L'actualité de la crise : LEURS RÊVES LES PLUS FOUS, par François Leclerc

Billet invité

Faute d’être parvenus à se mettre d’accord, un délai de la dernière chance a été accordé aux négociateurs pour adopter les modalités de la restructuration de la dette grecque : le 3 février prochain. Mais l’enjeu s’est élargi, afin que la Grèce puisse tenir à l’avenir ses engagements en matière de réduction de son déficit budgétaire, car comme l’a déclaré Jean-Claude Juncker, “le programme grec a dérapé” : encore une fois, la Grèce n’est pas parvenue à remplir ses engagements de réduction de son déficit.

Le gouvernement et ses bailleurs de fonds doivent se mettre d’accord “dès que possible sur les paramètres d’un nouveau programme d’ajustement ambitieux”, a-t-il ajouté. Cela nécessitera de nouveaux efforts budgétaires, mais aussi l’accélération de “la mise en place de réformes structurelles pour renforcer son économie et sa croissance” a précisé le commissaire Olli Rehn.

L’acharnement dont il est fait preuve n’est pas seulement l’expression de la volonté maintes fois réaffirmée de conserver la Grèce au sein du club euro, symbole de la détermination des dirigeants européens. Il reflète également la crainte de l’inconnu, au cas où il faudrait finalement se résoudre à ce que le pays fasse défaut sur sa dette. Avec comme effet d’imposer au pays une mission impossible, sans jamais vouloir l’admettre. Si la Grèce est un laboratoire, c’est aussi un cas d’école de ce point de vue.

L’irréalisme que partagent les dirigeants européens, en dépit de leurs divergences, s’exprime sur tous les terrains. En premier celui du système bancaire, auquel la BCE se prépare à accorder un deuxième prêt massif à trois ans et à 1% de taux d’intérêt. Plus discrètement, celle-ci a été conduite à allonger la liste des collatéraux qu’elle accepte de prendre en pension en contrepartie, inscrivant à son bilan des actifs dont la qualité est douteuse. Elle vient d’ailleurs de retirer de cette liste un gros paquet de titres, qui n’étaient vraiment pas présentables ! Comme on le sait, une des préoccupation des milieux financiers est la pénurie de collatéraux de qualité pour financer son fonctionnement dans les conditions actuelles. Et comme déjà relevé, la BCE est devenue la bad Bank que les gouvernements n’ont pas voulu créer, car rien ne dit que les prêts actuels ne devront pas être renouvelés et le collatéral accepté conservé plus longtemps que prévu.

La BCE pratique l’art de la quasi création monétaire et est devenue une quasi bad bank pour que les banques zombies puissent continuer de marcher.

Mais croit-on vraiment que ce délai de trois ans permettra aux banques de se refaire une santé, dans un contexte marqué par la récession économique et la nécessité de se renforcer qui les conduit à restreindre leurs opérations de crédit, une fois le bateau délesté des actifs qui pouvaient être vendus ?

Malgré leur démenti, les gouvernements allemand et français s’efforcent parallèlement d’obtenir des aménagements à la réglementation de Bâle III, afin, disent-ils, de ne pas pénaliser le crédit et la croissance. Le sujet est assez technique, mais l’idée simple : ils cherchent à obtenir des délais – comme toujours – ainsi que des facilités permettant d’élargir la liste des composants du Core tier one, ces fonds propres qui permettent de calculer le ratio d’endettement des banques. La même démarche est entreprise à propos de la composition du matelas de liquidités dont les banques devront disposer, le Comité de Bâle tardant beaucoup à statuer sur ce sujet. Au nom de la croissance, la mesure phare de la régulation financière serait donc en passe d’être détricotée, si cette initiative se confirmait.

Troisième volet, les banques espèrent de l’EBA (l’Autorité bancaire européenne) une certaine mansuétude à propos de l’examen des plans de recapitalisation qu’ils viennent de lui remettre pour étude. Encore une fois, il s’agit de porter un jugement sur l’éligibilité de certains instruments financiers, une occasion de revenir sur le laxisme de la période précédente. L’avenir proche dira si la fermeté de départ est maintenue.

Objets de toutes les attentions, les banques européennes ne sont pas pour autant tirées d’affaire. L’ensemble est devenu hétérogène et donc systémiquement fragile, les banques des pays attaqués par les marchés étant coupées de ceux-ci et sous assistance permanente. L’incitation qui leur est faite d’acheter des titres de la dette de leur propre pays avec les crédits de la BCE n’étant pas faite pour les renforcer, comme la situation des banques grecques le démontre, si un malheur devait arriver.

La question qui se pose donc dès maintenant est de savoir si la BCE sera en mesure dans trois ans de ne pas renouveler ses prêts, et s’il ne s’instaurera pas, par voie de conséquence, un nouveau mode hybride de fonctionnement du système bancaire, à cheval sur le marché interbancaire et la banque centrale, le rendant dépendant de l’assistance publique…

La même question se pose à propos des Etats qui bénéficient d’un plan de sauvetage et de ceux qui pourraient les suivre selon des modalités préventives. Une chose est en effet d’y entrer, une autre d’en sortir. Comment pourront-ils à nouveau affronter les vents cruels du marché si ceux-ci n’ont pas arrêté de souffler ? Si les taux restent à des niveaux élevés ? Ne sera-t-il pas nécessaire, dans ces conditions, de reconduire des dispositifs d’assistance financière sur fonds publics, instaurant comme pour les banques un dispositif parallèle au marché ?

Mais n’anticipons pas ! Les dirigeants européens s’apprêtent à emprunter un chemin particulièrement étroit dans les mois qui viennent. Impérativement, l’Italie doit absorber dans les mois à venir le choc du refinancement de sa dette (90 milliards d’euros d’ici avril), en attendant la création du MES prévue pour juillet, dont le principe a été hier adopté par les ministres des finances. Il va donc falloir ruser et utiliser toutes les ficelles disponibles : achats de la dette par les banques privées nationales, émission de titres à courte maturité, etc… Il n’est pas interdit de solliciter la détente des marché constatée à l’occasion de certaines récentes émissions !

Pour la suite, Angela Merkel aurait – selon un Financial Times décidément très informé ces temps-ci – mis un marché dans les mains de ceux qui réclament un renforcement des pare-feu: l’Allemagne pourrait finalement accepter d’additionner la capacité du FESF et du MES, à condition que des règles budgétaires plus strictes que celles qui sont en discussion soient adoptées… Ce qui, a bien y regarder, ne serait pas un grand engagement, car le FESF est de toute manière programmé pour être arrêté en 2013. L’abondance pour les autres, la disette pour les autres : cette règle ne se dément donc pas.

S’appuyant sur la distribution de centaines de milliards d’euros de prêts pour les banques, l’adoption de procédures renforcées d’encadrement du déficit public au niveau européen et de strictes réductions de celui-ci pays par pays, ainsi que sur le renforcement limité des pare feu, le dispositif est désormais au complet. Faut-il encore qu’il suffise à la tâche ! La question qui à cet égard monte reste sans solution : la mission qui est dévolue aux Etats européens est-elle viable, s’ils ne bénéficient pas de relais de croissance et s’enfoncent au contraire dans la récession ? C’est fort peu probable.

Des invocations sont de plus en plus entendues à ce sujet, mais elles ne dépassent pas ce stade. Tout au plus est-il affirmé, nécessité faisant vertu, que les réformes structurelles sont le levier privilégié. D’autres évoquent certes des financements européens, mais les montants restent modestes au vu des disponibilités. Aucun ne pose clairement la question essentielle : de quelle croissance s’agit-il, orientée vers quels marchés et s’appuyant sur quelle production ? Où sont les gisements de la croissance, pays par pays ? Au contraire, il continue d’être affirmé que la diminution du coût du travail améliorera la compétitivité.

Selon un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT), la “cause structurelle” de la crise spécifique de la zone euro pourrait résider dans les bas salaires allemands, qui ont permis d’améliorer la compétitivité des exportateurs allemands. L’OIT constate que “les coûts du travail allemands ont chuté depuis une décennie par rapport aux concurrents, mettant leur croissance sous pression, avec des conséquences néfastes pour la viabilité de leurs finances publiques”. Présentée comme une solution, la généralisation européenne du modèle allemand – qui est illusoire – repose sur l’idée que le salut repose sur le développement des exportations et s’apprête à diminuer la demande intérieure et à accroitre les inégalités par des mesures d’austérité. Mais le pire est, selon l’OIT, que les succès allemands à l’exportation ne résultent principalement pas de cette politique salariale, mais tout simplement de l’adéquation de leur production avec les besoins des pays émergents.

La crise actuelle n’est pas européenne, l’une de ses origines est le changement d’axe économique mondial que représente l’émergence de pays que l’on continue abusivement de qualifier ainsi. Dans ce contexte, la compétition économique ne peut pas être gagnée par la diminution du coût du travail et il faut adopter et promulguer une autre approche de la croissance économique, pour les uns comme pour les autres. Une nouvelle fois, il faut sortir du cadre…

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62 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LEURS RÊVES LES PLUS FOUS, par François Leclerc »

  1. Subtil ou Coquille ?

    « L’abondance pour les autres, la disette pour les autres : cette règle ne se dément donc pas ».

  2. Les bas salaires allemands accusés d’être à l’origine de la crise en zone euro.

    La politique allemande de compétitivité par les salaires est épinglée. L’Organisation internationale du travail (OIT) y voit « la cause structurelle » de la crise en zone euro, dans un rapport publié mardi 24 janvier.

    « L’amélioration de la compétitivité des exportateurs allemands est de plus en plus identifiée comme la cause structurelle des difficultés récentes dans la zone euro », souligne l’institution onusienne basée à Genève, qui critique notamment les réformes engagées en 2003 par le gouvernement Schröder.

    http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/01/24/les-bas-salaires-allemands-seraient-a-l-origine-de-la-crise-en-zone-euro_1633684_1581613.html

    1. Le succès allemand à l’export repose, selon Mc Kinsey, sur deux piliers: l’euro et la mondialisation. Le troisième facteur: la « retenue » des salariés en terme de revendications salariales. Le coût du travail a augmenté de 4 pourcent en Allemagne (entre 1999 et 2010), alors qu’il augmenté dans d’autres pays de plus de 30 pourcent.
      La pauvreté augmente néanmoins, les riches le devienent encore plus, et les pauvres le resteront, la classe moyenne se sent menacée, elle n’est plus épargnée de la dégringolade sociale.

      1. Je suis de tous les partis
        Je suis de toutes les patries
        Je suis de toutes les coteries
        Je suis le roi des convertis

      1. Pour rire un peu… « La plus perdue de toutes les journées est celle où l’on n’a pas ri », a dit le grand Chamfort, peut-être l’homme le plus lucide du XVIIIe siècle français.

        Pour ceux qui ne le connaissent pas:

        -La meilleure philosophie, relativement au monde, est d’allier, à son égard, le sarcasme de la gaieté avec l’indulgence du mépris.

        -La société est composée de deux grandes classes : ceux qui ont plus de dîners que d’appétit et ceux qui ont plus d’appétit que de dîners.

        -Les gens faibles sont les troupes légères de l’armée des méchants. Ils font plus de mal que l’armée même. Ils infestent et ils ravagent.

        -Si les singes avaient le talent des perroquets, on en ferait volontiers des ministres.

        -A mesure que la philosophie fait des progrès, la sottise redouble ses efforts pour établir l’empire des préjugés.

        -En vivant et en voyant les hommes, il faut que le coeur se brise ou se bronze.

        -Il y a plus de fous que de sages, et, dans le sage même, il y a plus de folie que de sagesse.

    1. @ Pablo75

      C’est vrai qu’il déprime l’Attali.
      Quand on voit que son billet précédent s’appelait « Positiver ! », il fait peur. Il va nous tourner bipolaire, vous allez voir.

    2. « Heureusement qu’il y a Hervé Morin pour nous faire rire: »

      Arrêtez de vous moquer !
      Moi qui ai vu Roland se faire trucider à Roncevaux, je peux vous dire que c’était pas joli joli !

  3. on négocie dur en grèce en ce momentpour protéger les intérêts des banques. en échange, on demande aux grecs de baisser un peu plus leurs salaires… entre autres.
    tout cela rappelle 2008 et la crise des subprimes: des familles endettées ne pouvait honorer leurs dettes. on a donc logiquement aidé… les banques. les familles endettées sont restés endettés et ont perdu leurs maisons. les banques ont renoué avec les profits très rapidement. et tout le monde était content.
    les banques, sans cette manne des subprimes, se sont tournés vers les états, les nouveaux endettés. ces pays commencent à vaciller, à ne plus pouvoir payer… on aide les banques de nouveau. on leur donne quasiment de l’argent pour protéger leurs bilans. et tant pis pour les pays endettés qui s’enlisent…

    c’est beau comme l’antique…

    1. c’est beau comme l’antique…

      Il y a effectivement de la tragédie dans ce qui se déroule sous nos yeux au fil des mois : le destin qui suit son cours inexorable, sans que personne ne puisse le faire dévier…

  4. « Les bas salaires allemands accusés d’être à l’origine de la crise en zone euro.

    La politique allemande de compétitivité par les salaires est épinglée. L’Organisation internationale du travail (OIT) y voit « la cause structurelle » de la crise en zone euro, dans un rapport publié mardi 24 janvier.

    http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/01/24/les-bas-salaires-allemands-seraient-a-l-origine-de-la-crise-en-zone-euro_1633684_1581613.html

  5. Question 1: Si, par pure et folle hypothèse, l’UE annulait juridiquement tous les contrats de CDS, qui perdrait et combien ?

    Question 2: Les CDS supprimés, par magie ou par un autre moyen, :), le traitement conformiste (à la façon actuelle, sans changement de cadre) de la crise grecque serait-il plus simple?

    Question 3: vous avez écrit il n’y a pas longtemps, en réponse à M. Paré si je ne me trompe, qu’il faudra quand même bien un jour reconnaître les pertes. Quelles sont les pertes inévitables? Y a-t-il un jeu à la je-te-tiens-par-la-barbichette qui ferait que différents acteurs, et lesquels, espèrent s’en sortir à condition que ce soient d’autres qui les premiers reconnaissent leurs pertes ?

    1. Pffff.. Leboutte dites vous bien une bonne fois pour toutes que les cds ne sont absolument pas le problème sur le dossier grec. Ils pèsent pas 1 % du nominal et ne seront de toutes façons en aucun cas déclenchés. Sauf, à l’extrême limite, pour faire durer un peu plus l’illusion de leur utilité assurantielle et donc bilantielle. Mais j’y crois pas, puisque l’impératif absolu pour les parties, jusqu’à l’isda, est de rester dans la belle histoire du défaut négocié en bon ordre, flonflons politiques et banques largement refinancées ou recapitalisées à l’appui. Au pire la bce fait encore suffisamment de bénéfs pour payer la différence et arriver aux 100 milliards annoncés sans taper dans les fonds propres. Pour ce coup ci…

      1. Une des propositions discutées à Athènes est que le FESF prête l’argent à la Grèce afin qu’elle rachète ses obligations à la BCE, qui n’aurait ainsi pas à subir de décote…

      2. Vigneron: apparemment, vous n’êtes pas démenti.

        François Leclerc: si la Grèce rachète à la BCE au prix payé par cette dernière…
        À crise libérale, remèdes libéraux, écrivait le Diplo.
        Ici, à crise de la dette, remède par une dette… 🙂

        Les tenants des marchés ne sont pas irrationnels que dans l’exubérance !

      3. On nage en plein délire. La BCE va se faire au moins 12 milliards rien que sur les 200 milliards de titres souverains qu’elle a mis à son actif contre une décote d’au moins 30 %, plus probablement près de 8 milliards nets rien que sur les prêts aux banques de décembre et février, sans parler des gains sur les masses de collatéraux décotés encore laissés à ces occasions par les banques et c’est au FESF de raquer l’addition de la BCE de 20 ou 22 milliards sur l’accord grec… Putain, on rêve !

  6. « …..il faut sortir du cadre… »
    Vrai, mais c’est justement le problème; la classe politique a peur de sortir du cadre et surtout: elle ne sait pas comment et par quel moyen. Ce qui explique les attitudes et manoevres de Merkel.
    La situation est tellement nouvelle, inédite que tout le monde donne des conseils, prononce des sentences, mais une réelle solution n’est pas en vue. L’objectif premier consiste invariablement à rassurer les investisseurs. Et plus le temps passe, plus la situation devient inextricable.

    1. La situation est tellement nouvelle, inédite que …..

      les crises du capitalismes n’ont rien de nouveau ni d’inédit

      ce qui est nouveau et inédit depuis le XIXème siècle, c’est la faiblesse du mouvement de l’émancipation sociale et SURTOUT sa perte de potentiel.

  7. Investor George Soros has warned of financial collapse and class warfare in a chilling interview with Newsweek:

    Quote At times like these, survival is the most important thing. I am not here to cheer you up. The situation is about as serious and difficult as I’ve experienced in my career. We are facing an extremely difficult time, comparable in many ways to the 1930s, the Great Depression. We are facing now a general retrenchment in the developed world, which threatens to put us in a decade of more stagnation, or worse. The best-case scenario is a deflationary environment. The worst-case scenario is a collapse of the financial system.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/debt-crisis-live/9034436/Debt-crisis-live.html

  8. Les politiques  » ah c’est pas nous , c’est la BCE , elle est indépendante  » , plus voyou si je mens.
    Attendez vous à savoir : inflation , inflation à 15 %.
    Ceci est une dévaluation effective de l’euro , de quel montant , on ne le saura qu’à la fin.
    Le virage est bien pris , on file vers les 200 % d’endettement avec du papier sans valeur.
    Sortez des frontières vous allez comprendre.
    Achetez hors zone € et $ , achetez au Japon ou en Australie , vous allez payer 40 % plus cher.
    Ce virage est sans retour.
    Il fallait faire exactement le contraire : déspéculer , baisser toutes les valeurs.
    Qu’ils veuillent ou non les allemands vont vivre la même inflation qu’en 30.

  9. les succès allemands à l’exportation ne résultent principalement pas de cette politique salariale, mais tout simplement de l’adéquation de leur production avec les besoins des pays émergents.

    c’est bon ça, malgré que les pays émergent ça a été surtout les 10 glorieuses européen.
    Principaux clients : France (9,7 %), U.S. (8,6 %), UK (7,3 %), Italie (6,7 %), Pays-Bas (6,2 %), Belgique (5,5 %), Autriche (5,5 %), Espagne (4,7 %) (2006)

    représente l’émergence de pays que l’on continue abusivement de qualifier ainsi.

    et qui sont au nord autant dans la merde que nous.

  10. Depuis 2008 la seule option retenue par les élites a été de résoudre la crise de la dette en empilant encore davantage de dettes. Le nouveau rôle officieux que se donne désormais la BCE répond exactement à ce schéma : on ne fait que déplacer les reconnaissances de dette devenue exigibles d’un porteur vers un autre, ce dernier ayant cependant une dimension plus propice à la mutualisation éventuelle et nécessaire (obligatoire même selon ces élites) des pertes futures. Gagner du temps, pourquoi pas ? mais pour en faire quoi ? Les Etats dits occidentaux sont réellement dans une nasse avec impossibilité d’en sortir. En calant leur modèle de développement, à partir des années 70, sur celui promu aux Etats-Unis ces Etats se sont condamnés à chuter de la même manière à partir de l’accélération de la crise en 2008, mais sans disposer d’une monnaie de réserve généralisée (qui de toutes les façons n’est jamais qu’un palliatif de courte durée). Plus le temps passe, plus ces économies deviennent un pur objet d’objet de curiosité pour les observateurs des « émergents ».

  11. Augmenter les exportation et diminuer la demande intérieure….Y aurait pas comme une contradiction,là ? Parce que,si je ne m’abuse les exportations d’un pays sont liées à la demande intérieure…des autres, non?
    Si je vends principalement mes lampions en Allemagne et que le peuple allemand ,globalement,n’ a plus de sous pour me les acheter,j’en fait quoi,moi, de mes loupiotes ?Surtout si les autres pays sont dans le même état.

    Enfin,bon…Ils ne sont plus à une contradiction près…C’est dire dans quel état mental ils se trouvent, nos « essperts ».

    On les auraaaaaaaa !
    🙂

    1. Vous avez raison, on nous vente les exportations allemandes, mais si les allemands exportent, c’est que nous, espagnoles, grecs, italiens, français, achetons leur camelote. C’est impossible de faire tous comme l’Allemagne.

  12. Mardi 24 janvier 2012 :

    Standard & Poor’s va probablement abaisser la note souveraine de Grèce en catégorie « défaut sélectif » lorsqu’Athènes finalisera la restructuration de sa dette, a annoncé mardi John Chambers, président du comité des notations souveraines de S&P.

    Il a toutefois précisé qu’un défaut grec ne détruirait pas nécessairement la crédibilité de l’Union européenne.

    « Il n’est pas dit qu’un défaut grec ait un effet domino dans la zone euro », a déclaré John Chambers lors d’une rencontre organisée par Bloomberg Link.

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/01/24/97002-20120124FILWWW00492-grece-menaces-sur-la-note-par-sp.php

    1. Rrrrrrooooooh….La bonne grosse propagande….Tant qu’on est loin des différentes dates butoirs, on nous annonce le gros clash, puis,au fur et à mesure qu’on s’en approche, on rassure en disant que c’est pas grave…
      Or, il y a bien UNE vérité,quelle qu’elle soit…
      Je crois bien que j’ai pigé : Voilà pourquoi le monde ne peut s’en sortir…C’est parce que nos dirigeants ne savent plus eux-mêmes ou est la vérité, pris qu’ils sont dans leur propres mensonges.
      Un peu à la façon des nazis à la fin de la guerre:

      -Sachant,désormais, que l’Abwehr (service de renseignement) était noyautée par des gens voulant se débarrasser d’Hitler et de son régime,le Haut commandement allemand s’empressait de « rectifier » les rapports émis par Canaris et ses potes…Or,ces rapports étaient parfois vrais (et parfois faux!).Ce qui fait que,dans la réalité on envoyait des armées pléthoriques là ou il n’y avait rien au détriment d’endroits ou elles était utiles et des armées « vaches maigres » qui se faisaient massacrées allègrement…

      Pour en revenir à notre aujourd’hui du 21ième siècle,on peut dire que la crise de la dette et le reste n’étant que des conséquences et non les causes !

  13. Le FMI prévoit une chute du PIB espagnol de 1,7 % pour 2012 et de 0,3 % pour 2013. Et un déficit de 6,8 % pour 2012 et de 6,3 % pour 2013. Et de Guindos, le ministre de l’Économie, continue de dire que le déficit pour 2012 sera de 4,4 %.

    http://www.eleconomista.es/economia/noticias/3693478/01/12/FMI-Espana-cerrara-el-ultimo-trimestre-del-ano-con-una-contraccion-del-27-por-ciento-.html

    http://www.elpais.com/articulo/economia/FMI/advierte/Espana/incumplira/objetivos/deficit/elpepueco/20120124elpepueco_16/Tes

      1. À mon avis ils savent très bien ce qu’ils disent, mais avec eux il faut toujours se demander « à qui profite le crime ».

        (J’habite à 5′ de la rue Sorbier… si j’avais su je serai allé écouter Lordon)

  14. Attali n’est pas déprimé; simplement lucide, voilà tout; en une page l’essentiel est dit.
    A la lecture du billet de François Leclerc, vous répondez quoi: qu’il est parano, qu’il voit tout en noir?

  15. (…) Mais le pire est, selon l’OIT, que les succès allemands à l’exportation ne résultent principalement pas de cette politique salariale, mais tout simplement de l’adéquation de leur production avec les besoins des pays émergents.

    Il me semble avoir à plusieurs reprises lu sur ce blog que l’Europe représente 70 % des exportations allemandes.

    Qu’en est-il vraiment ?

    Il reste qu’il suffit d’aller dans quelque grande surface qui distribue de l’électroménager pour savoir que la majorité des appareils sont proposés par des entreprises allemandes, ce qui ne veut pas dire que tous sont made in, mais au minimum made by deutschland.

    Il est bien évident que le marché de l’automobile haut de gamme est tenu par les constructeurs allemands et il en va de même dans le secteur des machines outils.
    Cela veut-il dire que les machines outils allemandes sont surtout vendues dans les pays émergents ou autrement dit les pays à bas salaires et que ce sont les managers de ces pays qui achètent les voitures allemandes ?

  16. L’expression « réformes structurelles » ressemble à une incantation. Quand l’introduction de telles réformes ne donne pas le résultat prévu, il se trouve toujours un galonné pour en déduire que c’est la preuve qu’elles n’ont pas été poussées assez loin.
    Nous sommes dans cette attitude religieuse qui consiste à dire que si un malheur frappe un croyant ou une population croyante en une foi, c’est la preuve que cet individu ou cette population a péché contre cette foi ou ne l’avait pas assez forte.
    L’illustration emblématique de cette idée est donnée par la réaction de très tristes notables de l’Eglise Cahtolique Romaine après le tremblement de terre de Lisbonne. Voltaire ne les a pas ratés. Ces notables ont fait plus de mal à l’Eglise que tous les athées et Protestants de l’époque.
    Aujourd’hui, ces notables sont des financiers, des hommes politiques, des penseurs (?). Le tremblement de terre a eu lieu.
    Qui sera leur Voltaire ?
    Ces gens sont certainement conscients de la douleur infligée par leurs mesures comme ces Religieux portugais voyaient les souffrances des habitants de Lisbonne. À l’époque un marquis de J’ai Oublié Comment Il s’appelait, a pris des mesures actives et intelligentes pour sauver ce qui pouvait l’être, pour éviter des épidémies, pour nourrir et loger les survivants, pour faire régner l’ordre et pour rebâtir la ville. C’était un homme des Lumières.
    Quelles sont les Lumières aujourd’hui ?
    Qui sera notre Marquis ?

  17. A ne pas rater !

    La dictature du MES devient réalité !

    Les ministres des Finances européens se sont mis d’accord sur le MES – le fameux « mécanisme européen de stabilité » ou plutôt le fonds de renflouement permanent de la zone Euro. Le déblocage des fonds peut être effectué si la simple majorité des pays impliqués accepte . – Ainsi, l’euro devient aujourd’hui un instrument de pouvoir, de domination, de redistribution et d’expropriation…

    http://www.news26.tv/econmie/1592-alerte-la-dictature-du-mes-devient-realite.html

  18. « La BCE pratique l’art de la quasi création monétaire et est devenue une quasi bad bank pour que les banques zombies puissent continuer de marcher. »

    Si une banque centrale accepte des collatéraux toxiques, cela veut dire qu’elle accepte une dévaluation de l’euro. Une loi de l’équilibre. Presque thermodynamique.
    Ce qui arrive au dollar. La Fed à force de quantitative easing aprés le qualitative easing se chiffrant en dizaines de trillions de dollars; a fait baisser le dollar: La fameuse guerre des monnaie!
    Arf! La sucette des revues économistes et des charlatans de plateau télévisé.
    On comprends que l’Allemagne de droite hurle au scandale: Son patrimoine piteusement amassé sur le paupérisme de ses salariés part en fumée par la cause des PIIGs!
    Alors l’euro se tient face au dollar, mais le dollar plonge.
    J’ai déja dit ici, et j’espere que des allemands le liront, que l’euro a baissé de plus de 30% face au réal brésilien depuis 2009.
    Le réal brésilien! Oui! Nous en sommes la; chers cousins germains!

  19. Les tronconneuses sauvages sont de sortie en Grèce depuis un an et ça risque pas de s’arranger…
    Les ingénieurs forestiers lancent un cri d’alarme et voient venir un scénario à l’albanaise pour les arbres grecs, coupe rase quoi…

    .An unusual side-effect of the debt crisis: rising oil prices and tough economic times are causing Greeks to chop down trees for winter warmth, warn forest engineers.
    Nikos Bokaris, a spokesman for the Panhellenic Union of Forest Engineers, said the debt-wracked nation’s forest ecosystems were not yet under threat, but urged the government to act quickly to prevent broader damage »You have to remember what happened in Albania, »
    Bokaris said, describing how that country’s population felled trees en masse after the collapse of communism. « Even the trees lining the roads were chopped down. »
     » Greek foresters filed 1,500 criminal complaints about illegal logging last year, twice as many as in 201

    http://www.telegraph.co.uk/finance/debt-crisis-live/9034436/Debt-crisis-live.html

  20. Avant j’avais quelque espoir de changer le cours des événements, le cours de la météo, le cours de la plupart des actions humaines, le cours des chutes du Niagara de la Riviera. Et puis peu à peu je me suis aperçu que tout a été bien mis en place, afin que les êtres ne puissent plus faire graduellement autrement dans les nouvelles choses.

    Et cela pour tous petits et grands, riches ou pauvres, instruits ou peu instruits, c’est sûr en pondant cela je passerai tout de suite pour un mauvais oiseau, et pourtant au fil du temps il faut bien parfois se rendre modestement à certaines évidences.

    Non tout n’est pas noir bien sûr, il y a encore quelques braves qui essaient tant bien que mal de montrer la petite porte de sortie, après bien sur je vous raconte pas la suite. Ils se disent tous très riches, arrivés, nous avons grandement évolués ces derniers temps dans l’empressement, à l’image, à vouloir surtout gagner plus partout ! Nous avons grandement amassés des trésors, du pouvoir, de la domination sur toutes choses ! Alors forcément nous n’avons plus besoin de rien, nous les premiers titans déchaînés du tartare, pas plus besoin de mieux comprendre le point de vue de celui ou celle n’arrivant plus trop à gober la chose les yeux fermés !

    Hélas les premiers pingres de ce monde ne se rendent toujours pas mieux compte de leur très grande misérable et pitoyable vie, qu’ils sont en réalité très très pauvres spirituellement, oui faudrait pas trop pousser le bouchon trop loin quand même.

    Pourtant je sens bien moi que cela se présente de plus en plus mal la nouvelle grossesse, n’est-ce pas mon Dieu. Ce n’est pas tant tout ce visible commercial qui fait réellement la vertu, le juste, la raison, le bon sens, l’éthique, ni même une plus grande marque visible dans la chair et tout le reste, mais qu’est-ce qui fait véritablement un juste dans notre temps ?

    Oui à quoi bon obéir aux premières lois commerciales de la terre s’il n’y a plus guère de bon sens et de sens dans tout ce que nous faisons ? C’est pourtant pas bien compliqué à saisir. Tiens ce soir il y a prédictions à la télé, faudrait pas plus que je regarde cela. Tant de viandes sacrifiées aux idoles, hmm c’est pas très joli à voir tout cela mon Dieu !

    Leurs rêves les plus fous vouloir toujours dominer le monde, l’histoire, l’univers, les peuples, les corps, les esprits, le temps, la matière, la mort, quitte même à vouloir faire plus grand malheur spirituel sur terre.

    Pour eux seul compte avant tout le nombre, la quantité, le gain, la marque, le grand commerce mondial !

  21. 3 fautes dans votre texte. Vous devriez rester concentré tant sur la forme que sur le fond.
    Le fond me fait dire que vous devriez insister sur l’actuel rachat de crédit du dossier de sur-endettement grec, soit, un étalement de la dette sur 30 ans avec une mensualité réduite de 70% mais des intérêts qui compensent LARGEMENT la perte initiale.
    Ce vers quoi s’oriente l’Islande.
    Dubaï a son grand frère qui lui a racheté sa principale source de profit en contre-partie de son sauvetage.
    Hhmm… L’Islande peut se faire acheter aussi…

    Saluez pour moi le docteur Jorion.

  22. Hervé Kempf nous gratifie dans le Monde du 23/1 d’une chronique plus que pertinente comme toujours.
    Sujet : la situation économique de plus en plus mauvaise en Grèce et l’impact écologique.
    « O Zeus, retiens-les ! »
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/01/21/o-zeus-retiens-les_1632760_3232.html

    On desserre tous les freins mis ces dernières années à la défense de l’environnement, le fond vert est détourné, on légalise les constructions illégales, on spolie les agriculteurs
    « Presque n’importe quoi est autorisé n’importe où »
    « On ne peut pas continuer à consommer les ressources naturelles comme on a consommé les ressources monétaires »
    Après les dettes, la destruction de l’environnement, rien n’arrête les néo-lib.
    « IL FAUT QUE » comme le dirait le psy Dominique Jacques Roth entendu récemment, est l’argument massue sans doute.
    Même la demeure de Zeus, le Mont Olympe est chahutée.
    La troika se comporterait comme un sapeur camembert « le creusement de la dette écologique servira à combler la dette financière, ce qui ne résout rien à terme »
    A qui le tour, au suivant ?

    Ce papier m’a tellement révolté que j’en chantais une variation de notre hymne national :
    « Allons amis de la finance, le temps de la curée est arrivé, contre nous de l’écologie, toutes les barrières sont levées, marchands, marchands, que le veau d’or, abreuve nos profits »

    Et nous, et nous ?

    Le Monde du 20 janvier dans le registre « l’écologie ça commence à bien faire ». nous révèle la tendance en France.
    Après la partie de bonneteau du Grenelle de l’environnement, appréciation partagée par plus d’un défenseur effectif de l’environnement, la suite.
    Il est vrai que écologie/droite/néo-libéralisme c’est parfaitement incompatible sauf le green-washing.
    « Nicolas Sarkozy tourne le dos à l’environnement »
    Extrait
    « Les attaques du chef de l’Etat contre les règlements verts « tatillons » suscitent un tollé chez les écologistes et au PS. Déçus, navrés, les mouvements de défense de l’environnement avaient du mal, mercredi 18 janvier, à digérer les déclarations faites la veille par Nicolas Sarkozy à Pamiers, dans l’Ariège. C’est à leurs dépens que le chef de l’Etat, venu présenter ses , a lancé une opération de charme en direction des agriculteurs. « J’ai conscience que l’aspect tatillon de certains règlements administratifs [dans le domaine de l’environnement] vous insupporte », a-t-il dit, reprenant l’expression employée par son ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire, le 21 décembre 2011. »

    WWF France par la voix de son directeur général déplore que Sarkozy « jette les écologistes en pâture aux agriculteurs et aux chasseurs »
    Un représentant de la Confédération paysanne souligne une connivence troublante entre le discours politique et celui de la FNSEA
    Cécile et Eva parlent d’un comportement de « braconnage » de l’environnement.

    Dans quel but : la pêche aux voix des chasseurs et des agriculteurs, je suppose naivement, du court terme.

    1. Un représentant de la Confédération paysanne souligne une connivence troublante entre le discours politique et celui de la FNSEA

      Au rassemblement contre la loi sur les semences paysannes il y a quelques semaines, j’ai pas entendu des euphémismes aussi doux.

      Je comprends pas, pourtant
      La stratégie de Sofiprotéol ne repose-t-elle pas sur la complémentarité entre les activités financières et industrielles ? Elle met l’accent sur l’alimentation et l’environnement, secteurs-clés du développement durable..

      Et Monsieur Xavier Beulin me semble bien avoir un discours humaniste :

      Xavier Beulin est avant tout un homme d’engagement. Sa conviction : la nécessité de mettre l’économie au service des hommes. Cette conviction l’a amené à s’engager dans de nombreuses organisations agricoles, d’abord au niveau régional puis national et international.

      Non ? On nous aurait menti ?

  23. « Après que François Hollande a déclaré dimanche que son « véritable adversaire, c’est le monde de la finance », il a été vivement critiqué mardi par le premier ministre qui l’a accusé devant les députés UMP, d’avoir « recours au bouc-émissaire » jugeant « assez criminel d’utiliser cet argument qui existe depuis le Moyen Age ». Les propos de François Fillon ont à leur tour étaient dénoncés par la gauche, notamment par le socialiste Arnaud Montebourg, en déplacement à Privas (Ardèche), qui a confié au Monde :

    « Quand on est à ce niveau-là de responsabilité, il faut avoir l’intelligence de la situation dramatique dans laquelle la finance nous a plongés. Le prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz, l’auteur du « Triomphe de la cupidité », est-il un criminel ? L’éditorialiste du Financial Times, Martin Wolf, qui a expliqué que rien n’a été fait depuis trois ans pour réguler la finance, est-il un criminel ? Je recommande à M. Fillon à acheter le DVD de « Inside Job », un documentaire époustouflant qui démontre par A + B la connivence des pouvoirs politique et financier. Il s’y reconnaîtra, même s’il n’y est pas nommé. »
    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/breve/2012/01/24/argument-criminel-contre-la-finance-montebourg-suggere-a-fillon-de-voir-inside-job_1633991_1471069.html

    1. Je recommande à M. Fillon à acheter le DVD de « Inside Job »,

      Pour autant, vous ne le délivrez pas du réflexe de payer pour être informé.

  24. « Téléchargement illégal : les geeks font plier le Congrès. »

    Conclusion de l’article:

    « La guerre ne fait que commencer, mais la Silicon Valley, les geeks libertaires et les blogueurs de l’Amérique profonde ont remporté une victoire politique mémorable sur la « vieille économie » d’Hollywood et des médias classiques. NetCoalition résume l’événement en une phrase : « L’Internet s’est mobilisé, comme seul l’Internet peut le faire. » Devant la presse américaine, Chris Dodd, le patron de la MPAA, reconnaît qu’en quarante ans de carrière, il n’avait jamais vu Washington opérer une volte-face aussi soudaine : « C’est une ère nouvelle. Attendez-vous à tout. »

    http://www.lemonde.fr/technologies/article/2012/01/24/les-geeks-font-plier-le-congres_1633784_651865.html

  25. quasi, quasi, quasiment

    dis maman
    pour régler ce problème de dettes
    tu ne crois pas que l’on devrait faire un emprunt ?

    perlin pinpin

    promis juré, on va enfin vous dire la vérité
    on vous ment depuis le début
    et on continue

    turlututu

  26. « l’UE a également pris des mesures contre la banque centrale de l’iran, interdisant financement et assurance d’opérations liées au pétrole. »

    il va bien falloir compenser le manque à gagner sur ces contrats, par quelque chose.

  27. L’élite mondiale à Davos loin des tumultes d’un monde « épuisé ».

    Les dirigeants de l’élite politique, économique et financière de la planète se retrouvent mercredi à Davos (est) pour leur grand rendez-vous annuel, loin des tumultes d’un monde « épuisé » par la crise et des incertitudes entourant son avenir économique.

    La Grèce n’en finit pas de s’enfoncer dans la crise, les négociations qu’elle mène avec ses créanciers privés (banques, fonds d’investissement, etc) ne sont toujours pas bouclées, et même si les marchés accordent depuis le début de l’année un moment de répit aux Européens, la crise est encore loin d’être réglée.

    Une fois encore, tous les regards sont tournés vers l’Allemagne dont beaucoup attendent, en Europe et ailleurs, un geste pour rassurer durablement les marchés.

    « Le monde est dans un état de burn out (épuisement) total », avait déclaré fin décembre le fondateur et président du Forump, Klaus Schwab. « Nous avons échoué à retenir les leçons de la crise financière de 2009. Une transformation mondiale doit avoir lieu d’urgence et cela doit commencer en rétablissant une forme de responsabilité sociale », a-t-il renchéri il y a quelques jours.

    Les thèmes retenus pour cette édition 2012 du Forum en disent long sur l’inquiétude de ses organisateurs : « Le capitalisme du XXème siècle est-il en train de flouer la société du XXIème siècle ? », « Risques globaux en 2012 : les graines de la désillusion », ou encore « Réparer le capitalisme ».

    http://www.boursorama.com/actualites/l-elite-mondiale-a-davos-loin-des-tumultes-d-un-monde-epuise-ed64fe2306bc7c20ada691562acd850f

  28. REFELEME: Marche arrière = déspéculation , baisse des prix et valeurs , répartition du portage de dettes , on ne le répétera jamais assez devant tant d’ignorance.
    Toutes les entreprises se mettent à baisser leurs prix , il faut le faire en cascade avec état et finances , aussi réduire les chiffres d’affaire et les engagements publics.

  29. Bonsoir à tous

    Un prof d’université allemand, à niveau et qualif. égales à celle de son homologue français gagne 700€ de plus par mois.

    J’attends au comparatif dans l’automobile par exemple: combien gagne un technicien qualifié chez BMW / Peugeot par exemple et leurs âges respectifs à emploi comparable….

    Cordialement.

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