entends dire qu’il faut de la croissance et citer l’augmentation de dépense publique comme moyen d’y parvenir, il me fait franchement peur. Cela tend à retirer tout d’espoir de survivre à un tel traitement et donne raison à F. Leclerc dans le choix du titre de son billet.

      Voila une grande famille, la France, qui importe 50% de son énergie sur les marchés, qui ne sait pas produire de façon suffisamment compétitive pour vendre à l’extérieur un volume équivalent à ce qu’elle achète, et qui pourrait mieux s’en sortir en engageant davantage de personnel de maison pour s’offrir un plus grand train de vie, et mieux rembourser ses dettes ?

      Nos experts sont-ils devenus fous ? Pensent-ils qu’il ne reste plus suffisamment de gens de bon sens dans ce pays pour ne pas crier « casse cou » ?

      Si ce mode d’action est retenu, si l’on cherche à obtenir de la croissance du PIB au lieu de réduire nos charges y compris d’endettement et de train de vie, alors autant dire tout de suite que nous avons décidé de nous déclarer en faillite, et de nous transformer en esclaves de nos créanciers, lesquels vont commencer par se servir sur notre patrimoine.

      Bien sûr, les nouveaux maîtres de maison, vivront encore bien, même avec des salaires amputés de 30%, mais il auront de fait vendu notre maison en viager pour boucler le budget en se disant, « nos enfants et petits enfants n’auront qu’à se débrouiller avec les nouveaux propriétaires pour trouver des emplois de domestiques ».

      La solution est à rechercher, dans la baisse des coûts de production pour pouvoir exporter et dans les baisses des dépenses, donc des trains de vie publics et privés pour pouvoir réduire nos dettes.

      La baisse des charges sur le travail permise par un transfert sur la TVA anti délocalisation prévue par Sarkosy allait dans ce sens. Augmenter la durée du travail, réduire les salaires horaires et les retraites pourraient aussi s’avérer nécessaires, chez nous comme ailleurs dans les pays européens qui n’ont pas su se gérer correctement.

      1. Je n’y connais pas grand chose non plus. Si certes, il va falloir faire des réformes structurelles pour s’adapter dans le modèle de société actuel, j’ai quand même bien du mal à croire que tout cela est logique dans une vision à long terme. A court terme, cela peut marcher mais on nous promet que ça ira mieux demain si on fait des sacrifices or je ne vois pas de fin à ses sacrifices et comme il n’y a pas encore de réaction commune européenne des citoyens bien organisée malgré le sursaut des indignés, chaque pays continuera à obliger les autres à réduire les dépenses sociales. De toute manière avec le faible taux de croissance actuel et on ne nous promet plus jamais de taux supérieur à 2 % si j’entends bien Fiorentino, cela implique que tous les acquis sociaux doivent disparaitre car on ne peut plus les financer, cela implique également que les budgets publics concernant l’enseignement doivent être réduits et que les études doivent de fait être réservées uniquement aux plus riches (ce qu’essaye de faire le Québec) donc si je comprends ce discours, la compétitivité c’est donc supprimer pratiquement la classe moyenne. Nous devons être plus compétitifs et plus compétents mais avec moins de formation, quelle est la logique ? Pour les retraites, je pense qu’à terme elles n’existeront plus du tout, ce sera une sorte d’allocation de survie permettant de ne plus travailler à temps plein mais insuffisante pour vivre pour ceux qui n’ont rien de côté. Je ne crois pas que la TVA sociale soit suffisante, cela ne marchera qu’un temps car pour attirer les investisseurs, il faut à terme qu’ils ne paient presque plus d’impôts du tout et comme il n’y a pas de coordination mondiale pour aller contre ce mouvement toujours vers le bas, les recettes des états vont continuer à fondre comme neige au soleil et donc les aides d’état (chômage, allocations, sécurité sociale).

      2. Avec des mentors comme Fiorentino, c’est à dire des idéologues incompétents, il n’est pas surprenant que vous rabâchiez les éternels ritournelles des libéraux qui nous ont pourtant mis dans la situation actuelle et ont mené tous les pays où ils ont exercé leur influence à la catastrophe. Je pense notamment à l’argentine ou à l’Irlande.
        Il faudra un jours arriver à désintoxiquer les personnes telles que vous, souvent de bonne foi, de toutes les aberrations de la science économique libérale. En premier lieu, un pays n’est pas un ménage et on ne peut pas comparer la gestion d’un état à la gestion d’un ménage. Les recettes libérales de M Sarkozy nous ont amené là ou nous en sommes ainsi que l’Angleterre, par exemple. Ce n’est pas en se lançant dans le dumping social qu’un pays comme la France arrivera à concurrencer la Roumanie ou la Chine, à moins d’adopter un « train de vie », comme vous dites, comparable à celui de la Roumanie ou de la Chine ! Mais à force de répéter mille fois les mêmes idioties, des gens saints d’esprit en arrivent pourtant à tenir ce discours. Soit. Qu’ils soient donc les premiers à adopter un salaire roumain et à bénéficier des avantages sociaux du modèle roumain ou chinois…
        La réalité de l’endettement de la France n’a pas grand chose à voir avec son train de vie, puisque les dépenses publiques sont restées stables depuis 20 ans en pourcentage du PIB. La réalité de l’endettement de la France dépend de deux facteurs : le dumping social et fiscal mis en place par les gouvernements libéraux depuis 20 ans (et j’inclus dedans les gouvernements « de gauche ») qui a abouti précisément à une baisse des recettes fiscales et à un déficit chronique… Le deuxième point est le financement de ce déficit et de la dette sur les marchés et le mécanisme de l’intérêt composé qui abouti à un racket fiscal de plus de 40 milliards d’euros chaque année rien que pour les intérêts de la dette, ce qui constitue la deuxième poste de dépense après l’éducation. En poursuivant sur la même logique on aboutit infailliblement à une diminution toujours plus importante des rentrées fiscales assorties à un dumping social qui débouchent sur la tiers-mondisation. Il est aberrant de continuer à lire ces stupidités libérales qui ont conduit systématiquement les pays où elles ont eu le champ libre à la faillite.
        Il suffit de prendre l’exemple des USA dont l’endettement pharaonique n’est rendu possible que par la valeur de monnaie de réserve du dollars et la monétisation constante de la dette par la fed. C’est pourtant l’état ou la science libérale a été appliquée avec le plus d’orthodoxie (avec l’Irak mais bon…).

      3. @ Guillaume 25 mai 2012 à 08:51

        S’il va falloir faire des réformes structurelles pour s’adapter dans le modèle de société actuel, j’ai quand même bien du mal à croire que tout cela est logique dans une vision à long terme.

        Ne nous leurrons pas. A moyen ou long terme, nous ne pourrons pas retrouver des périodes aussi fastes que celles que nous avons connues quand nous pouvions, grâce à notre compétitivité, et à notre moindre redistribution sociale, capter d’avantage de richesses hors de notre territoire que celles que nous consommions en interne. Le pays s’enrichissait et, tant que la majorité de la population se souciait de porter attention au futur, elle investissait en pensant plus aux générations suivantes qu’à sa propre prise de jouissance dans la consommation au présent.

        Les mentalités ont bien changé et, paradoxalement, alors qu’on a considérablement allongé les durées d’enseignement et pensait-on, le niveau des connaissances, il me semble que le niveau de bon sens et de sagesse qui s’acquérait pragmatiquement et par des raisonnements analogiques simples, a notablement régressé.

        Nous devons être plus compétitifs et plus compétents mais avec moins de formation, quelle est la logique

        Pour être compétitif, il faut fournir des prestations ou des produits de niveau au moins équivalent à ceux des concurrents, mais à moindre coût, donc à moindre consommation, ce qui revient à une moindre dépense d’énergie. L’énergie est selon moi, la grandeur qu’il convient de prendre comme référence. Surtout quand, comme toute l’Europe du Sud, nous devons en acheter ubne bonne part.La dépense d’énergie sert notamment à créer, former, entretenir, et maintenir au meilleur niveau de productivité le capital mis en jeu, lequel comprend le capital matériel et le capital humain qui l’exploite.

        Parlons du capital humain. Quand vous évoquez la compétence et la formation, cela a un coût donc une dépense d’énergie pour l’acquérir et plus on sera efficace dans ce domaine, c’est-à-dire, moins on y consacrera d’énergie pour obtenir jusque ce qu’il faut de compétence, moins le coût du produit final sera affecté par le coût de formation, et plus il sera compétitif. A quoi cela sert-il de mener 80 où 90% d’enfants au niveau du bac voire même, pour un grand nombre, jusqu’à bac+++++ si les emplois ne requièrent pas ces niveaux, qui entrainent un surcoût pénalisant pour la compétitivité.

        N’est-il pas préférable d’avoir une population bien employée et bien intégrée dans la société, plutôt que d’avoir une jeunesse au chômage parce que trop coûteuse avant même d’avoir été mise au travail, ce qui l’empêche d’être productive, donc créatrice de richesse, mais ne l’empêche pas de devoir d’une manière ou d’une autre, peser sur les coûts de ceux qui produisent (capital matériel et humain). Ils finissent par supporter les charges sociales correspondant à ces êtres humains improductifs qu’il faut bien maintenir en vie.

        Sans pouvoir dire quels seront les niveaux de protection sociale qui pourront être maintenus, je partage globalement les avis que vous émettez à la fin de votre post.

      4. Fiorentino n’est pas un «idéologue incompétent», mais un fraudeur-manipulateur (j’ai pas dit le mot de Montebourg hein !) très compétent, maintes fois titré, multi-récidiviste et multi-condamné quoi. Trois condamnations pour manipulation pour lui et sa société Euroland Finance par l’AMF depuis 2008, plus un retrait d’agrément d’Euroland Finance par l’Autorité de Contrôle Prudentiel le 31.12.2011…
        http://www.mediapart.fr/article/offert/a5ef9fc1fd8094cc8c8ac39c6d5717a2
        RIP Marco.

      5. @ Ivan 25 mai 2012 à 10:21
        On peut ne pas partager l’avis d’un contradicteur, tout en restant courtois. Ne croyez-vous pas que ce serait mieux si vous évitiez des formules telles que :
        « idéologues incompétents »
        « vous rabâchiez les éternels ritournelles des libéraux »
        « Il faudra un jour arriver à désintoxiquer les personnes telles que vous, souvent de bonne foi, de toutes les aberrations de la science économique libérale »

        Si vous voulez que nos échanges soient fructueux, il me semble préférable de s’expliquer au mieux, ce que je vais tenter de faire.

        En premier lieu, un pays n’est pas un ménage et on ne peut pas comparer la gestion d’un état à la gestion d’un ménage.

        C’est vrai, mais quand on assimile un pays à un ménage ou à une entreprise, en songeant à tout ce qu’il faut faire pour le créer, le maintenir à niveau, veiller à ce qu’il vive, reste libre et maître de son destin, on a déjà traité un bon nombre de problèmes auquel il est confronté.
        Puisque vous avez réfléchi à la question, pouvez vous citer des problèmes qui se posent à une entreprise et qui ne se posent pas à un pays, et vice versa ?

        Les recettes libérales de M Sarkozy nous ont amené là ou nous en sommes ainsi que l’Angleterre, par exemple

        Pouvez-vous m’indiquer des pays qui ont réussi ou réussissent, sans utiliser des recettes libérales ?

        Le deuxième point est le financement de ce déficit et de la dette sur les marchés et le mécanisme de l’intérêt composé qui abouti à un racket fiscal de plus de 40 milliards d’euros chaque année rien que pour les intérêts de la dette, ce qui constitue la deuxième poste de dépense après l’éducation.

        Heureusement que l’endettement s’est fait sur le marché. Cela a permis d’y mettre un frein. Sans quoi notre monnaie se serait encore plus vite dévaluée à l’infini, pénalisant encore plus les individus les plus vertueux, ceux qui s’efforcent de dépenser moins que ce qu’ils produisent. En capitalisant, ces épargnants permettent de conserver des ressources disponibles pour faire face aux besoins du futur au lieu de consommer au maximum des possibilités du présent et ……..de se trouver, tels des cigales, bien dépourvus quand la bise fut venue…… La Fontaine.

      6. @ jducac 25 mai 2012 à 11:20

        Faut vraiment aussi savoir ce que l’on veut. Si je suis votre argument que l’on forme trop les jeunes, soit pourtant je peux vous dire en tout cas en Belgique, que les offres d’emploi demandent des formations importantes, un multilinguisme obligatoire et que nous ne sortons pas égaux de l’école secondaire (du lycée et collège en France). Les entreprises ne veulent aujoud’hui plus engager de moyens pour former des gens sur le tas, ils veulent des employés et des ouvriers qui sont prêts tout de suite et donc que l’état forme ses jeunes pour qu’ils puissent en engager. Pour une TPE c’est logique mais on marche quand même sur la tête. Il faut être de plus en plus qualifié pour avoir un job, un jour il faudra un master pour être femme de ménage … Alors certes, aujoud’hui, ça peut plus tenir mais ce n’est pas l’état qui est responsable de cet état de fait, c’est l’état qui doit presque tout assumer avec de moins en moins de recettes. Et donc ce sont toujours les plus aisés qui s’en sortiront et un jour aux jeunes qu’on refuse d’engager parce que pas assez qualifié et pas les moyens de les former, on leur dira plus d’aides … J’entends dire que c’est parce que le droit du travail est trop contraignant, ok mais on va chercher des gens qualifiés à l’étranger s’ils coutent moins chers et qu’eux ont été formés par leur collectivité (ce qui n’enrichira pas leur pays d’origine). Donc il faut être formé … puisqu’ailleurs ils le sont. Et on en revient toujours au même problème, sans coordination mondiale, ça ne tient pas la route à long terme. Nous sommes dépendants des décisions des autres pays et en pensant économiser, on réduit notre compétitivité. Un menuisier en Belgique ne peut plus répondre à des appels d’offre, il se fait doubler par des polonais. Chez les grands opérateurs belges, des indiens viennent travailler quelques mois enfermés dans les bureaux au salaire minimum. Vous avez des chauffeurs qui vivent dans des taudits qui sont sous contrat roumain à quelques centaines d’euros par mois qui font concurrence aux chauffeurs locaux qui font faillite. Je ne sais pas mais quelle est la solution ?

      7. @Jducac

        Vous dites :

        C’est vrai, mais quand on assimile un pays à un ménage ou à une entreprise, en songeant à tout ce qu’il faut faire pour le créer, le maintenir à niveau, veiller à ce qu’il vive, reste libre et maître de son destin, on a déjà traité un bon nombre de problèmes auquel il est confronté.
        Puisque vous avez réfléchi à la question, pouvez vous citer des problèmes qui se posent à une entreprise et qui ne se posent pas à un pays, et vice versa ?

        Une entreprise n’a pas a gérer :
        1- la naissance et la vie en bonne santé des citoyens
        2- l’instruction des citoyens
        3- une police
        4- des services de pompiers

        J’en passe.

        Un pays, ne peut pas être comparé à une entreprise. Pour moi c’est un non sens idéologique, je rejoins donc parfaitement Guillaume sur ce point.
        Les fonctions régaliennes d’un état, sont à mon avis complètement à décoreller d’une logique de rentabilité.

        Exemple : comment chiffrez vous le retour sur investissement d’une instruction des citoyens ? Car c’est un poste de dépense indispensable pour l’émancipation du peuple (à mon sens).
        Mais on ne sait pas chiffrer combien cela rapporte. A mon avis, cela rapporte beaucoup beaucoup plus, car une population bien instruite, attire les entreprises à haute valeur ajoutée. Permet également aux « personnes moins aidées » naturellement ou par leur contexte social d’arriver à faire des métiers qu’ils peuvent améliorer plus tard. Par exemple un artisan qui sait lire et écrire compter, c’est quand même mieux pour faire des devis, faire sa compta, utiliser un ordinateur etc. Et s’il connait un peu l’histoire, il va ptet pas boire toutes les conneries qu’il verra à la TV… enfin je m’avance beaucoup la.

        Votre proposition de ne former jusqu’au BAC que ceux qui pourrons y arriver, c’est assez inhumain et contraire aux idéaux républicains à mon avis. Je déteste cette logique libérale d’entretenir une caste « d’esclaves » abrutis à la star ‘ac qui ne réfléchirons pas à leur condition. Bref, Germinal du 21ème siècle (je caricature en effet).

      8. @ Guillaume 25 mai 2012 à 12:44
        Je partage votre avis sur pratiquement toutes vos mises en évidence et interrogations, mais reste circonspect sur la possibilité d’une coordination mondiale, alors que nous n’arrivons même pas à la réaliser au niveau européen. Pourtant l’Europe est en chantier ouvert depuis longtemps. De plus, il existe un fond culturel et religieux commun, ce qui aurait dû aplanir les obstacles. Mais à l’évidence, cela n’est pas suffisant.

        En final, cela veut peut-être dire qu’il n’y a pas de solution possible par la voie démocratique.

        Sauf accident, l’espèce humaine survivra à la très grande perturbation qui s’annonce. A priori, ce seront probablement les peuples, les plus riches, les plus frugaux et les plus actifs qui devraient avoir le plus de chance de survivre à l’hécatombe démographique qui touchera la planète au cours de ce siècle.

        Cela ne donne pas beaucoup de chances aux populations les plus âgées et les plus pauvres d’Europe.

      9. @jducac

        Je comprends votre scepticisme. Je vois déjà en Belgique que c’est devenu impossible de coordonner entre régions certaines choses parce que la culture et la langue sont différentes mais avons-nous vraiment le choix ? Soit on se résigne à un système qui ne profite qu’à certains et laisse la très large majorité de la population dans une situation de pauvreté, soit on essaye de réinventer et de faire éclater les illusions dans lesquelles nous vivons encore mais attention certains risquent de prôner des régimes dictatoriaux pour solutionner les problèmes actuels et il faudra donc rester tolérant et rester vigilant. Or le plus grand défi, c’est que chacun à sa façon se réinvente sans que cela devienne une religion ou une idéologie imposée aux autres.

      10. On retrouve condensé dans ce passage, l’essence de la doxa libérale et monétariste qui ne repose pas sur grand chose d’autre que des a priori non questionnés et façonnés par la répétition ad nauseam. Il est souvent fait référence au « bon sens populaire » pour justifier ces présupposés dogmatiques et pour mieux éviter de les questionner :

        Heureusement que l’endettement s’est fait sur le marché. Cela a permis d’y mettre un frein. Sans quoi notre monnaie se serait encore plus vite dévaluée à l’infini, pénalisant encore plus les individus les plus vertueux, ceux qui s’efforcent de dépenser moins que ce qu’ils produisent. En capitalisant, ces épargnants permettent de conserver des ressources disponibles pour faire face aux besoins du futur au lieu de consommer au maximum des possibilités du présent et ……..de se trouver, tels des cigales, bien dépourvus quand la bise fut venue…… La Fontaine.

        Selon vous, donc l’endettement contracté par le biais du marché permettrait de limiter… l’endettement. Or il se trouve que la pratique de taux d’intérêts usuriers, comme je le signalais plus haut et comme l’actualité et la réalité le signalent avec force (regardez les taux grecs ou espagnols) a pour effet, non seulement d’alourdir l’endettement, mais de mener au surendettement, comme l’ont montré tous les exemples des politiques de développement menées par le FMI en Afrique et comme le montre les expériences européennes aujourd’hui. Il faut être un fanatique ou un dogmatique, en tout cas aveugle à la réalité, pour affirmer que le financement sur les marchés est un frein à l’endettement alors qu’il a pour effet de générer toujours plus de dette. Je vous rappelle qu’avant la crise de 2008, l’Espagne et l’Irlande avaient des budgets bénéficiaires…

        Sans quoi notre monnaie se serait encore plus vite dévaluée à l’infini, pénalisant encore plus les individus les plus vertueux, ceux qui s’efforcent de dépenser moins que ce qu’ils produisent.

        On trouve ici plusieurs idées reçues chères aux libéraux, associées par amalgame.
        La création monétaire n’a pas forcément pour effet une dévaluation à l’infini. Tout dépend de la masse monétaire en circulation, de la croissance, de la confiance en la monnaie etc… L’exemple du dollars de la livre sont de bons exemples qui prouvent que la création monétaire ne conduit pas à la dévaluation (et dieu sait si Bernanke imprime à tour de bras).
        Au contraire, la rareté de l’argent, une masse monétaire trop faible, aboutit à un ralentissement de l’activité économique et à un chômage strucurel, comme la politique de la BCE l’a du reste bien illustré. Enfin, les petits épargnants ne sont pas des gens « vertueux », à part dans l’esprit tordu des monétaristes et des libéraux, enfin pas plus que les autres, ou alors il faudrait me communiquer votre définition de la vertu, qui me semble toute personnelle. Au contraire, les épargnants participent au déséquilibre en faveur de la sphère financière et au détriment du travail. 10 points de PIB sont ainsi passé du travail à la rémunération du capital en 20 ans. Ils sont donc les premiers responsables de la financiarisation excessive qui a déséquilibré les économies occidentales et qui a conduit à un capitalisme de prédation.

        En capitalisant, ces épargnants permettent de conserver des ressources disponibles pour faire face aux besoins du futur

        En capitalisant, ces épargnants participent à la ruine de pays comme la Grèce ou l’Espagne, à la destruction des modèles sociaux européen, à l’exploitation des pays du sud et à la catastrophe écologique planétaire. Je ne parle pas, bien sûr, des produits de placements dits « solidaires » qui, eux, témoignent d’une prise de conscience que l’on pourrait qualifier de vertueuse. Il est évident que ces mêmes épargnants irresponsables sont les premiers à exiger comme vous le faites, les réformes structurelles à même de leur assurer des taux de placement toujours plus avantageux acquis par le dumping social, fiscal et environnemental. Non, ces gens ne sont pas vertueux, ce sont des parasites qui s’enrichissent du travail d’autrui qui n’est de ce fait pas rémunéré à sa juste valeur afin de nourrir le capital et qui ne permet donc pas aux travailleurs d’épargner. La boucle est ainsi bouclée.

      11. @ Sephyx 25 mai 2012 à 14:09

        Votre proposition de ne former jusqu’au BAC que ceux qui pourrons y arriver, c’est assez inhumain et contraire aux idéaux républicains à mon avis

        Soit, ça n’est pas l’idéal, mais le niveau BAC, surtout actuel, n’est pas indispensable pour réussir une vie, dès lors qu’on a appris à bien travailler et raisonner correctement à l’école primaire. Quand dans le passé, les pays et les familles n’avaient pas les ressources suffisantes pour que tous les enfants puissent aller au niveau du bac, ils devaient bien mener leur existence, et construire leur vie, sans cela.

        Mes parents nés en 1911, ont été mis au travail à 13 ans avec le bagage acquis à l’école primaire. Eux, comme moi, au sortir de l’école primaire, savions ce qu’est le taux d’intérêt d’un placement, alors que certains, sur ce blog ont reconnu ne pas le savoir à l’âge de 22/23 ans.
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=33834#comment-293795

        A-t-on enregistré un progrès ou une régression dans l’efficacité de l’enseignement ? A l’évidence, c’est la preuve, qu’à l’époque l’enseignement était plus efficace, qu’on y consacrait moins de temps donc moins d’argent, et comme l’argent, si vous y réfléchissez bien , c’est équivalent à de l’énergie, on dépensait moins d’énergie pour amener un enfant en capacité de produire des biens ou services générateurs de revenus. On entamait ainsi l’amortissement de sa formation initiale bien plus tôt. Comme elle était très légère elle était bien plus vite amortie que celle des enfants d’aujourd’hui.

        Pour les enfants de ma génération, ceux qui entraient en apprentissage à 14 ans et qui étaient les plus nombreux, l’activité productive commençait à 17 ou 18 ans. Ma femme était enseignante à 19 ans elle apprenait à lire en 2 trimestres là où aujourd’hui pour arriver au même résultat, il faut 2 ans.

        Quand je vous entends parler d’inhumanité au sujet du non accès au niveau du BAC, je ne peux pas m’empêcher de vous dire, au risque de choquer, que l’humanité cela un prix donc que cela implique une consommation d’énergie. Or, nous allons être contraints d’en consommer moins. Il faudra donc faire des choix et peut-être revenir à un moindre gaspillage y compris dans l’éducation. Nous avons une transition à opérer et nous devons nous tenir prêts à accepter des changements imposés par une moindre disponibilité d’énergie devenant de plus en plus chère, y compris pour s’alimenter, tant au niveau de l’estomac que du cerveau.
        http://generationsfutures.chez-alice.fr/petrole/olduvai.htm

      12. @jducac

        Le problème ce n’est pas l’enseignement, c’est l’éducation des parents. J’ai la trentaine et des parents qui sont nés à la fin de la deuxième guerre mondiale ce qui est une exception pour ma génération. Tu sortais de l’école, t’avais un boulot, tu passais des examens, tu suivais des cours donnés par l’entreprise, tu montais dans l’entreprise et tu faisais toute ta carrière dans la même boite. On n’en est plus là. Avant beaucoup de femmes ne travaillaient pas, elles s’occupaient de l’éducation des enfants, aujourd’hui avec les deux parents qui travaillent et des horaires flexibles pour certains, les parents n’arrivent plus à éduquer leurs enfants et un enseignant qui devait dans le passé s’occuper uniquement d’enseigner doit maintenant éduquer. On prend plus de temps car les enfants sont plus indisciplinés qu’avant, qu’ils sont plus distraits qu’avant et beaucoup de distractions possibles : télévision, ordinateur, téléphone portable, … Ma soeur est institutrice maternelle et elle se fait insulté par des gosses de 3 ans. Tu passes plus de temps à avoir le calme qu’à enseigner. Et les méthodes d’enseignement n’ont pas évolué et systématiquement on rejette tout sur l’enseignant, cela n’a pas de sens.

      13. Je lance un appel à ceux qui se sentent des talents d’auteur de SF : je m’engage à financer l’édition d’un roman mettant en scène un monde selon le crédo de Saint-Jducac. J’en fais déjà l’article :

        « Un monde dévoré par la famine énergétique voit s’affronter des groupes de nomades patriarcaux pour le contrôle des dernières fioles de la Sainte Huile. Les fiottes rouges parviendront-elles à semer le doute dans l’esprit de Raymond? Ou réussira-t-il à survivre et à transmettre sa semence?

        Un récit bas du front sur l’âpreté virile de la vraie vie. »

        Nb : dessinateurs, vous êtes aussi les bienvenus.

      14. @ Ivan 25 mai 2012 à 15:48

        Il faut être un fanatique ou un dogmatique, en tout cas aveugle à la réalité, pour affirmer que le financement sur les marchés est un frein à l’endettement alors qu’il a pour effet de générer toujours plus de dette

        Pourquoi utiliser encore des termes peu amènes « fanatique » « dogmatique » ? Ne pouvez-vous pas faire un effort ?

        Ne voyez vous pas que si les endettements avaient été faits, sans intérêts comme dans le passé auprès des banques centrales, tous les Etats continueraient encore à s’endetter à fond, sans se rendre compte qu’ils se précipitaient ainsi à toute allure vers le gouffre de l’épuisement des énergies fossiles, tels des inconscients et des irresponsables. C’est le point faible des autorités élues qui, pour se faire élire, sont conduites à ne pas se conduire avec suffisamment de rigueur ni dans un esprit de bon père de famille lequel, dans l’intérêt de ses descendants peut ne pas accéder au désir de son entourage, sans que sa légitimité risque une remise en cause lors d’une élection.

        Là, le secteur financier qui, de fait, gouverne l’économie au niveau mondial, par l’intermédiaire des marchés et des agences de notation, a été en mesure de stopper cette course folle en déclenchant le freinage des Etats les plus déraisonnables, par l’intermédiaire de l’augmentation des taux. Peut-être sont-ce les successeurs du Club de Rome à l’origine du rapport Meadow, qui agissent dans l’ombre.

        Reconnaissez que le système de freinage a fonctionné et voyez comme le nouveau gouvernement français cherche, par faiblesse, à le débloquer. L’Europe du nord, pourtant plus riche en énergies fossiles que l’Europe du Sud, fait manifestement preuve d’un plus grand sens des responsabilités.

      15. @ Guillaume 25 mai 2012 à 19:58
        Je partage tout à fait votre avis. Les enseignants ne sont pas coupables, mais portent une part de responsabilité, notamment celles d’avoir de syndicats totalement pénétrés par l’état d’esprit du fonctionnariat. Leur règle de conduite les amène à ne penser qu’en termes d’effectifs et de moyens supplémentaires. Les spécialistes de l’enseignement en France portent aussi une très grande responsabilité. L’introduction de la méthode de lecture globale n’a pas été bénéfique, loin de là.
        D’accord aussi pour ce qui concerne le naufrage de l’éducation familiale. En France, on est fier de l’enseignement maternel à partir de 2 ans, mais cela déresponsabilise probablement trop les familles de la tâche essentielle d’éducation de la petite enfance qui, jadis, permettait de donner une « marque » familiale aux enfants. Les mères de familles, surtout chez les pauvres de mon temps, avaient à cœur lorsqu’on arrivait à l’école vers 6 ans de s’entendre dire que leur enfant était sage et « bien élevé ». Aujourd’hui, lorsque l’institutrice dit à un parent que son enfant est turbulent et dissipé en classe, elle s’entend dire « vous aussi vous êtes raciste »……

        @ jicé 25 mai 2012 à 20:22
        Merci du mal que vous vous donnez pour faire du bien. Vous serez récompensé au centuple.

      16. Ne voyez vous pas que si les endettements avaient été faits, sans intérêts comme dans le passé auprès des banques centrales, tous les Etats continueraient encore à s’endetter à fond, sans se rendre compte qu’ils se précipitaient ainsi à toute allure vers le gouffre de l’épuisement des énergies fossiles, tels des inconscients et des irresponsables.

        Je ne vois pas quel est le rapport entre l’endettement et les énergies fossiles, mais peut-être pourrrez vous développer ce point prometteur.
        Ne voyez vous pas que si la dette n’avait pas été crée intentionnellement, c’est à dire si l’Etat, par l’intermédiaire de sa banque centrale, avait pu créer l’argent dont il avait besoin pour ses investissements, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Ne voyez vous pas que l’état français a commencé à s’endetter à partir de 1973, soit précisément à partir de la loi « scélérate » dite Pompidou-Giscard, interdisant précisément à l’Etat de se financer auprès de sa banque centrale ?
        Mais ne dit-on pas qu’il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ?

        le secteur financier qui, de fait, gouverne l’économie au niveau mondial, par l’intermédiaire des marchés et des agences de notation, a été en mesure de stopper cette course folle en déclenchant le freinage des Etats les plus déraisonnables, par l’intermédiaire de l’augmentation des taux.

        S’agit-il de second degré ? J’avoue avoir du mal à savoir si vous êtes réellement sérieux. Les marchés financiers augmenteraient ainsi les taux pour le « bien » de leurs débiteurs ? Si l’on vous suit les grecs devraient finalement remercier les spéculateurs d’avoir des taux supérieurs à 10% ? Taux qui aboutissent précisément à une augmentation exponentielle de la dette ! Taux qui aboutissent précisément au dépeçage en règle du pays en rendant impossible les conditions d’un éventuel retour à l’équilibre. L’on sait bien qu’à partir d’un certain seuil les intérêtes deviennet tellement exorbitants (j’ai lu 6%) que la charge de la dette devient tout simplement insoutenable. Il s’agit tout simplement d’un racket financier.
        J’avoue qu’il faut oser défendre un tel point de vue…

      17. @ Ivan 26 mai 2012 à 17:21

        Je ne vois pas quel est le rapport entre l’endettement et les énergies fossiles, mais peut-être pourrez-vous développer ce point prometteur.

        Cela me semble pourtant évident. Quand on y réfléchi, la vie humaine n’existe que parce qu’il à de l’énergie pour l’alimenter. Nous consommons cette énergie en alimentant nos propres organes vivants ou pour alimenter les organes de nos assistants motorisés lesquels consomment une autre forme d’énergie mais qui est fondamentalement la même, puisqu’issue d’anciens organismes vivants.

        La différence de niveau de vie entre humains sur la terre, vient des différences de nos besoins à satisfaire et des différences d’efficacité dans les processus que nous utilisons les uns et les autres pour accéder à cette énergie.

        Ainsi, la vie occidentale conduit à consommer plus d’énergie en moyenne par habitant qu’un mode de vie moins développé avec un niveau de vie moindre, en agrément, confort et durée de vie. Quand on compare ce qu’était la vie en France à l’immédiat après guerre et ce qu’elle est devenue 70 ans plus tard, on ne peut s’empêcher de voir que l’écart provient essentiellement de la plus grande quantité d’énergie consommée en moyenne par habitant. Or en France, on pouvait encore accéder facilement à l’énergie fossile sur le sol national, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

        Pour acquérir hors de nos frontières, la part d’énergie qui nous manque, soit 50% de ce que nous consommons, il nous faut la gagner par notre valeur ajoutée sur nos productions nationales exportables. Nous sommes forcément mal placés pour être compétitifs quand nous devons tout importer en produits bruts (minerais & énergie) pour exporter des produits fabriqués avec une main d’œuvre chère parce qu’elle supporte des charges plus élevées qu’ailleurs, et qu’elle utilise une main d’œuvre dont le coût de formation ( pas toujours bien adaptée) est plus élevé qu’ailleurs.

        Comme l’économie est maintenant interdépendante au niveau mondial, il est certain que les pays du Sud de l’Europe ne sont pas des lieux idéaux pour investir dans le domaine de l’industrie métallurgique et de l’industrie de main d’œuvre, d’autant plus qu’avec l’épuisement des énergies fossiles, des investissements réalisés à crédit maintenant, n’auraient qu’une très faible probabilité ( ou pas du tout) d’être amortis et rentabilisés pour permettre le remboursement des emprunts. L’accroissement certain du coût futur de l’énergie et des métaux ne peut que rendre de telles opérations plus difficiles

        Ne voyez vous pas que si la dette n’avait pas été crée intentionnellement, c’est à dire si l’Etat, par l’intermédiaire de sa banque centrale, avait pu créer l’argent dont il avait besoin pour ses investissements, nous n’en serions pas là aujourd’hui. Ne voyez vous pas que l’état français a commencé à s’endetter à partir de 1973, soit précisément à partir de la loi « scélérate » dite Pompidou-Giscard, interdisant précisément à l’Etat de se financer auprès de sa banque centrale ?

        Je vous fais remarquer que ce changement dans le financement par la dette s’est opéré en même temps que furent publiés les travaux de MIT commandés par le Club de Rome. On a tout lieu de penser que le monde capitaliste financier, qui a toujours privilégié le long terme, voulait inciter nos pays développés à moins s’endetter ce que les gouvernements suivants n’ont pas eu le courage de faire. Même aujourd’hui encore, notre nouveau gouvernement veut relancer pour obtenir la croissance alors que la sagesse oblige à réduire la consommation.

        S’agit-il de second degré ? J’avoue avoir du mal à savoir si vous êtes réellement sérieux. Les marchés financiers augmenteraient ainsi les taux pour le « bien » de leurs débiteurs ? Si l’on vous suit les grecs devraient finalement remercier les spéculateurs d’avoir des taux supérieurs à 10% ?

        Mais je suis sérieux. La surconsommation de dette est une drogue surtout quand c’est seulement fait pour mieux jouir de la vie aujourd’hui au détriment de ce que sera la vie de ceux qui devront vivre derrière nous.

        C’est une drogue dure qui fait mourir. Plus vous baissez le prix de la dette en baissant le taux d’intérêt, plus vous incitez à sa consommation, c’est proprement criminel.

        Les peuples les plus vertueux qui ne dépensent qu’à la hauteur de ce qu’ils gagnent, sont certainement ceux qui sont moralement les mieux placés pour gouverner le monde et assurer la survie de notre espèce.

        Que fait-on avec l’alcool, le tabac, les produits pétroliers et autres, qui nous tuent à petit feu ? On baisse leur coût d’acquisition pour augmenter leur usage, ou on fait l’inverse ?

      18. La solution est à rechercher, dans la baisse des coûts de production pour pouvoir exporter et dans les baisses des dépenses, donc des trains de vie publics et privés pour pouvoir réduire nos dettes.

        Si tous les pays optent pour cette politique, à qui va-t-on vendre?
        Et c’est ce qui se passe en Europe, on entre en récession.
        Votre réflexion est dans l’impasse!
        C’est ce qu’on essaie de vous faire comprendre, mais vous ne voulez pas descendre de votre piédestal libéral.
        La compétition internationnale arrive à son terme et doit laisser la place à la coopération.
        Ceci dit, vous avez raison sur un point.
        Je vous ai suffisamment parlé de la rente énergétique qui pour moi est la solution.
        Qu’on le veuille ou non, austérité il y a, austérité restera tant qu’on ne développera pas autre chose.
        C’est justement cette austérité qui pousse les gens vers des alternatives au capitalisme financier, et c’est ce qui me fait vivre et ce n’est pas d’aujourd’hui.
        La vie a toujours procédé de la sorte: bon d’accord, il y a problème, comment s’en accomoder?
        C’est la faculté d’adaptation qui est importante, pas le respect des dogmes dépassés.
        Allez mon cher Jacques, faites moi plaisir , dépassez donc vos contradictions qui on été énumérées par notre modo Alexandre!!!

      19. On ne s’endette pas pour acheter du pétrole. Le cours du brut a certes une influence sur la croissance mondiale, mais cela ne joue qu’indirectement sur les niveaux d’endettements. Du reste la flambée des matières premières est due pour l’essentiel aux bulles spéculatives formées par les divers QE et LTRO…. Eux même destinés à abreuver les marchés en liquidités pour, principalement, permettre aux banques d’acheter de la dette !! Voyez ou ce financement sur les marchés nous mène !
        On ne « surconsomme » pas de la dette mais l’inverse : c’est la dette qui nous consomme.
        Votre analogie avec la drogue est un sophisme. C’est précisément le financement sur les marchés, d’où découlent la spéculation et l’intérêt usuraire, qui aboutissent à créer un système de Ponzi sur la dette, cela parce que la charge de la dette devient insoutenable et que les exigences des marchés financiers finissent par phagociter l’économie réelle. Mais enfin, vous êtes incroyable, ce blog ne parle pourtant que de ça !!

      20. Les peuples les plus vertueux qui ne dépensent qu’à la hauteur de ce qu’ils gagnent, sont certainement ceux qui sont moralement les mieux placés pour gouverner le monde et assurer la survie de notre espèce.

        J’en rajoute une couche, où allez vous les trouvez ceux là.

      21. Mais enfin, vous êtes incroyable, ce blog ne parle pourtant que de ça !!

        V’zen faites pas, vous finirez par vous habituer avec not’ Jacques.
        Question de temps!

        Je ne vois pas quel est le rapport entre l’endettement et les énergies fossiles, mais peut-être pourrrez vous développer ce point prometteur.

        Il a raison, il y en a un, je ne le vois pas comme lui;
        Le moteur du progrès depuis le début du capitalisme au 16 emme siècle en Angleterre http://www.pauljorion.com/blog/?p=5898 est la rente financière.
        Il faut deux choses pour créer la rente:
        – du travail (illimité ce qui est possible)
        – des matières premières (illimitées ce qui est impossible)
        La rente financière est exponentielle (si vous avez déjà jouer au Monopoly vous devez pouvoir vous en rendre compte) donc illimitée donc in fine, la consommation de ressources planétaires également .
        Ce qui est impossible.
        On est dans l’impasse
        Paul jorion ne dit rien d’autre à 13.30 http://www.pauljorion.com/blog/?p=37378
        Il n’y a plus de croissance pétrolière à plumer, donc problème et il faut s’adapter.
        D’où mon idée de rente énergétique.
        Vivre mieux avec moins d’énergie et de matières premières dépensées, non pas pour être compétitifs sur les marchés mais pour améliorer notre bien-être en consommant moins de ressources planétaires.

        C’est techniquement possible et socialement souhaitable.

      22. @ michel lambotte 27 mai 2012 à 14:52

        La solution est à rechercher, dans la baisse des coûts de production pour pouvoir exporter, et dans les baisses des dépenses, donc des trains de vie publics et privés pour pouvoir réduire nos dettes.
        Ce à quoi vous répondez : Si tous les pays optent pour cette politique, à qui va-t-on vendre?

        D’abord, ceux qui n’ont pas de dette à rembourser, parce qu’ils ont auto financé leurs investissements, seront nécessairement plus compétitifs que ceux qui doivent rembourser leurs dettes en capital et intérêts.

        Si, de plus, le capital humain employé pour mettre en œuvre le capital auto financé est très performant, parce qu’il a été formé efficacement (pas de sur diplômes coûteux et inutiles), parce qu’il travaille beaucoup mieux et plus que ses concurrents et parce qu’il vit de manière frugale, le pays considéré survivra et pourra s’enrichir pour investir à nouveau, là où d’autres s’autodétruiront, par des luttes internes stériles, jusqu’à pratiquement disparaître à l’exemple de la Somalie.

        Ne resteront que les pays qui, chacun dans son domaine de compétence sera au top de la compétitivité. Ils s’échangeront entre eux, les autres ayant pratiquement disparu. Comment croyez-vous que va s’opérer la décroissance démographique mondiale telle que prévue par Meadow au début des années 70 et Chefurka au début des années 2000 ?

        Vous refusez d’y croire ? D’accord ! Alors, démontrez donc qu’ils se trompent !

        En bon père de famille, autant au plan privé qu’au plan professionnel, dans des établissements aussi bien publics que privés, j’ai toujours incité à l’effort en n’étant jamais le dernier à montrer l’exemple. Cela a réussi, alors je fais part de cette expérience. Je n’ai aucun bénéfice à en tirer, puisque je n’existe aux yeux de beaucoup qu’à l’état virtuel.

        Remarquez aussi que les gens et les pays qui ont plutôt réussi jusqu’à ce jour, semblent avoir utilisé le même procédé, à l’opposé de ceux qui ont eu tendance à se laisser aller dans la facilité.

        Je suis désolé de ne pas pouvoir vous faire réellement plaisir en n’allant pas davantage dans votre sens.

        Bien cordialement.

      23. parce qu’il travaille beaucoup mieux et plus que ses concurrents et parce qu’il vit de manière frugale, le pays considéré survivra et pourra s’enrichir pour investir à nouveau, là où d’autres s’autodétruiront, par des luttes internes stériles, jusqu’à pratiquement disparaître à l’exemple de la Somalie.

        L’Allemagne consomme 0,02 baril /j et par habitant, la Somalie 0,0005 barils/j et par habitant.
        http://www.indexmundi.com/map/?v=91&l=fr
        http://www.indexmundi.com/fr/somalie/population.html
        Désolé, sur le plan de rente énergétique, c’est la Somalie le pays le plus efficace, par contre, sur le plan du PIB (indicateur totalement dépassé) ce n’est pas le cas.

        Ne resteront que les pays qui, chacun dans son domaine de compétence sera au top de la compétitivité. Ils s’échangeront entre eux, les autres ayant pratiquement disparu. Comment croyez-vous que va s’opérer la décroissance démographique mondiale telle que prévue par Meadow au début des années 70 et Chefurka au début des années 2000 ?
        Vous refusez d’y croire ? D’accord ! Alors, démontrez donc qu’ils se trompent !

        Comment va s’opérer la décroissance? Vous n’en savez rien ni moi non plus ainsi que tous les participants à ce blog.
        Ceci dit, je suis certain d’avoir quelques longueurs d’avance sur vous à ce sujet.

      24. @ michel lambotte 27 mai 2012 à 19:23

        Ceci dit, je suis certain d’avoir quelques longueurs d’avance sur vous à ce sujet.

        Vous êtes modeste. Vous voulez dire que je suis complètement largué, tellement j’ai du mal à vous suivre.

        Ça n’est pas grave. C’est une simple question de relativité. En prenant beaucoup de recul, on nous voit ensemble, confondus dans un minuscule grain de poussière négligeable. On ne nous distingue pas au sein du groupe de 7 milliards d’individus, qui nous rassemble.

        Quant à ce que les uns doivent aux autres, des broutilles, de simples idées. Une bonne douche froide les remettra à leur place, permettant à l’univers de poursuivre sa marche, comme si de rien n’était.

      25. @Jducac

        D’abord, ceux qui n’ont pas de dette à rembourser, parce qu’ils ont auto financé leurs investissements, seront nécessairement plus compétitifs que ceux qui doivent rembourser leurs dettes en capital et intérêts.

        Vous voyez que ça rentre finalement 🙂

  15. Un article intéressant (mais en espagnol) intitulé « Deudocracia » (Dettecratie) dans lequel on parle du concept de « dette odieuse », créé par Alexander Sack, « ancien ministre du tsar Nicolas II, émigré en France après la révolution de 1917, professeur de droit à Paris ».

    http://www.diarioelaguijon.com/noticia.asp?ref=2054

    Je regarde avec le « chercheur » du blog et je ne vois ni ce nom ni ce concept, ce qui m’étonne beaucoup. Il marche mal? En tout cas, sur Wikipedia il y a un article « Dette odieuse »:

    « Depuis les travaux de Sack au siècle dernier, de nombreux auteurs ont travaillé sur le sujet, notamment Patricia Adams, Joseph Hanlon ou encore les Canadiens Jeff King, Ashfaq Khalfan et Bryan Thomas. Le Centre for International Sustainable Development Law (CISDL) a proposé la définition suivante : “ Les dettes odieuses sont celles qui ont été contractées contre les intérêts de la population d’un Etat, sans son consentement et en toute connaissance de cause par les créanciers. Le CISDL définit trois critères qui fondent le caractère « odieux » d’une dette:
    -l’absence de consentement : la dette a été contractée contre la volonté du peuple.
    -l’absence de bénéfice : les fonds ont été dépensés de façon contraire aux intérêts de la population.
    -la connaissance des intentions de l’emprunteur par les créanciers. »

    Etc.

    Avis aux spécialistes du blog…

    1. J’ai constaté suite à quelques recherches infructueuses avec l’outil du blog que celui-ci exclut des tas de résultats correspondant à la recherche correctement libellée. Je n’en connais pas la raison.

      Le workaround que j’ai trouvé c’est de faire la recherche dans google en précisant « www.pauljorion.com » comme site/domaine. Le lien complet dans ce cas donnera:

      http://www.google.com/search?as_q=&as_epq=dette+odieuse&as_oq=&as_eq=&as_nlo=&as_nhi=&lr=&cr=&as_qdr=all&as_sitesearch=www.pauljorion.com&as_occt=any&safe=images&tbs=&as_filetype=&as_rights=

      Google retourne 63 occurrences pour le terme « dette odieuse » dont une (plusieurs peut-être, a voir) qui fait référence à un reportage debtocracy (deudocracía, j’imagine).
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=32123#comment-272584

      1. @ Lazarillo

        Nous avons testé plusieurs solutions de recherche améliorée pour le blog, mais il y avait systématiquement des bugs importants ou des conflits de compatibilité. Le workaround via google est le meilleur moyen de retrouver un contenu en particulier, en dehors des tags, du rubriquage et maintenant des archives.

      2. @ Julien

        Ça prouve au moins une chose, Google sert à quelque chose contrairement à Facebook 🙂

      3. Si vous tapez, je ne sais pas moi, par exemple Francois Leclerc! Et bien vous avez 6 (six) articles, dont un qui n’est pas de lui…
        La « recherche » aussi est délocalisée…

      4. C’est pas une blague.ça vient de m’arriver « en vrai » !
        J’ai voulu vérifier, et là…pas moyen même d’entrer françois Leclerc dans le cadre…
        Devinez quoi ? simple problème de clavier…le f bloqué.
        Pas grave, mais imaginez les conséquences le jour où il faille changer de monnaie…et
        rrrrrapidement….je suis outu.

      5. @ Lazarillo de Tormes

        Merci de l’astuce

        @ Julien Alexandre

        Puisque la Recherche marche mal, il ne faudrait pas faire une rubrique en haut genre « Comment chercher quelque chose sur le blog via Google »?

        1. @ Pablo75

          Puisque la Recherche marche mal, il ne faudrait pas faire une rubrique en haut genre « Comment chercher quelque chose sur le blog via Google »?

          C’est une bonne idée. Il fut un temps où nous avions une rubrique par exemple pour le formatage (avant d’avoir les petites icônes dans le champ de saisie qui permettent facilement de mettre en gras, italique, ou insérer des liens hypertexte, même si certains se ratent encore une fois sur deux). On pourrait envisager de ressusciter cet espace pour aiguiller les recherches sur google.

    2. C’est à ce titre que les Yankees ont forcé la France à s’assoir sur 5mds de $ de dettes Irakienne en 2004.

      C’est à ce titre qu’il faudrait vraiment lancer un audit de la dette, parce que pour l’instant, on dirait que tout le monde souhaite rester dans le plus grand flou.
      En tant que citoyen, j’aimerai savoir qui, quand quoi, combien, à combien, pourquoi , à qui, comment.

      Si on devait auditer la dette Grecque, il y a de grande chance qu’elle corresponde aux critères de dette odieuse. Et les grandes firmes Allemandes étaient à la manoeuvre. Ce serait bien , au moins pour rabattre le caquet de certains.

      1. Si TSIPRAS(SYRIZA) remporte le 17 juin grec , et PEUT ,ainsi , recevoir le « bonus » électoral de son taux proportionnel + 50 députés , ( ce qui n’est pas encore 100% sûr , vu que SYRIZA est plutôt un conglomérat qu’un vrai parti et qu' »on » leur cherche des poux constitutionnels sur le sujet…..) j’en connais au moins un (Eric TOUSSAINT,CADTM) qui se ferait un plaisir….et qui n’en est pas à son coup d’essai….

    3. @Pablo75

      Moi je pense que ce concept est mauvais, car il suppose qu’il y aurait à côté de la dette odieuse, une bonne dette, or ça, c’est faux :

      Toutes les dettes sont odieuses, car elles ne représentent que l’état de fonctionnement d’une société par rapport à l’inégalité du partage de ses richesses, le fondamental n’est pas la dette contractée pour de mauvaises raisons, le peuple est toujours trahi à cause du type de société qu’on met en place et qui lui accord des bribes ou des miettes. Ceci nécessite un endettement chronique pour être vivable.

      Comme ils disaient ce matin dans les matins de FR C la dette doit être répudiée, tous les 50 ans on dit qu’il n’y a plus rien, et que mes amis rentiers c’est fini, vous avez tout perdu; techniquement c’est l’euthanasie du rentier, indispensable, sinon ça ne fonctionne pas;

      Il suffirait de mesurer les flux financiers qui ne se réinvestissent pas et qui sont drainés par l’épargne, et qui y restent, pour voir tout ce qui manque en temps réel à la demande,

      Exemple, Chiffre d’affaire moins Salaires, etc

      On est capable de prévoir le temps qu’il fait, si on mettait autant d’énergie à tracer les flux financiers on verrait tout de suite.

      On verrait notamment que toute entreprise au monde, et l’économie est mondiale, il n’y a pas de terre promise, toute entreprise crée moins de demande que d’offre. On peut très bien mesurer ce qui va à l’épargne et qui ne se réinvesti pas.

      Arrivent les éthylotests made in China, qui ne se déclenchent qu’à 2g/l . Un libéral dirait qu’il y a trop de contraintes et qu’il faut laisser faire, donc la population trinquerait, et on serait tous exposés à des dangers semblables et on y est exposé parce que ces imbéciles meurtriers passent à travers les filets de la réglementation, -voir les scandales sanitaires etc.

      Donc où est l’adéquation entre l’offre et la demande, c’est quoi cette histoire hayekienne selon laquelle seul les individus ont assez d’information, car proches du terrain, mais non ! les individus entrepreneurs n’ont pas du tous les mêmes intérêts que celui à qui ils vendent leur camelote par définition parce si l’on vend c’est que le produit ne vaut pas le prix demandé.

      Ils ont réfléchis sur les marques, et leurs théories viennent d’un temps où la mondialisation n’existait pas, avec ses possibilité de produire ailleurs et d’échapper à toute règle.

      bref..

      1. @ lisztfr

        Comme ils disaient ce matin dans les matins de FR C la dette doit être répudiée, tous les 50 ans on dit qu’il n’y a plus rien, et que mes amis rentiers c’est fini, vous avez tout perdu; techniquement c’est l’euthanasie du rentier, indispensable, sinon ça ne fonctionne pas;

        Il est d’ailleurs intéressant de préciser que c’est le désormais célèbre François Lenglet qui faisait ce constat implacable.

        Ce qui manque à sa réflexion, et pas à la vôtre, c’est comment empêcher l’histoire de se répéter. Ca lui viendra, s’il se met à lire le blog de Paul Jorion.

      2. @lisztfr

        la dette doit être répudiée, tous les 50 ans on dit qu’il n’y a plus rien, et que mes amis rentiers c’est fini, vous avez tout perdu; techniquement c’est l’euthanasie du rentier, indispensable, sinon ça ne fonctionne pas

        Et pourquoi ne pas « éviter l’euthanasie » en attendant simplement la fin du cycle naturel de la vie, et rendre au système tout (ou presque) ce que le défunt a accumulé ?
        Je vois en une taxation à « quasi » 100% des héritages un mécanisme puissant de rééquilibrage d’un système instable dont nous n’arrivons pas à sortir.

        Plus j’y réfléchis… plus j’y réfléchis.
        J’ai le sentiment que cela cadrerait le cadre (c’est bon ça!) en limitant dans un temps « raisonnable » l’accumulation (avant redistribution) de patrimoine qui semble être synonyme de liberté pour certains.
        Je me demande même si cela ne serait pas « modélisable » (bouh le gros mot !), histoire de tester la pertinance du modèle.

      3. Mathieu,
        vous seriez donc un vrai « saint-simonien » ?
        Pas étonnant, Matthieu est décrit comme collecteur d’impôts avec des balances de peseur d’or.

  16. @FL

    Un double phénomène d’implosion financière est en cours au sein de la zone euro : les capitaux extérieurs la désertent, ne lui laissant d’autre alternative que de trouver en son sein le financement de sa dette, tandis que celle-ci repose sur un nombre de plus en plus restreint de pays.

    Oui, car la solution finale n’a jamais été les eurobons, ce n’est qu’une étape vers le QE qui lui, est la solution radicale à la dette.

    1. Pour ceux qui sont dur de la feuille, je citerai F. Lordon

      En cette affaire de corne-cul de « banque centrale à recapitaliser », il n’y a cependant pas que les simplets. Il y a aussi, comme d’habitude, les cyniques. Ceux-là opposent moins une incapacité intellectuelle qu’un refus de principe à l’idée que la banque centrale puisse s’autocréditer et monétiser ses propres pertes.

  17. Bonjour , j »ai cru lire « une faillite assumée » ben ca alors va fallioir m’expliqué , moi j’ai fais faillite avec ma petite entreprise et méme en le venant venir ca a été un beau bordel , et une bonne misére pour moi , mais bon apres tout une bonne soupe populaire a tous bien organiser et assumée , ca dois etre super.

  18. Monsieur Leclerc votre prose est magistrale, vos jugements sont sans appel, mais que préconisez-vous exactement pour en sortir ?
    Que pensez-vous du plan proposé aujourd’hui par Jacques Attali ?

    1. Jacques Attali propose l’adoption de mesures dans deux cas de figure : éviter la sortie de la Grèce de la zone euro ou au contraire « la réussir ». « Tout est encore possible, titre son papier, mais à condition d’obtenir que le gouvernement allemand révise radicalement sa ligne de conduite, doit-on ajouter. C’est cette conditionnalité là qui est en question, plus que les mesures elles-mêmes.

  19. lorsque je vois comment les banques Italiennes, espagnoles se retrouvent de plus en plus surchargées des obligations de leur propre pays, je me dis que peut-être et sans nous en rendre compte, la planche à billets est désormais en place pour chaque pays.

    Je m’explique, le LTRO de la BCE a eu pour effet de permettre aux banques d’échanger des dettes contre celles de leur propre pays, bref nous assistons actuellement à une concentration des dettes de chaque pays dans ses propres banques, reste donc pour réussir ce miracle à faire exploser l’euro…

    La BCE qui aura toutes les contreparties sans valeur reportera les pertes sur les banques centrales de chaque pays, finalement la BCE par cet artifice aura permis aux banques centrales de faire ce qu’elles n’avaient pas le droit de faire, c’est à dire faire de la planche à billets… mais cela ne peut fonctionner que par l’explosion de l’Euro …

    Je sais M. Jorion et Leclers n’aiment pas l’économie toute simple, celle qui compose notre quotidien, actuellement face au déséquilibre de la concurrence allemande qui lamine notre industrie, qui cannibalise tous les autres pays européens, notre seul espoir est de voir l’Allemagne quitter l’Euro et reprendre son mark, ou que nous fassions exploser l’Euro …

    Le soucis des allemands est qu’ils étaient les banquiers des autres pays européens, grâce aux 2 LTRO, elle a pu au fur et à mesure des échéances de remboursement, récupérer des euros dans ses coffres, logiquement il lui faudrait 10 ans pour être à jour, actuellement elle a fait la moitié du chemin, reste qu’elle ne doit pas passer pour la fautive dans cette ultime étape de sa réunification, sinon tous les autres marchés européens se fermeront à ses entreprises, seule solution être isolée et contrainte à cette extrémité …

    Mon impression est que Hollande est le bon client, combien de temps ce feuilleton va tenir, le plus longtemps possible pour les allemands, donc bientôt un autre LTRO, elle continuera à dire qu’elle n’est pas contre les euro bonds mais qu’elle veut le fédéralisme et elle fera porter à Hollande et aux français qui sont contre le fédéralisme le fardeau de la séparation.

    Au passage, après être devenue l’usine de l’Europe, quasi le 1er exportateur agricole, le gaz de Shroder et de Gazprom, quasi toute la richesse européenne déposée dans ses coffres, l’Allemagne pourra dominer définitivement l’Europe jusqu’à l’Oural

  20. Bonjour , Monsieur Leclerc , Le Philateliste dit  » ben ca alors ca fini toujours pareils  » mais pour le coup la ca va etre different , pas d’inflation , mince on auras pas les symphatique surcharge pour ce coup la ! peut etre un espoir venant de grece avec de beau timbres euros surchargés drachme ! Quand vous verez les timbres 0,46 surchargés 1 millions de nouveau francs , vous inquiétez pas ca sera plus tres long . puis de ma toute petite experience avec les timbres depuis longtemps a tout les coups ca marche !
    Esperant avoir amenée un lueur d’espoir a tous !

  21. Je n’ai jamais rien compris aux euro-bonds ni à l’économie telle qu’elle est conceptualisée ici, mais par contre j’ai longtemps observé et réfléchi sur le mot « espoir ».

    Et après divers chemins de traverse, en m’égarant sur des concepts psychologico-phylosophiques et même pires encore ésotérico-spirituels LOL, j’en suis arrivée à la conclusion suivante : l’espoir est uniquement généré par le bon fonctionnement de nos neurotransmetteurs, qui eux-même génèrent tout le reste. L’espoir est donc une production neuro-chimique et neuro-biologique et par voie de conséquence endocrinien.

    Mettez un grain de sable dans les rouages et hop ! l’espoir disparaît. Et les grains de sable dans la société d’aujourd’hui sont nombreux sur le plan des neurotoxiques. Il est donc fort difficile de les éviter.

    Une fois que le système neurobiologique ne fonctionne plus, toute l’humeur en dépend, dont l’espoir et pas seulement cela.

    Attendre une amélioration sur le plan intellectuel, n’est pas espérer. L’espoir n’a pas de critères intellectuels, il est, ou n’est pas.

    L’espoir est une réaction biochimique normale liée à nos gênes qui contiennent dans leur fondement la réaction de survie.

    C’est donc la vie qui génère l’espoir et non l’espoir qui génère la vie. Renoncer à la vie, donc à la nature telle qu’elle est programmée pour notre survie équivaut à la mort, non seulement du corps, mais de l’espoir de vie.

    Alors je parlerais plutôt dans ce cas d’espérance et non d’espoir.

    La perte de l’espoir dans notre société est grave. Elle est le signe dramatique d’une altération de nos gênes.

    De là à dire qu’elle a été savamment programmée, je ne sais pas, mais j’ai de sérieux doutes là-dessus sur le plan économique justement. La perte de l’espoir signifie aussi ne plus être capable de réagir, de combattre, etc…

    Et on en reviendrait au diable qui se mord la queue et qui en faisant cela, n’aurait pas vu qu’à court terme sur le plan du cosmos, il détruirait sa propre construction.

    La seule chose qui nous reste serait donc l’espérance, qui elle, est intellectuelle et qui même sans espoir, peut se décider, sans que l’énergie de l’espoir contribue à sa réussite.

    Cela va être très très difficile. Ce serait comme vouloir la vie sans la source d’énergie qui la pulse.

    Pardonnez-moi cette réflexion.

  22. Crise dans la zone euro: la BCE doit intervenir, pour Paul De Grauwe.

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_crise-dans-la-zone-euro-la-bce-doit-intervenir-pour-paul-de-grauwe?id=7774773

    UE: des eurobonds aux réformes structurelles, comment doper la croissance…

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_ue-des-eurobonds-aux-reformes-structurelles-comment-doper-la-croissance?id=7775222

    Moi je propose une réforme structurelle de la BCE,de la troika et du FMI…on va les payer en fonction de leurs ‘résultats’…on fera de sérieuses économies.Plus il y a de chômeurs en UE moins ils seraient payés et vice versa…faut être flexibles messieurs van Rompuy, Draghi et Barroso…et puis faut montrer l’exemple.Votre ‘fixe’ sera le smic.OK?

  23. The ballad of the sad Young Men – Jarrett :

    http://www.youtube.com/watch?v=Aw7-G4vh7FE&feature=g-all-u

    Un jour, le soleil se lève à nouveau, après s’être éteint. C’est juste le cycle de la vie. Il n’est pas encore assez éteint.

    On ne construit pas sur des ruines. Mais on reconstruit sur des cendres.

    Autrement. Parce que la vie est toujours la plus forte. Avec ou sans nous. Nous, autres, suivants, c’est pareil. Métempsychose. Non pas dans l’acceptation officielle du terme qui est fausse, mais dans celui de « transformation ».

    Et ce dans un monde qui de plus est totalement illusion. Que ne fait-on pas pour tenter de le rendre réel et ne pouvoir à jamais s’en échapper.

    Bon, d’accord, je vais me coucher.

  24. Le système financier actuel est déconnecté de l’économie réelle (celle qui produit des biens et services utiles et nécessaires aux populations) et vit sa vie de spéculateur à grande échelle avec les revenus qu’il a tirés de ses ponctions sur ladite économie.
    N’est-il pas temps de cesser de sauver la mise à cette sphère et de la laisser se collapser?
    Après tout, ce ne sont que des écritures et des emplois de chargés aux écritures…!
    Cela serait moins dramatique qu’une guerre, qui elle, détruirait l’économie réelle.
    Les compteurs étant remis à zéro, les Etats pourraient recréer des banques dont ils auraient le contrôle et le pouvoir décisionnel en matière d’orientation des investissements économiques.
    Les politiques ont l’opportunité de reprendre le pouvoir abandonné aux financiers qui ne cessent d’imposer leurs diktats, les grecs vont sans doute prochainement aider à cela en provoquant le collapse en Europe et par contrecoup aux U.S.
    Que JP Morgan et Facebook se ratatinent ne me fait ni chaud ni froid, ce n’est pas nécessaire à ma pauvre vie, en revanche, le financement de P.M.E. de productions pouvant m’assurer un travail me semble impératif.

  25. Je vous propose un peu de lecture suite au dernier article d’Olivier Berruyer :
    http://www.les-crises.fr/de-l-autosuffisance-nationale/

    Du texte de Keynes j’ai voulu retenir ceci sur le principe de « rentabilité » :

    « Même aujourd’hui, je passe mon temps – moitié pour rien, moitié avec succès – à tenter de convaincre mes compatriotes que la nation tout entière s’enrichirait à coup sûr si les hommes et les machines inemployés étaient utilisés pour construire les logements dont nous avons tant besoin plutôt qu’en les payant à ne rien faire. Car les cerveaux de cette génération sont tellement obscurcis par de faux calculs qu’ils se défient de conclusions qui seraient évidentes s’ils ne faisaient pas une confiance aveugle à un système de comptes financiers contestant la rentabilité d’une telle politique. Nous devons rester pauvres parce qu’il n’est pas rentable d’être riches. Nous devons vivre dans des taudis, non pas parce que nous ne pouvons pas construire des palais, mais parce que nous “n’en avons pas les moyens”

    1. C’est les solutions choisies selon le rapport des forces politiques qui déterminent les problèmes économiques et sociaux qu’on peut résoudre ou pas. Keynes examine ce qui pourrait être envisagé si le libre-échange n’était pas une règle posée a priori et ce qu’il écrit est plutôt réjouissant…

  26. Y a quand même quelques éléments de bon sens qui ne passent jamais le seuil de visibilité pour cette clique de l’UE.
    Qu’est-ce qui nous envoie dans le mur systématiquement, qui détruit systématiquement la perennité de financements, d’emplois et de tout ce qui a besoin du travail patient, de l’assurance et de la sureté ?..C’est la spéculation.
    Il faut arrêter la spéculation. Pour le moment, on ne mettra pas de contrat sur la tête des gros spéculateurs type Soros, mais on alignera les taux des différents à taux unique et fixe, par exemple 2%, taux qui seront vendus en eurobonds. Je ne comprends pas que ce ne soit proposé, évoqué par François Leclerc ou Paul Jorion. A moins que j’ai pas tout lu, ce qui est possible aussi.

    Parce que sinon, on va continuer à couler. La canaille spéculatrice va tout faire pour savoir quel pays émet, et elle le saura, même sous couvert d’eurobonds. Il suffit d’acheter des consciences.
    Et depuis l' »affaire Denis Robert » et les chambres de compensation, on sait bien que le crime organisé est massivement implanté au coeur des activités de spéculation, meilleur moyen de blanchir l’argent de la drogue, de la prostitution, du trafic d’organes, du paiement de mercenaires, du règlement de ventes d’armes… Maffia « officielle » qui apprécie on ne peut plus cette défense bec et ongles de la spéculation que mènent les aristo-fascistes Merckel, Cameron, Barroso, Trichet et autres en s’auto-certifiant comme « responsables ». On en rirait, si ce n’était pas si dramatique, cette ébauche qui décalque la barbarie en route aux USA.

    1. En bas de la colonne de droite sur l’écran (enfin, pour la voir il faut remonter jusqu’en haut puis descendre un peu) il y a une rubrique TAGS dans laquelle figure en gros le mot spéculation.

      Cliquer sur ce mot est une des manières de trouver les billets qui parlent de spéculation (ces billets sont nombreux parce qu’interdire la spéculation est un des points principaux du « programme de P.J. »)

      1. Merci, je ne l’ignore pas, GL, et mon commentaire tendait à remettre le couvert…Et de lâcher un peu de vapeur, parce que ça commence à bien faire…

  27. Je vais une nouvelle fois utiliser l’image éculée du Titanic.

    Mais on dirait bien que l’on va couper les cordes qui retenaient les derniers canots de sauvetage qui auraient permis aux pays les plus vertueux de ne pas couler.

  28. Monsieur Leclerc,
    Merci pour la multitude d’informations quotidiennes.
    Comme demandé plus haut 🙂 , je ne serais pas contre un petit billet d’humeur épisodique hors actualité.

  29. Faut-il comprendre que les garanties ont été activées et que ces 45 milliards sont sortis des caisses publiques des trois pays?

    Dexia demande le relèvement du plafond des garanties d’Etat
    BELGA
    Mis en ligne le 25/05/2012
    Les États belge et français devraient relever de 45 à 55 milliards d’euros le plafond de la garantie accordée à Dexia, touchée par les tensions provoquées ces dernières semaines sur les marchés par la perspective d’une sortie de la Grèce de la zone euro.
    Selon le quotidien français Le Figaro, les dirigeants de Dexia, Pierre Mariani et Jean-Luc Dehaene, ont informé en début de semaine les gouvernements belge, français et luxembourgeois de la situation. Selon le quotidien, concrètement, les marges de manoeuvre de Dexia sont aujourd’hui proches de zéro.
    La suite sur le site de Lalibre.be.

  30. Y a t-il ici une personne capable de démontrer que la sortie de la Grèce de l’Euro est un drame?
    Concernant les grecs, en quoi cela peut-il leur nuire plus que la traitement que leur administre avec tant de générosité la gouvernance Européenne?
    Quant aux autres pays européens, ceux qui le peuvent? qu’elle différence y a t-il entre payer (en prendre acte) le défaut grecs tout de suite ou de toute façon plus tard?

    Doit-on faire confiance pour nous l’expliquer aux mêmes, toujours les mêmes qui nous expliquent que ce serait (ce sera) la fin de l’Europe, cette merveilleuse construction qui nous a tout de même protégée depuis cinquante ans des volontés guerrière est génocidaire de l’Allemagne, le la paresse congénitale des méditerranéens, de l’obscurantisme sociale des politiques de l’état providence et plus généralement des lois protégeant les plus faibles de l’appétit des plus « valeureux »?

    N’est-ce pas comme le pense Paul et des tas d’autres qui on pris les « armes », enfin le temps de la libération qui approche?
    Le chaos (MYTH. GR. Espace immense indifférencié préexistant à toutes choses, et notamment à la lumière) est sans doute et malheureusement le passage obligé.

  31. Bonsoir à tous

    Comme le fait remarquer 0Hedge, Bankia nationalisée par le gouvernement espagnol était solvable il y a trois semaines et a besoin maintenant de 19 milliards d’euros de bail out!

    A propos du lien propagandesque établi entre eurobonds et croissance, Georges Ugeux, banquier, fait remarquer que des eurobonds ne sont que des instruments financiers n’ayant aucune incidence sur l’économie réelle:
    1) toute relance décidée par des politiques ne le serait qu’en fonction de critères politiques et électoraux.
    2) les milliards d’euros injectés par la BCE ne sont jamais arrivés aux entreprises mais n’ont servi qu’à tenter de sauver les banques.
    On ne peut pourtant pas blâmer que les banques car, souvenons nous, l’affaire du Crédit Lyonnais avait des facteurs politiques…. les relations incestueuses entre banques et politiques sont parfois à l’origine de décision d’investissements hasardeux qui n’auraient peut être pas été prises sur considérations purement économiques et financières.

    Aujourd’hui, il est désormais difficile d’accorder quelque confiance que ce soit aux chiffres médiatisés par les autorités politiques ou économiques.

    Cordiales OAT.

  32. bonjour.

    l’espoir fait vivre.

    l’espèrance est une vertue cardinale de tout croyance.

    Le chrétien croit dans la possibilité la vie future hors de ce monde temporalisé. Cela lui permet de ne pas confondre les temps. L’espérance est du futur. la vie est présente, la mémoire est passé.

    L’espérance est idéale spirituelle. Il s’agit de l’energie positive permettant la mise en marche des projets. Je ne vois pas de grande différence entre désir et espérance si ce n’est peut être une certaine matérialisation du désir. L’espérance me semblant plus absolue moins définie plus divine.

    la difficulité du bouddhisme repose sur la négation de l’esprit humain et entraine donc une disparition des temps humains. L’esprit humain tue l’esprit humain. L’illusion de la réalité des choses est une vue de l’esprit. L’illusion n’est qu’une possibilité créative de l’esprit humain.

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