Fukushima : DÉMANTÈLEMENT INCERTAIN ET DÉSASTRE ÉCONOMIQUE GARANTI, par François Leclerc

Billet invité

Il est déjà acquis que Tepco, l’opérateur de Fukushima, ne maîtrise pas grand chose de la centrale sinistrée. Ni la poursuite endémique de la contamination de l’atmosphère et de la mer, ni le statut du combustible nucléaire réduit à l’état de trois coriums à la localisation incertaine, ou stocké dans des piscines dont il ne peut être retiré. Ni a fortiori l’impact de nouvelles secousses sismiques sur des structures éprouvées, dont en premier celle de la piscine du réacteur n°4, qui concentre toutes les inquiétudes étant donné l’énorme masse de combustible qu’elle contient.

1.535 assemblages sont stockés à 30 mètres du sol dans une structure qui a du être consolidée et se trouve à l’air libre, ce qui représente 85 fois la quantité de Césium-137 libéré par l’explosion du réacteur de Tchernobyl… De quoi rendre invivable le Japon tout entier et bien au-delà, car c’est à cette dimension que se mesure le danger subsistant.

Fukushima pose des problèmes actuellement insolubles, escamotés par l’assurance que si le démantèlement de la centrale prendra quarante années, il sera mené à son terme. En réalité, rien n’est moins certain. Renvoyant à l’improbable option alternative de la couverture de toutes les installations, qui doivent continuer à être refroidies, par un gigantesque sarcophage. Un édifice à côté duquel celui de Tchernobyl – dont le chantier de renouvellement vient de débuter – ne tiendra pas la comparaison. À la double nuance près qu’il faudra que les sous-sols sur lequel la centrale est construite en supportent le poids et que les fuites d’eau contaminée par ses sous-sols soient arrêtées…

Simultanément, la catastrophe de Fukushima vient d’entrer pleinement dans une nouvelle phase. Celle-ci a débuté avec l’arrêt progressif pour maintenance de la totalité du parc des réacteurs nucléaires japonais, qui en comportait encore 50 une fois ceux de Fukushima décomptés, le dernier en date ayant cessé son activité aujourd’hui. Les réacteurs doivent désormais passer un double examen, celui de tests de sécurité qui seront toujours suspectés de complaisance, et celui devant l’opinion publique, ainsi que les élus locaux sous la pression populaire.

Inutile de préciser que le gouvernement – au sein duquel le lobby nucléaire barbote comme une barre de combustible dans la cuve d’un réacteur avant qu’elle n’entre en fusion faute d’eau de refroidissement – s’efforce de parvenir à une relance que les opérateurs de l’électro-nucléaire ainsi que les industriels en général appellent aussi de leur vœux. Le premier car la facture énergétique en hydrocarbures de remplacement pour les centrales thermiques monte en flèche et détériore les comptes, les seconds car cette même facture lamine leurs marges, les troisièmes car elle perturbe leur production en raison des restrictions de consommation associées à cette situation.

Une chose est déjà acquise : le projet d’accroître de 30 à 50 % en 2030 la part de l’électro-nucléaire dans la production d’électricité du Japon est caduc. Mais dans l’immédiat, à l’approche du pic estival de consommation, le pays n’a pas d’autre solution que de modérer cette certitude. Créant une situation à l’échelle d’un pays inédite et instructive. À terme, les entreprises et les particuliers devraient subir une hausse de leur facture d’électricité, ce qui ne contribuera pas à améliorer la situation économique générale. Un double chantage est à ces deux titres opéré par le gouvernement, au service d’une première tentative limitée de relance ayant valeur de test et pouvant ensuite servir de précédent.

Parallèlement au volet sanitaire qui concerne en premier lieu les Japonais, le volet financier de Fukushima prend progressivement de l’ampleur. L’équation économique de l’électro-nucléaire doit d’abord être revue, afin de prendre en compte les coûts engendrés par la catastrophe, qu’ils soient supportés par le gouvernent ou par Tepco.

L’heure des additions est à tous égards loin d’être venue, mais l’opérateur est en passe d’être nationalisé de fait, même si le gouvernement ne veut pas le reconnaître, en raison des aides financières qui lui sont apportées. Ce sont finalement les Japonais qui vont payer la facture, à la fois comme consommateurs et comme contribuables. Tepco est en passe de présenter un plan de nouvelles économies de plus de 30 milliards d’euros sur dix ans, afin de débloquer le principe d’un apport de dix milliards d’euros de fonds publics, après avoir déjà reçu un accord pour 16 milliards d’euros. Des investisseurs privés devraient apporter une somme équivalente de 10 milliards d’euros. C’est à ce prix et à celui d’une augmentation des tarifs qui n’a pas été publiquement chiffrée que l’opérateur serait maintenu hors de l’eau et pourrait poursuivre l’exploitation de ses centrales, si celles-ci sont remises en fonctionnement, et engager les opérations de démantèlement de Fukushima, s’il se révèle possible de les mener à leur terme. Dans le cas contraire, l’addition sera encore plus lourde.

Les uns après les autres, les arguments des farouches et dangereux défenseurs de l’électro-nucléaire tombent. Dernière ligne de défense dérisoire et trompeuse : celle de l’énergie propre qui ne produit pas de CO2… ce qui est un comble étant donné tout ce qu’elle peut produire de tout aussi néfaste comme on le constate encore une fois.

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80 réflexions au sujet de « Fukushima : DÉMANTÈLEMENT INCERTAIN ET DÉSASTRE ÉCONOMIQUE GARANTI, par François Leclerc »

  1. Insoluble. L’humain se crée des problèmes qu’il est incapable de résoudre comme s’il avait sans cesse besoin d’être confronté à ses limites par défaut d’humilité.

    Dans les années 1960, sauf erreur, ils projetaient d’envoyer les déchets nucléaires vers le soleil… Imaginez-ça… heureusement, ils y ont renoncé 😉

      1. ariane IV a un taux de réussite de 94 ou 96 % , cela signifie que 100 lancements il y en a entre 4 à 6 qui ratent … le dernier étage de la fusée qui brule …

        une tonne de plutonium vaporisée dans l’atmosphère en aérosol , une bombe sale …un spray létal !!!

        et ariane IV est le lanceur le plus fiable à ce jour .

      2. Disons qu’à chaque lancement depuis la terre, la probabilité que le ciel nous tombe sur la tête était trop grande. Une folie. La seule solution qu’on ait trouvé pour l’instant est d’enterrer les déchets très profond dans les couches géologiques les plus stables. Les ingénieurs ont même planché sur comment signaler le danger de la zone pour que dans plusieurs milliers d’années l’avertissement soit explicite et bien conservé. Tout peut arriver en mille ans. Actuellement, tel que nous exploitons l’uranium et compte tenu de la croissance de la demande, on tient environ cent ans. Au delà, on espère pouvoir exploiter l’uranium contenu dans l’océan, ce qui représenterait un stock quasi inépuisable. Curieux n’est ce pas ? Des milliers d’années de déchets dangereux pour quelques siècles d’exploitation. Du « made by humankind » par excellence.

      3. Intéressant. Je ne savais pas qu’Ariane et consoeurs étaient si peu fiables. Si l’avion était aussi peu fiable je ne le prendrais jamais…. et je resterais coincé dans mon coin parce que le bateau et l’auto sont encore pires. Même pedibus cum jambis c’est pas le pied 😉

        Heureux qui, comme Ulysse, a survécu au voyage…

      4. pi31416: Je ne savais pas qu’Ariane et consoeurs étaient si peu fiables.

        Plus la fiabilité du lancement d’un satellite est grande plus ce lancement coûte cher.

        Il y a un optimum financier au delà duquel il n’est plus souhaitable d’ajouter les coûteuses précautions envisageables. On ne maîtrise probablement pas assez les techniques concernées pour faire des calculs de probabilité exacts mais il est clair qu’à 1 échec sur 10 « il faut absolument continuer à progresser » et tout aussi évident que 1 échec sur 1.000 serait une ambition encore plus déraisonnable sur le plan financier que sur le plan technique. Du côté de la NASA il apparaît que, malgré un plus grand nombre d’échecs toujours délicats à gérer vis à vis des contribuables, les solutions « quick-and-dirty » donnent de meilleurs résultats que des mega-projets si longs et si coûteux qu’ils virent souvent au « too big to fail ».

        C’est juste un exemple pour illustrer que comme pour toute technique

        si la sûreté des centrales était accrue au delà du raisonnable l’électricité nucléaire ne serait plus concurrentielle

        (autrement dit c’est le marché de l’électricité qui détermine le niveau de sécurité souhaitable…)

      5. Non… ce n’est pas avec des fusées qu’on va exporter nos déchets mais grâce à un câble tendu entre le soleil et la terre.

        En tout cas dans mille ans on se souviendra de nous, avec nos Time capsules nucléaires…

      6. @hema

        Oui, tout à fait je l’ai vu. Ça donne froid dans le dos. Et ça m’a permis un peu plus de comprendre l’absurdité de notre exploitation nucléaire actuelle. Tout ça pour ça. Le seul espoir et la seule justification de cette hérésie est une avancée technologique majeure permettant d’éliminer ce type de résidus. Le prix à payer est très fort, nos têtes pensantes ont intérêt à réussir, on leur fait confiance.

      7. Merci à ceux qui ont déjà répondu partiellement à votre question pi31416.

        J’ai eu besoin de réfléchir un « tout petit » moment, parce que je réagis de manière 50 % intuitive et 50 % d’hypothèses.

        Hormis effectivement, les risques d’un envoi par fusée comme signalé par les inernautes, les coûts d’exploitation d’un tel système : empreinte ecologique de la masse enorme de carburant pour faire voler les fusees, Rien qu’en France, on produit 340 tonnes par an de déchets… (Il faudrait imaginer les lanceurs qui puissent contenir de gros volumes.. Pour se donner une idée, Ariane 5, le plus gros truc de fret actuel, peut envoyer 10 tonnes (et encore, pas loin), il faudrait envoyer des centaines et des centaines de fusées… ce serait du genre 1 décollage par jour… Inimaginable.

        Mais quelque chose d’autre me « titille » alors j’ai posé la question suivante à un ami scientifique physicien à qui je pose au moins 3000 questions par années LOL et qui était la suivante :

        « quel serait l’impact et quelles seraient les possibilités de réaction du soleil face à une charge nucléaire. Moi j’ai la sensation que ce serait comme d’envoyer une centrale entière et la laisse tomber sur une autre… Parce que même si le soleil émet lui-même des explosions nucléaires, il le fait en quelque sorte pour de « décharger » de la pression venant de l’intérieur. Si lui même reçoit une charge venant de l’extérieur, il se passe quoi ? En admettant qu’une charge de l’extérieur serait génératrice d’une poussée vers l’intérieur de la surface du soleil, ne serait-il pas possible que la pression soit suffisamment forte pour disloquer une partie du soleil par excès de pression au centre qui générerait cette disloquation ? »

        Sa réponse, avec son accord :

        Tu me poses de ces colles toi…
        Aucune réelle idée sur la réponse.
        Dans le soleil, sont converties par fusion nucléaire (et pas par fission) à chaque seconde 700 millions de tonnes d’hydrogène en 695 millions de tonnes d’hélium + 5 millions transformés en énergie. Le Soleil rayonne 3,83 x 1026 Watts, l’équivalent de trois cent milliards de milliards de centrales nucléaires !

        Mais tout l’hydrogène ne peut pas être converti en hélium : les réactions de fusion ne se produisent qu’à des températures de plusieurs millions de degrés, et celles-ci ne sont atteintes qu’au cœur du Soleil. La zone où se produit la fusion ne représente ainsi que 1% du volume du Soleil, et la moitié de l’énergie est produite dans le millième central. En conséquence, seuls 10% de l’hydrogène est converti.

        « Si on lui balance en plus (mais en quantité infimes) d’autres éléments que sa composition [sa composition c’est : hydrogène, hélium (qui représentent 98% de la composition), – oxygène, carbone, fer, néon, azote, silicium, magnésium, soufre- )… que se passe-t-il exactement ? Je pense que personne n’a la réponse… Est-ce que les nouveaux éléments ne serviraient pas de catalyseurs pour d’autres réactions… ? »

        Moi je pense que sur cette planète, on n’envisage les choses que sur 2 dimensions, voire 3, lorsque notre cerveau est au maximum de ses capacités 😉 Et c’est comme cela pour tous les cas de figure. Que ce soit en politique, en économie, en médecine, séismes etc… etc…

        On ne tient jamais compte des effets créés par des causes qui eux-mêmes causent d’autres causes qui elles-même créent d’autres effets, etc… ad lib.

        Je pars de l’idée que si une masse réaction sur la surface du soleil exerce une poussée (comme une balle de mousse), celle-ci aura une incidence par modulation de pression ou d’ondes forcément jusqu’au centre du soleil que ce soit à court terme, à moyen terme ou à long terme selon la puissance de la poussée.

        Partant de là, on pourrait très bien imaginer une réaction en chaîne qui générerait une disloquation partielle du soleil.

        C’est ce qui se passe d’ailleurs dans l’augmentation des séismes, le déplacement des plaques, etc… et dont personne n’a tenu compte.

        Imaginez une balle de mousse rebondissant sur un parquet au même endroit sans cesse, pendant des mois, des années, des siècles. Même si la balle de mousse est plus souple et plus fragile que le parquet, elle va émettre une gamme d’ondes incessantes qui finiront par faire un trou dans le parquet et pendant ce temps, tous les étages inférieurs seront également touchés et déstabilisés.

        Je ne suis pas une scientifique, je suis une artiste. Mais ce genre de choses me paraît tellement évident, que je n’arrive pas à comprendre que l’on n’y pense pas.

  2. http://www.spiegel.de/wissenschaft/technik/0,1518,831078,00.html

    C’est ça que j’avais vu passer avant hier.

    Ils disent que le prochain séisme de magnitude 7 videra les bassins de refroidissement, donc avec des conséquences très défavorables.

    Il s’agit de Ron Wyden qui s’est rendu a Fukushim. Il indique que les installations sont dans un état déplorable, qu’il y a des décombres partout et qu’une nouvelle digue a été construit provisoirement avec des sacs de pierres.

    Les photos valent le détour, et les schéma des réacteurs !

  3. AlterNet / By Brad Jacobson

    http://www.alternet.org/health/155283/the_worst_yet_to_come_why_nuclear_experts_are_calling_fukushima_a_ticking_time-bomb?page=entire

    The Worst Yet to Come? Why Nuclear Experts Are Calling Fukushima a Ticking Time-Bomb

    Experts say acknowledging the threat would call into question the safety of dozens of identically designed nuclear power plants in the U.S.

    May 4, 2012 More than a year after the triple meltdown at the Fukushima Daiichi power plant, the Japanese government, Tokyo Electric Power Company (Tepco) and the U.S. Nuclear Regulatory Commission (NRC) present similar assurances of the site’s current state: challenges remain but everything is under control. The worst is over.

    But nuclear waste experts say the Japanese are literally playing with fire in the way nuclear spent fuel continues to be stored onsite, especially in reactor 4, which contains the most irradiated fuel — 10 times the deadly cesium-137 released during the 1986 Chernobyl nuclear accident. These experts also charge that the NRC is letting this threat fester because acknowledging it would call into question safety at dozens of identically designed nuclear power plants around the U.S., which contain exceedingly higher volumes of spent fuel in similar elevated pools outside of reinforced containment.

    Reactor 4: The Most Imminent Threat

    The spent fuel in the hobbled unit 4 at Fukushima Daiichi not only sits in an elevated pool outside the reactor core’s reinforced containment, in a high-consequence earthquake zone adjacent to the ocean — just as nearly all the spent fuel at the nuclear site is stored — but it’s also open to the elements because a hydrogen explosion blew off the roof during the early days of the accident and sent the building into a list.

    Alarmed by the precarious nature of spent fuel storage during his recent tour of the Fukushima Daiichi site, Sen. Ron Wyden, D-Oregon, subsequently fired off letters to Secretary of State Hillary Clinton, Secretary of Energy Steven Chu, NRC Chairman Gregory Jaczko and Japanese ambassador to the U.S. Ichiro Fujisaki. He implored all parties to work together and with the international community to address this situation as swiftly as possible.

    A press release issued after his visit said that Wyden, a senior member of the U.S. Senate Committee on Energy and Natural Resources who is highly experienced with nuclear waste storage issues, believes the situation is « worse than reported, » with « spent fuel rods currently being stored in unsound structures immediately adjacent to the ocean. » The press release also noted the structures’ high susceptibility to earthquakes and that « the only protection from a future tsunami, Wyden observed, is a small, makeshift sea wall erected out of bags of rock. »

    As opposed to units 1-3 at Fukushima Daiichi, where the meltdowns occurred, unit 4’s reactor core, like units 5 and 6, was not in operation when the earthquake struck last year. But unlike units 5 and 6, it had recently uploaded highly radioactive spent fuel into its storage pool before the disaster struck.

    Robert Alvarez, a nuclear waste expert and former senior adviser to the Secretary of Energy during the Clinton administration, has crunched the numbers pertaining to the spent fuel pool threat based on information he obtained from sources such as Tepco, the U.S. Department of Energy, Japanese academic presentations and the Institute of Nuclear Power Operations (INPO), the U.S. organization created by the nuclear power industry in the wake of the 1979 Three Mile Island accident.

    What he found, which has been corroborated by other experts interviewed by AlterNet, is an astounding amount of vulnerably stored spent fuel, also known as irradiated fuel, at the Fukushima Daiichi site. His immediate focus is on the fuel stored in the damaged unit 4’s pool, which contains the single largest inventory of highly radioactive spent fuel of any of the pools in the damaged reactors.

    Alvarez warns that if there is another large earthquake or event that causes this pool to drain of water, which keeps the fuel rods from overheating and igniting, it could cause a catastrophic fire releasing 10 times more cesium-137 than was released at Chernobyl.

    That scenario alone would cause an unprecedented spread of radioactivity, far greater than what occurred last year, depositing enormous amounts of radioactive materials over thousands of miles and causing the evacuation of Tokyo.

    Nuclear experts noted that other lethal radioactive isotopes would also be released in such a fire, but that the focus is on cesium-137 because it easily volatilizes and spreads pervasively, as it did during the Chernobyl accident and again after the disaster at Fukushima Daiichi last year.

    With a half-life of 30 years, it gives off penetrating radiation as it decays and can remain dangerous for hundreds of years. Once in the environment, it mimics potassium as it accumulates in the food chain; when it enters the human body, about 75 percent lodges in muscle tissue, including the heart.

    The Threat Not Just to Japan But to the U.S. and the World

    An even more catastrophic worst-case scenario follows that a fire in the pool at unit 4 could then spread, igniting the irradiated fuel throughout the nuclear site and releasing an amount of cesium-137 equaling a doomsday-like load, roughly 85 times more than the release at Chernobyl.

    It’s a scenario that would literally threaten Japan’s annihilation and civilization at large, with widespread worldwide environmental radioactive contamination.

    « Japan would suffer the worst, but it would be a global catastrophe, » said Kevin Kamps, nuclear waste expert at the watchdog group Beyond Nuclear. « It already is, it already has been, but it would dwarf what’s already happened. »

    Kamps noted that these pool fires were the beginning of the worst-case analysis envisioned by the Japanese government in the early days of the disaster, as reported by the New York Times in February.

    « Not only three reactor meltdowns but seven pool fires at Fukushima Daiichi, » Kamps said. « If the site had to be abandoned by all workers, then everything would come loose. The end result of that was the evacuation of Tokyo. »

    In an interview with AlterNet, Alvarez, who is a senior scholar at the Institute for Policy Studies, said that the Japanese government, Tepco and the U.S. NRC are reluctant to say anything publicly about the spent fuel threat because « there is a tendency to want to provide reassurance that everything is fine. »

    He was quick to note, « The cores are still a problem, make no mistake, and there will be some very bad things happening if they don’t maintain their temperatures at some sort of stable level and make sure this stuff doesn’t eat down through the concrete mats. »

    But he said that privately « they’re probably more scared shitless about the pools than they are about the cores. They know they’re really risky and dangerous. »

    AlterNet asked the NRC if it is concerned about the vulnerability of the spent fuel at Fukushima Daiichi and what, if anything, it had expressed to the Japanese government and Tepco on the matter.

    « All the available information continues to show the situation at Fukushima Dai-ichi is stable, both for the reactors and the spent fuel pools, » NRC spokesman Scott Burnell replied via email. « The available information indicates that Spent Fuel Pool #4 has been reinforced. »

    But nuclear experts, including Arnie Gundersen, a former nuclear industry senior vice president who coordinated projects at 70 U.S. nuclear power plants, and warned days after the disaster at Fukushima last year of a « Chernobyl on steroids » if the spent fuel pools were to ignite, strongly disagreed with this assessment.

    « It is true that in May and June the floor of the U4 SFP [spent fuel pool] was ‘reinforced,’ but not as strong as it was originally, » Gundersen noted in an email to AlterNet. « The entire building however has not been reinforced and is damaged by the explosion in both 4 and 3. So structurally U4 is not as strong as its original design required. »

    Gundersen, who is chief engineer at the consulting firm Fairewinds Associates, added that the spent fuel pool at unit 4 « remains the single biggest concern since about the second week of the accident. It can still create ‘Chernobyl on steroids.' »

    Alvarez said that even if the unit 4 structure has been tentatively stabilized, it doesn’t change the fact « it sits in a structurally damaged building, is about 100 feet above the ground and is exposed to the atmosphere, in a high-consequence earthquake zone. »

    He also said that the urgency of the situation is underscored by the ongoing seismic activity around northeast Japan, in which 13 earthquakes of magnitude 4.0 to 5.7 have occurred off the northeast coast of Honshu between April 14 and April 17.

    « This has been the norm since 3/11/11 and larger quakes are expected closer to the power plant, » Alvarez added.

    A recent study published in the journal Solid Earth, which used data from over 6,000 earthquakes, confirms the expectation of larger quakes in closer proximity to the Fukushima Daiichi site. In part, this conclusion is predicated on the discovery that the earthquake that initiated last year’s disaster caused a seismic fault close to the nuclear plant to reactivate.

    « There are a few active faults in the nuclear power plant area, and our results show the existence of similar structural anomalies under both the Iwaki and the Fukushima Daiichi areas, » lead researcher Dapeng Zhao, a geophysics professor at Japan’s Tohoku University, said in a press release. « Given that a large earthquake occurred in Iwaki not long ago, we think it is possible for a similarly strong earthquake to happen in Fukushima. »

    AlterNet asked Sen. Wyden if he considers the spent fuel at Fukushima Daiichi a national security threat.

    In a statement released by his office, Wyden replied, « The radiation caused by the failure of the spent fuel pools in the event of another earthquake could reach the West Coast within days. That absolutely makes the safe containment and protection of this spent fuel a security issue for the United States. »

    Alvarez agrees, saying, « My major concern is that this effort to get that spent fuel out of there is not something you should be doing casually and taking your time on. »

    Yet Tepco’s current plans are to hold the majority of this spent fuel onsite for years in the same elevated, uncontained storage pools, only transferring some of the fuel into more secure, hardened dry casks when the common pool reaches capacity.

    For the moment, though, and for the foreseeable future — unless the international community substantively comes to Japan’s aid — Tepco couldn’t transfer the irradiated fuel from the damaged reactor units into dry cask storage even if it wanted to because the equipment to do so, such as the crane support infrastructure, was destroyed during the initial disaster.

    « That’s kind of shocking, » said Paul Gunter of Beyond Nuclear. « But that’s why we’re still sitting on this gamble that there won’t be another earthquake that could topple a very precarious unit 4. »

    Gunter is concerned that even a minor earthquake or a subsidence in the earth under unit 4 could cause its collapse.

    « I think we’re all on pins and needles every day with regard to unit 4, » he said. « I mean there’s any number of things that could happen. Nobody really knows. »

    Gunter added, « Right now its seismic rating should be zero. »

    Alvarez echoed Wyden’s letters to the Japanese ambassador and U.S. officials.

    « It really requires a major effort, » he said. « The United States and other countries should begin to get involved and try to help the Japanese government to expedite the removal of that spent fuel and to put it into dry, hardened storage as soon as possible. »

    Same Spent Fuel Pool Designs at Dozens of U.S. Nuclear Sites

    So why isn’t the NRC and the Obama administration doing more to shed light on the extreme vulnerability of these irradiated fuel pools at Fukushima Daiichi, which threaten not only Japan but the U.S. and the world?

    Nuclear waste experts say it would expose the fact that the same design flaw lies in wait — and has been for decades — at dozens of U.S. nuclear facilities. And that’s not something the NRC, which is routinely accused of promoting the nuclear industry rather than adequately regulating it, nor the pro-nuclear Obama administration, want to broadcast to the American public.

    « The U.S. government right now is engaged in its own kabuki theatre to protect the U.S. industry from the real costs of the lessons at Fukushima, » Gunter said. « The NRC and its champions in the White House and on Capitol Hill are looking to obfuscate the real threats and the necessary policy changes to address the risk. »

    There are 31 G.E. Mark I and Mark II boiling water reactors (BRWs) in the U.S., the type used at Fukushima. All of these reactors, which comprise just under a third of all nuclear reactors in the U.S., store their spent fuel in elevated pools located outside the primary, or reinforced, containment that protects the reactor core. Thus, the outside structure, the building ostensibly protecting the storage pools, is much weaker, in most cases about as sturdy, experts describe in interviews with AlterNet, as a structure one would find housing a car dealership or a Wal-Mart.

    Not what Americans might expect to find safeguarding nuclear material that is more highly radioactive than what resides in the reactor core.

    The outer containments surrounding these spent fuel pools in these U.S. reactors patently fail to meet the NRC’s own « defense in-depth » nuclear safety requirements.

    But these reactors don’t merely suffer from the same storage design flaw as those at Fukushima Daiichi.

    In the U.S., the nuclear industry has been allowed to store incredible volumes of spent fuel for decades in high-density pools that were not only originally designed to retain about one-fourth or one-fifth of what they now hold but were intended to be temporary storage facilities. No more than five years. That was before the idea of reprocessing irradiated fuel in this country failed to gain a foothold over 30 years ago. Once that happened, starting in the early 1980s, the NRC allowed high-density storage in fuel pools on the false assumption that a high-level waste repository would be opened by 1998. But subsequent efforts to gain support for storing nuclear waste at Yucca Mountain in Nevada have also been scrapped.

    More recently, the NRC arbitrarily concluded these pools could store this spent fuel safely for 120 years.

    « Our pools are more crammed to the gills than the unit 4 pool at Fukushima Daiichi, much more so, » noted Kamps of Beyond Nuclear. « It’s kind of like a very thick forest that’s waiting for a wildfire. It would take extraordinary measures to prevent nuclear chain reactions in our pools because the waste is so closely packed in there. »

    Experts say the only near-term answer to better protect our nation’s existing spent nuclear fuel is dry cask storage. But there’s one catch: the nuclear industry doesn’t want to incur the expense, which is about $1 million per cask.

    « So now they’re stuck, » said Alvarez, « The NRC has made this policy decision, which the industry is very violently opposed to changing because it saves them a ton of money. And if they have to go to dry hardened storage onsite, they’re going to have to fork over several hundred million dollars per reactor to do this. »

    He also pointed out that the contents of the nine dry casks at the Fukushima Daiichi site were undamaged by the disaster.

    « Nobody paid much attention to that fact, » Alvarez said. « I’ve never seen anybody at Tepco or anyone [at the NRC or in the nuclear industry] saying, ‘Well, thank god for the dry casks. They were untouched.’ They don’t say a word about it. »

    The NRC declined to comment directly to accusations it’s reluctant to draw attention to the spent fuel vulnerability at Fukushima Daiichi because it would bring more awareness to the dangers of irradiated storage here in the U.S. But the agency did respond to a question about what it has done to address the vulnerability of spent nuclear fuel storage at U.S. nuclear sites with the Mark I and II designs.

    « All U.S. spent nuclear fuel is stored safely and securely, regardless of reactor type, » NRC spokesman Burnell replied in an email. « Every spent fuel pool is an inherently robust combination of reinforced concrete and steel, capable of safely withstanding the same type and variety of severe events that reactors are designed for. »

    He continued, « After 9/11, the NRC required U.S. nuclear power plants to obtain additional equipment for maintaining reactor and spent fuel pool safety in the event of any situation that could disable large areas of the plant. This ‘B5b’ equipment and related procedures include ensuring spent fuel pools have adequate water levels. The B5b measures are in place at every U.S. plant and have been inspected multiple times, including shortly after the accident at Fukushima.

    « The NRC continues to conclude the combination of installed safety equipment and B5b measures can protect the public if extreme events impact a U.S. nuclear power plant. »

    But nuclear experts told AlterNet that the majority of Burnell’s response could’ve been made prior to the disaster at Fukushima. In fact, Ed Lyman, senior staff scientist at the Union of Concerned Scientists, investigated these so-called « B5b » safety measures the NRC ordered post-9/11 and published his findings in a May 2011 Bulletin of the Atomic Scientists article.

    Directly reflecting Burnell’s response to AlterNet, Lyman wrote that after the Fukushima disaster, « the NRC and the industry invoked the mysterious requirements known as ‘B5b’ as a cure-all for the kinds of problems that led to the Fukushima crisis.

    « Even though the B5b strategies were specifically developed to cope with fires and explosions, the NRC now argues that they could be used for any event that causes severe damage to equipment and infrastructure, including Fukushima-scale earthquakes and floods. »

    But contrary to these NRC assurances, then and now, Lyman’s report found B5b requirements inadequate, containing flaws in safety assumptions that suggest the NRC has not applied the major lessons learned from the Fukushima disaster. Additionally, he revealed emails showing that the NRC’s own staff members questioned the plausibility of these procedures to effectively respond to extreme weather events like floods, earthquakes and concomitant blackouts.

    Burnell sent a follow-up email, noting, « I also should have mentioned the NRC issued an order in March to all U.S. plants to install enhanced spent fuel pool instrumentation, so that plant operators will have a clearer understanding of SFP status during a severe event. »

    This is a curiously roundabout way of saying that spent fuel pools at U.S. reactors currently have no built-in instrumentation to gauge radiation, temperature or pressure levels.

    Kamps also pointed out that the NRC commissioners voted 4 to 1, with Chairman Gregory Jaczko in dissent, to not require such requested safety upgrades to U.S. reactors until the end of 2016.

    He added, « Burnell’s flippant, false assurances prove that pool risks, despite being potentially catastrophic, are largely ignored by not only industry, but even NRC itself, even in the aftermath of Fukushima. »

    1. Qui s’inquiète ?

      C’est publié par AlterNet, média à but non lucratif « progressive/liberal activist news service » mais s’adressant à des lecteurs d’opinions diverses. Lancé en 1998, un million de visiteurs par moi au moins. Donations individuelles, subventions de fondations telles que Ford Foundation (je transcris Wikipedia.)

      Le sénateur démocrate Wyden, senior member of the U.S. Senate Committee on Energy and Natural Resources, a expédié des lettres à ce sujet aux ministres des affaires étrangères, de l’énergie, à la Nuclear Regulatory Commission (NRC) et à l’ambassadeur des Etats Unis au Japon

      C’est Robert Alvarez, expert en déchet nucléaires, ex senior adviser to the Secretary of Energy de l’administration Clinton, qui s’est chargé des calculs sur lesquels s’appuie le sénateur.

      Gundersen, cité plusieurs fois, a été senior vice president dans l’industrie nucléaire et a coordonné des projets dans 70 centrales nucléaires US.

      Il ne s’agit donc pas d’un site antinucléaire dont on ne peut rien dire sauf qu’ils ont l’air d’être aussi inquiets que sincères, mais d’un élu et de spécialistes présentant quelques garanties de sérieux (même si, bien sur, on doit toujours les soupçonner d’être payés par les industries qui se consacrent à des sources d’énergie concurrentes.)

      De quoi s’inquiètent-ils ?

      Le sous-titre de la page est éloquent:

      1) Des experts disent que reconnaître la menace reviendrait à remettre en question la sécurité de plusieurs douzaines de centrales US qui sont construites selon les mêmes plans que Fukushima.

      Ces centrales contiennent des quantités encore plus importantes de combustibles usagés dans des piscines identiques situées en hauteur et à l’extérieur de l’enceinte de confinement : 31 centrales US sont concernées, elles ne répondent pas aux normes que la NRC a établi à ce sujet.

      L’industrie nucléaire US a été autorisée à stocker une incroyable quantité de combustibles irradiés pendant des dizaines d’années dans des piscines qui n’avaient pas été prévues pour ça. Les quantités stockées atteignent 4 ou 5 fois ce qui était prévu. La raison en est que ni le retraitement ni le stockage en lieu sûr initialement prévus il y a une trentaine d’années n’ont pu être réalisés.

      2) Les radiations causées par une défaillance des piscines de stockage de Fukushima pourrait atteindre la côte ouest des Etats-Unis en quelques jours.

      Well, in God we should trust.

  4. Finalement une centrale nucléaire en ruine continue à coûter de l’argent donc à en rapporter beaucoup à certaines personnes. Extraordinaire investissement que le nucléaire vu que les machines en pannes ou à l’arrêt continuent à être d’un excellent rapport…on comprend mieux pourquoi les cupides y sont accro ! Investir dans le nucléaire c’est plus sûr qu’en bourse !

  5. Le fameux petit autocollant Nucléaire non merci, qui date des premières protestations contre le nucléaire fin des années soixante-dix, protestations superbement ignorées évidemment, depuis on a eu le temps de se rendre compte comme c’ était super cool ce truc, est toujours en vente ceci dit.

    Google / Nucléaire non merci _ 3 ème lien.

    Il y en a sur ma boîte aux lettres, mon facteur est obligé de le voir tout les jours. C’ est toujours un que ça fera peut-être réfléchir. Qui sait?

    http://www.dailymotion.com/video/x9owq5_r-a-s-nuclaire-de-alain-de-halleux_shortfilms

  6. heureusement, la france a une probabilité nettement inférieure à celle du japon d’y passer, et environ 20 millions de français, forts de cette idée de puissance désuette et formatée, vont voter pour le tout-nucléaire

    le tout-pib
    le tout-croissance
    le tout-pensée unique
    le tout-écran
    le tout-virtuel
    le tout-services
    le tout-c’est pas moi c’est l’autre
    le tout-avoir
    le tout-mieux que le voisin
    le tout-fric
    le tout-oeillère

    Et le grand boum, seul le recommencement est perpétuel, elle pousse la rose, sur un tas de merde, nous aussi, elle meurt et renaît dans les mêmes conditions, nous aussi … après le mur réel du communisme, on attend que le mur virtuel du capitalisme tombe, poussons, poussons le mur – le problème c’est l’homme (nous), alors le cycle de la matrice recommence et cette fois, l’UE est dans l’oeil du cyclône.

    Au bon moment au bon endroit, ou le contraire, chacun sa réalité retraite à 55 ou 70 ans, question de chance, maintenant, la fuite est possible, le travail et la retraite sont encore inconnus dans certaines contrées du monde, alors, on part à l’aventure ou l’on espère, devant sa TV, que cela ne nous arrivera jamais. Non 1789, 1848 ou 1940 c’est du virtuel, peut-être du passé, mais nous avons évolué … chimères, chimères, reste le cierge sinon, les mains jointes et l’échine courbée, prêt à accepter son rôle d’enfant de coeur du capitalisme – on prend sa dime et on met la tête dans le sable

    Les collabos d’hier seront ceux de demain, seul le Boss change : aujourd’hui, il n’a pas de nom, il est argent, il est créancier, il est dans et hors nous, nous sommes la machine décrit par Paul – tant que l’on fera blabla sans en sortir, cela continuera, blabla, blabla

    Bon courage, et pensez bien au vote inutile demain, le Boss est président, le Boss est la finance, les autres deux ne sont que ses commerciaux, des VRP grassement payés qui nous enfument, on se bat même entre nous pour les choisir, choisir le virtuel président, c’est dans l’air du temps, tout est normal, c’est le progrès

    1. Vous voyez bien qu’il n’y a rien à craindre:
      http://www.actu-environnement.com/ae/news/audits-europeens-surete-nucleaire-conclusion-pairs-15613.php4
       » Audits européens de sûreté nucléaire : satisfecit général des autorités
      Après plusieurs mois d’études et de visites de sites, les autorités européennes de sûreté nucléaire ont analysé les conclusions des stress tests de leurs pairs. Plusieurs recommandations sont destinées à l’ASN française. »

  7. 1.535 assemblages sont stockés à 30 mètres du sol dans une structure qui a du être consolidée et se trouve à l’air libre, ce qui représente 85 fois la quantité de Césium-137 libéré par l’explosion du réacteur de Tchernobyl… De quoi rendre invivable le Japon tout entier et bien au-delà, car c’est à cette dimension que se mesure le danger subsistant.

    N’oubliez pas qu’à Tchernobyl, les matériaux radioactifs ont été volatilisés aux quatre vents, par un incendie conventionnel de plusieurs milliers de tonnes de graphite (charbon) constituant l’enveloppe du cœur lequel avait les tripes à l’air. Rien de tel n’est envisageable avec les réacteurs à eau bouillante de Fukushima.

    Alors pourquoi dramatiser à l’extrême, sans aucune retenue, une situation déjà bien pénible à la considérer objectivement ? Ne jouez pas le jeu du fameux « Grouwy » qui, il y a quelques mois, faisait croire à beaucoup de gens sur ce blog, qu’on risquait d’assister à une explosion nucléaire de 5 mégatonnes !

    1. Le scénario catastrophe est le suivant : si les barres de combustible stockés dans la piscine ne sont plus refroidies par l’eau, car la piscine s’est écroulée, elles s’enflamment et libèrent dans l’atmosphère des gaz hautement radioactifs. Simple et efficace.

    2. @erreipg
      N’oubliez pas l’explosion de l’unité 3. Un an après, on ne sait toujours pas si c’est le combustible de désactivation ou une explosion de vapeur par la chute du corium dans l’enceinte de confinement.
      N’oubliez pas non plus les incendies et l’explosion de l’unité 4 (au fait , toujours pas de vidéo disponible !)
      N’oubliez pas l’explosion de l’unité 1.
      L’article de François Leclerc ne dramatise pas à l’extrême, il dit simplement la vérité. Si une piscine se vide, le combustible brûle, c’est du nucléaire élémentaire. S’il y a 264 tonnes de combustible dans la piscine, les 264 tonnes brûlent. Point barre.
      Si vous avez encore envie de vivre au Japon après ça, allez-y. Vous croiserez les millions de Japonais qui fuiront.

    3. @erreipg
      Dramatiser à l extrême , je pense que la façon de voir de François est la dure réalité , sur ce que j ai lu depuis l accident ,la piscine du réacteur nº4 est l endroit ou il y a la plus grande quantité de barre d uranium. Ce réacteur étant à l arrêt ,les barres d uranium dans la piscine sont de trois sortes ,1 celles qui sont sorties à cause de la maintenance du réacteur, 2 les barres déjà usagées ,3 les barres neuves soit un total de 264 tonnes. Pour pouvoir sortir ces barres du réacteur ,il faut un pont roulant qui peut à l aide d un conteneur rempli d eau aller chercher les barres du réacteur pour ensuite les placer dans la piscine , tout ceci sans contact avec l air. Malheureusement le bâtiment nº 4 à explosé, et beaucoup pensent que c est la piscine qui a fait office de bouche de canon , le pont roulant au moment de l explosion étant positionné au dessus de celle-ci , depuis il trempe lui aussi avec le combustible. En gros ,il vous reste une piscine à trente mètres de hauteur ,avec 264 tonnes d uranium ,dans un bâtiment qui a subit un tsunami et une énorme explosion ,qui a perdu son système de déchargement du combustible , tout ceci au bord de la mer qui nous a montrée de quoi elle est capable, et dans une région sismique. Deux mots sur cet internaute Gouwy qui à l époque avançait des hypothèses ,il m a fait comprendre le danger du nucléaire ,et je l en remercie

    4. @erreinpg
      Je vous mets ,264 tonnes de combustible ,plus un pont roulant pour le déchargement qui a fait plouf ,une piscine ayant subit un tsunami plus une explosion , un bâtiment sans toit pour couvrir le tout ,et vous nous dites qu il ne faut pas dramatiser à l extrême. Vous êtes humoriste ? Dans tout chose il y a du bien, et je sais que que les japonais pourront compter sur vous pour la pose d échafaudages si il a lieu

    5. A Tchernobyl, l’incendie de graphite, gigantesque cheminée incandescente + les circonstances météo ont permis que la radioactivité émise arrose toute l’Europe (le nuage faisait deux fois le tour de la terre), diluant à l’infini gaz, aérosols et poussières radioactifs, ce qui atténua très fortement les effets délétères sur les autochtones et affecta donc « peu » les autres.

      Il n’en serait vraisemblablement pas de même en cas en cas d’incendie de la fameuse piscine japonaise, dont l’impact envisageable surclasse alors, hélas, Tchernobyl.

      Dans une catastrophe nucléaire, il n’y a pas que ce que nos experts neutralisants nomment de la jolie expression de « terme source », il y a également les circonstances techniques, météorologiques, géographiques et sociales.

      A Tchernobyl, d’après les soviétiques, moins de 5% des produits de fission et des transuraniens (plutonium et sa parenté) ont été rejetés dans l’atmosphère (quasi totalité du xénon 133, 20% de l’iode 131, 13% du césium 137, 10% du césium 134, 15% du tellure 132 etc.) (Rapport d’expertise des 25-29 août 86 à Vienne)

      Il est enfin toujours intéressant de rappeler qu’au point de vue des produits de fission à vie longue, un réacteur nucléaire moyen de 1000 MW électriques représente plusieurs centaines de fois Hiroshima (cf. GSIEN), dont l’effet est principalement de souffle, car une bombe atomique explose dans l’atmosphère – ce qui disperse et dilue, là encore, ses émanations.

      Delphin

      GSIEN : Groupement des Scientifiques pour l’Information sur l’Energie Nucléaire

      1. Le GSIEN selon Wikipedia : « Le Groupement de scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire (GSIEN) est une association antinucléaire française. »

        L’affaire est entendue…Pour l’objectivité et la méthodologie scientifique, vous repasserez…

      2. Citation erreipg :
        6 mai 2012 à 17:44

        « Le GSIEN selon Wikipedia : « Le Groupement de scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire (GSIEN) est une association antinucléaire française. »

        L’affaire est entendue…Pour l’objectivité et la méthodologie scientifique, vous repasserez… »

        Le GSIEN, en la personne de Raymond Sené, a participé en son temps à la très officielle et célèbre commission Castaing sur le devenir des déchets nucléaires.

        Delphin

    6. @erreipg

      Bonjour,

      Je ne veux soutenir Grouwy ou Toto ou Titi mais force est de constater que 3 coriums sont dans la nature et personne ne sait où ils sont.
      Il suffit de lancer un appel à Jacques Pradel (Avis de recherches …).

      Plus sérieusement, ne pensez-vous pas que, malgré le fait que l’explosion apocalyptique n’ait pas eu lieu, le scénario catastrophe est en train de se mettre en place petit à petit ?
      L’atome a le temps devant lui, des siècles pour ravager son environnement.
      La temporalité avec l’homme n’est pas du même ordre.

  8. Ca ne change rien à la finalité.
    Une explosion très importante aurait pu avoir lieu et projeter en une seule fois l’ensemble du potentiel polluant et destructeur de Fukushima.
    Tout le monde cragnait une telle explosion à cette époque.
    Elle n’a pas eu lieu, tant mieux mais ce même potentiel existe toujours. Il se délivre au compte goutte (façon de parler). C’est la seule différence.
    A t’elle était évitée grâce aux décisions des japonais ou tout simplement par la « grâce de Dieu », on ne le saura jamais mais le risque était bien réel.

    Il l’est d’ailleurs toujours, si on en croit certains experts :
    ici

    D’autre part, j’entendais hier à la radio sur France-Inter une personne interviewée qui disait que l’arrêt du dernier réacteur japonais était lié au fait que les scientifiques japonais s’attendaient à une recrudescence des séismes à partir du milieu de l’année 2012.
    Elle ajoutait que ces scientifiques pensaient que la piscine du réacteur 4 n’était pas susceptible de résister à un séisme supérieur à 6,5.

    Je ne crois pas qu’on dramatise à l’extrême (et même pas qu’on de dramatisera jamais assez) quand il est question de Fukushima ou de sa piscine branlante !

    Je m’étonne aussi de vos propos que l’on retrouve à l’identique ou très proches sur un grand nombre de blogs, de forums, de commentaires…. Ne seriez vous pas un de ces « travailleurs du net » (un trollings-employee pour employer le terme anglo-saxon consacré) qui agit pour les lobbies, en l’occurrence nucléaire avec la mission de rassurer, de désinformer, de contrer les vérités .. ?

    1. « Je m’étonne aussi de vos propos que l’on retrouve à l’identique ou très proches sur un grand nombre de blogs, de forums, de commentaires…. Ne seriez vous pas un de ces « travailleurs du net » (un trollings-employee pour employer le terme anglo-saxon consacré) qui agit pour les lobbies, en l’occurrence nucléaire avec la mission de rassurer, de désinformer, de contrer les vérités .. ? »

      erreipg se rencontre en tous temps, en tous lieux et en toutes époques, dès lors qu’il est question de son bébé idolâtré. Au moins ne se cache-t-il pas derrière de multiples identités.

      La réalité Fukushima a rabaissé la superbe technocratique à connotation méprisante de ces petits soldats médiatiques clouant effficacement le bec à la mise en cause par arguments coups de massue techniques, dans un domaine regorgeant de chausse- trapes.

      Je compatis à ce que doit-être actuellement leur souffrance, à l’image de ces marxistes purs et durs autrefois triomphants, ou ces grognards de Napoléon, luttant pied à pied contre l’offensive de la réalité sacrilège.

      Le même phénomène se rencontre dans le domaine des pesticides, malicieusement renommés produits phytosanitaires.

      J’ai le souvenir de François Veillerette Pdt de « Générations Futures », venant présenter son livre « pesticides, révélations sur un scandale français » à l’émission Terre à terre de France Culture, marqué à la culotte par un « expert de l’efficace lobby de l’Institut de Protection des Plantes (IPP) et Ruth Stegassy explicant qu’elle avait été obligée d’inviter ce contradicteur (alors que le lobby pesticide dispose d’un temps de parole médiatique infini).

      Delphin

  9. La piscine a déjà été consolidée : c’est donc faisable. Si son état est si préoccupant, pourquoi TEPCO ne renforce-t-il pas cette consolidation ?

  10. Ce sont finalement les Japonais qui vont payer la facture, à la fois comme consommateurs et comme contribuables.

    …ils ne la payent pas que deux fois, mais trois fois et plus, puisque leurs terres, leurs maisons, leur cadre de vie leurs sont confisqués !

  11. Le thorium, le nucléaire du futur ?
    Le Suisse Jean-Christophe de Mestral, physicien, administrateur de sociétés industrielles et membre de la municipalité d’Aubonne (VD), vient de publier L’atome vert – Le thorium, un nucléaire pour le développement durable, aux Editions Favre.
    http://cdurable.info/Thorium-Centrale-Nucleaire-Energie-Alternative-Uranium-Atome-Vert.html
    cela parait-il « sérieux » ??

    Interrogé sur pourquoi une telle merveille technologique n’a jamais vu le jour, il rappelle qu’il a fallu « choisir entre l’uranium et le thorium. Les militaires avaient eu leur mot à dire en pleine guerre froide. Et c’est la filière uranium qui a été choisie, car c’est elle qui permet de développer des armes nucléaires aisément. »

    Beaucoup parle du nucléaire civil : mais le militaire n’est-il pas mille fois plus dangereux : DESARMEMENT !

    1. Le cycle du thorium consiste à cultiver de l’uranium-233 dans un réacteur nucléaire à partir de thorium-232. Mais le cycle du thorium n’étant pas un cycle fermé, il est de toute façon nécessaire d’utiliser de l’uranium-235 ou du plutonium. Rien que du point de vue de la prolifération, l’utilisation de tels combustibles est donc éminemment problématique, surtout si le nucléaire devait fournir une contribution substantielle à la production d’énergie dans de nombreux pays.
      Il n’y a pas de nucléaire militaire sans l’électronucléaire civile. C’est ce dernier qu’il faut arrêter pour pouvoir arrêter l’autre.
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Thorium#Isotope_fertile

      1. merci : d’où une nécessité supplémentaire pour se dégager au plus vite du nucléaire civil, et ce ne sont pas les deux « artistes » du deuxième tour qui iront vers cette solution radicale.

        pour info :Sels fondus et thorium : avenir du nucléaire ?
        A Grenoble, des chercheurs du CNRS étudient les avantages et les inconvénients d’une filière nucléaire en émergence. Explications.
        http://www2.cnrs.fr/journal/736.htm

      2. La seule filière nucléaire en émergence est celle du démantèlement nucléaire. Il est grand temps d’ôter les œillères à ces « chercheurs ».

  12. c’est tristement babylonien cette terrible affaire. Il y a comme une odeur de chaos, impossible de maîtriser les forces dont nous dépendons, comment les domestiquer, elles ne cessent de revenir nous assaillir dans une contingence folle et inconsciente.

  13. Époque dramatique de tous les possibles .
    N’est-il pas possible de transférer ces barres dans une autre piscine ?

    1. @ Eric L

      Tepco a également rendu public le projet d’édification d’une structure auto-portante en acier de 70m x 30m x 50m destinée à permettre de retirer ultérieurement de la piscine n°4 – très fragilisée et depuis renforcée – les 1.500 assemblages de combustible qu’elle contient. Une concentration qui suscite de très vives inquiétudes en raison des conséquences qui pourraient en résulter si la structure en venait à faillir. La nouvelle construction supportera une grue et sera enveloppée par une toile munie de filtres destinés à empêcher la propagation des particules radioactives lors des opérations. L’ampleur des moyens nécessaires pour ce seul déchargement donne une idée du gigantisme du chantier, étant donné les contraintes qu’impliquent des installations nucléaires, qui plus est dans leur état actuel.

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=36261

    2. « N’est-il pas possible de transférer ces barres dans une autre piscine ? »

      Oui, mais il faut d’abord apprendre à jouer au « Mikado » avec une grue qui reste à construire et installer.

      On peut aussi s’entraîner à s’épiler avec une pelleteuse.

      1. François78
        c’est aussi la question que je me pose.
        J’en ajouterais une autre.
        Est-ce que c’est faute de disposer (et d’accepter l’aide) des meilleurs scientifiques et experts du nucléaire de la planète et faute de financement suffisant que les autorités japonaises ne s’empressent pas de procéder à l’évacuation des barres ? Même question pour tous les autres problèmes à résoudre concernant la centrale de Fukushima.

      2. Ce n’est pas si simple apparemment car il faut un dispositif qui permette ce transfert sans qu’à aucun moment, même très court, la barre se trouve hors d’eau.
        Dans le cas normal, il existe un système de transfert avec des portes et des tunnels entre le réacteur et la piscine pour que le chargement ou le déchargement des barres se fasse toujours de façon immergée.
        D’après ce que j’ai lu dernièrement, Tepco envisagerait des espèces de containers qui seraient plongés dans la piscine, se rempliraient d’eau puis qu’on refermerait une fois la ou les barres installée(s) à l’intérieur.
        Les problèmes à résoudre au préalable, semble t’il, sont importants car le volume d’eau doit être suffisamment important dans le container pour éviter que l’eau rapidement entre en ébullition (car volume limité et pas de circulation d’eau) auquel cas le refroidissement ne serait plus assuré ou le container pourrait exploser.
        L’autre problème est d’être, pour les mêmes raisons, absolument certain que le transfert se fasse à coup sûr et dans le temps apparti, entre la piscine branlante et une nouvelle qu’il reste à construire au sol.
        L’article en question parle d’une marge de manoeuvre de moins de 3 minutes et de plusieurs semaines pour, dans le meilleur des cas, opérer le transfert total, avec aucune possibilité d’erreur ou de retard (marge d’erreur = 0, ce que personne ne peut garantir)
        Compte tenu du nombre de barres, des conditions de travail et du grand nombre d’inconnues, il semble peu probable que ce projet soit mené à bien d’autant qu’il faudra, au préalable, l’autorisation de l’AIEA car ce projet n’a jamais été étudié et encore moins testé.

      3. Mikado, vraiment…aussi pour la piscine n°3, celle où « repose » le MOX sous une grue de 35 tonnes qui est tombée dedans…

      4. @ Stephanie Gernez
        Il n’y a rien de bien nouveau dans cela; dans toutes les centrales, les éléments de combustible usagé refroidis sont chargés dans des containers immergés dans la piscine , ils sont décontaminés à leur sortie et expédiés à la Hague, pour retraitement, depuis quelques décennies……

    3. Des travaux préalables sont nécessaires, afin d’installer une grue adaptée sur une structure porteuse, et une enveloppe destinée à filtrer les éléments radioactifs pour qu’ils ne se dissipent pas dans l’environnement. Prévision de Tepco de début des retraits de combustible : automne 2013 au plus tôt.

  14. Avec presque le même titre:
    DÉMANTÈLEMENT INCERTAIN ET DÉSASTRE ÉCONOMIQUE GARANTI
    vous pourriez écrire un billet sur la finance en ce 6 mai 2012.
    On est mal barré !

  15. J’avais lu quelque part que l’arrêt complet des centrales au Japon – hors coût du désastre Fukushima – ne coûterait qu’une dizaine d’euros en plus sur la facture d’électricité…

    Quoiqu’il en soit, on a vu notre squatteur élyséen se prononcer clairement et de manière insistante pour le nucléaire, et notre espoir de changement, Hollande, confesser qu’il allait fermer une centrale, sans se sentir lié par un accord avec les Verts.
    On mesure le chemin à parcourir en France et l’urgence d’une réglementation drastique sur le financement des partis, qui à la fois le réduise fortement et donne la même somme à chacun. Ainsi prévaudront les programmes et non pas cette foire des « vus à la télé » où le candidat n’est plus qu’une marque et un individu tenu d’être un petit robot sans aspérité, soumis aux caprices et aux manipulations des médias dont l’autorité serve pour le pouvoir en place.
    N’en déplaise aux animateurs de Canal+, le fonctionnement, l’espace, la dynamique des émissions a quelque chose de totalitaire, dans sa volonté de plier la politique et les hommes à une dictature de l’image, du consensus, du néant souriant. Ils vendent de l’idée et du politique à la criée, c’est insupportable, d’autant que nous ne sommes jmais à la table. Ils sont les premiers à tué la citoyenneté, ils sont les premiers à faire du politique un espèce de métier dont le coeur, les mots et les idées, virent automatiquement, par leur faute, en communication. Communication qui est la version commerciale de la rhétorique.
    Tout cela n’est pas un effet inévitable, ni imprévu. Cette dérive généralisée, depuis l’époque des « radios libres », a pour vocation finale de cacher l’ascension de de la caste, du capital propriétaire des chaînes et des groupes médiatiques. Tous richissimes financiers, héritiers arrogants et continuateurs d’un système où ils sont les rois feignants.

    1. Rappelons quand même qu’en matière de prévision …c’est toujours un  » détail  » qui cloche et  » fout tout en l’air « .
      Sauf erreur …chaque « expert » connaissait le risque sismique géographique local….
      Sauf erreur….chaque « expert » connaissait l’existence et l’effet dévastateur d’un possible tsunami…de LONGS MURS de béton avaient même été construits dans les endroits estimés stratégiquement menacés…..
      Un « détail » , cependant , ……la HAUTEUR anormale de la vague………!!!!
      Petite cause , grands effets…..un « détail » je vous dis…..

  16. La manière de procéder de l’industrie nucléaire est une hérésie scientifique !

    La démarche scientifique consiste à bâtir une théorie (qui peut être saugrenue) très souvent à la justifier par des calculs (qui peuvent manquer de précision ou être complètement faux) puis à attendre que des confrères aient fait un nombre jugé suffisant d’expériences pour la valider ou la rejeter (il est attendu que ces confrères fassent preuve d’un scepticisme systématique.)

    C’est l’expérience qui tranche, l’argument d’autorité n’est pas acceptable.

    Pour les techniques reposant sur une base scientifique on procède de la même manière: on imagine une solution s’écartant plus ou moins de ce qui est habituel, on fait des calculs plus ou moins exacts et on ne valide la technique qu’à l’aide d’un nombre suffisant d’essais (l’industrie aéronautique est un très bon exemple puisqu’après des essais sévères on place des boîtes noires dans chaque avion, qu’on en examine le contenu après chaque crash et que des institutions internationales ad-hoc décident ou pas d’arrêter les avions concernés, de les modifier, etc.)

    Il devrait en être de même pour l’industrie nucléaire où il conviendrait:
    – de procéder à un nombre suffisant d’expériences sur une durée convenable (30 ou 40 ans ?) avant de valider une filière
    – d’abandonner toute filière dont l’expérience a prouvé qu’elle conduit à des accidents d’une ampleur inacceptable.

    Si on accepte cette démarche alors Three Miles Island, Tchernobyl, Fukushima ne sont pas choquants mais impliquent qu’il faut arréter les centrales du même type et en concevoir d’autres capables de ne pas conduire à des catastrophes dont l’expérience prouve désormais qu’elles sont possibles.

    Si cette démarche, que nous avons l’habitude d’appliquer avec succès à la médecine, l’aviation, la construction des ponts, des barrages et des tours de quelques centaines de mètres de haut n’est pas applicable à l’électricité nucléaire à cause de la concurrence qui règne sur le marché de l’électricité, il faut en tirer les conclusions qui s’imposent.

    1. Principe de précaution

      En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne peut servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption des mesures effectives visant à prévenir les accidents.

      Principe de précaution nucléaire

      En cas de risque de dommages graves ou irréversibles, l’absence de certitude scientifique absolue ne peut servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption des mesures effectives visant à prévenir les accidents à condition que ces mesures soient économiquement compatibles avec la concurrence des autres sources d’énergie.

  17. Depuis un an, une chose que je n’arrive pas à comprendre… Pour quoi le japon n’a pas fait appel à son armée pour tenter de maitriser le chantier, mais aussi la communication liée à l’évènement ? Une armée est bien là pour défendre le territoire national, non ?
    A un niveau plus global, même incompréhension de ma part; pourquoi l’ONU n’intervient-il pas devant cette catastrophe qui pourrait devenir mondiale ?

    1. oui c’est LA question.
      Devant une catastrophe pareille il faut susciter un mouvement mondial de solidarité impliquant des scientifiques, experts, médecins, pour alerter l’opinion publique et faire pression sur Tepco, les autorités japonaises, et constituer une organisation ad hoc indépendante qualifiée pour procéder au démantèlement directement ou en tant qu’organe de conseil. Les Etats assureraient le financement. Cela suppose bien entendu de faire pression également à l’ONU pour que l’AIEA soit mise sur la touche.

      1. Oui l’humanité doit maintenant considérer prospectivement le temps long des nucléides artificiels (radioactifs); cette question est merveilleuse, riche d’espoir !

        Quelles sont les prévisions de « cancérisation » des chaînes trophiques dans le pacifique (relire Duras, avant de nous y mettre, et s’y mettre) ?

      2. Devant une catastrophe pareille…

        Il y a deux solutions, ou peut-être trois :

        1. Croire qu’un miracle pourra nous en sortir

        2. Ne pas croire au miracle.

        3. Oublier ce qui s’est passé.

      3. @PYD
        Je suis en train de lire « Le système technicien » de Jacques Ellul, pas toujours très rigolo, mais assez convaincant, la thèse principale est que le système technicien s’auto-entretient et s’auto-accroît de façon autonome et pas forcement dans la transparence (c’est un euphémisme).
        Faire venir une équipe d’experts et tout mettre sur la table, serait très risqué,.. par seulement pour TEPCO ou pour le Japon, mais pour les bases de notre civilisation technicienne. Cela ne me semble pas concevable dans le cadre actuel.

      4. Lire également, de Jacques Ellul, « le bluff technologique », où il est dit que la technique, improprement rebatisée technologie par ses grands prêtres, est devenue religion.

        Delphin

  18. Vive Fessenheim !

    Et vive Tihange! (Séisme d’une magnitude à plus de 6 sur l’échelle de Richter en 1692 autour de Verviers…) « Historiquement, le plus important tremblement de terre ressenti dans cette région date du 18 septembre 1692 et dont l’épicentre est localisé dans la région de Verviers. D’une magnitude estimée à 6,25 sur l’échelle de Richter, il détruisit des villages entiers et provoqua des dégâts jusqu’en Angleterre. »

    Et … d’une magnitude supérieure à 6 également, « les séismes du 21 mai 1382 dans le Sud de la mer du Nord, du 6 avril 1580 dans le Pas-de-Calais. (…) Dans les zones à sismicité modérée, comme la Belgique, la période de retour de tels séismes, destructeurs sur l’ensemble du territoire, est de l’ordre d’un à quelques siècles, ce qui explique que ces phénomènes naturels sont pratiquement absents de la mémoire collective. » (idem)

    1. A propos de Fessenheim j’ai entendu (bruit de cafétaria) que cette centrale a été construite avant que les ordinateurs ne soient assez puissants pour pouvoir calculer les fréquences propres des bâtiments. Ces calculs ont donc été faits après coup. Et on s’est paraît-il alors aperçu que la fréquence fondamentale était celle des tremblements de terre dans le coin. Richter 6 c’est déjà beaucoup. Avec résonance ça que être cataclysmique.
      Quelqu’un confirme-t-il?

    2. A propos de mémoire collective..
      Il ne s’est pas passé un mois pendant le quinquenat sans qu’éclate une affaire de prévarication ou d’abus de biens sociaux quand ce n’est pas carrément des valises de frics qui circulent . Certains sites en donne la liste et c’est totalement invraisemblable tant il y en a eu.
      Et… et j’ai des gens autour de moi qui pensent encore que le gnome sociopathe est un type bien et il y aura quelques millions de personnes pour le soutenir.
      quelqu’un peut il m’expliquer?

      1. Il y a pas mal de gens qui profitent du système…Du moins dans les classes les moins moyennes et supérieures et bcp de méconnaissance, de préjugés, de racisme – Hollande a déclaré vouloir le vote des étrangers aux élections locales – sans compter la massive désinformation menée par tout le système médias aux ordres.

      2. La démagogie élevée au rang d’art fonctionne bien pour les personnes n’ayant aucune idée de la complexité des choses, ne comprenant donc pas du tout la « marche du monde » et ne demandant donc qu’à être rassurées.

        (Les médias admiratifs : « Sarkozy animal politique)

        Delphin

  19. L’état ça ressemble a un organisme de soutiens aux lobbys nationaux
    alors demander aux états de dissoudre l’ AIEA 🙂
    La question dans un monde ou le rapport de force forme les prix , les salaires et ou le capital permet l’impunité c’est quelle est notre force pour changer les choses quels sont les objectifs prioritaires et nos outils et quels sont les faiblesses de l’ennemi

  20. Merci et bravo encore une fois pour cette excellente synthèse.
    Elle me rappelle au dossier sur le nucléaire, en résumé ci-dessous quelques infos du même acabit.

    Plusieurs articles ont été publiés dans Le Monde du 3 mai, accès limité aux abonnés hélas mais on trouvera bien d’autres infos en accès libre :

    1. « Le Japon s’apprête à mettre à l’arrêt son dernier réacteur » (C’est fait).

    2. « La situation demeure critique à la centrale de Fukushima »

    Résumé :
    R4 : hautement vulnérable, risque explosif
    R2 : niveau d’eau de l’enceinte de confinement au plus bas (60 cm pour 4,5m attendus) températures à 50 degrés, radiation 70 sieverts/heure (pour 1 milisv/an recommandé).
    R1, R3 : clair comme du jus de boudin car inaccessibles, trop hauts niveaux de radiations (70 MO de becquerels de césium/heure
    Et aussi : problèmes de place pour stocker l’eau et les boues contaminées.

    Extrait
    « Bâtiments inaccessibles, problèmes de stockage, risques de nouvelles explosions… Un an et presque deux mois après le début de la crise nucléaire de Fukushima, la situation reste critique dans la centrale japonaise. Le site, que 3 000 travailleurs s’efforcent de nettoyer et de consolider, demeure à la merci d’un nouveau puissant séisme. Entre le 11 mars 2011 et le 11 mars 2012, le Japon a subi 97 séismes de magnitude supérieure ou égale à 6. Et l’activité sismique ne faiblit guère. Les secousses menacent les installations de fortune mises en place pour refroidir les réacteurs endommagés ou les fragiles systèmes d’injection d’azote destinés à limiter les risques d’explosion d’hydrogène. »

    3. Un encart « Kukushima, le glas du nucléaire ? » signale un livre de Patrick Piro, journaliste indépendant, spécialiste des questions de l’environnement : « Le nucléaire, une névrose française. Après Fukhusima, à quand la sortie ».

    4. « Mme Merkel reprend en main la politique énergétique »
    Extrait
    La chancelière allemande a réuni, mercredi 2 mai, scientifiques et industriels du secteur. Angela Merkel va-t-elle cumuler les fonctions de chancelière et de ministre de l’énergie ? Officiellement, non. Pourtant, c’est bien de cela qu’il s’agit. Un an après l’annonce par Berlin de l’abandon du nucléaire civil à l’horizon 2022, d’incessants tiraillements entre le ministère de l’environnement et celui de l’économie risquent de provoquer un véritable « désastre », selon la formule de Frank-Walter Steinmeier, un des dirigeants du SPD (sociaux-démocrates) qu’approuvent nombre d’industriels. Du coup, Angela Merkel prend les choses en main.

    Points clefs :
    . 1 an après l’arrêt de 8 centrales, pas black-out, mieux : export en France durant les grands froids de février
    . le passage aux énergies renouvelables soulève d’innombrables questions, le principe de la sortie du nucléaire n’est pas remis en question.
    . un des opposants les plus farouches à la sortie du nucléaire (Jürgen Grassmann) reconnaît que celle-ci est « faisable et qu’en 2050 la production d’électricité allemande pourra être neutre pour le climat ».
    Malgré tout, les difficultés sont nombreuses dont certaines reconnues majeures selon Siemens.

    5. « L’avenir de Fessenheim suspendu au scrutin »

    Extrait
    « La doyenne des centrales françaises cristallise les divergences des deux candidats sur la stratégie nucléaire. Au premier tour de l’élection présidentielle, la commune de Fessenheim a voté à 33,5 % pour Nicolas Sarkozy. François Hollande ne glanant que 12,4 % des suffrages. A l’évidence, le président sortant engrange les dividendes de son engagement en faveur de la centrale nucléaire alsacienne. « On ne la fermera pas, cette centrale, il n’en est pas question ! », a-t-il promis aux salariés du site, le 9 février. Le candidat socialiste, lui, a annoncé son arrêt s’il est élu. Un « arrêt immédiat », précisait l’accord signé entre le PS et les écologistes ».

    Rappel : âge, vulnérabilité à un séisme, à une crue, épaisseur du radier et j’ajouterais dans une zone mitoyenne avec la Suisse et l’Allemagne qui nous oblige à prendre en compte avec respect le point de vue de ces populations.

    6. Tchernobyl.

    6.1 Thierry Meyer, président des enfants de Tchernobyl.
    « 26 ans après, les conséquences de Tchernobyl sont bien visibles »

    http://www.lalsace.fr/actualite/2012/04/26/26-ans-apres-les-consequences-de-tchernobyl-sont-bien-visibles

    Un autre bref article dans l’Alsace mentionnait 200.000 victimes et 200.000 malades !
    Sur wiki les estimations varient de 47 personnes à 1 million de victimes !

    6.2 « Top départ pour le sarcophage géant au dessus de Tchernobyl » (Le Monde du 26 avril).

    Extrait
    « Vingt-six ans après la catastrophe, Bouygues et Vinci commencent l’édification de l’arche de 108 mètres de haut qui doit recouvrir la centrale. Sur le papier, l’opération a tout du casse-tête. Le 15 mars, un bateau chargé à Venise (Italie) d’un millier de tonnes de poutres métalliques est arrivé à Odessa (Ukraine). Direction : Tchernobyl, 600 kilomètres au nord, grâce à un convoi d’une soixantaine de camions. Ce sont les premiers éléments de l’arche qui doit recouvrir le réacteur accidenté et dont le montage vient de commencer, vingt-six ans après la catastrophe du 26 avril 1986 ».

    Points clefs
    Le sarcophage actuel est fissuré sur 150 m
    Préalable : décontaminer les abords, il y a 1.200 ouvriers sur le site
    chantier : 3 ans de retard, équivalent acier de 3 tours Eiffel à transporter à travers l’Europe, achèvement prévu fin 2015, budget 1,54 Ma, complexe, prototype sans équivalent dans le Monde., défi technique démesuré
    Après installation il faudra démanteler puis récupérer les déchets, horizon : 1 siècle. Mama mia.
    On n’ose imaginer ce que sera le chantier de Fukushima.

    6.3 « Dans les cent prochaines années, l’Ukraine devra gérer des tonnes de déchets nucléaire ». ‘Le Monde 26 avril

    Extrait
    « RECOUVRIR le réacteur accidenté de Tchernobyl est une chose, se débarrasser de ce qu’il contient en sera une autre. « L’idée est que, d’ici à cent ans, on évacue de manière sécurisée, avec des équipements robotisés, l’ancien sarcophage et les matières qu’il recouvre, explique Michel Chouha, représentant à Kiev de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Mais on ne pourra rien enlever à court terme, la radioactivité en est trop forte. » Les spécialistes estiment que le réacteur n° 4 contient près de 200 tonnes de combustible usé et fortement irradié. »

    Points clefs.
    Réaction nucléaire possible dans les piscines.
    Le bâtiment ISF-2 ne sera achevé que en 2014 pour un budget de 151 Mo euros.
    Il faudra relayer la Russie pour la gestion des déchets

    Le nuclaire est une énergie bien complexe, obsolète et mortifère aussi à y regarder de près.

  21. Arrêter les centrales, c’est un premier pas indispensable, mais il faut ensuite les démanteler, ce qui n’a JAMAIS pu être réalisé en France, ni à ma connaissance dans le monde.
    Toutes les réacteurs sont aujourd’hui arrêtés au Japon, mais cela ne signifie pas que leurs combustibles sont stockés dans des conditions qui les protègent d’un incendie.
    Si une catastrophe supplémentaire se produit à Fukushima I, que se passera-t-il, par exemple, à Fukushima II (à 7 km à vol d’oiseau) ?

  22. Une vision « Katastrophiste » en prime sur une große catastrophe, serait-elle donc la seule à nous faire prendre conscience enfin de la réalité, c’est à dire du danger du nucléaire ? Faut-il prendre en en plus l’accent allemand pour cela ?
    Comme si tout contact direct avec l’atome avait pour conséquence d’irrationaliser notre raison critique. Que croyons-nous donc ? Qu’attendons-nous ?
    D’être irradier pour réagir, mais alors il sera trop tard.

    1. @ PHILGILL
       » …Qu’attendons-nous ? d’être irradiés…  »
      T’inquiète ! C’est en cours . Renseigne-toi . Je parle de la France , bien sûr .
      Le déni des autorités est grandiose . Et face à cela , des médecins qui effectuent un travail de fourmis .
      A propos de détection de maladies dues à l’irradiation et de la position des autorités , je te propose de lire le texte suivant QUI EMANE DU CEA ( Commissariat à l’Energie Atomique ) en prenant soin de lire attentivement les 4 dernières lignes :
      – Le CEA annonce un premier pas vers la détection des cancers causés par irradiation –
      Hygiène / Sécurité / Sante | 22 septembre 2011 .
      Les chercheurs du Commissariat à l’énergie atomique, en collaboration avec les équipes de l’Institut de cancérologie Gustave Roussy (IGR) de Villejuif et de l’Hôpital Pasteur de Nice, publient un article dans la revue PlosOne qui ouvre la voie à une détection des cancers causés par irradiation.
       » Grâce à une méthode d’analyse de l’expression globale des gènes, ils ont trouvé une signature qui permet de reconnaître la nature radio-induite de certaines tumeurs », indique le CEA, précisant que « ces travaux de recherche fondamentale sont une première étape, mais une étape importante, pour tenter de déterminer si une tumeur, en particulier parmi celles de la thyroïde, sont ou non de nature radio-induite « .
      Si cette avancée permet d’envisager le développement d’un  » test fiable et à grande échelle » permettant de déterminer l’origine des tumeurs, les chercheurs précisent qu’il reste cependant encore beaucoup à faire.  »
      – Cancers de la thyroïde et Tchernobyl .
      Les scientifiques précisent que « cette méthode a été appliquée sur des tumeurs de la thyroïde apparues à la suite d’une radiothérapie ainsi que sur des tumeurs de la thyroïde développées par des enfants vivant à proximité de la centrale de Tchernobyl en 1986 .  »
      Quant à l’utilité du test, Sylvie Chevillard, chef du laboratoire de cancérologie expérimentale, (Direction des sciences du vivant du CEA ) explique qu’il pourrait, contrairement aux enquêtes épidémiologiques, permettre de trancher au cas par cas sur le rôle joué par le passage du nuage de Tchernobyl dans l’occurrence de certains cancers de la thyroïde dans l’Est de la France.
      En septembre, la cour d’appel de Paris a décidé de clore l’enquête ouverte en 2001 sur l’impact du nuage de Tchernobyl en France, suivant ainsi les réquisition du procureur général. Ce dernier estimait en mars que les analyses disponibles ne permettaient pas d’établir un lien entre le passage du nuage radioactif et des maladies de la thyroïde .  »

      @ PHILGILL encore
      « Qu’attendons-nous … pour réagir, mais alors il sera trop tard.  »
       » Valognes stop castor  » , tu peux aller sur ce site . On a fait ce qu’on a pu en novembre dernier pour bloquer un train de déchets nucléaires en partance pour l’Allemagne ; en ce moment on s’attaque aux lignes THT (Très Haute Tension , 400 000 volts ) en cours d’installation et qui sont destinées à la distribution électrique provenant de L’EPR en construction .
      Je sais , je sais , le pot de terre contre le pot de fer …
      Cependant , dans un texte resté longtemps confidentiel , les autorités nucléaires indiquaient ( en 1983 ) que ce qu’elles peuvent craindre le plus c’est qu’on s’attaque aux lignes THT  » car nous ne pourrons pas mettre un CRS pour garder chaque pylône  » .
      Bien entendu ces actions doivent déboucher , comme en Allemagne , à quelque chose de plus vaste .

      1. Je sais , je sais , le pot de terre contre le pot de fer … (taratata)

        Si les anti-nucléaires n’avaient pas protesté, dans les années 70 en particulier, qui peut dire où en seraient les choses dans ce domaine?

        La protestation massive contre Superphenix (un des truc les plus gigantesque et merdique qu’on ait jamais construit) a d’abord semblé être un échec total mais elle a probablement compté pour une part non négligeable dans l’abandon de cette filière. Idem pour l’épisode en cours avec les réacteurs EPR à propos desquels il me semble possible d’affirmer que les contestations ne restent pas sans effet.

  23. Encore le mélange des genres entre Tepco, les politiques et les médias: Fumio Sudo, chairman du conseil d’administration de Japan Broadcasting Corp. (NHK) devient l’un des 6 administrateurs de Tepco, extérieurs (indépendant??) à Tepco.

    Cela ne présage sans doute rien de bon pour la transparence qui manque déjà beaucoup…
    C’est d’un autre type de chape de plomb dont la centrale aurait bien besoin!!!

    http://ajw.asahi.com/article/0311disaster/fukushima/AJ201205150076

  24. Au Japon, le fugu (prononcer  » fougou « ) est un poisson très recherché pour sa chair. Mais il doit être préparé par des cuisiniers spécialisés, car ses entrailles contiennent une substance mortelle pour laquelle il n’existe pas d’antidote. Manger du fugu qui a été préparé par une personne éventuellement incompétente pour cette fonction, revient à jouer à la roulette russe. La centrale nucléaire japonaise qui continue d’inquiéter le monde aurait peut-être dû s’appeler  » Fugushima « …

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