L'actualité de la crise : LES PLUMEAUX ET LE MARTEAU, par François Leclerc

Billet invité.

Au lieu de se faire toute petite, la finance spéculative fait à nouveau abondamment parler d’elle, rappelant les bonnes résolutions d’origine restées lettre morte.

En Espagne, l’opération vérité que tente le gouvernement pour faire le ménage dans les banques n’est pas crédible à force d’avoir trop tardé. Mais rester les bras croisés n’est plus possible. Elle rejaillit déjà sur le marché de la dette souveraine, car on ne voit pas comment l’Etat pourra éviter d’être mis à contribution, si le futur Mécanisme européen de stabilité ne les recapitalise pas directement. Sans même parler du financement ultérieur des bad banks dans lesquelles leurs actifs immobiliers toxiques devront être parqués (en dépit des réticences de Santander et de BBVA à y procéder, qui préféreraient continuer de dissimuler leurs faiblesses).

Pour les actifs qui seront conservés par les banques et devront être correctement dépréciés, le gouvernement propose, afin de ne pas avoir à intervenir, d’utiliser comme biais l’émission d’obligations convertibles contingentes (CoCos) pour combler les pertes, en espérant que les investisseurs seront au rendez-vous et que les régulateurs européens fermeront les yeux. Car le Comité de Bâle n’a toujours pas clarifié dans quelles conditions les CoCos peuvent être éligibles au rang du noyau dur des fonds propres.

Malencontreuse alerte, JP Morgan Chase vient de reconnaître dans la précipitation une perte estimée pour commencer à deux milliards de dollars, suite à des transactions massives sur des produits dérivés qui ont mal tourné, et sa valorisation boursière a dévissé. Commodément présentée comme résultant de l’égarement d’un trader, l’opération semble impliquer tout un département de la banque, qui n’a pas maitrisé les risques qu’il prenait. Comment croire que le chief investment office, dont le patron est l’un des dirigeants de la banque ait pu ignorer l’affaire ? La banque chérie de la finance américaine déclare ne pas comprendre ce qui s’est passé ! On a cherché à identifier la banque qui avait inspiré le scénariste du film Margin Call, il a eu en réalité une vision prémonitoire…

Selon le Wall Street Journal, des opérations de couverture sur des opérations passées en Europe seraient en cause, ce qui n’explique rien si ce n’est au mieux une grande incompétence. Fâcheux pour le fleuron de Wall Street, comme s’il s’était pris les pieds dans ses propres paris. Pour mémoire, la banque venait de passer haut la main les derniers stress tests organisés par la Fed…

Le dossier est loin d’être clos, car Jamie Dimon, le PDG, a reconnu qu’il faudrait une année pour connaître la réalité des pertes, dont le montant pourrait être bien supérieur à ce qui est aujourd’hui annoncé. L’affaire tombe au plus mal en pleine campagne électorale, au moment où la règle Volcker qui vise à interdire les opérations sur fonds propres aux établissements ayant le statut de banque est sur le tapis, suite au lancement par Wall Street d’une offensive ayant pour but d’en tuer l’application. Qui l’emmenait ? Jamie Dimon ! Les régulateurs et les médias pourraient dans un proche avenir s’intéresser de plus près aux activités d’autres établissements, comme Bank of America et Citibank, deux banques susceptibles de prendre de grands risques sur le marché des dérivés, ayant notoirement besoin de se refaire.

Troisième épisode, on constate l’essor sur les marchés européens de nouveaux produits à fort effet de levier et risques potentiels. Nés sous les auspices de la City, ils sont d’ailleurs interdits par la SEC (le régulateur des bourses) aux États-Unis. En raison du marasme boursier, le marché des transactions sur les CFD (Contract for Difference) est en plein boom en Europe. Ces produits financiers ont pour objet déclaré la réalisation de paris sur les fluctuations de prix de valeurs telles que des indices ou des actions, sans avoir besoin de les détenir. Un cas d’école.

Les CFD sont négociés de gré à gré sur Internet via des intermédiaires qui ont pris des parts de marché aux courtiers traditionnels, qui les ont depuis rejoints, sans qu’aucune barrière et réglementation n’y fasse obstacle. Au Royaume-Uni, ils ne sont même pas assujettis à la taxe boursière. Selon une étude du cabinet d’études australien Investment Trends de février dernier et d’après l’AFP, le seul marché français est évalué à 20.000 investisseurs susceptibles de s’y impliquer.

Enfin, le Parlement européen va engager le débat sur le projet de révision de la directive sur les marchés d’instruments financiers (MiFiD 2), qui vise notamment à réglementer le trading à haute fréquence (HFT). Aux dernières nouvelles, celui-ci représente 40% des transactions sur les marchés européens – et 60% aux États-Unis – opérant sur toutes les classes de produits : matières premières, devises, dette ou produits dérivés. L’objectif du projet serait de retenir les transactions une demi-seconde dans les carnets d’ordre, alors qu’elles n’y restent actuellement qu’environ 3 millisecondes, avant d’être le plus souvent immédiatement annulées. Mais l’on constate déjà que les opérateurs de HFT ont anticipé la possibilité d’une régulation pour eux inacceptable en émigrant vers des cieux plus cléments, probablement asiatiques.

On n’arrête pas le progrès ! D’après Forbes Magazine, des progrès technologiques laissent entrevoir l’avènement de transmissions à la vitesse de la lumière par des faisceaux de neutrinos traversant la terre. Cela permettrait de battre tous les records de vitesse sans avoir besoin d’être comme actuellement au plus proche des systèmes informatiques des centres financiers afin de gagner du temps et des parts de marché. Et dans les rêves les plus fous d’opérer sans être assujetti à des réglementations contraignantes.

Tandis que le passif non apuré de la crise remonte irrésistiblement à la surface, il apparaît au grand jour que les pires pratiques spéculatives n’ont jamais cessé et qu’elles trouvent même de nouvelles opportunités de se réaliser. Tels de délicats éléphants dans un magasin de porcelaine, qui savent ce qu’ils peuvent déclencher, les régulateurs du monde entier se déplacent avec de multiples précautions afin de ne rien casser. Qu’ils abandonnent leurs plumeaux et prennent des marteaux !

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107 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LES PLUMEAUX ET LE MARTEAU, par François Leclerc »

    1. Plumeau des FETES néolibérales vs marteau du SPEEDI social-écologique.
      Le dernier livre de Jean Ziegler, Destruction massive Géopolitique de la faim, met au centre de sa réflexion le milliard de très pauvres, donc le Social, ce qui est devenu rare.
      Une des difficultés de l’analyse socio-économique est de repérer comment se combinent et se hiérarchisent les théories des différentes sciences sociales.
      L’approche « néo-libérale » du profit maximum est du type FETES, Financière Economique Transnationale , l’Ecologique et le Social n’étant abordés que comme sous-produits et le Politique étant subordonné à la finance.
      A l’inverse l’approche hétérodoxe social écologique est du type SPEEDI, le Social est premier; il est suivi logiquement de son principal levier le Politique qui agit sur l’Economie, l’Ecologie, la Démocratie et l’International.

    1. GS n’erre pas. GS enterre (les concurrents et le TrésorUS…), GS déterre (les charognes et les trésors), GS ne fait que des affaires. GS ne fait que de la spéculation. JPMC est (était ? ) la plus grosse banque généraliste de WS, mais GS est la plus grosse banque d’affaire du monde.
      Et GS était p’têt bien en face des mauvais paris de JPMC.

  1. Bonjour M. Leclerc

    Si ces messieurs vous écoutent et comme « on ne se refait pas » , ils prendront bien évidemment des marteaux de ….commissaires priseurs!

    Cordialement!

  2. Curieuse coïncidence: Draghi rendez visite à Barcelone à Rajoy dimanche dernier et cette semaine nouvelle vague de réformes et interventions de l’Etat sous menace de non rachat de dette Espagnole sur le marché secondaire. Dans quel but tout cela?

  3. C’est vrai que le plus court chemin entre deux points est en moyenne la ligne droite et que de ce point vue esclavagiser les neutrinos ,permettrait de gagner un temps précieux.Il faudrait a contrario permettre ,l’éternisation du remboursement des nouvelles créances pourries ainsi créées.

  4. J’ai vu hier soir Margin call.

    En vous lisant, je me pose effectivement la question : le scénario est-il inspiré d’une sombre méandre de l’affaire Lehman Brother ou a-t-il inspiré l’affaire JP Morgan Chase ?

    Je comprends mieux pourquoi j’ai été complètement fasciné par le film et que j’ai gardé le palpitant à 200 durant toute la séance alors que j’en connaissais parfaitement l’issue.

    Fiction ou réalité, seul l’impact sur notre quotidien diffère. C’est déjà pas si mal.

    1. J’ai regardé Margin Call il y a des mois, bien avant qu’il ne sorte en France.

      Mon problème n’est pas celui-là, mais l’image de la femme dans le cinéma.

      Je regarde actuellement ceci :

      http://www.youtube.com/watch?v=IUQ5hP_-t50

      Pabst, Abwege.

      Jusqu’à ce que les italiens (Fellini, Antonioni) ne s’emparent du féminisme pour en faire un monstre (froid) et méprisant, la femme par exemple chez Pabst, est en colère, elle fulmine, elle est dans tous ses états, mais humaine, chez Edgar G. Ulmer (Détour) elle est une mégère, elle est mystère dans Vertigo … Mais les italiens l’ont massacrée, ont assassiné l’amour. Je ne sais pas pourquoi mais c’est un fait. C’est le fait d’un certain intellectualisme politique des années 70, qui fait du cinéma une arme politique. Dans l’Avventura, elle est bourgeoise méprisante et insatisfaite, accusatrice, c’est le retour de Phèdre, de Médée, des Érinyes. Chez Fellini elle est attraction de cirque, moqueuse, trop absente ou trop présente, accusatrice encore (Casanova, La cité des femmes).

      Le féminisme des années 60-70, ça a été non pas une libération mais une aliénation totale de tous à la politique teinté de marxisme, cette vision économico-marxiste ou freudo-marxiste sauvage, a envahi l’espace des relation inter-individuelles. Pour la « cause », pour avoir un comportement politiquement respectable, il fallait considérer les femmes seulement du point de vue de l’aliénation économique. On pouvait même lire des chose du genre, le mariage c’est la transaction entre rapport sexuel et devises, etc.

      Tout ça pour quoi ? Tout le monde était devenu maoiste-féministe, dans le sillage de mai 68. Tout ce qui a été gagné là par une vision hallucinante et digne des Khmers rouges qui s’est introduite dans société française et entre les êtres, c’est un avilissement complet des rapports amoureux.

      Il y a deux choses de très graves au 20è s, la deuxième étant l’avènement du rock-roll, qui est le début du laissé-aller total en matière de goût, le coup d’envoi à la société du divertissement et du décervelage.

      ça n’engage que moi 🙂

      1. Tss tss tss… Lisztfr, j’espère que t’as mis un beau portrait de toi au grenier, parce que pour le reste, désolé, mais tu ressembles de plus en plus à une caricature.
        La Magnani, la Mangano, les Masari, Vitti, Masina, Cardinale… pffff.

      2. @vigneron :

        Bin la caricature elle arrive à force de se répéter ! Donc le danger c’est de faire prévaloir un point de vue, qui ne rencontrant plus de contradicteur finit par se scléroser !

        J’avoue qu’il s’y mêle sûrement du « vécu » dans mon post, ce qui conduit à l’exagération.

        Mais justement, Vitti oui. Sauf qu’elle est divinisée… Mais bon, il y a aussi la Strada, c’est le premier Fellini qui est réaliste social que j’aime beaucoup. Revoir « Et vogue le navire », et son film sur Fred Astaire Et G Roger… etc, F tardif.

        Magnano dans… Vittoro de Sica … mais lequel ? Et puis Pasolini était de l’autre bord. Et Fassbinder également. Donc à partir de là, ça n’a pas du tout fonctionné, sur le plan de la « romance ». Il y avait une fausse note.

        @Paul Jorion

        Excellent, je vais essayer de le voir 🙂

      3. @lisztfr

        c’est un avilissement complet des rapports amoureux.

        à force d’interdire le plaisir, on a suscité le désir ?
        ou a -t-on interdit l’Amour tout simplement ? ou les deux ?

      4. @Lisztfr,

        merci de rappeler que cela n’engage que vous. J’ai seulement l’impression que la modération n’est pas votre tasse de thé.
        Encore une fois, les représentations ont le mérite d’exister. Tout dépend de la place que vous leurs attribuez mais surtout de l’impact qu’elles ont sur vous. J’espère que vous êtes une femme pour votre sensibilité et pour vos propos en leur nom. Les femmes comme tous les individus ont leurs places, leurs originalités, leurs diversités, leurs courages, leurs intelligences, leurs beautés. Plus que jamais, elles sont des femmes ! Et surtout des mères…..
        Simple petite précision. ☺

      5. Lisztfr, bizarre le lien sous-jacent à votre pseudo, un Michel Dobry en sous-tif… pas de quoi refiler la chtouille aux ordi des commentateurs curieux, kâmême ?

        Svizzera !

      6. @ BIN

        BEN, moi j’suis plié en quatre ! Pfff, mais qu’importe.
        Ma question ici est : ben ou bin ?
        Le mot BIEN est souvent estropié, ainsi peut-on prononcer « bin ».
        Mais le plus souvent, on dit ben, pour bien.
        Exemple de bon-sens populaire : une fois n’est pas coutume !
        Cette orthographe semble à préférer car ce serait le retour d’une vieille orthographe.
        Villecomte écrit en effet en 1751 :
        « Presque tous les Français qui se piquent de bien parler prononcent ça va ben, ça ne vaut ren. »

        Ce i serait-il le pied du bipède?
        Oui, car sans lui la mesure (pied, unité) ne vaut plus un pet.

        Rappel très important, selon moi :
        Le pied comprend 28 OS,
        soit, pour les deux pieds, le quart de ceux composant l’ensemble du squelette.
        C’est mathématique, vous dis-je.

    1. Enquête sur une société secrète, qui ne l’est pas vraiment mais qui pourrait l’être tout en ne l’etant pas. Quelle papier!… Plus sérieusement, ça s’appelle l’Entreprise. Ordinaire. A coté de Gracen & Gracen c’est plutôt cool…
      Après le coup de fatigue d’hier, belle reprise Mr Leclerc!…

      1. N’exagérons rien.
        Ayant travaillé 2 ans en Amérique du Nord, je n’ai jamais rencontré de comportement aussi proche de la secte que celui décrit dans l’article. Certes, toute organisation tente de garder secrets quelques .. secrets de fabrication ou d’organisation, histoire de créer à la fois de la crainte et de l’adhésion, mais cela ne va pas plus loin.

        En revanche, la grande machine à laver des recrutements et licenciements est bien réelle. Sèche, dure, implacable. Tout le monde (ou presque) considérait en 1992 ( époque de mon séjour américain :)) que c’était normal et qu’on retrouvait très vite du boulot.

        J’ose croire que les choses ont un peu changer depuis cette période « bénie » où une guéguerre en Irac dopait l’économie Nord Américaine…

  5. Samedi 12 mai : un sondage de l’institut Marc, réalisé sur un échantillon supérieur à 1.000 personnes et paru vendredi dans le quotidien Ethnos montre qu’une large majorité de Grecs (62,7%) souhaite voir la formation d’un gouvernement de coalition, dont 53% avec la participation du Syriza.

    Seuls 32 % se déclarent en faveur de nouvelles élections, inévitables si les responsables politiques grecs n’arrivent pas à s’entendre.

    Mais en cas de nouveau scrutin, l’enquête d’opinion fait apparaître un résultat marquant : l’arrivée en tête du Syriza avec 27% des intentions de vote, suivi par la Nouvelle Démocratie à 20%, le Pasok, toujours troisième à 12,6% puis les Grecs indépendants (droite anti-mémorandum) à 10%.

    Une telle montée en puissance du Syriza changerait complètement la donne car le parti d’Alexis Tsipras, qui dispose actuellement de 52 sièges, bénéficierait alors de la prime de 50 sièges accordée au parti vainqueur, le mettant en position de force pour nouer des alliances.

    Les communistes du KKE et le groupe néonazi, Chryssi Avghi (Aube dorée), qui sont les deux autres partis entrés au parlement depuis dimanche, reculeraient eux légèrement, respectivement à 7% et 5,7%.

    http://www.romandie.com/news/n/_La_Grece_reprend_des_tractations_cruciales_pour_se_trouver_un_executif52110520121030.asp

    1. Mais en cas de nouveau scrutin, l’enquête d’opinion fait apparaître un résultat marquant : l’arrivée en tête du Syriza avec 27% des intentions de vote

      La Syriza sur la fêta en quelque sorte.

      Désolé…

  6. Tout tend à prouver que nous sommes parvenus au bout d’un système et que la seule réponse valable à apporter est hors de ce système.

    Je propose de renverser nos acquis,de changer nos prétentions en humilité et de servir la vie plutôt que d’exiger qu’elle nous serve.

    La peur nous a fait craintifs,la connaissance de l’ultime réalité peut nous affranchir de ces servitudes de l’égo.

    Qui est prêt à oser embrasser l’inconnu alors que nous pouvons tous réaliser que la sécurité est incompatible avec la vie elle-même ?

    Renoncer à vouloir maitriser et lâcher prise de nos « vouloir » et « savoir » pour accueillir l’inconnu et surfer sur la vague d’un courant créateur qui nous dépasse et nous sert quand nous faisons amende honnorable …

    Sortir du cadre c’est revenir à l’essentiel en reconnaissant combien le superflu nous a égarés et entrer dans une ère nouvelle qui ne se trompe pas de priorités et ose appréhender la vie avec l’esprit d’aventure qui convient à l’incertain et l’éphémère de ce bas monde.

    grandissons ou renonçons;L’heure du choix individuel se fait impératif et chacun est lauissé libre de reproduire ou d’innover…

    Alors,vous qui me lisez,que décidez-vous ?
    Le saut dans l’inconnu
    ou l’illusoire sécurité du connu ?,…!!

    1. Ce n’est jamais ainsi , la nuit ne vient jamais d’un coup , le jour non plus , allons vers l’inconnu avec des provisions dans les poches , pas à pas , progressivement.

    2. En 1800, les seules activités étaient de ramasser des fagots pour le feu à l’âtre et d’éplucher les légumes pour la soupe.. Quand on écrivait à un ami en Chine, nous donnions la lettre au capitaine du voilier et n’attendions pas de réponse avant 6 mois ou un an..
      Peut être devrions nous revenir à cette époque !!?? 🙂

    3. Ah, la douce époque de la vie dans les cavernes !!
      Nous pouvions nous y prélasser, avant d’être dévorés par des tigres sabre
      Loin du superflu qui nous permet de communiquer instantannément avec des amis situés à des milliers de kms de là
      Nul besoin de musique zen venue d’une contrée lointaine, les doux cris et grognements des animaux sauvages suffisaient à enchanter notre âme d’enfants 🙂

      1. A 65 ans j’en suis encore là , j’aime entendre le hululement de la chouette , la nuit dans les bois derrière chez moi , lorsque je suis pelotonné dans mon lit , c’est sublime.

      2. @ Xian

        On ne vivait pas dans les cavernes. Accessoirement à leur entrée, mais le plus souvent sous des abris démontables (nomadisme oblige) 🙂

      3. @Bertrand
        Idem fenêtre grande ouverte ,le hululement de la chouette, l orage ,le bruit des gouttes d eau ,le ronronnement d un de mes chats , blotti sous la couette c’est une ouverture aux rêves , et ceci n’a pas de prix ,c’est gratuit .

      4. Je vis dans un grande caverne avec deux gigantesques smilodons inscrits au loof…

        Les amoureux fervents et les savants austères
        Aiment également, dans leur mûre saison,
        Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
        Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.

        Amis de la science et de la volupté,
        Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres ;
        L’Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
        S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

        Ils prennent en songeant les nobles attitudes
        Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
        Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin ;

        Leurs reins féconds sont pleins d’étincelles magiques
        Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
        Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

        http://www.google.fr/search?q=maine+coon&hl=fr&safe=off&rlz=1T4GGLL_frFR406FR406&prmd=imvns&tbm=isch&tbo=u&source=univ&sa=X&ei=_VKvT8jEPNKo8AP4vITKCQ&ved=0CHUQsAQ&biw=1360&bih=590

    4. Je propose de renverser nos acquis,de changer nos prétentions en humilité et de servir la vie plutôt que d’exiger qu’elle nous serve.

      C’est aussi une invitation pour le peuple grec dans son ensemble ou simplement à l’intention des armateurs ?
      Je sais que l’on dit que nous sommes tous des frères, riches ou pauvres, surtout dans les moments de crise. J’ai quand même remarqué que je recevais vraiment peu d’invitation, ni même de signe de fraternité de la part de tous ces millionnaires qui oeuvrent eux aussi, prétendument, à notre bonheur…

    5. @Béa

      Ô Mort, vieux capitaine, il est temps ! levons l’ancre !
      Ce pays nous ennuie, ô Mort ! Appareillons !
      Si le ciel et la mer sont noirs comme de l’encre,
      Nos cœurs que tu connais sont remplis de rayons !

      Verse-nous ton poison pour qu’il nous réconforte !
      Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau,
      Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu’importe ?
      Au fond de l’Inconnu pour trouver du nouveau !

      1. « La certitude n’a jamais fait partie de notre vie. Je ne sais pas ce que sera demain. Pourquoi penser que la certitude est la condition même de la science ? (…) La science traditionnelle identifiait raison et certitude, et ignorance et probabilité. Il n’en est plus ainsi aujourd’hui. »

        Ilya Prigogine

      2. Je viens juste de me réveiller… ce qui explique mes interventions incongrues.
        Je tenais, par ailleurs, à ajouter que « l’effet papillon » n’existe pas, selon les plus récentes études, du moins à grande échelle.

      3. @ Sage
        La situation actuelle de concentration de la richesse me fait penser à ce que dit René Thom de la structure des sociétés:
        « Il est d’ailleurs à noter que la structure considérée ci-dessus [la société militaire] est la plus simple; mais ce n’est pas la seule à bénéficier de la stabilité structurelle; on pourrait très bien concevoir une société militaire sans chef unique, voire sans aucun chef, mais le corps social serait alors au moins une variété de dimension trois (afin d’avoir un champ ergodique sans singularité et structurellement stable). » Stabilité structurelle et morphogénèse, 2ème ed. p.322.

        Je ne sais pas ce que peut signifier la dimension d’un corps social. Le nombre de gradients d’autorité indépendants?

      4. @Sage et Basic :
        La structure militaire me semble une structure linéaire simplifiée a l’extreme …le fait de ne disposer d’aucune rétroaction lui impose une stabilité (fausse) appuyée sur un pouvoir rigide (dictatorial).
        Ce modèle ne me semble pas pouvoir etre comparé (utilisé pour) a un modèle sociétal , du fait qu’il est à 100 %prédateur et dépend des ressources de la structure qu’il squatte.
        Pour l’ effet papillon c’est une image trop connotée des systèmes complexes ou chaotiques, cette caractéristique (L’ extreme sensibilité aux variables d’entrées …ainsi qu’aux constantes d’ailleurs)) , n’existe qu’apres le « temps caracteristique » et avant l’ aterrissage sur un attracteur .
        Il faut aussi remarquer :
        -que tous les systèmes complexes n’ ont pas d’attracteurs ….meme si les systèmes vivants qui nous interessent en possèdent par définition ce qui signifie que leur modélisation sont du meme type ( boucles interractives de type trophique)
        – Et surtout que les système chaotique qui gèrent le vivant sont rarement sujets à l’effet papillon puisqu’ils sont par def sur un attracteurs …..Les rares fois ou ils n’ y s’ y trouvent pas seraient pares une perturbation (exogène)assez importante pour les faire quitter l’attracteur , … Ou , suite a une émergence d’ un nouveau système ….ou encore sur une transition lors d’un changement d’attracteur (ere glaciaire /inter glaciaire) ..bien que les modélisations montrent une contrainte forte sur les trajectoires .

        Pour ce qui est de l’interet sociétal de ces concept , il me semble que le quota energetique rémanent , suite a un effondrement sociétal résultant de la pénurie d’abondance de matiere premiere , sera determinant pour le nouvel attracteur …et que ce cota peut etre conjecturé assez aisément , et ainsi cerner des modes sociétaux « possibles ».

      5. C’est exactement ce que je dis, puisque je mets en garde contre l’illusion de l’effet papillon.

      6. @ Kercoz
        Je pense que nous vivons actuellement une dictature militaire sans chef, le gradient d’autorité étant l’argent. Elle est plus fluide que la dictature militaire classique, elle d’une parfaite rigidité.

        Quant à l’effet papillon voici un lien que j’ai trouvé pas mal: http://interstices.info/jcms/c_19155/leffet-papillon-nexiste-plus

        Il y est question des dynamiques ergodiques structurellement stables en dimension 2.

      7. Kercoz, bojour, vous écrivez:

        La structure militaire me semble une structure linéaire simplifiée a l’extrême …le fait de ne disposer d’aucune rétroaction lui impose une stabilité (fausse) appuyée sur un pouvoir rigide (dictatorial).

        Je me permets de souligner que votre analyse est incomplète, car vous ne considérez pas l’ensemble des niveaux d’organisation du système , l’ensemble de ses sous-sytèmes , et dont l’agencement crée la stabilité. En effet, « la place » occupée par chacun dans la hiérarchie est régulée en rétroaction par chacun des systèmes nerveux de la soldatesque. Disons que vous la simplifiez.

        A chaque seconde, dans le système nerveux central du militaire 😉 Il y a équilibration par rétroaction entre le faisceau de la récompense FR et le système inhibiteur de l’action SIA composé lui-même du système septo-hippocampal, de l’amygdale et de quelques autres structures cérébrales. Le SIA reçoit des inputs du cortex préfrontal et envoie ses outputs à travers les fibres noradrénergiques du locus coeruleus et par les fibres sérotoninergiques du raphé médian… bref :

        Dans un système social hiérarchique, chaque sous-sytème accepte le déplaisir de recevoir des ordres l’étage hiérarchique supérieur en compensation du plaisir de commander l’étage hiérarchique inférieur ; toute l’histoire de l’humanité prouve que les systèmes hiérarchiques ont une bonne stabilité.

      8. @ Jean-Luce Morlie
        « Dans un système social hiérarchique, chaque sous-sytème accepte le déplaisir de recevoir des ordres l’étage hiérarchique supérieur en compensation du plaisir de commander l’étage hiérarchique inférieur ; toute l’histoire de l’humanité prouve que les systèmes hiérarchiques ont une bonne stabilité. »

        Vous oubliez quand même la base, le deuxième classe, qui, lui, n’a pas le plaisir de commander l’étage hiérarchique inférieur. Il faut donc, pour assurer la stabilité, que le reste de la pyramide lui appuie suffisamment dessus, donc qu’une frange suffisamment importante accepte le système. Il me semble avoir lu que dans la RDA, il y avait environ 15% d’impliqués pour maintenir la dictature. Les progrès de l’électronique font que c’est probablement maintenant beaucoup moins.

      9. BasicRabbit

        Je n’oublie rien du tout, j’ai fait mon service militaire comme troufions de seconde classe, 12 mois et, je pourrais passer des heures à vous raconter dans le détail, comment tout naturellement, entre troufions, nous avons rétablis, entre troufions, une hiérarchie très raide, mais subtile, en fonction de nos positions de classe (sociale) parentales -rien à voir avec la « camaraderie », laquelle existe aussi.

        Je me suis permis d’ajouter (sociale) entre parenthèse , pour le cas où vous auriez eu une hésitation. 😉 .

      10. J-L Morlie : « nous avons rétablis, entre troufions, une hiérarchie très raide ».

        Il est curieux de constater que ce phénomène se reproduit dans toutes les circonstances où un groupe humain se retrouve sans une structure générée par les individus qui le composent sinon qu’intégré, bon gré mal gré, dans une structure supérieure. Les troufions, tous égaux entre eux en principe, reproduisent entre eux les règles de la structure dans laquelle ils viennent d’être jetés de la même manière que les prisonniers, par exemple. Les uns adoptent une certaine idée du culte à la discipline, les autres de celle de la loi dont la non-observance les a conduit en prison.

      11. @ Jean-Luce Morlie
        Je suppose qu’il y a de nombreuses études sociologiques sur ce sujet: comment s’organisent les 85% opprimés par une dictature?
        Je suis étonné de votre « hiérarchie très raide » qui semble reproduire avec un autre gradient d’autorité (le savoir?, l’ordre social?) la structure militaire. J’aurais plutôt pensé à « organisation très souple ».

      12. @Jean Luce Morlie:
        Mor a raison :
        ////////// tout naturellement, entre troufions, nous avons rétablis, entre troufions, une hiérarchie très raide, mais subtile, en fonction de nos positions de classe (sociale) parentales -rien à voir avec la « camaraderie », laquelle existe aussi ///////////////
        Vous citez tres bien le seul lieu du système ou perdure un sous système complexe interactif .
        Malgres le traumatisme important du système exogène imposé , il reussi a se recréer le mode archaique !….on peut faire le meme constat pour un camp de concentration.
        La seule stabilité réelle résulte d’interactions croisée, me semble t il . Meme sur un groupe archaique (non perturbé), on peut constater qu’il n’ y a pas UNE hierarchie, mais DES hierarchie croisées ( en simplifiant on peut dire une hierarchie pour chaque domaine de la chasse , a l’agri en passant par le travaildu bois et la pétanque ….) la somme de ces hierarchie induisant UNE hierarchie virtuelle qui pourra varier selon les conjonctures ….C’est la raison des symboles ou vetements spécifique au role (robe du magistrat) qui dé-s’incarne le role de l’individu .

  7. Jamie Dimon. l’un des plus ardents pourfendeurs d’une réglementation accrue, doit aujourd’hui manger son chapeau alors que sa banque est à l’origine de la perte de courtage la plus grosse encaissée par une banque sur les marchés depuis la crise de 2008.

    A Wall Street, l’action du groupe a plongé de 9,3% vendredi.

  8. L’objectif du projet serait de retenir les transactions une demi-seconde dans les carnets d’ordre, alors qu’ils n’y restent actuellement qu’environ 3 millisecondes

    Nan mais, sont-ils sérieux ?

    l’avènement de transmissions à la vitesse de la lumière par des faisceaux de neutrinos traversant la terre

    Aaaaah ! On va ENFIN avoir droit à une liquidité correcte.

    1. Si vous voulez mon avis, c’est une énorme escroquerie: pour transmettre des infos avec des neutrinos il faudrait des détecteurs immenses planquée sous le sol ou la calotte polaire pour éviter le bruit de fond des neutrinos cosmiques: ça ne tient tout simplement pas le coup. Par ailleurs la bande passante serait ridicule, vue les difficultés pour détecter les neutrinos.

      1. Et je ne vous parle pas de l’émetteur; un cyclotron genre l’accélérateur du CERN…

        C’est dingue cette appétence pour le pognon
        Je regardais les infos de 20 H sur Antenne 2 ce soir:
        * Meurtres dans les quartiers nord de Marseille: affaire de pognon
        * État de la Grèce: affaire de pognon
        * Vol de capsules de bouteilles de champagne: affaire de pognon
        * Rencontre Merkel Hollande: (grosse) affaire de pognon
        * Arnaque d’un auto-stoppeur suisse: affaire de pognon
        * Financement de la campagne électorale aux USA: affaire de pognon
        * Sponsorisation de chaque cm² de peau des sportifs: affaire de pognon
        * Dénonciation du bronzage excessif des mannequins pour vendre plus: affaire de pognon
        * Promo du dernier Men in Black: affaire de pognon
        * Résultats sportifs: affaire de pognon

        * Bataille des législatives front contre front: affaire de pouvoir
        * Sapeurs-pompiers bizuteurs: affaire déplorable

  9. « Mais l’on constate déjà que les opérateurs de HFT ont anticipé la possibilité d’une régulation pour eux inacceptable en émigrant vers des cieux plus cléments, probablement asiatiques. »

    Quelle en est la conséquence pour les marchés européens ? Est-ce que la déstabilisation n’affecterait pas désormais avant tout les marchés asiatiques ?

    1. «Conséquences pour les marchés européens ?» Pour les places financières européennes vous voulez dire ? Sinon bof… Sauf si vous allez poser la question à ces messieurs de Paris-Europlace. Là des Arnaud de Bresson (il passe assez souvent sur… BFM bien sûr) ou le président Mestrallet (oui oui Gdf.Suez…) vous expliqueront ad nauseam qu’il est « essentiel de maintenir la compétitivité de la place financière parisienne pour garder la maîtrise du financement de l’économie », « sauvegarder les emplois de cette industrie de haute technologie », etc, etc, etc.

    2. Une preuve parmi d’autre qu’une économie pourrait vivre sans la Bourse
      sous sa forme actuelle.
      Les marchés européens montrent la voie.
      Il sera ainsi plus facile de transformer la Bourse en un service public.

  10. Sur cette terre l’humain a deux choix:

    Utiliser la procréation de la chair en restant dans ce monde physique plein de lourdeurs
    Prendre la voie spirituelle pour s’élever en vibrations et sortir de la 3D

    Seul 1 ppm des individus tentent l’aventure spirituelle 🙂

  11. C’est bien ça, ou pas ? Le début d’une solution ? Ou cela soulève d’autres problèmes ?
    Citation :
    « C’est une nouvelle qui ne fera en aucun cas les gros titres de la presse, mais qui pourrait marquer un tournant très positif dans la gestion de la crise financière, et qui, tout à fait accessoirement, valide les propositions que je m’époumone à porter sur les faillites bancaires depuis quatre ans. Et comme ceux qui accréditent l’idée sont la FDIC et Paul Volcker, je me dis que quelque chose est peut être enfin en train de bouger dans le bon sens.

    Un plan de la FDIC pour gérer les faillites des TBTF

    La FDIC, qui est l’assureur fédéral des comptes bancaires américains et qui gère déjà les faillites des banques petites et moyennes, vient de présenter son plan d’action pour gérer la faillite des grands établissements bancaires, y compris les « too big to fail », tout en permettant aux unités opérationnelles de continuer leur travail quotidien pendant que les comptes de la banque en redressement sont « nettoyés ».

    Et que prévoit ce plan ? Selon le Wall Street Journal :

    « Les actionnaires des grandes banques ou autres firmes financières seront ‘liquidés’ (Wiped out) et les créanciers obligataires enregistreront des pertes liées à la conversion de leurs créances en parts de capital d’une nouvelle entité »

    Oui, vous avez bien lu : des échanges « dettes contre capital » ! Ma marotte ! Le concept que je reprend en boucle dans un article sur quatre !

    ENFIN !! Je ne cache pas, en toute immodestie, un grand moment de satisfaction personnelle.

    « Debt to equity swaps », quel intérêt ?

    Rappelons les avantages de cette façon de procéder : l’entreprise faillie, n’étant plus contrainte de payer des intérêts et de gérer le roll-over sur le principal de sa dette, reçoit un extraordinaire bol d’air en terme de trésorerie, qui lui permet de continuer ses opérations, sauf cas extrême où les pertes dépassent la somme des anciens capitaux propres et des dettes financières, ce qui est tout de même peu probable, les banques devant déclarer leur faillite bien avant d’en arriver là. Les ex-créanciers, devenus actionnaires, comprennent qu’ils n’ont rien à attendre de l’état et doivent gérer au mieux le nouvel établissement ainsi assaini pour espérer récupérer leurs pertes, par la hausse du cours de la nouvelle entité. Et si un créancier est lui même contraint à la faillite par cette chute d’un débiteur, la même procédure peut lui être appliquée. Ainsi, les déposants ordinaires, particuliers et entreprises, peuvent continuer à commercer.

    Autre effet vertueux, une telle disposition fera cesser la distorsion dont les TBTF, du fait de leur garantie implicite, bénéficiaient sur les marchés obligataires, pouvant emprunter jusqu’à 0,5% moins cher que leurs concurrentes, ce qui, avec des totaux de bilan se chiffrant en milliers de milliards de dollars, représente une subvention déguisée tout à fait considérable. »

    Source : http://www.objectifeco.com/economie/economie-politique/article/vincent-benard-faillites-bancaires-et-too-big-to-fail-les-usa-sur-la-bonne-voie

    1. Valérie, oui y’a un problème. Le problème étant qu’il y a un bon moment qu’elles ne sont plus TBTF mais bel et bien TBTBS, et c’est pas une marque de Trrrès Bioutifoul chaussures mais Too Big To Be Saved.

    2. Oui, c’est très intéressant. C’est une approche possible, même si c’est à une autre échelle que les reprises en main que la FDIC a l’habitude de faire. Autre point intéressant de l’article du Wall Street Journal, que Vincent Benard ne cite pas :

      « Eighty-eight percent of the international assets and derivatives of top U.S. banks are based in the U.K., »

  12. http://www.les-crises.fr/fn-lordon/

    [Article] “Front national : mêmes causes, mêmes effets…”, par Frédéric Lordon

    J’ai déjà indiqué que j’aimais beaucoup Frédéric Lordon. Cet économiste talentueux à une analyse acérée et souvent très juste, enrobée d’un don oratoire exceptionnel. J’ai fait miennes plusieurs de ses propositions, comme le SLAM. Il livre dans ce billet du 2 mai son analyse sur les résultats du 1er tour…
    OB

    Dans une parfaite prescience de ce qu’est notre condition actuelle, Rousseau ne cachait pas être effaré qu’on puisse appeler « démocratie » un système qui donne la parole au peuple une fois tous les cinq ans pour le renvoyer à la passivité et à l’inexistence politique tout le reste du temps…

    1. Du très bon « Lordon » comme d’habitude.

      En particulier ce paragraphe:

      En attendant, de secousse en secousse, le FN fait sa pelote, et toujours pour les mêmes raisons, celles de la protestation antilibérale constamment réaffirmée, et du déni qui lui est constamment opposé. Il faut donc vraiment des œillères pour ne pas voir, ou ne pas vouloir voir, la régularité granitique qui conduit la vie électorale française : quand l’orthodoxie néolibérale pressure les salaires, dégrade les conditions de travail, précarise à mort ou jette au chômage, quand elle détruit les services publics, abandonne les territoires par restriction financière, menace la sécu et ampute les retraites, toute proposition de rupture reçoit l’assentiment, toute trahison grossit le ressentiment, tout abandon du terrain nourrit le Front national [2].

      1. Macarel, «toute proposition de rupture reçoit l’assentiment». Behhh oui mais non. Premier tour 2012 : PS + UMP + Modem = deux tiers « d’assentiment »
        «Fonds d’pension piège à cons» ? ou élections ? Frédéric ?

      2. @vigneron

        PS + UMP + Modem = deux tiers « d’assentiment »

        Tout ce que j’en conclus c’est que la France est un pays (pour combien de temps encore ?) ou 2/3 des électeurs se sentent suffisamment à l’aise pour ne pas avoir envie de « sortir du cadre ».
        Je rappelle que sur ce blog quand on parle de sortir du cadre économique actuel, c’est pour prévenir des sorties du cadre – sur le plan politique – telles que celle à laquelle on assiste en Grèce.
        Grèce qui, malheureusement pour elle, a quelques longueurs « d’avance » sur nous, PASOK+ND ne récoltent plus qu’un tiers des suffrages.
        Si Hollande rend les armes devant la Troïka – courroie de transmission de la finance internationale – alors dans 5 ans et peut-être moins, « PS+UMP+Modem » ne récolteront pas davantage.

      3. @Macarel / @vigneron

         » Tout ce que j’en conclus c’est que la France est un pays (pour combien de temps encore ?) ou 2/3 des électeurs se sentent suffisamment à l’aise pour ne pas avoir envie de « sortir du cadre  »

        A la première analyse ça semble vrai ( les chiffres sont têtus ) , sauf que je pense que parmi ces 2/3 une partie non négligeable de personnes votent sans bien connaitre les programmes de chaque candidat , et plus grave ( à mon humble avis ) , sans être capable de regarder le passé et de faire des projections sur le long terme : tant que ça va bien pour eux dans leur situation personnelle , il n’y a pas de raison de penser que ça change , donc pourquoi changer de politique ?
        Je ne sais pas si des études sur ce sujet existent , mais je serais curieux de connaitre les motivations profondes du vote de chaque citoyen et voir si elle « colle  » à une analyse fouillée de la réalité

      4. @phiphi the biker

        Une des écueils de la démocratie est là. Une partie de la population se laisse berner par les propos fallacieux des politiques, car elle est dans la “doxa” dirait Platon, l’opinion. Une bonne partie de la population n’a pas la capacité de connaître la réalité socioéconomique, par manque de temps, de connaissance, d’intérêt, et à cause de l’enfumage idéologique permanent distillé par les médias au service du pouvoir en place.

        Ce paragraphe est tiré de l’article suivant qui fait retour sur la « République de Platon »

        http://www.les-crises.fr/platon-aujourd-hui/

  13. Bonjour à tous
    @Paul Jorion
    J’ai bien aimé Valhardi quand je lisais Spirou, il y a….. oh m…. c’est loin fieu!
    @Xian
    Saint Spock priez pour nous! Pourriez vous considérer que Corps et Esprit sont deux points de vue sur une même réalité ?
    @Liztfr
    Vous oubliez Pauline Carton et Jeanne Fusier-Gir.. !

    Cordialement

    1. @Steve

      Et Jeanne Sourza & Raymond Souplex, sur le banc, la famille Duraton, Geneviève Tabouis…

      J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans.

      Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
      De vers, de billets doux, de procès, de romances,
      Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
      Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
      C’est une pyramide, un immense caveau,
      Qui contient plus de morts que la fosse commune.
      – Je suis un cimetière abhorré de la lune,
      Où comme des remords se traînent de longs vers
      Qui s’acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
      Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
      Où gît tout un fouillis de modes surannées,
      Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher,
      Seuls, respirent l’odeur d’un flacon débouché.

      Rien n’égale en longueur les boiteuses journées,
      Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
      L’ennui, fruit de la morne incuriosité,
      Prend les proportions de l’immortalité.
      – Désormais tu n’es plus, ô matière vivante !
      Qu’un granit entouré d’une vague épouvante,
      Assoupi dans le fond d’un Saharah brumeux ;
      Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,
      Oublié sur la carte, et dont l’humeur farouche
      Ne chante qu’aux rayons du soleil qui se couche.

      1. Dites-moi où, n’en quel pays,
        Est Flora la belle Romaine,
        Archipiades, ne Thaïs,
        Qui fut sa cousine germaine,
        Echo, parlant quant bruit on mène
        Dessus rivière ou sur étang,
        Qui beauté eut trop plus qu’humaine ?
        Mais où sont les neiges d’antan ?

        Où est la très sage Héloïs,
        Pour qui fut châtré et puis moine
        Pierre Esbaillart à Saint-Denis ?
        Pour son amour eut cette essoine.
        Semblablement, où est la roine
        Qui commanda que Buridan
        Fût jeté en un sac en Seine ?
        Mais où sont les neiges d’antan ?

        La roine Blanche comme un lis
        Qui chantait à voix de sirène,
        Berthe au grand pied, Bietrix, Aliz,
        Haramburgis qui tint le Maine,
        Et Jeanne, la bonne Lorraine
        Qu’Anglais brûlèrent à Rouen ;
        Où sont-ils, où, Vierge souvraine ?
        Mais où sont les neiges d’antan ?

        Prince, n’enquerrez de semaine
        Où elles sont, ni de cet an,
        Que ce refrain ne vous remaine :
        Mais où sont les neiges d’antan ?

      2. Pourquoi le prononcer ce nom de la patrie ?
        Dans son brillant exil mon coeur en a frémi ;
        Il résonne de loin dans mon âme attendrie,
        Comme les pas connus ou la voix d’un ami.

        Montagnes que voilait le brouillard de l’automne,
        Vallons que tapissait le givre du matin,
        Saules dont l’émondeur effeuillait la couronne,
        Vieilles tours que le soir dorait dans le lointain,

        Murs noircis par les ans, coteaux, sentier rapide,
        Fontaine où les pasteurs accroupis tour à tour
        Attendaient goutte à goutte une eau rare et limpide,
        Et, leur urne à la main, s’entretenaient du jour,

        Chaumière où du foyer étincelait la flamme,
        Toit que le pèlerin aimait à voir fumer,
        Objets inanimés, avez-vous donc une âme
        Qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ?…

    2. Récemment quelqu’un me reprochait mon pseudo… Mais à vrai dire j’avais longtemps hésité entre ‘Docteur Spock’ et ‘cimetière abhorré de la lune’…

      1. Bonsoir
        @Sage
        « Le martin pêcheur a plongé!
        Rides sur l’eau
        Les libellules sont passées!
        Rides sur l’eau
        L’étang limpide n’en a cure!
        Quand, à ce qu’il est , revenu
        Les truites se glissent, insoucieuses,
        entre les nuages… »
        ( François Cheng – Le livre du vide médian)

        Cordialement

  14. Geneviève Azam : Le temps du monde fini -conférence 55′
    Et si la transition vers un post-capitalisme civilisé avait déjà commencé ?
    Il s’agit de prendre conscience que la crise est d’abord le symptôme d’un effondrement. De renvoyer les prophètes du “toujours plus” à leurs passions tristes. Et d’écouter d’autres voix, du Nord au Sud, souvent celles des vaincus.
    http://fsl56.org/les_conferences/genevieve_azam_le_temps_du_monde_fini

    1. Merci de m’avoir fait connaître cette conférencière.

      Crise de civilisation … certainement oui. Est-ce si angoissant ? Pas si sûr si l’on écoute justement les Africains ou le Indiens par exemple !

      Une remarque: le sous-titre de son livre est « vers l’après-capitalisme » et le début de son propos part sur une opposition. Une civilisation nouvelle s’oppose à l’ancienne. Toujours une pensée de l’exclusion …

      Ensuite heureusement, parlant de la recherche de voies, elle parle de notre monde commun. Là s’ouvre une pensée plus inclusive et pour moi plus opératoire. C’est vrai que de nombreuses pousses sont là comme le dit François Jullien.

      Peut-être bien que les passions dénoncées sont tristes. Les jeunes africains ne liront peut-être pas tous Spinoza avant de chercher à faire quelque chose et peut-être arriveront-ils à produire de quoi survivre sur place. Il sera alors toujours temps de savoir si leurs innovations seront « capitalistes » ou « post-capitalistes ».

  15. Dites-donc il avait sérieusement besoin de lunettes Renoir si l’on compare sa muse à ses tableaux :-)))

    Comme quoi, on ne peut voir qu’à travers son propre regard et ce quand bien même on ferait d’incommensurables efforts pour voir à travers les yeux des autres ou de la réalité tout simplement.

    Entre les plumeaux et le marteau, je choisis le marteau, parce que j’aime bricoler et que j’ai horreur de faire le ménage LOL

    Et on en reviendrait presque au post de Thierry Melchior…

    1. La Féminitude réelle a encore frappé.

      Lisztfr, comme tout homme, a ses pudeurs. Il faut savoir décoder:
      en réalité, il voulait évoquer la tendresse, le partage, le souci de l’aimé(e),
      la fragilité qui donne de la force, la complicité, L’ Amour-fusion qui élève et emporte… ; ce genre de choses, péri-adolescentes et éthérées…

      Et vous avec votre bon sens à gros sabot, vous dites:
      « Elle est quelconque » et « donnez moi un marteau. »
      Gâcheuse !

      1. Ouf!
        Vous avez compris qu’il y a tout plein de petits ronds jaunes souriant
        ou clignant de l’oeil à la fin de mes phrases.

        Mais il n’y a aucune moquerie: je suis sûr que vous avez exprimé
        ce que pense pas loin de 50% des lecteurs (neutre, pluriel), peut-être plus.

        Les contrastes innocents, la bénignité, (et les paradoxes, ici il y en a au moins un, innocent lui aussi) sont des petits plaisirs, surtout quand le sujet est vraiment important…

    1. Puerta de Sol Madrid

      Slogans:

      Que no, que no, que no nos representan !

      Que se la metan por el culo la reforma laboral!

      Si tenemos assemblea! Moviendo para qué ?

      Esté señor Rajoy nos quiere llevar a la tumba. (un viejo ciudadano)

      1. Traduction:

        Non, non , ils ne nous représentent pas!

        Qu’ils se la mettent au cul la réforme du travail!

        Puisque nous tenons une assemblée! pourquoi nous déplacer ?

        Ce Rajoy, veut nous amener dans la tombe. (un citoyen âgé)

  16. « Qu’ils abandonnent leurs plumeaux et prennent des marteaux ! »
    J’envisagerais autre chose que des marteaux parce que ce n’est pas très civilisé.
    Le moyen-age d’accord dans les livres mais sans plus.

  17. Il sera bien difficile d’empêcher la spéculation. La spéculation est au coeur des échanges. Le prix si cher à P. Jorion se fixe au mieux des intérêts de celui peut le plus influencer la transaction … non pas pour atteindre un juste gain mais le plus possible. Peu importe que cela juste ou non, bien ou mal.
    Si l’on suppose qu’il s’agit d’une tendance « naturelle », considérons que la nature ne retire jamais rien, elle ajoute. Alors au lieu de chercher à supprimer (ce qui semble difficile de votre propre aveu) ajoutons !

    Selon une étude du cabinet d’études australien Investment Trends de février dernier et d’après l’AFP, le seul marché français est évalué à 20.000 investisseurs susceptibles de s’y impliquer.

    Puisque l’on assimile investisseurs et spéculateurs, au lieu de seulement chercher à moraliser, cherchons à attirer vers une « meilleure » spéculation. Que penseriez-vous de « miser » sur la « finance par la foule » ?

    1. En ce qui concerne la spéculation. ne pas confondre le fond et la forme.
      Spéculer sur l’alimentaire et vous sèmerez le vent…..

  18. Déluge de stupidités ce matin, comme chaque jour que Dieu fait, sur les ondes. Je ne citerai personne par charité. C’est un véritable lavage de cerveaux en permanence. Ou bien des gens de droite s’expriment ou bien ceux du PS, qui ne valent guère mieux si ce n’est qu’il s’y entendent davantage en bavassages ineptes.

    Personne en France (parmi les gens autorisés) ne semble prendre la mesure de ce que signifie le fait que le capitalisme est terminé. Il l’est quand-même, aucun déluge verbal n’arrêtera ce qui est en marche.

    Je me demande quelle est la santé morale de ceux qui en permanence galvaudent le fait d’avoir une conscience et une parole pour exprimer la vérité et qui mentent intégralement dés qu’ils ouvrent la bouche. Le logos, avili en permanence. La parole sert uniquement au mensonge, ne sert plus à s’y retrouver mais à embrouiller jusqu’au plus infime espoir de définir quoique ce soit voilà où en est le Logos, cette haute logique et ce souffle de l’esprit d’Athène aujourd’hui.

    L’Esprit Publique, et 3D sur Fr Int.

    Toute personne saine d’esprit ne peut que paniquer, qui va prendre la mesure de la crise ? A part Jorion, et certains ici.

    Les gens méritent Sodome et Gomorrhe, pour veulerie aggravée.

    1. Bonsoir Liztfr

      (Avec une pensée pour Sage)

      Ô vous frères humains qui après nous vivez
      n’ayez contre nous le coeur endurçi

      mais priez Dieu
      Que tous nous veuille absoudre!

      Cordialement

  19. C’est fantastique cette petite histoire de neutrinos … (merci François).

    En fait, lors de la retentissante annonce par le CERN (il y a plus d’un an?) d’expériences pouvant prouver que les neutrinos vont plus vite que la lumière (= que les photons) (en langage direct, simple et franc, vétéro-Présidentiel: « Einstein, c’est fini! »), l’élite du monde de la spéculation, quelque part, est peut-être rentrée en géniale mais secrète ébullition!

    CONSIDERATION PHILOSOPHIQUE: C’est beau la science… (avec son son halo de mystères appliqués, invisibles au moutonnier citoyen lambda, dont je suis). FIN DE LA CONSIDERATION

    J’imagine donc (hypothèse paranoïacomique Moretti) qu’ils ont – tandis que nous autres pensions bêtement avec étonnement « Einstein / pas Einstein ? » – claqué tout de suite, eux les hommes/femmes d’action, de l’argent pour pouvoir développer sans trop tarder cette supposée (mais en attente provisoire de confirmation) « supraluminarité » de la vitesse des neutrinos. En d’autres termes, ce que l’on pourrait appeler « l’hypothèse Lucky Luke » (petit hommage personnel à PJ) ils la déclinaient « à la Claude Allègre »: « la décroissance est une connerie, le monde sera sauvé par les OGM » (mutatis mutandis, version VHTF: « Jorion c’est des conneries, l’économie mondiale sera benoîtement relancée – du moins pour les malins de notre trempe – par de nouvelles technologies boursières supra-lumineuses »).
    Puis, quand – He(l)las! Hel(l)as! Hel(l)as! – les tâcherons laborieux du monde scientifique ont conclu (récemment), sans fantaisie (« où va donc le monde? Salauds d’onirophobes! »), que cette histoire de neutrinos dépassant les photons n’était due, en vérité, qu’à une bête quoique retorse erreur de calcul (comme à dire: « Bons baisers aux jeunes loups, signé: les vieilles cendres d’Albert Einstein ») due à l’installation matérielle de l’expérience (une infime mais fatale erreur – à nouveau cette saloperie de complexité, qui a oublié les pièges phéromonesques à papillons les gars?! – sur le câblage au CERN, je crois), le monde hyper-smart de la finance de très haut niveau a dû tomber dans une déception désespérante (« rhôooo, bouuuuu, tant d’investissements high-tech secrets et quasi-instantanés pour rien! » « Elle est où la justice dans ce monde, qui rend richissimes ceux qui le méritent par leur ingéniosité absolument sans limites? »)

    (PARENTHESE: à ce propos, y a-t-il eu réaction particulière de quelques bourses (sans mauvais jeu de mots, s’entend) dans le monde, le jour dudit démenti scientifique? FIN DE PARENTHESE – je suis un naïf et, de plus, une quiche en économie)

    Mais là, pour rentabiliser, malgré tout, le généreux et prompt effort thinktankesque, on décide (ou en tout cas on imagine à titre de sage hypothèse de repli – « let’s be pragmatic ») d’utiliser quoi qu’il arrive ces neutrinos bien décevants (« bande de faignasses, particules gauchistes syndiquées traîneuses de pieds! » – tiens, ça aussi ça fait Président d’antan), en profitant au moins du fait qu’à défaut d’autre chose il traversent la matière, les neutrinos, sans la moindre hésitation.

    CONSIDERATION FINALE: c’est quand-même beau le progrès boursier illimité, surtout lorsqu’il est « arraché avec les dents »

    1. Bonsoir
      @Alessio Moretti

      Si un neutrino traverse la terre sans être décelé, comme 99% des neutrinos c’est qu’il n’a réagi à rien; en conséquence de quoi il est légitime de se poser la question de l’existence même de la terre – et la nôtre de fait- pour ces neutrinos là….

      Cordialement…

    1. « several weeks »…? … ça doit expliquer la chicane qu’il y a eu entre lui et N.Sarkozy durant le débat…
      – « 600 milliards de dette supplémentaire… »
      –  » 500… »
      – « Non, 600… »
      – « Non, 500…
      – « non, c’est 600…
      – « Demain, tous les journalistes pourront confirmer. … … »
      – « Oui, on pourra confirmer, il n’y a aucun doute sur mon chiffre »…
      … C’est 500… non, c’est 600… 500… 600…

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