L'actualité de la crise : DEUX DÉSENDETTEMENTS SINON RIEN ! par François Leclerc

Billet invité

Les retraits des banques grecques auraient atteint lundi la somme de 700 millions d’euros, selon Károlos Papoúlias, le président grec. Le gouverneur de la Banque de Grèce, Georges Provopoulos, a annoncé mardi que « la situation des banques est très difficile » et qu’elle serait « pire au cours des deux prochains jours ». Evangélos Vénizélos, le précédent ministre des finances, avait déjà évalué à 16 milliards d’euros les sommes soustraites des banques pour être déposées dans d’autres pays, principalement en Grande-Bretagne et en Suisse. Les grandes fortunes et les entreprises n’avaient pas attendu la dernière heure pour prendre leurs petites précautions.

Hier, il a été confirmé que les Grecs allaient être à nouveau convoqués à partir du 17 juin prochain pour élire leurs députés, aucune solution gouvernementale n’ayant pu être trouvée en dépit de consultations répétées ces derniers jours. Une pression maximale va être exercée sur les électeurs, sur le thème d’une expulsion de la zone euro, tandis que les dirigeants européens, au pied du mur, mesurent mieux l’étendue des dangers qu’elle représenterait. Angela Markel et François Hollande ont ainsi réaffirmé hier soir leur attachement au maintient de la Grèce dans la zone euro…

Autre craquement, le spread entre l’Espagne et l’Allemagne a ce matin dépassé les 500 points, ce qui signifie que les Espagnols doivent concéder 5 % de plus que les Allemands pour emprunter sur les marchés. Dans la presse espagnole, on apprend ce matin que l’agence de notation Moody’s, après avoir dégradé 26 banques italiennes de un à quatre crans, s’apprêterait à en faire autant de 21 banques espagnoles. Comme un jeu de massacre, l’examen de 114 banques européennes est en cours, pays par pays, et se terminera par la France, la Grande-Bretagne et le Benelux.

Qu’ont pu se dire hier soir à Berlin Angela Merkel et François Hollande ? Une seule indication a filtré, selon laquelle de nouvelles aides financières destinées à la relance de la croissance grecque pourrait être versées, contredisant l’hypothèse affichée par Jean-Claude Juncker d’une révision du calendrier du plan de sauvetage en cours, qui n’a pas d’autre avenir désormais que d’être revu ou abandonné.

Le dîner informel des chefs d’État et de gouvernement du 23 mai prochain va avoir un ordre du jour chargé, qui va faire suite à la tenue du G8 à Washington. Car les Américains exercent une énorme pression pour que soit entreprise en Europe une révision stratégique, qui les prendrait pour modèle.

C’est dans ce contexte que Reuters nous apprend que l’agence Fitch considérerait nécessaire un troisième round d’injection financière massive à destination des banques par la BCE. Anticipant déjà l’impossibilité dans laquelle celles-ci seront de rembourser les prêts précédents et la nécessité de faire rouler la dette. Une telle annonce ne peut avoir d’autre objet que de suggérer une décision de cette nature à plus court terme, car 30 mois, c’est l’éternité par les temps qui courent.

Le moment se précise où les dispositions péniblement adoptées par les dirigeants européens vont apparaître pour ce qu’elles sont : timorées et insuffisantes. D’autant que les socialistes allemands font monter les enchères pour voter au Bundestag la ratification de la création du Mécanisme européen de stabilité, réduisant en attendant le pare-feu européen aux seules disponibilités du Fonds de stabilité (FESF).

Le débat sur la relance de la croissance parait dans ces conditions bien accessoire et se réduire à une opération de communication de plus. Quand ni le désendettement des États ni celui des banques ne fonctionnent comme prévu, et que toute perspective de croissance est lointaine, que reste-t-il à faire ?

Eurostat vient de publier les chiffres du 1er trimestre et d’annoncer une croissance nulle (0 %) de la zone euro, ce qui permet d’afficher qu’elle n’est pas en récession. C’est techniquement exact, si cela peut être une consolation. Mais cela ne résiste pas à la simple constatation que ce sont les fragiles 0,5 % de croissance allemande mesurés qui permettent de justesse de l’éviter.

On ne change pas une équipe qui gagne… revient-on sur une stratégie qui s’écroule bien avant la ligne d’arrivée ?

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Les CHRONIQUES DE LA GRANDE PERDITION viennent de paraître.

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118 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : DEUX DÉSENDETTEMENTS SINON RIEN ! par François Leclerc »

    1. Il y a 80 ans jours pour jours on lisait dans « L’indépendance Belge »
      du Lundi 16 mai 1932 (102è année de parution) A la (p.) Une:

      « LE RèGLEMENT DES DETTES GRECQUES »
      La Grèce demande un délai.

      Athènes, 15 mai. – L’agence télégraphique d’Athènes communique:
      Le gouvernement héllénique n’a jamais déclaré qu’il allait utiliser
      pour des besoins extérieurs la somme bloquée à la Banque de Grèce
      représentant les intérêts des emprunts extérieurs.
      Dans quelques jours, le nouveau ministre des finances soumettra à
      la Chambre le budjet de l’exercice 1932-1933; après quoi le gouverne-
      ment sera en mesure de proposer aux détenteurs des emprunts grecs
      un règlement équitable.
      Les créantiers ont tout intérêt à prévenir la ruine financière de ce pays,
      car des transferts provoqueraient aujourd’hui une dépréciation du
      drachme et une véritable débâcle, qui exclurait, dans les mois pro-
      chains, toute idée de nouveaux transferts.
      La Grêce demande un délais d’un ou deux mois afin de mettre en ordre
      ses finances et de faire des propositions pour le règlement des créances.
      La Grèce ayant de tout temps effectué ses paiements en or et même
      pendant et après la guerre et malgré le désastre subi, croit avoir le droit,
      plus que tout autre pays débiteur, à quelque patience de la part de ses
      créantiers.

      —————————————————————————-
      Mon paternel Emile d’Andenne est né ce jour-là, en lui offrant cet après
      -midi un vieux « Journal de votre naissance » Je suis tombé sur l’article…

      Rien de nouveau sous le soleil, hellas !

      1. Les billets de banque grecs coupés en deux

        Grèce. — Emprunt forcé.
        Le Consulat général de Suisse à Athènes a dressé au Département politique fédéral un rapport au sujet de l’emprunt forcé grec duquel il résulte que :
        1. Les billets de banque grec émis antérieurement au 6 avril 1922 n’ont plus cours légal que pour la moitié de leur valeur et devront être échangés dans des conditions non encore réglées contre des billets d’une nouvelle émission. Les billets anciens peuvent néanmoins circuler provisoirement, après avoir été coupés en deux : la moitié portant l’effigie de Georges Stavros devant être considérée comme un billet de banque nouveau type d’une valeur égale à la moitié de la valeur primitive, la moitié portant l’efligie de la couronne constituant un titre provisoire de l’emprunt forcé d’une valeur égale à la moitié de la valeur primitive et portant intérêt à 6,5%. Ce titre provisoire n’est pas négociable.
        2. Les billets de banque grecs appartenant à des étrangers domiciliés en Grèce, ainsi que les avoirs en banque des étrangers à l’étranger ne sont pas soumis aux mesures qui précèdent, même si ces avoirs ont été constitués par l’entremise de sujets grecs.
        3. Les billets de banque grecs détenus par des étrangers domiciliés hors du royaume hellénique tombent, en revanche, sous le coup de l’emprunt forcé. Des démarches sont en cours en vue de les soustraire à cette mesure

  1. François Leclerc
    Comment se fait-il que les autorités grecques n’usent pas des dispositions prévues par l’Union concernant les mouvements de capitaux en cas de situation exceptionnelle ?
    Serait-ce pace qu’elles n’ont pas l’aval de l’Union, ou bien pour d’autres raisons ?

    1. Au moindre mouvement pour bloquer les mouvements de capitaux c’est toute la zone euro du sud qui vas se ruer au guichet…..

      1. En tous cas, vu le montant des retraits, on peut appeler cela un bank run.

        Cela me rappelle l’argument suivant:
        Les grecs n’auraient pas intérêt à sortir de l’euro parce que cela provoquerait un run sur les banques grecques. Aucun gouvernement ne pourrait planifier cela sciemment (argument de Barry Eichengreen). Mais à partir du moment où le bank run se réalise de toute manière, il n’y a plus beaucoup de raison de ne pas sortir de l’euro, et au plus vite au mieux (argument de Krugman).

      2. @ Mathieu :
        Non, pas un bank run. A des journalistes étrangers qui s’inquiétaient de savoir si comme en 2010 il y avait des queues monstrueuses d’attente aux banques grecques, un journaliste local a répondu qu’il n’avait pas croisé grand monde.
        Les retraits sont très probablement des virements vers des comptes étrangers.
        Pas tout le monde qui est en capacité de faire ça …

      1. Same player shoot again. Mieux Zeb, c’est Target2 Spécial ! Et trois tilts dans la foulée. It’s more fun to compete.

    2. @ PYD :
      Vigneron a raison. Nécessaire, mais insuffisant. Car dès lors qu’un tel contrôle se met en place, le risque est de voir se mettre en oeuvre un bank run, un vrai, pas un fuite des capitaux.
      Et dans ce cas, il n’y a qu’un moyen pour calmer tout le monde : soit un bailout européen comme en 2010 (un début de bank run était en cours), mais ceci a déjà été fait et ne peut plus être fait, soit faire tourner la machine à billets, soit la Banque Centrale grecque.
      Pour se faire, il lui faut l’autorisation du SBCE, Système européen des banques centrales et de la BCE. C’est faisable. Je crois qu’ils l’ont fait en Irlande en 2010, discrètement : politiques ‘non conventionnelles’, qu’ils disaient …
      Mais là, on parle de 228 milliards d’euros de dépôts à ‘assurer’. Mais à assurer, seulement.
      L’objectif étant d’assurer aux déposants la liquidité demandée (avec le délais de retrait, normal) et de progressivement rassurer les déposants sur la capacité du système bancaire à répondre aux retraits, pour que les déposants remettent progressivement leurs dépôts à la banque.
      Ce qui signifie la capacité pour la banque centrale grecque de prêter 228 milliards d’euros, pour une durée courte mais à priori non limitée, à des taux très faible, voir nuls, afin de ne pas faire planter les banques.
      Il n’y a que la création monétaire des banques centrales pour se faire. Là, pour le coup, faudrait l’autorisation du SBCE. Lequel est indépendant du politique. En théorie.
      Mais si le système risque d’être en rupture (fonds propres insuffisants), il faudra bien y venir car l’hémorragie ne date pas d’hier.
      Autre problème : le risque de contagion, à d’autres pays.
      Dans ce cas, soit on montre de suite qu’en Grèce, la banque centrale fera face, que le bank run rentre sous contrôle et les choses rentrent dans l’ordre.
      Soit il faudra que le SBCE envisage aussi la même chose, à des degrés certainement moindres néanmoins, pour ces pays concernés. Là, on part sur à minima plusieurs milliers de milliards d’euro. C’est faisable, la BCE l’a bien fait pour les LTRO pour les banques.
      Mais l’euro se prendrait un gadin monumentale et la spéculation sur les dettes des pays concernés se déchainerait, plombant la dette souveraine de ces pays.
      Risqué.
      Mais si l’hémorragie bancaire n’est pas stoppée non plus, c’est la faillite assurée de plusieurs banques grecques ET le bank run en plus (une seule faillite bancaire suffit pour se faire). Surtout que le plan d’aide européen prévoyait la recapitalisation, vraiment à minima, de quelques banques (seulement) mais en deux tranches, de 50% (50 milliards d’euros, si je me souviens bien). Face à un bank run, les banques n’auraient ainsi non seulement pas les fonds propres insuffisants mais surtout très insuffisants pour faire face à un tel mouvement.

      Donc soit on attend que l’hémorragie stoppe d’elle-même, en prenant le risque que l’état de faiblesse devienne non dissimulable et provoque une fuite en avant, généralisée, non contrôlable.
      Soit on stoppe l’hémorragie, mais en ayant pris soin de posséder un stock illimité de transfusion de liquidités, en espérant que ceci ne se propage pas ailleurs.

      Enfin, j’espère avoir compris le binz …

       » Commentaire : Désormais se pose la question du soutien financier au système bancaire chypriote, afin d’éviter la matérialisation du risque systémique. Des rumeurs de marché et de presse évoquent l’intérêt de la deuxième banque russe étatique VTB dans la recapitalisation de Marfin. Ceci serait dans la logique du soutien financier accordé par l’État russe à l’État chypriote fin 2011, lorsqu’un prêt de 2,5 Mds € a été accordé. Toutefois, si le système bancaire souffre d’un réel problème de solvabilité, le principal risque à court terme est une fuite massive des dépôts bancaires (bank run). Le risque de crise de liquidité semble être encore plus dangereux que le risque de solvabilité qui pourrait être plus « aisément » com-pensé par le FESF ou des soutiens externes. Actuellement, les dépôts domestiques sont en forte chute, alors que les dépôts des étrangers continuent de progresser. Une recapitalisation rapide des ban-ques permettrait d’atténuer ce risque. Effectivement, un bank run à l’échelle d’un pays de la zone euro pourrait obliger le gouvernement chypriote à instaurer un gel des retraits bancaires et éventuellement un contrôle de capitaux, une situation inédite dans un pays de la zone euro et actuellement difficilement concevable au regard des textes qui régissent le fonctionnement de la zone. »
      http://etudes-economiques.credit-agricole.com/medias/PE12_09_20120302.pdf

      1. La Banque d’Irlande a effectivement aidé le gouvernement à renflouer les banques, avec l’autorisation de la BCE. Ce qui est source de discorde actuellement, car le gouvernement voudrait étaler le remboursement de l’aide financière qu’il a reçu et la BCE ne veut pas !

      1. bref, tout se passe comme l’avait prévu Paul …. ça en devient lassant !

        C’est un sacré écran de fumée depuis le début de la crise de la dette qui recouvre l’Union, on nous a vendu du sang et des larmes alors que les spécialistes savent très bien qu’il suffirait de fermer quelques robinets du coté de Bruxelles et du Luxembourg (Clearstream, Euroclear et Swift).
        Comment les Jouyet, Barnier & co peuvent-ils faire sembler d’ignorer les solutions alors qu’un journaliste un peu têtu, est capable de lever le lièvre ?

        Quel décideur de premier plan aura le premier courage de dénoncer le scandale !?

  2. Des chiffres qui donnent le vertige (article en espagnol au début et en anglais ensuite)

    http://lacartadelabolsa.com/leer/articulo/por_que_nadie_quiere_hablar_de_la_exposicion_de_los_bancos_a_los_derivados

    En Espagne on peut dormir tranquille au moins jusqu’à juillet: selon Zapatero, l’Espagne aura besoin d’un plan de sauvetage en juin. Étant donné que ses prophéties se sont toujours avérées nulles, on peut donc être sûr que cela n’arrivera pas.
    http://www.vozpopuli.com/nacional/3193-zapatero-opina-que-espana-sera-intervenida-en-junio-y-lo-achaca-a-la-mala-gestion-de-la-crisis-por-parte-del-gobierno-de-rajoy

    Un exemple de son génie prophétique: le 24-IX-2008 il a dit à New York (entre beaucoup d’autres conneries) que l’Espagne avait « probablement le système financier le plus solide du monde ».
    http://www.europapress.es/economia/macroeconomia-00338/noticia-economia-macro-zapatero-dice-espana-quizas-tenga-sistema-financiero-mas-solido-mundo-20080924185217.html

  3. Je viens d’apprendre au journal de 13h sur A2, qu’au menu des entretiens, il avait asperges et escalopes de veau. De plus, l’ambiance était très conviviale (selon la formule généralisée en son temps par Mme Lagarde).

    On notera le niveau de précision de ces informations, les seules dont nous disposons à l’heure actuelle et dont on mesure ainsi l’importance.

    On peut supposer (mais l’information reste à confirmer), que plusieurs toats ont été portés, peut être même à la santé des Grecs (notre nouveau président a beaucoup d’humour, ne cesse t’on d’entendre).

    Par ailleurs, on ne nous a pas rapporté que le groupe Bilderberg s’opposerait à une sortie de la Grèce de l’Euro, et craindrait de nouvelles élections ; Il n’est pas question de relâcher la pression et ce serait un très mauvais exemple si ce pays recommençait à respirer ne serait-ce qu’un tout petit peu. Les exemples Argentins ou Islandais, même s’ils sont difficilement reproductibles en Grèce, ne doivent pas être renouvelés.

    1. Notre nouveau président n’a pas seulement beaucoup d’humour, il « aime aussi vraiment les gens ». Je préfère commencer à le rappeler très régulièrement dès maintenant parce que j’ai la sensation qu’il y en a parmi vous qui vont trop souvent l’oublier.

  4. La situation de la Grèce est bien pire qu’annoncée officiellement. Exemple le chômage: le chiffre réel doit tourner autour de trente pourcent, toute population confondue, car de nombreux chômeurs suivent une formation, un programme qui est financé par le fond social de l’UE.
    Une autre partie des chômeurs a résignée et ne figure sur aucune statistique.
    Il suffit de traverser une ville comme Athènes pour se rendre compte à quel point une ville peut dégrangoler non seulement économiquement, mais aussi se décomposer peu à peu en tant que civilisation.

  5. Faut vraiment en tenir une couche pour affirmer qu’avec 0% de croissance la récession n’est pas là.

    1. Surtout qu’en France le PIB marchant n’est que de 44% !!

      Le PIB non marchant, calculé en additionnant les traitements des fonctionnaires (il parait que c’est plus sur que le pifomètre), lui représente 56 % de notre PIB.
      Et un tiers du PIB non marchant est financé par la dette.

      Voilà en réalité, notre PIB n’est que de la dette converti en PIB non marchant.

      Et il parait qu’il faut embaucher des fonctionnaires (à crédit) pour retablier la croissance.

      1. Je n’arrive pas à comprendre que l’on puisse intégrer la masse salariale des fonctionnaires dans le PIB: pour moi, c’est la somme des valeurs ajoutées, point final…

      2. le PIB est un indicateur, très imparfait et parfaitement imprécis
        vous pourrez lui faire dire à peu près n’importe quoi.

      3. Bruno, t’es pénible avec ça. Où t’as vu que les fonctionnaires créaient pas de valeur ? Que leurs traitements sortent de la poche de contribuables et de créanciers de l’état comme mes revenus sortent de celle de mes clients et de mes créanciers (eh oui SJA), ça change quoi ? Je crée plus de valeur qu’un instit ? T’arrives de Vénus ou quoi ? Les infirmières d’une clinique privée ou les vigiles de Carrefour c’est du PIB, mais celles de l’hôpital public ou les gendarmes de St Tropez ben non ? Laisse tomber va. T’as vu l’travail ? tu fais plaisir à un troll néolib.

      4. Dans ce cas, Vigneron, ajoutons y franchement aussi la masse salariale du privé! 🙂

        C’est mélanger des carottes et des navets!

        De plus, les salaires du public (comme les autres) ont déjà été « comptés », la valeur ajoutée comptabilisée initialement – sommes des valeurs ajoutées des entreprises (y compris E.P.I.C.: établissements publics industriels et commerciaux…)-, finançant tout (+ »epsilon » par l’emprunt, pour l’Etat… 🙂 ), par les impôts, pour eux; directement, pour les salaires du privé. C’est les compter deux fois plutôt qu’une 🙂

        Je ne nie pas que le travail des fonctionnaires ait une « valeur sociale » (y compris les gendarmes de St-Trop), tant évidente qu’indispensable: mais, pour moi, ce n’est pas de la « valeur ajoutée », sur le plan économique, sous forme de PIB…

        Le travail public n’est pas de même nature que celui privé.

      5. Creuse le truc, cette fixette là, Bruno. T’as vraiment un souci quelque part, pour écrire une bêtise pareille : «Le travail public n’est pas de même nature que celui privé.» T’es dans l’irrationnel là. On peut rien pour toi.

      6. Possible Vigneron: pour moi, il y a vraiment un problème avec cette histoire! Certaines personnes relativisent d’ailleurs largement la notion même de PIB, considérant que c’est vraiment loin d’être l’alpha et l’Omega (et pour cause…).

        Au fait: « …La Nature est un mot polysémique, qui a plusieurs sens fondamentaux :

        la composition et la matière d’une chose (ce qu’elle est, son essence), … »

        ===> « Le concept d’essence (du latin essentia, du verbe esse, être, dérivé du grec ousia) désigne en métaphysique une distinction de l’être. Il désigne « ce que la chose est », par opposition au concept d’existence qui lui définit « l’acte d’exister ».

        🙂

  6. Faut venir ici pour avoir de vraies nouvelles 😉

    Quand on voit les 10 titres et articles idiots des journaux par heure aujourd’hui tentant de remplir le vide en attendant de savoir qui seront les ministres… on prend peur. Une vraie boulimie de questions inutiles.

    Pourquoi les journaux ont-ils si peur du vide ? C’est bien le vide non ? de temps en temps, c’est reposant, à défaut de nous éclairer vraiment.

  7. Nos dirigeants ne se lassent pas de mettre en garde les Grecs contre les catastrophes qui les attendent si ils font défaut sur leur dette et quittent l’Euro, alors même que c’est l’Europe elle même et ses dirigeants qui seraient les premières victimes d’une telle décision qui risquerait de tuer l’euro !

    Je rêve d’un premier ministre grec qui viendrait, un Vendredi soir bien sûr, rencontrer ses collègues européens et leur tiendrait ce discours :

    « Je m’apprête à annoncer dimanche soir, juste avant l’ouverture du marché de Tokyo, la cessation de paiement de l’État grec et sa sortie de l’euro. »

    Et après un silence :

    « A moins que vous n’ayez 300 milliards à nous donner; qu’est-ce qui vous coûtera le moins cher ? »

    1. HAHAHAHAHA !!..
      Il a intérêt à avoir de bons gardes du corps…
      Ou tout au moins une vie privée qui soit lisse comme une peau de bébé, c’est son image qui va être attaquée de tous les côtés.
      Mais si cela arrive malgré tout, je me le repasse en boucle tous les jours à mon petit déjeuner, pour bien commencer la journée ! Mouahahaha..

      Pas de changement politique (et économique) sans l’accord des peuples : la vraie démocratie, ou le chaos..
      On pourrait avoir les deux, mais au moins on n’aura rien, ou personne, sur qui rejeter la responsabilité…

  8. Aucun texte juridique ne permet l’expulsion de la Grèce de la zone euro.

    SI la Grèce veut quitter la zone euro, elle doit quitter l’U.E.

    Si l’Allemagne veut exclure la Grèce de la zone euro, il lui faudra entretenir un climat de guerre civile en Grèce. En gros, provoquer sciemment des pénuries encore plus graves que celles que les Grecs vivent en ce moment. Et il faudra aussi l’exclure de l’U.E.

    Cependant, pour riposter à ce climat de guerre, la banque centrale grecque peut sous l’injonction du gouvernement grec prêter à l’état grec à des taux extrêmement bas (pourquoi pas nul ?). Par exemple la totalité de la dette grecque. Soit 350 milliards d’euros.

    Évidemment, cette décision serait sans précédent dans l’histoire de l’U.E.

    En fait, si la Grèce ne veut pas quitter l’U.E malgré les injonctions de l’Allemagne, il se peut que celle-ci se décide à quitter l’U.E avec quelques autres pays (ses protectorats d’Europe centrale, le Danemark, voire le Luxembourg et les Pays-Bas)

    scénario du pire : pensez-vous que certains landers allemands seraient prêts à quitter l’U.E notamment ceux de l’Ouest qui sont plus tournés vers la France que vers la Pologne ?

    1. L’albatros regarde Taddéi et retient Sapir plutôt que Cohen, St-Etienne ou Quatremer. Normal c’est le « meilleur client ».

      1. En quoi monsieur l’administrateur de plusieurs CA de grandes entreprises Cohen, l’agité Saint Etienne et l’authentique cinglé Quatremer sont-ils plus « respectables » et « experts » que Sapir?

      2. j’ai retenu de mon côté la formule sibylline de Quatremer préconisant pour la Grèce un système politique de « démocratie européenne extérieure ». 😉
        Un système piloté par Mosco… euh Bruxelles?

      3. Kiksékadiça Kerjean ? C’est pas du bon client Sapir ? L’a un charisme de semelle orthopédique ok, mais pour la gueule pfouuuu… (adorable le coup du « Beh pourquoi pas ? » – à j’sais plus qui qui venait de plaisanter « Oh Sapir ! à part bombarder l’Allemagne ! »)
        Et pis tant qu’t’y es sur D. Cohen qui bosse pour Lazard, tu pourrais rajouter qu’il a turbiné pour Gaïdar aussi. Et là j’te dirais que Sapir arbeit pour Poutine & so what ?

  9. Cela étant penser que les solutions pour sortir de la crise se seraient résumées à quelques dispositifs techniques…Quelle absurdité!!! Où est la finalité de tout cela, le sens, la logique qui auraient justement permis une autre vision, une autre ambition? Où est passé le bonheur du plus grand nombre? Sinon dans une speudo foi qui ne masque en réalité qu’une volonté de domination de quelques-uns. La concurrence entre les états, la concurrence entre les continents en plus de conduire à des guerres conduit à la ruine, à la misère. Voir la Grèce à présent s’enfoncer dans les affres de la malnutrition est ce cela l’ambition l’européenne chère à nos apatrides mondialisées? IL est grand temps que les nations et que les peuples se réveillent à l’image de ce qui se fait en Argentine. Sans oublier que mettre fin à la prédation financière, c’est aussi mettre fin à l’égoïsme, à l’aveuglement des retraités allemands et nord américains. Faut bien que les fonds de pension les prennent quelque part….

  10. Esperons que les grecques aient le 17 juin le courage et l’audace que nous n’avons pas eu en France le 22 avril dernier. La Gauche radicale doit prendre le pouvoir au nom du Peuple et ainsi envoyer un signal fort aux autres Peuple d’Europe: Ce n’est pas à nous de payer LEUR crise.

    1. En Juin, il y aura aussi les législatives en France.
      Lors de la présidentielle, il fallait virer le sarkôme, beaucoup de gens ont donc préféré ne pas prendre de risque. Maintenant qu’il est exit, ce foutu ‘vote utile’ n’a plus lieu d’être, non?

    2. Courage, audace et surtout « signal fort », attention à la reprise des éléments de langage!!!

      Cordialement

  11. Et pourtant la meilleure solution pour les grecs, comme l’expliquent Krugman, Sapir ou Todd, est bien de sortir de la zone euro. Cela leur permettrait de remettre la main sur leur BC et de pratiquer l’ajustement compétitif par la monnaie plutôt que par le dumping social et fiscal mis en oeuvre dans toute l’UE. Mais cela ne sera dans tous les cas pas suffisant pour recouvrer la maitrise et la souveraineté sur les flux financiers. La masse monétaire a ainsi fondu a vu d’oeil depuis 2008 en direction des pays voisins et des paradis fiscaux européens… Les grecs comme les autres ne seront pas sorti d’affaire tant qu’ils n’auront pas recouvré leur souveraineté économique et financière.

  12. Je regarde pour me distraire depuis ce matin les évolutions du CAC 40.

    Ma religion est faite : tant que la bourse sera soumise aux robots, jamais je n’y mettrai un sou. Et même sans les robots, ce n’est pas sûr non plus.

    Le matin, le truc avance sur la base des infos de la veille non prises en compte, par ex. les couches culottes au Japon.
    A midi, il fait une petite pause pour voir le parcours depuis le matin et décider s’il faut se fixer un seuil de fin de séance à atteindre (aujourd’hui zéro + ou – ). On devient fébrile à la moindre news, par exemple les couches culottes au Japon.
    A partir de 17 h, tout est fait pour atteindre le seuil fixé à midi, les fluctuations semblant toutes converger. A partir de 17h45, plus aucune news n’a le temps d’être prise en compte. L’impact des couches culottes au Japon sera pris en compte le lendemain ou plus tard, à partir des données fournies sur l’incontinence des personnes âgées par le ministère de la santé japonais.

    Qu’on ne vienne pas me parler d’offre et de demande mais de rapaces avides de ratisser le moindre centime, affamés par l’appât du gain.

    Quand on sait que la bourse de Paris c’est 3% des besoins en capitaux pour les investissement des sociétés cotées, et quand on voit les dégâts qu’elle peut causer, on ferait mieux de la fermer une bonne fois pour toute ou de la remettre au comptant !!

    1. Pourtant parfois c’est marrant:

      « Ubisoft bondit de 13,50 % à 5,716 euros. L’éditeur de jeux vidéo, créateur des Lapins crétins a renoué avec les bénéfices lors de l’exercice fiscal 2011-2012.

      La direction se montre optimiste pour le nouvel exercice.  » (les échos)

      Si ça c’est pas de la prophétie…

  13. On nous a fait le coup « Si la Grèce ne respecte pas ses engagements pas d’argent »
    Je vous fiche mon billet que même si la Grèce ne respecte aucun de ses engagements les gouvernements européens vont continuer de lui déverser des milliards pour qu’elle ne sorte pas de l’Euro.

    Ils reculent pour mieux sauter comme d’hab avec la peur au ventre que la situation ne s’étende à l’Espagne.

    Ce qui m’étonne c’est que les pauvres n’aient pas encore pulvérisé les yachts qui sont stationnés dans le port d’Athènes !!!

    Cet acharnement à maintenir la Grèce dans l’Euro quoi qu’il en coute prouve surtout que personne ne connait le nombres de cadavres qui trainent encore sous le tapis hellénique.
    Sous entendu : Personne ne maitrise plus rien 🙂

  14. N’était l’intransigeance allemande, la BCE pourrait parfaitement racheter aux créanciers de la Grèce les obligations risquant de faire défaut, éventuellement avec décote, et les faire rouler pour elle-même, ça ne lui coûte rien.
    Sur la totalité de la dette grecque, une partie a été décotée, une partie se trouve déjà à la BCE ou dans les banques centrales avec l’argent des prêts de la BCE, il ne faudrait que quelques dizaines de milliards sur plusieurs années pour racheter les créances encore circulantes, ce ne serait pas une grosse affaire dans le bilan de la BCE et éviterait la chute des dominos bancaires, ce qui est finalement son but.
    Ceci peut se faire même sans gouvernement en Grèce, et couperait l’herbe sous les pieds de Syriza.
    Mais là c’est Merkel qui mangerait son chapeau.

    L’annonce du report « à l’infini » des dettes, + la dissolution du Pasok et la création à la suite d’un nouveau parti de gauche, avec de personnalités jeunes (maxi 45 ans) motivées pour combattre la corruption, le clientélisme et instaurer un impôt sur l’immobilier, en gros à rétablir la confiance dans l’avenir, et la crise grecque est terminée.

    1. Bin, vous l’avez déjà ce nouveau parti de gauche, jeune, motivé etc : il s’appelle SYRIZA… 😉

  15. Bonjour, je sais, c’est pas très fin comme message, mais voici cependant ce que je viens d’envoyer à la rédaction de France Culture. J’aurais du rajouter le nom de M.François Leclerc aussi. Qu’est-ce que ce serait bon d’entendre M. Leclerc ou M. Jorion à France Culture à 17H55 chaque soir de la semaine ! Un bol d’air pur !

     » SVP ! S.O. S !

    Virez donc cet Olibrius de M.Gérard Slama ! C’est insupportable à la fin ! Pendant cinq années, ce monsieur nous a lobotomisé tandis qu’il faisait le service après-vente de l’ UMP et de M.Nicolas Sarkozy ! C’est bon, là, maintenant ! Le gouvernement a changé, il n’est pas question d’entendre le même son de cloche ! Embauchez donc M. Paul Jorion,ça nous changera de M. Slama et de ses énormes mensonges ! STOP ! Par pitié, entendez les voix des auditrices et des auditeurs de France Culture ! Cela suffit ! Sortez, M. Slama, votre job est terminé,  » The Game is over  » comme disait votre ami, le grand corrompu, M. Paulson, l’ ancien truand de Goldman Sachs.  »

    J’ai entendu l’incroyable et stupide chronique de M. Slama, ce soir encore et oui, mon sang n’a fait qu’un tour. Ma raison m’a rattrapé et je ne regrette pas d’avoir envoyé ce message au delà de la forme de son énoncé. Y ‘en a marre à la fin ! Marre de la même et imperturbable propagande néolibérale sur les ondes du service public ! MARRE ! MARRE ! MARRE !

    1. Ah bon, il n’y a pas que moi qui aurait envie de tous les passer au micro-onde.

      Je n’ai pas eu l’heur d’entendre Slama. C’est plutôt le Grain à moudre qui patauge dans le nauséabond, le populisme etc. Slama est au bout du rouleau.

      Ah oui, on conseillait ce soir à Mélenchon de « tenir un discours de vérité », d’abandonner les paroles trop dures… mais oui…

  16. vous devriez vivre avec notre temps. plus besoin de faire la queue devant le guichet. On ne dit plus bank run mais bank click!

      1. « va bene! »
        Mais que faire de tous ces gravats…?

        Avant de mourir noyés, pour les « gros » sous leur décharge d’argent
        et pour les autres, « les petits », dessous les gravats qui leur incombent.
        et si maintenant, on allait tout benner à la décharge du coin…

        Bon ! Supprimer les plafonds, retirer les chapes, casser les hourdis..
        Bref, la grande vie de chantier. On casse tout et on refait tout le nécessaire.
        Une brouette par ci, une brouette par là ! Ça serait chouette !
        … Mouais, mais en attendant, nous sommes bien noyés sous tous ces gravats.
        Le tas double, triple ! Il faut maintenant un camion. On fait des gros tas de…
        On fait des navettes, nuit et jour. On y va va à la minipelle.
        … Comment faire pour décongestionner le problème ?
        Cela prend un temps fou ! Surtout que le camion est en panne.
        La boîte de vitesse a lâché ce matin, à force d’être sollicité.
        À cette heure, On va droit au remorquage !
        On ne peut même plus embrayer.
        Mais, avec mon copain, François, demain, on va louer un nouveau camion plus robuste, plus gros… à crédit. Ben tant pis !
        Il reste de grasses cloisons à abattre.
        – Fais gaffe, dit Paul.
        – Y en a, c’est des murs porteurs ! On s’invente pas maçon, mon bon Gaston !
        Faut pas faire les cons !
        – Bon, ben, on y va maintenant ?
        – Où çà ?
        – Ben ben, À LA DÉCHARGE ! (Gloups!) crie François et d’ajouter :
        -OK, mais à Angela de casser les œufs pour faire l’omelette… on va pas y aller le ventre vide, quand même ?!!… Et où est Paul ?
        – Il prend son bain !
        http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/files/2012/02/fijn_104655.jpg

  17. Question naïve à François Leclerc :

    Face aux ravages de l’austérité, de l’évasion fiscale, de la fuite des capitaux et face à la dillution de la finance dans la boursicoterie ;
    Pensez vous qu’une alternative au système financier anglo-saxon dominant est possible ?
    En d’autres termes, pensez vous qu’un gouvernement dans un pays « industrialisé » puisse mettre en place une alternative cohérente au système financier anglo-saxon dominant ?

    1. Même si ses centres sont encore à Wall Street et à la City, ce système est mondial. Pourquoi une alternative ne lui serait pas possible ? Il entretien lui-même la dynamique de sa crise.

  18. @ Mr. Leclerc
    On parle fort peu des problèmes aux USA. pour l’instant (dette, immobilier…)
    Vous dites même:

     » Car les Américains exercent une énorme pression pour que soit entreprise en Europe une révision stratégique, qui les prendrait pour modèle. »

    D’autre part, d’après les chiffres parus aujourd’hui on apprend que:

    La production industrielle des Etats-Unis a rebondi nettement en avril, augmentant de 1,1% par rapport à mars, un chiffre supérieur aux prévisions (+0,5%). Autre bonne nouvelle, la reprise de la construction de logements aux Etats-Unis qui s’est confirmée en avril avec une hausse des mises en chantier de logements de 2,6% par rapport à mars.

    Si on ajoute que:

    l’agence Fitch considérerait nécessaire un troisième round d’injection financière massive à destination des banques par la BCE

    Ne pensez-vous pas que les USA nous mènent en bateau? et n’ avez-vous pas prévu, pour bientôt, un petit article qui clarifierait la situation de l’état de l’économie américaine?
    Au plaisir de vous lire!

    1. la crise de la dette américaine est en train de rebondir. La question d’un nouveau dépassement de la dette (actuellement de 15.600 milliards de dollars) va se trouver poser à la fin de l’année, après les élections, mais elle suscite déjà des affrontements entre républicains et démocrates.

    1. … ou l’Europe doit se fédérer! Mais la France – ou plutôt: les autorités françaises -, ne l’a jamais voulu…

      Sinon: sortie de l’Allemagne de l’Euro à moyen terme, assurée.

  19. Quand ni le désendettement des États ni celui des banques ne fonctionnent comme prévu, et que toute perspective de croissance est lointaine, que reste-t-il à faire ?

    Boaf, la comme ça je dirais bien un audit sur les dettes mondiales pour organiser un défaut global, mais bon c’est tellement évident que ça doit être une idée de fainéant…

  20. Une réalité ,la situation en Europe qui nous amène à un effondrement ne déplairait pas aux USA…Reste à savoir qui parmi nos oligarques est pour cette véritable trahison en Faveur des USA,qui l’a provoqué par incompétence ou simplement par soumission aux plus offrant ,finalement où sont les corrompus et où sont les incapables..L’Euro ,comme annoncé s’effondre,qu’arrivera-t-il au dollar,valeur refuge,mais vu la complexité de la situation,refuge bien éphémère!!!!

  21. http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&v=llgsag-B3N0&NR=1

    L’individualisme à l’origine, c’est l’amour, quand il … se concentre sur un individu :

    « Quand sur moi tout mon sort assemble sa rigueur »

    (sourdine… )

    D’où l’éternel romantisme.

    Il y a énormément de trésors cinématographiques dans les années 20-30, ce n’est pas pour rien que Dobry trouvait cette époque passionnante. Et même jusqu’en 58 :

    http://www.youtube.com/watch?v=ijgACHkcOuU

  22. lien HACCP : http://fr.wikipedia.org/wiki/HACCP

    Le système d’analyse des dangers – points critiques pour leur maîtrise, en abrégé système HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point), est une méthode de maîtrise de la sécurité sanitaire des denrées alimentaires élaborée aux États-Unis d’Amérique par un laboratoire dépendant de la NASA avec le concours de la firme …

    lien : http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/05/16/une-ancienne-sous-directrice-de-nestle-denonce-la-gestion-defaillante-du-groupe-en-matiere-de-securite-alimentaire_1702182_3234.html

    Une ancienne de Nestlé dénonce la gestion défaillante du groupe en matière de sécurité alimentaire

    LE MONDE | 16.05.2012 à 12h47 • Mis à jour le 16.05.2012 à 17h54

    Par Agathe Duparc

    « Quand je demandais la validation de critères importants pour la sécurité des aliments, telles que les vitamines, on refusait de refaire les calculs en me disant que les limites étaient déterminées depuis longtemps », confie Yasmine Motarjemi, ancienne sous-directrice licenciée en 2010 du groupe Nestlé.

    Pendant dix ans, elle a été chargée de la sécurité alimentaire au niveau mondial chez Nestlé. Avec un rang de sous-directrice au siège de Vevey, en Suisse, elle apportait ses conseils sur la plupart des incidents ou crises, et sillonnait le monde, intervenant dans les colloques, visitant parfois des usines.

    Mais, aujourd’hui, Yasmine Motarjemi, 58 ans, a déclaré la guerre à son ancien employeur. En décembre 2011, elle a déposé une plainte pour harcèlement, dans le canton de Vaud, et réclame 2,1 millions de francs suisses (1,7 million d’euros) à la multinationale.

    Dans cette requête de 115 pages, elle témoigne, documents à l’appui, de la manière dont elle a été ostracisée, avant d’être licenciée en 2010, alors qu’elle dénonçait « des dysfonctionnements ou des manquements fondamentaux ». « Sur le papier tout était impeccable. Mais gérer la sécurité alimentaire chez Nestlé, c’était comme ramer à contre-courant », confie Mme Motarjemi au Monde.

    IMPÉRATIFS DE BUSINESS

    Cette ancienne experte de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), spécialiste des toxi-infections alimentaires, avait été engagée en 2000 au département quality management de Vevey. « J’étais curieuse de voir comment les directives émises par l’OMS ou par les autorités réglementaires étaient appliquées », explique-t-elle. Peu à peu, elle découvre « qu’à côté des impératifs de business, le facteur sécurité alimentaire a peu de poids ».

    En 2003, on lui signale deux cas de bébés qui ont failli s’étouffer avec des biscuits vendus en France (P’tits Biscuits, à partir de 8 mois), tout en lui assurant qu’il s’agit de « cas isolés ». Elle découvre qu’une quarantaine de réclamations signalant les mêmes faits n’ont en fait pas été prises en compte. Elle se démène pour que la composition des biscuits soit modifiée et tout rentre dans l’ordre.

    Mme Motarjemi soulève aussi la question du dosage des vitamines et des minéraux dans les produits infantiles. « Quand je demandais la validation de critères importants pour la sécurité des aliments, telles que les vitamines, on refusait de refaire les calculs en me disant que les limites étaient déterminées depuis longtemps », déclare-t-elle. Elle obtient qu’un groupe de travail soit mis en place, mais rien n’en sortira. En 2005, Nestlé se retrouve sur la sellette en Chine, contraint de retirer du marché des laits en poudre contenant trop d’iode.

    Si Yasmine Motarjemi parvient la plupart du temps à se faire entendre, son opiniâtreté et sa rigueur scientifique agacent certains. Dès 2006, elle se heurte à un nouveau chef, Roland Stalder, nommé à la tête du département quality management : « Il méprisait les autorités de santé publique dont j’étais issue », raconte-t-elle.

    « LANGAGE DE TECHNICIENS »

    En avril 2008, dans une vidéo à usage interne, M. Stalder s’exprime sur le HACCP (Hazard Analysis and Critical Control Point System), un outil mondialement reconnu pour gérer la sécurité alimentaire : « C’est un langage de techniciens. C’est ce que j’appelle parfois le bla-bla de l’Organisation mondiale de la santé. » Il conseille aussi de ne pas tenir compte des contaminants car « il s’agit de choses déjà régulées ».

    « Cette intervention laissait entendre que les fournisseurs devaient livrer des produits conformes. Or, la grande majorité de nos incidents provenaient de matières premières contaminées », fait remarquer Mme Motarjemi.

    Elle donne en exemple la crise, en 2008, de l’huile de tournesol ukrainienne coupée avec de l’huile minérale, qui avait touché Nestlé. Ou encore le scandale des produits Nestlé-Purina à base de maïs contaminé à l’aflatoxine qui, en 2005, avait entraîné la mort, au Venezuela, de centaines de chiens et chats.

    Elle obtiendra que les passages incriminés soient retirés de la vidéo, se mettant définitivement son chef à dos. Ses recommandations sont ignorées. Son équipe est démantelée et elle n’est plus conviée aux conférences de Nestlé sur la sécurité alimentaire. En janvier 2010, elle est licenciée. En échange de son silence, on lui propose une indemnité de départ 300 000 francs suisses, qu’elle refuse. Invoquant une procédure en cours, Nestlé n’a pas voulu répondre en détail aux accusations de son ancienne responsable, qualifiées de « complètement infondées et contraires à la réalité « .

    « La sécurité alimentaire est bien trop importante pour que l’on tolère des défaillances. Et c’est notamment pour cela que nous avons dû nous séparer de Madame Motarjemi », ajoute le géant de l’alimentation.

    Agathe Duparc
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    1. Il faut parfois avoir l’estomac bien accroché. Si ce que soutient cette dame est véridique, souhaitons-lui bien du courage en tant que whistleblower, la route sera longue et la pente forte comme dirait l’autre.

      1. Certes, souhaitons-lui bien du courage, mais en même temps des phrases telles que celles-ci, je me demande si cette manager de 50 ans qui bosse depuis 10 ans dans une énorme multinationale (avant d’être passée à l’OMS dont le fonctionnement est parfois couci-couça) ne nous prendrait pas un peu pour des cons: « Peu à peu, elle découvre « qu’à côté des impératifs de business, le facteur sécurité alimentaire a peu de poids ». » Nan! Sans déc?

        En gros, elle réclame 2,1 millions de francs suisses à Nestlé. 300 000, elle a pris ça comme une offense. Les bébés, je crois qu’elle s’en fout royalement.

      2. Messieurs,

        Je viens de voir vos commentaires aujourd’hui car personne n’a pris la peine de communiquer directement ou me demander des complements d’information. Vous et particulièrment Moi réagissez et vous repondez sans connaitre mon histoire, ma personne, mon parcours, sur quelques lignes qu’un journaliste a écrit , un clien d’oeil de 10 années de combat, des mots hors contexte, mais qui n’a pas raconté toute l’histoire, car elle était également sous la contrainte de Nestlé. Vous me decevez. Si vous connaissiez mon histoire vous auriez compris que je ne suis pas naive non-plus.

        Aujourd’hui je suis poursuivie en Justice par Nestlé pour avoir rapporté mon cas au public en pensant que j’aurai eu le soutien du public alors que vous je me confronte à des personnes qui ne méritent même pas que je leur parle. Ce que la journaliste n’a pas écrit est que j’ai porté mon cas au tribunal pour CHF 1 (un franc). La somme demandée recouvre mes frais d’avocat, mes frais de justice (très cher en Suisse), ma perte de gain, mes frais médicaux et autres dommages. La somme de 300 000 mentionnée, j’aurai acceptée si on avait reconnu le tort moral. C’était une question de dignité et les personnes qui en ont comprennent ceci.

        Alors renseignez-vous avant de parler. Si vous connaissiez mon histoire, si vous aurez eu honte pour ces remarques car j’ai renoncé à une position extrement bien payée pour avoir insisté un audit de notre départment pour sa gestion de la sécurité alimentaire. Alors si je voulais de l’argent j’aurai accepté cette position et aujourd’hui j’aurai eu une vie comfortable. Ce plus cette histoire de bébé, c’etait un des cas parmi d’autres pour laquelle j’ai du lutter. Si vous comprenez l’anglais lisez ma lettre à M. Brabeck sur le site de la television suisse RTS ou http://www.ibfan.org/art/2012_re_letter-to-Mr-CEO.pdf

        Yasmine Motarjemi

        1. Chère Madame Motarjemi,

          Il me semble que mon propos tendait précisément à relativiser la position du commentateur « Moi » qui mettait en doute votre honnêteté, car nul ne peut prétendre sans autre explication qu’une forme de candeur « découvrir » que les impératifs de santé publique ne sont au coeur des stratégies d’aucune multinationale privée.

          Quoi qu’il en soit, je réitère mon premier commentaire pour saluer votre courage.

      3. Je savais très bien que Nestlé ne travaille pas pour l’intérêt de santé publique, mais cependant je pensais que l’entreprise s’intéresserait de sa réputation et d’une bonne gestion de la sécurité alimentaire qui est dans leur intérêt financier. Cependant, ce n’était pas le cas.

        Aujourd’hui, de nombreuses entreprises préfèrent faire des rappels de produits plus tôt qu’investir dans la prévention, car le rappel des produits même des dédommagements aux consommateurs est devenu plus rentable. Harceler les employés ne leur coûte rien car il n’y a pas des lois et des punitions dissuasives, en Suisse au moins. Même quand il y a des lois, les employés sont sous la clause de confidentialité professionnelle et ne peuvent pas révéler leur information, ils n’ont pas les moyens de payer les frais de la justice, ils doivent attendre des années pour avoir la justice alors que leur vie pourrisse et leur famille se brise. Même si ils gagnent, l’indemnité n’est que des cacahuètes et les frais pour l’entreprise ce n’est même pas le prix du diner du PDG. Alors que des vies sont brisées à jamais. Ce que les entreprises malveillantes préfèrent est que la personne se suicide, ainsi tous les problèmes, leur secrets disparaissent. Merci pour m’avoir écouté. Yasmine Motarjemi

    2. Ou encore le scandale des produits Nestlé-Purina à base de maïs contaminé à l’aflatoxine qui en 2005, avait entraîné la mort, au Venezuela, de centaines de chiens et chats.

      Mon dieu quelle horreur ! Révulsant ! Des centaines de chiens et chats assassinés par Nestlé avec du maïs moisi (l’aflatoxine c’est juste une mycotoxine produite par des moisissures) ! Et rien qu’au Vénez ! Pas ailleurs ? Faut qu’ils revoient leur filière maïs au Venezuela ou en Am-Sud… Faudrait juste savoir combien a été payé ce maïs ou cette farine de maïs pourri par Nestlé.
      Les intégristes des intégristes du HACCP… Me font marrer…

      1. C’est marrant comme tu peux être progressiste sur bien des sujets vigneron, mais que dès que l’on touche de près ou de loin à l’industrie de la bouffe, l’agriculture ou la picole, c’est ayatollahs & co. Quand t’as des gamins et que t’apprends qu’ils ont bouffé de l’huile ukrainienne coupée à l’huile de moteur, t’as beau apprécié les « experts » qui te disent que les quantités étaient infinitésimales et sans conséquence sur la santé, du point de vue des principes, t’as quand même juste envie de gueuler, point.

        Note bien ceci étant dit que chez meszigues, y a pas un produit Nestlé et que la bouffe que je donne aux gamins, on la prépare nous-mêmes. Donc oui, évidemment, c’est mieux, blablabla, mais ceux qui font le choix des bidules préparés ne devraient pas avoir à se demander s’il n’y a pas de l’huile de vidange dedans.

      2. on peut dégueuler toute la mauvaise nourriture qui sort des industries .
        quelles ténèbres !
        tenez, la lumière contenue dans un bon blé , flamme fragile , lampe de l’esprit , léger fil . mais hélas, le monde est sourd. préfère le son du canon à celui du blé .

      3. Mais de quoi tu me causes Julien ? parce qu’il n’y aurait peut-être plus un sacré paquet de fantasmes,de psychoses ou en tous cas d’hypersensibilité et d’irrationalité sur l’alimentation, bref de bonnes vieilles peurs alimentaires à relever ? Sorry, j’te parle pas des fraudes caractérisées à l’huile de vidange, à la mélamine ou à l’antigel, mais le genre « Nestlé Purina a tué des centaines de chiens et chats vénézuéliens avec des aliments à base de maïs contaminé à l’aflatoxine ! », ça me fait franchement ni chaud ni froid, juste un rictus tiède. Cause moi du scandale du (très sécure) lait en poudre que Nestlé et autres ont vendu en Afrique pendant des décennies, subventions européennes à la clef, alors que la flotte qui lui était ajoutée là-bas tuait des gamins par dizaines de milliers, ok. Les cleps de Chavez je m’en tape. Et les céréales moisies de Purina, à l’epoque de Balzac, c’est un père Goriot lambda qui les aurait achetées à l’encans en Ukraine ou en Serbie (ou en Beauce bien sûr) pour en faire de la farine ou de la semoule pour bipèdes français de tout âge.
        C’est être anti-progressiste de dire que l’alimentation n’a jamais été aussi sûre, contrôlée et néanmoins toujours autant suspectée qu’aujourd’hui dans les pays développés, y compris celle pour les clébards ? Je conchie les normalisations HACCP ou autres, mais bien obligé de constater – et rappeler incidemment – les avantages sanitaires objectifs d’une alimentation industrielle ou techno.

        1. Personne n’a dit que l’alimentation était moins sûre qu’il y a un demi-siècle (en tout cas pas moi), mais du coup, ce qui affleure, c’est que les normes t’emmerdent parce qu’elles obligent à investir davantage pour produire la même chose avec un gain sanitaire pas forcément substantiel… et que pour le grand-public, gain sanitaire réel ou pas, les normes rassurent. Les scandales existent, l’information circule, les gens flippent. Cette nana qui démissionne parce qu’elle estime que son employeur dépasse les limites, je vois pas en quoi ça lui vaudrait la volée de bois vert que tu voulais lui mettre.

      4. Où y va placer la santé le Vigneron…Il sait pas que la tomate lamba et son gène RIN a plus à voir avec la métaphysique qu’avec le boulot de la terre? Ah! terrassante OBJECTIVITE, invoquée par paradoxe! Quant aux avantages sanitaires de la bouffe industrielle je te les laisse becter devant la dramatique du soir.

      5. C’est marrant comme tu peux être progressiste sur bien des sujets vigneron, mais que dès que l’on touche de près ou de loin à l’industrie de la bouffe, l’agriculture ou la picole, c’est ayatollahs & co.

        Ce point mérite d’être creusé. Ma réponse était passée aux oubliettes de l’actualité de la crise, et pourtant, sur la faim aussi peut se demander quel genre de pensée le pousse à écrire :

        http://www.pauljorion.com/blog/?p=36816#comment-319884

        Sur l’objet au dessus, rien ne permet de dire que la bouffe de nos jours est pire sanitairement qu’il y a 50 ans, mais rien ne permet l’inverse non plus messieurs ! Si ? Vigneron a des études sur le sujet à faire partager ? Je suis demandeur, vu que je lis aussi vite et bien que lui.

      6. Rahhh, ça n’envoit pas au bon message. Sur le lien Message 36 réponse à Devillebichot Guy du 11 mai 2012 à 15:16 de Vigneron. Avec mon commentaire à la suite comme de bien entendu.

      7. L’Inde, la Chine, ça te parle Bozo ? Un certain nombre de bipèdes non ? Sortis de la faim endémique dans les années 60/70. En 1950 un pays comme la France, soit probablement le grand pays potentiellement le plus riche au monde en terme de richesse agricole par habitant, était infoutu de se nourrir seul (dépendance alimentaire). Ça te parle pas non plus des chiffres pareils ? Je maintiens : la faim dans le monde a diminué aussi bien relativement qu’en valeur absolue durant le « miracle agricole » de la deuxième partie du XXe. Toute la question est de savoir comment faire en sorte de maintenir cette tendance au niveau mondial dans des conditions toutes autres, ce modèle de développement, intégré dans un système économique, politique et financier désormais obsolète, atteignant ses limites.
        La production agricole mondiale par habitant a augmenté de 25% entre 1945 et 2000 quand la population était multipliée par deux et demi (de 2,5 à 6,2 milliards) et les prix agricole baissaient simultanément de 40 à 50%. Dans le même temps, la population du monde en développement est passée de 1,8 milliard d’habitants à 4,7 milliards, soit un accroissement de 260 pour cent. Résultat des courses, un triplement de la production agricole mondiale en moins de deux générations et un seuil suffisant de 2200 calories par jour et par tête de pipe largement atteint globalement malgré les énormes gaspillages au nord et autres pertes après récolte au sud. Problème persistant : la pauvreté et la razzia des pays du nord sur les ressources des pays du sud. Je te cite Marc Dufumier, prof d’agri comparée et de développement agricole à Agro Paris Tech :

        Mais plus que le manque de disponibilités alimentaires à l’échelle mondiale, c’est la pauvreté qui explique pourquoi tant de personnes souffrent encore de la faim ou de la malnutrition dans le monde. On considère en effet que pour nourrir correctement l’ensemble de l’humanité, il faudrait une production annuelle d’environ 200 kilogrammes de céréales, ou son équivalent en racines tubercules et autres plantes amylacées. Or la production mondiale est d’ores et déjà de 330 kilogrammes par an. Le problème est que les populations les plus pauvres de la planète ne parviennent toujours pas à se les procurer pour leur alimentation alors même qu’une part croissante des productions végétales est vendue sur des marchés solvables pour alimenter des animaux en grains ou abreuver des voitures en agro-carburants. Ainsi en est-il par exemple des familles qui fréquentent les “restaurants du cœur” en France ; mais ainsi en est-il aussi de très nombreux ménages dans les pays du “Sud”, que ceux-ci aient une balance commerciale agricole déficitaire (Afrique sub-saharienne Bengladesh, pays andins, îles des Caraïbes, etc.) ou excédentaire (Brésil Argentine…).

        http://encyclopedie-dd.org/encyclopedie/sciences-et-techniques/quelles-agricultures-durables-pour.html
        Si tu veux appréhender la problématique alimentaire et démographique mondiale, i.e les investissements colossaux qu’il faut mettre en oeuvre dans le secteur agricole (directement et indirectement et particulièrement dans les « biens publics »* en rapport avec l’agriculture et la ruralité) des pays du sud comme les nécessaires révolutions alimentaires et agricoles à imposer au nord pour que l’on maintienne cette tendance malgré les nouvelles contraintes énergétiques, rurales (désurbanisation à envisager par ex en Afrique), environnementales, etc, pour nourrir les 10 à 12 milliards d’humains que nos enfants pourraient bien avoir la joie un jour de côtoyer, lis ce rapport de la FAO, t’auras l’air moins con :
        http://www.fao.org/docrep/x4400f/x4400f12.htm
        *Biens publics, je cite la Fao : «Les biens publics sont les biens dont il n’est pas possible d’exclure certaines personnes sans en exclure tout le monde (les exemples classiques en sont la défense nationale, la police, l’éclairage public, etc) Pour cette raison, on ne peut pas compter sur l’entreprise privée pour les fournir; en effet, une entreprise ne pourrait pas faire payer les bénéficiaires et n’aurait donc aucune incitation à produire ces biens; ceux ci doivent donc en général être fournis par le secteur public.»

      8. Julien, en vieux routier-blogueur, constate combien tu as été bien inspiré de rajouter ta parenthèse («en tout cas pas moi») qui fait de toi le membre éminent d’une minorité sur ce blog. Les deux réactions qui suivirent la tienne ne sont que des exemplaires caricaturaux, la partie émergée de l’iceberg, de la pensée commune et perroquetante ici comme ailleurs.
        Si je suis sensible au sujet j’y vois deux raisons, l’une générale et l’autre particulière.
        La générale consiste en ce que je ne supporte pas les lieux communs et les banalités censément subversives alors qu’elles ne sont qu’un reflet des représentations bien pensantes unanimement et quasi exclusivement exprimées et reprises ad nauseam (opinions le plus souvent réductlbles au simple « c’était mieux avant »).
        La particulière étant que je baigne – in vivo – dans ces problèmes, questionnements et débats liés au développement rural et à l’agriculture en général, au moins depuis que j’ai la mémoire de quoi que ce soit. Issu d’une famille d’agriculteurs du Périgord noir par mon père et du Quercy par ma mère, tous deux anciens de la Jac, conseiller agricole pendant les sixties et seventies pour le vieux, assistante sociale MSA dans le sarladais des fifties (!!) pour la vieille, moi-même et mes oncles et cousins toujours baignant dans ce monde agricole et rural qui part en capilotade aujourd’hui, ouais, je te confirme que j’ai tout entendu depuis quarante ans de ce qu’il y a à entendre et à ré-ré-ré…-entendre sur le sujet, engouements, déceptions, trahisons, fortunes, faillites, misères, conflits, pleurs, rires et rages à l’appui.
        Alors les avis péremptoires de Trucmuche ou les malheurs des clébards nourris au Purina comme ceux de la Madame Qualité de Nestlé…
        Pisani en 60 se désolait – tout en s’en gaudant avec Monnerville – de l’inanité ronronnanto-lyrique, du conservatisme inexpugnable, bref de la bêtise inexpiable qui émanait du « discours agricole » dans ce pays; on n’en est pas sorti. Idem pour ce qui touche à l’alimentaire. Compte pas sur moi pour me casser les dents sur ce combat perdu d’avance, permets moi juste de les grincer de temps en temps dans un mauvais sourire crispé mais allègrement moqueur et/ou provoquant.

      9. @ vigneron

        ça me fait franchement ni chaud ni froid, juste un rictus tiède.

        s’il s’agit d’un accident , on peut comprendre; mais s’il s’agit d’une technique à mettre au point ?
        on nourrirait les voitures avec du bon blé et les gens au pétrole ….

      10. On est de gré ou de force passé en hors sol . je ne vois pas comment on pourrait se passer de sol . on risque d’avoir des déboires , non ? enfin si tout va bien sauf la finance …

        mais si, avant, par certains aspects, c’était « mieux » . et pire par d’autres , je vous le concède .
        ce qui semble se dessiner , c’est qu’on perd son temps à vouloir en gagner . ça se fait le plus souvent au détriment de quelqu’un .
        entrainés dans une course industrielle , qui envahit tous les domaines , les hommes peuvent passer dans les bilans comptables, par pertes et profits ? réduits à des chiffres, des stats, et des rapports savants . on peut douter , non ?
        les gens savent où sont les meilleurs produits . les paysans ne le sauraient pas ? mais la culture, cet ensemble vivant, s’est éloigné , on dirait .
        D’ailleurs, des types comme Riesel , qui concevaient une certaine ruralité ne sont pas compris par les zautorités , ou si, elles ont compris ce qu’elles avaient à perdre comme blé .

      11. vigneron
        belle région que le Périgord noir pour y avoir été en vacances dans ma jeunesse, du coté du Bugues, entre la Dordogne et la Vézère.
        Pour moi c’est une des plus belles région de France et de Navarre.
        D’ailleurs Henry Miller y voyait le paradis sur terre. 😉

        Y’a un truc que j’ai pas compris, un ami de mon père, agriculteur et éleveur à la retraite près du Bugues justement, autour de 70 balais, un gars qui a toujours voté à gauche, ce coup-ci il a voté Sarkozy. J’en étais sur le cul.
        D’après toi c’est un cas isolé, ou bien sur le terrain on constate comme un glissement vers la droite ?

      12. Amigo, enfermez les gens dans une dichotomie choisie par tes soins, c’est plutôt cela qui signale le niveau pathétique de ta bonne foi (je te fais crédit de ta réflexion) sur tous les sujets que tu abordes, que tu les connaisses de près ou de loin. Cela me rappelle ce pote qui jouait avec nous (ancien treiziste, mais on le pardonne) qui vendait du phytosanitaire sans aucun état d’âme. Il montait au plafond chaque fois qu’on le titillait avec l’atrazine (c’est encore en vente cette merde?), comme si le débat c’était : à ma droite le Péon qui sue de sol a sol vs modèle productiviste. Continue à arroser ce pré carré que tu revendiques avec la merde chimique qui fais tellement moderne et le venin de ta mauvaise foi si ça te chante, ce ce débat cela fait longtemps qu’il ne t’appartient plus.

        Ah, en passant, parce que tu finis toujours par m’énerver : c’est bien toi le Gus qui célébrait le père Legendre puis encensait dans la foulée Foucault? Tout en tirant à boulet rouge sur tous ceux qui signale le lien à ce jour toujours pas dépassé entre politique et limite, traçage, bref territoire (Pierre Legendre et son épigone Alain Supiot par exemple)? Pas plus qu’ailleurs tu ne t’embarrasses de contradiction. Pour qui est du sérail, tu n’es qu’un illusionnistes, un épouvantail à gogos.

      13. Eric L, qu’est-ce que tu me causes de « techniques à mettre au point » ? Il est évident qu’il s’agit d’un accident, plus exactement ici d’un « Hazard » (le H de HACCP) non correctement traité dans le cadre de procédures HACCP bouffées aux mites, point.
        Par contre je confirme : si Nestlé a trouvé une technique infaillible pour faire bouffer du maïs avarié aux Médors et Mistigris de cette planète (et le plus cher possible merci), j’applaudis des quatre pieds. Idem voire encore plus fort pour les farines animales pour les bestiaux, évidemment.
        Ps : quand on nous cause de l’interdiction du lait en poudre Nestlé trop iodé en Chine en 2005 et qu’on se rappelle en même temps le lait à la mélamine de ces mêmes chinois, scandale et authentique fraude criminelle revélés en 2008 (22 compagnies laitières chinoises impliquées, des centaines de milliers de malades officiellement, des dizaines de morts, chiffres invérifiables, censure gouvernementale et atermoiements administratifs jusqu’à la fin des JO, etc), on pense quoi ?

      14. @ La Vigne,

        Tu as besoin de caresser dans le sens du poil le modo ou le boss ? Et de faire des citations d’autorité ? C’est ta marque de fabrique. 😀 Bon alors le cyrosé du bulbe pourquoi tu persistes à affirmer des choses fausses ?

        Je maintiens : la faim dans le monde a diminué aussi bien relativement qu’en valeur absolue durant le « miracle agricole » de la deuxième partie du XXe.

        Tu confonds les choses bonhomme dans cette discussion, parce que le graphique ci-dessus dit exactement le contraire :

        http://www.fao.org/docrep/013/i1683f/i1683f02.pdf

        (Figure 1)

        J’y peux rien moi si tu ne fais pas la différence entre une population totale et la population qui souffre de la faim, qui malheureusement augmente en valeur absolue pauvre diable. C’est de ça dont un parle, si tu peux le comprendre (j’en doute)… Quelqu’un a nié les avantages du miracle agricole au XX ? ah bon qui ça ? Tu te fais des films la Vigne ! C’est ton truc.

      15. Pierre-Yves, Sarkozy a augmenté les retraites agricoles. Par ailleurs, même s’il en va très différemment pour l’élevage et les cultures spéciales, il faut savoir que l’agriculture française en général, les grandes cultures céréalières particulièrement, ont particulièrement profité jusqu’à maintenant des prix spéculatifs mondiaux. Faut pas se voiler la face. La chute de 2009 fait exception depuis cinq ans. Renseigne toi : y’a deux courbes qui sont inverses dans le monde et dans le « climat » agricoles, celle des prix et celle des suicides. Brutal aber normal. Un monde de brutes le monde agricole. Y’a pas de paradis champêtre, nulle part. C’est La Terre de Zola encore et toujours. Et le Périgord noir… si tu savais…

      16. Désolé Jicé mais la dichotomie c’est pas moi qui m’y soumets ni qui essaye d’y soumettre autrui. Mes paradoxes que je te sais gré de relever le prouvent à l’envie. Je hais toutes les pensées uniques.
        Une preuve supplémentaire ? J’ai été dix ans quinziste et deux treiziste.
        Ps : J’ai foutu de la simazine-atrzine dans des maïs irrigués dans les années 80, mais j’ai été un des premiers à bannir tous les désherbants résiduaires dans mes vignes (diuron et autres merdes) il y a vingt ans, bien avant les interdictions et les « bonnes pratiques culturales » de l’agriculture raisonnée de com de mes deux.
        J’te laisse à ton « sérail » à gogos.
        Ps re : je n’ai que mépris pour les idéologues, bon-teint comme grand-teint. J’te laisse choisir ta catégorie. A moins que par haine réitérée de la « dichotomie » tu préfères t’en trouver une troisième. Je te propose Bozo-idéoblogue. Ça t’irait à merveille, crois en un spécialiste.

      17. Vigneron, les derniers mots je les retire, je suis un sanguin -mon gros défaut- mais pas rancunier. Quant à tes contradictions, je les respecte, déjà parce qu’elles me divisent aussi et qu’elles montrent la difficulté de la chose pour une pensée qui ne se fige pas.

        A la revoyure.

      18. vous êtes de la terre vigneron ? ça, laissez moi rire, les bêtes, les penser comme du bétail qu’on engraisse, non, ce n’est pas une trop bonne pensée .
        les nourrir avec du maïs ? non mais, c’est quoi cette technique ? c’est complètement nul et inapproprié .
        quand vous verrez la terre comme une fée, on en reparlera .

      19. Bozo, je me dois de te féliciter pour ta constance et l’honneur que tu rends sans débander à ton titre clownesque sur ce blog depuis que tu y sévis. Si si, vraiment cela doit être dit et salué bien bas.
        Contrôle avec tes lorgnons Arf le loup ! sans verres la figure 1 et tu constateras, sans difficulté majeure pour un encéphale de bébé palourde, qu’entre 69/71 et 2000 les chiffres ont bien baissé et que c’est seulement à partir de la hausse des prix de 2006 que l’on est repassé devant ceux de 69/71. Alors que, manque de bol (de riz), c’est justement en cette fin de XXe que la Fao et l’Onu avaient prévu à terme de diviser par deux le nombre des affamés terriens… C’était sans compter avec les marchés financiers et la pression environnementale et/ou énergétique.
        Avec mes plus vifs encouragements. Continuez élève Bozo. Un jour viendra l’heure de la gloire. Le travail est toujours récompensé. Sûr.
        Eric L, « une fée » la terre ? Carabosse alors, bonne qu’à cabosser, ou qu’à engrosser, qu’à louer ou qu’à vendre, qu’à faire bosser, au trottoir, une bonne gagneuse ta fée mon chou. Avec plein de p’tits macs au derjot. Faut prév’nir la police des moeurs, gazier, pour détournement de fée majeure, drôle de fait divers ta fée en hiver. Ça lasse mais salace.

      20. ben oui, les mecs peuvent être des brutes . ou alors ils sont mal élevés . le plus violent, l’acte violent par excellence c’est d’abord dans les mots , ou dans son sang qu’on adore . comment savoir les origines de cette bêtise des fils de la « terre » . ( on y est tous, et c’est vraiment mignon tout plein ce qui se passe )
        je pense qu’il y a un défaut , et pas qu’en graisse .

        On peut aussi voir sa beauté , être rugueux mais pas une brute . il y a des fleurs, des terres qui produisirent des poésies et des musiques, mais pour sûr, dès lors qu’il y eut un soudard, ou un viol , ou un vol, les choses se sont tendues .

      21. @ La Vigne,

        tu constateras, sans difficulté majeure pour un encéphale de bébé palourde, qu’entre 69/71 et 2000 les chiffres ont bien baissé et que c’est seulement à partir de la hausse des prix de 2006 que l’on est repassé devant ceux de 69/71. Alors que, manque de bol (de riz), c’est justement en cette fin de XXe que la Fao et l’Onu avaient prévu à terme de diviser par deux le nombre des affamés terriens…

        Tu n’as pas lu correctement, (chronique et épisodique) mais ce n’est pas grave. Le plus important dans ta phrase c’est ceci :

        c’est justement en cette fin de XXe que la Fao et l’Onu avaient prévu à terme de diviser par deux le nombre des affamés terriens…

        L’agriculture aurait-elle manqué à son rendez-vous ? On sait bien que non. Là est toute l’horreur et la bêtise abjecte. Notre civilisation est criminelle, 950 millions par an, chaque année depuis que je suis né. Alléluia Hosanna au plus haut des cieux ! Et tu appelles cela :

        la pensée commune et perroquetante ici comme ailleurs.

        Au fait, je me rends compte que je sévis ici depuis aussi longtemps que toi, mais que mon dieu quelle horreur, je n’ai remarqué ta présence que depuis quelques mois. Désolé ! Et plusieurs fois je t’ai pris la main dans le pot de confiture.

      22. 69.71 : 880 millions
        79.81 : 860
        95.97 : 780
        00.02 : 840
        05.07 : 850
        07 : 920
        En pourcentage de personnes en sous-nutrition : de 32% en 69.71 à 16% en 2000. L’Afrique est toujours à plus de 30% et l’Asie au taux moyen mondial.

        Ps : ça fait plus de trois ans que j’ai le site de la Fao en tête de liste de mes favoris. Pas loin de quatre que je fréquente ce blog et deux que je l’y ouvre, en grand mais en grande partie à cause de mecs dans ton style.

      23. @ La Vigne,

        Tu peux répéter dix fois la même stupidité, ça reste la même stupidité. Creuse un peu le sujet au lieu de coller des stupidités. Chronique et épisodique on te dit ! Rien ne baisse en valeur absolue, toi même tu écris, 860 à 920, 1020 c’est une baisse ? Tu lis bien totoche, plus d’UN MILLIARD d’êtres humains en sous nitrution, c’est une baisse ? Ouah trop fort. A quoi tu joues ? Faut que tu arrêtes La Vigne, c’est pas des dollars là, mais une TRES grosse part de l’Humanité, des sentiments, de la sueur, des larmes, du vivant. Arrête toi avant de sombrer lamentablement vigneron. Comment peut-on même raisonner en pourcentage ? Beurk dégueux !

        Tiré de la FAQ de la FAO :

        « Les statistiques de la FAO sur la faim remontent à 1969-1971, époque à laquelle le monde comptait 878 millions de personnes affamées. Les statistiques antérieures étaient basées sur une méthodologie différente et ne sont donc pas comparables. Au cours des 40 dernières années, le nombre de personnes affamées n’est pas descendu en dessous de la barre des 800 millions. Après quelques victoires obtenues dans la réduction de la faim, la sous-alimentation n’a cessé d’augmenter entre 1995-1997 et 2009, atteignant un pic en 2009 à la suite de la crise économique et financière. » http://www.fao.org/hunger/hunger-home/fr/

        Et accessoirement, si tu as deux minutes, tu donneras le lien qui t’a permis d’affirmer qu’il y avait 1,5 milliards d’affamés en 1950, chiffre qui te faisait affirmer « FAUX » à Guy mon monseigneur !

        Et une fois de plus tu racontes n’importe quoi, je suis toujours intervenu suite à une de tes sorties de route et non l’inverse bonhomme (la surmortalité, le financement de la campagne d’obama, l’augmentation du smic, la faim dans le monde, etc etc). Personne n’est dupe sur le blog. Tu le sais, je le sais, on le sait. Tu te ridiculises La Vigne. Pas digne de toi tout ça, ou alors si, totalement toi ! 😀

      24. Dégage Bozo, t’es une punaise de blog. Tu piges rien de rien à c’qu’on daigne patiemment t’expliquer, t’es du concentré de mauvaise foi et un pur péniblos de première sans rien de rien à dire, un bruit de fond tout au plus. Tu veux une définition ramassée en un mot très court pour caractériser ton avatar ? Cherche toi même, y’en a plein. Please nettoie le plancher. T’es une plaie. Même pas foutu de t’en apercevoir. Mets les pouces avant de susciter ma pitié, que j’ai mauvaise.

      1. Une dernière pour la route :

        Il a voté pour le ratification du traité de Lisbonne (121 députés du groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers Gauche à l’Assemblée Nationale ont voté pour, 25 contre et 17 se sont abstenus ) et s’est abstenu lors du vote instituant le mécanisme européen de stabilité (130 abstentions, 20 contre dans le groupe Socialiste, Radical, Citoyen et divers Gauche)

    1. A cet instant de la discussion, il faut évoquer Capital Rules: The construction of Global Finance de Rawi Abdelal chez Harvard University Press, dont les pages sont traversés par les noms de nos aimables ministres socialistes…

      Autrement dit, same game, same fail.

  23. Que l’on m’explique comment s’articulent les retraits dans les banques grecques aux placements en Grande Bretagne et en Suisse!
    Dans la mesure où il s’agit de retraits liquides, ces euros devront être vendus aux suisses et aux britanniques qui ne peuvent en faire autre chose que le stocker ou les dépenser par exemple en important des produits allemands, moyennant quoi, la croissance allemande est bien financée par des retraits liquides en Grèce…
    Aucun désendettement n’est possible en dehors des probables abandons des créances, moyennant quoi, l’épargne n’est sauvée que si la BCE réinjecte…
    Est-il néanmoins possible de « sauver » le maintien de la Grèce en zone euro?
    Et, par effet domino, les autres pays trop endettés et « dégradés » par les notations suivront malgré toutes les injections de liquides!
    Seule l’introduction d’une monnaie SMT (fondante) pourrait stabiliser tout cela et opérer un amorçage d’un désendettement général!
    Je vous l’expliquerai!

  24. Je ne comprends pas la phrase suivante :

    « Car les Américains exercent une énorme pression pour que soit entreprise en Europe une révision stratégique, qui les prendrait pour modèle ».

    C’est quoi le modèle américain? Une dette énorme qu’on arrive à faire oublier à,tout le monde? D’où viennent donc les attaques contre la dette des Etats Européens ? Pourquoi faut il le suivre?

    Pardon je suis un peu novice en matières de finances internationales, j’en suis encre à m’étonner de l’apparente impuissance des Etats face aux « Hedge Funds »..

    1. L’administration Obama a favorisé les mesures de relance au détriment de la rigueur budgétaire, et la Federal Reserve soutenu l’industrie financière tout en faisant baisser par ses achats les taux à long terme de la dette publique.

  25. bonsoir, merci pour l’article

    causes de la crise : nous-mêmes – rappel d’il y a quelques siècles :

    Jean de LA FONTAINE (1621-1695)

    L’Homme et la Couleuvre

    Un Homme vit une Couleuvre.
    Ah ! méchante, dit-il, je m’en vais faire une oeuvre
    Agréable à tout l’univers.
    A ces mots, l’animal pervers
    (C’est le serpent que je veux dire
    Et non l’homme : on pourrait aisément s’y tromper),
    A ces mots, le serpent, se laissant attraper,
    Est pris, mis en un sac ; et, ce qui fut le pire,
    On résolut sa mort, fût-il coupable ou non.
    Afin de le payer toutefois de raison,
    L’autre lui fit cette harangue :
    Symbole des ingrats, être bon aux méchants,
    C’est être sot, meurs donc : ta colère et tes dents
    Ne me nuiront jamais. Le Serpent, en sa langue,
    Reprit du mieux qu’il put : S’il fallait condamner
    Tous les ingrats qui sont au monde,
    A qui pourrait-on pardonner ?
    Toi-même tu te fais ton procès. Je me fonde
    Sur tes propres leçons ; jette les yeux sur toi.
    Mes jours sont en tes mains, tranche-les : ta justice,
    C’est ton utilité, ton plaisir, ton caprice ;
    Selon ces lois, condamne-moi ;
    Mais trouve bon qu’avec franchise
    En mourant au moins je te dise
    Que le symbole des ingrats
    Ce n’est point le serpent, c’est l’homme. Ces paroles
    Firent arrêter l’autre ; il recula d’un pas.
    Enfin il repartit : Tes raisons sont frivoles :
    Je pourrais décider, car ce droit m’appartient ;
    Mais rapportons-nous-en. – Soit fait, dit le reptile.
    Une Vache était là, l’on l’appelle, elle vient ;
    Le cas est proposé ; c’était chose facile :
    Fallait-il pour cela, dit-elle, m’appeler ?
    La Couleuvre a raison ; pourquoi dissimuler ?
    Je nourris celui-ci depuis longues années ;
    Il n’a sans mes bienfaits passé nulles journées ;
    Tout n’est que pour lui seul ; mon lait et mes enfants
    Le font à la maison revenir les mains pleines ;
    Même j’ai rétabli sa santé, que les ans
    Avaient altérée, et mes peines
    Ont pour but son plaisir ainsi que son besoin.
    Enfin me voilà vieille ; il me laisse en un coin
    Sans herbe ; s’il voulait encor me laisser paître !
    Mais je suis attachée ; et si j’eusse eu pour maître
    Un serpent, eût-il su jamais pousser si loin
    L’homme, tout étonné d’une telle sentence,
    Dit au Serpent : Faut-il croire ce qu’elle dit ?
    C’est une radoteuse ; elle a perdu l’esprit.
    Croyons ce Boeuf. – Croyons, dit la rampante bête.
    Ainsi dit, ainsi fait. Le Boeuf vient à pas lents.
    Quand il eut ruminé tout le cas en sa tête,
    Il dit que du labeur des ans
    Pour nous seuls il portait les soins les plus pesants,
    Parcourant sans cesser ce long cercle de peines
    Qui, revenant sur soi, ramenait dans nos plaines
    Ce que Cérès nous donne, et vend aux animaux ;
    Que cette suite de travaux
    Pour récompense avait, de tous tant que nous sommes,
    Force coups, peu de gré ; puis, quand il était vieux,
    On croyait l’honorer chaque fois que les hommes
    Achetaient de son sang l’indulgence des Dieux.
    Ainsi parla le Boeuf. L’Homme dit : Faisons taire
    Cet ennuyeux déclamateur ;
    Il cherche de grands mots, et vient ici se faire,
    Au lieu d’arbitre, accusateur.
    Je le récuse aussi. L’arbre étant pris pour juge,
    Ce fut bien pis encore. Il servait de refuge
    Contre le chaud, la pluie, et la fureur des vents ;
    Pour nous seuls il ornait les jardins et les champs.
    L’ombrage n’était pas le seul bien qu’il sût faire ;
    Il courbait sous les fruits ; cependant pour salaire
    Un rustre l’abattait, c’était là son loyer,
    Quoique pendant tout l’an libéral il nous donne
    Ou des fleurs au Printemps, ou du fruit en Automne ;
    L’ombre l’Eté, l’Hiver les plaisirs du foyer.
    Que ne l’émondait-on, sans prendre la cognée ?
    De son tempérament il eût encor vécu.
    L’Homme trouvant mauvais que l’on l’eût convaincu,
    Voulut à toute force avoir cause gagnée.
    Je suis bien bon, dit-il, d’écouter ces gens-là.
    Du sac et du serpent aussitôt il donna
    Contre les murs, tant qu’il tua la bête.
    On en use ainsi chez les grands.
    La raison les offense ; ils se mettent en tête
    Que tout est né pour eux, quadrupèdes, et gens,
    Et serpents.
    Si quelqu’un desserre les dents,
    C’est un sot. – J’en conviens. Mais que faut-il donc faire ?
    – Parler de loin, ou bien se taire.

    puits, potager, cheval, … mad max, big brother et toute la clique, … vaste champ de bataille, avec l’atome et les ordis au milieu, ça promet de belles étincelles cette fois, les moutons l’ouvriront-ils ? j’en doute …

    bonne suite de crise, potager opérationnel pour moi, le 9ème, ça devient un sain plaisir (pas saint, le saint homme n’existe pas, en FR ou en Hollande ou n’importe où ailleurs …)

  26. FH va peut-être parvenir à imposer son projet d’eurobons. Il me semble que c’est la solution de la fuite en avant. Après la dette des Etats, ce serait l’Europe elle-même qui s’endetterait et qui devrait ensuite se désendetter au prix non seulement d’une nouvelle cure d’austérité mais aussi de nouvelles réformes structurelles. Tout se passe en effet comme si la crise de la dette servait de prétexte aux réformes structurelles préconisées par le FMI et exigées par l’Europe. Personnellement, je n’arrive pas à comprendre comment on peut être opposé au (social) libéralisme, et non à l’Europe, dont la forme libérale est inscrite dans les traités.

    1. Carlo, vous avez bien compris.

      Comment construire sur un cadavre?

      A force de lecture, je comprends qu’il n’y a pas de solutions tant que l’on continue sur les mêmes bases de cette finance.
      Il faudrait par ailleurs créer une crise politique en Europe en remettant en cause le Traité de Lisbonne, celui-ci ayant été imposé contre l’avis des peuples.
      Déjà la nomination de' »nonistes » comme Fabius, Cazeneuve et Montebourg, au gouvernement intérroge les Européistes un peu outrés!
      Malheureusement, la question ne semble pas être à l’ordre du jour… sauf à soutenir le FG qui grâce à Jacques Généreux met cette question au centre de ses propositions.

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