L'actualité de la crise : LA CROISSANCE NE SUFFIT PAS, par François Leclerc

Billet invité

Le désendettement est pris en Europe dans un cercle vicieux qu’il faudrait briser. Mais comment ? La détérioration des conditions économiques et le poids des problèmes non résolus pèsent sur le système bancaire européen, aboutissant au final à une diminution du crédit et au maintien d’une croissance globalement atone. Les banques sont confrontées à la baisse de leurs revenus et à la dépréciation de leurs actifs, ce qui accentue leurs besoins de désendettement et diminue encore leurs encours de crédit. Le tout associé au dysfonctionnement du marché interbancaire, qui se poursuit.

Les dérèglements du système financier sont plus que jamais le principal moteur de la poursuite de la crise et leur résolution devrait être au cœur de toute stratégie. Ils vont appeler une nouvelle intervention de la BCE, mais celle-ci ne réglera pas ses problèmes de solvabilité, toujours niés, jamais réglés et plus que jamais présents.

Le dernier « rapport sur la stabilité financière globale » du FMI a dressé le décor en annonçant que les 58 plus importantes banques européennes allaient devoir – suivant l’hypothèse modérée – réduire leurs bilans de 2.000 milliards d’euros d’ici à la fin 2013 (le FMI compte 2.600 milliards en dollars). L’impact en termes de crédit à l’économie est de -7 % pour la zone euro et en points de PIB de -1,4 %, selon cette même hypothèse.

Eurostat, l’institut statistique européen, a de son côté mesuré l’impact de la dette privée sur la dette publique en additionnant seulement ce qui traîne sous les tapis. Il est arrivé à un total de 603 milliards d’euros, l’Allemagne se détachant en tête avec une contribution de près de la moitié de ce montant, reconnue par la Bundesbank, devançant nettement le Royaume Uni, l’Irlande et les Pays-Bas. Il ne faut pas chercher bien loin les données à l’origine de ces calculs : elles proviennent des bilans des bad banks créées dans ces pays. En Allemagne, ce sont les actifs toxiques de Hypo Real Estate et de WestLB qui y sont parqués, avec la garantie de facto de l’État. D’après Handelsblatt, le quotidien économique allemand, 100 milliards d’euros d’actifs toxiques supplémentaires devraient être ajoutés prochainement à ce compte, en provenance de WestLB.

La mode est à nouveau aux bad banks, le gouvernement autrichien venant de réinjecter 1,27 milliards d’euros dans KA Finanz, dont l’État est l’unique actionnaire, où sont retenus les actifs toxiques de Kommunalkredit, nationalisé dès 2008. Sans compter les garanties qui vont aller avec et dont le montant n’a pas été communiqué.

Mais Eurostat ne s’est pas arrêté à ce constat général et vient de sévir en Irlande. L’institut a intégré dans les comptes publics 5,8 milliards d’euros consacrés par le gouvernement au sauvetage des banques, et contesté le traitement comptable de 32 milliards d’euros de dette détenue par NAMA (la bad bank irlandaise), faisant à l’arrivée plonger le déficit 2011 à -13,1 %, bien au-dessus de l’objectif de -10,6 % fixé par la Troïka. Rappel : le gouvernement irlandais a injecté 64 milliards d’euros ces trois dernières années dans ses banques.

La situation en Irlande apparaît comme préfigurant ce qui attend l’Espagne, en beaucoup plus grand pour cette dernière. Ce qui explique que la gravité et l’ampleur de la situation n’y est reconnue qu’à reculons, faute de disposer d’une solution. Les analyses sur la bulle immobilière espagnole n’en finissent pas de démontrer qu’elle est loin d’avoir encore produit tous ses effets dévastateurs sur le système bancaire espagnol, acculant le gouvernement et les autorités européennes à finir par trouver une solution afin de le renflouer et d’éviter son écroulement. Une fois de plus, des centaines de milliards d’euros sont évoqués.

La part des logements vides s’accroit désespérément, terminés, en cours de construction ou bien en attente d’acheteurs après expulsion des occupants n’ayant pu payer leurs mensualités de remboursement de prêt. Selon le New York Times qui a dernièrement consacré une enquête fouillée au sujet, des professionnels de l’immobilier chiffrent à 1,9 million de logements le parc d’invendus et à 3,9 millions le nombre de ceux qui pourraient être mis sur le marché dans les années à venir. Par rapport à leur pic de 2007, les prix seraient destinés à chuter de 60 %… Les chiffres donnent le tournis, d’autres estimations concluant à l’existence de 21.000 promoteurs immobiliers devant 126 milliards d’euros aux banques, selon un consultant immobilier interrogé par Reuters. Les promoteurs seraient artificiellement maintenus en vie par leurs créanciers afin que ces derniers n’aient pas à constater leurs pertes.

Les banques ne sont pas uniquement menacées par cette situation, les Espagnols aussi, dans un pays où les patrimoines reposent sur 80 % de valeurs immobilières. La baisse du marché représente un appauvrissement généralisé du pays, un de plus.

Un éclairage inédit a également été apporté par l’enquête du New York Times. Suivant l’exemple donné par les banques américaines, leurs consoeurs espagnoles n’ont pas manqué d’évacuer de leurs bilans à destination du marché européen beaucoup de leurs crédits immobiliers en les titrisant après les avoir packagés. Afin de préserver leur crédit sur le marché, les banques espagnoles ont dans un premier temps rachetés ces actifs à leurs acquéreurs, lorsqu’ils étaient particulièrement douteux. Mais elles doivent désormais les racheter avec une décote de 10 à 30 %, n’ayant plus les moyens de payer plein pot.

La bulle immobilière n’est pas dans les moyens de l’Espagne ; sera-t-elle dans ceux des dirigeants européens qui vont devoir se faire violence ? Tout du moins une fois évacués les bricolages du gouvernement espagnol qui évalue encore deux montages possibles : la création de bad banks déguisées en sociétés immobilières, et des emprunts aux banques de l’État pour que celui-ci en retour les finance…

Les dirigeants européens seront placés devant un dilemme, car leurs accords actuels ne permettent pas au FESF (fonds européen de stabilité financière) de financer directement les banques, les aides devant passer par les États. Ce qui reviendrait, si une telle décision était prise, à accroître le déficit public espagnol…

La seconde grande question qui monte est celle de la croissance. D’autant que le Royaume-Uni vient officiellement d’entrer en récession, confirmant s’il en était besoin que la stratégie de David Cameron – réaffirmée faute d’alternative par George Osborne – est un échec total.

Mais, une fois admis que sans croissance le désendettement des États est mal parti, il reste à en dégager le financement. Car c’est sous cet angle que la question est prioritairement abordée, sans remettre en cause la priorité accordée au désendettement, en se contentant d’énumérer les secteurs d’activité qui pourraient être porteurs de croissance et donc de revenus fiscaux, comme s’il s’agissait d’une simple formalité.

Mais comment faire, si les banques ne peuvent pas et les États non plus ?

Mario Draghi, le président de la BCE, a admis de son côté que la BCE n’y parvenait pas davantage. Il a procédé aujourd’hui à l’analyse des résultats de l’injection de 1.000 milliards d’euros dans le système bancaire, pour reconnaitre qu’ils n’avaient pas produit tous les effets escomptés, car “la demande [de l’économie] est contenue, donc la demande de crédit est contenue”. “Nous ne pouvons pas suppléer au manque de demande” a-t-il déploré, faisant valoir toutefois que du temps avait été gagné, “ce qui n’est pas négligeable”… On n’était pas habitué à un langage aussi direct, faut-il que les choses ne tournent pas rond ?

Il a ensuite été nettement plus loin, en déclarant devant le Parlement européen : “Nous avons un pacte budgétaire (…) nous devons revenir en arrière afin de faire un pacte de croissance”. Tout en réaffirmant la nécessité de la politique d’austérité actuelle et les bienfaits des réformes structurelles, pour retomber sur ses pieds. Estimant qu’il faut persévérer et que “nous sommes au milieu du gué”, Mario Draghi n’en a pas moins affirmé son attachement au “modèle social européen”, tout en considérant qu’il ne peut être fondé sur l’endettement… Il y en a donc pour tout le monde.

Angela Merkel a ainsi pu réaffirmer : “Nous avons besoin de croissance, de croissance sous forme d’initiatives pérennes, pas juste de programmes de conjoncture – qui creuseraient encore la dette publique – mais de croissance comme Mario Draghi l’a dit aujourd’hui, sous forme de réformes structurelles”. Jean-Claude Juncker a repris la balle au bond : “Il est évident qu’il faut compléter la politique européenne par une stratégie de croissance”, ajoutant en négociateur accompli : “Ce n’est pas nécessairement une affaire de traité, mais c’est une affaire à traiter.”

Dans ce contexte très évolutif et contradictoire, François Hollande a trouvé du champ pour exprimer les quatre points du mémorandum qu’il envisage d’adresser aux chefs d’États s’il est élu. Il propose de créer des eurobonds ayant pour objet de financer “des projets industriels d’infrastructure”, d’accroître les moyens de la Banque européenne d’investissement, de mobiliser les reliquats inutilisés des fonds structurels européens et de créer une taxe sur les transactions financières.

Est-ce que ces mesures fondent une alternative à une stratégie en déroute ? Sont-elles susceptibles de déclencher une croissance salvatrice et miraculeuse ? Il est permis de ne les considérer que comme l’expression prudente de la base de négociations difficiles avec l’équipe allemande au pouvoir, tout au plus. Si cet obstacle devait être franchi, peut-on croire que l’équation du désendettement européen pourrait alors être résolue ? Le silence qui subsiste sur les mesures à prendre en direction du système financier – une taxe financière n’étant somme toute qu’une mesure aussi symbolique que ne l’est la taxation des revenus les plus élevés – montre que le compte n’y est pas. Tout un volet essentiel de la crise reste dans l’ombre.

Une dynamique peut-elle néanmoins s’enclencher, qui conduirait à des remises en cause nécessaires ? Les nouveaux épisodes de la crise seront sans conteste le moteur le plus puissant.

118 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LA CROISSANCE NE SUFFIT PAS, par François Leclerc »

  1. Bonsoir François.

    Que des “bonnes nouvelles ” ces derniers temps.

    La seule mesure à entrevoir pour déclencher une croissance salvatrice et miraculeuse est de passer en économie de guerre.Les paris sont ouverts.

    Pour info à moins que je sois en retard d’un métro, à fukushima cela ne va pas fort non plus.

      1. Le point sur Fukushima dans la prochaine livraison !

        …On se doute qu’il n’y a pas, hélas, que les ballons de foot qui voyagent de Fukushima jusqu’au Canada…

      2. “Vous êtes génial FRANÇOIS” … cette fois la consigne est claire pour le 6 mai ! merci.

  2. La pensée classique, avec la croissance a du mal ici.
    Quels territoires faut-il investir pour dégager de la valeur?
    Pensée classique, où sont désormais tes territoires, ceux que jusqu’alors seul l’argent de l’investissement investissent?

    La “croassance” me va bien!
    C’est assez grenouille!
    Mais il faudra beaucoup de temps à l’homme pour qu’il admette, être le motif de croasser, être un motif suffisant à la croissance….
    C’est encore tabou, pourtant…., froggy be good, isn’t it?

    Vivement que soit imaginée l’idée de financer n’importe quoi, pourvu qu’également chacun se reconnaisse y être impliqué, et en vrai y travaille étant financé.
    N’était-il pas ainsi stupidement financé, car par l’abord de la vacation sans autorisation, la recherche du XVIII°, même si le XIX° en a conçu la comptabilité de la fascination?

  3. Je vais faire le ronchon…
    Ne serait ce pas un message de la Troïka et de ses alliés envers F.Hollande pour le cas où il soit élu, lui indiquant qu’ils seraient disposés à faire un petit pas dans sa direction pour peu qu’il en fasse un grand dans la leur. Et ainsi les apparences seraient sauves.

    1. Oui en effet, les dirigeants européens qui ne voulaient pas recevoir Hollande retourneraient-ils leur veste en prévision de sa future élection ?
      Ça sent comme la fin du sarkosysme….

      1. Hollande n’est pas seul…L’étrange attaque de la presse américaine sur “Nicolas Lepen” le prouve.
        C’est comme ici, on choisit entre les lignes le candidat préferable, meme par les US.
        Hollande s’affiche comme socialiste, mais ça ne fait pas tellement peur depuis DSK au FMI.
        A part quelques crétins à la City…A moins que cela ne soit qu’un buz idiot destiné à l’électorat français.
        Je pense que le couple Merkosy fiche la trouille désormais. Si l’Europe capote, les USA ont peur que cela soit aussi ravageur pour eux.
        L’analyse de ce blog est de plus en plus partagée, meme sur les marchés. Il y a des limites au sauvetage des banques…On arrive à ce point décisif. Ensuite si on continue la méthode Merkosy on ne fait que se tirer une balle dans le pied.
        On a Goldam Sachs>Draghi>Merkosy….Le message des marchés, pas de Hollande!
        Allez croire que Draghi devient un sympathique socialiste est totalement illusoire:
        Il va falloir eutnanasier le rentier.
        Ben oui les gars, il faut en passer par la…Les plus riches n’ont pas l’intention de tout faire couler pour soulager le petit bourgeois et les classes moyennes…Tant pis pour vos assurances vies…
        Ce qui explique à mon sens l’extremisme de droite.
        Dans chaque crise, la classe moyenne est ruinée, le coup classique depuis 150 ans.
        Et c’est bien elle qui porte les fachistes au pouvoir, et non pas le petit peuple.
        Dans l’actuelle campagne en France, Sarkosy ne va pas draguer “les plus faibles”… Non c’est du cinéma il conforte la fachisation des classes moyennes “bien pensantes”. Son propre camp. Les chomeurs, les smicards, il en a rien à cirer. Mais quel idiot pourrait le croire aprés l’avoir vu à l’oeuvre?

    2. Garorock,
      Tout à fait, cela correspond à l’analyse de la lettre Chevreux et du contenu de l’interview d’un des auteurs de cette lettre Nicolas Doisy
      Restons vigilants, critiques et informés

  4. Je me demande si, dans le cas où François Hollande serait d’accord avec vous, il pourrait :

    1/ répondre ouvertement en qualité de candidat à la présidence,
    2/ et quand bien même il serait élu, pourrait il avancer dans cette direction à visage découvert.

    Je parle de Hollande, car ce serait évidemment le plus à même de se rapprocher de cette analyse.
    Et dans le cas où il ne le ferait pas du tout, nous n’avons malheureusement rien d’autre dans nos réserves.

    Voilà le triste constat que nous pouvons faire : dans aucun pays au monde il existe une femme ou un homme politique qui dira haut et fort ce que nous constatons tous : “on pousse le monde à la faillite et les hommes à s’affronter alors qu’ils ne le souhaitent pas”.

    Zola, Hugo, au secours …

  5. Votre phrase “La baisse du marché [immobilier espagnol] représente un appauvrissement généralisé du pays, un de plus.” me laisse perplexe.
    Il me semble que l’immobilier n’a pas de valeur intrinsèque, comme en témoigne le fait que par exemple les prix à Paris ont plus que triplé en 30 ans sans raison : un studio acheté alors avec un an de mon salaire coûte maintenant cinq ans de ce même salaire (qui n’a pas varié en euros constants).
    Une baisse du marché immobilier est, dans ces conditions, plutôt un enrichissement généralisé du pays !
    En effet, elle profite, toutes choses égales par ailleurs (?) à 50% de locataires que les loyers élevés privent du nécessaire, au détriment de 5% de bailleurs privés dont les revenus locatifs ne sont que le superflu…

      1. En espagne contrairement aux USA, la personne qui à souscrit un prêt doit en rembourser l’intégralité.
        Par ex si il emprunte 100000 pour acheter un studio et que suite à un défault de payement la banque vends aux enchéres et récupère tout frais déduits 40000 il reste 60000 à rembourser sur lesquels les intérêts continue à courir.

      2. Vous posez une question sous-jacente intéressante, Philippev : celle du risque que prend le prêteur en… prêtant ! Il n’y a pas qu’en Espagne que cela va comme vous dites. En Belgique, par exemple, avant de vous prêter les sous, une banque fait toujours faire une évaluation du bien immobilier par un expert. Or, comme vous le dites également, elle n’est pas tenue de supporter la part de dévaluation du bien en cas de défaut de paiement de l’emprunteur et de vente forcée. En d’autres termes, le solde de l’emprunt initial lui reste dû (avec intérêts) après vente forcée du bien dévalué. Je m’interroge donc sur la valeur juridique de l’évaluation du bien par l’expert : puisqu’elle ne lie pas les parties, elle n’aurait qu’une valeur économique indicative. Je pense personnellement qu’un juge civil pourrait très bien opposer cette évaluation à la banque créancière en cas de vente forcée du bien et l’obliger à supporter le risque qu’elle a pris en accordant un prêt pour un bien susceptible d’être dévalué (comme 99,99 % des biens qui sont dans le commerce).

      3. Vous donnez en gros la définition des gains de productivité : ce qui coûtait 100 hier ne coûte plus que 50 maintenant, et en effet cela enrichit tout le monde.
        La baisse de l’immobilier enrichirait tout le monde, même ceux ayant acheté 100 et revendant 50, par exemple pour déménager, à condition que leur prochain logement ait baissé aussi et coûte 50…

    1. @ François Leclerc

      Dans votre billet, vous dîtes que les banques espagnoles n’ont pas “manqué d’évacuer de leurs bilans à destination du marché européen beaucoup de leurs crédits immobiliers en les titrisant après les avoir packagés.”

      Elles en ont racheté, d’accord mais y en a t-il encore en circulation ou dans les coffres des banques françaises, allemandes… ou pire en garantie dans le bilan de la BCE en échange de prêts à très court terme ou les 2 LTRO ?

      1. @ François Leclerc

        Si ça se trouve, les banquiers ou les compagnies d’assurance elles-mêmes auraient du mal à le savoir si on leur posait la question.

        Enfin…, merci de prendre le temps de répondre à nos questions, M Leclerc. Au moins, ici, on a de l’info!

  6. Pour relativiser…

    “A Berlin : « Nous pouvons changer la rhétorique » du traité
    Dans ce contexte, la déclaration d’un député de la CDU (droite, au pouvoir), Andreas Schockenhoff, n’est pas passée inaperçue, puisque l’élu, vice-président de son groupe au Bundestag, n’a pas exclu, lundi, une renégociation du traité européen… « S’il y a des renégociations, elles doivent être menées très rapidement », a-t-il jugé, avant de préciser : « Nous ne pouvons pas changer la substance, mais la rhétorique. Nous pouvons y mettre un beau paragraphe sur la croissance (…) Comme ça, Hollande pourra dire chez lui : “J’ai fait en sorte que le pacte budgétaire traite de croissance”.»

    Le ministre belge des affaires étrangères, Didier Reynders (libéral), a lui aussi estimé, en début de semaine à Luxembourg, qu’il serait possible d’ajouter un texte sur la croissance et l’investissement au traité budgétaire. Et pour ne pas perdre pied dans ce débat sur la relance, qui tourne au désaveu cinglant de la stratégie européenne du président Nicolas Sarkozy, le Français Joseph Daul, président du groupe PPE (droite) au Parlement européen, s’est tout de même fendu d’une lettre à la Commission européenne, mardi, dans laquelle il donne, lui aussi, ses recettes pour « relancer nos économies ».

    « Notre message, c’est de dire qu’il y a bien deux volets à tenir : le premier, imposé par les Allemands, à juste titre, est l’austérité, et l’autre, c’est la relance », résume Antoine Ripoll, à la présidence du Parti populaire européen. « Mais il ne faudrait pas penser que, parce que la pression des marchés sur les Etats se relâche un peu, nous pourrions nous permettre de revenir sur les objectifs de déficits budgétaires. Il n’est pas question de se lancer dans une relance keynésienne comme le préconisent les socialistes… »
    ( Article de Médiapart)

    1. « A Berlin : « Nous pouvons changer la rhétorique » du traité

      Rhétorique

      Extrait: “Le spécialiste et universitaire Jean-Jacques Robrieux souhaite quant à lui mettre un terme au débat, dans Éléments de rhétorique, en expliquant qu’on peut : « essayer de résumer très simplement : la rhétorique est l’art de s’exprimer et de persuader ». Enfin, Michel Meyer ajoute que « la rhétorique lisse et arrondit les problèmes, qui s’estompent du même coup sous l’effet du discours éloquent », se focalisant alors sur la portée utile de la discipline oratoire, qui reste un assemblage de techniques prévalant dans une situation de communication socialement cadrée.”

  7. lien : http://www.actuchomage.org/forum/index.php?f=13&t=60722&start=0&sid=485f4e76076f4e8253fc8f99780d9452&rb_v=viewtopic

    Les lobbys qui tiennent la France

    25 Avr 2012

    D’abord à écouter…

    Lobby Planet par Là-bas si j’y suis => http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2432

    Ensuite, à lire…

    L’Expansion a enquêté sur ces réseaux d’influence qui, de Paris à Bruxelles en passant par Washington, font et défont les décisions politiques. Plongée dans les arcanes du vrai pouvoir.

    “Lutter contre les vieux ennemis de la paix — le monopole industriel et financier, la spéculation, la banque véreuse, l’esprit de clan. Ceux-là considèrent le pouvoir […] comme un simple appendice de leurs affaires privées. Jamais dans toute notre histoire ces forces n’ont été aussi unies contre un candidat, unanimes dans leur haine à mon endroit. Et leur haine me fait plaisir.” François Hollande en meeting, chauffé à blanc par des militants socialistes ? Non. Nicolas Sarkozy dans une figure de rhétorique électorale ? Toujours pas. L’auteur de ce discours prononcé au Madison Square Garden en octobre 1936 s’appelle Franklin Roosevelt, candidat sortant à la présidence des Etats-Unis.

    Autres temps, autre verve. Autres mœurs, surtout : à l’ivresse rooseveltienne de défier tous les lobbys semble succéder aujourd’hui le besoin de les rassurer, l’obligation de composer avec eux. Sous surveillance — forcément négative —, le prochain président de la République, au seuil de lendemains redoutables, se prépare fébrilement à les rencontrer. Certains y verront la couardise d’une classe politique française soi-disant désarmée. Peut-être. Mais ce sont surtout les lobbys qui se sont renforcés par rapport au passé. Plus nombreux, mieux organisés, plus riches aussi. Quelques chiffres suffisent à s’en convaincre : capitale européenne du lobbying, Bruxelles en compte environ 30.000, soit en moyenne 40 par député européen et un pour deux fonctionnaires. En France, au registre légal de l’Assemblée nationale ouvert en 2009 pour améliorer la transparence, figurent seulement 153 “pros” de l’influence. Chiffre officiel.

    L’Assemblée largement ouverte aux “visiteurs”

    Mais rien n’empêche les lobbys non inscrits d’aller frapper à la porte d’un député. Et ils se font rarement prier. Selon les pointages de l’association “Regards citoyens”, quelque 2.500 organisations professionnelles ou représentants d’intérêts privés se sont introduits à l’Assemblée pour faire entendre leurs voix en trois ans (2007-2010). Pour rédiger les rapports parlementaires, une douzaine d’auditions “extérieures” se tiennent en moyenne tous les jours dans un Palais-Bourbon assailli par les groupes de pression. Les plus écoutés, ou du moins les plus entendus, se recrutent logiquement parmi les groupes du CAC40.

    Selon une recension exclusive réalisée par “Regards citoyens” à la demande de L’Expansion, au top 5 de l’influence figurent ainsi EADS, EDF, Total, GDF Suez et Bouygues. “Ces entreprises agissent aussi par l’entremise d’associations professionnelles qui représentent 21% des auditions”, précise un des auteurs de l’étude, Tanguy Morlaix. Avec de bons succès à leur actif. Au cours de l’année passée, les boissons sucrées ont échappé in extremis à une surimposition, les cigarettiers à une contribution sur leur chiffre d’affaires, et les banquiers à une taxe Tobin digne de ce nom.

    Le lobbying enseigné dans les grandes écoles

    Mais ces victoires ont un prix. A Bruxelles, l’art de persuader les décideurs publics générerait chaque année environ 1 milliard d’euros de facturations diverses et variées, selon les estimations de l’ONG Corporate Europe. Et chez nous ? Rien n’oblige les entreprises à publier leurs dépenses en France… Mais pas aux Etats-Unis. Or, une vingtaine de fleurons industriels français déclarent dépenser à Washington, entre les lobbyistes maison, les lawyers de l’influence, les associations “diplomatiques”, l’équivalent de 0,03% de leur chiffre d’affaires. Une telle proportion, appliquée à l’ensemble du CAC40 et à la totalité de son business, ferait monter le poste “dépenses de lobbying” à environ 400 millions d’euros. Une somme ! Mais le retour sur investissement en vaut la peine. Confirmé chiffres à l’appui par une étude de l’université du Kansas : les dépenses de lobbying engagées pour obtenir du Congrès les adoucissements fiscaux de l’American Jobs Creation Act (2004) affichent une rentabilité de 21.900%. Autrement dit, 1 dollar déboursé en fait économiser 220. La profession a de beaux jours devant elle. Et elle le sait fort bien.

    Même en pleine crise économique, elle se montre d’ailleurs de plus en plus décomplexée. Le métier, aux contours longtemps très flous, est aujourd’hui reconnu sur la place publique. Les spécialistes de l’influence ont même dégoté un titre honorifique dans les organigrammes : directeur des relations institutionnelles, ou responsable des affaires publiques. Et ils auront bientôt leurs prix, à l’instar des directeurs financiers ou des DRH. Le 5 juin prochain, l’institut Choiseul, un think tank spécialisé dans les questions de géo-économie, organisera la première cérémonie de remise des prix des meilleurs lobbyistes de l’année. Comme aux César, un jeune plein de promesses sera même récompensé dans la catégorie meilleur espoir. “Il s’agit de reconnaître enfin le rôle social de ces nouveaux diplomates d’entreprise”, affirme très sérieusement Pascal Lorot, le président de l’institut Choiseul. L’influence est donc en train de gagner ses galons de respectabilité. D’ailleurs, la matière est aujourd’hui enseignée dans de nombreuses grandes écoles, Sciences Po-Paris en tête. Et la carrière commence à faire rêver la future élite. Encore faut-il savoir la construire.

    Les groupes du CAC 40 les plus dépensiers à Bruxelles

    Dépenses en lobbying (2011) en millions d’euros :
    Veolia Environnement : 7,6
    Schneider Electric : 5,8
    GDF Suez : 3,9
    Total : 2,4
    BNP Paribas : 1,8
    Alcatel-Lucent : 1,1
    (Source : Registre du Parlement européen)

    Ces papys-patrons du CAC qui font de l’influence

    Bien sûr, la mention “ancien patron du CAC40” ne figure jamais sur leur carte de visite. Pas la peine. Dans les cercles influents de Paris, les antichambres du Parlement ou les boudoirs des ministères, tout le monde les connaît. Gilles Pélisson, Claude Bébéar, Denis Ranque…

    Quelques grands vétérans du capitalisme français mettent leurs carnets d’adresses au service de causes économiques, d’intérêts catégoriels ou de groupes d’influence. Avec un certain succès, il faut le reconnaître. Fort de son entregent d’ex-patron d’Accor, Gilles Pélisson, passé à la tête du GPS (Groupement des professions de services) n’a pas eu beaucoup de mal à rencontrer Michel Sapin, la cheville ouvrière du programme socialiste et son homologue de l’UMP, Emmanuelle Mignon, pour leur proposer son manifeste “2012 pour les services”. “Deux personnes très sollicitées en ces temps de campagne électorale, impossibles à voir directement sans une certaine urbanité”, admet un proche de Gilles Pélisson.

    Mais les papys les plus influents se recrutent surtout dans le domaine de la finance. L’institut Montaigne, le think tank de Claude Bébéar, ancien PDG d’Axa, présente sans coup férir un programme présidentiel clés en main pour le prochain locataire à l’Elysée : 31 propositions d’inspiration libérale… diffusées à la télévision sur des chaînes de la TNT. Son budget de 2,7 millions abondés par des grandes entreprises en fait une belle machine de guerre médiatique. Plus discrète mais également efficace, l’action de l’ancien président du Crédit agricole, Georges Pauget. Sa société Economie, Finance et Stratégie conseille le plus normalement du monde les grandes banques, mais Georges Pauget ne répugne pas à collaborer avec la Fédération bancaire française, grand lobby des financiers, pour un travail sur les cartes bancaires. En 2010, il remettait à Bercy un rapport sur les tarifs bancaires qualifiés de modérés mais déséquilibrés et s’accompagnant d’une “qualité de services élevée”.

    Le bon vieux secteur manufacturier dispose aussi de ses stars patronales. Denis Ranque, ex-Thales, préside le cercle de l’industrie jusqu’à l’été prochain. Derrière lui figurent une trentaine de fleurons français mais aussi quelques parlementaires de premier plan : Alain Lamassoure (un des députés les plus influents du Parlement européen) et Pierre Moscovici (directeur de campagne de François Hollande). “Les vice-présidents viennent toujours du monde politique”, précise Denis Ranque. Idéal pour créer des liens.

    Des règles déontologiques peu dissuasives

    La stratégie de l’essuie-glace est aujourd’hui la meilleure méthode pour devenir un lobbyiste chevronné — et bien rémunéré. Une technique qui consiste à alterner, sans aucune période de latence, de hautes responsabilités dans la fonction publique et des postes de gradé dans des cabinets d’influence, tout en continuant à suivre les mêmes dossiers. Les cabinets de lobbying héritent alors du savoir-faire de ces initiés et d’un accès privilégié à leurs contacts clés. A Bruxelles, la stratégie de l’essuie-glace est devenue un sport national. Corporate Europe a même créé un site Internet, baptisé Revolving Door’s Watch, qui scrute tous les cas de hauts fonctionnaires partis pointer dans le privé.

    Dans la longue liste, plusieurs Français s’illustrent. Dernier exemple en date, Bruno Dethomas, porte-parole de la Commission sous la présidence Delors entre 1988 et 1995, et jusqu’en décembre 2010 chargé des relations avec les pays de l’Est non membres de l’Union (dont la Russie), a été embauché en mars 2011 — soit trois petits mois après son départ — par G+ Europe, l’un des plus influents cabinets de lobbying européens. On comprend pourquoi : la Fédération de Russie et le géant Gazprom comptent parmi les plus gros clients du cabinet.

    En France aussi, ces carrières “essuie-glace” se banalisent. En théorie, les règles encadrant le “pantouflage” ont été renforcées par la loi de 2009, qui élargit les pouvoirs de contrôle de la commission de déontologie. Dans la pratique, cette commission ferme les yeux sur la plupart des dossiers litigieux. Anne-Sophie Bordry, la nouvelle directrice des affaires publiques de Facebook, a navigué pendant des années de la Direction du développement des médias au ministère de la Culture à la direction des relations extérieures du groupe de presse gratuite Metro-France, puis au cabinet d’Eric Besson, au secrétariat à l’Economie numérique et enfin à celui de Nathalie Kosciusko-Morizet. Tout à son souci de participer à la moralisation de la vie politique française, l’Assemblée nationale a tout de même mis fin en début d’année à un petit manège qui durait depuis des lustres. Thierry Costes, célèbre acteur du lobby des chasseurs, était aussi l’assistant parlementaire — certes bénévole — du député UMP Jérôme Bignon, président du groupe d’études sur la chasse à l’Assemblée. Ce dernier a fait voter en mai 2011 une loi très favorable aux chasseurs, dont les contours n’étaient pas étrangers à Thierry Costes. Le bureau de l’Assemblée a finalement imposé au député chasseur de se séparer de son influent assistant parlementaire… prié d’exercer ses talents ailleurs.

    Dans le privé, de tels carnets d’adresses se monnaient aisément. Dans une étude publiée en août 2010, trois économistes de la London School of Economics révèlent ainsi que le salaire d’un lobbyiste ayant auparavant exercé une fonction importante auprès d’un sénateur influent chutait quasi immédiatement de 24% lorsque le sénateur en question quittait ses fonctions. “Depuis le début de l’année, j’ai reçu des dizaines de CV de collaborateurs chaudement recommandés par des ministres. Sauf que, pour être un bon lobbyiste, le carnet d’adresses ne suffit plus”, tempère le vieux routard de l’influence Paul Boury, président et fondateur de Boury & Associés, un cabinet qui a pignon sur rue à Paris.

    Des politiques rendus dépendants des experts

    En ces temps de crise systémique où le parlementaire est sommé de voter dans l’urgence, rien de mieux pour légiférer qu’une étude chiffrée, documentée, une sorte d’aide-mémoire. “La complexité des enjeux rend les politiques très dépendants des études réalisées par ces fameux experts et think tanks indépendants”, analyse Martin Pigeon, chercheur à Corporate Europe. Au sein du club des experts savants, les économistes sont particulièrement courtisés. “Ce qui est stratégique, aujourd’hui, c’est de montrer les effets en termes d’activité et d’emploi”, explique Fabrice Fages, avocat chez Latham & Watkins. Une telle étude peut coûter entre 30.000 et 50.000 euros.

    Récemment, le cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers a commandé à deux économistes de renom, Bertrand Jacquillat, professeur à Sciences Po-Paris, et Olivier Pastré, professeur à Paris VIII, un rapport sur les conséquences des préconisations de la Commission européenne sur l’évolution du métier d’audit. On peut y lire : “L’idée d’une rotation obligatoire des auditeurs, séduisante a priori, présente quatre limites, [notamment celle] d’accroître la concentration de l’industrie de l’audit.” Des arguments repris quasiment tels quels par PricewaterhouseCoopers dans une note écrite en mars 2012 et qui devraient servir de base aux prochaines négociations avec Bruxelles.

    A l’Elysée aussi, les dossiers s’entassent déjà sur le bureau du président. Selon les scrupuleux calculs de Guillaume Courty, professeur à Sciences Po-Lille, quelque 240 interpellations publiques ont été envoyées à chacun des principaux candidats par les groupes de pression. Trop forts, ces lobbys. Ils vont plus vite que l’élection…

    Les coulisses de Bruxelles sur grand écran

    Dans le petit monde feutré des fonctionnaires bruxellois, la sortie sur grand écran du documentaire “The Brussels Business”, à la mi-avril, a fait l’effet d’une bombe. Le film dévoile les coulisses des lobbys et leurs méthodes pour laisser leur trace sur les décisions prises par la Commission. Il révèle surtout l’influence de la puissante et tentaculaire ERT (European Round Table of Industrialists) — une association regroupant les patrons des cinquante plus grandes entreprises européennes — sur les structures de l’Union européenne et sur son orientation libérale. Ce film a été financé en grande partie par des subventions du gouvernement autrichien. “Il y a aujourd’hui une école autrichienne du documentaire réquisitoire”, explique Matthieu Lietaert, un des réalisateurs du film. En effet, après le controversé “Cauchemar de Darwin”, réalisé en 2004 par Hubert Sauper, c’est encore une fois un réalisateur autrichien, Erwin Wagenhofer, qui a réalisé en 2005 “We Feed the World”, une charge violente contre le lobby agroalimentaire, et en 2009 le cinglant “Let’s Make Money”, qui dénonçait les dérives de la finance.

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/ … 2.html?p=3

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    1. Merci pour ce travail très documenté
      Question; ou s’arrête le lobbying ou commence la corruption ?
      Question de sémantique

      1. @ MerlinII

        Pour moi lobbying=corruption.
        “Ils” avancent masqués avec cet anglicisme. C’est tout.

  8. Encore un excellent article de FL. Pour revenir à l’immobilier, je suis surpris de constater le nombre d’immeubles en construction dans la grande ville où je vis et de nouveaux programmes sont annoncés par des panneaux apposés sur les constructions qu’ils remplaceront : la bulle immobilière n’a pas l’air d’effrayer, en France. Et pourtant nombreuses sont les offres promotionnelles : frais de notaire remboursés, mobilier offert, rabais de 3000 E par pièce…..
    Et les loyers commencent à se tasser ! Bizarre, bizarre…

  9. Je ne sais plus qui disait quand on est confronté à un problème quasi insoluble il faut se coltiner un autre problème plus ardu encore, comme un défi personnel, un dépassement ou peut-être pour amoindrir les effets du précédent et ainsi de suite. Je crois me souvenir vaguement qu’il s’agissait de la vie d’un peintre se trouvant sans doute dans la merde, mais lequel ?

  10. Les gens se sentent menacés par la pression sociale, ça craint.
    Et c’est pas qu’en Europe.
    Si il n’y a pas une réaction globale, je ne sais même pas où on va.
    Je ne comprends pas cet aveugleument, pour ne pas dire cette stupidité.
    On devrait payer d’un point de vue social, une économie virtuelle ?

    Si j’ai bien compris la rentabilité, c’est la mort pour la plupart ?
    Une forme de mort sociale programmée.
    Je refuse cet avenir, qui n’en est pas un.

    1. Bonjour Fabolo,

      Pour avoir une réaction globale, encore faudrait-il que l’Homo crétinus soit capable de projection
      à moyen et à long terme.
      Homo crétinus ne voit pas plus loin que le bout de son temps.

      Homo crétinus n’a besoin d’aucune aide pour franchir un cap de l’évolution afin de devenir:
      Homo crétinus crétinus.

      Cordialement.

  11. Il va falloir se bouger, ils enviseagent clairement de couper internet, dans le sens d’un filtre…
    Pour filtrer quoi ?
    Une révolution naissante ?

    C’est pas bon signe.

    1. @ Fabolo
      Je me suis toujours demandé pourquoi la jeunesse ne bougeait pas alors que c’est elle qui prend la crise de plein fouet. La seule raison que je vois est que, grâce à internet, elle compense virtuellement ce qu’elle ne peut obtenir réellement.

      Si j’étais au pouvoir j’y regarderais à deux fois avant de filtrer ou couper internet.
      Il n’y a qu’à regarder ce qui se passe Outre-Rhin.

    2. Pour filtrer quoi ?

      L’ ivraie, les mauvaises herbes, les mauvaises graines, les mauvais citoyens, les mauvais principes, le manque de civisme ou de moralité grandissant parmi les estropiés, les êtres les plus à risques, les pauvres gens moins inspirés et rassurants dans les gènes, etc . C’est-à-dire en fait tous ceux et toutes celles qui en reviennent déjà grandement dans leur vie, enfin vous voyez le truc et cela quelque soit la propre position de chacun sur l’échelle sociale de ce monde. Je crois même que depuis quelques temps cela concerne bien plus de malheureux en Amérique et ailleurs, des millions de familles complétement écoeurées, qui en ressentent même je crois un plus grand dégoût de la chose financière, “avoir davantage”, alors vous comprenez peut-être même qu’ils ne filtrent pas suffisamment
      le genre humain en société. De plus vouloir toujours traiter l’homme et les peuples de ceci ou cela n’y changera rien sur le fond.

      Angela Merkel a ainsi pu réaffirmer : « Nous avons besoin de croissance, de croissance sous forme d’initiatives pérennes, pas juste de programmes de conjoncture – qui creuseraient encore la dette publique – mais de croissance comme Mario Draghi l’a dit aujourd’hui, sous forme de réformes structurelles ».

      Contrairement à tant d’idées reçues, est-ce vraiment bien sage pour le genre humain de vouloir plus longtemps pérénniser une chose qui ne pérenne pas vraiment l’espèce humaine ? Voilà à quoi ressemble principalement le seul langage marchand sur toute la terre, hélas plus nous courons tous après la croissance et plus apparemment le dérèglement climatique s’accroit en proportion, c’est pourtant bien un grand chiffre d’homme selon les écritures .

      1. @Jérémie

        hélas plus nous courons tous après la croissance et plus apparemment le dérèglement climatique s’accroit en proportion

        Je vous renvoie à cette présentation de Jean-Marc Jancovici

        Grenelle de l’Environnement Groupes de suivi du parlement

        Au vu de cette présentation des choses on se dit que les politiques sont à côté de la plaque.
        Mais voilà ils ont besoin d’être réélu, raconter la vérité au bon peuple leur fait trop peur.
        Mieux vaut faire diversion et s’en prendre à des boucs émissaires, méthode bien rodée de longue date.

        Par contre je ne suis pas en phase avec J-M Jancovici, lorsqu’il accepte la production nucléaire au prétexte qu’elle ne produit pas ou peu de CO2. Il n’y a qu’à voir où l’on en est à Tchenobyl et Fukushima, pour se convaincre que le nucléaire est trop dangereux pour être une solution acceptable, même si son bilan carbone est bon.
        De fait tout ceci implique une décroissance de nos économies, que nous le voulions ou non. Elle est d’ailleurs déjà là au travers de la crise des dettes publiques et privées.
        En tout cas le vrai problème va être, vu la contrainte énergétique qui va être de plus en plus prégnante: qu’est-ce qui doit croître et qu’est qui doit décroître? Voilà une question qu’elle est bonne. Surtout si l’on veut éviter le regain des partis extrémistes dans nos sociétés et donc l’augmentation de la violence.
        Et cela fait horriblement peur à nos hommes politiques, qui sont déjà terrorisés par la montées des extrêmes dans la société.
        C’est un cercle vicieux…

  12. Il est “temps” de dévoiler toutes les merdes dont vous avez pu être témoin.
    Cette société où des gars se gavent sur votre dos c’est fini, si vous le souhaitez.
    On parle de millions d’euros là !
    Des millions perdus, pour des personnes qui n’apportent rien.
    Les politiques en premier, de vrais parasites.

    1. @ Fabolo
      “Les politiques en premier, de vrais parasites.”
      Pour moi ceux qui font de la politique financière, ceux qui pactisent avec les lobbies, certainement. Que ces gens s’en aillent tous.

      Dans cette optique les primaires chez EELV ont été pour moi édifiantes. Que Hulot ait pris le parti de l’EF (Ecologie Financière) ne m’étonne pas: c’est l’un des promoteurs du Grenelle vert et il cherche son retour sur investissement. Que Cochet en ait fait autant, bof, il a fait carrière dans la verdure. Par contre Bové je n’ai pas compris: mains dans le pot de confiture ou chantage?

  13. Ce vieux monde se lézarde.

    Ce qu’on voit apparaître derrière les façades n’est pas joli, joli.

    Haut les coeurs !

    Nous reconstruirons un monde meilleur.

    1. @ franck marsal
      Ce vieux monde se lézard , je crois tout simplement qu’il se reconstruit de façon différente .Dans ce chaos les entreprises qui on mis la poussière depuis quelques années sous le tapis , ne le peuvent plus .Un exemple NEO SECURITY 5000 salariés .
      Dans le monde.fr Le syndicat met en avant les salaires “extravagants” des dirigeants et la location du siège social, qui “plombent les comptes de l’entreprise”. Les frais structurels s’élèveraient ainsi à 10 millions par an selon le syndicat.
      Le patron de Neo Sécurité, numéro deux français du secteur, interpelle les deux finalistes. Sa société, qui emploie 5.000 salariés, est en cessation de paiement, notamment à cause de ses dettes, de l’Urssaf et du Fisc. Y sont méchant les gens de l’urssaf , je pouf.
      En soirée, le ministère de l’Industrie a dit que l’Etat était “très attentif” à la situation de Neo Sécurité et prêt, via la Caisse des dépôts (CDC), à “apporter son soutien à tout investisseur sérieux et crédible ”
      Question :
      combien de petite pme dans la securité sont tombées ,ne pouvant suivre cette gestion
      aléatoire
      Combien la caisse des dépôts(vous et moi) va remettre dans le nourrin
      Cela me rappel la tempête de 1999 , heureusement que nos hommes politiques n’ont pu rien faire sinon ils auraient financés avec l’argent public, l’achat de tuteur pour chaque arbre de nos forêts afin que ceux ci soient épargnés

      1. @ Ardéchoix
        Il paraît (infos de France 2 hier midi) que Néo-sécurité assure la sécurité de la construction navale militaire de Cherbourg (DCNS). Si l’info est confirmée ça en dit ama long sur l’avancement de la privatisation rampante qui sévit dans les secteurs les plus fondamentaux et les plus stratégiques de notre pays.

  14. REFELEMELE:
    1 spéculé du double = 2 , acheté à crédit 30 ans = 4 , dévalué de moitié = 0,50
    L’écart est de 8 fois.
    30 ans *8 = 240 ans …………la durée de résoption de la dette immobilière mondiale.
    Ce n’est dans les moyens de personne c’est pourquoi seul le retour en arrière avec une déspéculation en cascade peuvent éviter la banqueroute mondiale.

  15. Hum, comme le dit Delamarche, se serait plutôt : “la croissance ne se décrète pas”. Tout ça n’est que de l’agitation destinée à préparer le bon peuple à avaler la pilule amère de la rigueur en échange de mesurettes présentées comme des “politiques de relance”. D’ailleurs, tout a été très bien résumé par “le plan de bataille des financiers” :
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=36095

  16. j’propose la separation des banques en : (1) d’un côté les banques d’affaires avec leurs biens propres et ce qu’il en reste (2) de l’autre les banques de dépôt qui auront facilement de quoi préter à l’économie, c’est pas beau ça simple comme le bonjour !

    … dîtes pourquoi ça bloque c’est facile non ? bon je sais ça va “réaliser” des placements divers et variés dans le negatif profond … pourtant il faut savoir découper dans le vif pour jetter les tissus morts, sinon les plaies s’infectent et ne guérissent jamais.

    cordialemeent

  17. Merci pour cet article.
    Bref, les libéraux commencent à parler de ‘croissance’…
    Encore quelques temps, et ils évoqueront le keynésianisme comme une bonne idée, et l’Europe sociale et citoyenne comme un ‘incontournable’…!
    Y sont forts ces libertariens…
    En attendant, notre Président était “l’invité” d’Inter ce matin, et lui, ce qui le préoccupe, c’est de trouver un filet assez grand pour attraper les votes FN, le reste…
    Misère…

    1. Pas de fausse joie
      Quand les libéraux parlent de croissance, c’est de la croissance des profits
      D’ailleurs il faut bien lire:

      Angela Merkel a ainsi pu réaffirmer : « Nous avons besoin de croissance, de croissance sous forme d’initiatives pérennes, pas juste de programmes de conjoncture – qui creuseraient encore la dette publique – mais de croissance comme Mario Draghi l’a dit aujourd’hui, sous forme de réformes structurelles ».

      En clair, réformes structurelles cela veut dire assouplir (casser) le code du travail et en particulier le CDI comme l’a signalé PJ, ouvrir plus de secteurs à la concurrence (merci Attali), et permettre à des travailleurs grecs de venir bosser en Allemagne ou ailleurs pour 500 €/mois, etc…

  18. Comme quoi l’économie peut tout faire… même plonger au-dessus des objectifs. Sens dessus deux sous.

  19. si j’ai bien compris la “crise” est devant nous ??…
    faut que je relise ce qui risque de nous arriver :
    -“Mein Kampf” va être publié en Allemagne pour la première fois depuis la guerre !!
    Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le livre d’Adolf Hitler, Mein Kampf, va être publié en Allemagne. L’Etat régional de Bavière, qui en détient les droits, va en diffuser une version commentée prévue pour 2015, a-t-il annoncé mardi 24 avril à l’agence allemande DPA….
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/04/24/mein-kampf-va-etre-publie-en-allemagne-pour-la-premiere-fois-depuis-la-guerre_1690681_3214.html

    1. Rappelons que c’est Mauras qui avait fait traduire et éditer Mein Kampf en France pour révéler aux français les fondements idéologiques de l’hitlérisme et, bien sûr, les menaces claires envers le pays que ce délirant opus exposait complaisamment (même la version Fayard de 38, très très expurgée et réduite, que j’ai parcourue quand j’avais 16 ans, c’est pas piqué des hannetons dans le genre Everest de l’aberration gerbogène…).
      Volonté maurrassienne sobrement exprimée par l’exergue de Lyautey dans cette édition de 1934 : “Tout Français doit lire ce livre.”
      Hitler ne voulait pas de cette édition française (ni d’aucune traduction française) et attaqua l’éditeur (le maurrassien Sorlot pour la maison d’édition de l’AF, Les Nouvelles Éditions Latines) via la Société des gens de lettres devant le tribunal de commerce de Paris. Procès gagné bien sûr… La LICA (future LICRA) qui soutenait Sorlot acheta in-extremis 5 000 exemplaires pour les distribuer “aux parlementaires, magistrats avocats, représentants des cultes, intellectuels de toutes opinions,  etc.”
      Wiki :

      En février   1936, à l’occasion d’une interview, Bertrand de Jouvenel demanda à Hitler pourquoi il n’avait pas modifié les chapitres consacrés à la France avant chaque nouvelle édition, réponse de Hitler :
      « J’étais en prison quand j’ai écrit ce livre, les troupes françaises occupaient la Ruhr. C’était le moment de la plus grande tension entre les deux pays. Oui, nous étions ennemis ! Et j’étais avec mon pays, comme il sied, contre le vôtre. Comme j’ai été avec mon pays contre le vôtre durant quatre ans et demi dans les tranchées ! Je me mépriserais si je n’étais pas avant tout allemand quand vient le conflit… Mais aujourd’hui, il n’y a plus de conflit Vous voulez que je fasse des corrections dans mon livre, comme un écrivain qui prépare une nouvelle édition de ses œuvres ? Mais je ne suis pas un écrivain, je suis un homme politique. Ma rectification ? Je l’apporte tous les jours dans ma politique extérieure toute tendue vers l’amitié avec la France… Ma rectification, je l’écrirai dans le grand livre de l’Histoire ! »

      http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Mein_Kampf
      Bref, essayons de ne pas instrumentaliser facilement cette décision bavaroise par une sorte de “maurracisme inversé”. D’ailleurs où en est-on légalement en France sur le sujet ?
      http://www.ladepeche.fr/article/2012/04/26/1339054-pourra-t-on-reediter-mein-kampf-en-france.html

      . En France, la loi autorise la vente de la traduction d’époque, mais avec un avertissement
      En France par exemple, les Nouvelles éditions latines, propriétaire des droits dès 1934, restent les seules à pouvoir diffuser le manifeste. L’ouvrage est d’ailleurs disponible dans leur catalogue en ligne, au prix de 36EUR
      En 1979, la ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) engage une action en justice contre les Nouvelles éditions latines pour “incitation à la haine raciale” Mais la Cour d’appel de Paris a estimé que le livre était ” un document historique indispensable pour la connaissance de l’époque contemporaine”. Par conséquent, la vente de l’ouvrage reste autorisée
      Toutefois, dans son arrêt du 11 juillet 1979, la Cour d’appel précise qu’il faut joindre un avertissement au début du manifeste. Cet avertissement, écrivent les magistrats, doit expliquer pourquoi “aucun acte de propagande en faveur des thèses imaginées par Hitler ne pourrait être toléré en France”. […]

      1. il est bien connu que lire mein kampf fait de vous un nazi. que laisser des pans entiers d’histoire européenne à l’analyse des autres continents est souhaitable. un peu comme la névrose et l’amnésie sociale généralisée. ou l’acculturation.

        un système se fonde sur des tabous. hitler en est un. étroitement lié au socialisme.

        la liberté d’expression n’a pas de prix.

      2. hitler en est un. étroitement lié au socialisme.

        Vous voulez dire: lié au national-socialisme? 🙂

    2. Va falloir trouver des “beaux commissaires” (européens)

      PS quand on cherche des anagrammes de Mein Kampf (en 6 lettres), on trouve “Infâme” “Famine” “Manipe”.

    3. Je viens de voir une traduction du livre sur le net !

      J’ignorais que c’était libre de droit.

      J’espère que ça va être effacer bien vite.

      1. Au contraire, Edith, je pense qu’il faut le lire pour comprendre à quel point Hitler était stupide et mû par l’instinct de revanche/vengeance/mort. La seule explication, à mon sens, du fait que cette tambouille de haine est, aujourd’hui encore, digérée sans plus de problèmes par quelques-uns est justement le statut de martyr que lui donne les interdictions alors qu’elle est facilement trouvable, en n’importe quelle langue, sur Internet.

      2. Euh, moi j’ai tendance à croire que Mein Kampf est devenu un mème particulièrement vicieux: il est le symbole que même un raté pervers, paresseux et mythomane peut changer l’histoire.

        Autant dire que c’est une idée particulièrement infectieuse et nocive dans les périodes de crise où ce genre de profil psychologique se sent à l’aise.

        Je me demande si les gens qui ont poussé à l’interdiction de ce livre n’avaient pas de façon inconsciente ça en tête: il y a des idées qui sont finalement tellement nocives que l’on doit les maintenir confinées car elles sont particulièrement contagieuses…

      3. Ca va Mor ;

        Ca va être encore une bonne occasion pour certains esprits belliqueux de trouver de la substance, afin de mieux s’en prendre à son voisin.

        Le mauvais esprit actuel manque d’imagination, il va chercher de l’aide dans celui du passé.

        Beurk beurk beurk !
        Je n’ai jamais lu ce livre ce qui ne m’a pas empêchée d’en connaître assez sur ses cibles et ses buts. BASTA !

      4. Je peux comprendre tous les arguments contre les odes à la haine écrites par des malades mais je me demande quel serait l’avantage d’une interdiction qui ne peut interdire que ces torchons circulent et ne fait qu’en intensifier l’aura pseudo-romantique. Par exemple, Faurisson est un spécimen de con en voie d’extinction pas un gourou transcendantal et encore moins un résistant. Et bien, il devrait passer aux grandes heures d’écoute pour que l’on puisse grassement en rigoler pendant qu’il y en a encore. Dieudonné, non, car c’est un con ordinaire depuis qu’il a pété les plombs. Il y en a plein des comme lui, déjà.
        J’exagère, je sais, mais pas tellement, tout compte fait.

      5. Ce livre dont vous souhaitez qu’une traduction française disponible en ligne soit effacée et dont je pense qu’il aurait mieux valu qu’il ne puisse jamais être écrit, annonçait les années à venir.
        Ce qui est tout particulièrement affligeant, c’est que ceux qui ont signé les accords de Munich ne pouvaient pas ne pas en connaître l’existence.

        Il existe d’autres livres dont la vente est interdite ou soumise à de multiples précautions selon les pays et qui sont largement diffusés dans certains pays avec des objectifs proches de ceux d’Hitler.
        Vous pouvez en lire une approche indispensable en ce qui concerne l’histoire de l’antisémitisme moderne dans le livre de Henri Rollin, l’Apocalypse de notre temps, paru en 1991 aux éditions ALLIA.

      6. Le mauvais esprit actuel manque d’imagination, il va chercher de l’aide dans celui du passé.

        ah vraiment vous trouvez edith ? vous trouvez qu’il manque d’imagination ? vous regardez les infos ?

      7. …dans le livre de Henri Rollin, l’Apocalypse de notre temps, paru en 1991 aux éditions ALLIA.

        (Marlowe)

        ALLIA, excellente maison d’édition, avec par exemple: “L’histoire secrète du plomb” (J. Lincoln Kitman), “Sans valeur marchande” et “La folle histoire du monde” de Michel Bounan, …

        De Henri Rollin, il y a aussi: “Une mystification mondiale”, excellent (chez le même éditeur)

      8. methode
        26 avril 2012 à 19:15

        Non pas, en ce qui me concerne j’en suis à l’overdose, mais lui sans aucun doute puisqu’il va déterrer cette horreur.

        Et je rajoute que n’importe quel enfant ou adolescent pourra en prendre connaissance sans que ce soit expliqué et encadré.

        Le drame issu d’un Breivik ne suffit sans doute pas.

        Décidément le joli monde que voilà.

        Marlowe

        J’ai toujours évité de près ou de loin de lire de tels ouvrages, j’ai toujours craint la contamination, même minime.

      9. edith,

        il me semble que focaliser sur les monstres du passé comme le fait morvandiaux c’est aussi sous-entendre qu’ils sont derrière nous, en faire des tabous c’est risquer de ne pas repérer leurs nouveaux avatars. le libéralisme aujourd’hui dans sa mouture ‘ordo’ n’est pas gêné pour dissimuler à peu de frais les errements de ceux qui donnèrent les clefs de la reichswehr.

        Le drame issu d’un Breivik ne suffit sans doute pas.

        une affaire édifiante, le rôle des psy en prend un coup.

      10. Couvrez ce sein que je ne saurais voir:
        Par de pareils objets les âmes sont blessées,
        Et cela fait venir de coupables pensées.

        Le Tartufe, ou l’Imposteur.

      11. méthode

        il y a un fossé énorme entre faire du passé un tabou et ressortir les écrits d’un individu qu’on ne rencontre fort heureusement que très rarement dans l’histoire.
        Cette “littérature” devrait être contre argumentée avec rigueur par des personnes compétentes pour que le lecteur puisse avoir une référence face à ces idées.

        … qui plus est dans une période aussi agitée et clivée qu’aujourd’hui.

        C’est ma conception des choses, mais j’espère que l’avenir me donnera tort.

        renou

        Je me suis demandée ce que je devais vous répondre … j’ai décidé que le mieux était de vous laisser face à la médiocrité de vos jugements.

      12. lorimiera

        Y a t-il un moyen de connaître la date de cette publication ?

        Si c’est récent, je redoute une volonté d’affrontement entre deux communautés pour mieux préparer un futur pas vraiment paisible.

    4. Mein Kampf devrait être accessible à chacun, que chacun puisse comprendre les fondements théoriques de l’hallucinante aventure nazie, la période allant de la fin de la 1ère guerre mondiale à la prise de pouvoir d’Adolf devrait constituer un sujet à part dans l’enseignement de l’histoire pour faire comprendre aux adolescents comment une bande de gangsters a pu effectuer un véritable hold up sur une civilisation parmi les plus “évoluées” techniquement et culturellement parlant , pour rappeler que des organisations de masse aussi puissantes que le parti social-démocrate de Weimar et les syndicats ont été liquidés en moins d’un an, pour rappeler la fragilité des sociétés et de l’être humain en général.

      1. J’étais enfant (moins de 12 ans) lorsque j’ai lu Mein Kampf, en cachette chez ma grand-mère, j’avais un besoin obsessionnel de comprendre pourquoi mon père avait été déporté dans les camps de Buchenwald et Dora, pourquoi ces charniers et montagnes de cadavres squelettiques vus sur des photos de magazines de l’époque. Comprendre comment des adultes avaient pu commettre de telles horreurs.
        Cela n’a pas fait de moi une raciste, au contraire, je pense que c’est depuis lors que je suis devenue rebelle à toute tentative de formatage de l’esprit et très vigilante au moindre signe d’un retour de la bête. J’ai toujours pensé que ce type de théories simplistes ne pouvait influencer que des pervers ou des psychopathes, mais peut-être sont ils plus nombreux qu’on ne croit , j’espère me tromper.

      2. @Paulette Keutgen

        Je vous ai lue et vos propos m’ont immédiatement ouvert un chemin de réflexion, comme quoi quelque fois il suffit d’une petite clé pour passer une grande porte.

    5. à Edith :
      je me suis mal exprimé ou mon humour est tombé à plat :
      et pour préciser ma pensée, lire l’article ci-dessous : les “fanas” de Mein Kampf sont DEVANT NOUS ! “le ventre est fécondée de la bête immonde”…
      L’extrême droite allemande félicite Marine Le Pen

      Extrait : …Ce courrier n’est pas anodin alors que Marine Le Pen tente toujours de dédiaboliser le FN. Le NPD allemand affiche, lui, assez ouvertement ses sympathies néonazies. Une partie de ses membres sont d’ailleurs impliqués dans la mouvance néonazie du pays. Et deux de ses responsables régionaux sont mis en cause depuis quelques mois pour avoir aidé le groupe terroriste NSU (« clandestinité national-socialiste »), un groupuscule qui a assassiné neuf hommes d’origines turque et grecque dans le pays entre 2000 et 2006. La découverte de ces crimes, fin 2011, a d’ailleurs relancé le débat sur une interdiction possible du NPD….

      http://www.bastamag.net/article2335.html

      1. morvandiaux

        merci pour le lien, et j’y ai lu quelque chose qui me fait plaisir, l’extrême droite en Allemagne n’atteint que 1,8 % des scores.

        Espérons que la propagation de ces écrits ne va pas monter les minorités les unes contre les autres, pour aboutir à leur rejet par la population majoritaire.

        Après tout, je fais partie de l’époque que “les moins de 20 ans ne connaissent pas” cf P. Jorion
        je suis une “pca” (plus cotée à l’argus) et je mets mon espoir dans le fait que l’histoire ne se renouvellera pas.

    6. curieux de voir comment ces vieux débats dont les tenants et les aboutissants sont connus font encore recette.

      il serait tout à l’honneur du blog de paul jorion, qui compte parmi ses rangs des gens raisonnables et avertis, d’engager une série de discussion sur le sujet dans une perspective de remise à plat, à gauche, soixante après.

      … et d’éviter ainsi la sempiternelle réédition du grand théâtre brun/rouge ou rouge/brun, c’est selon la préférence, qui malheureusement empêche tout réexamen de la question sociale, au plus grand profit du vide libéral dont on voit bien qu’il ne protège que les plus riches et ne peut empêcher réellement les problématiques d’identité nationale de s’exprimer en l’absence de politique redistributrice.

      http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/03/30/discours-pour-une-defense-souveraine-et-altermondialiste/

  20. Après cette interminable séquence de débats portant sur la représentation, qu’il est bon de revenir aux aspérités mutiques et sans détour du réel. MIAM! Merci François!!

  21. si j’ai bien compris la « crise » est devant nous ??…

    Il semblerait que pour les libéraux la récession soit le seul moyen de sortir de la crise ! Non je n’invente pas, c’est dans La Tribune, sous la plume de Marc Fiorentino :

    Pour se sortir de la crise, il faut passer par la case récession. C’est douloureux, brutal, mais il n’y a pas d’autre solution. Pour rebâtir sur des fondations saines pour l’avenir.

    Par “rebâtir des fondations saines” il faut bien évidemment entendre la destruction de l’état social et des mécanismes de redistribution, bref, le retour au 19ème sicèle, âge d’or auquel n’a pas renoncé le patronat. Tout ceci s’apparente, comme le montre le laboratoire grec, à l’application de la “stratégie du choc” au continent européen.

    1. Complètement d’accord. Une traduction plus courante serait:

      Pour rebâtir une aristocratie saine, il faut que les gueux redeviennent de vrais gueux. Ça sera douloureux, brutal pour les gueux, mais il n’y a pas d’autre solution pour préserver l’aristocratie.

  22. Il est des coïncidences qui font sourire : ce matin, à 2 h d’intervalle, le Monde.fr met en ligne les 2 articles suivant dans la rubrique économie :

    – Crise financière : Geithner incrimine la “stupidité et l’avidité”
    puis ceci :
    – Les marchés financiers, épée de Damoclès de l’élection présidentielle

    Tandis que hier soir:
    – Etats-Unis : la Fed plus optimiste pour l’économie en 2012, un peu moins pour 2013

    Que dire de plus ?
    Ah, oui, “Mort aux cons !”

    1. Oui, tous en chœur, une bonne goualante grégorienne, qu’on nous entende jusqu’à Andromède.

    2. Et maintenant (18h03), le PS dénonce Jupé de pousser à la spéculation contre la dette de la France si Hollande passe !!

      C’est curieux, la bourse se porte mieux depuis que Hollande est officiellement candidat…

  23. Amsterdam, 26 avril 2012

    Chèr M. Leclerc,

    Au sujet des volets qui restent dans l’ombre dont vous parlez dans votre contribution, qu’est-ce que vous pensez de la position d’Amsterdam comme ‘tax-haven’?
    Je me réfère à plusieurs publications là-dessus, voir par exemple récemment:
    http://www.dutchnews.nl/news/archives/2011/10/the_netherlands_is_a_popular_t.php

    A ce moment il y a une initiative de plusiers membres Néerlandais au Parlément Européen d’exposer cette hypocrisie Néerlandaise, qui s’exprime par une grande bouche du gouvernement (oui, heureusement chuté le samedi passé) sur la discipline budgettaire nécessaire des etats membres de l’Union, alors le fameux et sacré 3 %.

    Parmi les “multinationaux” qui empoisonnent l’espace fiscale aux Pays-Bas pour un montant annuel ayant un effet évasif au-dessus de 1.000 millards Euro par an, on note les Rolling Stones, U2 avec sa grande bouche de la solidarité avec les pauvres, IKEA, ENI, FIAT, Volkswagen etc etc etc etc.
    La majorité d’entre eux avec une boîte postale dans “la courbe d’or”, à coté et en face de la maison du maire d’Amsterdam sur le Herengracht.

    Pensez à cette évasion fiscale massive, si vous prévoyez une sortie aux tulipes et à Mokum (le nom populaire d’Amsterdam) dans les semaines prochaines..

    Alors, de nouveau, s.v.p. M. Leclerc, qu’est-ce que vous en pensez?
    Vous êtes d’accord avec la critique du président Obama visante ce nid de pirates à Amsterdam?

    http://somo.nl/about-somo/successes/tax-avoidance/successes-tax-avoidance

    Cordialement,

    Johan Leestemaker

  24. C’est dérèglements spéculatifs qui a amené une fausse fixation des prix de l’immobilier en Espagne, faisant ainsi courir des pertes sur toutes la chaîne des participants à ce secteur de l’Economie Espagnole…..
    Partant du constat que les prix du marché sont faux qu’ils ont induit tous les opérateurs en erreurs quelques soit les différents marchés successifs où il exerce leur activité…. Il est tant comme après une guerre de mettre en place un mécanisme sur tout le secteur de transition économique…. Un retour à une administration collective des prix une ré-attribution des logements selon les besoins de la population. A u lieu de maintenir artificiellement en vie des entreprises de promotions immobilières consentir a leur faillite réemployé le savoir -faire dans le placements des logements vacants…. En effet la destruction de valeur n’intervient que dans la mesure des retours escomptés par des opérateurs marchands…. Les équipements dan la société espagnole existe eux, ils peuvent servir à de l’activité..

    Réemployer les professionnels de l’immobilier en contrat avec la puissance publique espagnole pour reconvertir ou réattribuer les espace créer pendant la bulle immobilière…. Interdiction de l’expulsion si aucun relogement….. Laisser prendre la perte au investisseur les plus gros, les secourir si leur situation n’est pas mal saine….

    Cela pendant par mal d’année en déverrouillant progressivement au bout de quelques années…. Une fois le secteur assainit….

    Une reconversion comme après une guerre, je vous dis; ni plus ,ni moins….
    C’est la faillite du système de marché à trouver un équilibre alors il faut au moins le mettre entre parenthèse….
    Je ne désespère pas de la société espagnole qui sera trouver une affectation à ces logements redéfinir leur affectation (pas seulement des domicile personnels) mais cela peut permettre à des projets de toutes nature, entreprise, lieux touristiques et culturel d’être créer. Ces équipements ne sont pas à jeté il existe trouvons un avantages à leur utilisation collective si leur usage individuel n’est pas suffisant….

    1. Cauchemar psychomoteur (Paroles: Hugues Aufray, Pierre Delanoë. Musique: Bob Dylan 1965 “Aufray chante Dylan”)

      ….J’ai dit vive Fidel Castro
      Vous m’avez compris
      Il me tomba sur le dos
      A bras raccourcis
      Rita parla de sa mère
      Qui dormait au cimetière
      Tandis qu’le vieux me flanquait
      Un coup dans l’buffet
      En enfer je t’expédie
      Si tu n’t’en vas pas tout d’suite
      Espèce d’étudiant pourri
      Espèce de rat communiste….

      1. Il est d’ailleurs intéressant de noter que “N.S.” fustige Hollande de fréquenter Mélechon au motif qu’il a dit que Cuba n’est ni une dictature ni une démocratie (sous embargo US), alors qu’il ne trouve rien à redire à commercer toujours davantage avec les chinois, qui on le sait, sont un modèle de démocratie. S’il ne s’agissait d’ailleurs que de commerce, mais que dire des transferts massifs de technologie.

        http://www.youtube.com/watch?v=Smzyv0CNjgo

    2. Encore faudra-t-il les maintenir en état… Un immeuble qui n’est pas entretenu, ça tombe très vite en morceau.

      1. @blob
        Eh bien justement sauvé ce qu’il y a vraiment de sauvable, reconvertir architecturalement le reste donnant un minimum d’ctivité au secteur du bâtiment , une friche coûte très cher lorsqu’elle n’est pas valoriser, le prix modique des logements peut servir de base à une relance économique, comme on peut le voir dans certains pépinière d’entreprise en france.

        @MerlinII
        Que vous êtes nul, vous êtes inculte et hors sujet vous me parlais de la chine, de cuba, de mélenchon, allez vous me sortir l’existence des extraterrestres. Vous êtes au niveau zéro de l’argumentation. Je vais vous le prouvé; sachez que de tel mécanisme existe pas très loin de vous, sous votre nez. En France, le Droit du domaine public et les opérations d’aménagement ont consacré des limites aux mécanismes du marchés, renseignez-vous…. aU LIEU DE FAIRE l’idéologue à 1 cents….
        L’Espagne ayant dérégler son Droit privé et le droit public en matière d’Aménagement et d’urbanité a vu des masses importante de liquidité étrangère déversée sur le secteur immobilier dont des fonds de l’activité MAFIEUSE, une vrai usine à blanchiment de l’argent de la Drogue,de la prostitution à plan nationale et internationale….
        Vous me parlez de Fidel Castro , je vous réponds Roland Castro si vous savez pas qui s’est c’est de votre faute…. Si j’étais vous( Dieu m’en garde) j’irai me caché , vous êtes au niveau zéro de la réflexion…. Aucun argument pragmatique qui tape juste. Pourtant certaine personne de droite valent la peine d’être connu mais vous n’êtes pas dans ce cas!

    3. @MAZERAN Jean-marc

      Que vous êtes nul, vous êtes inculte et hors sujet vous me parlais de la chine

      1) Je suis hors sujet si je veux
      2) Vous n’êtes pas mon professeur, je ne suis pas votre élève
      3) Je suis tout à fait d’accord avec ce que vous dites
      4) Vous n’avez pas l’esprit Zen
      5) Révisez votre orthographe

      1. @MerlinII
        Je m’excuse, j’ai cru que vous caricaturiez mes arguments comme le font certaines personnes de droit qui disent:”Eh Eh espèce de coco copain du goulag” dans leur mélasse intellectuelle qui réfute toute critique intelligente, pour un : oué c’est-ça “. D’où ma vive réaction. Pour mon orthographe je ne me relis pas…. J’ai souvent pas mal de chose à dire, le plus souvent mon envie de les dire passe ma réflexion sur les accords, la grammaire…. La synthèse de certaine série d’éléments me prends toute ma réflexion sur le moment….

        Désolé je crois que j’ai sorti le flingue pour rien…..

  25. Budget 2013 : la Commission européenne propose une augmentation de 6,8%

    Nous ne rétablirons pas la croissance en procédant uniquement à des coupes budgétaires: l’Europe doit dès aujourd’hui investir judicieusement dans son propre avenir. Telle est la finalité du budget de l’UE, et c’est ce qui importe dans notre projet de budget pour 2013″

    Janusz Lewandowski, Commissaire chargé de la programmation financière et du budget.

    Bien-sûr il ne parle pas des budgets nationaux mais du budget de l’UE car logiquement ce qui s’applique aux premiers n’a pas de raisons de l’être au second.

    http://www.touteleurope.eu/fr/divers/toutes-les-informations/article/afficher/fiche/5857/t/70796/from/2890/breve/budget-2013-la-commission-europeenne-propose-une-augmentation-de-68.html?cHash=275f8f02fb

  26. Après avoir fait grand bruit dans son programme de la hausse de la fiscalité tout azimut, Hollande vient d’évoquer du bout des lèvres un rapport à venir de la cours des comptes sur l’état soit disant “réel” de nos finances, avec évidemment en ligne de mire une baisse plus significative qu’annoncée de la dépense publique juste après la présidentielle, car la droite aura laissé le pays dans un tel état de délabrement…
    Bien entendu personne n’a relevé, tout le monde baisse la tête !
    On ne peut pas dire que la démocratie française favorise le courage médiatique et politique.

    1. @ Franck.

      avec évidemment en ligne de mire une baisse plus significative qu’annoncée de la dépense publique juste après la présidentielle, car la droite aura laissé le pays dans un tel état de délabrement…

      Tout est dans votre “évidemment”. A moins bien sûr de considérer que l’interprétation conséquentielle ait valeur d’information… ce qui n’aurait plus grand-chose à voir avec la définition habituellement admise de la démocratie.

      1. Ouaip Julien, on se demande ce qui ou qui est de “fait” (en tant que “fait de commentaire”…) en “ligne de mire” dans ce post tordu…

    2. Franck

      De quoi vous plaignez vous ?
      Hollande a bien évoqué ce rapport non ?
      Est ce qu’il en est de même de l’autre côté ? évidemment si ce qui vous ennuie c’est “le bout des lèvres” …

      Soyons sérieux, qui pourrait imaginer qu’il ne va pas y avoir de réformes alors que tous les indicateurs sont au rouge et qu’il faut se libérer des griffes de la finance.

      Tout dépendra donc de la manière dont cela sera fait , des secteurs qui seront touchés et dans quelle proportion … il y a de la marge entre les choix à faire.

      Il va bien falloir se prononcer, moi je mise sur Hollande car je lui accorde la capacité de réfléchir à ce problème en privilégiant l’intérêt public face aux intérêts particuliers.

      Si je suis déçue, nous verrons bien …

  27. Il est clair qu”une croissance ne suffit pas”. On n’est plus au temps des Trente Glorieuses. Cette période singulaire habite toujours l’inconscient collectif des européens, elle sert toujours comme donnée de référence.
    On entendra et lira encore beaucoup de commentaires au sujet de la croissance, du projet européen (lequel?) qu’il faut sauver, car la paix en dépend…….

    Merkel a définitivement échouée (et avec elle Sarkozy, son suiveur), il n’y a pas d’autres termes pour désigner un constat amer.
    En plus, le gouv. allemand se comporte comme en speculateur de la Wall Street. Il injecte des milliards pour sauver l’euro, sans avoir la moindre certitude que l’argent reviendra un jour.
    C’est donc un pari – que le contribuable assumera.

  28. asimov a une explication sur la croissance limitée de l’espece humaine …

    A biochemist, Rose Smollett, accepts a non-human visitor to Earth into her home as a guest. Her policeman husband, Drake, is suspicious and hostile, and her investigation into why leads to the discovery that humans—including her husband—are hosts to a parasitic life-form which is deadly to all the non-human races of the Galaxy.

  29. Le bilan d’une banque étant composé de ses crédits et pour 90% des crédits long terme immo à échéance moyenne de 10 ans il à été tentant de conserver sa clientèle , ainsi de doubler ou tripler son bilan par le simple doublement des prix immobiliers , sans augmenter son capital de base , ou alors il fallait diviser ses clients par 2 ou 3.
    Nous reprochons aux banques leur gestion calamiteuse , c’est la spéculation qui est une calamité et ceux qui l’organisent et la laissent détruire l’économie du patron de la BCE aux agents immobiliers et notaires , aux états , tous ont profité des hausses , qu’ils paient maintenant.

  30. Tant que la croissance sera assimilée à l’augmentation du PIB, les raisonnements ne pourront que s’égarer.
    La croissance, c’est celle des productions qui débouchent sur des consommations. Les productions ne méritent ce nom que si elles permettent de satisfaire des besoins, donc si elles trouvent preneur chez des « clients » qui acceptent de sacrifier une partie de leur pouvoir d’acquisition pour les détruire dans une consommation dédiée à leurs besoins.

    Faire entrer dans le PIB les rendements financiers de diverses natures, qui ne correspondent qu’à des plus-values conventionnelles de propriétés non consommables, est une aberration.

    Il existe aussi des services dispensés gratuitement, ou à prix réduit, mais qui ont une utilité. C’est le cas d’un certain nombre de services d’état. Ils entrent dans le PIB avec comme valorisation les salaires distribués à cet égard. Dans ces prétendus services d’Etat, certains ne sont que des gesticulations que les citoyens ne sollicitent pas et n’accepteraient pas de payer, même symboliquement. D’autres sont utiles mais le fait de les valoriser au prix des salaires attribués n’incite pas du tout à une recherche d’efficience. Les comparaisons internationales sont édifiantes.
    En France en particulier, les faire entrer ainsi dans le PIB revient à le gonfler artificiellement tout en distribuant des prébendes aux obligés de l’Etat, à des fins essentiellement claniques ou démagogiques. La superposition des couches administratives dans tous les prétendus services publics illustre bien cet état de fait déjà décrit dans « la loi de Parkinson » et dans « le principe de Peter ».

    Tous les augures ont les yeux braqués sur le PIB qui est moins efficace que le doigt mouillé comme instrument de mesure pour repérer comment le vent de l’économie souffle. Les gouvernements vont continuer à tourner comme des girouettes folles.
    Le seul indicateur valable en économie est la balance commerciale. Vouloir alimenter la prétendue croissance par la distribution monétaire tous azimuts est suicidaire : seuls en profiteront les pays suffisamment producteurs de richesses utiles, donc consommables et à des prix compétitifs sans artifices.

  31. le titre de votre article est en deçà des enjeux en cours….
    la croissance n’est pas la réponse aux problèmes qui se posent à nous .. d’autant que ce terme de “croissance” est tellement polysémique….
    nos sociétés sont en panne de désir.
    nous avons survécu , sur notre erre , depuis 1945 , et cette reprise économique artificielle , qui consistait à reconstruire un espace physiquement et moralement détruit ,a produit ses effets.
    L’illusion de progrès s’épuise et rien ne vient prendre le relai..le court-termisme est roi.
    ou plutôt , pour vous paraphraser : Si ! , la croissance , ça suffit !!!
    Quand parlerons-nous de ce qui compte vraiment , de ce qui nous a conduit là ?
    de cette cupidité qui organise la haine…
    réveillez – vous au lieu de ronronner sur des mesurettes inapplicables ou inappliquées…

  32. “la croissance ne suffit pas ” ou ” la croissance ne convient pas” ?
    Pour gérer convenablement cette société mondiale ,qui loue à tout va “ViVa la Consommation ViVa la Production”, à court voire moyen terme il faut aider les gens à consommer davantage (augmenter les salaires ou diminuer les prix des marchandises et ainsi diminuer les crédits à la consommation) pour permettre aux usines de liquider leur surproduction et continuer leurs activités et leurs investissements mais , mais en reniant à ce qui fait l’essence même du capitalisme l’accumulation maximale de plus-value par l’exploitation toujours accrue de la classe ouvrière. Cette contradiction se résout souvent de manière tragique. En sortir serait sortir du capital… vision à long terme!

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