L'actualité de la crise : UN VRAI COUP DE FATIGUE ! par François Leclerc

Billet invité

Selon un scénario éprouvé, le nouvel épisode de la crise européenne se précise. Nouveauté : la première phase de déni à cette fois-ci été sautée, manquant par trop de vraisemblance. Au contraire, une dramatisation a tout de suite été engagée, signe que les choses sont très sérieuses.

Face à l’échec stratégique qui se profile, la direction allemande se raidit, tentant d’éviter l’inévitable : une mise en cause qui en appellerait d’autres. C’est donnant-donnant, gronde-t-elle aux Grecs, des crédits contre le respect du « mémorandum ». Le message envoyé à François Hollande n’est pas plus souple, conduisant Michel Sapin, présenté comme futur ministre des finances, à admettre qu’un plan de relance de la croissance ne pourra pas reposer sur l’émission de nouvelles dettes, faute « d’aller dans le mur ». On se demande alors comment il sera financé…

Deuxième volet de la montée en puissance de cet épisode, qui pourrait faire l’objet de décisions déchirantes, Bankia, la bad bank espagnole déguisée qui résultait de la fusion d’une partie du réseau des Cajas en déroute financière, est à son tour tombée dans le trou. Aux dernières nouvelles, celui-ci serait encore plus profond que les responsables ont bien voulu l’admettre hier, suite à la découverte dans les comptes de crédits d’impôts sur les bénéfices à venir manifestement irréalistes… La Bankia était étroitement contrôlée par le Partido Popular au pouvoir qui y avait placé ses hommes !

Le gouvernement espagnol devrait se voir accorder une année de rallonge pour réduire son déficit à 3 % de son PIB, pour commencer. Une fausse opération vérité sur les pertes immobilières du secteur bancaire va être réalisée sous les projecteurs, en omettant de préciser qui va devoir éponger les pertes au final… L’Espagne va être mise sous tutelle et ses régions sous surveillance, ce qui ne réglera rien, tandis que Mariano Rajoy vient de faire admettre par les Cortes (le parlement) de nouvelles coupes budgétaires dans l’éducation et la santé. Le sparadrap est lentement arraché.

Troisième volet : la Grèce. Une solution politique chimérique est fébrilement recherchée pour un répondre à un problème qui ne l’est pas. Il faut à tout prix constituer un gouvernement afin d’éviter de nouvelles élections qui, selon un sondage, placerait Syriza en tête et lui donnerait un rôle pivot grâce à la prime de 50 députés que la constitution accorde au premier parti. Mais il n’y a pas de gouvernement de coalition majoritaire qui tienne si son premier acte n’est pas d’entamer la renégociation du « mémorandum » qui a été si clairement rejeté. On retombe sur le problème précédent, la Grèce évoluant sur une étroite ligne de crête, avec d’un côté la sortie de l’euro et de l’autre la réduction du déficit. Sauf que cette dernière ne se commande pas !

La balle est dans le camp du gouvernement allemand, qui attend le résultat des élections régionales en Rhénanie-du-Nord-Westphalie du 13 mai. Le surlendemain, François Hollande rencontre Angela Merkel…

La suite du scénario est immuable : devant l’obstacle qui se dresse, une reculade va être orchestrée. Elle tentera à nouveau de biaiser. On est fatigués.

Recommandez par mail Recommandez par mail

Partagez

118 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : UN VRAI COUP DE FATIGUE ! par François Leclerc »

    1. Un coup de torchon quand on est dans de beaux draps, c’est la goutte d’eau qui met le feu au poudres.
      C’est qu’on est fatigués.
      Même au niveau des calembours à 2 €.

      1. Elle est terrible cette interview de la vieille bourgeoise. On dirait du Coluche : les pauvres, ils vous demandent un bras, bon, on leur donne un doigt… Mais ils le prennent ! C’est de la jaunisse rigolarde ce que transmet cette brave dame. On n’est vraiment pas clair avec la vision de la justice sociale qu’ont ces spécimens de la richesse autant concentrée que leur connerie qu’ils exposent à tout va .

      2. @ Mor

        C’est vrai , elle ne doute de rien et se voit dans son plus strict bon droit ! Cherchez l’erreur !
        Dans un autre style, elle aurait pu chanter « Neuilly, Auteuil, Passy, c’est pas du gâteau » et s’appeler Gwendoline 🙂 !

        Admettons que de telles personnes soient nombreuses, comment les convaincre doucement mais fermement qu’elles se trompent et qu’elles ont tout intérêt à faire évoluer leurs positions. La peur ? Vraiment rien d’autre ?

      3. Le plus jaune dans tout cela, c’est qu’elle loin d’être un spécimen en voie d’extinction. Le monde est plein de gens comme elle, très sûrs du droit que porte leur incommensurable bêtise.
        Orléans, Beaugency, Notre Dame de Cléry, Vendôme, Vendôme.
        Les ennemis ont tout pris… et pour un nouveau tour, nous voila reparti.

      4. @ThomBilabong

        Ces gens ont tout le temps peur. Ils savent parfaitement qu’ils ne sont rien sans argent; et donc sans domestiques… que cet argent est illégitime. Leur vie est une perpétuelle fuite en avant. C’est bien pour ça qu’ils se regroupent, même s’ils ne peuvent pas se piffrer, et que c’est si solide. Rien n’est jamais naturel. Toutes leurs conversations sont biaisées, basées sur des rapports de force. Le silence est lourd. Leur vie, d’une violence inouïe; surtout en famille. Surtout vis à vis des enfants; qui doivent apprendre très vite à se passer d’amour. La prison et/ou le dénuement seraient une délivrance. Une nouvelle vie qui commence.

      5. Efkaristo Poli Hellas,

        Si on arrive à reconstruire une autre Europe, sociale démocratique, ce sera bien grace aux souffrances des citoyens grecs : comme toujours depuis des millénaires, vous etes l’espoir de l’Europe : ne cédez pas à la bancocratie !

  1. Un peu de tout , l’essentiel est d’avancer pour apurer.
    Cantonnement , innovation , revente , déspéculation , relance , recherche des responsables , audit , propositions de non paiement , cessation temporaire de paiement etc….
    Beaucoup de solutions et de temporisations……….pour aller mieux.

  2. L’actuel chancelier de la fédération allemande s’arc-boute sur son bréviaire pseudo-économique conforme au catéchisme des théoriciens de l’ultralibéralisme tout en suivant les gogos qui croient encore que l’hyper richesse de quelques privilégiés fait la prospérité du plus grand nombre.

    Si cela était vrai, cela se saurait. En effet, il n’y a jamais eu autant d’ »hyper riches» et de richesses et dans le même temps la crise économique n’a jamais eu autant d’ampleur.

    Cette dichotomie prouve qu’il y a un dysfonctionnement majeur dans l’application de l’idéologie ultralibérale appliquée actuellement en Europe, entre autres.

    Les ultralibéraux ont objectivement le pouvoir, mais à cause de la crise économique prolongée qu’ils ont provoquée, ils sont comme ces joueurs qui pour ne pas tout perdre procèdent à une sur enchère de leur décisions qui provoquent le désordre et permet de justifier la mise en œuvre d’une dictature comme au Chili dans le passé ou peut-être prochainement en Grèce.

    Cette stratégie perverse et fallacieuse d’une économie à justification pseudo-scientifique prônée par l’école de Chicago, prouve que la fameuse main invisible et miraculeuse du marché et son corolaire : le transfert systématique des ressources des états au secteur privé, est une erreur dans les faits et la réalité.

    Ce pillage du bien commun des états, pré financé par tous les citoyens, ne fait qu’enrichir davantage l’oligarchie au pouvoir et renforcer la main mise de leurs « apparatchiks » sur le système politique.

    La chancelière allemande actuelle se réfugie dans le déni de la réalité au nom d’une idéologie qui est en voie de faillite. Cette posture est tout sauf porteuse d’avenir pour une Europe et un monde démocratique.

    L’évolution vers un nouveau modèle politico-économique va s’imposer de lui-même, ne serait-ce que pour éviter le passage à une dictature multiforme conséquence de l’application des théories de Milton Friedman.

  3. AFP Chine: les prêts bancaires en chute en avril sur un mois
    « Les nouveaux prêts accordés par les banques en Chine ont fortement chuté, à 681,8 milliards de yuans (83,4 milliards d’euros) en avril, contre 1.010 milliards de yuans en mars, a annoncé vendredi la banque centrale » bas bas bas … ralentissement de la croissance, grosse loco poussive, niveau très bas des prêts accordés par les banques, production industrielle la plus basse en près de trois ans… nouvelle baisse des réserves obligatoires des banques après 2 baisses de ces réserves obligatoires consécutives en décembre et en février… liquidité liquidité à tous les étages, ça tangue, accrochons des ailes aux gilets de sauvetage

  4. oui, c’est toujours la sempiternelle histoire du toujours mëme type qui, s’étant jeté du cinquantième étage ( on se demande d’ailleur quand est-ce qu’il va enfin se fracasser la tronche) se dit: jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien…..

  5. Tout ça me fait penser à la « morale » du film « the reader ». Nous sommes collectivement incapables de comprendre au sens « prendre avec » la logique mafieuse de la finance. Pour preuve le documentaire sur FR2 hier à propos des prêts toxiques contractés par les petites villes car nous sommes analphabètes par rapport au langage de la finance!). Du coup, nous signons des papiers sans en comprendre vraiment la contrepartie…et aujourd’hui, les financiers présentent l’addition. Et c’est pas pour ça qu’on pense avoir signé…

    1. quelle conclusion en tirer sinon quitter l’euro et l’europe le plus rapidement possible et reconstruire des mécanismes de solidarité au niveau national seuls capables de faire face au défit social

      sinon, ç’est la 4ème

      1. si l’euro s’effondre …. avec une hyperinflation et du chômage de masse genre 20-30% (conséquences de la disparition de l’euro), on aura la 4eme, comme vous dites, a coup sur !!
        C’est ensemble qu’il nous faut résoudre ces problèmes, le chacun pour soi menant inexorablement a la guerre.

  6. Baser une société sur la consommation, c’est déjà instable simplement parce que les marchés et les ressources ont leurs limites mais baser en partie la consommation sur le crédit
    c’ est complètement débile vu que ça amplifie toutes les instabilités.
    Ca me fait penser aux pauvres ingénieurs de Tchernobyl qui avaient une documentation incomplète sur la centrale. Nos dirigeant semblent être exactement dans la même position et on leur demande d’agir….!

    1. Eh bien ce n’est pas prêt de s’arrêter ! Avec l’obsolescence programmée et le neuromarketing, notre société de consommation est lancée à pleine vapeur vers l’inconnu et au delà, contre vents et marées.

  7. Une solution politique chimérique est fébrilement recherchée pour un répondre à un problème qui ne l’est pas.

    Chimérique?

    Berlusconi connait des méthodes qui lui ont permis pendant un certain temps d’éviter que les votes au parlement ne reflète de trop près ceux des italiens. Est-ce inapplicable en Grèce? N’y a t’il pas assez de démo-quelque-chose, de divers et d’indépendants pour y parvenir ?

  8. L’Allemagne est ultra-libéral, par sa conduite on peut parler de pays chef de l’UE et de l’ euro, rien ni aucune décision économique ne peut plus passer sans l’aval du gouvernement et du parlement allemand. Franchement ça fait des mois que ça dure.

    On peut même aller plus loin, chaque citoyen européen doit connaître l’avis du gouvernement (le peuple n’ayant absolument rien avoir dans cet écrit ou autres recherches quelquonques). Les résultats des élections ainsi que les choix économiques nationaux doivent à leurs tours encore une nouvelle fois passer par l’accord du gouvernement et du parlement allemand.

    Si les résultats électoraux des pays nationaux ne vont pas au gouvernement et au parlement, alors comme pour le référendum il faut revoter, ou créer une coalition dont les accords passent par l’avis du gouvernement et parlement allemand.

    Les grandes instances international comme la Banque mondiale et le FMI n’ont même plus à donner une quelconque opinion. C’est seulement un constat, et les peuples européens le voyent à travers le temps autant au niveau économique que politique.

    1. Il faut à ce sujet voir et revoir « Inside Job » qui est une pure merveille pédagogique.

      Il y est mis en évidence l’immoralité totale de la situation, de leurs auteurs, la collusion, le fait que quelques aristocrates de l’argent se croient absolument tout permis et poursuivent sans vergogne leurs oeuvres de sape, persuadés de bien faire ou plutôt défendant leurs positions qu’ils savent et sentent indéfendables.

      A un moment, DSK au FMI est interviewé et mentionne un dîner de VIP new-yorkais qui réclament sur le ton de l’humour mondain davantage de régulation en s’adressant à table aux pseudo-régulateurs mis en place par Obama mais qui sont issus exactement du même milieu qu’eux.

      Dommage, le film s’arrête là où cela pourrait commencer à être intéressant : les conséquences politiques que ce système génère.

      1. Et je viens de voir Margin Call !
        Vraiment bien aussi ! Ah, on aurait dit un thriller. Mon palpitant a battu la chamade tout au long du film !

    1. Terrains repris pour 10 % du prix , promotions en cours repris pour 60% du prix…………voila la réalité.

  9. Les allemands admettrait que la Grèce puisse sortir de l’Euro et que l’Europe puisse le supporter.
    Tiens, tiens
    Alors à quoi avoir tenté à tout prix à faire croire à tous le monde que l’on voulait la sauver, sans le faire tout en montrant qu’on le faisait?

    Et Najat Vallaud-Belkacem dernièrement présente dans le staff de campagne de François Hollande nous déclare, il faut d’abord que nous créions les conditions de la richesse et le richesse elle-même et après procéder à sa redistribution.

    Cela vous montre le haut niveau de nos politiques: toujours en phases avec le monde réel!

  10. Et pendant ce temps, Olivier Berruyer compulsait fiévreusement les statistiques des dépôts en banque :

    « L’évolution des dépôts bancaires à vue et à terme dans la zone euro » et ce qu’on peut en déduire.

    Delphin

  11. Vous allez sans doute me prendre pour une douce rêveuse (j’assume !), mais en lisant régulièrement toutes vos interventions, et après l’échange de commentaires avec DidierF et d’autres, je me dis que nous devrions saisir l’opportunité du changement de président que nous avons en France et, si Paul Jorion et ses collaborateurs l’autorisent, mettre nos neurones à contribution pour écrire une lettre, ou concevoir une pétition où nous pourrions lancer des pistes concrètes de changement.

    Mon exemple de base est clampin : j’ai besoin d’un nouveau ventilateur. L’ancien ayant rendu l’âme au bout de deux ans, j’ai voulu le faire réparer. Impossible, l’électricien n’avait pas les tournevis adéquats utilisés par les concepteurs. On aurait pu changer le moteur, bien sûr, mais il fallait casser la coque. Il a donc refusé. Je me suis juré, en ressortant de sa boutique, de ne plus acheter ce qu’on nous propose partout désormais, des trucs en plastique pas chers, mais qui pètent très vite. J’ai donc commencé à chercher sur le net des fabricants de ventilateurs solides. Aucun en France. La plupart des machines viennent d’Asie, mais ne sont pas solides. Seul pays à fournir de la qualité, je vous le donne en mille : l’Allemagne, avec des ventilos Cinni Fans India, asiatiques aussi, mais démontables et costauds (un de mes amis en a un qui tourne depuis dix ans). Je n’ai pas trouvé de revendeur sur Paris, ni ailleurs. Je vais donc le commander sur le net, sachant que le coût d’expédition augmentera pas mal le prix déjà assez élevé de l’engin, mais tant pis.

    Petite mésaventure de rien du tout, mais ça m’a fait réfléchir encore plus. Nous vivons, donc, dans une période de gâchis phénoménal. Peut-être est-ce, finalement, une chance : profitons du gâchis. Je crois définitivement qu’il faut contrer la quantité par la qualité, et ce dans tous les domaines. Certains le font déjà à titre privé, mais tous n’ont pas, comme le producteur de café qui est intervenu ici il y a peu, le souci de régulation des bénéfices qu’il tire de son travail. Seuls, quelques producteurs, des coopératives ou l’Etat peuvent l’avoir
    En France, pas de pétrole, des idées un peu en berne, mais un gisement de déchets toujours renouvelé, gratuit et très mal exploité. En face, des entreprises concentrationnaires sans largeur de vue autre que le gain. Personne ne veut se colleter avec Darty pour faire cesser l’usure artificielle de l’électroménager que cette marque vend. Résultat, la plupart des gens jettent machines à laver, ordinateurs, frigos, machines à café, etc. au bout de deux, trois, quatre ou cinq ans. Autre exemple : personne, en son temps, n’a soulevé que la fameuse « prime à la casse » était une aberration. Malgré un tri sommaire probable, concasser des véhicules, c’est perdre une manne de métaux, d’électronique etc. qui pourraient servir dans d’autres domaines Enfin bref, tout ça, vous le savez.

    Je me dis qu’au fond, l’avenir, c’est peut-être de transformer notre pays en champion absolu de la lutte contre le gâchis. Ouvrir des ateliers de réparation et de fabrication de produits durables à partir des déchets collectés, avec participation de l’Etat et de certaines entreprises, dans des usines désaffectées, c’est possible. Adjoindre des designers, des architectes, des concepteurs à ces ateliers, c’est possible. La main d’œuvre est là. Vendre une machine solide un peu plus cher, si elle dure 15 ou 20 ans, c’est possible, je crois que les gens sont prêts à acheter ce type de produits, et la chose peut être soutenue par la publicité.
    De la même manière, je lisais que des coopératives (filière alimentaire) commençaient à prendre forme aux US, rapprochant les producteurs de leurs acheteurs. Plutôt que de continuer à laisser les grandes surfaces s’implanter tous les 100 mètres dans nos villes (j’en ai 6 près de chez moi, et pas un seul commerce de proximité), l’Etat ne pourrait-il pas préempter l’acquisition de magasins de grande taille permettant aux agriculteurs et aux producteurs de vendre directement leurs produits aux clients, relançant les « coop » d’autrefois ? La baisse des coûts de transport et d’intermédiaires suffirait à rendre les prix attractifs, comme ils le sont déjà sur les marchés itinérants. Car si nous avons des grandes surfaces, nous n’avons plus assez de marchés directs, et ce dans bien des domaines.

    Bref, nous devons nous réattribuer le commerce intérieur et la qualité, et tant pis pour les structures privées qui nous figent dans un mode de consommation mortifère. Ça a l’air idiot de dire ça, vous allez me dire que je découvre le fil à couper le beurre. Pourtant, à l’heure actuelle, dans tous les domaines, notre pays, comme bien d’autres, souffre d’un trop plein d’intermédiaires en tous genres, qui pour prendre des marges de plus en plus grandes, ratissent la création et la production, obligeant à vendre de mauvais produits à bas prix.
    Il ne s’agit bien évidemment pas de nationaliser, on n‘en est plus là, mais de s’unir, ce qui est une autre conception des choses. Alors ? Pourrait-on, ensemble, établir une liste complète d’idées réalisables de A à Z, financement compris, à soumettre au nouveau gouvernement, ou est-ce complètement farfelu ?

    (Et puis côté rêve, j’imaginais l’autre jour, en lisant un papier du Monde sur la pollution du Pacifique par les millions de déchets plastiques, j’imaginais, donc, la création d’une flotte de nettoyage française, qui, embauchée par les Etats, viendrait collecter tous ces résidus afin, une fois les structures de recyclage organisées ici, d’en débarrasser la planète.)

      1. 🙂 Partager la machine à café, si elle dure dix ans de plus que celles qu’on nous vend, c’est que du bénéf’ !

      2. Excellente idée qui pourrait servir à fomenter la cohésion sociale dans les quartiers en faisant de ces centres d’usage collectif de certains équipements, des micro-centres plus ou moins socioculturels ( au sens propre, pas façon MJC des 70 ).

      3. J’habite dans un petit lotissement, nous avons tous un peu de terrain mais personne à penser a collectiviser le matériel pour entretenir son terrain ou bricoler , ce n’est pas une réaction naturelle
        ( 2 tondeuses au lieu de 17 tondeuses, quelle économie)

      4. Moi je veux bien aussi partager la machine à café de la voisine, j’en ai pas 🙂 Je partage bien ma science de la correspondance mordante, mon ordi et mon imprimante avec elle, parce qu’elle est Kosovar.

        Mais je sens qu’il va y avoir des sérieux problèmes et compromis à faire sur le café qu’on va mettre dedans en ce qui me concerne LOL

        Aster a raison, pour cela, il faudrait que l’on nous fabrique de l’électro-ménager qui tient plus longtemps qu’un jour après la fin de la garantie.

        C’est fascinant, j’ai un vieux radio-réveil qui date des années 70… Telefunken… et il fonctionne toujours ! Même s’il aurait besoin d’un bon décrassage intérieur, mais plus personne ne fait cela de nous jours.

        Bientôt, il va devenir une pièce de collection 😉

        Et même si j’ai reçu un joli truc tout neuf gratuitement, qui fait radio-réveil, usb, prise tel pour radio numérique, chargeur Iphone etc… de mon fournisseur d’accès, il est toujours dans son carton celui-là.

        J’ai expérimenté les cuisine communes dans les Budget Lodge de Tahiti et Mooera, c’est pas triste :-)))))

      1. Merci pour ce lien. C’est un début, mais les pauvres sont quand même ultra-fragilisés (rien que la mise aux normes de sécurité à payer, faut y aller). Ce que c’est compliqué, de monter un truc, maintenant. C’est déprimant.

        (Et sinon, le partage communautaire, oui, bien entendu. Dire que les Américains font ça dans certains immeubles depuis longtemps avec des laveries communes !)

      2. Nous le faisons au niveau d’un quartier en mutualisant l’outillage ( réparation automobile , plomberie, menuiserie, maçonnerie, bétonnière ) et au niveau d’une rue pour les lave-linge, tondeuses, et des objets qui ne servent pas tous les jours ( services à fondue, à râclette) . Les lave-linge , d’anciens modèles costauds, ont été réparés par des jeunes du quartier.
        Les lave-linge sont entreposés dans le garage-grange-cave d’une vieille dame . Il suffit de lui demander la clef et la dédommager comme on peut pour l’eau utilisée ( elle ne le demande même pas).
        Sur la porte de ce garage est affichée la liste des objets mutualisés avec en face le nom et l’adresse des voisins qui acceptent de les prêter. Avant d’acheter quoi que ce soit, on consulte la liste et l’on évite les doublons .
        La vieille voisine qui possède cette dépendance met le jardin potager de sa maison à la disposition des jardiniers volontaires, ce qui lui permet de le faire entretenir, de voir du monde et d’y prélever les quelques légumes et herbes aromatiques de sa consommation personnelle.Tout le monde y trouve son compte .
        Avec quatre familles de voisins, nous entretenons un jardin collectif avec un poulailler , au bord de l’eau, à la sortie de la ville . De joyeux week-ends, des fêtes en plein air , des légumes sains et de bons oeufs .
        @ Aster
        A Genève, cela fait une trentaine d’années que certains immeubles mettent dans le sous-sol deux ou trois lave-linge à la disposition des résidents . C’est parfaitement ridicule de multiplier inutilement ces objets coûteux .

      3. Cela existe en France, j’avais trouvé des sites qui proposaient ces services communautaires.

        En Suisse aussi, mais pas dans mon Canton et beaucoup moins développé.

        Dommage, ce serait une très bonne solution pour tout le monde.

      4. @ Mianne : on est tout un groupe à essayer de faire évoluer les choses dans ce sens dans mon immeuble parisien, mais pour le moment, rien n’évolue, hélas. Mais on y viendra. 🙂

      5. Et même mutualisons télé et ordinateurs, avec des endroits dédiés dans l’immeuble ou une maison commune de quartier et de village.

        Ainsi, irons- nous regarder la télé, au lieu de la laisser nous pénétrer le cerveau (action positive au lieu de passive).

        Ainsi ne serons- nous plus affalés devant l’ordinateur.

        Ainsi pourra-t-il y avoir également des lave-linge, à eau recyclée, circuit quasi fermé.

        Ainsi polluerons – nous beaucoup moins, allègeant le besoin station d’épuration.

        Ainsi nous rencontrerons- nous à nouveau.

        Ainsi nous désaliènerons- nous.

        Ainsi ne se posera plus l’impossibilité matérielle – matière première, énergie – d’ un (voire plusieurs) récepteur par foyer.

        Le plus grand obstacle : L’industrie, qui a absolument intérêt à nous vendre un (plusieurs) récepteurs par foyer, sinon, comment serait-elle en croissance ?

        Delphin

      6. Delphin : l’ordi mutualisé, c’est déjà le cas avec les cyber-cafés…
        Moi je ne pourrais pas mutualiser le mien, c’est mon outil de travail, pas un loisir (je fais de l’infographie et du design, et je suis traductrice en plus). Et je me sens plutôt aidée par ce progrès-là, qui m’évite toutes les corvées que je me tapais il y a vingt ans – et là, j’étais bien plus « aliénée », comme vous dites, que maintenant. Vous savez, les « femmes au lavoir », ça a l’air joli, mais c’est aliénant comme tout.
        (La télé, par contre, c’est pas essentiel.)
        Tout est relatif, donc.

    1. Nous nous sommes fait la promesse, comme vous, de ne plus acheter, si possible ces produits made in china. Je n’ai rien contre la Chine et les Chinois, leur culture est fabuleuse, et le peuple n’est pas à la fête tous les jours….mais ce qu’ils nous vendent n’a plus de sens !
      Nous avons achetés des serres (en Bretagne sous la pluie, ça devient obligatoire) « en promo » qui viennent de Chine. Ca ressemble à une serre, cela a la couleur d’une serre, mais ce n’est qu’une babiole qu’il faut des heures pour monter…et remonter…et remonter, dans la mesure ou cela ne tient pas.
      Tous ces objets que nous achetons semblent des objets de décors. Vous avez la forme d’une pince à linge,par exemple, mais vous ne pouvez l’utiliser, car elle casse des le premier éfleurement.
      Un revendeur de matériel de jardin nous racontait qu’il s’est fait avoir une fois : une société se monte en Chine, elle fabrique en série tel ou tel objet, nous le vend…et ferme boutique aussitôt. Comme le produit fabriqué est fait en dépit du bon sens, les acheteurs le ramène au magasin….mais il n’y a plus personne pour le SAV.
      Bref, il va falloir acheter moins et mieux. Perso, je pratique le « vide grenier » finisterien : des objets anciens, fabriqué en France, super solide.
      J’aime bien vos idées, Aster. Je pense cependant que le top départ viendra de nous, en tant qu’individu. Compter sur les institutions, ça me parait difficile.
      Les millions de gouttes d’eau que nous sommes, finiront par former un torrent, si nous commençons à réaliser que nous devons changer nos propres habitudes ainsi que notre vision du bien être.

      1. sujet génial…  » Obsolescence programmée »
        dernier fait constaté les batteries de la pomme.
        cordialement

      2. @ Valérie : Je crois aussi que le top départ viendra de nous, oui. Je pratique aussi vide-greniers et brocantes, et je détourne pas mal (je travaille un peu dans le design). Je serais du genre à faire des tables basses en recyclant des tambours de machines à laver le linge, haha ! Bref, on ne me verra plus jamais chez Ikea ou dans ce genre de commerce. (Quant à la Chine, tant pis si elle ne se montre pas plus responsable. Elle va devoir se réformer en accéléré, y’a plus le choix…) Et je pense aussi que l’artisanat est une solution à remettre en avant.

    2. Voici une réalisation de ma Wallonnie natale qui va dans le sens que vous décrivez
      http://www.pointferme.be/
      Ainsi que la machine décrite sur mon site, soutenue par l’ingénieur agronome à l’origine de point ferme et en même temps chercheur au CTA http://www.ctastree.be/
      Il s’est formé récemment dans ma ville de Liège une mise en réseau des jardins communautaires
      http://reseaupotcol.jimdo.com/
      Je pense que nous assistons à une véritable pépinières d’initiatives qui vont dans le bon sens.
      Il serait temps d’en discuter un peu plus plutôt que de se lamenter sur l’effondrement.
      Allez jeter un oeil sur l’inventaire de demain, c’est la liste que vous demandez, il suffit de la compléter
      http://www.pauljorion.com/blog/?page_id=644

      1. Aster,

        Bon sujet, voyez comme chacun y va….

        Juste à propos de la « mise aux normes » que vous citez.

        La norme est précisément un facteur majeur de gachi et d’exclusion, si vous voulez agir réellement autrement, je crois qu’il vous faudra sortir de ce cadre là aussi….

      2. @ Michel Lambotte : Merci beaucoup ! Je ne suis ce blog que depuis un an à peu près, je n’ai pas tout lu, mais je me doutais que vous aviez tous déjà parlé d’alternatives avec nos hôtes, et je suis contente de découvrir ce lien. Je pensais bien que ce type de page existait ici, mais je n’avais pas vu l’onglet en haut, mille excuses !

        @ Thomas : je parlais des mises aux normes de sécurité, car malgré tout, le progrès du travail veut que les personnes qui œuvrent en groupe le fassent avec un minimum de garanties contre les accidents (incendies, etc.), surtout dans un domaine complexe comme le recyclage. Et malheureusement, ça a un coût assez élevé. Mais après tout, nous nous voulons justement différents des Chinois, qui font travailler leurs ouvriers dans des conditions épouvantables. Cette norme-là me paraît donc respectable, même si c’est un cadre (il y a des cadres plus intelligents que d’autres, vous en conviendrez)…

      3. Fukushima Daichi était très certainement aux normes.

        Non, même « intelligent » je refuse (a fortiori) le cadre.

        Et oubliez aussi le mot « Garanti » : dans la réalité, tout change en permanence, vous, moi, le temps qu’il fait, et garantir quoique ce soit dans ces conditions est juste une illusion qui fait la fortune des assureurs.

        Regardez là, et notamment les vidéos !

        http://www.emmaus-lescar-pau.com/fr/emmaus_lescar_-_pau-1-1.html

      4. @ Aster : fruits et légumes directs : Voir Pierre Priolet
        http://www.consommer-juste.fr
        « et pas juste consommer »
        (et une réplique de vigneron sans doute pour houspiller le Priolet… ?)

        L’idéal serait un groupement d’ensemble (école d’ingénierie + lieu de porduction + …) où la conception des objets soit faite de façon modulaire.

        Le gain à mon avis n’est pas tant que ça « la matière première moins gâchée » etc. c’est la conscientisation des gens de leur environnement technique.
        En effet, le gâchis n’est pas si monstrueux qu’il parait A OBJET DONNE du fait que l’on incorpore des quantités décroissantes de matière dans certains objets : par exemple, l’écran plat dernière génération est très léger en tout (y compris plastique, composants électroniques) comparé à son ancêtre à tube. Et peut être qu’une version souple à OLED sera encore plus légère. Idem pour les ampoules à LEDs dont le cycle de vie est assez léger comparé au fluocompact (et fait quasi jeu égal avec les HID, les économes historiques qui éclairent les rues mais ne peuvent pas être adaptées aux faibles puissances des foyers soit 5-10 watts). Le rapport Bruntland de 1989 (un point de référence) avait déjà constaté la relativeme,t rapide baisse tendancielle du la quantité d’énergie par unité manufacturée.

        J’adhérerais à une démarche de non-gaspillage surtout parce qu’elle représente un savoir-faire, donc une intelligence collective du plus haut intérêt, la possibilité pour les enfants de M. Toutlemonde de voir un métier simple et utile qui leur montre une place dans la société, littéralement une place réparatrice, la possibilité de gérer les pannes intelligemment est un ferment pour l’esprit, et en faisant fi de la notion de garantie gérée très commercialement, on rétabli un circuit de savoir-faire qui redonne sens ici bas, des « liens qui libèrent ».

        J’avais même écrit sur « l’inventaire de demain » de ce blog que l’échange dans ce cadre (un peu type « SEL », mais à repenser encore plus) devrait se faire par une Deuxième monnaie qui équilibrerait, pas son flux, l’autre , c’est à dire notre monnaie usuelle. Cette monnaie usuelle est « pléonexique » (D Robert-Dufour) , elle est consubstantielle de la volonté d’accumulation. A l’inverse, pour récompenser le « vouloir économiser », il faudrait être motivé(e) par une autre monnaie que j’appelai « oligonexique » (« qui désire (le) peu »), mais dont le fonctionnement reste flou, juste une intuition. Mais sur le fond, réparer et fabriquer ne sont pas équivalents, (chef, c’est asymétrique !?), l’épuisement des ressources par la fabrication dans un cas est rapidement la règle dans la mesure où l’humain est taylorisé etc. dans le processus de production (et le cerveau « disponibilisé » dans le processus de consommation). On veut le contraire de tout ça, littéralement « il faut se le payer » avec cette autre monnaie…

    3. J’imagine que chez vous tout doit être propre et bien rangé…
      Ben oui, vous nous faites rêver…

  12. France Inter, Mermet, sur la Grèce en ce moment même.

    Le comportement de la Task Force en prend pour son grade…

  13. La Bankia était étroitement contrôlée par le Partido Popular au pouvoir qui y avait placé ses hommes

    Elle était étroitement contrôlée par l’ensemble du spectre politique! Il faut faire attention aux malentendus que les présentations ambigües ou incomplètes peuvent provoquer.

    Par exemple, dans la liste suivante des 6 personnalités politiques occupant un poste important (voir salaires correspondants, excusez su peu dans un pays en désintégration) dans l’organigramme de bankia, et qui sont maintenant sur un siège éjectable, il y a 3 pp, 2 psoe (ugt étant l’émanation syndicale du psoe) et même un IU (communiste). Rodrigo Rato ex ministre PP et directeur de FMI avant DSK a démissionné de son poste de président début cette semaine.
    http://www.elmundo.es/elmundo/2012/05/09/economia/1336556494.html

    Il ne faut pas oublier que les cajas qui composent bankia étaient des entités à couleur très locale -des vecteurs clientélistes, boîtes à faveurs politiques- et qu’elles reproduisaient dans leurs structures dirigeantes les tendances électorales de leur régions respectives.

    Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette…

  14. Pour BFM, c’est casi certain, il va y avoir un nouveau vote en Grèce.
    On va les faire voter jusqu’à ce qu’ils « votent bien » ?

    1. Daniel " We needed to get to shirt-sleeve-rolled-up work, not flit around with half-baked philosophies." dit :

      De l’importance d’une bonne Constitution.

      Les Belges sont plus d’un an sans gouvernement nouveau ?
      Pas de Pb, le calme des vieilles troupes, l’ancien reste
      en service et prend même les non-décisions qu’il faut,
      c’est-à-dire qu’il a un bon prétexte pour ne pas obtempérer
      aux folies libérales euro-bruxelloises-FMI.
      (Echelle mobile, peut-être que le nouveau va devoir
      montrer son sérieux ordo-libéralisme, et avec plaisir…)

      Les grecs ont pendant quelques jours des difficultés
      à marier les extrêmes ? (i): qu’ils revotent.
      De là à penser qu’ils re-re-votent jusqu’à tant que le résultat
      soit « bon »!
      Pauvre Grecs, leur Constitution les infantilise.

      (i): ce n’est pas si simple. Les nazies dehors et qu’ils y restent.
      Mais justement un re-votation pourrait encore accentuer les extrémismes.

      « We need… » est une plaisanterie. Les plus courtes… mais je n’arrive pas à le supprimer…

  15. à VALERIE

    Non. C’est déjà à voter. Des partis qui soutiennent la Troïka n’ont pas convaincu le peuple grec.

    Les citoyens grecs n’ont jamais voulu contracter des dettes cavalières mettant en péril leur Etat et subissant des pressions internationales. C’est à dire des rendements impossibles à rembourser pour ceux qui les ont encaisser, et ceux qui doivent les (citoyens) rembourser, alors qu’ils n’en ont jamais bénéficier.

    C’est un choix représentant de nouveaux partis voulant (c’est une forme d’expression) une contestation face au dérive cavalière des dettes que non seulement les citoyens n’ont tout simplement pas contracter. C’est un rejet de choix économique qu’ils n’ont pas voulu en votant (ou autres) successivement.

    Des dettes ne relevant pas du peuple mais de la finance, que le peuple doit rembourser (actuellement) alors qu’il n’est en rien concerné,et qui privent les citoyens de droits.

  16. conduisant Michel Sapin, présenté comme futur ministre des finances, à admettre qu’un plan de relance de la croissance ne pourra pas reposer sur l’émission de nouvelles dettes faute « d’aller dans le mur ». On se demande alors comment il sera financé…

    Je crois, d’après ce que j’en ai lu, qu’il parlait là des dettes nationales mais serait toujours partisan d’émission de dettes européennes (eurobonds…) pour financer des investissements « favorisant la croissance ».

    1. Sans doute, mais voilà la phrase prononcée sur BFM : « Madame Merkel, sur ce point-là, je peux lui donner tout à fait raison parce que s’il s’agissait de relancer la croissance en relançant les déficits et la dette, alors on irait là aussi dans le mur ».

    2. Ouais, c’est «cohérent» avec ce que le Sapin déclarait dans la Vie du 10.05 : «La France doit éviter le cercle vicieux de l’austérité qui affecte la Grèce, l’Italie et l’Espagne Cela ne signifie pas que nous ayons l’intention de créer une « couche » d’endettement supplémentaire au niveau européen qui viendrait s’ajouter à celle des pays. […]
      L’important n’est pas tant ce qui se trouve dans le traité – même si certains points peuvent être modifiés. L’important, c’est ce qui n’y est pas. […]
      – Vous souhaitez la mise en place d’obligations européennes qui emprunteraient sur les marchés financiers. N’est-ce pas creuser davantage l’endettement ?
      Ce serait le cas si nous utilisions ces fonds pour financer les dettes des pays. Mais il s’agit d’investir dans des projets qui sont rentables et qui porteront donc la compétitivité et la croissance européenne. […]»
      Voila voilà… Ô Tanenbaum & Schauble…

  17. Bonsoir,

    Si la siuation n’était aussi dramatique elle en deviendrait presque comique ça me fait penser aux boites qui déposent le bilan et qui lorsque vous les appeler pour réclamer vôtre du vous disent qu’elles en sont arrivées là mais c’est pour mieux repartir.
    Soyons optimistes plaie d’argent n’est point mortelle.

  18. Quelques infos sur le CA (je m’acharne pas, je me renseigne).

    Sa filiale Emporiki est engagée pour 22 milliards de crédits au privé en Grèce, presque 3 fois la valorisation boursière de la maison mère!

    En cas de défaut grec, la banque verte prend un bouillon de combien à votre avis sur cette affaire?

    1. Un bon récap dans challenges aujourd’hui sur les aventures de CASA en Grèce avec Emporiki (banque des fonctionnaires grecs ! ) :
      http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20120511.CHA6356/banques-emporiki-la-galere-grecque-du-credit-agricole-casa.html

      Les résultats trimestriels du Crédit Agricole sont plombés par la Grèce. La crise héllénique coûte ainsi 940 millions d’euros à la banque verte, dont 373 millions perdus lors de l’échange de titres avec une décote de 75% et 565 millions de pertes sur sa filiale maudite Emporiki. Cela porte la facture totale de a banque grecque rachetée en 2006, à 6,6 milliards d’euros. Les Caisses Régionales du Crédit Agricole, avec leur 65 milliards d’euros de fonds propres, peuvent absorber le choc Mais l’olive est dure à avaler. Emporiki devait devenir une »banque grecque modèle » et, selon le business plan de l’époque, devait rapporter 4 milliards d’euros à son actionnaire. […]

      1. « peuvent absorber le choc. Mais l’olive est dure à avaler »… sans cracher le pépin.

      2. Et dire que j’ai mon compte au Crédit Agricole… Je comprends à présent pourquoi « ils » m’ont bombardé « sociétaire ».

  19. Si j’ai bien compris, la dette de chaque citoyen s’élève à environ 3000 euros par tête ? On devrait lever un impôt-dette unique progressif (les plus riches payent plus et on peut étaler le paiement sur trois ans) pour la régler une bonne fois pour toutes, et qu’on nous foute la paix ensuite (à condition qu’on ne nous fasse pas le coup de la vignette-auto, et qu’en échange on ne contracte plus de dettes insurmontables après, par pitié). Je vous assure que s’il s’agit de payer 3000 euros pour que tout ça cesse, je suis prête à racler les fonds de tiroir tout de suite pour le faire.
    🙂

      1. Vous croyez qu’il serait content, votre banquier, si vous lui remboursiez votre prêt hypothécaire d’un coup 25 ans avant l’échéance de la dernière mensualité ? En France comme ailleurs, les bons du Trésor ont une maturité. Les créanciers attendent des intérêts, pas le remboursement du capital : sinon, ils perdent de l’argent !!!. Un impôt spécial comme vous le préconisez appauvrirait le créancier (perte des intérêts), le débiteur (perte de son cash) et tout le reste (moins de consommation, moins de tva,…). Capito ?

    1. Pas 3 000, mais 30 000 par eurozonard. 120 000 € pour un foyer de quatre, un p’tit appart quoi.Toujours ok Aster ? Sur quinze ans ? Plus intérêts bien sûr…

      1. Vigneron : J’avais pas dû mettre mes lunettes, héhéhéhé.

        Kohaagen : Vous êtes compliqués, vous, les terriens. (Moi comprendre, mais ça pas fastoche, moi dire.)

  20. aster le problème c’est que ça concerne tous les habitants donc pour toi il faudra payer pour tes proches ça rallonge l’addition jene pense pas que tu vas laisser un pourboire

    1. Menguy : Hahahaha ! Ça c’est sûr. (Bon, j’ai de la chance, mes proches bossent.) Mais quand même, effectivement, si c’est du 28 000 euros comme le dit Nightrow, là ça l’fait pas. Où ai-je lu que c’était 3000 ? Dans Le Monde.fr, si ça se trouve. Je me disais bien que c’était peu (enfin… tout est relatif, mais entre deux mois de salaire moyen et un an de salaire correct…).

      1. Il me semble avoir entendu sur BFM que les 3000 € que vous évoquez représentent le montant par habitant de la zone euro consacré au seul « sauvetage » de la Grèce.

        Oui sur BFM, ils parlent encore de « sauvetage »! 🙂

      2. Jean-Pierre Montfort. Si c’est avéré c’est donc qu’on entend décidément beaucoup de conneries sur BFM. C’est trois fois moins grand maximum.

      3. Je n’écoute pas BFM… (C’est comme le jeu des gosses qui se répètent une phrase à l’oreille. De fil en fil, ça devient surréaliste.) Ça a dû être mal écouté par quelqu’un qui me l’a répété, et je n’ai pas vérifié. Scusi.

  21. @ Aster
    « je suis prête à racler les fonds de tiroir tout de suite pour le faire…  » mais plus de dettes ensuite.

    Donc si l’on suit ce raisonnement – plus de dettes ensuite – : plus d’hôpitaux, plus d’écoles, plus de fonctionnaires pour collecter l’impôt … et ainsi de suite ! Vous parvenez donc à réaliser le rêve de ce bon vieux Milton Friedman.

    1. Plus de « dettes insurmontables » ai-je écrit, et c’était dans le sens : impossibles à rembourser, avec des taux trop hauts, etc… 🙂

  22. Les choses s’accélèrent.
    Des fenètres s’ouvrent, se referment…
    Pas de cycle, certes, mais dans des situations instables où certaines causes n’ont pas été conjurées, les mêmes effets peuvent rapidement revenir…
    2007-20012: la crise 2, le retour.
    Avec toujours le même caca au derrière, pour sûr que certains vont avoir bien du mal à nous faire les ravitailler une fois de plus en couches-culottes, après qu’ils aient été aussi largement pourvu du papier triple épaisseur de la BCE.
    F.Hollande ne va peut être pas tarder à nous faire son « discours de Toulon ».
    Audit sur la dette: très bien.
    Mais annulation des intérêts de cette dette simultanément dans tous les pays de la zone euro: c’est mieux.
    Cela donnera un peu d’air et le temps de réfléchir. Z’ont accepté une décote sur la dette grecque, ils accepteront – avec le nouveau caca au derrière imminent – de se contenter, pour le moment du principal.
    Annulation des interêts de la dette et application – à maxima – du Jorion’s pack, me semblent deux mesures urgentes à glisser avec force et conviction entre les battants de toutes ces fenètres qui, je crois, ne se refermeront plus toutes seules.

  23. Il faut changer de paradigme !
    Celui-ci ,à son paroxysme,tire une révérence brutale au son des crises qui,toutes, tendent à nous révéler l’essentiel que chacun couve en son centre sans oser l’incarner…

      1. Passer de la dualité à l’unité,tirer les leçons des erreurs passées,comprendre que la séparation n’a pas de réalité,voir l’absurdité destructrice de nos illusoires certitudes…

        Ce système nous maintient dans la peur du manque pour nous vendre une sécurité aussi couteuse qu’ illsoire.Il nous pousse à prendre à l’extérieur pour combler un vide intérieur,nous infantilise,nous garde victimes soumises,incapables et craintives…

        Mais qui veut la sécurité ne souhaite pas Vivre.La vie sur cette terre est soumise aux lois de l’incertain et de l’éphémère.Nous avons voulu faire rentrer dans des cases,des concepts des aprioris,des habitudes ce qui par nature est en expansion constante et se manifeste en bouquets divers et infinis.

        Notre prétention de savoir et nos exigences égoïstes nous ont égarés dans des confusions mentales dont il nous faut sortir par la clarté des vérités qui s’imposent quand,humblement nous reconnaissons nos erreurs et choisissons d’en tirer les riches leçons…

        Toutes ces crises font écho aux malaises existentiels qui grouillent en nos centres.
        Nous sommes au seuil d’un saut évolutif,d’une nouvelle compréhension de nos origines,de nos places au sein d’un Tout qui nous dépasse.

        Servir la vie au lieu d’exiger qu’elle nous serve…

        Réaliser que de grandes lois régissent la création et que nous sommes laissés libres de les appliquer ou de les nier.S’en suit une plus ou moins bonne qualité de vie…

        Ce choix,à renouveler dans l’éternel Présent,est la clé pour s’affranchir d’un système qui arrive au bout de son absurde et cruelle démonstration…

      2. @ Béa

        Nous avons voulu faire rentrer dans des cases,des concepts des apriorismes, des habitudes ce qui par nature est en expansion constante et se manifeste en bouquets divers et infinis.

        Légendes indiennes:
        un sage brahmane indien nommé Sissa, aurait, présume-t-on, inventé le chaturanga (échecs) pour distraire son prince de l’ennui, tout en lui démontrant la faiblesse du roi sans entourage. Souhaitant le remercier, le monarque propose au sage de choisir lui-même sa récompense. Sissa demande juste un peu de blé. Il invite le souverain à placer un grain de blé sur la première case d’un échiquier, puis deux sur la deuxième case, quatre grains sur la troisième, huit sur la quatrième, et ainsi de suite jusqu’à la soixante-quatrième case en doublant à chaque fois le nombre de grains. Cette demande semble bien modeste au souverain fort surpris et amusé par l’exercice. Mais le roi n’a jamais pu récompenser Sissa : tout compte fait, il aurait fallu lui offrir non pas un sac, mais 18 446 744 073 709 551 615 grains… soit la toute les moissons de la Terre pendant environ cinq mille ans…

        – Qui a dit qu’il fallait sortir du cadre ?
        Mais ce n’est pas tout, car il nous faut aller jusqu’à Beth…
        (Béa, si femme en ce lieu vous êtes, sœur du « bienheureux » frère Sadon, du temple, nous sommes.)

      1. Merci Kimporte !
        Ce n’est pas la première fois que nous nous « croisons » sur ce site et que nous sommes sur la même « longueur d’ondes » !!
        Bien à vous !

  24. Les deux géants bancaires espagnols que sont les groupes Santander et BBVA apparaissent farouchement opposés à accepter un isolement de leurs actifs immobiliers dans une structure dédiée.
    Que redoutent-ils ? De devoir faire apparaître une sous évaluation conséquente de leurs pertes latentes « réalistes » sur de tels actifs ? Par voie de conséquence de permettre le constat que leurs fonds propres « durs » sont sensiblement insuffisants au regard des normes de la Banque des règlements internationaux ?
    D’où réduction des encours, cessions d’actifs et autres mesures douloureuses pour leurs profits… en attendant peut-être pire.
    Le secteur bancaire espagnol semble, depuis de nombreux mois déjà, être considéré comme extrêmement risqué par la profession et tout particulièrement par les consœurs que sont les banques françaises (voir les dernières provisions et cessions d’actifs ou d’encours espagnols pratiquées par BNP par exemple).
    Est-ce, à partir de ce tourbillon financier qui s’intensifie outre Pyrénées, la renaissance du maelström géant qui menaçait le système bancaire mondial au moment de la chute de Lehman Brothers ?
    Après l’immobilier US en 2008, l’immobilier espagnol est-il déjà et à son tour à l’origine de la relance la grande terreur financière.

    1. ils ne pourront cacher encore bien longtemps , tout ce caca, mais bientot l odeur sera insuportable..

    2. @ Sisyphe

      Bonne réflexion, Sisyphe !
      Vous devez être un expert en Tonneau des Danaïdes !
      Je perce votre secret. Mais Kimporte, maintenant, les « jeux »* sont faits !

      « Oui ! Perdus ! Captifs des flancs d’une nef démente livrée aux caprices de Poséïdon !
      – Ô cruel dieu des flots !
      – Drossés de Charybde en Scylla vers les âpres grèves de l’érèbe !
      – Ô fatale Odyssée ! » – Les pirates, acte III – CICÉRON de officiis

      «Qu’un homme en dépouille un autre, qu’il tire avantage du préjudice causé à autrui, cela est plus contraire à la nature que la mort, que la pauvreté, que la douleur, que tous les malheurs pouvant arriver soit au corps, soit aux biens extérieurs. (…) Le but qu’il faut donc se proposer avant tout, c’est d’identifier son intérêt particulier avec l’intérêt général : qui veut tout ramener à soi travaille à la dissolution de toute association humaine.
      Cicéron, de officiis (des devoirs), livre III, chapitres V & VI.

      C’EST DINGUE, NON !
      * Quoique parlant de jeux…, j’en connais un autre… plus secret encore… Les ECHECS ! (à suivre…)
      ET VIVE L’ÂME RUSSE !!!!
      “Je fais même si je ne peux pas”.

      1. Le but qu’il faut donc se proposer avant tout, c’est d’identifier son intérêt particulier avec l’intérêt général

        et si le général est sinistre ?

        si la pauvreté n’était que le résultat de

        Qu’un homme en dépouille un autre, qu’il tire avantage du préjudice causé à autrui

        ?

        qui veut tout ramener à soi travaille à la dissolution de toute association humaine.

        mais si rien n’est accordé à la personne ?

    3. peut etre que la mythologie grecque permettrait un eclairage sur le nouveau cadre?
      en tous les cas , les solutions dans le cadre actuel , moi je ne vois pas…

  25. Perso : je suis pour un reset (sans guillemets) du System.
    Une « Clean Install ».

    Croyez-moi : c’est ainsi que « la procédure » se déroulera.

    Je n’ai pas de sources à vous livrer.

    Enjoy.

      1. Vous voyez un reset du système.

        Ma grand-mère appelait ça une « bonne guerre ».

        Virtualisme quand tu nous tiens…

  26. Allez chiche, on rejoue la guerre d’Espagne en Grèce, et on repart sur 60 millions de morts, et plus si affinités ?

  27. @Daybus
    Changelog de la derniere release : , nelle interface (donnant l’illusion d’une refonte profonde mais sans modification du noyau du systeme) et accès securise au interfaces de programmation (verrouillage des modifications possibles sur le coeur du systeme) …

  28. L etau se ressere, et le temps est compté .
    Sortir du cadre, ou plutot créer un nouveau cadre, c est le chemin qui nous attends
    comment?
    l enrichissement du cerveau collectif, par la pression environnementale de toutes natures, devra amener a une evolution des consciences, sinon c est la cata garantie

  29. Vu que les mesures de croissance pour certains ce n’est pas l’investissement mais la flexibilisation du marché du travail via la suppression des CDI et de pas mal d’acquis sociaux … Je me demande comment peut-on espérer de la croissance lorsque l’on fait perdre aux gens tout espoir. Car déjà avec un CDI, c’est déjà pas évident d’emprunter pour avoir une maison (nécessaire pour couler des vieux jours tranquilles à terme avec des retraites plus basses et donc en ayant moins de revenus tout en ayant remboursé la maison donc plus de loyer). Les emprunts s’allongent, les critères sont de plus en plus restrictifs (avoir un ou plusieurs garants, travailler dans une grande entreprise, être fonctionnaire ou avoir un apport très important). C’est clair qu’avec des contrats à la semaine, ça va redonner de l’espoir pour l’avenir …

  30. Comme dit Leclerc, on est fatigués.
    Ces petits épiciers à la tête de pays sont tellement prévisibles.

    On les connaît les Merkel. On se tape nos exemplaires franchouillards depuis trop longtemps. Ils nous bouffent la vie, les Copé, les Jospin, les Bayrou, les Mosco, les Bertrand, les Joyandet, les Hue, les Boutin, les Dray, et leurs clones locaux…Leur raison s’assoit en fauteuil de velours et déguste des mets choisis en nous indiquant comment faire des économies avec le ventre vide, entre quatre murs minables, avec trois grosses qui braillent parce qu’ils n’auront pas plus de vacances que d’avenir, et la perspective de se retrouver dans la rue bientôt, parce que tous ces raisonnables responsables auront trouvé sage de nous supprimer les miettes au prétexte que ceux qui ont bouffé le gâteau risquent de pas pouvoir continuer à gérer la pâtisserie qui nous appartient. Salauds !

    Est-il utile de le préciser, tous ces criminels politiques n’ont jamais bossé de leur vie. Au sens de ce qu’est un boulot aujourd’hui : une activité avec une pointeuse, un petit chef volontiers harceleur, un salaire minable, une mobilité sociale ascendante brisée et une retraite programmée pour devenir une aumône. Ca, ils n’ont pas connu. Même la nouvelle Marine « rupture » le Pen, elle a jamais bossé de sa vie. Papa l’a poussé dans la politique quand elle était petite. La blonde brune, c’est le dernier stade de l’irradiation politique. Elle croit réellement qu’elle est là pour sauver la France, qu’elle sort du peuple et qu’elle incarne la ménagère de 50 ans avec liste des courses, portable, varices et AVC qui se prépare, because la vie est une merde pour les prolos qui ne se tartine jamais sur le côté doré de la tranche. Dans le simulacre politique, Marine nage comme un poisson qui aurait inventé la mer. Elle incarne parfaitement la définition du faux selon Eco: plus vrai que vrai.
    Fermez le ban, coupons les têtes. Putain, mais ouvrez les fenêtres !

    Il y aurait encore beaucoup plus à détailler dans l’horreur de leurs compromissions crasses, de leurs entregents puants – Alliot-Marie est un exemple juste caricatural de la chose -, de leur carriérisme compulsif, de leur narcissisme maladif – ainsi le monstrueux Sarkozy – et de leur mercantilisme avéré…A lire « L’oligarchie des incapables »..Point de vue de droite, factuel, mais il y a tellement de faits à détailler, c’est un catalogue de l’horreur d’une République complètement pourrie au sommet.

    Finalement, cette chronique des plaies que nous infligent ces canailles, je ne sais si elle m’intéresse ou me dégoute. Ca ressemble parfois à du Volodine.

    1. Arrête avec ce refrain du politique qu’a jamais bossé et du prolo qui fait que ça. Méluche n’a jamais bossé non plus. Marchais a été prolo, Béré aussi (pas longtemps et en 48 il bossait pour le gvt de… Queuille avant d’entrer au PSU…) and so what ? Je connais par chez moi des ouvriers qu’ont encore la vie belle, plus de pointeuses et du temps pour la palombe, la bécasse et les sports d’hiver plus qu’aucun politique n’en aura jamais. Et j’te cause pas des perruques, casquettes, pinailles et autres bricoles, loin d’avoir disparu.

      1. Arrête de prendre un vocabulaire qui ne te va pas pour faire comme si, et dire des conneries. Parle des spread, des CDS et des hedges funds, de ce que tu semble connaitre ou du moins comprendre passablement.
        Pour ce qui est des ouvriers, je te parle de ce que je vois autour de moi, et des politiques comme ils sont dans leur grande majorité de caste nationale. Y a qu’à regarder leur CV. Méluche ou pas. T’es obligé de fouiller dans les poubelles triasiques pour en trouver un. L’Assemblée ne comporte pas un seul ouvrier, actuel ou passé.
        Des ouvriers qui ont la belle vie… Passe dans mon quartier, tu verras si la vie est belle entre les vieux usés qui économisent même les trajets entre le Mutant et l’appartement, et les jeunes qui font durer le demi au café en attendant de se saouler la gueule avec le coloc, le soir, puisque le boulot a disparu, les salaires stagnent, et les offres sont des CDD chez Quick, à temps partiel non-choisi, horaires modulables.
        Tu parles des retraités que tu fréquentes, ça n’a rien à voir. On est à l’époque du zéro stock et tu parles du temps de Montant et des prolos qui partaient au bal à vélo avec le tonnelet de pinard sur le porte-bagage.
        Queuille, tu devrais éviter comme référence, celui qui le cite le plus, sous la forme « le petit père Queuille », c’est ce malade de DSK. Encore un ouvrier reconverti…

      2. @ Contempteur !

        Je ne me suis pas encore penché sur la question des spread, des cds, des hedges funds avec le cas La Vigne, mais il se pourrait bien qu’on y trouve aussi du grand n’importe quoi comme sur d’autres sujet qu’il aime à effleurer, c’est qu’il est prolixe. Bref, la vie continue, et chacun doit bien pouvoir s’exprimer, les savants, les faux savants, et les idiots qui sont la majorité du genre, ce qui fait qu’on ne se sent pas trop seul. 😀

    2. @Dr Georges Clownet

      C’est pas faux… 😉
      Doris Lessing, grand écrivain(e) expliquait qu’une des choses les plus importantes et les plus difficiles dans sa vie avait été d’apprendre à ne pas parler de ce qu’elle ne connaissait pas. Face à cette ascétique exigence nous sommes tous genoux à terre, je crois, mais certains plus que d’autres.

      1. C’est assez vrai. J’essaye aussi de le faire. Et qu’est-ce qu’on peut raconter comme betises quand on fait croire qu’on s’y connait alors que pas du tout … Et cela doit être encore plus difficile pour un homme politique puisque le but est de se vendre même en n’y connaissant rien parfois.

Les commentaires sont fermés.