L'actualité de la crise : LES DOULOUREUSES QUESTIONS DE GROS SOUS, par François Leclerc

Billet invité

Les négociations à propos de la restructuration de la dette grecque (le PSI) se sont considérablement tendues, incitant Guido Westerwelle, le ministre allemand des affaires étrangères, à se rendre samedi en urgence à Athènes, officiellement pour porter un message “d’encouragement et d’espoir”… Son déplacement inopiné a en réalité pour objectif de conclure impérativement les discussions avant la réunion du 23 janvier des ministres des finances de l’eurozone, pratiquement dans une semaine.

Parallèlement un nouveau round de négociations va débuter mardi prochain à Athènes avec les représentants de la Troïka (Union européenne, FMI et BCE), afin de mettre au point un nouveau programme fiscal et de réformes structurelles, qui devra être approuvé pour que l’accord du PSI puisse entrer en application et que de nouveaux prêts d’un montant de 130 milliards d’euros soient accordés.

Le tout doit dans l’immédiat permettre à la Grèce de faire face à son échéance de 14,4 milliards d’euros du 20 mars prochain, faute de quoi elle fera défaut. Or l’accord est loin d’être conclu entre l’Institute of International Finance, qui représente les créanciers privés, et le gouvernement grec.

La discussion porte sur le taux d’intérêt des nouvelles obligations qui seront échangées avec les titres actuels. Le gouvernement allemand est en effet intervenu dans les négociations, afin de proposer un taux de 2-3% – ce qui ferait monter les pertes des créanciers de 60% à 80% – alors que les créditeurs voulaient obtenir 5%. La position allemande prend en effet en compte la diminution du nombre de créanciers prêts à se joindre à l’accord volontaire, résultant notamment du refus des hedge funds qui spéculent sur le défaut grec, en cherchant à le compenser par une augmentation de la décote supportée par les banques. L’objectif est en effet de parvenir à réduire la dette de la Grèce de 160% à 120% du PIB à l’horizon 2020, pour que le plan soit considéré comme crédible.

Ne voulant pas augmenter leur mise, les États européens reportent donc sur les banques la charge supplémentaire. Mais ils créent ce faisant un autre problème, étant donné qu’il va falloir davantage renflouer les banques grecques, grosses détentrices de la dette grecque. Le choix suivant va alors être soit d’augmenter encore les efforts demandés au gouvernement grec pour dégager les ressources correspondantes, soit d’accroître les prêts de l’Union européenne et du FMI.

Un défaut de la Grèce dans le contexte actuel est un luxe que ne peuvent pas se permettre les dirigeants européens, ni les émetteurs de CDS sur la dette grecque, mais la corde est à tous égards très tendue.

D’autres négociations financières se profilent, qui ne vont pas être plus aisées, en attendant d’observer la réaction du marché obligataire suite aux dégradations des pays européens, en particulier à l’occasion d’une émission française jeudi prochain. Elles vont avoir pour objet le Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui pourrait devoir supporter des taux plus élevés – et les répercuter sur les pays bénéficiant de ses prêts – s’il venait à perdre à son tour sa note AAA, ce qui alourdirait leurs charges d’autant. La perspective de voir des investisseurs non-européens financer le FESF, déjà faible, en sortirait par ailleurs encore moins probable.

Dans l’immédiat, le verdict de S&P concernant cette notation est attendu dans les jours prochains ; John Chambers, président du comité des notations souveraines de S&P, a précisé que le FESF pourrait conserver sa note AAA, si l’Allemagne et les trois autres pays restants qui en bénéficient toujours accroissaient le montant de leur garantie pour se substituer à la France, qui l’a perdue). Une perspective immédiatement écartée par Angela Merkel. Il ne reste alors comme issue que la possibilité que les émissions à court terme du FESF (3 à 6 mois) continuent à bénéficier de la note AAA, ce qui permettrait au moins des prêts relais aux pays bénéficiant déjà des plans de sauvetage, quitte à les renouveler. En utilisant de plus en plus des bouts de ficelle.

Le montage du Mécanisme européen de stabilité (MES), désormais prévu pour être effectif en juillet prochain après des décisions inscrites à l’ordre du jour d’un sommet en mars, devrait si possible être accéléré, car il n’y aura plus que le FMI de disponible, aux moyens lui aussi limités, pour faire la soudure en attendant son lancement, les pays européens devant financer le fonds pour qu’il puisse s’engager dans des opérations de sauvetage européennes. Toujours du bricolage.

Le même problème de financement va se trouver posé avec le MES car il est prévu qu’il bénéficie non pas de garanties, comme c’était le cas du FESF, mais cette fois-ci d’un capital, dont le montant prévu est pour l’instant de 620 milliards d’euros. ERRATA : LE CAPITAL DEVRAIT ÊTRE DE 80 MILLIARDS D’EUROS ET LA DISCUSSION PORTE SUR SON VERSEMENT ÉTALÉ SUR PLUSIEURS ANNÉES OU NON. Une nouvelle négociation délicate va devoir être bouclée, afin de déterminer le montant du capital appelé sans attendre. Celui de 80 milliards d’euros a été évoqué dans un premier temps, mais cela pourrait être davantage afin de donner au MES une meilleure assise financière immédiate. Pour ce faire, les États européens qui le financent vont devoir emprunter sur le marché, en même temps qu’ils cherchent à diminuer leur endettement !

Les sauvetages en cours, ou le montage des instruments de stabilisation financière pour assurer les prochains, impliquent des négociations de gros sous à répétition. Mais les États européens n’ont pas les moyens de la stratégie qu’ils ont adoptée. C’est devant cette triste vérité qu’ils sont plus que jamais placés, sans vouloir ni ne pouvoir l’admettre.

149 réponses sur “L'actualité de la crise : LES DOULOUREUSES QUESTIONS DE GROS SOUS, par François Leclerc”

  1. Dimanche 15 janvier 2012 :

    A l’attention d’une population inquiète des milliards d’euros de garanties que Berlin a apportées aux mécanismes de solidarité européens, Angela Merkel a déclaré : « je ne crois pas que les dégradations aient d’une quelconque manière pour conséquence que l’Allemagne doive faire plus par rapport aux autres ». Selon elle, les dégradations « ne vont pas torpiller le travail du FESF et je ne vois pas de nécessité de changer quelque chose » à la construction du Fonds européen de solidarité financière.

    Selon elle, le FESF peut très bien continuer à fonctionner de manière satisfaisante, même s’il perd, lui aussi, le Triple A dont il bénéficie actuellement.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201842462135-merkel-utilise-les-degradations-de-s-p-pour-reclamer-une-adoption-rapide-des-nouvelles-regles-fiscales-275165.php

  2. Une petite fille grecque attend sa maman à la sortie de l’école. Comme personne ne vient, à l’école on s’inquiète avant de prendre, dans la main de la fillette une feuille de papier sur laquelle la maman signale qu’elle ne viendra pas chercher sa fille, car elle n’a plus rien à lui donner à manger.

    Est-il vrai que l’aide européenne à la Grèce est subordonnée à l’achat par celle-ci de faramineux matériels militaires ?

    1. La croissance, pour les choix en cours, c’est la vente de mort, bien emballé de discours.
      L’autruche fait sa bien-pensante puis va envoyer ses petits nécessiteux au casse pipe pour bouziller ses vilains concurrents responsables..c’est beau l’économie, des milliards et des pourcentages à l’agonie.

      Un truc :
      http://zebuzzeo.blogspot.com/2011/11/plus-personne-ne-veut-vendre-du-petrole.html
      (…à la grèce sauf l’Iran, chercher l’erreur…?)

      http://www.scoop.it/t/economie-et-finance/p/958919556/0940-meteo-des-taux-souverains-janvier-2012

      1. Croissance, croissance où es-tu ?

        Si la croissance est en berne, c’est parce que les armes et les munitions ne sont pas assez utilisées.
        Nous savons donc ce qui reste à faire pour rétablir une croissance durable !

      2. Il faut impérativement accélérer la démocratisation de la poudre aux yeux !!!!
        Soldes et destockages…….
        Choisissez bien, choisissez O’ BUT ! Chacun son trou pour soi, chacun son trou de balle ! 🙁

      3. @Marlowe

        Croissance durable dans un monde fini pas possible. Et la croissance de quoi? De la bêtise?

      4. à ploucplouc

        Je pense que vous n’avez pas vraiment lu ce que j’ai écrit, ou alors je me suis mal exprimé.
        La seule croissance durable possible me paraît être celle des armes, des munitions et de leur commerce.
        Pour moi, le mode ironique existe encore.
        Je suggère aussi que la critique des armes devrait prochainement remplacer les armes de la critique, comme aurait dit Hegel, à moins que ce ne soit Marx.

      5. Mille excuses effectivement j’ai lu trop vite et le mot croissance en titre qui m’a percuter plus que le mot arme qui était votre sujet. Des armes pour une croissance ou vas t-on? N’est ce pas une bêtise? (Pas de Cambrai)

      6. @ vigneron, merci pour votre information edifiante et questionnante sur les tours d’abandon ….changement de paradigme à votre sujet, loin d’une querelle magyar….chapeau bas !

      1. +1

        …ça, avec les enseignants qui s’immolent et toute cette répression depuis que je suis né sur cette p… de terre, ça me met la haine… J’ai la rage ! T’en dis quoi JeanNîmes du flanc de gauche ?

        Papillon

      2. Je ne cite pas de source.

        Ne savez-vous pas que dans le beau pays des Lumières et des Droits de l’homme, des enfants mangent à la cantine le midi parce que les parents ne peuvent pas les nourrir et ne payent pas les frais de cantine.
        Certains élus les nourrissent, d’autres non.

    2. en France il faudrait complètement réorganiser les « services sociaux », ils tournent en autarcie sur un budget finançant uniquement les charges d’exploitation. La lourdeur de leurs protocoles aveugle le cœur et la raison au service d’une machine étatique sans âme ; si Dieu pouvait enfin revenir…

      1. Il serait grand temps de supprimer la garantie d’emploi des fonctionnaires, simplement pour éviter qu’ils pensent se permettre tout sans se soucier de la perte de leurs emplois.

      2. Combien de fois j’ai été convoqué dans des bureaux, combien de fois j’ai eu affaire à la gestapo, et combien de fois je me suis rendu compte que je ne pourrais jamais rien changer en temps que modeste et pauvre citoyen.

        Par souci d’économie faut pas plus être spirituel dans ce monde ! Bien sur cela ne touche pas encore les premiers
        de ce monde, car la loi du plus fort sur les marchés c’est bien plus la loi des plus iniques sur tout le reste.

        Un jour peut-être je ferais la une du blog, mais en attendant faut voir ce que j’entends et traverse parfois. Trop voleur je suis, trop mauvais citoyen je suis, trop peu à l’extrème droite et à l’extrème gauche je suis. A vrai dire j’en ai tellement vu et entendu sur les pauvres gens comme sur moi même d’ailleurs, c’est sur à force je ne suis pas prêt de me défaire de cette si piteuse image du pauvre homme qui me colle à la peau, hmm c’est bien plus les pauvres d’esprit qui devraient subir la leçon de l’argent et d’autre chose en premier.

        Enfin vous l’aurez compris mon Ame est triste en ce moment, ne pleurez pas plus sur moi car ce monde prend bien l’eau de toutes parts, à la prochaine c’est sur on fera beaucoup moins les fières et les malines dans des bureaux, tant de gens de bureau et de marché sur la terre des hommes.

        Moi vous comprenez face au nombre et à coté je ne fais pas plus le poids, c’est peine perdue mon Dieu, aussi bien pour espérer retrouver et vous indiquer une meilleure porte de sortie avant la prochaine. Moi encore ça va j’essaie régulièrement de dépasser cela, mais pour d’autres oh mon Dieu faut pas s’étonner alors de voir autant de gens baisser la tête, tomber davantage dans l’abîme, les enfers. Enfin bref trop mauvais acheteur et citoyen je suis, car mon combat n’est pas plus le votre à plus grande distance de moi et de ma peine.

        On disait pourtant de lui qu’il préférait bien plus fuir le combat devant les premiers méchants de la terre, du marché alors que lui il était toujours bien seul à essayer de tuer la plus bête autre part.

        La bête immonde a tellement de ramifications partout, enfin je vous fait pas plus le tableau, alors à la prochaine que diront-ils encore des pauvres gens les moins habiles de ce monde ?

        Mais qui donc a réellement connu la vie parmi les grands fortunés de ce monde, parmi les gens de bureau, les gens de la télé, des radios, des médias peut-être ? Tu penses le monde n’est vraiment pas prêt de changer comme ça avant la prochaine. Du pauvre d’esprit que je suis que peut-il vraiment sortir de bon pour un intellectuel de droite ou de gauche, rien strictement rien de bien essentiel.

        Trop coûteux je suis encore, c’est sur on me vendra certainement bientôt pour un meilleur prestataire de service au rabais, pour bien sur toujours plus d’argent dans leur poche. Par souci d’économie oblige c’est la liberté !

        Je n’existe pas, je suis comparable à de l’air ou alors au souffle du vent dans les arbres et sur les eaux, oh quel grand malheur pour le Commerce Mondial que je ne pense pas plus à l’argent surtout en ce moment.

        Vous savez Paul il y a aussi beaucoup de vieux cons à la retraite sur votre Blog, pour ça que je ne prends plus guère plaisir à leur exprimer autre chose du même genre.

        Hmm on ne dira jamais assez de mal des pauvres gens, c’est mieux pour les plus pingres dans les sociétés !

    1. Oui, on sait, le GEAB veut une Europe fédérale, avec un effacement total des Etats nations en Europe. Il escompte sur une aggravation de la crise pour parvenir à ses fins. En un mot, je trouve son analyse misérable….

  3. Le philosophe Jean Claude Michéa, reprenant son concept de common decency à George Orwell, a démontré comment les élites sont de par leur éducation et leur spécialisation beaucoup moins aptes que les gens ordinaires à remettre en cause leur discours ou leurs idées, au nom du BIEN. On retrouve ce mode de fonctionnement dans la gestion par nos élites de la crise de l’euro et notamment du cas grec.
    Un reportage du samedi 14 janvier 2012 sur Arte, dans l’émission Yourope, en est la parfaite illustration. L’article suivant propose une analyse de cette « euro-béatitude ».

    http://lespoir.jimdo.com/2012/01/15/les-fanatiques-de-l-euro/

    Cordialement

      1. Michéa tente souvent d’ignorer les classes et le mouvement ouvrier…
        Mais il se prend les pieds dans le tapis en pontifiant…
        « Tout est à nous, rien n’est à eux » est l’affirmation même
        que c’est nous qui produisons les richesses,
        qu’ils « ont tout volé ».
        C’est l’affirmation même des partageux, des socialistes.

      2. @ Charles A.

        Je vois un intérêt à l’existence politique de Mélenchon: son populisme, permettant d’éloigner du FN quelques % d’électeurs qui, sans son existence, auraient voter pour ce parti… ça vaut bien un marocain!

      3. @ Bruno

        Excellent !

        Mais plus sérieusement, c’est le bal des faux-culs mitterrandiens,
        toujours derrière les fauteuils et le caviar,
        depuis 1981, qui a détruit la confiance des travailleurs dans la gauche
        et les jette dans les bras du fascisme.

        Seules les luttes indépendantes pour sortir du cadre capitaliste,
        et y laisser tous les politichiens professionnels, nous évitera la barbarie.

      4. @Charles A

        Je crois que ce n’est pas la première fois que je vous vois commettre cette erreur chronologique: Ce n’est pas en 1981 que le P.S. se saborde idéologiquement, mais en 1983, soit pas moins de deux ans plus tard. Or pour pouvoir prétendre à l’honnêteté intellectuelle, il conviendrait d’observer les évènements qui se sont déroulés au cours de ces deux ans qui ne pourraient sans doute pas justifier un tel sabotage mais l’expliquer au moins en partie. Par ailleurs dans cette chasse perpétuelle aux sociaux-traitres, vous semblez oublier que le P.C. était partie prenante du programme commun à l’époque.

      5. @Bruno 16 janvier 2012 à 19:10

        Coté topologie, dans un hémicycle, les extrêmes ne se rejoignent pas et par les temps qui courent le vide du second hémicycle doit donc représenter les abstentionnistes. Mais si le centre est réputé ménager la chèvre et le chou, dans la galère dans laquelle nous sommes, Ego doit aussi se méfier du loup. La barque est au courant, ça sera rive droite ou gauche, avant consultation d’un énantiomorphologue.
        Y a des jours où la fameuse phrase Coluche me revient en boucle.

    1. D’un autre côté d’ici un an, tous ces discours ineptes actuels auront encore l’air plus ineptes, et leurs orateurs pataugeront dans le non-sens. L’Allemagne perdra son triple A, et l’innovation, la recherche etc qu’on invoque comme alibis pour la croissance, comme atermoiement, tout cela paraîtra dans sa spectrale nullité. Le temps va emporter tout espoir, et tous ces discours martiaux et obtus, paraîtront de plus en plus vides de sens, ce qu’ils sont déjà, mais le temps en apportera la démonstration jusqu’à plus soif.

      Toute cette histoire de compétitivité me dégoûte… Ok l’Allemagne a gagné la compétition, d’autres ont gagné les jeux olympiques, la médaille du 100 m la médaille en nage libre etc. Ils ont gagné et alors, ils vont nous ruiner ?

      La compétition, dont les marchés sont l’arbitre.

      La compétition est vraiment l’élément indiscutable de tout ce discours libéral, au nom de quoi tout est justifié, et surtout le pourvoir absolu de l’argent. Et cette morale me dégoûte profondément, elle est une façon infantile d’organiser le monde, et qui a tous les avantage y compris en termes mise en scène des conflits, de gestion de l’agressivité, de détournement de l’attention, etc. La profonde cohérence, l’argument ad absurdum toujours mis en avant que cette compétitivité.

    2. Le philosophe Jean Claude Michéa reprenant son concept de common decency à George Orwell, a démontré comment les élites sont de par leur éducation et leur spécialisation beaucoup moins aptes que les gens ordinaires à remettre en cause leur discours ou leurs idées, au nom du BIEN.

      Bullshit. Je sais pas si c’est au nom du BIEN, mais quand un gonze représentant l’élite de l’élite comme Greenspan admet publiquement s’être trompé sur pas moins que ce qui était son évangile d’élite libertarienne, ça remet un chouïa en cause l’axiome du représentant de cette autre élite nommé Michéa, qui lui même a bel et bien remis en cause ses discours et idées de communiste encarté, non ? Exceptions ? Tu parles !

      1. @Vigneron

        C’est juste pour le plaisir de flinguer ou vous avez quelque chose à dire? On va finir pour vous appeler bourre-pif ou Kiravi, et pas du meilleur.

      2. @Jicé,
        Il faut du temps pour le comprendre mais Vigneron c’est le fils spirituel de Diogène, Cyrano, Terminator, Raoul Volfoni, maître Capello, San Antonio, Bérurier et pervers pépère.
        Et puis comptez tous ses silences qui nous murmurent: « va je ne te hais point ».

      3. Ce n’était qu’une erreur,

        Greenspan admet publiquement s’être trompé sur pas moins que ce qui était son évangile d’élite libertarienne

        Enfin, tant que ce type de personnage n’avoue pas avoir trompé volontairement, tout peut encore être sauvé : ce n’était qu’une erreur, ne portant pas plus à conséquence que d’avoir déchainé le feu nucléaire ou d’avoir nucléarisé la planête.

    3. Merci pour ce lien. Ce déni jusqu’au-boutiste est fascinant.

      2011 face au même dilemme Ben Ali quitte la Tunisie de son propre chef, Moubarak tire sa révérence, Khadafi choisit le lynchage, Mohamed VI l’ouverture, Saleh titube, Assad enfonce le clou…

      Toutes les décisions nous appartiennent finalement. Ici il est moins une avant qu’elles ne tombent toute seules a défaut d’être prises.

  4. http://generation-clash.blogspot.com/2012/01/le-retour-de-la-pauvrete-de-masse-en.html

    Pourtant les magasins regorgent de tout !!!

    Il y a manifestement une volonté de nuire aux Peuples, qui doivent réagir pour éradiquer les malfaisants !!

    La solution que je prône depuis des années est la suppression des devises actuelles du jour au lendemain (pour neutraliser les oligarques actuels à travers le monde) et leur remplacement par une monnaie à durée de validité de 1 mois, pour court circuiter les banques qui ne jouent qu’un rôle parasitaire drainant 97% des devises actuelles dans un but uniquement spéculatif au lieu de faire fonctionner l’économie réelle.

    Par exemple, chacun irait chercher à la mairie en début de mois, sa planche de billets nominative biometriquement et à durée mensuelle..
    La force publique de la République (république = intérêt général) réquisitionnant les richesses produites dans un but de redistribution..

    Il faut absolument supprimer la thésaurisation de l’argent.
    Ce dernier ne doit servir qu’aux echanges et au développement de l’économie réelle..

    SINON CE SERA LA TROISIEME GUERRE MONDIALE !!

    1. « Par exemple, chacun irait chercher à la mairie en début de mois, sa planche de billets nominative biometriquement et à durée mensuelle.. »

      Un peu compliqué comme formule !

      « SINON CE SERA LA TROISIEME GUERRE MONDIALE !! »

      Vous connaissez les sophistes ?

    2. Jacques Duboin a proposé cette solution dans le cadre d’une économie distributive;. Non, ce ne sera pas la guerre mais un clash suivi d’une auto-organisation de type cellulaire. C’est au Peuple (organisme) donc à chacun (cellule) d’entre nous (ce qui relie) de faire les bons choix de vie, c’est-à-dire apprendre à partager, s’organiser pour et ça commence à s’effectuer progressivement. « Les premiers seront les derniers » en clair, les riches actuels (les premiers donc) seront les derniers dans l’après 2012 et suivantes années …

      Ceux qui se cantonnent dans leur inertie, leurs inepties, leurs peurs de tout et de rien, mourront tout simplement ! Même les riches ! Rien, ne les protégera, l’Onde s’en moque…

      Ayez confiance au Souffle divin, il peut se retirer ou laisser-vivre !

  5. Vous apprécierez, j’en suis sûr!

    vous pouvez bénéficier d’une installation de votre ****box par un technicien à votre domicile pour un tarif minimum : à partir de 1€ (1) : après diagnostic de la panne par un technicien au **** (2) (99€ prix facturé -48,50€ remise ****** -49,50€ de réduction ou crédit d’impôt)

    C’est ce qui s’appelle pomper directement 49,5€ soit la presque totalité de la facture dans les caisses de l’état grâce à un joli montage financier.

      1. Tout à fait ‘légal’ :
        « Réduction ou crédit d’impôt dans le cadre de la « loi Borloo » relative au développement des services à la personne, pour les contribuables actifs durant trois mois au moins au cours de l’année de paiement. » (assistance informatique et internet à domicile).
        L’astuce est de facturer la totalité de la prestation, afin de faire valoir les aides fiscales sur 50% des sommes payées puis d’octroyer une ‘remise’. Car si Orange avait fait l’inverse, le montant de la défiscalisation aurait divisé par deux (portant uniquement sur 50% de 99€, une remise étant une aide financière, devant être déduite avant déduction fiscale). Et le montant ‘final’ de la facture bien différent.
        Exemple 1 :
        99€ – 48,5€ de remise = 50,50€ de base pour appliquer l’aide fiscale (-50%) = 25,25€ à payer in fine par le consommateur.
        Exemple 2 : 99€ – 50% aides fiscales = 49,50€ – 48,50 = 1€ !
        Pour Orange, cela ne change rien : c’est toujours 99€ de Chiffre d’Affaire (permet d’augmenter les bilans) et un solde brut de 49,50€ (sur lequel s’imputera la facturation du prestataire agréé conventionné, soit toujours une marge bénéficiaire quand même).
        Mais pour le particulier, pas le même topo : 1€ / 25,25€ …
        Pas photo, sauf que c’est le particulier qui dans ce cas fait l’avance de trésorerie (99€) puis attend les aides fiscales, le plus souvent plus d’un an plus tard.
        Donc, pas de problème de trésorerie pour Orange, puisque le client avance d’abord 99€ à Orange, lequel lui retourne majestueusement une remise de 48,50€ …

        In fine, ce sont surtout les contribuables qui règlent la note, laquelle est des plus élevées puisque la même prestation rendue directement par un même prestataire agréée serait sans doute deux fois moins chère (environ 50€ pour ce type d’intervention) mais coûterait bien plus au consommateur mais bien moins à l’Etat (soit, il faut le noter, ce même consommateur, qu’il paye des impôts ou non, puisque même s’il n’en paye pas, il verra passer la facture par une augmentation des dépenses de l’Etat et une diminution de ses recettes, soit in fine une augmentation de la dette publique, soit une augmentation des impôts ou une diminution des aides sociales attribuées).
        Cela s’appelle de la maximisation d’aides fiscales : merci Orange de faire bénéficier à ses clients de pratiques qui ne sont généralement réservées qu’à l’upper-class fiscalisée (le crédit d’impôt permet aux foyers non imposables de bénéficier aussi des aides fiscales, à la différence des réductions d’impôts).
        C’est pas ça le progrès, la démocratisation aux gueux des fonctionnements des riches ? 🙂

        PS : c’est le système des ‘marges arrières’ mais inversées. Le fournisseur dans ce cas-ci est Orange, le distributeur le consommateur et le prix de vente celui affiché pour l’Etat.
        En quelque sorte, des ‘marges avant’. ‘Avant’ l’Etat.

      2. le crédit d’impôt permet aux foyers non imposables de bénéficier aussi des aides fiscales, à la différence des réductions d’impôts

        Le but est d’éviter à FT de baisser ses tarifs, pour continuer d’arroser l’upper-class. c’est une manière indirecte de continuer de la favoriser. Cette notion de « crédit-d’impôt » est aussi tordue que la « TVA sociale ».

        Cela n’a rien à voir, mais ça me fait penser à la Fondation Brigitte Bardot qui aide les foyers démunis à payer les montant exorbitants de l’imagerie médicale à usage vétérinaire en étudiant les dossiers au cas par cas, au lieu d’utiliser leur puissance associative pour faire baisser les tarifs en permettant à tous les animaux de profiter des progrès techniques.

        « Les pauvres sont tout aussi nocifs pour les animaux, sinon plus » (dixit). Le but est toujours de maintenir le système capitaliste à bout de bras. Mais là, c’est plus visible, plus grossier, plus cynique.

        D’ailleurs, je m’interroge sur la participation de l’Etat à l’achat de ces grosses machines. La baisse du prix des prestations serait-elle déjà facile à calculer?
        Dans tous les cas où l’Etat est intervenu, serait-il possible de faire baisser les tarifs aux entreprises, au prorata de ce qu’elles lui doivent, avec le même sérieux d’apothicaires en audit public?

      3. Rien de nouveau sous le soleil, cette disposition existe depuis le passage de Borloo au ministère des affaire sociale c’est à dire 2004.

      4. @ Gennetais :
        Exact. Mais le coup de la remise, pas vu auparavant …
        ‘Innovation fiscale’, qu’on dit.

  6. Août 2011 : John Chambers considère que la France a une « politique budgétaire bien conçue » qui justifie sa note « AAA » avec perspective « stable ». Il a notamment loué la réforme des retraites en 2010 qu’il qualifie de « mesure intelligente » ainsi que le retrait de la politique de relance. (…) Sur les retraites pour lui « le gouvernement est resté droit dans ses bottes. Il a connu beaucoup de contestation de la rue, mais il n’a pas cédé à cette pression, ce qui souligne la crédibilité de l’exécutif pour prendre des mesures difficiles (…) Même si cela ne se voit pas dans le déficit cette année et la prochaine, cela améliore notablement la solvabilité de l’Etat dans le temps ».

    Ahahah !! Qu’est-ce qu’on se marre !!!

  7. François, il faudrait rappeler de temps en temps qui détiendrait réellement la dette grecque aujourd’hui, soit essentiellement le FMI, le FESF et la BCE plus les banques grecques, le reste est peanuts globalement, si l’on en croit l’étude la plus précise publiée sur le sujet, celle sortie par Barclays fin octobre. Je rappelle les principaux chiffres :

    – Les 40 principales entités détentrices représentent 260 des 350 milliards d’euros (les deux tiers) d’endettement du secteur public grec.
    – Au total, 38,5 milliards d’euros sont répartis entre 25 obligataires qui ne sont ni grecs ni publicsc, ce sont eux qui sont vises par la concession de 50% arrachée la nuit des longs couteaux
    -10 milliards d’euros sont détenus par 7 assureurs
    – 18,3 milliards sont détenus par des banques ou assurances françaises.
    – Les 80 milliards d’obligations détenus en dehors de ces 40 obligataires sont apparemment répartis parmi  plusieurs centaines d’obligataires détenant moins de 500 millions d’euros chacun
    – A contrario, le secteur public et les banques grecques en détiennent 221,5 milliards.

    Et on voudrait récupérer 100 milliards sur les détenteurs du secteur financier non grecs (sinon là c’est en fait le public qui paye) et non publics qui pèsent 38,5 milliards seulement si l’on considère les détenteurs à plus de 500 millions d’euros, 118,5 milliards avec les « petits » créanciers parmi lesquels les « terribles » hedge-funds ? On se fout de la gueule de qui là ?
    Et puis please, please, please, arrêtons avec la tarte à la crème de la menace du déclenchement des CDS. C’est de l’enfumage, un piège à gogos pour donner l’illusion qu’un défaut est rendu impossible justement par l’existence des assurances sur défaut.
    Je veux bien croire que le DTTC ne cleare pas, n’enregistre pas, tous les CDS sur dette grecque, ok, mais fin septembre l’exposition nette (après compensation) sur CDS grecs n’apparaît plus dans la liste des 15 plus gros CDS souverains en montant net ou brut. Le Cds français est plus que jamais premier en montant net à 24 milliards de dollars pour 128 en brut et l’Italien premier en montant brut à 307 milliards pour 22 milliards en net. Mais on observe que dans les douze mois qui précédaient les montants nets sur les Cds de piigs présents dans la liste étaient tous à la baisse (Italie, Espagne, Portugal) contrairement aux montants nets des Cds des pays encore bien notés (France +100%, Allemagne…).
    En Juin le Depository Trust & Clearing Corporation (DTCC) publiait un montant notionnel net de l’ordre de 2 ou 3 milliards de dollars pour le Cds grec, c’est très probablement encore moins aujourd’hui.
    Les Cds ne sont qu’un outil de spéculation pour « influencer » à coût et risque quasi nul le cours des dettes sous-jacentes et un outil de maquillage bilanciel pour les détenteurs de ces sous-jacents, plus un outil aujourd’hui permettant de rendre un défaut ordonné sur dette souveraine soi-disant impossible ou beaucoup plus compliqué, alors que l’exposition globale du système financier au risque de contrepartie sur Cds est sans commune mesure avec le risque de contrepartie sur la dette sous-jacente elle-même . Aucun hedge-fund, à nu ou avec des titres grecs achetés à l’encan à des banques s’en étant délestées, peu importe, ne pourrait prendre le risque de payer (i.e d’emprunter) des primes stratosphériques telles que celles proposées par les teneurs de marché depuis un an et demi pour des montants notionels bruts de Cds dépassant ne serait-ce que quelques dizaines de milliards d’euros. Je persiste : la menace des Cds sur dettes grecques est un mythe commode entretenu par les parties en cause dans la négociation du défaut grec. Le problème aujourd’hui c’est : qui d’autre que le secteur public pour payer le plus gros des 100 milliards de defaut décidé durant la « nuit des longs couteaux » ?
    Si l’on vient me dire « mais que faites-vous de la partie immergée de l’iceberg, celle qui n’est pas enregistrée par la DTTC ? « , je réponds combien ? puisque c’est si énorme et problématique montrez les expositions, et rien n’empêche de décider que ne seront pris en compte et denouées en cas de défaut avéré que les expositions nettes sur les contrats enregistrés et compensés par l’organisme ad hoc, soit le DTTC, point.
    http://finance.blog.lemonde.fr/2011/10/29/la-fiction-des-cent-milliards-de-reduction-de-la-dette-grecque/
    http://www.futuresmag.com/News/2011/9/Pages/Top-15-sovereign-and-corporate-CDSs.aspx

    1. Si l’on se réfère directement au chiffres de l’analyse par Barclays Capital des 40 principaux détenteurs de la dette grecque, publics et privés, qui détiendraient ensemble 208 milliards d’une dette globalement chiffrée à 350 milliards d’euros, cela donne ce qui suit. Cette étude date d’ailleurs de juillet 2011 et non pas d’octobre dernier (les chiffres de Georges Ugueux le confirment quand on les compare avec ceux publiés par The Economist).

      Ce tableau additionne à ces 208 milliards d’euros 76,7 milliards d’euros dont les détenteurs ne sont pas identifiés pour arriver au montant global de 285 milliards d’euros. J’en tire pour ma part que la BCE et l’Eurosystème en auraient détenu à l’époque 62 milliards d’euros, la banque nationale grecque ainsi que les fonds de retraite des fonctionnaires 43 milliards d’euros. Cela représente 105 milliards d’euros de titres détenus par le public. Les banques grecques privées représentent 32,5 milliards d’euros, les banques et des compagnies d’assurance des autres pays européens, dont une partie est identifiée, 148 milliards d’euros. Additionnés, ces deux derniers chiffres représentent 180 milliards d’euros pour la partie privée.

    2. mais pourquoi alors est-ce apparemment si grave ? à cause des intérêts qui ne « tombent » pas ?
      l’argent qui ne profite plus ne sert plus à rien ?
      capital inerte

    3. Non François, la liste des plus gros détenteurs privés non grecs de titres grecs est claire : 25 entités pour 38,5 milliards, les 80 milliards restant sont détenus par des créanciers à monde de 500 millions € chacun, total moins de 120 milliards de créances qui ne soient ni du secteur public ou du secteur financier privé grec.
      Il est hors de question de faire encaisser leurs pertes aux banques grecques sans bail-out public massif et les 6 plus grosses détentrices parmi les banques grecques cumulent 30 milliards de titres publics grecs, plus de 80 % du total des 25 créanciers privés non grecs…
      Et ces deux dernier groupes de creanciers pèsent bien 221 milliards au total.
      Conclusion : pour arriver aux 100 milliards d’effacement d’ardoise prévu il faudrait bel et bien que les créanciers privés non grecs abandonnent 80 % de leur actifs en dette grecque. 120×80% = 96 milliards.
      Ps : juillet ou octobre peu importe, il est évident que depuis chacune de ces dates c’est la part de dette grecque détenue par les institutions financières publiques qui a pu augmenter.

      1. Il est précisément prévu un renflouement des banques grecques dans les 130 milliards du nouveau prêt. Mais le problème est que la décote est supérieure au 50% initialement prévu, impliquant un renflouement plus élevé.

        Commentons-nous par ailleurs bien le même tableau ? En ce qui me concerne, j’ai donné le lien.

    4. Eric L, bien sûr que les coupons continuent à tomber, sinon ça signifierait défaut. Et des coupons qui tombent quand on a payé les titres un demi fifrelin, miam miam, tant que ça tombe…

    5. Que le montant des CDS associés à la dette la grècque soit élevé ou faible, n’est pas le plus important non? N’est ce pas tout simplement le principe de la décote qui entraîne une telle résistance des banques et une telle pression sur le pays? C’est à dire la grande peur que la décote fasse école dans le cas d’autres pays plus « gros » qui sont dans le trou ou pas loin. ?

    6. François, on est bien d’accord, mais les 130 milliards sont toujours à mettre au compte du secteur public et par ailleurs rien ne dit que la part affectée à la recapitalisation des banques grecques, par exemple de 30 milliards, viendra compenser une part significative d’abandon de créance sur la dette publique sachant que les créances douteuses sur le secteur privé des banques grecques sont très probablement d’une toute autre gravité que leurs 30 milliards et quelques de créances publique garantis de facto par l’UE.
      La source Barclays via finance.blog.lemonde du 29 octobre sur les 25 principaux détenteurs privés non grecs parmi les 40 publics, grecs et privés listés, avait été mise en lien :
      http://finance.blog.lemonde.fr/2011/10/29/la-fiction-des-cent-milliards-de-reduction-de-la-dette-grecque/
      Comme celle sur les 15 premiers Cds souverains enregistrés par la DTTC :
      http://www.futuresmag.com/News/2011/9/Pages/Top-15-sovereign-and-corporate-CDSs.aspx

      1. Olivier Berruyer avait fait un article sur le sujet : ‘L’enfumage de la « décote volontaire de 50% » de la dette grecque
        La part publique s’élève à 48% du total (en juillet 2011, même source).
        « Je vais encore être magnanime, et considérer que 80 % des détenteurs privés vont accepter l’échange, soit 110 Md€ de dette, décotée de 50 %, soit 55 Md€ en moins pour la Grèce. »
        Alors -100 milliards …

        Car tel que c’est présenté dans son article, ce sont bien les publics qui vont couvrir les décotes des privés. En cas d’augmentation à 80%, il faudrait alors corrélativement augmenter cette couverture publique.
        En dehors de la BCE, je vois pas.

      2. Plus de 50 % la part publique Zeb (sans parler des fonds souverains ! ), tu rajoutes la part des banques grecques, plus que virtuellement nationalisées, et il te reste un tiers pour les « privés », banques, assurances, fonds de pension, fonds souverains, hedge-funds…

  8. Là j’ai envie d’adapter un vieux gag sur l’emploi du subjonctif.

    Dans ce cas Monsieur Militaire parle de son épouse Economie. Il appelle un spécialiste pour la soigner.

    « Docteur, mon épouse est clouée au lit, ne serait-il pas séant que vous la vissiez ? »

    1. Erreur de concordance Mike, tu dois mettre au passé la principale pour être correct.
      «Docteur, mon épouse était clouée au lit. N’aurait-il pas été séant que vous la vissiez ?» sinon c’est voyiez, sans intérêt…

      1. Vous avez tout à fait raison. Je suis une tache désordonnée…

        En plus cette non concordance des temps déglingue mon gag.

        Bon, essayons de nous racheter avec un autre. Ce que dira Jorion quand on lui demandera pourquoi il n’a pas été entendu par les décideurs politiques

        « Encore eut-il fallu que je plusse à ces minus »

        Merci de me corriger si nécessaire

  9. Est-ce qu’il y a un moyen OFFICIEL de connaître le nom de tous les créanciers de la Grèce, et notamment celui de chaque Hedge Fund se faisant tirer l’oreille ?

    Ce serait amusant de les asticoter un peu avec des mails et d’autres outils numériques apportant de la transparence …

    1. Bilabong, les très très gros créanciers qui ne veulent en aucun cas entendre parler de défaut sur leurs titres de dette grecque (obligations ou prêts), c’est la BCE, le FMI, le FESF, les banques grecques, i.e les financiers publics garantis par les contribuables européens…

      1. Et quand on connaît les difficultés des trois dernières, ne reste plus que … la BCE, dans le paquebot de croisière capitaliste échoué sur les rives grecques.
        Il y a donc encore un capitaine mais il refuse de prendre la barre.
        Pas très ‘pratique’ tout ça …

    1. Pas étonnant de trouver pareil entretien dans 20mn. Au fait q.q. un peut-il me dire à qui appartient 20mn?

      1. Minute était d’extrême droite mais
        20 minutes est un quotidien d’information générale gratuit édité en France conjointement par le groupe norvégien Schibsted (50 %) et le groupe Groupe Ouest-France (50 %) (par le biais de ses filiales Spir Communication et Sofiouest qui détiennent un quart du capital chacune)[1]. Il est au format « demi-berlinois », ce qui lui permet d’être plus facilement transportable et lisible, plus particulièrement dans les transports en commun

  10. De nombreux commentateurs évoquent, à l’occasion des négociations sur la « dette grecque », les futures pertes des banques chiffrées en paquets de milliards.
    Mais est ce exact ? Ne s’agit il pas plus réellement de manque à gagner ?

    1. Non HR, c’est bien des pertes à inscrire au bilan. On enlève x milliards de titres grecs (valeur faciale, d’achat ou de marché) à l’actif du bilan bancaire et on enlève x milliards au passif (section fonds propres…). A moins bien sûr que la perte n’ait déjà été enregistrée en provisions sur perte, mais le résultat est le même : x milliards perdus… et à refinancer.

  11. Les hedge fund spéculent massivement sur le défaut de la Grèce.
    Pour ce faire ils ont massivement acheté (à vil prix) de la dette grecque.
    Ils ont en parralelle acheté les CDS qui vont avec et espèrent en cas de défaut pouvoir bénéficier
    du remboursement de leur part de dette à 100% via la mise en oeuvre de ces CDS.

    Le monde entier sait que d’une manière ou l’autre la Grèce et d’autres nations sont inéluctablement amenées à faire défaut, c’est une certitude, la seule inconnue, c’est l’échéance.

    Il serait sans doute judicieux de légiférer de manière intelligente pour laisser la perte, là où il est moral de la laisser, càd aux mains des spéculateurs.
    Le principe du défaut étant acquit depuis plus de deux ans, il convient de considérer que tous les nouveaux acheteurs de la dette grecque, qui sont d’éminents professionnels, ont fait la chose en pleine connaissance de cause et que, par voie de conséquence ils ne peuvent bénéficier des CDS
    ces derniers ne couvrant plus un risque, mais une certitude.

    1. @ Eomenos

      Il serait sans doute judicieux de légiférer de manière intelligente pour laisser la perte, là où il est moral de la laisser, càd aux mains des spéculateurs.

      Vous y croyez vous à la morale dans ces milieux là ??? Sérieusement, spéculation financière et morale sont deux choses assez incompatibles. Pire qui va légiférer à droite ou à gauche au nom de la morale ???

  12. Les « libéraux-conservateurs » au pouvoir en Allemagne et en France sont en train de saborder l’Europe.
    Les spéculateurs anglo-saxons jouant le rôle du grand méchant loup qui souffle sur la maison de paille européenne.
    Malheureusement je ne suis pas sûr que les « libéraux-sociaux » qui pourraient accéder au pouvoir prochainement dans ces deux pays, soient déterminés à faire mieux.
    L’incurie politique règne au plus haut niveau, et dans ce cas ce sont les peuples qui trinquent.
    Malheureusement tout cela fait le jeu d’un autre gros méchant loup -l’extrême-droite- et il n’y a pas de quoi se réjouir. 🙁

  13. Bon ,quels sont les vrais « grands méchants » ?
    Beaucoup ,très connus,sont déjà cités ici-et ailleurs– moult fois.
    Est ce qu’il arrive parfois que certains,sans adhérer le moins du monde à une des nombreuses théories dites du « complot » …se laissent aller à à lire l’inévitable roman (Divina Insidia aux éditions romaines)
    de Pascal Roussel,Analyste des Risques financiers à la B.R.I ?
    C’est un passage obligé,à mon avis,au point désormais atteint de coma dépassé, pour détenir en mains toutes les cartes,y compris les plus inattendues–lesquelles relèvent du diable..!!! — tant elles sont assassines.,perfides et si époustouflantes ,mais surtout et hélas fort plausibles.
    Hein,vous voyez ,ce n’est pas peu dire !!
    Et,de surcroît,bien d’actuels « mystéres » autour des allers-retours banques-bce etc se comprennent un peu mieux.
    Ou encore également et ,malgré Monti et ses 30 milliards infligés pour RIEN à nos compagnons de misère italiens ,et dégradé violemment !!
    Un coup de GS via le « chef » de la bce ?

    Sinon ,continuons au moins les réflexions ici ,chez Berruyer et d’autres et ,au strict minima de chez minima ,attendez le discours de …qui vous savez…,pour fin janvier…Vous saurez tout!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    1. Satam était un administrateur de domaine en Mesopotamie sumérienne, selon la traduction des tablettes cunéiformes.. La Bible a été ecrite par des Juifs en déportation qui avaient acces aux bibliotheques assyriennes de tablettes en écriture cuneiformes..
      On retrouve par exemple le mythe de Cain et Abel en Egypte et à Sumer avec Cain = Seth = Enlil et Abel = Osiris (tué par Seth) = Enki (administrateur de domaine (Satam) tué par Enlil).

      Les méchants datent de vieux et ne sont pas forcément ceux qu’on nomment diabloliquement et je crains que la civilisation judéo chretienne ne repose sur des textes interpétés, tronqués, déformés depuis des milliers d’années (Lire Eden de Anton Parks)

    2. Bon, comme la censure est severe ici, je dirai qu’il y a des méchants partout et qu’il faut se mefier à chaque pas !!

    3. Comme Mr Jorion se refuse à tenir compte d’un quelconque complot, le jour où il aura tort dans ses « prédictions » on sera fixé… 😉

  14. Qui ne peut se permettre le « luxe » du défaut grec?
    Est-ce une raison de pomper 130 milliards de plus, irrécupérables?
    A qui le défaut grec pose un problème?
    Très clairement aux créanciers!
    Il suffit dès lors de s’assoir dessus et d’organiser une faillite, un moratoire et l’abandon de l’euro en Grèce.
    Laisser un répit de deux ans à ce pays pour « se refaire » en ne payant pas d’intérêts pendant deux ans, le pays repartira dès lors en croissance, comme c’est toujours le cas avec une monnaie nouvelle. Evidemment, une rigueur budgétaire et fiscale devra rester de mise – en monnaie nationale grecque!
    Cela coûtera moins cher, infiniment moins cher, tout au plus quelques milliards pour aider le redémarrage, mais pas 130 milliards de plus qui ne suffiront de toute façon pas, y compris aux créanciers, mais surtout à nous tous, que de continuer à pomper des sommes aussi extravagantes directement dans les poches des milliardaires! Ces 130 milliards ne bénéficient en rien au peuple grec!

    1. Il faut surtout supprimer cette notion d’intérêts de prêts en se posant d’abord la question:
      « D’où les prêteurs tiennent ils leur argent ?? »

    2. @johannes finckh

      que de continuer à pomper des sommes aussi extravagantes directement dans les poches des milliardaires!

      Je ne comprends pas ce que vous voulez dire…

  15. Les marchés se moquent de cette perte du « AAA » car cette perte était déjà anticipée dans les cours. tant que les marchés tiennent le « système » tient.

    1. Le but de tout cela est de detruire le « social » ..

      Il est intolérable que des gens qui ont travaillé pendant des decennies puissent maintenant vivre tranquillement et decemment de leur pensions. Vous n’y pensez pas !!

  16. Il me semble que la phrase la plus forte de ce texte, qui mériterait peut-être d’être mis en valeur, est bien « Mais les États européens n’ont pas les moyens de la stratégie qu’ils ont adoptée ». Nous sommes dans une guerre qui ne dit pas son nom et il y a au moins quatre front d’ouverts (Grèce, MES, Fond Européen, notation France et alliés), ce qui commence à faire vraiment beaucoup.
    On ne voit pas comment toute cette affaire pourrait bien se finir.
    Cette accumulation de dettes sur des niveaux supérieurs à celui des états implique tout de même que leurs croissances permettent d’y faire face. Or, précisément, des économies consuméristes ne savent pas vraiment fonctionner correctement lorsque le climat devient manifestement anxiogène, et nous y sommes déjà. Alors même que des plans d’ajustements structurels n’ont pas été passé en vigueur dans plusieurs pays, dont la France.
    Rien n’y fait, on tourne en rond et on déporte toujours plus loin les questions de fond, en espérant que le temps finira par les résoudre, ce qui n’arrivera pas.
    Le drame actuel est, me semble-t-il, qu’actuellement on accumule ces dettes sans aucune licence préalablement accordée par des instances démocratiques : que diront les peuples quand il faudra présenter l’addition de cet immense gâchis ?

  17. La perte du hAhAhA, c’est pour les partenaires sociaux. Vous voyez vos droits ! (abracada…) et hop, il ont disparus. clap !clap !clap !
    merci !

    1. Ben ça va encore, on les a connus plus durs !! 🙂
      Moi ce que je retiens c’est la phrase de Sylvie Kauffman qu’il met en avant :

      “The dirty little secret of European governments was that we lived in a way we couldn’t afford,” Sylvie Kauffmann, the editorial director of the newspaper Le Monde, told me. “We lived beyond our means. We can’t live this lie anymore.”

      Il va falloir bosser une peu l’économie, ma chère, pour comprendre d’où vient vraiment cette dette et pourquoi elle est d’une telle ampleur. Et éviter de sortir des âneries entendues dans les couloirs de la rédaction à la presse internationale…

      1. J’ai eu la même réaction et j’ai pensé à la phrase de Jorion : « Ils ont vécu au-dessus de nos moyens » !

    2. Magnifique. Ben ouais mais c’est du Nick Kristol aussi, ça aide, le vrai talent de journaleux et la pensée libre…

      1. …bôf… une mise en scène enjouée des caricatures droitières au Parti Républicain suivie de petits faits hétéroclites mais bien frappants, mis bout à bout pour instiller le doute dans les esprits gourds des anti-euros éventuels, le degré …(allons, soyons honnête)..1… du raisonnement journalistique à l’américaine… on comprend que cela fascine un Vigneron (qui confond Kristof Nicholas avec Kristol William) !

        « But the basic notion of Europe as a failure is a dangerous misconception. The reality is far more complicated. » …indeed ! 😉

        « But embracing a caricature of Europe as a failure reveals our own ignorance — and chauvinism. » Bravo, Kristof, conclusion magistrale !
        … ce Las Casas à l’envers s’est penché sur l’Europe : les indigènes y seraient finalement dignes d’un peu plus de considération, quelle pénétration de vues 🙂 🙂 🙂

      2. Pôvret ne rime à kunkun qu’arrive à confondre Nick Kristol avec l’ultra neocons Bill « fils à papa » Kristol… Chapeau l’artiste, grandiose comme d’hab. Et ne parlons pas de la grandiose comparaison entre le boulot du Nick en question et celui du critique kunkun en cause. Quant à l’envergure…

      3. …et le petit requin bloguiste qui s’enFerre de plus belle… Nick KristoF avec un F comme dans jean-Foutre… la confusion, c’est toi qui l’a faite, gars ! …ou alors c’est de la dyslexie, auquel cas je m’excuse …naruhôdo … da kara itsumo kono henna buntai shika kakenai sa ! … bon sang, mais c’est bien sûr… voilà pourquoi ce perpétuel style de sous-Dard !

        Nick Kristof, sympathique Nick Carter, est la caution libérale d’un journal, le NYT, en perte constante de lectorat qui s’est irrémédiablement compromis dans la marche à la guerre en 2002-2003, comme toute la presse propagandiste états-unienne, à peu près inféodée aux intérêts du Beltway (oligarchie washingtonienne et ses relais).
        Même le « bon » Kristof n’a pas eu un mot pour condamner l’assassinat extra-judiciaire de Bin Laden, si utile à la manifestation d’une énième bravade guerrière shoot’em all et si nécessaire à la dissimulation de la vérité (pas de procès qui aurait pu être bien gênant pour les USA, idem Saddam Hussein).
        Au contraire, louange : « it is good for the United States reputation, power and influence that we finally got bin Laden. » …j’aime bien le « we », venant d’une telle gentille colombe… tout est dit !

    3. Ce qui est rigolo c’est que pour les néoconservateurs, l’Europe c’est la France apparemment et donc le temple des perversions et du bolchevisme. L’article est lui honnêtement démocrate, mais Kristol pense tout de même lui aussi que le modèle social est trop coûteux, le droit du travail pas assez souple etc. Démocrate quoi.

    1. Résultat des courses ?

      Je n’arrive pas à écouter ces économistes, sans doute parce qu’en même temps je m’occupe de paperasse… mais enfin, rien de déterminant n’est tombé dans mon oreille pourtant en alerte, en veille permanente.

  18. Annulation de la rencontre Merkel Sarkozy Monti de fin janvier, reportée à fin Février, pour cause de pbs intérieurs à la France?
    Figaro

      1. Est-ce amusant? C’est finalement l’assemblée nationale élue en 36 – accompagnée du sénat -, qui a voté les pleins pouvoirs à Pétain…

      2. Si. Il suffit de lire le lien que vous avez vous-même mis en place. Qui me l’a appris. Wikipédia me semble à priori une source suffisamment sérieuse.

        Deuxième phrase: « La législature qui vote les pleins pouvoirs à Pétain est constituée de la Chambre des députés, issue des élections législatives du 3 mai 1936 qui avaient vu la victoire du Front populaire, et du Sénat qui s’y révélait plus hostile. »

  19. La Bérézina ; le diagnostic tient en 1 mot.

    Notre merveilleux monde détruit, l’été brûlant et délirant qui s’annonce, ou l’on ne saura que faire de toute cette chaleur et cette indéfinissable nostalgie qui nous envahira aux terrasses des cafés certains soirs, l’éternel été flamboyant, non pas celui des soleils couchants de Baudelaire, de Gauguin, etc.. non… bien plus, le rayonnement solaire éternel, l’été éternel, l’unique soir de Juillet qui concentre tout. Une sorte d’iridescence de la lumière, qui n’en fini pas de descendre, qui porte chaque être à l’incandescence… pour qui sait voir…

  20. Un petit mail de soutien au blog « Greek crisis ». J’ai du plaisir à le lire, ça fait du bien de sortir un peu de l’économique pour aller là où se trouve les gens. Je ne veux pas vous suggérer de faire pareil mais un geste, une attention, un sourire ont bien plus de pouvoir que vous ne croyez !

     » Bonjour,
    Je lis votre blog le plus souvent possible, je tenais à vous apporter mon soutien.
    Je sais que ce n’est pas la même chose mais j’ai quand même l’impression d’être à vos côtés avec une tasse de vin chaud sur la place Syntagma (ou ailleurs). Je participe ainsi (un peu) à votre combat.
    Merci pour ce regard sur la vie en Grèce, pour ne pas oublier ce qui passe et laisser croire à tout le monde que tout va bien parce rien ne transparait dans nos journaux télévisés. Les milliards d’euros dont on nous rebat les oreilles, ce ne sont pas juste des chiffres, derrière il y a la vie de millions de personnes qui est ainsi mise en danger.
    Continuez !  »

    greek.crisis.blogg@gmail.com
    « L’adresse de votre blog a été mise en ligne sur le blog de Paul Jorion par plusieurs commentateurs. Merci à eux. « 

  21. A l’occasion du centenaire de la naissance de Michel Devré (15-1-12), cette citation de lui : « dans le domaine de l’économie, les immobilistes partagent leur royauté avec les mirobolants »

    1. Denis Monod-Broca. Oui, certes, mais votre familier Michel partageait sa part de royauté de préférence avec les immobilistes, non ? Ou plutôt avec des adeptes de la marche arrière, qu’il n’évoque avantageusement pas, les Pinay, les Rueff…

  22. Douglas Flint, the chairman of HSBC, has predicted. He told the Asian Financial Forum in Hong Kong:

     »The crisis will end when the solution has been found or has been articulated in a credible way.  »

    Daily Tel

    Huum huum….

  23. M. LECLERC, vous nous donnez le tournis, à nous les non initiés, que vous entraînez gaillardement dans les arcanes de la finance dans tous ses états, mais voilà qu’au § 5 de votre « billet », le décryptage s’empale ( tel le Costa Concordia sur le rocher perdu de vue ), sur le sujet réel , »ils » ou « elles » , du verbe ( 2° ligne .. ».Mais elles créent ce faisant un autre problème… »
    Or, le « ce faisant » pointe du doigt les ETATS ..qui sont donc ici le sujet … » Mais ils créent ce faisant un autre problème… ».
    Sorry !
    Et merci pour tout ce que vous faites pour nous éviter de sombrer…dans l’ignorance de ce qui ce trame contre nous tous!

  24. Paul Magnette(Ministre Belge PS), a été la cible d’une volée de remontrances suite à ses critiques à l’égard de la Commission. L’économiste libéral flamand Paul De Grauwe prend, lui, la défense du ministre socialiste. Il soutient que la Commission européenne se trompe de stratégie face à la récession et que l’austérité va l’aggraver.

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_paul-de-grauwe-paul-magnette-a-raison-il-faut-critiquer-la-commission?id=7396793

    1. L’historique de cette chanson? Gainsbourg ayant racheté le manuscrit original de Rouget de Lisle, avait remarqué qu’à certain passages, il avait inscrit: « Aux armes et cætera… ».

  25. Bonjour le Blog de Paul Jorion,

    J’ai trouvé cela des plus instructif. C’est beau la perte de valeur décomplexée, rarement exposée de façon aussi flagrante.

    Non tous les sportifs ne sont pas stupides, certains seulement :

    Abordons maintenant un thème qui fait beaucoup réagir les lecteurs de Balle de Break. Est-ce que vous comprenez que des joueurs formés en France, qui jouent pour la France, décident de partir à l’étranger (souvent en Suisse) et ne payent pas d’impôts en France ?

    Les gens qui critiquent ce choix ne sont pas dans la peau des joueurs. Ils ne savent pas ce que c’est de se retrouver à 19 ou 20 ans, d’entendre que la carrière d’un sportif c’est un sprint et qu’en allant vivre en Suisse ou en Floride, ils peuvent payer 500.000 euros ou 1.000.000 d’euros de moins qu’en France. Le gain est énorme. Leur carrière peut s’arrêter très rapidement, ils n’ont pas forcément fait d’études et n’ont pas de reconversion certaine. Il faut une ou deux secondes se mettre à leur place. Le fait de partir, ce n’est pas une insulte faite à la France.

    Vous comprenez que les gens puissent être choqués en entendant ça ?

    Oui, parfaitement. Mais je suis moi-même parti 6 ou 7 ans et je ne regrette pas une seconde. Je devais le faire. Il faut aussi savoir, puisqu’on parlait de la Coupe Davis, que les gains amassés sur le territoire français sont soumis à la loi fiscale française.

    Pas les revenus publicitaires…

    Ce n’est pas parce qu’ils jouent pour l’équipe de France qu’ils ont des contrats publicitaires. Si demain, ils ne jouent pas en Coupe Davis, ils ont les mêmes contrats. Je comprends tous ces commentaires, mais j’aimerais bien voir tous ceux qui critiquent assis devant leur télé dans la même situation. Qu’est-ce qu’ils feraient ? Il faut se mettre à la place du gamin de même pas 20 ans avec tout l’entourage qui pousse derrière. Je ne dis pas que c’est impossible mais la carrière est très courte et il faut le prendre en compte.

    La carrière de Guy Forget est terminée, il est à l’abri du besoin et pourtant il vit en Suisse.

    Il a choisi de construire sa vie en Suisse, pour ses enfants, sa famille, ça n’a rien à voir.

    Le fait de porter le maillot de l’équipe de France et de ne pas payer d’impôts en France choque beaucoup de gens…

    Pas moi. En termes d’image, ils nous le rendent bien. Leur rayonnement international est énorme. Moi, je ne regarde pas où les joueurs de tennis payent leurs impôts. Quand Jo gagne partout dans le monde, il est Français et juste Français, on s’en fout de savoir où il habite. A la Fédé, quand on les sollicite pour des opérations auprès d’enfants, ou pour des interviews, ils répondent présent. Donc ils nous le rendent bien. On n’a pas fait tout ça pour qu’ils nous rendent de l’argent.

    http://balle-de-break.blog.lemonde.fr/2012/01/16/a-di-pasquale-partir-vivre-en-suisse-nest-pas-un-insulte-faite-a-la-france/#xtor=RSS-32280322

  26. Bonjour,
    4 éme § : c’est les banques grecques qui sont détentrices de la dette grecque ou les banques européennes ?

  27. Le Monde veut remonter le moral des lecteurs :

    voici quelques passages de plusieurs articles du Monde du 17 janvier :

     » Les Grecs ne savent pas ce que c’est que souffrir « 
    L’ESTONIE, tout nouveau membre de la zone euro, a conscience d’être encore assis sur un strapontin lors des sommets à Bruxelles. Néanmoins le pays a son idée pour résoudre tous les maux de l’union monétaire :  » Que les Etats fassent leurs devoirs « , résume Jürgen Ligi, ministre des finances du gouvernement de centre droit.  » Il faut abandonner l’idée même du déficit pour viser un excédent structurel. Dépenser l’argent une fois qu’il est rentré dans les caisses. Pas l’inverse « , poursuit-il.
    (…)
    Hors de question de remettre en cause l’indépendance de l’institut monétaire par exemple et, ou, de faire marcher la planche à billets en lui faisant racheter massivement de la dette des Etats en difficultés. Comme outre-Rhin, le pays reste traumatisé par l’hyperinflation. En 1991, lors de la déconfiture de l’URSS, juste avant d’abandonner le rouble et de retrouver son indépendance, le pays a connu une hausse des prix de 1 000 %.

    (…)
    Dans un pays où l’indépendance, après des décennies d’occupation soviétique, s’est traduite par une chute du produit intérieur brut (PIB) estimée de 40 % sur dix ans, les efforts réclamés par la crise actuelle sont donc jugés largement supportables. Et on comprend mal les grèves et manifestations populaires en Grèce, où la situation reste plus enviable, pense-t-on, que celle de la moyenne des Estoniens.  » Ils ne savent pas ce que c’est que souffrir « , résume le ministre des finances, Jürgen Ligi.

    Une  » cure de patates  » a permis aux Danois de retrouver le AAA

    Copenhague s’est engagé dans un programme d’assainissement drastique à partir de 1986

    A deux reprises, au cours des années 1980, le Danemark a perdu un A dans la notation de ses emprunts. Il a fallu attendre 2001 pour que le pays revienne à son triple A, qu’il a conservé depuis. Cela s’est fait au prix d’un programme d’austérité drastique, lancé à l’automne 1986 et baptisé  » kartoffelkur  » :  » cure de patates « , car il fut annoncé au moment des traditionnelles  » vacances des patates  » – une semaine pour la récolte -, ce qui donne une idée des recettes appliquées.
    (…)
    Le nombre de chômeurs passa de 220 000 à 360 000 – le taux de chômage a culminé en janvier 1994 à 13,8 %, contre 6,2 % aujourd’hui – tandis que 60 000 familles perdaient leur logement. De nombreux programmes sociaux furent réduits au cours de cette  » traversée du désert de sept ans « , comme la qualifiait le quotidien Berlingske, voici quelques années. Les mesures de soutien aux chômeurs, qui ont largement contribué à la notoriété du modèle danois, furent freinées.
    (…)
    La  » cure de patates  » conduisit aussi à l’introduction, en 1992, d’une sorte de  » TVA sociale  » : la TVA passa de 22 % à 25 %, ce qui revenait à remplacer les dévaluations, devenues impossibles, par une sorte de dévaluation interne. Le choix se porta sur une hausse de TVA, plutôt que des impôts, au motif que le coût serait supporté par tout le monde, et pas seulement par les salariés et les entreprises exportatrices, essentielles dans ce petit pays.

    La  » chancelière Teflon  » confortée dans ses choix

    En Allemagne, la fermeté affichée par Angela Merkel apparaît politiquement payante
    Le Handelsblatt, le quotidien des affaires, évoque une  » chancelière Teflon « .  » L’Etat, c’est elle « , assure Die Zeit, pourtant de centre gauche. La dégradation de la France par l’agence Standard & Poor’s, vendredi 13 janvier, et la confirmation du triple A allemand (avec une perspective stable) ne peuvent que renforcer la popularité de Mme Merkel, qui est de nouveau la personnalité politique préférée des Allemands, devant deux dirigeants du Parti social-démocrate (SPD), Frank-Walter Steinmeier et Peer Steinbrück.

    «  Merkel tire l’Union vers le haut « , titrait, samedi 14 janvier, le quotidien berlinois Tagesspiegel. C’est que la fermeté de la chancelière apparaît politiquement payante. Pour expliquer les 9 points de popularité qu’elle a gagnés en un trimestre, les sondeurs insistent sur sa gestion de la crise de l’euro : les Allemands ont apprécié qu’elle impose au reste de l’Europe de strictes conditions en échange de la solidarité de l’Allemagne.

    1. Dans un pays où l’indépendance, après des décennies d’occupation soviétique, s’est traduite par une chute du produit intérieur brut (PIB) estimée de 40 % sur dix ans, les efforts réclamés par la crise actuelle sont donc jugés largement supportables. Et on comprend mal les grèves et manifestations populaires en Grèce, où la situation reste plus enviable, pense-t-on, que celle de la moyenne des Estoniens. » Ils ne savent pas ce que c’est que souffrir « , résume le ministre des finances, Jürgen Ligi.

      Oui, et puis tous ces jeunes qui n’ont pas connus les camps de concentration, vivement une petite guerre, ça leur fera du bien, non mais…

  28. Selon LCI, le FESF serait dégradé ce soir par S&P…
    Adieu, veau, vache, cochon, couvée…

  29. Il y une petite erreur au sujet de futur MES qui va remplacer le FESF. Il s’agit en fait de 80 milliards € de fonds propres qui permettront d’emprunter jusqu’à 500 milliards € avec tout de même des garanties des Etats (et pas de 620 milliards de capital, cf. http://www.consilium.europa.eu/homepage/showfocus?lang=en&focusID=66189 ).
    Mais, ça ne change pas le jugement de l’article. D’ailleurs le fonds avait déjà du mal à attirer les investisseurs ( http://www.gecodia.fr/FESF-et-MES-les-pare-feux-deviennent-inoperants_a3211.html ).

  30. Lundi 16 janvier 2012 :

    « La crise de la zone euro atteint une dimension systémique », pour Coface.

    « En 2012, la conjonction d’une croissance très affaiblie en Europe et d’un possible assèchement du crédit pourrait affecter de manière sensible le risque de crédit des entreprises », prévient le président de l’assureur-crédit Coface, dans une note publiée ce lundi.

    Sur l’ensemble de l’année dernière, la Coface a déjà observé une pression renforcée sur les sociétés de la zone euro, pour lesquelles les incidents de paiement ont progressé de 28% contre 19% dans l’ensemble du monde. Une situation qui fait dire à l’assureur que « la crise prend un nouveau virage et atteint une dimension systémique globale avec l’entrée en crise de l’Italie »…

    Les entreprises des pays de l’Europe dite « émergente » seront d’autant plus touchées par cette crise, les banques de l’ouest du Vieux continent réduisant leur soutien à leurs filiales particulièrement exposées à la dette. Or, « un tarissement du crédit européen aurait un impact majeur sur l’activité en Europe émergente, ces économies étant en outre bien souvent caractérisées par un secteur privé très endetté en devises », souligne la Coface.

    L’assureur estime ainsi que la croissance de l’Europe émergente pourrait être divisée par deux, passant de 4,1% en 2011 à 2% cette année. L’Europe dans son ensemble serait en récession de 0,1%.

    http://www.boursier.com/actualites/economie/la-crise-de-la-zone-euro-atteint-une-dimension-systemique-pour-coface-12802.html

  31. 80 milliards d’euros, mais cela pourrait être davantage afin de donner au MES une meilleure assise financière immédiate. Pour ce faire, les États européens qui le financent vont devoir emprunter sur le marché, en même temps qu’ils cherchent à diminuer leur endettement !

    Hé oui, c’est pas simple de payer pour les autres quand on n’a pas le rond.
    Et ça c’est pour la Grèce + Portugal + Irlande, ne parlons pas de l’Italie ou de l’Espagne parce que là il faudrait rajouter au moins un zéro.
    Plus ça va, moins ça va, mais quel sera le détonateur?

  32. Lundi 16 janvier 2012 :

    FESF : Standard and Poor’s abaisse d’un cran la note à AA+, n’exclut pas de la relever.

    L’agence d’évaluation financière Standard and Poor’s a abaissé lundi d’un cran à AA+ la note du Fonds de soutien européen (FESF), mais n’exclut pas de la relever à AAA si des garanties supplémentaires devaient lui être accordées, selon un communiqué.

    Cette décision est la conséquence de l’abaissement de la note de la France et de l’Autriche, qui faisaient partie des Etats notés AAA et permettaient au Fonds, par leurs garanties, de bénéficier de la note optimale de SP.

    (©AFP / 16 janvier 2012 19h34)

  33. Lundi 16 janvier 2012 :

    Mario Draghi (BCE) : « Sans triple A, le FESF doit être renfloué. »

    Strasbourg (Parlement européen) – Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a estimé lundi que le Fonds de secours européen FESF, privé de sa note AAA par Standard and Poor’s, devrait être renfloué pour garder sa force de frappe en l’état.

    Il faut des contributions supplémentaires des pays encore notés AAA pour que le FESF conserve la même capacité ou puisse prêter au même taux, même après une dégradation, a-t-il dit lors d’une audition devant le Parlement européen.

    (©AFP / 16 janvier 2012 20h33)

    En zone euro, quatre Etats sont notés AAA.

    Ces quatre Etats AAA sont des Etats du nord de l’Europe : l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Finlande.

    Dans les mois qui viennent, ces quatre Etats AAA accepteront-ils de payer des contributions supplémentaires au FESF pour aider les autres Etats de la zone euro ?

  34. Bonjour

    Je me demandais, qui sont les principaux émotteurs de CDS ?

    Si j’ai tout bien compris, les CDS sont des produits OTC, tout le monde peut en emmètre, mais j’imagine que les hedge fund sont principalement acheteur de CDS , d’où ma question , quelles sont leurs contreparties ?

    Merci encore pour ce blog

  35. @François Leclerc
    Dans votre article vous dites « Ne voulant pas augmenter leur mise, les États européens reportent donc sur les banques la charge supplémentaire ». Comment un Etat peut-il forcer une banque à s’endetter auprès de l’Etat grec, alors que la banque ne le souhaite pas? Une telle contrainte est-elle compatible avec le Code Civil?

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