L'actualité de la crise : UNE JOURNÉE MÊME PAS PARTICULIÈRE, par François Leclerc

Billet invité

On n’a pas tous les jours l’occasion de rire, profitons-en ! Remercions-en Frédéric Oudéa, Pdg de la Société Générale, qui parlait en tant que président de la Fédération des banques françaises (FBF). « Il faut se dire que les marchés resteront effectivement – est-ce que c’est pour l’année qui vient ou les deux prochaines années ? – toujours volatils », a-t-il asséné, ajoutant pour épuiser le sujet que « Il faut s’habituer à ce type de volatilité ». Non sans exposer sa recette afin d’y faire face : « Il faut arriver à montrer aux marchés que les trajectoires deviennent vertueuses… », comme si cela ne marchait pas droit, n’évoquant bien entendu à cet égard que celle des États, de leurs déficits trop importants et de leur croissance défaillante.

Quant au sort réservé aux banques, si Frédéric Oudéa ne considère pas nécessaire une troisième injection massive de liquidités par la BCE, il se montre plus circonspect à propos du remboursement des deux déjà réalisées. C’est un débat « prématuré », dit-il, estimant : « On verra bien dans douze à dix-huit mois où l’Europe en est, et il sera tout à fait temps de rembourser si on est capable effectivement de le faire ». Les grands patrons ont à leur répertoire deux expressions péremptoires : « c’est plié » et « tout est ouvert”; c’est la seconde qui visiblement a semblé en la circonstance la plus appropriée.

Au sujet de l’Espagne, qui est sur toutes les lèvres, la Commission européenne a tenu un langage tout aussi définitif par la bouche de son porte-parole, Olivier Bailly : « Nous restons sur notre position », a-t-il tenu à préciser au cas improbable où la Commission pourrait changer d’avis, récusant fermement la nécessité de toute aide financière au système bancaire espagnol.

L’heure est à la banalisation de la situation. Faute de pouvoir nier le rapide rebondissement de la crise, ont affecte d’en prendre son parti, comme si de rien n’était. Tout est dans le paraître.

N’oubliant pas comment le sort de l’Espagne avait servi de repoussoir à Nicolas Sarkozy qui venait d’évoquer pour les besoins de sa cause la « crise de confiance » qui emporte celle-ci, Mariano Rajoy a appelé les dirigeants européens à être « prudents » dans leurs affirmations. Comme s’il craignait que des éclats de voix ne réveillent le marché.

Ce dernier s’est cependant dans l’après-midi détendu, après avoir entendu la berceuse de Benoît Coeuré, de la BCE, qui non sans témérité n’a pas exclu une nouvelle intervention de la banque centrale sur les marchés, tout en reconnaissant l’extrême fragilité de la situation.

Depuis Lisbonne, cela a été ensuite le tour d’Anibal Cavaco Silva, le président de la république portugaise, pour réclamer « la mise en oeuvre d’une stratégie pour la croissance économique et la création d’emplois, afin de faire face à la stagnation actuelle », avec à ses côtés Heinz Fischer, son homologue autrichien.

Bref, la routine.

48 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : UNE JOURNÉE MÊME PAS PARTICULIÈRE, par François Leclerc »

  1. Joli titre, Ettore Leclerc…!
    “…le président de la république portugaise, pour réclamer « la mise en oeuvre d’une stratégie pour la croissance économique et la création d’emplois, afin de faire face à la stagnation actuelle”
    Dans le feuillet ‘la question qui vous est posée’ (référendum 2005) sur le projet de ratification du ‘traité établissant une constitution pour l’Europe’; page 8:
    “Pour la croissance et l’emploi, des politiques économiques plus actives permettront de tirer le meilleur parti de la monnaie unique, afin d’augmenter le pouvoir d’achat et de stimuler nos exportations.”
    Fait du ‘copier/coller’ Anibal…!?

  2. Effectivement, RAS :
    “”Le texte législatif instaure des obligations convertibles contingentes (CoCos) et autorise l’utilisation de garanties d’Etat sur les nouvelles obligations de sorte que les banques puissent les comptabiliser à 100% de leur valeur”, a déclaré ce responsable à la presse.”

    Des cocos pour recapitaliser les banques

  3. Bonsoir,

    Bien évidemment M. Frédéric Oudéa, ainsi que ses collègues banquiers, n’auront aucune peine à rembourser la BCE du fait de leur prudente gestion, et de leur immense savoir faire qui leur a si bien personellement réussi.

    Ils vont trés certainement commencer par s’appliquer un plan d’austérité drastique?

  4. Communiqué de Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de Gauche à l’élection présidentielle de 2012, le 11 avril.

    http://www.placeaupeuple2012.fr/une-nouvelle-arme-de-la-finance-contre-la-france/

    — — — — —

    On pourrais faire un tour d’horizon de l’histoire.
    Quelle validité faut il accordé de cette affirmation ? des précisions plz

    ..un nouvel instrument spéculatif contre la dette française. Lancé par la bourse de Francfort sur le Marché européen des produits dérivés, ce « contrat à terme sur les obligations d’Etat françaises » va offrir des moyens considérables aux spéculateurs pour attaquer notre pays.

    Merci.

    1. Le fait semble corroboré : voila ce qu’en disent les pro.

      A la place de “les marchés redoutent les résultats de l’élection en France”, j’aurais plutôt choisi un verbe comme “instrumentalisent”. Les marchés lancent les paris sur le thème d’une France “saussaiste” (selon la prononciation de Hollande) : en feignant la catastrophe des valeurs qui s’ensuivrait de deux dépouillements qui les tiendraient prétendument par les urnes ils promettent une culbute de 20 fois la mise. En écho, le candidat Mélenchon n’endosse pas sa cape de super-Marchais, mais brandit le glaive de la Justice en invitant l’Hollande à l’accompagner dans ce geste vengeur, postérieur et hypothétique.

      Que le point d’appui du levier vienne d’Allemagne ajoute à la dramatisation, même l’Angst est valorisé. Bref, du 16 avril au 6 mai une Schwindelroulette est ouverte. Il y en a d’autres, des espagnoles, grecques, etc. Tout est bon pour l’avaleur.

      1. mes excuses auprès des belges ..

        il y a deux types de roulettes belges ,

        l’une où l’on charge le revolver avec des frites
        l’autre où l’on joue à la roulette russe avec un pistolet automatique .

    2. C’est très important, il faut qu’il en parle ce soir sur France 2… d’autant plus qu’il passe juste avant Sarkozy…

      1. et la roulette qui consiste à laisse une seule chambre de munitions vide, comment s’appelle-t-elle?

  5. Un jour viendra ou le mot “combat” prendra tout son sens dans la bouche de nos leaders…….
    Généreux, général ? Mélenchon maréchal ? Et Joly infirmière?
    Hollande estafette ?
    Sarkozy le réformé exempté, aux arrêts ?………

  6. Frédéric Oudéa, Pdg de la Société Générale, qui parlait en tant que président de la Fédération des banques françaises (FBF).

    « On verra bien dans douze à dix-huit mois où l’Europe en est, et il sera tout à fait temps de rembourser si on est capable effectivement de le faire ».

    Ce qui est “plié” façon origami, c’est que nos institutions financières sont entre les mains de bricoleurs inconséquents. Le niveau de maîtrise de Frédéric Oudéa lui permet de produire des réflexions aussi élaborées qu’une cocotte en papier. Il semble si content de lui. Terrifiant!

    1. A propos d’Oudéa, le contexte exacte que je vois dans les échos:

      http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00437299-la-volatilite-va-durer-sur-les-marches-financiers-oudea-311349.php

      Quant à un remboursement de ces prêts avant l’échéance, qui a fait l’objet de spéculations, c’est un débat “prématuré”, a estimé M. Oudéa. “On verra bien dans douze à dix-huit mois où l’Europe en est et il sera tout à fait temps de rembourser si on est capable effectivement de le faire.”

      Il ne parle que d’un remboursement anticipé, du coup il peut se permettre de dire “si on est capable effectivement de le faire”

  7. La BCE vient de prêter 1018 milliards d’euros aux banques de la zone euro. Frédéric Oudéa déclare : « On verra bien dans douze à dix-huit mois où l’Europe en est, et il sera tout à fait temps de rembourser si on est capable effectivement de le faire ».

    … et si les banques de la zone euro sont incapables de rembourser, la BCE leur prêtera 1018 milliards d’euros supplémentaires.

    Et ensuite, trois ans plus tard, si les banques de la zone euro sont incapables de rembourser, la BCE leur prêtera 1018 milliards d’euros supplémentaires.

    Et ensuite, trois ans plus tard, si les banques de la zone euro sont incapables de rembourser, la BCE leur prêtera 1018 milliards d’euros supplémentaires.

    Et ensuite, trois ans plus tard, si les banques de la zone euro sont incapables de rembourser, la BCE leur prêtera 1018 milliards d’euros supplémentaires.

    Et ensuite, trois ans plus tard, si les banques de la zone euro sont incapables de rembourser, la BCE leur prêtera 1018 milliards d’euros supplémentaires.

    Et comme ça, les problèmes seront réglés.

    Frédéric Oudéa et Mario Draghi, etc, sont des génies.

    1. Pol,

      Cet argent va être “réinvesti” dans les marchés émergents. Le BRIC pourra expérimenter ce que nous subissons et allons subir. Naturellement, les détenteurs de cet argent ne se sentent pas responsables de ce qui nous arrive, ont très bonne conscience. Dans la pyramide de Maslow, ils sont au niveau de la réalisation d’eux – mêmes. Il leur faut donc absolument avoir bonne conscience et acquérir encore plus d’argent pour se prouver qu’ils sont encore mieux que ce qu’ils pensaient. Les BRICS sont partis pour se faire exploser grâce à cet argent. Pour la même raison, ces gens ne peuvent pas accepter une perte. Ce serait devoir admettre que leur réalisation d’eux-mêmes, la base de l’individualisme, n’est plus possible ou déficiente. Un collaborateur de Madoff s’est suicidé sur cette base.

      Nous ne reverrons jamais cet argent car il sera “réinvesti” dans les BRICS, y fera gonfler et exploser une bulle financière. Pour moi, “c’est plié”.

  8. Et alors !…
    C’est 4 fois 1018 milliards dEuros.
    Qu’importe si on fait comme en Argentine : “Hyper hyper inflation”
    La dette sera divisée par 100 ou par 1000.
    Profitons des dernier moments où l’argent vaut encore quelque chose car après…
    Ce sera le troc et on pourra demander conseil aux argentins, ils ont su faire.

    1. Pas la peine de s’en remettre au temps et à la super inflation pour réduire la dette
      Audit citoyen et défaut sur la dette illégitime/odieuse
      Encore et toujours, le pouvoir est aux mains des politiques, quoi qu’on veuille nous faire entendre

  9. “Anibal Cavaco Silva, le président de la république portugaise, pour réclamer « la mise en oeuvre d’une stratégie pour la croissance économique et la création d’emplois, afin de faire face à la stagnation actuelle »,”

    Pour sortir une telle ânerie, il fait partie de ces politiques soit incompétents, soit pervers manipulateurs.

    Comme peuvent-ils encore raisonner selon le paradigme de croissance infinie, alors que depuis quelques années déjà , cette façon de penser et de fonctionner nous mène dans le mur. Simple question de bon sens !
    Qu’ils s’en aillent tous !

  10. Pour info
    valorisation boursière S.G
    avant crise 30/04/2007 140.540€
    après crise 02/03/2009 18.810€
    maintenant 09/04/2012 18.925€
    Comme quoi ,la gestion vertueuse a du bon .Elle stabilise les points bas !!!!!!

    1. Ouais… 18… m’enfin sans la Fed et le Trésor US c’était 0 en 2008 et sans la Fed encore et la Bce en 2011 c’était 0 itou…

    2. De 140 à 18 et aucun président de tribunal de commerce pour déclarer cette boutique en cessation de paiement ….ils ont tous peur………
      Fortis : pertes de gestion et pertes sur valeur des actions 100 milliards n’emporte donc pas l’épargne des clients , baron Lippens pas inquiété…………qu’est il advenu à Law ?

      1. @vigneron , @bertrand
        Moins virulent , les gars ça fait chuter le titre
        Aujourd’hui 18.525€ 11h30
        Il y a toujours espoir, sur le Titanic après que la plupart des compartiments étanches soit remplis d’eau , une des rare salle non touchée était la PISCINE

  11. Coucou,

    A t il vraiment dit çà ? “On verra si on peut rembourser . ”
    Bon ben, je vais aller voir le credit agricole et leur dire la même chose. Vous croyez que je vais garder ma maison ?

    Alors la, on marche sur la tête. Comment peut on impunément tenir un tel discours ? Ces gens ne représentent que des interêts privés, non ?

    Il y a quelque chose de vicié dans la gestion de la république, mais je n’arrive pas à discerner les hommes de bonne volonté, des margoulins profiteurs.

    “Too big to fail”
    Quand est ce que les pouvoirs publics vont démanteler ces géants aux pieds d’argiles ? Ils le disent depuis 5 ans, mais au contraire, les banques sont de plus en plus grosses !
    Est techniquement si difficile de clore ces machins de ré-assurance dont personne ne comprend plus rien ?

    Bizarre quand même.

    Bonne journée

    Stéphane

  12. Frédéric…

    . Carrière :
    Il est ancien élève de l’ École polytechnique (promotion 1981) et de l’ École nationale d’administration (promotion 1987). Inspecteur des finances, il a notamment travaillé en 1993 au cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget et de la Communication, chargé notamment des questions sociales. En 1995, il entre à la Société générale. Après avoir occupé différentes fonctions à Londres et au siège français de la banque, il en devient le directeur financier en 2003. Suite à l’ affaire Kerviel, il devient directeur général de la Société générale en 2008, puis PDG en mai 2009. Il est membre de l’ Institut de la finance internationale.
    . Stock options de 2009 :
    Le 9 mars 2009, il reçoit, avec Daniel Bouton de la Société générale, un lot de stock options (en ce qui le concerne, 150 000 titres à 24,45 euros), alors que la banque est aidée par l’État. banque est aidée par l’État. La publicité faite à ce plan, au moment où aux États-Unis l’affaire AIG est devenue un scandale, le pousse le 22 mars à renoncer à ce gain exceptionnel.

    1. Et D. Bouton est un pauvre retraité maintenant…!
      “Le 29 avril 2009, à l’âge de 59 ans, il annonce qu’il quitte la présidence de la Société générale. Il ne touche pas d’indemnités de départ. À partir d’avril 2010, date de son soixantième anniversaire, il pourra percevoir sa retraite annuelle, qui est de 730 000 euros, soit environ 2 000 euros par jour (régime surcomplémentaire de retraite des cadres de direction de la Société générale). Comme son contrat de travail le prévoit, il a acquis des droits à pension représentant 58,2 % de sa rémunération 2007 (1,25 million d’euros), exerçables « lorsqu’il fera valoir ses droits à retraite de la Sécurité sociale »28. Le montant de la retraite qu’il devrait percevoir en tant qu’ancien agent public de l’État est encore inconnu.” (wiki)

      C’est J. Kerviel qui doit avoir des tas de choses à raconter…!?

  13. http://www.youtube.com/watch?v=g2BmBlehFHk

    – Your Ok to land this thing ?
    – No problem man….
    – I think you go a little high man …
    – It’s Ok man, if there’s one thing i know it’s how to drive when i’m stoned, you know if your perspective fucks, then let your hands work the controls, as if you’re straight.

    – Uhuuhu,…

    Oh woaw, good landing man !

    Ce film d’animation est l’une des sources d’inspiration de Tim Burton, la ressemblance du thème musical avec celui de Mars Attacks, n’aura échappé à personne…

  14. @Cassiopé & cie

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20120229trib000685571/l-inflation-ralentit-a-26-en-janvier-dans-la-zone-euro.html

    L’inflation ralentit à 2,6% en janvier dans la zone euro

    latribune.fr, avec AFP
    L’inflation a ralenti en janvier dans la zone euro, à 2,6% sur un an après 2,7% en décembre, a indiqué mercredi l’office européen des statistiques Eurostat, dans une deuxième estimation.

    ===========

    Où est l’hyper inflation ? S’il y a inflation, celle-ci est au contraire, sur une pente de ralentissement.

    1. Les fâcheux fachos du Vlaams Belang ont copié l’idée sur celui lancé par le PVV du Grrrand Leider Peroxydé de chez nous…
      Jadis les Pays-Bas étaient à l’avant-garde du progrès. Aujourd’hui, ils sont à l’avant-garde de la régression…

  15. Bonjour,

    Avez-vous écouté la soirée politique hier ? Moi oui. Et j’en ai déduit que M. Le Pen lit le blog de Paul Jorion… Elle a explicitement terminé sa plaidoirie par une formule bien connue ici : “il faut sortir du cadre”. Cela m’a surpris.

    Pas certain que cela plaise au taulier…

    1. Je ne crois pas qu’il y ait de copyright sur cette expression assez commune. Remarquez également que les dessins que nous publions ici sont en général vaguement plus élaborés, et que la sortie du cadre telle que nous l’envisageons n’a strictement rien à voir avec celle prônée par l’extrême-droite. Apples and oranges.
      Elle lit peut-être le blog (ou plutôt on le fait pour elle), mais vous aurez remarqué qu’elle n’est pas la seule à ce compte là, puisqu’on a entendu certains candidats parler d’interdire les instruments spéculatifs.

      1. @JA
        Bien entendu, il n’y a pas de copyright.
        J’ai trouvé la façon dont elle a utilisé cette phrase, certes très commune, se voulant ressemblante à celles décrites ici, voilà tout.
        Bien entendu elle n’est pas la seule, et c’était la première fois. Il est heureux que certains candidats reprennent quelques idées développées ici.

  16. Mardi 12 avril 2012 :

    La Bourse de Paris repartait à la baisse jeudi à la mi-journée, alors que l’Italie a dû concéder des taux d’emprunt en forte hausse lors d’une émission obligataire, alimentant les craintes des investisseurs sur les risques de contagion de la crise en Europe.

    A 12H35 (10H35 GMT), l’indice CAC 40 cédait 0,22% à 3.230,95 points dans un volume d’échanges de 1,405 milliard d’euros.

    Les commentaires, mercredi, de la Banque centrale européenne suggérant qu’elle pourrait reprendre son programme d’achats de titres de dette espagnole avaient permis au marché parisien d’ouvrir en hausse.

    Mais la tendance s’est retournée après une émission de dette italienne décevante.

    Rome a emprunté près de 4,9 milliards d’euros à moyen et long terme à des taux en forte hausse pour la principale émission à trois ans.

    Le pays, qui a bénéficié depuis le début de l’année de conditions d’emprunt favorables grâce aux opérations de la BCE, a vu ses taux d’intérêt s’envoler depuis le début de la semaine.

    http://www.boursorama.com/actualites/la-bourse-de-paris-repart-a-la-baisse-apres-une-emission-obligataire-italienne-decevante-186f31932b8fa3cf052931b20b0f0e56

  17. Un élément -peut être passé inaperçu-mais qui en dit long sur les bilans réels des banques: le 18 janvier 2012, le taux de réserve des banques à la BCE est passé de 2 à 1%! Alors que beaucoup pense qu’il est à 15%! La Banque centrale Britannique a baissé le taux de refinancement des banques à 0,5% et rappelons que les derniers prêts consenties par la BCE se sont fait sans le dépôt d’aucune contrepartie.
    Signalons en outre que l’acharnement Allemand à vouloir “sauver” la Dette grecque s’explique mieux si l’on réalise que la Deutsch Bank, plus grosse banque mondiale en terme de bilan mais parmi les dernières en terme de ratios de fonds propres est aussi la championne dans le négoce des CDS et en particulier sur la dette grecque! On comprend mieux les leçons de civisme de Mme Merkel.
    Quand remettra-t-on enfin à plat le modèle de la Destruction Européenne!

    1. 15% ??? Ça c’est les Îles Caïmans… La Chine c’est 20,5%.
      Le passage à 1% le 18 janvier c’était juste des étrennes : 103 milliards € de cash gratuit pour les banques de l’eurozone. One shot évidemment…

  18. Anguilla, le Belize, Costa Rica, la Dominique, l’île de Grenade, les Iles Cook, les Iles Turques-et-Caïques, le Liberia, le sultanat d’Oman, Panama, Saint-Vincent-et-les-Grenadines ont été retirés de la liste des “paradis fiscaux”.

    lol

    “Les paradis fiscaux, c’est fini !” (mais de qui c’est déjà ?)

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