L'actualite de la crise : UN MONDE MERVEILLEUX, par Francois Leclerc

Billet invite

Le bouclage du nouveau plan de sauvetage de la Grèce se révèle plus problématique que prévu, alors qu’il se confirme de toute part que la participation des créanciers privés ne va pas diminuer de 100 milliards d’euros la dette grecque comme escompté. La faute en est a une finance toujours dérégulée et des hedge funds qui n’en font qu’a leur tête. Qui peut s’en plaindre ?

C’est en tout cas l’une des raisons pour lesquelles Christine Lagarde rue dans les brancards en poursuivant au nom du FMI une tournée destinée à convaincre les dirigeants européens de mettre davantage au pot pour combler la différence. Philippos Sahinidis, le ministre adjoint des finances grec a sans attendre annoncé la couleur, arguant également de la détérioration de la situation économique d’un pays qui pourrait finir par connaître une explosion sociale, à force de sacrifices toujours renouvelés et toujours insuffisants.

Fin connaisseur du langage d’église, Mario Monti a choisi un autre angle et un autre ton pour exprimer la même préoccupation. Il a mis en garde contre la montée dans son pays d’un sentiment anti-européen et anti-allemand, si ses partenaires ne lui accordaient pas « la reconnaissance et l’estime ». Des termes que l’on a l’habitude d’entendre du côté de Palerme, alors que l’on observe les Mafias du pays prospérant sur la crise grâce à leurs systèmes de prêt parallèles. « L’Union européenne ne montre aucune bienveillance, par exemple sous forme d’une baisse du taux d’intérêt », en vient-il à regretter, faisant implicitement appel à l’intervention de la BCE dans une interview à Die Welt.

Nicolas Sarkozy ayant trouvé un allié pouvant susurrer tout haut ce que lui doit se résigner à penser tout bas, c’est sur un autre terrain que s’est en attendant placé la bagarre. La dernière version en date du grand projet de pacte budgétaire arrondit en effet les angles sur les questions les plus controversées. L’inscription de la règle d’or dans la constitution n’est plus que « préférable », les sanctions automatiques en cas de défaillance le sont de moins en moins. Mario Monti continue de son côté d’enfoncer des clous en réclamant que soit exclu du calcul de la dette les investissements.

Une question en amenant une autre, celle de la croissance revient, alors que l’OCDE confirme par ses prévisions la récession économique générale à l’Europe qui s’annonce et qu’un ministre belge annonce quinze ans à venir de récession, si la politique actuelle est poursuivie.

Mais nos sous-préfets sont aux champs et gèrent la crise européenne comme s’il s’agissait du montage d’un parquet de bal. Pourtant, plus l’on s’approche du mur de la dette qu’il va falloir franchir cette année, plus celui-ci semble élevé. Et le pari reposant sur la capacité des banques et des États à le franchir relève de l’incantation. Les commentateurs soulignent la baisse des taux obligataires intervenus ce matin à l’occasion des émissions espagnole et italienne, en omettant de souligner qu’aux niveaux où ils restent inscrits le poids financier de la dette va encore augmenter, en dépit de tous les efforts de rigueur.

Les banques ne sont pas mieux loties, à observer comment Commerzbank, le second établissement allemand, continue péniblement à réunir de toutes les manières disponibles des fonds pour répondre aux exigences de renforcement de ses fonds propres, afin d’éviter que l’État, déjà présent à hauteur de 25 % de son capital, ne continue d’y monter et même de devenir majoritaire.

En attendant, Jose Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, enfonce une porte ouverte en réclamant le renforcement du pare-feu financier, qui devrait sans attendre la dernière minute, comme à chaque fois, conforter les finances des pays qui menacent de tomber dans le trou. Mais prioritairement, il va falloir déjà régler le douloureux cas grec !

Pour couper court à toute velléité de l’impliquer dans les négociations sur la restructuration de la dette grecque, la BCE vient de faire savoir par la bouche de son vice-président Vitor Constâncio qu’elle ne pouvait pas l’être, puisqu’elles concernent le secteur privé. Mario Draghi, son président, a ensuite tiré la conclusion logique de cette défausse en appelant le gouvernement grec à « agir à nouveau sur le plan budgétaire, mettre en œuvre ses réformes structurelles, avancer sur le front de la consolidation ». L’exigence de faire participer le secteur privé à la restructuration des finances grecques, quoique « compréhensible », « a des conséquences sérieuses et non-intentionnelles, avec lesquelles nous devons vivre maintenant », a-t-il déploré, en reportant les conséquences sur les Grecs. « Tout le monde s’est rendu compte que nous ne voulions pas de participation du secteur privé à l’avenir » a conclu Mario Draghi…

À l’initiative par rapport à ses collègues embourbés dans la faillite de leur propre stratégie, Mario Monti proclame que « L’Italie doit jouer un rôle actif pour aider l’Europe à reprendre le chemin de la croissance et de la stabilité », mais comment propose-t-il de s’y prendre, dans ce contexte de disette financière ? Il se fixe trois objectifs : « Assurer l’intégrité du cadre institutionnel de l’UE, éviter que l’on introduise des critères plus rigides [de discipline budgétaire] et des sanctions ultérieures, contrebalancer les normes sur l’assainissement par des règles en faveur de la croissance et la compétitivité ». Ces dernières règles ne sont pas précisées mais reposent sur les fameuses réformes structurelles qui trouvent leur inspiration dans le programme libéral, car Mario Monti prétend relancer la croissance sans augmenter la dépense publique.

Le monde de la finance ne l’a pas attendu pour se libérer des carcans que l’on voudrait lui faire porter, et dont Mario Monti veut soulager économie de leur poids. La banque suisse UBS vient en effet de proposer à sa clientèle choisie de hedge funds un nouveau produit financier qui permet de s’affranchir de l’interdiction de la vente à découvert nue, là où elle est en vigueur, et de continuer ainsi ses fructueux paris. Permettant un contournement de la loi et préfigurant ce qui pourra être fait si une taxe sur les transactions financières devait être instituée par certains pays.

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161 réflexions au sujet de « L'actualite de la crise : UN MONDE MERVEILLEUX, par Francois Leclerc »

  1. Des nouvelles de Grèce

    http://greekcrisisnow.blogspot.com/

    Mon ami Th. a utilisé son dernier argent pour se nourrir. Il ne paiera plus taxes, impôts et autres obligations ex-citoyennes, ni chauffage, à part quelques bûches. «Je ne peux plus. Terminé. Je vais liquider mon assurance vie, au mieux onze mille euros de m…. Je changerai tout en dollars, je vivrai ainsi durant un an au moins».

    1. Vous êtes tellement poli avec tout ces gens.
      Ceux la qui sont victimes de leurs politiques leur souhaitent le pire (doux euphémisme) ; j’ en fais partie.

      On peut toujours laisser un message de solidarité au peuple grec ici (en bas de page).
      Un regret, qu’ il n’ y ait pas un autre Jean Ziegler pour s’ occuper ici en Europe de cet ordre cannibale..

      http://jesuisgrec.blogspot.com/2011/11/declaration-dintention-ouverte-la.html

      http://www.google.be/search?q=jean+ziegler+l'+ordre+cannibale&sourceid=ie7&rls=com.microsoft:en-US&ie=utf8&oe=utf8&rlz=1I7SNYK_fr&redir_esc=&ei=A0wPT9XXN4eD-waNppnVAg

  2. L’interdiction de la vente à découvert nue, déjà contournée, avant même d’être vraiment adoptée!

    Comment est construit ce produit financier? Dans quelles failles prend-il racine?

    1. Il s’agit là d’une pétite, et pas la seule, de ce billet si riche d’enseignements…

      Voilà qui démontre encore une fois que
      – la taxation est toujours détournée
      – l’interdiction aussi, grâce aux techniques d’évasion fiscale.

      La seule façon pour l’espèce humaine de sortir par le haut de l’agonie du capital,
      de mettre un terme à l’exploitation désormais mortifère des humains et de la planète,
      c’est une révolution de civilisation, expropriant le capital,
      pour mettre fin à sa tyrannie
      et mettre la production au service des besoins durables,
      c’est à dire compatibles avec les limites de la planète.

      Petite chronique:
      – Oscar, vous voulez que les communistes s’emparent de votre bicyclette ou de votre femme?
      – Maitre, je voulais dire les grands moyens de production et le capital financier
      – Oscar, les communistes, je comprends, cela fait même de bons ministres et de garde-fous quand le peuple s’énerve, mais vous, vous êtes pire. Vous êtes un partageux ! Et puis arrêtez de machouiller ce truc, ça ne se fait pas au volant d’une Bentley…

  3. Madrid a levé en une seule adjudication quasiment 12% du montant total qu’elle a prévu d’emprunter sur l’ensemble de 2012 et en plus pas trop cher.
    C’est énorme !
    Et les investisseurs retournent sur le marché secondaire de la dette Italienne et Espagnol.
    Conséquence : les taux baissent sur toutes les maturités !!!

    L’Italie, de son côté vient, de lever 12 milliards d’euros à un an à 2,735% contre 5,952% il y a moins d’un mois.
    Ce n’est pas une baisse mais un effondrement !!
    Attendons demain puisqu’entre 4 et 6,5 milliards vont se présenter à échéance 3 et 6 ans.

    Le calme avant la tempête ou un retour de la confiance sur la zone euro ?

    1. J’ai lu un article sur le site de Figaro (je sais, je sais) expliquant en gros ceci :

      Pour avoir accès aux prêts de la BCE, il faut du collatéral.

      Les dettes souveraines sont considérées comme sûre par la BCE qui les prend donc en garantie à leur valeur nominale.

      Les banques prêteraient donc aux Etats (création monétaire comptable pure et simple, comme déjà expliqué sur le site de notre hôte) pour créer du collatéral, qu’elles présenteront à la BCE lors du prochain QE pour avoir du bon vrai cash pour faire face à leurs échéances.

      Cash fourni par la planche à billet bien sûr.

      Rigolez pas, c’est avec notre pognon comme disait Coluche

      PS j’ai pas retrouvé l’article, désolé.

    2. C’est surtout l’effet de saturation des 480 mds – cadeau de la BCE, une variété de quantitative easing. Une façon d’améliorer les fonds propres (?) des banques avec l’argent public, tant que la BCE garde du crédit. Mais c’est un prêt qu’il faudra rembourser un jour d’une façon ou d’une autre. Les ricains ont essayé 2 QE sans résultat. Les japonais monétisent depuis 20 ans sans résultat.

      Faudrait pas croire qu’une baisse des taux annonce le printemps, les spéculateurs ne lâcheront pas leur prise de sitôt, ou que la dette d’ensemble a diminué ou serait en voie de l’être : même en diminuant les critères de qualité des contreparties au prêt il y a une limite en dessous de laquelle la BCE ne descendra pas pour conserver un minimum de crédibilité
      La balle est maintenant dans le camp des agences de notations, qui se privent rarement de jouer.

    3. Si, comme c’est bien possible, il s’agit d’un apaisement durable sur la zone euro, on va donc voir ce blog et ses contributeurs pouvoir consacrer un peu plus de temps, de recherche et d’énergie au désastre annoncé et irréversible des finances anglo-saxonnes, GB/US, d’une magnitude évidemment supérieure, tant en ce qui concerne les sommes que l’incapacité politique à seulement freiner la hausse de l’endettement :

      « La croissance de la dette souveraine ne vise sans doute pas à sortir les USA de la difficulté présente mais à extraire un pays de la crise sans rien toucher aux rapports socio-économiques qui ont contribué à la faillite du pays. La crise souveraine reste dans cette perspective un simple moyen de conservation des intérêts dominants d’une fraction des Américains autant que le plus sûr moyen de reconduire le pays à la faillite à moyen terme. Le risque pris par les Etats Unis est à la mesure de la cupidité des plus aisés des Américains »
      ../..
      « La faillite du système démontre que les revenus du travail faramineux des dirigeants d’entreprise n’étaient en rien corrélés à de la performance économique.. De même les transferts de revenu vers le top 10-5-1% ne sont en rien justifiés par l’influence – prétendument positive – de l’enrichissement d’une minorité sur l’économie. L’idéologie économique, vendue aux populations crédules par le « néolibéralisme » ne reçoit dans les faits pas le plus petit début de confirmation. La dépression en cours montre qu’il s’est agi d’une gigantesque supercherie défendue par les « intellectuels organiques » des médias, de l’Université, des Think Tanks, des lobbies. Les politiques ont été et sont encore les petits commis du top 1% des ménages. »

      in Conclusion, « Les rivalités patrimoniales : les mécanismes de creusement des inégalités aux USA », 11 janvier 2012,
      http://criseusa.blog.lemonde.fr/

  4. une illustration de ce que pourraient / devraient faire les Européens
    lu sur
    http://www.jean-luc-melenchon.fr/2012/01/12/au-pas-de-marche/

    La protection d’un marché intérieur, quelle que soit sa taille, bref, le protectionnisme qui fait hurler les libéraux, c’est possible. Et avec lui la relocalisation de l’activité. La démonstration concrète vient d’en être faite. La nouvelle est passée relativement inaperçue. Et pour cause, elle pourrait donner des idées à d’autres pays. Les 20 et 21 décembre dernier, les pays membres du Mercosur étaient réunis à Montevideo. Le Mercosur est une sorte de marché commun en Amérique du sud. On y trouve le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay comme Etats membres à part entière. Et notamment le Venezuela, la Bolivie et l’Equateur comme Etats associés. Ces pays ont alors décidé de mettre en place des mesures protectionnistes aux frontières du Mercosur. Horreur ! Vous voudrez bien noter que ces pays ne sont pas tous dirigés par des bolcheviks-populistes-archaïques. Les importations d’une centaine de produits vont ainsi être plus fortement taxées pendant une période d’un an, période qui pourrait être renouvelée si nécessaire. Les pays du Mercosur ont choisi cette méthode pour freiner les déséquilibres commerciaux dus à un yuan et un dollar fortement dévalués par rapport aux monnaies d’Amérique du sud.

    De telles mesures « protectionnistes » fonctionnent. L’année dernière, l’Argentine a réussi à faire pression sur le fabricant des téléphones Blackberry, l’entreprise canadienne RIM. Avec la mise en place de quotas limitant les composants importés, RIM a finalement été contraint d’installer une usine d’assemblage de ces téléphones sur le territoire argentin. RIM qui préférait fabriquer ses téléphones en Chine où le coût du travail est 15 fois inférieur à celui de l’Argentine n’a finalement pas eu le choix et a fini par installer une usine en Argentine. Le Mercosur nous montre ainsi que de simples décisions politiques permettent de mettre fin à la folie du libre-échange afin de relancer les économies nationales, de lutter contre le chômage et de protéger l’environnement en relocalisant les productions. A l’exact opposé de ce que fait l’Union européenne.

    1. C’est bien entendu le choix de tous ceux
      qui ont servi et tentent encore de servir le capital,
      même dans son agonie.

      Le protectionnisme et le libre échangisme ne sont que les deux faces de la même médaille,
      qu’utilise à sa guise le capital,
      et que les politiciens professionnels utilisent
      pour détourner le camp du travail de sa lutte pour la démocratie économique,
      l’expropriation du capital.

      1. « Le protectionnisme et le libre échangisme ne sont que les deux faces de la même médaille,
        qu’utilise à sa guise le capital, »

        Tout à fait!!!
        Je suis consterné par le « Produire et/ou consommer français » Ça c’est du vrai populisme.

      1. Je réponds ici au message ci-dessus de « Toutouadit » :

        C’est d’autant plus du « populisme » (ce mot mis désormais à toute les sauces) qu’une Toyota peut être produite en France alors qu’une Renault le sera au Brésil (par exemple).
        Quant à taxer sa propre population (c’est à dire se taxer soi-même…) alors là, ça frise le ridicule…
        Non…Ça va pas…Faut trouver aut’ chose…
        Si Blackberry relocalise (à quelles conditions? les mêmes que ce constructeur italien dont je ne me rappelle plus le nom? Ni le produit d’ailleurs…Automobile,il me semble…), c’est peut-être aussi parce que l’Argentine est légèrement « en retard » niveau téléphone de ce genre…Lorsque le marché est devenu plus étroit (parce que quasiment tout le monde est équipé),l’usine n’est tout simplement pas construite parce que jugée non-rentable et les derniers habitants non équipés sont à même de « la sécher » !
        Et puis on peut parfaitement acheter à l’étranger,désormais…Surtout si la différence de prix devient énorme justement à cause des taxes (comme avec les CD/DVD en France…)

    2. Suite au commentaire de RV 12 janvier 2012 à 18:54 , un commentateur dit en résume que le protectionnisme est le choix de tous ceux qui ont servi et tentent encore de servir le capital. Et un autre commentateur évoque le « populisme »…

      Pourtant Jean-Luc Mélenchon dit : « On y trouve […] notamment le Venezuela, la Bolivie et l’Equateur comme Etats associés. Ces pays ont alors décidé de mettre en place des mesures protectionnistes aux frontières du Mercosur. »

      Le Venezuela, la Bolivie et l’Equateur peuvent-ils être catégorisés comme « ceux qui ont servi et tentent encore de servir le capital » ?

      Par ailleurs dans le protectionnisme il n’y a pas que l’aspect « conservation des emplois » et donc le bénéfice de stabilité économique. Le protectionnisme, en favorisant les productions et les services de proximité, améliore les bilans écologiques, notamment (mais pas exclusivement) par la réduction des dépenses des énergies dans les transports et donc par la réduction de la destruction des ressources fossiles non renouvelables (carburants) et par la réduction de la pollution (émission des gaz) …

      Les considérations sur l’écologie, par la question de la réduction de l’empreinte écologique, mènent inévitablement à favoriser les activités de proximité et au protectionnisme …

  5. Je me pose une question, en lisant les déclarations des 2 Mario: font-ils semblant de croire que leur solution est la bonne tout en sachant que cela ne peut pas marcher, ou bien y croient-ils vraiment?

    1. En fait, les profiteurs profitent un max pendant qu’ils le peuvent et quand cela deviendra chaud pour leurs fesses, ils se réfugieront là où leurs moyens pourront les amener.

      Papillon

  6. Ce n’est pas un monde merveilleux…c’est le meilleur des mondes…

    Dans le monde d’Huxley on attribuait une note aux individus dès leur conception dans des éprouvettes…D’Alpha+ à Epsilon-…et enfin quelques individus qui sont parqués dans des réserves…

    Avec les obligations souveraines, on agit un peu de la même sorte à l’endroit des Etats…

    Mario Monti pourrait-il expliquer comment on déduit d’une dette financière l’investissement qui n’a rien (ou si peu)de financier. Quand un état emprunte sur les marchés, cet emprunt ne correspond que très rarement à une dépense donnée. Vouloir établir une relation strictement bijective entre recettes (qui peuvent provenir des impôts ou des emprunts) et dépenses me semble très difficile…

  7. Je re-propose mon scénario idiot qui n’a guère eu d’écho :

    La France (En tant qu’État, pas ses banques) rachète en entier la dette grecque : 206 milliards d’euros.
    Ça propulse sa propre dette à un peu moins de 100% de son PIB (ridicule par rapport à certains autres, suivez mon regard).
    Que se passe-t-il alors ?

    La Grèce est sauvée (temporairement peut-être, mais bon on pourra toujours lui demander des ristournes sur les séjours des Français dans ses îles)
    La France n’est pas dans une situation réellement pire qu’actuellement.
    L’Europe (là encore suivez mon regard) est muette de stupeur : même plus de quoi râler !

    Vous allez me dire : « oui mais l’Italie, oui mais l’Espagne, oui mais le Portugal, etc. »
    Ben oui, mais plus la Grèce.

    Ah oui, encore quelques chiffres :
    Italie : dette 120% du PIB.
    Allemagne : champion d’Europe de l’endettement (plus de 2000 milliards d’euros), d’accord ça ne fait « que » 82% de son PIB (soit déjà 22% de plus que les critères de Maastricht)
    Etc. Je vous laisse chercher les autres chiffres sur votre moteur de recherche favori.

    J’insiste repensez-y une deuxième fois.

    1. J’ai beau ne rien y comprendre….

      Chaque euro de dette est un euro d’impot à venir.

      Dans le contexte de dépression durable installé,

      Votre projet, c’est celui du sapeur camembert : Pour boucher le trou, on creuse un autre trou et on met la terre dans le premier trou.

      Tant que vous croierez que 200 000 millions d’euros de dette en plus ne change rien, vous serez dans la science fiction.

      1. Chaque euro de dette est un euro d’impôt à venir.

        Non, au moins (!) un sur deux est un euro détourné vers la poche d’un profiteur. Pourquoi ne pas aller l’y récupérer ?

        Dans le contexte de dépression durable installé,

        Installé par qui et par quoi ? Sinon, justement par le détournement dont je parlais à l’instant.

        Plus globalement : éponger d’un coup la « dette » de la Grèce, lui permettrait, au lieu de plonger dans la récession, ce qu’elle est en train de faire, de rebondir.
        Et je répète que dans le scénario-fiction que je donne, la situation de la France serait à peine changée. (N’oublions pas, par exemple, qu’une partie de ladite dette grecque est, de fait, détenue par des banques françaises). Devinez ce qu’un gouvernement « intelligent » pourrait y faire …

      2. Si le monde est passé en mode « Prédation »,

        C’est notamment parce que les activités humaines commencent à toucher les bords de la boite.

        Le système est donc dans son ultime et très longue récession, situation dont on ne sortira pas en faisant des petits aménagements à la marge.

        Ce n’est pas une crise, c’est juste la réalité (le temps qu’il fait) qui se rappelle à notre bon souvenir après quelques décennies de distraction.

    2. @Léoned

      Ça règle pas le problème du véritable drainage des actifs et patrimoines vers une minorité.

      Il faudrait qu’un pays comme l’Italie, l’Espagne, la France, l’Angleterre, l’Allemagne ou les USA fasse défaut afin, par effet domino, de détruire tout le patrimoine financier.
      Cela réduirait considérablement la capacité de nuisance de l’oligarchie (par manque de financement) et permettrait la possible émergence d’un nouveau système.
      La destruction du capital financier n’est, en aucun cas, la destruction des outils de production et le financement privé peut être remplacé par un financement public(voir Lordon).

      1. C’est pas faux, mais encore plus délicat à mettre en œuvre !

        Pour ça que je proposais ce scénario : une France dirigée par un compétent décidant de, à elle toute seule.

        Mais je vous l’accorde, c’est de l’ordre du rêve éveillé.

      2. « mais encore plus délicat à mettre en œuvre ! »

        Tsss !!!! Homme de peu de foi !!! aie confiance dans les marchés financier et la dette.

  8. Un monde merveilleux ???
    …Mais c’est à nous de le construire…de le fabriquer…
    pour notre quotidien…dans un premier temps…

    Ci dessous une petite vidéo qui explique très bien
    ce nouveau courant grandissant qui prends de plus en plus d’ampleur…
    L’autarcie survivaliste…
    …Il y a un moment que perso je m’y attelle…
    et des personnes proches également à travers ces nouveaux réseaux
    de conseils et d’entraides qui se forment un peu par tout dans le monde…
    et autour de nos domiciles…

    Dont Panic !!! and Enjoy…
    http://youtu.be/2Ky49oVQB7c

      1. @Michel Lambotte

        Désolé, j’ai lu survivaliste autarcique, je me suis arrêté là. La solidarité institutionnelle oui, le chacun pour soi plus ou moins communautariste, merci bien. Je persiste à penser que cela fait le jeu des libertariens pur jus…

      2. A croire qu’en France personne ne se fait jeter de son appart et ne finit dans la rue.
        Bien sûr il y a des aides diverses. Mais mieux vaut apprendre à être autonome que de dépendre d’un cadeau.

      3. C’est curieux que le seul argument devant des bonnes questions (dépendance accrue au système + Fragilisation accrue dudit système) , n’apporte qu’ une trouille (légitime) et un refuge derriere la technologie (salvatrice et nourricière) ….Curieux et dangereux car c’est un ressenti dominant de l’animal en troupeau auto-domestiqué et qui peut etre manipulé par le premier démago qui passe .

      4. Non pragmatique…
        il faut mieux une préparation à 1% qu’à 0%…
        …en sachant que 100% n’existe jamais…
        car ici ou j’habite avec ma famille nous sommes en bout de réseau…et souvent il y a des coupures d’électricité…
        De plus lors d’un orage…la foudre est tombé sur le transfo du secteur…et 22 appareils électriques ont été flashé car tout le quartier à reçu du 380 Volts…
        Alors étant le chef de famille père de 5 personnes je prends certaines précautions c’est tout…
        et de fils en aiguille…une indépendance au système se mets en place…naturellement…
        …C’est bien beau de quelques sac du riz et des pâtes…en fond d’épicerie…Et l’eau ???
        Et pour chauffer tout cela…
        C’est con je sais mais tant que cela ne vous ai pas arrivé…on ne se rends vraiment pas compte de notre dépendance…
        …Quand au bataille de massues…heu…
        Un arc et des flèches…ça se fabrique TRES facilement…si necessaire…

      5. @Hp

        Libertarien ou libertaire ? On dépend tous de quelqu’un ou de quelque chose, même quand on se veut responsable et/ou autonome. Je préfère dépendre de la solidarité publique que de mon voisin, qui peut changer d’avis sur mon compte du jour au lendemain. Quant à survivre par ses propres moyens, je suppose que Néandertal vous flanquerait une bonne gifle qui marque, pour vous apprendre à réfléchir à ce que vous dites et à ce que ça implique.

        @Kercoz

        Qui vous parle de technologie ? En ce qui me concerne, j’avance la solidarité institutionnelle, celle qui ne dépend pas du clan, ou de votre appartenance à je ne sais quelle communauté physique ou intellectuelle. Ce que vous proposez, c’est un retour au mieux au Moyen-Age, en refusant de voir qu’indépendamment de la régression sociale que cela implique et de la violence inhérente au survivalisme (parce que les groupes se rencontreront de temps en temps et que certains n’auront pas choisi les mêmes modes opératoires), cela favorisera les plus forts.

      6. @ Nicks

        Vous avancez la solidarité institutionnelle et je vous comprends.
        Pensez vous quelle soit toujours possible?
        A mes yeux, la solidarité doit être crée en partant des besoins élémentaires par les citoyens eux-mêmes dans un nouveau cadre autonome.
        Pour moi l’autonomie ne signifie pas de ne dépendre de personne mais être suffisamment capable de s’affranchir des avis de l’hiéarchie pour construire soi-même sa pensée, la verbaliser et le cas échéant l’expérimenter si l’occasion se présente.
        Seule, la solidarité publique est très dangereuse, elle ne permet aucune manoeuvre individuelle, elle n’est pas résiliente. Si elle se casse la figure tout le monde se casse la figure, c’est ce qui se passe aujourd’hui et c’est loin d’être terminé.
        C’est ce que j’ai ressenti en regardant la vidéo, ceci dit on peut conjuguer le survivalisme à plusieurs temps dans plusieurs modes.
        Rien n’est écrit une fois pour toutes même pas la croissance matérielle continue.

      7. @Michel Lambotte

        S’il n’y a plus de solidarité institutionnelle dans un monde de crise, c’est Mad Max, ni plus ni moins. La survie j’y penserai quand j’y serai contraint. Pour le moment, j’essaie plutôt de voir comment sauver les structures indispensable à une société relativement pacifié, pas à accélérer le mouvement de leur chute.

      8. « Solidarité institutionnelle » on n’est pas loin de l’oxymore …Le concept est génant qqpart ! .
        Les aides vont a ceux qui savent remplir les papiers et ou les trouver …Je crois que meme aux restaux du coeur , on vous demande vos pâpiers ! Coluche doit se retourner .
        On en est a tout sous traiter, a tout déléguer , histoire de se donner bonne conscience et ça fait de nous des carpettes .

      9. @Kercoz

        Non Kercoz, la solidarité institutionnelle, c’est celle qui permet de traiter le problème dans son ensemble et d’être bien plus libre que dans le cadre d’une communauté, quelque soit sa force physique ou psychologique, ses ressources financières ou intellectuelle. Vous devriez réfléchir sur la notion de libertés publiques. Par ailleurs, je suppose que vous n’avez jamais bénéficié de prestations sociales ou d’un service public, que vous avez été éduqué dans le privé ou à la maison, que vous vous êtes toujours transporté tout seul, que vous acheminez vos courriers vous-même, que vous vous êtes soignés sans jamais demander de remboursement à la sécu etc…

      10. @Kriglo

        Non mais c’est pas un jeu où on part camper quelques jours dans la forêt. Vous n’avez manifestement aucune idée de ce que serait un effondrement économique total qui entrainerait avec lui l’Etat dans sa chute. La survie, ça n’a rien de bien réjouissant. Vous serez en concurrence, la vraie, la sauvage. Ca, ça n’ a rien à voir avec réchauffer sa tambouille avec un camping gaz (petit joueur ! ) ou se faire des lacets de chaussure en raffia…

      11. @Nicks :
        évitez vos leçons de morale, il m’arrive d’avoir des SDF a table. Les « prestations » comme vous dites ont le meme parfun liberal que les fonds de pension …loin des yeux …loin de l’odeur de la misère , ça permet de traiter ça en statistiques ..les statistiques n’ont pas d’odeur .Seuls les retroactions courtes peuvent etre vertueuses …J’ai aimé la frabnchise de Mélanchon hier soir , qd il a dit que ce qui le fait gerber c’est de ne pas avoir le courage de faire rentrer chez lui les SDF qui zonent sur son trottoir …c’est ce genre de question qu’il faut poser ! trop facile de dire « que fait l’ état ? » Le mieux etant bien sur de leur donner un flingue .

      12. @Kercoz

        Et vous avez le moyen d’avoir tous les sdf du monde à table chez vous ? Vous ne le voyez pas le problème ? Ce que dit Mélenchon précisément, c’est que chacun ne peut porter la misère du monde uniquement sur ses épaules et qu’il faut donc mettre en place les structures et les outils pour la faire diminuer le plus possible, de la façon la plus homogène possible. La charité individuelle, c’est peut-être pas mal pour celui qui en profite parce qu’il passait par là. Tant pis pour les autres…

    1. L’éducation, la culture, la santé… le couteau suisse entre les dents et dans les dents, sans anesthésie bien sûr.

      1. Une pince multi-outil c’est mieux…
        comment fait-on dans le bush la brousse ou juste il y a 100 cent…
        …Etre conscient de la dépendance est LA première chose…

        La famille…ensuite les proches…la tribu…le clan…
        avec toutes les différences…
        …Mais bon en tant qu’artiste je ne suis pas là pour avoir raison…
        Je suis là pour donner à réfléchir…même sur ce blog…
        http://youtu.be/WllDU1HBM_g

    2. Bonne vidéo qui tempère la vision que l’on peut avoir du survivalisme. A l’inverse j’ai trouvé que la présentation qui en avait été faite à Envoyé Spécial était pathétique, comme si tous les survivalistes étaient des dangereux millénaristes Maya. Un manque de subtilité classique des médias mainstream.

      Sinon il serait bien de distinguer les concepts de survivalistes et de preppers. Le survivaliste est profondément inscrit dans la culture américaine (du Cowboy à Rambo) et ce de part l’histoire et la géographie du pays. Le survivaliste a une connotation négative à cause des nombreuses caricatures auxquelles il renvoie. Le prepper vient aussi des USA mais serait un survivaliste bien moins radical et politiquement bien plus correct. Il arrive avec les crises actuelles que Mister Mainstream ne peut plus nier. On vit une sacrée époque …

      Are you a Survivalist or Prepper?
      http://www.thesurvivalistblog.net/are-you-survivalist-or-prepper/

      1. Merci…J’ai commencé doucement…et puis on s’équipe…
        une lampe-torche à dynamo…pour économiser les piles…
        Une lampe de camping elle aussi à dynamo…pour se mettre autour en cas de coupure électrique…
        Quelques bougies…de décoration mais qui peuvent servir aussi en cas de coupure…
        Tout bon bigouden à un vieux réchaud à gaz dans son garage pour cuire les langoustine et les crabes…Les frites aussi…dans une friteuse NON-électrique…
        Cela +cela+cela+le potager+la récup d’eau pour le potager font que..à un moment…on se dit qu’on peux vivrfe couper du monde pendant 2 jours…3…une semaine…avec les surstocks…un mois…voir beaucoup..beaucoup plus…

        Le survivaliste-autarcien est avant tout un état d’esprit…il me semble…un état d’esprit positif
        qui faut prépare à NE PAS céder à la panique…économique…par exemple…en toute sérénité…

        ..Allez… UN truc à la con…mais vraiment…il faut juste le savoir et y penser…
        en cas de coupure d’eau assez longue par exemple…
        et plus une seule bouteille chez vous en magasin…
        ENJOY…
        http://youtu.be/FeurqqvKtpA

      2. Un truc me gène ds ta démarche Kriglo . Je fais aussi un stock d’env mois , mais j’ai un potager qui juste pour le plaisir me fournit disons les / de mes conso légumes (hors céréales) et fruits (gros stock de figues sèchées )…J’ai poules et la possibilité de stocker env 4000 l d’eau de pluie . Ma démarche n’est pas autarcique mais intermédiaire , …en partant du principe que le modèle ou l’autarcie serait nécessaire serait trop hard pour etre viable . Le stock par ex , c’est pour finir de m’équiper en matos (remorque , outils etc …pendant que les autres feront la queue pour qqs tickets ou qqs conserves ) . Tu ne parles pas d’autoproduction qui est pourtant tres facile a assurer .

  9. Hé bien moi, quand j’écoute Myret Zaki je me sens mieux ; intelligente, maîtresse de son sujet, très bien informée. Voilà une économiste de terrain ! Ca fait du bien dans le brouillard auto entretenu qui nous enveloppe tous les jours un peu plus.

  10. « Les Etats doivent imposer la rigueur », a reconnu M. Magnette mais, a-t-il ajouté, « il faut aider les Etats à financer leurs dettes historiques à moindre coût par l’intermédiaire de la BCE et de la BEI ».

    http://www.gecodia.fr/Commission-europeenne-sa-politique-imposee-aux-Etats-contestee_a3133.html
    Réponse du premier ministre
    http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_paul-magnette-il-faut-tenir-tete-a-la-commission-europeenne?id=7372963
    A mes yeux, nous ne sommes pas dans une crise de la dette mais bien une crise de la rente qui n’est plus payable.
    Nous ne vivons pas audessus de nos moyens cela ne veut rien dire, mais le système capitaliste qui ne profite qu’aux riches nous fait vivre audessus des moyens de la planète et cela c’est beaucoup plus grave.

    1. @Michel lambotte
      Nous ne vivons pas audessus de nos moyens cela ne veut rien dire, mais le système capitaliste qui ne profite qu’aux riches nous fait vivre audessus des moyens de la planète et cela c’est beaucoup plus grave.
      Toujours sur la bonne piste Michel, continu, avant longtemps le nombre de gens pensant dans ce sens augmenteras et on parleras vraiment de solutions plutôt que de continuellement se plaindre et tenter par tout les moyens de relancer ce système perdu.
      Qui oseras s’afficher et intégrer le club des bâtisseurs- changeurs de cadre.?

      1. @Alain
        Merci, mais je ne pense pas qu’il faut créer un club de bâtisseurs, cela se réalise de lui-même.
        Ce qu’il faut c’est d’ammener les gens à se poser des questions à se remettre en question, se mettre au courant et in fine se mettre en action là où ils se trouvent dans des associations existantes qui vont dans le sens d’améliorer le bien-être en consommant moins.
        Plus l’impossibilité de payer la rente se renforcera et plus la « piste » regroupera des citoyens.

      2. @ michel
        Tôt ou tard il faudra définir le nouveau cadre, il est encore tôt j’en conviens, je suis toujours un peu en avance, cependant il ne faut pas oublié que l’homme change seulement quand il y a douleur aigu, il sera à ce moment certainement trop tard pour certain ou plusieurs ,on verra bien.

      3. Il est déjà trop tard pour certain et on ne peut rien y faire, l’essentiel est d’avancer vers une transition économique soutenable qui tienne compte de la finitude de la planète.
        Personnellement, je m’inscris dans les villes en transition et essaye par ce biez de faire passer quelques idées qui pourront servir à cette transition.
        http://villesentransition.net/

      1. @taratata

        Taratata:
        {familier} Expression signifiant « pas question », « je ne marche pas », etc.

        Ce n’est pas de la pub comme tu peux en bouffer, je te rassure. Il est vrai que tu as tout à fait le droit de ne pas être d’accord et de l’exprimer. Tu votes pour quelle « aristocratie » Taratata ? Gauche, droite ? Balle au centre ? Il y a longtemps que tu viens en apprendre sur ce blog ?

        Aristocratie en grec : gouvernement des meilleurs.

        Papillon

      2. @ Tarata

        Inexact (intolérance politicienne?).
        Je propose régulièrement des informations et analyses sur la dette,
        comme sur autres sujets qu’il me semble intéressant de partager.
        Je ne fais aucune pub partisane, car ce n’est vraiment pas l’objet affiché du blog
        et je considère qu’il faut le respecter.
        Ce n’est pas le cas de tout monde, comme chacun peut en juger…

      3. @ Charles A.
        Dans mon idée,il ne s’agit pas de pas de faire payer les riches en restant dans le cadre mais bien de créer autre chose qu’il faut définir.
        Je vais lire votre lien à tête reposée Merci
        En définitive, je pense que notre ministre Magnette est courageux même s’il est pronucléaire.

    2. @ michel lambotte 12 janvier 2012 à 20:26

      Nous ne vivons pas au dessus de nos moyens cela ne veut rien dire, mais le système capitaliste qui ne profite qu’aux riches nous fait vivre au dessus des moyens de la planète et cela c’est beaucoup plus grave.

      Bonjour Michel ! Bonne année !

      Vous avez bien raison de ramener sans cesse le débat sur le fond du sujet, à savoir la capacité de la planète à supporter notre consommation. Les questions de dettes financières, même si elles nous empoisonnent, ne sont que secondaires. Elles ne concernent que de l’immatériel, des idées que nous nous sommes faites et qui reposaient sur notre confiance mutuelle dans l’exécution des promesses que nous nous faisions tous entre nous.

      Or, petit à petit, nous devons nous rendre à l’évidence, au rythme actuel de nos consommations, nous ne pouvons physiquement pas voir se réaliser le futur que nous imaginions hier, parce que notre idée du futur était irréaliste. Il va nous manquer de l’énergie, cette matière essentielle à l’entretien de notre vie, laquelle ne pourra pas être aussi consommatrice demain que ce quelle est aujourd’hui.

      Alors il n’y a pas trente six solutions. Dans nos pays développés, surtout chez ceux qui n’ont pas de réserves d’énergie stockées dans leur sous sol, il faut, le plus tôt possible, réduire drastiquement notre consommation, afin de pouvoir nous reconvertir dans un autre mode de vie.

      Se reconvertir exige d’investir et pour cela il faut de l’argent, alors que nous avons des dettes que nous sommes incapables de rembourser. Qu’importe, l’argent nous pouvons en avoir autant que nous voulons puisque ce n’est que de l’immatériel, de l’idée qui colle avec le schéma que nous nous faisons de la réalisation du futur. Alors, ayons une idée réaliste du futur!

      Je reviens sans cesse à cette idée de « guerre pour l’énergie » que j’ai initiée en septembre 2011. Dans le passé, on a bien été capable d’amener les peuples à s’entretuer dans des guerres fratricides, pourquoi ne parviendrions nous pas aujourd’hui, à condition de leur faire comprendre les données du problème, à ce qu’ils mènent une « guerre pacifique », sans mort d’homme, pour permettre une adaptation de mode de vie de sorte à donner plus de chance à leurs enfants de survivre sur une planète qui ne peut plus fournir au même rythme. Je la relance régulièrement sans succès, pourtant il me semble que c’est la solution. Dites-moi ce que vous en pensez en déroulant la file qui commence ici : http://www.pauljorion.com/blog/?p=28429#comment-224997

      Bien cordialement.

      1. A jducac

        La philosophie décroissance, qui n’a rien à voir avec le survivalisme, ni l’idéologie lepéniste, ni le repli sur soi, ni l’antiscience (mais l’antiscientisme et la technoscience, oui), mais avec un accroissement de la connaissance, de l’éducation, des relations sociales etc, me semble répondre à vos interrogations.

        Dans le piège aliénation de la pensée au capitalisme, elle est comprise comme horrible récession. Or la récession est l’autre fille du capitalisme, la première se nommant croissance.

        Dans l’optique décroissance, l’économisme qui produit croissance et récession n’ a plus de sens, puisque la production est simplement réponse aux besoins (réels) du groupe social.

        « Produire » des volailles pour les exporter, par exemple, n’a plus de sens (il est d’ailleurs moralement condamnable d’élever des animaux aux seules fins financières).

        Oui, mais qui décide des besoins « réels » ?
        Lorsqu’il ne s’agit plus de produire pour s’enrichir, le travail à fournir montre rapidement la voie des besoins réels.

        La volonté de décroître (quitter l’économisme), naïve utopie en temps ordinaire (expansion libérale encore possible), se profile idéologie possible aux époques à venir, propices à la décolonisation des imaginaires (l’expression n’est pas de moi)

        Amicalement,

        Delphin

      2. Bonjour Jacques et bonne année
        Vous dites

        ramener sans cesse le débat sur le fond du sujet, à savoir la capacité de la planète à supporter notre consommation. Les questions de dettes financières, même si elles nous empoisonnent, ne sont que secondaires.

        Les dettes financières et son alter opposé la rente font partie du problème et de plus le provoquent puisqu’il faut une croissance pour créer la rente financière donc in fine une croissance de la consommation des ressources.
        Moins de ressources, les riches se les accaparent par la rigueur infligée au citoyens.
        Si cette rigueur peut faire réfléchir ces derniers à se lancer dans un programme de décroissance énergétique, elle sera alors salutaire.

        Qu’importe, l’argent nous pouvons en avoir autant que nous voulons puisque ce n’est que de l’immatériel, de l’idée qui colle avec le schéma que nous nous faisons de la réalisation du futur.

        Actuellement, l’argent serait plutôt de l’idée qui colle avec un schéma que nous nous faisons d’un passé révolu. Non!

        Quand à l’idée que vous proposer en terme de guerre pour l’énergie, j’y verrai plutôt de la coopétition, on ne peut pas comparer la déplétion pétrolière à une guerre, mais à un changement de paradigme, un saut de qualité.
        Je pense que « Prospérité sans croissance » de Tim Jackson résume bien ce qui a lieu de faire.

      3. @ michel lambotte 13 janvier 2012 à 20:34

        Les dettes financières et son alter opposé la rente font partie du problème et de plus le provoquent puisqu’il faut une croissance pour créer la rente financière donc in fine une croissance de la consommation des ressources.

        Ce que vous dites est à la fois juste et faux. Je crois d’abord qu’il est bon d’éviter de parler de rente et qu’il est bien préférable de parler de revenu du capital ce qui revient au même. Admettez que celui qui dispose d’un capital (qui peut par exemple résulter de l’épargne d’un travailleur vertueux, lequel consomme moins qu’il ne gagne, en application du slogan qui m’est cher) a plusieurs possibilités de l’utiliser. Le consommer, l’investir dans une entreprise qui crée des biens ou services qui seront vendus ou loués, le louer en échange d’un taux d’intérêt ce qui revient un peu au même.

        S’il le consomme, le propriétaire du capital consomme plus qu’il ne gagne et ça ne peut pas durer bien longtemps. Ceux qui ont l’esprit capitaliste se gardent bien de s’engager dans cette voie ou alors en fin de vie.

        C’est un peu la situation de notre planète terre, elle voit ses « enfants » consommer des richesses non renouvelables. Elle se dit qu’il y aura nécessairement une fin et qu’il serait plus intelligent de prendre des dispositions préventives destinées à reporter l’arrivée de la fin le plus loin possible, cela donnera d’autant plus de possibilités d’ici là, d’imaginer et de mettre en œuvre des solutions nouvelles qu’on n’a pas encore découvertes.

        Le moyen d’éviter de consommer le capital c’est de l’investir intelligemment par exemple dans des dispositifs d’économie d’énergie (ce que vous faites à petite échelle avec votre chaudière à condensation). C’est aussi ce que fait l’investisseur dans de l’habitat locatif. Ou bien, s’il préfère se simplifier la vie, il louera son capital disponible à ceux qui ont besoin d’emprunter pour compléter un apport personnel dans en opération d’investissement quelconque.

        Je crois qu’il n’y a rien à gagner à condamner systématiquement les riches. Ça ne fait qu’envenimer les relations et même cela incite les esprits faibles à consommer au maximum de façon à ne jamais être rangés dans une classe d’individus que vous-même critiquez. Pourtant vous avez bien dû vous enrichir pour pouvoir remplacer une chaudière classique par une chaudière à condensation, ou pour acquérir votre maison, peut-être même en ayant recours à un emprunt qui a été possible parce que d’autres ont épargné, et se sont donc enrichis.
        Un riche, ou celui qui œuvre pour le devenir, c’est une personne, une famille, un Etat, une région économique, etc…. qui sait contraindre ses dépenses du temps présent en prévision de celles qui s’imposeront à elle dans le futur.

        C’est le sens du message actuellement délivré par les acteurs économiques les plus avertis qui ont maintenant une vision planétaire alors que d’autres, restent encore avec des visions non seulement de courtes portées, mais dirigées dans le mauvais sens. http://www.pauljorion.com/blog/?p=32705#comment-281643

        Quand comprendront-ils que je parle ainsi pour les aider?

  11. « Permettant un contournement de la loi et préfigurant ce qui pourra être fait si une taxe sur les transactions financières devait être instituée par certains pays. »
    Logique.
    http://www.lepoint.fr/societe/ce-si-cher-franc-suisse-12-01-2012-1418307_23.php
    « Ainsi, ils n’auraient pas été découverts. « Ces comptes à numéros n’ont pas toujours bonne presse (…) mais je pense que, pour certaines personnes, leur utilisation se justifie afin d’assurer que leurs droits soient respectés », déclare le banquier privé. »

    Respectons les droits des Riches Seigneurs et venons prier avec les psychologues.
    Comme d’hab, je viendrai vérifier l’absence de censure. Bizarre, non..???

      1. Demandes-toi, à nouveau, pourquoi Vigneron a aussi remarqué une censure anti-dominatrice…
        Attali inside freud, sans doute…
        Un Indigné n’a pas sa place ici.

    1. Voui, tout ceci est instructif. Merci pour le link.

      Malgré tout l’axe New-York – Londres – Zürich semble encore bien solide sur ses bases.

      Apparemment.

      Apparemment

  12. En ce qui concerne le problème grec: il n’y a qu’une solution, que les pays du nord et notamment l’Allemagne prennent le pays en charge (en créant une sorte de RSA pour la Grèce). Ce sera un pas supplémentaire vers la « Transfertunion ».
    L’autre hypothèse consisterait à faire un autre haircut de 30 pourcent, ou même de faire le deuil sur le reste. Puis retour à la monnaie nationale. Le FMI/investisseurs essayeront de faire pression pour « normaliser » la Grèce, selon leurs exigences, c’est-à-dire de demander l’impossible.

    1. Depuis le temps que des commentateurs prédisent la fin de l’Euro et que rien n’arrive…
      Que ça va à toute allure. même !
      Moi au contraire, je trouve que l’agonie est longue, très longue… et même qu’on en a encore pour plusieurs trimestres vraisemblablement vu la détente sur les taux italiens ou espagnols…

  13. Mario Monti a choisi un autre angle et un autre ton pour exprimer la même préoccupation. Il a mis en garde contre la montée dans son pays d’un sentiment anti-européen et anti-allemand, si ses partenaires ne lui accordaient pas « la reconnaissance et l’estime ».

    Mdrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr

    La Mafia première banque italienne avec 65 milliards d’euros de liquidités

  14. Le plus important ce sont les passages, entre les notes, entre le jour et la nuit, entre les hommes, entre les époques. L’époque de transition est plus importante que l’aboutissement éventuel. Passage, catégorie du saut dirait Kierkegaard, dialectique, osmose, etc. ce ne sont pas les mêmes choses. En fait le « saut » reste inexplicable, la dialectique est raisonnable, le passage ménage la transition. L’aurore et le crépuscule plus importants que le jour et la nuit, ce qui donne plein droit d’existence à l’époque actuelle… L’objet transitionnel, disait il, accueillir l’autre dans le silence, ou alors justement dire qu’entre deux, entre dos aguas, il existe elle, l’autre, moi, enfin 2 êtres distincts et, une transition entre les deux, qui n’est pas vide mais une entité à part entière, distincte. Lorsque vous serez deux rassemblés, je serai là … Père, fils, St esprit.

    La dialectique ne considère pas le changement, les zones de superpositions, comme éléments distincts à part entière. Un état est supprimé ET conservé, (Aufhebung) à l’étape suivante. progression sans perte.

    Thèse, antithèse synthèse, etc. façon de résoudre un conflit. La synthèse n’est jamais qu’une astuce, comme un cheveux sur la soupe. Derrière, les participants rêvent d’en découdre.

    Il n’y a pas de synthèse qui viendrait annuler les oppositions. Il y a un lien articulé, souple, multiple, fait d’influences réciproques entre des individus. Et la transition est tout, en musique.. et ailleurs aussi. D’où la nécessité d’analyser la Crise en termes de transition, encore que la difficulté réside dans le fait que nous ignorons l’aboutissement.

    Les tenants de l’austérité tiennent absolument à éviter qu’un déséquilibre ne s’amplifie comme tel, or ceci est inévitable. Ils ne veulent pas voir la transition, qui est un glissement en effet qu’on ne maitrise pas.

    L’image d’Héraclite que tout est passage noie aussi le poisson, car justement le passage exige comme catégorie, 2 points de passages.

    Qu’ils le veuillent ou pas, nous sommes dans le passage d’une société esclavagiste, qui ne laisse à l’homme que ses vacances et sa retraite comme eldorado, ce qui est une arnaque, vers une autre société ou ce système capitaliste n’existera plus.

    1. À part votre dernier paragraphe, chute un peu saugrenue, à mon sens, j’apprécie votre texte-tentative et le prends comme une interprétation occidentale, romantique et même chrétienne (la Relation comme absolu spirituel sauveur) du phénomène-vie, qui a – depuis longtemps – son interprétation particulière en Extrême-Orient.
      Me trompé-je ?

      1. @Nerima-kun

        Merci pour cette passionnante lecture :

        Principe fondamental de l’univers

        Le qì est aussi un principe fondamental et unique, qui donne à l’univers et aux êtres leur forme, tout en les transformant sans cesse. Il circule indifféremment dans les choses et les êtres, les reliant en permanence.

    2. La création de distinctions, de catégories, trouve ses limites puisque les oppositions apparaissent trop tranchées (mais c’est aussi la condition de leur efficacité..). L’esprit crée donc des sous-distinctions dans l’une ou l’autre des distinction principales cherchant ainsi à réduire, et comprendre, le mystère de cette transition. Hélas, ces sous-distinctions deviennent elles-mêmes trop tranchées.. etc… La pensée discriminante n’est donc pas faite pour comprendre (puisque l’objet de cette compréhension est créé par cette distinction) mais bien plutôt pour agir.

      Ой, рябина кудрявая ! Un peu de paix et de douceur matinale… Elles chantent si bien les « o ». http://www.youtube.com/watch?v=9So70QZOTz0&feature=related

      1. La pensée dis-criminante et dis-cursive n’est pas faite pour com-prendre (cum-prehendere), on ne saurait mieux dire !
        L’ego (car c’est de cela qu’il s’agit, la partie qui se prend pour le tout et oublie de jouer sa partie) est un bien mauvais maître mais un excellent serviteur, dit-on.
        Merci pour cette beauté musicale slave (qui nous change des braiements anglo-saxons, allais-je dire, mais je ne le dis pas car je me ferais traiter de raciste… dès qu’on touche aux conditionnements culturels, n’est-ce pas…).
        Dans le genre, connaissez-vous Baltic Voices ?

  15. La banque suisse UBS vient en effet de proposer à sa clientèle choisie de hedge funds un nouveau produit financier qui permet de s’affranchir de l’interdiction de la vente à découvert nue, là où elle est en vigueur, et de continuer ainsi ses fructueux paris. Permettant un contournement de la loi et préfigurant ce qui pourra être fait si une taxe sur les transactions financières devait être instituée par certains pays.

    Impossible à empêcher du point de la conception du Droit actuel (ce serait considéré comme une atteinte à la sécurité juridique, voire comme une atteinte à l’Etat de Droit…). A l’inverse, impossible à mettre en place du point de vue de la conceptiion du droit musulman et de la finance islamique.
    Voilà. C’est pareil pour tout. Tout est verrouillé à l’intérieur d’une cage mentale. A moins d’un pouvoir autoritaire, qui gouvernerait par référendum successifs (plutôt que par décrets), il n’y a rien à espérer dans le peu de temps imparti avant le chaos.

    1. Ce serait intéressant de voir le détail, sous l’angle du droit donc.

      Parce que les positions nues sont interdites en Suisse depuis lurette.

      J’en conclus que les gnières d’UBS gambergent sur la question depuis un moment. Et que ce sera une mesure susceptible d’attirer « un peu plus » les gens de l’extérieur d’Helvet Underground

    2. Y’a qu’à lâcher des anonymous dessus et autres joyeux lurons tous prêts à démonter de telles pratiques à coups d’informatique.

      On peut aussi refaire le coup de paypal et autres mafieux lors du blocage de wikileaks.

      On peut tout simplement envoyer des tonnes de mails à cette banque, la nommer, la montrer, la filmer, filmer ses banquiers, ses clients, sa situation géographique. Bref lui faire une bonne contrepublicité des familles. Ça détend bien les soirées de we et on trouve facilement des idées sur le web pour leur rendre la vie un peu moins rose.

      Allez, qui commence ? Le nom de cette belle institution svp ?

    3. Les suisses, s’ils nous gonflent trop, il suffit de les emmurer et de leur couper les vivre… ‘vont vite devenir coopératif. Faut juste se méfier de leur marine militaire 😀

  16. Les pays du nord qui vont moins mal devraient tenter de relancer leur consommation, investissements etc…consommation de leurs pauvres et investissements au sud, le solaire par exemple, baissant la facture énergétique du sud et lui permettant d’exporter de l’électricité vers le nord. Là au moins, on aurait une synergie productive. Mais l’UE n’a pas ça dans son calendrier.

    Sinon, hors sujet, quoique, des salariés de PIP avaient détecté les failles :
    http://www.francetv.fr/info/une-ex-commerciale-de-pip-raconte-les-methodes-de-la-societe_49523.html

    Comme quoi, dans mes coms précédents, j’avais pas trop mal anticipé.

    J’ai connu pareil en plus pire, sauf qu’elle a démissionné à temps. Moi, je me suis fait viré comme un paria.

    1. Témoignage parlant, mais le plus significatif c’est ceci

      Le Figaro a soulevé des questions sur les finances de Jean-Claude Mas. Il pourrait ne pas indemniser les victimes en raison de son insolvabilité, qu’il a organisée, selon le quotidien.

      La seule solution, c’est bien l’euthanasie du capitalisme à l’agonie,
      système économique incompatible avec la protection des humains et de la planète.

      1. « La seule solution, c’est bien l’euthanasie du capitalisme à l’agonie »

        Je doute qu’il n’y ait qu’une seule solution qui résout tout d’un coup de baguette magique.

        Il faut surtout des contre pouvoirs qui fonctionnent, pas des pseudo contre pouvoirs comme j’ai pu le constater avec la justice française qui semble souvent partisane et prend le parti du plus fort, le patron, parce que par exemple la juge a épousé un patron et est donc de la corporation des patrons…et qui fait qu’un jugement ressemble plus à une partie de bandit manchot qu’à une confrontation équitable.

        Surtout qu’à 3000 euros la partie, l’avocat pour la première instance, rebelote en appel et encore si cassation, et encore multiplié si les litiges relèvent de différents types de tribunaux( prudhommes, TGI…) sans compter le risque de perdre la partie et d’être condamné aux dépens, alors on arrive à des sommes rondelettes de 15, 20 mille euros, voire plus si affinités.

        Si l’on gagne la partie d’une courte avance, type jugement de Salomon, le solde est maigre, quand on a déduit les frais d’avocats, sans compter l’énergie et le temps passé. Et on se dit tout ça pour ça, ben mince alors…
        On comprend que la justice soit un sport de luxe, mais pas une voiture de sport, vus la durée dilatée des procédures et les sous effectifs chroniques de la justice française.

        C’est dans ce genre de détails qu’on trouve des explications.

        Autre genre de détail concernant la mobilité géographique pour cause professionnelle, la fiscalité
        concernant l’immobilier qui fait que les gens propriétaires-endettés sont multi pénalisés à être mobiles( donc aptes à dire ciao à leurs chefaillons le cas échéant), quelques coups de bâtons en plus, après la mise à la porte presque manu militari, pour n’avoir pas su dire « oui oui m’sieur le patron, vos chaines sur mes chevilles sont bien solides, je ne tirerai pas dessus » :
        http://www.slate.fr/tribune/48443/bail-mobilite-salaries

        Pendant ce temps, luttons luttons contre le chômage, rêvons aux grands soirs annonciateurs des aubes radieuses. La mobilité professionnelle n’est pas seulement un moyen macroéconomique contre le chômage, mais aussi contre l’assujettissement et l’asservissement du laquais.

      2. « La seule solution, c’est bien l’euthanasie du capitalisme à l’agonie »

        Je doute qu’il n’y ait qu’une seule solution qui résout tout d’un coup de baguette magique

        .

        Comme Fnur le démontre avec son exemple,
        toutes les institutions passent sous l’influence de l’argent.
        Maintenant, exact, ce n’est pas un coup de baguette,
        mais un coup de massue qui nous libèrera du capital…
        Plus sérieusement, Fnur a aussi raison
        de préciser que cela ne résume pas la solution.
        Exproprier le capital n’est que la condition nécessaire
        à une révolution de civilisation, l’aube d’une nouvelle période de l’humanité.

  17. «La Commission Européenne nous prépare une récession de 15 ans !»

    Le ministre Paul Magnette va droit au but : «Nous devons tenir tête à la Commission européenne», estime-t-il. Car la politique économique et budgétaire imposée aux Etats membres prépare «une récession de 15 ans».

    Paul Magnette n’a pas mâché ses mots à l’égard de la Commission européenne jeudi dans les médias. Interrogé dans La Libre Belgique, De Morgen et sur La Première, des Entreprises publiques, le ministre (socialiste) de la Politique scientifique et de la Coopération au développement a dénoncé le risque de glissement vers une «Europe ultralibérale».

    La politique économique et budgétaire imposée aux Etats membres prépare «une récession de 15 ans», estime Paul Magnette, qui s’interroge sur la légitimité démocratique dont dispose la Commission pour mener une telle politique : «Nous devons tenir tête à la Commission européenne, comme les grands Etats le font, sinon nous allons glisser vers une Europe ultralibérale !»

    http://trends.levif.be/economie/actualite/politique-economique/la-commission-nous-prepare-une-recession-de-15-ans/article-4000029308917.htm

    «Une récession de 15 ans.»

    Si c’est vrai, ça signifie que nous sortirons de la crise en 2027.

    Dans 15 ans, en 2027, nous sortirons de la crise, et Nadine Morano aura 64 ans.

    1. Son avis a été extrêmement critiqué par tous les autres partis et une très large majorité des Flamands ne sont pas d’accord avec son point de vue qui est jugé populiste.

    2. Magnette est un loup social-démocrate, d’un parti qui a mis la finance au pouvoir et a fait le choix des privatisations. On dit qu’à Charleroi, où il est censé incarner un socialisme (…de gouvernement) post-corrompu, il poursuit en tout point les méthodes locales et anciennes de la violence interne et du clientélisme.
      Il est assez intelligent pour savoir ce qu’il vient de dire tout haut, et assez ambitieux pour l’ignorer au jour le jour.

      Ce qui est amusant, c’est la tartuferie et la bêtise de la droite de droite en réponse à cette sortie de la gauche de droite. Le cacique du libéralisme francophone, Didier Reynders, feint d’émettre un commentaire définitif en criant « Populiste! »: il se livre à ce qu’il sait être un mensonge, pour la simple raison qu’il spécule sur sa toxicité. Le ministre des finances chrétien-flamand, successeur et collègue du précédent, en appelle au patriotisme européen: Dieu ne serait pas mort, d’ailleurs son fils vient de naître fin décembre – comme vient de nous le rappeler je ne sais plus quel humoriste, qu’il me pardonne. Bart de Wever, le nationaliste flamand en charge du ressentiment séculaire de la Flandre, une place que lui a laissée l’impuissance des progressistes des deux langues, s’enfonce dans la vulgate des parvenus du commerce, ceux qui identifient compte en banque, quotient intellectuel et protection divine ou supériorité morale. Le fils De Croo, héritier toujours en cravate, libéral flamand d’un parti prêt à tous les coups pour échapper à un déclin historique, pousse des cris d’orfraie. Et par la voix de son porte-parole, le commissaire finlandais non élu et visé par Magnette, parle comme son « Cher Steven », le ministre des finances ci-dessus, à qui il a écrit en ces termes, et en anglais, pour demander un aménagement du budget belge, d’une Commission au-dessus des divisions, « ni socialiste, ni libérale, ni écologiste » . Voilà qui rassure les familles un instant troublées.

      La décadence de la représentation libérale se poursuit. La pédagogie du réel va mettre tout ce petit monde K.O. debout, dans un avenir plutôt proche.

  18. Je ne sais pas s’il reste actuellement un seul article lisible dans la presse… je crois qu’on touche le fond aujourd’hui, le 12/1/212. Le néant absolu.

    1. On se demande pourquoi les investisseurs préfèrent aller en Allemagne qu’en Grèce ou en Espagne. Ca les arrange tellement qu’il pourraient mettre la main au portefeuille, je trouve. Sinon ils vont finir par se retrouver tout seuls avec un EuroMark dans une zone EuroSud.

    2. C’est vrai que les chiffres sont à relativiser du fait le précarité ambiante (je vis en Allemagne), mais tout de même le taux d’activité n’a jamais été aussi fort ici ces dernières années et il y à de vraies opportunités d’embauche pour les jeunes européens qui ne trouveraientre pas à travailler chez eux… il me semble avoir lu quelque part qu’il actuellement en Allemagne 41 millions d’actifs imposables, cad non précaires en théorie. C’est bcp!

  19. Dans ce contexte désastreux, la manipulation des masses est essentielle pour faire passer la pilule. Les médias s’y emploient sans faiblir. Leur mécanique mortifère est mise à jour par un excellent film qui vient de sortir, j’encourage tous les lecteurs du blog à aller le voir en salles, il s’agit de : « LES NOUVEAUX CHIENS DE GARDE » de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat (sorti mercredi 11 janvier).
    Un démontage en règle de ce système qui fabrique et entretien avec efficacité le consentement des masses à leur propre exploitation par le système financier via les politiciens, les journalistes et les « experts » aux ordres ou eux-mêmes partie prenante de ce système.
    
Il est jouissif de voir tous ces bouffons mis à poil par les réalisateurs de ce film.

    Pour plus d’infos : http://www.lesnouveauxchiensdegarde.com/ 

  20. tic tac tic tac … la présidentielle est dans 2 mois.
    Qu’importe le pantin qui sera élu, l’important est de participer et d’enrichir le débat démocratique !

    Mais alors, que faites vous, vous Paul, Francois et Alexandre pour porter haut et fort la voix de 300 000 personnes qui suivent et réagissent a vos articles ? Vous n’avez pas certes les 500 signatures requises pour vous présenter a cette élection, mais enfin … que faites vous pour amenez les idées développées sur ce blog sur la place publique ?

    Il y a un une certaine … heu … nonchalance … sous couvert de sous-entendus, et de théorisations (on appelait ça de la « branlette intellectuelle » dans mon labo de thèse) qui sous-entendent, sur le long terme, un esprit de « moi j’ai raison, on va droit dans le mur, mais moi j’appréhende les concepts comme il faut … les autres ont rien compris, les pauvres ». Les pauvres, ces nous, c’est vous.

    A aucun moment ne vous ai venu l’idée de vous mouiller un temps soit peu ? Car l’argument de type Lordon (que je respecte pour ses écrits) « les médias ne veulent pas de moi alors je n’y vais pas » ça va 5mn mais a un moment donne il faut prendre ses responsabilités !

    Si vous acceptez que le débat présidentiel (c’est a dire ce qui préfigure les 5 ans a venir) porte sur le quotient familial ou la qualification de « Babar » de Francois Hollande, alors vous etes au mieux lâches et n’assumez pas vos convictions. Des lors, vous faites parti intégrante du système en canalisant les voix et la réflexion de 300.000 personnes pour rien. Bravo ! Grace a vous et vos articles journaliers, un Sarkozy 2.0 ou une marine le pen (j’évite les majuscules a ce niveau la) prendra sans peine les rennes du pays.

    J’espere sincèrement que vous en etes conscients …

    1. Cher Romain,

      Malheureusemement, pour être efficaces, certaines actions entreprises nécessitent de rester méconnues… Pour l’instant. Croyez-moi, nous sommes assez loin des pratiques de votre labo de thèse. Les enjeux ne sont pas les mêmes.

      1. Ou « Nous nierons avoir eu quelque relation que ce soit avec vous … » ?

        Sinon, je comprends que vous ne souhaitez pas devenir zoophiles, ô combien en cette période post-noëlique !!!
        Prendre les rennes …
        Et ‘sans peine’ en plus !
        Franchement.

        PS : remarque, il a précisé ‘du pays’.
        Or, comme nous vivons dans un pays moins septentrional que la Finlande, vous devriez avoir beaucoup moins de ‘penne’ à ‘prendre les rennes’ ‘du pays’ …
        Menfin, bon courage quand même !

      2. Cher Alexandre,

        votre réponse est pour le moins énigmatique …
        Quoiqu’il en soit, merci d’avoir autorise mon post, aussi aigri/desespere soit il.

        @ThomBilabong
        non désole. N’habitant pas moi meme en france, je ne me suis jamais pose la question.

    2. @romain

      Beaucoup ou du moins quelques uns contribuent ou commentent sans suivre, notamment s’agissant de campagne ! « Les rennes du pays » concernent le père Noël.

    3. @ Romain

      Un blog comme celui-ci permet à chacun d’enrichir ses connaissances,
      et donc d’être plus cohérent et efficace dans son environnement,
      qu’il soit indigné, révolté ou révolutionnaire.

      La circulation d’information et la liberté de débat fait partie de la guerre de position,
      sans laquelle il n’y aurait jamais de tous ensemble et de guerre de mouvement.

      Que chacun donc en fasse le meilleur usage, à son niveau.

    4. Ne vous demandez pas ce que les autres peuvent faire pour faire avancer les idées que vous défendez, commencez par vous demander ce que vous pouvez faire vous-même. Je suis assez convaincu que chacun, à son poste et dans les limites qu’il se donne, fait avancer la réflexion collective.
      Vous semblez avoir fait une brillante carrière universitaire, vous semblez également avoir des opinions tranchées : je ne doute pas que vous disposiez des moyens intellectuels pour mettre en place, seul ou collectivement, les outils permettant de diffuser les idées et points de vue débattus sur ce blog et auxquels vous semblez souscrire. Et ainsi peser, à votre échelle, sur le débat. Ne comptez pas sur les médias dominants : la première force d’influence que vous pouvez mettre en œuvre, c’est vous.

      1. @grubb666
        « vous semblez avoir fait une brillante carrière universitaire » … heu non, loin de la !
        « vous semblez également avoir des opinions tranchées » … non plus, c’est bien pourquoi je consulte différents blogs/medias allant de Paul Jorion au Figaro.

  21. Il commence à devenir de plus en plus évident que le problème de la dette est quasi insoluble. La meilleure façon d’en sortir reste de pratiquer une politique qui protège nos économies afin de permettre une relance de l’industrialisation de nos pays. C’est cette dernière qui permettra la création d’emplois durables et qui permettra de sortir du système qui profite à une minorité microscopique. La BCE devrait aussi réviser son mode d’intervention pour soutenir les Etats faute de quoi il faudra sortir de l’euro pour retrouver la maîtrise de notre politique monétaire.
    En attendant la politique de l’UE et du FMI, en proposant des plans d’austérité qui enfantent de nouveaux plans d’austérité, conduisent l’Europe au chaos. L’article suivant illustre, au travers du cas de la Grèce, l’absurdité d’un tel système de fonctionnement:
    Amicalement

  22. Le taux du livret A reste à 2.25% alors q’uil aurait du passer à 2.75% selon la formule légale :
    raison invoqué l’inflation va passer de 2.4% à 1.8%, ça sert à rien de faire un aller retour sur le taux.

    Traduction :
    -Si on augmente le taux, on augmente la décollecte des assurances vies. et vu que certains assureurs sont au bord de la faillite, et qu’en plus cela permet de financer le déficit!
    -La prochaine mise à jour du taux est le 1er mai (6 jours avant l’élection) : ne vaut il pas mieux une hausse du taux à ce moment là?

    Je retiens que les assureurs (et banque) sont au bord de l’implosion par rapport à leurs engagements de l’assurance vie.

    1. La fraude fiscale en Espagne: 70 Mds € chaque année (23 % du PIB).

      Le PIB étant de 1.375 Milliards de $ (2010), et l’euro étant à environ 1,30$ (à la louche), la fraude représenterait de l’ordre de 6,6%.

  23. La fraude fiscale en Espagne: 70 Mds € chaque année (23 % du PIB). L’évasion fiscale des plus grosses fortunes et des plus grandes entreprises: 42 milliars de €.

    Le prix de la corruption en Europe: 120 Mds de €.

    http://lacartadelabolsa.com/leer/articulo/el_coste_del_fraude_equivale_al_presupuesto_del_sistema_sanitario_espanol

    Et la grande restructuration bancaire qui se prépare en Espagne (où l’inflation en 2011 a été de 2,4 % et où le gouvernement déclare qu’il ne laissera faire faillite aucune région – dont plusieurs n’ont plus un sou en caisse):

    http://www.abc.es/20120113/economia/abcp-gran-banca-guiara-fusiones-20120113.html
    http://www.abc.es/20120113/economia/abci-cierre-inflacion-201201130858.html
    http://politica.elpais.com/politica/2012/01/12/actualidad/1326399814_937274.html

    1. @ Bruno

      Vous avez raison, même si vous gonflez un peu le PIB espagnol (qui est plutôt de 900-1000 Mds €, le vrai, pas l’officiel). Ce qui est étonnant c’est que plein de sites économiques reprennent l’information. En réalité c’est 23 % du budget 2011 de l’Espagne.

      http://www.intereconomia.com/noticias-negocios/claves/calculan-que-coste-fraude-fiscal-equivale-todo-presupuesto-sanitario-espano

      http://www.eleconomista.es/espana/noticias/3663795/01/12/El-coste-del-fraude-fiscal-equivale-al-presupuesto-sanitario-espanol.html

      Etc.

  24. « 2012, année risquée pour la dette française. Les intérêts vont dépasser pour la première fois le budget de l’enseignement scolaire. Les coûts d’emprunts pourraient augmenter.

    1 380 milliards d’euros. C’est le nouveau record que devrait atteindre la dette de l’État français à la fin de 2012. Par rapport à l’année dernière, celle-ci devrait encore augmenter de 6,3 % ! Résultat, pour la première fois de l’histoire, la charge de la dette (sans compter celle de la Sécu ou des collectivités locales) pèsera plus lourd que l’enseignement scolaire, premier poste de dépense budgétaire : l’État devrait y consacrer 48,7 milliards, contre seulement 45,5 milliards d’euros pour l’éducation des jeunes, selon le projet de loi de finances du gouvernement.

    Mais la facture pourrait bien déraper encore davantage. Car, pour financer son déficit budgétaire (près de 82 milliards prévus) et rembourser les obligations arrivant à échéance, l’État va encore devoir placer 178 milliards d’euros sur les marchés en 2012 (contre 184 milliards cette année). Il n’est pas le seul : la Caisse d’amortissement de la dette sociale, chargée d’apurer la dette de la Sécu (8,5 % de la dette publique totale, soit 143 milliards en 2011), va, de son côté, être obligée d’émettre 40 milliards d’euros sur les marchés.

    Et cela pourrait bien coûter plus cher que prévu…  »

    http://www.lepoint.fr/economie/2012-annee-risquee-pour-la-dette-francaise-11-01-2012-1417848_28.php

  25. Ça règle pas le problème du véritable drainage des actifs et patrimoines vers une minorité.

    Il faudrait qu’un pays comme l’Italie, l’Espagne, la France, l’Angleterre, l’Allemagne ou les USA fasse défaut afin, par effet domino, de détruire tout le patrimoine financier.
    Cela réduirait considérablement la capacité de nuisance de l’oligarchie (par manque de financement) et permettrait la possible émergence d’un nouveau système.
    La destruction du capital financier n’est, en aucun cas, la destruction des outils de production et le financement privé peut être remplacé par un financement public.

  26. « Rousseau, éclaireur de notre temps », par Roger-Pol Droit

    « Les Indignés, l’écologie, la justice sociale… c’est la faute à Rousseau ! Alors qu’on va célébrer cette année les 300 ans de sa naissance, l’auteur du « Contrat social » et des « Confessions » est plus actuel que jamais.
    […]
    Quand s’exacerbe, comme aujourd’hui, le sentiment des citoyens d’être dépossédés des décisions majeures, comment ne pas prêter attention au penseur qui fut le tout premier à parler du peuple en l’appelant « le Souverain » ? Quand s’accroissent, dans des proportions fantastiques, les inégalités entre salaires, comment ne pas revenir à sa pensée de l’égalité, proclamant que la terre est à tous et que ses fruits ne sont à personne ? […] Si le monde est profondément inégal, ce n’est, selon lui, qu’une dénaturation éphémère, une construction véreuse vouée à disparaître. De telles paroles deviennent à présent de plus en plus douces à entendre, de plus en plus réconfortantes pour un nombre croissant de gens. »

    http://www.lepoint.fr/culture/rousseau-eclaireur-de-notre-temps-12-01-2012-1418170_3.php

    1. @Vigneron

      Tu fais des amalgames complètement délirant. Albertini, collabo et j’en passe et des meilleures avec Lambert, contempteur (eh oui) du PC, militant de la première heure voué à la cause révolutionnaire, même s’il n’a pas été un saint, ça n’a rien à voir avec ce taré d’Albertini.
      Le journaliste aurait coincé plusieurs fois dans les cordes Melanchon…Alors ça, ça m’espante ! Une fois, il a reconnu qu’il s’est planté, après un tombereau d’éloges du même journaliste.
      Tu dis n’importe quoi Vigneron, je sais même pas pourquoi je te réponds. Tu es hyperbolique et obsédé comme les vieilles ganaches d’arrière corps de garde. Tu fais du Albert Cohen, en plus petit avec bretelles.
      Laisse tomber tes vieilles lunes. Ta bile anticommuniste va te bouffer et on te retrouvera entre deux rangs de ceps, la trogne rouge comme un feu d’artifice avec un bout de papier sur lequel t’auras griffonné « Lambert m’a tuer ».

      1. Du Contempteur au rabais, ouksé t’as mal mon chéri ? Pourquoi tu réponds à rien ? Pourquoi tu fous tes gros petons dans toutes les chausse-trappes qu’on te laisse ?
        Relis mon bichon, «je fais pas d’amalgame (entre lambertistes et albertinistes) pour toutes les raisons que ta contemption te laisse imaginer» que j’ai dit. Et je te signale que c’est toi qui a pris la porte de derrière en faisant le parallèle entre trotskystes lambertistes et les fachos d’Occident quand je t’ai répondu que les potes dont parlait Méluche étaient bien lambertos et non socialos comme tu voulais le faire accroire…
        Et le mélAnchon, il était plus que dans les cordes, il etait compté, ko debout sur le débat éco. Du mauvais Marchais. Ton clown de méluche s’est esquivé devant tous les graphiques exhibés par le petit con d’en face, pitoyablement ou/et bruyamment mais à chaque fois comme pris au dépourvu, se rabattant au mieux sur les arguments de gribouille véhément, du Marchais bien appris encore, infoutu de faire le moindre début de développement approfondi, de simplement défendre avec cohérence ses invocations formatées quelquefois justes, juste capable qu’il est de les perroqueter.
        Ouais bien sûr faut pas casser l’image du tribun sûr de sa bonne parole, de son empathie, de sa communion avec l’âme du peuple, de ses bons mots, de ses gros mots et qui s’embarasse pas de gaver l’auditoire avec les menus détails techniques, pardi. « Le peuple sait la Vérité, je la dis, le petit con en face est un menteur, le peuple le sait, pas besoin de s’expliquer, c’est un traître, à la fin de l’envoi je le menace, emballé c’est pesé, mine de rien j’t’embrouile et j’ai montré mes couilles. » Exemple : un graphique bien connu qui montre que la part maximale des salaires dans le pib date de l’arrivée de Mitterrand au pouvoir (74%), après une nette augmentation dans les années 70 après le choc pétrolier (+ 5 points de pib depuis les 69% de 73), puis une chute très rapide durant le premier septennat de son idole Françoué pour se trouver depuis sur un seuil stable (65/66% depuis 1988), inférieur aux niveaux des années 60/50 (67%). Intéressant, y’aurait des choses à dire, à raconter, à expliquer à la France qu’est à la lucarne, toute ouïe. Nada. « Mensonges ! Les français savent bien ! Je refuse d’entrer dans ce débat ! « . C’est court monsieur le ministre de la République.
        Du petit contempteur tout craché quoi. Autant en emportera le vent. À combien il est dans les sondages notre petit génie de la vraie gauche ?
        On se retrouvera du Contempteur…

  27. Regardé Mélenchon hier , c’est un gars honnête , aux saines idées , je ne suis pas de gauche ni de droite , souhaiterais que tous les politiques lui ressemblent.

    1. à Bertrand,

      Ni de gauche, ni de droite, probablement pas du centre, juste un agent publicitaire (un peu) naïf, ou qui prend les autres pour des naïfs.

    2. Vrai qu’il a cartonné, même les journalistes l’ont reconnu. Sauf la nana qui le trouvait un peu « violent ». Comme si le fait d’instituer un jury de journalistes sur la capacité des gens à être de « bons » candidats à la présidentielle n’était pas une violence de l’institution medias incomparablement plus réelle et permanente. Heureusement Gattegno était plus lucide et sans doute plus intelligent…
      Je commence à cibler l’hypothèse, même si je ne suis tout à fait de son bord. Il semble s’écarter du vote « utile » pour Flamby, ce qui est une bonne chose à mon avis et même une chose nécessaire. Il faut que ce parti comprenne qu’on ne peut plus prendre des malades et des canailles pour en faire des députés, ni empocher les voix pour marcher sur les promesses dès qu’on a le poste..

      Il faut jouer les matchs les uns après les autres et surtout ne pas respecter la hiérarchie des serviteurs médiatiques de la finance – service « public » et autres écrans Bolloroïdes – . Donc voter selon ses convictions et aspirations.

      Les responsables du désarroi total des couches populaire, notamment, sont d’abord la racaille fasciste de l’UMP et sa politique de destruction de l’État, des acquis sociaux avec mise en cage d’une société.
      Mais le PS lui suce la roue, avec l’opposition en transat qu’il a mené des années durant avec Flamby, Ayrault, Mosco et toute cette clique de faux-culs type Fabius, bourgeois vendus à l’idée de la domination du marché, si ce n’est vendus au sens premier du terme.

      Jospin porte une immense responsabilité pour avoir désespéré Vilvoorde et popularisé l’idée que le marché, c’était très bien et de gauche. Avec ce prétientieux de Rocard. . Et ça n’est fait qu’empirer avec des maffieux type Guérini, des Royal soutenues par un milliardaire, des Montebourg beau parleur, toujours cumulard et qui fut sans doute briefé par la French American Foundation devant laquelle il vient qu’il était un jeune leader aux dents qui raclent mais sans danger pour le maître du désastre, outre-atlantique. Sans parler de Valls, un type qui est manifestement au PS pour faire carrière et déteste tout ce qui est valeur de gauche.

      Les responsables ce sont eux. Grace à eux, le FN revient, le brun Guéant sévit dans nos cités et absout les bavures de plus en plus fréquente des forces du désordre. Chaque jour apporte une fermeture d’usine pour valider une politique de soumission totale aux humeurs patronales et boursières, chaque jour nous voit parler dans le vide, tandis que les sondeurs affichent pour Sarko et l’UMP des sondages absolument délirants que la Commission des Sondages – encore un comité « machin » comme dirait Mongénéral – ne voit pas, et sanctionne encore moins.

      Déliquescence totale, mépris manifeste, dérive mercantile en premier de ce gang à écharpe tricolore, dont le refus tous députés confondus de pondérer leurs salaire de 10% montre non seulement qu’ils sont pourris mais complètement à l’ouest pour ne pas voir venir la colère du pays qui va faire de l’élection prochaine un UFO politique, quelque chose d’inédit qui débouchera sur un affrontement social violent et d’ampleur, parce qu’ils ne bougeront pas leur tête et leurs grasses fesses, exerçant sans tenir le moindre compte des misères et injustices criantes, à l’exacte image de ces têtes couronnées qu’on a raccourcit et dont ils sont la contemporaine incarnation.

      1. Parlons des choses sérieuses :
        Flanby avec n ou Flamby avec m ?

        Ce qu’on peut faire de mieux, c’est effectivement de rendre les gens conscient des cadres dans lesquels ces candidats s’expriment (Mélenchon, Bayrou ou Flanby. Quant à NS, on doit parler du cadran de sa Rolex plutôt que du cadre de ses idées).

      2. …j’abonde, mais vous savez, la désespérance PS, elle date au moins de Mitterrand et, avant, de Guy Mollet. Le dernier dirigeant socialiste intègre fut Léon Blum… qui ne fit presque rien pour les Républicains espagnols assiégés par les fascismes.
        J’ai longtemps cru qu’il n’y avait eu, à gauche, que le PC pour pouvoir ainsi trahir systématiquement les espoirs des classes populaires, il m’a fallu les deux septennats de Mimi pour me dessiller les yeux, vieux motard que jamais !
        Après Sarko, dans le rôle d’un Bush européen (nettement moins abruti mais plus retors encore) et son UMP-GOP, nous allons « choisir » Hollande, qui sera notre Obama…
        De Gaulle, reviens !!! (version franco-contemporaine du culte du cargo 😉 )

      3. MélAnchon hier soir au milieu des clowneries et des dérobades programmées (surentrainé le zig*, bon coaching au PC, me suis bien marré, un p’tit goût désuet d’Au théâtre ce soir…), a parlé de ses anciens potes gauchos – et vrais connards – qui se réjouissaient en 73 du coup d’État de Pinochet sur l’air politipiriste bien connu du « C’est mieux ainsi, c’est plus clair, plus de faux-semblants, l’heure de la Vraie Révolution va enfin pouvoir sonner, etc, etc »… J’ai irrésistiblement pensé aux soi-disant « gens de gauche » radicaux (et gaullistes) qui brûlent des cierges pour R. Paul.

        * faudra kamême lui apprendre à moins se mater dans les moniteurs et à faire confiance à son coiffeur, attention au syndrome Dombaslien…

      4. @Nerima-kun

        Tant vont les cruches à l’eau qu’à la fin ils débordent…Il y a peu de chances que je choisisse le Flamby pour prendre le gouvernail, pardon le Flanby.

        @Vigneron

        Oui, il en remet un peu, parfois. Mais il est bon et il le sait. Que celui qui n’a jamais péché…
        Alors, on peut retenir évidemment cette minable aubade d’une minorité de socialos – pas gauchos ou j’ai mal entendu – au boucher de Santiago. Je préfère garder le reste de son intervention, qui devrait être un fil directeur, tant dans la forme que dans le fond pour un candidat qui se veut de gauche, coaching PC ou pas.
        Ron Paul…Tu cherches la petite bête, Vigneron, franchement, non mais franchement…

      5. Vigneron, ces libertaro-gaucho-gaullo-radicaux qui vous brouillent même l’écoute d’Au Théâtre Ce Soir… c’est terrible, cette obsession, ces chimères qui vous assiègent ! … votre delirium n’est plus très mince : reprenez vite les petites pilules roses pour voir la vie de même ! …même américaine… (je vous fais exceptionnellement une fleur, là, hein !)

      6. Cpntempeur. En 73 il était lamberto grand teint le journaleux MélAnchon qui signait J-L Mula, non ? 77 seulement son entrée au service de Mitterrand. Après qui étaient les sinistres connards parmis ses amis gauchos en question, lui seul le sait… Mais je pense pas qu’il s’agisse d’autres lambertos d’alors comme Jospin (qui lui était déjà rentré au PS), Dray, Cambadélis, Le Guen, ni d’un Plenel, mais je peux me tromper…

      7. @Vigneron

        Vigneron, moi je n’oublie pas non plus que Madelin était une petite frappe et fondateur d’Occident mouvement terroriste et antisémite, ni que Sarko n’était pas loin de l’UNI en son jeune temps, pas plus que je ne perds de vue que Mariani, Longuet, Deveidjian et autres fascistes juvéniles ont fait de vieux fachos avec les rênes du pouvoir en main.
        Voilà pour moi les connards de l’histoire, la sale graine brune qui nous pourrit la vie aujourd’hui. Quant à être révolutionnaire, côté Lambert ou autre, ce sont plutôt de belles pages d’histoire qu’ils ont écrit, surtout si on compare à la racaille UMP, degré zéro de l’écriture politique.

        Il y a quelque chose d’indécent, d’interdit à critiquer tout ce qui est éruption sociale, chez la chienlit décomplexée. Quant on pète dans la soie grâce à la sueur des autres, on ferme sa gueule, on rase les murs et on compte ses sous.

      8. De quoi tu me causes Contempteur ? J’te réponds que les amis de MélAnchon qui se réjouissaient de l’irruption de Pinochet, du renversement du régime Allende étaient bien des trotskystes pas encore entrés ou convertis au PS de l’ex-cagoulard Mitterrand et tu me causes des raclures de l’ultra-droite de l’époque pas encore entrés ou convertis au libéralisme UDF. J’raccorde juste un bon point : les deux parties, les connards de la bande de Lambert montrés du doigt par MélAnchon comme les saloperies de la clique d’Albertini, chacune à sa manière, se réjouissaient le 11 septembre 73. Je fais pas pour autant d’amalgame entre les deux parties, pour toutes les raisons que ta contemption te laissera imaginer, mais aussi pour une que tu oublies apparemment. Qui est que ce sont bien Albertini et sa bande qui ont écrit les pages de ton histoire, en activistes, conseillers écoutés, ministres, chefs de partis, de Pétain à Sarkozy, en passant par l’OAS, le gaullisme, Pompidou, Garaud, Juillet, l’UIMM, Chirac, etc. Les autres, les révolutionnaires dont tu dis qu’ils ont écrit de belles pages d’histoire, pardon, mais je crois surtout qu’ils n’auront été au bout du compte que d’aimables faire-valoir pour les contre-révolutionnaires victorieux (jusqu’à ce jour) d’en face, une fausse carte dans le jeu du camp de la révolution. Des idiots contre-productifs, dans le meilleur des cas.
        Fais attention à c’que tu contemptes mon gars, et me titille pas trop, sinon tu pourrais bien m’entendre te dire ce que MélAnchon lança avanr-hier à la fin de son entretien au journaliste qui venait de le coincer dans les cordes à plusieurs reprises :

        Vous l’emporterez pas au paradis !

        .
        Dans le genre « on se souviendra de vous Monsieur on se souviendra ! », hein ? Putain ça me rappelle quelqu’un… cette façon aimable de s’adresser aux journaleux de l’establishment… ah ça m’revient pas…

      9. Le sieur V. est réellement frappé. Incoercible mais le plus souvent incompréhensible, Il distribue les bons points et aussi les menaces… quel infantilisme sénile !
        Contempteur ne s’en laisse pas compter ni contenter…

      10. Vigneron, Albertini dont je découvre l’existence, a été gracié par Schuman pour continuer dans l’anticommunisme. Accord là dessus ?

      11. @Vigneron

        Encore une fois, je t’ai répondu mais la faucheuse encore m’a censuré. Je vais me mettre moi aussi à la gouaille de camionneur, à l’insulte feutré et au mépris permanent, ça devrait le faire sur l’autoroute bleue des décomplexés.

    3. Merci Bertrand pour ce commentaire. Nous sommes très peu nombreux sur ce blog à reconnaitre chez Mélenchon des valeurs certaines. Serait-ce parce qu’il s’est mis la plupart des médias à dos et que les autres l’ont dans le collimateur pour des raisons idéologiques évidentes ?

      1. @Momissi

        Rassurez vous, on n’est pas si clairsemés que ça. Mais il est vrai que ce blog attire les extrême centristes (producteur de vin et autres statistiques, qui doivent pousser sous les ceps) et les libertariens comme des mouches. J’ai déjà pointé pourquoi…

  28. Vendredi 13 janvier 2012 :

    Italie :

    Dans le cadre de la principale émission, le Trésor italien a placé 3 milliards d’euros de titres à échéance novembre 2014 dont les taux ont fortement diminué à 4,83% contre 5,62% lors de la dernière opération similaire le 29 décembre.

    Le Trésor a également émis environ 779 millions de titres à échéance juillet 2014, et 971 millions de titres à échéance 2018, à des taux qui se sont inscrits respectivement à 4,29% et 5,75%.

    La Banque d’Italie ne compare pas ces taux avec ceux d’autres opérations totalement similaires.

    Mais selon les analystes, le taux des titres à échéance juillet 2014 a diminué par rapport au taux de 4,93% enregistré lors d’une opération comparable le 28 octobre, tandis que le taux des titres à échéance 2018 a en revanche un peu progressé par rapport au taux de 5,62% enregistré lors d’une émission comparable le 13 octobre.

    http://www.romandie.com/news/n/CRISEL_Italie_reussit_a_lever_475_mrd_EUR_le_maximum_prevu130120121201.asp

  29. Messieurs, bonjour…. Si vous acceptez une voix féminine, puis je me permettre de vous suggérer de vous enthousiasmer davantage pour la recherche fondamentale, la recherche publique, afin d’arriver à finaliser une production d’énergie abondante, peu chère, et disponible pour tous. (hydrogène, magnétisme, autre? Souvenez vous de la pierre philosophale: transformer le fer en or, c’est à dire produire de l’énergie avec un « métal » abondant et basique..)

    Cette énergie là existe, ou tout au moins est prête à être finalisée. Le seul obstacle à cette découverte fondamentale est le manque de recherche dépourvue d’intérêt financier immédiat.

    Il en découlerait, pour la planète entière, un tout autre équilibre des valeurs financières.
    Ceux qui raréfient volontairement les ressources, les pillent, stockent la nourriture pour s’enrichir, grugent la population, perturbent les circuits normaux , auraient une emprise bien moindre sur la vie des peuples, devenus autonomes.

    1. Si David McKay avait été une voie féminine, je ne l’aurais pas moins écoutée
      withouthotair
      Certaines considérations sont au-dela de la recherche fondamentale, du moins pour les 50 ans à venir.

    2. Si je peux me permettre , hier sur boursorama j’ai vu une société faire une hausse significative +68% ,METABOLIC EXPLORER je n’ai pas fais le rapprochement tout de suite , il se trouve que le pdg de cette société est intervenu sur BFM business , cette société fait de la recherche sur l’essence synthétique entre autre . J’ai regardé sur wiki ,car je savais que pendant la guerre 39 45 les allemands en fabriquaient , dans les camps , et en lissant l’article j’ai vu que cela marchait mais avec un cout allant jusqu’à 90$ le baril .Au vue des prix actuel je pense que cela peut être a nouveau rentable, mes connaissances n’étant pas très importante je me permet de vous laisser les liens afin de voir et surtout comprendre si tout cela est censé .
      lien wiki : http://fr.wikipedia.org/wiki/Essence_synth%C3%A9tique
      et lien brevet de cette société : http://fr.espacenet.com/publicationDetails/originalDocument?CC=EP&NR=2346999A1&KC=A1&FT=D&date=20110727&DB=fr.espacenet.com&locale=fr_FR

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