L'actualité de la crise : LA PROMESSE DU NOUVEAU DÉSORDRE MONDIAL, par François Leclerc

Billet invité

Leur cause est entendue : en dépit des finasseries de la BCE, les banques centrales occidentales sont les financiers de dernier ressort des banques et des États. Mais elles ne le sont pas de l’économie, là s’arrête leurs grands pouvoirs ! C’est donc là que les problèmes subsistent.

La BCE a injecté 1.000 milliards d’euros dans le circuit bancaire, en espérant entre autres buts favoriser la relance. Toute la question est de savoir si elle y parviendra mieux que ses consœurs, son président n’ayant pu se prévaloir d’un tel succès lors de sa conférence de presse d’aujourd’hui, devant selon ses propres termes se contenter d’une modeste amélioration du crédit à la suite de sa première injection de décembre dernier. La Banque d’Angleterre a de son côté remis au pot 50 milliards de livres (59 milliards d’euros) le mois dernier en achetant des titres de la dette britannique, tout en relevant l’enveloppe de son programme destiné à cet usage à 325 milliards de livres (387 milliards d’euros). Avec les mêmes intentions, les injections financières précédentes n’ayant pas produit l’effet recherché.

La prochaine réunion de la Fed aura lieu le 13 mars prochain, sans qu’il soit prévu qu’elle passe à l’acte dans l’immédiat comme ses consœurs. Elle a cependant fait part de ses réflexions sur une nouvelle méthode qu’elle pourrait utiliser pour procéder à des achats de titres du Trésor et de la dette hypothécaire à long terme, en les liant à des emprunts effectués sur le marché pour des montants similaires à bas taux et à court terme. Permettant ainsi de « stériliser » ses injections monétaires et de répondre aux inquiétudes des milieux d’affaires qui craignent la relance de l’inflation.

La Fed a par ailleurs décidé de donner de la visibilité à sa politique « hautement accommodante » de taux (le taux directeur principal oscille entre 0 et 0,25 % depuis plus de trois ans) en annonçant qu’elle va durer jusqu’à 2014 au moins, afin que l’économie ne s’approche pas dangereusement de la déflation. Car cela signifierait que les États-Unis sont entrés dans la fameuse trappe dont on ne sait pas sortir. Sombre perspective qui n’est plus théorique depuis que le Japon l’illustre avec persévérance. Le comité de politique monétaire a en effet revu à la baisse ses prévisions de croissance pour les deux années à venir, et considère désormais que les prévisions de la reprise sont « modérées ». Sur un ton qui l’est tout autant d’optimisme.

Au Japon, la Banque centrale se trouve placée devant la perspective de financer, directement ou via les banques, une large part du déficit budgétaire 2012, qui ne va être qu’à moitié couvert par l’impôt et les taxes. Cela représente au total plus de 400 milliards d’euros, dans un pays où la dette publique dépasse déjà 200 %. Mais il est à remarquer, pour montrer toute l’étendue de la logique dans laquelle ce pays se trouve, que le service de sa dette (qui représente le paiement des échéances en capital plus les intérêts) absorbera le quart de son budget, soit la moitié de son déficit. Cela sans parvenir à faire sortir le Japon de la trappe à liquidité au bord de laquelle l’Europe se trouve.

Comme on peut partout le constater, la croissance économique est mal partie et ce n’est pas propre à l’Europe. Les difficultés propres à sa relance s’accumulent dans un contexte où l’endettement public semble avoir atteint ses limites. Sans conteste aux États-Unis, prochainement au Japon et moins clairement en Europe, si l’on fait la part de ce qui résulte de choix politiques.

Comme il est également loisible de le remarquer, l’implication en première ligne des banques centrales n’est pas un remède éprouvé. Les magiciens ayant vidé leur sac à malices et ne pouvant que jouer et rejouer les mêmes tours, l’économie des pays avancés est globalement encalminée. Les Japonais se sont essayés, lors d’un épisode précédent, à lancer une politique de grands travaux, comme vont l’être ceux de leur reconstruction. Mais ils ne croient plus, pour en avoir fait l’expérience, que cela va les sauver. Ils sont placés devant la perspective d’une hausse importante de la TVA, dans un pays où elle est faible, ce qui est un remède à double tranchant dont il n’est pas sur que les recettes fiscales de l’État en sortiront grandement augmentées, si la consommation intérieure continue de baisser.

Dans un contexte différent de celui que connaissent les Européens, les Japonais sont de même incités à adopter des mesures en contradiction avec les dispositions contracycliques qui s’imposeraient. Car, apprend-on dans les manuels, les périodes fastes devraient être mises à profit pour réaliser les efforts budgétaires et non pas le contraire. Une leçon qui a été oubliée au profit de l’adoption du dogme qui fait de tout temps et en toutes circonstances une priorité absolue de la réduction de la dette, et qui prétend même faire inscrire dans la constitution une « règle d’or », aboutissant de fait à donner aux marchés un pouvoir supplémentaire, retirant par là-même aux États la maîtrise de leur politique économique. Ce n’est plus un paradoxe, c’est une forfaiture !

Mario Draghi, le président de la BCE, vient d’annoncer des prévisions de croissance en baisse pour l’Europe, admettant une récession qui ne l’était pas précédemment. Voyant dans la situation économique « des signes de stabilisation », bien qu’elle soit « toujours sujette à des risques de baisse ». Les anglophones disent avoir acheté du temps et les francophones l’avoir gagné, les premiers sont plus prêts de la vérité, vu le contexte.

Il ne suffit pas de faire fonctionner la planche à billet ou de chercher la croissance avec les dents pour trouver une croissance insaisissable et qui doit être repensée. Le nouveau désordre mondial a-t-il une autre promesse possible à offrir que d’accroître la répartition inégale de la richesse, tel qu’il s’obstine à imposer ses recettes ?

Recommandez par mail Recommandez par mail

Partagez

91 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LA PROMESSE DU NOUVEAU DÉSORDRE MONDIAL, par François Leclerc »

  1. Combien de temps mettront les dirigeants de la planète à se rendre compte que le problème financier n’est que le sommet de l’iceberg de la crise économique?

    Combien de temps continueront-ils à croire que le système peut être réparé avec des outils financiers, sans agir plus directement sur les moteurs de l’économie réelle.

    Les politiques monétaristes ont échoué avant 2008 et on conduit à la crise de 2008, elles ont encore échoué après 2008 conduisant la planète à des désordres économiques mondialisés.

    Les politiques monétaires échoueront encore car les banques et autres institutions financières ne se lanceront pas dans le financement de l’économie réelle, ce « beau monde » continuera de spéculer sur des produits financier qui ne créent aucune richesse réelle, puisque les revenus tirés de ces activités repartent immédiatement vers de nouvelles activités purement financières, les quelles continueront de se déplacer dans le monde virtuel des échanges financiers, je pense pouvoir dire virtuel, car bien que non spécialiste de la finance il me semble que de moins en moins d’échanges financiers font l’objet d’échanges réels; tout se passant via les réseaux informatisés et parfois même sans l’intervention d’êtres humains comme dans les échanges ultrarapides gérés par des modèles informatiques automatiques.

    Ceci ajoute encore plus au scandale des rémunérations des tradeurs car ils ne sont même plus ceux qui prennent des risques, déjà qu’ils n’en prenaient qu’avec l’argent des autres, là ils ne font que laisser des machines prendre des décisions et empocher les « bénefs » sans avoir rien eu à faire.

    Tant que les dirigeants de la planète ne redonneront pas la priorité à la création de richesses (même si ce concepts doit être revu) nos sociétés continueront de vivre le désastre actuel.

    Paul T.

    1. Combien de temps mettront les dirigeants de la planète à se rendre compte que le problème financier n’est que le sommet de l’iceberg de la crise économique?

      Eh bien quand suffisamment de réformes ultralibérales auront été faites pour satisfaire l’oligarchie mondiale.
      Seulement après ils nous ferons quelques concessions. Qui c’est qui commande, mince alors ?!

      1. Les oligarchies mondiales car il n’y en pas qu’une, n’auront pas le temps de renforcer les réformes ultralibérales : le substrat du capitalisme qui est la consommation de masse sera épuisé avant peu : Le chômage augmentant, les revenus salariaux disparaissent et comme les allocations chômages sont considérées comme de l’assistanat, la baisse des revenus des ménages consommateurs n’est plus, au moins en partie, compensée par des allocations.
        Du coup même les revenus de la production ne sont plus récupérés par les entreprises et leurs dirigeants. Lesquels dans une réaction à ultra court terme suppriment de encore plus d’emplois et demandent des réductions de charges sociales pour le peu d’emplois qui restent
        Si les capitalistes voulaient survivre ils jetteraient les financier qui les ont conseillé, aux poubelles de l’histoire, mais la plupart n’ont pas compris que les salaires ne sont pas que des coûts, ce sont aussi des moyens d’acheter les produits de leurs entreprises. « Vos employés sont les clients de vos clients »

        Mais combien de capitalistes pensent encore au capitalisme industriel et commercial, et combien d’investisseurs acceptent d’investir dans des projets industriels et commerciaux, producteur de richesses réelles, même si ces dernières sont polluantes, ils préfèrent jouer avec notre argent pour spéculer sur les places financières sans produire aucune richesse. et donc en continuant de supprimer des sources de revenus salariaux et même patronaux, comme je l’ai expliqué plus haut.
        Rappelons aussi que les très hauts revenus ne représentent qu’une part minime de la demande finale: la distribution statistique des revenus fait que ces très hauts revenus sont le fait d’un petit nombre d’individus: moins de 1% selon où on place la barre de « très hauts revenus ». En revanche les 99% des petits et moyens revenus sont ceux qui remplissent les carnets de commande par leur masse statistique.

        Injecter de l’argent dans une économie où existe une telle situation de disparition des emplois, ne sert pas l’économie et même pas les capitalistes industriels et commerciaux et ni même les les capitalistes financiers qui vont très vite se trouver à jouer avec de l’argent qui ne vaudra pas plus que celui d’un jeu de Monopoly car devenu purement fictif et un élément du jeu, car ils ne pourront plus rien acheter avec ces sommes faramineuses, car il n’y aura plus personne pour produire des biens « réels ».
        C’est ce que j’ai dit à une personne qui mes disait se protéger en achetant de l’or. « Qu’achèterez vous avec cet or quand il n’y aura plus rien à acheter: plus de produits alimentaires, plus de produits énergétiques ni même de produits de luxe? » De plus « Même s’il restait encore un peu de produits réels achetables, vous qui craignez l’insécurité, allez vous vous promener dans la rue avec des pièces d’or pour faire vos courses? »
        Les politiques de restrictions budgétaires aggravent encore le tableau car elles suppriment aussi des emplois. Notons que le coût réel de ces emplois publics n’est pratiquement jamais envisagé de manière réaliste: les financier n’y voient qu des dépenses à la hauteur des salaires versés et charges sociales. Mais déjà ces dernières retournent immédiatement dans les caisses de l’état, ensuite ces salaires de l’économie publique sont assujettis à divers impôts directs, lesquels retournent dans les caisses de l’état?. Il faut aussi compter les taxes comme la TVA payées par ces salariés publics dans leurs actes de consommation, et en plus il faut prendre en compte l’activité économique générée par ces actes de consommation, lesquels font rentrer des impôts directs par las salaires versés par les entreprises.

        Cependant les analystes financiers ne se préoccupent pas de ces mécanismes ils s’arrêtent au « coûts » des salaires publics cause des déficits du même nom…
        Et je ne parle pas de l’aspect « lubrifiant » des politiques sociales sans lesquelles l’économie capitaliste s’effondrerait : voir l’excellent texte de la Commission Européenne de 2003:
        « Le coût de ne pas avoir de politiques sociales » dont j’ai déjà parlé:

        http://www.ucc.ie/social_policy/EU-docs-socpol/Fouarge_costofnonsoc_final_en.pdf (en anglais) Je n’ai pas le temps de rechercher la version en français pour le moment.

        Paul T.

      1. Mais déjà ces dernières retournent immédiatement dans les caisses de l’état, ensuite ces salaires de l’économie publique sont assujettis à divers impôts directs, lesquels retournent dans les caisses de l’état?

        N’oublions pas que le but des ultralibéraux est d’affaiblir l’Etat le plus possible pour le réduire à une coquille quasi vide et entièrement à leurs bottes. Pour l’instant et vu la tournure des évènements, ils peuvent se frotter les mains. Les « marchés » et leurs complices grignotent les attributions des Etats et détricotent les acquis sociaux. L’exemple grec est prémonitoire.

      2. Gotoul
        Le temps des ultralibéraux est fini depuis la 2nde guerre mondiale. L’idéologie dominante est celle des néolibéraux qui n’ont pas pour but de de réduire le pouvoir de l’Etat mais de l’asservir pour mettre en place leur projet totalitaire économique mais aussi anthropologique. Ils y sont en partie parvenus mais connaissent actuellement des difficultés. On peut s’en réjouir.
        Voir travaux de Laval et Darbot

      3. le substrat du capitalisme qui est la consommation de masse sera épuisé avant peu
        Pourquoi voulez-vous que l’on reste fidèle à de tels dogmes, hélas.
        Le système, après une crise, peu se réformer et se perpétuer avec un marché réduit.
        Cela fonctionne ainsi dans nombre de pays pauvres où ceux-ci sont nombreux, démunis et pas véritablement consommateurs. Les riches et les classes moyennes constituent véritablement le marché intérieur. Cela fonctionnait aussi comme ça dans les premières sociétés industrialisées…et sous l’Ancien Régime !

    2. Combien de temps continueront-ils à croire que le système peut être réparé avec des outils financiers, sans agir plus directement sur les moteurs de l’économie réelle.

      Exact. Ce n’est évidemment pas une crise financière,
      mais la plus grande crise de suraccumulation du capital depuis les années 30.
      Elle appelle à multiplier les actes de résistance,
      se rassembler, et avancer sans illusions électorales vers des affrontements inévitables.
      Les atermoiements des politiciens professionnels des annnées 30
      ont déjà ouvert un boulevard au fascisme.
      Que chacun en tire les conséquences.

      Une explication:
      Aux racines de la crise économique mondiale
      Par François Chesnais
      http://alencontre.org/economie/aux-racines-de-la-crise-economique-mondiale.html

    3. C’est surtout la fin d’un système qui se trouve confronté à des limites sur de nombreux plans: énergétique, écologique, économique, sociétal… Et le fait que ce système se soit répandu à l’échelle mondiale n’arrange rien.
      Quant à la création de richesse, oui si elle est intérieure et non synonyme de matérialisme exacerbé.

    4. Confusion. Les traders ne sont pas les plus grands bénéficiaires du système: aucun trader dans la liste des milliardaires planétaires parue hier. Ils ne font que négocier à leur avantage, non pas les risques qu’ils prennent (ce sont les « investisseurs qui sont censés les prendre), mais leur qualification du fait de la position stratégique qu’ils occupent. Voir les travaux d’Olivier Godechot.

      Sur la production des richesses, il faut aussi revoir le partage en se posant la question de la légitimité de la rémunération du capital.

      1. Bien dit HR. Et non seulement ni eux ni d’ailleurs les « banquiers » ne sont parmi les leaders de ces « classements de la honte », mondiaux comme gogaulois, mais leurs énormes revenus ne sont qu’un pâle reflet des fortunes pour le coup kolossales que leurs petites mains permettent à d’autres d’accumuler.

  2. @ François Leclerc

    Au 3ème paragraphe, vous nous parlez du processus de stérilisation des injections de liquidités faites par la FED.
    Un tel processus est-il envisageable à l’avenir, pour la BCE, avec ses deux dernières opérations de crédit à 3 ans ?

      1. Heu…, si je comprends bien, c’est la FED qui envisage de faire à l’avenir plutôt comme la BCE: prêter aux banques pour qu’elles achètent des T-bonds, non ?

      2. mais des prêts faits pour pouvoir être roulé…. et d’aventures en aventures jamais je n’ai pu oublier la bce

      3. Le plus triste, c’est qu’ils cherchent à sauver la face de leur monnaie alors qu’ils ont perdu d’avance que le dollar n’est toujours pas du papier toilette, il faudrait qu’à Bruxelles comme à Berlin ils commencent à réfléchir car la partie un, c’est échec et mat pour l’Europe. Pauvre Europe qui se prend une crise importée encore une fois et qui tend l’autre joue.
        Mais bon le grand frère est un malin, diviser pour mieux régner il sait, ce n’est pas pour rien qu’il a aidé au lendemain de 1945 en priorité les pays vaincus et quand ceux ci oublient à qui ils doivent la mise ça donne les accords du Plaza et la suite Japonaise qu’on connait…

      4. @ François Leclerc
        « Elle a cependant fait part de ses réflexions sur une nouvelle méthode qu’elle pourrait utiliser pour procéder à des achats de titres du Trésor et de la dette hypothécaire à long terme, en les liant à des emprunts effectués sur le marché pour des montants similaires à bas taux et à court terme. Permettant ainsi de « stériliser » ses injections monétaires et de répondre aux inquiétudes des milieux d’affaires qui craignent la relance de l’inflation. »

        je ne vois pas comment cela va contrer une éventuelle inflation! pouvez vous préciser svp?

      5. Euh, la création monétaire de la fed augmente la masse monétaire.
        Les emprunts à CT baissent la masse monétaire tant qu’on arrive pas à échéance et si on trouve preneur (bas taux).
        Au max ça repousse le problème, non?

  3. http://fr.wikipedia.org/wiki/Point_de_Schelling

    Point de Schelling

    Le point de Schelling ou point focal est, en théorie des jeux — mais sans qu’il y ait forcément de rivalité — une solution à laquelle les participants à un jeu de « coordination pure » qui ne peuvent pas communiquer entre eux sur ce sujet auront tendance à se rallier, parce qu’elle leur semble présenter une caractéristique qui la fera choisir aussi par l’autre.

    C’est l’économiste américain Thomas Schelling qui l’a présentée pour la première fois en 1960 dans son plus fameux ouvrage, The Strategy of conflict (en français La Stratégie du conflit, 1986).

    =================

    Cette branche de l’économie issue de la stratégie des jeux a complètement sombré, il me semble. Elle concerne en effet la stratégie, en omettant le cadre.

    N’empêche qu’elle propose une piste pour anticiper le futur, à condition de partager à priori la même analyse, et à condition que l’environnement ne coule pas non plus ! Le jeu a quelque chose de tellement sécurisant, on en oublie la réalité.

  4. Une forfaiture dites-vous, une arnaque plutôt ! Et si, au lieu de se désespérer de cette situation, au lieu d’acheter du temps, nous le dépensions à nous replonger dans le beau projet que vous aviez lancé d’utopie réaliste ?

    Il en existe une bonne qui fait son chemin, et que certains de vos lecteurs connaissent déjà sans doute : le MIRAC, avec les 18 ministres de son « altergouvernement ». Si vous voulez en savoir plus, j’en fais le relai ici : http://lemirac.unblog.fr

    Comme le dit si bien la célèbre phrase d’Einstein, « on ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré »… Il nous faut donc chercher ailleurs que dans l’économie les solutions à cette crise, pour éviter la catastrophe annoncée par votre titre.

  5. La notion employée par F. Leclerc « Le nouveau désordre mondial » mérite d’être retenue. Il y a plusieures composantes de ce désordre. Le désordre monnétaire me semble peser plus lourd que les autres. Il n’est pas étonnant que les chinois cherchent activement un solution à ce problème qui pourrait se transformer en danger.

    Je suis en train de relire le seul ouvrage écrit que Louis XIV a laissé à la postériorité: « Le Métier de Roi ».
    Ses remarques sur l’économie sont intéressantes. A certains endroits du livre on se demande: Louis XIV, était-il socialiste?
    J’ai l’impression qu’il avait une vision plus responsable et plus réaliste de l’économie, de la politique en générale que notre classe politique contemporaine, qui raisonne le plus souvent en terme de carrière personnelle, en tout cas à courte vue.

    1. J’aime cette odeur de brioche. Elle me monte au nez, pouvez pas vous imaginer. « Le métier de merde » : ça vient pas de sortir, il consiste à laver le bidet des petits rois, plus tous les subalternes à la tâche mais alors sont très très ternes les subalternes et nombreux, ben ça commence à faire beaucoup de monde n’est-ce pas. Ce modèle vous convient-il ? Ils travaillent beaucoup, bien, et consomment presque rien. Que demande le peuple une fois à sec !

  6. Leur cause est entendue (on abdicte) : en dépit des finasseries (une « lègère » pointe d’ironie;)) de la BCE, les banques centrales occidentales (l’impérialisme) sont les financiers (les fachistes néo-libéraux) de dernier ressort des banques et des États (Là c’est nous le contribuable qui payons!) . Mais elles ne le sont pas de l’économie, là s’arrête leurs grands pouvoirs ! (L’économie, faut refléchir, c’est trop fatiguant, c’est pour les geux!) C’est donc là que les problèmes subsistent. (… l’ajustement et le réglage de la guillotine!)

    😉 Cette interprétation n’engage que moi ! J’ai un grand respect pour votre travail ! Et c’est un sacré boulot !!! Chapeau ! 🙂

  7. On ne pourra pas sauver la finance par la finance de manière directe. On pourrait à la rigueur sauver la finance le encourageant les activités de l’économie réelle et ainsi que les banques retrouvent une activité plus saine; mais en envoyant à nouveau des sommes d’argent directement aux banques le désastre se reproduira, car les agents de l’économie réelle ne pourront toujours pas vivre et faire marcher l’économie, du moins tant que cette dernière sera une économie de marché: car l’activité économique dans ce cadre dépend de la demande finale.

    Donner l’argent au financier plutôt qu’au savetier ne donnera pas plus de travail au savetier, en revanche permettre au savetier de fabriquer plus de chaussures crée de l’activité qui à terme peut permettre au financier de survivre lui aussi.

    Je ne comprends pas pourquoi le point de vue du « savetier » n’est pas plus souvent évoqué sur ce blog?

    L’économie réelle vous fait elle peur?

    Paul T.

    1. @ Paul

      Patience.
      Nous revenons de loin, après les désastres du « socialisme »,
      en fait de systèmes servant une caste de politiciens staliniens ou social-démocrates.

      De plus en plus s’affirme ici et ailleurs, en France et jusqu’aux Etats-Unis,
      le besoin de mettre l’économie au service des besoins,
      et non pas de l’accumulation financière,
      donc d’en venir à l’euthanasie pas seulement des rentiers,
      mais du capitalisme lui-même.

      1. Charles Tréhin et Paul A

        Mais Paul Tréhin, lui, ne souhaite pas du tout « l’euthanasie du capitalisme ».

        Dialogue :

        « Le temps a l’air de se détraquer ».
        – Formidable, il va enfin pleuvoir !
        – Oui, formidable, demain il neigera certainement !

        Amicalement,

        Delphin

    2. Pour paraphraser Lacan: « La finance » n’existe probablement pas. Il y a des finances.

  8. Plus de 85% des créanciers privés détenteurs de dette de droit grec ont accepté l’échange de dette.
    Les résultats doivent être officiellement annoncés vendredi matin à 7h. Le ministre des Finances Evangélos Vénizélos doit ensuite donner une conférence de presse, avant la téléconférence des ministres des Finances de la zone euro.
    http://www.tdg.ch/economie/Les-creanciers-prives-au-chevet-de-la-Grece/story/18098725

    prochain épisode : très bientôt, restez à l’écoute.

    1. « l’activation des clauses d’action collectives contraignent les porteurs rétifs à accepter les termes de l’échange »

      En somme c’est comme un référendum (autrefois on appelait çà un plébiscite) avec une seule réponse « oui » ‘(j’accepte )

      Si tu dis oui ,çà va , si tu dis non j’active la clause qui t’obligera à dire oui.

      Mais bon rien à voir avec un quelconque évènement de crédit, c’est juste un échange d’obligations.

      Je pense que la france devrait s’en inspirer pour faire un plan de réduction de dettes avant la présidentielle, on gagnerait cinq ans
      de plus on pourrait le faire chaque année…
      Comme celà en début d’exercice je fais un emprunt de 180 Mds pour équilibrer mon budget
      et en fin d’exercice je fais un échange d’obligations pour annuler cette dette devenue inutile puisque déjà dépensée.
      Et je relance un nouvel emprunt pour l’année suivante…
      Pour la Grèce comme c’était la première fois on a du faire beaucoup de réunions, mais maintenant que le principe est connu, çà devrait aller beaucoup plus vite.
      On peut remercier les grecs d’avoir « essuyé les plâtres »

  9. Au bout des empires
    Il y a la folie
    Et puis après
    Il y a la colère
    Et puis après
    Il y a la révolte
    Et puis aussi
    Il y a la mort
    Et puis enfin
    La renaissance.

  10. l’adoption du dogme qui fait de tout temps et en toutes circonstances une priorité absolue de la réduction de la dette, et qui prétend même faire inscrire dans la constitution une « règle d’or », aboutissant de fait à donner aux marchés un pouvoir supplémentaire, retirant par là-même aux États la maîtrise de leur politique économique. Ce n’est plus un paradoxe, c’est une forfaiture !

    Depuis quand le respect de l’équilibre budgétaire par un gouvernement aboutit-il à donner au marché un pouvoir supplémentaire ? C’est le contraire qui est vrai !

    1. Retirer aux gouvernements la possibilité d’emprunter pour investir, sous peine de sanctions communautaires, elles-mêmes justifiées par celles des marchés, n’est-il pas être assujettit à ces derniers ? Pourquoi faudrait-il que ces derniers soient juges de cette décision ? Pourquoi faudrait-il que les Etats soient les seuls à ne pas pouvoir faire de dettes (en respectant l’équilibre budgétaire annuel) ?

      1. « Investir » est un bien noble mot pour désigner les gabegies étatiques qui dépassent sans doute largement les 3, 4 ou 5% du déficit.
        Il serait en effet normal de pouvoir moduler le déficit autour de zéro, soit en plus soit en moins pour tenir compte des circonstances. Le problème, systémique pour le coup, de nos démocraties c’est que nos politiciens se livrent à une telle concurrence pour accéder au pouvoir que le déficit va toujours invariablement dans le même sens comme le drogué retourne toujours invariablement vers sa drogue et l’alcoolique vers sa bouteille.
        Je n’ai pas de solution pour responsabiliser nos politiciens sur la durée mais c’est à mon sens un réel danger pour nos démocraties vu de développement à travers le monde, de régimes forts axés vers la performance économique, et que se moquent bien de plaire au peuple.

      2. On a un exemple de la mécanique qui , en refusant à la puissance publique d’emprunter , conduit le contribuable à payer encore plus pour le bénéfice accru du prêteur :

        les PPP ( partenariats public / privé ) .

        Dans ce système et pour prendre un cas pas trop complexe , une collectivité désirant , au hasard , faire bénéficier ses administrés d’un nouveau tunnel routier , parce que tout ce qui est bon pour la bagnole est bon pour tout le monde et donc bon pour une réélection ,peut avoir plusieurs solutions , mais ,par les temps qui courent, au moins deux :

        – financer elle même la construction de l’ouvrage ( je fais un domaine à part de la gestion qui est plus sujette à appréciation « sur mesure » ) en empruntant à un taux x sur 30 ans par exemple .

        – « délèguer » cette construction à un groupe privé ( Bouygues , Eiffage … au hasard ) qui se  » charge de tout pour 30 ans , moyennant une  » location  » consentie à celle qui est juridquemnt en fait la vraie « propriétaire » .

        N’est ce pas merveilleux, et faut il vraiment hésiter quand on sait tout ce que cette élégante solution permet d’éviter comme débats publics et « comptes à rendre » ? Et si l’automobiliste est content et bien servi est ce que le progrès n’est pas en marche ?

        Sauf que , toutes choses et contraintes égales par ailleurs , ce coût de « location  » annuelle payé par le …contribuable ( qui n’a pas forcément une bagnole ou un camion ) est très généralement assez sensiblement supérieur ( pendant 30 ans ) aux remboursement d’annuités d’un emprunt direct par la puissance publique ( qui aurait dans tous les cas payer une entreprise pour la réalisation voire l’exploitation de l’ouvrage ) .

        D’une certaine façon , le PPP est à la puissance publique ce que les prêts faciles à la construction ont été aux individus , et qui a conduit aux  » subprimes ». Dans le cas des PPP c’est en fait l’accoutumance à la drogue de la jouissance facile avec paiement différé qui conduit en réalité à l’endettement accru et à l’asservissement de la puissance publique.

        Ou comment mettre l’entreprise au service de la plus longue laine à tondre .

        Cerise sur le gâteau : En soustrayant à la puissance publique sa faculté de réflexion et d’expertise sur le produit dont elle a besoin , on maîtrise le marché même de la connaissance vendue , pour in fine , le seul avntage du financier de bout de chaine , qui devient la fin ultime et existentielle de l’entreprise .

        Ce qui semble interpeller même des cadres de GS .

        PS : est ce à dire que la puissance publique sait forcément « mieux gérer »?

        Je prétends que oui : elle est en situation, tant qu’elle peut emprunter à des taux bas , d’être la meilleure solution financière possible … et pour peu que les élus soient des gens de mesure et aussi gestionnaire qu’ambitieux . Peut être aussi , un peu plus d’ingénieurs ou sachants peser que de prophètes et orateurs , dans les conseils municipaux .

        L’électeur ( le citoyen ) doit aussi être à la hauteur de son statut .

  11. Roberto Saviano: «Nicolas Sarkozy et la France semblent indifférents au problème de la Mafia»
    …Voilà ce qu’est la France, aujourd’hui: un carrefour, un lieu de négociations, de réinvestissement et d’alliances entre cartels criminels. D’alliances entre des cartels criminels et des entrepreneurs qui tirent profit du trafic de stupéfiants, qui fraudent et recyclent, grâce aux organisations criminelles. En France, il n’existe aucun contrôle sur l’argent recyclé, qui est introduit dans le système bancaire. La seule tentative réelle d’affronter le phénomène criminel sur le plan international, et pas seulement comme s’agissant d’un problème qui ne concernerait que la police, remonte aux années 1980. Je veux parler de la MILDT, “Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie”, créée par François Mitterrand; son objectif n’était pas seulement répressif, mais aussi, et surtout, préventif.
    En France, aujourd’hui, c’est une action coordonnée qui fait défaut: celui qui s’engage dans cette voie-là risque fort de se trouver isolé. Et malgré la grande proximité que j’ai souvent constatée, entre les spécialistes des questions criminelles et les policiers français, il est évident que les outils sont inexistants, et les investissements très insuffisants.

    http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20120308.OBS3324/roberto-saviano-nicolas-sarkozy-et-la-france-semblent-indifferents-au-probleme-de-la-mafia.html

  12. En attendant l’issue de cette crise (fatale ?) ou (heureuse), c’est la valse des étiquettes :
    A l’aube de l’année 2002, lorsque vous vous rendiez au supermarché pour acheter 2.5 kg de pommes de terre, la note s’élevait à seulement 0.80 francs ( soit 0.12 euros).
    Aujourd’hui, pour acheter 2.5 kg de pommes de terre, il vous faut débourser 3.75 euros. ( sans commentaire°.
    Si cela continue, il nous restera à manger des cailloux, sans sauce.

  13. La finance , les possédants vont gagner , les dépossédés esclaves , levez vous , sinon vous serez esclaves toute votre vie pour payer les intérêts aux possédants.
    Un français sur 4 travaille toute sa vie pour payer les intérêts aux possédants.
    Un français sur 4 est possédé par les possédants.
    Brisez ces chaines de la dette.

  14. Olivier Berruyer écrit :

    Au final, fin 2012, 87 milliards d’euros de plus auront été prêtés par l’Union Européenne et le FMI à la Grèce.

    Quid à partir du 1/1/2013 ?

    La Grèce aura alors 2 besoins :
    – le financement de son déficit – qui aura une charge moindre d’intérêts suite aux restructurations ;

    – le roulement de la dette non échangée.

    L’amortissement des bonds émis en 2012 commencera dans 11 ans.

    Restera donc de disponible (130 Md€ – 87 Md€ =) 43 Md€ à utiliser les années suivantes en cas de besoin, sans que l’on sache s’il faut rajouter ou non le solde de 34 Md€ du 1er plan de 110 Md€ (34 Md€, ça va, ça vient de nos jours…). Ce chiffre hallucinant de 130 Md€ a en effet été lancé pour “rassurer les marchés” sans détail de sa composition…

    Enfin, il faudra aussi que la Grèce commence à rembourser les prêts de l’Union Européenne et du FMI (je n’ai pas l’information du début ni des modalités de remboursement – si quelqu’un les trouve, merci de me les indiquer…). Ce qu’elle ne pourra guère faire à mon avis…

    Donc, de là à dire que le ratio va baisser fortement… (surtout bien malin qui peut dire quand la Grèce sortira de la Dépression avec la potion d’austérité délirante qu’on lui fait avaler). Même le FMI note que le ratio va monter dans les 2 années qui suivront…

    C’est ce qui m’inquiète : on voit le tour de passe-passe qui a consisté à remplacer des prêteurs privés par des États, et donc à transférer le risque de défaut. Soulignons en fait qu’on a surtout déplacé le risque d’un défaut grec pesant sur des investisseurs privés vers un défaut italien (par exemple) pesant sur les prêteurs de l’Italie – le contribuable ne paiera jamais de telles sommes…

    Mais le souci est ce qui va se passer le jour où la Grèce ira dire à l’Allemagne et à la France qu’elle ne pourra pas les rembourser. Comment cela sera-t-il géré politiquement, quelles conséquences pour l’Eurozone ?

    Jusque-là, tout va bien…

    http://www.les-crises.fr/retour-sur-le-plan-grec/

    1. Puisque vous parler de commencez à rembourser , je voudrais plutôt vous proposer un échange d’obligations… On en discute en septembre , après les vacances …

  15. Moi, je ne suis pas inquiet car j’ai lu le programme économique de Hollande quant à la réduction des déficits publics. Le fameux point n° 9 des 60 mesures du candidat :

    « Je veux redresser nos finances publiques
    9
    Le déficit public sera réduit à 3% du produit intérieur brut en 2013. Je rétablirai l’équilibre budgétaire en fin de mandat. Pour atteindre cet objectif, je reviendrai sur les cadeaux fiscaux et les multiples « niches fiscales » accordés depuis dix ans aux ménages les plus aisés et aux plus grosses entreprises. Cette réforme de justice permettra de dégager 29 milliards d’euros de recettes supplémentaires. « 

    Voilà, tout est dit. Mais comment kon nya pas pansé pluto !

  16. Je me permets de poser une question simplifiée au maximum : combien, au final, les créanciers privés de la Grèce devront-ils supporter de VRAIE perte sur leurs obligations ? Par « vraie perte », j’entends celle qui ne sera pas reprise à leur compte (d’une manière ou d’une autre) par d’autres Etats membres de la zone euro (ou d’autres créanciers publics que je ne connais pas) ?

    1. kohagen, pour le moment c’est 107 milliards €, point barre ! Ça c’est sûr. C’est si compliqué ?

    2. En pourcentage, très peu. En fait, leur « contribution volontaire » qui ne sert qu’à récupérer l’argent de « l’aide » européenne qui va être libérée se monte, au final, à une perte de quelque 10%, et non les chiffres du genre 50 ou 60% annoncés.

      Il faut rappeler, encore et encore, que si les privés « abandonnent » environ 100 milliards, le 23 mars, ils vont se goinfrer de 130 milliards de plus, argent de « l’aide de la troïka », qui n’aura donc même pas le temps de toucher le sol grec avant de repartir dans les poches des grands opérateurs banquiers qui jouent et jonglent avec ça.

      Il faut aussi rappeler que, de toute façon, la Grèce ne pourra jamais rembourser, et que tout ceci ne sert qu’à permettre aux intérêts privés de se goinfrer le plus possible. La BCE ayant prêté la rondelette somme de 1,3 mille milliards d’euro à 1% à des établissements financiers privés qui s’empressent de prêter ce mee argent à des taux du type 5%, 6% voire plus, ça donne une idée du gentil profit réalisé sur notre dos et celui du peuple grec. Allez, calcul simpliste : delta de 4% (je prends 5 comme chiffre) de 1,3 mille milliards d’euro ==> bénéfice de 52.000.000.000 (52 milliards) d’euros.

      Voiiiiiiiiilà *burp* <== rot poli qui exprime qu'on s'est bien gavé, du côté des banques, merci beaucoup, et qu'on compte bien continuer le plus longtemps possible.

      1. En pourcentage, très peu.

        Ben voyons, si j’étais votre banquier je vous imposerais volontiers l’échange sur vos comptes à terme dans les mêmes conditions… histoire de voir si vous trouveriez toujours que ça fait décidément « en pourcentage très peu »…
        Ça fait, tout compris (avec les compensations du FESF et tout et tout), exactement 53,5% de perte sèche sur le par (au bilan des détenteurs pour les titres qui y étaient inscrits en valeur faciale) et 74% en VAN en tenant compte de l’allongement de la maturité. 107 milliards sur 208, effectivement c’est très peu…

  17. http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20120309trib000687333/pourquoi-le-succes-de-l-operation-grecque-est-un-echec.html

    Pourquoi pas nous ?

    Tout cela contre des sacrifices importants et une austérité drastique certes, mais le Portugal fait aussi des efforts, l’Espagne fait aussi des efforts, l’Irlande s’est mise au pain sec, l’Italie fait une totale révolution et eux doivent payer leurs dettes. 100% de leurs dettes.

    (…)

    Les autres pays sont en droit de demander le même traitement. Si on a restructuré la dette grecque, il faut restructurer toutes les dettes européennes.

  18. @ François Leclerc
    « La Fed a par ailleurs décidé de donner de la visibilité à sa politique « hautement accommodante » de taux (le taux directeur principal oscille entre 0 et 0,25 % depuis plus de trois ans) en annonçant qu’elle va durer jusqu’à 2014 au moins, afin que l’économie ne s’approche pas dangereusement de la déflation.  »

    En quoi le fait d’annoncer un taux directeur à 0 pendant 3 ans permettrait de lutter contre la déflation?
    Je dirai plutôt que c’est une acceptation de la déflation, non?

    De plus, comment peut on lutter contre les risques d’inflation et les risques de déflation en même temps?

    « Cela sans parvenir à faire sortir le Japon de la trappe à liquidité au bord de laquelle l’Europe se trouve. »

    certaines économies sont au bord de la déflation , quand beaucoup d’autres ne le sont pas (france, allemagne etc…)
    c’est plus compliqué puisque les économies divergent là ou le taux directeur converge.

    1. Augmenter le coût de l’argent est le levier monétaire utilisé par les banques centrales pour réduire les tensions inflationnistes; il ne peut pas y avoir inflation et déflation simultanées, c’est l’un ou l’autre. Quand à l’Europe, elle est pour l’instant rentrée en récession, attendons la suite.

      1. OK merci. Des taux à 0 à 3 ans indiquent donc qu’il intègre une déflation ou une faible inflation pendant cette période.

      2. @ François Leclerc

        Inflation et déflation ne peuvent être simultanées, d’accord.

        Cependant, peut-on avoir, une inflation des prix et une déflation des salaires en même temps, avec un effet de ciseaux au bout ?

      3. @Tano

        Même réflexion pour moi.

        Il me semble qu’il y’a bien 2 moteurs qui tirent en sens contraire.

        -Moteur inflationniste avec un système de crédit qui ne produit pas de richesse, voire qui en détruit (crédits à la consommations, investissements dans le tertiaire qui déplacent et brassent la richesse, investissements industriels qui déplacent la création de richesse par le biais de la destruction des entreprises concurrentes et du moins-disant social etc… )

        -Moteur déflationniste très puissant (Dumping social et salarial, politique d’austérité, compétition salariale et son cortège de chômage, hyper productivité sans réelle contre partie etc…)

        Même si l’inflation est au rendez-vous (faiblement suivant les secteurs) tous les signes précurseurs de la déflation sont bien là: Stagnation salariale, chômage, développement du low cost etc…

    2. le risque de déflation est très dangereux (ah ah ah )
      c’est pourquoi la fed vous en protège efficacement
      en dévaluant sa monnaie chaque jour…

  19. Vendredi 9 mars 2012 :

    Grèce : au 4ème trimestre 2011, la récession a été pire que prévu.

    La récession qui frappe la Grèce depuis 2008 s’est fortement accentuée fin 2011, avec une révision en baisse du PIB qui a plongé de – 7,5 % au quatrième trimestre, a indiqué vendredi Elstat, l’autorité des statistiques grecques.

    La chute de – 7,5 % se compare à un recul de – 7 % initialement annoncé le 14 février dans une première estimation officielle.

    Elle porte à – 6,9 % le recul du PIB en Grèce sur l’ensemble de l’année 2011, selon un calcul réalisé par l’AFP, l’autorité des statistiques n’ayant pas encore publié d’indicateur chiffrant l’ampleur de la récession sur l’année.

    L’ensemble des indicateurs publiés montrent que tous les clignotants de l’économie grecque sont au rouge : au quatrième trimestre, les dépenses brutes de consommation ont enregisté un recul de – 7,9 % par rapport à la même période de 2010.

    Les exportations ont reculé de – 6,1 % par rapport au trois derniers mois de 2010, dont – 10,7 % pour les exportations de marchandises et – 1,3 % pour les exportations de service.

    Les importations ont elles-aussi chuté de – 14,2 % par rapport au quatrième trimestre 2010.

    (Dépêche AFP)

  20. Vivant en République d’Irlande, la proximité d’un referendum sur le pacte de stabilité m’a amené a consulter le texte du MES. La première page dudit traité (version française ou anglaise) liste les parties signataires comme il est de coutume pour de tels documents. Jusque-la rien d’extraordinaire me direz-vous. Peut-être, mais en y regardant de plus près l’on est obligé de remarquer que la République d’Irlande n’y figure pas mais qu’a la place s’y substitue « l’Irlande » or l’Irlande n’est ni une entité juridique, ni une entité politique encore moins une nation souveraine c’est une île (une délimitation géographique) !!!
    Dans de telles conditions et la je m’adresse aux spécialistes, quelle valeur a l’engagement de la République d’Irlande vis-à-vis de ce traité et plus généralement ce traité est-il toujours valable ?

    D’avance merci

    1. Oh les tordus… Pat_mas, bon ben manifestement vous savez pas où vous habitez… c’est inquiétant…

      « Nous, peuple de l’Éire » (en anglais : « We, the people of Éire ») et proclame que le nom de l’État est Éire ou en anglais Ireland (Article 4). L’ Acte de la République d’Irlande, adopté en 1949, stipule que dorénavant, la Republic of Ireland serait la ‘description’ officielle de l’État. Cette distinction entre ‘description’ et ‘nom est importante, parce que cet acte, qui n’était pas un amendement constitutionnel, aurait été annulé à cause de son inconstitutionnalité, s’il avait voulu changer le nom de l’État.
      Irlande est utilisé comme nom de l’État pour tous les usages officiels. Ainsi il y a un Président d’Irlande et une Constitution de l’Irlande. Il est aussi utilisé dans les relations internationales avec les nations étrangères ; l’État est connu sous le nom d’Irlande aux Nations unies.

      http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Noms_de_l%27%C3%89tat_d%27Irlande

      1. Ok j’avoue mon approximation mais la remarque n’était pas si stupide si l’on s’en réfère au lien que vous avez posté:

        « Le terme de République d’Irlande (en irlandais : Poblacht na hÉireann) est plutôt la description officielle de l’État, dans son sens juridique et politique. Il est généralement utilisé, quel que soit le contexte, quand il est nécessaire de marquer une différence entre l’État et l’île d’Irlande. Des raccourcis, comme The Republic, the State, le Sud, sont aussi utilisés pour le même usage. »

        Pour info, ici tout le monde se réfère @ « the Rep. of Ireland » et nombreux sont les autochtones qui auraient fait la même erreur que moi tant cette appellation semble couler de source.
        Merci pour l’éclaircissement … au moins maintenant et grâce a vous je sais ou j’habite 🙂

    2. Désolé pat mais j’ai ce genre d’arguties, de tatillonnages, de fauxculteries juridiques particulièrement en horreur. Alors quand en plus il n’y a même pas matière…

  21. Pour plus de visibilité, je reviens ici sur votre article « Un calme gagné mais trompeur ».
    Concernant les CDS grecs vous dites : « la clause d’action collective votée par le parlement grec sera susceptible d’être activée, créant un événement de crédit caractérisé devant lequel l’ISDA (International Swaps and Derivatives Association) pourra difficilement ne pas activer les CDS sur cette même dette. » Il me semble qu’à ce jour à 13h35 nous sommes dans ce cas. En effet le gvt grec a demandé l’activation de la CAC. L’ISDA opère dans l’après-midi. Vous pensez réellement que l’ISDA pourrait décider de l’activation des CDS? Heu… serions nous d’ici qq heures au bord du gouffre..?

    1. Tu parles ! On s’en fout des Cds ! 2,3 milliards € nets sur moins de 70 milliards de dette grecque assurée. 600 millions max (en septembre donc encore moins aujourd’hui…) de pertes potentielles par exemple pour les banques européennes. Ouloulou ! Ça fait cré peur !
      Mainenant qu’on a fait signer les créanciers pour 85% de l’échange prévu, évidemment qu’on peut déclencher, et sauver les apparences… Toutes les apparences, celles du défaut organisé comme celles de ces assurances bidons… pas mort le soldat Cds… Il se passera rien de plus, zéro faillite à espérer, une goutte d’eau à coté des 107 milliards de perte sèche sur la dette…
      Sans compter qu’avec tout ce débile ramdam catastrophiste d’avant-hier – y-compris sur ce blog – les Big banques et les autres auront pu tranquillou se refaire la cerise rien que sur les marchés boursiers… +3% en deux jours sur le CAC… les doigts dans le nez, du grand art… bravo les artistes, bien joué Dallara et les autres… et merci pour elles aux médias et prophètes de malheur de tous poils qui roulent pour elles, gratos… bande de nazes.

      1. J’dois avouer m’être bien fait avoir avec cette histoire de participation à 75% difficilement atteignable…

      2. Ca n’est pas aussi simple, cela pose tout de même un problème. Car si pour déclencher des CDS il faut d’abord s’appuyer sur 80% de la créance, comment dire …. cha poche oun pétite problème. Les gars pour toucher les CDS faut juste prévoir une franchise de 80% du montant assuré. Sacré humour dans la banque! Bref, les oblig d’états ne sont pas assurables donc.
        Quel kamikaze pourrait continuer à acheter de la dette portugaise ou espagnole sans couverture? hein?

        PS: Le CAC journée du 06 mars dans le rouge : – 3,58% c’est pas pour rien…

      3. @ Vigneron,

        Bonjour,

        «  »
        CAC 40 du 8 mars 2012: 2,54% ou 0,0177%
        L’indice de création comptable de valeur ©*, différence entre la variation officielle et la variation ISR, est de 99,30.
        * L’indice de création comptable de valeur © calcule le pourcentage de la hausse du cours due uniquement à la méthode de valorisation comptable. Cette dernière en ne prenant pas en compte la faiblesse des volumes échangés a généré une inflation à la hausse de 99,30 % ! Hausse boursière ou hausse comptable ? » »

        «  »Agatte Logeart dans « Le Nouvel Observateur » du 8 mars 2012

        Article intitulé : EXCLUSIF. Jean-Louis Nadal : « On a défiguré la justice »

        « Désormais, la situation s’est tellement dégradée qu’il faut s’atteler à une restauration de l’Etat de droit. Le climat des affaires donne un sentiment de corruption publique, d’impunité, où la justice est invitée à servir plutôt qu’à faire place à la vérité. On assiste à une volonté de protéger les personnalités visées de toute investigation objective. Mais jamais auparavant on n’a assisté à une telle instrumentalisation politique de la justice. Il n’est pas convenable que les nominations continuent à être dans la main des politiques […] Il faut rétablir un Etat impartial et ramener la sérénité dans une institution maltraitée comme jamais. La formation de jugement – des parlementaires – fonctionne comme un club. Ce n’est pas la peine de sortir des affaires lourdes et de les voir ainsi jugées. Il faudra réfléchir à revenir au droit commun. Il est indécent qu’il existe deux justices : une justice pour les petits que l’on enfonce et une justice pour les puissants que l’on protège. Il faut cesser de donner des instructions clandestines dans les dossiers individuels. Il faut rétablir un Etat impartial.»

        Commentaire : Yves Thréard dans « Le Figaro » en date du 17 décembre 2010 en page 19 :
        « Il est grand temps que la justice française retrouve son équilibre. A force de polémiques et de critiques sur son fonctionnement et son indépendance, ce service public va finir par être l’objet de tous les soupçons. Si tel devait être le cas, comment faire respecter l’autorité de la chose jugée ? Pour la première fois, la Cour de cassation vient de « nier » l’ « indépendance » et l’ « impartialité » du ministère public par rapport au pouvoir politique. »
        E. Daoud dans « Le Monde » du 18 décembre 2009 : « Dans une société démocratique, l’Etat est non seulement garant mais aussi débiteur d’une obligation de loyauté dans la conduite des poursuites menées par ses services » ; « La fin ne justifie les moyens, sauf à transformer l’Etat en un Etat voyou. » ;
        R. Pol-Droit dans « Les Echos » du 3 mars 2010 : « L’autorité même de l’Etat repose sur ce contrat bien connu : chacun, en principe, renonce à faire usage de la violence et donc au droit de se venger et reçoit en contrepartie la protection de sa personne et de ses biens par la puissance publique. ».
        Déclaration des droits de l’homme et du Citoyen de 1789, Préambule de la Constitution, art. 7. « Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres arbitraires doivent être punis… »
        C. pén. 1806, (seul valide actuellement), art. 183. « Tout juge ou administrateur qui se sera décidé par faveur pour une des parties, ou par inimitié contre elle, sera coupable de forfaiture et puni de la dégradation civique ».
        Article 203 du Code de procédure pénale: « Les infractions (du complot) sont connexes soit lorsqu’elles ont été commises en même temps par plusieurs personnes réunies, soit lorsqu’elles ont été commises par différentes personnes, même en différents temps et divers lieux (complicité, trafiques, recel), mais par la suite d’un concert formé à l’avance entre elles (escroqueries judiciaires d’une coalition de fonctionnaires), soit lorsque les coupables ont commis les unes pour se procurer les moyens de commettre les autres (corruption, trafic d’influence, subornation…), pour en faciliter (complicité par financement spéculatif des élections des malfaiteurs notoires), pour en consommer l’exécution (suspension de l’application des lois), ou pour en assurer l’impunité (obstruction de justice par des décisions partiales, faux en écriture, suppression des actes de procédures avec leurs auteurs…)…» » »

        http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/revue-de-presse/derniere-revue-de-presse.php

        Pour relativiser les positions..

      4. Quel kamikaze pourrait continuer à acheter de la dette portugaise ou espagnole sans couverture? hein?

        Ça c’est juste l’argument des spéculateurs pur jus qui défendent mordicus le marché des Cds. Mais ils n’en croient pas un mot, rassurez vous. Décote volontaire, capito ce que ça signifie ? Ça veut dire que tout ce beau monde, couvert ou pas, savait très bien que des Cds servent à tout c’qu’on veut sauf à couvrir un défaut, encore moins souverain.
        Un déclenchement maintenant par l’ISDA, logique après CAC, et, surtout, après restructuration volontaire à 85% permet juste de maintenir en vie la fiction du marché des Cds tel qu’il (dys)fonctionne aujourd’hui.
        Pour la chute des bourses, réfléchissez un peu…

  22. Sur votre dernier paragraphe :

    « le nouveau désordre mondial … » : qui devrait être en charge de mettre de l’ordre dans le monde ?

    L’ordre nouveau a -t-il pour seul baromètre la croissance et pour finalité la répartition de la richesse ? Le seul terme de « croissance » , comme l’avait montré les apports sur le blog de la commission Attali en son temps , évoque une kyrielle de significations , définitions et présupposés , bizarrement souvent totalement contradictoires .

    Le bien public et le bonheur individuel simultané , peuvent ils exister autrement que dans le respect des empathies ( qui ont un coût ) , de la reconnaissance des créatifs ( qui ont un coût ) , la prise en compte de l’organisation et des règles ( qui ont un coût ) , la reconnaissance et la maîtrise des  » leaders » ( qui ont un coût ) .

    Le salut passerait plutôt à mon goût par la supervision démocratique de ce qui , dans nos talents plus ou moins partagés , participe de ce désordre ou de cet ordre , les deux étant en oeuvre .

    Pas simple , et pourtant il n’y a pas d’autre issue pour échapper à notre mort programmée .

    Pour un instant , pour un instant seulement .

    1. Pour un instant seulement sortir du déni généralisé, un rêve
      .Cependant le déni finit toujours ( parfois après beaucoup d’années) par exploser d’une façon ou l’autre.
      La démocratie a-t-elle la capacité d’allumer la mèche ?
      Des sommes considérables sont consacrées à orienter les voix démocratiques vers les programmes de déni des décideurs.
      Quoique aucun lingot d’or ne peut présenter la catastrophe de Fukushima comme une grande victoire du développement durable.

  23. la danse du ventre à payée !

    Les ministres des finances de la zone euro ont débloqué vendredi 35,5 milliards d’euros dans le cadre de l’échange de dette de la Grèce. Le reste du paquet d’aides, d’un montant total de 130 milliards d’euros, suivra la semaine prochaine, a expliqué l’Allemand Wolfgang Schäuble

    source le monde

  24. Last updated: March 9, 2012 7:55 pm
    Greek debt swap triggers massive payouts

    http://www.ft.com/intl/cms/s/0/7e3855ce-69ba-11e1-a26e-00144feabdc0.html#axzz1oeTvbiNU
    Billions of dollars are to be paid out in insurance-like instruments as Greece on Friday pressed ahead with the largest ever sovereign debt restructuring.

    In a test case for markets, the International Swaps and Derivatives Association, the derivatives trade body, announced there would be a pay-out, or credit event, for holders of credit default swaps.
    It means there will be a net $3.2bn pay-out on CDS contracts, according to the data warehouse Depository Trust & Clearing Corp, in a boost for the relatively new market in sovereign debt protection that could also benefit eurozone debt markets amid worries that a failure to trigger could have undermined an important hedging instrument for holding government bonds.
    However, there was a long delay over the decision by the ISDA determinations committee, which is made up of 15 global banks and investment funds, that annoyed some investors.
    Uncertainty still hangs over the CDS market as an auction process to decide the amount of pay-outs may not take place for another week.
    Bill Gross, who runs the world’s biggest private bond fund at Pimco, warned that CDS had been undermined by the saga. “The rules have been changed here,” he said in a radio interview. “The sanctity of their contracts is certainly lessened.”
    Greece’s international lenders urged the country to use the breathing space created by the restructuring to pursue an aggressive reform of its economy.
    That message underlined worries across the eurozone that the successful restructuring might deliver only a temporary respite from the crisis if Athens does not follow through on pledges to sack government workers, sell off government assets and overhaul its tax collection.
    Wolfgang Schäuble, the German finance minister, said: “Greece has today been given the chance to make it. But Greece will now have to seize this chance itself.”
    Mr Schäuble’s warning came as Greek officials were putting the final touches to a €206bn bond exchange that is the largest in history.
    Eurozone finance ministers welcomed the results in a teleconference on Friday afternoon as they agreed to release €35.5bn in sweeteners to complete the exchange. They will decide whether to sign off on the balance of a €130bn bailout at a Monday meeting in Brussels.
    The euro fell sharply against the dollar, losing 1.2 per cent, but otherwise markets gave a muted reception to the deal. European equities rose modestly while Italy’s bond yields rose slightly and Spain’s fell.
    The exchange, which was pieced together over four months of fractious negotiations, will allow Greece to avoid the prospect of a disorderly default on its debt later this month – an event that might have sown chaos in financial markets.
    Greece and its lenders are hoping the exchange will also mark a turning point in the two-year crisis.
    Once the transaction is complete, the government will shed €100bn from its €350bn debt load. With that reduction – and the adherence to a tough reform programme – Greece’s lenders believe the country can reduce its debt-to-GDP ratio from 160 per cent to 120.5 per cent by 2020 – a level that is still high but considered manageable.
    But there is widespread concern that Greece will eventually deviate from its commitments, particularly with elections looming and citizens reeling from years of austerity and a shrinking economy.
    In a stern message to Athens, Olli Rehn, Europe’s economics commissioner, called the second bailout “a unique opportunity not to be missed” and said: “I now expect the Greek authorities to maintain their strong commitment to the economic adjustment programme and to rigorously and timely implement the policy package.”
    Greece’s lenders are mounting an unprecedented surveillance campaign to try to guarantee the government’s commitment. At least four officials from the commission’s economics department will now be stationed in Athens full time – along with representatives from the International Monetary Fund and the European Central Bank – to vet government policies.
    “Having people on the ground allows you to have an early warning if anything is going off track,” one Commission official said.
    Meanwhile, European governments will also turn their attention to strengthening a firewall to protect other vulnerable economies, including Portugal, Spain and Italy. Finance ministers from the 17-member club are expected to discuss the subject at Monday’s meeting.
    One option under consideration is to combine the roughly €250bn remaining in a temporary bailout fund, known as the European Financial Stability Facility, with those of its €500bn successor, the European Stability Mechanism. Germany, the largest contributor to the funds, has so far been reluctant to do so.

    1. ben c’était bien la peine de crier au loup, comme l’ont fait tous les médias, à propos de ces CDS…

      1. Ah les médias… ! Je ne suis pas d’accord avec BA juste en-dessous de mon post. Ben voilà du travail de média lambda, un rata infâme, de la sauce relevée au tabasco de Lidl, liée à la balayure de moulin albanais, émulsifiée à la lécithine de cervelet de baudet du Poitou et généreusement exhaustée au glutamate monosodique nord-coréen de contrebande… le tout servi tiède et d’un geste auguste aux encéphales à sauce verte.

  25. Vendredi 9 mars 2012 :

    L’Isda estime qu’il y a eu « évènement de crédit » en Grèce.

    « La Grèce a déclenché le versement des CDS (credit default swaps), ces contrats d’assurance contre le défaut de paiement d’une valeur, en activant une mesure législative obligeant tous les créanciers privés à passer des pertes », a déclaré vendredi l’International Swaps and Derivatives Association (Isda).

    D’après le ministère grec des Finances, les détenteurs de 85,8 % des 177 milliards d’euros d’obligations relevant du droit grec ont donné leur accord à l’échange de titres.

    En prenant en compte l’activation des « clauses d’action collective » (CAC), une mesure annoncée par Athènes qui contraindra les récalcitrants à accepter l’échange, cette proportion atteindrait 95,7 %.

    La conclusion de l’Isda pourrait se traduire par le versement de 3,16 milliards de dollars, même si le montant final devrait être inférieur à ce total puisque les créanciers n’ont pas perdu la totalité de leurs investissements initiaux.

    http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE8280DE20120309

  26. « si vous voulez enterrer un problème créer une commission »
    « si vous voulez qu’un problème perdure créer un organisme international ».
    Proverbe autonomiste…

    discuter de n’importe quoi avec n’importe qui vous emmenera vers des conclusions improbables…

  27. Bonjour
    Peut être qu’il est temps de parler des diverses solutions.
    Comme le rappelait Mr Jorion, remettre en valeur les ingénieurs.
    Ce qui implique, plus largement, de favoriser le développement des sciences.
    Des sciences au service de l’Homme.
    Il me semble, qu’il n’y a que des solutions mondiales aux problèmes mondiaux.
    Transférer les dépenses militaires en dépenses civiles vers les nouvelles technologies (nanotechnologie, technologies du vivant) afin de libérer l’Homme des tâches répétitives, lesquelles n’ont aucune valeur pour l’épanouissement de l’humain.
    Aller vers une gouvernance mondiale avec une monnaie mondiale, pour mettre fin à toutes les spéculations et conflits militaires.
    Le capitalisme ne s’effondrera pas en le combattant, c’est lui même qui court à sa perte, le toujours plus est mortel.
    Une gouvernance mondiale, une monnaie mondiale, ceci ressemble à du communisme; mais, sans l’esclavage des prolétaires. La robotisation, remplaçant la masse des « travailleurs » .
    Vive les ouvriers libres (et tous les humains), libres d’exercer l’art, des occupations favorisant son épanouissement (paroles d’un ancien ouvrier 42 ans d’usine; les syndicats sont « les chiens de garde » du capitalisme).
    Mais, peut être, que la révolution est à faire dans la tête avant de la faire sur la surface de la Terre !?

Les commentaires sont fermés.