L'actualité de la crise : LES BANQUES AU PAYS DES SOVIETS, par François Leclerc

Billet invité

Quelle surprise ! c’est hors de la lumière des projecteurs que va se réaliser l’examen du dossier du renforcement des fonds propres des banques européennes. Après analyse banque par banque, l’EBA (European banking authority), leur régulateur, avait fixé leurs besoins à 114,7 milliards d’euros, avec obligation d’y répondre d’ici à la fin juin 2012. Étape intermédiaire, les trente banques concernées devaient au 27 janvier présenter leurs plans de recapitalisation. C’est maintenant chose faite.

Démentant immédiatement comme « fausses et trompeuses » des informations publiées par le Financial Times, selon lesquelles « presque la moitié des mesures figurant dans ces plans ne semblent pas crédibles », l’EBA s’est au contraire déclarée « impressionnée par la volonté des banques de prendre les mesures appropriées », annonçant qu’elle s’exprimerait après la rencontre du conseil de ses superviseurs, les 8 et 9 février. Sous la forme probable d’une évaluation globale, et non pas banque par banque, des plans qui lui ont été soumis.

(illustration par Sébastien Marcy)

L’une des sources – non identifiée – du quotidien britannique a détaillé deux des méthodes favorites utilisées pour artificiellement gonfler les fonds propres des banques : améliorer la valorisation de leurs actifs à risque en la recalculant, surestimer les ventes à venir d’actifs peu attractifs.

Une fois de plus, l’EBA est au nœud des contradictions européennes. D’un côté, elle est la gardienne du temple et doit remplir à ce titre sa mission, de l’autre, elle est soumise aux intenses pressions des gouvernements qui craignent que des besoins de renforcement des fonds propres trop importants nuisent à l’activité de crédit des banques (ainsi qu’aux ratios de rentabilité de celles-ci, doit-on ajouter pour ne rien oublier). Sous la pression des régulateurs nationaux – en particulier des Allemands, Espagnols et des Italiens – ainsi que de la BCE, l’EBA se prépare une nouvelle fois à composer, agissant ainsi dans la lignée de ses stress tests complaisants.

En réalité, c’est le refus d’envisager la restructuration de la dette des banques qui est derrière cette attitude, avec pour conséquences l’intervention de la BCE que l’on connaît et son exposition grandissante, telle une « bad bank », aux actifs acceptés des banques à titre de collatéral. Qu’elles soient privées ou publiques, les dettes doivent être à tout prix honorées ! Le désendettement doit donc emprunter un autre chemin, on voit lequel en Grèce où les manifestations d’aujourd’hui se déroulent sous une banderole proclamant « ça suffit, on n’en peut plus ! ». Forcé et contraint, le système financier accepte de maigrir, à condition de ne pas en subir les conséquences.

Le cas de l’Espagne est exemplaire de ces tours de passe-passe, si l’on regarde de plus près le plan d’assainissement des banques présenté par Luis de Guindos, le ministre de l’économie. Il s’appuie d’abord sur des données de la Banque d’Espagne datant de juin dernier pour calculer les dépréciations que les banques vont devoir opérer sur leurs actifs immobiliers. Les unes après les autres, les banques espagnoles égrènent ce matin le montant des nouvelles dépréciations qu’elles vont inscrire dans leurs livres (pour l’instant 6 milliards d’euros sur les 50 demandés), dans le cadre d’une opération vérité douteuse présentée comme un assainissement « une fois pour toutes ». On connait la chanson.

Le plan brouille ensuite les cartes en lançant une chasse au trésor au prétexte de restructuration du système bancaire. Celle-ci va être l’occasion de déployer les plus ingénieuses ressources comptables afin de mieux présenter à l’arrivée les bilans toilettés d’un système concentré. L’Espagne se prépare à être l’exemple le plus abouti d’une intense concentration de son système bancaire au profit de mégabanques qui doivent leurs résultats actuels à leurs activités latino-américaines.

Enfin, il permet de gagner du temps, ce capital le plus précieux quand on est coincé, et de faire appel aux investisseurs au nom de ce paysage pacifié, en leur proposant des obligations convertibles contingentes (CoCos) ; ceci bien que le sort de ces titres de dette hybrides reste incertain, toujours entre les mains du Comité de Bâle et de l’EBA qui n’ont pas clairement statué à propos de leur éligibilité aux fonds propres durs.

Si l’on se tourne du côté italien, les établissements bancaires y multiplient les opérations de rachat de leur dette afin de renforcer leur ratio de fonds propres. Utilisant les fonds de la BCE et mettant à profit un opportun assouplissement réglementaire de la Banque d’Italie, ils rachètent sur le marché des titres de dette qui ne seront plus reconnus au titre des fonds propres dès 2013. Diminuant leur endettement, ils améliorent ainsi leur ratio à fonds propres identiques, tout en réalisant des plus-values en raison des conditions de marché.

Au pays des soviets, les façades étaient trompeuses.

74 réponses sur “L'actualité de la crise : LES BANQUES AU PAYS DES SOVIETS, par François Leclerc”

      1. Tiens, c’est vrai ça, M LECLERC, il me prend parfois le réflexe de publier un de vos articles à vous, à Paul, ou d’autres, sur ma page Facebook. Faut-il à chaque fois demander et attendre l’autorisation ? Faut-il mentionner où l’on re-publie l’article? Bref, quelle est la bonne pratique svp ?

      2. alors à transmettre à toutes les capitaineries des ministères des finances ! Ne craignez-vous pas un procès de type stalinien ? 🙁

  1. en Grèce où les manifestations d’aujourd’hui se déroulent sous une banderole proclamant « ça suffit, on n’en peut plus ! »

    Auquel je rajoute un slogan vu chez indignad@s en espagne:

    On ne peut à la fois serrer sa ceinture et baisser son pantalon

  2. Les « cachoteries » dans les comptes d’entreprises n’est ni neuve ni réservées aux banques (Enron en était un très bel exemple). Il est vrai que les banques ont fait très fort depuis quelques années. En Belgique et France on étudie pour l’instant les raison de la débâcle Dexia. Une des raison qui rend difficile son analyse est cette opacité. Encore récemment le CEO de Dexia (Mr Mariani) a été auditionne par la commission « Dexia » du parlement belge. Une des défenses pour justifier de ses choix de « management » est de mentionner le « cout » d’autres décisions. Chaque exemple utilise le même « truc »: comparer un chiffre comptable avec une réalité économique; chaque foi cela revient a peu près a dire: si on avait changé quelque chose il aurait fallu acter dans la comptabilité les pertes déjà réalisées économiquement (mais pas encore actées dans les comptes). La présidente de la commission le lui avait fait remarquer, mais le truc est toujours utilisé. (Mon analyse de son audition: http://citoyennaif.blogspot.com/2012/01/commission-dexia-audition-de-mr-mariani.html). Un des premiers changement fait chez Dexia a l’arrivée de Mr Mariani en 2008 a été de … re-classifier la définition comptable de 98 milliards dans le bilan. Pas de changement de stratégie pour ces 98 milliards mais un changement de nom pour ne plus déclarer les réserves AFS (Available For Sale; pertes latentes).

    Les régulateurs ne sont pas tout blanc dans l’histoire. Ils semblent se limiter aux chiffres comptables et ne pas faire d’analyse en profondeur des chiffres utilisés pour satisfaire les règles. Cela faisait partie du « mea culpa » de la FSA anglaise dans son analyse de la chute de RBS. J’avais lu une bonne partie du document de la FSA (500 pages, c’est long) et donné mes impressions sur: http://citoyennaif.blogspot.com/2011/12/bannissement-et-regulateurs.html Mais quelque chose a-t-il vraiment changé de ce coté la? Les régulateurs ont un rôle a jouer pour fournir des chiffres peut-être moins précis mais plus transparent. Est-il réaliste de publier le bilan d’une banque de plusieurs centaines de milliards au centime près? Entre « précisément incorrect » et « approximativement correct » je choisis facilement.

    1. Pour ce qui concerne la Grèce, j’en suis arrivée à la conclusion qu’il ne s’agit plus de « sauvetage » mais bel et bien d’équarrissage. Le but de la Troïka semble être uniquement de siphonner le pays jusqu’au fond, de récupérer tout ce qu’il est possible en matière d’actifs, de liquidités, d’immobilier, d’infrastructures, de terres, etc, puis de rejeter la carcasse vidée et raclée jusqu’à la moëlle hors d’Europe. Avant de passer au suivant ? …

      1. @Agnès
        « équarrissage »…C’est aussi le point de vue de F. Lordon dans le Diplo de décembre 2011, et pas seulement pour la Gréce !
        « De l’inanité des sommets à répétition, voués à reparcourir ‘ad nauseam’ les inextricables contradictions de l’actuelle monnaie unique, jusqu’aux nominations aux plus hauts emplois de technocrates espérés providentiels (Grèce, Portugal, Irlande, Grèce encore, Espagne, et puis France peut-être) substituant les mêmes aux mêmes, la zone euro transpire le désespoir.
        Et commence à puer la mort. Ce n’est l’insurrection qui vient, mais l’équarrissage ! Au fait l’équarrissage de qui ? Le paradoxe de l’époque veut que que ce soit simultanément celui, déjà bien entamé, des populations, mais aussi du néolibéralisme lui-même. Car ce dernier pourrait bien en être à tirer ses dernières cartouches. Plus encore que l’inepte ‘dévaluation interne’, le grand bon en avant fédéral, dernière solution susceptible de tous nous sauver, est juste l’affaire d’une petite demi-décennie-il n’est pas certain que la finance ait le bon goût d’attendre jusque-là.
        Le champ de ruines qui suivra l’enchaînement de défauts souverains et d’écroulements bancaires aura au moins la puissante vertu de la ‘tabula rasa’, et pour tout le monde, libéraux compris. On n’a jamais vu système de domination rendre les armes de lui-même.
        Il faut y mettre de l’énergie, beaucoup d’énergie, que celle-ci vienne de l’onde de choc d’un effondrement systémique ou bien d’un soulèvement interne.
        Que la seconde impulsion accompagne la première, et pour toutes ses incertitudes, ce ne serait peut-être pas si mal : si, du néolibéralisme ou des populations, l’un seulement des deux doit y passer, qu’au moins ce soit lui. »

        L’article complet n’est pas encore disponible en ligne, mais ça ne saurait tarder…
        http://www.monde-diplomatique.fr/2011/12/LORDON/47026

  3. Bonjour à tous
    M. Leclerc,
    Il y eut les moutons enrubannés pour Marie Antoinette ,
    Potemkine avait créé des villages radieux dits « Potemkine » pour la Grande Catherine en visite….
    Nous voilà maintenant avec des Banques Potemkine pour la Troïka!
    Comme disaient les vieux tourangeaux:  » Pour sur, nous f’rons jamais tant rîre qu’y nous font hh’chier! »

    Hors sujet mais Fukushima tout de même:
    1) selon RTL.be, deux journalistes français ont été arrêtés il y a une semaine alors qu’ils tentaient de pénétrer dans l’enceinte de la centrale ( avec des faux badges > risquent 5ans de gnouf)
    2) un billet sur Zero Hedge: daté du 6/02: la température des réacteurs recommencerait de monter sans que l’injection d’eau puisse stopper cette montée.
    (Ce billet est maintenant trouvé en tapant fukushima dans la fenêtre de recherche. Il n’est pas resté longtemps à la une: fausse nouvelle peut être? Mais je pense que c’est à surveiller.)

    Cordialement

  4. L’organisation du défaut est un long calvaire pour la Grèce. Après un ènième plan de rigueur, avec baisse des salaires et grèves générales, l’ordre bancaire attend-il que les Peuples se révoltent pour céder ? Les conditions de défaut risqueraient alors d’être un peu plus radicales. Mais la fascination des élites pour l’Europe ainsi que les pressions du système financier bloquent toute politique alternative à l’austérité généralisée. S’ouvrir, toujours plus et relâcher les contraintes. Même la Gauche s’est gentiment rangée du côté du fédéralisme, dépassement illusoire de la Nation et des réalités nationales. Navrant.
    Voyez cet article : Les Journalistes sont-ils tous de Gauche?

    Merci pour votre article.

  5. Retenons ce mot, et n’oublions pas que, pendant des millénaires, les paysans ont appris qu’il faudra vivre une année avec la récolte d’un seul mois, ce qui implique des calculs, une science véritable. Cette science, on peut se permettre de la détruire, mais à la condition de la remplacer par un autre système de ressources et un autre type d’expérience comptable. Lorsqu’on la bouscule sans rien remplacer, on fabrique ces impasses qu’on a l’indécence d’appeler « pays en voie de développement » – alors que le développement leur est devenu quasi impossible. Germaine Tillion, Il était une fois l’ethnographie, Seuil, p.117

  6. Est ce qu’on pourrait dégager un tendance ou une loi entre concentration des richesses et endettement du secteur privé .Les créanciers seraient ils plus endettés que leurs dèbiteurs?.

  7. Bonjour,

    J’aimerais savoir si j’ai bien compris le passage suivant : « Utilisant les fonds de la BCE et mettant à profit un opportun assouplissement réglementaire de la Banque d’Italie, ils rachètent sur le marché des titres de dette qui ne seront plus reconnus au titre des fonds propres dès 2013. Diminuant leur endettement, ils améliorent ainsi leur ratio à fonds propres identiques, tout en réalisant des plus-values en raison des conditions de marché. »

    Je l’ai compris de la manière suivante : Avec les 500 milliards de la BCE les banques sont en train de racheter leurs titres de dette plutôt que de financer l’économie réelle. Ce faisant, la BCE vient de permettre aux banques de réaliser ce que les traités européens interdisent aux états : monétiser leur dette. Une institution de droit public permettant à des entreprises privées de réaliser du bénéfice en utilisant une méthode interdite aux états.

    Correct ?
    Si c’est oui, ce serait possible d’avoir les montants mis en jeu ?

    1. Les montants ? ils n’ont pas été divulgués !

      Vous n’avez que partiellement raison: quand les banques achètent leurs titres de dette avec les prêts de la BCE, cela ne revient pas à une monétisation de la dette souveraine. Mais lorsqu’elles achètent de la dette souveraine avec les mêmes prêts, cela y revient en effet, par procuration. On sait que cela a été aussi le cas.

      1. La dette souveraine, c’est la dette des états nous sommes d’accord.

        La BCE vient donc de permettre aux banques de racheter leur propre dette (disons la BNP qui rachète les obligations qu’elle a émise y il y a quelques temps) décotée, et de réaliser les bénéfices fictifs dénoncés par Delamarche(qui ne devait surement pas se douter qu’un truc pareil arriverait).

        Mais pendant que la BCE fait tourner la planche à billet pour maintenir les bénéfices des banques, on demande aux états de se mutiler pour ne pas y avoir recours.

        Suis je le seul à penser qu’une info pareille devrait déclencher une révolution ?

    2. La diminution du montant des dettes obligataires au passif des Big banques au 31.12.11 donnait déjà une première indication des liquidités du LTRO employées à cet usage.

  8. il fut un temps où on disait que les CDS sur la Grèce étaient surtout vendus par des banques américaines. Si la faillite de la Grèce étaient reconnue, on verrait alors les banques américaines devoir payer les CDS soit plusieurs fois le montant du passif grec.
    On se demande vraiment pourquoi on refuse la faillite de la Grèce.

    1. Il fut un temps où l’on racontait beaucoup de conneries, ce temps là se renouvelle ad nauseam, « l’histoire » ne nous apprend décidément rien d’autre que l’irrémédiable récurrence de la sottise.

  9. J’ai une question, je sais naïve, mais bon :

    Pourquoi il n’y a pas un mouvement de grève (et de manifs) européen organisé le même jour (ou plusieurs de rang pourquoi lésiner) pour soutenir les Grecs ?

    Z’ont si tant tellement la trouille nos syndicats ?

    1. « Il est contre-productif de faire grève contre la crise » : puisque c’est Chérèque lui-même qui vous le dit. Il a déjà sauvé le système de retraite par répartition à lui tout seul, il ne va pas en plus vous offrir la Grèce sur un plateau.

      1. Mouais, m’en parle pas, déjà que je suis dans une forme moyenne, alors me rappeler ce triste épisode ça va pas me rasséréner !

        Putain : même les flics disaient qu’ont étaient plus nombreux dans la rue que les syndicats, le monde à l’envers quoi. (Je parle de l’épisode loi Fillon et de la manif’ parisienne).

    2. Ce que vous appelez « nos syndicats » ne sont que des auberges espagnols. En principe un syndicat n’existe que par l’action de ses adhérents, c’est à dire d’une somme d’actions individuelles. Croire que le Syndicat est une entité capable de faire la pluie et le beau temps sur un claquement de doigt serait une vision religieuse tout à fait erronée.
      Si vous, tout seul, vous descendez dans la rue pour « soutenir les Grecs » – et peut-être en même temps les pauvres et les salariés en France – nous aurons une petite chance de nous faire entendre. D’autres, peu nombreux sans doute au départ, vous rejoindraient sans doute.
      C’est le premier pas qui coûte, sans attendre le Syndicat, le Parti, Dieu, ou le Sauveur Suprême du moment.
      Après on est tous derrière vous ou plutôt avec vous.
      Rappelez vous du film où Charlot brandit un chiffon qu’un camion vient de faire tomber….

      1. Désolé, fait trop froid pour que je sorte tout seul dans la rue 🙂

        [Je déconne on est bien d’accord ?]

    3. @Léoned
      Un début de réponse…?
      http://www.etuc.org/a/9589
      A part ça, c’est peut-être pas le nombre de manifestants qui est ‘primordial’ mais les endroits ou nous défilons…Sauf que devant les Banques, la Bourse, l’Assemblée Nationale, les ministères ou même le siège du Medef, les CRS ne feront pas nécessairement ‘que’ nous regarder, même de travers…!
      Alors…?

    4. Et pourquoi les représentants politiques de la Grèce, du Portugal, de l’Irlande, de l’Italie, de l’Espagne ne se liguent-ils pas pour parler d’une seule voix face à la troïka ? Un front unifié Gipsi quoi…

    1. Ben oui, c’est ça le risque :
      dresser les peuples les uns contre les autres.

      Encore une fois c’est pas les « Allemands » les fautifs, c’est leur gouvernement de merde !

      OK, d’accord, c’est eux qu’ils l’ont élu etc. Mais essayez de lire la presse allemande et vous verrez le matraquage.

      1. Sapir ne se trompe pas sur ce point : le gvt Merkel, plus que ses banques et assurances, défend bien une grande partie de la population allemande, ses retraités, futurs retraités, ses épargnants, etc. Merkel n’est pas seule dans ce cas, la plupart des gvts européens font de même : défendre les intérêts des 50 à 70 % de leurs citoyens qui s’en tirent très bien, correctement ou pas trop mal encore et qui pensent n’avoir, eux, rien à changer dans le mode de fonctionnement politique et économique qu’ils ont adopté bon gré mal gré depuis ces 10 à 20 dernières années, i.e pas d’efforts supplémentaires à fournir. Les salariés allemands ayant effectivement été par ailleurs les seuls en zone euro à avoir concédé de gros sacrifices de pouvoir d’achat dés avant 2008, la situation politique allemande, tant intérieure que vis à vis des « partenaires » de l’eurozone est on ne peut plus délicate, pour ne pas dire insoluble, voire explosive.

  10. Dixit wiki: La Banque de Russie (russe:Банк России) ou Banque centrale de la Fédération de Russie (russe : Центральный банк Российской Федерации) est la banque centrale de Russie. Ses attributions sont décrites dans l’article 75 de la Constitution de la Fédération de Russie et dans une loi fédérale dédiée. La Banque de Russie a été fondée le 13 juillet 1990, mais elle est le lointain successeur de la Banque d’État de l’Empire russe (1860-1917).

    Selon la constitution, la banque de Russie est un organisme indépendant dont la principale responsabilité est d’assurer la stabilité de la monnaie nationale, le rouble. Elle a également le monopole de la fabrication des pièces et billets. Son siège se trouve avenue Neglinnaya à Moscou.

    Alors la BCE, rien à cirer

  11. Ca parait peut-être bête de le rappeler mais si suffit que la troïka renonce à ses exigences et accepte de prêter à la Grèce ce dont elle a besoin pour qu’elle ne fasse pas défaut.

    Si la Grèce fait défaut c’est que l’UE l’aura décidé.

  12. Le sujet qui nous péoccupe aujourd’hui est celui des super-riches. En effet, les riches tout le monde sait ce que c’est, – qui n’est pas en passe de le devenir, un jour ou l’autre ? – la richesse se démocratise, et se démonétise par la même occasion, bref…A partir de 4000e/mois la richesse est un status accessible au plus grand nombre, en théorie, et la théorie tient lieu de pratique. Cette richesse ne fait plus rêver.

    En revanche, il en va tout autrement de l’espèce des super-riches…. apparue récemment dans la faune de la variété, justement remplaçant le sujet brûlant des stars, rois et princesses, dans les torchons à scandales…

    Ces super riches, tout le monde sent bien que ce qui arrive, la Crise, etc, c’est de leur faute et d’ailleurs c’est écrit noir sur blanc, ici et là…voir les Charlots, Monique Pinson-Charlot notament, et son collègue de mari, qui payent cher de leur personne pour s’attaquer à ce genre de sujet rétif, réticent et hyper-actif.

    Voilà il faut comprendre enfin : Les super-riches, à la façon des héros antiques, tel Achilles participent aux deux mondes, celui des hommes et celui des dieux, et cette nature duelle, fait toute l’ambiguité et la fragilité de leurs existences…surtout que ce fardaux, qu’ils trainent depuis leur naissance, ils sont seuls à le porter. Mais nous y reviendrons.

    Le super-riche, surtout s’il a acquis cet état dés l’enfance, est….inconscient. Il ne sait que faire de cette hyper-puissance, qui l’écrase. Face aux décisions surhumaines dont il a la responsabilité, il fuit bien souvent.. Ce n’est pas un sort enviable croyez-moi, de même qu’être sur-doué (). Plein de tragédies en perspective,

    Tout ceci pour dire que le super-riche a besoin lui aussi de votre attention, et de votre sollicitude, car il s’en sort tout juste…. pervers polymorphe toute sa vie, il croit qu’il n’est aimé que pour son argent, etc, et se dépenses en vaine acquisitions pour ne plus y penser. La consommation est son seul remède.

    Le super riche a un status de demi-dieu dans notre société…. davantage qu’un général, qui lui peut être acheté facilement… un général est un pion, le super riche joue avec des pions…

    Donc, ce qu’il faut interroger c’est cette entité vague, apparue récemment dans le paysage médiatique, sans se départir de son secret… ce grand enfant, innocent, pour qui le monde doit se sacrifier, lui permettant comme tout enfant, de poursuivre ses rêves, sa névrose, bref, de se soigner, comme il peut ! Le monde est son terrain de jeu, et qui sauve un homme sauve l’humanité. C’est bien connu. n’allons pas casser les rêves de ces gens svp… vous ne le feriez pas pour votre enfant. Il faut respecter autrui.. le style de vie de votre voisin, sa religion, etc.

    1. Pour moi, c’est simple 2000 euros <= revenu mensuel de chacun <= 5000 euros.
      et des euros à durée de validité mensuelle ..

      1. Vous cassez toute la mythologie là…. c’est de l’égalitarisme.

        En revanche il est vrai qu’on n’a jamais vu d’hyper-riche génial. Comme disait Debussy, l’esprit confit dans les soiries etc n’aide en rien la création. L’argent serait-il nocif à la création, tout semble l’indiquer….

    2. « Riche à la super » ai-je écrit un jour en me demandant à quoi cela pouvait servir.
      Je reprenais le Chat de Geluck qui disait « Moi si j’étais très très très riche, je distribuerais mon argent jusqu’à ne plus être que très riche. Très riche cela me suffit ».

      « Avoir un avion à disposition, d’accord. Est-ce tous des collectionneurs de voitures de marques prestigieuses? Avoir une villa dans chaque port? Quel gâchis et perte de rendement. Cela laisse une seule habitée à la fois. Auraient-ils trouvé les lois de la téléportation? »
      Je terminais par:
      « On pourrait seulement utiliser un autre mot, un néologisme, « cherisme », un peu plus adéquat. Les « isme » font tellement rêver et cela même s’ils sont chers et pas uniformément distribués. »
      Cela doit être moche de n’avoir qu’une vie dans ces cas-là.
      « Bienheureux les riches ! Car ceux qui sont riches, vraiment riches, n’ont jamais à savoir le prix des choses : il y a toujours quelqu’un qui passe derrière eux régler l’addition. », Jacques Godbout

  13. Merci pour ce billet.

    Hors sujet (quoique…)

    Le coût du travail en France est-il trop élevé ?

    Les chiffres sont têtus. La Cour des comptes affirme que le coût du travail en France, compte tenu de la productivité horaire, se situe en dessous de la moyenne de celui de l’Union européenne (à 15 comme à 27), au sein de laquelle notre pays réalise 70 % de ses échanges. Une étude du ministère américain du Travail corrobore ces résultats (source : Bureau of Labor Statistics). Selon l’Insee, la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises en France a baissé de 6 points par rapport au début des années 1980, ce qui représente une économie de 100 milliards d’euros aujourd’hui pour les entreprises. À l’inverse, le coût du capital, c’est-à-dire la somme des intérêts versés et des dividendes payés aux actionnaires, a considérablement augmenté pendant la même période : le salaire moyen a doublé quand le montant des dividendes a été multiplié par 13. Les entreprises consacrent désormais plus d’argent à la rémunération des actionnaires qu’au financement des investissements productifs. Malheureusement, au détriment de leur compétitivité.

    CGT.fr
    Publié le vendredi 3 février 2012
    http://www.cgt.fr/Le-cout-du-travail-en-France-est.html

    D’autres sujets sur :
    http://www.cgt.fr/-Le-Contrat-social-en-10-questions,1448-.html

  14. Les analyses remarquables de Claude Guéant, déjà ministre de l’Intérieur, sur les inégalités entre civilisations pourraient valoir à ce fidèle héraut du mépris une promotion. En effet, en complément de l’appui d’Angela Merkel à son vassal Nicolas Sarkozy, présidentissime des Länder francophones, les liens franco-allemands « seront fait d’acier » indique un communiqué de presse de l’Elysée, « le renforcement de ce nouvel axe sera adossé à la promotion de Claude Guéant au rang de ministre de la collaboration de souche en plus de ses titres de ministre de la haine intérieure et des croisades ».

    Blague à part…

    Le gouvernement français chasse sur les terres de l’extrême-droite, jouant de la peur, de la haine ou du mépris de l’étranger ou de l’homophobie et autres thèmes chers aux bas de plafond, pour tenter d’amortir la baffe qu’il va très certainement prendre au premier tour.
    Ce n’est plus un gouvernement pour gouverner, c’est un gouvernement de campagne électorale. J’inclus le chef du gouvernement et président dans le gouvernement. Ce n’est plus un gouvernement légitime, or il peut continuer à prendre des décisions, avec ou sans l’approbation des figurants en godillots du parlements, illégitimes elles aussi.
    Mais que faire pour les en empêcher de nuire?

  15. On s ‘écarte du propos de François LECLERC qui devrait passer sur ICI ET MAINTENANT avec Pierre JOVANOVIC sur 95.20 .
    Soit dit en passant , la manipulation des chiffres appartient aux financiers .
    Là il faut comprendre qu’ils organisent la hausse des marchés actions au moins jusque fin juin .
    Et hop ! le retour de baton …ALAIN SORAL dit ouvertement et avec raison que les banquiers nous enmènent vers la guerre car ils ont peur de la révolution.

      1. Il me semble que le blog de Jovanovic pose une question épistémologique : existe-t-il un test qui nous permette de déterminer dans une situation périlleuse si un ange gardien va oui ou non nous tirer d’affaire.

        Honnêtement, je pense que si un tel test n’existe pas, son blog n’est pas véritablement fiable.

        P.S. : On peut remplacer « ange gardien » par « extraterrestre », « défunts », etc. si on veut utiliser le critère pour certains autres blogs.

      2. Tu es bien charitable, Paul ! Ca doit être la grippe qui t’adoucit…

        Cher Thoor Xavier… Tout est dans votre nom, vous n’avez pas raison.

        Soral est un triste clown d’extrême droite, et probablement la pire (si tant est que l’on puisse hiérarchiser).

        Jovanovic est un autre type de clown, catégorie illuminés. Ici et maintenant, la radio de la droite bien droite et des extraterrestres, un bien beau réceptacle pour les idées des progressistes comme le pourfendeur attitré de BFM TV j’ai nommé Delamarche.

        Bref, pour répondre à Paco76 : un beau ramassis de conneries que tout ça !

      3. Merci pour les réponses, version ‘grippée’ ou pas, la conclusion est la même !
        C’était bien ma première impression, mais le doute fini parfois par prendre le dessus…
        Quand aux ‘extraterrestres’ et à la ‘connerie’, on peut dire qu’ils dirigent ce monde depuis longtemps…!?

    1. Quoi, Ici et Maintenant aurait changé depuis 1981 – Quand on devait aller la défendre devant les grille du Palis de Justice ? Pas possible !
      Manquerait plus que le capitalisme change, tant qu’on y est…

      Dans le style O Tempura O Mauresque, cher aux japonisants amateurs d’orgeat, le petit billet du Canard Enchaine de cette semaine (celui du 1/02, donc) sur la candidature de René Dumont en 1974 montre comment la capacité de vision de gens ou de groupes non soumis à une entropie médiatique torride est belle et radicale.
      Belle comme l’a été le moment Buena Vista Social Club (Ruben Gonzalez pour moi), pour prendre un exemple musical du même tonneau (choses « non soumises à une entropie médiatique torride »)

  16. Il y a quand même un fossé hallucinant entre ce que l’on entend, d’un côté sur la situation en Grèce, avec ses débuts de famine, ses cortèges de chômeurs, avec le développement partout d’une très très grande précarité et de l’autre la mobilisation de la grève en cours. Les estimations tournent autour de 30000 à 50000 manifestants dans le pays, la grande grève de ce début d’année. C’est incompréhensible !
    Mais si les grecs étaient à ce point en désespérance, ce devrait être des centaines de milliers de personnes, des millions de personnes qui devraient être dehors, partout, dans toutes les villes. Ce devrait être un début de révolution.
    Rien que les fonctionnaires, au minimum tous les fonctionnaires devraient manifester. Il y a plus de 500000 fonctionnaires en Grèce, 500000 !
    La population active représente 5,5 millions de personnes, et si l’on intègre les chômeurs, les précaires, les retraités c’est beaucoup plus encore.
    Mais ce sont des millions de personnes qui devraient être dans la rue, pas 40000 !!!

    La grande majorité des grecs ne vivent-ils pas tout simplement en dehors du système, en économie parallèle, non déclarée ? Et se portent-ils si mal que ça ?
    Cette crise les touchent-elles vraiment à ce point ?
    Bien entendu on trouvera toujours des situations particulières abominables pour les montrer au journal de 20h, comme partout, mais globalement, vivent-ils si mal que ça ?
    J’en viens même à me demander si les chiffres de la récession en Grèce ne sont pas aussi beaucoup le fait d’un développement croissant de l’économie parallèle. Vous voulez me taxer ? et bien je vais faire comme mon patron, sport national, avant je déclarais 50%, maintenant, je ne déclare plus que 20%, de toute façon, je m’en fou, il n’y a aucun contrôle et aucune sanction et tout le monde le fait, alors pourquoi pas moi !
    + 10% du PIB au black, dans les chiffres officiels, ça fait 10% de récession en plus !
    Ceci dit, le développement du black, c’est aussi une forme de révolution, une autre société dans laquelle la mafia prend la place de la police.

    Et nous, pauvres couillons qui déclarons tout, on va se prendre 350 milliards de défaut.

  17. S’attaquer au peuple Grecque qui a fondé les premières civilisations européennes structurées et qui a crée une des premières démocratie est un message fort à l’encontre des peuples ! On attend quoi pour lancer à notre tour un message aussi fort a la troïka et à leurs amis ?

  18. Paraît-il que l’Allemagne devrait 54 Mds d’Euro à la Grèce plus les intérêts,car les Nazis lui avaient fait payer les frais d’occupation..A faire Savoir

    1. Ardéchois,
      d’un message qui commence par

      Paraît-il

      et se termine par

      A faire Savoir

      j’ai tendance à me méfier

  19. Les inquiétantes prédictions d’un magnat de la finance
    Créé le 07-02-2012 à 17h07 – Mis à jour à 17h33

    Par Irène Inchauspé Le Nouvel Observateur

    RENCONTRE Pour Chris Probyn, économiste en chef d’un groupe financier américain, la Fed fait tourner en vain la planche à billet, l’économie américaine n’a plus de moteurs et l’Europe est au bord de l’implosion.

    Les financiers ne sont pas tous adeptes de la langue de bois. Il suffit parfois qu’ils ne soient pas devant les projecteurs pour que soudain leur langue se délie. On se souvient des propos récents de l’ex-patron de Jérôme Kerviel à la Société Générale.Jean-Pierre Mustier prévoyait l’apocalypse. Cette fois, c’est au tour de Cris Probyn de jouer les Cassandre. Ce britannique, qui vit aux Etats-Unis, est l’économiste en chef de State Street Global Advisors, l’une des plus grosses sociétés financière du monde. Elle gère la bagatelle de 2.000 milliards de dollars.
    De passage à Paris Chris Probyn a livré à Challenges ses confidences sur la situation économique en Europe et aux Etats-Unis. Son constat est plus qu’inquiétant. Selon lui, les ressorts de l’économie américaine sont totalement cassés et la zone euro est au bord de l’implosion.

    Les deux moteurs de l’économie américaine sont en panne
    « Conduire une politique monétaire, c’est comme promener un chien, explique l’économiste pour faire comprendre pourquoi l’action de la Fed n’a pas eu les effets espérés. Vous raccourcissez la laisse pour qu’il ralentisse, ou vous lâchez du lest pour qu’il galope. Mais si le chien est mort, cela ne sert à rien de manipuler la laisse ».

    Or, le chien américain serait moribond. Chiffres à l’appui, dans ce salon de l’Hôtel Four Seasons, Chris Probyn démontre que les ménages américains se sont appauvris de 16 milliards de dollars entre 2008 et 2010, pas à cause de la baisse de la Bourse, mais en raison de la chute de l’immobilier. Pour se refaire une santé, ils ont donc réduit leur endettement et de fait, leur consommation.

    Autre problème, il y a aussi de plus en plus de logements vacants. « A cause de la crise, les enfants retournent vivre chez leurs parents et les divorcés préfèrent vivre sous le même toit, même s’ils ne s’entendent plus. » Consommation et immobilier en panne : les deux ressorts de l’économie américaine sont cassés, et la baisse des dépenses publiques n’arrange rien. « Nous aurons au mieux une croissance de 2 à 2,5% en 2012, en fonction des décisions de politique budgétaire », conclut Probyn.

    C’est toujours mieux que dans la zone Euro, où les prévisions de croissance de State Street sont inférieures à 0,5%. « Vous pouvez toujours vous en prendre aux Grecs, lance l’économiste. Mais ce n’est pas, de très loin, le problème le plus grave en Europe. » Pour lui une sortie de la Grèce de la zone euro, ne ferait du mal qu’à ce pays, mais les autres n’en souffriraient pas.

    En revanche, il y a de vrais problèmes et pour le prouver, il brandit un graphique qu’il se fait un plaisir de commenter : « depuis la création de l’euro, l’Allemagne a gagné 28 points de compétitivité, la France a stagné, et l’Italie a perdu 13%, quel est l’intérêt d’un tel système, pourquoi le maintenir ? ». « Parce qu’on ne sait rien faire d’autre », répond-on un peu penaud. « Réponse honnête » juge-t-il.

    Soit l’Europe accepte plus d’intégration, soit elle explose en vol
    Tous les efforts faits pour libéraliser le marché du travail, rendre les contrats plus flexibles, réduire la dépense publique, tout cela va dans le bon sens. « Mais vous ne sortirez pas de cette situation par l’austérité », répète Chris Probyn. Il faut donc aller vers plus d’intégration européenne, sinon, la zone euro explosera.

    L’économiste semble ici affecté d’un syndrome typiquement anglo-saxon. Aux Etats-Unis par exemple, l’économie peut sombrer, mais en général elle repart encore plus fort. Dans la zone euro, ce ne se passe pas comme ça. Si on suit le raisonnement économique de Probyn, le système devrait exploser dans la mesure où les trois pays clés que sont l’Italie, la France et l’Allemagne divergent trop fortement.

    L’ensemble ne tiendrait le choc que par la seule volonté politique. Et les Américains n’ont, eux, jamais compris, depuis la création de l’euro, comment une construction politique pouvait devenir une réalité de marché. « Il n’a y pas de complot américain contre l’euro, affirme-t-il. C’est juste que lorsque cela va mal en Europe, on ne sait toujours pas qui appeler. » Sur ce point, Chris Probyn n’a pas tort.

  20. Bravo Alain !

    l homme doit reprendre le flambeau ou plutot le prendre à la finance et l’intéret .

    On finira par dire non s’il y a un référendum ou voter mélenchon si on veut dire stop ….

  21. Bonsoir à tous

    Nos banques « Potemkine »: sur Zero Hedge ( désolé je n’ai pas le temps de traduire)
    …..From Reuters which translates China’s Financial News: « Chinese banks and companies in the northern port city of Tianjin have cut their exposure to Europe as the euro zone debt crisis festers. In a recent survey of 53 banks and 15 firms done by the local foreign exchange regulator, 11 banks said they had cut or stopped trade finance for European countries with high debt risk, suspended derivatives business with European banks, cut or stopped lending to foreign peers, particularly those from Europe, the newspaper said. » Isn’t this a little contrary to an atmosphere of mutual goodwill if not mutual bail outs? « They also reduced the issuance of euro-denominated wealth management products as a weakening euro resulted in negative earnings last year.
    Pour cette région, l’europe est le second marché d’exportation après les Usa.
    J erappelle la récente étude UK: la france est 4ème en productivité sur les 27…
    Cordialement

  22. Mardi 7 février 2012 :

    Grèce : taux des obligations à 1 an : 528,384 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB1YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 185,458 %.
    Grèce : taux des obligations à 5 ans : 52,876 %.
    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 34,442 %.

    Grèce : report à mercredi de la réunion des dirigeants politiques.

    La réunion des dirigeants politiques grecs prévue ce mardi pour valider les réformes exigées par les bailleurs de fonds d’Athènes en échange d’un deuxième plan d’aide a été repoussée à mercredi, a déclaré un responsable gouvernemental grec.

    Un responsable de parti qui n’a pas souhaité être identifié a indiqué que ce report était lié au fait que les dirigeants des formations politiques n’avaient pas encore reçu le texte du projet d’accord sur ce plan de renflouement de 130 milliards d’euros.

    http://lci.tf1.fr/filnews/monde/grece-report-a-mercredi-de-la-reunion-des-dirigeants-politiques-6973296.html

  23. Bonjour à tous,
    Est-ce que quelqu’un ici (l’auteur de l’article ?) pourrait nous en dire un peu plus sur le projet de banque éthique européenne, qui devait se créer à partir de Fiare (Espagne) La Nef (France) et Banca popolare etica (Italie) ?
    Merci !

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