L'actualité de la crise : IL Y A TOUJOURS QUELQUE CHOSE QUI FOUT LE CAMP ! par François Leclerc

Billet invité

Le ministre de l’économie espagnol vient de trancher: afin de soulager le bilan des banques du pays, il a clairement privilégié une autre piste que la création d’une bad bank, dans un premier temps envisagée mais dont les megabanques ne voulaient pas.

Luis de Guindos a estimé à 50 milliards d’euros les provisions que les banques allaient devoir constituer “en piochant dans leurs bénéfices”, “non pas sur un an, mais sur quelques années.” Il a ainsi implicitement lancé le départ d’une course en vue de l’acquisition des banques les plus mal en point par les plus importantes, comme Santander et BBVA. Une bad bank aurait contrarié leurs plans en mettant leurs proies le nez hors de l’eau.

Le ministre a ainsi entériné que les résultats des banques allaient être prioritairement consacrés au renforcement de leurs fonds propres et à ces achats – qui seront bradés – au détriment du soutien à une économie qui s’enfonce dans la récession.

Comment a-t-il déterminé le montant des dépréciations à venir ? Il s’est, dit-il, basé sur ce qu’il a dénommé des “critères internationaux” pour accréditer son estimation – en l’occurrence le cas irlandais – pour annoncer un nouveau montant de 50 milliards d’euros, l’estimation officielle étant jusqu’à maintenant de 35 milliards. La Banque d’Espagne estime pour sa part que 338 milliards d’euros d’actifs immobiliers sont détenus par les banques, dont 176 milliards de mauvaise qualité, un tiers seulement ayant déjà été déprécié. Ce qui est présenté comme étant la pire des estimations pourrait donc être plus tard reconsidéré…

Quoiqu’il en soit, les banques espagnoles vont devoir mener à bien ce programme de dépréciation, parallèlement au renforcement de 26 milliards d’euros de leurs fonds propres demandé par l’EBA, le régulateur européen, qui ne tient pas spécifiquement compte de la qualité des actifs espagnols. Aux effets inverses l’un de l’autre, le montant des deux programmes va s’additionner. Or, la recapitalisation d’Unicredit en Italie montre que celle-ci se fait dans de mauvaises conditions de marché, une décote de 43% ayant du être consentie. L’avenir dira si l’ensemble est tenable, mais il n’y avait guère le choix.

Il a en effet été décidé de ne pas impliquer de fonds publics dans un sauvetage des banques pour deux raisons. Afin de leur laisser les coudées franches, mais surtout pour ne pas peser sur les efforts de réduction de la dette, au moment où le déficit public crève au contraire les plafonds, dépassant les 8% du PIB alors qu’il ne devait atteindre que 6% de celui-ci. Le nouveau gouvernement espagnol doit faire face d’urgence sur d’autres fronts : celui du déficit des régions (135 milliards d’euros de dette, au 3ème trimestre 2011) et des entreprises publiques nationales et régionales (47 milliards de dettes), que l’on affectait d’ignorer jusqu’à présent.

Afin de parvenir à l’objectif d’un déficit réduit à 4,4% du PIB fin de l’année, le gouvernement espagnol va devoir trouver 40 milliards d’euros supplémentaires d’économies budgétaires ou de recettes supplémentaires, et ce n’est pas le moment d’en rajouter avec les banques. Le cas irlandais illustre aux yeux du ministre ce qu’il ne faut pas faire, car la prise en charge par le budget de l’Etat d’une structure de défaisance – la NAMA – a conduit le pays à ensuite solliciter une aide de l’Union européenne et du FMI.

Or la leçon a été partout retenue: “tout sauf cela !”. C’est en tout cas le cri que vient de lancer Giulio Tremonti, l’ancien ministre des finances italien, qui a déclaré “je crois que le risque le plus grave pour l’Italie n’est pas de devoir faire un autre plan de rigueur mais de devoir faire une demande d’assistance au Fonds Monétaire International comme le suggèrent les milieux financiers ou européens”. On l’ignorait, merci du renseignement !

Encadrement du FMI et de l’Union européenne ou pas, l’Italie et l’Espagne expérimentent chacun à sa manière une même contrainte : combler le déficit public revient à boucher un trou de plus en plus profond avec des recettes de plus en plus réduites, que l’on tente d’augmenter avec des programmes de privatisation, aux résultats mitigés si l’on en croit les prémices dans d’autres pays. Circonstance aggravante dans le cas espagnol, la crise de la dette privée, d’origine immobilière, continue de monter irrésistiblement en puissance. Les deux gouvernements n’ont donc le choix qu’entre deux maux.

Symbole dans l’immédiat de l’évolution de la crise européenne: la France et le FESF viennent de réussir à lever des capitaux sur le marché obligataire à des conditions satisfaisantes tandis que les valeurs boursières des banques dévissent.

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80 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : IL Y A TOUJOURS QUELQUE CHOSE QUI FOUT LE CAMP ! par François Leclerc »

  1. J’ai oublié de préciser que c’est une photo que j’ai prise, en ayant déjà depuis longtemps l’idée de cette mise en scène: j’avais déjà en tête la légende… Je n’ai eu qu’à attendre que le scénario se réalise, il faut dire que je ne sorts jamais sans mon appareil photo… Je ne voulais pas d’un montage photo…

    1. Joli. En espérant que les pigeons en question s’en réfèrent un jour au peuple, afin de picorer avec leur consentement…

    1. bah ..
      le carnage : A ce point là?
      j’ai écouté, moi qui connais Keynes comme la majeur partie des habitants de pays…c’est à dire mal. j’ai trouvé cela plutôt éducatif…essayeriez-vous de dire que maintenant j’en ai une description erronée ??

      1. Non.

        Je l’ai pris en cours de route en plus. Le ton patelin de Lebrun m’énerve.. et puis sa manière de truffer ses émissions avec des chansons de 1925 et autres extraits de films, de peur que les enfants ne ferment le poste.

        – Maman j’ai fini mes croquignoles,
        Je veux aller voir guignol.

        Tout ce qui passe par Lebrun est transformé en guignol à cause de ce ton de gros pépère qui parle lentement, et qui se croit malin.

        Bref on a eu l’impression de parler sérieusement d’économie et on a vu que Keynes a tout perdu en spéculation et finalement on en est revenu avec l’idée que les économistes ce sont tous de fieffés coquins et qu’ils n’y comprennent pas grand chose et que c’est bien dommage…

        Et donc après cette émission on pourra voter Hollande ou Sarko, soulagé.

        On est passé à côté de toute vraie question. Par exemple le fait qu’il faille des salaires pour que les gens consomment a été présenté comme révolutionnaire. Tu parles.

        Il faut lire les citations de Keynes ici pour apprécier la différence :

        http://www.citations-ses.net/index.php/?q=Keynes

        Il a parlé de cela aussi :

        « L’importance essentielle de la monnaie vient de ce qu’elle est un lien entre le présent et le futur. »

        Ce qui permet d’éviter d’avoir à dire :

        L’importance essentielle de la monnaie vient de ce quelle est un lien entre riches et pauvres.

        La monnaie comme quoique ce soit est un lien entre présent et futur.

    2. Oui! Lebrun est ama loin d’avoir la classe de Patrice Gelinet. Et je préfère nettement Paul Jorion à Bernard Maris.

  2. Bonjour,
    Je ne suis pas « Docteur » es sciences économiques, politiques et autres choses de ce genre que j’ai toujours considérées comme « viles ». L’argent, fait penser à un système de vases communiquants; constatations du Jeudi 05/01/2012:
    1°) Info bousier.com : Excédent commercial chinois de 160milliards de dollards (124 M d’euros) en 2011.
    2°) Info le monde : les Sociétés du CAC40 vont verser plus de 37 Milliards d’euros de dividendes pour 2011 (Bénéfices 2011= 68 M d’euros)
    Toutes ces choses sont en vérité vraiment « viles »

  3. Circonstance aggravante dans le cas espagnol, la crise de la dette privée, d’origine immobilière, continue de monter irrésistiblement en puissance.
    Evident mon cher Watson , lorsque la dette courante ou de fonctionnement est de 10 , la dette immobilière est de 100…..CENT FOIS PLUS MAUVAISE.
    Si la durée de la 1° est de court terme , la 2° est de long terme +- 20 ans
    Nous n’avons pas encore atteint le 1/4temps de la durée qui sera le summum des défauts en 2015 , qui se prolongeront jusqu’en 2030 , si les emprunteurs arrivent à rembourser.
    Refelemele:
    1 spéculé du double = 2
    Acheté à crédit = 6
    Dévalué de moitié et l’écart est de 12 fois.
    20 ans * 12= 360 ans pour parvenir à rembourser.

    1. Tu as oublié « vous avez compris? »
      Non?

      je recommence:

      1 spéculé du double = 2
      Acheté à crédit = 6
      Dévalué de moitié et l’écart est de 12 fois.
      20 ans * 12= 360 ans pour parvenir à rembourser.

      1. Merci tchoo , j’ajouterais que la seule parade eut été d’organiser dès 2008 la déspéculation judiciaire en cascade afin que les derniers préteurs et emprunteurs ne soient pas les premiers à dévisser en bas de la montagne de leurs dettes.
        Vous ne l’avez pas décidé , vous en subirez les conséquences pour les siècles et les siècles , ainsi soit il .
        J’ajouterais encore que comme pour l’immobilier il faudrait baisser tous les prix de moitié , les salaires , les charges et les matières , vous verriez venir les commandes en france en 24 heures et le chomage s’éteindre tout seul.

      1. à BERTRAND

        Baisser de moitié les salaires : de qui ? des SMICARDS ou autres qui survivent avec peine ou des PDGs, cadres dirigeants, traders etc …
        Baisser de moitié les charge : quelles « charges » ? Les cotisations sociales (salaire différés) qui font que notre pays résiste mieux aux crises ou les charges du capitalisme financier ?

  4. Les états doivent boucher un trou de déficit très important. C’est aussi le résultat d’une politique consistant à lever de l’argent sur les marchés. C’est aussi le résultat de l’Euro. Les privés sont dans la même situation.
    Pour les privés, j’ai peut-être un début d’explication. Le théorème Milner Modigliani affirme que dans un marché concurrentiel, il est totalement indifférent que le financement d’une entreprise soit de la dette ou des réserves financières. Dans le cadre d’un actionnaire, la présence de dettes signifie un plus gros dividende et une possibilité de toucher des intérêts sur la dette de la même entreprise en prenant une de leurs obligations. Il y gagne sur les deux tableaux tant que le marché s’autorégule. Je pense qu’il y a là une jolie source d’endettement des entreprises.

  5. Tout pour les banques, rien pour les Etats, telle est la dure loi de l’Europe….
    Quand les dérisoires résidus de politicards tels Merkosy, Monti, etc… auront disparu, peut-etre qu’on redressera la situation.
    C’est une crise de la finance, et au dela du capitalisme.
    La finance par effet de levier est 10 fois plus endetté que les états, USA compris!
    Vous, rentiers avez techniquement tout perdu, mais vous voulez que le peuple vous rembourse de votre idéologie de rapine capitaliste…
    Allez vous faire voir….
    Vous etes techniquement ruinés, vous utilisez le fascisme pour vous faire rembourser.
    Vous etes des criminels.

    1. Précisons qu’il s’agit d’une pression pour augmenter les taux de profit du capital,
      car Papademos a ajouté
      si les syndicats n’acceptent pas de nouvelles réductions de salaire.

      La seule solution, hors barbarie, en Grèce et ailleurs,
      c’est bien la répudiation de la dette,
      et pour ne pas continuer dans la même direction,
      l’expropriation du capital.

  6. Monsieur Leclerc j’ai une question :

    Je suis surpris de voir que les américains se disent  » pas touchés » par la crise européenne. La FED, empêchant même les banques européennes ( et en particulier françaises) de se refinancer en dollar. (voir la société générale)
    Pourtant l’Europe est le premier marché pour les entreprises du monde et la Chine commence à en souffrir alors pourquoi cette autarcie américaine :
    1- Font ils des plans de relance masqués ? J’ai constaté avec stupeur qu’ils auront dans 2-3 semaines enfoncés le plafond voté il y a 6 mois ! ( 1000 milliards en 6 mois)
    2- Trafique-t-ils les chiffres? On se rend compte que 2 ans après ils vont des fois jusqu’à réviser les chiffres du tout au tout ! (voir les chiffres de 2008-2009 qui viennent d’être revus en forte baisse)

  7. Nous commençons à comprendre ce que signifie BCE et son indépendance. J’entends de plus en plus les gens dire: mais pourquoi ils prêtent aux banques et ne veulent pas prêter aux états. C’est incompréhensible. Peu de gens le savaient en votant OUI à Mastricht. On sent que quelque chose ne va pas mais on ne sait pas quoi, ça vient doucement et quand presque tout le monde aura compris la haine d’avoir été trompé fera que certains auront chaud aux fesses. Les fers sont au feu.

    1. Madame du Chatelet,

      Nous commençons à comprendre ce que signifie BCE et son indépendance. J’entends de plus en plus les gens dire: mais pourquoi ils prêtent aux banques et ne veulent pas prêter aux états. C’est incompréhensible. Peu de gens le savaient en votant OUI à Mastricht.

      « Peu de gens le savaient » ? Ah bon ? Même en admettant volontiers que les votants ne s’étaient pas fadés le traité in extenso, il me semble que des grandes gueules du calibre de Seguin, Chevènement, Pasqua, de Villiers, Le Pen, Marchais, Hue, Laguiller, Saint Josse (Chasse Pêche Nature Tradition…), j’en oublie…, étaient à même de leur dire de quoi il en retournait, et il me semble aussi me souvenir qu’ils ne s’étaient pas gênés pour le faire… une campagne que ça s’appelle.

      1. Ca m’étonnerait beaucoup que les gens avaient compris les détails techniques. D’ailleurs les banques étaient au second plan du débat. Tout le débat portait sur la perte de  » la souveraineté des pays » et non sur la profitabilité des banques.

      2. Désolé, mais si ils l’ont dit, ce ne fut pas audible.
        Ou nous fumes nombreux, européens convaincus à ne pas vouloir le voir (et oui parfois cela arrive)
        les années qui suivirent firent déchanter bon nombre d’entre nous, et le point sur le i fut le traité de 2005 (celui la je me le suis fadé).
        Tu pourras toujours ricaner, et nous faire honte vigneron, tant pis.
        Je reconnais, avec d’autre m’être trompé, l’erreur aurait été de persister.
        Ce qui avait tout vu dès 1992, ont toute mon admiration (enfin juste que quelques uns………..)

    2. On (c’est à dire je) découvre plein d’interrogations.
      Indépendance de la BCE par rapport a qui et/ou quoi?
      Croissance de quoi?
      Progrès de quoi?
      Conscience de quoi?
      J’ai l’impression d’un caquetage au mieux inintelligible, au pire insignifiant.

    3. Peu de gens le savaient en votant OUI à Mastricht.

      Beaucoup de gens le subodoraient en votant « non », majoritairement même je dirai !

      1. De toutes les façons ça n’aurait rien changé puisque, si mes souvenirs sont bons, quand M.Sorkozy avait reçu un non, il avait aussitôt réorganisé un référendum.
        Dans certains pays, ils ont recommencé jusqu’à 3 fois pour avoir le « oui » tant attendu.

    4. Mme du Chatelet : ce que vous dites, c’est ré-écrire l’histoire, tout simplement, et ce n’est pas bien 😉
      La vision des choses par les électeurs en 1992 n’était à l’évidence pas celle de 2012 !
      En 1992, prévalaient deux choses :
      1/ une avancée dans la construction européenne post fin du communisme – Maastricht a été vu comme cela, à tort ou a raison;
      2/ la nécessité de mettre en place une politique économique européenne

      C’est sur ce dernier point qu’il faut attaquer car non réalisé par les politiques, pas sur Maastricht et la BCE.

      1. N’empêche que les politiques de premier plan, ceux pour qui monsieur et madame tout le monde ont l’habitude de voter, ont vendu aux peuples une certaine Europe, en leur cachant bien que ce ne serait pas exactement celle-là qu’ils auraient à l’arrivée, vu que l’Europe sociale n’a jamais vu le jour, seulement celle des banquiers (avec ce petit article 123).
        Certains on vu le problème arriver. D’autres, qui n’ont pas la même culture politique ou économique ont fait confiance à ceux qui les représentaient. Pourquoi s’étonner que le sentiment d’avoir été trahi s’amplifie, avec la colère qui l’accompagne ? Je trouve ça normal et plutôt sain. Cela s’appelle « être mis devant ses responsabilités »… même si c’est à retardement. On peut rêver, ça en fera peut-être réfléchir certains.

      2. Le fait d’ « être mis devant ses responsabilités » vaut pour tout le monde d’ailleurs. Pour les politiques, mais aussi pour les citoyens qui ne s’informent pas, ou pas assez… Si ça pouvait servir de leçon…

      3. à ALEXANDRE LETOURNEAU

        SARKOZY n’a pas organisé un nouveau référendum sur le traité de Lisbonne, il l’a fait passer en force au parlement.

  8. je ne comprends pas cette phrase :

    « Le ministre a ainsi entériné que les résultats des banques allaient être prioritairement consacrés au renforcement de leurs fonds propres et à ces achats – qui seront bradés – au détriment du soutien à une économie qui s’enfonce dans la récession. »

    Comment les banques peuvent-elles consacrer des résultats en « soutien à une économie », => suggérez-vous qu’elles distribuent ces résultats en bonus et salaires ? et quels résultats s’il y a des provisions pour perte (« La Banque d’Espagne estime pour sa part que 338 milliards d’euros d’actifs immobiliers sont détenus par les banques, dont 176 milliards de mauvaise qualité, un tiers seulement ayant déjà été déprécié. Ce qui est présenté comme étant la pire des estimations pourrait donc être plus tard reconsidéré… »).

    1. Si j’ai bien compris: au lieu d’accorder des crédits aux entreprises et aux particuliers (= soutien à une économie), les banques vont (avec leur argent disponible), augmenter leurs fonds propres et/ou acquérir leurs consoeurs les plus mal en point.

      Ce phénomène – moins de crédits, l’argent disponible étant consacré à autre chose -, aidera fortement à la récession.

      1. 1° Qui serait assez malade pour emprunter (investir) alors que l’activité économique se contracte ?
        2° Qui serait assez fou pour emprunter pour acheter des biens immobiliers surévalués encore d’au moins 30% ?

        3° Les bénéfices sont des résultats « bas de tableau »… Les bénéfices dépendent de l’activité (le résultat est une fonction de la qualité et du volume des prêts), et non pas l’inverse. (les prêts « seraient accordés sur » les bénéfices.).

      2. Je pense comprendre votre interrogation: moins d’activité = moins de bénéfices…

        D’ailleurs, pourquoi parler de bénéfices, alors qu’un certain nombre de ces banques ont même « bouffé » leurs fonds propres, et doivent être rachetées et recapitalisées?

        De plus, les créances inscrites au bilan de ces banques ne sont pas forcément à la valeur du marché…

  9. Hi,

    Là-bas si j’y suis du 5 janvier est consacré au film « Les Nouveaux chiens de garde ».

    Très instructif !

    1. Hatoup,
      Attention ne pas confondre whisky & canada dry, même si les 2 ont la couleur du thé!
      Paul & François, comme Denninger, soutiennent Occupy Wall Street; mais 1 seul fut à l’origine du Tea Party.
      Meilleurs vœux à toutes & à tous.

    2. Les déficits, les dettes, les crédits, les taux d’intérêts, les crises (de foie), et tutti quanti economic’s problems existeraient ils si nous remplaçons l’argent, les devises par du temps passé à faire des bonnes actions mesurées et validées sur une carte de paiement de produits et services dont les prix sont libellés en minutes de bonté ??
      Je m’adresse aux pilotes de leur corps de chair là !! 🙂

      1. On peut avoir du crédit (de bonnes actions futures) et donc des dettes avec ?
        Et pour les assurances contre le défaut de réalisation des bonnes actions promises, on pourra recycler les agences de notation.
        Zavez pas autre chose ?
        C’ est l’ utilisateur qui doit changer, la carte on s’ en fout , elle pourra toujours avoir un usage (faire des cure dents, caler une chaise…
        C’ est vachement plus dur à faire et cela tient du miracle, et pas d’ une mesurette de plus qui a toujours été là et à laquelle on aurait subitement pensé en se brossant les dents le matin.

  10. Basta!

    LOGEMENT
    En Espagne, les Indignés « libèrent » des immeubles pour les familles à la rue
    PAR EMMANUEL HADDAD (3 JANVIER 2012)

    Chaque jour, en Espagne, 300 familles sont expulsées de leur maison ou de leur appartement. Dans la lignée du mouvement des Indignés, des collectifs pour le droit au logement se multiplient. À Barcelone, des occupations d’immeubles vides viennent d’être reconnues « légitimes » par la justice. Le début d’un mouvement social massif face à la spéculation immobilière ?

  11. Jeudi 5 janvier 2012 :

    Italie : la Bourse de Milan lâche 3,65 %, la banque UniCredit dévisse encore de 17 %.

    La Bourse de Milan a terminé la séance jeudi sur une chute de 3,65 % à 14.767 points, plombée par les craintes des investisseurs au sujet des banques, et en particulier d’UniCredit qui a dévissé de 17,27 % à 4,48 euros, après s’être effondrée de plus de 14 % mercredi.

    UniCredit a entraîné dans sa chute les autres valeurs bancaires. Banca Popolare di Milano a ainsi abandonné 10,74 % à 0,2735 euro, UBI Banca a chuté de 8,90 % à 2,928 euros, et Intesa Sanpaolo 7,33 % à 1,189 euro.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___La_Bourse_de_Milan_lache_365_UniCredit_devisse_encore_de_17050120121701.asp

    1. Finalement Bret Easton Ellis, avec American Psycho, n’aurait donc pas écrit un roman mais une thèse de psychologie…

  12. Tout va bien !

    BOURSES/Marchés européens dévissent, les banques inquiètent
    BONDS EUROPE/Tensions sur les taux sur fond d’incertitudes sur les banques
    DEVISES/L’euro tombe sous 1,28 dollar, pour la 1ère fois depuis septembre 2010
    Les Bourses européennes finissent dans le rouge à cause du secteur bancaire
    ZOOM Petroplus s’effondre de plus de 20% en Bourse
    BCE/Les dépôts des banques de la zone euro à nouveau très élevés à 443 mrd EUR

    http://www.romandie.com/news/

  13. Jeudi 5 janvier 2012 :

    Espagne :

    La Bourse de Madrid chute de 2,94 %, emportée par les banques.

    La Bourse de Madrid a terminé jeudi sur une chute de 2,94 % à 8.329,6 points, emportée par la débâcle des valeurs bancaires, dans un climat d’inquiétudes des marchés envers le secteur en Europe et en Espagne.

    La banque Santander, numéro un dans la zone euro par la capitalisation, a cédé 4,51 % à 5,529 euros, tandis que BBVA, deuxième banque espagnole, a plongé de 5,03 % à 6,3 euros.

    Le numéro trois Caixabank a lui perdu 3,13 % à 3,749 euros, et la quatrième banque du pays Bankia a reculé de 1,98 % à 3,511 euros.

    Les marchés demeurent inquiets face à la santé du secteur bancaire européen, tandis qu’en Espagne, le ministre de l’Economie Luis de Guindos a chiffré à 50 milliards d’euros le besoin de provisions supplémentaires des banques.

  14. Dans « La raison et l’histoire », Hégel ne parle pas de dialectique au moins dans le passage décrivant la fin des civilisations, vers p 90. Les civilisations s’écroulent par exagération d’un principe et non par contradictions internes. Or chez Marx ce sont les contradictions internes du capitalisme qui sont le moteur du changement…

    Or nous avons poussé jusqu’à ses limites le principe du capitalisme, comme d’autres les pyramides…

  15. @ François Leclerc

    Il y a quelque chose que je ne comprends pas: depuis quelques semaines il a été question en Espagne de créer un « banco malo ». Les discussions ont été très dures, une partie du gouvernement (dont de Guindos) étant pour et une autre (dont Montoro, le ministre du Budget) contre. Les critiques contre le fait de faire payer le contribuable les conneries des banques, autant dans la presse de gauche que celle de droite, ont été féroces. Aujourd’hui on renonce à le faire et vous nous dites que ce n’est pas une bonne idée…

    1. Je me suis contenté de tirer les conséquences présumées de ce recul, à savoir qu’elles vont prioritairement consacrer leurs résultats à se refaire une santé et contribuer à accentuer la récession.

      Quand à la création alternative d’une bad bank, il y a bien des manières de l’envisager. Certaines peuvent aboutir à faire supporter la charge de l’opération par les banques et non par la puissance publique.

      1. Quel résultat ? Il s’agit de banques zombie…

        On est parti pour 20 ans au moins (au mieux) de japonisation (sinon pire) de notre économie.

        Les espagnols (Nunca baja el ladrillo) sont endettés sur 50 ans à taux variable pour des tas de cailloux…

        Ce n’est pas une bad bank qu’ils faut faire, c’est tout simplement un défaut général sur les dettes publiques et privés. Que chacun prenne ses pertes. le plus tôt sera le mieux.

      2. @ Hatoup

        Un défaut général sur 4 000 milliards d’euros (la dette totale de l’Espagne)? Et pourquoi seulement sur les dettes d’un seul pays et pas de tous?

  16. J’ai une question relative à l’équilibre budgétaire de la France avant 1973, c’est-à-dire avant que VGE décide de supprimer la compétence de battre monnaie de l’Etat. Je me demande si la France était à l’équilibre budgétaire avant 1973 sans avoir recours à l’émission de monnaie, ou bien si elle compensait son déficit par l’émission de monnaie ?
    Il y avait inflation, c’est sûr, donc probablement émission de monnaie importante ?
    Merci d’avance.

    1. Ne vouliez- vous pas dire dire « Il y avait émission de monnaie importante, c’est sûr, donc probablement inflation? » Si c’est le cas, la réponse est Oui . En 1971, j’ai construit une maison (une petite maison) avec des prêts aidés de l’époque autour de 4 à +6 % et un prêt complémentaire CE autour de 10% (?). Je me souviens très bien d’une inflation supérieure à 14%, dans les années qui suivirent, même 16 % en 1974.
      Une telle inflation n’avait aucune importance pour le travailleur que j’étais puisque les salaires étaient indexés; je crois que l’on appelait cela « l’échelle mobile des salaires ». Pas connu la guerre (sauf dans mon berceau), pas connu le chômage, des prêts immobiliers qui se remboursaient partiellement tous seuls, confiance en l’avenir, en le progrès, en la science: les 30 glorieuses en somme. Bien sûr c’était peut être l’euthanasie des rentiers; je ne sais: je n’étais pas concerné. Maintenant, c’est inversé: on assiste à l’euthanasie des travailleurs. Beaucoup de chance: je ne suis toujours p

      1. Suite (la fin m’a échappé)
        Beaucoup de chance: je ne suis toujours pas concerné; Mais mes enfants, mes petits-enfants?

      2. L’échelle mobile des salaires a été introduite en France en juillet 1952 sous la présidence de Vincent Auriol (SFIO) par le gouvernement Antoine Pinay (RI).
        Elle a été supprimée en 1982 quand Jacques Delors (PS) était ministre des Finances, dans le deuxième gouvernement de Pierre Mauroy (PS).

        C’est pour moi une des mesures les plus représentatives des années Mitterrand. Les politiques doivent être jugées en fonction des actes, pas des discours.

    2. Non avant 1973 l’inflation était très modéré
      mais comme le dit Grandgillou, après 1973 et le choc pétrolier, on a vu apparaitre une inflation à 2 chiffres, et pendant longtemps les médias nous ont rabacher que c’était une catastrophe.
      Pourtant ce qui avait des emprunts contractés avant 1973 (je connais un agriculteur qui en avait à 2%) se sont retrouvé après 1973 et les années suivantes avec des annuités ou mensualités de plus en plus dérisoire face à leurs revenus qui progressaient.

      1. merci pour vos réponses.
        CepedantJe me demande toujours si les budgets équilibrés de la France avant 73 sont expliqués en partie par l’émission de monnaie via l’entremise de la Banque de France, ou si les recettes étaient tout simplement plus imoprtantes que les dépenses.

  17. Quelques leçons bien utiles tirées des expériences de la campagne pour une Commission d’audit de la dette publique grecque, au premier anniversaire de sa constitution.

    Quelles priorités, tâches et ambitions pour l’audit citoyen de la dette publique en Europe aux temps de la Troïka ?
    par Yorgos Mitralias
    http://www.cadtm.org/Quelles-priorites-taches-et

  18. Un bon article de Joseph Sitglitz

    Le problème aujourd’hui, comme hier, est d’une autre nature. Le problème aujourd’hui, c’est l’économie dite réelle. Ce problème trouve sa source dans le type d’emplois que nous avons, le type d’emplois dont nous avons besoin, et le type d’emplois que nous perdons. Ainsi que dans le type de compétences que nous voulons et le type de compétences dont nous ne savons que faire. L’économie réelle est depuis des décennies dans un état de transition épuisant, et ses dislocations n’ont jamais été envisagées en face. Sous le Long Marasme, on trouve une crise de l’économie réelle, tout comme c’était le cas à l’époque de la Grande Dépression.

    1. Décidément voilà quelqu’un qui apprend en marchant…
      Stiglitz, analysant la Grande Dépression (années 30)
      a le mérite de mettre en pièce la théorie d’une crise financière
      provoquée par des erreurs de politique monétaire,
      thèse qui a fait la réputation mal acquise de Bernanke,
      et inspiré largement sa politique à la tête de la FED .

      Stiglitz défend au contraire la thèse d’une crise de surproduction.
      Dans la deuxième partie, il devrait livrer ses réflexion sur la crise en cours.
      Nous verrons.

      En attendant, excellente analyse récente de l’économiste François Chesnais:
      http://alencontre.org/laune/aux-racines-de-la-crise-economique-mondiale.html
      La conclusion, elle, est aussi d’une grande pertinence, mais politique:

      Cet article exige une conclusion plus large. Aucune «sortie de crise» ne se dessine pour le capital au plan mondial, dans un horizon de temps prévisible. Pour les grands centres singuliers de valorisation du capital que sont les groupes industriels européens, l’heure est à la migration vers des cieux plus cléments, vers les économies qui combinent un taux d’exploitation élevé et un marché domestique important. Les conditions de la reproduction sociale des classes populaires sont menacées. La montée de la pauvreté et la paupérisation rampante qui touche des couches toujours plus importantes des salarié·e·s en sont l’expression. Le Royaume-Uni en a été l’un des laboratoires avant même que la crise n’éclate [18]. Plus celle-ci dure, plus s’éloignera tout autre avenir pour les salarié·e·s que la précarité et la baisse du niveau de vie.

      Les maîtres mots qui sont martelés sont «adaptation», «sacrifice nécessaire». De temps en temps, des syndicats peuvent pour maintenir la plus petite légitimité appeler à des journées d’action. La grève d’un jour (30 novembre) des agents de l’Etat au Royaume-Uni en est l’exemple le plus récent. Mais comme je l’ai écrit plus haut, l’avenir des travailleurs et des jeunes dépend très largement, sinon entièrement, de leur capacité à s’ouvrir des espaces et des «temps de respiration» politiques propres, à partir de dynamiques dont désormais eux seuls peuvent être le moteur. Un autre monde est très certainement possible, mais il ne peut plus se dessiner que pour autant que l’action ouvre la voie à la pensée, laquelle, plus que jamais, ne peut être que collective. C’est un renversement complet avec les périodes où il existait, au moins en apparence, des plans préétablis de la société future, que ce soit ceux de certains socialistes utopiques ou du Komintern de Dimitrov [1882-1949, secrétaire général du Kommintern de 1934 à sa dissolution en 1943].

      Les navigateurs anglais ont forgé au XVIe siècle la belle expression «uncharted waters», des eaux où on n’a encore jamais navigué, pour lesquelles il n’y a aucune carte. C’est notre cas aujourd’hui.

  19. l’éternel blabla stérile!
    L’économie est monétaire avec une monnaie qui ne rend pas les services que l’on doit attendre d’elle: elle ne circule pas suffisamment bien.
    Si nous regardions en face ce problème, nous aurions un retour vers l’économie réelle tout à fait satisfaisant.

  20. Si l’euro explose, ce sera à la suite de défauts souverains tels qu’ils entraîneront immédiatement un effondrement bancaire – à moins que celui-ci ne se produise tout seul, par pure et simple anticipation des premiers. Dans tous les cas, le coeur de l’affaire sera une fois de plus le système bancaire et l’impossibilité de le laisser aller à la ruine sans autre forme de procès – proposition dont il faut sans cesse redire qu’elle n’est pas équivalente à « le remettre sur les rails et le faire repartir pour un tour » ; j’en profite donc pour ajouter qu’après m’avoir fait longtemps très peur, la perspective de cet effondrement m’est presque devenue agréable, car l’occasion serait enfin créée d’abord de nationaliser intégralement le secteur bancaire par saisie pure et simple, puis de le faire muter sous l’espèce d’un « système socialisé du crédit ». Si donc nous nous plaçons dans l’hypothèse de l’effondrement bancaire, la question est de savoir quelle est, en l’absence des États, eux-mêmes ruinés, l’institution capable d’organiser le redressement financier des banques pour leur faire reprendre leur activité de fourniture de crédit. Dans cette configuration, il n’en reste plus qu’une : la banque centrale européenne. Elle ne devrait pas seulement leur assurer un soutien de liquidité (ce qui est déjà le cas) mais les débarrasser de leurs actifs dévalorisés et les recapitaliser, et enfin garantir les dépôts et les épargnes. Inutile de dire qu’à l’échelle du secteur bancaire entier, c’est une opération de création monétaire massive à laquelle il faudra consentir. La BCE y est-elle prête ? Sous influence allemande, il est à craindre que non. Or l’urgence extrême de restaurer dans leur intégrité les encaisses monétaires du public et de rétablir le fonctionnement du système des paiements appellera une action dans la journée ! C’est dire que les longues tergiversations pour « parler à nos amis allemands » ou renégocier un traité auront depuis belle lurette disparu de la liste des solutions pertinentes. Face à ce qu’il faut bien identifier comme des enjeux vitaux pour le corps social, un État, confronté au non-vouloir de la BCE, prendrait immédiatement la décision de réarmer sa propre banque centrale nationale pour lui faire émettre de la monnaie en quantité suffisante et reconstituer au plus vite un bout de système bancaire en situation d’opérer. Observant alors au coeur de la zone une ou des source(s) de création monétaire hors de contrôle, c’est-à-dire une génération d’euros impurs, susceptible de corrompre les euros purs dont la BCE a seule le privilège d’émission, l’Allemagne, cour constitutionnelle de Karlsruhe en tête, décréterait immédiatement l’impossibilité de rester dans une telle « union » monétaire devenue anarchique et la quitterait sur le champ, probablement pour refaire un bloc avec quelques suiveurs triés sur le volet (Autriche, Pays-Bas, Finlande, Luxembourg). Quant aux autres nations, elles auront alors à choisir entre reconstituer un bloc alternatif ou bien retourner chacune à son propre destin monétaire, la France quant à elle tâchant de faire des pieds et des mains pour embarquer avec l’Allemagne, sans être le moins du monde assurée d’être acceptée à bord.

    Frédéric Lordon.

    http://www.revuedeslivres.fr/%C2%AB-nous-assistons-a-l%E2%80%99ecroulement-d%E2%80%99un-monde-des-forces-immenses-sont-sur-le-point-d%E2%80%99etre-dechainees-%C2%BB-entretien-avec-frederic-lordon/

    1. Je partage assez votre analyse!
      Et, croyez-moi, cela entraînera immédiatement un redressement spectaculaire pour les pays qui oseront ainsi franchir le rubicon.
      A moi aussi, cette prespective serait réjouissante!

  21. Pensez-vous que l’évolution autoritaire de la Hongrie est l’autre facette, avec les gouvernements d’union nationale, du monde merveilleux que nous prépare les sectateurs du néo-libéralisme ?
    Paul Jorion parle d’une situation mondiale similaire à celle de la France en 1788, mais je me demande parfois s’il ne faudrait pas plutôt parler de 1938…

  22. Mercredi 21 décembre, le matin : la BCE prête 489 milliards d’euros aux banques privées européennes.

    Est-ce que les banques privées européennes ont utilisé ces milliards d’euros pour racheter des obligations d’Etat ?

    Espagne : taux des obligations à 10 ans :
    Mardi 20 décembre : 5,069 %.
    Mercredi 21 décembre : 5,275 %.
    Jeudi 22 décembre : 5,363 %.
    Vendredi 23 décembre : 5,377 %.
    Vendredi 6 janvier : 5,708 %.
    Conclusion : avec ces milliards d’euros, les banques privées espagnoles n’ont pas racheté des obligations de l’Etat espagnol.

    Italie : taux des obligations à 10 ans :
    Mardi 20 décembre : 6,613 %.
    Mercredi 21 décembre : 6,788 %.
    Jeudi 22 décembre : 6,917 %.
    Vendredi 23 décembre : 6,981 %.
    Vendredi 6 janvier : 7,129 %.
    Conclusion : avec ces milliards d’euros, les banques privées italiennes n’ont pas racheté des obligations de l’Etat italien.

    1. Et puis, sur ce sujet précis, va plutôt voir sur le 2 ans pour comprendre ce qui se passe, ce sera plus cohérent.

  23. Vendredi 6 janvier 2012 :

    Espagne : la Bourse de Madrid baisse de 0,49 %.

    Madrid a clôturé en recul de 0,49 % au terme d’une séance calme pour ce jour férié en Espagne. La première banque en zone euro par capitalisation, Santander, a perdu 1,43 % à 5,45 euros et le numéro deux espagnol BBVA a cédé 1,13 % à 6,229 euros.

    Italie : la Bourse de Milan chute de 0,82 %.

    A Milan, le FTSE Mib a perdu 0,82 %, le marché craignant que Rome ne doive faire appel aux fonds de l’Union Européenne et du FMI comme la Grèce, l’Irlande et le Portugal.

    Le secteur bancaire a particulièrement souffert, avec UniCredit en tête des baisses pour le troisième jour consécutif (- 11,12 %). Banco Popolare Milano a perdu 4,39 %, et Intesa Sanpaolo a baissé de 4,37 %.

  24. Le secteur bancaire a particulièrement souffert, avec UniCredit en tête des baisses pour le troisième jour consécutif (- 11,12 %).

    C’est encore bien pire pour Unicredit puisque la valeur de chaque action a été divisée par 10 le mois dernier, chaque paquet de dix actions anciennes remplacé par une seule action nouvelle dont la valeur continue de chuter de plus de 10% par jour !

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