L'actualité de la crise : LES ESPAGNOLS DEBOUT !, par François Leclerc

Billet invité

Des centaines de milliers de manifestants – plus d’un million d’après les syndicats – sont descendus dimanche dans les rues de toutes les villes d’Espagne, à l’appel des deux principales centrales syndicales, l’UGT et les Comisiones Obreras.

Les plus fortes mobilisations ont eu lieu à Madrid, Barcelone, Valence et Séville. Les banderoles et les pancartes brandies dans les défilés proclamaient « Non à la réforme du travail injuste, inefficace, inutile » et « Non à la réforme et aux coupes budgétaires. Grève générale », tandis que les manifestants criaient dans les cortèges « Grève, grève, grève ! ».

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94 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LES ESPAGNOLS DEBOUT !, par François Leclerc »

    1. Le racourci historique, le voici,
      (que j’avais déjà fait sur le blog)
      La Grèce en lutte de 2012 comme l’Espagne de 1936 pour les peuples d’Europe !
      par Sonia Mitralia
      http://www.cadtm.org/La-Grece-en-lutte-de-2012-comme-l

      Conclusion

      Nous refusons de payer cette dette et en même temps nous restons dans la zone euro. Et la raison principale est simple : parce que nous voulons nous battre avec vous, tous ensembles, la main dans la main avec tous les peuples et tous les travailleurs de ce continent, pour foutre en l’air cette Europe du capital, des Merkel et des Sarkozy. Parce que nous voulons créer et amplifier ce qu’on appelle la « crise systémique » de cette Union Européenne antidémocratique et antisociale des riches. Oui, il n’y a désormais qu’une seule perspective, la seule réaliste et faisable, celle du combat commun de ceux d’en bas partout en Europe. Camarades, c’est maintenant plus que jamais que l’union fait la force. Unissons-nous car tous ensembles nous pouvons toujours changer ce monde qui est en train de pourrir. Avant qu’il ne soit pas trop tard… Et rappelez-vous : Si ce n’est pas nous, alors qui ? Si ce n’est pas maintenant, alors quand ?…

    2. Oui en effet: en deux billets séparés par une nuit de réflexion, on est passé de la rue contre les urnes à peine vidées à la « démocratie violée »… « vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà »..?

  1. C’est bien de manifester le dimanche pour faire la grève de la messe.

    La seule grève efficace est la grève générale sauvage, et d’abord contre les syndicats.

    1. Non, ils font grève de foot. Quant à faire la grève contre les syndicats, ce qui reviendrait à faire la grève contre la grève, vous avez eu un trait de génie. C’est certainement le meilleur moyen de calmer la rue.

      1. Les vraies grèves s’appuient sur l’existence des syndicats, mais s’opposent souvent à la direction des mêmes syndicats. Difficile de dire ce qui va se passer en Espagne les prochaines jours, mais un million de manifestant criant Grève générale, cela dénote la recherche d’une issue. Comme dans toute l’Europe …

    2. Marlowe:
      Tu peux donner un exemple d’une ‘greve generale sauvage’?
      Quoique tu en penses, c’est a travers les syndicats que les travailleurs organisent leurs greves.

      1. mai 68 en France.
        Et je pense que les syndicats sont tout sauf révolutionnaires.
        Cela fait déjà longtemps que la CGT ne fait plus aucune référence à la lutte des classes.
        Quant aux individus c’est une autre question.

      2. Ne pas passer par la négociation sociale, c’est à dire par des syndicats qui négocient avec les employeurs est d’abord une très grande marque de mépris pour les Salariés et la Démocratie.

        C’est aussi le meilleurs moyen de réaliser des textes sociaux qui seront ensuite inapplicables ou très contestés. Les exemples sont abondants.

      3. les syndicats ne sont pas révolutionnaires, mais ils ne peuvent se couper des masses quand la colère gronde. Le fait est là, en Espagne les syndicats jouent leur rôle.
        La situation actuelle ne peut être comparée à 68 car en 68 les revendications portaient sur le partage du gâteau, un gâteau qui était encore accessible à tous puisque c’était le plein emploi.
        Aujourd’hui ce qui est en jeu c’est la précarisation de toute une partie de la population, une précarisation qui est fondamentalement le propre du capitalisme mais qui était masquée par l’Etat providence, celui qu’on jette aujourd’hui aux orties. Bref, la situation est potentiellement beaucoup plus explosive que celle de la fin des années 60, car c’est le cadre qui se tord sous la poussée des contradictions du système.
        Bref les syndicats ne peuvent rester à l’écart de ce mouvement tectonique. Les dirigeants n’ont pas de position de repli confortable.

      4. La grève générale n’est jamais la perspective des bureaucrates,
        que ce soit en France ou ailleurs.
        Celle de 36, comme celle de 68 s’est faite sans eux.
        Mélenchon et autres ont saboté le mouvement des retraites,
        dénonçant les appels à la grève générale,
        et balançant la peau de banane référendum…
        Idem pour les révolutions. Ils les ont toujours combattues…
        Peu importe…

      5. à Pierre-Yves et Genetais,

        En 68, les syndicats, suivant en cela le PCF, ont fait porter les revendications sur le partage du gâteau.
        Et si cela a fonctionné, avant que l’inflation reprenne les acquis, c’est parce que c’était plus de 10.000.000 de grévistes qui occupaient leurs usines et tenaient le pavé.
        Les grévistes voulaient un autre monde.
        Les syndicalistes et les politiciens voulaient simplement changer la couleur de la cellule, et tenir le pinceau.

    3. @Marlowe

      C’est évident que les Confs sont tombées dans l’eau tiède mais la base des syndicalistes et souvent bien plus remontée que le sommet, et également des structures départementales. Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain.
      Et c’est vrai que monter une grève générale sans les syndicats, seuls quelques partis politiques peuvent le faire. Sauf si on parle d’insurrection, mais on est là dans un autre registre d’action.

      1. Qui a lancè une grève générale sauvage en France en mai 68 ?
        Les syndicats n’ont fait que suivre et se préparer à une négociation sur les salaires que l’Etat a fini par leur accorder, instituant ainsi une période d’inflation (lire Jorion au sujet de l’inflation, il a tout compris)
        Les partis politiques ? Lesquels ?
        Les enragés de Nanterre, le mouvement du 22 mars, le désir de révolution refoulé des travailleurs (merde, voilà que je parle comme Arlette) beaucoup plus certainement et bien aidés par la sottise d’un recteur, d’un préfet de police et d’un ministre de l’intérieur, qui, tous, n’ont rien vu arriver dans la France des « veaux endormis » comme bélait le grand chef.
        Le retour du refoulé n’a surtout pas besoin des institutions.

      2. @Marlowe 19 février 2012 à 21:43

        une négociation sur les salaires que l’Etat a fini par leur accorder,

        L’Etat ? Vous êtes sûr ?

      3. Quoi qu’il en soit, la volonté de ceux qui ont intérêt à se retrouver dans une idéologie de type classe sociale ont toutes les motivations pour vouloir en découdre. Et là, malheureusement, la fin justifiera les moyens, puisqu’il s’agira à proprement parler de sauver son cul et celui des siens.
        Savoir comment ils doivent se soulever me paraît un faux problème aujourd’hui. Comme l’assène Monsieur JORION dans ses prestations publiques, ils se soulèveront. Et le résultat, c’est le chaos.

        D’un point de vue politique, désormais, il me semble malheureusement devoir envisager désormais la guerre et la révolte. La guerre pour tenter de conserver le contrôle du peuple et de l’armée, et ne pas sombrer dans un chaos de type Egypte et compagnie…La révolte, et la chasse au sorcière qu’il va falloir entreprendre, gens fortunés ayant d’emblée un chapeau pointu, pour apaiser les esprits. Robespierre et Saint Juste pourraient être ressucités.

      4. à Rosebud1871,

        L’Etat représentant le Patronat.
        La fusion économico-ètatique ne date pas d’hier et n’est un secret pour personne.

      5. @Marlowe 20 février 2012 à 10:26

        L’Etat représentant le Patronat. […] n’est un secret pour personne.

        Déjà qu’un Roi qui se prend pour un Roi, c’est dangereux, un Gouvernement qui se prend pour l’État, pas moins, mais des citoyens qui prennent un Gouvernement pour l’État représentant le Patronat et mieux en secret qui n’en est pas un puisque c’est une évidence partagée… au secours les fous sont enfermés dehors, et j’étais pas au courant.

    4. C’est l’appel lançé à PSA Aulnay:
      VIDEO:
      http://www.npa2009.org/content/intervention-de-philippe-poutou-lors-de-la-manifestation-de-soutien-aux-psa

      Il faut le temps de savoir qui défend le cadre capitaliste,
      comment en sortir, sans illusion électorale.
      On y vient. Les révolutions murissent très lentement,
      mais explosent soudainement.
      Pour y arriver:étendre l’indignation, organiser les résistances et les solidarités.
      Chacun à tenir son poste, en attendant de tous ensemble.

    5. Marlowe, les syndicats ne sont que ce que les syndiqués en font, mais surtout ce que les non-syndiqués ne font pas. Ah! notre cher et sacré individualisme, nous le payons de plus en plus cher.

      1. Ce sont les syndiqués qui font les syndicats ?
        Première nouvelle, je pensais que les syndicats étaient dirigés par des permanents, rémunérés pour le faire et subventionnés par le patronat et l’état.
        J’ai du me tromper.
        Selon vous, les syndicats doivent être considérés comme des modèles de démocratie.
        Cela ne veut pas dire que des individus ne sont pas trompés. Vous en êtes un exemple, à moins que vous soyez un de ces professionnels appointés, ou peut être un « chargé de communication ».

    6. Le paysage syndical espagnol est bien évidemment assez différent du paysage syndical français: permettez moi d’attirer votre attention sur l’importance, certes très relative, mais néanmoins non négligeable, du courant anarcho-syndicaliste, representé par la C.N.T. (Confederación Nacional del Trabajo) et la C.G.T. (Confederación General del Trabajo). La première fût le moteur de la révolution de 1936, un épisode historique dont on parle assez peu, mais que Noam Chomsky qualifie d’unique instance de véritable révolution populaire moderne (les non-inicié-e-s trouveront sur le web quantité d’information et peut-être d’inspiration). La C.N.T. n’est pas très en forme aujourd’hui (les estimations vont bon train, mais on parle d’au moins 1,5 million d’encartés en 1936 et de peut-être le double de ‘fellow travelers’..pour 25 millions d’habitants!), mais elle était des manifs d’hier et de toutes les autres. La C.G.T. -qui n’a rien à voir avec son homonyme française- est né d’une scission au sein de la C.N.T. dans les années 80. Ce n’est pas non plus un syndicat de poids, mais elle est par exemple majoritaire au sein de la régie des transports en commun de Barcelone, et jouit d’une importance comparable dans d’autres niches. Ces deux entités dénoncent sans relâche les concessions accordées aux patronat par les deux grandes centrales UGT et CCOO (lesquelles, il me semble, sont tout à fait comparables à la CGT française et la CFDT dans leur fonctionnement, et dont les dirigeants font bien souvent preuve du même manque de combativité assez désolant. Sans parler des problèmes de hiérarchie et des dérives bureaucratiques…), et appellent régulièrement à la grève génerale.

      Hier, ici à Valence, la manifestation a eu lieu de 11.30 à 14.30: il y a eu grève de la messe, mais il n’y a eu ni grève du foot, ni de la paëlla dominicale!

    1. Le fait de manifester un dimanche est un signal fort… Voilà enfin des manifestants qu’on ne peut accuser de fénéantise ou de saboter l’économie. Merci aux Espagnols de montrer l’exemple à suivre !

      1. Vous semblez découvrir les manifestations le dimanche !
        Depuis 1976, j’ai participé à des dizaines de manifs organisées par les syndicats un dimanche.

    1. J’aime bien ce commentaire en fin de l’article:

      Le gouvernement conservateur espère avec cette réforme réduire le taux de chômage qui atteint 23%.

      Autrement dit les manifestants veulent augmenter le taux de chomage…cqfd

    2. @Christian

      « Ces réformes sont nécessaires pour l’Espagne », a dit la vice-présidente Soraya Saenz de Santamaria, nécessaires entre autres pour rassurer Bruxelles et les marchés financiers ».

      Traduction française : « Ces réformes sont nécessaires pour la France », a dit le premier ministre François Fillon, « nécessaires entre autres pour rassurer Bruxelles et les marchés financiers ».

    1.  » Et qu’en pense Laurence Ferrari ? »

      Ca ne pense pas une Ferrari, ça roule, c’est tout!
      Pour qui?
      Ben pour celui qui paye l’essence…

  2. Ils ont voté à droite s’ils espèrent que cela va les aider ! Qu’ils assument : On a fait le test avec la droite adoubée par l’Europe en Grèce on peut en effet sans révolution diviser les salaires par 2. Pour ceux qui en ont envie… il suffit de demander

    1. Les espagnols ont voté contre Zapatero qui a mal géré la première crise (crise des sub-prime/bulle immobilière, à ce titre, voir absolument Españistán http://www.youtube.com/watch?v=xWrbAmtZuGc).
      Manque de bol, les voilà ainsi face à leur bourreau pour le deuxième service (crise de la dette, gouvernement de droite pro-austérité). Oui, avec les dépenses publiques que peuvent représenter 23% de chômage, le prochain pays après la Grèce me semble bien l’Espagne. Car Taux de chômage record absolue+Austérité= ?
      Absolument, un truc à faire la Une des journaux, c’est triste mais ça viens…

      1. la crise de la dette en espagne est purement spéculative vu que l’endettement espagnol est plutot bas (a la louche moitié moins que l’italie et en gros 20% de moins que france ou allemagne). Le probleme de l’espagne c’est bel et bien une crise économique aigue : il n’y a pas d’alternative à l’immobilier et en créer demanderai des investissements et le gvt rajoy ne propose rien à part un lettre de mendicité cosignée par les italiens (et peut être bientot les francais avec hollande qui veut un volet de croissance) à brusselle. Il faut un new deal européen mais qui va le financer????

        @ mor
        ya te hemos colado en frances subtitulado es sous-titré 😉

      1. Quelques chiffres précis sur les dernières élections en Espagne :

        Par ici

        En résumé 4,3 millions de voix en moins pour le PSOE et 555 000 en + pour le PP…

    2. ILS n’ont pas voté à Droite, la plupart se sont abstenus pour ne pas voter contre la Gauche et pour la Droite. C’est à nouveau aux citoyens de parler mais autrement que par un simple bulletin de vote.

      De toute façon la « crise » c’est d’abord un très gros déficit de Démocratie sociale et de présence de représentants de salariés dans les structures de décision économiques.

      1. La crise, c’est le capitalisme, c’est-à-dire des rapports sociaux médiatisés par des marchandises, dont le travail et l’argent.

    3. Ils n’ont pas voté à gauche, car Zapatero en bon social-libéral a abdiqué devant la finance internationale.
      Rajoy a été élu, car l’électeur de gauche était dégoûté, un point c’est tout !

      1. Marlowe en crypto-situ de base ……………..
        Tu pourrais au moins citer tes sources !
        Pour ceux que ça intéresse : « Oeuvres complètes  » de Guy Debord chez Gallimard , prioritairement à :
        –  » Internationale situationniste « ( dans toutes les bonnes librairies mais beaucoup de choses à jeter là-dedans ) qui est le recueil complet des publications par la bande des situationnistes de 1958 à 1972 .
        Le gang des basculeurs de légendes .

  3. Les Syndicats sont indispensables comme une salle de réunion ,mais ils ne sont utiles que lorsqu’ils sont dépassés par les évènements…C’est la même chose en politique le vote front populairede 1936 n’a eu son utilité que grâce à la poussée de la rue et encore attention à la récupération comme en 1968(regardez Cohn Bendit

  4. Et oui, Zapatero, Rajoy même combat libéral. Est-ce un présage pour la France, Sarkozy, Hollande même combat ?

    En tout cas ces syndicats étaient doux comme des agneaux en 2010 lors des premières mesures draconiennes contre le monde du travail.

    Peu d’écho en France dans les grands médias.

    1. Hijos del pueblo

      Hijo del pueblo, te oprimen cadenas,
      y esa injusticia no puede seguir;
      si tu existencia es un mundo de penas
      antes que esclavo prefiere morir.
      En la batalla, la hiena fascista.
      por nuestro esfuerzo sucumbirá;
      y el pueblo entero, con los anarquistas,
      hará que triunfe la libertad.
      Trabajador, no más sufrir,
      el opresor ha de sucumbir.
      Levántate, pueblo leal,
      al grito de revolución social.
      Fuerte unidad de fe y de acción
      producirá la revolución.
      Nuestro pendón uno ha de ser:
      sólo en la unión está el vencer.

      Hijos del pueblo (versión original)

      Hijo del pueblo, te oprimen cadenas
      y esa injusticia no puede seguir,
      si tu existencia es un mundo de penas
      antes que esclavo prefiere morir.
      Esos burgueses, asaz egoístas,
      que así desprecian la Humanidad,
      serán barridos por los anarquistas
      al fuerte grito de libertad.
      Rojo pendón, no más sufrir,
      la explotación ha de sucumbir.
      Levántate, pueblo leal,
      al grito de revolución social.
      Vindicación no hay que pedir;
      sólo la unión la podrá exigir.
      Nuestro paves no romperás.
      Torpe burgués.
      ¡Atrás! ¡Atrás!
      Los corazones obreros que laten
      por nuestra causa, felices serán.
      si entusiasmados y unidos combaten,
      de la victoria, la palma obtendrán.
      Los proletarios a la burguesía
      han de tratarla con altivez,
      y combartirla también a porfía
      por su malvada estupidez.
      Rojo pendón, no más sufrir,
      la explotación ha de sucumbir.
      Levántate, pueblo leal,
      al grito de revolución social.
      Vindicación no hay que pedir;
      sólo la unión la podrá exigir.
      Nuestro paves no romperás.
      Torpe burgués.
      ¡Atrás! ¡Atrás!(bis)x2
      (bis)x2

    2. No pasaran ?

      En 1936 ils sont passés avec l’aide des fascistes italiens et des nazis.
      En 1936, les grandes démocraties empêtrées dans leurs contradictions ont laissé faire.

      En 2012 ils sont en train de passer avec l’aide des Agences de Notation, de Goldman Sachs, et de la Troïka.
      En 2012, les démocraties chancelantes sous les coups de boutoir de la mondialisation néo-libérale, n’opposent aucune résistance à leur mise en coupe réglée.

  5. les espagnols debouts! ils ont quand mème elus Rajoy, de droite, il n’y a pas si longtemps. il y a Espgnols et Espagnols… comme dans bien d’autre pays.

    1. Ils ne se sont surtout pas déplacés pour réélire un socialiste, en fait un social-libéral.
      Car Zapatero a abdiqué devant les exigences de la finance internationale.
      C’est l’histoire du chat blanc et du chat noir, qui gouvernent à tour de rôle la gent trotte-menu.

      1. Non (voir plus haut) il n’y a pas eu d’abstention massive.

        Il y a eu un repli sur les partis régionalistes et un effondrement du PSOE.

      2. Effondrement du PSOE, comme il y a un effondrement du PASOK en Grèce et comme
        il y aura un effondrement du PS en France, si d’aventure accédant au pouvoir en mai 2012,
        il suit la même trajectoire économique que les « partis frères ».
        C’est le prix à payer pour l’abdication devant les forces du capital international ou plutôt de son bras armé la finance.

  6. A mon avis l’un des plus sûrs moyens de sortir de la crise pour les pays européens est de mettre en place des mesures protectionnistes qui permettront la réindustrialisation du pays, le rééquilibrage de la balance commerciale et la baisse du chômage. A cet égard l’histoire est bonne conseillère puisqu’au XIXème siècle, on observe que les débats qui jadis opposèrent soutiens et détracteurs des tarifs douaniers sont peu ou prou semblables à ceux qui nous occupent aujourd’hui.
    Du commerce, on peut à nouveau débattre, après que le débat a été confisqué pendant des décennies ; et les noms d’oiseaux ainsi que les arguments jetés à la figure des démondialistes et des souverainistes n’ont pas grand chose à envier aux arguments libéraux des contemporains de Balzac. Liberté contre obscurantisme, lois économiques contre intérêts de classe. A l’époque, c’est pourtant le protectionnisme qui a triomphé du libre échange, et les producteurs traditionnels, de l’élite libérale. Mais, cette résurgence ne saurait être vue comme une simple « réaction » face à la marche « moderne » du monde. Tout comme au temps de la Révolution industrielle, elle est une réflexion sur l’organisation sociale et la répartition des richesses. Plus spécifiquement aujourd’hui sur l’accaparement de la croissance par une nouvelle classe transnationale sur laquelle les États n’ont plus aucun contrôle. Ainsi, autour de 1840, la pensée protectionniste se structurait-elle lentement autour de deux grands axes : le patriotisme et l’Égalité.

    La suite sur le lien suivant: http://lespoir.jimdo.com/2012/02/17/l-identit%C3%A9-protectionniste-de-la-france/

    1. Les salariés d’un pays pourraient être protégés par des gens
      qui se moquent depuis des années des plans de licenciements ?

      Protectionnisme de droite, ou protectionnisme de « gauche »
      en réalité, c’est toujours la protection du capitalisme.

      La question n’est pas de protéger un peuple, mais de protéger les peuples.

      Cela passe par une expropriation des banques et des grandes entreprises,
      par le début de la démocratie réelle.

      Nous ne devons pas avoir peur de la mondialisation mais,
      au contraire, discuter de l’internationalisation.

      Le protectionnisme laisse croire qu’il y aurait un salut,
      pour les salariés et les patrons ensembles,
      dans la collaboration de classe, à l’intérieur des frontières.

      Libre échange et protectionnisme sont la même monnaie sous la tyrranie du capital.

  7. La politique n’est plus qu’un théâtre d’ombres sur les scènes nationales, les vrais décisions se prennent ailleurs. A Bruxelles en particulier, sous l’influence des lobbies des multinationales et de la finance internationale.
    La démocratie directe n’est possible qu’à petite échelle: l’Athènes antique, les cantons suisses.
    La démocratie représentative a été possible à l’échelon national, elle ne l’est plus.
    La démocratie n’est pas possible à l’échelle internationale, c’est bien ce que nous voyons avec cette construction baroque qu’est devenue l’UE.
    La mondialisation c’est l’ouverture des marchés nationaux, avec pour corollaire la fin de la démocratie. Le vrai pouvoir s’éloigne des peuples, il s’exerce dans l’opacité de cénacles plus ou moins visibles.
    Ce qui me laisse pantois, c’est que tant de gens continuent de croire que les personnages qu’ils élisent pour les représenter, exercent vraiment le pouvoir en leur nom; qu’ils se laissent manipuler avec tant de facilité, par des bonimenteurs professionnels sans scrupules, conseillés par des agences de communication qui facturent très cher leurs services.

    Plus c’est gros et mieux ça passe

    En fait la paternité en revient à Joseph Goebbels: « Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus souvent il est répété, plus le peuple le croit … »
    Il s’agit de la théorisation de ses techniques de propagande par Joseph Goebbels, en 1933, au lendemain de l’incendie du Reichtag !
    On attribue à De Gaulle la phrase: « Les français sont des veaux. », je crains qu’il n’ait eut raison.

    1. Faut pas leur en vouloir.

      Dans une pendule, les engrenages entrent en rapport selon des chiffres, sous l’égide du nombre, des rapports algébriques. Un miroir est une duplication autrement dit une transformation sans pertes, comme l’ADN… dans d’autres dispositifs mécaniques, les éléments ne sont liés que par la nécessité. L’homme et la femme par la réciprocité, – tu ne connais de moi que ce que j’ignore de moi-même dirait Eluard, bref, lorsqu’il n’y a pas de lien évident entre les éléments, la fonction poétique de l’esprit peut entrer en jeu, et y suppléer.

      « …. Cette fille que je découvre en m’endormant, comme une étoile noire dans l’oubli du jour, ne connaît d’elle même que ce que j’ignore de moi. »

      http://melusine.univ-paris3.fr/Surr_au_service_dela_Rev/Surr_Service_Rev1.htm

      1. et l’antiparlementarisme est aussi une erreur.
        L’erreur c’est de penser binairement que la démocratie c’est ou bien son cadre institutionnel, ou bien
        la vie démocratique qui se déroule en dehors ou contre lui.
        La révolution permanente ça ne marche pas, à un moment donné il faut une traduction institutionnelle de ce qui résulte du débat démocratique, d’où qu’il vienne.
        Une société n’est viable qui si elle se constitue en communauté politique.
        Or l’élection de représentants est ce qui permet justement de donner une certaine stabilité au cadre de la vie démocratique, et à la vie tout court. Bien entendu, encore faut-il accepter de faire la critique du cadre constitutionnel et institutionnel qui n’est pas voué à l’immuabilité. Nous en sommes là.
        Le système des élections n’est pas mauvais en soi, c’est le cadre qui pose problème.

    2. @Macarel

      Aller aller, même Jacques Attali y croit « un peu » en un sens.

      Demain, qui gouvernera le monde ?

      L’humanité comprendra alors qu’elle a tout à gagner à se rassembler autour d’un gouvernement démocratique du monde dépassant les intérêts des nations, y compris les plus puissantes, gérant le monde dans sa totalité, dans le temps et dans l’espace.

      Un tel gouvernement existera un jour. Après un désastre, ou en lieu et place de lui.

  8. Un vent du sud remonte d’Afrique. C’est « le printemps arabe ».
    Les mêmes causes produisent tout ou tard le mêmes effets.
    Comment peut-il en être autrement ?
    Il y a longtemps, dans les Alpilles, j’avais commencé une série intitulée « le printemps emporté par le vent », c’était en mars-avril quand le mistral souffle et tourbillonne sur les arbres en fleurs charriant pétales et pollen pour des promesses futures.
    Que ce beau présage ne meure et qu’advienne ce printemps et ses promesses !

  9. les 5 stades de l’effondrement de dmitry ORLOV
    l’espagne commence le stade 3,
    l’effondrement politique,
    les grecs stade 4
    en france stade 2

  10. http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120215.OBS1467/faut-il-legaliser-les-societes-militaires-privees.html

    ? !

    Pour les muettes…

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    Un rapport rédigé par les députés Christian Ménard (UMP) et Jean-Claude Viollet (PS), présenté mardi 14 février devant la commission de la Défense et des forces armées de l’Assemblée nationale, se positionne en faveur de la légalisation des « sociétés militaires privées » (SMP). Il a été adopté à l’unanimité des membres présents.
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    Ohé, vigneron, arrête de brouter, bullshit ! Un joli drap rouge ..

    1. Copié collé des USA ! voir ce qu’ils sont devenus sur le plan militaire .
      Une dictature sous couvert du privé , privé dans lequel le commun des mortels accepte beaucoup trop à mon avis ( on entend souvent :  » c’est privé , on ne s’en occupe pas  » ,
      D’ailleurs , si l’on réfléchi un peu , nous acceptons tous beaucoup de choses dans nôtre propre emploi salarié , que nous n’accepterions pas de l’état : le privé étant une forme d’organisation militaire )

  11. Bonjour
    Terriblement enrichissant de vous lire tous
    Vous avez du pain sur la planche pour les années à venir
    De telles ressources humaines disséminées sur un blog ,quel dommage
    Imaginez vos Savoirs réunis pour ,dans une « union Européenne » remettre l’Homme au cœur de l’Homme.
    Vous avez tant à faire ,mieux que nos technocrates ,vous avez le véritable Savoir ,prenez le Pouvoir

  12. La base du monde ouvrier, comme les syndicats censés les représenter ne peuvent pas être révolutionnaires. Ils se trompent de guerre. Ils revendiquent pour un changement de couleur de peinture, mais ne peuvent remettre en cause le système capitaliste car tout ce petit monde dépend de son maintien en vie pour survivre. Les ouvriers des usines auto, de la filière électronucléaire, de l’industrie chimique et pétrolière : tous condamnés à se tirer une balle dans le pieds s’ils vont jusqu’au bout du raisonnement : au milieu du gué, ils finiront par avaler toutes les couleuvres pour garder leur boulot, alors que c’est le monde de travail qui s’effondre dans son ensemble. Regarder tout ceci avec du recul me donne une grande tristesse, celle du gamin qui regarde les fourmis se battre pour remettre en état une fourmilière qui de toutes façon sera emportée dans le flot de l’orage.

  13. Dans ce cas comme dans bien d’autres, ce qui me sidère toujours est le contraste entre ‘manifestations monstres’ dans la rue, et résultats très modestes des partis mettant réellement en cause le système lors des dernières élections espagnoles. Une sorte de schizophrénie moderne ?

  14. Le marché du travail espagnol a toujours disfonctionné depuis les annés 80. Les differentes réformes n’ont servi qu’à le dualiser ou à supprimer de plus en plus de droits aux travailleurs sans rémédier au problème. Je crois qu’il y a deux solutions: la première c’est de faire émerger le travail au noir, qui est énorme dans les PME et les secteurs touristique, horeca et petit commerce (très importants en Espagne), pas seulement les emplois complets, mais aussi les heures sup pretées au noir au gratuitement. Sans ça toutes les réformes sont vides.

    Et d’un autre coté il faut accepter que quoi qu’on fasse, une partie de travailleurs, surtout les jeunes bien qualifiés, n’auront pas de travail dans le système productif espgnol, et d’y rémedier: ça veut dire organiser un bon programme d’émigration vers l’Allemagne et d’autres pays d’ingénieurs, achitectes, informaticiens, profs de maths, etc. Maintenant les jeunes partent seuls sans aucun appui des administrations ou des consulats. Souvent ils doivent rentrer après des expériences horribles, type dormir dans la rue. Aucun gouvernement, ni celui de Rajoy ni ni celui de Zapatero, a voulu accepter la réalité et aider les gens a travers d’un programme de ce type. La seule chose qu’ils font c’est de reduire de plus en plus les pensions, les salaires, les droits et les services publiques. Ce qui, comme on a vu dans le cas de la Grèce et le Portugal, empire la situation ….

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