L'actualité de la crise : UNE MACHINE TRÈS DÉLICATE À MANOEUVRER, par François Leclerc

Billet invité

2ème partie

La société et l’économie chinoises sont plus fragiles qu’elles n’en donnent de l’extérieur l’impression, dépendant d’une machinerie financière à qui tout ne peut pas être demandé, et qui a déjà été à l’origine d’effets secondaires préoccupants. Déclenchant en particulier une inflation affectant les produits alimentaires, qui a pu être partiellement réduite mais est restée à plus de 4 % en valeur annuelle en fin d’année dernière.

Il en résulte que l’idée que la croissance de la Chine va tirer l’économie mondiale est une rêverie d’Occidentaux, qui viennent frapper à la porte pour obtenir le renflouement de l’Europe quand ils n’en escomptent pas l’essor impétueux de leurs propres exportations.

En cette année du Dragon, la Chine va devoir affronter de grands défis, a annoncé Wen Jiabao lors de la session plénière du parlement. De 10,4 %, la croissance est passée à 8,9 % au dernier trimestre, selon les statistiques officielles. Elle a désormais pour objectif officiel de plus modestement atteindre 7,5 % en 2012. Un taux inférieur aux 8 % traditionnellement considérés comme le seuil en dessous duquel il ne fallait pas descendre, sauf à créer d’importants problèmes sociaux. Sous l’impulsion de l’État, les investissements ont continué de croître plus vite que la consommation, contredisant l’intention affichée de rééquilibrer le développement, afin d’« attacher plus d’importance au mode de vie des gens, et laisser la population partager les fruits de la réforme », comme l’a déclaré le premier ministre sortant.

Un nouvel élan devra être selon lui donné à des réformes – qui ont marqué le pas en raison d’obstacles ou de résistances non précisées – en favorisant l’ouverture aux capitaux privés dans de nombreux secteurs de l’économie. Un rapport de la Banque mondiale en ce sens a même été rédigé avec des conseillers du gouvernement chinois, afin de « briser les monopoles ». Il est intitulé « Chine 2030 : bâtir une société à hauts revenus moderne, harmonieuse et créative ». Mais tout dépendra de la succession qui est en train de se jouer dans la plus grande opacité.

Dans l’immédiat, continuant à surveiller de près l’inflation, dont la montée serait socialement explosive, le gouvernement tente de lentement dégonfler la bulle immobilière en faisant baisser les prix et en réduisant le volume de la construction, à la faveur d’une régulation plus étroite du secteur. Ce qui a pour effet de déséquilibrer les finances des collectivités, qui reposent beaucoup sur la vente de terrains aux promoteurs immobiliers, à moins qu’ils ne soient apportés en garantie aux banques. C’est tout un pan du système financier qui vacille.

Parallèlement, les vannes du crédit ont à nouveau été ouvertes, grâce à un nouvel abaissement des réserves obligatoires des banques, qui avaient été précédemment à plusieurs reprises augmentées afin de contenir la bulle financière. Illustrant une politique tiraillée entre les objectifs contradictoires de la relance et de la lutte contre l’inflation. Des moyens de juguler le chômage sont activement recherchés, le gouvernement le chiffrant à 22 % de la population active. L’exode rural est un défi majeur, comme dans tous les pays émergents qui ont créé une vitrine intérieure de prospérité attirant irrésistiblement ceux qui la contemplent du dehors. L’urbanisation de la Chine sous la forme de mégapoles est un phénomène irréversible, dont les conséquences sociales et environnementales sont redoutables : les deux tiers des villes chinoises connaissent déjà une pollution dépassant les seuils admissibles.

Mais le plus préoccupant est l’accroissement des inégalités, qu’il n’est pas possible de chiffrer en raison du refus du Bureau national des statistiques de rendre public les données dont il dispose. Aux extrêmes, les pauvres restent pauvres et les riches deviennent très riches ; les classes moyennes sont soumises au flux et au reflux de la croissance économique. Les problèmes à résoudre sont donc immenses, auxquels il faut ajouter des désastres environnementaux sur lequels il sera long et difficile de revenir.

Le pays va devoir faire face à une baisse de sa croissance à 5 % ou 6 % l’an, selon les prévisions de la Banque mondiale. Celle-ci craint que toute chute brutale de la croissance pourrait révéler « des pertes dans les banques, les entreprises et à différents échelons du gouvernement – aujourd’hui cachées sous le voile de la croissance rapide – et pourrait précipiter une crise fiscale et financière ». Plus explicitement, nous parlerions de dette publique et privée ! La conclusion s’impose pour l’institution internationale : il faut changer de modèle. Avec deux impératifs, accroître la consommation des Chinois en augmentant les dépenses sociales et les salaires – ce qui aura pour effet de diminuer les exportations, et soulager l’Occident – ainsi qu’ouvrir de larges secteurs de l’économie aux capitaux privés en diminuant le rôle des entreprises d’État. Déjà à pied d’œuvre et attendant que les barrières réglementaires se lèvent, les mégabanques occidentales brûlent de faire partager leur expertise et d’accéder au partage d’un nouveau gâteau. L’enfer est pavé de bonnes intentions.

Celles-ci suffisent-elles, lorsque l’on prend connaissance du testament politique de Wen Jiabao, qui a affirmé que « si la réforme politique n’aboutit pas, la réforme économique ne pourra pas être menée à bien » et que « les problèmes apparus dans la société ne pourront pas être résolus », faisant référence explicitement aux disparités de revenus et à la corruption. Quid du magistère du Parti communiste quand il déclare également « il nous faut aller de l’avant dans nos réformes structurelles, économiques et politiques, en particulier la réforme de notre système de gouvernance de notre Parti et de notre pays » ? Comme l’URSS avant elle, la Chine est placée devant la délicate problématique de l’évolution en douceur d’un système faisant obstacle à son développement.

Mais par quoi le remplacer ? L’expérience russe est là pour faire craindre que la réforme progressive de la variante maoïste du système bureaucratique stalinien, associant ouverture politique et économique, ne sera pas l’un de ces larges boulevards tracés lors de l’édification des cités radieuses du socialisme. À l’échelle de la Chine, devenue seconde puissance mondiale, les bouleversements que l’on peut attendre ne seront pas rien. Corriger les conséquences sociales et environnementales d’une industrialisation à marche forcée par un appel au capitalisme privé n’est peut être pas non plus la meilleure des solutions…

Les déclarations du premier ministre sonnent dans l’immédiat comme un aveu d’impuissance, n’étant pas parvenu à ce qu’il n’a cessé de chercher à promouvoir. En s’associant, via de proches conseillers, à la Banque mondiale pour préconiser une ouverture accentuée au capitalisme, parallèlement à un élargissement international progressif du rôle du yuan, Wen Jiabao cherche un levier permettant d’écarter les résistances et de réformer le système. Mais cela pourrait créer une dynamique risquant d’échapper des mains du pouvoir tel qu’il est structuré, si ce n’est de certains de ceux qui l’occupent. L’histoire ne se répète pas, certes, mais parfois elle bégaye.

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78 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : UNE MACHINE TRÈS DÉLICATE À MANOEUVRER, par François Leclerc »

  1. Sans croissance c’est la guerre. Or la croissance c’est l’assurance de ravager l’écosystème.
    Se souvenir de l’histoire du nénuphar qui double de taille tous les jours, au début sa croissance paraît soutenable, le dernier jour il occupe toute la surface du bassin.
    Nous sommes dans une belle impasse, mais voilons nous la face et tout ira bien dans le meilleur des mondes.
    D’ailleurs c’est bien le principe qui est appliqué par nos candidats à l’élection présidentielle: parlons de tout et de rien, faisons assaut de démagogie, mais surtout, surtout au grand jamais n’abordons les sujets qui fâchent.
    Soyons élus après il sera temps de ramener les gens aux dures réalités.
    Ainsi va notre démocratie ou plutôt notre médiocratie.
    Comme dit le dicton: « Comme on fait son lit on se couche. » Eh, bien collectivement nous n’auront que ce que nous méritons. Ce qui est regrettable, c’est qu’en de telles circonstances la tentation du bouc émissaire est toujours grande.

    1. Si l’on considere que l’argent n’est qu’une structure fictive d’échange. On peut croitre en PIB sans dépenser d’énergie et sans plomber la nature.
      Si l’on regarde par exemple, les matériels de télécoms, ceux-ci ne consomment qu’une énergie minimale.
      On peut parler des progrès pharmaceutiques: Beaucoup de science et trés peu de produits.

      La vieille économie est à l’agonie. Elle a réussi a amoindrir celle des « dot.com » pour repartir dans le batiment l’immobilier, le béton, l’acier, le verre. Bref toute l’industrie du passé hérité de la machine à vapeur.

      1. +1 ou presque :
        L’argent n’est pas une structure « fictive » d’échange, c’est LA structure de l’échange. Pas pour ça, que le PIB (car c’est une mesure idiote en soi) doit augmenter d’ailleurs.

        Sur le reste, on est d’accord.

        Macarel dit :

        Sans croissance c’est la guerre. Or la croissance c’est l’assurance de ravager l’écosystème.

        Deux faux postulats !

        L’absence de croissance, c’est d’abord l’appauvrissement. Ça peut mener à une guerre, mais pas nécessairement.

        Tu l’as déjà dit, mais je renchéris : en quoi la « croissance » ravage obligatoirement l’écosystème ? C’est parfois même l’inverse !

      2. Pour croitre sans plomber la nature, en citant votre exemple, « les matériels de télècoms » vendus à la Lybie avec l’aval du gouvernement actuel font florès.
        http://reflets.info/amesysgate-un-vide-juridique-de-leur-fenetre/

        Un grand pas pour l’inhumanité qui rapporte beaucoup aux édiles proche du pouvoir, sans qu’ils dépensent trop d’énergie.
        Merci Izarn pour votre remarquable et brillant éclairage écolo.

      3. On peut parler des progrès pharmaceutiques: Beaucoup de science et trés peu de produits.

        non : très peu de science donc très peu de produits

    2. Izarn,

      Telecom une énergie minimale ?

      Combien de satellites ? De kilomètres de cables (cuivre, pétrole) ou de fibres optiques enterrés à coup de TP (camions, pelles mécaniques, navires) ? De terminaux, d’informatique délocalisée ? De terawatts ? De pilones, de poteaux, de milliards de portables (durée de vie moyenne ? Recyclage ?) Et tout ça pour une activité à 80 % (je suis gentil) totalement futile.

      J’espère que tu plaisantes ?

      Pour l’industrie pharmaceutique, juste une question : Pourquoi peut-on étudier, devenir chercheur ? Parce que notre présence n’est plus indispensable dans les champs grace au pétrole et à la révolution verte. Les trouvailles en matière de santé, c’est ni plus ni moins, du pétrole.

      Idem pour le PIB. Au lieu de « on peut croitre en PiB sans plomber la nature ou sans dépenser d’énergie » J’aimerais juste un petit exemple concret. Bonne chance.

    3. Il faut passer de la croissance au développement durable économique, social et écologique comme objectif central. C’est en celà que l’oligarchie financière qui contrôle la majorité des media, la Droite et l’extrème droite qui travaillent pour cette petite minorité sont en dehors des clous et provoquent chaque année des situations plus difficiles.
      La majorité de l’emploi dépend dans chaque pays, particulièrement pour les pays les plus peuplés, de décisions politiques nationales.

  2. La question est pertinente pour les Chinois, par quoi remplacer leur système politique ?
    Sachant que l’on a constaté l’échec de 100% de tous ceux qui ont été testés sur cette planète…

  3. Ailleurs qu’en Chine aussi, les manoeuvres sont plus que délicates.

    « L’on pourrait se demander quelles alternatives des pays comme la Grèce et l’Irlande possédaient et la réponse est qu’ils n’avaient et n’ont toujours pas d’alternative satisfaisante, si ce n’est sortir de l’euro, une mesure extrême, que leurs dirigeants ne peuvent prendre, de façon réaliste, à moins d’avoir épuisé toutes les autres options – cet état de fait est selon moi de plus en plus proche pour la Grèce. »

    Paul Krugman donne, dans une récente chronique, sa synthèse de l’exemple grec, utilisé ça et là dans le monde comme argument au bénéfice du gouvernement de la peur, notamment par les républicains aux USA.

    La surprise serait que l’U.E. se tourne vers des politiques de stimulation de l’économie.

    1. L’on pourrait se demander quelles alternatives des pays comme la Grèce et l’Irlande possédaient et la réponse est qu’ils n’avaient et n’ont toujours pas d’alternative satisfaisante

      La réponse serait plutôt que l’austérité leur a été imposée par la troïka et qu’aucune autre solution n’a été tentée, autorisée, permise.
      Comme vous le dites si bien

      La surprise serait que l’U.E. se tourne vers des politiques de stimulation de l’économie.

      Effectivement, après les tentatives grecque, irlandaise, espagnole etc. il est tentant de penser que la France pourrait s’engager seule dans cette voie et provoquer non pas seulement la surprise mais l’exemplarité d’une politique au service du plus grand nombre

  4. Les 2 billets sur la Chine m’ont intéressée ,parce que clairs ,simples ; un état des lieux suffisamment complet pour permettre de réfléchir .

  5. Bonjour, Je m’étonne que vous ne parliez pas (mais peut-être est-ce trop éloigné du sujet) des énormes problèmes démographiques que va devoir affronter la Chine après sa politique de l’enfant unique. J’avais entendu Jean-Claude Barreau en parler sur France culture – émission Répliques je crois – il y a quelques années, c’était assez édifiant, et inquiétant pour ce pays.

    1. Bon, c’est ce que j’allais dire.

      J’aurais aimé un 3ème article de Fr. Leclerc sur ce sujet : la Chine est à quelques années du désastre pour cause démographique (kif-kif l’Allemagne pour d’autres raisons).

      Faut en parler !

      1. @ Léoned
        Plutôt quelques décennies, le temps d’envisager des « solutions », comme par exemple :
        -l’immigration
        -la conquête de pays à main-d’oeuvre jeune et bon marché.
        -la guerre

        En même temps, vu la consommation de tabac et la pollution urbaine en Chine, pas trop d’inquiétudes pour financer les futures retraites 🙁

      2. @ arkao

        C’est pas un problème de surpopulation qui se prépare, c’est l’inverse !

        Le problème à venir de la Chine c’est son déficit de donzelles !
        Et même s’ils instituent la polyandrie, ça résoudra pas le problème de déficit de naissances.

        Z’ont de la marge, diras-tu, pas tant que ça : l’Inde les dépasse dans moins de 20 ans !

        Tiens deux liens pour s’instruire :
        http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_la_Chine
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:India-demography.png

        J’engage à comparer les pyramides des âges, les répartitions par tranches d’âges et les taux de croissance (entre autres choses). C’est édifiant.

    2. @ Hélène Nivoix
      Jean-Claude Barreau : démographe plutôt sulfureux. A consommer avec circonspection.

      1. Oui, tout à fait d’accord je le savais – et j’aurais sans doute dû le signaler -, mais n’empêche qu’il « pose les bonnes questions » (tiens, ça me rappelle quelqu’un…). Et les bonnes questions, d’abord il faut les poser, ensuite tâcher d’y répondre ; c’est là qu’il faut être encore plus intelligent que les sulfureux ! D’où l’incomparable utilité de ce blog.

      2. @ Renou
        Je ne suis pas juge. Vous êtes assez grand pour chercher vous même sur Internet et vous faire votre propre opinion.

        @ Hélène Nivoix
        Il y a des façons de poser des questions qui en disent déjà long sur ce que sera la réponse.

      3. @ Arkao : c’est tout l’art de la réponse, qui si elle est honnête replace la question en perspective. Non ?

      4. Effrayants en effet cette question et ce livre (La France va-t-elle disparaître), je ne pensais pas que ça volait aussi bas ; bon, je ne mentionnerai plus ce M. Barreau sans avoir auparavant lu ce livre (c’est à dire jamais je pense !)

  6. Les deux billets de Mr Leclerc sont passionnant: ils corroborent largement les impressions résultants de mon dernier voyage en Chine.

    Un petit complément à ajouter: la population voue actuellement une haine sans nom à l’égard de ses dirigeants, et notamment en constatant les changements de nationalité de plus en plus visibles de leur élites. C’est littéralement le sauve-qui- peu chez les fils et filles de « Princes » qui adoptent les nationalités australiennes, britanniques ou américaines.

    En fait, si vous avez de l’argent en Chine, rapidement votre première ambition devient de le convertir en un visa ou un passeport Occidental.

    Ce n’est pas vraiment le signe d’une société en bonne santé.

      1. La vitrine extérieure, ne l’oublions pas . Beaucoup de transfuges de l’URSS des années 70-80 qui regrettèrent ensuite l’emploi assuré , le logement près du lieu de travail, , les soins médicaux, les études gratuites au plus haut niveau , évidemment sans paillettes ni superflu, qui leur étaient assurés à l’Est, s’étaient laissés piéger par la vitrine extérieure que leur présentait la propagande occidentale . En passant à lOuest, ils croyaient que l’on bénéficiait des mêmes avantages qu’eux, et qu’ en plus on pouvait se payer les voyages à volonté, les vêtements de marque, les voitures de luxe, motos, yachts …Des amis m’ont dit qu’on leur distribuait dans la rue, devant les lycées, des dépliants publicitaires de grandes marques de motos ou de boutiques de mode qui faisaient rêver les ados russes .

    1. Waow, je ne pensais pas que c’était à ce point-là… Il y a peut-être un risque de guerre alors, si ça craque comme ça aux entournures. Pourvu qu’il se passe un scénario de sortie du régime « à la russe » (cf fin de l’URSS en douceur), sinon on est mal barrés. Bon après, bien sûr, faut arrêter de suivre l’exemple (du régime) russe, vu ce que ça donne en ce moment…

      1. Bon après, bien sûr, faut arrêter de suivre l’exemple (du régime) russe, vu ce que ça donne en ce moment…

        Et ? Ça donne quoi ? A quoi faites vous référence ? Pensez vous sincèrement que nous ayons des leçons à donner à la Russie de Poutine ? Quoi qu’on en pense, Poutine à redresser la Russie.

        la crise mondiale actuelle ne va-t-elle pas entraîner la chute du régime chinois?

        De la mondialisation capitaliste peut être : système inter-dépendant avec effet domino. Tant que le dollar reste la valeur référence des échanges mondiaux, ça ira de mal en pire : »C’est notre monnaie, c’est votre problème ».


      2. Si vous pensez qu’une sortie de régime « à la Russe » est souhaitable, c’est peut-être parce que vous n’avez pas intégré le fait que la fin de l’URSS s’est traduit par une espérance de vie qui est tombée de 10 ans, le retour de maladies normalement éradiquées, la dégradation de l’enseignement et de la médecine et d’une manière générale, une aggravation terrible des conditions de vie pour les salariés. Les grand gagnants sont ceux des bureaucrates qui sont devenus des capitalistes à part entière et qui n’ont plus besoin de se fournir en cachette dans les magasins de luxe réservés à la nomenklatura et qui peuvent désormais revendiquer avec fierté leur fortune.

  7. Tout comme la baisse du prix du pétrole a entraîné la chute du régime soviétique à son époque, la crise mondiale actuelle ne va-t-elle pas entraîner la chute du régime chinois?

  8. Bonjour,

    Ne me modérez pas tout de go.
    Rien à voir avec le présent billet, je voudrais juste signaler cette intéressante sortie, assez fraîche, d’un cadre de Goldman Sachs :
    http://www.nytimes.com/2012/03/14/opinion/why-i-am-leaving-goldman-sachs.html?_r=4&pagewanted=all
    Tentant de traduire ce texte, je me heurte à un certain nombre d’écueils (expression, vocabulaire spécialisé…) Bien que l’ensemble ne m’échappe pas, je ne me risquerai donc pas à vous donner une version française, vous vous moqueriez de moi.

    Cheers,

    1. Merci, mais ça a déjà été posté 25 fois, et il existe déjà plusieurs traductions disponibles très facilement sur la toile.
      De plus comme je l’ai rappelé hier, ce témoignage n’apporte rien que nous ne sachions déjà depuis plus de 2 ans et la commission du Sénat américain interrogeant les GS boys.

      1. @ Julien Alexandre
        Peut-être mais cette fois c’est de l’intérieur que vient la critique. Inimaginable dans cette forteresse du silence. Il doit y avoir du remue-méninge…
        Deux-Montagnes Québec

      2. Il est certain que la lettre de démission de cet ancien directeur de GS n’apporte pas de nouveauté aux lecteurs de ce blog. Ceci dit il ne faut pas négliger son importance médiatique: Cela n’arrive pas souvent qu’on puisse lire dans le New York Times les descriptions des « pratiques nauséabondes et destructrices de Wall Street ». Surtout provenant d’un ‘insider’.
        Wall street recruiting problems: http://dealbook.nytimes.com/2012/03/15/wall-streets-latest-recruiting-crisis-on-campuses/?ref=global-home

      3. En même temps, il ne s’est pas pendu comme certains autres ailleurs. Il doit déjà travailler avec des scénaristes et le film sera « édifiant » comme on dit. Au moins a la JP Morgan on sait se tenir.

  9. Merci pour ses 2 billets, l’information économique sur ce pays qui compte pourtant est tellement rare!

    c’est pas très rose chez eux non plus.

  10. Corriger les conséquences sociales et environnementales d’une industrialisation à marche forcée par un appel au capitalisme privé n’est peut être pas non plus la meilleure des solutions…

    Je vous le fais pas dire, c’était pourtant une bien belle histoire à raconter.

    L’histoire ne se répète pas, certes, mais parfois elle bégaye.

    C’est ce qu’on dit, et puis un beau jour je me suis aperçu que les choses se répètent toujours un peu dans les premières sociétés de pingres, com pour les gens de la haute exemplarité.

    On enseigne principalement d’endiguer la chose avec plus de choses de la sorte, puis peu à peu les gens ouvrent les yeux, comme lorsque la nature ne contribue pas toujours a apporter un meilleur vent de vanité et tromperie humaine sur les premières chaînes de montage, mais à qui donc les hommes ressemblent le plus dans notre temps et à l’image ?

    Faudrait tout le temps en fait pouvoir faire meilleure diversion dans les opinions, pourtant ce n’est pas vraiment la nature qui provoque davantage de dégats dans les premières sociétés humaines, mais bien la complaisance et la bétise des plus grands avocats d’hommes d’affaires de ce monde. C’était le jour d’avant, puis lorsque mon propre tour est venu pour me faire principalement la leçon des pingres j’ai préféré me taire. On ne cesse en réalité de mourir à petit feu aux choses qui nous entourent, comme quoi faudrait pas plus parler dans un murmure avec le vent et la nature …

    Et la plupart des eaux du monde de plus en plus dénaturées, mais rassurez-vous nos premières élites terrestres en trouveront bien toujours entre-elles les premiers moyens d’y échapper jusqu’au bout.

  11. Aux extrêmes, les pauvres restent pauvres et les riches deviennent très riches ; les classes moyennes sont soumises au flux et au reflux de la croissance économique.

    Nous sommes tous des Chinois,les Grecs un peu plus.

    1. Cher J. Difool:

      1.
      La ou les classes moyennes est un concept qui navigue entre l’idéologie de négation de la lutte des classes (que Warren Buffett reconnaît), et l’impuissance sociologique.
      Si vous voulez une bonne critique du concept, il y a celle de l’inspecteur du travail à la retraite Gérard Filoche, qui affirme entre autres: « Les classes moyennes ne sont pas une classe, le salariat oui ! »
      …En effet !

      2.
      « Les pauvres restent pauvres », dites-vous… Vous croyez qu’il n’y a pas de gradations dans la pauvreté? Dans les crises, les guerres ou les plans de réajustement structurels de la banque mondiale, les pauvres meurent plus vite, c’est le cas en Grèce, et parfois des conséquences directes de la faim.
      Pour vous faire une idée, allez lire ou écouter Jean Ziegler, ce qui est un plaisir malgré les horreurs qu’il dévoile sur les constats et les mécanismes de la faim dans le monde. Par exemple, aujourd’hui, sur les marchés pauvres qui entourent la ville de Lima, au Pérou, on ne vend plus la céréale de base que par gobelet, vous lisez bien: par GOBELET.
      Et des exemples, il en a des centaines, Jean Ziegler.

      1. @Leboutte

        « Les classes moyennes ne sont pas une classe, le salariat oui ! »

        Le travail n’est plus un bien partagé depuis belle lurette ; nous vivons dans un monde où la justice sociale devrait être pensée en dehors du dévastateur leitmotiv « je travaille donc je suis », et tout ce que l’Inspecteur Filoche nous propose c’est de se compter en bons petits salariés pour faire une jolie classe même pas moyenne. Tu parles d’une idée qui va faire trembler les barons de la finance et du capital qui travaille tout seul. Quelle ânerie.

  12. Le taux de chômage que vous indiquez est le même qu’en Espagne 22/23%! dans un pays qui bénéficie d’investissements énormes, avec des pans entiers d’industries manufacturières. Quid du marché noir?

  13. Dans le bruit et la fureur, DSK vient de donner une approche rapide de sa vision du fonctionnement du monde.
    A moins de considérer que les crimes de Giorgione nous interdisent de voir ses tableaux, peut-on considérer que les écarts privés éventuellement répréhensibles de DSK doivent nous interdire de l’entendre ? Je ne le crois pas et je reprends la trame de sa conférence de Cambridge.

    Une économie ne peut avoir simultanément une politique monétaire indépendante, un marché de capitaux ouvert et un taux de change fixe.

    On ne peut avoir à la fois la souveraineté nationale, la démocratie et une intégration économique approfondie.

    Il y a incompatibilité entre une union monétaire, des systèmes bancaires nationaux et l’absence de responsabilité commune sur la dette publique.

    Le croisement des trois modèles permet de choisir ses priorités : plus ou moins de démocratie, une politique économique plus ou moins autonome, plus ou moins d’intégration.

    Qui a une analyse plus fine ou contradictoire ?

    http://legueduyabboq.blog.lemonde.fr/

    1. La Démocratie, on l’a ou pas.
      Pour le moment c’est « on l’a pas », tel qu’on le constate en observant les actions et réactions des dirigeants du pays, de l’ue, et du reste du monde.

      1. Je me demande jusqu’à quel point la démocratie est présage de bonne santé politique et économique? N’est-ce pas, en ce moment, la masse des gens qui laissent faire?

  14. Le plus drôle ce sera la récession de l’Allemagne d’ici 2-3 ans, il ne restera plus que le Luxembourg comme modèle de développement. « Mais regardez le Luxembourg par exemple, voilà des gens qui croient en la réussite et qui aiment l’argent, ici en France on n’aime pas l’argent, on n’aime pas les riches, et tous les talents s’en vont ! C’est dramatique. Regardez le Luxembourg qu’est-ce qu’ils font, eh bien voilà, le cycle vertueux ! Ils ont mis du temps, ça leur a pris 20 ans de réformes mais voilà, leur système de santé tient le coup ! Ca a été dur mais ils ont accepté de faire des sacrifices, de baisser leurs salaires, réduire leur train de vie, et il faut adopter le modèle Luxembourgeois, en France. » Je peux déjà rédiger les discours politiques de 2017.

    1. c’est du deuxième ou troisième degré? 🙂
      le Luxembourg c’est quoi? une nation? un pays?

  15. proche du sujet, par la géographie.

    Celui qui, cherchant ce qu’  » il y a de grand et de redoutable dans l’homme » -dixit Capitaine Pax- l’a illustré d’une histoire faite de d’amitié, de sacrifice et d’héroisme, simple jusqu’au dénuement.
    Il est mort.
    J’espère qu’il trouvera un apaisement pour certains peuples du Laos, martyrisés,
    qui meurent en silence. Ils sont grands et redoutables, tous, par leur souffrance ignorée.

    1. Merci d’évoquer ce petit pays tout enclavé ,ignoré du plus grand nombre ,excepté peut-être de ses voisins et de leurs appétits,et de francis Hallé qui se bat pour la préservation des dernières forêts primaires du Laos et plus généralement des forêts primaires de la ceinture intertropicale .
      La souffrance de ces peuples du Laos,Vietnam,Birmanie,Tibet,Yunnan,Sichuan … n’est pas ignorée de tous, loin s’en faut .
      Le Laos, j’y suis né et y ai passé une bonne partie de mon enfance; si vous avez des informations précises, je suis preneur.

    1. Très très intéressant ! Merci pour l’info (j’ai beau lire Le Monde autant que je peux, ça m’avait échappé).

      1. Il y a quelques temps déjà que le journal Le Monde a changé d’orientation politique…

        Non, cette information a été « piochée » parmis les brèves sélectionnées du LEAP, en l’occurence dans les petiits caractères situés au bas du GEAB N°63, argumentant les thèses développées dans leur édition de ce mois-ci.

        Sans vouloir réintroduire ici le débat sur la pertinence ou non des prévisions du GEAB, leur sélection de brèves est généralement très éclairante sur les tendances de fond qui sont à l’oeuvre. C’est à mon avis bien plus inéressant que les vaguelettes de surface agitant les médias.

  16. L’optimisme du FMI qui prévoit la fin de la récession en Grèce en 2013 :

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/03/15/20002-20120315ARTFIG00748-le-fmi-annonce-la-fin-de-la-recession-en-grece-en-2013.php

    Mais n’y a-t-il pas une certaine Lagarde au FMI, celle-là même qui expliquait que le gros de la crise était derrière nous quelques jours avant l’effondrement de Lehman Brothers ? Comme « l’histoire ne se répète pas » mais « qu’elle bégaie » parfois, on peut s’attendre à la cessation de paiement complète de la Grèce dans peu de temps….

    1.  » Qui donc a pu forger de semblables sornettes ?  » Honoré de Balzac

      Pour qu’il y ait réellement moins de récession et de dégâts dans les premières sociétés humaines, il faudrait déjà que les gens qui vivent davantage dans le confort et la bonne parure mondaine raconte un peu moins de fadaises aux premiers estropiés des industries de croissance.

      Si ça se trouve cela coûte beaucoup plus cher par la suite de réparer les dégâts et donc forcément pas de meilleure reprise, surtout lorsqu’on apprend içi où là et au delà des seuls propos officiels que ce n’est pas encore ça en matière de confiance. Aux mêmes pratiques de rats qui reviennent un peu partout lorsqu’il y a beaucoup trop d’enivrement.

      Qui peut vraiment prévoir la fin du premier malheur pour la Grèce les gens très bien payés et installés du FMI peut-être ? Oui j’ai beaucoup d’optimisme moi aussi pour le reste des choses à venir …

    2. Quelqu’un à t-il l’adresse mail de Mme Lagarde pour lui envoyer (entres autres) l’adresse du blog de Panagiotis Grigoriou ?

  17. Comme l’URSS avant elle, la Chine est placée devant la délicate problématique de l’évolution en douceur d’un système faisant obstacle à son développement

    .
    Si votre « développement » est synonyme de croissance en terme de PNB, le système – comme vous dites – a été très efficace. S’il s’agit d’un développement au sens harmonieux, les impasses sont d’une autre nature.
    Tous les pays « socialistes » dirigés par un PC ont formaté leurs dirigeants par une éducation singulière via l’École du parti. Cette formation reçue est supplémentaire ou alternative à la filière universitaire classique selon le niveau et l’objectif souhaité ; elle est aussi permanente. Les vieux du PCC étaient passés à Moscou (notamment Deng Tsiao Ping où il rencontra d’autres militants dont les noms devinrent célèbres plus tard) sauf Mao et c’est pas rien. (je sais bien François Leclerc que vous savez tout ça, mais vous ne serez pas mon seul lecteur !).
    Il semble exclu d’accéder à certains niveaux de pouvoir, qu’ils s’agissent d’entreprises, de collectivités locales ou de l’appareil d’État proprement dit, militaires compris, sans y avoir fait ses classes. Si ce n’est un gage de savoir, c’en est un de fraternité de vivier. Le fait est que l’École Centrale du PCC ne doit pas faire partie du classement de Shanghai, à la différence de l’E.N.A. (je suppose ?) mais diffère sans doute de l’ENA par quelques références massives et incontournables des classiques du marxisme (Mao d’abord), et surtout par les présupposés qui y amènent le candidat, ou le missionné, je ne sais.
    L’idée d’une école du parti était au départ pour pallier à l’absence d’enseignement de certains auteurs peu recommandables dans le système scolaire et universitaire de l’État bourgeois et donc l’école était conçue pour améliorer la culture du militant en récompensant son dévouement acquis, promouvoir les liens de camaraderie (normal dans une école !), permettre des débats sur les matières et l’actualité et discerner les cervelles fraîches prometteuses.
    Pour être passé à Dauphine en gestion au début des 70’, je peux témoigner que Marx était au programme avec quelques cours, mais aussi que la majorité des étudiants, devenus nos actuels managers, pestaient de cette perte de temps et de tentative d’endoctrinement.
    Le dispositif de l’École du PCC verrouille par sa nécessaire cohésion un risque d’éclatement. L’étonnant est que le PCC chinois a permis depuis une décennie à certains entrepreneurs l’accès à l’adhésion et sans doute à l’école, en tant qu’enseignant. En tout cas, il y régnerait une liberté d’expression qu’on dira. privilégiée, vis à vis de son environnement. Pourquoi ce privilège, bien sûr à abolir via son extension à tous, pourquoi cette liberté extensible à la sphère publique est-elle problématique, mérite d’être interrogé : il est au moins supposable que ceux qui passent dans cette école partagent au moins un consensus du fait d’en être, alors que dehors, ailleurs, ce prédicat, cette convention, cette opinion fait défaut, chez Liu Xiaobo par exemple !
    Cette liberté d’expression m’avait frappé lors d’un reportage d’Arte il y a des années maintenant, où un enseignant reconnaissait le sacrifice de 2 générations de ruraux sur l’autel de la compétitivité et d’autres choses encore. Ma surprise tenait de l’écart avec ce qu’aurait pu être la langue de bois dans un tel reportage à l’école supérieure du PCUS.
    Ce que vous nommez « magistère » du PCC qui semble fonctionner en direction collégiale contrairement au PCUS, ne permet pas un scénario à la Gorbatchev via d’abord l’interdiction du PCUS, interdiction menant logiquement à l’acte de dissolution de ce qui en était plus ou moins en osmose, la doublure vertébrale.

    La majorité est soit silencieuse et laisse faire comme par un assentiment muet, soit réduite au silence ; c’est ainsi en occident après quelques siècles d’aventures démocratiques et de montée du niveau culturel de masse, alors ailleurs où ces siècles comme ce niveau font défaut, pourquoi serait-ce plus avenant ?

    1. S’engager sur le terrain d’une comparaison entre l’URSS et la Chine entraîne de longs développements dont je n’avais pas la place ! Je n’ai voulu me référer qu’aux scénarios possibles d’évolution du système chinois, en faisant appel au soviétique. Et à la théorie dite du pied d’argile appliquée à ceux qui l’ont produite (une statue aux pied d’argiles qui s’écroule malgré qu’elle soit imposante).

      Quant aux écoles centrales, c’est deux choses à la fois. Une méthode de recrutement des hauts cadres, une fraternité comme vous dites, mais aussi l’expression d’une autre accession : celle de cadres démunis de formation de base, n’ayant pas eu accès à « l’école bourgeoise », à qui il en est prodiguée une. La liberté relative de ton que l’on pouvait y trouver correspondait à celle qui était permise dans les hautes sphères des appareils de direction: il était considéré nécessaire à ce niveau de connaître le monde extérieur, y compris celui des idées…Cela faisait partie des privilèges.

      La direction soviétique était devenue beaucoup plus collégiale que du temps de Staline.

  18. Ces réflexions à propos de la Chine ou l’ on parle de relance, croissance, inégalités sociales, vieillissement des populations, partage des richesses, pollution, ne nous amènent t’ elles pas à nous interroger sur un sujet très sensible et que l’ aime guère aborder?
    Je suis né en 1950 et nous nous partagions la planète Terre à 2.5 Mds.
    J’ ai 62 ans et je partage (inégalitairement) les richesses de ma planète avec 7 Mds.de personnes qui me ressemblent étrangement.
    Mon fils devra couper le gâteau en 9 Mds.de parts.
    ………….

    1. Est-ce le nombre de part qui importe ou la taille des parts ?
      Pour rester en France, quand un dirigeant d’une grande entreprise du cac40 gagne 1 million d’euros par an et que l’un de ses salariés est au smic, peut-on encore parler de « part ».
      Dans un premier temps il serait temps de répartir la richesse produite plus égalitairement.

      1. Bien entendu d’ accord avec vous!
        Ne croyez-vous pas cependant qu’ il est très réducteur de parler de la France (ou d’ un quelconque
        pays riche ) ou il sera nécessaire de » réformer/ changer » le systéme capitaliste sans envisager le problème dans son ensemble?
        Il est probable qu’ il y a autant de différence entre votre dirigeant du cac 40 et moi, qu’ entre moi et un paysan du Bengladesh.
        Si mon  » copain Bengali » avait accès à internet il pourrait dire des choses très semblables aux vôtres.Alors, on fait quoi? Soit il va falloir qu’ il se remue sérieusement s’ il veut un jour pouvoir consommer autant d’ énergie et de matières premières que moi, soit ……..!?

  19. Chine. Les conséquences sur l’économie de la baisse de la croissance

    Avec une estimation de croissance, inférieure pour la première fois depuis 2004 à 8%, les dirigeants chinois envoient un signal fort à tous ses clients étranger, mais également à leur opinion publique.

    Il est cependant probable que le chiffre réel de la croissance dépassera cette évaluation officielle.

    Cette estimation intervient au moment où les autorités souhaitent réorienter la consommation interne comme principal vecteur de la croissance du pays, l’augmentation du volume des exportations passant ainsi au second plan.

    Jacques Gravereau est directeur d’HEC Eurasia

    Audio, 12′ : http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4398793

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