L'actualité de la crise : TOUR DE CHAUFFE, par François Leclerc

Billet invité.

Dans l’attente des nouveaux rebondissements de la crise, la nouvelle donne européenne est dans l’immédiat politique. A l’impossibilité de reconduire le gouvernement de coalition grec, qui rend la poursuite du plan de sauvetage du pays très incertaine, s’ajoute la victoire de François Hollande en France, qui ne remet pas en cause le pacte budgétaire mais veut l’assouplir. Ce faisant, il renforce le courant de ceux qui veulent l’amender, chacun avec sa petite idée sur la manière de réveiller une croissance trop miraculeuse pour être vraie.

Mais combien de temps va-t-il falloir pour que la relance recherchée, qui va se faire prier, apparaisse pour ce qu’elle est : un accommodement qui ne résout rien et qui continue d’éluder les questions posées par l’implosion financière ?

Donnant l’exemple, le refus grec augure d’autres rejets qui vont se succéder. Selon l’échéancier du calendrier électoral, ou bien à la faveur de mouvements sociaux inédits, comme les Grecs et les Espagnols en donnent l’exemple. Nous n’assistons pas seulement à une recomposition politique, mais bien à la mise en cause, avec les moyens disponibles, d’une stratégie qui a de toute façon atteint ses limites en Espagne. Et dont l’inflexion se présente difficile à négocier, dans l’attente d’un nouvel épisode de crise la rendant inévitable. Avec comme ultime problème qu’il n’y a pas de plan B crédible, comme la suite des événements va le montrer.

Dans un article du Financial Times, Wolfgang Münchau s’efforce aujourd’hui de tracer le contour de ce qu’il appelle « l’unique solution plausible à la crise de l’eurozone ». Il suggère que les États qui en ont besoin et le système bancaire, puissent faire défaut dans un Mécanisme européen de stabilité, qui serait lui-même financé par des euro-obligations, ainsi que par la BCE, après avoir obtenu le statut d’établissement bancaire…

La possibilité qu’une telle solution sur le papier se concrétise est à ce jour inexistante, mais celle-ci est significative. Elle met en évidence qu’il n’y a qu’une seule réelle alternative à la stratégie actuelle de désendettement, reposant d’une manière ou d’une autre sur une large remise de peine imposant une restructuration en profondeur du système financier. Se refusant à l’envisager, la solution proposée n’est toutefois que le dernier avatar d’une lignée d’échappatoires, même si elle mélange adroitement refinancement mutualisé et monétisation de la dette.

Le système est cassé et l’endettement trop poussé, alors que les mécanismes censés le financer et en diluer le risque ont sans rémission failli. Faute d’investisseurs, la titrisation reste moribonde et va le rester tant qu’il s’agira de relancer le crédit sur une grande échelle. Parallèlement, les effets acquis de la mondialisation ont rendu illusoire la recherche d’une croissance reposant sur une compétitivité retrouvée et basée sur la baisse du coût du travail (ou bien sur le repli derrière ses frontières). L’équation se complique encore si l’on introduit les nouvelles contraintes liées à la détérioration de l’environnement et aux pénuries qui s’annoncent.

Petit à petit, au fur et à mesure que surviennent les épisodes de la crise, les contours d’une nouvelle donne se dessinent en creux. Les impasses se précisent, pas les solutions : un vide manifeste apparait. La crise avait jusqu’à maintenant comme principal moteur les soubresauts d’un système ayant perdu son équilibre. Un deuxième moteur vient de démarrer.

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62 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : TOUR DE CHAUFFE, par François Leclerc »

  1. Mais combien de temps va-t-il falloir pour que la relance recherchée, qui va se faire prier, apparaisse pour ce qu’elle est : un accommodement qui ne résout rien et qui continue d’éluder les questions posées par l’implosion financière ?

    +1 Monsieur LECLERC

    Wolfgang Münchau s’efforce aujourd’hui de tracer le contour de ce qu’il appelle « l’unique solution plausible à la crise de l’eurozone ». Il suggère que les États qui en ont besoin et le système bancaire, puissent faire défaut

    (dans un Mécanisme européen de stabilité blablabla…)

    Ca avance doucement… mais ça avance.

    Le système est cassé et l’endettement trop poussé, alors que les mécanismes censés le financer et en diluer le risque ont sans rémission failli.

    Cela ne semble pas encore être évident pour tout le monde, mais ça commence à se préciser.

    La vague inévitable de défauts à venir (que j’espère politiquement gérable… cela va de soi) sera-t-elle un mécanisme de redistribution du capital, permettant au système de repartir de plus belle sur les mêmes bases, ou sera-t-elle l’occasion de repenser un système plus pérenne ?

    (Sans transition)
    Monsieur LECLERC, quel sera le thème de votre ouvrage à venir ?

    1. « Cela ne semble pas encore être évident pour tout le monde »
      Les intéressés le savent depuis le début de l’affaire, c’était tellement « énooorme »
      N’oubliez pas que les courtiers ne vous conseillent d’acheter que quand ils ont quelque chose à vendre.
      Pas si c’est dans votre intérêt.

  2. Accepter et gérer le défaut de certains États et banques est une nécessité inéluctable, et pas seulement au niveau européen. Il en est de même pour nombre de dettes des entreprises et des particuliers. Il ne sera tout simplement pas possible de faire autrement.
    Ce qui est encourageant dans la position de Münchau et d’autres, c’est qu’elle est de plus en plus souvent et ouvertement exprimée.
    Ce qui est dépitant, c’est que des réflexions de fond et des pistes de solution portant sur la problématique de l’accumulation excessive des dettes, ainsi que celles portant sur la problématique de l’accumulation de capitaux dans des actifs ne produisant pas de valeurs économiques réelles, tel que certaines biens fonciers, immobiliers, etc. ont déjà été élaborées depuis des décennies, notamment depuis la fin de la 1ère guerre mondiale.
    La crise de 1929 et peut-être la deuxième guerre mondiale, eussent pu être évitées si ces recherches avaient fait l’objet d’un examen sérieux !

    1. Un État ne peut pas faire faillite.
      Si un État décide de ne plus payer ses créanciers, il n’y a que deux solutions pour ceux ci:
      * Manger son chapeau et accepter ses pertes
      * Faire la guerre à cet État pour se payer sur la bête
      Je ne vois pas les Marchés envoyer leurs divisions blindés s’emparer du Palais présidentiel. Ils seraient obligés d’utiliser les forces armées d’un pays sbire pour le faire. Que ferait le peuple de ce pays?
      Ils ont fait l’équivalent en Grèce par un coup d’état soft. Ca bouge maintenant avec les législatives.
      Un coup d’état similaire sera-t-il possible en France. Ils nous l’ont promis si Hollande ne cède pas.
      Non! non! et non! A nous de faire en sorte qu’il ne cède pas!

      Les Jacques? Pas deux fois!

      1. Si la Suisse, l’Andorre ou le Luxembourg nous envoyaient leurs division blindées, le pays serait à feu et à sang mais moins qu’en Grèce ces derniers mois…..
        Oups!… j’ai oublié Monaco

  3. A lire cet article, on a l’impression que l’Europe est devenu un canard sans tête qui courre dans un mouvement brownien que seul un mur peut arrêter.
    Question naïve: et si c’était l’Allemagne qui sortait de l’Euro, avec une BCE à Paris et un mandat lui permettant d prêter aux États à taux zéro (ou 1 %) pour des projets d’investissement approuvés par un Parlement Européen de la nouvelle zone euro ?
    Et si l’on décidait de taxer enfin les produits chinois ou indiens pour reconstruire une industrie européenne et en finir avec ce dogme de concurrence soit-disant « libre et non faussée » et ce mythe de la compétitivité.
    Je rêve bien sur.
    Je rêve surtout d’une économie au service des hommes centrée – en ce qui nous concerne, nous français, espagnols, grecs, italiens, tunisiens…. – autour de la Méditerranée.

    1. Autant que je sache, il vaut mieux vivre dans les pays du Nord qui se préoccupent de leur population et non dans les pays du Sud dont les élites ne pensent qu’à elles-mémes.Les exemples sont nombreux , cf les espérances de vie, etc

    2. Ah bon? Vous voulez vous taxer vous même? Vous faites parti du parti des grenouilles qui demandent un roi ?

      Vous savez quoi? Les employeurs qui sont en Chine n’en ont rien à foutre de vos taxes….Ils y resterons,en Chine,et vous, vous paierez ad vitam eternam…..Enfin bon,si ça vous plait….

  4. Mais combien de temps va-t-il falloir pour que la relance recherchée, qui va se faire prier, apparaisse pour ce qu’elle est : un accommodement qui ne résout rien et qui continue d’éluder les questions posées par l’implosion financière ?

    Après consultation de ma boule de cristal, je parie sur 1 an et demi, car je pense que fin 2012 et 2013 la crise va s’étendre toute l’Eurozone et s’aggraver pour la France et ensuite pour Allemagne.

    Le gouvernement Hollande va en atténuer les effets par les amortisseurs sociaux et une tentative de relance

    Mais en 2013 les emprunts d’états vont augmenter et risquent de ne trouver aucun prêteur. Alors, ….???

  5. Complot organisé de la droite contre la gauche…tous les dirigeants de banques sont partis , ils laissent le crime mafieux organisé à la gauche 600 milliards de trou en 5 ans par la droite.
    Appel à un audit et à la mise en cause des acteurs , espérons que toute la vérité sorte maintenant.

  6. Dans le lointain, un bruit de bottes.

    Qui est encore assez naïf pour croire qu’il sera possible de changer la donne sans se révolter ?
    N’est-ce pas déjà un signe de révolte que de ne pas voter pour ceux qui sont disposés à appliquer dans un pays les décisions prises ailleurs ?
    Par ailleurs, comme le dit François Leclerc, l’Espagne est déjà à bout de souffle.
    Combien de temps avant des révoltes qui ne pourront pas être étouffées dans le cadre de la démocratie représentative ?

    P.S. (et non PS)
    En ce qui concerne la France et son nouveau président, un signal sera donné par le choix du premier ministre.
    Si c’est l’homme des ayraultports qui est choisi, il faudra dire adieu à toutes les illusions qui peuvent encore subsister.

    1. Oui , à l’image de notre dame des landes .

      perso , Montebourg . ( mais comme je suis politiquement bigleux, … )

    2. Pas la peine d’attendre la réponse ! La bourse est en hausse de 1.8% à 17h15, c’est un des leurs qui a été élu ! Après la fermeture ils désigneront le premier ministre.

    1. Et si la cigale trouvait un moyen pour taxer les importations allemandes ? Merkelfourmi serait-elle alors plus généreuse? ;=)

    2. « Diktat », c’est vite dit. Que pensiez-vous qu’elle allait pouvoir dire?

      Pour le moment, elle a juste dit la seule chose qu’elle pouvait dire…

      1. Elle a une élection régionale le week end prochain à ne pas perdre….déja celle d’hier ce fut très chaud.

  7. A mon avis, tel que je connais le milieu gouvernemental allemand, on proposera à Hollande de joindre au pacte de stabilité une feuille qui parlera de croissance. Pour le reste, les exigeances envers la France en terme de restrictions budgétaires et de restructurations ne changeront pas. Holland aura le rôle ingrat de les transmettre aux Francais.
    En clair: démantelement progressif du droit du travail et de la législation sociale.

      1. Pour rappel….

        Jean-Luc M. n’a pas encore disparu de la scène politique…..Je vois mal ( vraiment mal..) le nouveau président ramener cette « victoire » de ses premiers entretiens avec Angéla.

    1. Pas si ingrats. Un remake de la soupe, avec les mêmes
      Hollande, Buffet, Mélenchon, etc en 1997.
      Peu se souvienne de l’arnaque de 1981,
      mais devraient se rappele 1997.

      En 1997, Jospin avait aussi annoncé qu’il renégocierait le pacte de stabilité.
      En fait, il s’était satisfait d’un changement du titre :
      le document conservait pour l’essentiel le même contenu
      et était rebaptisé « pacte de stabilité et de croissance ».

      Aujourd’hui, face à la crise, à ses ravages sociaux et à l’extrême droite en embuscade,
      les enjeux sont encore plus élevés.
      On peut prévoir que Hollande va essayer de finasser
      et de faire passer des mesures cosmétiques pour une vraie renégociation.

      1. Mon cher Charles, cela, je peux le comprendre.
        Il n’est pas impossible que vous voyez juste.
        Mais entre nous , pas particulièrement perspicace.

        C’est pourquoi Mélenchon porte une dose raisonnable d’espoirs
        pour faire dérailler le scénario capitulation devant une taupiniére.
        Car, selon les infos: pas de négociation, pas de participation
        et du dehors servir d’aiguillon.

        Il ne s’est pas décidé à crever pour prouver sa bonne foi,
        mais c’est déja un début.

        Et puis ne vous fatiguez pas en démonstration savante: le PS
        est l’autre nom pour droite, tout le monde le sait.
        A quoi peut-on s’attendre de la part de la droite?

      2. @ Daniel

        Malheureusement, il est bien possible que je voie juste, comme vous écrivez.
        Le PC n’avait cessé de se présenter comme l’aiguillon de Mitterrand, puis Jospin.
        Ils n’ont rien obtenu, et ont dégoûté des millions de travailleurs de la gauche,
        les jetant vers le FN.
        Ce même PC recommence, avec JLM en ramasseur de votes.
        Ils feront ce qu’ils ont toujours fait, et font dans les exécutifs munipaux et régionaux,
        se soumettre à la bourgeoisie à travers le PS.

        Et ils ont prévenu.
        JLM sur LCP le 18 Avril:
        « Besancenot dit on doit être l’opposition à un gouvernement Hollande,
        mais laissons le respirer, donnons une chance à notre pays… »
        Lequel: celui des banquiers et du CAC 40 ou l’autre ?
        et aussi « ni soutien, ni participation, ni opposition« .

        Heureusement, comme en Grèce, la vraie gauche se battra,
        avec les victimes de la crise, pour une alternative socialiste,
        et ne laissera pas le privilège de l’opposition aux fascistes.

  8. « repli derrière les frontières »
    Aucune fatalité n’empêchera les états de se protéger si les personnels politiques prennent en compte la gravité de la situation. L' »impossibilité d’un retour aux frontières nationales » est une construction idéologique. Il est dérisoire d’avancer un tel argument lorsque la crise sociale et économique atteint les seuils que nous connaissons. Ce n’est pas parce que Mme Le Pen prône cette solution qu’elle est mauvaise. Plutôt que mourir ensemble, Allemagne comprise, autant survivre chacun de son côté si cela est nécessaire, au moins le temps qu’il faut pour stabiliser la situation. Si le pays renégocie sa dette à la mode argentine, où sont les contraintes? L’Allemagne a-t-elle intérêt à saborder les marchés européens qui lui sont si profitables? Il faut donc réduire à merci marchés et banques, ce que la France peut faire seule pour ce qui la concerne, même si l’Allemagne ne le veut pas. Si tel était le dernier recours, il faut y aller. Nous verrons M. Hollande à la tâche. Construit de toutes pièces, le pouvoir des « marchés » peut être défait comme il a été fabriqué depuis 30 ans. Plus que jamais, la lutte des classes nous impose ses gammes, avec cette fois une clarté aveuglante et la guerre des possédants contre les autres. Avec l’oligarchie économique, ou contre elle? Belle question que nos amis socialistes feraient bien de se poser illico. Rien ne pourra se faire dans le cadre actuel. Cette Europe, cet Euro, sont les instruments du fric contre les peuples. Je conçois mal comment une telle évidence ne trouve pas plus souvent place sur votre site. Cordialement.

    1. Eh bien fermez les vos frontières ! Ça nous fera une bonne démonstration par l’absurde ! Puisqu’il faut en passez par là pour que certains comprennent…..

    2. Que signifie pour vous « réduire à merci les banques et les marchés » ?
      S’en passer ? Et pourquoi ne pas se passer de l’argent aussi tant qu’on y est!

      Ce qu’il faudrait c’est faire un bon usage de ces moyens, un usage raisonnable,
      où l’intérêt personnel légitime ne nuirait pas à l’intérêt général. Par exemple nos
      gouvernants, par pusillanimité, courte vue et je n’ose pas dire des malversations
      ont mal géré les deniers publics, et donc manqué à l’intérêt général.

      C’est Bayrou, là dessus, qui a raison, plus que Mme Le Pen. Hélas sa voix, de la raison,
      est inaudible
      Ca vaut ce que ça vaut, je reconnais. C’est le soir, il se fait tard

    3. Construit de toutes pièces, le pouvoir des « marchés » peut être défait comme il a été fabriqué depuis 30 ans.

      tiens une parole censée comme on aimerait en lire plus souvent

    4. « Plutôt que mourir ensemble, …, autant survivre chacun de son côté si cela est nécessaire, au moins le temps qu’il faut pour stabiliser la situation. »
      C’est un sophisme.
      L’état des lieux, c’est trop de dette souveraine, trop de croyance dans le pouvoir de l’Etat. Or les états sont occupés par des « parmi-nous » qui savent mieux que nous ce qui nous convient. Avouez que la situation est cocasse. Alors comme ils sont très compétents ils ont fait des dettes jusqu’à la nausée et maintenant ils nous proposent l’austérité, puis la relance économique ou encore la ri-lance (bon mot d’une apprenti ministre de l’économie dont la seule compétence était avocat sociale, comique non ? (elle est depuis DG du FMI, est-ce comique ?)
      L’autarcie que vous évoquée n’est possible qu’à la condition de disposer de toutes les ressources qui permettraient de vivre sans échanger avec l’extérieur. Est-ce possible ? NON bien évidemment, donc mauvaise solution tout simplement parce qu’impossible à mettre en œuvre.
      Pour stabiliser la situation, il faut rembourser la dette colossale de notre pays et ne plus y recourir. Pour la rembourser il va falloir accepter de vivre au niveau de nos moyens et se restreindre pendant une période plus ou moins longue selon la force intellectuelle de l’actuel locataire (à titre gratuit) de l’Elysée et de la volonté des citoyens de s’y prêter. D’autre part de ne plus recourir à la dette, car la dette c’est de l’émission de monnaie qui n’existe pas en contrepartie d’une production de richesse, donc il n’y a pas d’augmentation de la richesse commune par la simple émission d’argent qui n’a que comme seul effet d’augmenter le prix des choses. Puisque la masse de monnaie disponible est plus importante que la quantité de produits qui est restée égale.
      Pour l’Argentine, elle n’a pas renégocié sa dette, elle a fait défaut, cela veut dire qu’elle a décidé de ne pas rembourser ceux qui lui ont prêté. Depuis 2001, l’Argentine est dans une situation économique épouvantable puisque plus personne en lui fait confiance. Quand vous voler votre prêteur, il ne vous prête plus, c’est simple à comprendre.
      Réduire à merci marchés et banques. Les marchés sont les lieux de rencontre de 7 milliards d’individus qui ont décidés d’échanger des quantités de biens et services à des prix qu’ils ont convenus librement. Les réduire à merci c’est donc vous réduire à merci vous et moi à merci. Sous l’autorité de qui, qui plus est ? Pour les banques sachez monsieur, que contrairement à tout ce qui se véhicule par médias interposés par tous ceux qui s’autorisent à penser que les banques sont déjà hyper réglementées par les accords du Comité de Bâle (réglementations de Bâle I en 1988, Bâle II en 2007 et actuellement Bâle III en cours). Donc elles sont à merci depuis 1988 pour faire simple. La France ne pourrait rien faire seule puisque nous sommes dans une économie ouverte depuis la nuit des temps si je puis dire. Et totalement dépendant de l’Europe et de l’Euroland avec qui nous avons contracté depuis 1957. M. Hollande est soit un menteur soit un nigaud, je penche bien entendu pour le premier qualificatif et vous allez vite vous en apercevoir.
      Le marché n’est pas construit de toutes pièce depuis 30 ans, il est le lieu d’échanges spontané où vous échangez produits et services personnellement à l’échelle locale (fruits et légumes par exemple), régionale (produits régionaux), nationales (véhicules) internationale (produits informatiques, lieux de vacances) et où 7 milliards d’individus se retrouvent spontanément pour échanger sans pour autant se rencontrer et se connaître.
      La lutte des classes a prouvée toute seule ses limites et atrocités vous n’avez pas l’intention de nous faire revivre ce que les pays communistes ont fait ?
      « La guerre des possédants contre les autres », c’est plutôt dans l’autre sens en général et pour le malheur de tous en final. Qui vous a mis dans la tête que les possédants vous en voulaient à ce point ? Ne serait-ce pas une construction idéologique de type nihiliste toujours existante et assoiffée de destruction de ce que les hommes ont construits jusqu’à ce jour, pour nous imposer un modèle non définit par eux, mais surtout motivés à détruire une société à laquelle ils n’ont jamais participé et paradoxalment les entretiens.
      « Cette Europe, cet Euro, sont les instruments du fric contre les peuples » sont le résultat exact des « constructivistes » que vous appelés à la rescousse sans vous en rendre compte. Ces constructeurs d’Europe et de monnaie ne sont-ils pas ceux qui savent mieux que ce que tout un chacun doit faire de sa vie. On les nomme aujourd’hui, les partisans de la nouvelle gouvernance, ou les mondialistes.

      Un auteur du XIXe siècle avait écrit : « Il y a trop de grands hommes dans le monde; il y a trop de législateurs, organisateurs, instituteurs de sociétés, conducteurs de peuples, pères des nations, etc. Trop de gens se placent au-dessus de l’humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s’occuper d’elle « La Loi » (1850) Bastiat

  9. En France, la réécriture de la donne politique n’est pas terminée.

    Hollande est élu par la gauche et les démocrates, contre Sarkozy, plus LePeniste que LePen elle-même, mais qui n’a pas obtenu son soutien.

    La difficulté va être maintenant de former une majorité, non plus sur un nom, mais sur un programme.

    La question , éludée par tous, de l’europe, ses présupposés, libéraux, anti-démocratiques, libre-échangistes, pro-lobbys, ses rapports de forces, … va se poser et elle traverse les deux camps.

    Peu à peu, comme en Grêce, la vie politique va devoir se structurer en trois blocs : une gauche sociale, opposée aux traités européens, car anti-démocratiques et anti-sociaux, une extrême-droite ultra-nationaliste, opposée également à l’Europe pour d’autres raisons (j’ai envie de dire « restaurationniste »), un centre pro-européen, partagé aujourd’hui entre gauche et droite.

    Et de plus en plus, la montée en puissance des deux oppositions, de gauche et de droite, va réduire l’espace politique pour ce centre, habitué à l’hégémonie, au point, peut-être plus rapidement que prévu, de le contraindre à constituer une « union nationale pro-européenne », dont on voit, en Grêce, toujours, qu’elle précipite les deux partenaires dans le mur.

    La situation de la France est particulière néanmoins à plusieurs égards :
    1) Le pôle « ultra-droite » est entaché d’une image raciste, anti-sémite et anti-républicaine, ce qui rend les recompositions à droite compliquées. La résurgence Gaulliste, qu’a essayé d’incarner N. Dupont Aignan (qu’avait porté avec davantage de succès, mais sans persévérer un Séguin) ne semble pas prendre. Cette situation met sous tension doublement la droite, obligée à la fois de se soumettre à la politique européenne de plus en plus impopulaire et de perdre (toutes les élections de ces dernières années), du fait du FN, qui pas à pas s’enracine. Cette situation va être de plus en plus difficile à tenir.

    2) l’opposition de Gauche, longtemps éclatée semble avoir trouvé une unité autour du Front de Gauche, une dynamique avec la candidature de Mélenchon, une tactique (dite, par référence historique à l’Internationale Communiste, de « front unique ») vis à vis du PS qui va lui permettre de peser sans se compromettre. Aux législatives, dans nombre de circonscriptions, le « vote utile », qui a tant profité à François Hollande au 1er tour de la présidentielle, ne jouera plus ou jouera en faveur du Front de Gauche.

    3) La situation du PS français est spécifique et ne doit pas être négligée. C’estl l’appareil militant de ce parti qui a permis à François Hollande de l’emporter. C’était d’ailleurs une des principales caractéristiques de FH que d’être un homme de l’appareil du PS. Ce parti, malgré sa notabilisation, reste enraciné dans la population, dispose de liens forts avec des municipalités de gauche, avec des syndicats, avec un réseau associatif riche. Si le programme de FH est clairement pro-européen, ce programme ne fait pas l’unanimité au sein du PS. Seule une infime minorité de la gauche du PS a suivi Mélenchon dans son départ. Dans une situation économique agravée, l’audience de cette gauche, appuyée de l’extérieur par les positions affirmée du Front de Gauche, auront un poids croissant. D’autant que, si la Gauche gagne les légilatives, la droite n’aura plus aucun contrepoids à opposer, ni au Sénat, ni localement, seul subsisteront le conseil constitutionnel et les alliés extérieurs.

    Dans cette situation, il n’est pas certain qu’Hollande aura l’autorité nécessaire pour transmettre aux français les injonctions de Bruxelles et de l’oligarchie financière.

    Cela dépend aussi de nous, bien sûr.

    1. Le PS à un moment va se couper en deux.Une partie progressiste rejoindra Mélenchon l’autre (tendance FH)rejoindra un centre gauche avec sans doute Bayrou voire quelques ex Ump pseudo sociaux exfiltrés.Les écolos aussi se diviseront.Et enfin(ça a déja commencé ce lundi),l’Ump tendance ‘hard’ rejoindra la Pme des Le Pen et un centre droit Républicain naitra sur ses décombres.

    2. l’opposition de Gauche, longtemps éclatée semble avoir trouvé une unité autour du Front de Gauche, une dynamique avec la candidature de Mélenchon, une tactique (dite, par référence historique à l’Internationale Communiste, de « front unique ») vis à vis du PS

      Cela n’a rien voir avec la tactique de « front unique » de la 3ème internationale.
      Elle consiste à faire front, sur un objectif particulier,
      entre partis ouvriers différents, révolutionnaires et réformistes.

      Or non seulement le FdG est tout sauf révolutionnaire,
      mais il n’est même pas réformiste au sens classique
      de la voie électorale vers le socialisme.
      Il prône bien la voie des urnes, mais pas pour exproprier le capitalisme,
      mais au contraire pour l’aménager, ne cessent d’affirmer JLM et Laurent.
      Il fait partie des naufragés dans l’eau jetée avec le bébé stalinien.

      Quant au partenaire PS, ce n’est plus un parti réformiste.
      Il a renoncé officiellement au socialisme.
      C’est, comme dans la plupart des pays, sur le modèle US,
      un des deux partis bourgeois du théatre de l’Alternance
      dont la bourgeoisie a besoin pour ballader les électeurs,
      et mettre en concurrence ses meilleures serviteurs.

      En fait, il est possible que se constitue un « front populaire »,; FdG-PS,
      c’est à dire une alliance républicaine sous programme bourgeois.
      C’est la voie royale pour que les politiciens FdG et PS aillent à la soupe;

      Ce serait, dans la crise terrible à venir, l’enterrement final de la Gauche Plus Rien,
      et un boulevard pour le fascisme,
      à moins d’un mouvement social généralisé imposant de sortir du système.
      Notre espèce peut encore retarder sa disparition, par une révolution de civilisation,
      dont la fin de la dictature du capital est le porte d’entrée.
      A nous de choisir, et d’agir.

      1. rien à rajouter

        oui mille fois oui, le socialisme est un changement civilisationnel.

        mais à l’heure actuel, le mouvement de l’émancipation social n’a jamais été aussi mal barré.

        socialisme ou barbarie

      2. Un simple poursuite.

        Ce serait, dans la crise terrible à venir, l’enterrement final de la Gauche Plus Rien,
        et un boulevard pour le fascisme,

        Un diagnostic impeccable.
        Ne reste plus que vous, comme ultime barrage, non contre le Pacifique,
        mais contre la guerre sociale que les bruns entreprendront contre nous.

        Quand , quand allez-vous enfin faire l’effort de devenir électoralement attractif ?
        C’est une question déja posée ( sous une autre forme, c’est vrai) mais toujours
        sans réponse.
        Le dernier barrage, l’ultime secours, et vous en resteriez à votre attitude
        morose ? Pas conscient de votre grandiose responsabilité devant l’ Histoire?

      3. Il fallait lire la phrase complète. Je la reproduis

        Ce serait, dans la crise terrible à venir, l’enterrement final de la Gauche Plus Rien,
        et un boulevard pour le fascisme,
        à moins d’un mouvement social généralisé imposant de sortir du système.

        Elle ne parle pas d’élections,car aucune classe dirigeante, nulle part,
        n’a jamais quitté la place devant les urnes.

        Donc la seule sortie par le haut, ce n’est pas seulement de dégager Sarko,
        c’est aussi de mettre à terme à la dictature du capital qui aura toujours ses serviteurs,
        de droite comme de « gauche » plus rien.

  10. Remember l’excellent point de vue de Cédric Mas içi même.

    Pour régler une dette impossible à assumer:
    1/ Faire défaut (déjà vu en détail içi)
    2/ Rembourser en monnaie de singe (ah la salutaire inflation… ou le prélude à WW3 ?!)
    3/ Rembourser à n’importe quel prix (si le rapport de force est en faveur des créanciers, ceux ci imposent leur loi à tous les prix, y compris la fin de la Liberté).

    Le reste n’est que gestion des affaires courantes jusqu’à l’un de ces choix. Bonne chance, M. Hollande.

  11. François:
    Mais combien de temps va-t-il falloir pour que la relance recherchée, qui va se faire prier, apparaisse pour ce qu’elle est : un accommodement qui ne résout rien et qui continue d’éluder les questions posées par l’implosion financière ?

    Une réponse lucide:
    Europe : les baudruches se dégonflent
    http://www.npa2009.org/content/europe%E2%80%89-les-baudruches-se-d%C3%A9gonflent-0

    Conclusion:

    Face à la crise, un gouvernement qui ne serait pas seulement de gauche en paroles agirait pour changer les règles du jeu en Europe en prenant des mesures unilatérales de contrôle de la finance et en n’hésitant pas à provoquer une crise des institutions pour mettre les autres gouvernements au pied du mur et susciter la mobilisation des peuples. Il est peu probable au vu de sa campagne que Hollande prenne ce chemin. Il va donc falloir se mobiliser de façon indépendante.

    Dans l’immédiat, du 17 au 19 mai, aura lieu à Francfort un week-end d’actions pour dénoncer les politiques d’austérité en Europe. Il faut que cette initiative et celles qui suivront en France et en Europe soient les plus larges possible. La mobilisation est le seul moyen d’imposer les mesures nécessaires pour dessiner un autre horizon que celui de la crise sans fin : la socialisation des banques, la remise en cause de la dette, la mise en place de mesures de sauvegarde sociales.

  12. Que les allemands claquent la porte s’ils ne sont pas contents, ils se retrouveront seuls avec leur EuroMark et vont vite supplier qu’on les laisse revenir…

    La seule façon de passer à travers la crise c’est de maintenir le pouvoir d’achat de la population pour ne pas ajouter la déflation et la récession aux problèmes, et de s’attaquer aux patrimoines inutiles et excessifs, et tout d’abord le patrimoine financier.
    On ferme le casino et on confisque les mises. Ou on réintroduit le servage pour dette. Ce n’est qu’un choix de société à définir au niveau d’un continent au moins : conserver la dignité humaine ou la propriété privée.

    1. « conserver la dignité humaine ou la propriété privée. »

      Nos ancêtres ont fait la révolution pour obtenir ce droit à la propriété privée. Droit inscrit dans la déclaration des droits de l’homme.
      Beaucoup se prétendent ici révolutionnaires : ils distordent le langage pour légitimer leurs idées, qui elles sont tout sauf révolutionnaires, progressistes, etc.

  13. En faisant basculer ou pas la France dans l’Europe du sud, c’est les investisseurs planqués derrière l’écran de leurs ordinateurs qui vont décider de l’avenir de l’euro et de l’Union Européenne !

    Le feront-ils? et surtout où, quand, comment, en combien de temps et pourquoi, ils ne semblent pas eux-même être en mesure de le savoir.

  14. Ca va vous faire sourire, mais même un banquier suisse admet que l’économie pratiquée par Sarkozy et Merkel n’a pas fait ses preuves, serait plutôt indulgent vis-à-vis de Hollande et admet que cette politique d’austérité ne mène nulle part.

    http://www.rts.ch/video/info/journal-19h30/3976203-presidentielle-francaise-effets-sur-la-suisse-entretien-avec-andreas-hofert-chef-economiste-chez-ubs.html

    Un petit pas pour l’homme, un grand pour…. ? Il faut bien commencer quelque part. Et c’est souvent le premier pas qui est difficile à faire, les autres suivent.

    Bon c’est sûr qu’avec la propension de Hollande à ménager la chèvre et le chou, il ne risque pas grand chose.

  15. « Le dimanche 8 mai 1898, jour des élections législatives, de nombreux Parisiens ont la surprise de croiser un âne blanc monté sur une carriole en se rendant dans les bureaux de vote. Au véhicule triomphal est attelée une bande d’olibrius appelant les électeurs à donner leur suffrage à Nul, l’âne blanc ! Voilà une excellente idée ! Tous ceux qui ne veulent pas donner leur voix à un candidat – et Dieu sait s’ils sont nombreux ! – ont, enfin, la possibilité d’exprimer un vote blanc ou Nul. Au choix. »

    http://www.lepoint.fr/c-est-arrive-aujourd-hui/8-mai-1898-un-ane-blanc-nomme-nul-se-presente-a-la-deputation-a-paris-07-05-2012-1459222_494.php

  16. Rouvrir son compte bancaire au trésor public
    va bientôt devenir une évidence pour tous les bons gestionnaires.
    Laissez nous le temps de vider les couloirs des assemblées des lobbyistes du monopole bancaire privé.

    1. «La coopération dynamique avec le FMI a permis de préserver le modèle social nordique de mon pays.»

      Arni Páll Arnason, ministre de l’Economie islandais.
      Sauf que le modèle social en question avait déjà été détruit par 15 ans de délire néolibéral et d’endettement privé, qu’il a été encore durci depuis, mais oui, c’est bien le Fmi qui mène la danse en Islande.
      Une anecdote, un des mecs envoyés par le Fmi à Reykjavk en octobre 2008 pour voir si c’était concevable de prêter à « Island Rover » (petit nom du pays pour les concessionnaires – qui y vendaient des Ranges à plein cargo, pas des Challengers…) avait l’habitude de dire « You have to understand. Island is no longer a country. It’s a hedge fund. »
      « Everyone was learning Black-Scholes” disait aussi Ragnar Arnason, un prof d’économie de la pêche…
      C’est pas la Grèce, c’est pas l’Espagne, c’est pas la France.

  17. On avance…on avance…On parle maintenant d’une sortie de certains pays du système monétaire européen, affirmation vouée aux gémonies il y a encore quelques mois.
    L’heure approche où il va bien falloir mettre fin aux absurdités comme l’euro. Comme nous avons prêché dans le désert pendant des années….

  18. C’est quand même curieux que, malgré le peu d’enthousiasme des Français pour l’euro et la victoire du Non au referendum de 2005 sur le traité de Maastricht-Lisbonne, nos gouvernements ne nous aient pas protégé des attaques boursières venant de l’extérieur comme le fait la Chine qui ne permet aux étrangers que d’acquérir des actions H ou B en dollars de Hong-Kong encore liés à l’évolution du dollar américain et qui réserve à ses seuls nationaux les actions A en yuans non exportables sur ses entreprises les plus vitales et les plus profitables .Ainsi, les seuls investisseurs en Chine qui souffriraient d’un effondrement du dollar américain et par conséquent du dollar de Hong-Kong se limiteraient aux investisseurs étrangers et aux habitants de Hong-Kong , .

    On peut se protéger aussi par un système similaired’actions A et B avec deux monnaies,d’une part la monnaie nationale et d’autre part l’euro . Le franc français , la drachme grecque , la livre sterling, devises qui seraient devenues non exportables …. pour les actions A à rendement plus élevé des entreprises les plus profitables et vitales de chaque pays européen, réservées à ses seuls nationaux, et l’euro pour les actions B accessibles aux étrangers, émises comme en Chine en nombre plus limité et à rendement moindre quand elles sont émises sur une même entreprise . Ainsi aucun pays européen ne se retrouverait victime d’attaques de prédateurs boursiers venus de l’extérieur et à devoir rembourser une dette dont le peuple n’est pas responsable .
    Evidemment, ce système de défense serait transitoire en attendant que l’on puisse passer à un système non capitaliste auquel il faut réfléchir.
    Il doit bien être possible d’entrer en repossession de nos entreprises vitales , même autoritairement par une loi nationale interdisant la participation étrangère à certaines entreprises, fixant le quota des actions A et B d’une même entreprise, en transformant immédiatement les actions détenues par les non nationaux en actions B moins rentables ( par exemple 2/3 du dividende de l’action A).

    Il faut des mesures immédiates pour nous préserver des prédateurs tout en réfléchissant à un système de société non capitaliste centré sur l’humain, en le voulant national au départ et transférable aux pays qui veulent l’adopter .
    L’idéal serait de mener parallèlement une réflexion sur un système mondial non capitaliste centré sur le partage des ressources et le bien-vivre de l’humanité entière SUR LE LONG TERME, en épargnant au maximum les ressources naturelles et énergétiques de la planète.

    Comme je ne suis pas spécialiste dans le domaine financier, je suppose qu’il y a de très bonnes raisons pour lesquelles la France , la Grèce, l’Espagne …ne se protègent pas des prédateurs internationaux par le système des actions A et B et j’aimerais les connaître .

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