L'actualité de la crise : DES LOGIQUES CONTRARIÉES, par François Leclerc

Billet invité

Mariano Rajoy est devant une montagne à déplacer. Le gouvernement espagnol présentera vendredi son budget 2012 rectifié, afin de parvenir à réduire sur le papier le déficit budgétaire à 5,3 % du PIB. Rien de moins que 55 milliards d’euros de coupes ou de recettes budgétaires supplémentaires doivent être trouvées, cette année et l’année prochaine, afin de revenir à un déficit de 3 % du PIB en 2013 comme exigé. A condition encore que la récession ne s’approfondisse pas ! En décembre dernier, la version précédente du budget avait déjà permis de dégager 15 milliards d’euros de coupes et de hausses.

Après avoir vécu au rythme de la Grèce, l’Europe va désormais suivre celui qui vient d’Espagne, qui pourrait bien entraîner à sa suite l’Italie.

En Italie, comme en témoigne la chute de sa cote, l’état de grâce dont à bénéficié Mario Monti est en passe de se terminer devant son projet de réforme du travail, qui suscite dans le pays une réaction plus forte que prévue en dépit de sa prudence de chat, ranimant des jeux politiques parlementaires momentanément assoupis. Les marchés sont déjà à l’affut : la prime de risque que doit payer l’Espagne pour se financer est montée de 350 points, dorénavant supérieure à celle de l’Italie.

Le moment est donc venu de reprendre des jeux politiques européens un moment interrompus, afin de trouver encore une fois une formule boiteuse de compromis. Le tout dans le contexte de l’un de ces jeux de chaises musicales qui ravissent les chancelleries, afin de simultanément pourvoir un poste à la BCE, la présidence de l’Eurogroupe et celle du MES (mécanisme européen de stabilité. Les débats portent cette fois-ci sur un pare-feu mal nommé car induisant l’idée naïve qu’il ne devra pas servir, uniquement destiné à jouer les plantes vertes. Un sentiment trompeur qui sera vite balayé si les marchés se réveillent et grondent.

Une même logique implacable se poursuit, qui impose d’aller chaque fois plus loin que prévu, afin de sauver l’essentiel. En l’occurrence le marché intérieur de la zone euro. Au fil des épisodes, la coalition allemande s’engage à reculons plus avant sur le terrain de la mutualisation de la dette européenne. Jusqu’où ira-t-elle ? Elle a également du effectuer quelques reculs tactiques à propos de la discipline budgétaire exigée en contrepartie, s’y résolvant dans le cadre feutré de négociations au plus haut niveau afin d’obtenir l’adoption d’un pacte qui doit encore être ratifié. Mais l’étape suivante va être plus délicate.

On ne va pas tarder à le constater : l’Espagne et l’Italie ne sont pas ces pays périphériques que sont l’Irlande, la Grèce ou le Portugal. La différence ne se mesure pas seulement en termes de PIB ou de montant de la dette publique, mais de réaction sociale et de résonance dans toute l’Europe. Un gouvernement de droite dans un cas et de technocrates dans l’autre ne sont pas nécessairement les meilleures configurations politiques pour emporter le morceau, mais y a-t-il le choix ?

Crise sociale et crise politique vont de pair. Les alternances à venir des échéances électorales françaises de 2012 et allemandes de 2013 vont-elles être l’occasion d’une remise en question stratégique, si elles interviennent ? Cela n’en prend pas le chemin, au vu des intentions des prétendants qui s’inscrivent dans le cadre de la réduction prioritaire de la dette publique. Ce ne sont pourtant pas les voix qui manquent pour suggérer d’en sortir.

Une autre logique – de fer – imprime à nouveau sa marque, depuis que l’état réel du système bancaire européen est apparu au grand jour, impliquant en Europe une action sans précédent de la BCE afin de lui faire la courte échelle et qu’il passe le mur du refinancement de ses opérations. Ce qui, en fin de compte, n’a été qu’un rattrapage tardif des mesures prises auparavant par la Fed américaine ou la Banque d’Angleterre. Le désendettement privé se révèle aussi problématique que le public et il est impératif de donner à l’un ce qui est refusé à l’autre : mais ce changement d’épaule du fusil n’est pas envisageable car trop lourd de remises en cause…

Les estimations sont variables, mais les effets conjoints du renforcement des fonds propres devant être opéré dans les mois qui viennent, des nouvelles contraintes réglementaires de Bâle III et de la moindre profitabilité des banques sur leurs marchés aboutissent à la chute de la rentabilité de leurs capitaux propres, accentuant les difficultés qu’elles rencontrent pour attirer les investisseurs.

Afin de respecter des normes qui s’expriment en termes de rapport entre les engagement et les fonds propres, les banques jouent sur le dénominateur et diminuent donc leurs engagements en se délestant d’importants volumes de leurs actifs afin de réduire la taille de leur bilan ; poursuivant parallèlement leurs programmes de réduction de leurs coûts d’exploitation pour contenir au mieux la baisse de leur rentabilité. L’unité est le millier de milliards de dollars à l’échelle mondiale, si l’on en croit une étude de Morgan Stanley.

Tout ceci ne sera pas sans conséquence sur le volume des crédits et leur affectation, en dépit des dénégations. En Europe, on observe déjà que les grandes entreprises se financent de plus en plus sur le marché obligataire, sans faire appel aux banques, une opportunité qui n’est pas à la portée des moins grandes. Les banques, quant à elles, vont devoir apprendre à vivre sur un moins grand pied, constatant une baisse importante et inévitable de la rentabilité de leur capitaux propres. Dépendantes dans l’avenir de plus en plus du marché pour se refinancer, bénéficiant en Europe d’un intermède de trois ans grâce à la BCE, renouvelable quoi qu’elle en dise, les banques craignent que les retards opérés dans le désendettement public par rapport à la feuille de route décidée n’aboutissent au renouveau de tensions sur le marché obligataire, dont elles feront les frais, diminuant encore leur rentabilité…

D’où l’impérieuse nécessité d’obtenir des prétendants à l’alternance qu’ils se comportent comme de bons élèves ! Où ira-t-on si les banques ne sont pas sauvées ?

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72 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : DES LOGIQUES CONTRARIÉES, par François Leclerc »

    1. Pourrait-on recréer des banques de bases pour l’économie réelle de dépôts à l’image de l’émergence des assurances sociales depuis les mutuelles? Je sais cela à déjà eu lieu, mais comme les banques sont des institutions perverties de leur sens premier (dépôts, création monétaire) que cette décision a du mal à venir par les autorités régulatrices de la Zone Euro, et cette monnaie politique à une gouvernance opaque et non démocratique (nous ne votons pas pour le représentant de la BCE; voire décidé par référendum du type de politique); nous devrions bouger notre GRAISSE… Personnellement, je peux de moins en moins regarder ce théâtre de guignol sans rien faire… Ca m’énerve! Même quitte à utiliser une autre monnaie que l’Euro: je ne reconnais pas un organe aussi psychorigide que la BCE et aussi protecteur y compris pour les bailleurs Hors UE. 10ans d’Euro 10de monétarisme: non la création monétaire est décidément un sujet trop sérieux pour être laissé dans les mains des banquiers….

      1. @ MAZERAN Jean-marc
        Tout ça c’est bien beau mais c’est un raisonnement vertueux ; le monde de la finance est entrain de créér ses propres banques …
        A part des hackers , je ne vois pas du tout ce qui pourrait seulement toucher ces gens-là .

  1. L’hyper-inflation est la plus radicale et la plus réaliste des limites ou crises économiques.

    Il faut déjà intégrer le fait qu’une hyper-inflation était le plus souvent nationale comme la République de Weimar ou Zwimbabwe. Du fait de l’inter-dépendance des économies, il s’agit actuellement d’une hyper-inflation internationale.

    Qu’est-ce qu’une hyper-inflation dans la vie de tous les jours ? Une baguette de 1 euro peut valoir en moins d’un mois 15 milliards d’euros, ce qui signifie que la solvabilité n’existe plus pour les masses. On arrive alors dans un cas actuel à un effrondement global du système financier et économique par l’inter-dépendance des économies.

    Même des bourgeois que l’on pourrait croire protéger, ont été dans l’obligation de vendre des biens pour tenter uniquement de se nourrir (voir République de Weïmar), alors au niveau des classes moyennes et populaires c’est d’une extrême difficultée. De plus les prix en milliards changent constamment, il n’y a aucune assurance que vos possibilités actuelles à cet instant, soient les mêmes le soir même.

    Il faut aussi intégrer le fait que l’immédiaté des échanges à haute voire très haute fréquence peut faire basculer très rapidemment le système vers une hyper-inflation. Déjà en 1973, les prix du pétrole ont été multipilé par 4 en une seule soirée, hors dans le cas d’une hyper-inflation ce sont tous les prix qui sont concernés.

    L’hyper-inflation provient du fait que la masse monétaire qui circule, a atteint un trop haut degré de création d’argent (la création monétaire), c’est à dire que les banques créatrices d’argent ont mises en circulation un nombre trop élevé d’argent. A notre époque, la bourse est fragile par la très haute fréquence des transactions qui peuvent faire chuter des grands indices boursiers en seulement quelques heures : nombres d’exemples comme le Dow Jones ou des grandes entreprises en ont fait les frais.

    Un mélange, immédiaté des échanges, économies inter-dépendantes et hyper-inflation créer de facto des prix qui se calculent en milliards de dollars, euros ou yens, c’est à dire inaccessible.

    C’est pourquoi en fouillant le net ou d’autres médias, on trouve ce qui s’appelle le survivalisme, alors c’est quoi le survivalisme ? C’est accéder à une capacité d’autonomie la plus réalisable par différentes sortes de moyens et d’explications qui existent et se trouvent sur le marché (actuel). C’est la capacité à changer son mode de vie tout en le gardant. Bonne recherche.

    En voyant le survivalisme, je me suis dit, notre société est devenu tellement individualiste que même l’entre-aide deviendrait une contrainte, ou simplement est-ce une idée de mesure de sécurité ?

    L’hyper-inflation est une réalité moderne, une limite ou crise économique à l’échelle international de nos jours, les économies étant inter-dépendantes, l’hyper-inflation se propagerait au niveau mondial(isation).

    1. @Cassiopée

      Pas d’hyper-inflation à mon avis (qui n’engage que moi), car les salariés ne sont pas solvables, ainsi si les prix montent ils ne trouveront pas preneur. Il faut être un peu terre à terre, et revoir ce que l’on crois sûr. L’argent qui circule au niveau des bonds, stocks, immobilier, etc n’affecte pas directement l’économie réelle, pas comme à Weimar, où de plus, comme les coûts de productions étaient très liés au coût du travail, on avait un effet de second tour. Dans nos économies ceci a nécessairement été découplé, à cause de la productivité et de l’import asiatique.

      La masse monétaire, ce qui importe de savoir c’est si elle circule ou pas. Et pas son existence.

      1. @ Lisztfr

        Imaginons un instant que vous envisagiez la possibilité que l’hyper-inflation fulgurante évoquée par Cassiopée devienne réalité.

        Imaginons un instant que vous considériez alors le contenu de vos placards et l’état de votre livret A dont la rémunération est désormais inférieure à l’inflation.

        Imaginons un instant que vous décidiez, à tout hasard, de vous prémunir d’une catastrophe, certes très hypothétique, en remplissant vos placards.

        Imaginons un instant que vous ne soyez pas le seul à vouloir vous prémunir, au cas où.

        Bon, et puis, ce n’est pas comme si le prix de l’essence augmentait inexorablement, et avec lui le prix de beaucoup de produits alimentaires, tandis que les articles de presse sentencieux nous disent qu’il va falloir apprendre à vivre avec de l’essence chère, pour ne pas dire hors de prix, n’est-ce pas ?

        Imaginons, donc, un instant, qu’une multitude de gens, toujours confiantes, mais tout de même soucieuses de joindre les deux bouts, se mettent à faire des stocks, en prévision du lendemain, dans une économie qui fonctionne à flux tendus, sans stocks.

        Vous êtes toujours décidé à prendre le risque que personne n’agisse de la sorte, ou vous préférez si pas prendre les devants, au moins ne pas prendre le risque de trouver des rayons vides ?

      2. @David Cayla

        Se prémunir contre quoi ? L’hyperinflation ou autre chose ?

        Si l’essence augmente, on ne pourra pas appeler ça de l’hyperinflation…

        L’inflation est le critère le plus surveillé au monde, par l’OCDE, les officines, etc tous les économistes libéraux, ils ne vont pas la laisser filer ! On devrait ne pas l’oublier, y compris P. Jorion et O Berrurier. Delamarche lui, pense exactement comme moi.

        Je crois plutôt qu’il y aura une déflation, les gens n’ayant plus les moyens de consommer.

      3. En imaginant une société où une juste répartition des richesses permettraient à tout un chacun de consommer au maximum de ses possibilités. Pouvons nous être sur que la machine économique serait poussée au plus haut de ce qu’elle pourrait produire en activité humaine ?

        Et en imaginant une société ou le montant de la masse monétaire n’aurait aucune influence .
        N’ y aurait il plus lieu de se demander qui détient l’ argent ?

        Une société qui a beaucoup de masse monétaire et qui n’ en fait rien verrait forcément la valeur de son pactole tendre vers zéro ? .

      4. Concernant l’inflation, j’ai parcouru à la Fnac un ouvrage donnant un très large exemple des prix en 2001 et les comparant aux prix de 2011. Les 10 d’existence de l’euro. Il y aurait en fait 20,5% d’inflation de moyenne entre ces 2 dates, moins 4,5% d’indexation des salaires.

        L’ouvrage se base sur des catalogues et des références matérielles et paraît plausibles. Un étonnement: le prix du pétrole n’a pratiquement pas bougé.

      5. Nous sommes clairement dans un environement déflationiste :
        Problème de solvabilité des consomateurs entrainent celles des établissements financiers entrainent les états qui ont volé à leur secours.
        Cela entraine des défauts (comme en grèce) de plus en plus fréquents

        Les banques centrales essayent de reflater avec de la création monétaire (FED,BOJ,BOE) ou des prêts (BCE). Mais cette création n’est pas à destination des consomateurs, car cela impliquerait de l’hyper inflation, mais à destinations des banques qui ne font que combler leurs pertes (défauts) avec cet argent. Avec l’éventuel surplus, elles spéculent sur les marchés (matières premières, bourses classiques etc…), car elles savent qu’en prétant à l’économie, elles perdront leurs investissements puisque le consomateur est insolvable.

        Nous avons donc une déflation sur l’économie (salaires, services, biens etc…) et une inflation sur les « assets » sur lesquels ont investi les banques (marché de bulles qui exploseront un jour ou l’autre, puisqu’au final la consomation est atone du fait de l’insolvabilité des consomateurs).

        Par contre, le jour ou la création monétaire intègrera le portefeuille des consomateurs, alors là….le scénario de Cassiopée prendra surement forme!

      6. @béber méditatif

        Mais d’abord ce n’est pas de l’hyperinflation, ensuite vous savez bien que le marché de l’énergie devient spéculatif : ZH a récemment montré que la consommation de pétrole était en baisse aux USA, de 300 000 b/j. Admettons que la Chine demande beaucoup de carburant, soit, et que la limite de production est atteinte… Mouvement de ciseau en perspective, entre la baisse du pouvoir d’achat et la hausse de l’énergie, enfin de toute façon l’ensemble se dérègle.

      7. @ Litz

        Je suis d’accord sur la proposition  » l’ensemble se dérègle » .

        Nous sommes à une période intermédiaire qui verra la mort du pétrole et la naissance d’une nouvelle énergie .
        Ceci dit , la baisse de consommation de pétrole peut s’expliquer par une meilleure utilisation de celui ci .
        D’après JR , « depuis trente ans , nous gaspillons 86% de l’énergie que nous utilisons pour produire des biens et des services .( source « la troisième révolution industrielle « )
        http://www.rue89.com/2011/05/06/jeremy-rifkin-partageons-l-energie-comme-l-information-202691

        PS : je n’en suis pas au point de prétendre « savoir » . Pour l’instant je m’interroge , et tente d’avancer pas à pas grâce au cerveau collectif de ce blog .

    2. @ Cassiopée :
      synthèse des crise
      1929: financière: décrochage des monnaies étalon or et réserve or garantissant les crédits permettant le développement des marchés financiers+ crise de surproduction…
      1973: seconde crise niveau de dollar (rattaché à l’or) avec la aussi le niveau de création monnaie+ surproduction dans l’économie réelle.
      Depuis la fin années 80 en Europe: crise de stagflation tournante entre les pays de peur de suivre les deux schémas de crise précédant; et si tu observe bien elle est tournante entre les grands pays d’Europe. Orthodoxie économique vendu comme protégeant des schémas précédant.

      Conclusion: crise 2008/2012: Crise inflationniste venue hors de l’Europe+ Crise Stagflationiste, qui ne compense même pas la première… On a vraiment du pot qd m^me….J’en suis rêveur! Et tout ça de front en plus… Oui a part ça les banquiers et les autorités monétaires ne sont pas des GROS DECONNEURS… Qu’est-ce qu’on se marre…. Et je te suis bien volonté quand tu anticipe les prochaine étape du processus. D’ailleurs je pense que depuis 2008 ils s’attendent (les gournants financiers et politiques) sans doute à ce que tu décris et font des manoeuvres pour retardés l’enrayement final du Système (cf Msieur Jorion). Je pense même qu’ils sont entrain de constituer des réserves de valeurs dans quelqu’investissements vitals pour et concrets pour l’humanité (nourriture, eau , etc.)le moments venues être en bonne position….

      Mais je te propose de faire la même chose que ce qui ont senti tourné le vent et gagne du temps. En recréant systèmes bancaires et monétaires (avant la destruction totale de l’ancien)…
      Même dans la pire des économies après une guerre, ou même dans un schémas de sous-développement, on a toujours des échanges humains tels le troc… Malheureuse si on regarde et qu’on ne fait rien nous même je pense qu’ils nous laisserons tombé cuistre ment!!! Nous avons un certain niveau d’avoir en Europe (la population je parle), même si une crise atteinds l’Economie officielle, il reste l’économie localisée( monnaie communale); je suis bien d’accord s’est pas chouette mais le système global a dérivé et va s’échouer avec des gens dans une logique sans suite. Quand tu ne sais plus ou tu va regarde d’où tu viens.
      J’ai vu un post intéressant, dans ce blog; le message d’un responsable d’une monnaie au niveau communal… Alors il est certain que la vitesse de rotation des échanges financiers s’en trouverait grandement ralentie, mais n’est pas cela que l’on cherche au juste: le fait de contractualiser sur ce que vaut cette monnaie hors de son périmètres de reconnaissance sera difficile; d’autre part la création monétaire locale pourrait être plus adapté au besoin local… Si des grands ensemble ( monde $ et monde € ) ont échoué dans leur gouvernance entre impulsion de L’ECONOMIE et conservation de la valeur, ne serait-il pas tant d’en faire un acte humains.

      Contre-exemple: La FED a laissé le dollar être utilisé comme une réserve, c’est la croyance aveugle (dans la toute puissance supposée de la civilisation USA)des utilisateurs qui en a fait ce qu’elle est devenue… Quand on serait obligeait de négocier plus souvent la valeur de l’échange, on se reposerait les questions fondamentales plus souvent. Pour aller encore plus loin s’est parce qu’on n’est pas arrivé à élucider l’énigme de la confiance… Qui donne la valeur.
      La monnaie étant un contrat type dans un échange de biens et de services. Revient à poser la question :Qu’estce qu’un contrat?
      Un contrat est juridiquement parlant un acte conjuguant deux volontés (consentement non atteints de vices) ou moins en vue de la création d’obligations réciproques. C’est vague…
      Quels seraient les critères d’un bon ( je n’ose utiliser vertue à cause de sa conotation) monétaires? l’utilité, le nombre d’heure travaillées(ricardo et valras),la rareté ont été les réponses trouvaient…
      C’est nettement insuffisant puisque la valeur se détermine par celui qui regarde la chose en question. On peut dire que « donner de la valeur » s’est sélectionner et prioriser un objet d’attention. La monnaie n’est pas un contrat plus rationnel et objectif de valeur puisque par exemple 1 footballeurs gagne 840000Euro par mois, elle subit la même subjectivité…
      La dépréciation du type de contrat (j’ai moins confiance dans les contrat signés sur papier brouillon que ceux signés sur papier bible) n’affecte pas la valeur des objets ou sujets d’échanges. Si on cesse d’utiliser un type de contrat pour 1 ou plein d’autres cela n’affectera pas l’intérêt pour ces sujet ou objet d’échanges, ni la nécessité de ces derniers qui mèneront toujours à des types de contrats. La renégociation, n’est problématique parce qu’on produit de moins en moins de manière locale.

      En cas de panique, en cas de panique: trouver un périmètre économique cohérent (satisfait les besoins vitales et de bases localement de la population donner et retourner au fondamentaux avec consensus démocratique de la population concernée. Et oui la monnaie s’est aussi du politique. En Chine il y a 3500 ans ont utilisé des couteaux(objet usuel de base coupant) monétaires. Pour vous dire la variétés des créations humaines dans ce domaine…

    3. Pour les derniers esprits enfumés, il faut sans cesse répéter que la seule solution réaliste et intelligente à la crise de la dette est la création monétaire. C’est à la fois une manière soft de faire défaut (cad de punir les créanciers/rentiers) et de relancer l’investissement par l’emprunt. Tout l’art de la méthode est de maitriser l’inflation ainsi créée de sorte que les bas revenus n’en souffrent pas( en les indexant). Or, aujourd’hui, la BCE dispose d’un arsenal lui permettant de doser l’érosion monétaire <10%.
      Nous sommes dans un rapport de force entre les possédants, les rentiers, les libéraux et les démunis (jeunes), les actifs, les progressistes.
      Je suis moi-même dans la 1ère catégorie, mais mes enfants sont dans la seconde.
      Alors pour moi, le choix est clair.

      1. @Polo

        La BCE est justement celle qui se flatte le plus d’avoir maitrisé l’inflation.

        Sinon je partage votre point de vue, la difficulté consistant à créer de l’inflation par la demande actuellement, alors que jusqu’à lors, seule la croissance était nécessaire pour ce faire. Mais sans croissance, provoquer une hausse de l’inflation exige d’augmenter les salaires, ce qui diminue la compétitivité à international… On n’en prend pas le chemin.

      2. Si on ne réforme pas la finance, la création monetaire permet de survivre humblement jusqu’a la prochaine bulle qui nous exterminera de manière définitive…
        Ou va la planche à billet?
        Dans la finance, dans les banques et la spéculation sur les matieres premieres.
        Bref c’est mortel.
        Alors oui, pret aux états, mais interdire les produits dérivés, la titrisation, les CDS, le hors-bilan, les marchés « privés » non régulés autorisés par l’Europe en concurrence d’Euronext, des bourses officielles sous pretexte fallacieux de « liquidité » et de concurrence imbécile.
        Désolé, mais faut quand meme cirer les pompes de ces gens en étant tout le temps poli!

  2. En cours des produits dérivés 35000Md$ à comparer avec Pib mondial 70000 Md$
    Valeur notionelle sous jacent des produits dérivés 700000 Md$.
    je connais un des « inventeurs » de ces produits dérivés , il à écrit des livres et donnait des conférences à qui mieux mieux aux états unis.
    Pas fous les ricains y ont bien compris l’argent qu’ils pouvaient en tirer et ils en ont tiré un paquet , 10 fois le pib mondial …à se demander ce qu’ils en ont fait car ils devraient être hyperriches.
    Dette état français 1600 Md€
    Dette inter entreprises françaises 1600 Md€
    Dette des banques françaises 7000 Md€…….. capital 250Md€
    Vous comprenez bien que le bateau va couler s’il n’absorbe pas l’avoir des uns pour combler le trou des autres.
    Assvie française 1400 Md€

    1. Heureux celui qui croit comprendre qu’il comprend tout .Dans une dette rentre en jeu le présent et le futur …

      Si vous avez un emprunt sur une baraque et qu’on vous demande d’en rembourser l’intégralité du jour au lendemain , évidement çà pose problème .
      J’imagine que la pseudo énormité de la dette des banques est à diviser par le nombre d’années pendant lesquelles les banques pensent être remboursées.

      Tout dépend surtout de la nature des dettes ..
      Une dette , c’est l’espoir d’être remboursé . Le capital n’est important que dans le cas où la dette ne se rembourse pas .

      En ramenant 1600 milliards de dette à l’espérance de vie d’un état , on voit bien que ce n’est pas le montant de la dette qui pose problème mais l’échéancier, ainsi que le montant des intérêts .

    2. En général, les capitalistes à part leur capital, n’ont rien d’autre à proposer à l’humanité.
      Si on ne les rembourse pas, soudain, les états respirent, les entreprises font des benefices, elles augmentent les salaires, c’est la croissance retrouvée!
      C’est ce que dit entre les lignes Paul Krugman en vantant le défaut Islandais…
      Le fait de ne pas rembourser les rentiers….
      N’a absolument aucune importance.
      Je sais c’est scandaleux…Mais c’est l’Histoire.
      Relisez Shakespeare. Et Philippe le Bel avec les Templiers…
      Quand ils commencent à nous les briser…
      On les brule….

  3. A propos de logique contrariée – pour l’appel de mars – et sans vouloir interférer avec le cours de commentaires de cet article – est-il possible aux contributeurs d’oeuvrer à atteindre la barre des 2.000 € de dons afin de pouvoir embrayer sur la contribution en faveur de F. Leclerc d’ici le 31 ! merci, un lecteur du blog.

    1. A partir du moment où la barre des 2000€ a été atteinte, le surplus revient à François Leclerc.

      J’en déduis que, si cette barre est atteinte, même si vous faites partie « des 2000€ », c’est d’autant plus dans l’escarcelle de François! 🙂

  4. Les problèmes ici évoqués resteront purement théoriques aussi longtemps que la population ne bougera pas…

  5. Pendant ce temps là.
    Pardon pour le HS, mais l’inquiétude est d’importance à FUKUSHIMA.
    François saura sans doute placer le sujet au bon endroit…….
    Où est le corium du réacteur n°2 de Fukushima Daiichi ?
    http://fukushima.over-blog.fr/
    « …Cette nouvelle mesure, implacable, nous rapproche à nouveau du « scénario du pire », et cela le jour même, ironie du sort, où le candidat Nicolas Sarkozy affirme que l’accident de Fukushima n’est pas un accident nucléaire (1).Discours du 26 mars 2012 à la centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux : « C’est un accord électoral entre des gens sectaires qui profitent de l’accident de Fukushima, qui n’est pas un accident nucléaire, pour jouer sur les peurs et pour casser le nucléaire français ».

    + une vidéo intéressante sur l’état des 6 réacteurs :
    http://www.youtube.com/watch?v=gF19Ukb4S-I&feature=player_embedded

    1. Notez le choix des mots, c’est la grande force des politiques;

      « C’est un accord électoral entre des gens sectaires qui profitent de l’accident de Fukushima, qui n’est pas un accident nucléaire, pour jouer sur les peurs et pour casser le nucléaire français ».

    2. @ charles
      Bonjour , à l’époque de la catastrophe cette image (ci-joint le lien) , m’avait fait comprendre la monstruosité de l’ensemble par rapport à l’homme .
      http://www.cartoradiations.fr/images/Japon_Reacteur_REB_Japan_reactor_BWR_Duo.jpg
      Quand on sait que dans la piscine encore en eau du réacteur n°4 à l’arrêt pendant le tsunami il y a 264 tonnes d’uranium maintenu dans un bâtiment qui n’est plus de toute sécurité , et à la merci d’un autre séisme , cela fait froid dans le dos . Si cette piscine venait à s’écrouler ,le rayon de sécurité passerait de 20 à 250kms ,donc toucherait Tokyo , heureusement notre bon ministre de l’industrie Eric Besson nous rassure « la situation est globalement satisfaisante »
      Photo du batiment du réacteur n°4 globalement satisfaisante
      http://kibo-promesse.org/wp-content/uploads/2012/02/Fukushima-reacteur-41.jpg

  6. Arnie Gundersen
    Les échantillons du sol de Tokyo seraient considérés comme des déchets nucléaire aux Etats-Unis
    « (…)
    il y a quelques semaines, j’étais à Tokyo, j’ai pris quelques échantillons. Je n’ai pas cherché un « hot spot ». Je suis juste allé avec cinq sacs en plastique et quand j’ai trouvé un endroit, j’ai ramassé de la poussière et je l’ai mise dans un sac.
    Un de ces échantillons vient d’une fissure dans le trottoir. Un autre de ces échantillons venait d’une aire de jeu pour les enfants qui avait été préalablement décontaminée. Un autre échantillon venait de la mousse sur le côté de la route. Un autre échantillon provenait de la toiture d’un immeuble de bureaux où j’étais. Et le dernier échantillon était juste en face de la rue du centre judiciaire principal dans le centre de Tokyo.
    J’ai ramené ces échantillons, je les ai déclarés aux douanes, et je les ai envoyés au laboratoire. Et le laboratoire a déterminé que TOUS seraient considérés comme des déchets radioactifs ici aux Etats-Unis et devraient être livré au Texas pour être éliminés.
    Maintenant, pensez aux conséquences pour la capitale du pays, que ce soit Tokyo ou les États-Unis. Comment vous sentiriez vous si vous étiez partis pour choisir des fleurs et que vous soyez agenouillés dans les déchets radioactifs? C’est ce qui se passe à Tokyo aujourd’hui.
    (…)

  7. Observée depuis Athènes, la situation italienne et espagnole est bien plus qu’intéressante. Ici, nous nous enfonçons… gentiment sous le soleil et sous la bancocratie exactement. Les médias, quasi contrôlés par le Papadémisme intégral évoquent très peu cette situation, au-delà de la mer Adriatique. Il faut éviter à tout prix (au sens propre et figuré) la synchronisation des topoi du syllogisme collectif, et pour cause. Vous avez raison : « l’Espagne et l’Italie ne sont pas ces pays périphériques que sont l’Irlande, la Grèce ou le Portugal. La différence ne se mesure pas seulement en termes de PIB ou de montant de la dette publique, mais de réaction sociale et de résonance dans toute l’Europe. » J’y ajouterais que la différence se mesure évidement en termes de démographie, ce qui est aussi valable en ce qui concerne la France ou l’Allemagne. Chez nous en Grèce, nous y allons tout droit vers les salaires mensuels « para-périphériques », disons de 300 à 400 euros par mois, ayant… fièrement conservé des prix plus élevés souvent, qu’à Berlin. Entre-temps, encore ce matin, nous venons d’apprendre qu’un tiers des salariés encore en poste dans le secteur privé n’ont pas reçu de salaire depuis bien des mois. Des souscripteurs des contrats de type assurance-vie, les liquident par milliers et la Banque Nationale de Grèce par exemple, se refuse d’honorer ses obligations envers les souscripteurs de sa filiale, « nous n’avons pas assez d’argent », voilà en somme, l’argument. Nous sommes en faillite déguisée intérieure, tandis que les intérêts des « marchés » à l’extérieur du pays ont été consolidés par le récent Mémorandum II.

    Je pense donc que les scenarii concernant l’Italie ou l’Espagne, voire la France peuvent différer, d’abord pour les raisons que vous évoquez, alors inhérents au système disons, puis comme ces pays ont une tradition et une pratique étatique plus solide, (la France et l’Espagne notamment), les tenants du système actuel peuvent inventer une variante du Troïkanisme. Mais jusqu’à quel seuil ? Nous y sommes alors, et nous voilà emmenés aux questions essentielles posées par Paul Jorion. Soyons attentifs et si possible inventifs. Pour l’instant, je peux malheureusement témoigner devant les amis et contributeurs du blog de Paul Jorion, que le cobaye-Grèce « réagit bien » face aux tenants… des cordes raides. En tout cas, en ce moment, au 27 mars 2012 ! Je veux dire tout simplement que la manière suivant laquelle la réaction sociale sera « neutralisée » en Espagne, en Italie ou ailleurs en Europe, puisera dans le paradigme grec, les nuances en plus. Y compris pour ce qui tient du « sauvetage » des banques, il me semble.

    Réflexion et courage alors…
    P.G.
    (greekcrisisnow.blogspot.com)

    1. Pour l’instant, je peux malheureusement témoigner devant les amis et contributeurs du blog de Paul Jorion, que le cobaye-Grèce « réagit bien » face aux tenants… des cordes raides.

      « En tout cas, en ce moment, au 27 mars 2012 ! Je veux dire tout simplement que la manière suivant laquelle la réaction sociale sera « neutralisée » en Espagne, en Italie ou ailleurs en Europe, puisera dans le paradigme grec, les nuances en plus. »

      Vos antiphrases annoncées sont effroyables d’effficacité !

      Merci mille fois pour votre blog !

      A+
      JLM

    2. Il faut lire (outre Jorion bien sûr) le nouveau bouquin de Deloire « Circus politicus ». Grâce au compte rendu de certaines discussions entre nos chefs d’Etat, on peut noter leur prudence et leur crainte des réactions. Mais aussi qui agit ou régit. A l’évidence, au-dessus de nos représentants politiques, des règles et des choix se font, en dépit de notre volonté. Ce livre me semble indispensable pour comprendre comment.

  8. En compléments d’informations suite aux blogs parlant du nucléaire ( j’ai écrit un blog concernant l’hyper-inflation sur ce même article) .

    Le risque économique des activités sensibles.

    Ce que les dirigeants, les experts et les observateurs (du milieu) ne nous disent pas.

    L’aspect économique de Fukushima a souvent été oublier dans les débats des responsabillités, bien que ce soit une question réellement globale des sociétés ayant acquis l’activité nucléaire, chimiques et biologiques.

    Pour faire vite, les dirigeants n’ont pas investi (de l’argent) dans une protection contre des désastres naturelles qui pouvaient mettre en danger l’environnement (en général : humains, économiques, écologiques, climatiques, ect…), avec des protections suffisantes.

    Hors lorsqu’on connaît les multiples crises d’ordre économique, on ne se focalise uniquement que sur l’aspect du début d’investissement. Jamais il n’est question du pendant, c’est à dire qu’un problème d’argent sur des activités d’ordre chimiques, nucléaires ou bioligiques ne sont tout simplement pas mise en avant.

    Pourtant un exemple existe, les Etats-Unis suite à l’effondrement de l’ Union Soviétique ont entamé des accords et de lourds investissements concernant le maintien et la mise à niveau des activités russes. C’est à dire qu’un investissement étranger a dû s’impliquer dans un processus de stabilisation d’activités dont les répercussions parfois se calculent en millions d’années.

    Il y a eu de nombreux débats, de nombreuses inspections pour vérifier les capacités de protections face à des événements d’ordre naturels (climats, montagnes, cours d’eau, ect…), avec des rapports et de calculs de niveaux de sécurité.

    Pourtant aucune information même minime ne nous informent en cas de crises économiques (d’ordre diverses) concernant les activités, chimiques, nucléaires ou encore biologiques.

  9. Espagne :

    35% de chômage en Andalousie !

    Et la dette privée est très importante :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/06/06/04016-20100606ARTFIG00195-le-poids-de-la-dette-privee-menace-l-espagne.php

    Le poids de la dette privée menace l’Espagne

    La dette cumulée des ménages et des entreprises ibériques atteint 220% du PIB. Une bombe à retardement pour l’ensemble de l’économie espagnole minée par un chômage à 20%, qui paie la folie immobilière des années 2000.

    À Madrid

    Une fois de plus, c’est une agence de notation qui tire la sonnette d’alarme. Fitch a récemment abaissé d’un cran la note de l’Espagne

    En 2008, la dette cumulée des ménages et des entreprises atteignait 220% du PIB, selon Eurostat, contre 159% en France, 138% en Italie et 130% en Grèce, cancre européen de la dette publique. Seul le Portugal bat les records de son voisin hispanique avec 255%! Le problème se résumant en un mot: la pierre. Encore aujourd’hui, les créances immobilières représentent plus de 70% de la dette des ménages.

    ======================

    Dette publique inférieure à celle de la France, insiste-t-on sur FrC

    1. Sur l’endettement corporate (entreprises non financières), la France est médaille d’argent sur le podium mondial, juste derrière l’Espagne avec 110% du Pib… Et pour les financières c’est du bronze… seulement… oui mais derrière la GB et le Japon, un chouïa hors-concours…
      Y’a vraiment que les ménages qui soient pas surendettés dans ce pays…

    2. @ Lisztfr,

      Les bétonneurs.

      Le problème se résumant en un mot : la pierre

      Où voyez-vous de la pierre dans les constructions modernes, en Espagne et ailleurs ?
      Il s’agit de béton, fabriqué et vendu par des grandes entreprises multinationales, parmi lesquelles plusieurs ont leur siège social en France.

      1. Marlowe et l’âge de Pierre.
        Nanard y’en a savoir prix de l’oustaou en caillasse ? Et comme on s’y les gèle ? Et le granit, le tuffeau, le grès le beau liais ou je n’sais quoi, on va l’extraire in your garden, ok ?

      2. @ Marlowe et Vigneron
        Et le béton, c’est fait avec quoi ? Y’a pas une certaine proportion de sable et de cailloux dedans ?
        Pierre de taille ou granulat, faut extraire du matériau de toute façon.

      3. Réservez la pierre aux nains de jardin. Ceux-ci embelliront admirablement le cadre d’une propriété et sauront faire sur le gazon anglais de jolis prouts.

      4. Perso je creche ds de la pierre . Je n’ ai pas l’impression d’ y geler , et l’été il y fait frais . les pieces ne font pas 3x 3,5 , et les couloirs plus de 70 cm , le plafond y est un peu haut , mais on y respire mieux.Ces vieilles baraques ont des raisons que la raison ignore et bien trop de m2. Obligé de moduler l’ occupation suivant les saisons. La région m’autorise une cuisine exterieure (abritée) , ce qui m’économise la VMC et met a portée légumes et autres herbes. Elle a bien 2 siecles et pourra en faire autant ….les clapiers en bétons seront rasés tous les 20 ans .

      5. C’est ça arko-pharma… t’as une idée du rapport entre le volume de matériaux nécessaire par ex pour un mur porteur en moellons et celui pour le même mur en béton ? Et ne parlons pas du poids et du reste… une aberration.

      6. Le béton c’est effectivement essentiellement de la pierre et de l’eau ( qui ,elle, s’évapore et disparait en très grande partie lors de la prise ) . On peut dire plus justement « minéral » que pierre , car outre l’eau , on trouve le liment ( issu de roches calcaires) , les granulats dont la qualité dépend de la roche d’origine ( dureté , compacité , forme , affinités physicochimiques avec le autres éléments) et de leur traitement ( formes , propreté , angularité ).

        La densité courante d’un béton non armé vaie entre 2,1 et 2, 4 , selon l’origine des matériaux , le dosgae en chacun des composants , le malaxage , la vibration à la mise en oeuvre .

        Si on a inventé le parpaing , c’est pour faire des économies de matériaux et des facilités et souplesses de constructions . Sa densité ( il est composé des mêmes éléménts que le béton ) est directement fonction de son pourcentage de vide ( interne ou tout bêtement résultant de sa géomètrie )

        En gros le pourcentage de « vide » ets le plus souvent de l’ordre de 65 à 75 % ,et là où le béton péserait environ 45 KGs , le parpaing de 50x20x20 traditionne pèse un peu plus de 10 Kgs .

        En bonus du cours :

        – les agrégats ( carrières ou alluvions ) de bonne qualité sont de plus en plus rares.

        – si on se limite à eau+sable+ciment on a affaire à un mortier.

        PS Anecdote : je me souviens d’un paysan ( un vrai ) des monts du forez qui m’avait soumis le même jour un permis de construire pour sa propre maison ( en parpaings ) et un autre pour une extension de son étable ( en granit qui n’est jamais qu’un béton naturel ) . J’ai eu l’occasion de revoir le site il y a peu , 35 ans plus tard : la maison est bien tristounette et vérolée . L’étable est toujours pimpante et peut le rester encore quelques millions d’années , comme le granit dont elle est bâtie . On n’y a jamais signalé de vaches malades .

      7. Très peu d’eau s’évapore dans le béton, je crois.
        Sinon on ne pourrait pas monter les murs & dalles en qqs jours, enfermés dans des coffrages non aérés.

        La « colle » du béton, c’est l’hydroxyde de calcium Ca(OH)2, qui vient de la chaux vive CaO (qu’il faut refaire à partir du CaCO3 = le calcaire, en chauffant beaucoup), qui réagit justement avec l’eau (H2O) qui n’a besoin que d’être un peu en excès pour être sûr de son coup.
        Mes souvenirs des hydroxydes sur la base du cours de chimie , c’est que cétait des choses molassonnes ou friables, ce qui est vrai pour pas mal d’hydroxyde hydratés formés en solution (d’aluminium…. un peu comme l’alun), mais pour le calcium, bingo, c’est des microcristaux très durs qui se reforme entre les grains de sable ou d’alumine, et demandez à des mécaniciens des milieux hétérogènes pourquoi on met des cailloux en plus.

        Pour le coût total d’une construction, certes se pose la question de la carrière (coût de la tonne sortie de carrière) mais c’est peut être à mettre en face du coût énergétique de la fabrication du béton, qui est élevé (chauffer CaCO3 vers ?? 1000°C).
        Il me semble que la technique (moche) de construction que je vois le plus, c’est le pilier en béton (pas les murs pleins), et la dalle. J’imagine qu’on peut encore gratter un peu sur la dalle, mais finalement, c’est le coût énergétique par m2 habitable qu’il faut regarder , en modulant car en centre ville, il y a la hauteur, donc plus de béton en bas, mais qui « portera ses fruits » en haut , tandis qu’en habitat bas, la pierre tire peut-être son épingle du jeu, en constituant partiel, et qui résoud aussi des questions de bruits et d’isolation… (la meulière…)
        Pas simple, s’adresser au CTB dans l’est de Paris (Centre technique du Batiment)

      8. « La Pierre mon fils ! La Pierre !  » « Le Bois mon frère ! Le Bois ! » « La Paille ma soeur ! La Paille ! » « Le Torchis ! » « La Yourte ! »….
        Le Parpaing bande de nazes ! Le Parpaing !

        Parpaing : contre toute attente, le classique parpaing (ou bloc de béton) s’avère être un étonnant écomatériau : constitué de 87% de granulats(graviers, pierres et sable), de 6% d’eau, il ne nécessite que 6% de ciment chauffé. Etant moulé à froid et sans transport (production locale et non délocalisable), il est aujourd’hui le matériau demandant le moins d’énergie grise. Recyclable à 100%, ce matériau est aussi sans danger pour la santé : 100% minéral, il n’émet aucun COV (voir Fiche de déclaration environnementale et sanitaire).

        http://fr.m.wikipedia.org/wiki/%C3%89comat%C3%A9riau

      9. Nif Nif, Naf Naf et Nouf Nouf, pour la maison [oikos] voir ici. Sinon, avant que l’aigle ne fonde sur la vieille Corbuse, pour la pierre voir les arrêts de nomades, respectivement obligatoires, dus à celles que posait Montaigne, et obligés, celui du Festin.

      10. Je vais y mettre mon grain de …sable. 30 ans de bâtiment dans les genoux…Pensez vous qu’il soit nécessaire d’opposer la pierre au béton ? Certes la pierre est en général plus durable, utilisable sans transformation majeure (extraction, sciage), mais lorsqu’un séisme majeur frappe une ville, ce ne sont pas les bâtiments en pierre de taille qui restent debout. La résistance à la traction, à la compression et au cisaillement par des armatures judicieusement placées, donnent au béton une résistance à l’ouvrage inatteignable en pierre. A contrario, le granit a des propriétés, de par sa densité ( env 3000 kg/ m3), de résistance à l’érosion et l’usure dont aucun béton ne peut se prévaloir. Reste que pour poser durablement une pierre, il faut …du mortier !

        @timitoa : C’est le calcaire qu’on chauffe pour faire, non pas du béton, mais du ciment, « liant » des granulats qui ensemble feront le béton.

      11. Vigneron, mon avis est que l’article cité de Wikipédia est écrit par un type qui n’a jamais touché une truelle ! :
        Le parpaing « constitué » de 6% d’eau !… pour sa fabrication, peut-être, mais destiné à s’évaporer pour l’essentiel.
        Nécessite 6% de ciment « chauffé » (???). Etant moulé à froid… (???). Ce n’est pas le ciment que l’on chauffe, mais le calcaire dans le processus de fabrication du ciment.
        – « Matériau sans danger » : La poussière de silice tapissant les poumons des ouvriers qui les ont tronçonnés à sec pendant 40 ans sur les chantiers ne sera pas sans effet.

      12. @ Arkao

        Raréfaction de la ressource ???
        On essaie de nous refaire le coup du pétrole pour justifier « …une augmentation notable du coût des matériaux… » Il ne me semble pas avoir entendu parler de pénurie prochaine dans le monde minéral ! C’est le capitalisme de prédation qui est à la manœuvre là, non ?

      13. Cette file n’est pas si débridée que ça sur un blog économique , si l’on veut bien se souvenir ( Merci Schizosophie) qu’étymologiquement Economie veut dire : l’art d’aménager sa maison .

        Sur la technique je rejoins Maxfriend .

        Pour l’eau qui inquiètait Timiota , effectivement la majeure partie de celle qui est incluse dans le mélange initial participe à la réaction de calcification . Celle ci étant largement exothermique , l’excédent d’eau s’élimine par évaporation ( il vaut d’ailleurs toujours mieux un léger excédent d’eau qu’un déficit , dans le mélange initial ) .

        Sur le « meilleur » modèle , il n’y a pas de réponse préétablie , car on est bien là dans un processus économique complexe : la disponibilité de matériaux ( un capital ?) , sa facilté d’extraction , de travail , de transport , de mise en oeuvre , son « efficacité » en solidité , qualités environnementales , confort ( dont thermique) , d’esthétique , sa durabilité , son rapport services offerts/efforts consentis pour l’avoir .

        Une maison c’est un espace , une dépense d’énergie , des matériaux , de l’esthétique , et des femmes et des hommes .

        Dis moi comment tu construis ta maison , et ta maison au milieu de celles des autres , et je dirai qui tu es , et qui vous êtes .

      14. @ Timiota

        Très peu d’eau s’évapore dans le béton, je crois.
        Sinon on ne pourrait pas monter les murs & dalles en qqs jours, enfermés dans des coffrages non aérés.

        Petite confusion. Il faut distinguer la « prise » et le « séchage ». La prise est la réaction dite « hydraulique » du ciment en présence d’eau, le début du durcissement qui augmentera pour atteindre environ 90 % de la résistance finale au bout de 28 jours. Il ne vous a pas échappé que l’étayage reste en place assez longtemps, ces 4 semaines sont la norme, indépendamment du « séchage », évaporation de l’eau qui n’a pas d’incidence sur l’évolution de la résistance.

        Oui, d’accord, je me tais maintenant !

      15. @Maxfriend :

        Si la pénurie n’est pas pour demain car les granulats ont la bonne idée d’être reyclables , il n’en est pas de même ( et depuis plus de quarante ans) des pièces  » nobles » par leur nature minérale ou leur dimension souhaitée .

        C’est d’ailleurs ce qui explique tous les procédés de  » plaquage » que vous devez bien connaître.

        Personne aujourd’hui ne saurait repaver par exemple les rues de Paris avec des pavés d’origine française et dans les dimensions des siècles passés . Sauf à faire venir de Chine les blocs de granit , comme c’est déjà le cas depuis de nombreuses années . Encore faudrait il trouver chez nous les quelques rares survivants capables de les tailler ( ils étaient posés à joints vifs non verticaux pour créer une voûte presque indestructible ) . Pour la pose , je connais encore quelques compagnons du Tour de France , bretons , qui se défendent pas mal lors de restauration de sites historiques .

      16. @Don Juan:
        /// Celle ci étant largement exothermique , l’excédent d’eau s’élimine par évaporation ( il vaut d’ailleurs toujours mieux un léger excédent d’eau qu’un déficit , dans le mélange initial ) ////
        Pas tout a fait d’accord . L’ optimisation des caracteristiques de résistances mécanique des éprouvettes de béton s’obtient avec un dosage d’eau précis et tres faible , difficilement mis en oeuvre a la main. Le critère a retenir c’est le plus sec possible .
        ///////////////
        DOSAGE EN CIMENT ET EN EAU
        Le dosage en eau et ciment dépend de la résistance visée, et de la qualité du ciment et des granulats.
        Ainsi expérimentalement, on établie une relation entre l’ensemble de ces paramètres.
        fc’=sc.G.(C/E- 0,5)
        Avec:
        fc’: résistance visée à 28 jours
        C: dosage du ciment en kg/m3 de béton
        E: dosage de l’eau en kg/m3 de béton
        sc: Classe réel du ciment en MPa
        G : coefficient granulaire. Ce coefficient représente la qualité des granulats.
        Expérimentalement, il est établi que cette qualité dépend du granulat, mais également de son diamètre selon les valeurs suivantes :

        ////////////////
        On remarquera que « E » est en dénominateur

      17. Kercoz :

        Vous ne me ferez pas caler sur le béton , et sur cela au moins je n’ai pas besoin de Wikipédia .

        S’il est exact que le dosage optimum est celui qui résulte d’un équilibre E/C de 0,5 ( il faut d’ailleurs tenir compte du poids d’eau déjà présente sur les granulats et dans le sable pour établir le volume d’eau d’apport à ajouter) , tous les professionnels vous confirmeront qu’autour de cette valeur , il vaut mieux un léger excédent qu’un léger déficit d’eau .

        10 % d’eau en trop vous feront perdre quelques pourcents de résistance à la compression et à la traction . Un déficit de 10 % ça peut être la ruine complète de l’ouvrage par désagrégation du béton .

        J’ai engueulé suffisamment de surveillants de travaux , fait exécuter assez de slump-tests , et écraser assez d’éprouvettes à 2 , 7, 28 , 90 jours voire 1 an pour des bétons à haut module , pour ne rien lâcher !

        Un jour je vous parlerai de contrôle destructif ou pas , de précontraint , d’entraîneurs d’air , de dopants , de conditions de mises en oeuvre , de règlage des outils de vibration , de maladies du béton en milieu gélif , de l’évolution de la qualité et des performances des composants ( où l’on retrouve en partie le sujet de la raréfaction de la ressource mère) , de toutes ces choses dont je ne suis plus sur que les mâîtres d’ouvrages aient les moyens de maîtres d’oeuvre publics pour s’assurer vraiment de la qualité de la camelote qu’ils achètent .

        Car l’économie , même quand il s’agit d’une maison et d’un ouvrage , ne va pas sans Contrôle .

        Enfin , elle devrait .

      18. @ Juan Nessy
        Je viens jeter un…pavé (!) dans la mare économique de votre exemple !
        Si vous me le permettez, je ne pense pas que le problème est de savoir repaver ou pas, le « savoir » n’a pas disparu, vous le dites vous-même avec votre citation des Compagnons, mais « combien ça coûte » et « qui paye » ? (tiens, ça rappelle des choses débattues sur ce blog, cette expression, non ?) La réponse habituelle est « trop cher, parce que pas nécessaire » et on passe à autre chose, chinoise, souvent, comme vous le soulignez fort justement, moins chère, mais pas plus nécessaire…
        C’est aussi pour des raisons économiques que des savoirs-faire ancestraux disparaissent. Je crains que le mouvement ne s’accentue inexorablement à l’avenir…

        @ Kerkoz
        L’éprouvette béton est aux conditions réelles de chantier, ce que la formule mathématique est aux marchés financiers : une belle théorie qui donne des résultats parfois inattendus. Voir les problèmes de Génie Civil de la construction de l’EPR.

      19. Hé bé, voila un thème en béton pour animer les soirées !

        Un bonheur ne venant jamais seul, voici de quoi méditer l’aspect
        transport Theorie du transport, depuis Monge.
        Avec une fonction « coût » bien entendu, à optimiser.
        Je ne doute pas que la théorie soit belle (Kantorovitch !), et les optimums raffinés et séduisant ;
        Mais la discussion ci-dessus montre bien ce que voudrait dire « sortir du cadre » :
        Soit on calcule sur la base de l’existant le transport d’une mine de calcaire au fourneaux du cimentier puis à la zone de distribution portuaire puis enfin au camion toupie (+ les cailloux + l’eau + le nettoyage). Soit on se demande qu’est-ce qu’on veut construire, en prenant le temps de faire le tour des architectes, des usages futurs etc.

        Les récents déboires de L’université Paris 7 (Denis-Diderot, alias « Tolbiac » maintenant) avec le PPP (partenariat public privé) pour un bâtiment sur les futures voies d’Austerlitz sont un exemple où l’on a du un peu trop se précipiter…Eiffage ou Vinci oblige…

      20. @Don Juan
        //// 10 % d’eau en trop vous feront perdre quelques pourcents de résistance à la compression et à la traction . Un déficit de 10 % ça peut être la ruine complète de l’ouvrage par désagrégation du béton ////
        C’est fort probable , sauf peut etre  » qqs % de résistance »…… La linéarité du processus ne semble pas évidente .(ce n’est pas trop mon domaine , meme si je n’ai pas été informé sur le béton par wiki mais en controlant les installations élec d’un labo d’une cimenterie/style Vétitas -Apave). C’est d’aileurs un problème interessant de physique ….tout a fait intuitivement il semble qu’au dessus d’une certaine dose d’humidité , il y a dissolution de sels minéraux , migration puis cristallisation lors de l’évaporation …..ce qui peut faire douter d’ une courbe linéaire ou d’ une faible pente . La formule utilisée me semble le résultat d’ une estimation empirique , donc , peut etre une linéarisation pratique d’ une modélisation bien plus complexe (en terme mathématique).

      21. @ Maxfriend
        Vous avez raison, le terme raréfaction n’est sans doute pas le plus approprié. Globalement, il y a encore de la ressource, mais il faut raisonner aussi en terme de qualité de matériau et de localisation des bassins d’exploitation (coût de transport). En ce qui concerne le granulat alluvionnaire qui a mis quelques centaines de milliers d’années à se former, les meilleurs gisements sont épuisés dans les grandes vallées situées à proximité des zones connaissant une grande activité de construction. Allez jeter un oeil, par exemple, sur les photographies aériennes des vallées de l’Oise et de l’Aisne autour de Compiègne. L’ampleur du mitage occasionné par les extractions anciennes (aujourd’hui plans d’eau) montre bien l’étendue du phénomène. Les gisements qui restent dans ce secteur sont de moins bon rapport en terme de coût d’extraction (rapport surface / épaisseur de la couche géologique).
        C’est pour ces raisons que les carriers remontent les vallées, avec pour conséquence une augmentation des distances de transport des matériaux.
        Reste bien sûr la technique du concassage, mais qui produit un matériau anguleux, éloigné du gravier lisse issu de l’érosion naturelle.
        Cela dit, si les syndicats de carriers crient à la pénurie, c’est aussi dans le but d’inciter les autorités publiques à lever le pied sur les contraintes environnementales et patrimoniales qui contraignent leur activité. Il y a vingt ans, un dossier de demande d’autorisation d’exploitation faisait 50 pages, aujourd’hui il en fait plus de 500.

      22. @Kercoz :

        Ni linéaire , ni fractale.

        Si vous voulez avoir une bonne idée du bon dosage en eau , faîtes des pâtés de sable plus ou moins humide sur la plage . C’est d’ailleurs le principe même des contrôles par Slump tests que j’ai évoqué ( on y mesure l’affaissement d’un « pâté » de béton normalisé) .

        Simple et efficace .

        @Maxfriend :

        On va donc dire « pénurie » de bons matériaux facilement , économiquement et écologiquement , extractables .

        Où l’énergie , le marché et l’écologie se rejoignent .

        Mais Timiota a déjà donné des pîstes .

      23. @ Kerkoz

        Le problème est effectivement physique, mais en pratique plus de l’ordre de la gravité que de la chimie : lorsque le béton contient trop d’eau, intervient un problème de ségrégation : les granulats les plus lourds (gravier) migrent vers le fond, le sable se pose sur le gravier et l’eau stagne en surface du fait de sa plus faible densité. Ce stratifié est tout sauf homogène. Reste que l’excès d’eau laisse, après évaporation, des réseaux capillaires qui nuisent à la résistance de l’élément, mais favorisent aussi sa dégradation ultérieure.

        @ Juan Nessy : J’ai bon là chef ?

      24. @Maxfriend :

        18/20

        La ségrégation des composants est effectivement le premier risque en cas d’excès d’eau . Il y a aussi un effet sur les mécanismes de prises néanmoins .

        Cette histoire d’eau est une ….illustration ( et non pas instrumentalisation ) supplémentaire de la justesse de la pensée d’Aristote et Socrate : jamais trop ( en plus ou en moins ).

        Dans notre cas je me bornais à rappeler que +10 % était …relativement moins dangereux que -10 % , et que la ruine apparaissait plus vite par le moins que par le + .

        Mais sans connaissances , sans contrôles et sans limites , la ruine est toujours au rendez vous par excès de + ou par exvcés de – .

        Toute ressemblance avec …..

  10. Une bombe à retardement pour l’ensemble de l’économie espagnole

    Mais toute l’Europe n’est-elle pas remplie, jonchée, gavée, de « bombes à retardement »?
    Simplement , leurs déclencheurs ont été habilement décalés, non?

  11. Un peu hors sujet, mais symptomatique des mécaniques européennes, un article du quotidien « le soir » de la semaine passée au sujet du traité ACTA:

    « Le sort d’Acta, le très controversé traité commercial anti-contrefaçon, est au centre d’une étonnante partie de Stratego qui se joue entre les membres du Parlement européen et de la Commission. Cette dernière défend bec et ongles le traité tandis que divisé, le Parlement penche de plus en plus ouvertement vers un vote négatif.

    Négocié dans une inquiétante opacité entre 2007 et 2010 par une poignée de pays, dont les Etats-Unis et les Etats-membres de l’Union européenne, Acta est censé lutter contre la contrefaçon et protéger la propriété intellectuelle. Mais, alors que les Vingt-Sept doivent encore le ratifier, une vague de protestation populaire a remis en cause la légitimité du texte. De nombreux opposants estiment que sous ses dehors vagues, Acta représente une menace réelle pour la liberté d’expression sur le Net.

    Le 22 février dernier, le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht (Open VLD), annonçait que la Commission allait demander à la Cour européenne de justice de vérifier si Acta était compatible avec les libertés fondamentales de l’Union. Objectif : rassurer un Parlement qui se tâte face à un texte qui a fait descendre des milliers d’internautes dans la rue.

    La Commission aurait même suggéré au Parlement de faire lui-même la démarche auprès de la Cour de justice. Un piège, pensent les opposants au traité. « C’est une manipulation de la Commission et des pro-Acta pour museler la démocratie », lance le député européen Marc Tarabella (PS) dans un communiqué. Pour lui, si le Parlement interroge la Cour de Justice, il ne pourra pas voter avant un an, au mieux. Et la Commission table, dans l’intervalle, sur un essoufflement de la pression des activistes. C’est ce qui ressort de la lecture des minutes d’une réunion de la Commission, où l’on peut lire que cette dernière craint « qu’il soit difficile de réunir une majorité pour Acta au Parlement ».

    Mardi, le groupe socialiste au Parlement s’est clairement prononcé contre une requête à la Cour de justice. Il devrait rapidement être suivi par d’autres formations, comme les Verts.
    « Cela signifie qu’il y a une réelle volonté de donner une réponse politique à ce dossier, explique Emmanuel Foulon, porte-parole de Marc Tarabella. Qu’Acta soit ou non légal n’enlève rien au fait qu’il pourrait être dangereux à plus longue échéance. C’est le rôle du Parlement d’empêcher cela. »

    1. Petite précision, l’Open VLD dont Karel De Gucht fait partie est un des partis libéraux de Belgique

  12. Mercredi 28 mars 2012 :

    L’Espagne prendra-t-elle le chemin de la Grèce ?

    Dans les milieux économiques, certains observateurs le redoutent déjà. L’Espagne, en effet, peine à se relever de la crise économique. Le pays renoue avec la récession. Au 1er trimestre 2012, l’activité s’est de nouveau contractée. Consommation des ménages en baisse, chômage en hausse… Le gouvernement de Mariano Rajoy promet de nouvelles mesures d’austérité.

    Les mauvaises nouvelles s’accumulent pour le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy. Non seulement le pays suit de nouveau la pente de la récesion, comme son petit voisin portugais, mais il est désigné comme le mauvais élève de l’Union européenne, un véritable sujet de préoccupation, pour citer un dirigeant à Bruxelles. D’autant que la prime de risque espagnole s’est envolée, tout comme la dette publique qui était jusqu’ici raisonnable.

    En clair, l’Espagne souffre ces jours-ci d’une crise de confiance à l’étranger, et ce pour une raison principale : son déficit public ne devait être que de 6 % du PIB, or il est de 8 % du PIB, ce qui va obliger le nouveau gouvernement de droite à faire des coupes terribles dans les dépenses publiques pour abaisser le déficit à 5,3 % d’ici la fin de l’année.

    C’est tout le défi de Mariano Rajoy : prouver à Bruxelles qu’il est capable de pareils coups de ciseaux, à hauteur de 35 milliards d’euros, tout en contrôlant une rébellion sociale de plus en plus forte.

    http://www.rfi.fr/europe/20120328-espagne-prendra-t-elle-chemin-Gr%C3%A8ce

  13. Encore une raison pourquoi on est loin d’une reprise de la croissance, et donc de l’inflation (de l’inflation sans croissance étant douloureux et limité amha)

    http://www.ft.com/intl/cms/s/0/13dfe02a-78ba-11e1-9f49-00144feab49a.html#axzz1qPWjZfvQ

    Massive European Central Bank liquidity injections into the eurozone financial system failed to prevent a further contraction in bank lending to the private sector last month, highlighting the fragility of the region’s recovery prospects.

    Eurozone bank loans to the private sector fell by €11bn in February, the ECB reported. The annual growth rate fell from 1.1 per cent in January to 0.7 per cent – the lowest since June 2010 when the eurozone was still recovering from the 2009 recession. The annual growth rate of lending to companies slowed from 0.7 per cent to 0.4 per cent “The risk of a ‘credit crunch’ in parts of the region has not fully disappeared,” Martin van Vliet, economist at ING, said.

    C’est clair, le robinet du crédit se ferme … pardon, la croissance du crédit ralentit.

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