L'actualité de la crise : SAUT DANS LE VIDE, par François Leclerc

Billet invité.

Les gouvernements européens sont suspendus aux négociations d’Athènes, où une solution de la dernière chance va continuer d’être tentée, afin d’éviter la convocation de nouvelles élections dans un mois qui accorderaient la victoire au Syriza d’après les sondages. Elle repose sur un accord avec le Dimar, un petit parti de gauche moins radical, opposé à l’austérité et favorable au maintien de la Grèce dans la zone euro. Avec Nouvelle Démocratie et le Pasok, une majorité parlementaire serait alors trouvée, donnant à un gouvernement un mandat de renégociation du plan de sauvetage, à des conditions qui dépendent du Dimar, en proie à des divisions internes.

Les dirigeants européens affichent de leur côté leur préférence pour une sortie de la Grèce de la zone euro à toute remise en cause des accords, en totale contradiction avec tout ce qu’ils ont fait et affirmé jusqu’à maintenant… Les ministres des finances des 17 vont se réunir demain, afin de tenter de sauver une situation proche de l’éclatement, sans autre arme que de réaliser une pression maximum sur les partis politiques grecs pour qu’ils s’entendent. Mais cela se soldera dans le meilleur des cas par l’exigence d’une renégociation sans délai du plan de sauvetage à laquelle ils prétendent ne pas vouloir se plier. Dans l’immédiat, la Grèce doit rembourser mardi prochain 435 millions d’euros de dette et pourrait faire défaut. La corde est tendue à son maximum et peut donc casser.

Parmi les conséquences identifiées qu’aurait une sortie de la Grèce de la zone euro figurent d’importantes pertes pour la BCE, l’Eurosystème et le FMI. 40 milliards d’euros pour la première – correspondant à ses achats d’obligations grecques sur le second marché – et on ne sait pas combien de dizaines de milliards disséminés dans les banques centrales nationales, après que les banques commerciales s’en sont délestées auprès d’elles, profitant de la bonne occasion qu’a représenté l’injection des liquidités de la BCE. Cette dernière avait jugé plus prudent de ne pas les prendre elle-même en garantie.

Luc Coene, le gouverneur belge de la BCE, n’en vient pas moins d’exprimer dans une interview au Financial Times sa conviction que cette sortie « serait possible », une première pour la banque centrale qui l’avait jusqu’à maintenant nié. En l’assimilant à l’expression d’un « droit démocratique », singulière présentation de la crise actuelle, également affirmée par Jens Weidmann, qui considère que « si Athènes ne tient pas parole, ce sera un choix démocratique »…

Cette fausse sérénité et fermeté pourraient être mises sur le compte de l’impatience dont les autorités européennes commencent à faire preuve, puisque c’est ainsi qu’il convient de faire état de leur exaspération et de l’impasse dans laquelle elles se trouvent plongées. Ainsi que le déclare désormais Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances, « la zone euro peut supporter une sortie de la Grèce », effectuant une totale volte-face avec les propos tenus par Angela Merkel il y a deux mois. Elle affirmait alors qu’une sortie de la Grèce serait « catastrophique », car « les gens du monde entier se demanderaient : qui sera la suivant ? », pour conclure que « ce serait une énorme erreur politique de permettre à la Grèce d’abandonner l’euro ».

« Nous pouvons seulement gagner du temps, et il y a une limite au temps que nous pouvons gagner », explique Luc Coene dans son interview. « Nous ne pouvons pas résoudre les problèmes fondamentaux », en tire-t-il comme leçon de portée générale. On ne pourrait qu’être sensible à cette nouvelle clairvoyance, si elle ne permettait au gouverneur de se laver les mains de responsabilités qui sont selon lui du ressort des gouvernements et des Etats : politique fiscale, croissance économique, solidité des banques… Le conduisant pour finir à reconnaître que « nous ne pouvons pas stimuler l’économie », contredisant ainsi Mario Draghi qui fondait sa politique et ses espoirs sur une relance du crédit s’appuyant sur les prêts de la BCE aux banques.

Tout cela ne fait toujours pas une politique, alors que la stratégie qui sous-tend le pacte budgétaire est en train de s’effondrer à la faveur du bras de fer avec les Grecs. Le calendrier selon lequel la Grèce va faire défaut est désormais la seule inconnue. On en viendrait presque à oublier la situation de l’Espagne, où toute stabilisation apparaît désormais illusoire, les engagements budgétaires du gouvernement ne pouvant pas être tenus et les finances publiques menaçant d’être mises à contribution pour recapitaliser les banques pour tout aggraver.

C’est un saut dans le vide qui se prépare.

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95 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : SAUT DANS LE VIDE, par François Leclerc »

  1. Totalement d’accord, François.
    L’avion est en flamme, on vous dit ‘Sautez, on s’en fout, on a nos parachutes !’, tout en sachant que l’avion n’a jamais eu de parachutes …
    Concernant Syriza : « Des propositions qui ne sont pas sans rappeler certaines idées avancées par le candidat socialiste François Hollande durant la campagne présidentielle française. Le leader de Syriza a d’ailleurs exprimé le souhait de rencontrer le président élu. Le volet national de son programme économique est quant à lui plus proche de l’extrême gauche que du modèle social-démocrate défendu par le Parti socialiste français. Alexis Tsipras veut ainsi renationaliser l’intégralité des banques grecques et mettre en place une gestion collective du secteur bancaire, il veut que les chômeurs perçoivent une allocation pour une durée indéterminée et entend soumettre les licenciements à une autorisation administrative. »
    http://www.france24.com/fr/20120509-syriza-chef-file-front-anti-troika-gauche-radicale-alexis-tsipras-legislative-economie-grece-austerite

  2. L’homme dans son ensemble a la prétention de croire qu’il sera à même en tant qu’individu ou en tant qu’espèce à toujours résoudre les problèmes qu’il à lui même créés (et les autres souvent).
    L’homme qui s’est jeté d’un pont peut toujours essayer une fois en vol de résoudre la problème de sa survie et finir par comprendre trop tard que la « messe est dite ». Aujourd’hui cela est vrai dans divers domaines et sa prétention lui fait croire qu’il est capable de maitriser tous les problèmes. De toute façon quel que soit la complexité du problème on trouvera toujours tel ou tel qui prétend, car il en sait un peu plus que vous certes réellement, que lui le maitrisera mieux que vous. Aujourd’hui en économie on se retrouve avec un schtroumpf de 10 cm de haut au commande d’un 35 tonnes dans un chemin particulièrement tortueux qui vous explique que l’on va bloquer le volant pour arriver à destination ! Vu sa taille, il n’arrivera pas à bloquer le volant et de toute façon cela reste le plus sûr moyen de finir dans la décor ! L’économie à ceci en commun avec l’informatique (c’est mon métier) que l’accumulation d’outils et de techniques suffit à faire croire que ce sont des sciences à tort.
    Dans ces deux domaines certains ont la prétention de tout maitriser alors que les outils ont été chacun créé sur mesure par quelqu’un suivant ses propres dons et facultés qui certes peut aussi servir aux autres mais est toujours moins bien adapté. Un tel crée un langage où l’on invente des objet au besoin comme si l’on créait en français un mot nouveau à chaque phrase et prétend que l’on peut encore comprendre quelque chose à son discours (pour autant que lui même puisse se relire et se comprendre ce qui relève déjà d’un grand optimisme même pour un hypermnésique). Chacun invente ses propres outils qui est le meilleur pour lui même et qui prétend tout faire mais qui de fait est complètement inadapté au voisin et vous avez en plus des personnes qui prétendent non seulement maitriser l’outil qu’à créé le voisin, et tous les autres, et ce qu’ils en font etc… autant dire Dieu lui même ? (il y a toujours des autoproclamés !!! et des gogos prêts à croire n’importe quoi) On trouvera toujours quelqu’un qui en sait plus qu’un autre et qui mentira aux autres pour prétendre qu’il maitrisera l’in-maitrisable en vous faisant le démonstration qu’il en maitrise une infime partie et que par extension, et son génie, il maitrise l’ensemble : le grand schtroumpf est peut être le plus malin des schtroumpfs mais avec ses toujours 10cm n’arrivera pas non plus à conduire le 35 tonnes au bon endroit !

    Aujourd’hui le problème n’est pas de maitriser la machine économique, mais de la remplacer par une machine simple et compréhensible par tous. Que l’impôt (par exemple) du voisin ou de la multinationale soit aussi compréhensible que le vôtre et que le calcul soit faisable par une (ou quelques unes) bêtes règles de 3. Une bonne loi n’est certainement pas une loi parfaite qui s’appliquerait à chacun avec ses spécificités mais bien une loi au minima comprise et connue de tous et donnant une satisfaction convenable sans être la meilleure à chacun.(Je ne suis toujours pas et ne serai jamais un littéraire mais j’espère que cela reste un tant soit peu compréhensible)

  3. C’est assez déplorable de voir que meme en Allemagne, on dit tout et son contraire.
    Quand on transforme des incendiaires en pompiers, ce n’est pas très étonnant….

    Rechercher le défaut au lieu du prét à taux minimal fixé par la BCE est un saut dans le vide en effet.
    Un nettoyage par le vide? Pour recommencer avec les memes?

  4. Excusez-moi mais je ne comprends pas bien,je dois être bête :

    Avant que la Grèce aie l’Euro,elle avait la Drachme,jusque là tout va bien.

    Est-ce qu’elle était pour autant à l’agonie 10 ans auparavant ?

    Biensûr que non,elle s’en sortait même plutôt bien,sa balance commerciale était à l’équilibre depuis des années.Tout s’est effondré dès la mise en place de l’Euro chez eux,les graphiques sont édifiants.

    Alors pourquoi on en fait tout un plat ?

    Le plan de sauvetage aura finalement coûté plus cher à la Grèce que si l’on avait prit la décision de la sortir de la zone Euro 3 ans auparavant.Et plus on continue d’essayer de la sauver,plus elle s’enfonce dans la récession.

    Bien joué les technocrates européïstes pour vos anticipations,la responsabilité des pertes inhérentes à une sortie de la Grèce de la zone Euro que vous évoquez dans votre billet,François,sont bel et bien identifiées.

  5. C’est un saut ds le vide…. reste à savoir sur quoi, on va tomber: des plumes ou des pierres….

  6. Pour analyse, j’ai reçu ce texte dans une boucle de mail:

    Lettre de la jeunesse révoltée à aux vieux sages qui nous ont abandonnés

    Nous sommes jeunes, nous vivons parmi vous en 2012, vous ne nous voyez pas, vous ne nous entendez pas, nous ne vous intéressons pas.

    Percevez-vous le monde dans lequel nous grandissons ? No future. La génération qui passe le bac cette année a vécu les attentats du 11 septembre alors qu’ils étaient en CE1, suivis de toutes ses mesures liberticides, de la peur, et de tout ce cancer social qui en a suivi. Elle sortait de la 5ème lorsque nous sommes entrés en « crise économique ». Pour vous, ce n’est peut-être qu’un passage du monde, de votre vie ; pour cette génération, c’est toute leur vie, toute leur ouverture au monde qui a été marquée par cette crise, qui n’est plus ponctuelle, mais un état stable de notre société. En d’autres mots nous entrons dans le monde adulte face à une crise de civilisation. Et vous nous avez proposés, pour apaiser ces peurs, l’éducation par Loft Story depuis que nous avons 7 ans. Nous n’avons rien demandé, rien choisi, c’est le monde que vous nous avez infligés. Nous voulons nous élever, vous ne nous laissez aucune porte de sortie digne pour notre vie adulte ; le combat des uns contre les autres pour unique salut.

    Les dernières élections présidentielles ont mis à jour le poids du lobby du monde d’avant. Le lobby des retraités, qui profite d’une vie qui les a portés en haut de la pyramide des favorisés et des égoïstes. Le poids électoral de cette catégorie de population est cajolé, puisqu’ils votent massivement, et défendent leurs intérêts de classe. Vous avez profité d’une vie active sur un marché de l’emploi stable, des entreprises encore humaines, des investissements immobiliers et boursiers juteux, d’un état protecteur, et à présent d’une retraite dorée. Vous avez épuisé les ressources naturelles, et inondé l’environnement de détritus et de gaz à effet de serre. Vous nous léguez ainsi une dette multiple : économique, environnementale, et morale. Nous devons nous endetter sur une vie pour racheter vos logements d’une superficie toujours plus réduite, nous devons rembourser la dette de l’état dont vous avez profité, nous devons protéger l’environnement que vous avez détruit et réparer autant que possible les dégâts engendrés. Et vous nous culpabilisez afin de pouvoir rester assis sur votre trône. Par-dessus tout, vous nous demandez de penser à construire un autre système (sans impacter votre situation bien entendu), et de réfléchir à des structures qui soit durables pour tous. Honte à vous.

    C’est vous qui devez utiliser votre savoir pour changer les structures, qui devez donner de votre temps pour construire un autre possible. Dans 10 à 20 ans, tout ce que nous connaissons sera caduque, et nous allons assister à un effondrement de ce monde. Les dirigeants le savent, nous le savons. Mais personne ne bouge. Ceux qui en pâtiront ne sont pas les clients qui contribuent le plus au vote lors des élections. Pour faire perdurer tout cela, nous assistons à une montée de l’extrême droite, qui n’est rien d’autre qu’une solution encore plus conservatrice, cherchant des bouc émissaires parmi les plus défavorisés, les plus vulnérables, pour ne pas changer votre mode de fonctionnement, et accélérer notre combat des uns contre les autres dans une atmosphère irrespirable.

    La réalité est que nous utilisons plus de ressources que la terre ne peut le supporter. Le PIB est un indicateur extrêmement dangereux, qui prend source dans une époque ancienne où nous ne percevions pas l’impact de nos agissements. Il ne reflète ni l’épanouissement humain, ni l’élévation de l’homme. Il n’est que l’indicateur de la vitesse à laquelle nous courrons à notre perte. Celle de notre génération. Nous la vivrons au cours de notre vie, assurément, au contraire de ceux qui l’ont causée. Encore une fois, les dirigeants actuels ont parfaitement conscience de cette situation.

    La concentration des richesses est également un immense fléau, elle empêche tout mouvement, elle a appauvri les classes moyennes depuis 30 ans, et elles doivent compenser par de l’endettement pour stabiliser leur niveau de vie. Paradis fiscaux, cadeaux fiscaux des états occidentaux, dogme du libéralisme économique comme arme d’une classe sociale ont égorgés nos pays. Cette concentration des richesses a corrompu le pouvoir comme jamais, plaçant ses sbires, anciens de Goldman Sachs pour ne citer qu’elle, aux plus hauts postes des états et des banques centrales aux USA et en Europe. Le pouvoir politique est un canard sans tête que nous n’osons regarder, tellement nous sommes effrayés de le voir végéter sans direction, et trahir les idéaux de nos aïeux.

    L’élite mondiale est tétanisée, pris en étau entre ses intérêts personnels, et le futur qui se dessine. Incapable de sacrifices, tels des enfants qui ont fait une bêtise mais refusent de l’assumer et tentent de la nier jusqu’au ridicule, elle est en train de nous tuer. 10-20 ans, c’est demain. Ces gens nous inoculent un poison qui fera effet demain.

    La jeune génération est incroyablement calme. Des mouvements ont éclos à travers le monde. Ces jeunes étaient « indignés ». Face à la situation que nous connaissons, avouez que nous sommes on ne peut plus modérés. Nous avions totalement confiance en vous, vous nous abandonnez à notre sort, et nous continuons de vous regarder avec confiance. Réveillez-vous et soyez en dignes.

    Ce que nous demandons aux générations précédentes c’est de nous aider. Nous ne somme animés par aucune haine, simplement par un sentiment d’abandon. Nous sommes perdus, et vous oubliez votre rôle de sage en défendant votre situation. Vous êtes le 3ème âge le plus irresponsable de l’histoire de l’humanité.

    Nous avons acquis au cours des derniers siècles un trésor. Ce trésor, c’est le savoir, c’est la technologie, c’est la capacité d’échanges entre tous les terriens. Internet en est bien évidemment l’aboutissement. Nous vivons dans une société de l’image, mais paradoxalement, jamais une génération n’est entrée dans le monde avec une vision aussi complète de l’être humain, avec ses défauts et ses grandeurs, son histoire, son savoir. L’image est importante dans notre société, mais l’image que nous avons est complète, bien que brouillée ; notre courte vie nous empêche de traiter parfaitement toutes ces informations.

    Ces technologies peuvent nous amener à basculer de civilisation. Un retour en arrière est possible, en jouant aux apprentis sorciers avec le nucléaire. Un bond en avant, et j’en viens à l’essentiel, si vous, retraités, qui avez du temps à consacrer à l’humanité, donner de votre temps et de votre argent pour bâtir notre futur. Nous gâchons trop, notre culture de l’affrontement est à présent inefficiente, c’est un euphémisme de le dire. Actuellement, nous gâchons nos énergies, notre nourriture, nos matières premières, nos talents. Il s’agit de permettre de fournir tout ce que nous pouvons grâce aux technologies que nous connaissons. De la nourriture avec gratuité, grâce à l’hydroponie par exemple. Il s’agit de développer les énergies renouvelables, et de construire des réseaux de transports automatisés. Il s’agit d’automatiser, en somme, tout ce qui peut l’être, pour subvenir aux besoins élémentaires. Le progrès technique a siphonné l’emploi peu qualifié, et a contribué a une augmentation de la part du capital dans la valeur ajoutée. Il faut : soit partager, soit utiliser le progrès technique pour subvenir à tous.

    Osons basculer dans une civilisation monde, dont le combat des uns contre les autres ne serait plus considéré comme une vertu, mais comme un cancer. Acceptons qu’il est aujourd’hui possible d’offrir la survie à tous, en captant le meilleur de ces derniers siècles, et en fixant le pire comme une direction à ne pas suivre.

    J’en appelle aux dirigeants de ce monde à mettre en place immédiatement, en coopération ou dans chaque pays, au sein de chaque gouvernement, un ministère ou toute autre structure qui s’attèlerait à faire converger les forces intellectuelles pour entrer au cours de 20 prochaines années dans une nouvelle civilisation, et non pas uniquement tomber de l’ancien monde.

    Nous, jeune génération, nous avons pas d’ambition, pas de haine. Nous avons compris que la vie est courte, et c’est pourquoi nous voulons simplement avoir l’essentiel pour subvenir à nos besoins élémentaires, pour nous permettre ensuite de nous construire intérieurement, nous choisir, nous grandir. Pas de nous adapter à un monde mourant.

    Nous avons confiance en vous. Vous êtes notre dernier espoir. Vous êtes notre seul espoir.

    Avec toute notre énergie,

    La jeunesse 2012

    1. En quelque sorte vous substituez à la lutte des classes, la lutte des générations.
      Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée, même s’il y a des raisons d’en vouloir à l’égoïsme et à l’irresponsabilité des générations de l’après-guerre.
      Demandez vous toujours, si vous auriez été meilleurs si vous aviez été à leur place.
      Je n’en suis pas sûr…

      1. Je ne perçois pas une lutte des générations dans ce texte, plutôt un appel, une tentative de réveiller ceux qui se doivent d’agir. Paul Jorion ou Hessel (le mouvement mondial des « indignés » lui rend honneur) sont la preuve que la sagesse peut révéler toute sa beauté, et son utilité dans les difficultés auxquelles nous faisons face.

    2. Pailh, j’ai 65 ans et je souhaite t’écouter, mais sans être « ton dernier » et « seul espoir », avec toute ton
      énergie…et toute ton imagination. Paul te communiquera certainement mon adresse si tu le désires.

      1. Je suis toujours ravi de savoir que l’espoir et la combativité peut exister de 1 à 100 ans chez de nombreuses personnes (de même que certains deviennent résignés très jeune..). Ce texte n’est pas de moi, mais je trouve qu’il correspond bien au travail effectué sur ce site, il entre en résonance avec les tentatives de Paul Jorion et de tous les participants/invités/commentateurs de ce blog qui tentent de déminer les problématiques actuelles, et de trouver une issue salvatrice

    3. Voilà qui est clair. Et remarquablement responsable… Celui qui n’entend pas ceci ne pourra pas venir se plaindre après quand le ton va monter d’un cran…
      En ce qui me concerne je vous assure que si j’avais 20 ans, avec le feu de la jeunesse, cela se passerait tout autrement…

    4. Excellent .
      Il n’y a rien à retirer . mais tout à faire : Les anciens ne peuvent que vous donner les moyens matériels pour cela . parce que les moyens spirituels sont de votre ressort et votre liberté .
      On ne peut plus -heureusement- vous imposer une façon de penser . les schémas passés sont caducs , ils ont fait leur temps , ils nous ont conduit jusqu’ici , mais sans plus de possibilité . Si nous aussi nous voulons un avenir , il doit appartenir à la génération suivante, qui paradoxalement ne peut pas nous suivre , mais qui ne peut que nous devancer , et permet donc un avancement de l’humanité . une survie et un avenir qui lui appartient .

    5. @Pailh

      La jeunesse 2012

      Tout d’abord il serait bon de savoir qui se s’arroge le droit de parler au noms des « jeunes 2012 ».
      Au début de la campagne pour les législatives ce serait utile. Est-ce le FN, un parti des pirates comme en Allemagne ???

      Le lobby des retraités, qui profite d’une vie qui les a portés en haut de la pyramide des favorisés et des égoïstes. Le poids électoral de cette catégorie de population est cajolé, puisqu’ils votent massivement, et défendent leurs intérêts de classe. Vous avez profité d’une vie active sur un marché de l’emploi stable, des entreprises encore humaines, des investissements immobiliers et boursiers juteux, d’un état protecteur, et à présent d’une retraite dorée.

      Désolé d’apporter la contradiction, mais s’il y a eu un optimum pour les retraites, il est en train de se terminer. Aussi bien en terme de montant de la pension, qu’en terme d’âge pour pouvoir faire valoir ses droits à la retraite. Les génération nées en 1950 commencent à s’en rendre compte, avec la mise en place des « réformes » de 2003 et 2010.
      Donc l’âge d’or des retraites c’est déjà fini.

      Nous ne somme animés par aucune haine

      L’auteur dit dans ce texte qu’il animé d’aucune haine, mais en même temps ils fait preuve dans d’autres parties du texte d’un « racisme » anti-vieux, ou plutôt 3ième âge.
      Je rappelle que la jeunesse est un état temporaire et non une qualité intrinsèque.

      Un bond en avant, et j’en viens à l’essentiel, si vous, retraités, qui avez du temps à consacrer à l’humanité, donner de votre temps et de votre argent pour bâtir notre futur.

      Pour avoir du temps à consacrer aux autres, il faudrait pouvoir encore prendre sa retraite lorsque l’on est encore assez en forme pour pouvoir le faire. Or ce n’est pas la tendance actuelle, où l’on augmente sans cesse l’âge de départ à la retraite. En Allemagne, en Angleterre il est question de le porter à 67 ans, si ce n’est déjà fait.
      C’est une question d’autant plus importante, que l’espérance de vie en bonne santé, elle diminue: 62 ans pour les hommes, 63 ans pour les femmes.

      Donc autant, il est légitime de se battre et agir pour que les jeunes générations et les générations futures héritent d’un monde dans lequel elles puissent vivre tout simplement, autant ce texte sent la manipulation électoraliste à plein nez.
      J’ajouterais que en ce qui concerne les jeunes générations, il va falloir par ailleurs qu’elles prennent leur part du combat et qu’elles n’attendent pas tout de je ne sais quels « vieux sages », qui peuvent certes conseiller, guider du fait entre autre de leur expérience, mais qui n’ont plus l’énergie de la jeunesse. Qu’elles se souviennent de la chute de la fable de La Fontaine « Le Chartier embourbé »: « Aide toi le Ciel t’aidera. ». L’éducation est d’ailleurs la plus grande richesse que l’on peut transmettre à la jeunesse.
      Enfin on retrouve dans ce texte un discours clivant, comme aimait bien le faire un certain président sortant. Un discours de division, plus que d’union, et dans les temps difficile il faut privilégier l’union. Toutes les bonnes volontés ne seront pas de trop « pour nous sortir le cul des ronces. »

      1. Enfin on retrouve dans ce texte un discours clivant, comme aimait bien le faire un certain président sortant. Un discours de division, plus que d’union, et dans les temps difficile il faut privilégier l’union.

        le clivage existe . au sud, les retraités privilégiés. et ailleurs des conditions inextricables , quelles que soient les classes ou niveaux d’études , il y a un moule forgé par les anciens qui est dingue et ne laisse pratiquement plus de choix .
        le legs est quasiment impossible à assumer . les jeunes doivent-ils obéir à ces conditions imposées et funestes ? tout est calqué sur un plan théorique d’annihilation , de vanité et d’absence , ou de soumission à une transcendance extérieure intouchable à laquelle on doit une stricte obéissance , sans laquelle il n’y a point de salut . On a vécu des millénaires sur ce schéma . et bien entendu , ce plan porte sa cohérence , et ses fruits : ceux qui servent cet ordre furent les plus haut placés dans cette hiérarchie , cette dynamique collective .
        Or , donc, ce temps a montré ses limites .
        Pour quel autre temps, quel âge ou quelle nouvelle ère ?
        On ne peut pas vivre si le futur ne contient rien , ou contient une certitude donnée d’avance .
        Si vous êtes convaincu qu’à votre mort, il n’y a rien , ou bien qu’il y a dieu , quoiqu’on fasse , cela efface toute nécessité , et toute responsabilité . la liberté ne veut plus rien dire .
        On ne va pas refaire le coup du sacrifice d’Abraham ? pourtant, c’est ce qu’on fait les pères , envoyant leurs fils à la boucherie , plutôt que sacrifier leurs croyances .
        excusez si ceci est un peu brouillon .

      2. @Eric L

        le clivage existe . au sud, les retraités privilégiés. et ailleurs des conditions inextricables , quelles que soient les classes ou niveaux d’études , il y a un moule forgé par les anciens qui est dingue et ne laisse pratiquement plus de choix .

        On peut presque tomber d’accord, cela se joue à pas grand chose…

        Le clivage existe. Au sud, les rentiers privilégiés. Et ailleurs des conditions inextricables , quelles que soient les classes d’âge ou niveaux d’études. Il y a un moule forgé par les rentiers qui est dingue et ne laisse pratiquement plus de choix.

        … ou peut être cela se joue-t-il justement sur l’essentiel.

      3. @Eric L

        Eh bien! Comme disait mon grand-père, il n’y a qu’à faire monter les vieux en haut du cocotier.
        Puis secouer, ceux qui restent accrochés on les garde, les autres out!
        Comme cela il y aura de la place pour ceux qui restent, les jeunes en particulier.
        Ou alors faire comme dans le film japonais « La balade de Narayama ».
        Mais si je me souviens bien, dans ce film ils faisaient le ménage aux deux bouts:
        élimination des vieux, mais aussi des bébés « en excès ».
        Ce que j’en dis c’est qu’une société qui n’arrive plus à faire une place à ses jeunes et à ses anciens, est une société qui a de graves problèmes. La dessus on peut-être d’accord, et peut être à partir de là essayer de trouver la/les cause(s) de ces problèmes, et une fois cela fait s’atteler ensemble à les résoudre. Dans un esprit de coopération et non d’affrontement.

      4. @Pailh

        Je préfère cet article du Monde, et je suis globalement d’accord avec le constat qu’il fait.

        Par ailleurs il confirme bien ce que je dis: « les retraites dorées c’est déjà fini pour les générations nées dans les années 50. »

        C’est là une racine de notre mal : le diagnostic de 2010 montre que les « nouvelles générations » nées après 1955, celles entrées dans le monde du travail après 1975 dans le contexte du plein chômage, ont été affectées de façon durable, voire définitive. Derrière ces premières cohortes de vétérans de la guerre économique, les suivantes ont accumulé des handicaps croissants qui forment des cicatrices durables sur le corps social.

      5. @Gyps

        En terme de cynisme, le plus grand cynisme qui a existé de tout temps entre les générations, c’est de faire faire des guerres.
        Car ce sont des jeunes qui les font et des vieux qui les décident.
        Aujourd’hui – du moins depuis quelques décennies en Europe – ce n’est plus le cas et on ne peut que s’en féliciter. Il me semble même que l’objectif principal de la construction européenne a été de résoudre les différents entre nations autrement que par la guerre.
        Il semblerait que depuis quelque temps, nos dirigeant (qui souvent n’ont pas connu la guerre eux même), ont tendance à perdre de vu cet objectif, et c’est vraiment très préoccupant.
        Pour autant, toute forme de guerre n’a pas disparu, la guerre économique mondiale fait rage , et touche particulièrement l’Europe dernièrement. Les jeunes en sont les premières victimes, mais pas les seules, dans cette guerre là de nombreux seniors sont aussi victimes. C’est bien pour cela que les discours qui tentent de monter une catégorie de la population contre une autre, sont intolérables: en l’occurrence dans le cas présent les jeunes contre les vieux, ou vice-versa.
        Ceci dit, il ne faut pas oublier que depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, quantités de guerres ont ensanglanté d’autres régions de la planète, qui en plus ont été souvent victimes de la guerre économique globale.

    6. Maintenant, avec un peu plus de bouteille, je me dis que ce n’est pas une bonne idée de monter une partie de la population contre une autre. Ce qu’il faudrait c’est évidemment que tous comprennent d’où viennent les problèmes, trouvent et acceptent des solutions avant que cela ne parte à la dérive.

      Le problème c’est qu’il y a beaucoup de mauvaise foi, peu de volonté politique, beaucoup de peurs (la peur étant souvent mauvaise conseillère, en tout cas rarement porteuse de solutions permettant une sortie par le haut).

      Continuons donc ce blog, pour permettre au plus grand nombre de mieux comprendre et agir en connaissance de cause. L’ignorance est vraiment ce qui peut arriver de pire à une époque où l’information circule aussi vite…

    7. Vous avez bien fait de nommer S. Hessel.
      L’esprit de résistance contre toute forme de collaboration.
      C’était valable dans la fRance de 40, ça l’est à plus forte raison dans le monde mafieux d’aujourd’hui.

      Être un grain de sable dans le système plutôt qu’un larbin satisfait de l’esclavage généralisé.
      Et rien n’empêche d’imaginer de nouvelles formes pour que cette résistance puisse se faire et surtout agir. Réarmer la pensée en est la base.

      Ne pas transiger avec une société de : l’indifférence, la froideur, l’incuriosité, du chaos, du cynisme, de l’égoïsme, la violence, du crime organisé, de la perte totale de sens ou du « après moi le déluge… ».

    8. Etrange mélange des genres… Je n’ai pas la trentaine et suis assez mal à l’aise avec ce texte. Sous couvert d’écrire aux vénérables vieux sages et d’appel à la solidarité entre générations, l’auteur crache au visage des retraités qui se seraient tous regroupés en lobby.

      Cet écrit est un formidable appel à éteindre le feu qu’il allume lui-même, et je doute qu’il soit écrit par un bachelier.

      Les jeunes ont bien des raisons d’être inquiets. Les moins jeunes aussi me semble-t-il.

      S’il doit être établi un solde de tout compte, les enjeux sont la répartition du capital et le partage de la valeur ajoutée, toute ressemblance avec les classes d’âge étant fortuite.

      1. @Mathieu

        Ouf, je croyais que j’étais tout seul « vieux ronchon cynique »…
        Ce texte fait en effet de la communication paradoxale, comme on dit maintenant.
        Ce type de communication fait qu’à la fin des fins le lecteur ne sait plus où il habite,
        c’est sans doute le but recherché: semer la confusion dans les esprits, pour mieux pouvoir les manipuler.

      2. en effet, en relisant un peu moins vite, il y a à redire à ce texte .
        mais aussi des points avec lesquels on peut être d’accord :

        Osons basculer dans une civilisation monde, dont le combat des uns contre les autres ne serait plus considéré comme une vertu, mais comme un cancer. Acceptons qu’il est aujourd’hui possible d’offrir la survie à tous, en captant le meilleur de ces derniers siècles, et en fixant le pire comme une direction à ne pas suivre.

        Pas de nous adapter à un monde mourant.

        à part ça, il est banal de dire que les pères ont cette pensée : « nous avons eu notre lot de misères, les jeunes auront la leur  » . Il est vrai que les anciens se sont battus, sur tous les fronts, mais dans quel état est rendue la terre ?
        Existe-t-il des issues pour les générations suivantes ? ce n’est pas évident .

        le texte me semble naïf à plusieurs endroits . comme ceux-ci :

        Ce trésor, c’est le savoir, c’est la technologie, c’est la capacité d’échanges entre tous les terriens. Internet en est bien évidemment l’aboutissement.

        De la nourriture avec gratuité, grâce à l’hydroponie par exemple. Il s’agit de développer les énergies renouvelables, et de construire des réseaux de transports automatisés. Il s’agit d’automatiser, en somme, tout ce qui peut l’être, pour subvenir aux besoins élémentaires.

        naïf ou malin ? créer un monde d’assistés sous perfusion de robots ?

      3. @Eric L

        mais aussi des points avec lesquels on peut être d’accord

        C’est bien ce qui est troublant : le mélange des genres !

        naïf ou malin ? créer un monde d’assistés sous perfusion de robots ?

        Les « robots » (au sens le plus large qui soit) sont en soit une solution à bien des problèmes des hommes, non pas un problème de plus.
        Ne reste plus qu’à transformer cette solution en progrès, à savoir partager convenablement sa valeur ajoutée (ce qui n’est pas franchement le cas dans le cadre actuel).
        Je ne verrais alors plus des assistés sous perfusion, mais bien des hommes innovants qui gagent en qualité de vie.

        Je dirais donc : malin.

      4. « automatiser tout ce qui peut l’être ?  »

        espérons que nous ne fassions pas partie de ce tout là .

  7. Monsieur Leclerc,

    Vous ne dormez donc jamais ?
    A moins que vous nous écriviez depuis un lieu où à 5h du matin, heure française, la journée est déjà fort avancée.

    Ne vous seriez-vous pas transporté dans les régions du Soleil Levant ?
    Histoire d’observer de près, par exemple, un pays improbable mais « avancé » ayant stoppé toutes ses centrales nucléaires en même temps…pour un temps disons incertain.

    Notez bien : ce n’est pas une critique mais de l’admiration !

  8. Et avec la position de €100 yards en CDS de JP Morgan, c’est juste un poudriere nucleaire qui va prendre feu, les US ne peuvent se permettent de sauver leur banque encore une fois…

  9. J’ai beau vous lire, je suis à chaque fois estomaquée par le comportement erratique de nos plus hautes autorités financières, qu’ils s’agisse de l’Europe ou des Etats. Comment peuvent-elles espérer ranimer la confiance des « marchés » et celle de leurs peuples, payeurs en dernier ressort, en s’autorisant des déclarations aussi contradictoires que péremptoires ?
    Le vote des électeurs grecs a l’avantage d’être limpide : une majorité ne veut plus de l' »austérité » telle qu’elle est imposée ; ils veulent une négociation. Les autorités européennes répliquent :  » vous voulez sortir de l’euro ? chiche ! », ce qui revient à tirer une conclusion non pas du vote des Grecs, mais du refus bruxellois — non dit — de toute négociation, et même, de tout débat. Comme quoi, la « démocratie » n’est pas toujours le contraire du totalitarisme.

    1. @ Jeanne Favret-Saada

      Comme quoi, la « démocratie » n’est pas toujours le contraire du totalitarisme.

      C’est aussi ce qu’il me semble. Il y aurait sans doute lieu d’analyser plus avant ce en quoi notre système « démocratique » comporte de plus en plus des aspects totalitaires, une sorte de totalitarisme soft.

      A certains égards, le fameux texte de Tocqueville sur l’espèce de despotisme que les nations démocratiques ont à craindre, à la fin de « La démocratie en Amérique » ne disait pas autre chose, il y a déjà plus d’un siècle.

      Le développement de la puissance des médias, le conditionnement permanent par une omniprésente publicité, le raffinement et la multiplication des techniques de contrôle social, la sophistication croissante des techniques de management pervers, la monadisation des individus, la précarisation et bien d’autres éléments contribuent à la barbarie douce (pour reprendre le titre d’un ouvrage de Le Goff ) de ce « softalitarisme ».

    2. Ou tout simplement, il n’y a pas de démocratie dans le système bruxellois…
      La mise à l’écart du Parlement européen lors de cette crise me paraît significative.

  10. C’est à Allemagne de sortir de l’Euro, c’est elle qui n’est pas homogène économiquement avec les autres. Que l’EURO est l’ancienne force du mark c’est assez idiot dans un contexte pareil même si cela a comme avantages de payer le pétrole moins cher. Un Euro plus faible serait la solution pour la majorité de l’Euro et plus en adéquation avec notre état économique alors que de vouloir faire le grand écart entre la zone Euro fort et la zone Euro faible , c’est voué à l’échec….
    D’autant que le modèle industrielo-financier des allemands ne peux être facilement contrefait… C’est une longue histoire et une longue culture industrielle et capitalistique qu’il faudrait étendre à toute l’Europe, chose quasi impossible (en quelques années)!

  11. On m’a vu dans le Vercors
    Sauter à l’élastique
    Voleur d’amphores
    Au fond des criques
    J’ai fait la cour à des murènes
    J’ai fait l’amour
    J’ai fait le mort
    T’étais pas née
    A la station balnéaire
    tu t’es pas fait prier
    J’étais gant de crin, geyser
    Pour un peu, je trempais
    Histoire d’eau

    La nuit je mens
    Je prends des trains
    à travers la plaine
    La nuit je mens
    Je m’en lave les mains.

  12. Deux articles sur la catastrophe financière espagnole, qui expliquent bien que la nullité des banquiers espagnols, « en étroite collaboration avec la caste politique », est la cause de la ruine de l’Espagne.

    http://www.cotizalia.com/opinion/disparate-economico/2012/05/14/el-caso-bankia-deberia-acabar-en-los-tribunales-7013/

    http://www.cotizalia.com/opinion/lleno-energia/2012/05/12/la-reforma-bancaria-y-la-alternativa-del-diablo-ultima-oportunidad-7011/

    Dans sa reforme bancaire, le gouvernement espagnol fait semblant de ne pas voir les 30 Mds € des prêts toxiques à des grosses entreprises en très grande difficulté.

    http://www.elconfidencial.com/economia/2012/05/14/el-gobierno-hace-la-vista-gorda-con-otros-30000-millones-de-morosidad-corporativa-97929/

    L’État veut récupérer les 753 millions € qui lui doivent les clubs de foot espagnols.

    http://www.eleconomista.es/economia/noticias/3963239/05/12/El-Gobierno-explicara-el-miercoles-las-medidas-para-resolver-la-deuda-del-futbol-con-Hacienda.html

  13. Dans le cas grec, la volonté de Bruxelles du maintien d’un bloc geo-politique européen semble avoir plus pesé que le risque financier bien connu et apprécié à son juste niveau depuis de très nombreux mois. Si la Grèce sort de l’Euro le risque de balkanisation de la zone euro ne peut être sous estimé ainsi que la montée des protectionismes.

  14. Tout ce qui se passe -et ne passe pas!- n’est-il pas la démonstration in vivo qu’une
    monnaie unique n’est possible que dans deux cas:
    1/ une zone économique optimum, c’est à dire sans trop de disparités
    ou bien 2/ un Etat centralisé.
    La zone euro n’étant ni l’un ni l’autre qui en tirera la conclusion:
    – retour à des monnaies nationales
    -garder l’euro comme simple monnaie commune.

    Qui planchera là dessus

  15. Luc Coene, le gouverneur belge de la BCE,

    Si je ne me trompe, Luc Coen est gouverneur de la BNB et pas encore de la BCE.
    A moins que ce ne soit un scoop.

    Luc Coene est membre du « conseil des gouverneurs » à la BCE
    Un lecteur belge

    1. Vous voyez quand vous voulez. Si je vous dis que je soutiens la Syriza, vous allez changer d’avis ? Si il y a de nouvelles élections et que la gauche grecque peut former un gouvernement, vous croyez qu’elle n’aura pas besoin de l’appui d’autres pays et pour ce faire, d’avoir des interlocuteurs politiques favorables, comme par exemple, le Front de Gauche ? Tsipras voulait rencontrer Hollande. Apparemment, ce n’est pas une actualité digne d’être relayée dans notre pays et le Ps ne veut pas officiellement. J’espère que ce n’est qu’officiellement. Mais le moment ne serait-il pas venu d’afficher réellement ses intentions ? Avec le Ps, on est en droit de douter d’une volonté d’appuyer la démarche grecque. Avec le Front de gauche, aucune ambiguité, il y aura bloc. C’est aussi cela l’idée de fraternité européenne que vous renvoyez à Staline…

      Si vous êtes curieux :

      http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/05/14/invite-de-la-matinale-de-france-inter-4/

      http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/05/13/invite-de-cpolitique-sur-france-5-2/

      1. @ Nicks :
        C’est vraiment la fête des mères tous les jours dans ta tête, comme le dit la chanson …
        Ai-je dis que la Grèce en cas d’alternance politique avec Syriza pourrait balayer d’un revers de la main tout appui d’un pays membre de l’UE ? Non. Mais ai-je dis que dans ce cas, le nouveau gouvernement grec pourra (devra) aller de toute façon au rapport de force avec l’UE, y compris seule ? Oui, car c’est son programme, son futur mandat et aussi sa seule possibilité, sans compter qu’il en a le pouvoir (le bluff des ordolibéraux ne pourra plus tenir très longtemps). Quant à la demande de rencontre avec Hollande, elle a été largement diffusée sur le net et icite même.
        Tu sais donc la réponse de Hollande en la matière, concernant sa fin de non recevoir et sa raison.
        On peut effectivement douter, quant au PS (à minima). On verra bien, on n’en n’est pas là de toute façon (encore un mois à attendre).
        Et je ne parlais évidemment pas de l’idée de fraternité européenne mais bien de l’expression en elle-même (‘partis frères’), qui par ailleurs, transcrit bien une vision ethno-politique très centrée … sur le nombril européen, i.e., la France (!!).

        Par ailleurs, dans l’article que j’ai cité (http://www.france24.com/fr/20120509-syriza-chef-file-front-anti-troika-gauche-radicale-alexis-tsipras-legislative-economie-grece-austerite), les points de convergence d’avec le PS ont été analysés comme étant plus étroits qu’avec ceux du FDG. Il faudrait que tu notes aussi une grande différence, qui te permettrait (peut-être …) de comprendre les analyses : audit de la dette et défaut organisé. Et non pas financement direct par la BCE. De même, pas une création d’un pôle bancaire public mais bien la nationalisation totale du secteur bancaire.
        J’ai lu mes ‘classiques’ : http://www.jean-luc-melenchon.fr/brochures/humain_dabord.pdf

        Et pour finir, mes analyses sur telle situation sont à chaque fois contextualisées. Vouloir comparer une élection présidentielle en France à des élections législatives en Grèce, c’est totalement absurde. Vouloir faire le parallèle entre la Syriza et le FDG aussi.
        Ce sont mes analyses pour chaque situation qui me dictent mes choix de vote.
        Que ce soit pour le premier tour de l’élection présidentielle en France (pour les raisons évoquées, on va pas y revenir cent ans), pour le second tour (raisons évoquées aussi), pour les législatives en Grèce (bien que je ne sois pas grec).
        Et pour les futures législatives, je ferais le même processus, selon mes propres analyses pour CE contexte spécifique.
        Mes choix de vote n’appartiennent pas à un parti politique.
        Et je ne m’interdis pas par ailleurs de voter autre chose que ce que j’ai voté jusqu’à présent.
        C’est clair ou faut encore un dessin ?

      2. Nicks, y’a du tirage avec le PCF, dirait-on…

        Le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon s’est plaint lundi d’être exclu d’un accord entre le PCF, EELV et le PS dont les premiers contours ont été décidés dimanche après-midi, concernant notamment des circonscriptions où le Front national risque d’être fort. […]
        Contacté par l’AFP, Eric Coquerel, chargé des élections au PG qui souhaite un »bouclier anti-droites » plus large avec un début de proportionnelle dans l’attribution des candidatures, a déploré le fait que cette réunion « ait attribué au PG des circonscriptions sans qu’on ait donné notre accord », « ce ne sont pas des façons de faire ». Pour lui, ces discussions « n’engagent pas le PG, donc pas le Front de gauche »(réunissant PG et PCF) qui n’a « pas à faire un accord au rabais ».
        Les discussions promettent d’être animées avec le PCF en fin de matinée lors de la coordination nationale hebdomadaire du FG. […]

        http://www.lcp.fr/actualites/politique/136424-legislatives-les-partenaires-de-gauche-s-accordent-sans-melenchon-qui-s-en-plaint
        C’est cruel la politique, Nicks, pas vrai ?

      3. @Zebu

        Non, pas besoin de dessin, il est clair que vous ne comprenez pas comment fonctionnent les rapports de force politiques. Ca a l’air d’être définitif. Quant à dire que la Syriza a plus de point commun avec le Ps qu’avec le Front de gauche, c’est bien entendu faux (justement dans la vision des rapports de force au sein de l’Union) mais si ça peut vous rassurer sur vos choix extrêmement réfléchis et stratégiques (c’était quoi déjà la réponse du Ps à la crise ? Beaucoup mieux que le Front de Gauche ah ok…). Juste un détail, pour auditer la dette et donc organiser un défaut, mieux vaut que la BCE soit prête à dégainer sinon vous allez voir comment ça va se passer…

        @Vigneron

        Combien de fois, vous avez déjà relayé ce genre d’articles pour nous vendre la mort imminente du Front de Gauche, de façon tout à fait constructive, je n’en doute pas ? Ma réponse est toujours la même. Le Pc se suicide s’il fait la course en solitaire. L’exemple de Syriza montre justement que c’est la non participation aux gouvernements dans lesquels on est pas majoritaire qui permet à la crédibilité de s’installer. S’ils veulent retrouver leur 2% à la prochaine élection, qu’ils aillent à la gamelle. Pour le reste, si l’unité est préservée, il est normal que le Pc en fonction de son poids militants soit naturellement avantagé. Mais cela doit se faire dans la négociation, dans son intérêt, parce que la réponse des militants et des électeurs va être sans appel dans le cas contraire. Le Pg est là pour les accueillir le cas échéant (je ne suis toujours pas encarté d’ailleurs, même si ça ne saurait probablement pas tarder)

      4. @ Vigneron :
        Trop fort, le Nicks !
        « je ne suis toujours pas encarté d’ailleurs, même si ça ne saurait probablement pas tarder »
        Il nous casse les monades à longueur de fil sur le FDG et Mélenchon, alors même qu’il n’est pas encarté ! Et ça vient nous faire des cours sur le militantisme et les ‘rapports de force politiques’ …
        Va, mon Nicks, va prendre ta carte. Sûr qu’ils vont t’écouter leur expliquer ce qu’est un ‘rapport de force politique’ (surtout au PC) !
        MDR …

      5. Dernier sondage paru aujourd’hui :

        Today’s Eleftheros Typos has a new opinion poll, conducted by Rass. The poll is over voter intention and has not been modified to show what the actual share of the vote would be. This is done by removing the abstentions, blank votes and votes for parties that poll below the three-percent threshold.

        The poll was conducted on May 10-11 on a nationwide sample of 1,002 people.

        Syriza 20.5%
        New Democracy 19.4%
        Pasok 11.8%
        Independent Greeks 7.8%
        Democratic Left 6.2%
        Communist Party 4.8%
        Golden Dawn 3.8%

        Democratic Alliance 2.4%
        Recreate Greece 2.3%
        Popular Orthodox Rally (Laos) 2%
        Ecogreens 1.8%

        Others 3.7%
        Spoiled/blank 2.2%
        Undecided 11.3%

        Cela se resserre entre Syriza et la Nouvelle démocratie pour la première place.
        Les gens rendent responsables Tsipras de la situation de blocage, ce qui est logique :
        il a fait mine de faire croire qu’un accord était possible avec Pasok et Nouvelle démocratie (contrairement à ce qu’il avait affirmé avant les élections)
        et donc il a joué le jeu des négociations ;
        et aujourd’hui, comme c’est lui qui refuse le gouvernement d’union,
        c’est lui qui a le mauvais rôle, et il apparaît (hypothèse) comme celui qui refuse
        par calcul électoral (il est donné vainqueur des prochaines élections)
        plus que pour des raisons de principe
        (car si c’était des raisons de principe, pourquoi participer à toutes ces négociations ?).
        Politique de gribouille.
        Un peu comme le NININI de Die Linke, en pleine débacle, ou du FdG

      6. @Charles A. :
        Analyse de gribouille.
        Les intentions de vote pour Syriza restent inchangées par rapport au précédent sondage. Si ND augmente, c’est surtout parce que le PASOK baisse (transferts de l’un à l’autre). Logique : quitte à choisir une politique d’austérité, autant prendre celui qui est le plus clair sur cette position.
        Les médias lui font évidemment endosser le mauvais rôle. So what ?

      7. @ Zébu

        Erreur, car le précédent sondage, cité par tous les médias,
        y compris ce blog, indique 27 % , donc un recul de 7% de Syriza,
        qui s’explique fort bien par les inconséquences de son dirigeant détaillées dans mon message:

        AFP (11 mai 2012, 10h37) :
        « En cas de nouveau scrutin, l’enquête d’opinion fait apparaître un résultat marquant : l’arrivée en tête du Syriza avec 27% des intentions de vote, suivi par la Nouvelle Démocratie à 20%, le Pasok, toujours troisième à 12,6% puis les Grecs indépendants (droite anti-mémorandum) à 10%. »

      8. «ça ne saurait probablement pas tarder…»
        Le «Je» (ne saurais…) eût été plus convainquant, si ce n’est plus convaincu…
        slow Nicks won’t be long coming… maybe too late.

      9. @ Zébu:
        Le sondage que je cite date du 11 mai, soit après que Tsipras ait accepté le principe de négocier un gouvernement avec les deux grands partis de la bourgeoisie, ce qui conforte l’ hypohèse sur la chute depuis de 7% de Syrisa :

        il a joué le jeu des négociations ;
        et aujourd’hui, comme c’est lui qui refuse le gouvernement d’union,
        c’est lui qui a le mauvais rôle, et il apparaît (hypothèse) comme celui qui refuse
        par calcul électoral (il est donné vainqueur des prochaines élections)
        plus que pour des raisons de principe

        Heureusement, les militatns de Syriza ne suivent pas tous
        sa ligne de conciliation avec le » cadre », anti-libérale, et pas anti-capitaliste.

        Sa lettre scandaleuse à la Commission ne passe pas du tout,
        c’est un abandon du programme de Syriza.

      10. @Zebu

        Je crois qu’au contraire le fait que je ne sois pas encarté plaide pour ma liberté de parole. En revanche, le boulot que j’ai abattu pour la campagne n’a pas grand chose à envier à celui d’un militant « officiel » et nous avons été nombreux dans ce cas là. Pour les leçons il faudra donc une nouvelle fois repasser, d’autant plus que je parlais du PG et non du Front de Gauche, auquel on ne peut adhérer en tant que tel.

        @Vigneron

        Précisément, je ne suis pas quelqu’un qu’on embrigade facilement. Ca vous gêne aussi ?

  16. mais si la solution pour la Grèce c’est la sortie de l’euro, c’est aussi la solution pour l’Espagne, le Portugal, l’italie, la France.
    L’euro éclate, voila qui va faire plaisir à certain (e)
    C’est vrai que quand l’eau est sale, il est plus simple de jeter la baignoire!

    1. Mais non, l’euro n’éclatera pas.

      Il se transformera (un peu langue de bois, je l’avoue). En monnaie commune par exemple. Qui pourrait être utilisée pour les échanges internationaux. La monnaie internationale servirait aux échanges nationaux, et on pourrait développer des politiques de relance.

      On peut aussi penser que des pays comme la France, la Belgique et l’Italie qui sont très proches économiquement décident d’affronter ensemble les difficultés.

      Sans parler d’un nouveau système monétaire international.

      Mais l’après-euro ne sera certainement pas les délires lepénistes.

  17. la Gréce sortira de l’euro , Merkel ne sera pas réélue mais tout indique que Hollande continuera la politique sarkozyste pfff …

  18. C’est le début d’une fin annoncée,le prélude d’une Nouvelle Ere,l’expression même de la vie en perpétuelle expansion.

    C’est le mouvement incessant de La Création qui se manifeste au-delà de nos rigidités mentales,de nos chères habitudes .Autant d’ automatismes que les crises successives font voler en douloureux éclats peut-être pour nous ramener à l’essentiel après de si profonds et insanes égarements…

    Laissons l’incertain nous enseigner l’humilité et voyons, dans les épreuves, les leçons que nous avons manqué d’apprendre…

    Il faut se résoudre à grandir ou se condamner à moisir !

    Hierarchiser nos priorités et mettre en bonne place l’éthique,la dignité et le caractère sacré de toute vie.

    Chacun est laissé libre de choisir le sens et la direction mais nul ne peut nier que le temps est venu d’affirmer,d’incarner, individuellement et fidèlement ,nos vraies valeurs afin que le collectif (qui en est l’expression) s’harmonise à l’évolution du Tout et nous redonne le goût de simplement …Vivre !

    1. Krugman a oublié une chose : l’eurocratie… Comme il n’y a pas de clause dans les traités qui règle la sortie de l’euro, on va d’abord réunir une commission qui va préparer un rapport (intitulé libre mauve) qui explorera les diverses pistes possibles. Puis on tiendra une concertation stratégique pour départager les options en présence. Une proposition de modification des traités sera adoptée, que les Etats membres signeront. Après le refus de ratification suite à referendum en France, le texte sera modifié et une version allégée finira par être votée par la voie parlementaire.

      Au final, la Grèce pourra donc sortir d’ici 6 à 8 ans…

      1. Mais pour cela il faudrait que la Grèce elle-même votre en faveur de ce nouveau traité (comme quoi on peut revenir sur ce qui est déjà signé), ce qui depend de la coalition au gouvernement grec : si la gauche radicale arrive en tête (ce dont ne veulent evidemment pas les financiers), alors les Grecs ont une chance de s’en sortir en ouvrant la voie pour les autres… L’ Europe ira-t- elle contre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes comme je le suggère dans mon billet qui figure dans un précédent commentaire ?

        J’attends votre billet monsieur Leclerc !

      2. Je plaisantais…

        Il est évident que si la Grèce doit sortir de la zone euro, elle le fera de manière unilatérale et non concertée, en annonçant sa décision un vendredi soir. Décision qui sera d’ailleurs couplée à une limitation des retraits en cash et à un contrôle des mouvements de capitaux, deux choses qui ne risquent pas d’être annoncées à l’avance.

        Après, on pinaillera autant qu’on veut pour définir l’habillage juridique approprié…

      1. Ma parole, c’est mieux que Harry Potter ce blog: on va de rebondissements en rebondissements en attendant fébrilement le suite de l’histoire.
        Et on jongle entre les différents blogs qui disent plus ou moins la même chose, l’information se recoupe, les interprétations divergent mais les constats sont unanimes.
        Bon la chute va faire mal mais je suis grisé à l’idée de vivre ce tournant. Car il ne faut pas perdre espoir: l’Homme en a vu d’autres.

  19. Luc Coene dans son interview « Nous ne pouvons pas résoudre les problèmes fondamentaux »

    … sans sortir du cadre actuel ?

    CQFD

  20. Pourquoi personne ici ne met jamais en cause la volonté farouche de la finance anglo-saxonne, pilotée par les JP Morgan, Goldman Sachs, Rothschild, etc…, de faire couler le navire européen et sa monnaie unique (avant que ne coule définitivement le dollar US).

    Oui, il y a complot « à mort » de la finance apatride. (Mitterrand l’a bien avoué il y a déjà une vingtaine d’années…évoquant la lutte des US contre l’Europe)

    Le dire ici ne fait certes pas avancer le débat, mais faire semblant de l’ignorer biaise fondamentalemnt toute tentative d’explication, voire d’idées de solution…….

      1. Qu’est-ce qui est « idiot », le scénario du complot ?!
        Ne me dites pas que vous croyez réellement que tous nos braves politiques et fonctionnaires européens font tout ce qu’ils peuvent pour nous sauver…?!
        Evidemment que les US tomberont juste derrière, mais le jeu consiste à ne pas tomber le premier. c’est tout !
        Plus personne n’achète la dette US, les échanges mondiaux excluant le dollar se mettent en place entre les BRICS, le troc commodities contre pétrole se développe, une nouvelle monnaie fondée sur panier de monnaies alternatives se prépare, un FMI des pays du sud est sur les rails.
        Alors, oui, le dollar est mort, mais il « doit mourir » après l’Euro… et les GS et JPM boys sont là pour y veiller.

      2. Il y a tout de même des précédents : les hommes ont toujours su développer l’art de la guerre . Ne serait-ce pas une guerre de l’ombre ? non pas pour faire couler tel navire mais bien l’ensemble , et le faire plier ? simple hypothèse .

      3. @alguay: navré de vous décevoir, mais cette idée selon laquelle « Plus personne n’achète la dette US » est fausse. A tort ou à raison, elle demeure une valeur refuge actuellement. La Fed ne détient qu’à peine 10% de cette dette.

      4. Très juste rostov, à taux réels négatifs qu’on les achète leurs papiers à 10 ans, comme ceux des allemands, des anglais et, presque (2,83% today), des français. Pour le moment…

  21. »Le candidat Hollande a déjà fait savoir que le dispositif central du TSCG, à savoir la règle d’or comme mécanisme aveugle de réduction des déficits, n’attirait pas de sa part la moindre critique de fond. Et on l’a moins encore entendu exprimer la moindre protestation à l’idée de l’empire des marchés financiers sur les politiques économiques, ni le premier projet d’y remédier sérieusement. Désormais accoutumé à la verroterie, on peut compter sur lui pour valider les prodigieuses avancées qui verront, à l’occasion de l’un de ces irréparables sommets dont l’Europe a pris l’habitude, “la-croissance” rejoindre en mots toutes les dispositions qui la tuent en fait ». F. Lordon. Le Monde Diplo mai 2012.

  22. @François

    Pourriez-vous nous dire quelles seraient les conséquences d’un défaut grec pour la BCE et les banques centrales nationales qui détiennent plusieurs milliards d’euros de dette grecque, ainsi que vous l’évoquez dans cet article ? La BCE peut-elle être en faillite comme une autre banque, ou peut-elle éponger ses pertes en faisant marcher la planche à billet ?

    1. La BCE est à la fois l’émanation financière et « politique » d’une collectivité. Elle ne peut donc faire faillite. Les pertes comptables sont prises en charge par les finances publiques des Etats membres au prorata de leurs parts au capital. Si la France détient 15% des titres du capital de la BCE elle réglera 15% des pertes éventuelles de la BCE.

    2. Il faut défaire la pelote : la BCE fait partie de l’Eurosystème, regroupement des banques centrales nationales qui sont ses actionnaires, dont les Etats sont eux mêmes les actionnaires. A l’arrivée, ce sont eux qui recapitalisent la BCE si nécessaire.

  23. Est-ce qu’on a une idée de l’évolution de l’attitude de l’armée en Grèce ? Si la révolte s’amplifie, pourquoi pas le retour des colonels ?

    1. Les colonels, c’est justement parce qu’une coalition « d’union nationale » avait vu le jour, plus que bancale et qu’une part des coalisés a fait défection et rendu le gouvernement intenable que l’armée est intervenue, prétextant du chaos politique.

      1. Tu devrais t’essayer au poker, Zeb…
        Les grecs veulent un gvt, et garder l’euro, pas revoter.

      2. Selon Greekcrisis, « le vote des policiers par exemple, dans sa moitié au moins, s’est exprimé en faveur de l’Aube dorée (enquête publiée par le quotidien tovima.gr) » (parti néo-nazi).

      3. @Vigneron

        Un gouvernement d’union nationale qui reconduirait l’austérité, c’est cela qu’ils veulent à votre avis, ou revoter pour renforcer la position d’un parti qui pourra faire un gouvernement autour de ses positions ? S’ils ont le choix à votre avis ? Vous avez peur de quelque chose ?

      4. @ Vigneron :
        Tu devrais te mettre aux échecs, Vigneron.
        Bien sûr qu’ils veulent un gouvernement et rester dans l’euro, and so what ?
        C’est des zombies qui préfèrent en prendre plein la tronche hors de la zone euro et ne pas avoir de gouvernement (quoique, les belges, cela leur a pas si mal réussi …) ?
        L’alternative, ce serait quoi, selon toi : un gouvernement « d’union nationale » entre ND + PASOK + GD + Syriza, pour aller chercher le 1% de marge d’adaptation aux politiques d’équarissage en cours ?
        Z’ont pas le choix. Faudra qu’ils choisissent, clairement. Soit l’austérité über alles, soit en sortir.
        La question n’est évidemment pas de savoir s’ils veulent un gouvernement (qui soit en capacité de gouvernement, of course) et de rester dans l’euro …

  24. On assiste en ce moment déjà à l’epilogue de la tragédie grecque.

    Cette évolution était prévisible depuis longtemps, mais la classe politique, coupée des réalités du terrain, ne pensant qu’à leur carrière, bornée et lâche, n’a pas réagi à temps.

    La BCE ainsi que les importants groups industriels se préparent depuis un certain temps à une sortie de la Grèce de la zone euro. On vit dans l’hypothèse du pire.

  25. Quel joli tour de passe-passe qui a permis de donner le temps à des Banques commerciales privées, créancières de la Grèce, de faire prendre en garantie leurs créances douteuses par leurs Banques Centrales publiques, avec la complicité de la BCE (LTRO).

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