L'actualité de la crise : GRANDS DESSEINS ET PETITES TRACTATIONS, par François Leclerc

Billet invité

De quelle couleur sera le lapin qui sortira du chapeau ? Au sortir d’une longue téléconférence des ministres des finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, le chef de file de l’Eurogroupe, s’est dit « confiant » dans l’issue de leurs débats, qu’ils devraient conclure lundi prochain à l’occasion d’une nouvelle réunion, des « progrès substantiels » ayant été accomplis !

Dans un contexte de défiance maximale envers les dirigeants grecs et d’une grande incertitude politique en raison de la tenue d’élections en avril prochain, les dirigeants européens, divisés sur la question, cherchent la formule miracle qui permettra d’éviter un défaut grec – qui interviendrait trop tôt – tout en limitant les frais et en se donnant le maximum d’assurances d’être remboursés de leurs prêts.

Il en ressort, d’après des fuites dont Reuters a bénéficié, qu’on aurait notamment étudié la possibilité de procéder en deux temps : la restructuration de la dette avant l’échéance de remboursement du 20 mars de 14,5 milliards d’euros, puis une partie du prêt plus tard, après les élections et la formation d’un gouvernement. Car sur les 130 milliards prévus, 30 milliards d’euros sont destinés à renflouer les banques grecques et 30 autres milliards à adoucir la peine des créanciers privés, deux versements qui ne peuvent être séparés de la restructuration.

Mais ce schéma a posé problème, car il revenait à entériner que les nouvelles obligations qui seraient données en échange de celles qu’apportent les créanciers ne seraient pas remboursées, si le reste du prêt n’était pas ensuite versé.

Une autre solution serait de tout repousser et d’exiger le report des élections, afin que le gouvernement de coalition de Lucas Papadémos puisse auparavant prendre les mesures de rigueur adoptées par le parlement – et depuis précisées pour les 325 millions d’euros qui manquaient à l’appel – et atteindre ainsi les objectifs d’économies budgétaires requis. Ce qui suppose de dégager d’une manière ou d’une autre 14,5 milliards d’euros afin de passer l’échéance de mars et d’éviter le défaut.

Quelle que soit l’option qui sera finalement choisie, Jean-Claude Juncker a précisé qu’il restait encore à définir le mécanisme de surveillance de l’application des mesures faisant l’objet d’un accord pour « s’assurer que le service de la dette serait prioritaire » ; une référence au projet de mettre en place un compte bloqué qui ferait du remboursement des prêts accordés par l’Union européenne et le FMI une priorité absolue dans les dépenses du gouvernement.

Le fil du rasoir est de plus en plus tranchant, pour reprendre une des nombreuses métaphores utilisées à propos des tractations, qui en ont usé beaucoup.

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101 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : GRANDS DESSEINS ET PETITES TRACTATIONS, par François Leclerc »

  1. C’est quand même extravagant cette trouille des élections !!

    Z’ont viré Papandréou pour cause de suggestion de référendum.

    Les v’la qui hésitent à donner des sous pour cause de risque d’élections en Avril !

    L’Europe, bastion de la démocratie !

      1. En vérité nous le voyons, c’est la rigueur qui crée la stagnation et la dévaluation la croissance. Keynes n’avait pas identifié le rôle décisif de la monnaie pour rien: il vivait dans un monde où son importance évidente était chaque jour donnée à voir.

        Aujourd’hui les dévaluations argentine et russe, par la croissance qu’elles suscitent en deux ans maximum, et la liste infinie des plans de rigueurs au mieux stagnants, au pire récessifs, apportent d’autres preuves réelles du rôle de la monnaie et des conséquences de la déflation. Cependant le discours officiel ne semble pas tenir compte de ces faits et répète inlassablement la même antienne: la dévaluation conduit à l’effondrement économique.

        Cette obstination à ne pas voir les faits, ne peut être le produit que de deux choses: la folie collective ou l’instrumentalisation de l’Histoire.

        Que le maintien du système monétaire de la zone euro s’appuie à l’avenir sur l’une ou l’autre de ces tares, c’est ce dont on peut s’inquiéter. Nul ne sauvera le néolibéralisme sans en amender ses dogmes, mais vers quels désastres mèneront les tentatives acharnées pour le maintenir?

        Plus de détails sur le lien suivant: http://lespoir.jimdo.com/2011/12/03/la-d%C3%A9valuation-ou-le-chaos/

      2. @L’espoir
        …et la non-entrée dans l’Euro aussi peut être bénéfique. Exemple, l’Islande!

        Si l’Islande avait appartenu à l’UE, et plus encore, si elle avait appartenu à la zone euro, elle n’aurait pas pu commencer à s’en sortir.

  2. Le souci est que les dirigeants politiques grecques ne maîtrisent plus la rue qui a décidé de leur échapper.
    Les engagements que prennent ces dirigeants ne valent rien, alors ils peuvent les prendre.
    L’Eurogroup peut bien étaler ses aides, cela ne fait que retarder l’échéance.
    Un courant anti Europe est sur le point de se cristalliser.
    Plus l’Eurogroup se montre intraitable, plus ce courant se cristallise.
    A la fin, ce sera « non », et la Grèce sortira en catastrophe.
    Probablement pour la catastrophe, au moins dans un 1er temps.
    Cette crise aura été gérée par des techniciens aveugles discutant avec des dirigeants perdus; la catastrophe n’aura pas d’autre explication.

  3. Où est la démocratie quand les électeurs doivent choisir entre des partis corrompus dans lequels ils n’ont aucune confiance.
    On tape sur les « Petits » et un groupe de privilégiés dont les politiciens font partie s’en sortent à merveille. Ce sont eux qui sont le problème, comment pourraient ils le résoudre?
    Il faut récupérer l’argent de l’évasion fiscale, le confisquer et rembourser une grande partie de la dette avec. Il faut plafonner les revenus de la fonction publique, notamment les parlementaires qui n’ont encore fait aucun effort sur leurs revenus.

  4. EDMOND ABOUT avait en 1854! tout dit sur la GRECE ,dans son ouvrage sur « la grece contemporaine »:
    « Observations générales sur la situation financière de la Grèce. ― La Grèce vit en pleine banqueroute depuis sa naissance. ― Les impôts sont payés en nature. ― Les contribuables ne payent point l’État, qui ne paye point ses créanciers. ― Budget d’exercice et budget de gestion. ― Les ressources du pays ne se sont pas accrues en vingt années.

    Le régime financier de la Grèce est tellement extraordinaire et ressemble si peu au nôtre, que je crois nécessaire, avant d’entrer dans les détails du budget, de placer ici quelques observations générales.

    La Grèce est le seul exemple connu d’un pays vivant en pleine banqueroute depuis le jour de sa naissance. Si la France et l’Angleterre se trouvait seulement une année dans cette situation, on verrait des catastrophes terribles : la Grèce a vécu plus de vingt ans en paix avec la banqueroute.

    Tous les budgets, depuis le premier jusqu’au dernier, sont en déficit. » EDMOND ABOUT 1854
    La suite est disponible sur le net,c ‘est édifiant, !

    1. Ce n’est pas édifiant, vous regardez ça avec vos yeux de français, c’est tout et c’est bien le probleme de cette « construction » européenne, c’est la charrue qui tire les boeufs ?

    2. Moi ce n’est pas tant l’état économique de ce pays à sa création qui m’interpelle.
      Qui a fait rentrer la Grèce dans la zone €uro? Qui l’a noté alors AAA ? Les mêmes dirigeants européens si sévères à son encontre n’ont ils pas fait preuve d’un je-m’en-foutisme total ?
      Qui est fautif ? L’employé totalement incompétent ou le DRH recruteur ?

  5. Bonsoir M. Leclerc

    De quelle couleur le lapin? Je ne sais pas! Mais j’ai bien peur qu’il soit aussi cinglé que le Lièvre de Mars!

    Cordialement
    Alice au delà du miroir.

  6. Ont-ils vraiment encore besoin de la Grèce pour leurs petits arrangements ?
    Si le ridicule tuait gouvernants et financiers européens en pâtiraient certainement beaucoup, mais l’Europe ferait un grand pas vers la liberté.

  7. « Il ne suffit pas, dans la vie, d’être un politicien habile ou un artiste de talent ; lorsqu’on touche au fond de la détresse, la vie exige bien d’autres qualités. »
    Etty Hillesum

    1. tel un rouleau compresseur que plus rien ne peut arreter, nous sommes impuissants et devons nous abandonner a dieu

  8. Intéressant ce nouveau déni de démocratie…

    Une fois encore nos dirigeants s’enferment dans leur tour de Babel, loin de l’infâme peuple !

    Je vous conseille de jeter un œil sur le « C dans l’air » d’aujourd’hui.

    Si les propos concluants se veulent rassurant, n’effrayons pas trop les téléspectateurs, le contenu est quand même bien sombre !

    Espérons que les élections aient bien lieu en avril, au même moment que les élections françaises !

    1. C dans l’Air Sarko One… enfin pour une fois TOUS les intervenants étaient bien obligés de reconnaitre que cette mascarade conduit la Grèce dans le mur… et l’Europe avec !!

  9.  » Un sondage est en train de semer l’effroi dans les rangs européens : la Grèce est en train de basculer à gauche. Totalement révoltés par les conditions imposées par l’Europe, les Grecs sont en train de délaisser les partis politiques traditionnels qui ont voté le programme d’austérité au Parlement dimanche pour se réfugier vers les partis qui refusent tout l’accord européen.

    Selon le sondage publié ce mercredi par le quotidien Ekathimerini, le parti de la gauche démocratique est en train de faire une percée spectaculaire, gagnant plus de 4,5 % des intentions de vote en quelques jours, pour atteindre 18 %. A ses côtés, le parti communiste grec (KKE) et la coalition de gauche radicale (Syriza) restent stables, avec respectivement 12 % et 12,5 %. Au total, ces trois partis de gauche, qui ont refusé de cautionner le programme de la Troïka, recueillent 42,5 % .

    En face, la nouvelle démocratie (droite) d’Antonis Samaras stagne avec 31 %, tandis que le Pasok (socialiste) s’effondre avec moins de 8 %.

    Ce sondage déjoue tous les calculs européens. Déterminés à obtenir l’engagement formel de la classe politique grecque sur les réformes imposées par la Troïka, ils ont exigé la signature des deux partis au pouvoir. Le Pasok s’est exécuté depuis le début de la semaine. Mercredi, après avoir longtemps hésité, Antonis Samaras a adressé une longue lettre aux responsables européens et à Mario Draghi, le président de la BCE, pour les assurer de son soutien aux mesures exigées par l’Europe, avec des nuances, cependant. « Si la nouvelle démocratie gagne les prochaines élections en Grèce, nous resterons engagés à respecter les objectifs du programme de stabilisation, ses buts et ses mesures clés. L’accent mis sur le retour à la croissance en accord avec les autres objectifs permettra seulement de rendre le programme plus efficace et de réussir les efforts d’ajustement . Aussi, des modifications s’imposeront pour garantir la complète mise en œuvre du programme.»

    http://www.mediapart.fr/journal/international/150212/grece-lallemagne-reclame-la-suspension-des-election

    1. C’est ce qui va progressivement arriver partout.

      Je milite depuis longtemps. L’écho recueilli par la campagne de Jean-Luc Mélenchon est extraordinaire.

      Je n’avais jamais vu ça.

      Il y a une dynamique plus forte que lors du non au référendum de 2005, avec en plus, la discussion positive autour du programme.

      1. L’énorme paradoxe de la révision à la baisse du programme commun de 1972 :
        Ce programme a été révisé en 1977 et le PCF de l’époque affirme avoir fait d’importantes concessions sous la pression du PS.
        Si l’on compare aujourd‘hui le programme du FDG avec celle du programme commun, on peut se poser la question des raisons du démantèlement du cadre stratégique du programme commun.
        – Est-ce que la crise du capitalisme est moins vigoureuse au plan national et international, les mesures pour l’affronter peuvent donc être révisées à la baisse ?
        – Quels sont les alliés qui ont contraint aujourd’hui, le PCF à trahir ses propositions du programme commun de gouvernement actualisé en 1977 ? Le parti de gauche ?

        Les points clés du « programme commun de gouvernement actualisé » :

        1) «Pour briser la domination du grand capital et mettre en œuvre une politique économique et sociale nouvelle, rompant avec celle qu’il pratique, le gouvernement réalisera progressivement le transfert à la collectivité des moyens de production les plus importants et des instruments financiers actuellement entre les mains de groupes capitalistes dominants».

        2) « Dès le début de la législature, un seuil minimum de nationalisations sera franchi. Cette politique de transfert à la collectivité doit donc viser d’emblée l’ensemble du secteur bancaire et financier et les groupes et entreprises industriels qui occupent une position stratégique vis-à-vis des secteurs-clés de l’économie, c’est-à-dire :
        — les entreprises qui répondent directement à des fonctions collectives ayant le caractère de service public, et donc à des besoins sociaux fondamentaux ;
        — les sociétés vivant sur fonds publics, qu’il s’agisse de marchés publics, de subventions, de crédits de faveur, etc. ;
        — les principaux centres d’accumulation capitaliste qui dominent la plus grande partie, voire la totalité de certaines productions, réduisant la concurrence à celle de quelques firmes géantes ;
        — les entreprises qui contrôlent des branches essentielles pour le développement de l’économie nationale (niveau technique, échanges internationaux, rôle régional, etc.).
        Le franchissement du seuil minimum doit permettre de limiter et de circonscrire les bases monopolistes. »

        2) Le secteur de la finance :
        « Dans le secteur bancaire et financier, la nationalisation concernera l’ensemble du secteur, c’est-à-dire :
        a) la totalité des banques d’affaires, les principaux holdings financiers et les banques de dépôts. Les activités des banques étrangères seront contrôlées par la Banque de France. Celle-ci veillera à ce que ces activités ne remettent pas en cause ta nationalisation du secteur bancaire et financier, et qu’elles n’aillent pas à rencontre des objectifs du Plan et de la politique économique nouvelle ;
        b) les établissements financiers : de ventes à crédit, de financement immobilier, de crédit-bail ;
        c) les grandes compagnies d’assurances privées, à l’exception des véritables mutuelles. »

        Vous trouverez le lien ci-dessous du texte intégral.
        http://bataillesocialiste.wordpress.com/documents-historiques/1972-06-le-programme-commun/

      2. Je ne sais vraiment pas ce que les gens lui trouve à celui là, tellement de grâce.

        Pourtant je suis bien aussi pauvre que les autres personnes de mon temps. Un jour peut-être l’humanité passera à autre chose de moins extraordinaire que les premières campagnes politiques des premiers tribuns de la terre. Tu parles ce n’est qu’un autre vieux beau de plus pour les petites vieilles esseulées en mal de réconfort et de compréhension.

        Si si je vous assure j’ai déja un peu vu ça, toutes les semaines de ma vie.

        Oui j’ai toujours pas plus de vrais ami(e)s à mes cotés, mais qu’est-ce que je dois puer de la gueule. Ah si seulement ma tante, je pouvais alors éprouver une plus grande panne dynamique au niveau de mes deux roubignoles, alors c’est sur je serais déjà un peu moins en mesure de faire graviter toujours plus de pauvres gens autour de moi, avec en prime pas plus de petite douceur, car si ça se trouve son propre pressing ne lave pas plus blanc qu’ailleurs, mais qui donc n’a jamais un peu péché à l’extrème gauche ou droite du pauvre bougre que je suis. Des programmes et des programmes comme si le monde préférait surtout fonctionner tout le temps sur un plus grand mode de lessivage automatique.

        Quand c’est pas l’autre, ce sont les autres ainsi va le monde ma très chère tante Agathe.

      3. à la taupe rouge 04,

        Le programme commun existait du temps où les habitants de la France pouvaient encore croire à la notion de souveraineté nationale, avant la naissance de la gouvernance, mais dans un temps où l’économie et les contradictions du capitalisme étaient déjà l’histoire réelle inconsciente.

      4. Mélenchon est un grand tribun, qui maîtrise bien ses dossiers, et qui a un langage de vérité qui le rapproche du peuple. J’ai vu sur Internet un de ses meetings : ça dépote !

      1. Un sondage est en train de semer l’effroi dans les rangs européens : la Grèce est en train de basculer à gauche. Totalement révoltés par les conditions imposées par l’Europe, les Grecs sont en train de délaisser les partis politiques traditionnels qui ont voté le programme d’austérité au Parlement dimanche pour se réfugier vers les partis qui refusent tout l’accord européen.

        Selon le sondage publié ce mercredi par le quotidien Ekathimerini, le parti de la gauche démocratique est en train de faire une percée spectaculaire, gagnant plus de 4,5 % des intentions de vote en quelques jours, pour atteindre 18 %. A ses côtés, le parti communiste grec (KKE) et la coalition de gauche radicale (Syriza) restent stables, avec respectivement 12 % et 12,5 %. Au total, ces trois partis de gauche, qui ont refusé de cautionner le programme de la Troïka, recueillent 42,5 % .

        En face, la nouvelle démocratie (droite) d’Antonis Samaras stagne avec 31 %, tandis que le Pasok (socialiste) s’effondre avec moins de 8 %.

        Ce sondage déjoue tous les calculs européens. Déterminés à obtenir l’engagement formel de la classe politique grecque sur les réformes imposées par la Troïka, ils ont exigé la signature des deux partis au pouvoir. Le Pasok s’est exécuté depuis le début de la semaine. Mercredi, après avoir longtemps hésité, Antonis Samaras a adressé une longue lettre aux responsables européens et à Mario Draghi, le président de la BCE, pour les assurer de son soutien aux mesures exigées par l’Europe, avec des nuances, cependant. « Si la nouvelle démocratie gagne les prochaines élections en Grèce, nous resterons engagés à respecter les objectifs du programme de stabilisation, ses buts et ses mesures clés. L’accent mis sur le retour à la croissance en accord avec les autres objectifs permettra seulement de rendre le programme plus efficace et de réussir les efforts d’ajustement . Aussi, des modifications s’imposeront pour garantir la complète mise en œuvre du programme.»

        Il y a dans cette lettre des raisons de mettre en fureur les responsables européens. Ils exigent un engagement sans conditions. Mais l’obtiendraient-ils maintenant que cela ne changerait pas grand-chose : les deux partis de gouvernement, sélectionnés par les dirigeants européens, ne sont pas en situation d’avoir une majorité parlementaire et de former un gouvernement, si les sondages se confirment.

        Les dirigeants européens qui veulent préempter le résultat des élections législatives grecques se retrouvent donc sans assurance sur le futur, comme ils l’exigeaient. Les partis contre l’austérité imposée par l’Europe ont des chances de l’emporter.

        Dès lors, alors que les pressions pour pousser la Grèce hors de la zone euro s’accentuent, les ministres européens des finances, qui ont reporté leur réunion pour tenir une simple conférence téléphonique ce mercredi, restent dans l’expectative. L’idée domine de plus en plus de différer le deuxième plan de sauvetage de la Grèce, jusqu’au lendemain des élections grecques, afin d’avoir les assurances nécessaires du prochain gouvernement. La restructuration de la dette serait aussi repoussée après cette date. D’ici là, l’échéance de remboursement de 14,5 milliards d’euros, que le gouvernement grec doit honorer le 20 mars, serait assurée par un reliquat des crédits du premier plan de sauvetage.

        Poussant un peu plus les limites de l’inacceptable, le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, a suggéré que la Grèce renonce aux élections législatives et mettre en place un gouvernement de techniciens. Le chantage devient de plus en plus clair : l’argent contre la suspension de tout processus démocratique et la mise sous tutelle du pays. Le président grec, Karolos Papoulias, a violemment réagi à cette suggestion : «Nous sommes tous obligés de travailler très dur pour faire face à cette crise, mais nous ne pouvons pas accepter d’être insultés par M. Schaüble. Qui est M. Schaüble pour insulter la Grèce ? Qui sont ces Néerlandais, qui sont ces Finnois ? Nous avons toujours défendu non seulement la liberté de notre pays mais celle de l’Europe.»

        Par leur volonté de tout maîtriser, les Européens, n’hésitant pas à humilier un pays et à s’assoir sur les principes démocratiques les plus élementaires, risquent de mettre en place le dernier engrenage de la machine infernale, poussant la Grèce à un défaut désordonné et au chaos.

      2. @ Leboutte et aux autres
        Ha! Ben c’est bien ce qu’on m’avait déja dit!
        Désolé. Voulais faire profiter du fait que je sois abonné (un peu à mon insu) ceux qui ne le sont pas.
        Y’a souvent de très bons papiers…
        A part le copier/coller, je peux rien faire… ( mais si quelqu’un a une astuce…)

  10. «  State-run TV in Iran claims Tehran has stopped exporting oil to the Netherlands, Greece, France, Portugal, Spain and Italy  »
    Ça va accélérer les choses…

      1. Je crois qu’ils ont un abonnement d’essai gratuit pour 1 mois… Je vous conseille de vous abonner car, a mon avis, c’est le meilleur quotidien en ligne.

  11. Cout de l’opération grecque pour les français 40 milliards à ce jour.
    Serait plus judicieux de les laisser en france.

    1. Bertrand, les soit-disant plans d’aide à la Grèce sont en réalité des plans d’aide aux banques françaises et allemandes.
      En gros les gouvernments Français et allemands imposent ces « plans d’aide » pour gagner du temps afin d’essayer de sauver les banques FR et allemandes qui sont assez exposées si la Grèce fait faillite.

      Voilà un lien en anglais qui te montrera où va l’argent des soit-disant « plans d’aide » :
      http://blogs.telegraph.co.uk/news/danielhannan/100135715/the-bailout-money-wont-go-to-ordinary-greeks/

      Donc ne t’inquiètes pas, la plus grosse partie des 40 milliards de « l’opération grècque » déboursés par la France n’a fait que passer par Athènes avant de retourner en majorité aux banques.
      Et si tu remarques bien, la majorité de la population n’en veut pas de ces « plans d’aide » ….

  12. Le Prince

    Chapitre 5

    Comment on doit gouverner les États ou principautés qui, avant la conquête, vivaient sous leurs propres lois

    Quand les États conquis sont, comme je l’ai dit, accoutumés à vivre libres sous leurs propres lois, le conquérant peut s’y prendre de trois manières pour s’y maintenir : la première est de les détruire ; la seconde, d’aller y résider en personne ; la troisième, de leur laisser leurs lois, se bornant à exiger un tribut, et à y établir un gouvernement peu nombreux qui les contiendra dans l’obéissance et la fidélité : ce qu’un tel gouvernement fera sans doute ; car, tenant toute son existence du conquérant, il sait qu’il ne peut la conserver sans son appui et sans sa protection ; d’ailleurs, un État accoutumé à la liberté est plus aisément gouverné par ses propres citoyens que par d’autres.

    Les Spartiates et les Romains peuvent ici nous servir d’exemple.

    Les Spartiates se maintinrent dans Athènes et dans Thèbes, en n’y confiant le pouvoir qu’à un petit nombre de personnes ; néanmoins ils les perdirent par la suite. Les Romains, pour rester maîtres de Capoue, de Carthage et de Numance, les détruisirent et ne les perdirent point. Ils voulurent en user dans la Grèce comme les Spartiates : ils lui rendirent la liberté, et lui laissèrent ses propres lois mais cela ne leur réussit point. Il fallut, pour conserver cette contrée, qu’ils y détruisissent un grand nombre de cités ; ce qui était le seul moyen sûr de posséder. Et, au fait, quiconque ayant conquis un État accoutumé à vivre libre, ne le détruit point, doit s’attendre à en être détruit. Dans un tel État, la rébellion est sans cesse excitée par le nom de la liberté et par le souvenir des anciennes institutions, que ne peuvent jamais effacer de sa mémoire ni la longueur du temps ni les bienfaits d’un nouveau maître. Quelque précaution que l’on prenne, quelque chose que l’on fasse, si l’on ne dissout point l’État, si l’on n’en disperse les habitants, on les verra, à la première occasion, rappeler, invoquer leur liberté, leurs institutions perdues, et s’efforcer de les ressaisir. C’est ainsi qu’après plus de cent années d’esclavage Pise brisa le joug des Florentins.

    Mais il en est bien autrement pour les pays accoutumés à vivre sous un prince. Si la race de ce prince est une fois éteinte, les habitants, déjà façonnés à l’obéissance, ne pouvant s’accorder dans le choix d’un nouveau maître, et ne sachant point vivre libres, sont peu empressés de prendre les armes ; en sorte que le conquérant peut sans difficulté ou les gagner ou s’assurer d’eux. Dans les républiques, au contraire, il existe un principe de vie bien plus actif, une haine bien plus profonde, un désir de vengeance bien plus ardent, qui ne laisse ni ne peut laisser un moment en repos le souvenir de l’antique liberté : il ne reste alors au conquérant d’autre parti que de détruire ces États ou de venir les habiter.

    Nicolas Machiavel, 1532

    http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Prince/Chapitre_5

    Alors que le débat se situe de savoir s’il faut mettre en Grèce un « mécanisme de surveillance de l’application [des économies] » ce qui revient à résider à l’endroit de la conquète afin de s’assurer que le tribut soit payé tout en détruisant une partie du pays par la vente forcé des infrastructures et la fin des mécanismes sociaux.
    Bref, est ce que Machiavel aura raison et que l’aspiration à la liberté prendra le dessus ?

    1. Machiavel a raison. Mais pour le comprendre, il faut rappeler que l’on est plus « libre » dans un état de droit (où règne la justice) que dans l’état de nature où l’on ne répond qu’à soi-même. La liberté n’est pas l’absence de contrainte mais la plus grande pluralité d’options et nous sommes d’autant plus libre que nous avons plus de choix. La liberté c’est la « désaliénation ».
      En restant dans l’Europe, malgré les énormes sacrifices demandés, les Grecs considèrent qu’ils seront plus libres que dans la jungle qui leur est promise en y sortant. C’est à eux de voir, nous n’en savons rien !

      1. Précision, concision, pédagogie (prise en compte de l’interlocuteur potentiel), recul sur les choses, absence de dogmatisme qui n’exclut pas un point de vue politique, concession admise de nos limites de compréhension.

        Au plaisir de vous lire à nouveau, Pol…

        Delphin

      2. Un peuple, des citoyens libres ? en payant des dettes issues de la corruption et de la gestion clientéliste des partis traditionnels ?? A des institutions non démocratiquement élues ? Prenant leurs ordres dans les temples de l’utralibéralisme mondialisé ? En regardant ses enfants manger à la soupe populaire ? Je serais curieux de voir ça.
        Merci pour cet extrait du Prince.
        SI j’étais Grec (je ne suis pas Grec donc ça ne vaut pas, mais bon), je réunirais une assemblée constituante avec les forces vives du pays, en écartant les politiques qui ont failli jusqu’ici, elle créerait une nouvelle Constitution, incluant des règles de bonne gouvernance. Puis négociation et moratoire sur la dette, un audit approfondi et répudiation d’une partie de celle-ci. Le temps de se reconstruire.
        Ca, ce serait une leçon pour l’Europe… Mais ça n’arrivera pas, avec leur chantage à la misère, l’énergie, l’exclusion des marchés etc..

        Et puis, reporter les élections ? Ca suffit non ? Déni de démocratie, combien de fois encore ? Pour qui ils se prennent ? ..
        Tout ça va leur péter à la g… S’ils travaillent sans le peuple, cette humiliation va tourner au règlement de compte. Et elle aura bonne mine l’Europe, avec l’Allemagne à sa tête, traitant 10 millions d’européens comme des chiens. Petit retour atavique en arrière ? Il y aura bien quelques gens intelligents partout dans le monde pour leur rappeler les manipulations de comptes acceptées lors de l’entrée en Europe, leurs vente d’équipements militaires et autres contrats juteux aux élites Grecques…Trop facile..
        10.000.000 de miséreux aux portes de l’Europe ? avec une force de maintien de l’ordre extérieure ? Sans chercher les responsables, sans conséquences ?? A d’autres, hein..
        De toute façon, les 14,5 milliards seront payés le 20 mars, pour gagner encore quelques mois.. Et puis c’est de l’argent qui n’existe (presque) pas, alors pourquoi se gêner… (ou qui n’existera plus bientôt:)).. C’est juste du papier ou un jeu d’écriture. Ca vaut des morts et de la misère ? Pfff, il faut vraiment être anglo-saxon avide ou allemand psychorigide pour se pourrir la vie, et celles des autres, de cette façon… Il n’y a vraiment pas d’autres solutions ? Quelle bêtise..
        Animal supérieur, hein ? On se demande bien en quoi… En stupidité et en prédation suicidaire surtout..

      3. Les Grecs resteront dans l’Union Européenne, mais feront faillite, sortiront de la zone euro, dégageront la Troïka, émettront une nouvelle monnaie, et la dévalueront autant qu’il faudra.
        Questions que je me pose : conséquences pour les économies européenne et mondiale ? Est-ce que cela vaut mieux pour le peuple grec ?

      4. Comme l’Europe c’est du pipeau, le calcul sera vite fait…
        Par exemple la Califorlie comme la Gréce est en faillite, comme 50% des états US….
        Et oui, en n’en fait pas la pub en Europe!!!
        Et bien la Californie restera aux USA….
        Les USA et l’Europe faut arreter de fantasmer, ce n’est pas du tout la meme chose…
        Un jour on avait donné à lire à Wall-Street le « TCE »…
        Eh bien les ricains ça les faisait rigoler!
        -Ici, jamais de la vie on voterait un truc pareil!

        Cela m’avais marqué….

  13. pas d’élections en grêce vous dites
    et en france y en aura-t-il !!!!
    d’autant plus que d’après les pronostics on va vers un gouvernement de gauche
    et une france a gauche au milieu d’une europe de banquiers ça fait tâche
    certainement pour ça que hollande est parti rassurer les anglais …..
    mais va surement y avoir un coup de trafalgar (comme on dit) d’ici là !!!!1

    1. d’après les pronostics on va vers un gouvernement de gauche

      Vous voulez dire vers un gouvernement social-démocrate censé être de gauche mais qui fera une politique ultralibérale quand même 😉

    2. Comme dit Frédéric Lordon, en avril, ça devrait se jouer entre le candidat de droite et le candidat dit socialiste. Autant dire que c’est le même qui remplacera le même, quoiqu’il arrive.

  14. Additionnons dette interentreprises 1600 dette état 1600 dette banque 6500 actif des ménages 3500.
    Evidence aucun changement possible sans transfert.
    Les dettes tiennent le monde en équilibre.
    Changer ne peut qu’être à la marge sauf révolution.

  15. Où ont-ils la tête ? Ils sont en train de se prendre les pieds dans le tapis alors que la solution est toute à leur portée !

    Après avoir été envisagé de faire repousser la date des prochaines élections prévues en avril, le bloc formé par les représentants de l’Allemagne, des Pays-Bas et de la Finlande cherchent à élargir le cercle des partis auxquels ils demandent de formellement s’engager à respecter le plan.

    Mais il y a bien plus simple encore: pourquoi ne pas demander aux électeurs grecs de respecter des consignes de vote impératives en faveur de Nouvelle Démocratie et de s’y engager par écrit, un par un ?

    1. Cher François, il y a bien plus efficace encore: aligner les bas salaires dans le monde entier à 1 euro/mois, afin que la Compétition Economique puisse enfin récompenser les plus Méritants qui auront à coeur de Travailler Plus de façon à ce que Tout redémarre enfin sur un Bon Pied et que la Croissance prenne enfin son Envol Définitif.
      Bien entendu, il faudra d’abord supprimer les pensions, car l’Egalité de traitement face à la crise doit donner à chacun une Chance de Rebondir.

      1. Suppression ou du moins baisse des pensions : on y va pas à pas. En Allemagne, les pensions ont fort baissé, et les retraités ont des boulots d’appoint à 400€ / mois pour pouvoir vivre. Il est beau, le modèle allemand !

    2. Ils l’ont dans l’os, François. Il va falloir payer sans garantie politique. Papandréou a bien joué le coup. Si ça marche comme prévu, chapeau.

      1. Ou alors, ils sont réellement convaincus que le système financier est capable d’encaisser le défaut de paiement « franc » et ils vont tenter le coup, en considérant que cela coûtera moins cher que de combler le trou tous les six mois…

    3. Comme si les partis pouvaient être les représentants du peuple !
      Chère Démocratie, tu disparais dans le brouillard !

    4. Des plans et des plans sur la comète,

      C’est comme tous ces gens compliqués qui n’aiment pas les solutions trop simples, alors les pauvres estropiés des industries de croissance se tracassent continuellement la tête pour pouvoir survivre, c’est le grand chacun pour soi, chacun ne regardant même plus l’autre en société. Et si les premières choses d’aujourd’hui à l’image ne valeront pas plus clopettes demain, putain ils auront bonne mine entre-eux.

      Il y a aussi bien plus compliqué; vouloir suivre les gens et les premières personnes du monde qui s’évertuent tout le temps entre-elles à compliquer et conditionner davantage la vie des êtres, putain mais qu’est-ce que nous apprenons dans les premières écoles politiques du monde.

      Moi en tous cas j’aurais de plus en plus de mal à m’y conformer de la tête aux pieds à leur plan, n’est-ce pas plutôt une autre forme de planisme graduellement imposé aux peuples, aux cultures, puis aussi aux petits hommes verts. Si encore la chose était présentée avec plus de douceur et de délicatesse, ça ferait déjà moins mal à l’endroit que vous pensez le plus dans l’instant.

      Mais non on préfère continuellement imposer nos premières idées de la sorte dans l’histoire humaine, pourquoi tant de sadomasochisme économique supplémentaire parmi les peuples, serait-ce jamais assez ? Pourquoi la seule pensée économique devrait-elle constamment s’imposer partout, si ça trouve elle n’apporte pas plus une meilleure santé moins coûteuse au monde. Tout ceci et cela ne repose-t-il pas avant tout que sur une plus grande peur de tout perdre dans les caisses, les coffres, et les premiers greniers de la terre.

      Il est vrai que mon propos pourrait paraître trop simple et un peu éloigné des premières préoccupations des gens, et pourtant plus les êtres deviennent puissants et dominants en société, c’est-à dire plus ils possédent de choses, des actions, des chaînes, des radios, des journeaux, des moyens, des personnes, des pays, et plus hélas ils retardent et rétrécissent graduellement dans leur propre plan premier l’évolution du genre humain vers autre chose, c’est-à-dire des valeurs un peu moins identificatoires et nivelatoires tout le temps dans les sociétés.

      Comme si la plupart auraient souvent buté là-dessus, à vrai dire les plus grands conversatismes de l’histoire reposent principalement sur de plus grandes peurs de tout perdre. Un pays trop fort n’en fait pas moins le mal culturel des pays voisins. C’est pourquoi plus le monde en devient partout identique et plus cela ne convainc plus guère personne. N’avez-vous jamais un peu constaté cela dans votre propre existence, à vrai dire plus nous rechercherons à montrer les muscles, à élargir le cercle de nos intérêts les plus formels, et moins nous nous rendons peut-être en mesure de mieux voir le mal et le tort que nous causons aux êtres. Tous ces premiers devoirs terrestres qui n’amènent pas toujours automatiquement le bien en retour.

      Comme si les premiers de ce monde préféraient davantage abandonner la position de vivre un peu plus auprès de ceux beaucoup moins favorisés par la vie. Si seulement tout cela pouvait apporter un meilleur parfum dans le métro, ou dans certains jardins privés de plus en plus laissés à l’abandon, et plus paradoxalement les choses deviennent de plus en plus conditionnelles et moins libres dans les premières sociétés humaines.

    5. « Mais il y a bien plus simple encore: pourquoi ne pas demander aux électeurs grecs de respecter des consignes de vote impératives en faveur de Nouvelle Démocratie et de s’y engager par écrit, un par un ? »

      Une autre solution est d’installer dans les bureaux de vote des urnes qui dont il sortira le résultat qui convient.

    6. Une autre conception de la démocratie, la lettre d’allégeance d’Antonis Samaras à Mario Draghi. Si le terme florentin n’existait pas il faudrait le rebaptiser athénien.

      http://www.scribd.com/doc/81692002/Antonis-Samaras-letter

      Therefore, as my previous letter underlines, policy modifications might be required to guarantee the full Program’s implementation. And,once again, we intend to bring these issues to discussion along with viable policy alternatives, strictly within the framework outlined by the Program, so that the achievement of its objectives will not be put at risk.

      Une chose est sûre, il veut gagner les élections et un petit coup de pouce de la Troïka ne serait pas de trop, pour le reste on improvisera.

  16. Referendum nominatif, avec déchéance de citoyenneté et accès au statut d’esclave pour ceux qui auront voté non.
    Bravo François.

    Exemple à méditer pour les prochaines élections françaises.

  17. http://leblogalupus.com/2012/02/15/les-clefs-pour-comprendre-lausterite-la-meilleure-et-la-pire-des-choses-par-bruno-bertez/

    L’austérité actuelle est un moyen détourné de faire payer aux citoyens l’accumulation des erreurs, des malhonnêtetés, des veuleries des banques, de leurs prêteurs obligataires, des gouvernements qui ont profité de la dérive financière, des banques centrales qui l’ont permise, c’est cela l’austérité actuelle . Et c’est pour cela qu’il faut la refuser.

    D’autres solutions sont possibles comme la restructuration des dettes, la transformation en capital des dettes obligataires des banques, la conversion des dettes courtes en longues et bien sûr la taxation de l’enrichissement abusif et malsain accumulé pendant la dérive financière. C’est alors, seulement alors quand on aura fait cela que l’on pourra prendre les autres mesures qui s’imposent à l’évidence, comme la remise à un niveau supportable du welfare state, le rabotage du gaspillage et de la gabegie de l’état et de son administration, la mise à plat équitable des systèmes de retraites.
    On pourra le faire car on sera légitime moralement et il faudra, dans un tel cadre tenir bon avoir du courage.

    De même au lieu de profiter de la situation pour imposer de façon autoritaire une évolution non démocratique de l’Europe, il faudra formuler les choix possibles, les éclairer…

    BRUNO BERTEZ Le 14 Février 2012

    1. L’austérité actuelle est un moyen détourné de faire payer aux citoyens l’accumulation des erreurs, des malhonnêtetés, des veuleries des banques, de leurs prêteurs obligataires, des gouvernements qui ont profité de la dérive financière, des banques centrales qui l’ont permise, c’est cela l’austérité actuelle . Et c’est pour cela qu’il faut la refuser.

      Oui c’est le grand rideau de fumée, comme autre chose dans le premier signe visible.

      Car sans guère plus d’éthique chez les premiers dirigeants privés de la planète l’austérité première dans le public ne mènera à rien. Je sais bien que c’est une grande famile les gens de la haute finance mondiale, et que l’intérêt prédomine partout dans la plupart des relations commerciales et autres de notre temps, mais tout de même en quoi la mafia Italienne ou Sicilienne serait-elle plus différente ?

      Pourtant la vie m’enseigne que nous mourrons sans cesse aux choses trop illusoires qui nous entourent, à constater que c’est bien plus les petites gens qui recherchent le plus à se réveiller et à sortir au plus tôt de toutes ces fausses valeurs de vie trompeuses à l’image. Pourquoi les premiers dirigeants de la planète recherchent-ils constamment à y laisser leur Ame, leur Humanité. Pourquoi ne disent-ils pas plutôt à chaque grande élection politique et cela dans les premières chaînes officielles, que plus les êtres espèrent gagner le monde, les richesses, les premières places, et plus ils perdent en réalité leur Ame et leur intégrité dans le tout esclavage de plus au rabais dans les sociétés.

      Pourquoi empêchons-nous les petites gens de développer de meilleures valeurs de vie en eux ? Pourquoi la plupart de toutes nos élites contemporaines recherchent-elles à pousser davantage les êtres au mécontentement, avec toujours ce même goût de la compétition du jugement de l’homme sur l’homme et cela strictement partout. Mais pourquoi en poussent-ils autant vers la grande perdition ? Ah si seulement pour leur faire plaisir la plupart de mes congénères ne recherchaient même plus à devenir plus humains. Veux-tu que je dise dédé ce qui provoque à chaque fois les plus grands conflits et déchirements entre les êtres et les peuples ? Oui pour en avoir toujours plus on ne jugera et blâmera jamais assez le genre humain dans les premières sociétés commerciales de l’histoire !

      Le politique mondial qui croit sans cesse rendre les gens meilleurs et plus droits en voulant absolument mettre en place une plus grande austérité mondiale, se met en fait grandement le doigt dans l’oeil, quand bien même avec bien plus de paires de bottes et de prix nobels à leurs cotés. Tu parles d’un monde.

      Comme tout cela se révèlera bien éphémère et illusoir à l’approche d’une autre tragédie, si ça se trouve à la prochaine et en l’espace de quelques secondes nous ne serons même plus là. Et tout ce qu’aura pu écrire le Jérémie n’aura finalement servi à rien, pardon petite fille.

  18. Je pense qu’une des clés pour comprendre ce jusqu’au boutisme des créanciers, c’est qu’ils n’ont pas l’argent pour faire face aux pertes consenties dans le cadre du plan de restructuration. La stratégie est en fait toujours la même : gagner du temps en espérant éviter la guillotine.
    « Encore une minute monsieur le bourreau »

  19. Jeudi 16 février 2012 :

    Coup de semonce de Moody’s sur 114 banques européennes.

    L’agence de notation Moody’s a annoncé jeudi qu’elle envisageait d’abaisser à court terme les notes de 114 banques européennes, dont celles des géants du secteur, en raison de la crise dans la zone euro et de la baisse de la note de plusieurs Etats du Vieux continent.

    Pour justifier sa décision, Moody’s cite « un environnement opérationnel très difficile en Europe », « l’affaiblissement de la solvabilité des dettes souveraines », et « les difficultés sur les marchés financiers ».

    http://www.boursorama.com/actualites/coup-de-semonce-de-moody-s-sur-114-banques-europeennes-300cffe0ebdf3a2bf589c60713e29246

  20. Pourrait-on nous rapeller à combien s’élevait la dette au début de la crise grecque? Combien cela aurait coûté à l’Europe de la renflouer tout de suite ? Combien nous avons vainement dépensé depuis ? En bref, combien nous coûtent les atermoiement de Frau Merkel et Herr Blabla?

    1. Dette publique en euros :

      -2008 : 263.131 millions d’euros (source eurostat)
      -2009 : 299.537 millions d’euros (source eurostat)
      -2010 : 329.351 millions d’euros (source eurostat)

      Dette publique en pourcentage du PIB :

      -2008 : 113 % (source eurostat)
      -2009 : 129,3% (source eurostat)
      -2010 : 144,9 % (source eurostat)

      Pour 2011, environ 360 milliards d’euros et 160 % du PIB

      Concernant les plans d’aide successifs, j’ai les chiffres suivants (on me corrigera si je me trompe) :

      – 2010 : 110 milliards d’euros
      – 2012 : on parle de 160 milliards d’aides (moins 30 milliards qui sont en fait destinés aux créanciers impliqués dans le PSI), plus la réduction de la dette par le PSI (à l’origine 100 milliards d’euros) : 230 milliards.

      Attention qu’on parle d’aide, mais qu’en réalité, hormis les abandons de créance par le secteur privé et éventuellement par la BCE (pas encore décidé, pour ce que j’en ai compris), cette « aide » consiste uniquement à se substituer aux marchés pour prêter à la Grèce.

      En terme de remises de dettes, on parle uniquement de ramener la dette de 160 à 120 % du PIB (ce qui représenterait 144 milliards d’euros), et on n’y arrivera pas (on parle maintenant de la ramener à seulement 125 % (126 milliards d’euros de ristourne).

    2. Tous ces atermoiements sont finalement très utiles : dans l’intervalle entre le début de la crise et la future faillite de la Grèce, certains s’en sont mis plein les poches.
      Qui me direz-vous ?
      Eh bien toujours les mêmes : les banques et autres hedge funds spéculateurs. Ceux qui étaient là au début sont les grands gagnants, ceux qui étaient là à la fin se mordront les doigts. Le raisonnement est pour les bons du trésor. Pour les CDS c’est l’inverse. Tel est le jeu du casino lorsqu’on attaque un pays avec des taux usuriers, quand aux autres tables de jeu il n’y a plus grand chose à gagner.
      Et qui finance ce jeu de mise à mort ?
      Je, tu, nous, vous. Pourtant nous n’avons rien demandé.
      Oui. La Grèce n’est qu’un malheureux intermédiaire manipulé, et dans le même temps, je, tu, nous, vous, représentés naïvement par le FMI et la BCE, donnons à la Grèce, qui donne ensuite aux banques. A la fin, la Grèce a beaucoup perdu en se saignant vainement, les banques ont variablement gagné, et je-tu-nous-vous avons perdu.
      Un holp-up opportuniste avec sa part d’aléatoire déguisé en intervention de secours. Du grand art.

  21. Je suis plus choqué par la légèreté de nos dirigeants européens, tant dans l’admission de la Grèce dans l’espace € , que par leur indécision quant à la gestion de la grosse bêtise qu’ils ont faite.

    1. Le problème n’est pas d’avoir admis la Grèce dans la zone euro… Retirez la Grèce, et vous aurez des problèmes similaires avec le Portugal, l’Espagne ou l’Italie !

    1. Les banques ont revendu leurs obligations grecques a la BCE durant les derniers mois. La BCE va refiler ces obligations au FESF. Le Grece va tres surement faire defaut dans un mois. Le FESF va amortir ca pour limiter l’impact sur l’economie. Donc tout va bien. Sauf qu’une fois encore, ca va etre la privatisation des benefices et la mutualisation des pertes. Quand les gens vont-ils se reveiller ?!

  22. voila : j ‘ ai une petite question :

    comment se fait – il que la température extérieure soit passée de -10 degrés Celsius
    maximum à +10 degrés Celsius minimum en moins de quatre jours en passant par un gros coup chaud en Gréce , qui marquait la fin du  » pas chaud facho  » sus-dit , ceci en pleine période hivernale ?

    1. C’est vraiment fascinant ! Ma théorie du candidat-kamikaze se confirme d’heure en heure !

      La reprise du slogan de VGE en 1981 ! La métaphore du capitaine du navire qui chavire ! Et maintenant la mer Egée…

      Le calme avant la tempête…

    2. Cher Ardéchoix, Cher François,
      Hors sujet, oui, mais pas trop, permettez-moi alors un mot. Je note, non sans déplaisir que le ton de ces conversations est, en quelques semaines, passé du propos technique à un traitement plus culturel, voir romantique des sujets. Devrions nous comprendre que le philosophe va (enfin) avoir barre sur les techniciens de dossiers ? La communauté de ces derniers semble, pour partie responsable de la situation et en totalité impuissante devant le vent de l’Histoire. Nous devons bien admettre que nous devisons et de plus en plus, tournons en rond, dans l’attente de nous ne savons pas quoi. Ceci étant et pour en revenir à votre hors sujet, comment avoir la naïveté de penser qu’un homme politique, dit de Gauche, ne trahira pas le peuple, le sortant, dit de Droite, ne pouvant que continuer à le faire s’il est réélu? Deux laquais,liges,aux ordres, en vérité, feront mine de s’infliger des horions alors que les ficelles seront tirées par des lobbys, des communautés d’ordinateurs et autres entités aussi impersonnelles qu’omnipotentes, agences, bourses, logiciels automatiques.

      J’hésite à prôner une détestable incivilité, mais demandons-nous si une abstention massive ne serait pas, pour une seule fois, l’outil idoine pour bloquer un mécanisme vicié, politique du refus par le néant, dénonçant le manque d’indépendance de nos deux histrions du second tour et la défiance du corps électoral à l’égard de de la communauté politique. Comment l’élu pourrait-il de ce fait, revendiquer une quelconque légitimité? Des gens nouveaux qui sont à ce jour restés dans l’anonymat pourront se dévoiler et refonder le mécanisme, comme ce fut le cas autrefois, aux périodes sombres de notre histoire. Ceux-là risquaient leur vie et non pas quelques pertes virtuelles en bourse.

      Seraient écartés les professionnels du mandat électif au profit de personnes issues de la société civile, probes et compétentes de par leur expérience. Certains pays nordiques nous montrent des gouvernants dont les charges, privilèges et prébendes sont modestes, garantissant que leur présence aux leviers de commande est due à leur dévouement à leurs concitoyens et à leur pays.

      1. @ Frater Augustus
        J’hésite à prôner une détestable incivilité, mais demandons-nous si une abstention massive ne serait pas, pour une seule fois, l’outil
        Pour ma part je le crois, mais si l’on peut dire elle existe déjà , je crois qu’il faut oublier le haut de la pyramide et essayer dans son périmètre propre .Pour ma part voilà 25 ans que j’y travaille ,en évitant avec soin d éloigner tout politique de mes actions , eh ben cela marche pas trop mal .
        Bien à vous

  23. Bon, les manifs en Grèce, ça suffit hein !!
    Une modification de la législation sur les rassemblements en lieux publics, qui a priori ne concerneraient pas les 2 grandes centrales syndicales, GESEE (secteur privé) et ADEDY (public), prévoyant que
    – quiconque veut désormais manifester dans le centre d’Athènes devra désormais demander par écrit une autorisation de la police ainsi que de la municipalité, cinq jours au moins avant la tenue de la manifestation.
    – quiconque ne peut assurer l’ordre et la sécurité de la manifestation qu’il organise est tenu de coopérer avec la police et de requérir d’elle, contre rémunération, des mesures de garde supplémentaires. A défaut de quoi, en cas de dégâts sur des biens publics ou privés, l’organisateur de la manifestation assume intégralement l’obligation d’indemnisation. Dans le cas où l’organisateur aura requis de la police qu’elle adopte des mesures supplémentaires, l’obligation d’indemnisation sera à la charge des autorités policières.
    – toutes les manifestations, à l’exception de celles organisées par la GSEE et l’ADEDY lors de grèves panhelléniques, de la manifestation de célébration de l’anniversaire des événements de Polytechnique et du 1er mai sont tenues de n’occuper qu’une voie de circulation. Dans le cas contraire, les manifestations ne seront pas autorisées. (source: kathimerini; en fait, c’est le même communiqué de presse qu’on retrouve partout, sans commentaire).

    A noter: les « grandes centrales » syndicales, ADEDY et GSEE, risquent d’avoir, à l’avenir, quelques difficultés à organiser de grands rassemblements: le mémorandum amène avec lui une réforme du mode de financement de ces organismes, prévoyant qu’ils n’auront plus droit à aucune subvention. AH…..

    participaient à la réunion:

    Th. Pangalos, vice président du Gouvt,

    Tassos Yanitsis, Ministre de l’Intérieur

    Yorgos Papaconstantinou, M. de l’Environnement, de l’Energie et du Changement Climatique,

    Makis Voridis*, M. des Infrastructures, Transports et Réseaux,

    Miltiadis Papaïoannou, M. de la Justice,

    Christos Papoutsis, M. de la Protection du Citoyen (un titre comme ça, ça ne s’invente pas!!!)

    Pavlos Geroulanos, M. de la Culture et du Tourisme,

    Yorgos Stavropoulos, Ministre d’Etat,

    Pantelis Kapsis/**Ministre d’Etat, Porte-Parole du Gouvernement

    Philippos Sahinidis, Secrétaire d’Etat aux Finances,

    Socratis Xynidis, Secrétaire d’Etat au Développement, à la Concurrence et aux transports maritimes

    Yannis Sgouros, Président de la région d’Attique et
    Nana Spyropoulou, suppléante du Maire d’Athènes et adjointe au maire aux Services Techniques.

    *du LAOS, il a déposé sa démission après avoir voté « oui » au mémorandum, contre la ligne du parti, mais celle-ci n’a pas été acceptée

    ** dont le frère est l’un des grands noms de la chaîne de télé MEGA qui analyse très objectivement bien entendu, tous les soirs à 20h, ce qui se passe en Grèce et ailleurs…

      1. Le symbole est assez « frappant ». Manolis Glezos est un homme politique membre de la SYRIZA et un écrivain grec né le 9 septembre 1922 dans le village d’Apiranthos sur l’île deNaxos. Il est particulièrement connu pour sa participation dans la résistance contre l’occupation allemande en Grèce pendant la Seconde Guerre mondiale.

        En 1939, alors qu’il est toujours lycéen, Glezos participe à la création d’un groupe anti-fasciste luttant contre l’occupation du Dodécanèse par l’Italie et contre la dictature de Ioánnis Metaxás. Lors de l’invasion de la Grèce par l’Italie, il décide de s’engager dans l’armée pour être envoyé sur le front albanais, mais sa demande est repoussée compte tenu de son âge. Pendant l’occupation allemande de la Grèce, il travaille pour la Croix Rouge et la municipalité d’Athènes, et s’engage dans la résistance.

        Le 30 mai 1941, il monte au sommet de l’Acropole en compagnie d’Apóstolos Sántas et dérobe le drapeau nazi qui flotte sur la ville depuis le 27 avril 1941 et l’entrée des Allemands dans Athènes. Ce geste est le premier acte de résistance en Grèce, et probablement un des tout premiers en Europe. Manolis Glezos et Apostolos Santas sont condamnés à mort par contumace par les Nazis. Le 24 mars 1942, il est arrêté par les Allemands et torturé. Il est de nouveau arrêté par les Italiens le 21 avril 1943 et emprisonné pendant trois mois. Le 7 février 1944 il est de nouveau arrêté par des Grecs collaborateurs et passe sept mois en demi en prison avant de s’évader le 21 septembre de la même année.

        Le 5 mars 2010, lors d’une manifestation pour protester contre le plan de rigueur destiné à réduire la dette de la Grèce, Manolis Glezos a été victime de tir de gaz lacrymogènes sous le regard de nombreux appareils photos. Il a dû être transféré à l’hôpital mais ses jours ne sont pas en danger. Cet évènement a pris place lors des conflits avec la police qui se déroulaient pendant la manifestation. Il a été relaté à de nombreuses reprises par les manifestants qui ont mis en avant la figure historique de Manolis Glezos comme symbole de la répression et de l’injustice policière.

        Le 12 février 2012, lors d’une grande manifestation populaire de plus de 200’000 personnes sur la Place Santagma, devant le Parlement, pour protester contre l’adoption du plan d’austérité imposé par l’Union Européenne, il a essayé avec le compositeur Mikis Theodorakis de pénéter dans le Parlement, mais il en a été empêché avec la force par la police.

  24. http://www.zerohedge.com/news/lehman-20-imminent-warns-john-taylor

    « As the bank appetite for Eurozone sovereign paper will be decimated, austerity will probably follow shortly, followed by deflation and uncontrollable money creation. The European recession should be one for the record books.  »

    Comme quoi je ne suis pas le seul à n’envisager qu’avec prudence l’hypothèse de l’inflation.

    Autre chose, j’envisage par contre une accélération de la crise : Le 5è acte, même s’il est long chez Tristan risque d’être court en économie…. facteur humain ou « esprits animaux » mis à part.

    La fin d’une crise, je me demande si ce n’est pas une chute, et une chute s’accélère selon la loi de la gravitation, c’est à dire que le système ayant moins de réserves aussi et les facteurs de récessions étant les mêmes…

    Mon hypothèse est donc une aggravation rapide de la Crise, autrement dit Leap 2020 sont encore trop optimistes.

    1. Ca fait un bail que Leap 2020 raconte n’importe quoi . En particulier je me souviens de l’apocalypse financière qui devait arriver fin 2011 sur les Muni bonds aux US , on attend toujours .
      Pour le reste , c’est pareil … Tout va bien en Europe ….

      1. Je suis fasciné par Vertigo, la Chute. Dans La chute de Camus il s’agit d’un drame individuel, Il est appelé individuellement par le cri d’une personne. Comme on est loin d’aujourd’hui avec des pays entiers qui sombrent !

        Dans Vertigo, évidemment je vois tout ce que Chris Marker a pillé et d’autres…. La structure du vertige, la spirale, tourne, comme d’autres éléments du film… mais est-ce que le film présente une structure cyclique ? Dans la mesure où elle ou son image est morte au début, et à la fin aussi. Cycles, vertiges, désir, chevelure…

        Le souvenir comme réactualisation, – à la recherche du thon perdu, comme dit Bridget Jones.

        Le désir est cyclique, l’érotisme, actuellement le temps n’est pas cyclique, cf. Mélancholia, la crise qui ne permettra pas de continuer, le mur. Bref

  25. Il faut se débarraser des élites grecques qui ont spolié leur peuple, d’ailleurs tout le monde s’en méfie, mais aussi des hypocrites européens qui tolèrent la fuite des capitaux grecs vers les banques européennes surtout anglaises et vers la Suisse. Si comme condition au prêt, on bloquait la fuite des caopitaux hors de la Grèce et on obligait tous les capitaux en fuite à retourner en Grèce ?

    1. Quand la BCE projette de refiler en 2012 2000 milliards d’euros en compensation d’actifs pourris issu des stocks des banques « en bonne santé », à ces memes banques too big too fail »…
      Avec des « crédits illimités » à 1%% avec promesses de baisser à 0,25%…
      On hallucine….

      On peut se demander si cette histoire de grec ce n’est pas une histoire de fous…
      Un gag pour amuser la galerie, pour distraire le populo, pour scandaliser le couillon….

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