L'actualité de la crise : DANS LA SERINGUE ! par François Leclerc

Billet invité

La vérité sort de la bouche des banquiers centraux. Jörg Asmussen, qui est d’autant plus prolixe que Mario Draghi reste silencieux, vient de répondre à une interrogation portant sur un éventuel plan B pour la Grèce (le plan A étant son maintien dans la zone euro aux conditions déjà fixées). « Nous avons été critiqués sur le fait qu’il n’y en ait pas », admet-il. Mais, a-t-il poursuivi, « dès qu’on commence à parler d’un plan B ou C, le plan A n’a plus aucune chance de se réaliser ». Les enfants sont plus inventifs.

C’est pourtant à propos d’un plan A’ encore dans les limbes que les discussions viennent de rebondir, devant l’imminence des périls. Les lignes vont bouger, annoncent les dirigeants européens qui y poussent, utilisant la dernière scie à la mode. François Hollande, que la presse allemande accuse d’avoir choisi la confrontation, a déclaré qu’il allait mettre sur la table les euro-obligations, ce tabou dont la seule évocation suscite l’effroi. Parfois, des repoussoirs font progresser la négociation.

Figurent également au menu des discussions, pêle-mêle, l’obtention d’une licence bancaire par le FESF et le MES (les fonds de soutien européens), qui leur donneraient accès aux liquidités de la BCE, l’extension de leur mandat afin qu’ils puissent renflouer directement les banques, une garantie européenne des dépôts destinée à stopper les retraits aux guichets, et bien entendu les euro-obligations, ainsi même que la transgression suprême que représenterait la possibilité pour la BCE de financer les États en achetant leurs obligations à l’émission.

Une succession de rencontres et de réunions va permettre de séparer le bon grain de l’ivraie et de tenter d’aboutir à des mesures concrètes absentes des conclusions du G8. Sous la forme d’un compromis qui reste à trouver, qui ne peut pas se résumer à la seule adjonction d’un volet de croissance à une discipline budgétaire déjà adoptée. Un sommet informel va l’initier mercredi, qui va précéder une rencontre tripartite Merkel-Monti-Hollande, et le sommet formel pour conclure, fin juin.

Que peut-il raisonnablement en sortir pour tenter de régler les problèmes qui pressent ? Avant que la discussion n’entre dans le vif du sujet, le camp du refus a pris ses marques. La BCE affirme que la discipline budgétaire « ne doit pas être renégociée ou assouplie », car l’opposer avec la croissance est « un faux débat ». Une réforme du marché du travail sur le modèle de celle qui a été effectuée en Allemagne en 2005 sera à la base du retour de la croissance, étant donné que « l’Europe ne manque plus d’infrastructures » et que tout programme d’investissement devra reposer sur une identification des projets qu’il financera. Sans surprise, le gouvernement allemand réitère de son côté son rejet des euro-obligations.

Que reste-t-il comme grain à moudre, dans ces conditions ? En premier lieu, ce qui n’est pas excessivement étonnant, ce qui permettrait de mieux soutenir le système bancaire. La création évoquée plus haut d’une garantie européenne des dépôts et le financement direct des banques par le FESF (soulageant une BCE qui cherche à se retirer du jeu chaque fois que possible). Mais si de telles mesures accorderaient un répit à la crise espagnole – même si le ministre de l’économie Luis de Guindos assure contre toute vraisemblance qu’« aucun type d’aide extérieur n’est nécessaire » – il n’en sera rien pour la Grèce.

Une nouvelles fois encore, le porte-parole du gouvernement allemand vient de démentir la manœuvre référendaire d’Angela Merkel destinée à marginaliser la Syriza. Que reste-t-il alors, afin d’y parvenir, sinon d’accepter au moins le principe d’une renégociation du « mémorandum » signé avec la Grèce, afin de conforter le parti conservateur Nouvelle démocratie et de favoriser l’émergence d’une majorité parlementaire en alliance avec le Pasok ? Il pourrait s’agir pour commencer d’un étalement du plan de sauvetage, que les Portugais et les Irlandais attendent également sans le demander encore ouvertement. Le retour sur le marché obligataire des États bénéficiant du parapluie européen se présente en effet de manière aussi incertaine que le remboursement par les banques des prêts à trois ans de la BCE.

Des marges de manœuvre existent à propos des euro-obligations, déjà renommées project bonds en leur assignant comme objectif le financement de projets de développement. Mais, pour le reste, la crise est-elle arrivée à un stade assez aiguë pour qu’un plan A’ se concrétise ? Avancer à reculons n’évite pas de se retrouver devant un mur.

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169 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : DANS LA SERINGUE ! par François Leclerc »

      1. Bonsoir L’Espoir.

        Ce qui est amusant, c’est de parler de gauche française et d’évoquer ces trois personnalités. Que dire aussi des membres du gouvernement de gauche qui viennent d’être nommés. Ce sont des élections en France qui viennent d’avoir lieu ou en Israêl? Rassurez-moi!

  1. Une nouvelles fois encore, le porte-parole du gouvernement allemand vient de démentir la manœuvre référendaire d’Angela Merkel destinée à permettre de marginaliser la Syriza.

    La déclaration de Laurent Fabius est à ce sujet édifiante:
    « Il faut bien qu’on explique sans arrogance à nos amis grecs que s’ils veulent rester dans l’euro, ce qui est je crois une majorité d’entre eux, ils ne peuvent pas se prononcer pour des formations qui de fait les feraient sortir de l’euro ».
    Ou comment appeler à ne pas voter pour la Syriza. Dans la bouche d’un membre de la gauche – ou prétendue telle – cela fait quand même drôle.

    1. je ne vois même pas pourquoi Fabius est dans ce gouvernement.

      Quelles sont ses troupes au sein du PS ? C’est le genre de mecs politiquement finis que l’on ressort parce qu’on croit que ça va faire sérieux…

      Au mois de juin, Hollande s’en débarrasserait que tout le monde n’y verrait que du feu.

      1. @ l’albatros :
        Sa capacité de nuisance (interne) est proverbiale, inversement proportionnelle à son poids politique réel. Il vaut mieux donc l’avoir dedans que dehors (que se disait Hollande).
        Sauf que souvent, on regrette de l’avoir dedans plutôt que dehors.
        Fallait pas partir au G8 aux US, François …

        Quant à ça, « Au mois de juin, Hollande s’en débarrasserait que tout le monde n’y verrait que du feu. », n’y compte pas trop non plus. Une petite motion minoritaire au congrès du PS, ça vous délite un gouvernement vite fait bien fait …
        La seule chose qui pourrait nous en débarrasser, ce serait un nombre de députés PS pas trop important en comparaison du nombre de députés FG ou EELV : Hollande se ferait alors un joie de ‘remanier’ son gouvernement.
        Rien que pour ça, je veux bien l’aider !
        🙂

      2. Rien que pour ça, je veux bien l’aider

        ! [ FdG > PS …]
        Oui, moi aussi. [ Encore que là où je suis , il faudra commencer par ne pas nuire au 1.er tour. Parce que le « choix » au second pourrait bien se limiter entre droite extrême et un peu moins extrême, si dispersion à gauche ].
        Et souhaitons que nous soyons nombreux.

        Avec le recul, les votes risquent de n’avoir été que « contre » ou éliminatoires.

      3. Fabius… c’était pas lui «Le Plan B» ? Oùsqu’il est ? Brillant vieux jeune homme même pas vieux. Grand poseur bon qu’à prendre des pauses et grand faiseur de formules, à la Giscard. D’ailleurs on dit plus en voie de giscardisation mais de fabiusisation, parait-il.

    2. Bonjour Michel,

      Je suppose que tu dois être jeune (c’est pour cela que je me permet de te tutoyer). Fabius a toujours été comme cela. à la gauche du Ps quand il n’est pas ministre et social-démocrate quand il est ministre.

      1. Trop d’honneur.
        Fabius est l’archétype du socialisme français totalement représentatif
        de la Droite.
        On peut lui admettre de vagues soucis sociaux…

      2. C’est pas une maladie juste une fin calculateur politique, enfin pas si fin vu qu’il se fait démasquer mais il arrive toujours à obtenir un maroquin.

      3. pour rappel ou pour info

        -sur le site d’anticor ***
        ces 6mm à écouter d’une interview d’un des auteurs de « L’oligarchie des incapables”,
        http://anticor.org/2012/04/23/loligarchie-des-incapables-un-livre-sans-concession/

        -ou encore l’engregistrement de l’intervention de Michel Rivasi lors du « Forum sur la Radioprotection : de Tchernobyl à Fukushima »
        http://www.legrandsoir.info/forum-sur-la-radioprotection-de-tchernobyl-a-fukushima.html

        note ***
        « Le premier gouvernement du quinquennat de François Hollande a été nommé mercredi 16 mai.
        Anticor prend acte avec intérêt de la présence en son sein de deux membres du Comité de parrainage de notre association, respectivement numéro 4 et 7 du gouvernement : Christiane Taubira, Garde des sceaux, et Cécile Duflot, Ministre du Logement et de l’Égalité des territoires. En font également partie trois personnalités qui ont souvent pris des positions très proches de celles d’Anticor : Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement productif, Geneviève Fioraso, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et Pascal Canfin, Ministre délégué chargé du Développement, à l’origine de Finance Watch dont Anticor est un membre fondateur
        http://anticor.org/2012/05/18/deux-membres-du-comite-de-parrainage-danticor-au-gouvernement/

    3. La déclaration de Fabius relève du déni de démocratie
      dès que les gros sous des amis banquiers du gouvernement sont en cause.
      C’est le parti bourgeois de la comédie d’Alternance.
      Business as usual.

      Maintenant les choses sérieuses: le peuple grec,
      que nous devons appuyer par tous les moyens contre la dictature du capital.

      Recomposition du paysage politique, grandes ou plutôt petites manoeuvres à l’approche des élections :

      – Deux petits partis libéraux (pro-mémorandum) fusionnent pour franchir la barre des 3% : le parti Drasi (Alliance libérale) qui a fait 1,8% aux élections de mai et Recréer la Grèce qui a fait 2,15%. Cette alliance pourrait servir de force d’appoint à la Nouvelle démocratie et au PASOK pour constituer une majorité pro-mémorandum

      – Un petit parti (Alliance démocratique) qui a fait 2,55% des voix aux élections de mai pourrait s’allier à la Nouvelle démocratie, pour l’aider à arriver devant Syriza et bénéficer des 50 sièges supplémentaires.

      – Un ancien ministre du LAOS (qui s’est effondré aux dernières élections, passant sous la barre fatidique des 3%) vient de quitter le LAOS et devrait rejoindre la Nouvelle démocratie. La Nouvelle démocratie cherche à s’élargir pour arriver en premier position.

      – Des discussions sont en cours entre KOISY (« Pacte social »), des dissidents du PASOK qui ont fait 1% et Syriza pour s’allier aux législatives : là aussi, l’enjeu est d’arriver en première position. C’est le seul renfort que peut espérer Syriza, DIMAR (la gauche démocratique) se présentant séparément, et pourra, si nécessaire, servir comme force d’appoint, soit de Syriza, soit du Pasok / Nouvelle démocratie.

      Les sondages annoncent une lutte serrée entre Syriza et la Nouvelle démocratie :
      – Si la Nouvelle démocratie arrive en tête, l’issue ne fait guère de doute : ils seront en capacité de former un gouvernement avec le Pasok et éventuellement Dimar
      – Si Syriza arrive en tête, le renfort de Dimar ne devrait pas suffire. Comme il n’y aurait pas de majorité alternative possible, Syriza risque de tenter une coalition « large » et pourrait ensuite justifier ses reniements par la nécessité de sortir de l’impasse.

      La seule sortie, c’est l’auto-organisation des travailleurs et des citoyens,
      et un tous ensemble pour en finir avec le régime du capital.
      Cela mûrit.

      1. Faisons confiance à SYRIZA jusqu’à preuve du contraire…
        Pour rappel son jeune leader TSIPRAS n’est pas sorti du néant……c’est un ancien étudiant  » actif KKE  » connu. ( KKE = parti communiste grec)

      2. JLM aussi a été communiste, trois ans, avant d’embrasser
        la collaboration de classe derrirère un politicien florentin
        et dans un gouvernement bourgeois, dont il se réclame toujours,
        et qu’il prolonge dans un programme qu’il présente lui-même
        comme « pas révolutionnaire, keynésien ».
        Donc prudence…
        De toute façon, jamais, nulle part, les urnes ne se sont débarassées
        de la classe dominante.
        Mais le nombre et la force, autrement dit les révolutions,
        en ont souvent eu raison.

      3. @Charles A :

        Même si je refuse tout angélisme par rapport aux institutions démocratiques, et que je tente de toujours conserver un scepticisme de bon aloi, votre réflexion ne me semble pas productive. Si je vous comprends bien, via l’exemple de JLM, vous nous amenez à conclure que tout n’est que traîtrise – ou en tout cas manipulation au mieux – et donc, inutile de voter, de s’engager. Cette réflexion me semble s’approcher de celle que beaucoup aiment tenir sur le fait que la démocratie n’est qu’un leurre qui permet au capitalisme de maintenir une façade acceptable pour « le bon peuple qui gobe tout ça bien sagement. »

        Généralement, ces raisonnements sont suivis, comme le vôtre, par la conclusion que seule la Révolution nous sauvera.

        Bon, oublions un instant que les révolutions n’accouchent pas trop régulièrement de lendemains qui chantent, mais souvent plus d’époques de terreur, et que d’autres que des gentils progressistes peuvent très facilement débouler dans la voie ainsi offerte et rafler la mise de manière durable et/ou atroce. Il reste le tout petit problème du déclencheur de ladite révolution.

        Désolée, mais je ne la vois pas arriver demain, ni après-demain. Si vous passez un peu de temps sur le terrain, dans les entreprises, dans la rue, aux bureaux de chômage, vous verrez peu, très, très peu de candidats révolutionnaires.

        Donc, en attendant la ou les générations qui porteront en leur sein suffisamment de révolutionnaires, si on ne s’engage pas, si on refuse tout, si on rejette tout, si on ne vote plus, hé bien on accepte d’être le spectateur de la déchéance humaine. Pendant qu’on applique à tout ce qui passe – sans avoir eu la démonstration qu’on a raison – le refus et le rejet, la situation se dégrade, et petit à petit, ça s’écroule. Alors, je sais que certains me répondront : « mais tant mieux, ça hâte le grand soir ».

        Certes. C’est oublier que le grand soir pourrait être celui du Front National^H^H^H^H^H^H^H^H^H^H^H^H^H^H pardon, du Rassemblement Bleu Marine – il suffit de voir les résultats du 1er tour récent.

        On n’est pas sur un échiquier. Tout ça n’est pas théorique, ce n’est pas un scénario sur un bout de papier ou sur un blog. C’est la vie des gens, c’est nos vies. Et, très sincèrement, j’estime inacceptable de laisser passer le temps et de se réjouir de la chute alors qu’on peut, chacun à notre petit niveau, bouger nos fesses, ne serait-ce qu’en émettant un vote pour ne serait-ce que voir si on ne peut pas commencer à faire changer les choses.

        Le scepticisme, oui. La culture du doute raisonnable et raisonné, oui. Le rejet et le « tous les mêmes », non. Cette réflexion, ce retrait sert uniquement le système qui nous bouffe…enfin, non, lui, et Marine Le Pen,qu’on le veuille, ou non.

      4. Effectivement, tous ceux qui bénéficient d’un salaire, d’une pension ou d’une allocation, même en diminution mais qui leur permet de survivre, même misérablement, tenteront indéfiniment de passer d’un système démocratique à un autre système par une élection et non par une révolution.
        Les révolutions c’est pour ceux qui n’ont rien à perdre ou tout à gagner. Les Grecs ne vont pas risquer de perdre le peu qu’il leur reste dans une révolution alors qu’il n’y a pas grand-chose à gagner.
        La démocratie et son partage inégalitaire de richesses est un piège dont on ne s’échappe qu’en votant, éventuellement pour un régime totalitaire, mais jamais en faisant la révolution !
        Seuls ceux qui rêvent d’être les Grands Initiateurs d’une Révolution rêvent d’avoir tout à gagner : gloire, puissance, privilèges nouveaux…

      5. @ Hououji Fuu

        Je comprends fort bien toutes vos remarques, et en partage certaines.
        Mais mon propos est purement factuel:

        De toute façon, jamais, nulle part, les urnes ne se sont débarassées
        de la classe dominante.
        Mais le nombre et la force, autrement dit les révolutions,
        en ont souvent eu raison

        .
        Je serais ravi que les faits me donnent tort.
        En attendant, c’est le constat jamais démenti,
        depuis 50 ans, soit mon adolescence, que je me bouge
        tous les jours, et avec joie, pour l’émancipation humaine,
        dans pas mal de pays…

        J’ai appris aussi que notre espèce vit d’illusions,
        et ne fait face à la réalité que contrainte et forcée.
        Malheureusement, la terrible crise qui vient nous en approche.
        (sur ce point les participants de ce blog sont d’une précieuse lucidité)
        Je ne cherche pas à convaincre une majorité.
        Temps perdu. La crise s’en chargera, en temps voulu.

      6. Un régime totalitaire est la solution du désespoir en régime démocratique. Une révolution est la solution du désespoir en régime totalitaire.
        Avant de rêver révolution, il faut penser totalitarisme !
        Voter pour une classe dominante encore plus dominante, s’en débarrasser par la révolution, fonder une nouvelle société sans dominants ! Facile ! Si ce n’est que les révolutions ont toujours engendré une nouvelle classe dominante ! Mais cette fois-ci ce sera différent !

      7. @ Agequodagix

        Je ne sais pourquoi, mais spontanément en lisant votre premier commentaire, une image est venue à mon esprit : http://deuns.chez.com/ps/pression/p401.png
        Les vases communicants :
        lorsque le robinet est fermé, la pression est différente de chaque côté du robinet, lorsqu’il est ouvert, le niveau est le même des deux côtés.
        Qui ferme le robinet ? Ou différemment, qui siphonne ? Qui est siphonné (fou) ?
        Tout ce liquide dans ces récipients de verre… L’ensemble est bien fragile, s’il ne se brise, telquel, à tel endroit ou à tel autre…
        La main du manipulateur, (tenant ferme le robinet) et s’il venait à déraper brutalement, gagnera aussi à être protégée par un « gant », pour éviter de se blesser plus, sur les morceaux de verre…
        Par la suite, il faudra s’habituer à ne serrer guère fort, sinon, que l’eau coupée, ou sans rien pour joint, tout soit irréversiblement endommagé!
        Agequodagix, attention à ne pas glisser dans le bain !
        On dit qu’avec l’âge, les os deviennent comme du verre… Changer d’eau !

    4. Fabius , membre de la gauche ?.Plaisanterie.
      Le parti socialiste n’a de socialiste que le nom.Depuis trés longtemps il n’est plus socialiste, c’est un parti comme l’ump, d’ou l’umps.

    5. Oh la! Ne recommencez pas à faire du mauvais esprit. Je vous rappelle une fois de plus que notre nouveau président « a beaucoup d’humour et aime vraiment les gens ». Ainsi doit il en être du gouvernement à son image. Il est temps de retenir les leçons que les journalistes essaient de faire entrer dans vos petites têtes. C’est pas dur quand même, c’est comme les tables de multiplication, que du par coeur! Sans ça qu’allez vous dire dans un mois? Et alors dans un an…

    6. @ Michel 21 mai 2012 à 15:19

      Ou comment appeler à ne pas voter pour la Syriza. Dans la bouche d’un membre de la gauche – ou prétendue telle – cela fait quand même drôle.

      “… ou prétendue telle” est le membre de phrase le plus important de votre assertion. Quand on se souvient de la charge furieuse, dans les derniers jours avant le premier tour, d’un mag comme le NObs contre Mélenchon et le Front de Gauche (sans parler de toutes les petites phrases des “socialistes” contre eux), l’attitude de Fabius (ancien partisan du “non” au TCE… on se pince !) n’est guère étonnante.

      1. Chut! Taisez vous donc malheureux! Vous allez vous faire repérer et assaillir. Mélenchon est ici considéré par nombre de commentateurs comme un opportuniste social-traître à sa patrie souveraine -dans le meilleur des cas- dont la couleur politique peut varier du rose très pâle au rouge très brun selon les circonstances et les démonstrations.

      2. MélAnchon ! Na, INA même. Député MélAnchon. même ! http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSNZQPId667Dfi87Y7mvLDKIrrLs4nao0kkOI5CO4k5qmH1n-pYKQ
        première télé du junior du Luxembourg, un PS de 36 ans.
        http://www.slate.fr/france/48991/premieres-teles-candidats
        «Elu plus jeune sénateur du Palais du Luxembourg sous l’étiquette PS en 1986, Jean-Luc Mélenchon en appelle à une nouvelle candidature de son mentor François Mitterrand à l’élection présidentielle de 1988, alors que Jean-Pierre Chevènement et Michel Rocard se sont portés candidats à l’investiture socialiste.»
        Tain, à l’époque il portait la barbe mi-sénateur IIIème Rép / mi-Vallès / mi-prof député PS – déjà une moitié de trop, aujourd’hui l’a plus que la trogne à Méluche.

  2. Pour faire simple, est-ce que:
    « la croissance d’Obama (et d’Hollande), l’austérite de Merkel ».
    ne signifierait pas
     » planche à billets, pas planche à billets » ?

    1. Il ne faut pas confondre « planche à billet » et « blanche à piller »

      Euh… désolé…

      Même pas!

    2. L’essentiel, à ce que j’ai compris, est cette histoire d’euro-bonds.

      Bien évidemment, les Allemands sont contre sa création, car cet instrument (qui n’existe pas actuellement), reviendrait à mutualiser la dette, et donc à la solidariser entre les différents pays.

      L’Allemagne n’y a absolument aucun intérêt.

      La question que je me pose: que proposer en contre-partie à l’Allemagne? Une fédéralisation de l’Europe?

      1. Bonjour à tous,
        Et pendant ce temps, dans l’indifférence générale, le silence des médias, le 14 mai 2012, les eurodéputés du Parlement Européen ont adopté le « Two Pack » modifiant le précédent Pacte de Stabilité et de Croissance.
        Dans ce « two pack » est incluse la trop fameuse règle d’or et toutes les mesures de renforcement des contrôles budgétaires y compris à moyen terme. Il vient compléter le TSCG et le « six-pack » et quand Hollande veut « renégocier » le pacte budgétaire avec son projet de Relance Européenne et de Contrôle démocratique, on peut douter légitimement de son honnêteté politique.

        http://contrelacour.over-blog.fr/article-les-eurodeputes-votent-la-regle-d-or-budgetaire-dans-l-indifference-generale-two-pack-105339860.html

      2. La méthode gentille : rappeler chacun son tour à Merkel où est la porte au cas où ils ne seraient pas contents.
        L’autre méthode : lui montrer la porte et attendre ensemble les bras croisés.
        Car c’est bien l’Allemagne le problème de l’Euro, pas la Grèce et ses quelques dizaines de milliards.

    1. Le même Keneth Dart, U.S. tax exile who lives in the Cayman Islands selon le NYT, est en procès contre l’Argentine devant des tribunaux des Etats-Unis.

      C’est donc les pays qui prétendent luter contre les paradis fiscaux qui en assurent l’existence. En effet des opérations financières de la taille de celles qui y sont traitées nécessitent de disposer de moyens de pression non négligeables vis à vis des mauvais payeurs. Les îles Cayman font partie de la Couronne britannique, et la reine du Royaume-Uni Elizabeth II en est nominalement chef de l’État.

      Est-ce au Royaume Unis qu’il reviendrait en dernier recours d’envoyer ses canonnières menacer la Grèce ou l’Argentine ?

    1. Oui je crois qu il faut vérifier l info ,une fusion dans la piscine du numéro 4 .Par contre une fusion dans le cerveau de Subblebline à voir 🙂

      1. pêcheron, c’est ce que je fais!

        Mais je suis moins orgueilleux que toi, avec un François Leclerc sous la main, parfois, je me laisse aller à la facilité…

  3. @anita : merci beaucoup pour le lien.

    Traduction rapide de mon cru :

    Pari sur les obligations grecques gagné pour un “Fond Vautour”

    Par LANDON THOMAS Jr.
    Le 15 mai 2012

    Fonds Vautour 1. Grèce 0.

    Lorsque la Grèce a annoncé mardi qu’elle exécuterait le paiement de 436 millions € aux investisseurs qui avaient refusé l’accord historique de restructuration volontaire de la dette du pays en mars, la décision ne suscita aucune surprise. Après tout, avec un gouvernement en pleine débandade et des investisseurs méfiants envers tout ce qui touche à la Grèce, il aurait été malvenu de choisir ce moment précis pour encore empirer les choses en faisant défaut sur le paiement de ces obligations.

    Ce qui est nouveau, c’est la destination de la quasi-totalité de cet argent. Presque 90% sont allés directement dans les coffres de Dart Management, un fond d’investissement très discret basé aux îles Caïman, selon des personnes qui ont connaissance de la transaction de manière directe.

    Dart est l’un des plus connus de ces fonds vautours, qui ont un historique d’achat d’obligations décotées de pays en quasi faillite – et s’ils ne sont pas payés, ils attaquent les gouvernements en justice pour récupérer l’argent. Dart et un autre gros fond vautour, Elliot & Associés, a perfectionné cette stratégie durant les différentes crises de la dette en Amérique Latine ces dernières années.

    En accumulant la plus grande partie de ces obligations à des prix que les traders estiment à 60 ou 70 centimes pour chaque dollar, Dart est positionné pour faire un profit faramineux, ayant reçu 100 centimes pour chaque dollar – une issue qui aura plus que probablement un goût amer pour les banques grecques et autres institutions locales qui ont été forcées d’accepter des pertes de 75% sur les obligations grecques qu’elles détenaient.

    Ce gros pari gagnant de Dart pourrait laisser présager d’attaques plus agressives par les fonds vautour, si la Grèce est forcée de restructurer sa dette une seconde fois.

    Lynn Smith, porte-parole de Dart, a déclaré que la société de faisait aucun commentaire sur ses spéculations sur le marché.

    Le pactole de Dart pourrait bien être un encouragement pour d’autres investisseurs qui avaient refusé l’accord de restructuration de la dette, actuellement en possession d’environ 6 milliards € en obligation grecques. Un autre paiement sera dû en septembre, pour un montant inférieur.

    Mardi, les fonctionnaires grecs insistaient sur le fait que leur raison d’exécuter le paiement était largement liée au fait que la Grèce se trouvait sans gouvernement. Mais il y avait également, de manière évidente, la peur que Dart, ou d’autres créanciers détenant ces mêmes obligations, puissent immédiatement intenter un procès à la Grèce – une action qui pourrait potentiellement paralyser les fonds de sauvetage sur lesquels le pays compte pour rester dans la course.

    « Ils nous ont coincés au moment où nous étions les plus vulnérables, » explique Gika Hardouvelis, un conseiller économique senior du premier ministre Lucas Papademos, qui était impliqué dans le processus de prise de décision [sur ce dossier]. « Mais cela ne présage en rien de futures décisions en cette matière. »

    La Grèce doit tenir de nouvelles élections le mois prochain. Et sous un nouveau gouvernement, en particulier un qui pourrait bien inclure le gauchiste chouchou des électeurs, Alexis Tsipras, l’attitude envers ces investisseurs qui n’avaient pas accepté l’accord de restructuration de la dette pourrait bien se durcir. Sans parler du fait que la Grèce pourrait faire défaut à un niveau plus important si l’Europe finit par couper l’apport de fonds.

    En effet, des inquiétudes grandissent à propos de paiements à venir que la Grèce est obligée de faire sur les 50 milliards € environ de ses obligations détenues par la Banque Centrale Européenne.

    Le 18 mai, par exemple, le pays doit faire un paiement de ce type, pour une valeur d’environ 3,3 milliards €. Pour l’instant, les fonds de sauvetage sont calibrés pour couvrir ce genre d’obligation. Mais si ces fonds venaient à être coupés, la Grèce ne pourrait plus assurer de futurs paiements d’obligations.

    D’ores et déjà, la décision de payer Dart et les autres réfractaires est attaquée en Grèce, et pas seulement pas les politiciens de gauche, mais aussi par les experts des marchés qui prédisent que cela va rendre fous de rage les milliers de petits investisseurs grecs qui ont accepté la restructuration sur leurs propres obligations gouvernementales.

    « Je pense que d’était une énorme erreur de payer ces gens, » dit Jason Manopoulos, investisseur pour un hedge fund grec et auteur d’un livre sur la charge de la dette grecque. « Ca ne fera que donner plus de munitions à la gauche pour attaquer les partis pro-européens. »

    Le fondateur de Dart est Kenneth Dart, héritier d’une affaire de gobelets en styro-mousse valant plusieurs milliards de dollars, et exilé fiscal américain qui vit aux îles Caïman. Le fond Dart investit dans les dettes souveraines depuis les années 1980. Dart, avec Elliot & Associés, est également occupé à poursuivre l’Argentine en justice, qui a fait défaut sur sa dette en 2002. Les fonds réclament jusqu’à 2 milliards de dollars de la part du pays via des cours de justice américaines.

  4. Bonne entente au G8. Soutien appuyé à Hollande. Tous nos médias insistent et applaudissent.

    Tout le monde est d’accord ou presque pour dépenser l’argent des allemands, à l’unanimité sauf une voix.

    1. Bonne entente au G8 : du flan.
      Pour cameron et le monde de la finance du royaume uni, c’est niet pour une taxe sur les transactions financières.
      Cameron said: « On the financial transactions tax I’m very clear. We are not going to get growth in Europe or Britain by introducing a new tax that would actually hit people as well as financial institutions.
      http://www.guardian.co.uk/world/2012/may/18/g8-summit-financial-tax
      Hypocrisie et magouille au plus haut niveau de l’ultra libéralisme !

      Le plan B c’est quoi ? Les calendes grecques ?

  5. Seringue ou clystère ?

    C’est terrible, les grecs votent pour des gens déraisonnables.
    N’ont-ils pas compris qu’à force de purgations ils finiront par être guéris ?
    Il semblerait, qu’ils ont plutôt compris que les diafoirus qui se pressent à leur chevet,
    risquent de les laisser raide mort sur le carreau.
    On comprend qu’ils aient envie de changer de médecin, du point de vue du patient, c’est
    le contraire qui serait étonnant.
    Par contre du point de vue de ceux qui vivent du commerce des purgatifs et autres laxatifs, ce n’est évidemment pas acceptable.

  6. @François Leclerc

    Surveillant d’externat, professeur de mathématiques, cadre de l’édition, journaliste free-lance, chef d’escale d’une compagnie charter, producteur de documentaires puis de films publicitaires, directeur général d’une société de télévision par câble et satellite, conseiller au développement de L’Agence France Presse et enfin chroniqueur de “l’actualité de la crise“ sur le blog de Paul Jorion (…)

    Moi qui pensais que mon CV était quelque peu difficile à suivre pour les rigoristes du plan de carrière uniquement vertical et ascensionnel, me voilà battue à plates coutures ! 😉

    ps : joli site de l’éditeur + bonnes ventes !

  7. @François Leclerc

    Surveillant d’externat, professeur de mathématiques, cadre de l’édition, journaliste free-lance, chef d’escale d’une compagnie charter, producteur de documentaires puis de films publicitaires, directeur général d’une société de télévision par câble et satellite, conseiller au développement de L’Agence France Presse et enfin chroniqueur de “l’actualité de la crise“ sur le blog de Paul Jorion (…)

    Moi qui pensais que mon CV était quelque peu difficile à suivre pour les rigoristes du plan de carrière uniquement vertical et ascensionnel, me voilà battue à plates coutures ! 😉

    ps : joli site de l’éditeur + bonnes ventes !

  8. Licenciement en perspective :

    http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/plans-sociaux-apr-s-tr-ve-menace-ressurgit-270309

    1) La société Air France a ouvert le bal, avec l’annonce ce week-end, d’un plan de départs volontaires. Le Figaro, qui a divulgué en premier l’information, évoque la suppression de 5000 postes et La Tribune.fr parle de 2500 à 3000 emplois détruits.

    2) General Motors a aussi annoncé qu’elle mettait en vente son site de Strasbourg. L’usine, qui produit des boîtes de vitesse, emploie près de 1000 salariés.

    3) Dans l’automobile, le dossier PSA à Aulnay-sous-Bois, qui concerne 3000 salariés, n’est toujours pas résolu.

    4) Le secrétaire général de FO cite Auchan, qui pourrait mettre sur le carreau 1700 salariés dans la partie non-alimentaire (électroménager), mais aussi Carrefour, où 3000 à 4000 suppressions d’emplois sont redoutées. « Le chiffre d’affaires dans l’alimentaire est en baisse, le non-alimentaire n’est plus rentable », précise le syndicaliste.

    5) Plus directs, les syndicats de l’opérateur de téléphonie mobile citent la possibilité d’un plan social concernant 500 emplois. (Dans la téléphonie)

    Et j’avais entendu que la Fnac s’apprête à licencier. Bref…

    Mais ça c’était garanti.

    Ce qui est malheureux c’est le formatage obligatoire du discours, – seul un discours qui a l’apparence de la scientificité aura des chances d’être repris, entendu, alors que la vérité par définition trop simple ne pourra pas y figurer.

    L’habitus scolastique que Bourdieu voulait promouvoir, a pour effet pervers d’exclure ce qui est trop simple pour entrer dans la catégorie d’objet d’étude. Ce qui ne peut donner lieu à un rapport étoffé n’existe pas. Or c’est l’infra-rapport qui va tuer le système.

    L’éveil c’est se rendre compte des conditions de fonctionnement LOGIQUE du système.

    1. « Les journaux parlent de tout, sauf du journalier. Les journaux m’ennuient, ils ne m’apprennent rien ; ce qu’ils racontent ne me concerne pas, ne m’interroge pas et ne répond pas d’avantage aux questions que je pose ou que je voudrais poser. Ce qui se passe vraiment, ce que nous vivons, le reste, tout le reste, où est-il ? Ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l’ordinaire, l’infra-ordinaire, le bruit de fond, l’habituel, comment en rendre compte, comment l’interroger, comment le décrire ?
      Interroger l’habituel. Mais justement, nous y sommes habitués. Nous ne l’interrogeons pas, il ne nous interroge pas, il semble ne pas faire problème, nous le vivons sans y penser, comme s’il ne véhiculait ni réponse, comme s’il n’était porteur d’aucune information. Ce n’est même plus du conditionnement, c’est de l’anesthésie. Nous dormons notre vie d’un sommeil sans rêves. Mais où est-elle, notre vie ? Où est notre corps ? Où est notre espace ? (…)
      Nous vivons, certes, nous respirons, certes ; nous marchons, nous ouvrons des portes, nous descendons des escaliers, nous nous asseyons à une table pour manger, nous nous couchons dans un lit pour dormir. Comment ? Où ? Quand ? Pourquoi ? »

      L’infra-ordinaire, Georges Perec.

  9. la possibilité pour la BCE de financer les États en achetant leurs obligations à l’émission.

    Selon Henri Sterdyniak les sommes en jeu sont maintenant telles que la BCE ne pourrait même plus fournir les liquidités voulues aux états. Son passif ne peut augmenter indéfiniment dit-il.

    Cette remarque que j’ai entendu la semaine dernière m’a étonné. Je pensais que la planche à billet était illimitée.

    amha il suffirait que la BCE annonce qu’elle interviendra pour soutenir tous les États et les taux demandés par les investisseurs redeviendraient raisonnables/

      1. Faisons l’hypothèse suivante:
        – la BCE ouvre son guichet à tous ceux qui font la demande de liquidités, banques et Etats
        – comme elle l’a déjà fait pour les LTRO, elle ne contrôle pas l’utilisation de ces fonds

        Alors, y a t-il un risque d’hyperinflation comme sous la République de Weimar en 1923?

    1. @ Tano

      Créer de la monnaie à tout va ne me semble pas plus être une solution que de financer les dettes par l’endettement. Il arrive un jour où il faut remettre les choses à plat…

      1. @ François Leclerc Vous écrivez:«Il arrive un jour où il faut mettre les choses à plat». Oui mais comment? Par l’austérité Merkelloise ou l’effacement de l’ardoise?
        Deux-Montagnes Québec

      2. L’hyperinflation est une solution mais très radicale.

        Dans la mesure où l’on ruine tout le monde (on pourrait interdire la détention d’or). La dette n’ayant plus aucune valeur, on la rembourse.

        Et ensuite, on crée une nouvelle monnaie en décrétant que la précédente n’a plus aucune valeur.

      3. @ lorimiera

        La restructuration de la dette pour commencer, le démontage de la machine à fabriquer de la dette pour continuer, la mise en route de celle à distribuer équitablement la richesse enfin.

      4. Mais François, voyons c’est une révolution !
        Vous avez oublié la Corée du Nord, diraient certains…

      5. @François Leclerc 21 mai 2012 à 23:42
        Tiercé dans l’ordre gagnant à prononcer en 2112…mais ça fera désordre…

        D’ac avec vous mais je ne vois nul alpinistes en cordées prêts à préparer un sommet !

      6. La restructuration de la dette pour commencer, le démontage de la machine à fabriquer de la dette pour continuer, la mise en route de celle à distribuer équitablement la richesse enfin.

        Oui, FL, tout est dit !
        encore que par « restructuration » j’entends « rembourser en monnaie de singe

      7. Pourquoi tant de pudeur à ne pas admettre qu’il y aura d’abord de l’inflation plus ou moins maitrisée, qui revalorisera les actions et les actifs immobiliers, mais dévalorisera la valeur de l’argent, des obligations et des bons d’Etat, ce qui permettra de rembourser une partie des dettes avec la croissance monétaire du PIB ? Dès que les banques centrales auront émis tout ce qu’elle pourront à des taux ridiculement bas, c’est pourtant ce qui va se passer ? Non ?

  10. Je ne résiste pas à l’envie de poster ici le dernier sondage en date pour les prochaines élections grecques :

    sondage Public Issue/Kathimerini (étiqueté ND) :
    – Syriza 28%
    – ND 24%
    – Pasok 15%
    – Grecs Indépendants 8%
    – Gauche Démocratique 7%
    – KKE 5%
    – Aube Dorée 4.5%
    – Recréer la Grèce 3%

    Ajoutons que Dora Bakoyannis vient d’annoncer qu’elle retournait au bercail ND, et que des transfuges du LAOS reviennent eux aussi au bercail ND. Ah, c’est beau, la peur du rouge !

    1. Ne boudons pas notre plaisir quand un sondage nous plaît !

      Mais ne boudons pas notre esprit critique: les sondages sont suspects !

      🙂 Cordialement!

  11. Soyons certains que tous les pouvoirs sont conscients de l’accumulation des injustices et des régressions au grand bénéfice de quelques uns..Le problème est de trouver ce qui est du domaine de l’incompétence ,ce qui est du domaine de la complicité passive et ce qui concerne les véritables organisateurs (anciens représentants des banques ,fonds de pension!!!)

  12. Coucou!

    Avons-nous la possibilité de comparer la monnaie effectivement émise (et retirée) par la BCE en 2011 avec sa posture « surtout pas de planche à billet »?

  13. Et la révolution d’érable continue malgré la répression du gouvernement libéral:

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=NtY6S6TpyDw#!

    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120521.OBS6005/quebec-les-raisons-de-la-revolution-d-erable-des-etudiants.html

    En réaction à l’adoption de la loi 78 du gouvernement Charest qu’elle juge injuste, extrêmement répressive et restrictive, la CLASSE songe sérieusement à désobéir. Ses membres réunis en congrès extraordinaire, hier, ont abondamment discuté de leur plan d’action et feront connaître leur position cet après-midi.
    La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante a choisi le parc Émilie-Gamelin, lieu de rassemblement de la majorité des manifestations qui ont cours depuis 99 jours, pour procéder à son annonce à 15h30.
    Selon le communiqué de la CLASSE, ses deux porte-paroles, Gabriel Nadeau-Dubois et Jeanne Reynolds, procèderont à une «annonce importante».
    «La répression policière ne nous a jamais effrayés. Ça ne commencera pas aujourd’hui avec ce projet de loi là. Les manifestations vont continuer. […] Il n’est pas exclu d’appeler à désobéir à cette loi», a déclaré vendredi Nadeau-Dubois.
    Depuis son adoption, et même avant, la loi spéciale 78 qui en substance suspend la session des étudiants et empêche la tenue de manifestations spontanées, est dénoncée de toutes parts autant par les étudiants que les syndicats, les élus que la population. Et dans la rue la colère flambe.
    La CLASSE est l’instigatrice d’une grande manifestation qui se déroulera demain à Montréal pour les 100 jours du conflit étudiant.

    http://www.arretezmoiquelquun.com/

    http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201205/21/01-4527238-la-classe-refuse-de-se-soumettre-a-la-loi-speciale.php

    http://loi78.com/

    http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/stephane-laporte/201205/21/01-4527134-la-jeunesse-expliquee-aux-vieux.php

    http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201205/21/01-4527193-seules-des-negociations-regleront-le-conflit-dit-gerald-tremblay.php

    1. La »révolution de l’érable » se continue mais seulement en français, l’université Mac Gill ayant voté dès le début le rejet de la grève et l’acceptation de l’augmentation des frais de scolarité de 75%
      La société québécoise est coupée en deux et toujours de la même façon comme à chaque fois dans des situations graves…
      Deux-Montagnes Québec

    1. Oui, un charlatan qui ne comprend rien à ce dont il parle lorsqu’il évoque la monnaie. Ils sont légion sur le net, et chacun y va de sa petite vidéo sur le « scandale ». Le seul résultat concret de cette approche, c’est que leur idiotie passera à la postérité.

      18min de temps qui peuvent être bien mieux utilisées qu’à regarder ces fadaises.

      1. Bonjour Julien,
        C’est quelqu’un qui le connait personnellement qui m’a parlé de lui et je suis allée voir sur le net. Je n’ai pas regardé les 18 minutes car je ne comprenais pas grand chose (En français c’est pas toujours facile alors en anglais!!!). Alors j’ai voulu venir ici afin de demander un avis car j’ai grande confiance en Paul Jorion, François Leclerc, vous ou Zébu… Voilà. Merci d’avoir répondu!

    2. Je ne le connaissais pas, mais guérir le capitalisme n’est pas spécialement ma tasse de thé. Pas plus que ne l’est la théorie selon laquelle les banques commerciales créent de la monnaie. Ce jeune espoir sacré à Davos défend de vieilles idées.

      1. Merci François pour votre réponse. En fait je n’ai pas bien compris ce qu’il racontait… (en Français ce n’est pas toujours évident, alors en Anglais…) Et comme on me l’avait chaudement recommandé!!!
        Voilà et encore merci.

      2. Il faudrait faire une vidéo de réfutation en règle et la diffuser, peut-être?

        [Julien va peut-être encore nous dire gentiment qu’on a qu’à aller lire « L’Argent, mode d’emploi ». Oui oui, certes. Mais sinon, pour combattre efficacement ces ‘créationnistes’, on fait comment?]

  14. Iovi, j’ai la même intuition de base, sommaire, que vous, mais c’est plus tard que je vais me faire ma religion, planche à billets or not planche à billets … that is the question !!!! et puis pour aller vers quel horizon )))) that is the question ))))) je suis littéraire souriant :o)

  15. Finalement on est pas si mal en zone dollards!!?

    Things That Make You Go Hmmm – Such As The « Grexit »
    Submitted by Tyler Durden on 05/21/2012 – 19:49
    European Central Bank Eurozone France Germany Greece Hyperinflation Ireland Italy Mervyn King Portugal Reality Reuters Smart Money
    “I don’t envisage, not even for one second, Greece leaving. This is nonsense, this is propaganda.”

    – Jean-Claude Juncker, Chairman EuroGroup FinMin Committee

     

    “When it becomes serious, you have to lie.’’

    – Jean-Claude Juncker, Same guy

  16. Bonjour à tous.

    En réponse à VIGNERON.

    « Herr Marc Riva se débraguette… sortez les zenfants. »

    Je vous parlais de politique et il me semble qu’en la matière, les orientations nécessaires à la bonne tenue des affaires de la France ne seront pas le souci principal de ce gouvernement ne serait-ce qu’en politique étrangère . Vous le savez fort bien et l’histoire récentre en témoigne, nos soldats se font tuer pour des intérèts qui ne sont pas les notres.

    1. Pour ceusses qu’ont pas suivi – qu’ont pas vu le truc qui fait coucou quand le hors-bord Riva prend un paquet de mer, quand on lui abime sa coque d’acajou, son accastillage chromé, quand il défouraille aussi sec le matos, quand on sort les niards fissa :

      Que dire aussi des membres du gouvernement de gauche qu viennent d’être nommés. Ce sont des élections en France qui viennent d’avoir lieu ou en Israêl? Rassurez-moi.

    2. « les orientations nécessaires à la bonne tenue des affaires de la France ne seront pas le souci principal de ce gouvernement ne serait-ce qu’en politique étrangère. »

      Hollande doit être un agent de l’anti-France, d’ailleurs déjà son nom, non ? Pas comme « Riva », ben d’chez nous çà ; ça sent la souche, Riva, pas comme Rivaroli, qui n’aurait eu aucune descendance, pas même avec « une certaine Manette ».

    3. nos soldats se font tuer pour des intérèts qui ne sont pas les notres.

      T’as raison, pis aussi on ferait mieux d’envoyer nos commandos marine, nos paras, nos légionnaires, plus quelques A380 de Crs et de mobiles défendre nos zintérêts communs avec Bachar, hein, tankonyé ?

  17. De la valeur, en ce beau mois de mai 2012.

    Deux informations qui révèlent non pas la volatilité des marchés mais l’état de folie économique dans lequel nous sommes contraints de vivre.
    1. Facebook a été introduit en Bourse, faisant ainsi la Une de tous les journaux écrits et télévisés, mais déjà il apparaît que certains investisseurs doutent de la réalité de la richesse créée ou à venir.
    2. La maison d’édition Flammarion est à vendre depuis plusieurs mois. Son propriétaire, le groupe italien de médias RCS, fortement endetté attendait 300 millions d’euros et serait prêt à discuter pour 250. Dans le cas contraire il pourrait annuler la vente. Les deux derniers acheteurs en lice, les maisons d’édition françaises Albin Michel et Gallimard auraient proposé tout au plus 200 millions, ce qui me paraît déjà élevé car équivalent à 75 % du dernier chiffre d’affaire (2011) connu et supérieur à la somme des dix derniers résultats annuels après impôts connus.
    Mais il est vrai qu’avec le levier du LBO, l’économie peut faire des miracles, surtout en faveur des actionnaires et de leurs banques.

    N.B. Toutes mes sources sont disponibles ce jour sur les sites Internet du Monde et des Echos.

    1. J’ai acheté il y a quelques jours mon premier livre sur Kindle (pour PC) :

      Prix : 2,21 E, (Caustic Lunar, Malcom Lowry)

      Avantage : Le dictionnaire est incorporé à l’application. Vous n’avez pas ça dans le livre papier.

      Adieu libraires, éditeurs, et autres pique-assiettes. Encore des « vocations » qui iront rejoindre la longue cohorte des éveillés sans vocation, à la suite des photographes sur papier argentique (kodak)… Adieu, syndicats du livre, CGT de l’édition, rotatives, gazettes, canards et papiers volants. Et c’est beaucoup mieux pour les arbres.

      Le progrès nécessite des sa-cri-fices. L’inutile doit être dégraissé, c’est le prix de l’efficacité.

      Facebook : la bulle internet des années 2000 n’est pas si loin. Le schéma publicitaire est moins adapté aux mobiles aussi, semble-t-il.

      De toutes façon, le système s’auto-détruit, de manière irréversible. Qui sera épargné, sans doute le coeur, la bureaucratie européenne, installée à Bruxelles, et ses cohortes de fonctionnaires d’élite.

      1. « et ses cohortes de fonctionnaires d’élite » C’est du populisme, ça. Il n’y a pas beaucoup de fonctionnaires européens si vous faites le compte (je pense qu’il y en a autant que de salariés publics à Marseille). Evidemment ils sont mieux payés, mais ça ne fait pas encore beaucoup pour l’europe des 27…

      2. à Lisztfr,

        J’ai acheté il y a quelques jours mon premier livre sur Kindle (pour PC)

        Erreur, vous n’êtes pas le propriétaire de ce livre (vous ne pouvez ni le prêter, ni le donner). Vous êtes le locataire d’un fichier qui peut vous êtes retiré à volonté.

        Et c’est beaucoup mieux pour les arbres.

        Vous avez raison. Il est acquis que l’informatique et le monde qui en fait la promotion ne polluent rien, ni la nature, ni les esprits.

      3. « Avantage : Le dictionnaire est incorporé à l’application. Vous n’avez pas ça dans le livre papier. »

        C’est un avantage par rapport au livre papier mais pas par rapport à l’ordinateur où on peut cliquer sur les mots et en avoir les traductions dans une petite bulle: j’étais nul en anglais mais au bout de 15 ans d’utilisation je peux lire et même écrire l’anglais. Un autre avantage rarement mis en avant est qu’on peut gribouiller, annoter, corner des pages sans remords ou rechercher des mots à l’intérieur du texte (un peu comme avec Google mais en moins bien.)

        La vraie différence avec l’ordinateur c’est qu’on peut s’installer plus confortablement pour lire de longs textes (la dernière chose que j’ai lu de dette manière c’est Comment on devient l’anthropologue de la crise 😉 autrement dit les aventures de Paul en Amérique 😉 l’équivalent de 20 ou 30 pages.)

        Sinon on peut lire exactement les mêmes livres avec un ordinateur de table ou un portable, un téléphone, une tablette! Les vendeurs de liseuses essaient de faire en sorte qu’on croie devoir passer par eux pour acheter les livres qu’ils commercialisent eux-même: si ça marchait nos lectures seraient choisies par Amazon ou Apple (au lieu que ce soit Hachette ou Actes Sud.) En réalité c’est pas vrai: pour contourner passer par http://calibre-ebook.com/, un outil dont fait le tour en quelques dizaines de minutes et qui permet entre autres de passer d’un format à un autre (formats HTML et Word compris.)

        A mon avis la nouveauté n’est pas l’appareil – même si c’est ce qu’on veut nous faire croire – mais l’interaction entre Internet et les livres. Le rôle des éditeurs, des bibliothécaires et libraires, des critiques voire des auteurs s’en trouve remis en question, pas seulement celui des spécialistes de l’imprimerie.

        Pour moi, à part l’accès aux langues étrangères, ce qui a le plus changé les choses c’est que je peux parcourir puis éventuellement lire des livres (dont tous les livres anciens qui sont disponibles gratuitement) que j’aurais hésité à acheter à cause du nombre de pages et/ou du prix et/ou de la flemme d’aller à la bibliothèque municipale…

      4. Les institutions européennes en quelques chiffres:

        8,5 milliards de frais de fonctionnement
        http://europa.eu/pol/financ/index_fr.htm

        De 40.000 à 56.000 fonctionnaires selon les sources et les localisations
        http://europa.eu/about-eu/working-eu-institutions/index_fr.htm
        http://www.euractiv.fr/bruxelles-regrette-pouvoir-embaucher-genies-article

        Relativiser: faire perdre son caractère absolu à qqch, en le définissant par rapport à autre chose.

        Quitte à relativiser, pour mettre le foutoir qu’ils ont mis, beaucoup moins de personnes auraient suffi.

      5. à Mathieu,

        Vive le populisme !

        Le fonctionnaire d’après le populisme de droite est celui qui restreint la liberté du citoyen en faisant appliquer des règles et d’après le populisme de gauche le fonctionnaire est celui qui fait appliquer des règles alors qu’il n’a pas été démocratiquement élu pour le faire.

        Vive le peuple !

      6. à GL

        Permettez-moi de vous faire remarquer ce que vous venez d’écrire : « le rôle des éditeurs, des bibliothècaires et libraires, des critiques, voire des auteurs (c’est moi qui souligne), s’en trouve remis en question… »
        Supprimez aussi le lecteur et vous n’aurez plus rien.
        Fin du livre.
        Fin de l’écriture.
        Fin de la civilisation.

        Vous avez tout compris.

      7. Lazare («Au tombeau !» beuglait l’Aristide), Aoutch ! 16 € par tête de noeud arreuhropéenne ! a fait cré cré peur la douloureuse…

      8. à Marlowe

        Et son Kindle, Lisztfr a le droit de le prêter ou de le donner ou alors c’est aussi interdit par la loi? Je précise que lorsque vous prêtez ou donnez un livre il n’est plus matériellement en votre possession de même que si vous prêtez ou donnez un Kindle celui ci ne sera plus matériellement en votre possession.

        Si Lisztfr veut acquérir toute la série des Rougon-Macquart au format livre devra-t-il débourser quelque chose?

        Au fait, quelle est donc la procédure à suivre pour retirer le fichier d’un Kindle contre la volonté de son possesseur?

      9. @ Lazarillo de Tormes

        50.000 fonctionnaires européens, mais c’est rien du tout!

        Vous avez-vu le nombre de fonctionnaires français, par exemple? 90 fonctionnaires pour 1.000 habitants: faites le calcul… Contre 50 pour 1.000 habitant en Allemagne (autre exemple).

        50.000, c’est moins que le nombre de fonctionnaires que Hollande veut rajouter à l’éducation nationale (60.000).


      10. « Fin du livre.
        Fin de l’écriture.
        Fin de la civilisation. »
        (Marlowe)

        C’était probablement l’avis des moines qui travaillaient dans les scriptorium et de ceux qui se préoccupaient du livre à l’époque de Gutenberg.

        La quasi totalité du montant des souscriptions versées pour le présent blog va à ceux qui s’en occupent alors que les mêmes ne récupèrent qu’environ 10% du prix des livres qu’ils écrivent (livres qui d’ailleurs n’auraient peut-être pas été écrits ou n’auraient pas trouvé d’éditeur sans ce blog.)

        Ça mérite réflexion !
        ___

        « Au fait, quelle est donc la procédure à suivre pour retirer le fichier d’un Kindle contre la volonté de son possesseur? » (Au sud de nulle part)

        C’est une procédure qu’Amazon et Kindle ont promis de ne plus réutiliser mais qui a été utilisée pour effacer à distance et sans prévenir 1984 (sic) de George Orwell dans les Kindle de ceux qui l’avaient acheté aux USA: Amazon Erases Orwell Books From Kindle

        Ça mérite réflexion !

      11. Au sud de nulle part.

        GL a répondu en ce qui concerne la manière dont Amazon peut retirer le fichier qu’il vous a fourni moyennant finances.
        Il existe des articles et des ouvrages fort savants pour décrire toutes ces subtilités (j’ai failli écrire mystères) informatiques, mais que je ne comprends pas.

        Bien entendu vous pouvez préter votre tablette, et même la donner, mais alors comment ferez-vous pour lire ? Vous ne lirez pas.

        Comprenons nous bien, je ne suis pas le défenseur de la filière actuelle du livre sur laquelle il y a beaucoup à dire, et surtout à propos de l’effarante surproduction de ces marchandises mises sur le marché non pas pour être lues mais pour être vendues.
        Ma cible est le livre sans papier et ma première motivation est simplement que, puisque le progrès marchand voudrait que je m’enthousiasme pour la nouveauté sans papier, je m’y refuse.

      12. Et en cas de tempête magnétique géante comme en 1859, qui brûlerait tous nos circuits électroniques, ce serait gênant si on avait auparavant confié toutes nos archives et écrits aux supports électroniques…

    2. Digital books bought for the Kindle are sent to it over a wireless network. Amazon can also use that network to synchronize electronic books between devices — and apparently to make them vanish.

      Effectivement ça fout les vers mais il y a un remède ; éteignez moi vite tous ces réseaux WIFI et encore plus si vous avez des gosses. C’est très néfaste pour la santé. Au delà de ça il est évident que ce genre d’actions putrides nous pendent au nez. C’est l’autodafé au XXIème siècle. Soyons modernes.

      Bien entendu vous pouvez préter votre tablette, et même la donner, mais alors comment ferez-vous pour lire ? Vous ne lirez pas.

      Pareil qu’avec un livre. Si je ne l’ai plus ben je ne pourrais plus le lire. Et si celui à qui je prête mon Kindle me prête le sien en retour. Alors?

      Dans le fond vous avez raison bien entendu. Mais l’intégrale des Rougon-Macquart à 1,79 € alors que j’ai envie d’en relire certains que j’ai égarés ou prêtés sans espoir de retour et de lire ceux que je n’ai jamais lus. Dur de résister. Je tiens bon.

      1. @ Au sud de nulle part

        Je me suis offert la Kobo (Fnac): il n’y a aucun problème pour lire les fichier Pdf (qu’il suffit de télécharger, via un câble USB, de son ordinateur).

        J’en suis très satisfait (très grande autonomie, lecture reposante,…).

    3. Des publications scientifiques inabordables

      Le 17 avril dernier, l’université américaine de Harvard, une des mieux dotées au monde, annonçait ne plus pouvoir faire face aux prix des abonnements aux revues scientifiques, dont le coût « s’élève à 3,73 millions de dollars actuellement ». Wikipédia au secours de la recherche ?

      Même les universitaires, pour qui Internet a été conçu et qui s’en servent depuis une trentaine d’années, n’arrivent pas à régler les problèmes que pose son manque de compatibilité avec le capitalisme.

      Je trouve rigolo que le réseau Minitel conçu par des fonctionnaires dans un pays centralisé ait cédé sa place à un machin anarchique conçu par une bande d’universitaires gauchistes…

      Internet est-il soluble dans le capitalisme ? 😉

  18. Le thème auquel les dirigeants européens semblent se raccrocher est donc désormais la croissance. Quels moyens alloués ? Dans l’immédiat, augmenter le capital de la BEI de 10 milliards d’euros (souscrit avec de la dette..), lever 4,6 milliards d’euros pour moins de 10 projets d’ici à 2013, la vague idée d’affecter les fonds structurels qui n’ont pas été dépensés… Si cela n’est pas de l’ambition à la mesure du continent…

    http://www.agefi.fr/articles/les-dirigeants-europeens-doivent-preciser-leur-plan-pour-la-croissance-1224926.html

    1. Ando, c’est plus de 20 milliards € de fonds structurels qui avaient été alloués à la Grèce pour 2007-2013. Je sais pas où on en est aujourd’hui mais il y a encore quelques mois c’est près de 16 milliards qui n’avaient toujours pas été versés par l’UE, les trois-quarts de la somme prévue, alors que les fonds étaient déjà affectés à des projets d’investissement. Je rappelle qu’un certain nombre d’ex pays de l’est ont bénéficié d’un déblocage anticipé des fonds prévus dès le début de la crise.
      Le simple fait qu’un an ou même deux avant l’échéance de 2013 la totalité de l’aide actée pour 2007-2013 n’ait pas été versée à la Grèce – et avec des conditions de cofinancement assouplies ! – est proprement ignoble.

      1. Nous parlons peut être là, des sommes qui sont allouées pour trouver juste un nom à ces projets comme le coût qui avait été engendré par la trouvaille du nom « pôle emploi ». Vous y rajoutez le paiement d’une assurance pour la couverture des risques. On peut alors parler de structure du nom et structure de couverture. En plus 2013, c’est loin. Mais c’est cher du projet, lorsque l’on sait « ce que sous entend le mot projet ». Ils n’ont pas parlé de réalisation. Moi, je projette beaucoup mais je jette aussi.

      2. Olive de Lyon, vous êtes ab-so-lu-ment im-bi-ta-ble. Et à coté de la plaque systématiquement, pour le peu qu’on ose en saisir.
        Moi, 15 à 25% de cofi prévus. Il faut 0 et balancer aux grecs l’artiche due, point.

      3. Ouaip et puis? ça résoudra rien, au contraire. Le fric va aller dans la poche des copains des politicards au pouvoir. Autant déverser ce fric au Congo en espérant que le pékin de base en profitera…

        Reset des dettes, y’a que ça de juste. Le reste c’est chipotage, enfumage et tournage autour du pot.

      4. @ Moi :
        Quand on sait que la France, pour laquelle il est demandé des cofinancements à minima de 50% (sauf exceptions, comme des appels à projets, qui se multiplient d’ailleurs, ceci expliquant cela), se fait dégager d’office, alors même que ses collectivités territoriales cofinancent de manière importante (et bien plus que l’Etat), on se demande bien comment la Grèce, où l’investissement public est centralisé sur l’Etat peut même assumer 15 à 25%, vu la crise qu’il subit depuis 4 ans …
        Un rapport conjoint de l’IGAS-IGF-IGA il y a deux ans montre que pour le FEDER, les taux de consommation sont nettement inférieur à ce qu’ils devraient être (http://www.igf.finances.gouv.fr/gcp/webdav/site/igfinternet/shared/Nos_Rapports/documents/Risque_degagement_office_sur_les_fonds_structurels.pdf).
        La faute aux facteurs conjoncturels (notamment la crise, avec l’absence de cofinancements) mais aussi structurels, liés à la gestion des mêmes fonds.
        Cette même gestion qui implique des moyens proprement hallucinant de gestion et de contrôle de l’utilisation des fonds, qui freinent de manière croissante par ailleurs les porteurs de projets. A tel point que la Commission européenne a dû revoir le modes de calculs pour les frais dans les projets : tout bonnement imbitables.
        On peut pas dire que tout soit fait pour faciliter les choses, d’autant que les états, qui sont gestionnaires des fonds structurels (la plupart du temps) ont aussi tout intérêt, sans être dégagés d’office, de ne pas trop pousser la promotion de ces fonds trop tôt, rapport au fait qu’ils en sont gestionnaires (ya bon, trésorerie) !
        Merci l’Europe.

        PS : sauf pour la Grèce, apparemment, puisque ce pays n’a pas reçu l’enveloppe que la majeure partie des pays de l’UE ont déjà reçu en totalité. Bizarre, non ?

      5. Moi,

        Ouaip et puis? ça résoudra rien, au contraire. Le fric va aller dans a poche des copains des politicards au pouvoir.

        Magnifique, t’as ben raison Gaston. J’espère qu’ils te lisent à Bruxelles. Pour les grecs j’veux dire. Vaut mieux qu’la troïka gère à leur place, ouais… Pis imagine ! Si elle paye pas maintenant l’€peuh, elle va pas le faire plus tard oh ! Pour filer le flouze aux potes et clients à Tsipras ? Rêve.

      6. @zébu: je ne nie pas cet état de fait. Je dis juste que c’est pas ça qui les sauvera ni même si la BEI se mettait à y investir de l’argent fraîchement imprimé par la BCE (comme certains économistes l’ont proposé). Tout ça ne fait que dévier l’attention de la solution.
        Un problème de solvabilité ne se résout pas en déversant du fric, faut une faillite et un nouveau départ sur des bases saines. Et y’a pas que les Grecs qui sont concernés.

      7. @ Moi :
        Je sais bien que ce n’est pas ‘ça’ qui leur permettra de sortir de l’ornière (euphémisme). Mais disons que ‘ça’ participe aussi à les y cantonner. Quand on voit que pour quelques centaines de millions d’euros, on ‘frôle’ la faillite, on se dit que les mauvaises volontés et la gabegie bureaucratique est partagée ici-bas (enfin, surtout pour ceux qui y sont, tout en bas).

  19. L’argent, est un dû .
    trois vaches , trois quintaux , papier signé par celui qui doit à celui qui a donné trois vaches , trois quintaux .
    cela fait désordre ces monnaies en vaches ou quintaux . alors, dans cette sorte de confusion des échanges , un chef apparait qui tranche et frappe sa monnaie dans laquelle chacun « reconnait » sa vache ou son quintal . Évidemment celui qui frappa monnaie prit un ascendant sur l’ensemble et put dicter sa loi . .
    Qu’est-ce qui autorisa cette démarche ? il y eut surement des assistants qui donnèrent du sens ou des arguments aux naïfs . Un génie pratique devint un génie maléfique ?
    Depuis, de l’eau a coulé , et on n’est plus à échanger des papiers vaches contre des quintaux pour nourrir les vaches et des papiers quintaux pour etc. , mais des cds contre des eurobonds* , et tout le bazar qui va avec . que dire des papiers qui sont des marchandises , des biens ? c’est loin d’être anecdotique , mais ce ne peut pas résumer les maux du monde . c’est symptomatique des divisions , des divergences d’intérêt .
    Avons nous perdu le sens de l’intérêt commun ?
    ben oui, à quoi ça sert de vivre si la vie est sans intérêt ? comme on dit « si le sel est affadi » .

    * excusez si c’est faux. je ne vois pas le progrès si c’est aussi compliqué qu’avant la monnaie .

    P.S. le papier est né sur une certaine défiance mais en réalité n’ouvre pas sur une réelle confiance .

    1. d’ailleurs , quand on voit les assurances en cascade , c’est bien pour résorber les doutes , non ? mais est-ce possible d’y arriver , il y a toujours quelque limite . l’autre a son plan , sa pensée ou sa liberté , c’est un mur aussi impénétrable que les horizons célestes , ce qui est un garant en somme de sa survie ( en cas d’hostilité)
      c’est pour cela qu’on ne peut commencer que par soi, s’interroger sur ses intentions . là, on franchit toutes limites . on n’est pas sûr de gagner – de l’argent – mais au moins on ne perd pas sa vie . ici peut-être , ailleurs sans doute pas . les niveaux respectifs ne seraient pas liés ?

  20. L’Europe est la vache à lait des Américains et des Anglais qui maitrisent parfaitement les mécanismes spéculatoires !!

    1. Oui c’est peut-être comme ça,

      Que se produira une plus grande apothéose mondiale,

      Qui donc peut vraiment maîtriser tout le temps, et à distance les nombreux mécanismes immondes très glauques, répugnants, nauséabonds, crapuleux ou spéculatoires, pathogènes, il y a déjà tant de variables en sursis.

      Je crois surtout que les premiers Marchés Mondiaux sont devenus le repère d’un très grand nombre d’irresponsables
      du jeu et de l’avoir, de la combine ou la tromperie, de l’arnaque ou l’entourloupe, et un petit peu aussi le repère de gens qui se fichent pas mal de provoquer jusqu’au bout un plus grand dégoût du monde.

    2. Xian,

      L’Europe est la vache à lait des Américains et des Anglais qu maitrisent parfaitement les mécanismes spéculatoires !

      Oh ? Ah ouais ? Et bé faut croire que les vaches européennes nourrissent leurs veaux nationaux en loucedé au nez des yankees et à la barbe des rosbeefs, ou qu’elles pratiquent l’art divinatoire mieux que l’anglo-saxon « les mécanismes spéculatoires »… J’vois qu’ça.
      Enfin si l’on s’en réfère très humblement aussi bien au Global Wealth Report de Crédit Suisse qi’au World Wealth Report de Merryl Linch/Cap Gemini, ce dernier s’intéressant plus particulièrement aux clients potentiels des banques pour HNWI (High Net Worth Individuals : particuliers disposant d’un patrimoine financier de plus d’un million de dollars hors résidence principale et biens de consommation)…
      Sont très bien les zeuropéens dans les charts, très très bien même, un chouïa sur le retour, un zeste du genre qui commence à « rendre la monnaie », mais ça va encore, quelques beaux culards parmi les veaux d’la Vieille…

    3. Washington sur Seine ?

      La French American Fondation est connue pour sa formation, les « Young Leaders », réservée à une dizaine de jeunes surdiplômés chaque année. Sur les huit socialistes sélectionnés comme Young Leaders depuis François Hollande en 1996, six rentrent dans son gouvernement cette semaine. Le plus « atlantiste » n’est pas toujours celui qu’on croit…

  21. http://leblogalupus.com/2012/05/21/ledito-du-lundi-21-mai-2012-une-triplice-dun-nouveau-genre-pour-sauver-les-kleptocrates-sur-le-dos-des-peuples-par-bruno-bertez/

    « Pour remplir un agenda electoral, la France rejoint le camp des opposants a son alliée, l’Allemagne et signe un texte étonnant qui prone la productivité à tous crins, c’est à dire les licenciements,les réformes structurelles c’est à dire la flexibilité et la précarité, les changements des lois sur le travail.

    Les paragraphes 7 et 8 du communiqué sont un modèle de reniement de ce pour quoi les électeurs de gauche ont voté: on met l’accent sur la productivité, les réformes structurelles, la poursuite de l’intégration du marché international, l’ouverture des marchés, lerefus du protectionnisme, l’insistance sur le role de l’OMC, les dérégulations etc etc; Mélenchon s’il n’etait pas pressé par son calendrier électoral personnel devrait déjà ètre en train,avec ses amis de l’ex LCR d’organiser les premières grèves de masse. »

    1. cela me fait pensez a une video que paul a fait passer sur le blog…d un cadre de chevreux (ACA !°

    2. « la poursuite de l’intégration du marché international, l’ouverture des marchés, lerefus du protectionnisme »

      Vous vous trompez gravement, il n’y a qu’un seul parti qui a proposé du protectionnisme ainsi que la lutte contre l’europo-mondialisme. Et il n’est pas de gauche, encore moins socialiste (parti pour lequel les électeurs de gauche ont voté).

    1. « Le Club de Rome est un groupe de réflexion réunissant des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires nationaux et internationaux, ainsi que des industriels de 53 pays, préoccupés des problèmes complexes auxquels doivent faire face toutes les sociétés, tant industrialisées qu’en développement. ».
      Mais qui donc est au commande du naufrage? La préoccupation pourrait au moins suggérer l’action….A qui profite le crime? C’est facile de dire ensuite, je vous l’avais dit.
      Cela me fait penser à une partie d’échecs. On peut tous changer nos comportements (intérêt générationnel).
      Ce ne serait que la faute des journalistes (ne font pas leur boulot d’info) alors?
      Et les guides, où sont-ils (politiques, industriels, scientifiques, économistes,…). C’est pas moi, c’est la faute de l’autre…Voilà, la vraie nature du capitalisme (intérêt individuel) !
      Je ne parle pas non plus du socialisme (intérêt collectif), c’est la faute de personne !
      C’est en partie l’excès qui est à l’origine du problème mais pas seulement…
      Trouvons le bon sens.

  22. La peur d’une panique bancaire saisit l’Europe

    Soudain, la confiance a disparu. Dans la multitude de scénarios qu’envisagent les dirigeants européens depuis le début de la crise de la zone euro, ils avaient pensé à tout sauf à celui-ci : que les petits épargnants européens se mettent brusquement à douter de la monnaie unique et du système bancaire, et se retirent sur la pointe de pieds. C’est ce qui est en train de se passer depuis une semaine. Les responsables politiques sont pour beaucoup dans ce nouveau développement de la crise. En évoquant la semaine dernière la sortie de la Grèce de l’euro, comme une issue possible voire souhaitable, des responsables allemands et de la Banque centrale européenne ont ancré eux-mêmes l’idée d’une rupture de l’Europe et celle d’une contagion. …

    http://www.mediapart.fr/journal/economie/210512/la-peur-dune-panique-bancaire-saisit-leurope

  23. Bonjour;

    je suis un citoyen lambda, et je viens de lire dans Leap 2020, cette phrase qui m’interpelle :  » la monétisation massive et brutale de la dette US  » . Est ce que quelqu’un peu m’expliquer sa signification ????

    1. Aux Etats-Unis (comme dans beaucoup de pays mais pas dans la zone euro) le gouvernement a attribué à sa banque centrale (FED) le pouvoir de mettre l’argent en circulation (ça a été naguère en en imprimant des billets, d’où l’expression « faire fonctionner la planche à billet » .) Il pourrait donner l’ordre à la FED de l’utiliser pour payer les intérêts et rembourser les emprunts qu’il a fait, d’où l’expression « monétiser la dette ».

      En fait ça n’est jamais aussi simple et direct que ça parce que l’effet d’une telle mesure est en principe de diminuer la valeur de la monnaie concernée (inflation, hyper-inflation.) Cependant, grâce au moyens détournés utilisés et plus probablement grâce au fait que le dollar est considéré comme une monnaie plus sure que les autres, ça a plutôt bien fonctionné jusqu’ici.

      l’opinion générale est pourtant que ça ne pourra pas durer éternellement, des centaines de milliers de pages sont publiées chaque année pour dénoncer la chose et proposer un grand nombre d’autres solutions…

      http://en.wikipedia.org/wiki/Monetization#Monetizing_debt

      http://de.wikipedia.org/wiki/Monetarisierung#Monetarisierung_von_Staatsschulden

  24. La Banque centrale allemande va émettre mercredi pour 5 milliards d’obligations à deux ans assorties d’un coupon de 0%. Du jamais vu !!!

  25. HENRI-DOMINIQUE LACORDAIRE

    « ENTRE LE FORT ET LE FAIBLE, ENTRE LE RICHE ET LE PAUVRE, ENTRE LE MAÎTRE ET LE SERVITEUR, C’EST LA LIBERTÉ QUI OPPRIME, ET LA LOI QUI AFFRANCHIT »

    A méditer pour nos amis de la Finance.

  26. Editorial du journal LE MONDE du 23 mai 2012
    L’euro ou la drachme ? Aux Grecs de choisir

     » Il faut tout faire pour garder la Grèce dans l’euro.  » Après le G8, la Commission de Bruxelles et l’Eurogroupe, Pierre Moscovici et Wolfgang Schäuble, les ministres français et allemand des finances, ont réaffirmé, lundi 21 mai, à l’occasion de leur première rencontre, leur volonté de  » tout faire  » pour éviter… le pire. Et le pire serait une sortie précipitée de la Grèce de l’union monétaire.

    L’hypothèse, mise en avant avec gourmandise par la presse anglo-saxonne, dont on connaît la sympathie pour l’euro, parcourt les couloirs des institutions européennes et les conseils des grandes entreprises. Alors, faut-il vraiment  » tout faire  » pour éviter le  » Grexit « , selon la formule (Greece exit) des financiers ? Depuis plus de deux ans, beaucoup a en réalité déjà été fait par l’Europe. L’union monétaire fonctionne mal, c’est vrai.

    L’absence d’un véritable fédéralisme se fait ressentir. Un énorme effort de solidarité a néanmoins été engagé en faveur de ce petit pays. Douze sommets de crise, deux mégaplans de sauvetage, des dispositifs de soutien exceptionnels, une dette effacée pour partie… Au total, chaque Grec (ils sont onze millions), le fonctionnaire d’Athènes comme l’armateur du Pirée, a déjà touché depuis janvier 2010 l’équivalent de 31 000 euros, acquittés d’une manière ou d’une autre par les contribuables européens.

    Mercredi 23 mai, lors du sommet des chefs d’Etat européens, à Bruxelles, le débat sur la manière de marier rigueur et croissance sera à nouveau abordé.

    Une sortie de la Grèce handicaperait les perspectives de reprise. Elle ferait peser une menace de désintégration sur la zone euro. Elle aurait surtout des effets désastreux pour les Grecs : dépréciation de la monnaie, alourdissement de la dette, envolée de l’inflation. Bref, un appauvrissement encore accéléré. Le retour à la drachme : un drame pour Athènes.  » Tout faire  » ? La première chose à faire, c’est de s’assurer que les Grecs veulent rester dans l’euro. Or le message qu’ils envoient depuis plusieurs semaines n’est pas clair. Les sondages disent qu’ils souhaitent majoritairement rester membres de l’Union, ce que nous aussi nous souhaitons.

    Lors des dernières législatives, ils ont pourtant voté, aux deux tiers, pour des partis qui rejettent, sinon l’Europe, en tout cas les règles du jeu de l’union monétaire. Il leur faut sortir de cette schizophrénie. Si les Grecs veulent continuer à faire partie du club, ils doivent en accepter le règlement intérieur – et l’appliquer. D’autres pays ont fait ou font aujourd’hui les efforts nécessaires – l’Irlande et le Portugal, notamment.

    Il n’est pas admissible qu’un petit pays, par son refus des règles du jeu, puisse continuer à mettre en danger l’ensemble du continent. En novembre dernier, Georges Papandréou, alors premier ministre, plaidait en faveur d’un référendum. Les législatives du 17 juin en font office. Aux Grecs de choisir. En espérant qu’ils feront le bon choix. Sinon, l’Europe devra en tirer les conséquences. Sans état d’âme.

    Erik Izraelewicz LE MONDE

    1. Au total, chaque Grec (ils sont onze millions), le fonctionnaire d’Athènes comme l’armateur du Pirée, a déjà touché depuis janvier 2010 l’équivalent de 31 000 euros, acquittés d’une manière ou d’une autre par les contribuables européens.

      Manière de présenter fallacieuse.

      Si les Grecs veulent continuer à faire partie du club, ils doivent en accepter le règlement intérieur – et l’appliquer. D’autres pays ont fait ou font aujourd’hui les efforts nécessaires – l’Irlande et le Portugal, notamment.

      L’U.E, tu l’aimes ou tu la quittes… c’est bien beau. L’Irlande et le Portugal sont également en train de plonger mais leurs populations se font plus silencieuses pour l’instant. Ces efforts s’avèrent donc inutiles.

      Sinon, Erik Izraelewicz se veut donneur de leçon puis menaçant. Comme s’il cherchait la soumission d’un peuple qui ne lit pas ses absurdités…

    2. « Si les Grecs veulent continuer à faire partie du club, ils doivent en accepter le règlement intérieur » Ah! Monsieur Erik!…
      « Parce que j’aime autant vous dire que pour moi, Monsieur Eric, avec ses costumes tissés en Ecosse à Roubaix, ses boutons de manchette en simili et ses pompes à l’italienne fabriquées à Grenoble, eh ben, c’est rien qu’un demi-sel. Et là, je parle juste question présentation, parce que si je voulais me lancer dans la psychanalyse, j’ajouterais que c’est le roi des cons… « 

  27. On narre , on relate ,on saute de lien en liens
    Mais on ne se marre pas , on retarde , on va sauter sans protection….
    Est- ce toujours le moment de gloser ,d’analyser l’inextricable , alors que « ces » oligarques mafieux
    nous préparent un de ces feux d’artifices (oui un « s » !!! ) dont on ne pourra se souvenir =
    pulvérisation générale ,mémoire et mémoires,traités et maltraités :
    tout s’évaporera du fait d’imbéciles peut-être,de diablotins haut gradés c’est certain…
    Et après ?

  28. Les européens parviendront à un accord …. encore un…..qui permettra de passer une nouvelle fois de gagner du temps. Pour s’en convaincre, il suffit d’entendre et de lire les déclarations des principaux responsables politiques qu’il est possible de résumer en « tout plutôt que la sortie de la Grèce ». Leur argumentation tient autant de l’économie que du politique. En lisant entre les lignes, on comprend qu’à leurs yeux la réduction de la zone Euro entrainerait la balkanisation voire la réduction de l’Union Européenne. Des décennies d’efforts perdus, des tonnes d’illusions envolées, des tonnes d’intérêts particuliers malmenés. Même le « Mélanchon » grec est bien pénétré de cette crainte lorsqu’il affirme que la Grèce restera dans la zone euro tout en rejetant les engagements des gouvernements précédents !
    Pendant que le nuage européen obscurcit l’horizon de nos intérêts et mobilise nos jugements, le leader contesté ( en interne) de « la nation la plus puissante du monde » distribue les encouragements et les tapes amicales dans le dos. Il le peut puisque l’excellente orchestration de la crise européenne par le front anglo américain fait oublier le désastre US : plus de 40 millions de bons alimentaires distribués, une dette que ma calculette ne peut plus afficher, une croissance en berne, une sévère montée des intégrismes, une légitimité internationale battue en brèche,….
    La crise européenne est réelle mais elle pourrait bien faire maigre figure devant ce qui nous arrive de l’outre atlantique.

    1. Pas de problème; il est prévu une garantie de dépots au niveau Européens pour rassurer les épargnants et éviter la panique.

      Dès que la commission, le parlement Européen, et les divers parlements des pays de la zone Euro auront validé le principe, on pourra commencer l’élaboration d’une recommandation.

  29. Intéressant.

    http://ftalphaville.ft.com/blog/2012/05/22/1009991/the-not-so-creeping-process-of-de-euroisation/

    Les effets du LTRO s’estompent rapidement en Italie. Les sorties de capitaux ne sont plus compensées par les entrées de capitaux et mars 2012 accuse la plus forte dégradation jamais enregistrée du solde net de ce poste. Les détenteurs d’instruments italiens en ont liquidé pour 38 MiE en mars portant à 150 MiE le total des ventes depuis juillet 2011. La dette italienne est de plus en plus détenue par les résidents (les banques italiennes probablement). L’Italie semble suivre le chemin de l’Espagne, au moins pour ces opérations de portefeuille. Ce tarrissement des liquidités explique d’ailleurs ce phénomène nouveau des soldes Target2. Ca craque mais cela ne rompt pas.

  30. Quand je vois que tout va s’effondrer, je me demande : comment en est-on arrivé là ?
    De la crise des subprimes à cette accumulation de crises qui mènent l’Europe à la ruine, à la misère, et certainement à plus ou moins long terme à la guerre civile ?
    Comment des inconscients cupides, égocentriques ont pu mettre les peuples dans une telle m**** ?

    Existe-t-il quelque part un résumé de cette histoire qu’il me faudra expliquer à mon enfant dans quelques années ?

  31. La BCE affirme que la discipline budgétaire « ne doit pas être renégociée ou assouplie », car l’opposer avec la croissance est « un faux débat ». Une réforme du marché du travail sur le modèle de celle qui a été effectuée en Allemagne en 2005 sera à la base du retour de la croissance.

    Je croyais que ce machin était indépendant!
    voilà une belle preuve de sa capacité de raisonement indépendant.
    les allemands à 1€ de l’heure doivent être content d’être des acteurs de la relance.
    Nous prennent encore et toujours pour des neuneus prêts à avaler n’importe quelle bêtise néo-libérale.

  32. lien : http://www.acrimed.org/article3829.html

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    Crise en Grèce, censure sur Arte (lettre ouverte)

    par Henri Maler, le 22 mai 2012

    Sous ce titre de notre choix, nous publions, avec l’autorisation de son auteure, une lettre de Vicky Skoumbi, rédactrice en chef de la revue grecque αληthεια (Acrimed).

    Chères amies, chers amis,

    Le jeudi 16 mai, j’ai participé à l’émission d’Arte 28 minutes sur le thème : La Grèce, talon d’Achille de l’Europe ?

    Je viens de visionner l’émission telle qu’elle a été diffusée et j’en crois pas mes yeux : le passage où je disais que l’aide accordée à la Grèce a été en réalité une aide aux créanciers du pays, et que les plans de sauvetage successifs ont été conçus pour protéger les créanciers d’un défaut éventuel de la Grèce, tout en plongeant le pays dans une récession de l’ordre de 20 % en le menant tout droit à la faillite, a tout simplement disparu ! Si vous regardez attentivement, vous constaterez les traces de coupure par des enchaînements assez abrupts et la non-fluidité de la parole après la première intervention de Benjamin Coriat.

    De même est passé à la trappe, un passage vers la fin où j’avais évoqué une confrontation qui n’est pas de nature nationale entre Grecs et Allemands, mais bel et bien entre deux camps transnationaux, c’est-à-dire entre ceux qui, en marchant littéralement sur des cadavres, défendent les intérêts du secteur financier d’une part, et d’autre part ceux qui défendent les droits démocratiques et sociaux et en fin de compte le droit à une vie digne de ce nom. Je prends à témoin Benjamin Coriat qui participait à l’émission et qui pourrait certifier que j’ai bien tenu ces propos dont la trace disparaît sous les ciseaux du censeur.

    Car, cela relève tout simplement de la CENSURE. Une question s’impose : Qui donc contrôle Arte et qui filtre les infos ainsi ?

    Je l’avoue, je n’en reviens pas. L’émission a été enregistrée « dans les conditions du direct » deux heures et demie avant sa diffusion et que je sache cette formule veut dire qu’on ne coupe pas, à la limite on refait une prise si on a un souci, ce qui a été le cas pour les présentations. Et même si la pratique établie est de couper un peu les longueurs, comment se fait-il que les deux coupes principales portent, comme par hasard, sur des propos concernant les vrais bénéficiaires de l’aide à la Grèce, c’est à dire les banques, ainsi que sur le caractère fallacieux de la supposée confrontation gréco-allemande ?

    Comme vous pouvez d’ailleurs sans doute le constater vous-même, mon temps de parole correspond à un tiers – peut-être même moins – de celui de monsieur Prévelakis. Celui-ci, avec sa proposition d’un médiateur, sous la tutelle duquel devrait se mettre la Grèce, proposait rien de moins que de suspendre les procédures démocratiques en Grèce et de donner à Sarkozy (!) la position d’un tuteur du peuple grec qui ne saurait être représenté par ses élus, surtout si ceux-là appartiennent par malheur au Syriza. J’ai bondi mais on ne m’a pas laissé le temps de réagir en coupant là l’émission.

    Conclure l’émission sur ce propos est absolument scandaleux. Cela n’honore pas, loin de là, Arte qui se revendique d’une sensibilité démocratique. D’ailleurs, si vous regardez un peu attentivement le déroulement juste avant la fin, vous verrez que la dernière question s’adresse à moi, madame Quin se tourne bien vers moi et non pas vers M. Prévélakis. Et ma réponse concernant les deux Europe qui s’affrontent et qui précédait la conclusion de Georges Prévélakis, est passée complètement à la trappe.

    Bref, les coupures, la répartition inégale du temps de parole, la conclusion sur un appel à suspendre la démocratie en Grèce, tout cela, si n’est pas de la manipulation de l’information, c’est quoi au juste ?

    Voilà bien des questions sur le traitement de l’information par une chaîne européenne qui se veut indépendante.

    Merci de diffuser ce message le plus largement possible et de l’afficher sur les réseaux, si vous voulez bien.

    Vicky Skoumbi,
    rédactrice en chef de la revue grecque αληthεια

      1. Du calme Martine… Elle fait partie d’acrimed Grèce, cette Vicky ? Si c’est le cas, sont pas biens chez Arte… C’était couru d’avance la scénette du petit théâtre agiprop de Maler/Acrimed. Quoique, avec eux entre la parano et le grand guignol, on sait jamais trop c’qui mène la danse…

  33. Lu dans « El Païs » du 21 mai 2012 sous la plume d’ Andrès Oppenheimer:
    L’Argentine hors du G 20 ? Un sénateur républicain propose des sanctions pour « le comportement de bandit » de l’Argentine. Ceci au sujet des dernières nationalisations , entre autres de Repsol. Quand on connait l’histoire de la prédation de l’économie argentine par les multinationales européennes et US , qui ont raflé pour 4 pesos le fleuron des entreprises bradées par la bande à Menem ! ça donne l’impression du gangster qui crie « au voleur! »
    Toujours dans ce grand quotidien de gauche (pourtant!) un classement des pays à risque pour les investisseurs, l’Argentine et le Venezuela apparaissent en derniers…bien sûr !

    1. un classement des pays à risque pour les investisseurs, l’Argentine et le Venezuela apparaissent en derniers…bien sûr

      Tu m’étonnes… « Bien sûr », oui c’est le mot.
      Cela dit les gros pleins d’pèze du pinard par chez moi, j’ai pas ouï dire qu’ils s’inquiétaient plus que ça pour leurs milliers d’has dans la pampa. Le gvt « rouge » de M’dame Kirchner leurs envoie même une petite Evita pour leur faire la retape. Très rassurantes les avances de la demoiselle, très très libérales :

      Eva Bamio, représentante du sous-secrétaire d’État en charge du Développement des investissements et de la Promotion commerciale au sein de la République argentine, n’a pas manqué de haranguer la salle et des chefs d’entreprises, intéressés par les occasions d’investissements dans le secteur vitivinicole.
      L’oratrice a aussi fait valoir d’autres avantages : «  Notre pays dispose de libertés pour innover dans le secteur viticole. Il n’y a pas de contraintes réglementaires. Et vous n’êtes pas obligé de vous associer à une structure locale pour réaliser votre projet d’investissement, contrairement à d’autres pays  », a-t-elle indiqué.

      Y’abon Argentina… Le Vénez ? Ils s’en tapent, y’a pas d’vigne à planter chez ceux-là. Par contre ils vendent de plus en plus de pinard, argentin ou de Bordeaux, aux riches vénézuéliens…
      http://www.lavigne-mag.fr/actualites/investissement-l-argentine-tend-les-bras-aux-bordelais-54843.html

    2. @ Lars

      « El País » est un journal de centre-gauche, et depuis que le groupe auquel il appartient (Prisa) a des dettes colossales il devient de plus en plus de centre et de moins en moins de gauche, allez savoir pourquoi…

      Quant au classement des pays à risque pour les investisseurs d’Amérique latine, quand on est de gauche on doit être idiot au point de mettre le Venezuela en haut de la liste au lieu de dernier? Tu sais vraiment ce qui se passe au Venezuela ou tu t’en informes dans la presse trotskiste?

      1. Je t’ accorde le risque pour le Venezuela, mais mettre l’Argentine sur le même plan ! Christina n’est pas une marxiste collectiviste quand même !

      2. @ Lars

        « Christina n’est pas une marxiste collectiviste quand même! »

        Elle non, mais selon La Nación, le grand quotidien argentin, son vice-ministre d’économie Axel Kicillof, l’est:

        http://www.lanacion.com.ar/1455874-axel-kicillof-el-marxista-que-desplazo-a-boudou

        Mais bon, je t’avoue, que moi les salades entre Espagnols et Sud-américains en général et argentins en particulier, ça fait très longtemps qui ne me passionnent pas. Le chaos ibérique est déjà assez lourd pour que je m’intéresse en plus au chaos de l’Amérique latine. Je suis donc très loin de savoir la vérité sur ce qui se passe là-bas. La seule chose qui m’intéresse vraiment de l’Argentine c’est Borges, Cortázar et une demi douzaine d’autres écrivains moins importants.

  34. Toujours dans la même veine. Ce petit graphique (blog du FT) qui montre comment s’opère le transfert du risque du privé au public, supposant que les dirigeants européens n’accepteront pas la faillites de banques commerciales de la zone euro. Les non résidents (privés et publics) peuvent remercier la BCE et ses LTRO.

    http://av.r.ftdata.co.uk/files/2012/04/Rabo_deeuro2.png

  35. L’argent des croissances précédentes rapportent encore de nos jours.

    Il suffit d’aller (notamment) dans les paradis fiscaux, il y en a pour plein de pays :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradis_fiscal#Liste_grise
    C’est trop long y’a beaucoup trop pour même en citer la moitié.

    Donc la croissance fait croître l’argent créant des bénéfices, de facto il faut placer cette argent. Avec le temps, il y a des intérêts, puis de nouveaux intérêts, les intérêts des intérêts,ect…Vu la longue liste des pays et la hauteur des bénéfices réalisés, la comptabilité doit être colossale.

    Le problème est que ce système des paradis fiscaux n’est pas citoyen, j’aurai bien écrit ceci est au bénéfice des populations mais personne ne m’aurait crû. Pourtant il y a bien eu des croissances successives, celle-ci ont amassé beaucoup d’argent, et encore de nos jours si on suit la logique des intérêts.

    Une idée, je sais j’écris pour rien mais une idée. Il n’y a des personnes qui mettent de côté de l’argent en se disant, je mets de l’argent de côté en cas de problème et je les ressorts à ce moment-là.

    Vu les sommes qui s’additionnent au gré des comptes, la notion de partage financier ne doit pas exister en économie.

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