L'actualité de la crise : LES DEUX FACES DU DÉSENDETTEMENT, par François Leclerc

Billet invité

On n’aura jamais autant parlé de solutions à la crise de la dette européenne et aussi peu agi simultanément. Les rumeurs se multiplient, les démentis catégoriques de même : le FMI serait en train d’étudier un prêt de plusieurs centaines de milliards de dollars à l’Italie, en s’adossant à la BCE faute d’en avoir les moyens ; réunis autour de l’Allemagne, le cœur de la zone euro dotée de la note AAA étudierait l’émission d’obligations d’élite, afin de venir via le FESF au secours des pays attaqués. De fortes attentes sont exprimées, mais rien n’est pour l’instant sur le tapis.

En Belgique et en Italie, des emprunts d’État destinés aux particuliers ont été symboliquement lancés. Dérisoires cagnottes en dépit de leur succès, comparées aux besoins financiers, ridicules remparts comme l’ont été la semaine dernière les quelques 8 milliards d’euros d’achats obligataires de la BCE.

Venant confirmer que l’achat de la dette européenne n’est pas leur priorité, les dirigeants du fonds souverain chinois CIC ont précisé leur intention d’investir dans les infrastructures américaines et européennes, y compris pour en devenir les opérateurs, un secteur où les besoins sont importants et les rentabilités à long terme prometteuses.

Les modalités techniques de multiplication des moyens financiers du FESF vont être demain mardi adoptées par les ministres des finances européens, mais les déclarations imprécises se sont succédées à propos de son fameux effet levier, si bien que l’on ne sait plus qui il faut croire : le Klaus Regling (son directeur général) qui évoquait il y a trois jours un coefficient 2, voir 3 dans le meilleur des cas, ou celui qui parle aujourd’hui devant une autre tribune d’un coefficient entre 3 et 4 !

Dans ces conditions, les pays les plus proches de l’Allemagne flanchent, la Finlande à propos d’une intervention de la BCE, désormais de circonstance, ou l’Autriche en ce qui concerne l’émission d’euro-obligations. Les Polonais appellent les Allemands à agir, devant « les conséquences apocalyptiques » de la fin de l’euro. L’OCDE se met de la partie et craint « un événement négatif majeur », qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour l’économie mondiale, et estime que « les décideurs doivent se préparer au pire ». « Seul instrument efficace pour faire barrage à la récession », la BCE doit « agir maintenant ».

Les marchés, eux, sont euphoriques comme si de rien n’était, se raccrochant aux rumeurs et ne voulant pas croire aux démentis, dopés par l’espoir d’un accord politique franco-allemand en faveur d’un pacte de stabilité musclé. Celui-ci est pour l’instant à géométrie variable, sa présentation adaptée aux circonstances et aux aléas des débats politiques nationaux. Les pays qu’il pourrait concerner sont tout aussi indéfinis que ses modalités, allant de l’ensemble de l’Union européenne à un groupe restreint des membres de la zone euro, ce qui désignerait aussitôt à la vindicte des marchés ceux qui ne l’auraient pas rejoint.

Pour sans nul doute tout clarifier, des discours de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel qualifiés d’importants sont annoncés pour jeudi et vendredi prochains, avant la tenue d’un sempiternel sommet européen, les 8 et 9 décembre ! Afin de poursuivre la chronique des grands de ce monde, Barack Obama a rencontré à Washington José Manuel Barroso et Herman van Rompuy, toujours dans l’attente d’un plan européen crédible aux yeux des marchés, après que Moody’s a annoncé dimanche qu’au rythme où vont les choses, la note de tous les pays européens, même les plus solides, était menacée. La rencontre devait être à l’origine consacrée à la situation dans le monde arabe, mais un autre ordre du jour s’est imposé. Utilisant une formulation inédite, Barack Obama a affirmé que les États-Unis étaient prêts « à faire leur part » pour aider l’Union européenne, sans préciser en quoi cela pourrait consister.

Les prévisions de l’OCDE font désormais dans le genre apocalyptique, analysant différents scénarios intitulés « du pire », et estimant les effets domino d’un défaut désordonné d’un État sur sa dette, via le système bancaire et le marché obligataire. Il en résulterait de nouvelles hausses sur ce dernier marché, qui impliqueraient des mesures renouvelées de rigueur, inhibant la croissance et créant un cercle vicieux. La diminution de l’offre de crédit des banques y contribuerait, en raison de l’approfondissement de leur propre crise. Il en découlerait une déstabilisation du système bancaire et de nouveaux défauts d’États. Il a fallu de très nombreux mois pour que ce schéma soit reconnu…

L’ampleur de ces phénomènes en série dépendrait de la taille du ou des pays faisant défaut à l’origine. Une sortie de la zone euro serait toute aussi dévastatrice, induisant une profonde dépression atteignant l’économie mondiale dans son ensemble. En attendant que de telles prédictions se réalisent, l’OCDE estime que la contagion est « entrée dans une nouvelle phase », et que la zone euro, qui connait une « légère récession », est appelée à stagner l’année prochaine. Toute la zone OCDE est dans le même cas selon elle, du Japon à l’Europe et aux États-Unis, même les pays émergents pouvant en subir le contre-coup. Si les États-Unis entraient à leur tour en récession, l’organisation ne voit pas comment elle pourrait en sortir, même avec les moyens monétaires de la Fed.

N’ayant pas l’honneur de faire les manchettes de l’actualité, qu’elle ne revendique surtout pas, la crise de l’endettement des banques européennes s’accentue dans la discrétion, parallèlement à celle de la dette publique. Celles-ci n’ont vendu cette année que pour 413 milliards de dollars d’obligations, alors qu’elles doivent rembourser 654 milliards de dollars, selon le Financial Times. Cette situation inédite laisse 241 milliards de dollars de trou. 720 milliards de dettes devront être refinancées l’année prochaine, arrivant à maturité.

Les banques doivent également augmenter leurs fonds propres, à un niveau inférieur pour l’instant aux 200 milliards de dollars que le FMI avait estimé nécessaire et, comme déjà évoqué, les investisseurs ne se pressent pas à leurs portes. Ni pour acheter des actions, ni pour en faire autant des obligations. Les banques s’engagent donc dans des opérations de conversion d’obligations en actions, d’échanges d’actifs et dans une réduction de leurs engagements en s’en délestant comme elles peuvent. Tous les moyens sont bons, comme lorsque l’on doit alléger d’urgence la charge d’un bateau qui menace de couler, y compris en réduisant leurs opérations de crédit.

On a aussi vu comment pouvaient être opérés des bidouillages sur les pondérations de risque des actifs. Mais la grande inconnue est l’impact sur le crédit et ses répercussions sur l’économie. Le rétablissement des banques a un coût, qu’elles vont faire payer aux entreprises (les PME en priorité), aux collectivités et aux particuliers.

La conjonction des deux crises de l’endettement privé et public va lourdement peser sur l’économie et entraîner tous les pays occidentaux dans une récession de longue durée, avec son cortège de misères. Cependant, aucune réponse n’est à l’heure actuelle apportée à cette tendance lourde, car cela impliquerait des reconsidérations peu orthodoxes chez les bien-pensants.

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340 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : LES DEUX FACES DU DÉSENDETTEMENT, par François Leclerc »

  1. Le FMI s’adossant à la BCE pour prêter des centaines de milliards ? Ca ne s’appellerait pas une monétisation déguisée par hasard, histoire de sauver les apparences ? Quant à l’effort américain, ne serait-ce pas la possibilité de donner plus de poids financier au FMI en ajournant son veto ?

  2. Lundi 28 novembre 2011 :

    1- Première étape : on apprenait que le FMI pouvait prêter 300 milliards d’euros maximum.

    « La capacité de prêt totale du FMI est actuellement de l’ordre de 400 milliards de dollars, soit environ 300 milliards d’euros. »

    http://www.tdg.ch/actu/economie/fmi-preparerait-pret-600-milliards-euros-italie-2011-11-28

    2- Deuxième étape : on apprenait que le FMI allait prêter … 600 milliards d’euros à l’Italie !

    3- Troisième étape : les investisseurs internationaux ont été rassurés par cette rumeur !

    4- Quatrième étape : demain mardi, les investisseurs internationaux vont se rendre compte que cette rumeur était en réalité … une rumeur !

    5- Cinquième étape : le FMI a démenti : il n’a jamais été question de prêter 600 milliards d’euros à l’Italie !

    6- Sixième étape : le naufrage de l’Italie continue.

      1. ça au moins ça doit faire bien rire DSK , quand on pense qu’on a pu y nommer Lagarde, c’est dire ce que vaut la réalité de cet organisme,

  3. Faire marcher l’euro, c’est faire marcher toute l’Eurozone d’un même pas, donc renoncer à de nombreux éléments de souveraineté nationale. Nos dirigeants sont au bord du plongeoir, l’eau est à 50 m en-dessous et très froide : il ne sauteront qu’à la dernière seconde, quand il sentiront le boulet arriver dans leur dos.

      1. Nous entendrons surtout : « Nous avons fait tout ce qui était possible pour sauver l’Euro, mais hellas, trois fois hellas !!! »

      2. Trois fois Hellas (c’est vrai que j’aurais pu mettre une majuscule) :
        une fois pour la Grèce,
        une fois pour l’Italie,
        une fois pour l’Espagne,
        et on pourrait continuer :
        une fois pour le Portugal,
        une fois pour l’Irlande,
        une fois pour la Belgique (une fois !),
        etc.

        C’est comme ça quand on veut essayer de faire avaler à un enfant une soupe imbuvable ! 😉

  4. Bon on arrête là les gars..
    La Merkozy est entrain de tailler une Europe sur mesure, à la disposition des marchés financiers..
    A quoi bon encore voter ? Pour qui et pour quoi ?
    Pour élire un gouverneur coûteux et servile de province européenne, soumise à Goldman Sachs et qui gèrera sa part d’esclaves ??

    Alors que les banques étaient censées être AU SERVICE des économies !!
    Tous crient ceci et cela et personne ne songe à démanteler ce système financier ravageur
    Faut il des émeutes et du sang pour que les Peuples fassent entendre leurs voix ??

    1. j’en ai bien peur. Comme disait Robespierre, citoyens, vouliez vous une Révolution sans révolution ?
      Si personne ne bouge, c’est le FN qui passera le premier tour, sans aucun problème…
      Y’en a marre d’être dirigé par des hommes incapables de penser le système différemment. Le sacro-saint TINA a vécu !

      1. merci pour cet utile rappel historique qu’une formule du bon sens populaire résume ainsi : on ne peut pas faire sans faire !

    2. « A quoi bon encore voter ? Pour qui et pour quoi ? », dites-vous Xian, mais pour éviter de se retrouver dirigé par l’Armée comme en Egypte…Je vous assure que cela n’est pas drôle…Faites semblant au moins, si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour les autres.
      (A moins que nous ne périssions tous avant, de tout à fait autre chose.)

      1. Mais oui !! Je vais voter, même si chaque mandat de 5 ans me coûte 30000 euros !!
        Et puis je m’engage dans l’armée, car en temps de guerre, il vaut mieux être militaire que civil

      2. Ah oui, il faut voter ! Parce que s’abstenir ou voter blanc revient à donner carte blanche aux voleurs au pouvoir depuis 30 ans !

      3. Pourquoi vivre d’illusions ?
        Pourquoi voter pour de vieux nomenclaturistes,
        nostalgiques de Mitterrand et son caviar,
        négociant en coulisse des sinécures avec le PS;

        Dans la pire crise du capitalisme,
        il faut au contraire sortir du cadre,
        par des luttes de plus en plus coordonnées,
        vers un tous ensemble et une révolution.
        Malgré tous les politiciens et leur Théatre de l’Alternance.

      4. @Laurent K

        Ah oui, il faut voter ! Parce que s’abstenir ou voter blanc revient à donner carte blanche aux voleurs au pouvoir depuis 30 ans !

        Justement, si nous allons voter dans ce cadre cela signifie que nous cautionnons cette monarchie présidentielle, ce système des partis fait pour promouvoir ces mêmes voleurs en nous faisant élire à contrecoeur « le moins pire » . Ce système des partis empêche d’accéder au pouvoir, par la loi des 500 signatures d’élus, les candidats honnêtes non arrivistes qui n’auraient pas joué des coudes au sein d’un parti pour arriver au sommet en écrasant au passage quelques têtes .

      5. Voter pour qui ? vous avez vu le tableau qu’on nous propose vous nommez ça un choix ?

        En cherchant bien, vous pourriez être intéressé par la proposition de constituante. Une façon tangible, loin des gesticulations et invectives pour recadrer la démocratie.
        Par le réaménagement négocié des dettes publiques, l’échelonnement des remboursements, la baisse des taux d’intérêts les concernant, leur annulation partielle et des moratoires et des audits sous contrôle citoyen.
        Par le retrait des troupes françaises d’Afghanistan et le retrait de la France de l’OTAN.
        Par de nouvelles relations internationales fondées sur le respect des souverainetés populaires, sur des coopérations mutuellement profitables entre les peuples, sur la primauté des normes sociales et environnementales sur celles de la finance et du commerce.
        Par le doublement du budget public de la recherche dans la législature.
        Par une loi contre les concentrations dans la presse, les médias et l’audiovisuel, pour les libérer des logiques financières et du diktat de l’audimat, afin de leur permettre d’accomplir leurs missions au service du pluralisme de l’information et de la culture.
        etc. etc.
        pour en savoir plus je vous renvoies au programme du Front de Gauche dont vous aurez reconnu certaines de ses propositions . . .

      6. Votez pour vous, ça changera. Vous votez pour des gens qui se moquent de vous, choisissez celui qui s’occupe du peuple de bosseurs que vous êtes. Si vous votez pas pour vous si ce n’est pas possible, votez pour celui qui s’approche le plus de ce que vous pensez, mais votez… car les petits vieux bourgeois,eux, ils savent pour qui voter et eux ils vont voter pour que rien ne change.

      7. RV fait bien de détailler le programme.
        – ni expropriation du secteur financier
        – ni expropriation des entreprises du CAC 40
        – ni répudiation de la dette
        Bref, comme disent les dirigeants du PC, de l' »altercapitalisme »,
        ou leur cuiller vers les sièges de députés et le caviar, Mélenchon,
        « je ne suis pas anticapaliste, mais keynésien ».
        Un programme parfaitement compatible avec
        celui du projet bourgeois du PS et une nouvelle Gauche Plus Rien.
        Toujours servir la classe dominante, comme sous Mitterrand et Jospin,
        mais cette fois ci, dans la crise, un immense boulevard pour le fascisme,
        si le peuple ne se débarasse pas à temps du capitalisme et ses serviteurs,
        les politiciens professionnels, de « gauche » et de droite.

    3. A propos de la révolution française, j’ai lu qu’elle avait été la seule révolution réussie parce qu’une structure à travers tout le pays était prête à prendre la relève. Toutes le autres révoltes en Europe avaient été matées.
      Mais je n’ai aucune info à propos de la nature de cette structure: bourgeoisie? franc-maçons? élite intellectuelle? Finance?

  5. Le pacte de stabilité financière en comité restreint est mort-né car contraire aux principes fondateurs européens. C’est un cas d’école de désolidarisation qui, s’il était accepté, marquerait la reconnaissance de plein pied de la fin de l’euro et de l’UE. Impossible, nous dit-on.

    Impossible ?
    Tout comme le défaut de 50% de la Grèce ?
    Ou impossible comme la non-activation des CDS y afférent?

    1. C’est un cas d’école de responsabilisation, et cela ne signe ni la fin de l’euro, ni la fin de l’UE, juste un changement de paradigme.

      1. Hein ? Vous faites de l’humour je pense ? Vite, rassurez-moi, Zébulon.

        Le paradigme comme vous dites est de changer les bases de l’euro et non l’euro lui-même. Si vous restreignez l’euro à un moignon de 3 ou 4 pays, c’est l’union européenne que vous détruisez car vous détruisez le principe de la monnaie commune. En revanche, changer les règles d’abondement et de soutien de l’euro, ça, ça a du sens. Mais comme il n’en est pas question pour l’instant….

    1. … encore faudrait-il qu’il y ait quelqu’un aux commandes!!
      Y a-t-il encore un pilote dans l’avion?
      Plutôt un équipage de branquignols qui cherchent désespérément le mode d’emploi dans la boîte à gant…

  6. Que la Federal Reserve achète les bons italiens, ce serait assez rigolo!
    Trés rigolo face à ces gens qui nous disent qu’il faut que l’Europe « marche d’un seul pas »
    Un pas de l’oie par hasard? Et ça changerait quoi avec les amoindris du neurone?
    Bref la Federal Reserve ferait le boulot de la BCE, fanatiquement gardée par les allemands de droite. Ca m’etonnerais que la majorité de ce peuple soit derriere Merkel en ce moment!
    On se demande qui aux USA acheterait la dette européenne…Qui?
    Ha oui, Bernanke….Bien sur…Ha!Ha!
    C’est triste, le ridicule ne tue pas les européistes.
    Les allemands croient-ils encore protèger leur butin?
    Vouloir faire l’Europe de l’argent avant celle des peuples n’est-elle pas une erreur grotesque?

    1. Détrompez vous : la majorité de ce peuple EST pour Merkel. Et pour une bonne et simple raison : « les grecs sont des feignants, nous on a travaillé dur et on s’est serré la ceinture pendant 10 ans, pas question de se faire enfler ». Essayez de parler avec des allemands et de leur expliquer que la situation est peut-être plus complexe, vous vous retrouverez face à un refus obstiné (et qui n’est pas dû qu’à la langue). La propagande néo-libérale américaine et en Allemagne de l’Ouest (c’est à dire toute l’Allemagne depuis qu’ils ont fait disparaitre jusqu’au souvenir de la DDR) n’est pas du tout comparable à ce qui se fait en France : il n’y a ici tout simplement aucun filtre. La propagande y est brute et (presque) sans alternative. Et on ne discute presque jamais de politique, comme on peut le faire en France.

      1. Leopard Blanc,

        Il y a dans ce blog une citation par Paul Jorion d’un certain Michel Foucault parlant de l’Allemagne. Je n’ai aucune sympathie pour Foucault mais je reconnais que son idée est excellente. Il considère que l’Allemagne, à cause de la période 33-45, a totalement cessé d’être une entité politique pour ne plus être qu’une entité économique.
        L’économie et sa stabilité est le socle de la légitimité dans ce pays. Y renoncer revient, selon ce texte de Foucault, à se tirer une balle dans la tête. Y renoncer revient à perdre toute légitimité dans ce pays. Les Allemands et ce que vous en dites confirment cette vision du type que je n’aime pas.
        Une alternative à la politique actuelle est simplement impensable dans ce pays. Ce serait une sortie de cadre à côté de laquelle le nazisme ferait figure de léger écart dans la continuité de l’histoire de ce pays.

    2. Que la Federal Reserve achète les bons italiens, ce serait assez rigolo!
      @Izam

      ils le font depuis toujours, c’est la base du régime flottant des monnaies, c’est la base de l’hégémonie du dollar, c’est lui qui alimente le circuit financier tel qu’il est aujourd’hui, effectivement vous ne le voyez pas en direct, mais c’est bien comme ça que ça marche et à cause de ça que ça plonge ce sont les déficits américains monstrueux qui sont le carburant de la planète finance et donc la FED est bien derrière tout cela. Le pouvoir sur la monnaie c’est la plus grande armée du monde car en plus elle ne se voit pas, il est caché de banque centrale en banque centrale, de banque en banque…Et je m’interroge sur un détail si DSK n’avait pas été mis hors jeu le 14 mai dernier en serions nous là en Europe ???

      1. Que l’Europe passe au dollar, tiens. Comme ça, la FED fera aussi tourner la planche à billets pour nous. Et hop. :0)
        Plus sérieusement, n’y aurait-il pas une possibilité de penser, enfin, à un début de monnaie mondiale de valeur identique pour tous ? Cela résoudrait-il certains problèmes de spéculation ? (Je dis peut-être une énorme bêtise, je ne suis pas économiste, mille excuses.)

  7. Dans un ciel de vaincus,
    Comme dans un mauvais rêve,
    Où le soleil d’un écu
    Laisse dormir la sève,

    Dans le temps retenu
    Par les cancres Crésus,
    Où les talents contenus
    Vont mourir un peu plus,

    Là, dans ce creux malaise,
    Qui parfois endort, qui parfois tue,
    Qui pousse la vie au pied des falaises,
    Un enfant m’a dit « M’entends-tu ? »

  8. FT November 28, 2011 9:34 pm

    UK faces bigger financial black hole
    George Osborne, the chancellor, will be forced to admit on Tuesday that the black hole in UK public finances has increased by almost £30bn, requiring the government to impose years of further austerity on the public sector
    http://link.ft.com/r/H60H77/XHALQ1/Z60HW/B5XKCL/DWSDKH/N9/h?a1=2011&a2=11&a3=28

    George Osborne, the chancellor, will be forced to admit that the black hole in UK public finances has increased by almost £30bn, requiring the government to impose years of further austerity on the public sector.
    His revised forecasts, to be spelt out in his autumn statement on Tuesday, have resulted from the independent Office for Budget Responsibility’s downgrading of its estimate of Britain’s economic potential over the next few years.

    In his March budget, the chancellor projected a current structural surplus of £6bn for 2014-15. But he will now have to concede the position will be £30bn worse in that year.
    The OBR’s revised outlook will move the official forecasts into line with those of others, such as the Organisation for Economic Co-operation and Development, which on Monday said the economy was already in recession. It also predicted Britain’s underlying government borrowing was set to be worse in 2013 than in Europe’s crisis-hit economies: Italy, Spain, Portugal, Ireland and Greece.
    Robert Chote, chairman of the OBR, made it clear in September he was minded to cut the official estimate of the potential speed of recovery because productivity had grown so slowly.

    Having seen the forecasts, prime minister David Cameron hinted last week that the weakness in the recovery would continue, because controlling Britain’s debt was “proving harder than anyone envisaged” and was acting as a drag on growth.
    Two more years of weak productivity growth would increase the structural deficit by close to £30bn, according to an FT analysis of the public finances, breaking the government’s fiscal mandate to eliminate the structural deficit within five years. Government insiders accept the FT’s figure is close to the number the OBR will publish today.
    Mr Osborne insisted at the weekend that he would still hit his deficit rules, but to do this he will extend the public spending cuts beyond 2014-15, when they are scheduled to end, and shift spending from day-to-day items to capital spending.
    The Treasury put a positive gloss on this switch on Monday, saying it was prioritising infrastructure.
    Despite the dire economic forecasts, ministers hope that sweeteners to voters will soften the blow, with motorists likely to benefit from a delay in a planned rise in fuel duties.
    Treasury officials are hoping that the public blame external circumstances and the government’s poor inheritance for the sharp downgrade in the economic and fiscal outlook. Following OECD forecasts which showed growth of only 0.5 per cent in 2012, compared with the March Budget forecast of 2.5 per cent, a Treasury spokesman said the UK was not immune from international events.
    Sir Mervyn King, Bank of England governor, added to the gloom when he told MPs: “We are still deep in a financial crisis with weak output and we are a long way from getting back to normal.”
    Labour is planning to use the autumn statement to renew its attack on austerity, which it blames for the stalled recovery. Ed Balls, shadow chancellor, said: “Families and businesses in Britain can’t afford to wait for things to get worse before the government realises its plan to cut spending and raise taxes too far and too fast isn’t working”.

    1. Je sais que Paul Jorion n’aime pas Paul Krugman. Mais le second avait clairement annoncé ça dès que Cameron a choisi sa politique. Cameron échoue et insiste dans son erreur. Ce n’est pas lui qui paie. L’échec du lever de l’argent sur les marchés financiers s’aggrave hors de la zone euro.

  9. Quand l’on s’enfonce dans les sables mouvants, il est sage d’éviter de s’agiter en tout sens.

    Il serait particulièrement imprudent de donner davantage d’indépendance à des institutions qui n’ont respecté par le passé aucune des quelques règles essentielles de fonctionnement qu’on leur avait imposé.

    Chacun doit savoir gérer son budget selon ses priorités et ses objectifs de résultat.
    Le moins que l’on puisse dire c’est que certains ont donné l’occasion à leurs successeurs de refaire le coup de l’héritage et du droit d’inventaire.

    La seule réalité, c’est que nous n’avons pas les moyens d’entretenir ce système financier.
    Est-ce si grave ?

  10. 413 Mds de dollars de dettes vendues contre 654 Mds de dollars de dettes achetées, 241 milliards de dollars de trou.

    Dans toute activité de commerce, il s’agit d’un excès de stock qui se traduit immédiatement par l’arrêt de la production, la mise au chômage des ouvriers, jusqu’à l’écoulement de la marchandise.

    Mais nous vivons dans le monde magique des banques où tout bilan est équilibré et où les conséquences sont externalisées.
    Sur qui ? A vous de voir.

  11. Prévisions : Hausse des taux hypo à 15% , hausse des couts des entreprises 25% , hausse du cout des importations 25% , dévaluation de l’eurofranc 35% , réduction des salaires 20% , diminution des dépenses d’état 100 % , chute des investissements 100 %…………à la fin il faudra payer pour travailler.

  12. Chine : une délégation va acheter des entreprises européennes en 2012.

    Pekin (awp/afp) – Le gouvernement chinois enverra l’an prochain une délégation d’investisseurs chinois en Europe pour « acquérir des entreprises européennes », a déclaré le ministre chinois du Commerce Chen Deming, cité mardi par le quotidien « Global Times ».

    « La Chine veut investir son important excédent commercial et ne veut pas détenir des milliards de dollars qui se déprécient », a déclaré M. Chen lundi lors d’une conférence à Pékin.

    « Certains pays européens sont confrontés à la crise de la dette et espèrent pouvoir transformer leurs actifs en liquidités, c’est pourquoi nous allons encourager plus d’entreprises chinoises à acquérir des entreprises européennes », a encore expliqué le ministre chinois.

    1. C’est ça le plus inquietant. Tout va être bradé, et plein de services privatisés pour financer un puit sans fond…
      Vu l’affaire qu’ils ont faites avc le port de piree, ils seraient bête de s’arreter là, surtout que les politiques libérale autorisent facilement ces bradages…

    2. Voir l’enquête de l’Expansion de décembre à ce sujet, impressionnant la montée des investissements chinois en Europe.

      1. Voir aussi le blog de Martine Bulard du Monde Diplomatique sur les tensions sociales croissantes en Chine, consécutives à la baisse des exportations.

  13. Savez vous pourquoi le cac est monté de 5,4% hier ?Car ils ont fait pédaler les chinois à la cave sachant qu’aujourd’hui serait une dégringolade , c’est comme le tour de france , on grimpe la côte et après on descend,au passage on empoche la prime.

    1. Ce sont des coups de manivelles pour redémarrer le moteur, mais sans essence… ça risque d’être difficile. En plus il y a énormément de saloperies dans le carburateur, ce qui n’arrange rien.

  14. « Cela impliquerait des reconsidérations « peu orthodoxes » chez les bien-pensants. C’est bien dit.
    Au fond, en refusant de telles « reconsidérations », il ne restera que la mise en faillite brutale du système prochainement.
    Et puisque les milieux économiques semblent hermétiques à des discours nouveaux, on ne peut pas dire que les décideurs politiques sont aidés.

    1. Ils font partie de l’ancien monde.
      L’aventure, c’est l’aventure..
      Allons vers l’aube nouvelle avec joie et confiance

      1. Jour nouveau.

        Du fond des ténèbres, le Soleil surgit
        En s’appuyant sur l’horizon,

        Et de son souffle rougi,
        Il donne à l’aube sa raison.

        Seule, Vénus brille dans l’éther
        Et une moitié de Lune déchirée

        S’éteint lentement dans la lumière,
        Le jour se lève, lumineux, admiré.

    2. tout ça me fait penser au débat sur la constitution européenne ; il n’y a pas de plan B nous serinait on ….. on y est toujours, il n’y a pas de plan B…..
      les bien pensants ne pensent pas, ils en sont incapables…

      1. En résumé(et à la tronçonneuse), le Plan A c’est le principe de plaisir et le Plan B c’est le principe de réalité.

      2. thierry :  » tout ça me fait penser au débat sur la constitution européenne ; il n’y a pas de plan B nous serinait -on ….. on y est toujours, il n’y a pas de plan B….. les bien pensants ne pensent pas, ils en sont incapables…  »

        Mais par contre… qu’est-ce qu’ils tripatouillent en petit comité les Traités supposés
         » inviolables » ! …ah, ils ne se gênent pas, les mécréants ! Ce qui était interdit pour les peuples d’ Europe est soudain toléré comme par enchantement ! … du moment que c’est l’aristocratie qui le fait, c’est que c’est bon…

        De tout cela, nous nous souviendrons aussi.

        Et le Jour  » J  » …. Gare ! Qui ne saura pas reconnaître une rolex d’un solex ?

  15. Après la Belgique, l’Italie a organisé un BTP Day avec succés.
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20111129trib000667431/franc-succes-pour-l-operation-de-rachat-de-la-dette-publique-italienne-.html
    Pourquoi pas en France? C’est vrai, les sommes mobilisées ne resoudront pas le problème de la dette….mais 1300 Mds~d’assurance vie avec des retraits croissants..rêvons un peu..10% du stock ..130 Mds€ de quoi refinancé une partie de notre dette à moindre coût cette année et l’année prochaine. Pour tous ceux qui voient avec inquiétude leur assurance vie en euro avoir des rendements bientôt inférieur à l’inflation, ce serait une porte de sortie, non ?
    Une forme de renationalisdation de notre dette et un referendum taille réelle pour montrer àux ‘marchés’ notre confiance dans l’avenir.
    Il n’y a pas urgence, mais on peut se preparer par exemple à la perte du AAA…

    1. Ah non…Pas question…Je ne vais pas me ruiner potentiellement pour sauver un système que je déteste ! Je trouve complètement idiot de racheter son propre argent (puisque parait-il « L’état c’est nous »!)

      Qu’ils crèvent !

      Comme ils n’en seraient de toutes façons pas reconnaissants, faudrait être le dernier des barje(ots) pour accepter un tel « marché » (qui n’en est pas un puisqu’il n’y aurait pas de contrepartie).Le taux d’intérêts ?Il devrait être tellement minime (sinon,ça devient irremboursable* )que c’est même pas la peine d’en parler.Le livret A est plus intéressant !
      D’autant plus si l’inflation s’en mêle…

      *L’emprunt « Giscard » de 73 en est un bon exemple…
      Enfin…Sur ce coup la on peut espérer que nos hommes politiques appliquent l’acronyme télévisuel américain : NTSC——> Never twice the same conne….euh non…color,pardon!

      :p

    2. La mode est à la privatisation, mais ça donnerait quoi de nationaliser les 20 boîtes les plus performantes du pays (ou de l’UE) ?

      Non, je suis pas vénézuélien.

  16. Le pacte de stabilité des politiques corrompus en collusion avec l’oligarchie financière pour continuer à détricoter toute régulation et œuvrer pour leur nouvel ordre mondial qui bafoue les démocraties et affame les peuples. L’Europe telle qu’on nous la fourgue est morte, ses habitants mal en point.

  17. Arrêtez ,vous m’empêchez de penser…Pour mon CUI d’oiseau c’est trop !!
    Et tout (le peu) ce que j’ai appris à l’école alors ? Ainsi =2+2 =4
    Est-ce toujours vrai ,ou bien faut-il « quantiser » ? ,relativiser …?
    J’ai du mal à comprendre.
    Maman ,au secours !!!

      1. Hélas,hélas,hélas : Je Ne Pense Plus…
        J’attends…
        Mais, Confiant.
        Etonnant non ?
        A bien y regarder pourtant,pas si inepte,sachant que ma référence est Le Livre..

  18. En gros chacun emprunte à l’autre …on arrive à des sommes en milliards et trilliards qui ne sont même plus prononçables !
    Pendant ce temps notre champion National s’occupe de sauver notre pays chaque jour en lui faisant financer, mine de rien, ses propres frais de campagne.
    P.Jorion a raison … la guerre va nous tomber dessus à bras raccourci.

  19. Où on parle de Paul

    http://www.20minutes.fr/economie/832648-crise-francais-ont-ils-raison-davoir-peur

    Mais ne nous inquiétons pas

    Au train où vont les affaires économiques, nous allons bientôt revenir au bon vieux temps où on achetait les clous chez le droguiste qui les pesait sur sa balance Roberval, avant de les emballer dans du papier journal.

    Au bon vieux temps où on mettait les mains sur la fuite d’eau de la canalisation pour la colmater pendant que le rare plombier habitant à 100 kms de là, prenait le train à locomotive, pour venir nous dépanner.

    Au bon vieux temps où on lisait les livres jaunis, à la bougie, en marchant pirds nus sur la terre battue de la chaumière

    Au bon vieux temps où on allait casser le charbon au marteau dans la cave avant d’en remonter un seau plein pour le poele fumant..

    1. @Xian,
      Rigolez, moi j’ai bien connu le temps (dans mon Etrurie natale) où les charbonniers, dans les campagnes, fêtaient (pour je ne sais quelle raison – j’étais môme, on ne m’expliquait pas encore toutes les choses de la vie) leur activité consistant à créer du charbon par combustion de bois sec sous terre (= sans oxygène). Du charbon fabriqué à la main! C’était dans ces fêtes qu’on mangeait typiquement (pour pas trop cher, en lires of course, dans des assiettes en plastique ou en carton, je ne sais plus) les véritables … spaghetti alla carbonara !
      (les spaghetti à la manière du charbonnier)
      Rien que d’y penser je bave soudain
      (vous croyez que même ça ça va revenir?)

  20. « car cela impliquerait des reconsidérations peu orthodoxes chez les bien-pensants »
    A ce sujet il faut lire le dernier ouvrage de Philippe Dessertine : « La Décompression »
    Lucide, visionnaire, courageux et intelligent à la fois, il n’hésite pas dans la deuxième partie de m’ouvrage à proposer des pistes pour après le « grand krach » à venir. Et les pistes en question sont de véritables remises en cause profondes, des ruptures nécessaires, électrochocs salutaires, du non-conventionnel …
    Comme il le dit « il est de rares instants de l’Histoire, où les circonstances sortant de l’ordinaire font de l’option aventureuse la seule satisfaisante… en de tels moments, une infime minorité lucide peut avoir raison contre l’immense majorité, aveugle ou frileuse plutôt ».
    Cf ici aussi une conférence récente faite à Bordeaux: http://www.youtube.com/watch?v=VmfqchS9W2g
    A lire d’urgence pour passer de pompier à architecte !

      1. Extrait pour donner envie :

        La société est menacée quand l’une de ses puissances, devenue hégémonique, écrase toutes les autres et les asservit (…). Certaines sociétés ont connu la domination d’une Eglise ; d’autres ont été sous la coupe d’un parti unique ; d’autres encore craignent leur armée, plus puissante qu’aucune autre institution. La société capitaliste actuelle, toute démocratique qu’elle s’imagine, expérimente elle aussi le joug d’un groupe surpuissant, affranchi de toute force de rappel, par conséquent prêt à pousser son avantage jusqu’où bon lui semblera. Ce groupe, ignorant des limites et en proie à la démesure, c’est la finance actionnariale.

    1. Il ne propose pas de sortir du cadre, mais de le rétricir,
      autrement dit d’apurer au bénéfice du capital,
      en attendant la prochaine crise de suraccumulation.

  21. Les marchés, eux, sont euphoriques comme si de rien n’était, se raccrochant aux rumeurs et ne voulant pas croire aux démentis

    Récemment M Leclerc (dans une réponse à un intervenant) précisait qu’il y a avait trop de monnaie en circulation (si j’ai bien compris) ; ceci ne ‘justifie’-t-il pas que l’argent devant se placer quelque part, les marchés finissent par acheter ce qu’ils ont négligé la veille (d’autant qu’ils ont pris l’habitude d’acheter pour gagner à la revente, pas pour percevoir des dividendes) ?

  22. Et voilà, les pays en ordre dispersé vont se faire renflouer par les USA, via le FMI. Plus d’UE politique, dramatique naufrage économique. Les politiciens de droite et d’extrême-droite qui tiennent l’UE avec la gauche serpillère vont pouvoir se réjouir et saluer bien bas : AMERICA IS BACK !

    Mais l’implosion de la dette privée, absolument ineffaçable, va réduire sans doute ce beau projet colonisateur pour un Nouveau Siècle Americain à néant.
    Peut-on le souhaiter, quand on a le choix entre Charybde et Scylla, entre Sarko et Hollande, entre Goldmann et Sachs ?..

  23. A lire les gazettes et contempler les étranges lucarnes ( C dans l’air hier soir était gratiné, avec la brochette d’économistes atterrés ) que de réjouissantes nouvelles:
    les Merkozy nous sortent le dernier lapin du chapeau: un club des riches pays européens, forcément vertueux, embarquent en première classe dans les rares chaloupes du Titanic, laissant les autres avec des gilets de sauvetage ( vous verrez, elle est fraiche, au début, mais après, ça revigore ). Le 9 décembre, on va bien rigoler au sommet européen, entre le club des riches et le club des fauchés, ambiance repas de famille juste un peu tendu; d’ici à ce qu’ils se balancent la vaisselle, suspense, suspense…

  24. La guerre oui, probablement. Une nouvelle boucherie au service de la croissance, simple poursuite du trend sous la forme stérilisation des dettes au lance flamme.
    Cette humanité est incapable de s’inventer une économie autre que la prédation mais sans l’instinct de conservation qui limite et structure même une colonie de bonobos.
    Peut-on espérer demain la venue d’un monolithe noire dans nos jardins ?

    1. normal, l’homme est sans prédateur . alors, il se permet tout , mais de façon inconsidérée.
      si ce monolithe était déjà reparti ou réparti ?

  25. Dans son article, Francois Leclerc semble etonne que les marches fassent le yoyo. N’etant pas economiste moi-meme, je pense cependant qu’un eleve de seconde peut comprendre que les gains boursiers sont plus importants en phase instable que s’il progresse lineairement. Avec les produits trackers et trackers inverse, sans doute geres par ordinateur, j’ai cru comprendre qu’on gagnait meme dans les deux sens a la baisse ou a la hausse du CAC40.

    Avec un systeme pareil d’accaparement, peu de place pour celui qui produit et travaille, sauf s’il est un esclave, d’ou le succes de la chine. Peut etre peut t’on comparer ce systeme sangsue a la situation de 1788 et ses aristocrates asservissant le bas peuple. Toujours plus est la devise !

    1. Ma femme regarde, en ce moment, Louis XVI, à la télé:
      « C’est tout comme maintenant »
      « Donc tu connais la suite ».

    2. Il faut pour cela savoir le sens du mouvement (hausse ou baisse) avant qu’il se produise et c’est un pari plus ou moins bien informé .

  26. Bonjour à tous,

    Une question de béotien : Puisque, semble-t-il, la France a déjà depuis 1973, payé une somme d’intérêts équivalente au total de sa dette actuelle; ne pourrions-nous pas en revenir à des prêts sans intérêts, directement octroyés aux états membres par la BCE ? Cela permettrait, dans un premier temps de faire « rouler » la dette sans l’aggraver. Qu’est ce qui empêche cette formule qui me parait fort simple à mettre en oeuvre ? Merci d’avance à celui qui voudra bien prendre le temps de m’éclairer (avec des mots simples de préférence :-)) sur cette question. Bien à vous. Philippe

    1. J’oserai répondre cela ?
      Ceux qui l’empechent sont les traités européens. Il faudrait une action forte politique, mais les politiques sont d même coté que ceux qui profitent de ce système !

    2. La conséquence serait la déresponsabilisation totale des États qui pourraient accumuler les déficits budgétaires, le cœur léger, toujours avec de bons sentiments et de bonnes intentions (genre Grand emprunt de Sarko au moment où il aurait fallu faire un Petit remboursement). C’est un système asservi sans boucle de retour, sans feed back. Bref, ça s’emballe.

      Avant l’euro et avant le serpent monétaire, disons, avant 1973, les folies inflationnistes de certains gouvernements étaient sanctionnées par la dévaluation de la monnaie par rapport au dollar qui lui-même dérivait pas mal. Le seul avantage de la dévaluation, c’est d’être relativement indolore au moment où elle est décidée, y compris pour les très riches qui, sentant le vent venir, planquent leur argent en actions, en immobilier ou pire, à l’étranger. Après viennent les inconvénients douloureux pour les plus pauvres (augmentation des prix) et gravissimes pour tout le monde : spéculation entre les monnaies, désorganisation du commerce international, contrôle des changes, montants compensatoires exigés par les partenaires commerciaux, etc… Ce serait une régression de 40 ans.
      Depuis 1973, et plus spécialement depuis l’euro, tous les gouvernements ont continué à vivre au dessus de leurs moyens, mais, espérons le, le cœur un peu moins léger à cause de l’orage qu’ils ne pouvaient pas manquer de voir venir.
      Ce qui m’inquiète, c’est le handicap qu’ont les démocraties à prendre des mesures impopulaires que les lois économiques exigent parfois en temps de crise ou pour s’ajuster à l’évolution du monde, surtout quand on a accumulé des dettes monstrueuses. De ce côté, les Chinois avec leur régime post-communiste dictatorial, a sur nous, dans ces circonstances, un indiscutable « avantage compétitif ».
      J’espère que notre démocratie durera plus longtemps que celle de Périclès qui a duré moins d’un siècle !

      1. sur l’inflation, votre commentaire est inexact. La décennie précédent 973 a vu une inflation moyenne de 5%, la décennie suivante une inflation de 11%.

      2. Le concept de déresponsabilisation n’est-t-il pas une excuse pour ne rien changer ? La BCE pourrait devenir prêteur direct sans intérêt (ou un intérêt symbolique pour couvrir les frais de fonctionnement). Des règles strictes d’octroi pourraient être établies (par exemple un prêt limité à un porcentage prédéterminé du PIB); Les Etats membres resteraient libres de choisir de se financer sur les marchés s’ils le souhaitent.

      3. @Philippe
        Une autre raison fondamentale est à l’origine de la loi de 1973 obligeant les États à emprunter au taux du marché et non plus en donnant l’ordre à leur Banque centrale d’imprimer des billets et de leur donner à taux zéro. Ce mode de fonctionnement, adopté depuis longtemps par tous les États occidentaux, est le corollaire du Grand marché européen et de sa fameuse concurrence libre et non faussée.
        Pourquoi ? Parce que, notamment en France, il existait et il existe encore de nombreuses entreprises commerciales contrôlées par l’État, exemple EADS, et qu’il est apparu inacceptable à nos partenaires européens et aux autres, que le financement de ces entreprises publiques bénéficie d’un taux étatique (zéro) alors que leurs entreprises concurrentes devaient emprunter au taux du marché. On imagine le foin que ferait Boeing si le système antérieur demeurait… On aurait vite fait d’être condamné par la commission européenne et par l’OCDE.

      4. @Errepeig

        La solution est alors de mettre définitivement en place un secteur public monopolistique pour tout ce qui relève des besoins fondamentaux et d’interdire bien entendu aux entreprises qui s’en charge d’aller faire leur marché à l’étranger, ce que je trouve inadmissible. Hop, on peut retrouver une banque centrale au service de l’économie et des citoyens.

      5. Je veux bien qu’on nous explique que prêter aux états sans intérêt – comme avant 73 – c’est les déresponsabiliser, mais les mêmes nous expliquent qu’il faudrait maintenant une gouvernance européenne de technocrates (sortis de chez Goldman Sachs) pour contrôler et punir nos gouvernements et nos parlements démocratiquement élus
        Si ce n’est pas de la déresponsabilisation, c’est quoi ?
        Alors moi je pense qu’il est grand temps de retrouver notre souveraineté, monétaire, budgétaire, économique et politique

      6. L’origine de la dette, en fait, c’est que les politiciens, de « gauche » comme de droite,
        totalement soumis au capital, n’ont eu cesse de lui faire des cadeaux,
        et de creuser ainsi le déficit.
        La solution, ce n’est pas de virer Sarko pour mettre un autre « gauche plus rien’
        Hollande ou autre fromage, mais de sortir du cadre capitaliste qui paiera toujours
        des politiciens à son service.

  27. S’il il est vrai que la crise de l’endettement entraîne les pays occidentaux vers la récession il ne faut pas oublier que c’est le déficit de croissance qui nous a amené à faire de la croissance à crédit.

    Ce n’est pas parce que le crédit conditionne la croissance que la croissance ne conditionne pas le crédit. En fait la croissance va bien plus loin, elle est le préalable au crédit.

      1. Il faut essayer faire de la croissance par capita (croissance économique qui n’est pas fonction de la croissance démographique) avec des flux de matières à tendance décroissants.

      2. mais cette refonte d’un monde où les biens retrouveraient leur place , une géographie plus raisonnable, contrarie  » bien évidemment  » les choses en l’état . Il a fallu des siècles pour construire ce monde où il n’y a plus d’économie locale, et où donc les transacteurs ont pu prospérer en faisant croire et produire la nécessité, et la pauvreté .
        les connivences des marchands, de l’état, de la justice et du religieux, voilà de quoi déstabiliser le monde , et orchestrer le chaos ou des cités triomphantes et phosphorescentes la nuit .
        cela s’applique aussi à la culture . qui n’est plus que valeur , mais dont le sens, l’usage est quelque peu dévoyé .

      3. Le cycle du capitalisme c’est; Extraire, Transformer, Vendre, Jeter
        Pour l’alimenter, il faut toujours plus de tours de roues, donc plus de consommation / destruction et faire tourne la roue de plus en plus vite
        Maintenant que c’est l’argent qui est devenu la marchandise principale, il faut sortir de ce schéma pour deux raisons; crise écologique et crise financière
        La croissance n’est plus le paradigme adapté, il faut sortir du cadre, et on y va tout droit, mais dans le plus grand désordre, genre croisière du Titanic

    1. Puisque vous parlez de l’endettement des Etats, que faites vous des recettes de l’Etat qui sont rognées législature après législature ? En 30 ans le PIB a quasiment doublé, nous sommes donc en pleine croissance ! (à la discussion près de la pertinence de cet indicateur).

  28. La référence régulière dans les commentaires à la Souveraineté Nationale, comme s’il s’agissait de quelque chose d’ultime du point de vue des légitimités d’expression, m’interpelle et m’inquiète.

    1. La souveraineté nationale a au moins l’avantage d’être ‘traçable’, comme on dit pour les OGM : elle procède d’un parlement, qui contrôle un exécutif ; même si les ‘partis’ compliquent la lecture, j’ai le sentiment d’être impliqué, parce que je vote aux élections parlementaires, pas aux AG des multinationales.
      Quant à la perspective internationale, elle postule, précisément, des nations, pour que la rencontre ait lieu ; faute de quoi, on verse dans l’illusion supranationale : le grand jeu, qui masque un grand rien, ouvrant le grand jeu pour les multinationales précitées.

    2. Oui, appelons de nos voeux à une souveraineté mondiale. Voilà un concept beaucoup moins inquiétant et qui offre toutes les garanties de transparence, efficacité et proximité par rapport aux administrés. Justice et démocratie pour tous.

      L’union européenne en phase de déliquescence en est un bon exemple, presque à l’échelle, comme le sont les etats-unis et précédemment l’union soviétique. Le verbe unir à toutes les sauces. Ah j’oubliais, les nations unies aussi…

      La souveraineté nationale est ce qui permet à l’Islande de cheminer dans ce monde troublé en préservant un minimum de dignité à ses sujets. Pour ce qui est de cheminer, c’est plus confortable sans le froc au niveau des chevilles.

      1. heu, oui, mais à supposer que cette souveraineté mondiale soit possible, ne lâchons pas la proie pour l’ombre car dans l’intervalle de temps entre l’affaiblissement des états nationaux et l’existence (hypothétique) d’une souveraineté mondiale ‘transparente, efficace et de proximité’ (pour reprendre vos mots), un gouffre béant s’ouvre comme un espace de liberté pour des groupes qui œuvrent à instaurer une souveraineté mondiale (la leur) opaque, inefficace pour le plus grand nombre et totalitaire !

        Rappelons nous qu’en faisant le grand marché, en 1992, on nous promettait l’Europe sociale pour après ; 20 ans après, tels des Mousquetaires floués, nous ne voyons que les ravages de l’Europe (empêchant toute politique sociale dans le chef d’états appauvris mais aussi corsetés par des règles garantissant la concurrence et la libre circulation : la moindre règle interne visant à protéger une valeur quelconque, autre que celle de l’argent, est interdite pour être un frein aux ravages de l’argent..).

      2. Justement, l’Islande ce sont quelques centaines de milliers de citoyens. Quelle est donc la bonne échelle ? Que peuvent construirent les 60 millions de français dans un état encore centralisé (même si une parti du pouvoir réel lui échappe comme à d’autres états) ?
        Concrètement, le maintien coûte que coûte du nucléaire n’est-il pas un conséquence de ce centralisme ? Quelle émergence des expériences associatives, solidaires, coopératives et locales dans cet état centralisé ? Quelle liberté d’expérimenter ou d’ajuster la législation en faveur de certains types d’entreprises quand on n’a pas la structure fédérale ? Quels moyens d’agir sur le foncier éviter la concentration des propriétaires ou bien des dérives urbanistiques quand on a les moyens des régions françaises ? Ces questions d’autonomie, à tous les niveaux, font peut-être partie de la constructions des futurs possibles, tels qu’évoqués dans de précédents articles.
        Ne soyons, évidemment pas naïf sur la souveraineté mondiale. L’état mondial, s’il est gagné par la tyrannie, n’autorise plus l’exemplarité et l’échappatoire des états resté libres. Mais c’est justement par peur des modèles uniques et rigides que les Nations traditionnelles, en particulier la Nation Française, me font peur, encore plus quand on tente de les réinventer.

      3. @Nicolas

        C’est le centralisme qui a permis à la France de construire un des modèles les plus équilibrés au monde (voir indice de gini) en n’étant pas aussi perméable que d’autres à la folie mercantiliste. Au contraire, les états aux régions fortes et identitaires montrent une montée forte des égoïsmes et c’est la décentralisation qui a été en France le marche pied des politique néolibs.

        Que l’on introduise de la démocratie directe aux échelons les plus étroits, cela me paraît nécessaire, mais plus de régionalisme, c’est plus d’inégalité et moins de tolérance. Très peu pour moi (je suis jacobin, bien évidemment)

      4. @ osiris
        Le premier paragraphe de mon commentaire était le plus ironique possible et les minuscules qui suivent un indice 😉

        @Nicolas
        Il y a des exemples de tout et pour tout. L’Allemagne est fédérale et « marche », L’Espagne est fédérale et « marche moins ». Les mastodontes (les 3 cités, la Chine, L’Inde…) m’inspirent de moins en moins. L’ Islande comme échelle ça me va bien et comme mode de fonctionnement aussi. Tiens, le concept de l’îlot virtuel comme modèle de société voilà peut-être un sujet pour l’appel à contributions.

      5. @Lazarillo 15h28 …. j’avoue que je n’avais pas ‘capté’ l’ironie ! (désolé..)
        D’accord avec vous pour contester tout autant que le mondialisme, son allié fonctionnel, le régionalisme.
        Et dans les pays fédéraux qui ne marchent pas, mais alors pas du tout, mettez aussi le mien (la Belgique).

      6. les états aux régions fortes et identitaires montrent une montée forte des égoïsmes et c’est la décentralisation qui a été en France le marche pied des politique néolibs.

        Que l’on introduise de la démocratie directe aux échelons les plus étroits, cela me paraît nécessaire, mais plus de régionalisme, c’est plus d’inégalité et moins de tolérance.

        Hmm… comprends pas. J’ai souvent entendu cet argument mais sans y adhérer pour autant.

        L’AGCS, c’est bien le gouvernement centralisé de l’Europe qui l’a imposée à l’Etat, qui lui-même l’a imposé aux communes. Sans ce pouvoir centralisé, elle n’aurait jamais pu étre appliquée vu les réticences qu’elle a provoqué. Dans ce cas d’école, beaucoup de communes ont été un rempart à la gabegie libérale.
        L’équation régionalisme = inégalité et intolérance est plus complexe que ça. Sinon nous ne revendiquerions pas l’exemplarité de la France dans la recherche d’un protectionnisme pour une sortie de crise à l’échelle européenne. Cet argument ne vaudrait rien dans votre théorie.

        Une démocratie directe ne peut en aucun cas être pilotée de Paris (ou de Versailles). On y croit, ou pas.
        Pour moi, la décentralisation est un problème pour les mêmes raisons qui poussent les bourgeois conservateurs à craindre le chaos (la fameuse « anarchie » sensée n’être que ça) et qui les motivent à ne partager ni leur pouvoir ni leur fric en semant, par sur-accumulation, des chaos boursiers plus que destructeurs sans sourciller.

      7. @Miluz

        Le pouvoir européen n’est pas démocratique légitimement. Il n’existe pas de débat politique paneuropéen. C’est pourquoi l’échelon national est encore plus adapté, en théorie, à la pratique démocratique, en l’état actuel des institutions européennes. Mais je suis en faveur d’une constituante pour l’Union et d’une centralisation structurante qui permettra de lisser fortement les inégalités en même temps qu’elle permet la cohésion par l’agrégation des périphéries contre le centre, ce dernier étant malgré tout accepté par la redistribution et l’égalité qu’il permet. Vous aurez deviné que c’est directement inspiré du modèle français, qui a prouvé son efficacité jusqu’à ce qu’on entreprenne de le dissoudre systématiquement.

        Pour le reste, je maintiens que la décentralisation a été un puissant levier pour les idées néolibérales, l’ayant constaté de l’intérieur de la fonction publique territoriale. Cela a causé également des gaspillages d’argent public énormes en raison de la renaissance de féodalités dont il faut bien entretenir l’image (frais de comm dispendieux, construction tout azimut, clientèle à entretenir etc…) Il suffit de voir également comment les crédits pourris ont trouvé leur succès à cet échelon également…

        Je suis conscient que le modèle jacobin doit être revu et amélioré, mais je continue de penser qu’il est la meilleure alternative, la plus réaliste à la mise en place d’un nouveau cycle (je ne crois pas du tout au communisme, quelque soit sa version, ni en une solution durable. La fin de l’Histoire, c’est aussi la fin de l’humanité, même si souvent on se passerait bien de ce qu’elle engendre)

      8. Quand on me parle de « gaspillage d’argent public », j’ai tout de suite le même réflexe. Ca me fait l’effet d’une sonnette d’alarme.
        Parce que ce qui me chagrine le plus, ce n’est pas le gaspillage mais la rétention, ou le manque de dépense, l’accumulation.

        Je trouve l’accumulation plus dangereuse que n’importe quel abus de dépense. Parce que le deuxième est plus facilement contrôlable. Disons que les abus, dans ce cas, se voient mieux. On a plus la possibilité d’agir pour les réduire, et de plus, il s’agit souvent d’investissement à long terme, dont l’effet n’est pas toujours visible. Le dialogue permet alors de voir très vite de quoi il s’agit. La création de groupes d' »audit » est alors une bonne solution, de plus cela permet aux gens de se regrouper dans un but précis (qui est celui de la vigilence) et débouche sur de la convivialité et de la coopération.

        L’accumulation, elle, l’épargne, est aussi une sorte d' »investissement » à long terme mais elle débouche sur le contraire, c’est à dire le silence, la solitude, le blocage des flux, l’égoïsme et en terme « économiques » sur des coffres de banques, des crédits, des contrats dominant/dominé avec des tribunaux et des assurances pour les rassurer, des taux d’usure, la bourse, les paris, les courses de chevaux, etc… enfin de la névrose au fond de la caisse.

        Je vois aussi la nécessité d’une centralisation pour mettre un « papa » dans tout ça, qui permet de faire régner l’Ordre, et donc d’une « double loyauté des citoyens » puisque les problèmes de mobilité s’en mèlent (l’économie locale) et qu’il y a conflit, etc, etc… et une « maman » donc pour consoler, qu’on appelle « biopolitique ».

        Je n’ai pas le temps ni l’espace de développer, et il est plus que probable que je parle toute seule, vu l’organisation du blog qui rend la chose difficile – mais je réponds quand même, encore et toujours : à l’heure d’internet, ces problèmes peuvent être dépassés. Ils le sont mais vous ne vous en rendez pas compte. Stou.

        Un splendide « débat politique paneuropéen » a eu lieu en 2005, mais vous ignorez tout de lui. Il s’agissait de la directive sur les brevets logiciels… Nous sommes une immense communauté mondiale de gens qui travaillent de manière collaborative, et que vous le vouliez ou non, que vous la voyez ou non, elle grandit chaque jour davantage. Apparemment, seul Monsieur Jorion est capable de nous voir dans ce grand brouillard. Alors j’attends.

  29. L’agence de la dette allemande, la Finanzagentur, comptait lever 6 milliards d’euros de titres janvier 2022. La demande n’a atteint que 3,89 milliards, forçant la Bundesbank, qui est coutumière du fait, à souscrire le reste, soit le montant plus élevé depuis mai 2008. En allouant 3,64 milliards aux investisseurs, la Finanzagentur a certes affiché un taux de demande sur offre de 1,1 fois, mais les marchés ont retenu que 35% du papier n’avait pas trouvé preneur.(source Agefi)

    Doit-on comprendre que L’Allemagne fait donc faire à sa banque centrale ce qu’elle refuse à la BCE?

    1. Même question, car je ne comprends pas non plus.
      Cela veut-il dire que la Banque de France souscrit aussi de la dette du Trésor ?
      Cela me semblait exclu.
      Les règles sont différentes dans la zone Euro ?
      Merci d’avance à celui qui en sait plus!

  30. Côté actif des banques :
    La Société géniale vendrait pour 600 millions de crédits immobiliers selon Reuters (http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/11/29/97002-20111129FILWWW00383-socgen-vendrait-pour-600m-de-credits.php)

    La banque anticipe une perte de 50% par rapport à la valeur originale des crédits, accordés avant la chute du marché immobilier en 2007, poursuit le Financial Times (source : idem)

    On apprend le même jour que les ventes de logements neufs ont chuté en France de 12,9% sur un an au troisième trimestre (http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2011/11/29/97002-20111129FILWWW00360-logements-baisse-des-ventes-de-129.php)

  31. A découvrir :
    http://www.francetv.fr/manipulations/#/intro/
    « Manipulations », l’expérience Web
    Mis en ligne le 13 novembre à 20 h 35, Manipulations, l’expérience Web propose une version alternative à la série documentaire : plus ludique, plus découpée, elle plonge l’internaute dans une enquête à mener.
    Manipulations, l’expérience Web est un format à mi-chemin entre le web-documentaire, le jeu et l’exploration d’une base de données. Il permet de visiter de façon inédite vingt ans de coulisses de l’histoire de France au travers d’archives, d’entretiens, de documents, de carnets.
    Sur le site http://www.francetv.fr/manipulations, l’internaute peut mener sa propre enquête au cœur des affaires. Il reconstitue les liens qui existent entre les protagonistes, les enjeux de pouvoir, les filières industrielles et la circulation des flux financiers. Au cours de sa progression, la compréhension de cet univers par l’internaute se matérialise (à la manière d’un « mur d’enquête ») et lui donne accès à de nouveaux éléments.
    Cette toute première réalisation de la direction des nouvelles écritures et du transmédia, d’une ampleur inédite par l’accès aux sources qu’elle propose, a pour ambition de faire œuvre de transparence. Le dispositif repose sur des centaines d’archives vidéo, photos, articles de presse et liens vers la base de données. Il est animé par des journalistes qui sont à la disposition de l’internaute, lui permettant de poser, en direct, les questions qui lui viennent au fur et à mesure de son évolution… et d’y trouver des réponses.

  32. C’est vrai, en Egypte, les électeurs ont eu le choix entre l’Armée avec Moubarak et l’Armée sans…Rappelons qu’elle bénéficie des plus grosses subventions des USA, juste après Israel.
    Nous on a le choix entre l’UMPS de Hollande ou celle de Sarko

    1. Anne, vous ai-je bien comprise ?
      vous voulez dire tout l’Etat de la bourgeoisie, répression comprise,
      avec le comédien Sarko ou si il est usé, avec le comédien Hollande.

  33. Mais comment il en pourrait être autrement ?
    La monétarisation par la dette conduit inéluctablement à cette situation.
    Pire le travail pourtant vecteur de création de richesse deviens dans ce système, créateur de dette.
    Donc il est évident que toute réduction de dette implique un phénomène récessif, vu que réduire la dette revient à détruire la masse monétaire. Et ainsi contracter le système dans sont ensemble.

      1. Effectivement j’ai fait un raccourci un peu simpliste.
        On va dire que la conséquence évidente d’un désendettement à coup de réduction de coût, conduit à un effet récessif.
        Par contre par le vecteur monétisation, les effets sont variables. Mais selon la méthode employé, cela revient au finale qu’a gagné un peu de temps. Vu que cette création monétaire se retrouvera pour l’essentiel capté par les créanciers.

        Donc tant que l’on s’inscrit dans ce model monétaire aucune solution n’est envisageable.
        Si vous voyez des éléments non fondé dans mon analyse je suis ouvert à toutes critiques 🙂

  34. ce que je vois surtout, c’est que n’ayant pu voir le 2 ème épisode dimanche soir, il me faut payer pour pouvoir le revoir.
    Quand à ce concept Manipulations, je dois avoir le cerveau ramolli parce que je n’arrive pas à comprendre comment ça marche (j’ai pas eu le temps d’y consacrer plusieurs heures)

    1. Il faut bien que les banques anglo saxonnes se refassent non ? Vous vous attendiez à quoi ?
      maintenant je m’interroge, c’est quand les accords du Plaza dans six mois, deux ans, je vous le dis moi j’attends la crise en Chine, ça viendra, c’est le propre de ce capitalisme de se déplacer comme les nuées de sauterelles de l’ancien testament, il ne marche et ne vit que de cela.
      keep cool la révolution ne peut se faire que par le refus de la consommation, et pour l’instant les peuples veulent consommer ils ne veulent pas de révolution, tant que nous en sommes là tant que le dernier écran plat est plus important que la poésie, tant que la nature n’a pas sa place, tant que l’homme n’a pas quitté les temps modernes pour autre chose, rien ne changera et je ne vais pas me prendre la tête avec mes contemporains, ça ne sert à rien … Le chat est plus intelligent que l’humain : quand on nourrit un chien, le chien pense que cet homme est un dieu puisqu’il lui apporte de quoi remplir son estomac, quand on nourrit un chat, le chat pense qu’il est un dieu puisqu’il dispose d’un serviteur pour le nourrir.
      Le chat n’est pas un animal qui vit en meute, n’est ce pas Vigneron !!!

      1. Les chats sont beaux et j’aime les caresser quand ils le veulent bien, eux n’ont pas besoin d’être tenus en laisse.

  35. Deuxième assureur français derrière AXA, Groupama inquiète sévère, les 16 millions de clients de cerise auront-ils droit aux queues et noyaux ou juste aux noyaux… Deux milliards de perte sèche déjà enregistrés sur la dette grecque plus sur les expositions SG (4,25 % de participation) et Veolia (5,70 %). Gan est revendu, c’en sera très bientôt fini pour Groupama, si Covea (Maaf, MMA et GMF) sont encore là pour bouffer les restes, ou le Crédit Agricole…
    http://www.lejdd.fr/Economie/Entreprises/Actualite/Le-plan-d-attaque-de-Groupama-pour-renforcer-ses-fonds-propres-430183/

    1. @ vigneron ..depuis 2007 on pense que les assvie vont morfler pour être absorbées par la dette , soit en cours de vie , soit à la fin , inéluctable , c’est ce qui permets le AAA.AHAHAHAH………ARRRRRHHHHHH.
      Vigneron poil au menton.

  36. Bonjour,
    au risque de me faire huer, je voudrais savoir ce que vous penser de : redonner l’autorisation au états d’émettre de la monnaie, et donc d’émettre de la dette sans intérêts pour elle même ?
    Je me pose la question, car en essayant de me documenter sur l’histoire, je lis ici et là que les banques n’ont pas toujours eu le monopole de l’émission de monnaie.
    Je le proposerai dans le post récent des propositions.

    1. Mon cher, on nous a vendu la BCE et l’euro qui va avec comme garantie contre l’inflation:
      or depuis nous n’avons eu que de l’inflation, bien sûr j’oubliais on ne compte pas celle des actifs sauf que pour en profiter il faut en avoir des actifs, donc depuis nous n’avons eu que de la bonne inflation pour ceux qui possédaient des actifs et de la mauvaise sur les biens de consommation courante pas sur les merdes en tout genre type écran plat qu’il faut à tout prix avoir pour être un con temps forain qui fait son manège vie privée vie publique qui remplace le désormais métro boulot dodo plus à la mode en ce monde mondialisé facebooké et googlisé
      ces merdes là sont comme les salaires à prix réduit pour les mêmes raisons, le transfert de richesse d’esclaves à d’autres esclaves qui ne sont là que pour produire et consommer, le travailler plus pour gagner plus.
      donc pour assurer une mondialisation heureuse aux délocaliseurs, il fallait une monnaie forte et stable qui permettent de payer presque rien là et de faire en retour un max de profit ici
      on a été jusqu’à créer de la dette jusqu’à plus soif tellement qu’on avait de clients pour la monnaie, pour les délocalisations, pour le consommer toujours plus et toujours plus malheureux …. et vous voulez retourner à avant à la planche à billet qui prive les délocalisateurs de leur pouvoir d’achat ??? Vous n’êtes pas sympa vous de penser que la monnaie c’est uniquement ce qu’on décide d’en faire et rien de plus.
      Vous voulez qu’on vous lapide ? qu’on vous traite de gros nul qui n’y comprends rien à ces choses réservées aux seuls initiés qui par leurs études et leurs intelligences seuls peuvent apprécier l’ampleur de l’escroquerie !!!! Le monde actuel n’est qu’un gigantesque bordel où la pensée se résume la plupart du temps à du porno !!!

      1. Vouas avez raison , sauf que l’on n’échappera pas à l’inflation seule façon de nous sortir de l’endettement .

        Votre raisonnement est bon , mais il aurait fallu une gestion vertueuse de nos finances : c’est à dire des budgets équilibrés à 3 % depuis 20 ans.

        C’est à dire protéger nos économies par un minimum de protectionnisme pour éviter des déficits de balances commerciales excessifs , lutter contre le chômage et les délocalisations qui privent nos états de rentrées fiscales , et une politique fiscale adaptée .

        Nos dirigeants ont fait des choix contraires .

        Nous sommes donc soumis à la gestion de nos dettes ,à la petite semaine , avec une croissance zéro, et sans espoir .

        Et les marchés, à capitaux illimités , qui ne cherchent qu’à tirer profit de notre dépendance et nos faiblesses, avec profits et spéculations maximum .

        La Chine seule , largement excédentaire , ne va pas financer nos déficits , puisque nous mêmes , les riches occidentaux , n’avons pas l’intention de le faire …

        Les paradis fiscaux ont été créés pour mettre à l’abri les trop plein de plus values , de capitaux « flottants » , idem pour les niches fiscales , et non pour sauver nos économies …

        L’argent n’a ni frontières , ni idéalisme .

        Donc la Chine fera son marché , achètera ce qui l’intéresse au meilleurs prix , en contre partie d’un petit désendettement qui ne pourra en aucun cas régler le problème …

        Voici , voilà, pourquoi nous sommes muets sauf nos éternels économistes libéraux qui pensent que la rigueur va rétablir notre santé . Sauf qu’ils ne disent jamais à qui la rigueur va être appliquée . En tous cas pas pour eux , ni pour les grandes sociétés , ni pour les grandes fortunes …

        Bn.

    2. Et bien oui, évidemment ce serait la solution .Avec d’autres mesures .
      Mais nos traités (Lisbonne) l’interdisent .
      Alors ?
      Y’ a plus qu’à attendre le krach final et ensuite je l’espère que nous , la population, pourra imposer les réformes nécessaires.
      Ou alors , le libéralisme continue ,la déflation, la spirale de la dette nous entraîne par le fond et là nous pouvons tout imaginer : la vente à la découpe de notre pays, achetée par des monnaies sans valeurs ,les méga inflations , la montée des nationalismes , un pouvoir fascisant , une population tiers mondisée qui cohabite avec une bourgeoisie qui s’en tire très bien , les multinationales qui prennent définitivement le pouvoir , selon leurs intérêts ,etc, etc ….

      1. Ne pensez vous pas que l’Europe s’assoie sur le traité de Lisbonne quand elle en ressent le besoin ? ( par exemple, la BCE le respecte-t-elle vraiment dans sa gestion de rachat sur le second marché ) Alors, cet argument d’interdiction par le Traité de Lisbonne n’est-il pas un enfumage de première grandeur ?

    3. Je vais essayer de répondre avec mes maigres connaissances.
      Le principal problème actuel avec l’émission monétaire via la planche à billet, pose plusieurs problèmes.
      Mais on parle ici principalement de manière idéologique, car on ne maîtrise pas les conséquences. Ce qui fait que la question divise grandement en fonction de la position des différents économistes.

      Donc les problèmes :
      – Le risque d’inflation incontrôlé.
      – Un souci de confiance vis a vis des acteurs économiques

      Paradoxalement ce que font les banque privé peu s’apparenté à utilisé la planche à billet.
      Cependant le fait que cette émission de monnaies soit apposée sur des intérêts, avec un cadre les rattachant à une banque centrale, plus l’effet déstructif lors des remboursements. Cela créer l’illusion de stabilité nécessaire pour inspiré confiance.
      Alors que ce système lui même créer des failles béantes, et conduit à des impossibilités systémiques.
      A ça il faut ajouter que ces banques privées sont sur un model fractionnaire, soit dans un état pérmanent d’insolvabilité, qui n’attend seulement une masse critique de défaut pour se révéller. Et vu que ce n’est pas suffisant il faut y ajouter les outils spéculatifs (CDS, Tritisation), qui accroît encore les effets levier au point de transformer l’ensemble en une énorme bombe à retardement…

      De plus telle qu’est constitué le système. (2 économies parallèles financières/réelles)
      Les bénéfices d’une telle émission de monnaies risque d’être marginale. Avec une conséquence indirecte, du aux phénomènes captif de l’économie financière. Créera encore plus de déstabilisation.
      Car toute cette masse se retrouvera automatiquement sur les marchés spéculatifs, pressurisant toujours plus l’économie réelle.
      Donc moralité cela ne nous fera gagner qu’un peu de temps…

    4. même question que la 27. Et la même que j’ai posée en arrivant sur ce blog. De Gaulle avait nationalisé la Banque de France, et on a eu le plein emploi. VGE et Pompidou ont interdit cette pratique d’émission de monnaie par les Etats en 1973, et ça va de mal en pis depuis l’article 123 du traité de Lisbonne. Mais ce n’est pas aussi simple, les Allemands ont en tête le fait que l’inflation des années 20 a fait le lit du nazisme, redonner aux Etat le contôle de l’émission de monnaie reviendrait à renier cette intégration européenne, il serait peut-être préférable de donner l’autorisation à la BCE.
      Je ne comprends vraiment pas pourquoi on doit passer par les marchés financiers pour financer la dette publique, c’est une prise en otage du peuple…
      Pour conclure, un petit exposé de Bardet datant de 1950:

      Mais parmis tous les mécanismes concentrationnaires, il en est un plus subtil et plus puissant, dont l’ignorance était quasi totale il y a trente ans (ndlr, écrit en 1950, donc en 1920). Aussi suis-je bien obligé de l’exposer en détail. C’est le mécanisme bancaire qui multiplie les méfaits de l’usure et du crédit. En effet, d’un côté, par l’addition des intérêts il double, puis quadruple toute dette en quinze puis trente ans, d’un autre côté, par le subterfuge du crédit et de la monnaie scripturale, il vampirise toutes les richesses mobilières et surtout immobilières d’une nation, puis du monde.

      L’usure a toujours été interdite par le Droit canon romain, puis par le Coran. Le catéchisme du concile de Trente est formel : « Tout ce qu’on prend au delà de ce qu’on a donné est usure… c’est pourquoi le prophète Ezéchiel (18-17) dit que Celui-là sera juste qui n’aura rien pris au-delà de ce qu’il aura prêté . Et Notre Seigneur nous ordonne, dans Saint-Luc (6-35), de prêter sans en rien espérer. Ce péché a toujours été considéré, même par les païens, comme un crime très grave et très odieux » et le concile ajoute, « c’est ce qui fait dire à Ciceron que prêter à usure ou tuer un homme c’est la même chose. Et en effet, ceux qui prêtent à usure vendent deux fois une même chose, ou ils vendent ce qui n’est point ».

      Il faudrait bien peu connaître l’histoire des civilisations pour s’imaginer qu’il ne s’agit là que d’un pincipe de morale et non pas d’un principe fondamental de bonne organisation de la société civile… car il n’y a qu’une seule clé pour les Deux Royaumes (celui de la Terre et celui du Ciel).

      La civilisation égyptienne a duré quelques cinq mille ans ; elle ignorait la monnaie. Les diverses civilisations mésopotamiennes se sont effondrées les unes après les autres, au bout de quelques siècles, s’entre-déchirant, s’entre-détruisant. Elles connaissaient non seulement le trafic des lingots, mais l’usure, c’est-à-dire le « croît de l’argent » comme l’appelle le code d’Hammourabi. L’intérêt pouvait légalement atteindre 25% et montait jusqu’à 100 et 140%…

      L’Encyclopaedia Britanica (article Money, édition de 1929) souligne que l’écroulement de la Grèce au VIème siècle comme l’effonfrement de l’Empire romain sont également dus à l’usure. Ainsi que l’a montré G. Ferrero dans : la Grandeur et le déclin de Rome, Jules César fut brisé pour s’être montré incapable de résoudre « la gigantesque accumulation d’intérêts inaliénables qui avaient concentré toute la richesse en quelques mains, réduisant les petits propriétaires en esclavage ».

      Vous commencez à soupçonner pourquoi Cicéron est plus dur dans ses jugements que les Pères de l’Église !

      1. Ce sont les memes « économistes » escrocs et vendus(et les politiques qui vont avec), qui refusent à l’etat l’usage de son droit régalien de création de monnaie au nom de la lutte contre l’affreuse « planche à billets » ,et qui en ce moment adjurent la BCE de « monetiser les dettes » !…….en imprimant du papier toilette !

      2. Je ne comprends vraiment pas pourquoi on doit passer par les marchés financiers pour financer la dette publique, c’est une prise en otage du peuple…

        D’après Jacques Généreux, en créant l’Euro, l’Europe a foutu dehors les spéculateurs sur les monnaies nationales, mais, et il y a un mais !
        Les néo-libéraux, l’Allemagne en tête, ont considéré que fort de cet Euro, les pays européens pouvaient être tenté de laisser filer leur dette et leurs déficits (puisqu’il n’y avait plus le risque de la spéculation du marché sur la monnaie nationale) ce qui aurait comme conséquence de provoquer une inflation galopante.
        Le remède trouvé a été de remplacer la pression du marché sur les monnaies par celle sur les émissions de dette publique en instituant l’obligation aux Etats d’emprunter sur le marché financier, mais pas seulement sur le marché national ou européen, mais aussi sur le marché international, pour être sur que les volumes mis en mouvement seraient à la hauteur des budgets des Etats.
        Si cette analyse est recevable, alors, faire sauter le verrou de l’interdiction faite à la BCE de prêter aux Etats est bien une partie de la solution à la crise de la dette, puisque qu’elle mettra « hors jeu » les spéculateur ou la dette comme vous voulez !

    1. le cac joue au yoyo, sans grande corrélation avec l’économie réelle, pour le plus grand profit de tous les Traders qui jouent successivement à la baisse et à la hausse . . .

  37. Le secteur du bâtiment devrait perdre 35.000 emplois en 2012 en raison de la crise financière et des plans de rigueur, qui ont « fracassé » le mouvement de reprise du secteur en 2011, a affirmé la Fédération française du bâtiment (FFB). En 2011, le secteur avait créé 9.000 emplois, après en avoir perdu 20.000 en 2010.

    La dernière de l’UMP et du sarkoshow:

    Travailler plus sans gagner plus.

    L’ancien ministre UMP Hervé Mariton préconise d’augmenter le temps de travail des fonctionnaires « sans rémunération supplémentaire » et de ne pas remplacer, pendant trois ans, deux fonctionnaires sur trois partant en retraite, contre un sur deux actuellement. Le député libéral de la Drôme présente mardi soir, au nom de son club politique Réforme et Modernité, 24 propositions destinées à alimenter le débat présidentiel de 2012. Il suggère notamment d’augmenter le temps de travail des fonctionnaires sans rémunération supplémentaire. L’augmentation de la durée du travail serait modulée selon le niveau hiérarchique : une heure de plus par semaine pour les fonctionnaires de catégorie C (plus bas échelon), deux heures en catégorie B et trois heures en catégorie A.

    http://www.lesoir.be/actualite/le_fil_info/2011-11-29/travailler-plus-sans-gagner-plus-880202.php

  38. @Jerom
    Ce que vous proposez c’est la fin de l’europe, une des fonctions principale de l’UE était d’interdire la dévaluation par émission de monnaie. Mais dans quel esprit malade peut on envisager de créer un pole de stabilité monétaire alors que la monnaie de référence est le dollar et que les US n’ont aucun compte a rendre a personne quand ils émettent mille milliard de dollards depuis une banque privée a laquelle ils doivent en plus verser des interrets??? D’ailleur le plus absurde dans tout ca ce n’est pas qu’on ai voulu que l’Europe invente une rigueur budgétaire dans un monde de paradis fiscaux c’est surtout que les états Unis cherchent a stabiliser la croissance de leur dette et a se mettre des limites dans ce domaine, la je ne comprends pas ou alors ils font semblant ou c’est un prétexte pour créer aux USA la main d’Oeuvre pas cher qui commence a manquer ailleur dans le monde. L’interret du peuple américain et celui de la finance doit diverger quelque part, sans doute que la peur d’une dévaluation hante plus les financiers US que les Allemands qui se souvienne de la république de Weimar. La misère organisée semble être le seul moyen de protéger la valeur des monnaies, car comment conserver de la valeur a du papier monnaie qui n’est basé que sur la garantie d’états surrendettés.? L’état en remboursant ses dettes apauvrit les populations et ainsi crée un contrefeu contre l’inflation, mais cette logique a ses limite car on le voit en grèce au dela d’un certain niveau de perte de revenu le contournement fiscal n’est plus l’apanage des contribuables les plus aisés et les états en reviennent a devoir effectuer des plans de relances massifs et ainsi a absorber une grosse partie de la valeur de l’épargne des contribables. On se demande parfois si l’on ne devrait pas tout privatiser mais la prime de risque des prêts est elle bien calculée et la recherche de profit maximum est elle compatible avec un métier de Banquier au service du peuple?
    Est il justifiable de payer sa maison deux fois sur 30 ans une maison qui se dégrade et coute en entretient sur cette période, sous prétexte qu’on a pas les moyens de la payer en une seule fois?
    Alors que d’autres vont doubler leur capital sur cette même période sous prétexte qu’ils ont du capital
    ? c’est la base du capitalisme mais pourquoi rembourser des interrets au capital quand l’économie est mise tout entière en danger par le remboursement des interrets de la dette? Largent n’est il pas avant tout un moyen de faire fonctionner la société avant d’être un moyen pour maintenir les privilèges acquis pas l’accumulation de capital?

    1. Non c’est bien un moyen de maintenir des privilèges, un nouveau droit divin, c’est pour ça qu’il lui faut à tout prix des pauvres sinon la différence ne se voit pas.

      1. Ca me fait penser que certains riches pensent qu’ils le sont parce que Dieu les a en haute estime, et que les pauvres n’ont que ce qu’ils méritent , dans le même genre il y a les pauvres qui votent républicain pour que si un jour ils deviennent riches ils n’aient pas a payer trop d’impots 🙂 Ce sont des idées assez répandues aux états unis mais un peu moins ailleur dans le monde

  39. Lorsque j’entends les programmes politiques des uns et autres, de droite comme de gauche, je suis médusé par leur volonté de construire et de consolider le fameux cadre : peur, instinct de survie, dominance, paternalisme, conservatisme absolu… et manque total d’imagination qui se traduit le plus souvent dans des discours où s’accumulent les vieux poncifs et la novlangue comme autant de pièges à gogos électeurs. Leur capacité à endormir les foules c’est comme vouloir boucher une soupape de sécurité ; tous les matériaux comprimés avec force finiront bien par sortir et s’exprimer dans des proportions inimaginables encore aujourd’hui.

    1. Ils s’en tapent ils sont chez les privilégiés c’est la seule chose qui leur importe : votre voix pour y être.

      1. mais concrètement quel est notre pouvoir d’action ? Parce que c’est bien beau de protester, mais ça ne nous fera pas gagner…
        Voter pour les partis qui proposent un autre système ? Combien sont-ils ? LePen ne dit pas que des conneries, mais elle s’attaque aux immigrés (ce que préconise aussi Maurice Allais), aux clandestins, et a une politique sécuritaire pour garder son électorat d’origine. le Front de Gauche se perd dans la défense de toutes les minorités, alors qu’il devrait mettre justement en avant l’iniquité de la dictature des marchés, pour citer Jouyet…
        Changer le monde via une révolution ? Combien veulent construire un projet, et pas seulement satisfaire leur ego, à l’image des indignés de la défense qui ne reculent pas devant les coups de matraque des policiers, d’un Soral (qui voit vraiment le complot partout de surcroît) qui joue au héros, d’un Mélenchon qui propose mais qui s’indigne que Hollande fasse alliance avec Bayrou (ce qui sous-entend qu’il appellera à voter pour lui au second tour)…
        On veut garder l’Europe ou non ? Tout au plus garder l’Euro ? Ou redonner à la France sa pleine souveraineté, qui n’est pas un gros mot, c’est-à-dire que le peuple sera à même de sanctionner la politique du gouvernement qui aura la maîtrise de la monnaie ? Puis, petit à petit, reconstruire sur des bases saines une nouvelle Europe économique. Mais on ne peut croire aux mesurettes comme les eurobonds, ou une faible modification du statut de la BCE. Comme dit Paul Jorion, si on veut éviter la concentration du patrimoine/capital à long terme, il n’y a pas 36 solutions, on devra donner la place au peuple et pas aux marchands en changeant de système.
        On pourrait rassembler les compétences de la société civile pour faire un audit de la dette publique pour prouver son illégitimité, on pourrait demander à lancer un blocus alimentaire, mais aussi et surtout commercial et financier contre les paradis fiscaux (d’ailleurs La ligue arabe ne l’a-t-elle pas mis en place très rapidement avec la Syrie ?), retirer tout notre argent des banques (finalement Cantona avait-il si tort ?)

        Finalement, le pire, c’est qu’une guerre mondiale soit organisée, parce qu’elle relancerait la croissance et pérenniserait le système.

      2. Il y a trois chats et 4 tondus à la défense, ne me faites pas rire avec les indignés de la défense, j’ai vu le tableau pas plus tard que la semaine dernière devant l’arche, avec eux c’est certain ça ira ça ira, ça ira loin … parlez moi plutôt du marché de noël juste à côté ils sont plus nombreux !

      3. c’est exactement ce que je voulais dire (maladroitement il est vrai, la tournure employée prête un peu à confusion)…il ne sert à rien de résister pour résister, ou disons pour satisfaire un ego. Quand on se révolte, on le fait pour gagner, et défendre un projet, pas pour être un héros.

      4. à tchigo

        le Front de Gauche se perd dans la défense de toutes les minorités, alors qu’il devrait mettre justement en avant l’iniquité de la dictature des marchés, pour citer Jouyet…

        Je ne sais pas qui est ce Jouyet mais sa lecture du programme du Front de gauche, telle que vous la relatez, me semble assez sommaire ! Remontez à la source au lieu de commenter des commentaires . . . !
        J’ai répondu un peu plus haut au commentaire 4 de xian en détaillant quelques propositions

      5. Jouyet est le président de l’AMF (Autorité des Marchés Financiers)
        http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/11/13/jouyet-les-citoyens-se-revolteront-contre-la-dictature-des-marches_1603114_3234.html

        Le fait qu’il parle de « dictature des marchés » est assez intéressant. Concernant les propositions du front de gauche, c’est de ma lecture qu’il s’agit, et si vous la trouvez sommaire, j’en suis désolé, mais je persiste dans mon idée qu’ils ne vont pas assez loin dans la réforme monétaire. Ce n’est pas en proposant des réformes qu’ils changeront quoi que ce soit ! Réalistes peut-être ?

        “ La France proposera une refonte des missions et de statuts de la BCE, qui doit être mise sous contrôle démocratique pour lui permettre de pouvoir prêter à taux faibles, voire nuls, directement aux Etats ”

        http://www.placeaupeuple2012.fr/la-bce-doit-preter-directement-aux-etats/?fb_comment_id=fbc_10150384062749823_20251448_10150397499204823

        Pour ce qui est de commenter des commentaires et de ne pas remonter à la source, je ne peux que vous laisser juger vous même…

        Par ailleurs, merci pour votre explication (comment 40).

  40. Et si Paul avait raison?

    La Russie active son système d’alerte antimissile.

    La Russie a activé son système d’alerte antimissile à Kaliningrad, enclave russe aux portes de l’Union européenne, afin de répondre aux « menaces » représentées par le projet de bouclier antimissile de l’Otan en Europe, a indiqué le président Dmitri Medvedev. Le chef de l’Etat avait menacé le 23 novembre de déployer des missiles balistiques à Kaliningrad si les Etats-Unis et l’Otan continuaient de mettre Moscou devant le « fait accompli ».

    Des navires de guerre russe en Syrie.

    La Russie va envoyer dès décembre des navires de guerre en Syrie, a indiqué une source militaire, citée par Itar-Tass, alors que des médias avaient auparavant évoqué un tel projet pour le printemps 2012. Le porte-avion Amiral Kouznetsov et le navire de guerre Amiral Tchabanenko « vont probablement après le 10 décembre se rendre en Atlantique et en Mer Méditerranée ». Cette escale « a été prévue de longue date et n’a aucun lien avec les évènements en Syrie », a ajouté la source militaire.

    lesoir + agences

    Des manifestants pénètrent dans l’ambassade britannique à Téhéran.

    Des dizaines de manifestants ont pénétré dans l’enceinte de l’ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran, enlevant le drapeau britannique pour le remplacer par le drapeau iranien. Les manifestants, qui protestaient contre les sanctions décidées par Londres contre l’Iran à cause de son programme nucléaire controversé, ont également brisé des vitres à coup de pierres et brûlé des drapeaux britanniques et israéliens, selon des images retransmises en direct par la télévision d’Etat.

    http://www.lesoir.be/actualite/le_fil_info/2011-11-29/des-manifestants-penetrent-dans-l-ambassade-britannique-a-teheran-880222.php

    1. L’information la plus inquietante ce n’est pas l’annonce de l’arrivée de bateaux de guerre russes en Syrie car le port de Tartous ne leur a été ouvert que depuis septembre et les installations ne peuvent recevoir de grands navires sans remise en état (un navire atelier russe s’en occupe) Le coup de poker c’est l’envoi la semaine derniere de trois navires porteurs de missiles anti aériens  » 300  » qui ont été déployés pour contrer l’annonce de la « zone d’exclusion aérienne  » envisagée par les occidentaux .
      Derriere la Syrie il n’y a pas que l’Iran et le Herzbollah mais aussi la Russie …

      1. Sarkozy a décidé de refaire avec le Qatar l’erreur des US avec les Saoudiens. Tant que ça rapporte et qu’il se trouve un petit boulot sympa avec ses contacts US par la suite, il faut pas qu’il se prive!
        Eliminer un état islamiste (l’Iran, qui est en train d’écarter Ahmadinejad du pouvoir via les ayatollahs) pour en créer une demi-douzane d’autres, il fallait y penser.

    2. Ce qui est terrible avec Paul Jorion, c’est que même si l’on est pas d’accord avec lui, on est obligé de reconnaître qu’il a souvent raison.

      Je me rappelle des premières évocations des gouvernements d’union nationale et comités de saluts publics (mai/juin 2010 ?). je me suis dit « il va un peu loin sur ce coup », puis un sommet européen, FESF et toutes les breloques géniales merkosiennes.

      « Il était aller un peu trop loin le Paul Jorion, j’me disais bien »…

      Novembre 2011 :

      http://www.lefigaro.fr/international/2011/11/06/01003-20111106ARTFIG00226-gouvernement-d-union-nationale-pour-la-grece.php

      Qu’est ce que vous voulez que j’vous dise….

    3. Oui, dissy, tout à fait, et cela n’empêche pas Slama ce matin sur France Culture de dire qu’il n’y a aucune menace de guerre. Sur ce point-là, il me semble que beaucoup se sont complètement endormis. La Russie a fait la guerre en Géorgie (oui, oui fait la guerre) et ne s’est arrêtée qu’après avoir obtenu ce qu’elle avait souhaité. Rappelons aussi que pendant la crise des Balkans, le brave Eltsine avait fait savoir qu’il pointait ses missiles sur l’Europe…
      On ne doit pas oublier non plus que Poutine flatte sans cesse la fibre nationaliste et que ses positions sur l’immigration et les étrangers feraient pâlir le discours d’une Marine Le Pen.
      Sur une plus large échelle, la Russie a toujours compté une frange de ‘pro-occidentaux’ de l’élite influente mais limitée en nombre, et une masse de contempteurs de l’Occident, haïssant cordialement les Allemands et les Français, et dévoués à la mère Russie, à l’Eglise orthodoxe (ou au Parti par la suite) et ceci bien avant même l’émergence du régime soviétique.
      Je crois pour ma part tout à fait au ‘danger russe’.

  41. Mardi 29 novembre 2011 :

    Italie : rendements records pour une adjudication de dette.

    L’Italie a dû accepter mardi un rendement record depuis la création de la zone euro de près 8 % pour pouvoir émettre 7,5 milliards d’euros de papier à trois ans, un niveau qui place le coût de sa dette a un niveau de plus en plus difficilement soutenable.

    La Banque d’Italie avait comme objectif de placer entre cinq et huit milliards d’euros de papier, et la demande a approché le haut de cette fourchette.

    Les obligations à trois ans BTP ont été adjugées à un rendement record de 7,89 %, après 4,93 % lors d’une précédente adjudication du même type fin octobre, a précisé la Banque d’Italie.

    Le ratio de couverture s’est élevé à 1,502.

    Pour le papier à huit ans, le rendement moyen est ressorti à 7,28 %, avec un ratio de couverture de 1,538.

    Les obligations à 10 ans ont été adjugées au rendement de 7,56 %, avec un ratio de couverture de 1,335.

    En Belgique, les rendements des obligations d’Etat à court terme ont atteint un plus haut depuis novembre 2008 lors d’une adjudication de dette à trois et six mois également réalisée mardi.

    http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/reuters_00403450-italie-rendements-records-pour-une-adjudication-de-dette-255706.php

  42. http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=94cZgkBfPmc

    Je poste cette vidéo ci dessus en lien avec le billet précédent de Paul.

    Spéciale dédicace à tout ceux qui penseraient encore qu’une guerre concernant les pays « développés » (vraiment cela se discute…) serait impossible pour je ne sais quelle raison.

    Apparemment Medvedev préfère lui penser qu’il est grand temps de commencer à préparer psychologiquement le peuple russe au pire.

  43. « …..une récession de longue durée……. »
    A laquelle se rajouterait une inflation galopante si la BCE céderait à la pression des pays de la zone euro; acheter à tout-va des euro-obligations ou vider la corne d’abondance sur les pays du sud entraînerait une inflation d’environ dix pourcent par an, disent certains experts. Ou plutôt une stagflation. Cela ne sera jamais accepté par la population allemande, ni hollandaise, la Finlande ne sera pas d’accord. Ce sera la fin du système euro.

    1. de toute manière sans clients en Europe elle va faire quoi l’Allemagne ???
      et avec 30 millions d’habitants en moins à venir elle va faire quoi d’autre ???

      1. L’Allemagne aura toujours de clients, ce n’est pas le problème. La vie continuerait pour tous en cas de la disparition de l’euro tel qu’il existe aujourd’hui. Mais pour les pays du sud ce sera un retour au status quo ante.
        Il ne faut pas sousestimer l’Allemagne; ce pays a survécu la guerre des 30 ans, horriblement dévastatrice, il a surmonté deux guerres mondiales couronnées de l’apocalypse nazie, il a géré la deuxième réunification – et il survivra le débâcle de l’euro; idem en ce qui concerne la France.

      2. Germanicus les autres aussi ont survécu ce n’est pas le propre de l’allemagne, qui d’ailleurs n’existait pas en tant que telle contrairement à la France dans l’histoire, mais vu que ses clients sont en premier lieu l’occident, il lui restera l’asie mais combien de temps ??? et puis ça rime à quoi ??? j’adore l’allemagne mais ça reste un peuple lourd quand même, je me souviens cet été à Trèves lors d’une moselle Fest, je me suis retrouvée coincée dans la foule et pas moyen de les faire bouger, je me suis dit un moment si il y a affolement pour une raison ou une autre je vais me faire piétiner, ça c’est l’allemand, alors oui ils peuvent critiquer les latins mais entre la légèreté du latin et la pesanteur de l’allemand, je crois qu’on vit mieux chez les latins d’ailleurs les femmes allemandes préférent les latins ce n’est pas pour rien et les latins ne se baladent pas en vacances avec leur jambon de parme dans le coffre comme les allemands savent visiter l’italie avec les spaghetti de leurs supermarchés dans le coffre, question de mentalité, question aussi de qualité de vie !!! c’est bien d’avoir de bons produits allemands mais avoir la finesse d’en profiter c’est mieux !!!
        passer donc le mot à Angela danke schön

  44. Une petite parenthèse au sujet de l’expression « les bien-pensants ».
    Ce mot est très fréquemment utilisés par les racistes pour dénoncer la pression morale qu’ils subissent de la part des anti-racistes. Il y a quelques chose qui me gène dans l’utilisation de ce terme par François; comme si les possédants s’appuyaient sur une quelconque morale ou rationalité quand ils défendent leur avantages.

    1. Les bien pensants font appel à la mémoire collective de la morale, celle qu’utilise Sarkozy dans le travailler plus pour gagner plus, celle traînée durant des siècles par l’église comme le péché originel où l’homme doit gagner sa vie à la sueur de son front, ce sont ces gens là les bien pensant qui se réclament de cette morale dans une société qui est par essence amorale.

    2. @baric
      Peut être que le second degrès vous as échappé
      Et jusqu’a preuve du contraire le front nationnal n’a aucun droit sur les mots qu’il utilise.
      Ca me fait penser qu’on pourrait renommer certains partis sans les offenser:
      Le Ps : Pati pour la sauvegarde de la bourgeoisie francaise PSBF
      ump: Vive la sélection naturelle VSN
      FN : Juste faire peur (JFP) pour ne laisser le choix qu’entre le PSBF et le VSN sinon voter pour un parti qui ne passera jamais le second tour c’est comme voter blanc

      1. sinon voter pour un parti qui ne passera jamais le second tour c’est comme voter blanc

        C’est ça la démocratie? Quand on vous demande votre avis, votez donc pour ceux qu’on vous dit, bon sang!
        Perso s’il y a des élections en 2012, je vais pas les priver de mon avis.

      1. François,
        Je ne voyais nulle malice de votre part, je pensais bien que, par ce terme, vous dénonciez les économistes orthodoxes. Seulement, ainsi que Stiglitz (ou Paul) l’explique, les bases sur lesquelles s’appuient ces économistes sont fausses ou simplistes.
        Par exemple la croyance selon laquelle le marché laissé à lui même parviendrait mieux à satisfaire les besoins de la population qu’un marché bien plus strictement réglementé et encadré.
        Cette croyance à été prouvée fausse par plusieurs chercheurs; donc les les économistes orthodoxes ne sont pas des bien pensants, mais plutôt des « fanatiques » (=imperméables à la rationalité). En ce sens ils s’opposent aux « bien pensants » anti-racistes guidés par la morale ou par la rationalité, selon les tendances.

        Bon, ceci étant, wiki nous dit:
        « Le terme de bien-pensance est principalement utilisé pour stigmatiser le politiquement correct de certaines catégories d’intellectuels, mais il peut également désigner un environnement social aliénant dans lequel règnerait la pensée unique et le terrorisme intellectuel. »

        (Liervol, je ne vois pas en quoi le « travailler plus pour gagner plus » découle de la morale, qu’elle soit catholique ou autre… la solidarité ne fait-elle pas partie des dogmes religieux?)

        1. Désolé, mais je persiste !

          Trésor de la langue française : Bien-pensant 2. Iron. ou péj. Qui pense « comme il faut », c’est-à-dire en conformité avec un système traditionnel de caractère religieux, social, politique

      2. Je persiste aussi il y a du péché originel dans la valeur travail ici en France sœur de l’église même si c’est oublié c’est resté dans les symboles, gagner sa vie à la sueur de son front c’est dingue quand on y réfléchit c’est comme le tu enfanteras dans la douleur, c’est la même chanson qui revient et après ça c’est pas du catho la valeur travail ici ? ce symbolisme là est à abattre à mon sens.

  45. Attaque de l’Ambassade Britannique à Téhéran le ‘live’:

    British embassy attack in Iran: live
    Live coverage as Iranian protesters storm and loot the British embassy buildings in Tehran, tearing down the Union flag and throwing petrol bombs.

    http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/middleeast/iran/8922993/British-embassy-attack-in-Iran-live.html

    http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/11/29/iran-des-manifestants-saccagent-l-ambassade-britannique-a-teheran_1610758_3218.html#ens_id=677013

    1. J’aime bien les analyses de Bruno Berthez. J’aime moins lorsqu’il récite le catéchisme libéral:

      « La fonction de la crise est positive non pour des raisons morales ou autres mais par raison logique, systémique. Le système tend à se reproduire, à se restaurer malgré les dysfonctionnements ou mieux, au travers des dysfonctionnements .

      Mais le système contrairement aux souhaits des conservateurs et passéistes n’est pas seulement en train de se nettoyer, de s’assainir, il se modifie….

      L’erreur de Mellon dans les années 30 était de croire qu’il suffisait de purger toute la pourriture sécrétée par les années 20 et de retrouver la pureté des années de départ. Non le système est vivant et il se modifie, tient compte des progrès, des acquis du temps passé, de la complexification de la société etc. C’est non pas le système ancien qui va ressortir de la crise, purgé, c’est un système qui aura muté et qui sera plus adapté. Et ce système il aura besoin d’épargne pour reconstruire, pour investir, produire les nouvelles richesses, la future prospérité. »

      Pour ces gens la mort du capitalisme est inimaginable!

    1. Les européens ne tomberont pas dans le piège de la division. Cela fait des siècles que les puissants observent en ricanant des pauvres massacrer des pauvres.

    2. Argh… islamophobie… on peut dénoncer et détester une religion non ? Ne mélangez pas tout, ne mélangez par racisme, xénophobie et critique de la religion. Nos ancêtres ont fort heureusement vitupéré le christianisme de leur époque et grand bien leur en a pris et grand bien cela nous a fait à nous autres. Ne découragez pas – en ‘diabolisant’ toute critique de l’Islam – les gens qui, dans les pays musulmans, essaient de déserrer le carcan de la religion !

  46. On devrait commencer a réfléchir a mettre au point une sorte de démocratie. On a tellement dit de mal du royalisme que je commence a le trouver de plus en plus sympatique au moins on ne nous obligeait pas a mettre des papiers dans des urnes en nous faisant croire que ca a une réelle importance.

  47. Barack Obama a affirmé que les États-Unis étaient prêts « à faire leur part » pour aider l’Union européenne, sans préciser en quoi cela pourrait consister.

    C’est simple, en offrant des maisons à moindre coût . . . aux européens qui veulent un chez soi moins coûteux qu’en europe.
    * * * * * *
    Plusieurs théories folles circulent au sujet de ce que les décideurs européens pourraient faire.
    C’est toujours ce qui se produit avant les sommets: tout le monde a une pensée pieuse qui laisse croire qu’un sommet va mettre un terme à la crise d’un coup de baguette magique.
    On a déjà vu ça avant: les marchés développent de grosses attentes avant les sommets et les rencontres des ministres des Finances.
    Et quand ces rendez-vous ne produisent rien de ce qui était attendu à part un plan pour le sommet suivant, les marchés deviennent moroses et inconsolables… et s’effondrent.
    Nous sommes aujourd’hui positionnés pour un autre cycle semblable.
    La poussée des indices enregistrée lundi a été générée par un optimisme irrationnel et par une consolidation technique suite à la baisse de la semaine dernière.
    Je ne vois pas comment cette poussée peut être soutenue.
    Et je m’attends à ce que la tendance soit renversée dès mercredi lorsqu’on apprendra que les ministres des Finances n’ont pas pu sortir un lapin du chapeau.
    En tant qu’économiste, l’observation évidente est qu’il pourrait bien ne pas y avoir un résultat agréable à ce gâchis.
    Le seul moyen d’agir est de recapitaliser les banques parce que leurs bilans sont criblés d’actifs souverains toxiques. Ça prend de l’argent réel et je n’en vois pas sur la table en ce moment.
    Trouver suffisamment d’argent sera douloureux.
    Ça va faire augmenter le ratio dette/PIB de tous les gouvernements d’Europe à plus de 100% au cours de la prochaine année.
    Ça va aussi affecter les dépenses des consommateurs et les investissements, ce qui fera mal à l’économie.
    Personne ne veut ça, mais l’alternative est un effondrement complet du système bancaire (et ça serait encore plus toxique pour l’économie).
    Alors attendez-vous à une autre liquidation en Bourse mercredi, ce qui va mettre la table pour une vente d’obligations en France qui sera très laide jeudi.
    Tout ça va placer les marchés dans une position encore plus difficile à la fin de la semaine.
    http://blogues.cyberpresse.ca/lapresseaffaires/dufour/2011/11/29/ce-qui-risque-darriver-dici-vendredi/

  48. Mr Leclerc.
    Depuis maintenant assez longtemps, vous nous détaillez, entres autres réjouissances, des fragilités structurelles de la zone euro et de l’impasse dans laquelle ces 17 pays membres se trouvent.
    Les tensions actuelles sur leurs taux souverains démontrent cette réalité.
    Par contre, pourriez-vous nous donnez votre sentiment sur la contradiction, à mes yeux en tout cas assez stupéfiante, entre des investisseurs qui se délestent sur le marché secondaire de leurs dettes d’états de la zone euro, qui boudent les nouvelles émissions, et des opérateurs institutionnels et cambistes qui continuent à soutenir un euro, qui à 1.3$, est encore surévalué de plus de 10%.
    J’ai la sensation, malgré le catastrophisme affiché du plus grand nombre, que les intervenants sur les marchés des devises, ne croient pas du tout à un effondrement de la zone euro.
    Ais-je tort ?

    1. Les intervenants sur le Forex sont très réactifs et c’est ainsi qu’ils gagnent leur argent, prêts à détester demain ce qu’ils adorent aujourd’hui. Quand à la valeur de l’euro par rapport au dollar, il ne faut pas s’y tromper, cela ne résulte pas d’un euro fort mais d’un dollar faible. Vous auriez pu aussi faire référence à la bourse qui monte, mais ce sont ses variations qui en font tout le charme pour ceux qui restent actifs sur ce marché.

    1. Oh mais oui !
      En Belgique, en France itou !
      L’impôt… A condition que les politiques le rétablissent, dans les mêmes proportions qu’il y a 30 ans…Y’a du travail !
      Sauf erreur de ma part, une personne ‘fortunée’ en 1980 en France était imposée à 65%, et peut-être même plus aux US, à vérifier… Et ça ne les ‘tuaient’ pas…

      1. au Danemark, taxe minimale de 42% à la source, pour tous
        bourse pour tous les étudiants
        hauts salaires

        mais qu’en est-il de leur taxe ?

  49. Zone euro : Paris ne croit pas à un accord rapide avec Berlin.

    Sauf improbable rebondissement, Paris ne table pas sur l’annonce d’un accord franco-allemand sur le sauvetage de l’euro pour le discours de Toulon de Nicolas Sarkozy consacré à l’Europe, jeudi 1er décembre au soir. Pas plus que lors du discours prévu, le lendemain, de la chancelière allemande, Angela Merkel.

    http://elysee.blog.lemonde.fr/2011/11/29/lelysee-ne-croit-pas-a-un-accord-avec-merkel-avant-le-discours-de-toulon-jeudi/

  50. Les tambours de guerre résonnent assez lourdement:

    1/ Cette nuit des roquettes, tirées depuis le Liban, sont tombées sur Israël; une attaque revendiquée par un groupe obscur, une filiale d’Al Qaïda;

    2/ La pression monte autour de la Syrie. La Turquie réfléchit à une zone tampon, la France rode toujours dans les couloirs onusiens pour imposer ses « corridors humanitaires ». Quant à la Russie, elle commence à mettre sérieusement en garde. Elle rejette tout embargo sur les armes en Syrie. Elle va envoyer son unique porte-avion, l’amiral Kouznetsov, à Tartous, base navale russe en Syrie.

    3/ Les étudiants iraniens pro-régimes ont donc saccagé l’ambassade du Royaume-Uni à Téhéran, cet après-midi. Cet évènement acte la fin des relations entre les deux pays puisqu’il y a quelques jours, le Parlement iranien a fait passer une loi abaissant le niveau des relations diplomatiques avec Londres.

    La tension montre progressivement, quel est le détonateur qui fera exploser le baril de poudre du Proche-Orient?

  51. Le Einstein de l’économie, c’était Say, ou devrais-je plutôt écrire le Poincaré, un français comme d’habitude, qu’on n’a pas voulu entendre dans une science qui s’est vu ensuite vue attirée vers la philosophie, et les philosophes qui ont l’habitude de traiter les psychologues de chiens se sont révélés incapables de comprendre les conséquences de l’invalidité de la loi des débouchés (Marx, Aron). Même J Bidet, éminent marxiste, ne relève pas les véritables erreurs de Marx, les pires (quant à la vérité), parce que comme tout philosophe il néglige les maths et même beaucoup de spécialistes de Marx considèrent que l’économie est un domaine annexe… Ce qui fausse toute l’analyse de la plupart de ceux qui se sont penchés sur le sujet. Sauf, en ce qui concerne Keynes. On peut dire qu’avec Keynes, la vérité était à nouveau accessible à tous. Mais d’une certaine façon les keynésiens ont été récupérés, réintégrés comme variante du capitalisme.

    1. Ainsi soit-il. Amen.
      Deux pâtés trois A vers.
      Ca va mieux, mon enfant, Say vous pardonne, et tous les seins que vous avez offensés.

      L’Archange Keynes vous protège, ma soeur, n’oubliez pas de faire vos exactions devant le palais brongniard avant noël !

      Quel produit financier pour quel rendement?
      http://www.youtube.com/watch?v=jz-DztbhYck

      Sourire, photo, c’est dans la boîte.
      On conspirerait auprès de sa Sainteté pour canoniser Coluche, ou son oeuvre, can’t remember, ah no..so gnosy, bull sh..!

  52. SPIEGEL Interview with Romano Prodi.

    ‘Germany Must Make a Decision or the Game Is Over’.

    With the euro on the brink, all eyes are on Germany. Romano Prodi, a former Italian prime minister and the ex-president of the European Commission, says in a SPIEGEL interview that Germany, as the most powerful country on the Continent, must finally step up and show the courage to resolve the debt crisis.

    http://www.spiegel.de/international/europe/0,1518,800351,00.html

  53. Hors sujet:

    Il ne fait pas bon d’être différent dans notre pays:

    – Un homme sous-curatel meurt d’une « crise cardiaque » alors qu’il dans les mains de la police:
    http://www.20minutes.fr/ledirect/832984/brest-soupconne-etre-pervers-sexuel-meurt-crise-cardiaque
    http://www.europe1.fr/Faits-divers/Il-n-etait-pas-un-pervers-sexuel-839465/
    – Un autiste tué (« Les mains menottées dans le dos et un policier à genoux sur lui, au milieu de sa colonne vertébrale »)
    http://www.libemarseille.fr/henry/2011/09/menottage-fatal-pour-un-colosse-autiste.html

  54. Accords pour l’émission d’eurobonds et une agence de notation européenne.

    Les négociateurs fédéraux ont conclu des accords sur la politique étrangère, européenne et de défense du pays. Ils ont notamment soutenu l’émission d’euro-obligations (ou eurobonds). Selon une source proche des discussions, les négociateurs ont favorisé la création d’une agence européenne de stabilisation de la dette qui serait chargée d’émettre des euro-obligations. Cette dette européenne conjointe a été proposée récemment par la Commission européenne mais l’Allemagne reste très réticente. Les négociateurs se sont également mis d’accord pour défendre la mise en place d’une agence de notation indépendante européenne, afin d’offrir un contrepoids à Standards & Poors, Fitch et Moody’s, les trois agences qui dominent actuellement le marché des notations. Ils ont également confirmé la position pro-européenne de la Belgique, ainsi que son souhait de renforcer la gouvernance non seulement économique, mais aussi sociale de l’Union.

    http://www.lesoir.be/actualite/le_fil_info/2011-11-29/accords-pour-l-emission-d-eurobonds-et-une-agence-de-notation-europeenne-880297.php

    Le futur gouvernement veut combattre la pauvreté.

    Le futur gouvernement se fixera l’objectif de faire sortir 380.000 personnes de la pauvreté à l’horizon 2020, ont décidé les négociateurs des six partis associés aux négociations gouvernementales.

    http://www.lesoir.be/actualite/belgique/elections_2010/2011-11-29/le-futur-gouvernement-veut-combattre-la-pauvrete-880301.php

    Bons d’État : les deux milliards sont déjà atteints.

    Nouvelle journée d’affluence sur les bons d’État, ces obligations destinées aux particuliers et qui sont offerts en souscription jusqu’au 2 décembre.

    http://www.lesoir.be/actualite/economie/2011-11-29/bons-d-etat-les-deux-milliards-sont-deja-atteints-880278.php

  55. @ François,

    Bonjour,

    La Chine apporterait son savoir-faire démocratique et surtout populaire à la sauvegarde des opérateurs financier institutionnels européens et américains, de la surenchair pestentaculaire ?

    La fractale du taux et la fracture des factures ? Niou bizness elliot, niou buzy ness, dear dragon !

    Virage politique à droite et à gauche simultané, et en accélérant, pour décoller le poulpe par centrifugation ?

    Y’a pas, appelez dieu, on est en mode quantique, gare aux « noeuds tris n-os » ?

    Destination par ailleurs très prisée, au total, et sûr le réel, cheval prend l’arène ?

  56. « Time Out », un film qui met en exergue la dépendance vis-à-vis d’une donnée rare, le temps dans cette fiction, correspondant à l’argent dans notre réalité. Une vision donc, marxiste, qui a le mérite de montrer cet aspect des choses, la domination du système sur les personnes part l’intermédiaire d’une donnée dont on organise la rareté.

  57. Le représentant de l’industrie exportatrice allemande disait aujourd’hui qu’il ne faudra pas exclure la sortie de la Grèce et du Portugal de la zone euro. Ces deux pays ne pourront, quelque soit le cas de figure, équilibrer leurs comptes en raison d’une faiblesse chronique en terme de compétivité. Même l’Italie pourrait être contrainte d’abandonner l’euro.

    En résumé, pour maintenir l’euro en vie, et cela pour le bien de l’Allemagne et de la France, il faudra un jour se séparer des maillons faibles.
    Les choses évoluent!

    1. En Europe il n’y a que des maillons faibles .
      Le dernier sera l’Allemagne mais qui commence à sentir le vent du boulet .
      Donc l’exclusion des faibles c’est le processus de la mise à mort du projet européen .
      Je parle du projet européen, non de ce qu’est l’Europe et l’eurozone actuellement .
      Dans ce processus les derniers à se faire exclure seront les plus endettés, les plus perdants .
      Les premiers faibles exclus sont ceux qui risquent de s’en tirer le mieux en retrouvant la maîtrise de leur monnaie et donc de leur politique .
      A. Merkel qui représente les libéraux et l’aile droite de la CDU ne changera rien aux traités . Donc inutile de se faire des illusions .
      Le pire à redouter , c’est que les pays qui vont s’écarter de l’Europe , ou qui en seront exclus , sortiront en très mauvais état , exsangues ,avec montée de la violence , recrudescence des nationalismes parallèlement à l’intensité de la misère .
      Mais finalement c’est logique :
      Certains ont toujours combattu l’Europe , son utopie (de paix) , et celle ci a été attaquée de l’intérieur et de l’extérieur par divers moyens .
      Bn.

      1. C’est sûr, certains ont combattu l’Europe, malgré leur volonté. L’Europe des marchands, des banques et de l’industrie en peut fonctionner durablement, car la différences entre les pays sont beaucoup trop importantens. On a accordé des crédits aux pays du sud à un taux dérisoire, on les a incité à s’endetter, à créer des bulles au frais des structures traditionnelles…..un processus d’autodéstruction s’est mis en marche.
        Ce n’est pas forcément la faute des marchands, car leur intérêt consiste à vendre, et non pas à faire de la politique. C’est la classe politique à Bruxelles, Paris et Berlin qui porte une lourde responsabilité dans tout ca.

  58. il n’y a que 2 vraies solutions :

    1 – un défaut de paiement généralisé mais dans ce cas les banquiers deviennent fonctionnaires (nationalisation de toutes les banques)

    2 – La monétisation de la dette mais dans ce cas toutes les banques font faillite sous le coup de l’inflation également puisque les emprunteurs auront le pouvoir et non les créanciers ! (le créancier percevant un taux d’intérêt négatif)

    Dans tous les cas, le système bancaire est fini. Ça sert à rien de tourner autour du pot. La messe est dite. Il faut à présent penser l’avenir.

    1. C’est bien ce que je pense..
      Pourquoi payer des intérêts qui detruisent 95% des individus pour en faire vivre 5% ??

  59. Acheter cash le droit offert d’être unis à crédit dans la pauvreté avec remise de peine partielle d’ici huit ans…c’est un début…prometteur !!

    Le marché du pauvre explose de rire et juge bon de tirer sa raie-férence.

    La Belgique négociée au garde chiourme, nom d’un Frère milliardaire, quel patriotisme préfédéral !

    Envoyer votre don par SMS au grand sous crypteur universel..ah vraiment, quel pied d’intérêt ce taux de nez..

    Dissy’s the best of today, good job, marvellous news.

    C’est plus des flèches, mais des carquois qui tirent larigot ladre ?

    Trois vidages de poches

    Deux génuflexions

    Un père noël

    Les banquiers, c’est vital !

    Sang de navet, cervelles creuses et masochistes, vu de Chine comme d’Amérique, Europe est une fille si facile qu’il faut presque vraiment être en concurrence pour en avoir envie ? Prends un tranxène et va dormir..

    J’vais regarder Gully, c’est mieux. Les contes sont jolis même sans être rond. Celui de ce soir est plus instructif et intéressant que la BCE et l’OCDE avec le FMI et tout le bazard ridicule, c’est sinistre de voir l’esprit ramper ainsi. Bonne nuit théo

    Pouah !!

  60. FMI, BCE, FESF… Autant d’entités aux nom « techniques » d’additifs chimiques… appelées à se substituer à de vieilles représentations sentimentales aux doux noms de « France », « Italie », « Belgique », « Thessalie », « Brocéliande », « Atlantide ».

    La preuve en anglais par un anglais, dans une de ces nouvelles grands messes de l’Entrepreneuriat Transnational Libre et Décomplexé (ze place to be) :

    Shifts of Power, Treaty Based Agreements, Multipolar world, etc. , by Paddy Ashdown

    http://www.tedxbrussels.eu/2011/speakers/paddy_ashdown.html

    A mettre en rapport avec les récentes mises à jour de l’Agenda Transatlantique

    Et avec La Fin de la Démocratie décrite et annoncée jadis par J-M Guéhenno.

    1. « les récentes mises à jour de l’Agenda Transatlantique »

      Voir aussi : http://www.no-transat.be/

      Dans le plus grand silence, l’Union européenne et les Etats-Unis préparent actuellement la mise sur pied d’un Marché transatlantique. L’objectif ? Une plus grande libéralisation des échanges commerciaux et financiers, accompagnée de politiques judiciaires et sécuritaires communes. Date butoir ? 2015… c’est-à-dire demain !

      Ce projet risque d’avoir de lourdes conséquences sur nos systèmes démocratiques et ce, dans de nombreux domaines : finances et services publics en danger, inégalités sociales et pollutions environnementales accrues, répression des mouvements sociaux, atteintes aux libertés fondamentales, hégémonie des multinationales…

      1. une belle illustration du « pouvoir » des « politiques » qui peaufinent le « cadre » dans lequel évolue « l’économie »

  61. La phrase qui a tué Keynes c’est, « A long terme nous sommes tous morts ». Or maintenant c’est à court terme, et on n’a pas cru qu’ avec des mots comme « long terme » on serait un jour menacé. De même que « Tout a toujours très mal marché » (et les cycles, en éco) oui mais un jour cela peut encore plus mal marcher. En économie, franchement à chaque fois le plus inoffensif ou le plus lointain a été mis en avant, ou le plus pathétique (Marx) au lieu du plus compréhensible. Le long terme n’est pas égal à l’infini….

    En tout cas maintenant il n’y a aucune solution, c’est bien clair pour tout le monde… je me demande même comment avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête on peut encore enseigner les équations du second degré ou quoi que ce soit, vaquer à ses occupations dans un tel provisoire, une incertitude qui ressemble à celle de la mort pour Kierkegaard à savoir que cette incertitude devient concrète et non générale… à chaque instant.

     » Voyez, les racines de cette jolie courbe en X2 se trouvent ici et là, mais bon regardez par la fenêtre voir si ça tombe ? Non, bon on continue, alors cela se factorise en
    (x – a) (x + a) + b, etc. Et cela sera encore valable après, dans le futur. Enfin dans le monde d’après.

    1. Je ne vois aucun rapport avec la mort de Lehman Brothers ou de la Socgen en passant par la Deusche bank, sans parler de Goldman Sachs…(Désolé pour l’orthographe, je fais exprès)
      Oui le rapport avec Kierkegaard siouplait? Et pourquoi pas Spinoza, hein?
      Tiens, je vous mettrais du Hegel, ce serait plus dans l’air du temps….
      Entre deux pahtétiques, Marx n’est pas le meilleur dans le genre, voyez vous?
      Ne mélangez pas le caniveau ou le papier chiotte de la dette, avec la philosophie.
      Faut pas pousser quand meme dans la propagande nauséabonde du Systéme…

      1. Le rapport avec Kierkegaard, parce que je suis en train de le lire, et au cas ou un journaliste avachi de FR Q passerait par ici il y aurait confirmation du gouffre de ce qu’il ne peut comprendre.

        Sérieusement c’est l’incertitude, le rapport, p 147 ( Post-scriptum…)

         » Si la mort venait demain, déjà cette incertitude soulève des difficultés incroyables. Des difficultés sur lesquelles l’attention du sermoneur n’est même pas attirée, si bien que, tout en croyant méditer sur l’incertitude de la mort, il oublie cette incertitude pour s’identifier en pensée avec ce qu’il dit de l’incertitude. … Penser à cette incertitude une fois pour toute ou une fois par an, … est naturellement dépourvu de sens … plus loin : … car, cette incertitude subsistant à chaque instant, elle ne peut être vaincu que si je la vaincs à chaque instant. …. La mort est peut être quelque chose de général pour les gens systématiques, pour les gens distraits ; pour feu le libraire Soldin (..) « comme il voulait se lever un matin, il ne savait pas qu’il était mort « . Mais que Je meurs n’est pas du tout pour moi quelque chose de général ; ce l’est pour les autres… »

        Lorsque l’incertitude sur la fin n’est plus une donnée si lointaine, si hypothétique et qu’elle devient concrète, que le danger approche, que ce n’est qu’une question de temps – on se rapproche de se que décrit kierkegaard ici, uen menace qui pèse sur chaque instant. C’est pourquoi Kierkegaard et pas Spinoza, ni Hegel.

        Hegel dans « Raison et histoire » vers la page 90 est lisible, je l’ai déjà posté dans ce blog. Sur la mortalité des sociétés, que chacune va jusqu’à son terme et en fait chaque action ne fait qu’aggraver ses difficultés. Mais ceci reste dans la cadre de sa « dialectique » qui est en fait un idéalisme inavoué, a priori. Puisque c’est une idée, comme le matérialisme est bel et bien également un idéalisme puisque le présupposé est une idée qui ne peut se déduire de l’observation. De l’observation on ne peut jamais déduire quelque chose, comme l’avait montré Hume, et Kant. Bref… les sociétés ne sont pas nécessairement mortelles, mais ceci est un autre chapitre.

    2. Mais si on l’a la certitude : on sera tous morts !
      Alors pourquoi voulez vous trembler pour des états, pour de la dette, pour nos sociétés pornographiques ? Moi je m’en fiche, je fais comme Voltaire depuis Candide, je n’ai aucune compassion pour l’être humain il est décidément trop con alors je m’occupe de mes chats !!!

      D’ailleurs quand bien même vous voudriez faire le bien de vos semblables il s’en trouverait toujours un pour vous mettre en croix, le peuple ne vaut pas plus cher que ses élites, c’est bien là notre drame…

      1. A condition de vivre en autarcie ! Mais en général nous dépendons de cette société ! Sinon bien sûr il suffit d’avoir une ferme, ou de vivre des fruits de la forêt quelque part…

      2. @List.fr:
        Qui vous parle de forets …ferme ou autre ? Nous ne nous sommes mis sous la dépendance TOTALE du système que depuis peu …40 ou 50 ans !
        il suffit de regarder des cpa 1900/1950 , pour voir la profusion de jardins autours des bleds et des villes … L ‘ hyperspécialisation avec coupure du cordon ne date que d’hier ..notre problème est d’avoir sauté une génération ..génération addicte a l’urbanisation …qui ne sait plus bricoler ou planter qqs choux (un max de choux fleurs et brocolis en ce moment !) ..et qui est persuadé que ça demande bac+4 ! alors que c’est ET facile ET plaisant …du moins satisfaisant , sécurisant , destressant .
        Et c’est loin , tres loin de l’autarcie , mais ça peut aider a la survie sur pas mal de modèles déplétifs .Il faut vous « déprendre » , il est encore temps et sans forcément prendre le maquis.

  62. Obéir ?

    Faut-il obéir ?

    Pourquoi faut-il obéir ?

    Pouvons-nous cesser d’obéir ?

    Que se passe-t-il si nous cessons d’obéir ?

    1. N’obéissez pas.
      N’obéissez pas.
      N’obéissez pas.
      Vous n’avez de supérieurs nulle part.
      L’obéissance est une maladie.
      Vous ne devez obéissance à personne – qu’à la Vie.
      (L. Calaferte)

      1. Il ne s’agit pas de refaire la Vie.
        Il s’agit de la comprendre.
        Il s’agit de l’aimer.
        Il s’agit de la vivre.
        Il s’agit de savoir que vivre n’est pas seulement payer son loyer
        ou changer d’automobile.
        Il s’agit de réparer vos erreurs.
        Vous le pouvez.
        Vous le pouvez tout de suite.
        Ce n’est pas pour votre seule pitance que vous devez vous lever le matin.
        Ce n’est pas seulement pour vous mettre servilement à la disposition d’un plus mort que vous – qui vous vole tous les jours et votre travail et votre Vie.
        Ce n’est pas pour être conforme à l’erreur générale.
        Ce n’est pas pour vous oublier en avançant d’un jour de plus
        vers la mort inéluctable.
        Ce n’est pas pour vous trahir vous-mêmes.
        Ce n’est pas pour étouffer un peu plus vos rêves.
        C’est pour vivre.

        Or ce monde ne vit pas.
        Il se bat avec l’argent.
        Ce monde n’est donc pas bon.
        Sortez de ce monde.
        Vivez.
        Ayez l’audace de vivre.
        Le monde basculera avec vous.

        Un matin transparent.
        L’ombre bleue d’un arbre.
        Une lune blanche.
        Une rose rouge.
        Une rose jaune.
        Une rose rose.
        Un visage de femme.
        Un verre d’eau glacée.
        Un livre vingt fois relu.
        Une maison calme et tiède.
        Une joue d’enfant ronde.
        Et tout ce qui est beau.
        Et pur.
        Et émouvant.
        Et tout ce qui fait de moi un homme de foi debout dans la Vie.
        (L.Calaferte)

    2. l’enjeu de la démocratie grecque était de créer une société ou chaque citoyen était amené tour à tour à obéir et à diriger ses semblables. une société ou personne n’obéirait à personne et ou personne ne dirigerait personne est une société ou tout le monde serait continuellement en lutte contre tout le monde pour la défense de ses intérêts particuliers…

      sortez enfin de cette impasse anarcho-bobo… à terme cette idéologie il ne sert que les intérêts des anarcho-capitalistes, soit de ceux-là même que vous prétendez combattre…

  63. Dernières nouvelles :

    – la BCE ne peut pas prêter d’argent à l’Italie et à l’Espagne parce que c’est rigoureusement interdit par les traités européens ;

    – Donc la BCE va prêter de l’argent … au FMI !

    – Ensuite, le FMI va prêter cet argent à l’Italie et à l’Espagne !

    – En utilisant cette entourloupe, la BCE vient au secours de l’Italie et de l’Espagne, mais sans violer les traités européens !

    – La BCE qui prête de l’argent au FMI, moi je trouve ça hilarant !

    http://www.romandie.com/news/n/_La_zone_euro_veut_augmenter_les_ressources_du_FMI_301120110011.asp

    http://www.romandie.com/news/n/_La_zone_euro_veut_augmenter_les_ressources_du_FMI_301120110011.asp

    1. De toute manière, personne ne croit qu’aucun de ces prêts sera jamais remboursé. Substituer de la monnaie de ouistiti à de la monnaie de macaque c’est toujours payer en monnaie de singe!

  64. PLAN D’INVESTISSEMENT DANS LES INFRASTRUCTURES

    Disant vouloir favoriser le soutien à la croissance à long terme, George Osborne a annoncé une ponction de 30 milliards de livres sur les fonds de pension du pays pour développer des projets d’infrastructures.
    La raison qu’il donne pour piller dans le fonds de pension :
    Raréfaction du crédit ! La banque d’Angleterre a ses taux presque à 0% depuis maintenant 3 ans. Le problème est que ce free lunch ne profite qu’aux banques. Elles gardent tout dans leur bilan. Après une décennie perdue en bourse suivra une autre décennie de misère.

    George Osborne est le Robin des temps modernes, il détroussait les méchants fonctionnaires au profit des pauvres et rendait au peuple l’argent des impôts prélevés. Bravo ! The KING

  65. Bon alors ça y est, c’est sûr ? c’est foutu ?
    Le système part en vrille ! La spirale de la recession va absorber ce qu’il reste de capitalisme ?

    STOP !! Bon sang, mais elle est où la touche PAUSE ?

  66. Clearstream : le journaliste Denis Robert débouté de sa demande de dommages et intérêts……
    Pas de dommages et intérêts mais Denis n’aura pas à payer les frais de justice. C’est la société Clearstream qui devra le faire pour lui. Elle a été condamnée dans le même temps par cette même cour d’appel à lui verser 56.500 euros.
    http://www.franceinfo.fr/justice-clearstream/clearstream-le-journaliste-denis-robert-deboute-de-sa-demande-de-dommages-et-interets-459787-2011-11-29

  67. FT Exclusive
    Tuesday November 29 2011

    Businesses plan for possible end of euro
    International companies are preparing contingency plans for a possible break-up of the eurozone, according to interviews with dozens of multinational executives. Concerned that Europe’s political leaders are failing to control the spreading sovereign debt crisis, business executives say they feel compelled to protect their companies against a crash that can no longer be wished away.

  68. J’ai vu le dernier O. Delamarche mais je ne donne pas le lien car le premier site qui l’a mis en ligne est trop Bleu Blanc Rouge pour moi.

    Comme notre hôte Mr Jorion , O.D. évoque un risque de guerre.

    Guerre entre qui et qui, pour quoi faire et sous quelles formes?

    1) Je ne crois pas une seconde à une guerre totale entre puissances nucléaires.
    2)Les dernières guerres d’invasions se sont toutes soldées par des échecs.

    Alors oui, luttes d’influences, terrorisme etc nous y sommes malheureusement habitués rien de bien nouveau.

    Le fait nouveau est que pour la première fois dans l’histoire nous nous découvrons (humains) inter-dépendants au niveau planétaire, économiquement dès maintenant et bientôt écologiquement.

    Homo sapiens sapiens pour la première fois dans l’histoire se découvre inter-dépendant avec les autres espèces animales.

    L’espoir existe!

    1. J’ai vu le dernier O. Delamarche mais je ne donne pas le lien car le premier site qui l’a mis en ligne est trop Bleu Blanc Rouge pour moi.

      Delamarche n’hésite pas à se faire inviter sur Radio Courtoisie… le « trop Bleu Blanc Rouge » ne le dérange visiblement pas des masses.

      1. Mauvaise réponse! Julien, car ceux qu’il faut convaincre on plus de chance d’être atteint sur ces médias qu’ailleurs, à ce titre O. Delamarche n’a pas tord dans sa démarche.
        D’autre part, pour comprendre un système, il faut en premier lieu l’observer.

    2. @ la m…

      Si ce n’est pas la m… pourquoi prendre alors un tel pseudo ?

      Quelle grande illusion,

      Le fait très nouveau que cela n’a jamais été aussi conditionnant partout, il nous reste bien encore à découvrir la grande naïveté de son prochain. Tout est toujours très merveilleux dans le nouveau et autres illusions médiatiques.

      Vous croyez vraiment qu’après d’autres catastrophes climatiques ( dérèglement en série ) les dirigeants du globe vous laisseront faire com ça en matière de je ne sais quoi d’autre, mais vous rêvez grandement.

      Homo sapiens économicus ce n’est pas non plus la première fois que tu préfères bien illusionner ton propre monde à l’image.

      Vous dites vous apportez l’espoir, moi j’appelle plutôt cela faire plus grande oeuvre d’aveuglement sur terre. Enfin que voulez-vous tout le monde n’est pas né non plus dans un plus grand machin chose illusionnant du moment.

      Tout ce qui illusionne et flatte plus constamment la vue du monde c’est souvent plus nouveau pour la pensée humaine ! Seule la matrice est mon espoir, mon salut, c’est le meilleur des mondes, c’est en fait le grand soma.

      Alléluia même JJ pourra toujours faire le prophète déconnant, faut faire partout les clowns et les naïfs devant les Maîtres du monde, Mon Dieu, Mon Dieu !

      1. Avant, il y a de cela quelques dizaines de millénaires, nous voyions les choses un peu autrement .
        Maintenant, sur cet îlot fragile, où tout semble mis à nu, savoir ce qu’il adviendra de nous , folie ou bien joie, ce n’est pas fait .
        Il n’y a plus de nouveau continent à conquérir ou découvrir, mais il pourrait y avoir une nouvelle terre , un nouveau visage. ce n’est pas une petite affaire… C’est retrouver un habit neuf . qui ne sera pas cousu avec du vieux tissu

    3. Guerre entre qui et qui, pour quoi faire et sous quelles formes ?

      Sujet intéressant s’il en est.
      Tout d’abord je pense qu’il faut arrêter de se voiler la face et sortir de notre candeur quant aux véritables desseins des personnes de pouvoir qui tirent dans l’ombre les ficelles des hommes et des femmes qui dirigent les politiques actuelles de chaque coté de l’Atlantique.
      Le conflit entre les Etats-unis et l’Iran est en passe d’atteindre un point de non-retour. Chaque jour qui passe la tension monte et révèle les signes d’une aggravation des relations entre les deux pays. Tel un jeu de domino géant dont on commencerait à distinguer vers où nous entraîne de manière inexorable chaque chute. Une mécanique de guerre s’est enclenchée dont la crise énergétique, la crise économique et les divers conflits au Moyen-Orient sont autant de rouages de cet engrenage infernal.
      Mais là aussi ne nous y trompons pas, au delà de L’Iran, c’est bien un affaiblissement de la Chine, principal importateur de pétrole Iranien, qui est visé. Le régime de Téhéran, se retrouvera tôt ou tard instrumentalisé par les véritables belligérants. Les Etats-Unis veulent continuer leur guerre économique à distance contre la Chine mais avec des bombes et des tanks cette fois-ci, sous couvert d’une guerre pour la paix avec des implications religieuses (choc des civilisations etc …). La Chine n’aura d’autre choix que de soutenir l’Iran si elle ne veut pas voir une de ses principales sources d’approvisionnement de pétrole passer aux mains des Américains.
      Ce qui nous amène donc à la question des enjeux de cette guerre. Ils sont énormes pour les Etats-Unis qui jouent tout simplement la survie et la perpétuation du système capitaliste tel qu’ils l’ont créé et connu, plus la possibilité de retrouver leur rang de première superpuissance mondiale, perdu comme leur triple A, au profit des pays émergents. Leur économie est aujourd’hui moribonde et en dépit de toutes les attaques fomentées en ce moment contre l’euro pour détourner les marchés, c’est bel et bien leur dollar qui est malade. Maintenu sous perfusion par la FED, il n’en faudrait pas beaucoup pour qu’il perde son statut de monnaie de réserve dans le système monétaire mondial. L’arrivée d’une nouvelle monnaie de réserve, tel le bancor de Keynes, sur lequel serait indexé le dollar en fonction de la santé relative de son économie, est une catastrophe qu’ils ne laisseront pas se produire. Cela relèguerait le dollar au niveau de monnaie de singe.
      Et qui est aujourd’hui la première supportrice de la création d’une nouvelle monnaie de réserve en remplacement du dollar ? La Chine bien sûr, qui commence à comprendre que jamais les Etats-Unis ne rembourseraient les milliers de milliards de leur dette et qui ne le prend pas bien, mais alors pas du tout. Elle cherche aujourd’hui urgemment un moyen discret de recycler le matelas de dollars qu’elle a accumulé pendant une décennie. Un jour, elle pourrait également se dire que supporter l’économie européenne en proie à une crise sans précédent ne serait pas un si mauvais coup que ça finalement, si elle obtient en échange de la part de ses partenaires Européen la garantie d’une politique disons « bienveillante » à l’égard des produits exportés vers l’UE.
      Le risque pour les Etats-Unis est double : l’avènement, après une phase de contraction douloureuse, d’une Europe fédérale renforcée par cette épreuve et son partenariat économique avec la Chine, et la précipitation de la chute du dollar, dont la vulnérabilité ne pourra alors plus être masquée aux yeux des marchés.
      Ce serait là le signal de la fin de partie pour le dollar.
      Il est donc urgent pour les Etats-Unis de continuer à faire diversion et surtout de trouver un moyen rétablir l’équilibre avec la Chine qui a pour le moment pris l’ascendant dans la guerre des devises qui les opposent. La situation étant désespérée et les habitudes ayant la vie dure, les Etats-Unis menacent donc de réagir par ce qui est devenu presque un réflexe pavlovien chez eux depuis les attentats du 11 Septembre :
      – Déclarer la guerre à un pays du Moyen-Orient représentant selon eux une menace pour la paix dans le monde (Détention d’arme de destruction massive, ogive nucléaire…)
      – S’emparer des ressources énergétiques du pays en question (l’Iran possède 10% des réserves mondiales connues)

      Depuis L’Afghanistan et surtout l’Irak, il ne fait plus aucun doute que non seulement ils sont capables de mettre leur menace à exécution mais qu’ils ne reculeront aussi devant aucun mensonge ou stratagème pour rallier à leur cause l’opinion de leurs alliés occidentaux, dont le Royaume-Unis et France. Ce qui sera d’autant plus facile que cette fois l’existence d’un programme d’armement nucléaire iranien ne relève plus du simple fantasme de l’état-major américain mais semble au contraire bien réel.
      Cette stratégie est à double détente :
      D’une part en laissant planer la menace d’une guerre en Iran, ils détournent l’attention et prennent en otage du même coup le monde entier. Car en effet d’autre part, le jour où ils déclareront la guerre à l’Iran le cours du baril de pétrole atteindra un tel pic que cela achèvera de mettre à genoux l’économie mondial. Par conséquent les chinois sont contraints de faire face à un choix impossible : Soit se laisser entraîner au fond du gouffre économique par la dévaluation continue du dollar, soit se préparer à vivre le pire choc pétrolier de son histoire. Autant dire que cela revient à choisir entre la peste et le choléra.
      Malheureusement, il y a fort à parier que si la situation devait un jour en arriver là, les chinois (et les russes) ne resteraient pas là à attendre sans rien faire, et précipiteraient ainsi le monde dans un conflit planétaire.

  69. Article, comme d’habitude très bon.
    De toute façon le vin est tiré et maintenant il faut le boire.
    Le système de domination mondiale occidentaliste avec à sa tête une petite élite implantée principalement en UK, USA, va s’effondrer.
    Certains en ont trop voulu, trop de planches à billet, de pillages, de crimes, de destructions, et qui sème le vent ….
    Espérons qu’un conflit thermonucléaire ne soit pas dans les cartons du complexe militaro-industriel US …

  70. 1 : un bond spectaculaire de +15Pts de la confiance des consommateurs mesurée par le Conference Borad (dont le baromètre s’envole de 40,9 vers 56, c’est le plus gros écart de cette nature depuis 2003 !)…………….. (ivresse secondaire du Black Friday ?)
    …………….2 :l’indice de confiance des chefs d’entreprise US chute de 59,5 vers 45 au 3ème trimestre 2011 (quasiment -15Pts, funny hasard, isnt’it? ), c’ad un point en dessous de celui mesuré en Europe (qui s’établit à 46).
    ……………………………………………………….. … … ::::::::::::::::::
    3 (ou 0) : la mise sous la protection de la loi ‘chapitre 11’ sur les faillites d’American Airlines.
    Le titre s’est effondré de -83,5%!

    Bank of America, Goldman Sachs, JPMorgan Chase, Morgan Stanley, Citigroup et
    Bank of America (dégradée de A à A-), Goldman Sachs (idem), Morgan Stanley (idem)) Citigroup Wells Fargo (idem) ou encore UBS (dégradée de A+ à A).
    Bank of America (BAC) a atteint un plus bas annuel en séance : -3.238%

    ZIK; AZEALIA BANKS – 212 FT. LAZY JAY
    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=i3Jv9fNPjgk#!

  71. En jetant un regard aux infos, ce matin, je tombe sur Attali, qui déclare péremptoirement (c’est un pléonasme) à peu prés la chose suivante « Mario Drahgi ne peut pas de pas racheter massivement des obligations des pays attaqués, sa place en dépend »
    En voilà un argument qu’il est percutant…
    Il s’en est d’ailleurs rendu compte, j’ai vu chez lui une petite hésitation dans son discours et un regard furtif vers la journaliste pour voir si elle rebondissait.
    Non, elle n’a pas réagi, tout va bien, elle remercie chaleureusement Attali pour son éclairage précieux,.. moi aussi.

  72. Les ministres des Finances de la zone euro ont ouvert la porte mardi à une éventuelle aide supplémentaire du Fonds monétaire international, alors que la réforme du Fonds européen de stabilité financière risque de ne pas avoir l’effet escompté, et que la pression sur la monnaie unique ne faiblit pas.

    Deux ans après avoir éclaté, la crise de la dette menace de faire dérailler l’économie mondiale et s’aggrave un peu plus chaque jour, l’Italie ayant dû concéder mardi des rendements de près de 8 % pour placer des obligations à trois ans, et de 7,5 % pour du papier à 10 ans, en très nette hausse par rapport à octobre.

    Ces coûts, similaires à ceux qui avaient déclenché les plans d’aide internationale à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal, sont jugés intenables au-delà de quelques semaines, d’autant que Rome devra refinancer pas moins de 150 milliards d’euros de dette entre février et avril prochains.

    A l’issue de la réunion mensuelle de l’Eurogroupe, son président, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a annoncé que les ministres des Finances de la monnaie unique s’étaient entendus pour travailler à une hausse rapide des ressources du FMI.

    « Nous avons décidé d’explorer rapidement une augmentation des ressources du FMI via des prêts bilatéraux, après le mandat du sommet du G20 de Cannes, afin que le FMI puisse avoir de manière adéquate la même puissance de feu que le FESF et coopère avec lui de manière encore plus étroite », a-t-il dit.

    Selon des sources européennes, le FMI pourrait être mis à contribution pour que la BCE puisse venir en aide, indirectement, aux pays de la zone euro en difficulté.

    L’une des options envisagées serait que l’institution de Francfort, via les banques centrales nationales, prête des fonds au FMI pour que ce dernier les prête ensuite à l’Italie ou à l’Espagne, ont précisé ces sources.

    http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/la-zone-euro-se-tourne-vers-le-fmi-dope-le-fesf-30-11-2011-1402126_240.php

    1. C’est vraiment effrayant. Comme pour beaucoup d’autres sujet du même acabit, je suis pris par un violent sentiment d’impuissance. Que faire ? Des « élus » votent une loi inique. Ne pas voter (ou voter « autrement ») ne sert à rien. Que faire sinon subir, subir la loi de l’argent et de la « propriété » organisée ?

      Jusqu’à quand allons-nous subir et puis nous taire, nous taire et puis subir ?

  73. « ICAP, la première plate-forme électronique mondiale de transactions de change et d’obligations d’État, est en train de tester un système prenant en compte la désintégration de l’euro et le retour aux monnaies nationales des Dix-Sept de la zone, à commencer par la drachme grecque, calcul des taux de change de référence à l’appui. Face à ce qui est déjà une réalité – l’implosion du marché obligataire de la zone euro – toutes les grandes institutions financières sont en train de peaufiner leurs scénarios. Les plus prestigieuses d’entre elles ont déjà rédigé des rapports dans l’hypothèse d’un échec du énième sommet des chefs d’État de la zone euro du 9 décembre. »
    (extrait de La Tribune du 29 novembre 2011)

  74. cela impliquerait des reconsidérations peu orthodoxes chez les bien-pensants

    Certes, mais la question n’est pas là: avez-vous, ou quiconque d’autre de « mal-pensant », une considération, peu importe son origine « religieuse » ou idéologique, qui résolve les problèmes accumulés et qui tienne face à la critique générale, ne serait-ce que quelques années?
    Merci de l’exprimer.

  75. Juste pour rire, et un petit salut à Voltaire et son Candide au passage, depuis Frédéric II pas de grand changement en fait

    L’Allemagne, championne d’Europe de la dette devant l’Italie

    Selon les statistiques publiées ce mardi par Eurostat, la dette des pays de l’Union européenne et de la zone euro atteint, en 2010, le seuil symbolique de 80% du PIB. En valeur, l’Allemagne détrône l’Italie et devient le troisième pays le plus endetté au monde. Plombée par la crise de la dette souveraine, les plans de sauvetage pour aider certains pays de la zone euro et le poids des plans de relance nationaux, la dette européenne n’en finit pas de se creuser. Seul éclair de soleil dans ces chiffres moroses : les déficits publics ont baissé en 2010, de 6,8% du PIB à 6,4%.

    Et le champion d’Europe de la dette, en valeur, est… l’Allemagne. Avec une dette publique qui s’élève à 2079 milliards d’euros, soit 83,2% de son PIB, l’économie la plus performante de la zone euro détrône l’Italie et devient le troisième pays le plus endetté du monde. Plombée par les plans de relance à l’économie votés en 2010 et par l’aide accordée aux pays en crise de la zone euro (qui représente 6 milliards d’euros pour la Grèce sur l’exercice 2010), la dette publique allemande a bondi de près de 10 points de PIB par rapport à 2009.

    Le podium des pays les plus endettés en valeur est complété par l’Italie, avec 1843 milliards d’euros de dette, et la France, avec 1591 milliards d’euros. Derrière, l’Espagne, les Pays-Bas, la Belgique et la Grèce complètent le tableau.

    Mais ces chiffres prennent une autre dimension lorsqu’on les met en relation avec le PIB national. Ainsi, les statistiques d’Eurostat publiées ce mardi indiquent que quatorze Etats membres ont affiché un ratio de dette publique supérieur à 60% du PIB en 2010, le plafond maxium autorisé par l’Union européenne.

    La dette publique de la Grèce, qui a bénéficié de l’aide de l’UE pour éviter la faillite et enchaîne les mesures d’austérité, s’envole à 142,8% du PIB, soit une progression de 15 points en un an. L’Italie est le seul autre pays de la zone euro dont la dette dépasse 100% du PIB (119%). La dette de la Belgique, engloutie dans une crise politique qui la prive de gouvernement depuis un an, représente 96,8% du PIB, et pourrait atteindre les 100% dès juillet. Suivent le Portugal (93%), l’Allemagne (83,2%) et la France (81,7%).

    Tirée par ces mauvais élèves, la dette publique de la zone euro s’élève à 85,1% du PIB global, contre 79,3% il y a un an.

    Néanmoins, la croissance des économies de la zone euro en 2010, après une année 2009 calamiteuse marquée par la récession, a pour conséquence une légère amélioration des déficits publics. De 6,3% du PIB en 2009 au plus fort de la crise financière, ils ont reculé à 6% en 2010 dans l’ensemble de la zone euro. Une performance à relativiser car les normes européennes n’autorisent des déficits publics qu’à hauteur de 3% du PIB pour chaque Etat.

    Si la France, avec des déficits qui atteignent 7% du PIB, ne fait pas figure d’exemple, la vigueur de la reprise économique allemande en 2010 a pour conséquence des déficits publics limités à 3,3%.

    Mais ce sont les Pigs (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne), et le Royaume-Uni qui tirent les statistiques des déficits européens vers le haut. L’Irlande, qui a demandé l’aide de l’UE suite à la faillite de son économie, voit ses déficits publics exploser à 34,4% du PIB, soit plus du double par rapport à 2009 ! Les déficits des autres maillons faibles de l’Europe se situent entre 9% et 10,5% du PIB.

    Dans l’Union européenne, seuls deux pays ne sont pas dans le rouge : la Suède réussit à atteindre l’équilibre (0%) et l’Estonie enregistre un très léger mais méritoire excédent public (0,1%).
    Sylvain Rolland – 26/04/2011, 12:47 La Tribune

    1. Les données ont plus de 6 mois. Avec un spread grandissant, la France voit le coût de sa dette monter plus rapidement. Elle aura plus à rembourser.

    2. Ces journalistes racontent vraiment n’importe quoi. Le dette belge n’a absolument rien à voir avec l’absence de gouvernement. C’est juste qu’historiquement la dette belge est plus élevée à cause des déficits qui datent des années 80, et que donc la Belgique est entrée dans la crise avec plus de dette. Depuis le début de la crise, le déficit belge a été systématiquement plus faible que la moyenne européenne.

      Les taux ont peut-être à voir avec l’absence de gouvernement, mais uniquement en tant que prétexte: les spéculateurs ont besoin de décider quel pays attaquer: un fois qu’ils sont d’accord, c’est une opinion auto-réalisatrice. Mais n’importe quel prétexte peut marcher: au stade où on en est, il suffit que les spéculateurs soient relativement convaincus que la France ne pourra pas rembourser sa dette parce que, disons, son président est trop petit, pour qu’effectivement les taux montent et la France ne puisse pas rembourser sa dette.

      Elle est belle la main invisible!

  76. La force de frappe du Fonds de secours, le FESF, est insuffisante. Il n’atteindra « probablement pas » le montant de 1000 milliards d’euros, initialement prévu fin octobre, a reconnu Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, à l’issue d’une réunion à Bruxelles.

    La zone euro a décidé mardi soir d' »examiner rapidement une augmentation des ressources du FMI au travers de prêts bilatéraux » des pays de l’Union monétaire, a déclaré M. Juncker.

    http://www.romandie.com/news/n/La_zone_euro_se_tourne_vers_le_FMI_pour_sortir_de_la_crise301120110911.asp

    Voici l’explication des « prêts bilatéraux au FMI » (idée géniale !) :

    1- Les Etats de la zone euro sont surendettés.

    2- Le FESF sera insuffisant pour sauver les Etats européens surendettés.

    3- Le FMI sera insuffisant pour sauver les Etats européens surendettés : la capacité de prêt du FMI est seulement de 300 milliards d’euros.

    « La capacité de prêt totale du FMI est actuellement de l’ordre de 400 milliards de dollars, soit environ 300 milliards d’euros. »

    http://www.tdg.ch/actu/economie/fmi-preparerait-pret-600-milliards-euros-italie-2011-11-28

    4- Donc les Etats européens surendettés vont emprunter encore plus d’argent sur les marchés : les Etats européens surendettés vont se surendetter encore plus.

    5- Ensuite, les Etats européens surendettés vont prêter cet argent au FMI, et ensuite le FMI va pouvoir prêter cet argent aux Etats européens surendettés.

    6- Nos dirigeants sont des génies.

    1. FT Exclusive Comment
      Wednesday November 30 2011

      Martin Feldstein: Only Italy can save the euro
      The euro currency may soon collapse even though there is no fundamental reason for it to fail. Everything depends on Italy, because financial markets now fear that it may be insolvent.
      If the Italian government has to continue paying a seven or even eight per cent interest rate to finance its debt, the country’s total debt will grow faster than its annual output and therefore faster than its ability to service that debt.

      If investors expect that to persist, they will stop lending to Italy. At that point, it will be forced to leave the euro. And if it does, the value of the “new lira” will reduce the price of Italian goods in general and Italian exports in particular. The resulting competitive pressure could then force France to leave the euro as well, bringing the monetary union to an end.

    2. Cela me fait penser à cet hôtelier qui reçoit un matin un beau billet de 250 euros d’un représentant de commerce allemand pour réserver une chambre pour le weekend. Avec ce billet, l’hôtelier se rend vite chez son boucher pour rembourser sa dette. Quelques heures plus tard, le boucher remet le billet à un fermier pour payer le solde d’une facture. Le fermier regarde ce billet et se dit qu’il va faire bien plaisir à la prostituée du bordel voisin. La prostituée, une fois le billet en main; s’empresse d’aller payer sa dette à l’hôtelier, qui accepte le billet et le laisse sur le comptoir. C’est alors que le représentant de commerce revient à l’hôtel et demande à l’hôtelier d’annuler la réservation du matin et de lui restituer son argent et c’est ainsi que le billet retrouve la poche du représentant de commerce. Il reste que les différentes dettes ont été éteintes et qu’elles le resteront.

      L’argent est quelque part, il faut le mettre là où il pourra éteindre les dettes en cours , dans toute la mesure du possible, pour relancer le jeu des échanges économiques sur une base saine.

  77. PV= nRT la loi des gaz parfait est-elle applicable ?

    Pression x volume = une constante à température constante.
    Volume de salaire, de liberté, le travail de etc…
    bref le volume diminue, donc la pression augmente….
    le temps qui passe intervient aussi, et la température, ben elle augmente. réchauffement climatique, tout çà tout çà…….bon considérons l’effet de T en fonction du temps négligeable pour 12/24 mois qui nous préoccupe…
    le volume lui diminuera toujours, donc la pression augmentera toujours…
    Et VRAOUOUMMM.

    en guise d’expérimentation, voyez l’expérience grecque, anglaise, 1789 etc…

  78. Question : si le 14 mai dernier DSK n’avait pas été mis hors jeu, serions nous aujourd’hui Goldman Sachs Europa ??? autrement dit en serions nous là avec les clowns Merkozy du Grand Cirque d’Hiver sur l’Europe ???

    1. vous voulez parler du « bon docteur » qui a préconisé les remèdes de cheval pour la Grèce ?
      Dans ce cas on en serait exactement au même point !

  79. J’ai entendu hier je ne sais plus où que les 5 % et plus de reprise de la bourse de lundi étaient dus à programmes informatiques de transactions financières qui avaient jugé d’eux-mêmes que la bourse avait suffisamment baissé pour pouvoir reprendre des positions inverses. Donc, il ne s’agit que de technique et plus de décision humaine.

    Je suis certain que cela va inciter beaucoup d’entre nous à investir en bourse à l’avenir !!

    Comme l’écrivait un jour Paul Jorion ici-même,

    « pas la peine de fermer la bourse, elle s’en charge toute seule ».

  80. Juste comme ça, pour dire l’écoeurement, face à tant de connerie :
    «  »Il avait une attitude suspecte, il n’était pas net, on n’avait pas confiance. Moi je cachais ma fille derrière moi, j’avais peur pour mes enfants. Il était louche, il regardait les enfants », a déclaré de son côté Nathalie, une très jeune maman dont les trois enfants sont scolarisés dans cette école. « On a appelé la police plusieurs fois, mais ils ne sont jamais venus. On a alerté le directeur [de l’école maternelle]. Il allait lui parler et lui demandait de ne pas rester ici. Mais personne ne s’en approchait », a affirmé une autre mère de famille. »

    Un retraité soupçonné à tort d’être un « pervers sexuel » meurt lors de son interpellation

    Psychose ambiante pour tout le monde !!
    Et interpellation pour les plus faibles.
    Et honte à tous.

      1. A l’attention de Zébu .

        Vous me remerciez sans doute parce que cela vous réchauffe le coeur de savoir que d’autres personnes que vous sont horrifiées par les mêmes choses.

      2. @ ra :
        Oui.
        Mais c’est une terrible chose que cela, que de se sentir moins seul parce que l’on partage … une même réaction de rejet.
        Je ne sais pas, peut-être est-ce nous qui sommes ‘anormaux’, tandis que des millions d’enfants meurent chaque année de faim et de soif dans le monde ou que d’autres meurent dans nos rues.
        J’ai énormément de mal avec ce genre de conneries : « Il avait une attitude suspecte, il n’était pas net, on n’avait pas confiance. Moi je cachais ma fille derrière moi, j’avais peur pour mes enfants. Il était louche, il regardait les enfants ».

        Demain, Sarko créera le délit de ‘regarder un enfant’, avec interpellation immédiate. Et plus largement, ensuite, un délit de ‘statut social’, que des milices ‘citoyennes’ iront contrôler, quand un ‘inconnu’ s’introduit dans un quartier.
        Afin que toutes les connes du monde puissent enfin être rassurées …
        Cela existe déjà, en Angleterre.
        Ces anglo-saxons, toujours un temps d’avance sur nous, z’en conviendrez.
        La sécurité.
        La paix.
        La paix, surtout.
        Comme la mort.

      3. Ce genre de trudc pose un problème essentiel en terme sociologique :
        Quel est le comportement « neutre » ?
        a une certaine distance de proximité , un individu non « reconnu » est considéré comme suspect ou potentiellement dangereux .
        Les inhibitions que nous avons formaté , par ex ds une rue fréquentée , ne sont pas complètes :
        -Un individu ayant un comportement « nul » (absence de mouvements ou d’attitude) sera considéré comme etrange ou suspect (dangereux) .
        En fait le comportement « neutre » qui nous rend invisible est une « activité » minimum : regarder une vitrine , une nana , lire le journal , allumer un clope ….et non pas l’immobilité ..de plus l’habillement doit etre « commun » et non marginal …Le comportement d’un individu est limité par les limites que son entourage autorise comme « tolérable » .
        Perso un blaireau avec un portable m’agresse plus qu’une arabe voilée …tous les deux font abstraction du lieu et peuvent etre dangereux …pour une génération plus récente le portable ne sera pas ressenti comme agressif , l’education ayant inhibé et admis ce comportement .

      4. A l’attention de Zébu.

        Nous sommes comme des crapauds mis dans une casserole d’eau froide que l’on met à chauffer à feu doux. On finit par accepter/supporter des comportements/situations intolérables.

        Tout autre aurait été notre réaction si on avait été jeté dans une casserole d’eau bouillante.

        L’obéissance et la soumission sont des attitudes que l’on nous inculque depuis le plus jeune âge, à l’école, puis au travail. Les sanctions sont sévères pour ceux qui tentent un autre chemin.

        Bonne soirée

      5. @ Julien :
        Désolé, j’ai du faire une mauvaise manip (parti in the sky) …
        Voulait juste dire que l’on créera bientôt un délit de regard d’enfant, suivi de délit de ‘statut social’ …
        Pour rassurer les connes, qui auront une paix … de mort.
        Sorry.
        (mais c’est vrai que le terme peut, doit, être censuré, à raison me semble-t-il, s’il concerne une personne en particulier)

        NB : oulaaaa !!! Je viens de voir le commentaire plus haut mais il ne l’était pas il y a 2 heures (???). Vais arrêter le whisky …

      6. @ ra :
        bien vu pour le crapaud.
        Comme je disais plus haut, j’arrête le whisky et je me met au crapaud-alambic.
        Julien, je t’en garde une caisse ? 😉

        PS : ceci dit, difficile aussi de fonder un système social sur la désobéissance …

      7. Personne ne remarque qu’il y a beaucoup de morts par crise cardiaque suite à des interpellations en France?

        http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Mauvais-traitements/Actualites/France-un-rapport-sur-5-cas-de-deces-aux-mains-de-la-police-4072

        Et encore dernièrement:
        http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/l-usager-du-rer-decede-apres-son-arrestation-est-mort-d-un-infarctus-6809341.html

        En Belgique, ce genre d’affaire (mort aux mains de la police) ferait scandale et est très rare. Chez les Français, c’est un fait divers banal.

      8. Comme on en est à évoquer les «  » » »bavures policières » » » » » (*), l’Observatoire des Libertés Publiques créé par Maurice Rajsfus publie mensuellement un bulletin d’information sur le sujet : http://quefaitlapolice.samizdat.net/

        —————————————————————–
        (*) Depuis la relaxe du chanteur du groupe la Rumeur pour les propos suivants « Les rapports du ministère de l’Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun des assassins n’ait été inquiété. » on peut sans doute parler maintenant d’assasinats sans risque de poursuites judiciaires. Un juriste peut-il le confirmer?

  81. Et pis concernant le droit à l’auto-détermination des peuples, surtout quand ils veulent sortir de la domination impériale occidentale, faut savoir que gagner des élections n’est pas bien vu.
    Tellement mal, que la ‘justice’ est ensuite saisie pour annuler cette incongruité et interdire la candidate ‘élue’ de se représenter à la prochaine élection : ça se passe en Ossétie du Sud.
    Motif ?
    Complotite … de couleur !!

    Le pouvoir russe serait-il raciste, qu’il n’accepte que les complots … blancs ?

    Ehe.
    Rien que pour faire chier les complotistes de tous poils …

    PS : j’ai pris soin de citer Novosti, pour pas prêter le flanc à la critique de l’utilisation de nos sources occidentales si dévoyées (et participant à tous les complots). Bon, je devrais avoir sous peu la liste de tous les coups d’états US depuis 150 ans : c’est bien, cela permet utilement de réviser son ‘histoire’.

  82. Et un petit dernier pour la route : sondage BVA politique.
    http://www.bva.fr/administration/data/sondage/sondage_fiche/1059/fichier_barometre_bva_-_orange_-_lexpress_-_france_inter_-_novembre_2011ef04a.pdf

    « D’ailleurs, chacune des fortes hausses enregistrées par le Président depuis cette époque correspond à des moments d’angoisses et de crises aigües : lors des précédents épisodes des crises grecques ou sur les dettes souveraines des Etats, les gains du Président ont été substantiels (+4 points au printemps dernier entre avril et mai). Grâce à cette hausse, le chef de l’Etat se situe à son plus haut niveau depuis avril 2010. La séquence de crise est donc, une fois de plus, favorable à Nicolas Sarkozy. »
    Une bonne crise de rire, c’est ça qui nous faut, pour battre Sarko !!

    « A l’inverse, Eva Joly, treizième, s’effondre, perdant 6 points auprès de l’ensemble des Français et autant auprès des sympathisants de gauche, qui lui préféreraient très nettement Daniel Cohn-Bendit »
    Ahhh, Dany, ce bon vieux routard de la politique, si habile à négocier qu’il en donne des leçons à Eva … Quel dommage, il aurait fait une ‘belle campagne’ …

    « Pourtant, en réalité, près d’un Français sur deux (47%) ne souhaiterait ni la victoire de l’un ni celle de l’autre. 43% déclarent souhaiter la victoire d’un autre candidat et 4% ne se prononcent pas à ce sujet. »
    1 français sur 2 !!
    Et pourtant, ils devront bien finir par l’accepter, ce ‘duel au soleil’ : il en va de notre démocratie !!
    Allez, votez, les bouseux, on s’en fout pour qui, mais votez, bordel, c’est vital.

    Heureusement, Christine BOUTIN fait son apparition comme ‘personnalité’ politique dans le sondage.
    On est sauvé …

    Allez, bon courage !!

    1. En parcourant rapidement, je ne crois pas qu’il se trompe dans son raisonnement, si ce n’est qu’il appelle cela une « solution » et moi une « fuite en avant qui ne résout rien mais permet de gagner du temps ». Bon, ça fait quand même une sacrée différence…

      1. Si on reste dans le cadre, c’est quand même la moins mauvaise solution.

        Une remarque: l’UE a les mêmes problèmes que les US (montagne de dettes publiques et privées, distribution très inégales des actifs et des revenus), mais aussi des problèmes supplémentaires liés à la monnaie unique dans une zone où il n’y a pas de mobilité du travail et pas de transferts fiscaux entre états (cfr l’article de Martin Wolf par exemple).

        Il faut bien distinguer les deux types de problèmes. Cela implique aussi que la situation européenne est plus compliquée à analyser que la situation US ou UK, à cause de ces problèmes relativement techniques, mais importants.

      2. @ Julien Alexandre Vous proposez quoi comme sacrée différence ? Je vous pose la question parce que la critique est toujours facile mais si en face c’est une feuille blanche c’est critiquer pour ne rien dire.

        1. @ liervol

          Euh… me semble que c’est indiqué dans la petite phrase au-dessus : annoncer une « solution » qui n’est en fait qu’une « fuite en avant pour gagner du temps ». Vous ne voyez pas la différence ? Si vous apportez votre voiture au garage, et qu’un mécano vous dit : je change le pneu et vous repartez comme en 40, et que moi je vous dis : changer le pneu vous permettra de faire 3 km, ensuite il faudra de toute façon changer le moteur, vous ne voyez pas de différence.

          Mon commentaire était écrit en japonais ?

      3. @Julien Alexandre, Peut être que le mécano dans la ville voisine à 3 km de là a un moteur en échange standard au lieu du neuf, vous voyez des différences on peut en trouver à l’infini donc votre réponse excusez moi n’apporte rien de plus ceci d’autant que vous ne parlez pas des qualités du moteur neuf : fonctionne t il à l’air, à l’eau, à la pensée, aux rêves, sur le concret ???
        Peut être faut il passer par l’échange standard d’abord après tout why not et ces 3 kilomètres ne sont plus une perte de temps ceci d’autant que je ne vois pas de moteur neuf prêt à l’heure où j’écris ???

        1. donc votre réponse excusez moi n’apporte rien de plus ceci d’autant que vous ne parlez pas des qualités du moteur neuf : fonctionne t il à l’air, à l’eau, à la pensée, aux rêves, sur le concret ???

          Vous plaisantez j’espère ? Ca fait 4 ans que l’on parle de propositions concrètes au-delà de la critique. On ne va pas les répéter systématiquement, à chaque fois que « Liervol » a oublié ce qu’il/elle lit sur le blog depuis tout ce temps 😉

      4. Depuis tout ce temps je ne vois pas d’autre solution soit abandon de tant de % soit monétisation soit mélange des deux en ce qui concerne les dettes publiques et vous ?

    2. @ Popol74 30 novembre 2011 à 11:18
      L’analyse de Jean Christophe Bataille me semble bonne. J’espère que ce sera la solution adoptée. Pour moi, elle ne constitue pas une fuite en avant. Cela conduira à un simple réajustement de la valeur de l’euro/dollar au regard de nos capacités à prélever de l’énergie non renouvelable sur les stocks contenus dans d’autres contrées et de nos capacités à capter en énergies renouvelables sur nos propres territoires, au regard de nos besoins pour vivre avec des niveaux de vie qui seront réajustés en conséquence.

      Il faudra bien que tout le monde finisse par comprendre que, en sus de l’eau et de conditions environnementales favorables, c’est l’énergie qui permet d’entretenir la vie et autorise sa perpétuation. L’argent, la monnaie n’est qu’un transmetteur utilisé dans les échanges entre humains pour s’approprier les quantités d’énergies dont chacun a besoin pour vivre.

      Depuis deux siècles que nous sommes tombés sur le « magot » des énergies non renouvelables, nous ne leur avons pas donné la valeur, en dollar ou en euro, qu’elles avaient au regard de ce qu’il nous faudrait faire, le moment venu, pour les remplacer par des énergies captées sur les flux d’énergie renouvelable.

      Or, ce moment est arrivé et il nous faut maintenant encaisser un ajustement de niveau de vie à la baisse, pour les individus et pour les Etats, résultant d’une réduction des niveaux de croissance moyens antérieurement obtenus avec les énergies non renouvelables que la nature avait stockées gracieusement pour nous, depuis des centaines de millions d’années.

      En moins de 3 siècles, nous les aurons consommées à jamais. Il faut bien que les habitants du Royaume de Dieu, qu’évoque Paul Jorion, en prennent conscience, même si cela doit se faire dans la douleur.

      Heureusement que les richesses accumulées par certains n’ont pas été mieux réparties, car elles auraient été consommées, ce qui aggraverait nos problèmes de reconversion et rendrait l’ajustement à la baisse des niveaux de vie, encore bien plus pénible à supporter. Cela tend à prouver que le capitalisme n’est pas mauvais en soi et qu’il faut de tout pour faire un monde. C’est peut être quand chaque habitant de la terre sera attaché à être personnellement plus capitaliste que consommateur, que le Royaume de Dieu pourra s’établir, sur terre pour l’éternité.

  83. Pour encourager France Culture à réinviter Paul Jorion et d’autres voix dissonnantes dans le choeur actuel, j’encourage ceux qui ont apprécié l’émission d’en remercier directement France Culture, par le canal de leur choix et les mots qui leur viennent..

    Merci M Jorion

    un idiot ordinaire, lecteur – anonyme jusqu’à ce jour – de longue date du blog

  84. Désendetter = impossible
    chute pib 3% = 50 Milliards , chute tva = 10 milliards , chute Is , hausse taux dette 2,5 à 7 = 4,5% = 76 milliards , vrais emplois privés productifs = 5,8 millions : chomeurs 20 %.
    même pas besoin d’en parler , c’est fini , seule une attribution de la dette aux porteurs peut sauver le monde .

  85. L’Elite US a depuis longtemps inventer la pierre philosophale, tandis que l’Elite Européenne complaisante à souhaits continue à vouloir nous faire croire que pour trouver de l’or il faut l’extraire de la mine.
    A partir de là, vous ne pouvez pas résoudre cette dissonance cognitive qu’on appelle la crise de la dette publique.

  86. Je n’ai pas pu écouter Paul ce matin, mais Jean Quatremer m’a signifié qu’il était opposé à une intervention de la BCE à cause des risques d’hyper-inflation ? Véridique ou mauvaise interprétation de ses propos, qui seraient plutôt du style, on ne peut se contenter que de l’intervention de la banque centrale, il faut organiser le défaut en parallèle etc. Ou alors c’est Yvan qui a trouvé le moyen de se faire passer pour Paul Jorion ce matin 🙂

  87. Selon la loi de Pareto exacerbée..
    .
    5% des individus, capables du meilleur comme du pire, détiennent 95% des richesses..

    La conséquence directe est que..

    95% des individus, capables du meilleur comme du pire, détiennent 5% des richesses..

    Dans quel sens faut il reéquilibrer d’après vous ??

  88. La démocratie a des qualités et des défauts.

    Qualités:
    – Respect de la Dignité humaine
    – Valorisation de chacun
    – L’ individu faisant partie d’un goupe est reconnu comme co-responsable
    – Chacun peut être candidat potentiel à l’exercice du pouvoir, en fonction de la situation et des compétences
    – Principe d’opposition qui reconnait les différences entre citoyens, avec liberté individuelle d’opinion, d’expression, pour pouvoir canaliser les tensions et frustrations.
    – Volonté de la majorité acceptée, pour compenser les intolérances dûes aux différences et oppositions
    – Contrôle de l’exercice du pouvoir par la majorité, par de nouvelles élections, avec alternance possible.

    Défauts:
    – Le choix majoritaire n’est pas forcément le choix « juste et bon »
    – Les choix et positionnements résultant de la raison et des critères humains peuvent être en totale opposition avec l’environnement, la nature.
    – Méconnaissance des enjeux par les citoyens ou perceptions différentes des enjeux issues des différences entre citoyens et de leur prise de conscience
    – La prise de pouvoir par un groupe ou sous groupe génère la volonté de conservation de ce pouvoir, avec naissance de rapports de force entre les groupes ou sous groupes et apparition de nombreuses frustrations.
    – La démarche démocratique ne gomme nullement les relations hiérarchiques entre les membres du groupe.

    1. @xian

      ne confondons pas, s’il vous plait, hiérarchie selon d’un ordre de domination avec une hiérarchie fonctionnelle démocratiquement choisie et renouvelée par l’ensemble des membres d’un groupe.

      1. Là je ne vous comprends pas .
        L’une est naturelle
        L’autre si elle est constructiviste est sensée copier la premiere .
        Que signifierait « hierarchie fonctionnelle democratiquement choisie …etc » ds un atelier de menuiserie ou chacun connait sa place dans LES differentes hierarchies …sans qu’il soit besoin de penser a voter ? ….Ou alors celà signifierait qu’il faille modifier la hierarchie naturelle (admise, subie mais voulue) pour des raisons exogènes (financieres ou népotiques ) du style : » je n’ai pas le diplome de pharmacien mais j’ai les tunes et meme si on vote tu l’as ds l’os . »
        Je pense que la domination/soumission est necessaire , mais qu’elle se limite qd elle n’est pas perturbée par des exces constructivistes et que la taille du groupe reste compatible , a une lutte de proximité (le 5e d’une hierarchie, avec le 4 et le 6) le reste etant une complexité d’alliances non verbalisées .
        Le terme domination fait peur , mais il n’est que la rémanence de l’agressivité initiale de l’animal solitaire …instinct inaliénable , mais modifié par les rites culturels en combats moins traumatisants et structurants .

  89. Bonjour à tous.
    Je cherche désespérément depuis des mois un graphique qui retrace l’évolution de l’endettement total mondial (de tous les États, entreprises et ménages) depuis 1880, en fonction du PIB mondial.

    Mon but est d’avoir une vision globale et historique du processus de l’endettement. J’ai trouvé pour la période 1960-2008 (à voir sur ce lien pour ceux que cela intéresse : http://www.google.fr/imgres?q=%22world+total+debt%22&um=1&hl=fr&client=firefox-a&rls=org.mozilla:fr:official&biw=1680&bih=875&tbm=isch&tbnid=JNDLv04kRKnk4M:&imgrefurl=http://www.gold-eagle.com/editorials_08/speck030311.html&docid=U8fCV0_jxv4ZjM&imgurl=http://www.gold-eagle.com/editorials_08/images/speck030311d.gif&w=682&h=366&ei=zGHWTraoCpDUsgbLpe2SDg&zoom=1&iact=rc&dur=379&sig=117492532498535102558&page=1&tbnh=100&tbnw=186&start=0&ndsp=28&ved=1t:429,r:3,s:0&tx=46&ty=66 ).

    J’ai vraiment besoin d’un coup de main là, je suis totalement bloqué.
    Merci d’avance à tous, Tibo.

  90. « Le rétablissement des banques a un coût, qu’elles vont faire payer aux entreprises (les PME en priorité), aux collectivités et aux particuliers. »

    Je refuse de payer pour ces pyromanes, absolument.
    Une question est d’ors et déjà à poser aux candidats réels et putatifs à la monarchie républicaine :
     » Allez-vous déclarer la dette illégitime, la supprimer quand vous prendrez vos fonctions ? »

    Question fondamentale que ne poserons-pas les instituts de sondages, menteurs et vendeurs aux financiers et au pouvoir politique issu des financiers.

  91. Did a big European bank come close to failing last night? European banks, especially French banks, rely heavily on funding in the wholesale money markets. Given the actions of the world’s largest central banks last night, it raises the question of whether a major bank was having difficulty funding its immediate liquidity needs.

    The Federal Reserve, the Bank of England, European Central Bank, the Bank of Japan, the Swiss National Bank, and the Bank of Canada in a coordinated action moved to provide liquidity to the global financial system.

    In a separate move, the Chinese Central Bank cut bank reserve requirements. The People’s Bank of China cut reserve–requirement ratio by 0.5%, the first cut in nearly three years.

    The problem was not at U.S. banks as is evidenced by the following excerpt from a statement by the Federal Reserve.

    U.S. financial institutions currently do not face difficulty obtaining liquidity in short-term funding markets. However, were conditions to deteriorate, the Federal Reserve has a range of tools available to provide an effective liquidity backstop for such institutions and is prepared to use these tools as needed to support financial stability and to promote the extension of credit to U.S. households and businesses.

    These are the type of actions that were being taken during the financial crisis in 2008. Now most knowledgeable experts agree that not rescuing Lehman Brothers was a mistake. The authorities are not about to make the same mistake again. The only explanation for the massive action is that central banks were concerned about a pending failure that is not publically known. The readers may want to make their own judgment from the following excerpts from a statement by the Federal Reserve.

    These central banks have agreed to lower the pricing on the existing temporary U.S. dollar liquidity swap arrangements by 50 basis points so that the new rate will be the U.S. dollar overnight index swap (OIS) rate plus 50 basis points. This pricing will be applied to all operations conducted from December 5, 2011. The authorization of these swap arrangements has been extended to February 1, 2013. In addition, the Bank of England, the Bank of Japan, the European Central Bank, and the Swiss National Bank will continue to offer three-month tenders until further notice.

    As a contingency measure, these central banks have also agreed to establish temporary bilateral liquidity swap arrangements so that liquidity can be provided in each jurisdiction in any of their currencies should market conditions so warrant. At present, there is no need to offer liquidity in non-domestic currencies other than the U.S. dollar, but the central banks judge it prudent to make the necessary arrangements so that liquidity support operations could be put into place quickly should the need arise. These swap lines are authorized through February 1, 2013. »

    —-> Le magazine Forbes repris sur le site ZeroHedge.com nous informe qu’une banque française aurait été sauvée in extremis aujourd’hui suite à un problème de liquidités immédiates !
    Étrange intervention des plus grandes banques centrales de la planète : La FED, la BCE, la Banque du Japon, la Banque de Chine, la banque centrale Suisse et la Banque Centrale d’Angleterre sont intervenues conjointement et de manière inopinée aujourd’hui.
    « Il semble qu’une grande banque européenne aie subi une « panne de liquidités » la nuit dernière, en particulier parmi les banques françaises. Étant donné qu’elles s’appuient fortement sur ​​le financement par le biais des marchés monétaires de gros, il semble qu’une grande banque avait du mal à financer ses besoins immédiats ».
    Les banques centrales ont acheté quelques jours de tranquilité tout au plus.

  92. car cela impliquerait des reconsidérations peu orthodoxes chez les bien-pensants.

    Chez les peu-pensants, s’il vous plait…
    Car c’est bien de peu-pensance qu’il s’agit là.

  93. Lorsque vous parlez de marchés de la bourse euphorique, on en a la preuve depuis 3 jours. Il y a dix ans, les marchés réagissaient sur du pragmatisme et la qualité des résultats des entreprises. Aujourd’hui les logiciels gèrent toute cette folie avec des déclanchements de positions violentes. Le politique qui devrait réguler tout cela laisse faire cette situation qui ne sera pas tenable à terme. C’est le danger meme de la démocratie qui est en jeu avec ces méthodes. Regardez la situation en grece. on pourrait assister à un risque de guerre civile. En europe, un dislocation des 27. Bref il y a un léger danger derriere tout cela

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