L'actualité de la crise : LA LANGUE DE CHÊNE MASSIF, par François Leclerc

Billet invité

Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, n’a pas attendu la passation de pouvoir de François Hollande pour lui demander dès la veille « d’éviter la précipitation ». En l’occurrence, il évoquait le très épineux dossier de la séparation des activités de dépôt et de spéculation des banques, qui menace leur statut de « banque universelle ». Cela suppose, fait-il remarquer, « un travail d’analyse assez complexe », y revenant ensuite pour préciser : « un travail d’analyse tout à fait serein sur lequel nous pouvons apporter toute notre expertise ».

Le gouverneur a également recommandé que le doublement du plafond du livret A annoncé par le nouveau président soit mené afin de « laisser le temps aux établissements de s’adapter », et « d’éviter de créer des situations de tension, que ce soit dans le secteur de la banque ou de l’assurance, avant tout, in fine, pour le bon financement de l’économie française ». Pas un mot n’est dit sur les raisons assez mercantiles de cette prudence : le transfert qui en résultera se fera au détriment d’autres produits financiers des banques. Or celles-ci devront partager les dépôts sur le livret A avec la Caisse des Dépôts, qui les centralise pour financer le logement social. Alors qu’elles cherchent des fonds pour se renforcer, ils vont être réduits.

Pour le reste, le gouverneur est lui-même serein. « Quoi qu’il arrive, ce ne sera pas un problème pour le secteur financier français », a-t-il assuré à propos de la Grèce. Le coût d’un défaut total serait pourtant de 19 milliards d’euros pour les banques, d’après Eric Dor de l’Université catholique de Lille, et de 66 milliards pour l’État, tout compris. Sans compter les effets indirects et l’effet domino en Europe, impossibles à chiffrer.

Les additions donnent le tournis, ce qui a fait déclarer lundi à Jean-Claude Juncker au sortir de la réunion des ministres des finances : « La possibilité que la Grèce sorte de la zone euro n’a pas été l’objet de débat, personne n’a plaidé en ce sens. » Et à Charles Dallara, de l’Institute of International Finance : « Je pense que le coût pour la Grèce, le coût pour l’Europe et le coût pour l’ensemble de l’économie globale sont encore suffisants pour faire en sorte que les responsables politiques grecs et les responsables politiques européens fassent une pause avant d’appuyer sur la détente de la sortie. » Nous savons maintenant qu’Angela Merkel et François Hollande sont pour que la Grèce reste dans la zone euro, sans pour autant donner le mode d’emploi.

À propos du Crédit Immobilier de France, un dossier très chaud, Christian Noyer n’a pas failli : « au moment où je vous parle, il n’y a pas de problème en soi ». Admirons les deux réserves, et le parapluie qu’il ouvre en ajoutant : « depuis des années, nous avons encouragé le groupe à chercher un adossement ».

La capitalisation boursière des grandes banques françaises est en chute libre depuis 2007, si on compare les chiffres. Pour BNP Paribas, elle est passée de 108,9 milliards de dollars à 32,4 milliards (29,5 %). La Société Générale pèse aujourd’hui 12,2 milliards de dollars, soit 14,2 % des 85,5 milliards de l’époque. Le Crédit Agricole affiche 7,6 milliards de dollars, soit 11,6 % des 65,4 milliards de 2007. Cela n’affecte pas le gouverneur de la Banque de France, qui a toujours soutenu mordicus que les banques françaises étaient en excellente santé. Il ne s’est pas davantage exprimé sur la débâcle de Dexia, pour laquelle le gouvernement belge demande actuellement à son homologue français un nouveau partage de la garantie financière de 90 milliards d’euros assurée avec le Luxembourg afin que la banque puisse garder la tête hors de l’eau. Ce qui n’est pas un très bon signe, des fois que cette garantie devrait jouer.

Il faisait hier un temps à ne pas mettre un banquier dehors.

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Les CHRONIQUES DE LA GRANDE PERDITION viennent de paraître.

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84 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LA LANGUE DE CHÊNE MASSIF, par François Leclerc »

  1. Bonsoir,

    On peut clairement voir que certains outils financiers sont de vrai outils speculatives comme les CDS et aures. Mais je voudrais savoir si des outils financiers comme les fonds indiciels cotes sont inoffensifs et les fameux swaps de taux sur le marche gré à gré.

    En ce moment le terrain de jeux des financiers est l europe. est ce que l Asie est le prochain sur la liste avec Hong Kong

    Cordialement,
    Thomas

  2. Bonsoir et merci d’avance pour vos explications si je me trompe mais le Crédit Agricole SA est annoncé à 7.6 milliards par les Echos, à 3.043 l’action, le gadin du jour.

    Soc Gen à 12.2 Mds, BNP à 32.4 Mds

      1. Svp pouvez dire si la capitalisation boursière = le capital pour le calcul de Bâle 3 = 10 fois le capital en prêts ? Merci.
        Ex CA 7,6 Md€ , bilan max 76 Md€ , hors le bilan est de – 2012 Q1- Liabilities 44,7 Md€ – Equities 1678 Md€

      2. Mr Leclerc , çà tout le monde le sait , mais la capitalisation boursière c’est quoi dans le capital de la banque ?Merci.
        Erreur Ah mais c’est moi qui suis idiot , la capitalisation boursière n’appartient pas à la banque mais aux porteurs d’actions , ce n’est donc pas partie du capital mais des dettes de la banque , ok c’est ok ?

  3. Langue en chêne massif, on peut même dire en noyer massif.

    Mais je me demande s’il ne fait pas ce genre de déclarations pour pouvoir, cyniquement, garder tout simplement sa place de gouverneur de la Banque de France alors qu’il y a du changement au palais de l’Elysée et d’autres changements qui se préparent dans les ministères.

    Si la langue de bois ne doit servir qu’à une chose, c’est garder son marocain en cuir.

    1. Tano, pas «marocain en cuir», mais portefeuille en maroquin (comme maroquinerie, en l’occurrence cuir de chèvre ou mouton). Et ça marche comme taquinerie pour les ministres ou aspirants ministres, pas vraiment pour les gouverneurs de BdF. (Et Noyer va dégager.)

  4. Eviter la précipitation en se précipitant dès la veille : il est fort ce Christian Noyer. Je dirai même plus : il tente de noyer le poisson ! Ensuite, la capitalisation boursière, pas étonnant, il a trop peur d’une panique généralisée avec ruée des épargnants et retraits des dépôts tout azimut.
    Le défaut grec arrivera mais le temps gagné permettra d’amortir un peu plus le tsunami sur le dos des contribuables à l’ère de la relance rigoureuse. Pour des grands gestionnaires Européens, les petits chiffres sont variables (1=2) et nébuleux. Avec l’age, on oublie la table de multiplication ! Je pense qu’ils devraient tous passer une visite médicale…..

  5. Bref, si on fait passer les lois et décrets séparant dépôts et placements, et si on double le plafond du livret A, l’État aura une bonne occasion de nationaliser quelques établissements bancaires au prix du papier et de les amener à lui prêter à bon compte l’argent (aimablement fourni par la BCE) qui lui aura servi à les nationaliser. Le tout dans le respect des règles européennes.
    Ce serait amusant, simple et efficace.

    1. Simple en effet.
      Donc cela ne sera pas fait.
      Le libéralisme a ses lois non écrites:
      « il est interdit d’utiliser le libéralisme en vue d’une action contraire à l’esprit du libéralisme. »

      De toute façon, les banques nationalisées n’auront droit à aucune des largesses
      de la BCE et surtout pas à la bienveillance de Bruxelles.
      Comme elles n’ont pas à payer des actionnaires, elles faussent la concurrence.
      Elles la faussent aussi si tous les avantages ordinaires et extraordinaires des dirigeants sont abaissés ou supprimés.

      Et elles cesseront d’être classées « systèmiques », comme Bruxelles l’a déclaré
      au sujet d’une banque coopérative en Belgique.
      « non systèmique » se traduit : pas assez important, peu crever sans conséquences.
      Paul a attiré l’attention sur les commentaires assassins de Bruxelles aux pb de cette coopérative il y a quelques jours, sans soulever de réactions.

      N’oublions pas toutes les preuves de totalitarisme que le libéralisme en action
      donnent sans faiblir.

  6. Attention, les banques n’ont qu’à bien se tenir, Hollande vient de s’adjoindre, à l’Elysée, un inspecteur des finances, à la fois, associé-gérant chez Rotschild.

    1. Banquier c’était pour sa carte de visite, il était surtout le rédacteur du rapport Attali pour relancer la croissance en 2008. C’est bien plus pour cette proximité avec Jacques Attali, qu’il est arrivé à ce poste.

  7. Il est vrai que cette langue de chêne est celle dont on fait les cercueils, mais quelle morgue, quelle superbe, quelle outrecuidance que celle d’un Christian Noyer ( mais qui t’a fait roi ? ) demandant au président de la République « d’éviter la précipitation » .

  8. Concernant la valeur boursière des 3 grandes banques françaises.
    Il est encore plus impressionnant de donner le pourcentage de perte de valeur du cours de l’action par rapport au plus haut des années 2006-2007 :

    CA : -91%
    SG : -89%
    BNP : -71%

    Et ils continuent à se verser des bonus !!!

    1. Pirouli, non. Le plus impressionnant c’est la taille du bilan (i.e des actifs comme des engagements financiers correspondants au passif) des banques françaises : 8 000 milliards €, 4 fois le Pib.

    2. <> ! Et, s’ils aboient trop fort, viennent mordre ou réclamer leur part de viande, ils n’hésiteront pas à tirer sur eux ! Il s’agit, je pense, d’une stratégie de guerre contre les populations destinée à préserver coûte que coûte. L’arsenal de la répression est prêt. Le dispositif législatif pour une purge massive également ! leurs privilèges.

      Ils se croient d’origine divine ces seigneurs ! Il n’ont pas heureusement pour Nous, le Seigneur en eux et avec eux : ….

    3. Ben, ils vont pas arêter les bonus alors que leurs stock options perçues depuis 4/5 ans ne valent même pas d’être exercées…

  9. Et Angela Merkel d’ajouter : « Il n’est pas possible de tout renégocier après chaque élection car dans ces conditions l’Europe ne fonctionne plus ».
    On se demande vraiment à quoi servent les élections présidentielles des états membres dans ces conditions. Ne serait-elle pas un brin sectaire ? et pourquoi ne pas appeler l’Europe tout de suite :
    « La Grosse Allemagne ».

  10. A-t-on estimé ce que couta en son temps le fameux emprunt russe aux investisseurs français, évalué en € d’aujourd’hui ?

    1. http://www.edubourse.com/guide-bourse/emprunts-russes.php

      « … Le 26 novembre 1996, un accord tombe. 400 millions de dollars pour rembourser la totalité des emprunts antérieurs au 9 mai 1945. 400 millions de dollars, soit moins de 1% du montant total estimé des emprunts russes à ce jour. Malgré ce décalage, l’accord est entériné en décembre 1997. … »

      + « … Pendant 30 ans, le gouvernement et les médias français vont encourager les épargnants français à investir un total de près d’un tiers de l’épargne française en Russie. 1/3 de l’épargne française était placé en Russie pour un montant d’environ 15 milliards de francs or. De 1887 à 1913, l’exportation nette de capitaux correspondait à 3,5% du PNB de la France. A l’époque, l’expression ne pas mettre tous ces œufs dans le même panier ne concernait pas les emprunts russes. Il va de soi que certains épargnants sont sortis gagnants de ces prêts car plusieurs décennies se sont écoulées sans le moindre défaut de paiement de la Russie.

      « Prêter à la Russie, c’est prêter à la France ! » Cette phrase est tirée d’affiches publicitaires incitant les épargnants à acheter des emprunts russes. Les risques de solvabilité de l’Etat russe qui avaient conduit l’Allemagne a arrêté tout prêt à la Russie ne semblaient pas entacher l’optimisme des gouvernements français. 1897 accentua même le phénomène. Le rouble se rattache à l’or et accroît ce caractère de sécurité relative.

      Outre une campagne gouvernementale massive pour favoriser les emprunts russes, les médias français ont insisté lourdement sur l’intérêt d’aider la Russie. Plus tard, on apprendra que ces mêmes médias ont été grassement payés pendant plusieurs années par l’Etat russe qui leur versait de très agréables commissions. Ils y trouvaient donc un intérêt à promouvoir les emprunts russes. Les règles actuelles de protection de l’épargnant n’avaient pas cours à l’époque.

      Les banques n’étaient pas en reste. Lors de toute émission d’emprunt, la banque était rémunérée via des frais qu’elle percevait à chaque fois qu’un investisseur décidait de participer à ces emprunts. Pour le seul Crédit Lyonnais, on estime que 30% des profits réalisés avant 1914 l’étaient grâce aux seuls emprunts russes. De telles sommes expliquent en grande partie, la surdité des établissements bancaires et leur manque de communication et de transparence financières. Il ne voyait pas d’intérêt à prévenir leurs clients des risques de solvabilité de l’état russe.

      Les emprunts russes garantissaient à leur détenteur une sécurité à 100% (soutenus par l’Etat Français) et des performances intéressantes au regard du marché financier de l’époque. L’épargnant français se pensait donc totalement garanti en cas de défaillance éventuelle de l’état russe. Les émissions des emprunts se sont accélérées pour ralentir au début du XXème siècle. A l’époque, l’épargne d’un français était sa bouée de sauvetage pour ce que l’on n’appelait pas encore retraite. Il n’était ainsi pas rare de voir une famille placée toutes ses économies dans des emprunts russes, comme on l’aurait placé dans des emprunts d’Etat français. … »

      1. Ma grand mère : vous pouviez tapisser votre maison avec les emprunts russes , elle les à bien connus.

      2. Le plus amusant (?), c’est que la France n’y a rien gagné sur le plan industriel: ce sont les entreprises allemandes qui ont été commanditées – grâce à l’argent desdits emprunts -, pour la fabrication de ce à quoi a servi l’emprunt russe (voies ferrées,…), la Russie n’étant pas, ou très peu industrialisée…

      3. Merci Bruno pour ce très bon et synthétique résumé de l’histoire des bons russes.
        Pour ceux qui l’ignoraient, on comprend très bien que, déjà à l’époque, on ne s’embarrassait pas de scrupules moralistes et moralisants pour rouler la populace dans la farine avant de la jeter avec l’eau du bain.
        Pour ceux que cela intéresse lisez « La véritable histoire du plomb », j’ignore s’il est encore rééditer mais franchement il vaut plus qu’un coup d’œil.
        Vous verrez autrement par la suite l’affaire de l’amiante, le véritable scandale du free sugar…

        Après, à chacun de faire évoluer sa conscience des éléments dans lesquels il vit.

        Bien à vous les amis.

    2. Un bras !

      Ou encore : un max, une fortune, des grisbis, la vie de quelques rentiers ruinés, quelques blasons (qui n’avaient plus rien pour se redorer), une ou deux guerres, des sueurs froides, des nervous breakdones, j’en oublie.

    3. Aujourd’hui : 3,5% du PNB = 70 milliard d’euro. Ou 15 milliard de francs or = 182 milliard d’euro (la valeur faciale du napoléon est de 20 francs or et cote 243 euro.

    4. La révolution russe a mis en orbite un prototype petri de malfaçons,
      très coûteux, mais dont les leçons sont inestimables.

      Elle a aussi fait gagner des dizaines d’années à des milliards de gens
      en lutte pour leur émancipation du joug colonial.

      Les emprunts russes, à côté de cela, pipi de chat.

      1. Les emprunts russes, à côté de cela, pipi de chat.

        Il suffit donc de les rembourser à leur valeur réelle…

      2. @ Charles A

        Vous pensez réellement qu’il s’agirait simplement de mettre en place une nouvelle répartition des richesses, une nouvelle forme d’État pour que tout change?

        Certes le monde doit changer mais il ne changera vraiment que si nous évoluons vraiment.

        Bien à vous

      3. @ Nabil

        Certainement pas.
        Et heureusement, pourquoi « tout changer »?
        Pourquoi ne pas décider plutôt de nos vies, démocratiquement,
        quand la fin de la dictature du capital nous permettra de décider de nos vie ?

      4. @ Charles A

        Je ne parle pas du moindre euro d’intérêt: je parle en cette affaire de ce qui a été emprunté.

        En valeur réelle…

    5. Oui, Bruno, c’est bien de ce livre dont il s’agit.
      Merci d’avoir rectifier le titre.
      J’ai vu quelques exemplaires sur le site du Fleuve d’Amérique du Sud.

      Bonne journée à tous (tes)

  11. L’evolution de la situation va dans le sens de LEAP qui annonce depuis de nombreux mois l’ecroulement du systeme bancaire, aux frais des investisseurs ( vous et moi) et des états (vous et moi). LEAP annonce qu’une aube nouvelle se lèvera après ce nettoyage généralisé.
    En attendant ce jour béni, les états concourent pour le prix du plus fort serrage de vis : derniers exemples en date la Belgique qui réduit de 25% l’indemnisation des chomeurs et le Portugal qui assassine son système de santé.

    1. Bonjour,

      oui, bien sur une aube rayonnante se lèvera si cela doit se produire.
      Toute pleine de rayons Alpha et Béta.
      Et pour le nettoyage généralisé, ce sera sans aucun problème.
      Vu la force d’inertie de notre soit-disant civilisation, si changement il doit y avoir cela ne se fera pas dans la guimauve.

      Cordialement.

      1. @Fatalitas
        Attention une aube peu en cacher une autre
        Amicalement
        L’Aube dorée, un parti xénophobe au Parlement grec

  12. Le coup – et le coût – du doublement du plafond du livret A, 15 ou 20 milliards attendus en plus pour la CDC et les banques, je l’ai en travers. Même avec le prétexte du logement social, c’est du même ordre, et destiné aux mêmes privilégiés, que l’annonce hier de la non remise en cause de la réforme sarkozienne de l’ISF quant à l’exonération des fortunes entre 800 000 et 1,3 millions €.
    Je rappelle qu’un foyer de quatre personnes pourra bientôt accumuler 120 000 € de livret A.
    A 2,25%, c’est 2 700 € de revenu annuel en intérêts défiscalisés.
    Les livrets A pleins au taquet aujourd’hui, c’est juste un peu plus de 8% de leur nombre total, soit 5 millions sur 60 millions et 75 milliards € d’encours.
    Ces 15 ou 20 nouveaux milliards sur les livrets vont majoritairement être transférés des contrats d’ass-vie. Je rappelle que ce sont les assurances qui prêtent d’abord à l’État dans ce pays, loin devant les banques. On va voir avec l’émission d’aujourd’hui si l’AFT paye les Oat 10 ans beaucoup beaucoup plus cher que les locataires du secteur social payent les petits épargnants hollandais… C’est combien que l’AFT devra lever à partir de 2013 ? 200 milliards, 250 milliards par an ? 250 ? Un milliard par jour ouvrable quoi.

    1. « les assurances qui prêtent d’abord à l’État » : avec l’argent collecté auprès des « cigales » françaises, donc ce sont les français qui prêtent d’abord à l’état. En plus comme l’inflation est à 2,4%, les livret A ne « rapportent » rien et même font « perdre » à ceux qui les détiennent …

      1. Bernique,

        En plus comme l’inflation est à 2,4%, les livret A ne « rapportent » rien et même font « perdre » à ceux qui les détiennent …

        C’est c’la voui. Et comme France Trésor vient de lever aujourd’hui 8 milliards à échéance de 2 et 5 ans avec des taux respectivement à 0,74% contre 0,85% et à 1,72% contre 1,83%, lors de la dernière adjudication du 19 avril, alors la France gagnerait aussi de l’argent à emprunter sur les marchés très en-dessous du taux d’inflation plutôt qu’à ses zépargnants chéris à 2,25%. CapitÔ bigorneau ?
        Et à ses taux obligataires là, sans parler de ceux des bunds ou des Tbonds, va falloir que les ass-vie prêtent au Brésil ou à l’Inde à 9 ou 10%, avec les grosses couvertures qui vont avec, voire à CIF, CASA ou SG, pour servir du 3% à ses assurés-vie, ma palourde…

      2. Va falloir baisser le taux du livret A : 0,1% d’inflation en avril, 2,1 sur un an. On va faire du 1,8 max sur l’année, comme prévu par Hollande…

      3. @vigneron

        En cas de scénario « dur » (sans même parler de catastrophe), un mélange de panique des assurés et de craque obligataire peut créer une véritable bérézina dans les fonds euro des assurance-vie…

        Les enjeux financiers et surtout sociaux sont colossaux, le soucis étant qu’en évoquant le sujet, on peut sérieusement amorcer le problème…

    2. Ben voui mon vigneron, c’est bien pourquoi les compagnies d’assurances sont en voie d’être en aussi bonne forme que les banques et que c’est pas prêt de s’arranger. sans compter les centaines de milliard de prêts immobiliers accordés à 3,5 – 4,5% sur 25 – 30 ans qui rapporteront (en net) du négatif si jamais les taux du financement des banques reviennent à des taux normaux….. Oh le bon gros m—ier qui nous attend…

    3. J’ajouterais que la vedette de la prochaine décennie financière sera le NPA, pas le parti politique mais le « Non Performing Asset » : actif qui ne rapporte pas, ou en lagardien contemporain, qui a un rendement négatif.

    4. Svp Vigneron
      Pourriez vous indiquer une source sur l ‘ »annonce hier de la non remise en cause de la réforme sarkozienne de l’ISF quant à l’exonération des fortunes entre 800 000 et 1,3 millions € ».

      Merci d’avance

      1. @xas

        C’est étonnant, car en contradiction avec le document (Pdf) »VEILLE, ARGUMENTAIRE, RIPOSTE », de « François Hollande 2012 », daté du 01/02/12, que je viens de trouver, sur internet…

        Extrait: « …L’imposition du patrimoine est un outil indispensable pour éviter la reconstitution d’une société de rentiers, préjudiciable à la croissance. Elle doit associer un prélèvement annuel faible (l’ISF) et un prélèvement plus important au moment des successions
        Il est donc urgent de remettre en cause des allégements de l’impôt sur la fortune institués en 2011 par la droite, ainsi que les abattements les plus contestables amplifiés depuis cette date sur les successions et de réaffirmer la légitimité de l’imposition de la détention du patrimoine au nom de la lutte contre les inégalités et leur reproduction, et par souci d’efficacité
        économique. … »

        François Hollande se contradira-t-il?

      2. Noël, Bruno. Entendu dans la bagnole hier soir, F.Q ou F.I. C’est partout depuis un moment. Les échos d’abord et repris précisément là :
        http://blog.bforbank.com/fiscalite/2012/05/14/payer-isf/
        http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202054773908-le-retablissement-du-bareme-de-l-impot-sur-la-fortune-sera-effectif-des-cette-annee-322082.php
        Donc on garde l’éxo entre 800 000 et 1,3 millions pour les pauvres zélecteurs CSP+ rosâtres et au-delà on rétablit l’ancien régime, soit 2 milliards récupérés. Voilà voilà. Les 1% ok, mais surtout pas plus hein ?

    5. @ Vigneron
      Tout ceci est de l’or (informatif) en barre, encore plus si on a l’impression,
      comme moi, que vous ne dites pas tout par respect du lecteur.

      Sérieusement, très cher Vigneron, ne pourriez-vous pas proposer à Paul
      une contribution reliant les pointillés sur ce sujet: taux d’emprunts, rendements
      des livrets et trucs-vie, avantages fiscaux avec les sommes en jeu dont déversement de l’un à l’autre.

      J’ai la vague impression, encore une fois, que l’épargnant ( le foyer fiscal
      en puissance d’épargne, cette vraie magie) béneficie aux deux bouts de la chaine.
      Et cela, le double gain, sans conseillers fiscaux trappus, mais simplement
      par abandon ciblé des finances publics à leur profit. Abandon partiel et indirecte
      cela va de soi. Personne ne les oblige à gagner en dormant.
      (je sais, je sais, après une dure vie de labeur.)

  13. et de cette note, a-t-il été entendue, répondue ??

     » Note à Hollande et Mélenchon, par Denis Robert
    http://www.telerama.fr/idees/note-pour-francois-hollande-et-jean-luc-melenchon,79345.php

    Il faut réfléchir autrement. Penser à ce qu’est l’argent, la circulation de l’argent, la matérialité des échanges financiers.
    Aujourd’hui, les valeurs circulent électroniquement sur toute la planète. Il n’y a plus aucune frontière, aucun contrôle. Ça fonce, ça fuse, ça enrichit certains comptes dans ces paradis judiciaires et bancaires. « Capital without border », dit JC Trichet.
    Les capitaux sont apatrides, les détenteurs de capitaux aussi. Les juges, les enquêteurs … et les citoyens en ont. La lutte est toujours inégale.


    Il faut s’attaquer judiciairement mais surtout politiquement aux outils qui permettent ces transactions transfrontalières. Ce que les traders appellent le « back office ». L’arrière cuisine. Là où se mijotent les mauvais coups. Et là, contrairement aux mythes et croyances véhiculées par ceux-là même à qui cela profite, ce n’est pas si compliqué…

    Il y a des endroits où l’ont peut voir « passer » les flux, les ordres de virement. Les quantifier. Les encadrer.
    Il y a des pompes qui alimentent les paradis fiscaux.
    Il existe une « traçabilité » des échanges financiers. C’est à cela qu’il faut s’attaquer. Et c’est possible.
    Les autoroutes de la finance fonctionnent comme les autoroutes.

    Il faut inventer des radars, former des corps de gendarmes informaticiens, créer des tours de contrôle et des stations de péages sur ces autoroutes. …. »

    1. Tiens, tiens, c’est à la virgule près ce que je prônais dans un article récemment :

      La solution est tellement simple : prenez les chambres de compensation comme Clearstream et LCH.Clearnet, ajoutez-y SWIFT, et bannissez-en tout bonnement toutes les juridictions non coopératives, et là c’en sera définitivement fini des paradis fiscaux.

      1. Anmsterdan, 16 mai 2012

        @ Julien Alexandre

        Comme c’est tentant maintenant de dévoiler les noms et les identités des « Hollandais » ( 😉 ) qui, à New York et à Londres s’efforcent de toutes leurs forces, de maintenir le « Secret » de leurs machinations… et de maintenir les nids de pirates à Amsterdam et aux Antilles.

        Et alors, LUTTENT de toutes leurs forces, pour éviter qu’une Chambre de Compensation Internationale Publique soit fondée et opérationnelle.

        Veuillez bien lire: TOUS ces gars et filles Hollandais(es) à New York et à Londres des membres du parti social-démocrat aux Pays-Bas.. même pire.. eux tous des dirigeants du parti social-démocrat aux Pays-Bas.

        Tu comprends que je n’ose pas dire plus, dans ma position d’exilé politique dans mon propre pays de naissance?

        Un coin du voile… étudiez bien, via google, la combinaison des termes « ruling » et « belastingdienst » et vous comprendrez mieux pourquoi tous ces headquarters de ces entreprises multinationales Françaises (oui! ne vous trompez pas, aussi les Français sont là!), Allemandes, Italiennes, Gringos, Anglaises et autres se retrouvent dans la « courbe d’or » (Gouden Bocht) au Herengracht, Centre, Amsterdam.

        Amsterdam, le berceau du capitalisme, des sociétés anonymes, de la bourse, et de la bourse d’options, au 16-ème siècle. (Lire Wallerstein et autres, et voir http://www.geschiedenis24.nl/nieuws/2011/November/De-Beurs-van-Amsterdam.html ).

        Champion de tout cela?

        Wim Kok. Inventeur de la troixième voie, ex président de la confédération européenne de syndicats, ex président du plus grand syndicat ourvrier aux Pays-Bas, ex ministre de finances des Pays-Bas, ex premier ministre des Pays-Bas, ex compositeur des traités de Maastricht et d’Amsterdam, mais toujours type social démocrat arrogant et royaliste, très actif dans le mouvements des anciens leaders d’état, et le même monsieur qui, menaçant, a dit il y a quelques jours, que François Hollande doit OBEIR à Angela Merkel.

        Wim Kok, le même type qui, tout récemment, au Boards de Shell et de ING approuvait les bonus des dirigeants de ces entreprises, tandisqu’avant il les condemnait pour ce comportement..

        Le loup dans le vêtement du mouton. Le serviteur du capitalisme, dans son identité du leader syndical et social-démocrat.

        Caute!

        Si vous me ne reverrez plus ici, vous savez qu’ils m’ont pu trouver.

        Bien à vous tous,

        JL

  14. Et ces 157 000 Euros (…) par an, christian noyer compte les pérenniser dans la « complexité » ou dans la précipitation ?
    http://www.parismatch.com/Actu-Match/Economie/Actu/Les-gros-salaires-de-la-fonction-publique-83086/

    A moins que coût du nouveau départ de son ancien patron lui reste en travers de la gorge ?
    http://www.sudouest.fr/2012/05/14/l-ancien-president-sarkozy-coutera-pres-de-2-millions-d-euros-par-an-aux-contribuables-715076-4705.php

    noyer est peut être envieux du salaire de son ami pascal lamy
    http://domik.20minutes-blogs.fr/archive/2009/07/17/le-socialiste-pascal-lamy-avait-demande-une-augmentation-de.html

    Dommage pour noyer, trop tard pour le foot
    http://www.rienafoot.com/node/486

  15. « …Or celles-ci devront partager les dépôts sur le livret A avec la Caisse des Dépôts, qui les centralise pour financer le logement social. »

    Merci Monsieur Leclerc de nous confirmer que les dépôts effectués sur nos livrets A financent le logement social.
    Quelqu’un peut-il me alors confirmer ce que se dit à droite et à gauche ?
    – C’est dans le logement social qu’il y a le plus d’impayés de loyers,
    – Ce sont les organismes bailleurs qui poursuivent l’Etat en paiement des loyers impayés et obtiennent des préfets les indemnités correspondantes,
    – Ces indemnités contribuent ainsi à l’accroissement des besoins de l’Etat, et par conséquent, de nos impôts.

    Si tel est le cas, quel intérêt peut-il y avoir à verser ses économies sur un livret A, peu rémunéré, et source d’impôts supplémentaires ?

    1. Si tel est le cas, quel intérêt peut-il y avoir à verser ses économies sur un ivret A, peu rémunéré, et source d’impôts supplémentaires ?

      C’est vrai ça monsieur Leclerc. Quel intérêt qu’j’ai à prêter mon artiche à un taux de traîne-misère pour construire du logement social à des gonzes, gonzesses et niards – douteusement français – qui payeront même pas leur loyer que c’est mes zigues qui va le leur raquer avec mon ISF ? Menfin meeeeerde quoi ! m’sieur Leclerc ! M’sieur Hollande ! Un peu d’bon sens !

      1. Je vous ôte le doute, vigneron : nos gonzes, gonzesses et niards sont français. Ils paient des impôts. Et je pense qu’ils ont aussi un livret A.

    2. http://www.banque-france.fr/fileadmin/user_upload/banque_de_france/publications/etude_5_L-evolution_de_la_monnaie_et_du_credit_en_2011.pdf

      Graphique 2, page 41 : on voit bien que les livrets à taux réglementés sont en ce moment parmi les placements les plus rémunérateurs.

      Et puis sans le logement social, il y aurait beaucoup de personnes dans la rue. Ou sinon acceptez une baisse de 80% de l’immobilier.

      Tout le monde se tient par les c******* et chacun menace l’autre de l’émasculer.

      1. Oui oui monsieur Leclerc, mais notre monsieur Sud – sur le compte duquel, je le rassure, il ne me délivrera d’aucun doute – voulait dire que cette épargne honteusement peu rémunérée, quoique défiscalisée, augmentait la charge fiscale de l’épargnant pisque c’est lui qui payait au final les loyers impayés des logements construits grâce à lui.

      2. @Sud

        de toute manière, une habitation HLM coute fiscalement prés de 7 fois moins fiscalement qu’une habitation financée par la Perisol, Besson et autre Scellier.
        Donc on s’y retrouve méchamment plus en finançant du logement social avec du livret A qu’en offrant gratos du patrimoine aux retraités fortunés avec NOTRE pognon.

      3. peut-être faudrait-il intégrer ds le calcul
        le 1% logement
        et bien-sûr l’allocation logement financée de la sécurité sociale et de plus en plus svt virée directement sur le compte des logeurs (comme si ….)

    3. « Le mouvement HLM, grâce à l’action de travailleurs sociaux qui interviennent dès le premier mois de loyer impayé, était arrivé jusqu’en 2009 à maintenir le pourcentage d’impayés définitifs à seulement 1% du total, soit une somme de 120 millions d’euros par an.
      « C’est un taux qui est assez faible et qui relativise toutes les conversations de cafés du commerce qui considèrent que beaucoup profitent du système« , se félicite M. Repentin qui reconnaît toutefois que celui-ci va mécaniquement augmenter suite à la progression des impayés temporaires. »
      «  »Entre la fin 2008 et la fin 2009, les impayés temporaires de loyers (plus de 3 mois, NDLR) sont en nette progression, de 13%, pour s’établir à 6,1% des ménages occupants« , a déclaré M. Repentin lors d’une conférence de presse. »
      http://lexpansion.lexpress.fr/immobilier/forte-hausse-des-impayes-de-loyers-dans-les-hlm_234250.html
      2009, c’est pas le début de la crise, celle qui fut initiée par les banques, les mêmes qui ont réussi grâce à leurs relations ‘spécifiques’ avec Lagourde, de s’abreuver au Livret A de liquidités, au dépend de la CDC et … de l’Etat ?
      Tiens, là, faites pas le lien, étrange, trouvez pas ?

      C’est quoi, le pourcentage des impayés, dans le privé ?
      « Du côté du parc locatif privé, la situation est aussi inquiétante. La part des loyers impayés est inférieure au parc social mais la situation se dégrade, selon Jean Perrin, directeur de l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI) qui représente près de 6,3 millions de logements pour 15 millions de locataires.
      « Nous sommes passés de 100 000 dossiers de difficultés de paiement à plus de 130 000 cette année », déplore-t-il. Et « si les impayés sont plus fréquents ce n’est pas parce que les locataires deviennent malhonnêtes mais simplement parce qu’ils sont en grandes difficultés», veut-il croire. »
      http://ronankerneur.blogspot.fr/2012/01/la-hausse-des-impayes-signe-dune.html

      Ouais …
      Les z’épargnants-gnangnants sont pas malhonnêtes.
      Sont justes ‘inquiets’ de leurs ‘intérêts’.

      Je cherche un endroit où vomir …
      Ah tiens, au Sud je crois.

      1. Défiscalisés mais jusqu’à quand?

        Le doublement promis du plafond par Hollande ne correspondrait-il pas avec une « innovation » dans ce domaine, mmmh?

  16. Bonjour,
    vous citez les grandes banques françaises et leurs capitalisations boursières, qui à ma connaissance sont valorisées à la bourse de Paris, donc en €.
    Pourquoi donc exprimer ces capitalisations en $ ??

  17. Re-bonjour,
    ma vision sur cette affaire du livret A est qu’il s’agit d’une promesse-cadeau fiscale pour le classes moyennes.
    En effet cela entraînera mécaniquement le transfert de fonds de produits fiscalisés vers un produit non fiscalisé, d’où une nouvelle baisse de recettes pour l’Etat. Et il y a fort à parier que la classe moyenne, friande jusqu’alors des produits d’assurance-vie, profitera à plein de cette aubaine.
    Quant à l’utilité de la mesure, compte tenu qu’aujourd’hui déjà une grande partie du capital du LA n’est pas employé , on a du mal à la comprendre…

  18. Si je ne m’abuse personne ne peut, d’un point de vue légal imposer à la Grèce de sortir de l’euro.
    Si le gouvernement qui sortira des prochaines élections refuse de mettre en place et de continuer le plan d’austérité préconiser par les docteurs européens, qu’adviendra-t-il?
    les « crédits » versés à la Grèce par « l’europe » vont s’interrompre?
    que pourra faire le nouveau gouvernement grec?
    réquisitionner la banque Centrale grecque et lui demander d’émettre des Euros pour faire fasse à ses échéances financières?
    et alors que ferons-nous?
    un bombardement, l’envoi de troupes pour mettre au pas ces têtes dures?

  19. Langue de chêne massif « C’est une forme d’expression qui, notamment en matière politique, vise à dissimuler une incompétence ou une réticence à aborder un sujet en proclamant des banalités abstraites »wiki . Non , c’est pire , c’est un mensonge . Alors une conclusion s’impose , si tel est le cas il suffit de comprendre le contraire de ce qui est dit , exemple « ça va bien  » devient « on est dans la m…. », » éviter la précipitation  » devient « tous aux canots » , c’est simple comme un coup de fil.

  20. @ François Leclerc :
    « Le retour de la drachme en Grèce coûterait cher à la France »
    En fait, couterait très cher et pas qu’à la France : à l’eurozone toute entière.
    Pour les partisans du maintien du statut quo, c’est injouable. Sauf à espérer que les partis pro-mémorandum en Grèce gagnent les futures élections en Grèce. Mais cela reste assez improbable (quoique …).
    De sorte qu’il leur reste environ 1 mois maximum pour préparer des plans B : soit un défaut généralisé organisé, soit on monte d’un niveau (fédéralisme), soit on passe à autre chose (monnaie commune).
    Après, ce sera dans l’urgence et trop tard, comme toujours.

    Tic tac, tic …

    1. Un dernier sondage, partiel, donnerait dans les intentions de vote Syriza à presque 32%, tandis que ND et PASOK resteraient stables à 22% ensemble.
      Mais ce n’est que sur une préfecture et ses 5 circonscriptions (dont Athènes et Le Pirée).
      Reste que ce parti progresse, par rapport au 06 mai, de 11%, surtout pris sur les deux extrêmes (KKE et Aube Dorée), ce qui confirmerait un ‘recentrage’ politique, au moins sur cette zone.
      Si le vote est particulièrement ‘clair’ en milieu ‘urbain’, ce n’est apparemment pas le cas en rural.

  21. Christian Noyer, ce n’est pas le magasinier de la BDF par hasard ?
    La France détient 2500T (3ieme) derrière l’Allemagne 3200T (2ième) et les EU (1 er) 8500T d’Or, et je vous laisse diviser cette quantité par le nombre d’habitants et deviner quel est le pays le plus riche par habitant (derrière la Suisse) si le système basé sur le dollar s’effondrait. Ceci explique pourquoi la Chine, l’Inde, le Brésil et bien d’autres tentent de rattraper leur retard (alors même que le stock non exploité dans leur sol ne suffirait pas à affecter la position de la France) et pourquoi les Européistes s’acharnent à maintenir l’Euro. Mais je vous laisse aussi deviner quels seraient surtout les gros perdants du retour à l’étalon Or dans le cadre d’une indexation des monnaies (pas assez d’Or pour commercer avec)?
    D’ailleurs, par précaution, les banques centrales rachètent votre Or à un prix maintenu très bas afin de reconstituer des réserves tangibles. L’euro, c’est un truc de riches. Un temps, la Grèce ne peut pas sortir de l’Euro, un autre il ne faut pas de relance (détérioration budgétaire), un autre l’Euro comme monnaie unique. Puis, dans un autre temps, l’inverse est possible, rassurez-vous? Ils nous prennent pour des dindons ! La guerre des monnaies, c’est juste pour votre porte monnaie (concentration des richesses). La rigidité du système monétaire est voulue car une façon de gagner cette guerre aurait été d’avoir plusieurs niveaux d’Euros (Euro1, Euro2, Euro3,….) acceptés au sein de l’union. Les mêmes qui nous ont mis dans cette situation, nous trouverons la solution comme par magie. C’est une histoire de statut.

    1. Ben oui, tout reste sous contrôle…
      Une chose est « amusante » à lire dans l’article : le sieur Macron, associé-gérant de la banque Rotschild, est également inspecteur des finances…vous m’expliquez ?

    2. Ne commencez pas à faire du mauvais esprit et à voir le mal partout. Je vous rappelle que notre nouveau président « a beaucoup d’humour et aime vraiment les gens ». Ça ne vous suffit donc pas comme ligne politique pour être en confiance?

      1. En effet,
        c’est bien connu que les « Rotschild » combattent les paradis fiscaux et la régulation financière !
        De vrais spécialistes….
        J’espère seulement qu’il aime les gens comme les « Rotschild » aime l’argent.

  22. Annonce radiophonique: »Obama et Hollande sont d’accords sur l’idée de la croissance! ».
    Formidable !
    Sauf qu’ils ne parlent pas de la même croissance, je pense car la croissance d’Obama inclue la dérégulation du marché du travail. Hollande est alors d’accord avec ça?

    Après les dérégulations des marchés tout court et de la finance, c’est normal de passer à la dérégulation du travail; C’est N O R M A L!

    Après il y aura la dérégulation des moeurs et ça commence avec la proposition d’Obama pour le mariage des homosexuels(quelle trouvaille pour faire diversion!).

    Au final, il y aura la dérégulation du marché des armes pour relancer la CROISSANCE et donc comme aux US, on permettra le port d’armes à tout un chacun afin que la population » s’autorégule… ».LOGIQUE!
    La boucle est bouclée… Quel beau projet d’avenir……

    J’ai écouté un interview par Ruffin de Michel Sapin à l’émission « là-bas si j’y suis ». Il lui pose la question suivante:

    Ruffin:
    Hollande a déclaré que » son ennemi était la finance »‘. Quelle arme va-il utiliser?

    Sapin:
    En effet, il va utiliser une arme fatale.

    Ruffin:
    Quelle arme fatale?

    Sapin:
    Le redressement des déficits publics. En effet, nous avons vécus au- dessus de nos moyens. La meilleure arme contre les marchés, c’est de réduire le déficit public!

    Ruffin:
    C’est exactement ce que disait Sarkozy!

    Sapin
    Gloups, gloups…..

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