L'actualité de la crise : DERNIÈRE STATION…, par François Leclerc

Billet invité

Une fois de plus réunis hier soir, les ministres des finances de la zone euro ont fait leurs petits comptes et ne sont pas parvenus à les boucler.

Les conditions de marché faisant la pluie et le beau temps, ils ont été incapables d’estimer les fonds que le FESF (fonds européen de stabilité financière) pourrait lever, une fois enfin adopté un mécanisme permettant de multiplier les 250 milliards d’euros restant garantis et de lever de nouveaux capitaux. Non seulement parce qu’ils ignorent – mais pressentent – la réponse des investisseurs à une proposition de garantie de leurs pertes à hauteur de 20 à 30 % de leur investissement, mais parce que le FESF ne peut lui-même offrir que la garantie des États – dont la France – dont la note est de plus en plus sujette à caution, laissant présager une hausse du taux qu’il devrait consentir et à son tour répercuter.

Un tel empilement de garanties n’est pas un montage financier des plus crédibles, et il se confirme que le FESF ne sera en tout état de cause pas en mesure de faire face aux exigences du renflouement conjoint de l’Espagne et de l’Italie, puisque c’est de cela qu’il s’agit. Il était question de réunir 1.000 milliards d’euros, la moitié au mieux pourrait être réunie, a-t-il été reconnu.

À la foire aux idées, une nouvelle proposition encore très floue a été ficelée. Elle implique le FMI, dont les ressources sont insuffisantes et devraient être dopées. Mais ce nouveau montage financier est loin d’être bouclé, reposant sur les apports au FMI d’États européens de la zone euro non identifiés, ainsi que sur ceux de banques centrales nationales, agissant sous l’autorité de la BCE, qui ne sont pas davantage acquis mais seraient déterminants pour le succès de l’opération. Les grands contributeurs sont également implicitement appelés à contribution, au premier rang desquels figurent les États-Unis, dont le président vient de déclarer qu’il voulait aider l’Europe sans dire comment, n’en ayant pas les moyens.

Tout cela repose sur des pointes d’épingle.

On retombe toujours sur la même incertitude, en ayant seulement formellement contourné l’interdiction de faire financer la dette d’un État par la BCE. Hypocritement, les participants à la réunion s’en sont bien évidement remis à la décision de la banque centrale, dans le strict respect de son indépendance, après que les Allemands et les Français se soient opposés entre eux à propos de la nomination de leurs poulains respectifs au poste de chef économiste de celle-ci. Une décision qui relève pourtant des prérogatives de son président et de son conseil des gouverneurs, tous deux indépendants !

L’Italie a du hier lundi concéder un taux de près de 8 % pour des obligations à trois ans, et de 7,5 % à 10 ans. À noter que c’est toujours très mauvais signe quand les taux les plus courts sont les plus élevés. Cette situation est intenable et va réclamer un sauvetage financier que les Européens ne sont pas en mesure d’opérer dans les circonstances présentes. 150 milliards d’euros devront être refinancés par l’Italie uniquement de février à avril prochains, sans tenir compte des besoins de la Grèce et de l’Espagne, la première ayant déjà frappé à nouveau à la porte.

La liste des montages financiers destinés au sauvetage de l’Europe qui n’ont pas vu le jour est déjà longue pour que de sérieux doutes planent sur le petit dernier. À son seul crédit, c’est la solution de la dernière chance !

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115 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : DERNIÈRE STATION…, par François Leclerc »

  1. l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix impliquerait elle logiquement la fermeture des marches boursiers secondaires ou pas necessairement ?

    1. Pas nécessairement au sens ou le marché secondaire permet de vendre « au détail » les blocs des investisseur de premier niveau (les OAT par exemple se vendent par bloc mini de 1 000 000 € sur le marché primaire). En plus c’est une grasse source de revenus pour les opérateurs financiers qui ne se privent pas de prélever des frais au passage. Cela permet aussi d’investir dans l’économie de manière temporaire selon les moyens de chacun. Par contre cette facette de la bourse est devenue très secondaire par rapport à l’aspect spéculatif…

      1. Ce n’est « que » 90% de spéculation, et tant qu’il n’y a pas de système socialisé de crédit c’est difficilement remplaçable. Par contre ça pourrait être bridé, par exemple, en interdisant la revente d’un titre avant un certain délai après son achat (1 jour, ou une semaine ou un an….).

  2. Extraordinaire ! Voilà un système si tellement dingue qu’il ne sait même plus comment se sortir de ses impasses à mille milliards le sauvetage d’urgence ! Alors qu’il refuse ou râle pour refiler quelques centaines d’euros à une mémé, à une mère seule avec trois gosses ou à un garçon qui ne demanderait qu’à travailler tranquillement.

    http://partageux.blogspot.com

  3. Voici ce que disais Cicéron en l`an 55 AV J-C.

    “Les finances publiques doivent être saine. Le budget doit être équilibré. La dette publique doit être réduite. L`arrogance de l`administration doit être combattu et contrôlé. L`aide aux pays étrangers doit être diminué de peur que Rome ne tombe en faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l`aide publique.”

      1. Il y a les fautes d’orthographe et les fautes de goût.
        Les premières sont beaucoup plus sympathiques que les secondes, ou l’arrogance de celui qui possède.

    1. Dans un contexte de soutien à Jules César, qui fera peu après la carrière que l’on sait, notamment à coups de campagnes militaires…

    2. Il a fallu attendre deux bons siècles après Cicéron pour que les problèmes économiques commencent à se faire sentir à Rome (après l’apogée des Antonins). L’Europe est plutôt comparable à la Rome d’après Constantin : une économie qui stagne (au mieux), sans chef charismatique, avec une administration non crédible et en lente déliquescence, des particularismes régionaux qui s’affirment là où une seule identité devait prévaloir,… Notre antiquité tardive (le crépuscule de Rome) arrive à grands pas. Mais comme l’Histoire nous l’a appris, la fin de Rome n’a pas été suivie de la nuit. Les hommes créeront une autre société.

      1. Mais comme l’Histoire nous l’a appris, la fin de Rome n’a pas été suivie de la nuit. Les hommes créeront une autre société.

        Il a quand même fallu attendre presque 1000 ans après la chute de Rome pour que des sociétés organisées émergent à nouveau en occident…

      2. « Il a quand même fallu attendre presque 1000 ans après la chute de Rome pour que des sociétés organisées émergent à nouveau en occident… »

        J’en connais quelque uns qui doivent se retourner dans leurs tombes. Alain, d’après vous, entre l’an 500 et l’an 1500 l’Europe c’est quoi? Clovis, Charlemagne, les capétiens, les templiers… tout cela ne vous dit rien? Pas même un vague souvenir?

      3. @ baric Ces royaumes vous appelez ça des sociétés organisées ? Pour moi c’est des royaumes morcelés en différentes seigneuries qui se font la guerre alors que l’Empire Romain était lui organiser en différentes provinces qui étaient organisées ensemble comme les pays de nos jours autour d’un pouvoir central.

      4. des particularismes régionaux qui s’affirment là où une seule identité devait prévaloir,

        « devait ». Selon Hannah Arendt, l’Empire se serait effondré pour avoir justement concentré tout le pouvoir à Rome (« Qu’est-ce que la politique? ». Seuil. 1995)

      5. Exact. L’ordre féodal qui a suivi la chute de l’Empire Romain est néanmoins la suite de celui-ci ou plutôt sa conséquence. Sans même prendre en compte l’Empire romain d’Orient, certains historiens comme Gibbon, affirment que l’Empire n’a jamais vraiment disparu (!)….
        Mais sa décadence, c’est vrai, n’est pas sans rappeler certaines similitudes avec la société finissante actuelle. Cela veut dire que la vie continue, même sous la forme d’une nouvelle barbarie.

      6. Oui, enfin… deux choses. La première c’est que le Moyen-Age n’a pas été la période que l’on décrit souvent. La barbarie de l’Inquisition reste complexe – certains parlent de réchauffement climatique – donc on a pas encore tout compris, ni tout étudié de l’avènement de cette rigidité de l’Eglise catholique. J’ai mon point de vue, mais aussi des universitaires n’ont pas pu être édités en France, ou avec beaucoup de difficultés. Deuxièmement, l’histoire ressert parait-il les plats de façon grotesque; d’ailleurs notre génération qui a été écartée du pouvoir s’en est passé et a créé l’espace politique que vous utilisez aujourd’hui. C’est déjà bien pour commencer à créer « l’autre société » je trouve. Mais bon… le jour où les soixante-huitards comprendront qu’ils ont fait des enfants!

      1. certes. mais je m’interrogeais sur l’intention de l’auteur du post. Une lecture au premier degré (trop simple mais sait-on jamais), ou une lecture historique en sous-entendant implicitement les conséquences qui adviendront effectivement.

    3. Je déteste toujours autant lire la population doit apprendre à travailler au lieu de vivre de l’aide publique. je le répète ça me rappellera toujours Arbeit macht frei

      Vous citez des auteurs qui sont notre culture et la culture n’a pas de budget, on laisse des palais des oeuvres d’art à l’abandon parce que ce n’est pas rentable, alors que jamais cela ne devrait être du commerce quand cela relève de la mémoire collective.

      Il est anormal de ne pas créer à partir des banques centrales des lignes de crédit illimités et sans remboursement quelconque pour tous ces biens communs issus de notre passé collectif et de voir disparaître des merveilles comme des connaissances parce que ce n’est pas
      lucratif
      L’argent n’est pas une denrée rare, il suffit s’accorder seulement sur le comment en mettre en circulation, c’est tout.
      Vous vous raisonnez comme si c’était quelque chose qui pousse dans un champs alors que c’est virtuel et infini tant qu’il y a confiance en la monnaie.
      C’est pour cela que beaucoup d’économiste furent aussi des philosophes, car la monnaie ne peut pas n’être liée seulement qu’au commerce.
      Comprendre cela c’est comprendre à quel point l’école de Chicago a fait fausse route en ne regardant que le commerce et rien d’autre.

      Apprenez donc à penser autrement qu’à partir de cette bonne vieille morale judéo chrétienne éculée mais toujours aussi puissante en symboles.
      Sortez les marchands du temple…

      1. Ca fait du bien de lire ce genre de commentaire, car je ne sais pas pour vous mais depuis que je lis très régulierement ce blog il m’arrive parfois de me choper de sacrées crises de blues et tant qu’on aura pas sorti les marchands….

    4. A la même époque , des fortunes privées colossales se constituaient ( ex Crassus ) .
      Si les citoyens ne travaillaient plus ( 50% à peu près de la population de Rome ) , c’est parce que des millions d’esclaves faisaient le travail pour rien .
      Rome a assuré sa prospérité par la conquête jusque vers Trajan , elle a eu une période d’apogée jusqu’à Marc Aurèle , et ensuite un lent déclin suivi d’une agonie d’un siècle .

  4. Jusqu’à maintenant, leurs (mauvaises) mesures ont été dictées par l’urgence du moment et de la situation. Effectivement, on commence à en voir le bout.

    Mais quoi après le dilatoire ?

  5. « Milite uniquement pour lui que c’est celui de la dernière chance… »

    C’est le unième montage de « la dernière chance » ! Alors un de plus ou de moins, la mascarade va continuer.

    1. Sinon HuguesL, mis à part les arthropodes et les odonates, un commentaire ou une question à propos des désastres ambiants ?

    1. Peut-être qu’on pourra payer en musée du Louvre ou en châteaux de la Loire.

      A moins que les forêts domaniales soient valorisables ou même le boulot des abeilles,
      voir  » Rapport final de l’étude TEEB (Economics of Ecosystems and Biodiversity)
      présenté à la COP10 à Nagoya, Japon »

      deuxième point:
      « améliorer les comptes nationaux de manière à inclure la valeur des évolutions des richesses naturelles et des flux des services écosystémiques »

      Du joli en perspective…dites moi que je psychote…quelqu’un avait soutenu cette thèse à l’époque sur Terre à Terre (France Q)

  6. Actualité de la crise, dernière station, François?
    J’espère vous retrouver dans une chronique de la reconstruction plutôt que dans celle d’une chronique de guerre, ce sera mon vœu pour l’année prochaine.

    1. Forrest Gump…
      Moi cela me fait penser à une force irrésistible qui nous oblige à trouver un nouvel outil dont l’ homme pourra faire usage pour le meilleur ou pour le pire : un nouveau système monétaire ?

      Comme autre outil, il y avait l’ os, puis le vaisseau spatial : voir dans la vidéo le fondu entre l’ os-outil
      et le vaisseau-outil à environ 15 secondes de la fin: http://www.youtube.com/watch?v=ML1OZCHixR0&feature=youtube_gdata_player

      Des outils, des usages inventés par l’ homme, dont la nécessité est créé par une force irrésistible, une cause extérieure à lui: le monolithe qui change son environnement.
      Si la nécessité d’ inventer est extérieure à lui, l’ homme peut décider de ce qu’ il va faire avec ses inventions : des outils pour quoi faire ? (cause interieure à lui ? Dépend de lui ? De son libre arbitre ?)
      Si la réponse à que faire ? est : « faire donc des économies d’ énergie  » , le film est un gros navet, on dort direct, les extra terrestres remballent leurs monolithes et se cassent à donf…

  7. Pendant ce temps, le commerce va bon train du côté de ce qu’il y a de plus en plus à vendre sous couvert de la nécessité, on aurait voulu vendre l’Europe à une toute puissante minorité on ne s’y serait pas pris autrement.
    Il faut croire que le fruit était mûr pour le ramasser…

    1. Il faudra quand même passer sur le corps de pas mal de monde avant de pouvoir aller le chercher.. Pas sûr que ça se passe aussi bien.

  8. Les conservateurs disent :
    Il faut arrêter l’ »état-providence », faire moins de social, travailler plus, privatiser à fond etc.
    Pour eux, la crise est liée à la production : chacun doit s’y mettre, pas de pitié pour les canards boiteux (dixit Raymond Barre en son temps).

    Les Socialistes pensent que le crise est essentiellement financière.
    Pour eux, il n’y a pas de vrai problème de l’outil de production, il faut seulement contrôler le privé, sans quoi c’est l’anarchie et la misère pour les plus démunis.
    Bref, personne ne dit que le système productif et le système financier ne marchent plus, qu’il faut trouver autre chose…

    Les conservateurs et les socialistes n’ont pas la moindre envie de changer le système : ils risqueraient d’y perdre leurs privilèges. Et la fracture sociale de s’amplifier régulièrement, preuve absolue de l’échec du système économique.
    Quant aux progressistes aventureux, ils risquent de faire payer aux plus faibles leur révolution.

    Laurence Parisot disait  » Les pires catastrophes économiques, ont été les 35 heures et la retraite à 60 ans ». Mais il y a eu pire : les congés payés et l’abolition de l’esclavage. L’esclavage ! Rendez-vous compte : des ouvriers non payés, taillables et corvéables à merci, dont on se débarrasse physiquement lorsqu’ils ne sont plus rentables. Le rêve ! Et alors là, tout se met à marcher mieux. L’économie est forcément saine, l’outil de production gratuit, les plaignants éliminés. Ce n’est même plus le triple A : c’est l’alpha et l’oméga. Tout pour rien ! On a enfin la solution ! Il n’y a plus qu’à s’y mettre ! C’est simple comme bonjour !

      1. C’est d’ailleurs en prévision de cela qu’on a aboli le servage en Russie de manière à ce que le communisme fasse regretter le servage et qu’ensuite le capitalisme comme un seul soleil se lève sur des millions de demandeurs de la consommation, de l’american way of life !!!!

  9. La politique de « rigueur » se poursuit en Grèce .On apprend aujourd’hui que « 19.000 fonctionnaires grecs ont reçus depuis le début de la semaine un avis signifiant leur mise en « réserve de travail », préalable leur licenciement » (http://fr.rian.ru/world/20111130/192192934.html)

    Et en France tout est prêt pour en faire de même. En 2010 était publié un décret permettant in fine de licencier les fonctionnaires.

    Le texte prévoit qu’un fonctionnaire dont l’emploi est susceptible d’être supprimé, en cas de restructuration d’une administration de l’Etat ou de l’un de ses établissements publics administratifs (…) peut être placé en situation de réorientation professionnelle, en l’absence de possibilité de réaffectation sur un emploi correspondant à son grade ».

    Période de réorientation pendant laquelle l’administration établit « le projet personnalisé d’évolution professionnelle du fonctionnaire » avec, entre autres, ses « perspectives d’évolution professionnelle », le type d’emploi, d’activités ou de responsabilités qui lui correspondent.

    Ce projet doit également déterminer « les types de missions temporaires qu’il peuvent lui être confiées », et qui « ne peuvent excéder trois mois ». Si le fonctionnaire « a refusé successivement trois offres d’emplois » en remplacement de son poste perdu, il s’expose à être « mis en disponibilité » (donc sans rémunération, ni affectation ni indemnité chômage) pour une durée indéterminée. Mais le fonctionnaire peut demander à tout moment sa réintégration « sur l’une des trois premières vacances » de postes dans son corps d’origine.

    S’il refuse trois nouvelles offres de poste en vue de sa réintégration, il « peut être licencié » ou admis à la retraite d’office.

    (http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20101116trib000573170/le-licenciement-des-fonctionnaires-desormais-possible.html)

    1. J’ai peut-être trouvé l’expression correcte pour remplacer le terme de la novlangue « politique de rigueur ». Je propose, mais peût être d’autres l’on fait avant moi : POLITIQUE DE PAUPERISATION

      1. moi j’appelle ça « L’Ankulisme »
        l’avantage de ce modèle est qu’il se passe de toute explication ou interprétation douteuse.
        on pourrai emballer la PAUPERISATION dans un concept du genre « décroissance positive renouvelable » ou je ne sait quoi d’autre histoire de tordre le bras à la réalité, avec ma définition c’est pas possible
        mais je Komprendrai que ça ne passe pas

      2. A l’attention de Tchigo

        Je trouve particulièrement triste l’utilisation de termes sexistes, malheureusement courante dans une société machiste.

        Politique de rigueur ou politique de paupérisation, peu importe. Le but est le même : nous (le prolétariat) appauvrir et nous asservir encore plus pour tenter de préserver la domination d’une minorité (la bourgeoisie)

      3. Dans le même genre on a eu la fracture sociale utilisée par Jacques Chirac …qui la dénonçait et prétendait y remédier.

        En fait le singulier est abusif : depuis quelques dizaines d’années a été instaurée une grande multiplicité de statuts qui vont des jeunes qui n’ont jamais travaillé au pré-retraités en passant par les vacataires, les intérimaires, les temps-partiels et pas mal d’autres. Parce que ça été fait par petites touches successives et qu’une même personne occupe souvent plusieurs statuts au cour du temps, on a jamais eu une idée claire de ces changements. En plus le rapport de force fait que la réalité est toujours en avance sur la loi.

        Jusqu’ici la méthode « diviser pour régner » a extrêmement bien fonctionné. Opposer les 99% au 1% a au peut-être l’avantage de donner une idée plus juste de la paupérisation en cours dans les « pays riches ».

  10. Dans cette guerre des nerfs au finish, on peut s’étonner que Nicolas Sarkozy n’ait encore étranglé personne. S’il y en a un qui doit bientôt claquer la porte, et précipiter la crise européenne dans une nouvelle phase, nul doute que le Petit Maréchal parte largement favori.

    1. En tout cas, la Belgique se dédouane de toute responsabilité (à venir). Le royaume a enfin un gouvernement !

      Après un congé d’une année et 1/2, les choses sérieuses vont pouvoir reprendre ! Bon courage à vous ! 🙂

  11. Et à l’approche de cette dernière station, les Belges, sans gouvernement fédéral depuis plus de 500 jours souscrivent pour plus de 2 milliards d’euros à des bons d’Etat, fascinés par un taux d’intérêt annoncé de 4%. Est-ce de la bêtise, de l’insouciance, de l’optimisme forcené ou simplement la réaction égoïste de petits rentiers en état de manque ?

    1. Il se disait, dans ma famille, que ma grand-mère, mère de 12 enfants, mari à la guerre, apporta, comme contribution à l’effort de guerre, lors de la première guerre mondiale, une marmite remplie de pièces d’or. Pour moi, ce fut une bêtise: j’eusse préféré qu’elle l’eût enterrée. Pour elle, ce fut du patriotisme.

      1. En ce qui concerne les Belges, je doute beaucoup que ce soit du patriotisme.
        Les Belges aiment épargner et percevoir de bons petits intérêts. Nombreux sont les Belges qui ont eu dans l’enfance un livret d’épargne auprès de la Caisse d’Epargne de l’Etat, véritable institution il y a plus de 50 ans. Les intérêts en fin d’année, c’est leurs étrennes, leur cadeau de Noël , un peu de l’enfance..

    2. 1) Avidité (mal avisée, mais c’est un autre problème).

      2) Repli sur soi (Protectionnisme)

      3) Nostalgie (d’une époque où l’Etat signifiait encore quelque chose).

      4) Avec en bonus l’alibi de l’acte patriotique et citoyen.

      L’Emprunt d’Etat… What else ?

    3. Bonsoir Chantal.

      Se sont 2 milliards d’euros qui serviront à payer de la dette, les prêteurs rêvent que ce soit idem pour tous les états européens, c’est une pratique qui va faire son chemin au prétexte de patriotisme. Vous commencez à donner votre argent et ensuite on vous demandera de verser votre sang.
      Cet argent aurait été mieux employé à faire tourner l’économie du pays, il y a beaucoup de petites PME locales en manque de trésorerie qui auraient été heureuse de pouvoir se financer à seulement 4%.
      Il y a deux imbéciles dans cette affaire: l’état belge et le rentier.

  12. Face aux exigences d’Angela Merkel pour répondre à la crise de la zone euro, Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire et ancien candidat à la primaire socialiste, a dénoncé, mercredi 30 novembre, la « politique à la Bismarck » de la chancelière allemande, qui est selon lui en train de « tuer elle-même la zone euro ».

    http://www.lemonde.fr/election-presidentielle-2012/article/2011/11/30/m-montebourg-denonce-la-politique-a-la-bismarck-de-mme-merkel_1611204_1471069.html

  13. Que penser d’un système qui pour survivre doit trahir, à tous les niveaux ses propres réglementations ?
    Boursorama aujourd’hui.
    Le FMI a démenti officiellement, mardi, pour la troisième fois en trois jours avoir entamé des discussions avec l’Italie et l’Espagne sur un éventuel prêt.
    Toutefois, il faudrait d’abord que le gouvernement italien de Mario Monti présente ses mesures pour parvenir à l’équilibre budgétaire en 2013, a-t-elle souligné.
    Surtout, le FMI n’a pas assez de ressources pour un programme d’envergure. « Un programme pour l’Italie n’aurait d’utilité que si la BCE entre dans le jeu », affirme-t-on de même source.
    Cela pourrait prendre par exemple la forme de prêts de l’institut monétaire de Francfort à l’institution financière de Washington.
    Selon cette source, il n’y a pas encore eu de discussion formelle avec la BCE sur ce point. « Il faut lui donner un maximum de confort pour qu’elle soit sûre de ne pas prêter à fonds perdus, elle doit avoir la certitude que Mario Monti peut faire adopter ses mesures, et il ne faut pas qu’il y ait trop d’interférences politiques », a-t-elle détaillé.
    La BCE, fermement soutenue par l’Allemagne, rechigne à intervenir davantage pour contrer la propagation de la crise de la dette dans la zone euro, pour ne pas dévier de sa mission officielle qui consiste à juguler l’inflation, et par crainte de voir les gouvernements relâcher leurs efforts budgétaires s’ils ont la certitude qu’elle les aidera quoi qu’il en soit.
    En outre, le statut de la banque centrale lui interdit de prêter aux Etats. Ce noeud juridique pourrait être contourné si elle prêtait au FMI qui ensuite répercuterait ces fonds vers les Etats européens en difficulté, selon plusieurs sources. « Juridiquement, c’est faisable », assure un diplomate européen.
    Mais cette voie se heurte à un autre écueil juridique, selon une autre source proche du dossier, car la BCE n’est pas membre du FMI.
    « La BCE n’est pas membre du FMI. C’est une organisation des Etats donc il est difficile de voir comment la BCE entrerait dans ce cadre », a expliqué cette source à l’AFP.
    Interrogé sur cette question mardi à Dallas, aux Etats-Unis, le chef économiste de la BCE, Jürgen Stark, a doné la même réponse, selon l’agence Bloomberg. « Nous ne sommes pas membre du FMI », a-t-il déclaré.
    La presse italienne a évoqué ces derniers jours un éventuel plan d’aide de 400 milliards d’euros du FMI en faveur de Rome, qui permettrait à l’Italie de mettre en oeuvre ses réformes sans subir la pression des marchés pendant au moins un an.
    « Mais le FMI ne dispose plus que de moins de 300 milliards d’euros, et ne peut pas tout consacrer à un seul pays », rappelle-t-on de source proche du dossier.
    Les ministres des Finances de la zone euro ont d’ailleurs décidé mardi soir à Bruxelles d’accélérer une éventuelle augmentation des ressources du FMI via des prêts bilatéraux des pays de l’Union monétaire. Leur idée est aussi d’encourager la BCE, indépendante, à prêter de l’argent au FMI.

    1. A propos du sort de l’Italie et de la France,dans le FT ce jour

      Martin Feldstein: Only Italy can save the euro

      The euro currency may soon collapse even though there is no fundamental reason for it to fail. Everything depends on Italy, because financial markets now fear that it may be insolvent.

      If the Italian government has to continue paying a seven or even eight per cent interest rate to finance its debt, the country’s total debt will grow faster than its annual output and therefore faster than its ability to service that debt.

      If investors expect that to persist, they will stop lending to Italy. At that point, it will be forced to leave the euro. And if it does, the value of the “new lira” will reduce the price of Italian goods in general and Italian exports in particular. The resulting competitive pressure could then force France to leave the euro as well, bringing the monetary union to an end.
      http://link.ft.com/r/TWK799/4CX7FW/UU62GJ/ZGOAD6/SP66K4/4O/h?a1=2011&a2=11&a3=30

      1. Ah le FT …il a encore perdu une occasion de se taire !
        L’austérité ne marche pas comme viennent de le découvrir les britanniques..il ne suffit pas de laisser crever les indigents, étrangler les fonctionnaires, et preserver les riches pour la relance..ça ne marche pas. Ils prevoient une ..augmentation de leur dette l’année prochaine, contrairement aux prévisions de budget.
        Alors bien sur, si ça ne marche pas, c’est la faute à l’euro, à la crise sur le continent, aux autres les ‘non-english people’.
        Cette explication ne fonctionne plus : des dizaines de milliers de grevistes contre le plan d’austérité. Une première en Grande Bretagne !
        Par contre ils empruntent pour leur dette à moins de 2%.
        C’est la prime des ‘marchés’ pour celui qui assomme le plus son peuple ?

      2. Les anglais sont inquiet…. Ils envisagent d’évacuer leurs ressortissants de la zone euro.

        C’est vrai chez eux c’est tellement mieux…..
        Peut-être sont-ils au courant de préparatifs US contre la France, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne. Il semble qu’ils n’y ait plus une seule goutte …d’or…chez l’oncle Sam. A moins qu’ils ne jugent les émeutes londoniennes plus civilisées que les nôtres. Peut-être qu’ils mijotent un nouveau coup financier foireux. Peut-être les trois en même temps.

  14. En lisant l’interview de Baudoin Prot , le nouveau pdg de Bnp Paribas, au journal Le Monde (http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/11/30/baudoin-prot-nous-ne-reviendrons-jamais-a-la-situation-d-avant-crise_1611082_3234.html#ens_id=1268560), il m’est venu une question :

    Quel est intéret de nous faire croire que l’on est face à une crise de liquidité alors que l’on subit, me semble-t-il, une crise de solvabilité?

    Mais peut-être n’essaye-t-on pas de nous tromper? Pourrait-il s’agir seulement d’une erreur de diagnostic?

    Merci pour vos éventuels éclaircissements .

    1. @ra

      Cette distinction n’a rien de technique, malgré ses atours.

      L’expression « crise de liquidité » laisse supposer que les agents économiques ont des choses à échanger, mais qu’ils ne se font pas confiance, pour un temps, parce que chacun pense ne pas y gagner assez à terme, dans l’attente eschatologique d’une relance espérée.

      Une « crise de solvabilité » signifie que les choses à échanger ne valent pas grand’chose, et certaines moins que rien, et que des ruines se profilent à l’horizon.

      Un directeur de banque, surtout réputée très exposée à des dettes publiquement connues, ne peut pas diagnostiquer une crise de solvabilité publiquement, ce serait effrayer ses titulaires de comptes.

      On a déjà vu des banquiers de pauvres, avec le microcrédit pour initier la dépendance, mais des banquiers déguisés en pauvres, jamais (sauf lorsqu’ils vont s’encanailler, mais alors c’est d’ordre privé). Quand les banques exigent des Etats qu’ils les sauvent, elles montrent le nombre de ruines qu’amènerait les leurs et elles le font ensemble, là elles parlent de « crise de solvabilité ».

  15. concernant les banques, excusez moi si ça deja été commenté. Mais pourriez vous me confirmer le montant annoncé dans rue 89 du 16 novembre

    http://www.bilan.ch/editoriaux/mz/il-y-une-bombe-sous-le-tapis

    Ces dernières semaines, on a donc assisté au transfert discret du gigantesque portefeuille de dérivés de BofAML, estimé à 75 000 milliards de dollars, du bilan de la banque d’affaires vers le bilan de la banque de détail du groupe.

    Je me demandais s’il n’y avait pas une erreur de chiffre…!

  16. Action coordonnée de toutes les banques centrales ce mercredi.
    http://www.boursorama.com/actualites/action-coordonnee-des-banques-centrales-pour-soulager-les-banques-c2c449b909791cc24199e9e60ef976d6

    Les bourses mondiales flambent. Les liquidités affluent. (Le liquide flambe ! et oui !)

    Plus sérieusement, si une telle opération a été montée c’est que le risque est considérable. Ok.
    Mais quels effets non désirés sont ils susceptibles d’apparaître ?
    Inflation ? Secousse sur les marchés des changes ?

    Ou bien « seulement » troubles sociaux accentués : Fric à gogo en haut, rigueur plus forte en bas.

    Merci pour vos lumières.

    1. la bce n’ayant plus de liquidités en $ , les autres s’entendent pour lui en prêter , ce qui signifie que rien ne va plus , que le commerce extérieur est déficitaire dans toute l’europe malgré les excedents de la buba qui ont été consommés par les autres.
      C’est très grave l’europe est submergée par sa dette et son manque de compétitivité.
      Pour ces 2 choses il faudra des dizaines d’années de redressement.
      Le mieux serait que l’allemagne laisse tomber les autres afin de faire des dévaluations par pays.
      Les pays d’europe devront vendre des actifs pour obtenir de la monnaie étrangère , soit des entreprises , des terrains , des hommes.
      Après la guerre l’Italie à vendu ses hommes pour aller dans les mines contre une tonne de charbon.
      Les français pourraient être vendu aux chinois ou aux japonais pour aller éteindre le feu nucléaire contre des dollars.
      Salut la compagnie.

    2. C’est reparti pour un nième tour. C’est pénible, c’est vrai, car çà ne vise qu’à alimenter les banques pour qu’elles produisent encore et toujours plus de crédits… Et ça durera ce que ça doit durer. En sachant qu’un autre lapin attend fatalement au fond du même chapeau des mêmes magiciens aux costumes élimés. Que voulez-vous, le public aime revoir le même spectacle, encore et encore ! Il n’empêche que la corde tarde à casser… Cette corde, çà s’rait pas un élastique, des fois ?

  17. Ils sembleraient que les banques sortent le champagne.
    C’est bizarre ce sentiment d’injustice que je sent monté en moi.
    Je l’impression que je vais devoir payer cela quelque part.

  18. A l’image de ce que propose Lordon lors de la crise des subprimes, une idée ne serait pas de donner l’argent à d’autres acteurs que les banques pour les renflouer au final ? Je sais pas dans quelle mesure c’est transposable avec la crise d’aujourd’hui, qui n’est plus seulement privée mais concerne aussi la dette publique, mais que pensez vous du mécanisme proposé à l’époque et que je résume ci-dessous ?

    La réponse à la crise des subprimes des pouvoirs publics a été de créer ce TARP (Trouble Asst relieve program) de 700 MM pour renflouer les banques. Mauvaise idée pense-t-til :
    L’idée alternative aurait été de renflouer les ménages, qui auraient renfloué les banques. But de cette étape :
    1)lisser la charge pr les finances publiques sur le calendrier du remboursement de la dette immobilière, donc 20 30 ans au lieu de 3 mois, ce qui fait une différence pour l’Etat et les contribuables.
    2)en subventionnant ménages, on restaure leur statut d’emprunteur solvable, on rétablit donc la continuité des paiements, donc tous les actifs dérivés par titrisation (mécanisme de finance structurée) [je sais pas à quoi ça s’oppose] sont rétablis à leur valeur initiale et ne seraient donc pas devenus des actifs toxiques.

    De fait, on rétablit les pertes bancaires et on restaure leur base de capitaux propres, donc les banques peuvent à nouveau prêter, et en plus ça renforce la légitimité politique de cette mesure. La proposition de TARP avait d’abord été refusée en première lecture, vu qu’on a donné l’argent des contribuables aux banques qui avaient mis dans la merde les contribuables emprunteurs)

  19. Au moins les banques européennes n’auront plus de problèmes pour se financer en $. C’est à court terme un élément important pour la fluidité du marché et le financement de l’économie. Même si ça ne change rien sur le sujet des taux souverains.
    Peut être que Mr Leclerc pourrait nous éclairer sur ces accords de swap de devises entre banques centrales.

  20. Si vous croyez qu’en à peine quarante ans, des créanciers ont eu autant d’argent pour financer pour plus de 40 000 milliards de dollars de dettes publiques mondiales

    http://www.economist.com/content/global_debt_clock

    , c’est que vous n’êtes que des gens naïfs. Car pour qu’une créance soit de cette ampleur, grandisse continuellement et ce alors même que l’argent fait aujourd’hui défaut et donc que les prêts soient rares, c’est bien que perdure la chose même qui est à l’origine de ce qu’il est convenu d’appeler le QB (le quotient de bêtise). Oui, comment imaginer que le problème des dettes souveraines se règle quand c’est le problème lui-même (la rémunération des emprunts) qui est envisagé comme la solution ? Financer de la dette avec des intérêts qui rapportent des intérêts qui financent à leur tour de la dette et ainsi de suite. C’est tout simplement insensé ! Cela revient pour un automobiliste qui vient de crever pour la deuxième fois depuis son départ à remplacer la roue crevée par l’autre roue crevée démontée plus tôt puis quelques kilomètres plus loin, crevant un troisième pneu à devoir s’arrêter pour le remplacer par le deuxième pneu crevé et le quatrième par le troisième crevé encore plus loin. Selon la logique du dépannage, changeant des pneus crevés, notre automobiliste a l’impression de faire quelque chose d’utile mais en bon idiot, remplaçant des pneus crevés par d’autres pneus crevés, il ne comprends pas pourquoi il n’arrive plus à rouler à allure normale ni qu’il ne puisse continuer sa route.
    En tant qu’humain, je puis dire que j’ai honte d’appartenir à cette espèce qui de toute évidence est animée non par l’incommensurable intelligence dont elle se vante mais par une source intarissable où se mélangent cupidité, ignorance, suffisance, médiocrité etc, etc…
    Alors à celles et ceux qui, tout en pleurnichant que l’économie part en sucette et que devient incertain leur avenir mais qui dans le même temps, salivent à l’idée qu’ils feront tantôt une plus-value quand l’Etat fera un appel de fond dans leur direction

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20111129trib000667434/les-francais-ne-veulent-pas-preter-a-la-france.html

    au lieu de se dire prêtons sans intérêt pour commencer à soigner la plaie béante ; je dis ceci. Que vous ne valez pas mieux que ces banquiers et financiers qui sur votre dos s’en mettent plein les fouilles. Oui, vous méritez au moins ça comme coup de pied au derrière gens de peu de sagesse.

      1. 🙂
        oui ben a part passer a son garage réparer son pneu de secours, on se demande encore ce qu’a fait Arthur, Lui, Personnellement, Je.

    1. Excusez-moi mais les 40 trillions affichés à votre horloge c’est seulement la dette à tonton SAM. Comptez le double pour la sphère occidentale. C’est la danse des milliards qui se secouent à base de rien. Si on continue comme ça on aura bientôt même plus assez d’argent pour se faire la guerre. Nous sommes à deux doigts de la catastrophe.

  21. Mes propositions sont totalement hors du cadre, mais sont-elles si débiles pour autant ?

    Pour moi (même si je le seul débile à le penser) :

    1) Fermer les marchés jusqu’au 09/12 (prochain sommet européen important): tout comme Roosevelt le fit en 1933 afin de stopper toute possibilité de spéculer sur la zone euro.

    2) Faire comme le fit le très néo libéral Chili après la crise monstrueuse de 1985 et de la dette latino américaine en général : réglementer les mouvements de capitaux à l’extérieur de la zone euro et/ou de l’UE : l’Europe est devenue une passoire, un aspirateur à merde (« capitales golondrinas » = capitaux flottants + tous les produits dérivés de ces actifs sous jacents) : c’est sidérant qu’un continent avec un taux si élevé d’épargne intérieure doive se prostituer face aux marchés internationaux de capitaux pour financer sa dette publique, plombée par des taux d’intérêts au delà de tout entendement : un taux d’usure asap pour les obligations d’Etat : le reste des intérêts est illégal et non remboursé…

    3) un appel direct à l’épargne domestique : (comme ce que commencent à faire les Banques Centrales Nationales de l’eurosystème) pour financer des emprunts émis directement par les Banques centrales nationales : ceci pour financer le rachat de la dette publique détenue par les investisseurs hors zone euro : et on les fout dehors… sauf comme au Chili, s’ils viennent investir en Europe sur le long terme (clauses d’ancienneté de 3 ans minimum sur le rapatriement des bénéfices, etc…)

    4) le 09/12 Merkozy font les annonces drastiques préapprouvées et négociées tranquillement par les banques et les US/UK de reprise en main de l’intégralité du secteur financier… pour le sauver et nous sauver.

    ensuite on met en oeuvre le programme de Généreux (nous on peut) , et alors on aura pu sauver la situation pour pouvoir encore mettre en oeuvre celui des Verts (euro bonds, etc….), et alors ensuite des mesures d’assainissement budgétaires raisonnées, à commencer par des hausses d’impôts, qui pourront alors satisfaire l’opinion publique allemande sur une trajectoire de retour à l’équilibre des finances publiques.

    Problème : faisabilité : quasi nulle

    1) pas de volonté politique

    2) Il faut couper les tuyaux électroniques et prendre des mesures unilatérales en direction :
    a) des bourses officielles : NYSE Euronext Deutsche Börse : on suspend les cotations des tous les produits spéculatifs.
    b) des plateformes internet : toute transaction opérée pendant cette période de fermeture est nulle et non avenue : et si les marchés financiers internationaux ne sont pas contents, c’est tant pis pour eux.
    c) des paradis fiscaux : mesures d’exception unilatérales en rétorsion à l’évasion fiscale des grandes entreprises : déchéance la nationalité de l’ensemble de leur conseil d’administration : on est transnational, alor son choisit d’être apatride. Donc on leur coupe tout aide d’Etat et subventions oubliques (notamment fiscales).

    3) il faut que les USA comprennent que s’ils refusent cela, ils tomberont les premiers.

    Est-ce totalement idiot ce que je propose ? out of the box, absolument, oui, débile et infaisable, je n’en suis pas si sûr.

    1. Petit ajout, mais de taille, avant le n3: audit citoyen de la dette publique, et annulation de la dette inique. Après, et seulement après, appel à l’épargne domestique. Cela fera déjà beaucoup moins à rembourser.

  22. La situation est intenable, on gaspille un fric fou pour des états qui redonnent immédiatement les sommes colossales levées sur la sueur des peuples à des prêteurs, banquiers et autres rapaces obsédés. Sans compter les petits-fours de ces monarques petits qui eux jettent littéralement l’argent par les fenêtres. Sarkozy étant le premier de cette sinistre liste avec son dernier petit somme, son ultime petit rôt à 37000€ la nuit, pour un sommet qui n’a, comme d’habitude pas plus d’intérêt qu’un pet sur une toile cirée.

    On sait d’avance comment le jeu va finir. Les portes vont claque au nez des prêteurs, vu que la dette générale croit plus vite que les ressources. Ressources s’épuisant à la suivre et donc perdant du terrain. La dette va se retrouver suspendue dans le vide sans plus d’oxygène, et s’en sera fini.

    A force de reculer l’échéance par leur obstination complètement folle à remplir un panier définitivement percé, à redresser un système totalement cassé par les mêmes qui réclament à cor et à cris qu’on leur rembourse leur dette, nos monarques et leurs marchands de bien vont rendre impossible toute solution douce. Douce pour nous, s’entend, car la canaille financière de par le monde a ses paradis fiscaux, ses chambres de compensation, sans parler des solutions maffieuses – qu’on évite soigneusement d’évoquer dans la presse du Pouvoir -, pour se sortir de la crise.

    Bref, ces politicards minables, aussi arrogants que crétins et corrompus me donnent des envies de meurtre.
    C’est à peu près ce que dit Lordon dans le dernier Diplo, avec ironie et talent naturellement.
    Et moins de colère aussi, car il subit moins les contre-coups donnés par la Bête, les assauts pour nous priver de toute protection sociale, de tous droits et de laisser les cloportes du commerce nous ruiner chaque jour un peu plus. En résumé, pour mieux nous sauver, on nous étrangle.

    J’oubliais. Joyeux Noël.

  23. Monsieur Leclerc,

    Les US aideront Europe…. dès que leurs note sera abaissée d’un cran. (6.dec?),
    hélas plus tard, dans 4-5-max 6 mois, la bulle immobilière Chinois explosera,
    et on repassera à la case prison.
    Entre temps le dollar US, dans les Rèserves déclinera de 60.5 % (T1 2011) à combien?
    Etc.

  24. Jusqu’à ces derniers jours ,passés par des astuces juridiques (voir la France)après des référendums manqués,disons négatifs,certains politiques vivaient dans uns illégitimité disons morale..L’Allemagne vient de faire racheter par sa banque centrale une partie de ses obligations ne trouvant pas d’acquéreurs,la BCE va se porter garante d’on ne sait trop quoi,ce qui met tous ces intervenants non plus dans l’illègitimité ,mais dans l’illégalité,légalité qu’ils avaient eux même etablie,c’est la véritable situation révolutionnaire,mais la révolution est de droite ,c’est celle de la finance,pas de défilés,pas de barricades ,mais destruction de l’Etat de Droit…Comment stopper???:l’Allemagne étant dans l’illégalité qui osera ,à son tour, »actionner  » sa Banque Centrale???posez la question à nos candidats aussi nombreux aussi corrompus ,aussi vaniteux qu’incompétents,Vous aurez peut-êrtre une réponse ,ce n’est pas sûr..(peut-être en trouverez -vous une dans ceux qui n’ont pas les signatures!!!!!!!!Vive la République!!!!!.

  25. Pour tous ceux qui veulent se faire remonter le moral:
    Un papier d’étude de la Deutsche Bank, intitulé « Fokus Europe – 2012: Eine tiefere Rezession ».
    Ce document est émaillé de prévision pessimistes, il parle, entre autres, d’une longue phase de récession avec croissance zéro et zéro moins. Les plans d’austérité auront (on l’aurait deviné) un impacte négatif sur l’activité économique en Europe………….

  26. Demain, à Toulon, Nicolas 1° va succomber au comique de répétition ( Henri Guaino se tape le copier-coller ): en 2008, il nous assénait  » les paradis fiscaux, la fraude fiscale , la finance incontrôlée, c’est terminé!  » on voit le résultat 3 années plus tard
    Demain, même rengaine: la crise de l’euro, de la dette, c’est terminé! et le magicien va nous sortir un lapin du chapeau, histoire de « rassurer les marchés »; vous savez, la BCE qui prête au FMI, lequel renfloue les états aux abois, enfin, l’usine à gaz, quoi; on fait tourner le mistigri pendant que les banques centrales alimentent les banques totalement plantées ( tout va très bien, si, si, le CAC s’envole )
    mais là, il reste 9 jours pour faire la preuve que ça marche, sinon : boum!
    bon, il dira que c’est la faute à Angela, trop psychorigide, trop teutonne….ou de l’Italie, plombée par ses obligations à 8%
    PS: au fait, quelqu’un sait ce qui en est advenu du grand emprunt censé relancer l’économie et du ministre chargé de le mettre en musique?
    message personnel: Riton, évite les « je dois la vérité aux français » et « pas un seul déposant ne sera lésé », parce que là, c’est la ruée avant même la fin du discours! t’imagine le public, parfois convié de force qui commence à se lever pour aller retirer ses sous ?
    Tant que tu y es, glisse ça, avec naturel, dans le texte que l’autre va répéter derrière le prompteur, histoire de donner un certain souffle aux perspectives d’avenir, chauffer la salle…..http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/11/30/97002-20111130FILWWW00704-la-france-degradee-par-une-petite-agence.php

  27. Désormais, ici aussi aux Pays-Bas, on entend dans les hautes sphères des voix murmurer que l’Euro est perdu, qu’une catastrophe sans pareille se prépare…

    Dans le « Quotidien du Peuple » d’hier, un article évoque avec force références historiques [les frères De Witt…] la possibilité de scènes d’émeutes et de lynchage : va-t-on voir la plèbe massacrer Rutte et Verhagen?
    http://www.volkskrant.nl/vk/nl/3184/opinie/article/detail/3055751/2011/11/29/Iedereen-doet-alsof-zijn-neus-bloedt-maar-een-lynchpartij-is-nooit-ver-weg.dhtml

    Que pareil article paraisse dans l’un des principaux journaux de qualité des PB en dit long. L’élite commencerait-elle à avoir peur? 😀

    1. Oui, finir l’année devient de plus en plus difficile… Les budgets sont serrés.

      Il me semble que l’année dernière, à la même époque, nous avions connu quelques difficultés également.

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