L'actualité de la crise : ON FERME ! par François Leclerc

Billet invité

Un grand coup d’arrêt aux bricolages vient d’être donné. La perte de la note AAA de la France est lourde de conséquences, car si elle devait entrainer une dégradation de la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF), dont la France représente 20 %, tout le fragile dispositif financier des plans de sauvetage européens actuels et à venir en serait par terre.

Le FESF ne pourrait plus se financer aux mêmes conditions favorables sur le marché et prêter à des taux préférentiels aux pays en difficulté. Le futur Mécanisme Européen de Stabilité (MES), qui est destiné à prendre le relais et dont le montage financier est de même nature, rencontrerait les mêmes obstacles s’il n’obtenait pas à son tour cette note.

L’ensemble du dispositif mis péniblement sur pied, et dont il est déjà reconnu qu’il ne permettrait pas de faire face à une détérioration accrue de la situation européenne, est en cause. Seul le FMI, selon un nouveau montage en préfabriqué, peut désormais venir à la rescousse, à condition que son propre financement soit réuni, ce qui n’est pas aujourd’hui le cas.

La simultanéité de cette dégradation et de la brusque suspension des négociations sur la restructuration de la dette grecque crée une situation de crise qui s’annonce aiguë.

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148 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : ON FERME ! par François Leclerc »

  1. Oui, mais justement n’est-ce pas là le but réel de la dégradation du AAA de la France ?

    Séquence parano : rendre impossible la survie de la zone euro.

    1. la parano n’a rien à voir la dedans, tous les dominos doivent tomber avant que le dollar ait des comptes à rendre. Après l’euro, ce sera le tour de l’asie a commencer par le yen.

      1. Vous m’avez compris de travers !

        Ma parano c’est : n’assiste-t-on pas à la volonté de casser l’euro, pour rendre sa suprématie au dollar ?

        Stratégie dangereuse puisque le yuan reste en embuscade, mais on peut l’imaginer dans la tête de certains.

    2. @Léoned
      Pas encore suffisant, la fameuse ‘note’ ne baisse que d’un cran et par une seule agence pour le moment… Il faut que la ‘note’ de l’Allemagne tombe aussi, et elle y passera, pour espérer un changement de politique..Ou la chute complète du système, la ‘crise de trop’ comme dit Lordon !
      En attendant, ‘C dans l’air’ sur France 5, ‘on a perdu notre triple A’… On appréciera le ‘on’…
      Invités : Cayrol, Gaillard, Fiorentino, Dessertine…
      Fermez le ban !
      Banzai…

      1. Il fallait aussi écouter jusqu’au bout pour entendre les protagonistes appeler de leur vœux la fin des gouvernance politique au profit des gouvernances techniciennes. Autrement dit La fin de la démocraties sur le PAF sans que cela soulève le moindre soupçons ou contradictions du très alertes Monsieur Calvi.
        Il va falloir tirer plus fort qu’eux à nous la couverture…il me semble.

      2. @Heliogabal
        je crois qu’il ne faut plus les écouter, ils ne le méritent même pas !
        Tous ces ‘gugusses’ font partie des ‘nouveaux chiens de garde’, documentaire dans les salles (quelques salles) en ce moment…

      3. Gaillard, Fiorentino et Dessertine, c’est bonnets blancs et blancs bonnets. Tu parles d’un débat !!! Quant à Cayrol, dont les analyses politiques sont généralement pertinentes (à mon avis) on voit guère ce qu’il venait faire dans cette galère.

  2. bonsoir, merci pour l’article

    au contraire, on ouvre les volets vers un nouveau monde, soyons positifs, un peu d’or napoléons enterrés, un puits, un potager, des poules et des lapins, des enfants pour mieux consommer et arrêter de tirer sur le crédit, bref devenir des citoyens responsables (et une arme pour se défendre ? c’est le problème, c’est ce qui craint) … en attendant, on va raquer ou sinon, il faut partir où le capitalisme est moins développé 🙂 quitter le radeau de la méduse avant que les occupants se bouffent entre eux

    si la cupidité l’emporte, ça fera comme en 1914, on spoliera les comptes rémunérés, ça sent mauvais pour le mouton mais c’était déjà écrit cette dégradation, dans le marbre de l’implacable logique de la machine infernale décrite par PJ en septembre 2008, je n’ai pas oublié 🙂

    bonne année …

    bon week-end, et encore merci pour vos analyses de fond 🙂

    1. Tout à fait d’accord : être responsable, être citoyen, aider aussi les autres à être responsable, sans moralisme. Diminuer le crédit et la surconsommation de choses inutiles, qui n’aboutissent le plus souvent qu’à des situations de frustrations et de souffrances, que ce crédit provienne d’ailleurs directement des banques ou indirectement de l’Etat. Les dettes privées et publiques n’ont jamais été aussi importantes, ce qui n’a pas rendu les gens plus heureux, mais ce qui n’a pas non plus permis d’améliorer nos services publics (notamment éducation et santé). Alors j’espère comme vous que ce qui est train de se passer va permettre une prise de conscience, personnelle et collective.

      1. Il est nécessaire que nous oeuvrions dans ce but. Maintenant et sans relâche. Le changement ne peut s’accomplir que par l’instruction.

        Mais une modification de la perception de notre environnement et de notre fonctionnement est probablement une des tâches les plus ardues pour l’Homme âgé de plus de 10 ans; victime souvent inconsciente du culte dualiste pouvoir/egoïsme inculqué depuis quelques décennies.

        Il faudra, je le crains, des événements bien plus graves qu’une crise financière, même majeure, pour parvenir à cette prise de conscience pour la quasi-totalité des citoyens.

        En souhaitant que je me trompe et qu’émerge cette idée sublime, cette métamorphose rayonnante, restons optimistes et agissons dans cette optique.

        Yann-Arthus Bertrand: « Il est trop tard pour être pessimiste. »

    2. syons positifs, un peu d’or napoléons enterrés, un puits, un potager des poules et des lapins, des enfants pour mieux consommer

      Pour moi ce sera une assiette composée siouplait : un peu de batavia, une aile de poulet, du rable de lapin et un foie de mouflet élevé sous la mère, merci.

      1. @ Vigneron :

        Vraiment Vigneron, le voeux pour cette année de tous les dangers, que vous restiez à l’écoute actives des diverses interventions sur le blog car,
        outre le travail de PJ et de FL , d’Alexandre et sûrement d’autres discrets,
        votre plume généreuse débusque les pépites cachées
        mais, surtout, d’un trait elle saisit et identifie avec clairvoyance les horreurs ordinaires, languissantes, qui énervent la pensée courante… .

        claire

    3. D’accord avec beaucoup, mais pas avec tout.

      Je vais me faire des amis en disant ça, c’est sûr, mais…
      Des enfants? Faudrait justement arrêter de jouer aux lapins! C’est quand même la cause fondamentale de la destruction de notre biosphère, cette prolifération du criquet humain…

      NB : inutile de me sortir le sophistique différentiel de consommation entre les pauvres sobres du Tiers-Monde et les riches gaspilleurs du premier monde. Ça fait longtemps que l’humanité dans son ensemble dévaste son environnement au fur et à mesure de son expansion, ça ne date pas de l’ère industrielle.

    4. Bonsoir olivier.

      Vous parlez d’une solution! De toute façon, ce nouveau style de vie vous serez, dans l’obligation de vous y astreindre.
      Une précision, vous n’êtes pas citoyen, c’est un abus de langage, vous n’êtes qu’électeur, vous ne participez pas à l’élaboration des lois par contre vous élisez des citoyens, des vrais qui eux sont obligatoirement responsables d’autant plus qu’is sont demandeurs.
      La fuite n’est pas une solution d’où la nécessité d’avoir une arme la cupidité l’emportant toujours..

    5. Ah bon? Parce que c’est gratuit un potager? Première nouvelle !

      Comme j’ai horreur de ces nouveaux bobo-écolo qui parlent sans savoir…

      Il n’y a rien de plus couteux,pour une personne seule (et il y en a de plus en plus!) qu’un jardin légumier !
      Ce n’est rentable qu’à partir de 3-4 personnes…

  3. Le FESF de toutes façons était voué à l’échec.
    Depuis le début de son existence, il n’a réussi à lever dans la douleur que 5 « petits » milliards d’euros, à des taux largement supérieur a ceux souhaités, alors qu’il était censé être capable de débloquer des aides à coup de centaines de milliards…

  4. la vraie conséquence de cette dégradation est effectivement la survie du FESF et du MES..on peut espérer que devant cette mise au pied du mur la BCE joue ENFIN un vrai rôle de banque centrale…
    Le risque c’est aussi la mise en place d’une politique de rigueur récessionniste en France (sur réaction) qui va aggraver la situation et nous plonger dans une crise d’une ampleur inédite.

    1. Le problème c’est que l’Allemagne n’a pas été dégradée sinon ce ne serait pas rigolo. Du coup, elle va encore davantage s’accrocher à la BCE indépendante (des états hein, pas du reste) et les tensions vont monter doucement., tandis qu’on continuera à encenser le modèle allemand qui produit les pauvres à la brouette. Vive le Hartz IV à la française et les jobs à un euro ! La direction est toujours solidement maintenue vers le mur et tout un tas de crétins applaudit car quand tout se sera effondré, cela va permettre de boire la bonne eau du puits et de s’amuser dans les milices…

      1. -Mon roi, mon roi! le peuple a faim!
        -Qu’il mange, alors! répondit le roi.
        -Mais il ne le peut pas mon roi!
        -qu’il se force alors!
        …quelques temps plus tard, au choix:
        1- ah, ça ira, ça ira, ça ira, les révolutionnaires à la Bastille…..
        2- la misère, l’abandon, le chacun pour soi, la déchéance permanente à la grecque…
        3- la guerre. Hum, c’est bon la guerre! Cela occupe les imbéciles et relance les affaires!
        4- et cætera…
        5- et cætera… J’ai une assez grande foi dans le génie inventif du genre humain lorsqu’il s’agit de faire des bêtises, pour ne pas dire c…..ies!

      2. et on nous assène toujours les 6,5% de chômage en Allemagne, alors que tout le monde sait que 1 500 000 seniors au chômage ont été sortis des statistiques.
        Mais ça fait rien, nos éminents journaliste répète cela à l’envie, comme des perroquets sans cervelles

      3. @Tchoo

        Le problème, c’est surtout que ce modèle sert de prétexte pour continuer à appliquer les politiques néolibérales. Nos dirigeants et tous ceux qui parlent de l’Allemagne ne s’appesantissent que bien rarement sur les véritables réussites et il y en a, mais focalisent sur le pire (dérèglement du marché du travail, déflation compétitive etc)

  5. Vendredi 13 janvier 2012 :

    Quatre Etats du sud de l’Europe ont vécu une soirée de cauchemar.

    Pronostic : quatre Etats du sud de l’Europe vont quitter la zone euro (Espagne, Italie, Portugal, Chypre).

    Standard and Poor’s abaisse de deux crans la note de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal et de Chypre, tous les quatre avec perspective négative.

    La zone euro va exploser : les Etats européens périphériques ne pourront pas rester dans la zone euro.

    Lisez cet article :

    Sont abaissées de deux crans les notes : de l’Espagne, qui chute à un simple A avec perspective négative ; de l’Italie, qui chute à BBB+ ; du Portugal, qui passe à BB en catégorie spéculative ; et enfin de Chypre, qui passe à BB+ en catégorie spéculative.

    Sont abaissées d’un cran les notes : de la France, qui tombe à AA+ sous perspective négative, de l’Autriche, qui tombe à AA+ sous perspective négative, de la Slovénie, de la Slovaquie et de Malte.

    Se maintiennent en revanche : le AAA de l’Allemagne, sous perspective stable, ainsi que le AAA de la Finlande, quant à lui sous perspective négative.

    Tous les pays de la zone euro sont désormais en perspective négative, sauf l’Allemagne et la Slovaquie.

    http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/01/13/la-bourse-de-paris-dans-le-rouge_1629457_1581613.html#ens_id=1626411

      1. Exactement ce que je pense, il n’y aurait rien de compliqué, et ce serait rationnel pour tous (y compris l’Allemagne), sur les plans économique et financier.

        Mais si cela ne se fait pas, ce sera uniquement pour des raisons politiques. Malgré les conséquences.

    1. A défaut d’une unification politique voilà que le continent s’unifie par la grâce de S&P. Avec BBB+ l’Italie est désormais notée comme la Russie (avec la différence tout de même que la Russie semble sur une trajectoire ascendante), Portugal (BB) et Chypre (BB+) se rapprochent de l’Ukraine (B+). Dans la catégorie AA (France, +) on trouve la Chine (-), le Japon (-), Israel (-) et bien sûr l’Autriche (+). Ce qui est surprenant est plutôt le maintien du AAA du Royaume-Uni. Very shocking, indeed.

      http://www.standardandpoors.com/ratings/sovereigns/ratings-list/en/eu/?subSectorCode=39&sectorId=1221186707758&subSectorId=1221187348494

  6. Pourquoi parano ? L’impact attendu est connu de ceux qui ont pris la décision. Croyez-vous un seul instant qu’ils soient en mesure de prendre une pareille responsabilité !

    1. Vous savez, en tant que prof, même de mathématiques où il est pourtant plus facile de croire à l’objectivité de la mesure d’un travail, j’ai déjà éprouvé cette consternation devant le système de notation des élèves.

      Noter un travail est une chose, noter quelqu’un en est une autre. On ne dit pas ouvertement qu’il s’agit de noter un individu, mais on le fait quand même. On construit une échelle de valeur simplissime, sur un principe aberrant. Qui est de confondre le résultat d’un processus d’apprentissage lent, fonctionnant par pallier, avec un instantané de son évolution qui n’apporte aucune information exploitable. Et de construire sur cette base branlante une évaluation de l’individu lui-même. Pris isolément dans un groupe, sans tenir compte des dynamiques à l’oeuvre; et encore moins de l’empreinte de la mesure.

      De plus, poser une échelle de valeur et noter un processus est une chose, mais il faudrait savoir à quoi ça sert. Donner une note à la force d’un ouragan ou d’un séisme permet de s’en protéger. Donner une note à un élève lui permet-il d’apprendre? Et au prof de transmettre son savoir?

      Dans ce brouillard d’idées préconçues et de désirs inconscients, croyez-vous que les équipes pédagogiques soient en mesure de prendre leurs responsabilités? Non seulement ils n’ont pas les moyens de comprendre les conséquences de leurs actes dans ce système, ni de le critiquer, mais personne ne les leur donnera.

      Quand il s’agit de la note d’un Etat, l’absurdité se révèle. De donner une valeur à une entité en fonction d’un objectif vaseux.

      Il ne faut pas s’étonner de la dérive autoritaire de cette façon plus que subjective, presque religieuse, de trier le bon grain de l’ivraie. Cela ne veut rien dire et cela ne sert à rien. A part créer de la discorde. Que ce soit pour des élèves, des entreprises, des Etats, ou quoi que ce soit d’autre.

      Si l’on estime que cette crise « de la dette » est une crise de confiance, alors on se rapproche de la vérité, et donc de la solution.
      On peut penser qu’un prof qui manque de confiance en la progression d’un élève, manque en réalité de confiance en lui-même vis à vis de cet élève. Forts de cette révélation, les deux peuvent agir sur la relation. La notation serait donc celle de la progression de leur relation dans le bon sens ou le mauvais, dont les deux seraient responsables. Et vigilants.

      Quant au but de la notation des Etats, qu’est-ce qu’une dette? Envers qui, envers quoi?
      Avant de savoir envers qui une dette « chiffrée » a été contractée, on voit bien qu’il s’agit d’une dette d’existence. Existentielle. Noter les Etats pour réduire les dépenses, quand il s’agit du commons, c’est aussi réducteur et cruel que ça.

      Si j’ai de l’estime pour certains des mes ascendants, je vais vouloir mériter la filiation. Inversement, si j’éprouve de la rancoeur envers certains autres, je les maudis en brisant la filiation. Mais je ne leur dois rien. Je suis arrivée sur cette terre sans savoir pourquoi, ni comment. Je n’ai pas à me justifier d’exister.
      Ceux qui me demandent de le faire ont des problèmes avec leur propre filiation qui ne me concernent pas. Même s’ils s’y mettent à plusieurs, pour tenter de les résoudre ensembles, c’est à mon détriment et je n’ai pas à l’accepter. Selon Eric Berne, il y a deux façon de sortir d’un jeu. Ou bien cesser tout contact, en attendant que le jeu s’arrête faute de participants, soit – si cette solution génère trop de frustration et que la réaction en face risque d’être violente – rentrer à fond dedans pour en dépasser la réalité, jusqu’à ce que le jeu finisse par être vu dans sa vérité crue.

      1. miluz:
        « Si l’on estime que cette crise « de la dette » est une crise de confiance, alors on se rapproche de la vérité, et donc de la solution. »

        Si la crise est un problème de confiance – point, alors il faut engager des coachs, des prêtres, des publicitaires et des psys pour en sortir.
        Idem pour résoudre le chômage si la paresse en est la cause.

        Or, même ceux qui nous bassinent de ces considérations psychologisantes (et culpabilisantes) à longueur de journée n’y pensent pas une seconde, n’est-ce pas?

        Est-ce que ceci n’est pas une démonstration par l’absurde, comme disent les mathématiciens?

        J’adore les démonstrations par l’absurde.

      2. Or, même ceux qui nous bassinent de ces considérations psychologisantes (et culpabilisantes)

        L’absurde c’est de me faire dire le contraire de ce que j’ai dit.

        Théoriquement, l’analyse permet de travailler sur le sentiment de culpabilité.

        Disons que si je ne me sens coupable de rien, j’ai plus de chances de signer la pétition pour un audit public. De reprendre confiance en moi en prenant cet engagement, et confiance en les autres en me disant que ça va marcher.

  7. Et tout çà, un vendredi soir à 18h. Après la fermeture « démarché » en europe. Comme d’hab’, quoi… Moi, je me demande quel lapin mutant sortira cette fois du chapeau déglingué des 27, dimanche soir ? Suspense !

    1. Il y avait 2 options, l’état fédéral ou pas. Les européistes historiques ont joué le pied dans la porte de l’entre deux, la porte risque bien de leur écraser le pied. Voilà à quoi ça sert de se croire trop malin en biaisant les adhésions.

    2. La fin de l’Euro, c’est le triomphe de la finance qui vit des spéculations possibles entre les zones monétaires.
      On lit n’importe quoi sur ce blog en ce moment entre ceux, sur un autre article, qui veulent compléter une économie casino par une démocratie loto et toi qui te réjouis d’une défaite annoncée au nom d’une monnaie énurésique, on sent bien que les solutions auront du mal à se dégager de « l’intelligence collective du blog ».

      1. @ Renard

        Heureusement que le cerveau collectif en action sur le blog ne se résume pas au gadget du tirage au sort et à la sortie de l’euro, toutes propositions qui ne sont d’ailleurs soutenues par aucun des administrateurs du blog soit dit en passant !

      2. L’Euro a évité un temps la spéculation des monnaies, pas de problème, la spéculation s’est
        déplacée ailleurs.

        Ceux qui défendent l’Euro sont en train de l’euthanasier au goutte à goutte.

    3. Bonsoir johannes finckh.

      Votre réjouissance ne durera pas longtemps d’autant que votre proposition de monnaie fondante ne verra pas plus le jour pour pour l’occasion.
      L’euro est avant tout un acte politique avant d’être une monnaie. Sa fin signifira que tous les sacrifices qui auront été faits en son nom n’auront servi à rien. Que vous le vouliez ou non, l’euro est notre monnaie, elle n’a rien à voir avec le mode de financement des états qui lui est mauvais et que personne ne veut réformer pour satisfaire la socrosainte usure et les grosses fortunes.
      Que restera t’il de l’Europe faute d’envoyer chier les spéculateurs, de mettre au pas le système bancaire, des assurances et des empires industriels et commerciaux de toutes sortes. Malheur à nous!
      La paix est une affaire trop sérieuse pour être confiée aux politiques qui si cela continu nous conduiront à la guerre.

  8. Au profit unique des détenteurs de CDS en majorité des hedges funds.
    Si on lie cela aux discutions sur la Grèce on voit d’où vient le coup n’est ce pas?

    1. N’importe quoi la m… Les hedge-fund toucheront que dalle sur les cds, en tant qu’acheteurs en tous cas, les Big banques vendeuses de cds sur la fRance par contre… (number one en volume brut du marché clearé des cds souverains les cds sur la France ! depuis six mois…)

      1. Je ne parlais pas de la France (pour l’instant) mais de la Grèce.

        Et des hedge-funds détenteurs de CDS sur la dette grecque, ceux qui parient sur le défaut et qui réclament avec insistance que l’on scie la branche sur laquelle ils sont assis.

        Avec un peu de bol, ils feront péter tout le système bancaire rien qu’avec la Grèce.

        Qui vote pour?

        PS une question : existe-t-il un mécanisme de compensation inter-établissement sur les CDS?

  9. La France a perdu son triple A, et alors ?
    On s’en Fitche !!!
    On n’a même pas le Moody’s blues !

    Allons, enfants de la Patrie,
    Le jour de gloire est arrivé !
    Contre nous de la tyrannie,
    L’éStandard & Poor’s sanglant est levé,
    Entendez vous dans notre campagne,
    Mugir ces féroces harpies,
    Elles viennent jusque dans vos vies,
    Jeter à la rue vos fils et vos compagnes!

    Aux armes, citoyens
    Formez vos bataillons
    Marchons, marchons !
    Qu’une finance impure
    Abreuve nos sillons !

    1. Vous faites un contre-sens en écrivant « qu’une finance impure abreuve nos sillon ». Le sang impur de la Marseillaise est le sang du peuple et non le sang bleu (pur) de l’aristocratie. Il faut donc lire : que le sang du peuple se sacrifie pour sauver la République.

      1. Peut-être, mais ce contre-sens me convient assez bien…
        Car les sacrifices, les financiers et les riches les imposent de façon inique aux peuples,
        il est temps d’inverser la vapeur et de leur faire rendre gorge à eux.
        Donc je maintien mon contre-sens: « Qu’une finance impure, abreuve nos sillons. »
        Et de toute façon cela ne change rien au fait qu’il faudra que le peuple, les citoyens se bougent pour sauver la Démocratie.
        Car aujourd’hui l’enjeu c’est Démocratie ou Capitalisme (financier): le capital est apatride, la démocratie ne l’est pas.

      2. « qu’une finance impure abreuve nos sillon »

        Ca fait pas mal de temps que c’est déjà fait, « pollue nos sillons ».

  10. Ha Ha Ha!
    Ha Ha!
    Ha!
    H…

    L’heure du grand bras d’honneur aux créanciers internationaux approche!!!
    Fini de rire!!!

    Le domino ricain c’est pour bientôt!!!

  11. Je ne pige pas pourquoi la Slovaquie bien que dégradée ce soir n’est pas en perspective négative?Les gens de S&P ont ils seulement un jour mis les pieds dans ce pays?

    L’autre ‘joke’ du soir c’est que le ..Royaume ‘encore’ Uni (l’Ecosse s’en irait bientôt?), soit encore AAA.Est ce que cela ne retire pas toute forme de crédibilité à S&P vu la situation des British pire que celle des US ou de tout autre pays Européen, sauf peut être (et encore?) la Grèce??

      1. Est-ce que la récente prise de contrôle de la BC en Slovaquie aurait un rôle dans cette appréciation ou au contraire la mise en oeuvre d’un plan de rigueur des plus rigoureux en UE ?

    1. Dissy, maturité de la dette anglaise : 14 ans.
      Moyenne zone euro (et France) : 7 ans…
      Ça aide, surtout si elle est pas chère, détenue en interne et avec une banque centrale coopérative.

      1. Merci pour l’info: cela permet de mieux comprendre.

        Les critères ne sont donc pas complètement irrationnels…

      2. @vigneron
        ça veut dire que l’Angleterre a allonger le remboursement ?
        Si c’est le cas, ce n’est pas forcément une bonne chose !?

      3. TRES bien vu, Paco.
        L’allongement de « maturité » est quasi LE signe de perdition d’un état régit par l’argent.
        En effet, tout comme les US arrivent à faire de la dette à maintenant 100 ans, il s’agit de repousser au plus tard possible l’apparition de la cessation de paiement.
        A presque l’inverse, demandons-nous pourquoi le « rachat de crédit » ne fait que reporter le problème à plus tard. Avec une augmentation ENORME des intérêts. Ce qui profite bien entendu aux banques.
        Là, l’analyse pertinente serait de connaître les conditions REELLES des dettes produites par les états.
        Car, si elles ne tiennent pas compte de l’inflation REELLE au niveau mondial, et de la toujours possible cessation de paiement (soit, dans l’appellation privée : la faillite), que des idiots acceptent des durées aussi longues est une hérésie complète.
        La finance est un piège à cons, et faites justement pour cela.

        Cela devrait rejoindre d’ailleurs le « Kapital-risque » qui, dans sa générosité, « finance » les starte-heup, avec comme seul impératif que 2 sur 3 survivent, soit, soient rentables afin de combler celle qui coule.
        Julien, comme tu n’as pas de « décodeur », fais lire mon commentaire par Monsieur Leclerc, il va, lui, me capter 6/5.

      4. Mouais, au fait : le nucléaire repousse aussi au plus tard possible le « problème » des déchets.

        Mêmes causes, mêmes effets.

      5. Non Paco, c’est une bonne chose d’avoir une maturité longue, mais pour l’Angleterre, comme le dit Yvan. A condition qu’elle ait emprunté à taux favorables. De toutes façons c’est la BoE qui achète. Elle en est à combien là ? 30 % de l’encours ? Plus ? 300 milliards £ ? Plus ? Vous inquiétez pas pour Barclays, HSBC et Cie, z’en ont pas dans leur bilan d’la dette anglaise, ou plutôt juste c’qui faut, le minimum syndical pour se dire anglaises sans rougir.

    2. Oui, les masques tombent. Ces agences de notation sont le bras armé de l’anglosphère financière qui fait tout pour détruire les zones économiques dédollarisées (zone euro maintenant, zone yuan-yen-won ensuite), en espérant retarder son nécessaire et inéluctable effondrement. Après « eux », le chaos !
      Nous sommes dans une guerre réelle, ouverte, qui fait des morts et propage le chaos et la misère. Comment peut-on encore contester cela et quelle riposte va-t-on enfin se décider à lancer ?!!

  12. La dette publique la France est de 1 600 milliards d’€uros.

    Il me semble que le patrimoine des Francais est de 10 060 milliards d’€uros réparti comme suit :
    – immobilier : 6 090 milliards d’€.
    – financier (ass vie, livret, …) : 3 320 milliards d’€.
    – biens professionnels : 650 milliards d’€.

    Si on ajoute à ce patrimoine, celui des entreprises et de l’état, on pourrait peut être rembourser la dette immédiatement et il resterait à tous un « patrimoine » suffisant pour vivre dignement, repartir de l’avant, et créer une belle société où chacun aurait sa place.

    Sur ce blog, et ailleurs, il existe des personnes qui ont des valeurs Humanistes, et des idées pour que le monde retrouve un peu de dignité et de raison.

    Il est donc fort dommage que ceux qui possèdent ce patrimoine de 10 060 milliards ne fassent pas partie des personnes décrites ci-dessus.

    Mon sentiment est que le monde est gouverné par, et pour des « nantis », ayant des traits de caractères plus prononcés que le commun des mortels, en matière de cupiditié, avidité, agressivité, jalousie, soif de pouvoir, besoin d’estime et de reconnaissance, …

    1. oui vous avez raison, j’envoie des demain un chèque de 10059 milliards aux impots ; je compte sur vous pour le milliard restant !

    2. Ça n’a pas vraiment de sens d’intégrer l’immobilier pour calculer le patrimoine des Français. Les prix augmentent et diminuent dans de grandes proportions si bien que l’estimation actuelle des 6 090 milliards d’€ en immobilier pourrait dans les années qui viennent être largement revue à la baisse.

      1. Est-ce que le prix de l’immobilier serait revu à la baisse si la dette était intégralement remboursée ? C’est justement là mon propos …

    3. à Detroit l’immobilier ne vaut plus que le cuivre qu’on peut recupere.
      500$ le pavillon..
      En periode de crise l’immobilier ne vaut plus que ce que les acheteurs sont prets à y mettre.
      Alors les 6000 milliards vont fondre tres vite.
      Meme chose pour les biens professionnel.
      Une usine qui n’a plus de clients ça devient une friche industrielle et ça vaut moins que zero
      Pour le financier ça risque aussi de s’evaporer comme en Grece…direction la Suisse.
      Et les obligations françaises vont commencer à degringoler.

      Alors toutes ces valorisations sont purement theoriques et surtout valables quand on n’a pas besoin de vendre.

    4. « ayant des traits de caractères plus prononcés que le commun des mortels » : non, je pense que presque tout le monde possède ces traits de caractères, ces même instincts de domination, mais tout le monde n’a pas les mêmes moyens intellectuels ou les ressources psychologiques pour y arriver ; si les pauvres étaient « en situation », il serait naif de croire qu’ils se comporteraient mieux.

    5. Pourquoi ne serait-il pas possible de lancer un emprunt national pour, au moins, rapatrier une bonne partie de la dette ?

      Peut-on répondre, sans dérision inutile (svp), à cette simple question ou indiquer, par liens, les réponses éventuellement déjà apportées ? Merci d’avance !

      1. Il y a aussi l’impôt qui est supposé prendre l’argent la ou il est.
        Un emprunt va rémunérer un surplus d’argent, autant que ce surplus soit prélevé sans paiement d’intérêt

      2. @ Nerima-kun
        je m’y essaie:
        On ne peut faire d’emprunt national, comme cela se fait par exemple au Japon et auparavant en France, car telle est la loi française (merci Giscard), reprise dans les traites européens. Les états européens n’ont d’autre choix que de s’adresser aux marches/banques pour se financer.

        En période de crise du crédit comme c’est le cas actuellement, la BCE prête (a 3 ans) des euros a 1% d’interets aux banques privées pour que celles-ci prêtent (en théorie, si elles y consentent) ensuite a 2-6% aux états. Ainsi est notre système.

        Pour un petit historique de la chose, il y a par exemple cet article paru dans Marianne: « La loi Pompidou-Giscard de 1973 est-elle est une « loi Rothschild » ? A-t-elle été mise en place pour favoriser les banques au détriment de l’Etat ? Roland Hureaux retourne aux sources de la loi. Analyse et mise en contexte pour mieux comprendre son influence sur le présent. »

        Mais Chios a clairement raison cela moi: il nous faut avant tout redessiner notre système fiscal avant de penser a de nouvelles formes d’emprunt.

      3. …mina-san, dômo arigatô… un grand merci à tous pour ces explications simples et claires, qui ont dû être déjà souvent données mais qui avaient échappé à mes services.
        @ Chios
        …certes, c’est l’évidence même et un Mélenchon, personnage encombrant et contradictoire, est tout de même le seul à avoir ce potentiel « révolutionnaire », qui consisterait à juste réinstituer les taux d’imposition de naguère (p.ex., 90% pour la plus haute tranche aux USA, durant de longues années après la guerre). Mais comme cela paraît déjà utopique et infaisable aux gouvernants subjugués (quelle déchéance politique !), je pensais qu’un emprunt auprès des petits ou grands nantis français aurait quand même eu pas mal d’effets positifs, a minima : 1) rapatrier la dette et se soustraire donc, en partie, à la pression des marchés (à mon sens manipulés par l’anglosphère) ; 2) réhabituer les classes aisées à un semblant de patriotisme financier (je ne parle pas de l’oligarchie des 1%, là, rien à faire) ; 3) verser des dividendes en France (même si le trickle-down, je le sais bien, est peu confirmé dans les faits).
        @ romain
        … merci de ce coup de massue 😉 …il n’est jamais trop tard pour savoir, merci de m’apprendre cet énième coup-fourré des néolibéraux européens, tellement énorme qu’il m’avait échappé comme il aura échappé à beaucoup de Français. Le complot « naturel » (= idéologique) néolibéral part donc de loin (années 80) et a été appliqué avec patience et méthode pour trahir les peuples, les déposséder, eux et leurs gouvernements, de leur souveraineté naturelle au prétexte entièrement factice de l’union européenne. Il n’y a plus d’autre solution que de jeter bas toute cette armature-corset des traités et des pratiques, au prix de longues années de crise politique et de redéploiements socio-politiques et géopolitiques.

      4. Ne rime à qu’un attire les mouches. Meuhhhh non Saint Empire Romain Germanique personne n’a jamais interdit de lancer des emprunts nationaux. L’intérêt de l’État et des contribuables si. Le Grand Emprunt National de Sarko en 2009 s’est fait sur les marchés pas parce que s’est interdit de ne pas faire appel au marché mondial mais parce que c’est toujours plus cher de s’adresser aux braves épargnants français.
        Rappelez vous l’emprunt Balladur-Sarkozy de 1993… 110 milliards de Francs sur 4 ans empruntés aux riches contribuables à 6 % ! Avec en plus de ce taux bien plus élevés que celui des emprunts d’État (à moyen terme ici) des frais de pub pour 25 millions FF, des frais bancaires (commissions) de 800 000 millions, des réductions fiscales pour 1,5 milliards, des exonérations de taxes pour 2 milliards… Même Tricher au Trésor était (encore) plus vert de rage devant ces cadeaux faits à la gent balladuro-sarkozienne. Vous me direz c’est pas grave, c’est pas l’État qui l’a remboursé en 97. Ben non c’est le marché qu’a payé la note, des créanciers étrangers en grande partie quoi. Et il est toujours pas soldê. Et Sarkozy est toujours là, 20 ans après. Plus ministre du budget, certes, mais j’suis pas certain qu’on ait gagné au change.
        Et je vous parle pas des ruineux emprunts Pinay et Giscard… Pis ya eu aussi l’emprunt Barre, pis l’emprunt Mauroy…
        Pablo76. Et alors ? Qu’est-ce qu’on en a à battre que Pompidou ait bossé chez Rotschild ? C’est quoi le rapport avec les emprunts d’État et la Loi de 71 ? Pompidou agent de Rotschild ? De la connerie en branche ! Ou alors, l’influence à l’époque d’un conseiller très écouté et très proche du patronat (UIMM particulièrement) comme Georges Albertini – collabo haut gradé, anticommuniste forcené et antisémite hors-catégorie, secretaire de Déat – sur Pompidou, Chirac et autres gaullistes, vous en concluez quoi ?

      5. vignereon a raison: la loi de Giscard interdit a l’état de s’adresser directement a la défunte banque de france (aujourd’hui BCE) pour se refinancer …. j’ai fait un raccourci maladroit et je m’en excuse.
        Vigneron, oserais je vous suggérer d’user un peu moins du sarcasme dans vos réponses ?

    6. Le propos n’est pas sans intérêt et même si l’on exclut les biens immobiliers et professionnels il resterait, si je m’en réfère à vos chiffres, un « financier » de 3 300 milliards soit 2 fois la dette.
      Il suffirait donc, pour faire la nique aux agences de notation, de faire par exemple un grand emprunt sans intérêts (sinon à quoi bon ?) de 50% de l’épargne de chacun pour éponger la dette de la France.
      Jusque là tout va bien mais je vois poindre quelques difficultés. La question que chacun devra alors se poser c’est:
      Même si j’aime cette idée de participer au désendettement de mon pays qui permettra de « repartir de l’avant, et créer une belle société où chacun aurait sa place » convaincu que les dirigeants de demain le géreront enfin « en bon père de famille », suis-je suffisamment convaincu du résultat pour « prêter » 50% de mes économies (quel qu’en soit le niveau) sans intérêt ? Hum…
      Tant qu’on parle de faire payer les riches (traduisez les plus riches que soi) c’est évidemment plus facile. Dans une situation difficile il est généralement observé que tous (ou presque) sont prêts à participer au redressement, à condition que ce soit équitable.
      Toute la difficulté est de définir ce qu’on appelle équitable. Le nanti s’estime toujours « fourmi » et ne voit pas pourquoi il devrait donner le résultat de ses sacrifices passés alors que la « cigale » ne peut rien donner car l’ayant déjà dépensé. Rien de neuf sous le soleil.
      En supposant même qu’un immense sursaut de générosité nationale de cette nature ne soit pas une totale utopie, quel en serait mécaniquement le résultat ? Les banques pourraient-elles rembourser les dettes aux créanciers avec anticipation sans pénalité par de simples jeux d’écritures et ne rencontrerait-on pas des problèmes de disponibilité d’argent, les banques ne disposant que de moins de 10% des dépôts des épargnants ?
      En tout cas votre idée ne manque pas de panache…à condition d’accepter de contribuer chacun à sa mesure à la collecte.

      1. Intéressant. Mais en effet comment garantir que la mesure ne débouche pas sur une nouvelle gabegie comme après la loi de 1973 ?

  13. ok avec thierry mais tout le monde n’est pas ok, demande à mulliez par ex de payer sa part au prorata … et tous les quelques milliers d’autres … et tout ce qui est définitivement englouti par les caïmans – sur la tombe est écrit 1914/2014, 100 ans de descente de l’humanité, la machine l’a dépassée, on ouvre les volets, et que vois-je ? une buse, qu’entends-je ? la chouette – au tarn profond avec connexion et nature sauvage tu te meurres, parisiens, émigrez déjà vers les campagnes pour montrer votre solidarité, et cultivez les potagers 🙂 L’heuree de la renaissance (passage d’en un nouveau cycle a sonné), de gré ou de force dans tous les cas, puissions-nous le vivre en paix

    bon week-end

  14. Tous les politiciens qui s’en prennent au thermomètre des capitalistes,
    ou qui appellent la planche BCE à imprimer tous les billets qu’il faut
    pour nous faire payer la dette via l’inflation,
    ne voient pas plus loin que le capitalisme,
    qu’ils se disent au centre, à gauche du PS ou à droite de l’UMP.

    Dommage pour leurs petites sinécures au Palais Bourbon,
    au Sénat, à Matignon, à l’Elysée ou ailleurs,
    que la classe dominante leur réserve par alternance
    (le public des électeurs se fatigue vite…).
    La solution, ce n’est pas de rembourser la dette par tous les moyens,
    comme ils le proposent, mais de la répudier, car illégitime.

    Le déficit budgétaire est le produit de 30 ans de défiscalisation du capital,
    et de versement d’intérêts à ce même capital.
    Le capital s’accumule sur la base des rapports d’exploitation,
    puis ponctionne les recettes publiques
    auxquelles il contribue de moins en moins.

    La première marche, c’est la répudiation de la dette.
    La seconde, c’est l’expropriation du capital,
    qui a fini par proliférer comme un cancer.

    Petite chronique:
    – Oscar, faites plutôt attention à la première marche de la cave en sortant.
    Vous seriez capable d’y briser une caisse de mon Chassagne-Montrachet.
    – Croyez bien monsieur que j’en prends soin.
    La troisième marche, après expropriation du capital,
    sera la répartition des richesses selon les besoins, durables bien sur.

    1. Et vous croyez que les grands seigneurs du capitalisme seront conduits, tels des petits agneaux, à l’abattoir? Vous avez sauté plusieurs marches dans votre escalier vers la cave, là ; notamment celle de la formation d’armées privées ou privatisées qui tenteront de rétablir « l’ordre ».
      Le pouvoir a horreur du vide.

    2. @ Charles A. 14 janvier 2012 à 01:06

      La première marche, c’est la répudiation de la dette. La seconde, c’est l’expropriation du capital, qui a fini par proliférer comme un cancer.

      Comme la dette est majoritairement détenue par l’étranger, vous avez le choix entre la guerre et l’abandon de biens nationaux.
      Exproprier le capital, c’est faire fuir les capitaux et, travailler sans capital, c’est perdre en efficacité, en compétitivité et en niveau de vie.

      Pour comprendre comment marche le monde, pour réagir et être plus positif, changez donc le sens de votre analyse. Au lieu de vous placer en bas et de regarder vers le haut en le jalousant et le critiquant systématiquement pour le rabaisser, voyez donc plutôt ce que vous pouvez extraire de vous-même, qui vous permettrait de vous élever et d’améliorer votre condition.

      Si tout le monde avait eu cette attitude, nous ne serions pas à constater notre déclin collectif.

      1. La guerre contre les îles Caïmans, le Luxembourg, la Suisse ou la Norvège…bof 😐

        On a tout de même la bombe atomique…le seul truc c’est qu’il faudra accepter in fine des échanges de dette…

      2. @jducac
        On ne ‘rabaissent’ le système, on constate son déclin, sa déficience !
        La guerre…Mais c’est exactement ça le capitalisme de marché…Ce ‘libre échange’ dont on nous vante les mérites, nous y a mené trop souvent, je dis ‘nous’, c’est à dire ‘les populations’ qui la font, les autres la regarde…
        La morale du travail (qui ne paie plus), la rationalité technicienne et financière, le progrès positif pour tous ?….C’est ça le plan ?
        http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-La_Megamachine-9782707144447.html

      3. Pour s’élever, il faudrait donc que le bas peuple, languissant et jaloux, épouse les évolutions du caca-rente, en direct de la Bouse de Paris… question : si ça c’est un essor, quelle est la condition d’origine de la France d’en-bas ? …plus bas que le caniveau et les égoûts, qu’y a-t-il ? …ou qu’y aura-t-il ? …les tranchées ?

      4. @ mikatypat 14 janvier 2012 à 10:37
        Le processus de base du capitalisme est vieux comme le monde et règne depuis toujours. C’est la règle du jeu qui est adoptée partout sur la planète, sauf à certaines périodes (depuis 150 ans) et en certains endroits de la planète où les gens se sont laissé berner par des leaders qui les ont induits en erreur en leur vantant le paradis du collectivisme : en ex URSS, dans les pays de l’Est, à Cuba, en Corée et ailleurs notamment en Europe.

        Dans les faits, ces pays ont pris un retard considérable qu’ils peinent à remonter. Au passage leurs leaders sont souvent en plus, devenus des tyrans. Dans la plupart de ces pays aujourd’hui, devant le retard accumulé, les générations suivant ces prophètes du collectivisme, ont adopté pour leur propre compte le système capitaliste que leurs pères dénonçaient. Comme depuis toujours, les plus malins, pourtant issus du parti unique communiste, en ont profité pour faire main basse sur les richesses.

        Le simple énoncé de ces faits indéniables ne vous suffit pas ?

        Vous persévérez contre l’évidence quitte à vous pénaliser bien plus que si vous adoptiez la règle du jeu admise aujourd’hui par pratiquement tout le monde sur la planète. En cherchant à vous élever sur l’échelle des conditions sociales non seulement vous amélioreriez votre propre condition et si tout le monde faisait de même, vos communautés d’appartenance y gagneraient également. Ainsi tout le monde pourrait vivre en harmonie sans pour autant être tous égaux en richesse.

        Il n’y a que les jaloux sectaires qui n’admettent pas les écarts de richesse, alors qu’ils sont bien contraints d’admettre toutes les autres inégalités : beauté et force physiques, talents divers en sports, spectacles, arts, aptitudes à apprendre y compris à se comporter correctement dans la vie pour être heureux et rendre les autres heureux.

        Misez sur le travail et sur le capital ! Vous serez bien plus heureux que de déverser vos aigreurs sur ceux qui, eux, ont pragmatiquement préféré la participation à l’opposition systématique.

      5. @ Paco76 14 janvier 2012 à 11:21
        Merci pour le lien vers « une décroissance conviviale ». Ne vous y trompez pas. Comme pour vivre dans la croissance, il faudra aussi être compétitif donc rechercher l’efficacité, éviter le gaspillage, les frictions inutiles génératrices de déperditions. Il faudra se comporter corectement en travaillant beaucoup et bien tout en consommant le moins possible.

        D’ailleurs, les agences de notation, qui n’ignorent pas l’existence du rapport dit du Club de Rome (début des années 70) se font peut-être déjà une idée des capacités des divers pays à mieux encaisser le déclin de la production industrielle mondiale.

    3. la première marche c’est plutôt de stopper net la spéculation, donc que la BCE prête directement aux états.
      Après vous pouvez imaginer tout le reste!

  15. Je me souviens avoir été enthousiaste le 11 septembre 2011, en découvrant les images sur mon ordinateur dans un immeuble occupé par 500 avocats à Paris. Ce coup de semonce était l’occasion pour les USA de faire un mea culpa inspiré de paix.
    Cela n’a fait qu’empirer les choses, très vite, avec la cohorte d’intérêts financiers (les jolis contrats d’Halliburton par ex.).

    Aujourd’hui c’est différent, c’est directement au coeur du système que les coups sont portés.
    La régulation des entreprises transnationales devient (parmi tant d’autres!) un sujet inévitable.

    L’association Sherpa apporte sa contribution à ce débat intense à venir. Le cahier de propositions vient d’être traduit en anglais et sera présenté fin juin lors d’une conférence au MIT. http://www.sase.org/2012—cambridge/conference-theme_fr_82.html
    Voir le billet (beaucoup trop long, je vous préviens 😉 publié en août dernier sur ce blog.

    Faisons ensemble de ce moment historique une utopie ! Mais avant cela, il va falloir se battre contre les lobbies aux abois. Ce cahier est une lunette juridique en créative commons. Un petit guide pour nourrir les joutes à venir.

    Et ce blog est une agora fascinante ! Merci à Paul Jorion, M. Leclerc et l’équipe, vous faites un travail d’utilité publique.

    Bonne nuit

  16. Ce qui est tout de même très étonnant, c’est le discours des agences, notamment S&P :

    S&P met […] en garde les Européens contre le risque de privilégier les politiques d’austérité pour lutter contre les déficits, et non la croissance, car dans ce cas, la chute de la demande « érode les revenus fiscaux nationaux », et par conséquent, rend plus difficile la réduction des déficits. […]

    S&P met aussi en garde contre une « lassitude face aux réformes, particulièrement dans les pays ayant connu une forte récession et où les perspectives de croissance restent faibles », avec les risques d’instabilité que cela représente.

    http://www.boursorama.com/actualites/s-p-frappe-la-zone-euro-dont-la-france-mais-epargne-l-allemagne-b0a9ec742b60494ae550da2c369dcca2

    C’est un discours apparemment très « keynésien »/social-démocrate, et qui va nettement à l’encontre des thèses allemandes.

    -> Beaucoup de commentateurs libéraux baissiers (« bearish ») se félicitent de la dégradation de la note de la France (ils nous l’avaient bien dit !) mais ils passent sous silence le discours des agences anglo-saxonnes.

    Ces libéraux-là (les « vrais libéraux ») nous préviennent qu’on sera punis si on « monétise », or, les agences nous expliquent qu’elles nous « punissent » au contraire – nous dégradent – parce qu’on n’est *pas assez keynésiens*.

    -> Quant aux gens de gauche, ils ne s’attardent pas trop, eux non plus, sur les commentaires des agences… Ça les ennuierait de remarquer qu’elles ne relaient pas le discours ordo-libéral « raisonnable ».

    Mais alors, si ce ne sont plus les agences ou les marchés financiers qui nous imposent la rigueur, qui est-ce ?

    Il semble que ce soit l’Allemagne, principalement (la BCE se range à la ligne allemande mais pourrait être plus audacieuse sans les pressions de ce pays).

    En France, on n’ose pas trop s’en plaindre parce que :

    -> à gauche, mettre en cause un pays (plutôt qu’une classe sociale) paraîtrait « xénophobe » (Montebourg s’est logiquement vu taxer de germanophobie pour avoir posé ce problème, certes de façon peu adéquate).

    -> pour les pro-européens et autres centristes, admettre que les enquiquineurs ne sont pas, sur ce coup-là, les Américains ou les Britanniques mais les Allemands dont nous nous étions crus un peu plus proches est embarrassant : cela va totalement à l’encontre de l’argumentaire pro-européen des dernières décennies, selon lequel « ajuster » notre système allait nous aider à sauver le « modèle rhénan » que nous partagions avec l’Allemagne, par contraste avec le « capitalisme financier anglo saxon », plus « dur »…

    Cette vision pouvait se défendre jusqu’à présent mais la crise semble l’avoir périmée.

    Finalement aucun « camp » ne trouve vraiment ses marques dans cette crise.

    Même si les choses sont compliquées, j’ai du mal à suivre les personnes qui nous mettent en garde contre la création monétaire, parmi lesquelles nous trouvons les « vrais libéraux » et autres libertariens d’une part, et Paul Jorion, d’autre part, pour une fois d’accord avec les premiers (même s’ils les assimile à « l’extrême-droite », de façon générale).

    Je veux bien croire que « plus dure sera la chute » pour ceux qui se laissent tenter par le péché de création monétaire ; mais nous avons déjà tous tellement péché (par nos politiques économiques perverses) que nous ne pouvons plus désormais éviter la damnation (« on va dans le mur », nous en sommes tous persuadés ici). Que la fournaise soit à 10000 degrés (si nous arrêtons les bêtises maintenant) ou à 20000 (si nous continuons un peu), ça ne fait pas une grande différence… Mais, au point ou nous en sommes, choisir d' »affronter les problèmes » (refuser l’inflation, la monétisation…), c’est hâter sans nul doute le jugement dernier (l’implosion de nos économies), tandis que repousser les échéances (« to kick the can »), c’est gagner un peu de temps, ce qui n’est pas rien.

    Notons que les plus gros pécheurs, les Américains, semblent mieux s’en tirer que nous précisément parce qu’ils persistent dans leur péché (la création monétaire), tandis que les Européens semblent s’enfoncer parce que leur banque centrale (surveillée par les Allemands) en tient davantage pour la « vertu ».

    N’est-ce pas immoral ?

    Certains nous expliquent enfin que les Américains peuvent s’autoriser, grâce à leur monnaie, ce que nous ne pourrions pas faire avec l’euro…

    C’est possible mais, aujourd’hui, ce sont ces mêmes Américains, les Anglais et leurs agences de notations, qui nous pressent de faire comme eux, donc je ne crois pas que « les marchés » (très influencés par les modes anglo-saxonnes) nous sanctionneraient si nous suivions ces conseils.

    Il fut un temps où les politiciens français n’osaient pas déplaire aux Anglo-Saxons et, pour une fois que ces derniers les poussent à mener une politique valable, c’est ce moment qu’ils choisissent pour leur désobéir… C’est dingue, tout de même.

    (Une dernière remarque : je suppose que Sarko a promis d’instaurer la taxe Tobin en solo pour se faire pardonner d’avoir beaucoup cédé à l’Allemagne lors du dernier sommet européen…).

    1. J’ai vu un reportage sur les agences de notation sur le site d’Arrêt sur images et ça m’avait vraiment étonné le détail des rapports des agences de notation qui n’ont rien d’ultralibéral mais qui au contraire mettent en garde contre trop d’austérité. Ce n’est pas l’image que nous donnent les médias traditionnels. Personne ne les relaye réellement. Or toutes les décisions européennes comme celle sur la règle d’or vont interdire l’endettement pour tout investissement permettant de redresser la croissance. L’Europe va s’obliger à ne plus s’endetter même pour investir, ça parait complètement absurde. De plus les agences disent aussi qu’il n’y a plus de prêteur en dernier ressort pour la zone euro vu les traités qui interdisent à la BCE d’intervenir alors qu’ailleurs dans le monde les banques centrales peuvent le faire. Nos dirigeants sont enfermés dans une pure idéologie, dans une religion traitant d’hérétique et accusant les autres de tous leurs malheurs.

    2. Même si les choses sont compliquées, j’ai du mal à suivre les personnes qui nous mettent en garde contre la création monétaire, parmi lesquelles nous trouvons les « vrais libéraux » et autres libertariens d’une part, et Paul Jorion, d’autre part, pour une fois d’accord avec les premiers (même s’ils les assimile à « l’extrême-droite », de façon générale).

      A mon avis, les « frontières » ne sont pas celles-ci: ne pas confondre conservatisme et libéralisme (valeur « de gauche », quand c’est apparu). Confondre, ou mettre dans le même panier libéraux et libertariens me semble être une grave erreur.

      « D’une manière générale, Keynes est très impliqué avec le parti libéral entre 1924 et 1929. » ( https://secure.wikimedia.org/wikipedia/fr/wiki/John_Maynard_Keynes )

      1. La spéculation isole l’Allemagne comme Etat le plus fiable, ainsi que l’exprime http://edito-matieres-premieres, groupe de conseil en spéculation:

        (…)
        l’Allemagne a placé près de 4 milliards d’euros d’obligations souveraines à six mois sur le marché avec un rendement négatif.
        Pour la première fois de son histoire, l’Allemagne s’endette à taux négatif. Cela veut dire que dans six mois, elle remboursera son créancier moins qu’il ne lui a prêté. L’investisseur [spéculateur] prête à perte à l’Allemagne. Non seulement il le sait, mais il le veut !
        Qu’est-ce qui peut bien pousser l’investisseur [spéculateur] à accepter de prêter à perte ?
        La peur cher lecteur. La peur…
        Ce qui s’est passé sur l’obligataire allemand nous révèle deux choses :
        1 – Les investisseurs [spéculateurs] cherchent la sécurité « à tout prix »
        Ils ont peur de perdre leur argent en le plaçant dans les obligations souveraines. Ils n’ont pas confiance en la capacité des Etats à rembourser leurs dettes. A l’exception de l’Allemagne en qui ils ont une confiance absolue :
        Cette confiance est telle qu’ils sont prêts à lui prêter de l’argent depuis des semaines gratuitement. Et aujourd’hui, ils vont même jusqu’à payer l’Allemagne pour qu’elle « garde leur argent bien au chaud » pendant six mois. Là au moins, ils savent que leur argent est en sécurité.
        2 – Les investisseurs [spéculateurs] croient en la faillite potentielle des banques
        Ils estiment que leur cash n’est pas en sécurité sur leur compte bancaire. Les investisseurs [spéculateurs] préfèrent retirer leur cash de leur compte bancaire pour le prêter à l’Allemagne, en la rémunérant pour ce « service ».
        Dit autrement, ils ont peur pour leur cash en banque ; peur qu’il lui arrive malheur… Sait-on jamais si la banque fait faillite !
        Voilà comment ils en arrivent à prêter leur argent à perte aux Teutons. C’est dire à quel point ils doutent des banques…
        (…)
        On retrouve cette peur intense sur les marchés interbancaires. Les banques refusent de se prêter entre elles tant la suspicion est à son comble.
        Elles vont même jusqu’à refuser d’acheter des obligations souveraines périphériques aux rendements astronomiques avec de l’argent qu’on leur prête gratuitement pour voler au secours des Etats exsangues. Elles préfèrent laisser leur argent dormir auprès de la BCE… peu importe que cela ne rapporte rien.
        Dit autrement, la peur est à ce point intense qu’elle inhibe l’appât du gain et la recherche du profit à tout prix.

    3. S&P met […] en garde les Européens contre le risque de privilégier les politiques d’austérité pour lutter contre les déficits, et non la croissance, car dans ce cas, la chute de la demande « érode les revenus fiscaux nationaux », et par conséquent, rend plus difficile la réduction des déficits. […]

      S&P met aussi en garde contre une « lassitude face aux réformes, particulièrement dans les pays ayant connu une forte récession et où les perspectives de croissance restent faibles », avec les risques d’instabilité que cela représente.

      Traduction : Continuez à rembourser, sinon c’est la guerre.

      Il ne se cachent même plus.

    4. A mon humble avis, les agences de notations sont loin d’être si « Keynésiennes » que ça.

      Certes, elles fustigent l’austérité qui ne mène nulle part. Ceci dit, le FMI le fait aussi, récemment de manière bruyante au niveau de la Grèce, où les tiraillements au sein de la Sainte Troïka sont de plus en plus évidents (lire Athens News, j’avais posté un lien il y a un jour ou deux). Ceci étant, on peut sans trop se tromper se dire que le point de vue très américain et anglo-saxon des Très Saintes Agences de Notation se rapproche de celui du FMI.

      Or, le FMI fustige les politiques d’austérité, mais ce n’est pas innocent, ce qu’il refuse c’est : principalement l’impôt sous toutes ses formes – TVA, impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés (donc redistribution de la richesse produite) – et les cotisations sociales (surtout ce que l’on appelle abusivement la « part patronale »). Le tout au nom de l’objectif de relance économique et de retour à la croissance. Il ne dit pas comment on remplit les caisses de la sécu ou les caisses de l’état, bien au contraire.

      Ce que le FMI recommande – et si on les lit bien, on le retrouve dans plusieurs communiqués des Très Saintes Agences – c’est :
      – suppression des salaires minimum interprofessionnels dans les pays qui ont l’outrecuidance d’en avoir ;
      – privatisation de toutes les entreprises publiques, surtout celles des domaines stratégiques (elles rapportent) : énergie, télécommunications, etc.
      – suppression de toutes les dispositions en matière de conventions collectives de travail : ici on vise les conquêtes sociales, toutes les conquêtes sociales (primes de fin d’année, augmentations annuelles de type barémique, durée des préavis de licenciement, absence du jour de carence pour les maladies, etc.)

      Bref, comme vous pouvez le voir, si le FMI ne veut pas d’austérité, il ne veut pas pour autant le bien du peuple, très loin de là. Le raisonnement des agences de notation ne diffère pas. Je vous récite un extrait du cantique : « le travail tu flexibiliseras, les entreprises, à investir tu aideras en supprimant toutes les entraves de la loi ou autres ».

      1. @Fuu
        Le « développement durable » est un virus auquel le FMI n’échappe pas, comme l’OMC, la BM, la BEI, etc. et toutes les entreprises transnationales, banques comprises.
        Le « DD » est un formidable facteur de propagation, un sous-jacent profondément révolutionnaire.
        Les boomerangs du fair et du greenwashing sont à l’affutage!
        Votre lecture des écrits du FMI pourrait en être modifiée. Les cibles sont nombreuses.

  17. @ tous : NUCLEAIRE
    Faites excuses ! ceci est hors sujet d’aujourd’hui …
    ce matin , samedi 14 janvier 2012 , sur France-culture de 7h.05 à 8h. , émission très complète à propos du nucléaire .

  18. Hmm c’est historique, passez même le mot à vos petits enfants.

    La France vient de perdre officiellement son triple AAA, alors vous comprenez j’ai tout de suite pensé à envoyé un petit texto à mon Ex, elle pense déjà tellement à ces choses là comme sa petite soeur.

    Mon EX as-tu toujours autant besoin d’argent en ce moment comme l’Amérique ?

    Mon Dieu, Mon Dieu le pauvre Jérémie a déjà grandement du mal à suivre le monde comme ça, c’est sûr j’avais vraiment pas besoin de ça en plus.

    Ah si seulement les petits à l’école pouvaient courir un peu plus vite que l’autre première belle mère, enfin heureusement qu’il y a encore les bons points hypermarché pour rassurer le monde.

    Quelle grande bétise mondiale je trouve, si j’ai encore bien le droit de m’en interroger sur le moment.

  19. AH QUE !!!! Tous ces éTATS devraient avoir fermé depuis longtemps et le premier qui rouvrirait un oeil serait immédiatement lynché.
    Moutons réveillez vous , levez vous et boutez dehors ces escrocs endetteurs.

  20. boronali
    moi qui suis peintre et qui « ne possède que ce qu’il me reste à peindre », je demande à tous les
    « Thierry moralistes » un peu de prudence car, par hypothèse, que céderaient-ils à la collectivité
    (de bonne grâce et sans que cela ne ressemble en rien à l’achat d’indulgences pour le paradis…)
    s’ils appartenaient à la classe tant vilipendée et quelques-fois tant (secrètement) admirée et
    enviée…
    la morale à bon compte n’a aucune pertinence au moment du diagnostique .

    1. Il ne m’avait pas semblé être moraliste dans mes propos, mais apparament c’est ainsi qu’ils ont été reçus par certains.

      Mon raisonnement extrémement simpliste n’est pas fondé sur les principes économiques : nous devons 1 (dette) et nous possèdons 10 (patrimoine). Remboursons 1, conservons 9, et recommencons à produire mais un peu différement.

      La classe des puissants, celle qui possède le capital, la rente et le pouvoir, ne m’intéresse absloument pas. A mes yeux, ils n’ont rien fait de plus que les autres qui mériterait toute forme d’admiration. Je crois qu’au final nous nous ignorons mutuellement.

  21. Des nouvelles ! Des nouvelles du ciel.

    La vitalité et le souffle qui animent la vie politique française est extraordinaire, pour la première fois, depuis que les élections présidentielles existent, un mort se présente aux élections.
    Fait rarissime et tout à fait réjouissant, qui démontre au combien la vitalité du système politique.

    Précisons que le mandat d’un candidat mort ne peut être renouvelé qu’une seule fois, et que sous la cinquième république, un mort de nationalité française doit être âgé d’au moins 18 ans pour pouvoir se présenter.
    Un candidat mort doit obtenir la majorité des suffrages obtenus, s’il veut être élu au premier tour, et merveille des merveilles, lors des prochaines élections, les morts auront le droit de voter.

    Comme l’exprime très justement le dramaturge Heiner Müller, les morts ne sont ni effrayants, ni sacrés, mais sont surtout beaucoup plus nombreux que les vivants.
    De fait, comme traditionnellement dans certains départements français et d’outre-mer, les morts votent régulièrement depuis des lustres, les chances de réélection pour notre défunt président sont énormes.

    Gageons que les augures et ministères qui présagent au destin des années à venir, détermineront sagement la conduite à tenir pour satisfaire la volonté des dieux et des marchés.

  22. Dégrader la note de la france ce vendredi est un acte bête, nos hommes politiques étaient en plein débat sur le mariage homosexuel, S&P ne respect rien .De nouvelles lois sur la sécurité routière avaient étés mise au point ,on était en train de juguler la crise ,c est ballot.

  23. Un EFSF AA+ (hypothese), la grece CC, l Italie BBB+…meme si un EFSF « non AAA » se financerait plus cher, c est tjs mieux pour les PIGS (et autres..) que leur taux a eux, non?

    Je ne crois pas a l EFSF pour sortir de la crise, mais je ne suis pas sur de comprendre en quoi le degradation de la France est ce fameux « coup de grace ».

    Si qqun peut m eclairer, merci !

      1. L’albatros, « des hedge-funds qui n’achètent que du AAA » ? A part ceux qui le vendent à découvert en anticipant une dégradation (et encore ! c’est risqué le bin’s, cf les bonds us cet été…), je vois pas trop des fonds spéculatifs s’intéresser à des titres à rentabilité nette négative ou quasiment…
        Les fonds souverains, les gestionnaires de fonds, les assureurs, les grandes banques, bref les zinzins, oui.
        Une question « collatérale » : les hedge-funds dont on nous raconte que c’est sur eux que serait venue achopper hier la restructuration volontaire des créanciers privés de la Grèce, combien l’ont-ils payée aux banques vendeuses cette dette grecque ? Et combien ont-ils réellement payé de primes sur les cds qu’ils auraient achetés à ces mêmes banques, ou à d’autres ? Et à qui auraoent-ils emprunté pour tout ce bazar naturellement hyper-léveragé ?

      2. Ben au même, c’est pourquoi comme dans Highlanders il ne doit en rester qu’un, c’est tout à fait normal quand on créait de la monnaie électronique à la nano seconde d’en détruire là où l’on peut pour reflater celle ci et quid de mieux que ces crétins en copropriétés qu’on nomme les européens pour le faire après tout c’est grâce à nous que les bulles ont gonflé en Europe, ce n’est donc que le juste retour des choses de détruire de la monnaie que nous avons nous même crée, in god we trust, c’est bien écrit non nous faisons le boulot de dieu, la pluie et le beau temps et ceux qui n’ont rien compris à ce jeu de chaises musicales et qui ne font rien pour le déclarer interdit tant pis, et tant pis pour ces peuples qui croyaient que nous étions autre chose que des escrocs…

  24. Submergés par l’océan de larmes, essayons de positiver: au moins, nous n’aurons plus à nous taper les sommets bilatéraux Angela – Nicolas ( un vol express en Sarko One, un casse croute avec fromage et dessert…et un communiqué final avec conf de presse, bla bla bla…), car dans l’occurrence, cela ferait trop le vassal soumis au souverain….
    donc, adieu au FESF, au MES, aux pactes divers et variés, enfin pas tant que ça…l’austérité universelle au menu car il s’agit de traire le créancier jusqu’à la dernière goutte; c’est raté!
    En Grèce, les banques claquent la porte, chipotant leurs pertes, le défaut se dessine inéluctablement;
    On vit une époque formidable! le couple franco allemand: une riche héritière bien dotée et un aristo fauché…

  25. Je me souviens avoir été enthousiaste le 11 septembre 2011, en découvrant les images du WTC sur mon ordinateur dans un immeuble occupé par 500 avocats à Paris.

    Ce dramatique coup de semonce était l’occasion pour les USA de faire un mea culpa inspiré de paix et de lancer d’ambitieuses réformes de la gouvernance mondiale.

    Evidemment, cela n’a fait qu’empirer les choses, très vite, avec la cohorte d’intérêts financiers (les jolis contrats d’Halliburton par ex.).

    Aujourd’hui c’est différent, c’est directement au coeur du système que les coups sont portés.

    La régulation des entreprises transnationales devient (parmi tant d’autres!) un sujet inévitable.
    Pour info, l’association Sherpa apporte sa contribution à ce débat intense à venir. Le cahier de propositions vient d’être traduit en anglais et à l’invitation de Yuri Biondi sera présenté fin juin lors d’une conférence au MIT (http://www.sase.org/research-networks/meet-the-network-organizers_fr_18.html).

    Voir le billet (beaucoup trop long, je vous préviens 😉 ) publié en août dernier sur ce blog.

    Faisons ensemble de ce moment historique une utopie réaliste !
    Mais avant cela, il va falloir se battre contre les lobbies aux abois. Ce cahier est une lunette juridique en créative commons. Un petit guide pour nourrir les joutes à venir.

    Et ce blog est une agora fascinante ! Merci à Mrs. Jorion, Leclerc, Alexandre et les autres, vous faites un travail d’utilité publique.

    Belle journée

    1. Parce que coco tu as cru à la version officielle celle qui permet de vendre des armes de maintenir le dollar à flot de mettre en avant les états unis comme gendarme du monde et d’avoir la main mise sur le pétrole de continuer la guerre non plus froide mais la peur de l’islam à vos portes, celle de la fin des libertés avec le patriot act, c’est sûr que comme marketing on n’a jamais fait mieux que ce jour là, Séguéla avec sa rolex est un petit joueur, et moi cet après midi là chez Darty à la vue des images, j’ai dit tiens Hollywood vient de sortir un nouveau film qui ressemble à Indépendance Day, je ne croyais pas si bien dire c’était pas les méchants extra terrestres mais des vilains au proche orient dans une caverne qui attaquait le gentil tout mignon oncle Sam qui débarquait en Normandie pour coloniser où Hitler avait échoué…. A ce propos je vais à Berlin bientôt, c’est fou ce qu’Hitler a laissé au PIB, un peu à la manière de Louis II de Bavière avec le tourisme, quand je pense à tous ces morts je ne peux définitivement pas croire en la nature humaine, alors votre 11 septembre 2001 dans le même sac que le 7 décembre 1941.

      Et n’oubliez pas le 15 août 1971, les états unis ont fait défaut sur l’or.
      C’est à partir de ce jour là que nous avons entamé l’achat du monde via le dollar à tout va, on nous parle de choc pétrolier, tu parles, pourquoi pas aussi les martiens, c’est la date à retenir celle de la planche à dollar à tout va et celle de l’Europe comme vassal, parce que tous vendus à la grande Amérique comme le Sarkozy qui n’a jamais eu honte de courir avec un tee shirt NY police comme si la police là valait mieux que la française qui dans le geste du président apparait comme des amateurs des branques !!!! c’est beau on nous a vendu l’Europe indépendante on a vu avec l’OTAN.

      1. Liervol
        Pas sûr de comprendre, c’était quoi la version officielle le 11 septembre 2011 ?
        Vous sous-entendez que tout cela n’aurait été qu’une manipulation pour introduire la guerre préventive et consorts ?…
        Quoi-qu’il en soit, aujourd’hui la donne n’est-elle pas fort différente ? (les réseaux sociaux, les révolutions, etc.)

  26. Sur France 5 hier soir dans l’émission « C dans l’air » titrée « On a perdu notre triple A », il fallait voir et entendre le touchant unanimisme réjoui et rassuré, des Roland Cayrol, Jean-Pierre Gaillard, Marc Fiorentino, Philippe Dessertine annonçant que l’avenir certain de la France était celui déjà en œuvre partout ailleurs, comme en Italie ou en Angleterre, soit la baisse du pouvoir d’achat des ménages, la baisse des salaires, la baisse des prestations familiales etc…afin de rembourser la dette, à la manière de n’importe quel ménage bien tenu.
    Enfin la raison l’emporte (et nous avec)!

    Cette émission était abjecte de tant de consensus et de propagande hilare.
    http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index.php

    1. @FLacoste
      Je crois que cette émission fait l’unanimité sur ce blog !
      Comme je l’ai dit un peu plus haut à @Heliogabal :
      je crois qu’il ne faut plus les écouter, ils ne le méritent même pas !
      Tous ces ‘gugusses’ font partie des ‘nouveaux chiens de garde’, documentaire dans les salles (quelques salles) en ce moment…

    1. C’est vrai, vous avez raison: Sarko n’y est pour rien, lui qui dirige si bien ce pays depuis 10 ans. Tout est de la faute des 35 heures, de mitterand, de blum ,de jaures…..
      un quinquennat: 500 mds pour les dettes et un million de chômeurs en plus.
      10 ans de gestion sarko: doublement des dettes!! quelles performances !! Non, non, vous ne rêvez pas. Un conseil, écoutez: http://www.youtube.com/watch?v=gznDOMKeWkA

    2. Mais que suis-je bête !
      Comment ai-je pu penser un seul instant que le régime de Hollande était destiné à lui donner une image « dynamique » et « agressive » face à Sarko ?
      Mais non, Hollande et ses joues creusées personnifient la rigueur à venir, l’inéluctable austérité, le sacrifice indispensable, et c’est bien le candidat socialiste qui montre l’exemple, en leader responsable. Face à l’hédoniste Sarko, ses Fouquet’s et ses Carla, Hollande joue la seule carte que les socialos estiment avoir encore face à l’UMP, celle de la Morale avec un grand M, de la Responsabilité avec un grand R, à défaut de la réforme économique.
      Peuple de France, votez socialos, ils vous b…..ont comme l’UMP, mais avec bonne conscience.

  27. Parfois, je me dis que le fait de ne rien comprendre est utile .
    Quand on entend qu’un pays a réussi à lever quelques 9 ou 10 milliards sur les marchés financiers, je me dis: » ils sont masos . ou alors, ils ont besoin de cet argent , impérativement . » Mais pourquoi faire ? pour faire tourner leurs institutions bancaires internes, pour que les banques puissent encore prêter / gagner de l’argent .
    tout ça, c’est révélateur d’un état biologique interne . un corps n’est pas en mesure de subvenir à ses besoins ? incapable de jeuner quelques temps ? ou incapable de puiser sur ses ressources ? ou tout simplement , s’il s’agit d’argent , de crédit , une nation n’est plus capable de se faire crédit « intérieurement  » , entre nous ?
    faut dire qu’il n’y a pas de solidarité nationale . chacun pour soi, , c’est ainsi ?
    parce que s’il s’agit d’une mauvaise « passe » , une ligne de crédit, ce n’est qu’une écriture .
    vivement le taux minimal . on prête , mais pas pour gagner des sous, mais pour rendre service. Utile à sa nation . à moins qu’on en veuille toujours plus ? qu’un état serve à enrichir ceux qui le sont déjà ?

    Il va sans dire qu’ici c’est une question . si vous avez des réponses .

  28. Pronostic : cinq Etats du sud de l’Europe vont quitter la zone euro (Espagne, Italie, Portugal, Chypre, Grèce).

    – La machine infernale continue de progresser lentement, mais sûrement.

    – Les Etats du sud de l’Europe continuent de se rapprocher du défaut de paiement.

    – Standard and Poor’s abaisse de deux crans la note de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal et de Chypre, tous les quatre avec perspective négative.

    – Les banques ont annoncé vendredi qu’elles suspendaient leurs négociations avec Athènes sur les modalités de la restructuration de la dette publique de la Grèce, et laissé entendre qu’elles pourraient revenir sur leur engagement à en effacer volontairement une grande partie.

    – Conséquence : le FESF et le MES vont être dégradés.

    – Conséquence numéro 2 : le FESF et le MES seront incapables de sauver de la faillite les cinq Etats du sud de l’Europe.

    La zone euro va exploser : les cinq Etats du sud de l’Europe ne pourront pas rester dans la zone euro.

  29. Hi,

    Les 186 000 « Ultra-Riches » du monde possèdent au total 25 000 milliards de dollars

    « Le cabinet Wealth-X a publié fin 2011 une enquête sur les grandes fortunes de la planète. Ensemble, ces 185 795 Ultra Riches détiennent un patrimoine estimé à 25 000 milliards de dollars. Pour donner un ordre de grandeur, cette somme équivaut à 40% du PIB mondial en 2010, soit 63 000 milliards de dollars. »

    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3166
    http://www.wealthx.com/articles/2011/wealth-x-launches-the-first-world-ultra-wealth-report/

    Une pensée émue pour Paul Jorion et son propos :

    Réflexion ou question d’un participant au blog :
    « La plupart des experts estiment que nous avons vécu trop longtemps au-dessus de nos moyens, qu’il faut maintenant payer la facture … »

    Réponse de Paul Jorion :
    « C’est complètement faux. Ce qui s’est passé depuis les années 70, c’est une prédation accélérée des investisseurs financiers et des dirigeants sur les entreprises. Les salaires ont de fait stagné, alors qu’on vivait une période d’explosion de la productivité, grâce en particulier à l’introduction des ordinateurs. Il faudrait donc plutôt dire : « les dirigeants des grosses entreprises et les actionnaires ont vécu au-dessus des moyens des salariés. »

  30. On a voulu démanteler l’Etat, donc on l’a asphyxié, parce que tout simplement il constitue une concurrence, dans le domaine de la Santé, de l’école, le courrier, l’eau, l’énergie exemple.

    L’Etat est un problème pour le privé par l’activité qu’il accapare. Et qu’il a fallu donc méthodiquement détruire. D’où les règles européennes. Il ne faut pas chercher d’idéologie, mais à qui cela profite. En même temps on détruisait le « socialisme », « l’acquis », et donc l’embryon toujours menaçant d’un communisme larvé, l’Etat étant de nature communiste.

    Ce qui m’inquiète actuellement est que le débat sur présidentielle qui se met en place, enfin si on peut appeler cela un débat, entre un agité et un clone, reproduit les clivages caricaturaux des précédentes présidentielles. Les magasines de rédaction notamment Fr Culture, hier, « le magasine de la rédaction » qui a toujours brillé par son caractère réactionnaire, cantonne le vote populaire au choix du FN. Donc dans le débat surnagent 3 candidats déjà maintenant, tandis qu’E Joli se contente de vouloir réorganiser le calendrier des fêtes, c’est sa très grande maladresse.

    L’extrême gauche a déjà coulé dans le débat, puisqu’on ne parle que de 3 candidats. Où est la pluralité ? Quelqu’un se souvient-il de l’extrême gauche, qu’elle existe ? Non. Par dérision on appelle Hollande la candidat de gauche dans certaines rédactions… et le « tous pourris » est immédiatement associé au seul vote protestataire des malheureux, le FN. Comme quoi, 3 mois avant le vote, la campagne telle qu’elle est scénarisée, enfin le scénario médiatique qu’on nous propose fait déjà un choix parmi les candidats, et insidieusement et lourdement nous dit pour qui aller voter et pourquoi, sans jamais bien sûr discuter des programmes.

    1. France culture (l’info principalement) un démantèlement réussi, aussi!

      De plus en plus, les informations de France Culture, n’ont vraiment rien à envier à celles de BFM
      Encore que, celles de BFM s’affichent honnêtement de droite ultra-libérale.
      Celles de France Cultures toutes aussi ultra-libérales, se cachent sous un vernis intellectuel et une objectivité qui trompent tout au plus quelques étudiants égarés de prépa. Science Po ou d’école de commerce.

    2. 100% d’accord avec vous !
      Il y a un decalage hallucinant entre les problèmes actuels et a venir de notre société et le débat publique (absolument inexistant).

    3. @ Lisztfr

      Je te sens découragé parfois…
      Mais cette chape de plomb médiatique, et la comédie de l’Alternance,
      tout en gardant au chaud les fascistes au cas où ça chauffe,
      c’est le lot de tous les régimes bourgeois,
      qui n’ont jamais empêcher les révoltes, et les révolutions.

      Soyons lucides: le capitalisme est effectivement à l’agonie.
      Une bête blessée finit par se déchainer contre son ennemi.
      Il faut le savoir, et s’y préparer, loin des amateurs de caviar
      vendant la soupe d’une « révolution par les urnes ».

  31. Et ça continue, en klaxonnant vers l’abime.

    Tant que les mangeurs de salade à la menthe et ces crétins US n’auront pas accepté de mettre fin à la spéculation, on foncera toujours plus vite vers la rupture de la zone euro et accessoirement des marchés financiers mondiaux. Contre la faillite desquels nos demeurés politiques XXL ont bien entendu oublié de prévoir le moindre plan B, occupés qu’ils sont à compter leurs thunes en paradis fiscaux.

    Tant qu’on aura pas fermé sa gueule une bonne fois rétrospective à l’alcoolique en bottes le ci-devant Deubeuliou la Buche et son credo qu’on peut tout discuter sauf le libre-échange, rien ne changera.

    On remarque que seuls les candidats de gauche de gauche parlent du libre-échange et de sa réglementation impérative.
    Tirez-en vos conclusions pour le(s) vote(s) à venir.

  32. Surprenant ce site, j’ai l’impression de rajeunir de plus 30 ans quand Marchais allumait Elkabbach en direct et que les cocos séduisaient encore les travailleurs.
    Peu ou prou vous soutenez ici les thèmes chers à l’extrême gauche : la fin du capitalisme, la lutte des classes et on ressent un dégout profond pour l’argent, voir pour la propriété.
    La difficulté c’est que le centre d’intérêt du français moyen c’est sa petite personne et sa petite cagnotte.
    Vous ne le séduisez pas et comme il a droit de vote, voici le résultat des courses : Le Pen 21.5% vs Melenchon 6.5%.
    Les gars, Zola ou Marx c’est le passé. 38% des ouvriers votent FN !!! Merde réveillez-vous!!!
    Si l’extrême gauche n’arrive pas à capter les laissés pour compte du système et ceux qui ont peur de perdre le peu qu’il possède, Marine va se hisser au second tour.

  33. >Laurent P

    Vous commettez une erreur classique: il n’y a pas 38% des ouvriers qui votent FN: il y a 38% des ouvriers participants à une élection qui votent en direction du FN, ce qui n’est pas la même la même. L’abstention du monde ouvrier, et plus généralement du monde populaire est tout simplement énorme. C’est un fait classique de la sociologie électorale qu’il y a des ouvriers de droite, qui votent, comme c’est étrange… à droite!
    Ce qui est neuf, mais malheureusement compréhensible, c’est qu’un très grand nombre de membre des classes populaires ne votent plus.
    Et c’est normal, puisqu’il n’y a plus de parti pour les représenter…

    Rien que de bien rationnel finalement: les classes populaires ne sont pas plus sottes que cela.

    Par contre, plus le temps passe et plus j’ai l’impression que la petite bourgeoise, elle, semble prendre un plaisir considérable à se faire baiser par tout le monde…

    Il faut de tout pour faire un monde.

    Source:
    http://atheles.org/editionsducroquant/savoiragir/lepopulismedufnundangereuxcontresens/index.html

  34. Le problème ne réside pas tellement dans l’abaissement de la note francaise, qui n’est d’ailleurs pas une surprise, pour personne, bien au contraire. Ce qui tracasse la classe politique et les technocrates bruxellois c’est plutôt le cas grec, entre autres. Une « Transfertunion » (officieusement elle existe déjà dans une certaine mesure) conduirait à terme à la catastrophe, serait une charge énorme même pour l’Allemagne, et exposerait la fonction du FESF/MES aux risques incontrôlables.

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