L'actualité de la crise : BEAU COMME UN CAMION… À LA CASSE ! par François Leclerc

Billet invité

Ils sont provisoirement sauvés ! Les dirigeants politiques européens ont trouvé un nouveau thème pour leurs prochains discours : « la crise n’est pas terminée, mais une page est tournée ! ». Confirmé dans ses fonctions de président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy a donné le « la » en déclarant au lendemain du sommet européen : « Je ne dis pas qu’on est sorti de l’ornière, mais il y a un tournant dans la crise ».

À peine tempéré par une élémentaire prudence, ce soupir de soulagement s’appuie d’abord sur la constatation que le sommet ne s’est pour une fois pas tenu au coeur d’une crise et dans l’improvisation ! Il repose ensuite sur trois convictions : la crise grecque est désormais cantonnée, un pare-feu efficace va être prochainement disponible, et la BCE a repoussé le spectre d’une crise bancaire tout en soulageant le marché obligataire. Le risque de l’éclatement de la zone euro est désormais écarté, en est-il tiré comme conséquence.

L’adoption de ce nouveau langage vient à point nommé pour aider à enfoncer un nouveau clou, comme a commencé à le faire Angela Merkel en déclarant que venait d’être franchi « un pas très important vers une Union de stabilité », préparant selon elle le terrain à la réalisation de nouveaux éléments d’« Union politique ». Une suite naturelle à l’adoption du nouveau pacte budgétaire renforcé et au renouveau de la confiance qui devrait en résulter.

Curieusement, pas un mot n’a été prononcé à propos de l’Espagne, à l’exception des dures paroles destinées à Mariano Rajoy, comme si l’on tentait de faire de sa quasi-rébellion un non-événement. Pourtant, à peine l’adoption des nouvelles règles budgétaires communes avait-elle été engagée qu’un pays y circonvenait, qui plus est dirigé par la droite libérale !

Tentons de partager les pensées des dirigeants européens. En cherchant à minimiser l’affaire, ils doivent se dire qu’il sera prochainement possible de soustraire le pays aux tensions du marché obligataire grâce au pare-feu qu’ils bâtissent, si un raidissement devait intervenir en dépit de nouveaux achats des titres de dette espagnols par des banques abondamment financées par la BCE. Et qu’il va également être possible de reculer le moment où l’Irlande et le Portugal vont devoir se représenter sur le marché, en puisant dans les mêmes ressources afin de leur accorder des prolongations, une fois les dispositifs ad hoc opérationnels. Car il ne faut pas l’oublier : la détente sur les marchés obligataires n’a que partiellement fait baisser la tension et les taux restent très élevés, pour ne pas parler de ceux du Portugal, qui sont inabordables. C’est valable également pour l’Espagne et l’Italie, dont le refinancement de leur dette sur le marché reste très coûteux.

Que faut-il en penser ? Après avoir traversé une crise aiguë à répétition, l’Europe va dans le meilleur des cas s’installer très inconfortablement dans une situation similaire à celle que les Etats-Unis connaissent aujourd’hui, la récession en plus. Puissamment soutenue par leur banque centrale, et en ce qui concerne le vieux continent, par un dispositif à vocation internationale de mutualisation de sa dette publique. Les uns et les autres vont devoir affronter la double tâche contradictoire de réduire leur déficit et leur dette tout en cherchant à relancer la machine économique, ne pouvant pas trouver chez les Japonais le moindre exemple réconfortant, tout au contraire. Le tout sous le poids d’un chômage massif, se développant au fur et mesure que l’austérité régnera et la récession s’affirmera, dans le contexte d’une crise sociale profonde, plus ou moins menaçante suivant les pays et les moments.

C’est devant celle-ci que Mariano Rajoy a préféré reculer, pour tenter de contenir son débordement. C’est elle que Mario Monti tente d’éviter en cherchant également des marges de manœuvre. La crise sociale devient progressivement une composante redoutée d’une crise devenue globale.

Du temps a été gagné, aux inévitables accidents de parcours près qui s’annoncent, mais rien n’est réglé. Le désendettement va rester chaotique, que se soit celui des États ou celui du système bancaire. Ceux qui préconisaient à l’intention des premiers une épreuve brutale, et espéraient-ils de courte durée, vont en être pour leurs frais. Une forte incitation est donnée à revoir cette stratégie et à en adopter une variante moins précipitée À ceci près que les banques vont devoir dans trois ans rembourser la BCE et que le temps est donc compté.

Comme les États, elles vont avoir désormais la tentation d’obtenir des assouplissements, pour elles, aux règles de renforcement de leurs fonds propres et de leurs liquidités. Elles sont vent debout contre les mesures de régulation made in USA, car elles mettent en cause le concept de banque universelle qui est leur modèle. Si elles ne pouvaient pas rembourser leurs emprunts, elles s’installeraient dans cette assistance qui est de plus en plus chichement comptée quand elle est destinée à des salariés, que l’on tance de produire des efforts supplémentaires pour ne même pas mériter le maintien de leur sort.

La nécessité de poursuivre la restructuration de la dette publique va être aussi un des facteurs de déstabilisation. Car il est illusoire de penser que les réformes libérales qui sont préconisées – et qui ne font d’ailleurs pas l’unanimité, car les réactions qu’elles pourraient susciter sont redoutées – vont contribuer à la relance et permettre aux États de dégager des marges de manoeuvre fiscales. Tout ceci va à nouveau buter sur l’obstacle d’un endettement qui a été trop creusé.

La question qui se pose, alors et dès à présent, est toute simple : sommes-nous oui ou non entrés dans une nouvelle période du capitalisme financier, caractérisée par une très faible croissance, ou même une récession de longue durée, un accroissement des inégalités sociales et de la tiers-mondisation des sociétés occidentales ? Seule, pourrait-il sembler, la dynamique même de la crise financière et de ses rebonds imprévus serait susceptible de précipiter les évènements, si la révolte sociale ne trouvait pas de débouché politique permettant de sortir du cadre. Or cette dynamique s’est révélée très puissante.

Il est donc prématuré de se précipiter pour conclure. Non seulement parce que Mario Draghi et Angela Merkel ont eux-mêmes tempéré l’optimisme de certaines déclarations de fin du dernier sommet – certes afin de mieux réaffirmer la nécessité de réaliser des réformes libérales et de poursuivre le désendettement public – mais parce qu’il ne faut pas garder les yeux rivés sur l’Europe. Les États-Unis vont prendre le relais à propos du désendettement public, et la Chine est en passe de revoir ses prévisions de croissance, dont il était tant attendu pour tirer celle de l’Occident. On retrouve à l’échelle planétaire l’effet de ciseaux rencontré en Europe entre les impératifs contradictoires du désendettement et du retour à la croissance qui seule le permettra. La crise va redevenir ce qu’elle était, mondiale, et tous ses imprévus se combiner.

Enfin, ses leçons n’ont pas été tirées et l’on s’en préoccupe peu, les bonnes intentions réformatrices du début sont oubliées sous la pression de l’industrie financière et de ses relais. On attend toujours de celle-là même qui a été à l’origine de la catastrophe de la dépasser : quelle créativité ! quelle audace !

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67 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : BEAU COMME UN CAMION… À LA CASSE ! par François Leclerc »

  1. Justement , pas sorti de l’ornière et dans un tournant , c’est exactement à ce moment là que le moteur cale , le povherman il n’a jamais conduit de camion ou de tracteur , il n’a jamais été le cheval qui tire la charette ,……………………. tous derrière , tous derrière et lui devant , qu’il avait donc du courage , tous derrière et lui devant……le cheval blanc., georges brassens.
    D’évidence tous ces fonctionnants ne sont pas des chevaliers blancs.

    1. Il faut peut etre ramener la crise grecque a sa juste valeur
      Crise du capitalisme europeen ou crise de l’europe du Sud ?
      N’oublions pas que l’economie Grecque est largement underground.
      La culture grecque nest pas allemande, et ceci explique peut etre pourquoi le peuple Grec ne veux pas sortir de l’europe, qui lui a tant donné et lui donne encore, et pourquoi il n’y aura pas de revolution , car après tout, il n’ont que perdu par la rigueur imposeee qu’une partie de ce qu »ils avaient dissimulé.
      L ‘europe pour les Grecs c’est encore du positif.

      1. L ‘europe pour les Grecs c’est encore du positif.

        Pour combien de temps ? Au rythme où le fouet de la Troïka s’abat sur eux, ils comprendront bientôt qu’ils n’ont plus d’intérêt à rester dans le giron de l’UE.

    1. Merci Monsieur Leclerc, mais je vous renvoie quelques chiffres sidérants que j’ai trouvés sur le site US Debt Clock (cliquer sur le lien World Debt Clocks) pour que vos lecteurs puissent en prendre connaissance :

      http://www.usdebtclock.org/world-debt-clock.html

      Sur cette page, on découvre le taux d’endettement total des grands pays (ainsi que des PIGS) ; quelques exemples hallucinants :

      France : 264%
      RU : 479%
      Espagne : 222%
      Portugal : 255%
      Allemagne : 199%
      Mais le taux record est celui de l’Irlande : 1230% ! Je rappelle que la dette totale des USA semble inexacte puisque le chiffre est de 101%, alors que cela correspond normalement à la seule dette publique. Pour le reste, si ces chiffres sont exacts, certains pays sont de véritables bombes à retardement.

  2. En effet: d’ici quelques semaines la dette grecque ne sera définitivement plus une menace pour la stabilité de la zone euro. Et les politiques grecs ne pourront plus exercer de chantage vis à vis des autres membres de la zone euro.
    Ils pourront alors ne pas faire les réformes structurelles que la troïka attend d’eux, mais cette fois-ci ce sera uniquement à leurs risques et périls: Ils ne seront pas soutenus et devront se débrouiller tout seul.

    1. Les dirigeants Grecs sont ceux que l’UE, la BCE et le FMI ont imposé à ce pays au moyen d’un véritable putsch. Les Grecs auront ils encore le droit de vote en avril ?

    2. « En effet: d’ici quelques semaines la dette grecque ne sera définitivement plus une menace pour la stabilité de la zone euro. »
      Ca vous arrive de lire ce qui est écrit sur ce blog ?

      1. Non seulement ça m’arrive de lire ce blog, mais en plus d’exprimer mon point de vue quand j’estime qu’il se trompe.
        C’est interdit ?

      2. Soit! Et bien développez donc ce point de vu s’il vous plaît. Je pensais être convenablement éclairé sur le sujet, mais vous semblez l’être bien plus.

  3. Parlons du plan de restructuration de la dette grecque : au cas où le plan serait accepté volontairement ( a-t-on vu des banques philanthropes?), l’endettement serait identique fin 2012.
    http://www.les-crises.fr/retour-sur-le-plan-grec/
    Non tout ceci sent la fin prochaine. Un trop grand nombre de pays sont exsangues, Grèce, Portugal, Irlande,Espagne, Italie et les autres à venir, dans un contexte où il est demandé à ces pays moribonds de rendre positive leur balance commerciale alors qu’aucun pays à ce jour n’a les moyens d’accroître ses importations pour en rendre possible l’espoir.
    Même l’Allemagne est entrée en récession : -0,2% au dernier trimestre 2011.
    La chute approche..

  4. Qu’ils changent de logiciel, soit sortir de la crise par une politique économique qui permet d’augmenter les recettes et non essentiellement rechercher à baisser la dette par des mesures d’austérité.
    Il est donc nécessaire de revoir le « Consensus de Washington », fonder l’Euro monnaie commune (et non unique), penser le protectionnisme telle une « écluse » pour affronter la concurrence déloyale etc.
    Redonner aux peuple les moyens de s’exprimer au travers de gouvernements ayant toute la légitimité d’agir et ainsi représenter « l’Etat stratège » qui n’aurait jamais dû disparaître.
    Ensuite permettons-nous de rêver d’une « Charte de la Havane » dans quelques (dizaines ?) années…

  5. Au revoir la crise, on nous l’a fait combien de fois déjà?
    Au revoir la démocratie, c’est bien parti !

  6. http://www.liberation.fr/c/01012393328-c
    « La position de Nicolas Sarkozy et du patronat fausse le jeu car leur hypothèse essentielle est que nous allons finir par sortir des turbulences financières et qu’après, on retrouvera la grande croissance. Et celle-ci permettra tout : réformer la Sécurité sociale, assainir la pénitentiaire, reprendre une politique du logement, améliorer l’agriculture, faire baisser le chômage, etc. Or la grande croissance, c’est terminé. Le volume d’énergies fossiles disponibles va commencer à baisser d’ici deux ou trois ans, à un rythme vertigineux. C’est un fait. » M. Rocard

  7. « la crise n’est pas terminée, mais une page est tournée ! »

    Mais au fait, que devient notre Christine (relance) Lagarde ?
    Elle laisse dire les âneries aux autres maintenant ? Flûte alors.

    1. Pas « relance », mais « rilance » !
      Concept libérateur que nous devons en effet à notre Grande Christine déesse des Oxymores ! 😀

  8. Bonjour à tous

    Merci M. Leclerc.

    Sur BI & zero hedge: « …tout le monde sait que les chiffres espagnols sont truqués! »
    Par ailleurs il y a beaucoup de consultations juridiques de hedge funds pour attaquer le cac grec et les US exportent leur inflation …
    Désolé cher Herman, mais après le tournant l’ornière continue! et Mélenchon t’y attends peut être! Tu devrais laisser ta place à Benoît Poelvoorde, au moins on s’amuserait un peu en attendant le mur! Bon Dimanche tout de même.

    Cordialement.

  9. Merkel ligue les dirigeants européens conservateurs contre Hollande.

    La chancelière allemande Angela Merkel et ses homologues conservateurs italien, espagnol et britannique se sont entendus pour refuser de recevoir le candidat socialiste à l’élection présidentielle en France, François Hollande, affirme le magazine Der Spiegel à paraître lundi.

    Mme Merkel, le président du Conseil italien, Mario Monti, et le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, se sont «engagés verbalement» à ne pas recevoir M. Hollande, que les sondages donnent vainqueur de la présidentielle française, selon Der Spiegel. Le Premier ministre britannique David Cameron s’est joint à eux.

    D’après l’hebdomadaire, les dirigeants conservateurs sont «scandalisés» par la déclaration du candidat socialiste sur une renégociation du pacte fiscal, une pièce centrale du sauvetage de la zone euro.

    http://www.liberation.fr/politiques/01012393739-merkel-liguent-les-dirigeants-europeens-conservateurs-contre-hollande

  10. A propos d’Angela Merkel, François Leclerc indique dans son article :
    « un pas très important vers une Union de stabilité » et « Mario Draghi et Angela Merkel ont eux-mêmes tempéré l’optimisme de certaines déclarations de fin du dernier sommet – certes afin de mieux réaffirmer la nécessité de réaliser des réformes libérales et de poursuivre le désendettement public – »
    Un magnifique « tina » que rien ne saurait troubler. Voici l’information donnée ce jour par le Spiegel Online : « Merkel schmiedet EU-Bündnis gegen Sarkozys Herausforderer » traduction rapide du titre de l’article : Merkel ourdit une alliance européenne contre le challenger de Sarkozy.
    http://www.spiegel.de/politik/deutschland/0,1518,819095,00.html
    Rappel : Angela Merkel, docteur en chimie quantique, évangéliste, venant de l’ancienne Prusse, un temps l’Allemagne de l’Est. Des éléments à ne pas oublier pour essayer de mieux comprendre la chancelière.

  11. Quelques vérités cachées(une fois de plus):

    Presenting The Truth Behind America’s Fiscal And Employment Picture.

    http://www.zerohedge.com/news/presenting-truth-behind-americas-fiscal-and-employment-picture

    Et en Espagne les comptes et les niveaux de déficit seraient truqués(sans doute partout ailleurs aussi?):

    European Solidarity – « Everybody Knows The Spanish Are Lying About The Figures”.

    http://www.zerohedge.com/news/european-solidarity-everybody-knows-spanish-are-lying-about-figures%E2%80%9D

  12. Tout est focalisé dèsormais sur la conservation du système néoliberal, vendu sous la marque euro. Dans ce contexte, Merkel a décidé de ne pas recevoir l’adversaire du candidat Sarkozy , mais de soutenir activement le dernier. L’Espagne, l’Italie et la GB ont promis de s’aligner aux conseils de Merkel et de ne pas rencontrer F. Hollande. Vive la démocratie!

    1. Les ‘néo cons'(ultra libéraux) sont tellement …cons qu’ils vont offrir la victoire à Hollande car les Français détestent qu’on leurs dise comment ‘bien’ voter.

  13. « Merkel ourdit une alliance européenne contre le challenger de Sarkozy. »

    Ce qui implique une opposition à tous ceux qui ne veulent plus de N Sarkosy, c’est une bonne nouvelle

    1. Il aura fallu Merkel pour nous convaincre que Hollande est un dangereux gauchiste !

  14. http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=b8Wif1QhcFc#!

    http://www.youtube.com/watch?v=1ehl8eZhooA

    Mes deux chanteuses préférées du moment… il y a quelque chose de bouleversant lorsque le français entre en scène dans la deuxième, pour nous qui n’entendons plus cette langue, parce que nous baignons dedans.

    Ca n’empêche pas d’apprécier les Variation Goldberg. . Mais si l’on ne vibre plus avec la jeunesse, en ressentant cette énergie, à quoi bon ?

  15. Merkel et des dirigeants européens sont-ils ligués contre Hollande ?

    LEMONDE.FR | 03.03.12 | 18h57 • Mis à jour le 03.03.12 | 20h01

    Existe-t-il une fronde anti-Hollande dans certaines capitales européennes ? C’est en tout cas ce qu’affirme Der Spiegel à paraître lundi 4 mars. A en croire le magazine allemand, la chancelière allemande, Angela Merkel, et ses homologues conservateurs italien, espagnol et britannique se sont entendus pour boycotter le candidat socialiste, qui a décliné samedi sa conception de la présidence lors d’un meeting à Dijon.

    Mme Merkel, le président du Conseil italien, Mario Monti, et le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, se seraient ainsi « engagés verbalement » à ne pasrecevoir François Hollande, que les sondages donnent vainqueur de la présidentielle, affirme Der Spiegel. Une promesse à laquelle se serait joint le premier ministre britannique, David Cameron.

    « SCANDALISÉS »

    D’après l’hebdomadaire, les dirigeants conservateurs sont « scandalisés » par la volonté affichée du candidat socialiste de renégocier le pacte fiscal, une pièce centrale du sauvetage de la zone euro. La motivation de David Cameron, dont le pays n’a pas signé le pacte fiscal, serait plus idéologique.

    La préférence d’Angela Merkel concernant l’identité du prochain locataire de l’Elysée n’est un mystère pour personne. Le 6 février, la chancelière avait apportétout son soutien au président-candidat Nicolas Sarkozy. Après un Conseil des ministres franco-allemand à Paris, elle avait déclaré : « Je soutiens Nicolas Sarkozy sur tous les plans car nous appartenons à des partis amis », avant de rappeler que le président sortant était venu lui prêter main forte en 2009, avant les législatives qui ont permis sa reconduction à la tête du gouvernement allemand.

    (suite)

    1. A y bien considérer, l’air de rien, ils sont peut-être en train de jouer avec le feu …
      (ah, catalyseur de polarisation restructurante de cristallogenèse socio-économique planétaire, où es-tu?)

      1. Ohoh, « cristallogenèse socio-économique planétaire, » Vous parlez le Simondon dans le texte ?

      2. @Timiota
        non, ça m’est venu comme ça (l’influence est peut-être inconsciente, j’ai mâché du Simondon, mais il m’en manque encore une réelle intelligence – Stiegler m’a amicalement « supplié » de me mettre à Simondon – « étudiez-le à fond 3 mois, sans rien faire d’autre, vous allez adorer, ça va vous mettre en ébullition intellectuelle », ou quelque chose comme ça).
        Mais c’est naturel de penser comme ça (cristallogenèse & Co.): c’est intuitivement ce que nous vivons, non? Nous sommes pris par un réseau mauvais, nous espérons un réseau meilleur, nous sentons que si ça se casse ou si ça se réforme, c’est tout d’un coup (= quand c’est pas encore l’heure, l’inertie du système – véritable « cristal social » très résistant – est terrible et désespérante) et, en même temps, pas par un acte volontaire suprême (idéaliste), un « fiat » (= il ne suffit pas d’une révolution politique violente), mais par un agencement en « résonance » (au sens des ingénieurs, des matériaux) dont la « logique » est distribuée (et très volatile et insaisissable – comme un changement soudain d’état liquide-gaz, ou solide-liquide, ou gaz-solide, etc., mais ça c’est plutôt du Luhmann) – ça fait Simondon, en effet, mais c’est parce que Simondon voyait assez juste, je crois. Du coup on rêve (de manière assez réaliste, je crois) en termes de « potentiel » et « catalyseur »: la liberté d’action politique consiste à comprendre où sont les potentiels, quels peuvent être les catalyseurs, et à manipuler ces choses là (ce qui est intéressant: ça donne beaucoup de pain sur la planche, fabriquer ou inhiber un potentiel et fabriquer ou inhiber un catalyseur).

    2. Angelika est soit naïve soit stupide. Naïve si elle se fie au discours du Bourget, stupide si elle ne comprend pas que Flamby est entouré de conseillers en provenance des marchés financiers à qui elle ne cesse d’envoyer des signaux.

      1. Merkel, Cameron, and Co voudraient assurer l’élection d’ Hollande qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.
        Et les français restent ce qu’ils sont, des veaux.

      2. Avant de faire une analyse il faut d’abord regarder et pas seulement que le discours du Bourget, ensuite il faut se poser quelques questions sur qui est F. Hollande et regarder comment il évolue en ce moment.

        Et puis poser une affirmation pour se faire plaisir et montrer que l’on ne sait finalement pas grand chose de ce qui se passe est-ce bien raisonnable ?

        Je constate qu’il y a bien plus radical que vous en F. Hollande et dans son entourage.

  16. La ville de Marseille dispose de la Chambre de Commerce considérée comme la plus vieille du monde (Henri IV) et à ce titre possède des archives incomparables . Marcel Courdurié (de l’ Institut historique de Provence , Economies Modernes et contemporaines) a analysé l’évolution de la dette des collectivités locales de Marseille pendant tout le 18° siècle en recensant et analysant 12 857 fiches de prêts . « Le cas de Marseille est singulier , car elle est une des principales métropoles du royaume , un grand port , « une place de commerce où le temps est plus précieux que partout ailleurs  » ( Lettre du marquis de Castries à la Chambre de Commerce du 4 août 1782 ) .
    La France de l’Ancien Régime vit d’emprunts et meurt d’endettement . D’autant que la vieille controverse sur le prêt à intérêt ne fait que s’amplifier durant tout le 18° siècle , 200 ouvrages produits opposant canonistes entre eux , mobilisant les économistes , dépassant même le cadre des traités de théologie pour atteindre la chaire , l’Assemblée des évêques de France , la Sorbonne , le Saint Siège et enfin l’Assemblée Constituante . Le débat long de plus d’un siècle s’acheva le 12 octobre 1789 , le roi entérinant le vote de l’Assemblée par lettres patentes .  » L’argent est commerçable au taux fixé par la loi »
    En 1700 l’endettement de Marseille est de 2 000 000 de livres; en 1793 il atteint près de 12 500 000 . Ainsi , durant le 18° siècle , la dette , compte tenu de la dévaluation de la livre ( valeur de la livre en 1700 par rapport à 1793 , environ 1,6) , a presque quadruplé .
    Ainsi les huit collectivités marseillaises gérant la Communauté , le commerce et l’assistance , ont du, pour financer leurs dépenses , emprunter plus de 66 millions de livres et payer 40 millions d’intérêts .
    Les négociants , qui sont les maîtres de la cité , deviennent durant les guerres à la fois les premiers emprunteurs au titre de leurs fonctions publiques et les premiers prêteurs par leurs placements personnels .
    Par rapport à l’activité du négoce , le montant global de ces emprunts c’est en moyenne une ponction annuelle de 713 000 livres . Exigence dérisoire si l’on rappelle qu’à la fin du siècle , le mouvement du commerce marseillais atteint au moins 230 millions .
    Tel est le bilan d’une politique qui préféra l’emprunt à l’impôt .
    La situation désastreuse des finances marseillaises , le porte-à-faux permanent des ressources et des besoins ne sont certainement pas très originaux . C’était le lot commun . L’activité économique générale ne pouvait être affectée par ces ponctions de l’emprunt si menues qui n’étaient qu’une goutte d’eau dans un océan de richesse .
    « Vous n’avez encore entendu , Monseigneur , que des négociants transformés en échevins , en conseillers de ville , en députés de la Chambre de Commerce , en recteurs de tous les hôpitaux . C’est toujours les mêmes vues , le même intérêt . »
    Lettre de nobles marseillais au contrôleur général des Finances du 29 juillet 1765 .

    Alors , à travers ces bonnes feuilles , il s’agissait d’imaginer la durée du roulement de la présente . Un siècle ?

  17. Fan de chichoune !
    Voilà des éléments précis concernant la dette sous l’Ancien Régime. On pourrait aussi évoquer l’impossible réforme de l’impôt… Reste que l’Ancien Régime était irrécupérable.Ce qui normalement ne devrait pas être le cas des sociétés capitalistres libérales qui vivent de pragmatisme, faisant jusqu’à présent de toute réfome une nouveau rebond; Mais justement, on s’aperçoit que ça coince quoiqu’on fasse.
    Enfin moi je suis de ceux qui tirent le tapis au moment où un diafoirus se présente pour sauver le système avec sa truelle et son auge de plâtre…Mauvais esprit.
    Ce n’est en rien le cas de François Leclerc, qui, une fois de plus, comme presque chaque jour, met le doigt sur l’essentiel.

  18. La démocratie est parfois un drôle de système : on accorde tout crédit aux dires de Sarkozy, président actuel mais le 6 mai, dans deux mois, il ne sera plus en place, c’est désormais quasi certain, sauf décès de Hollande (et encore Bayrou prendrait la relève), les sondages donnant 57 % pour Hollande et 43 à Sarkozy, un retard irratrappable. Pourquoi dans ce cas faire tant de tapage autour des déclarations du président actuel ? Serait-il animé par un sens du devoir particulier qui lui ferait sauvergarder l’Europe jusqu’à son dernier souffle en tant que président ? C’est possible, ne lui dénions pas tout sens du devoir bien que les manoeuvres électoralistes se multiplient ; cependant ne serait-il pas plus judicieux d’écouter davantage son adversaire et successeur quasi certain. Bizarrerie démocratique ou médiatique ? Nous n’entendons pas beaucoup ce que Hollande à à dire sur l’Europe, à part quelques déclarations fracassantes (renégocier les traités) que personne ne lui fait approfondir. Peur de la vérité ? Peur de Sarkozy ? Quel méli mélo amusant mais pas vraiment efficace au final.

  19. Les dirigeants européens font exactement tout ce qu’il faut pour sauver un moribond , remettent de la dette sur la dette , engagent les restrictions , veulent sauver leurs bétises.
    Rien pour gagner , rien pour une vision d’avenir , rien pour entrainer les foules.
    Comme les oiseaux sur la branche ils se regroupent pour mourir.
    Ils devraient fuir en tous sens.

  20. Vendredi 2 mars 2012 :

    Euro : le ton monte entre la Bundesbank et la BCE.

    Si la zone euro devait s’effondrer, la Bundesbank craint de ne jamais revoir une partie de l’argent qui représente les créances de toutes les banques de la zone euro à son égard.

    500 milliards d’euros font trembler la Bundesbank. Cette somme record représente les créances de toutes les banques de la zone euro à son égard, telles qu’elles apparaissent dans le système de paiement européen Target, qui relie entre eux l’ensemble des établissements financiers européens. Si la zone euro devait s’effondrer, la Bundesbank craint de ne jamais revoir une partie de cet argent. Et elle juge les 17 banques centrales de la zone euro, solidaires dans ce type d’éventualité, incapables de porter un tel fardeau.

    Le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, s’en est ouvert auprès du président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, dans une lettre qui – fort opportunément – a fuité cette semaine dans la presse allemande.

    Officiellement, M. Weidmann s’inquiète des règles encadrant les collatéraux, ces garanties déposées par les banques auprès des banques centrales en échange de liquidités. Les conditions d’acceptation de ces collatéraux ont été dernièrement assouplies, au point que certains crédits accordés aux entreprises sont désormais éligibles. La Bundesbank exige des garanties supplémentaires pour se protéger de défauts en cascade.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/03/02/20002-20120302ARTFIG00565-euro-le-ton-monte-entre-la-bundesbank-et-la-bce.php

    1. Les dettes sont bien le seul ciment qui fait encore tenir ensemble ces moribonds d’états et banques.
      Enlevez une pierre et le chateau…….
      La pierre d’achoppement sera la restriction qui mettra par terre les entreprises…finies les recettes , les garanties sur dettes etc…… le chateau tombera inéluctablement.
      Ce n’est pas la grêce la pierre, non , non , c’est la dette inter-états , inter-banques , inter-entreprises.
      C’est écrit dans les chiffres , c’est imparable.
      On peut toujours décider de maintenir en vie un intervenant : état , banque , mais lorsque toutes les recettes s’éteignent , c’est impossible.
      C’est exactement ce qui va se passer.

  21. Dimanche 4 mars 2012 :

    La Grèce pourrait avoir besoin d’un troisième plan d’aide international de 50 milliards d’euros en 2015, affirme l’hebdomadaire allemand Der Spiegel paru dimanche.

    La Troïka, représentant les créanciers de la Grèce (UE, BCE et FMI), aurait écrit dans une version préliminaire de son dernier rapport qu’il n’est pas du tout certain que la Grèce puisse revenir sur les marchés de crédits en 2015.

    Ses besoins en financements externes sur la période 2015-2020 pourraient alors atteindre jusqu’à 50 milliards d’euros.

    Mais Der Spiegel précise également que ce passage a été retiré à la demande du gouvernement allemand.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp_00430733-un-troisieme-plan-d-aide-a-la-grece-peut-etre-necessaire-en-2015-presse-297837.php

  22. Rocard s’épanche : « «L’Europe est dispersée et contradictoire», dans cette crise économique et financière «il n’est pas espérable de lui voir retrouver convergence et leadership». Conclusion: elle «n’est, hélas, pas un acteur majeur pour la sortie de crise».  »
     » «On peut rester optimiste», se convainc Rocard. Mais, pour l’heure, l’Europe ne compte plus.

    Il suffit de «réorienter la construction européenne», comme on lit dans le programme du candidat Hollande. Il suffit de changer le rôle de la Banque centrale européenne, il suffit d’introduire des barrières douanières «climatiques», il suffit de lancer des eurobonds.

    Michel Rocard détruit cet espoir. Lui, militant européen de la première heure, ne croit plus que quoi que ce soit d’important puisse venir de Bruxelles, et sûrement pas des projets de croissance. Bref, le salut viendra uniquement des réformes en France. »

    « «La droite fait croire à une sortie de crise par un sentier de croissance dynamique. C’est irréaliste», écrit Michel Rocard. Les socialistes doivent «faire en sorte qu’il y ait toujours de la croissance, sans laquelle il faut renoncer à réduire les inégalités, la précarité et le chômage», mais celle-ci sera faible. Ce constat-là ne fera pas plaisir non plus aux camarades, qui comptent encore sur une hausse du PIB de 2% à 2,5% l’an dès 2015.  » http://www.slate.fr/story/50835/rocard-croissance-bonheur-travail

    « Quand Hollande fait du «monde de la finance» son ennemi, ça vous plaît?

    Il n’y a pas deux mondes, la finance et l’économie, étrangers l’un à l’autre. Il y a un monde où l’économie est dominée par la finance, mais en imbrication. A ce sujet, permettez-moi de citer quelques phrases éclairantes de responsables d’ordinaire tenus à un devoir de réserve. Lord Mervyn King, gouverneur de la Banque d’Angleterre, un homme qui n’a jamais un mot de trop, a expliqué il y a peu qu’il fallait s’attendre à une récession sans doute plus grave que celle de 1930. C’est le gouverneur de la banque d’Anglerre qui nous prédit plus grave, pas un prophète chevelu, un écolo ravageur ou Jean-Luc Mélenchon ! Un autre : Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Lui, dont le rôle est d’empêcher la casse et de rassurer les opérateurs de marché, a déclaré qu’il fallait craindre une explosion du système économique et financier mondial. On n’en parle pas beaucoup de tout ça dans la campagne et on s’amuse.
    En matière de politique étrangère, quelle est votre grande inquiétude ?

    Personne ne regarde le grand Moyen-Orient. Nous avons une stratégie américano-anglaise, acceptée par les autres, et notamment par nous, de torpiller toute possibilité de discuter sérieusement avec les Iraniens. Et même de faire un peu de provoc de temps en temps. Comme s’il s’agissait de préparer une situation de tolérance rendant acceptable une frappe israélienne. Dans cette hypothèse, la guerre devient une guerre irano-syrienne soutenue par la Chine et la Russie, comme on le voit à l’ONU, contre en gros l’Occident et ses clients. Et l’Europe se tait. C’est une affaire à millions de morts, l’hypothèse étant que ça commence nucléaire. Je connais bien ces dossiers et je n’ai jamais eu aussi peur. Nos diplomates ont perdu l’habitude de traiter des situations de cette ampleur et tous nos politiques jouent à se faire plaisir avec des satisfactions de campagne électorale. Ce qui est nouveau, c’est l’intensité des dangers par rapport à un état d’esprit futile. Autre nouveauté, ces dangers sont extérieurs, résolument mondiaux. Il n’y a que l’Amérique latine et l’Australie pour avoir une chance d’y échapper. Aucun grand pays, même la Chine ou les Etats-Unis, n’y peut quelque chose à lui tout seul. Il n’y a de réponse que dans une consultation mondiale attentive dont tout le monde se moque.  » http://www.liberation.fr/politiques/01012393328-on-est-dans-l-imbecillite-politique-collective

    1. Rocard s’attaque aussi à la « xénophobie croissante » qui se développe en France. « Ca me rends malade », dit l’ancien Premier ministre qui dénonce cette « joie de vivre que nous avons à parler de l’immigration et du malaise que créent les étrangers chez nous. » Mais, « quelles que soient l’intensité verbale, la vigueur des haines et la joie de vivre qu’auront les militants FN ou ceux de Sarkozy à voir les Français se refuser les uns les autres de vivre ensemble, ça ne changera rien et pourrira tout ».
      La pensée « différente » doit s’auto-modérée……

      1. @Pierre : il parle aussi du chômage, de l’énergie, d’un « glass steagal act* », et de la « vacuité intellectuelle de la campagne »…

        (*d’ailleurs le prog ps ne propose que la séparation d’activité, pas celle des banques)

        P.S. : « La pensée « différente » doit s’auto-modérer…… » vous pourriez m’ôter d’un doute, quant à ce qui me semble vous sous entendez, et si je ne me trompe m’expliquer le rapport entre la phrase que vous relevez et le reste du paragraphe qui concerne la politique extérieure?

    1. Sarko est définitivement largué,
      ça me rappelle d’ailleurs 1981.
      Qu’on apprécie ou pas Hollande, il crée une nouvelle dynamique, il pourra pas la contrarier si facilement une fois élu, voir plus bas le commentaire de Genetais.
      On sera peut-être déçu, mais ça vaut toujours mieux que notre droite de plus en plus à droite et qui si par malheur était élue se ferait un plaisir de participer à l’oeuvre de démolition du modèle social européen.

      1. @Pierre-Yves D.

        Est ce que Zapatero n’a pas participé lui-même à l’oeuvre de démolition d’un modèle social relativement protecteur ? Hollande s’inscrit dans le même registre. Ce sera juste un peu moins rapide et brutal qu’avec le président actuel s’il était reconduit, mais plus insidieux aussi. Si vous êtes déçu, c’est que vous êtes un grand naïf…

  23. Attitudes des chefs de gouvernement conservateur
    De deux choses l’une,
    soit les conservateurs veulent faire élire Hollande
    soit ils ne connaissent pas Hollande.Qu’ils se rassurent, rien à craindre.Hollande est un conservateur Hollande enfume les français pour gagner les élections.

    1. J’ai bien l’impression que les Conservateurs de tous poils ne veulent pas de Hollande parce qu’ils savent bien que celui-ci ne soutenait pas Schröder mais Oscar Lafontaine.

      Affirmer que Hollande est un conservateur ne résiste pas à une connaissance un peu honnête de la personne et du personnage politique.

      Dire qu’il enfume les Français en mettant sur la table un programme très détaillé et totalement accessible ne relève t-il pas d’être au mieux décontenancé et surtout de ne pas prendre sérieusement le temps de regarder.

      A quoi cela lui servirait de gagner les élections pour ne rien en faire ? Le PS perdrait alors tout : la plupart des Grandes villes, des départements, des régions, alors qu’il fait le constat que ses politiques ne peuvent fonctionner sans changer la politique nationale.

      Hollande est un Européen de toujours et il sait que c’est là que se joue notre avenir comme l’explique ce blog billet après billet.

      1. Oscar lafontaine, de Die Linke, l’homologue allemand du parti de gauche ? Vous êtes sûr que vous ne parlez pas de Mélenchon ? Lui, pour le coup, porte une véritable dynamique mais qui ne s’inscrit pas dans la tendance de vos propos habituels, plutôt libéraux, sur ce blog pourtant. On comprend mieux ce soutien pour Hollande du coup…

  24. Oui, une page est tournée, les vannes de la BCE ont été levées, comme il y a des années par celles de la Fed et son « helicopter money »….
    C’est un tournant en effet, le paquebot penchait, maintenant il se couche…
    C’est la pompe à billet pour assecher les dettes d’état et surtout privées…

  25. Lundi 5 mars 2012 :

    L’activité privée s’est à nouveau contractée en février dans la zone euro, reprenant une tendance baissière amorcée en septembre et brièvement interrompue en janvier, selon une deuxième estimation lundi de l’indice PMI des directeurs d’achats.

    L’indice composite, qui synthétise l’activité dans les secteurs des services et manufacturier, est à 49,3 en février, contre 50,4 en janvier.

    Le contraste observé entre grands pays de la zone euro persiste en février: ainsi, la contraction de l’activité s’accélère en Italie (44,7) et en Espagne (42,9) mais l’activité combinée des entreprises manufacturières et des prestataires de services augmente pour le troisième mois consécutif en Allemagne (indice à 53,2) et enregistre une très légère progression en France (50,2), même si dans ces deux pays, la progression de l’activité fléchit par rapport à janvier.

    Pour Chris Williamson, chef économiste à Markit, ces chiffres indiquent que « le risque d’un deuxième repli trimestriel consécutif de l’activité, synonyme d’un retour de la zone euro en récession, existe donc, même s’il est encore trop tôt pour se prononcer ».

    Selon ses calculs, « les données de février sont conformes à un taux de contraction trimestriel du PIB de 0,1% pour le premier trimestre 2012 ».

    Cet économiste s’inquiète particulièrement de la « faiblesse persistante des performances de pays tels que l’Italie et l’Espagne, qui compromet la croissance d’autres économies de la zone euro », notamment l’Allemagne et la France.

    http://www.romandie.com/news/n/Zone_euro_repli_de_l_activite_privee_en_fevrier_PMI_a_493050320121100.asp

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