APPEL À CONTRIBUTIONS, par François Leclerc

Billet invité

Il y a deux ans, « l’inventaire de demain » était lancé sur le blog, pour recueillir à ce jour 276 contributions au fil des semaines. Il était proposé de constituer « une collection d’un genre particulier. Un simple inventaire des idées ou des pratiques qui pourraient contribuer, une fois regroupées, à dessiner l’esquisse d’une société alternative, cette utopie d’hier qui désormais pourrait être qualifiée d’utopie réaliste. »

L’inventaire a-t-il tenu toutes ses promesses ? La vérité impose de dire « pas tout à fait » ! Faut-il y voir une appétence particulière pour les seules idées générales ou une méconnaissance d’initiatives prises dans le silence et de manière éparse dans nos sociétés ? Est-ce la conséquence de l’intériorisation de l’idée que, de toute façon, rien ne pourra être changé et que notre malheureux destin est tout tracé ? Au lieu d’épuiser le sujet, à la manière de Georges Perec, nous nous sommes finalement détournés de l’exercice. De notre production collective, il n’est pas encore ressorti cette esquisse de la société de demain que l’on espérait en voir surgir…

Nous sommes pourtant en retard sur l’événement. La crise elle-même a déjà produit des réactions qui auraient mérité de figurer dans un inventaire qui n’est pas, il s’en faut, terminé. Ceux que l’on a appelé « les indignés » en Europe, et depuis « les 99 % » aux États-Unis, ont par leurs pratiques collectives et leurs slogans ravageurs illustré non seulement ce qu’ils rejettent mais aussi ce à quoi ils aspirent.

Dans un réflexe de survie élémentaire, sous les coups d’une austérité qui touche rudement les plus démunis, les exemples ne manquent pas non plus de solidarités et de débrouillardises, de nouveaux modes de vie, d’échanges, de consommation et de logement, faisant de nécessité vertu et amplifiant au passage un monde informel, c’est à dire coupé d’un État qui ne joue pas son rôle. À leur manière, ces pratiques-là aussi se projettent dans l’avenir et sont à retenir. La créativité des pauvres surpasse celle des nantis, car ils ont tout à y gagner.

Peut-être faut-il aujourd’hui poursuivre autrement la même démarche, quitte à continuer d’alimenter en parallèle l’inventaire ? C’est le sens de cet Appel à contributions, lancé comme une bouteille à la mer suivant la formule consacrée.

Toutes celles et tous ceux qui voudront s’atteler à la tâche pourront formuler leur vision du socle des grands principes d’une nouvelle société, en rupture avec celle qui est aujourd’hui entrée dans une crise de longue durée et ne s’en remet pas. En s’attachant à dégager ses valeurs, ses mécanismes, les comportements sur lesquels elle reposerait. Pour ne plus se contenter de dénoncer l’absurdité de l’emprisonnement mental du TINA (there is no alternative, il n’y a pas d’alternative), et entrer enfin dans le vif du sujet.

Le réalisme n’est pas du côté de ceux qui voudraient que tout redevienne comme avant, afin de préserver leurs intérêts : les « réactionnaires » de toujours et leurs compagnons de route. Le réalisme est partagé – tel un mot affreux ! – par tous ceux qui savent que rien n’est intangible, et que seule une absence d’imagination peut faire obstacle à la formulation d’un nouveau dessein humain.

L’utopie réaliste, c’est ici.

Longueur maximum : 1.500 mots – Date limite d’envoi des contributions : 31 décembre 2011, à minuit GMT.

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222 réflexions au sujet de « APPEL À CONTRIBUTIONS, par François Leclerc »

  1. Grand principe : Le droit au travail (en réalité rien de si nouveau : cela fait partie du programme de la Résistance et de la Charte des Nations Unies…)

    Application concrète : L’Employeur en Dernier Ressort. (EDR)

    Fonctionnement : L’État prend en charge de créer une agence nationale employant à un salaire fixe quiconque le souhaite, pour réaliser des projets d’utilité publique, à l’image des administrations mises en place par Roosevelt* et par tout gouvernement plongé dans une grave dépression économique. Lorsque la situation économique se dégrade, l’EDR embauche ceux qui auraient été chômeurs, créant un filet de sécurité pour l’emploi ainsi qu’un déficit de relance keynésienne, puisque les salaires versés par l’EDR sont financés par l’État. Lorsque les prix remontent (et parmi eux les salaires) avec l’amélioration de la conjoncture, lorsque le privé réembauche, le déficit diminue d’autant avec les salariés de l’EDR qui quittent leurs emplois EDR donc ne perçoivent plus leurs salaires EDR. Comme on le voit, l’EDR est contra-cylcique, aidant puissamment à stabiliser l’économie, les trajectoires individuelles, et en gardant les individus dans une dynamique d’emploi, contrairement à ce fléau qu’est le chômage. On peut même dire que nous sommes déjà dans cette situation, sauf que l’emploi-tampon de l’EDR est réalisé par ce chômage : si les prix montent la Banque Centrale restreint les crédits et met donc au chômage ceux dont l’activité a disparu mais les laisse avoir leur chance lorsque les prix menacent de baisser. Une armée de réserve, selon le terme de Marx, de bien moindre qualité à cause des effets d’hystérèse, de dépression psychologique, etc. que le chômage engendre.

    Financement : On le sait maintenant tous pour l’avoir expérimenté depuis quatre décennies : aucun métal précieux n’est requis pour fonder la valeur de la monnaie. On le sait aussi pour peu qu’on ait suivi les mécanismes de la crise : il est inutile et même dangereux d’obliger la création monétaire à se faire par le crédit, car la monnaie n’en est pas plus sainement utilisée mais pose la banqueroute comme seule horizon. Il est temps de retrouver cette vérité simple remontant à Knapp et soulignée par Keynes : l’État définit arbitrairement ce qui est la monnaie de compte acceptée en paiement de ses taxes et le distribue tout aussi arbitrairement. Il n’a pas plus de contrainte de financement que l’arbitre n’a de contrainte pour trouver des points à distribuer aux équipes de jeu. Il les crée en payant, il les détruits en taxant. Ce qui compte, ce sont les règles du jeu, et non si les comptes sont équilibrés. L’EDR est une règle du jeu permettant de fournir un déficit non-inflationniste.

    Plus de renseignement chez les partisans de la Théorie Monétaire Moderne, ex. : http://neweconomicperspectives.blogspot.com/p/modern-money-primer.html

    Je vous remercie de votre attention,

    Jean-Baptiste Bersac

    * Et approuvées par le très libéral Milton Friedman ! : « Le nouveau gouvernement créa une forte demande pour des économistes, particulièrement à Washington. Sans New Deal, il est loin d’être clair que nous aurions pu trouver des emplois d’économistes. […] Comme nos enseignants et nos condisciples à Chicago, et en effet à l’image de la nation, nous regardions beaucoup de mesures du New Deal comme des réponses appropriées à la situation critique — mais dans notre cas pas, je m’empresse d’ajouter, la fixation des salaires et des prix de la National Recovery Administration et la Agricultural Adjustment Administration, mais certainement la création d’emploi de la Works Progress Administration, Public Works Administration, et Civilian Conservation Corps. »
    FRIEDMAN Milton, Two Lucky People, The University of Chicago Press, Chicago, 1998, xii + 660 p., p. 58-59

    1. A votre commentaire, j’ajouterais que nous possédons l’outil qui consiste dans le droit constitutionnel d’obtenir un emploi inscrit à l’Alinéa 5 de notre Constitution.
      Malheureusement manque la volonté de mettre en pratique ce droit, que ce soit au niveau des politiques partisans de l’ultralibéralisme ou de la justice qui préfère violer la Constitution que de remettre en cause le consensus des dominants.
      Depuis plusieurs années je me bats pour rendre effectif ce droit constitutionnel mais en vain et dans l’indifférence générale.
      Pour ceux qui veulent en savoir davantage je renvoie à mon blog http://jcbouthemy.blogspot.com/

  2. Y a-t-il un moyen de récupérer tous ses posts depuis 2 ans pour tenter d’en faire un synthèse ?

    J’ai hâte d’être en janvier .

    J’attends la copie de Vigneron et Schizosophie , avant de poster la mienne , pour être sûr de ne rien oublier .

      1. Aïe !

        Laissez tomber . Je vais prendre le risque ( d’être pris en défaut de me contredire ) , en postant finalement , en bien moins de 1500 mots , sans attendre Vigneron et Schizosophie , mais en me limitant aux grands principes .

      2. @juan nessy
        Sans compter que la réception des messages isolés de leur contexte polémique obligerait à se souvenir des démêlées et à démêler les Paul des Mickey.

      3. 3 000 mais longs.
        Je fais souvent plus synthétique et efficace… 😉

        Heu… Julien. Le nombre de mes commentaires n’a pas à être révélé en public, sauf si tu as une vidéo de personnes se félicitant du témoignage de …

    1. « tenter d’en faire un synthèse  »
      c’est bien le problème de ce genre de blog où des commentaires suscitent d’autre commentaires.
      Cela part dans tout les sens et bien difficile de faire une synthèse pour………..l’action(?).

  3. génial, qui va trier, qui sera dans le comité de lecture : Julien ? Les agences de notation donneront-elles une note… ? 1500 mots ça fait combien de pages environ ?

  4. Déficit d’idées neuves ?

    C’est peut-être que les catastrophes annoncées font pschit !
    – dégradation de la note des USA : aucune conséquence apparente
    – décote de 50% de la dette grecque : les CDS ne sont pas activés
    – absence d’accord le 23 novembre sur le budget des USA : qui en parle encore ?

    Bien avant d’envisager que le système fasse boum, j’expérimentais dans les années 70 les Scoops et la Nef : un homme, une voix, et une banque intègre. On en reparle quand vous voulez.

    1. La NEF n’a pas le statut de banque, Dong.

      C’est bizarre, mais…

      Par contre, je rappelle que les banques communautaires écossaises ont su rester indépendantes.
      Mais coté fric, les Ecossais, je ne vais pas te faire un cours…
      Ils sont pires que moi.

      Par ailleurs, au niveau des SCOP, je me heurte maintenant à une dimension plus pernicieuse de MANQUE de rotation du personnel.
      Soit, à nouveau, concentration de ressources et sélection in-naturelle par relation des nouveaux entrants et enfants de salariés.

      Une société moins inégale n’est vraiment pas facile à obtenir.

      1. Punaise.
        Et vous ne le faites même pas.

        Hypocrites.
        J’ai contrairement à VOUS : DONNE !

        Honte à vous. Les religieux de l’argent.

    2. « C’est peut-être que les catastrophes annoncées font pschit ! »

      Mouais, on voit ça comme on veut !

      Pour l’heure, si les taux des obligations US ne se sont pas dégradés, c’est surtout, sauf erreur, parce que les USA n’empruntent pas, mais font tourner la planche à billets de la FED.

      Et si les CDS ne se sont pas encore déclenchés après la décote de la dette grecque, c’est juste parce que ce remède aurait eu des conséquences encore plus catastrophiques que le mal (la décote) à soigner.

      Reculer pour mieux sauter, ça n’a qu’un temps. Y a un moment, faut sauter !

  5. Les Renegade Economists

    By testing conventional wisdom these urgent modifiers actions are based on social justice, conservation of the planet and the equal distribution of opportunity. They don’t wait for the ‘perfect time’ they are here and it is now.

  6. Une piste qui me vient juste à l’esprit, serait d’étudier ce qu’il y avait de valable dans les pays du bloc de l’Est, – qui maintenant font l’objet d’une « Ostalgie », mine de rien ! Toute personne ayant été à l’Est quelques temps en garde une nostalgie, même à présent…

    Et puis nous avons un a priori négatif face au communisme passé de l’Est, qui n’est pas à strictement parler un capitalisme d’Etat puisque cela supposerait des prix libres, et une concurrence, bref.

    Bien sur la Trabant n’était pas une réussite, ni la fiat 126 « maluch » produite en Pologne sous licence, en revanche la Polonez était considérée comme une voiture solide. De même il y eut toute une production cinématographique intéressante, et puis des films d’animation. Ces exemples sont là pour rappeler que même sous cette dictature, eh bien tout ne dysfonctionnait pas, et qu’il est par conséquent possible réaliser, produire, autrement que nous le faisons…

    Par exemple Zenith était une appareil photo russe toujours utilisé en Pologne, et puis l’Est est aussi connu, la Tchéquie, pour sa production variée de motos qui font l’objet de collections aujourd’hui.

    Si on avait bien expliqué à tout le monde que le capitalisme c’est l’invalidation de la loi des débouchés, on aurait fait attention à ne pas se fier à la propagande de l’Ouest. Maintenant l’apocalypse qui vient va dispenser des cours de rattrapage à ceux qui ont raté la leçon.

    1. Pour les pays de L’EST , facile ! juste voir le site d’ORLOV sur son comparatif US /USSR
      Peu de voitures , des TEC et ds habitations le long des TEC. Tout le monde a un jardin et un 2e travail .. En fait dépendance moindre a l’économie officielle ..pour les besoins essentiels ..malgres elà , pasmal de dégats lors de l’effondrement USSR .

    2. Lorsque vous prenez le train pour la Pologne, en tant que jeune homme ou moins jeune, vous entrez tout-à-coup dans l’inconnu. Je me souviens qu’au changement de train à Köln, je découvrais de vieux wagons couverts de poussières et bancals, étranges. A l’intérieur, des têtes aux nez pointus au profil caractéristique. Des Allemands aussi, pendant la nuit, discutant de leur travail, et de leurs familles (étant bilingue…). Le lendemain, Granice !, Je comprends tout de suite qu’il doit s’agir de la version polonaise de Grenze, frontière et qu’il faut sortir les passeports. Et oui, arrivé à la gare centrale, Warszawa Centralny, dans les sous-sol peut-être, crasseux et noirs…. puis rencontre avec mon agent à la Havane, agent personnel et ultra secret. Le taxi démarre, la route défoncée est couverte de glace mêlée de neige sale, mais ça ne fait rien, les pneus accrochent…. La suite, le HLM, la nuit qui tombe vers 3h30 en hivers, – pas de gros… sale temps pour les gros. Et les chiens qui se répondent indéfiniment pendant la nuit lorsque vous tendez l’oreille même de la haut, du 4è. Le vent aussi. Nécessité d’attendre mon agent et de faire des platsky kartoflanés en attendant, dans le silence de l’appartement.

      Ce pays gardera pour moi toujours son mystère car le caractère polonais est insaisissable, fait d’un mélange de patriotisme et de tradition, une atmosphère de grande province parfois, une certain simplicité facile, une excentricité aussi, et ce mystère de la langue à la fois connue et inconnue, chuchotante, et ce pays dont la géographie contient l’histoire de ce dont a toujours entendu parler : Le pacte de Varsovie, der Warschauer Pakt, le Communisme, les camps, le ghetto… et pourtant c’est tellement beau, les rues de Varsovies. Poznan aussi, et le Tatr, Zakopane, Krakow. Tarno – … où la ligne de défense russe craqua pendant la 1ère WW

      Totalement hors sujet, à la fois proche et lointaine, des mots connus mais une langue inconnue, des traditions qui rappellent vaguement quelque chose, des gens qui aussi rappellent quelque chose, une sorte de lieu du passé qui refait surface, une étrange impression de déjà-vu… un mystère bouleversant, pour moi; pour d’autres, non…

      1. Beau commentaire Lisztfr, je trouve. Vous n’avez jamais été aussi bon que quand votre cœur comme un retour de balancier, s’en retourne vers l’est.

  7. Il me semble qu’avant tout il nous faudrait redéfinir quelle devrait être la place de l’homme dans l’univers.Si oui ou non ,nous nous considérons comme une émanation de celui-ci et de quelle façon nous puissions envisager de fonctionner en harmonie avec celui-ci.

      1. Je l’espérerais….
        C’est,me semble-t-il,une question absolument fondamentale,qui ne peut être biaisée. Soit nous assumons nos particularismes en tant qu’espèce,soit nous disparaîtrons,et cela dans un délais très court.Soit nous sortons par le haut ,soit Tchao….
        En réalité nous connaissons les solutions en matière d’économie politique pour éviter le pire.
        Reste à reconnaître la réalité,ce que ne font absolument pas nos »élites » particulièrement du côté Transatlantique,qui continuent de protéger les ceux-ce qui les ont cooptés pour défendre leurs intérêts particuliers.
        L’évidence qui n’en est pas une,consisterait à procéder en une gigantesque procédure de destitution….

      2. @CV

        Ce que vous exprimez m’indique que vous trouverez peut-être des pistes du côté de la permaculture qui est beaucoup plus que des techniques de culture.

  8. Les idéées ne manquent pas, le problême c’est que ce sont toujours les mêmes qui font les lois, et qui concentrent le pouvoir c’est tout, maintenant posons nous la question: UNne société humaine sans une classe d’esclave corvéable a souhait et sous payée est elle viable et a t’elle déja existé? Depuis les grecs ca marche comme ca, le communisme a donné la même chose, le capitalisme idem, la révolution doit être spirituelle avant d’être économique, en tout cas la majeure partie de la population : chomeurs et travailleurs pauvres n’est pas représentée en politique, le FN et le communisme permettent de maintenir cet état de fait. La politique ne devrait pas être un métier mais un service civil obligatoire ,les partis devraient être mieux règlementés et ne pas être permanents les lignes doivent bouger d’une manière ou d’une autre.

  9. Je ne me sens pas de taille à lister des principes, je propose juste un angle d’attaque.

    Il me semble que le logement est à l’origine de pas mal de trucs (vous avez dit subprime) tout simplement parce c’est le cadre même du projet de société.

    Autour de la forme de l’habitat, vous pouvez redessiner un avenir de coopération, rendre réel un meilleur contact avec l’environnement, repenser un aménagement du territoire qui soit tenable énergétiquement, donner une image accessible à tous de la réalité de votre projet !

    Actuellement c’est le :

    – Cadre de vie de chacun
    – Une destruction organisée de l’environnement.
    – Carcan financier de beaucoup
    – Espace de prédation économique (viabilisation de terrain => prix X 1000)
    – Rêve vendu hors de prix.
    – Un piège (distance travail, énergie)
    – Bref, pour moi, l’arnaque totale.

    Un système qui permettrait à chacun de se loger pour le prix d’une voiture d’occasion (c’est possible matériellement sans problème) respecterait un peu mieux ses ouailles.

    Et tel qu’il est organisé aujourd’hui (individualité maxi, super marchés) le quotidien bati des européens est un véritable obstacle à tout changement (tout est en boites).

    1. Thomas, je trouve votre message particulièrement juste et applicable d’une petite à une grande échelle. Plutôt qu’un revenu minimum, un logement et une alimentation minimum pour toutes et tous me semble une utopie réaliste dans les conditions actuelles. Et pourtant nous en sommes si loin 🙁

      A mon avis cependant, tel quel, l’exercice est assez limité car trop vague : quel est l’objectif? Une nouvelle Constitution? Une liste de micro-réalisations réussies? Un catalogue des visions de chacun? Et puis je n’ai pas l’impression que les interventions des uns et des autres va mener très loin (la mienne en premier, bien sûr :-). Par contre, un chemin malin que l’on pourrait trouver ici (sur ce blog) partirait de la vision de Paul Jorion qui existe déjà et qui pourrait être synthétisée et soumise à la réflexion collective sur une période plus longue comme c’est proposé sur ce post. Je pense notamment à certaines vidéos et textes de PJ et FL cet été concernant l’architecture internationale du système, sur le plan monétaire et d’échanges en particulier. A terme, l’idée serait de donner à PJ la dimension d’un Keynes (par exemple) qui influence (en y participant si possible) la tenue d’une conférence internationale permettant une transition moins brutale (réduction du facteur guerre, des inégalités criantes. Je pense que l’audience atteint des strates assez élevées du pouvoir politique pour que une dynamique puisse s’infuser à partir d’ici. Un certain nombre de principes (interdiction des paris sur les fluctuations de prix, monnaie d’échange séparée de la monnaie scripturale?,…) et de nombreuses autres idées peuvent se greffer.
      Voilà, je ne répond pas à la question, j’en pose une autre…

    2. Un des vices à la base de la crise permanente du logement dans notre régime, c’est que, pour un grand nombre d’acheteurs, le logement n’en est pas un, mais une spéculation !
      Il faudra interdire dans la nouvelle législation d’acheter un logement que l’on n’occupera pas. Chacun aura droit à posséder un logement, mais pas plus ! (Telle serait l’idée de base. Il y aura un débat sur le droit à une et une seule seconde résidence, sur les conditions transitoires…)
      Dans notre régime, le mot « logement » est un abus de langage.

      Il y en a beaucoup d’autres, en particulier dans le langage des économistes. L’ « épargne » pour désigner des excès de revenus parfois indécents, le « travail » , mot unique pour désigner toute activité rémunérée, la « demande » , qui n’est reconnue qu’assortie d’un pouvoir d’achat, l’ « offre » , qui n’est pas un cadeau, l’ « investissement » pour le placement en banque et pour la spéculation, la « confiance » pour « hausse des cotations », …la liste est longue!

      À un autre niveau, il y a tous ces masques du désir et de l’héritage, ou du destin, que sont « mérite« , « motivation« , « courage« , « volonté« … dont trop nombreux sont ceux qui s’affublent à leur avantage, pour dire dans le même mouvement que les sans domicile fixe n’ont qu’à exercer un peu de volonté, pour sortir de leur condition, et les chômeurs se motiver, pour trouver un emploi. Que n’engage-t-on des psys et des prêtres en réponse à la crise économique!

      1. Sans être du tout spécialiste en cette matière (pas plus que dans d’autres… ), je crois savoir que la Hollande applique votre idée de l’obligation d’un seul logement et met de grandes restrictions à l’achat d’une deuxième habitation dans le pays. Par contre l’Etat prête à des taux proches de 0% à qui veut acheter à l’étranger.
        Raisons pour lesquelles, les Hollandais arrivent un peu partout en Europe et plus particulièrement en Ardenne belge (où j’habite) avec leurs poches pleines d’euro et font flamber les prix du marché immobilier local. Rendant pratiquement impossible l’achat d’une habitation pour un jeune ménage aux taux salarial et hypothécaire locaux.
        L’idée est peut-être bonne pour autant que ses effets n’aggravent pas le problème chez ‘les autres’ !

  10. @François: « Le réalisme est partagé – tel un mot affreux ! – par tous ceux qui savent que rien n’est intangible, et que seule une absence d’imagination peut faire obstacle à la formulation d’un nouveau dessein humain. »

    Première partie ok, mais la deuxième partie de la phrase est chouilla optimiste, non? Sur la place Tien-An-Men, les manifestants auraient-ils manqué d’imagination?

  11. Je dois avouer que je suis déçu. Je pensais assister cette semaine à l’explosion finale et paf la bourse de Paris flambe de plus de 5 % alors que les nouvelles sont mauvaises. Je n’y comprend plus rien.

    1. La courbe , appelé loxodromie mon cher, celle qui suit un bateau, navigant en maintenant sa direction de façon qu’elle fasse avec celle de la boussole un angle constant, ce qu’on appelle le cap du bateau…Révisez vos cours de navigation et vous comprendrez l’astuce…Et surtout éviter de circuler sur la courbe d’orthodromie si vous avez beaucoup d’argent.

  12. Julien.
    Je pense que tu peux supprimer tous mes commentaires par une routine que je pourrais programmer depuis l’apparition des langages de programmation.

    En effet, l’inclinaison vers la religion de ce blog me devient insupportable et le point de rupture est maintenant dépassé.

    Je comprends qu’un Hollandais intéressé comme moi par l’argent puisse vendre pour « vivre », mais la dimension religieuse m’est insupportable par encore plus d’hypocrisie.
    Soit, ce qui a provoqué cette gentille crise, mais…….

    Donc, je réclame mon flinguage complet pour un motif que le Dieu des lieux inventera et je vais même aller jusqu’à l’aider car il en a besoin.
    Disons…
    – il a rejoint le Paradis.
    – il est devenu capitaliste.
    – il a couché avec sarko. (ou sa femme et veut profiter des moyens.)
    – il est devenu mi Breton et a posé une bombe sur le blog.
    – il parlait trop et faisait de l’algue verte.
    – Tout ce que vous voudrez, cela ne me traumatisera franchement pas.

    Dégagez.

      1. Non, Julien.
        Je connais trop la perversité de la religion dont celle de l’argent pour reconnaître qu’il vaut mieux que mes traces soient supprimées du blog.
        Le « vieux » singe finit toujours par craquer.

        Tant qu’à supprimer 10%, ai l’honnêteté de supprimer complètement l’ensemble. Les libéraux n’hésitent pas, eux. Ainsi, l’ensemble sera conjonctif, surjectif, ET SURTOUT, subjectif.

    1. D’accord avec Julien, Yvan (et il sait que ce n’est pas toujours le cas ! 😉 ). Qu’est-ce qui t’arrive ? Un coup de déprime ? Le blog est – aussi – ce que tu en fais. Le blog est ce que tous, nous en faisons. Nous avons tous notre place ici. Une seule condition : respecter les autres. Renierais-tu cette « religion » -là ?

      1. Olivier.
        Je ne peux supporter une quelconque religion et cela vient de mon éducation laïque fondée sur l’acceptation des autres.
        Ainsi, je RECLAME que l’ ENSEMBLE de mes commentaires SOIENT supprimés du présent blog et cela est AUSSI un courant de l’inspiration de la Loi « informatique et Liberté » nait en 1976, soit à l’époque où l’ « argent » coulait encore à flot afin de propagander l’ensemble de la planète sauf la Corée du Nord, l’Iran, et autre pays qui fabriquent des cigares.

        Il est donc CLAIR, EVIDENT et LOGIQUE par rapport au courant de pensée religieux de ce blog que mes commentaires soient supprimés dans leur ENSEMBLE afin de laisser la place libre à un courant qui n’est pas le mien.

      2. Pour ceux qui seraient croyants, merci de considérer que les promesses qui vous sont faites ne valent pas plus que celles des financiers.
        Vos concurrents.

      3. Je ne peux supporter une quelconque religion et cela vient de mon éducation laïque fondée sur l’acceptation des autres.

        Il me semblait pourtant que la laïcité repose sur deux principes, le premier étant que l’Etat ne peut se réclamer ni être sous l’autorité d’une quelconque autorité religieuse pour administrer et orienter sa politique, ce qu’on appelle la séparation de l’Eglise et de l’Etat, le deuxième étant que les religions et leur expression sont tolérées dans le débat public, pour autant qu’elles ne contreviennent pas au premier principe.

        Il est vrai que l’on constate de temps à autre quelques entorses au principe qui voudrait que l’Etat ne puisse manifester son autorité avec le concours de l’Eglise (Sarko le chanoine … les messes pour grands dignitaires de l’Etat …), mais s’agissant du débat public proprement dit, la laïcité n’interdit nullement ni même ne réprouve l’intervention des religieux et de ceux qui s’inspirent de leurs enseignements dans le débat public pourvu que soit conservé le premier principe.

        Les religieux peuvent être intolérants à l’égard des athées et autres agnostiques, et ils l’ont été effectivement pendant une majeure partie de l’histoire de la chrétienté pour ne parler que de l’Europe, mais l’inverse existe aussi, c’est la raison pour laquelle après d’âpres luttes entre anticléricaux et partisans d’un rôle dévolu à la religion dans l’Etat à la fin du XIX ème siècle fut adoptée en 1905 la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat.

        Et puis l’interdiction du religieux et des religieux est voué à l’échec. 70 ans de régime soviétique, de destructions d’Eglises, d’enseignement de l’athéisme, n’ont pas éradiqué la foi orthodoxe en Russie, c’est le moins qu’on puisse dire.
        Laissé à lui-même le religieux finit souvent par se séculariser, se privatiser.

      4. yvan

        Ceci dit (suite à mon précédent commentaire), rien n’interdit, conformément au principe de la laïcité, de manifester verbalement une opposition à toute pensée religieuse ou assimilée. 😉

        Les commentaires spiritualisant, religieux ,il y en a toujours eu sur le blog, c’est à dire depuis 3 ans que je le fréquente.
        Peut-être qu’on les remarque plus parce que la crise s’aggravant ils paraissent d’autant plus à coté de la plaque à offrir des solutions éculées, seulement traditionnelles, alors que cette crise, elle, est tout à fait inédite, et qu’il faut donc imaginer des solutions nouvelles valables pour tous, c’est à dire pour tous les humains sans distinction de sexe, de religion etc…
        J’ajoute que l’esprit le plus rationnel qui soit ne peut s’appuyer sur la seule logique pour trouver les fameuses solutions. Entre une solution logique ancienne et une solution logique nouvelle il y a un saut qualitatif dans lequel interviennent l’affect, l’intuition, l’imagination. Aussi ceux qui prônent un nécessaire retour aux valeurs spirituelles n’ont pas tout à fait tord lorsqu’ils critiquent certains de nos contemporains scientistes, économistes et autres porteurs d’istes, dans la mesure où ces derniers oublient la dimension humaine des choses, mais cependant ils se trompent lorsqu’ils visent sans distinction les scientifiques, les philosophes et mêmes certains politiques.
        L’esprit n’est pas l’apanage du religieux. Un scientifique, un artiste, toute personne dotée d’un certain humour, n’en manque pas, car l’esprit c’est tout simplement l’attitude qui permet, et tout d’abord en son for intérieur, de changer de cadre, d’être capable de déborder, de prendre de la distance par rapport à certaines réalités qu’on a toujours crues telle ou telle. Selon cette perspective, l’ouverture à Dieu, au transcendant, ne valent que de permettre une ouverture au monde et aux autres. Selon l’adage, l’esprit souffle là où il peut et quand il peut …

      5. @Yvan :
        Une religion peut en cacher une autre , et surtout …une autre croyance !
        La vraie « croyance » st inconsciente ..Elle cesse d’etrec croyance qd elle est « révélée » , verbalisée ..parce que la verbaliser c’est la mettre en doute .
        Le plus dur c’est d’appréhender SA propre croyance pour pouvoir la douter ..meme si l’on « sait » qu’on ne peut que changer de croyance , tout comme on ne peut que changer d’aliénation .

      6. Merci de cette chanson, Zébu.
        Je retrouve ainsi une créativité et un plaisir de rassembler qui ont fait le succès des Mozart, Beethoven, Pink Floyd, Smetana, Rolling Stones, Deep Purple, Iron Maiden, Polnaref, Gainsbourg, Lavillier … Il serait impossible de tous et toutes les citer.

        Mais je reste sur ma position.
        Il FAUT regarder la réalité en face.
        Et le commentaire de trop qui fut flinguer sur d’éventuelles propositions d’avenir me reste et me restera.

    2. à Yvan,

      Je suis tout à fait d’accord avec toi et je sais aussi que je suis, dans le même mouvement, tout à fait pas d’accord.
      Je pense qu’il faut supprimer définitivement la religion du progrès, en commençant par la cause de notre malheur à tous : la « fée » électricité.

      1. La religion du capital.

        Avec la religion du progrès il faut évidemment supprimer la religion du capital sous ses multiples variantes, passées, présentes et à venir.
        Le capital doit bien être compris comme la logique de la marchandise.

        Quant aux religions du passé, nous n’avons aucun pouvoir – et c’est heureux – pour supprimer l’histoire.

      2. Marlowe,
        « … à supprimer définitivement… cause de notre malheur… l’électricité  »
        J’ai du mal à vous suivre, éclairez moi…

      3. « you can’t be friend with an empire »

        petits grands empires qu’importe la casquette et les déguisements
        Dreamland trailer with subtitles
        http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=OvH8tl4y0KE
        Draumalandið (Dreamland) Music by Valgeir Sigurðsson
        http://www.youtube.com/watch?v=Kp5n2vd8c9o&feature=player_embedded#!
        Mis à part ça Yvan votre humeur anti-cléricale je la partage, j’en deviendrais rageusement pacifiste… heu… pour caresser votre grrrr Pascal ne disait-il pas que le malheur de l’homme vient de son incapacité à rester seul entre 4 murs

    3. « Quand il s’agit d’argent, tout le monde est de la même religion » (Voltaire. Il est mort à la tête d’une immense fortune : « un des premiers revenus de France, dit-on ! » (Jean Goldzink).

      « L’argent n’a encore jamais rendu et ne rendra jamais un homme heureux. Rien
      dans sa nature n’engendre le bonheur. Plus un homme en a, plus il en veut.
      L’argent ne comble pas un vide, il en creuse un. » (Benjamin Franklin)

    4. Sujet passionnant que la religion et les croyances

      * En devenant anti religieux certains ont porté des valeurs contraires à la religion au point de devenir eux-mêmes plus religieux que ceux qu’ils combattaient. Il d’ailleurs frappant de voir comment les 7 péchés capitaux sont presque devenus des valeurs du monde moderne, via la publicité.

      Les péchés capitaux des citoyens ordinaires
      http://biosphere.blog.lemonde.fr/2011/11/28/les-peches-capitaux-des-citoyens-ordinaires/

      * Comme je considère que tout groupe humain pour se structurer a toujours recours à la croyance, ce qui m’intéresse c’est de tenter déterminer les croyances qui caractérisent notre civilisation.
      – matérialisme nihiliste (le rien après la vie)
      – matérialisme hédoniste (la quête de plaisir)
      – individualisme (le bonheur est solitaire)
      – scientisme (la science peut tout)
      – humanisme (l’homme est au sommet de l’évolution, l’homme s’en sort toujours)

      * Beaucoup de laïques disent NE PAS CROIRE en une vie après la mort. Soit ! Mais combien d’entre eux CROIENT en un rien après la mort, car ceux-là mêmes sont des croyants pures souches. Et on pourrait se demander dans quelle mesure cette CROYANCE en un rien ne propose pas une vision de l’existence qui conditionne notre rapport individuel et collectif à notre environnement … sous-entendu, que les suivants se démerdent, moi je suis dans le carpe diem maintenant dans ma petite vie …

      1. @B’solate:
        //// * Beaucoup de laïques disent NE PAS CROIRE en une vie après la mort. ////
        Alors qu » en fait la vraie question c’est :
        «  » » Y a t il une vie AVANT la mort ? » » » »

      2. @ Eg.O.bsolète

        Je vous propose de positiver et de retirer tous vos -ismes caricaturaux et absurdes pour en arriver à quelque chose de tout simple.
        – la matière nihil ? L’être et le néant ? Pourquoi quelque chose plutôt que rien ? Abysse jouissive de réflexion et d’émerveillement d’être au monde.
        – la matière plaisir (hedon en grec)? Quel mal y aurait-il à se faire du bien (de façon modérée cf Epicure ?)
        – l’individu ? Nombreux pensent que se connaître soi-même est nécessaire à toute divagation ultérieure.
        – la science ? C’est la forme efficace de la magie, une fois ôtées les prières et formules rituelles. Je lui dois d’être encore en vie. J’aimerais un meilleur usage quotidien de son efficacité, mais bon…
        – l’humain ? Ici, je vous rejoins. Nous autres, renards, savons que ce n’est pas l’être humain qui est au sommet de l’évolution. Mais chacun voit midi à sa porte.

      3. @Renard
        1. Pourquoi n’y aurait-il pas ni rien ni qqch (quelque chose que la raison ne puisse pas apréhender) plutôt que qqch ou rien ? Je CROIS à la dissolution de l’égo à la mort et pas forcément à la fin de l’expérience. Et si il n’y a rien après c’est tout bénéf.

        2. Je n’ai rien contre le plaisir mais par contre la quête de plaisir (le désir) peut mener à la haine de l’autre …

        3. Je suis d’accord, se connaître soi-même est fondamental mais ne confondons pas retraite spirituelle pour se confronter au réel (à soi-même) et retraite consumériste pour fuir le réel (soi-même). L’individualisme peut être en cela une forme de matérialisme.

        4. Je dois aussi à la science d’être encore en vie, donc respect. Mais le scientisme
        n’est rien d’autre que la fin de la science, c’est quand le passion prend le pas sur la raison.

    5. @
      yvan

      L’objectivité ne commande t-elle pas de prendre la subjectivité en compte ?
      Votre agacement n’en est- il pas la preuve ?
      Parce que la subjectivité fait partie intrinsèque de la vie.
      Que le sujet pose la question: quelle vie voulons-nous ?
      P.S. je ne suis pas religieuse non plus.

      1. « quelle vie voulons-nous »
        Une vie de milliardaire. Naturellement.

        Soit bien attachée au fric, mais tu risques d’être « un peu » déçu de voir que la socialisation des pertes sera correspondante à la privatisation des profits.
        American dream oblige.

        Sinon, joue au loto… ca amène le rêve. Pendant que d’autres te roulent.

      2. Ca c’est pour les vizirs qui veulent prendre la place du calife. Ceux qui espèrent participer d’une aristocratie nouvelle.
        Pas mon truc.
        La mise en oeuvres d’un cadre qui favorise l’épanouissement humain, c’est subjectif?
        L’épanouissement consiste-t-il a devenir milliardaire ?
        C’est vrai qu’un milliardaire peut se payer un cercueil luxueux. Me suis fais copine avec le fossoyeur communal (municipal) ces derniers jours, une relation enrichissante sur le plan humain.
        Je ne lui ai pas demandé quel était son salaire.
        L « ‘american dream » c’était en réalité la liberté pour beaucoup d’immigrants.
        On s’est trompé de « dream »
        Je déteste me faire rouler donc je ne roule pas les autres.
        Mes rêves sont plus beaux que les euros. Bah le loto, un , une fois l’an ; je préfère investir dans des cadeaux culturels pour mes enfants et petits enfants. Ma distribution de « sésame » qui ouvrent les cavernes de l’esprit et donnent de l’espoir.

  13. Dans le roman de Kundera L’insoutenable légèreté de l’être, il y a l’idée de la Grande Marche, , alors j’aimerai qu’on sorte de là pour l’inventaire de demain si cela est possible, j’aimerai qu’on sorte du kitsch appelé la Grande Marche car nous y sommes et je me demande s’il est possible d’y échapper pour créer du neuf réellement ?????? ou bien sommes nous condamnés à l’éternel retour de nos utopies ???? à aimer rêver ???

    1. Courageuse mais pas téméraire ?

      Pascal vous dirait : qu’avez vous à perdre ? Alors que vous avez tout à gagner .

      Pour autrui sinon pour vous .

  14. Allez une dernière courte pour la route :
    « Beaucoup de candidats, mais peu d’élu! », disait qui ?
    A je dis…Pardon à jeudi.

  15. Il me semble quand même qu’en dépouillant la vie de tous ses artifices, nous restons tout simplement dépendants de besoins essentiels comme se vêtir, se loger et se nourrir. Alors à quand une constitution garante de cela, parce que la liberté, l’égalité et la fraternité nous fait une belle jambe quand on est tous à poil sous la lune à crever la dalle !

    Reste à occuper le temps que notre passage ici bas nous accorde. Et de préférence à autre chose que la guerre. Nous sommes des milliards à avoir des milliards d’idées pour ce faire. Comment organise-t-on ce gigantesque bazar ?

    Est-ce qu’assurer ces 3 besoins essentiels à tous sur cette planète n’occuperait pas une bonne partie de ceux qui veulent bien avoir une occupation ? Faut-il une quelconque monnaie pour cela ? Je n’en sais fichtrement rien …

    1. Merci à vous juan nessy pour votre contribution à « L’utopie réaliste » (9.) dans laquelle je vois déjà des réponses convaincantes à mes questions. On commence quand ? Je crois que les « 99% » trépignent de la même impatience que moi !…

      1. Quand est la question la plus simple : sans délai .

        Par quoi et comment est déjà plus contraignant : à mon goût , je voyais dans l’Europe une possibilité de s’appuyer d’un coup sur une entité géographique et humaine suffisante pour créer et faire respecter sa différence . Cet immense espoir semble jeté aux orties par les élus européens .

        Si l’on doit rester en France et jouer petit bras , en attendant que l’Histoire mondiale finisse par aller vers l’utopie réaliste qui est la mienne , je ne vois rien de très possible sous les contraintes internationales « du marché » et des agences de notation . Notre seul espoir de retrouver une marge d’autonmie et de maîtrise de notre destin , passerait sans doute dans l’immédiat par un effort colossal pour nous désendetter et investir massivement dans l’éducation , et la formation aux conceptions et réalisations des objets , concepts , produits repérés comme nécessaire pour l’humanité à horizon de 20 ans .

        Il ny a pas d’échappatoire française aux écroulements qui nous guettent .

        Ou bien un bordel monstre pendant des mois auquel se rallieraient les indignés du monde entier . Mais l’indignation doit encore grandir en Europe pour que cet éventuel top départ puisse naître avec les premières mesures de Constituante européenne comme premier objectif .

      2. Je propose de remplacer « effort colossal » par « bordel monstre », puisque le processus irréversible est lancé, et que le désendettement viendra de fait, non ?

        Quand à « …la formation aux conceptions et réalisations des objets , concepts , produits repérés comme nécessaire pour l’humanité à horizon de 20 ans . » Il ne me semble pas qu’il nous manque de quoi assurer nos besoins élémentaires pour les 2 décennies à venir mais que nous devrions apprendre à faire le tri avec un peu de bon sens dans ce surplus.

        Ah oui, il nous manque quand même le nouveau cadre, mais vous en avez déjà dessiné les contours. Reste à trouver les artisans de sa mise en œuvre,…même parmi ceux qui la joue « petits bras » !…

    1. Des choses intéressantes .

      Mais il n’y a pas de solution en France . Ni en Allemagne , ni aux USA , ni en Chine , ni …

      Il n’y a de solution capable d’éviter la guerre , la prédation , les « invasions » , la ruine idiote des ressources , la faim , les épidémies , le terrorisme , la drogue , les maffias, l’accélération des désordres climatiques …que par le niveau mondial , ou à tout le moins par les accords mondiaux .

      L’Europe avait l’occasion de constituer une première entité capable d’instituer de nouvelles relations originales sur un territoire suffisamment vaste .Elle en a(vait?) la compétence et la masse critique .

      Cela semble raté .

      L’Histoire sera dure pour les élus européens qui n’ont rien compris .

  16. Préambule
    Toute doctrine économique est à l’image de l’Humanité, impossible à définir avec précision, dés lors toute décision de politique économique doit être fondée sur le bien être optimal de chaque être humain.

    Nous réaffirmons les impératifs de politique économique du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, et constituent des obligations de résultat à la charge de l’Etat. Tout gouvernement manquant à cette obligation fondamentale sera demis de ses fonctions par le conseil des citoyens.

    Le conseil des citoyens est composé de personnes tirées au hasard sur les listes électorales, elles sont au nombre de 1000, et leurs décisions seront réputées adoptés par une majorité de 51%. Ce conseil devra être réuni et renouvelé 1 fois par an et analysera les décisions de politique économique prises par le gouvernement ainsi que l’ensemble des ressources financières des membres de ce gouvernement perçues à titre personnel.

    Les membres d’un gouvernement démis de leurs fonctions par le conseil des citoyens devront rembourser le montant des sommes perçues au titre de leur mandat et seront susceptibles d’être poursuivis en dommages et intérêt par tout citoyen s’estimant victime des décisions d’un des membres du gouvernement.

    Pour garantir ces objectifs constitutionnels, il sera mis en place un ensemble de médias publics, complètement indépendant du pouvoir politique et économique. Une enveloppe budgétaire doit lui être attribuée chaque année pour pouvoir aboutir à sa mission de service public d’information des citoyens sur tous thèmes.

    L’information est érigée au rang de bien public. Le service public d’information doit donner la parole à tous les courants de pensée politique, technique, économique, philosophique et économique sans monopole par un courant de pensée majoritaire dans chacune de ces disciplines. La grille des programmes de ces médias seront contrôlés par le conseil des citoyens, et en cas de monopolisation ou d’oligopolisation des programmes par un ou plusieurs courants de pensée, le directeur et l’équipe dirigeant des médias publics seront démis de leurs fonctions et tenus de rembourser les sommes perçues au titre de leurs fonctions.

  17. La sociocratie d’Endenburg

    Pour les organisations, je ne vois pas mieux que l’expérience de la sociocratie d’Endenburg que j’ai déjà mentionnée à plusieurs reprises et qui a fait ses preuves pour des organisations très diverses depuis 1980. Au minimum elle contraint l’actionnaire principal à la cogestion et au mieux elle apporte un cadre favorable (ce n’est pas non plus magique) à un capital autogéré. Elle est aussi adaptée à la gestion d’associations ou de coopératives. De mon point de vue, la sociocratie d’Endenburg gère de façon satisfaisante ce qui est le plus difficile et le plus indispensable dans un groupe humain, ce que René Girard nomme la mimesis, ou le désir mimétique d’appropriation.

  18. Il y a de très grands textes fort concis, quelques dizaines de pages. Mais 1500 mots… là, vous n’êtes pas sérieux.

  19. Fiscalité favorisant le dynamisme et l’emploi.

    Tant que le bancor ne sera pas mis en place, la souveraineté de politique économique des états est réduite à presque rien. La fiscalité peut redonner une certaine marge de manoeuvre à un état pour financer son fonctionnement, son état social et sa politique économique au moyen d’un transfert massif de tout ce qui pèse sur le travail vers le citoyen. Pour accepter de nous serrer la ceinture, il m’apparaît indispensable que nous nous serrions les coudes.

  20. Agriculture durable … et rentable

    Les expériences d’agriculture durable et rentable défient économiquement et écologiquement l’agriculture dite productives sur leur propre terrain de la productivité. Par exemple, le dernier livre d’André Pochon « Le scandale de l’agriculture folle » donne les bilans comparés des deux modes de culture. L’agriculture durable dégage des plus values de l’ordre de 85%, oui, 85%, là ou l’agriculture productiviste ne fait que 25%. Tous les postes de comparaison sont largement en faveur de l’agriculture durable, contrairement à ce que le lobby productiviste ne cesse de nous affirmer, tentant de nous effrayer avec une perspective de régression mensongère. Nul doute que la France pourrait mettre en synergie cette agriculture avec le tourisme et la gastronomie, avec en prime des conditions sanitaires très améliorées. A la clé, certainement plus de 1 million d’emplois.

    1. @ Michel Martin:
      En écoutant l’émission de terre a terre de samedi (a écouter ts les samedis matin 7h), /pas la partie « colibri » qui perso me gonfle parce que centraliste («  »je vous fais des stages pour vous apprendre a etre autonome ! » »)….je me suis aperçu que le gus disait desvérités fortes :
      Les synergies ne se font pas sur la gastro ni le tourisme …mais sur d’autres activités autarcisantes si je puis me permettre le néologisme …
      L’agriculture perso ou faiblement commerciale demande du temps ..temps passé qui n’est accepté , acceptable et non stressant qu’en le considerant comme un mode de vie et non comme un travail .
      Le peu que je pratique me donne cette impression . J’ai un caractere et meme une pathologie stressante et ces activités (potager , poules, grillages .. , conserves , cueillettes sèchage ..etc sont carrément destressantes et meme ludiques . elles font appel en permanence a l’inventivité , les prises de décisions , a des choix ..et touchent à des besoins primordiaux « en direct » , ce qui sécurise et responsabilise (faut y aller c’est ta bouffe ou ton chauffage!)..
      Le voir comme une création d’emploi, tourisme , gastro est une fausse piste … c’est un changement de paradigme complet .
      Bien sur ce « mode de vie » ne doit pas etre conçu comme exhaustif , pour conserrver certains acquis modernistes , il est nécessaire d’adopter une polyactivité dt certaines rénumérées ou gratifiées . Mais il me semble que s’appuyer sur une autarcie partielle (meme symbolique) est sécurisant a la fois sociétalement qu’individuellement . Qd on est à 50% autarcique , on se dit qu’on peut survivre et on est moins succeptible de pressions des loobies et des démagos qui jouent sur la crainte .
      C’est pour moi une forme de lutte « égoiste » car elle me satisfait immédiatement , ne me demande pas d’attendre ..des lendemains qui chanteraient .. et ne m’interdit pas de soutenir des tentatives (vaines) centralisatrices utopiques …et meme le cul de la crémiere !

      1. Kercoz,
        Si d’être autarcique à 50% te sécurise, te gènes pas, j’entends ce que tu dis. Si t’as le temps, fais un petit détour par le bouquin de Pochon, même pour les 50 autres % ça vaut le coup, c’est la première fois qu’il publie ces bilans comparés, jusqu’ici, il se contentait de dire que c’était très bon, sans doute pour ne pas nuire aux producteurs durables qui s’exposent ainsi à se voir rogner leurs marges par les distributeurs maintenant informés!

    2. Oui, le mythe de l’agriculture dite « productiviste » est tout aussi scandaleux que celui de l’énergie nucléaire « meilleur marché ».
      Un Exemple est celui de l’eau potable contaminée par des pesticides et des nitrates et dont le traitement est plus cher que la prévention de pollution.
      Selon le Commissariat général au développement durable, le traitement de l’eau pour éliminer les excédents de rejets polluants agricoles coûterait au moins cinquante-quatre milliards d’euros par an.
      Une facture particulièrement salée qui pèse notamment sur les ménages selon une étude effectuée par le CGDD (Commissariat général au développement durable), publiée il y a quelques jours. «Pour les ménages des localités les plus polluées, ces dépenses supplémentaires pourraient atteindre 494 euros par an soit un surcoût de près de 140% de la facture d’eau moyenne», explique le document. Cela correspond pour beaucoup d’entre eux à la nécessité d’acheter de l’eau en bouteille ou à l’installation de systèmes de filtration.

      Les économistes du CGDD évaluent également entre 800 et 2.400 euros par hectare et par an le coût pour assainir l’eau lorsque les captages d’eau potables se trouvent en zone d’agriculture conventionnelle.

      Quand au CGDD, il enfonce le clou en rappelant que si l’idée nous prenait de vouloir dépolluer les stocks d’eaux souterraines, autrement dit les nappes phréatiques, alors la facture «serait supérieure à 522 milliards d’euros».

      Là où ces pays ont opté pour des mesures préventives la France reste essentiellement sur du curatif. Or, rappelle la cour, ce type de traitement est 2,5 fois plus coûteux au mètre cube traité que la prévention, sans pour autant améliorer la qualité de la ressource.

      (le Figaro)

  21. Recadrage salutaire.
    La dénonciation a ses limites et ses petites complaisances.
    A bientôt pour « le vif du sujet ».

  22. ce qui va nous arriver sur la figure ne permet plus maintenant de penser à l’avenir , à la reconstruction , il faut avant tout se protéger de la déflagration qui va durer des années , fermer les écoutilles et attendre que le bateau se retourne plusieurs fois , avant une accalmie , si nous échappons à la noyade.

  23. Laborit :
    //// pour que les groupes sociaux survivent, c’est-à-dire maintiennent leur structure hiérarchique, les règles de la dominance, il faut que les motivations profondes de tous les actes humains soient ignorées. Leur connaissance, leur mise à nu, conduirait à la révolte des dominés, à la contestation des structures hiérarchiques. »///////
    Dans « éloge de la fuite » .

    Cette phrase peut s’entendre de deux façon carrément contradictoires .
    Lue un peu vite , on pourrait croire s’entendre dire qu’on nous cache des choses ,qui mériteraient notre révolte ..
    Relue plus attentivement , elle signifie (a mon sens tres justement) qu’ il est nécessaire pour la survie du groupe , de la civilisation (groupe ds le temps) et la survie de l’espece , que nos actions et réactions ne soient pas entierement dictées par la RAISON .
    Elle signifie que les structures hierarchiques de dominance- soumission sont indispensables et que leurs »raisons » ont des raisons que la raison ne connait pas .
    C’est du fait meme que cette nécessité hierarchique se base sur des inéquités qu’il est nécessaire d’ignorer les raisons véritables …d’ou les « croyances » diverses et plus ou moins avariées qui se substituent aux causes réelles et qui autorisent ces inéquités .
    Mais encore et toujours , ce système « naturel » et « durable » de gestion du groupe ne comporte PAS l’option HYPERTROPHIE du groupe . La connaissance et proximité des sujets est le SEUL frein possible qui puisse limiter ces iniquités .

    1. Faisons simple si vous le permettez l’être humain n’est rien d’autre qu’un animal vivant en meute, il a donc besoin d’être dominé, ce n’est pas le raisonnement qui dit ça mais le sentiment, la sensation de sécurité qui en découle de reconnaitre la force, le chef.
      Vous ne changerez pas ça sauf à changer la nature de l’homme qui remonte à des temps immémoriaux, c’est pour cela d’ailleurs que les dictateurs tant honnis ont toujours eu pour autant tellement de succès.

      1. Liervol,
        Certains groupes vivant en groupe ont trouvé des solutions pour gérer les tensions. Je veux parler des bonobos. Le visionnage d’un reportage sur nos cousins les bonobos m’a fait prendre profondément conscience de notre agressivité, de notre mimesis (désir mimétique d’appropriation, en référence au travail de René Girard), de notre tendance à dramatiser nos relations et des faibles moyens mis en oeuvre pour gérer notre caractère en comparaison de la douceur des bonobos. (Dans une seconde vie, je veux être un bonobo, si c’est possible, bien entendu pour la liberté sexuelle 😉 mais surtout pour me débarrasser de cette encombrante mimesis, la mienne et celle de mes semblables). Et vous?

    2. @ Kercoz :
      3ème niveau de lecture : si l’on souhaite connaître les motivations profondes des actes humains, ou à tout le moins ne pas les ignorer, il est nécessaire de remettre en cause les règles de la dominance, soit les structures hiérarchiques existantes entre les groupes sociaux et partant, les groupes sociaux eux-mêmes tels qu’ils sont constitués actuellement.
      Soit, sur la base d’une hiérarchisation sociale.
      Dans ce niveau de lecture, au contraire, la raison aurait tout son rôle à jouer, dans cette déconstruction des structures sociales fondée sur la hiérarchisation.

      Comme quoi, on en tire ce que l’on veut, d’une phrase …

      1. Just a minut …ZEBU :
        En fait tu reviens a la premiere lecture qui supposerait qu’il faut lutter contre cette hierarchisation . C’est admettre que ces règles de dominance et structuration ne sont pas vertueuse (ou ne le sont plus) et qu’il faille passer outre .
        On revient au débat Nature versus Culture …et meme culture récente .
        Le début de la phrase est « pour que les groupes sociaux survivent … » Celà signifierait qu’ils ne doivent pas survivre ds l’état (groupe restreints et unité de lieu et de temps) ….. Si tu admets ne pas vouloir qu’ils survivent , tu spécules sur le fait que d’autres groupes « modernes » , gigantesques puissent acquérir la stabilité qu’avaient acquises l’ancien modèle . Acquise et formaté par des millions d’années , des tas d’erreurs , d’impasses …. et celà en moins de 50 ans ? avec le score « provisoire » que l’on peut constater ?
        Tu « crois » donc et penses que Laborit ,pareillement, croyait a une pertinence d’un constructivisme ?
        à la lecture du reste de son texte , je ne le pense pas .
        @Jean luce : je persigne ..puisque vous conseillez des lectures , je conseillerais aussi GOFFMAN (essentiellement les rites interactifs) et aussi K Lorenz qui n’est plus assez lu .
        Je recopie cette phrase:
        //// //// pour que les groupes sociaux survivent, c’est-à-dire maintiennent leur structure hiérarchique, les règles de la dominance, il faut que les motivations profondes de tous les actes humains soient ignorées. Leur connaissance, leur mise à nu, conduirait à la révolte des dominés, à la contestation des structures hiérarchiques. »///////
        Dans « éloge de la fuite » ./////
        Mon analyse :
        Chaque acte et geste d’un individu doit servir plusieurs maitres ou interets :
        -l’individu et ses besoins immédiats .Priorité 4
        -le groupe ds lequel il interagit et dont les interets sont prioritaires sur ceux de l’individu : priorité 3
        -le groupe ds le temps (civilisation) régis par des rites culturels , mémoire ancienne ….priorité 2
        _L’espece ..dont les interets sont couverts par l’instinc qui meme inhibé reste en priorité 1 (du moins il faut le souhaiter)
        Ces interets sont souvent contradictoire et actuellement (ere inter glaciaire , abondance d’énergie ..) favoriser l’individu c’est comdanner les autres …
        C’est un discours tres « réac » , mais il semble que pour le contredire , il faille nier la rigidité transhistorique des comportements et de leur nécessité pour optimiser l’individu .
        Parie sur une malléabilité de ces comportementaux est une sacré « prise de risque » déja prouvée par les dégats actuels …

      2. @ Kercoz :
        Non, rien à voir avec ta première lecture, qui prescrit que « l’on nous cache quelque chose » : on ne nous cache pas cette hiérarchisation, en tout cas. Je ne vois pas bien le rapport entre le débat nature/culture non plus.
        Ni même cette assertion : « Celà signifierait qu’ils ne doivent pas survivre ds l’état ». Dans l’état de quoi ? Dans l’état où ces groupes sociaux sont actuellement et entre eux. Point.
        Et tu en tires donc une conclusion qui n’a rien à voir : « Si tu admets ne pas vouloir qu’ils survivent , tu spécules sur le fait que d’autres groupes « modernes » , gigantesques puissent acquérir la stabilité qu’avaient acquises l’ancien modèle . »
        Je ne spécule sur rien.
        Je dis simplement que l’on peut aussi tirer comme analyse de la phrase de Laborit que les règles qui définissent actuellement les groupes sociaux peuvent (doivent ?) être remises en cause si on veut connaître le fond des actes humains : rien à voir avec ce que tu dis, sur les ‘groupes modernes gigantesques’, ‘stabilité’, ‘ancien modèle’ (comprends rien à ton propos).

        Ce qui est fatigant avec toi, c’est cette impossibilité de lire les choses autrement que par le prisme que tu en as, à savoir la ‘proximité sociale’ (pour faire court), concept on ne peut plus court en terme de paradigme pour expliquer la réalité.
        Je suis justement en train de te démontrer que sur une même base, on peut tout à fait IMAGINER autre chose que ce que tu veux bien en lire.

        Fatigue …

      3. @Zebu,
        Tout à fait d’accord sur la déconstruction raisonnable des hiérarchies telles qu’elles sont aujourd’hui, c’est à dire encore très animales, un peu à l’image des baboins. Mais un groupe a besoin de prendre des décisions, de faire des choix et régler efficacement ses conflits. Il me semble que de ce point de vue, l’utopie autogestionnaire a été une chimère. L’analyse de l’échec autogestionnaire des années 70 reste à faire.

      4. @Zebu et Michel Martin .
        Je C/C le passage complet et l’analyse d’ « Article 11 » que je fais mien . Il me semble assez évident que Laborit pose la hierarchisation comme nécessaire a la survie non seulement du groupe (et il pense au modèle originel et non au groupe actuel) mais aussi nécessaire a la survie de l’éspece:

        //////////////////
        Il fut le premier à exprimer l’idée que le système nerveux peut être responsable de tous nos actes, mais aussi, partant, du système de domination sociale. Et à construire toute une philosophie autour, faisant ainsi des liens uniques entre biologie animale et organisation sociale.

        Dès le début de L’Eloge de la fuite, Laborit tape un grand coup en s’acharnant à détruire toute idée d’amour (déjà bien écornée par les déterminismes sociologiques et psychologiques) :

        « Il [le mot « amour »] donne bonne conscience, sans gros efforts, ni gros risques, à tout l’inconscient biologique. Il déculpabilise, car pour que les groupes sociaux survivent, c’est-à-dire maintiennent leur structure hiérarchique, les règles de la dominance, il faut que les motivations profondes de tous les actes humains soient ignorées. Leur connaissance, leur mise à nu, conduirait à la révolte des dominés, à la contestation des structures hiérarchiques. »
        /////////////////////////////

  24. @ Liervol, vous vous trompez lourdement : voici une petite bibliographie de Henry Laborit; lisez donc trois fois l’ensemble, vous douterez peut-être de votre préjugé, lequel est particulièrement massif.

    La leçon de Laborit est précisément la possibilité d’utiliser le circuit de la récompense selon d’autres modalités de satisfactions que celles offertes par l’acceptation d’un ordre de dominance hiérarchique (en gros, l’acceptation d’être dominé de façon à avoir la permission d’en dominer un autre). Sur la notion d’ouverture, notre système nerveux est câblé de telle façon d’avoir le choix de ne plus être biologiquement programmés comme des dinosaures ; mais bien d’avoir la possibilité de nous programmer nous-mêmes en choisissant des comportements qui nous apportent du plaisir sans devoir écrabouiller les autres, il existe une forte complémentarité entre Laborit et le Piaget de biologie et connaissance et celui du comportement moteur de l’évolution.

    Du soleil à l’homme, 1963
    Biologie et structure, , 1968
    L’homme imaginant : Essai de biologie politique, 1970
    L’agressivité détournée : Introduction à une biologie du comportement social 1970
    L’homme et la ville, Flammarion, 1971
    La Société informationnelle : Idées pour l’autogestion,1973
    Les Comportements : Biologie, physiologie, pharmacologie, Masson & Cie, 1973
    La Nouvelle grille, 1974
    Éloge de la fuite 1976

    L’Inhibition de l’action, (Masson) 1979 (le plus fondamental),

    Copernic n’y a pas changé grand-chose,1980
    La Colombe assassinée, 1983
    Dieu ne joue pas aux dés, 1987

    Bonne lecture.

    1. Jean-Luce Morlie,

      J’ai lu uniquement Éloge de la fuite mais ce livre m’a profondément bouleversé. J’ai souvenir plus jeune d’avoir fait ce type de rencontre dans un autre domaine, celui des images, en me retrouvant face à un tableau de Bram Van Velde. Et je dois vous avouer sentir dans ces deux cas quelque chose d’identique càd un magma vivifiant et enthousiasmant.

      1. @ Octobre ; (C.C @ kercoz )

        Il est sans doute utile que nous nous manifestions afin, en premier lieu, de prolonger le plus agréablement possible nos vieux jours. Nous serions une bonne dizaine sur ce blog à nous reconnaître quelque peu dans le leg de Laborit. L’enjeu est d’ aider à repenser l’organisation sociale, et particulièrement celle du travail, afin d’harmoniser, au mieux ce que l’humanité peut imaginer elle-même pour que notre fonctionnement social à venir soit en cohérence matérielle avec les structures cérébrales que nous avons héritées des dinosaures, lesquelles sont, depuis, bien plus ouvertes, qu’il n’y est cru généralement!

        D’autre part, le recul apporté par Laborit permettrait, dans le tumulte qui se prépare, de nous aider à discerner l’émergence de formes nouvelles de hiérarchies cachées dont les promoteurs vont se parer sous le masque de la vertu. Le préjugé de l’inéluctabilité de la dominance est, comme nous le constatons, ici même sur ce blog est extrêmement lourd ! Avec pas mal d’autres. Le sympathique KercoZs’y trouve désespérément et pour notre malheur piégé.

        Si comme j’en suis persuadé, l’organisation de l’économie et les formes de sciences économiques servant à la justifier n’a jamais été qu’un faux nez servant à justifier un système de domination, autant pour les riches qui souhaitent faire travailler les pauvres à leur place, que pour les pauvres qui tout en annonçant des lendemains qui chantent veulent – exproprier les riches – sans avoir à soulever leur propre masque.

        À titre très personnel, je pense que l’article 1 d’une constitution pour l’économie devrait être :
        1 l’organisation de l’économie ne doit ne pas servir de faux nez à l’organisation de la domination.

        Par ailleurs, si participation à la construction d’alternatives en remplacement du système qui s’effondre devient une tâche pour la communauté de ce blog, il me semble que, parallèlement, nous devrions nous rassembler dans l’objectif de dénoncer sans relâches, les fausses solutions, les solutions hypocrites qui ne cesseront débarquer sur le nouveau marché, parce que ceux qui les portent n’ont pour seul objectif que de s’y « tailler une place ».

        A+

      1. Je pense que l’on ne se comprend pas parce qu’on ne parle pas des memes groupes sociaux . Il me semble que tu parles des groupes « actuels » . Je parle du groupe originel théorique (il me semble que laborit aussi) .
        J’ai , semble t il mal interprété ta réponse : tu parles de regles de dominance actuels ..et tu dis vouloir les détricoter pour accéder au règles comportementaux supposés rigides …..Ca n’a , pour moi pas d’interet …Les interelations actuels sont par trop perturbés et tu vas tomber sur des problèmes psychologiques collateraux inextricables qui ne pourront pas te permettre d’accéder a la sociologie initiale . On suppose que l’acces a celle ci est primordiale parce qu’elle a un caractère de rigidité .
        Il me parait plus pertinent d’aborder le problème par l’étude des rites animaux , anthropo ancienne et ethnologiques
        Ps : un peu moins de « suffisance » faciliterait la discussion .(Explique lui ça Jean Luce).

      2. Comprends rien à ce que tu écris, Kercoz et quand je dis ‘rouge’ tu réponds ‘ah mais oui, c’est donc que tu veux dire bleu !’.
        Je vois pas comment on peut ‘discuter’. Quant à ma suffisance, j’ai ‘suffisamment’ à faire avec moi-même, merci.

    2. @ Jean Luce .
      J’essaye de percevoir ce que vous voulez dire mais si je vous comprends tout cela demande un effort, la re-programmation il faut la vouloir et je crois que la paresse reste fondamentale chez l’être humain sinon cela ferait bien longtemps qu’on aurait inventé un autre modèle de société que celle du marchand.
      Il faut que je relise l’Éloge de la fuite, je l’ai fait il y a 30 ans, pas mal de choses ont du m’échapper alors et il y a tant et tant à lire pour affiner la pensée
      merci de vos conseils de lectures

      1. Je ne connais pas mais vous me donnez envie de connaître. Je lis (Wiki) qu’il a été médecin neuro; est-il dans la même mouvance que Damasio?

        Une citation qui tombe à pic dans cet « Appel à contribution »:
        « Ce n’est pas l’Utopie qui est dangereuse, car elle est indispensable à l’évolution. C’est le dogmatisme, que certains utilisent pour maintenir leur pouvoir, leurs prérogatives et leur dominance. »
        Eloge de la fuite, Henri Laborit.

        On nous rebat les oreilles (de lapin) avec le réchauffement de la planète. Il est ama plus important de refroidir l’humanité, de rediriger (sinon désamorcer) son agressivité, bref de la civiliser. Vaste programme auquel le système actuel s’oppose farouchement car, pour lui, il est synonyme de décroissance. A la lecture des titres de ses bouquins et de commentaires ci-dessus le message de Laborit va clairement dans ce sens.

        Par quel bouquin faudrait-il commencer pour qq qui a une vision thomienne (et une sympathie pour celle de Damasio)?

  25. Excellente initiative, mais je vois là un problème majeur: il manque une (seule) grande idée susceptible de mobiliser les gens. C’est le grand problème que rencontrent les partis de gauche. Le communisme/socialisme étaient, au cours des années 30 à 60, un formidable moteur de mobilisation contre l’injustice sociale. Depuis la chute du mur et la victoire du néoliberalisme, la population concernée par la « fracture sociale » est sans orientation et donc sans force de frappe.
    A mon avis, un tavail fondamental devrait être accompli, un travail sur un nouvel ordre, en proposant des critères et mesures concrètes. Non pas une réligion ou croyance, mais une nouvelle et solide conception d’une société réhumanisée.

    1. moyen âge : dieu paradis dans l’au delà
      temps moderne : la science et la technique ont remplacé dieu pour offrir aux hommes un avenir meilleur

      XXI ème la grande désillusion : la science et la technique se sont retourné contre l’homme pour l’asservir et le paradis n’existe plus

      on peut s’interroger sur la phrase de Malraux dont je ne connais le contexte si quelqu’un sait : le XXI ème sera spirituel ou ne le sera pas

      1. Malraux disait aussi, c’est était en 1975 si je me ne trompe, que le régionalisme jouera un rôle de plus en plus important, car il serait une réponse à la mondialisation. Cette mondialisation n’est pas gérable pour un individu qui besoin d’une appartenance, d’une tribu à laquelle il appartient, avec son totem. Le « spirituel » y jouera évidemment un rôle prépondérant. Les gens sont à la recherche de quelque chose qui est dehors du « matérialisme vulgaire » (K.Marx). Les expos d’art par exemple ont un succès fou.

  26. Bonjour à tous
    @Liervol, Kercoz
    Vous confondez l’hominidé et l’humain.

    Pour quoi faire?:
    Abolition de la propriété privée immobilière – transformée en baux héréditaires sous conditions
    Interdiction du prêt à intérêt
    Interdiction de l’obsolescence programmée

    Pour la dimension religieuse:
    Pour tout apprenti entrepreneur, politique ou économique: nécessité d’obtenir des certificats de non nocivité économique , de santé psychique, d’altruisme et d’empathie délivrés à la majorité des 2/3 par les présents bloggers et de non -idolâtrie délivré par Yvan!

    En conséquence de l’application des mesures ci dessus: formation obligatoire et en urgence de tous les citoyens français et autres résidents au métier des armes pour résister à tous ceux qui voudront très rapidement nous interdire même la plus brève expérimentation sociale différente .

    Cordialement

  27. Petit bémol

    Sans remettre en cause la pertinence de l’initiative (voir ci-dessus), prenons conscience qu’elle s’inscrit dans une conception de l’action qui n’est pas neutre et qui appartient à un contexte temporel, spatial et culturel loin d’être universel.

    La croyance que toute action claire doit être précédée par une réflexion claire, dans laquelle elle prend racine, la croyance que des principes peuvent constituer un socle pour une action efficace… sont des croyances (en la puissance de l’intellect) qui ont elles aussi montré leurs limites.

    Cela ne m’empêchera pas de me livrer à l’exercice proposé.

    1. justement le cœur n’a pas trouvé sa place à côté de la raison . curieusement le féminin bafoué , le peu de voix au chapitre sauf si elles empruntent des habits d’hommes . en ce sens, il semble que les lignes bougent bien . mais cette amorce doit continuer . Mars et Vénus , ce n’est pas insignifiant .
      un temps pour Mars, les temps passés à ne faire que cela ou presque . Prédation, guerre en tous genres , sur tous les registres . La femme comme femelle pondeuse et repos du guerrier . Étrange rapport entre deux mondes clos ou presque . Yin séparé du Yang .
      enfin, on verra…

    2. Bonsoir ami d’ outre Quiévrain

      Bien sur que c’est connoté!
      J’oeuvre avec des chinois de Malaisie et crois moi,ce genre de discussion les confond!

      Eux ne se sentent pas en crise e t voient enfin la fin de leur infériorité à l’occident barbare!

      Cordialement

  28. D’abord, nulle fonction ne donne lieu à un quelconque privilège matériel.
    ensuite, il n’y a pas d’immunité face au droit, personne n’est au dessus des lois .
    un président , c’est un juge . il ne fait qu’exécuter en conscience selon les lois .
    puis , il y a l’aspect moral . ça se complique parce que là, chacun est roi en sa basse cour .
    il n’y a pas de roi sans reine . ni de sociétés sans un ensemble de rois-reines qui ne règnent que sur eux mêmes mais sont cependant qualifiés pour instruire une morale acceptable , et une beauté pourvoyeuse d’un sens aux choses . Sens qui n’est jamais définitif, mais qui dépend des «  »météos » » » . nieriez vous l’imprévisibilité , ou la difficulté de lire les signes ? croyez vous que nous sommes seuls dans ces univers ?
    rien avant , rien après, rien là haut, rien dessous ?
    alors pourquoi tous ces devoirs de mémoire ?
    il y a quelque chose à trouver quelque part , en notre intérieur ou en dehors de nous .
    là, pas de doute . mais re-doutable si on ne trouve pas. si on ne cherche pas .
    parce qu’on cherchera des choses à côté de notre vie . on passerait à côté . et on y entrainerait le monde . Comme ça se passe à cette heure .

  29. Voici un autre texte qui respecte les 1500 signes:

    POUR UN REVENU MINIMUM DE DIGNITE POUR TOUS

    Situation actuelle

    Un revenu inconditionnel n’est pas lié à un travail en particulier. Prélevé sur le produit national via un impôt « de solidarité », il est évidemment lié au travail, comme par exemple les retraites ou le revenu du capital.
    Pouvons-nous nous le permettre? Dans les conditions actuelles, cela semble difficile, car, le budget de l’état n’est plus en mesure de se financer des impôts actuels.
    Le RMD semble « jouable » si nous supprimons les revenus du capital. Ceci serait justice, rappelons que les revenus du capital sont prélevés sur le travail, seule source de richesse (en dehors de la nature). Le revenu du capital provenant exclusivement du travail est encaissé largement par les capitalistes, et peut-être un peu par les bénéficiaires de transferts sociaux.

    La monnaie actuelle engendre le capitalisme, inique et instable

    Mettre le capital à la disposition des travailleurs (ils remboursent via leur travail) est ce par quoi opère le prélèvement de ce que Marx a nommé la « plus-value », à savoir le mécanisme de l’exploitation du plus grand nombre par les capitalistes.
    Cette rente n’est pas liée à la seule production en usine et inclut toute création de richesse.
    La rente capitaliste est due au départ, quels que soient les gains de la production grâce à ce capital. Cela souligne le caractère inique et son instabilité, car, précisément, quand le rendement n’est pas au rendez-vous, il y a un risque de perte de capital, et cela entame sa confiance et son désir de l’avancer à nouveau. La crise économique résulte de cela, il s’agit d’une crise de confiance généralisée générée par l’instabilité systémique.
    La monnaie telle qu’elle est lui confère la qualité d’être moyen d’échange et de réserve de valeur ! Son origine, d’être construite comme un objet n’ayant pas de changement nominal dans le temps, provient de l’or, indestructible.
    La monnaie actuelle en papier conserve cette même qualité, selon la fiction qui préside à son émission. Physiquement, il n’en est rien ; l’instabilité des sociétés humaines fait le reste pour nécessiter de temps en temps une révocation des monnaies pour les remplacer par une autre, générant tout autant d’instabilité, à cause de la fiction d’éternité. Cela déstabilise toujours les échanges.
    Comment imaginer un échange « équivalent » entre deux grandeurs incomparables ? La dégradation des biens et services est liée strictement au temps, mais le temps est forclos de la construction monétaire ! Et ce qui est ainsi forclos devra être rajouté de l’extérieur sous forme d’intérêts! Ainsi, tous les biens et services, autrement dit le travail humain en général, « nourrissent » l’avidité monétaire !
    Le capital monétaire reste fictivement stable dans le temps et incorpore la part de dégradation inhérente à tous les biens et services sous forme d’intérêts. Autrement, la monnaie ne « consentirait » pas à opérer. Ce chantage permanent s’applique impersonnellement.
    Ce n’est pas une « intention diabolique » au départ ! L’effet diabolique est indéniable, et nous le constatons à tous les tournants, cela remonte à la nuit des temps et n’a jamais été révisée !
    L’instabilité périodique de l’ordre économique nous tombe dessus comme un tsunami, inéluctable et imprévisible ! Il suffirait d’une monnaie construite autrement pour résoudre ce problème : la monnaie fondante. Les crises économiques ne seraient plus qu’un souvenir!
    Cette mécanique est méconnue par les théoriciens de la monnaie, l’opinion et les partis politiques. A l’exception de Silvio Gesell et de ceux qui suivent son raisonnement. Keynes n’a pas méconnu le problème sans aller au fond. Il n’ pas été suivi dans ces questionnements.
    La forclusion de la dimension temporelle de la monnaie lui confère un côté fou au sens où elle finit par renier les raisons mêmes de son émission. Une monnaie que leurs détenteurs refusent à proposer à l’échange ! Cela s’observe avec la montée spectaculaire des détentions liquides chez les détenteurs de capitaux. La baisse des valeurs boursières et immobilières est la preuve d’une profonde évolution déflationniste des actifs : la préférence liquide est toujours un ralentissement des transactions.
    La fiction qui fonde la monnaie comme ce qui préserve son détenteur du risque lié au temps, la distingue de tous les objets issus de la fabrication humaine et ne se compare qu’avec des objets de valeur refuge, comme l’or et les pierres précieuses. Ou encore, avec la propriété foncière.
    La monnaie a même un degré supplémentaire d’avantage lié au fait d’être l’échangeur universel et d’être impliquée dans toute transaction. Son caractère institution publique lui confère ce poids et ce pouvoir.
    La monnaie révèle cette capacité de valeur refuge dans sa dimension de capital.
    On ne prête que moyennant intérêts. On agit ainsi parce que la monnaie impose un tel fonctionnement. Si le capitaliste A, par « gentillesse », veut renoncer aux intérêts qu’il pourrait exiger, l’emprunteur B exigera d’un autre C les intérêts auxquels A aurait renoncé ! C’est pourquoi, d’ailleurs, les investissements dits « éthiques » ne changent absolument rien à la nature capitaliste de la monnaie actuelle.
    La monnaie actuelle est la racine du capitalisme et génère ses conséquences.
    Les comportements plus ou moins « scandaleux » ou sans scrupules de certains acteurs « capitalistes » ne sont qu’un épiphénomène, et rien ne changerait avec cette monnaie, même si tous les capitalistes étaient des idéalistes chrétiens ou communistes. Le fonctionnement capitaliste est amoral !

    La monnaie fondante permettrait une économie de marché sans capitalisme

    La monnaie fondante, inventée par Silvio Gesell, stabiliserait les échanges en toute circonstance.
    Ce n’est pas compliqué, mais ce paradigme semble si nouveau qu’il rappelle les grands événements de l’histoire humaine !
    L’idée remonte à Proudhon qui avait remarqué qu’il y a une dissymétrie fondamentale dans l’échange. Sa réponse des banques d’échange, en conférant aux biens et services une qualité se substituant à la monnaie en instaurant du troc fut un échec parce que l’on ne peut changer la nature des choses physiques !
    Par contre, proposer une monnaie dont le représentant, le billet, serait affecté d’une dégradation temporelle équivalente aux biens et services changerait radicalement la réalité économique :
    1) La monnaie est une fiction ayant un poids réel.
    2) Elle compare les marchandises et les services dans les prix.
    3) La dégradation temporelle des biens et services varie fortement selon l’objet, et il n’est guère possible de la définir « en général ». Il s’agira donc de procéder par tâtonnement. Avec une certaine pertinence, Silvio Gesell proposait un taux de dégradation autour de 5% annuels pour l’unité monétaire. Un pragmatisme empirique d’affinerait ce taux dès que l’on aurait accepté son principe.
    4) La monnaie est une fiction, la variation des prix est statistiquement observable. L’exigence de Gesell, entre temps devenue aussi celle des grandes banques centrales, est l’indice stable. Cela détermine la quantité de monnaie centrale émise.
    5) La monnaie fondante est exclusivement circulante sans fonction « réserve de valeur ». Gesell obtient cet effet par l’impression sur le numéraire une date de réactualisation périodique de la valeur nominale à effectuer par son détenteur.
    6) Cela inciterait à se débarrasser autant que possible de la détention liquide. La monnaie s’offrirait avec la même urgence que les marchandises et les services qui, achetés ou non, subissent la dégradation du temps. La monnaie la subissant, l’équivalence dans l’échange entre biens et services contre monnaie serait établie.
    7) L’échappatoire serait soit l’achat de biens ou services soit l’épargne bancaire. Le retour des liquidités vers les banques pousserait vers une baisse des taux d’épargne et du prêt. La trappe aurait disparu du fait des frais causés à toute détention liquide.
    8) Toute monnaie (fondante) émise par la banque centrale circulerait sans générer des rétentions liquides importantes. La masse M0 serait entièrement disponible pour réaliser les transactions ; les ralentissements conjoncturels disparaîtraient.

    Peut-on financer un RMD ?

    Facilement. La monnaie fondante affecterait les placements financiers ! La rente capitaliste ne serait plus, car il serait impossible d’exiger un intérêt pour une monnaie qui, restée chez le prêteur lui occasionnerait des frais. L’argent en banque génèrerait des taux minimes, mais aurait l’avantage de prémunir de la « fonte ».
    Les surplus des banques, du fait de la faible détention liquide générale et de la circulation rapide, retourneraient aux banques centrales, la quantité de monnaie circulante nécessaire serait sensiblement moindre qu’actuellement.
    La stimulation générale des transactions ramènerait à l’état des rentrées fiscales conséquentes qui permettraient de financer le RMD.
    Les intérêts ne disparaîtraient pas d’un coup, car ils sont à la fois monétaires, productifs et liés aux risques. Mais la composante monétaire nette, la composante principale des taux d’intérêt, disparaîtrait.
    La rente du capital se réduirait d’autant, on ne s’enrichirait plus « en dormant ».
    Les grandes fortunes fondraient lentement et généreraient une sensible amélioration du revenu des autres. L’instauration du RMD serait alors la redistribution de la part du revenu du travail déclarée abusivement « revenu du capital ».

    Pour en savoir plus : contacter johannes.finckh@wanadoo.fr

    1. L’idée d’un revenu universel existe depuis longtemps, elle remonte à Adam Smith. Un notable entrepreneur allemand, Götz Werner, demande l’instauration d’un revenu universel (je l’ai déjà mentionné sur dans ce blog récemment) pour toute personne exclue durablement du marché du travail, à raison de 1500 euros par mois, toutes préstations sociales (hors frais médicaux) incluses.
      Je suis un fervent partisan de ce projet.

      1. Si l’on pose que le RUS permet à un individu d’assurer ses besoins de bases , j’en arrive peu à peu à préférer l’idée que c’est la puissance publique qui assure directement ces besoins de bases , sans RUS stigmatisant ou potentiellement inéquitable ( on ne vit pas de la même façon avec 1000 € à Lyon ou dans la Creuse ).

      2. je sais bien, je ne revendique pas en être l’inventeur, évidemment. Mon texte propose tout juste les conditions de son financement.
        On ne peut pas en même temps gaver et goinfrer les riches des riches et espérer une meilleure distribution des revenus du type d’un revenu universel de dignité.

    2. @ johannes finckh 29 novembre 2011 à 18:09

      Le revenu du capital provenant exclusivement du travail est encaissé largement par les capitalistes……..

      Que faites-vous des travailleurs qui sont devenus capitalistes? Ceux qui ont préféré restreindre leur consommation au strict nécessaire et, petit à petit, épargner jusqu’à se constituer un capital. Devenus capitalistes par leur travail, ils ont investit leur capital dans des moyens de production qui permettent de réaliser nettement plus de travail qu’un travailleur qui en est dépourvu.

      N’est-ce pas normal que ces travailleurs capitalistes récoltent une part du fruit de l’accroissement de productivité que leur consommation modérée a ainsi permis ? De plus, grâce aux moyens de production mis en place, ces travailleurs capitalistes permettent à d’autres travailleurs de travailler et d’obtenir de meilleurs revenus.

      Ces travailleurs capitalistes doivent être montrés en exemple. Il en existe depuis que l’homme est homme et c’est grâce à eux que les pays développés ont pu permettre à leur population de faire évoluer leur niveau d’enseignement, de santé et leur niveau de vie en général.

      Avez-vous réellement bonne conscience à l’égard de ces travailleurs qui savent faire travailler leurs gains afin de permettre à d’autres travailleurs de travailler et à nos pays développés de progresser encore ?

      Préférez-vous que ce soient des travailleurs de pays en développement comme la Chine où l’on épargne 50% de ses revenus plutôt modestes, qui investissent chez-nous et exigent de nos travailleurs qu’ils travaillent aux mêmes tarifs, et mêmes protections sociales que les leurs ?

      1. Ben , pour les travailleurs qui sont devenus capiatlistes , ils sont capitalistes , et ce sont les gros capitalistes qui vont les ruiner , puisque c’est de ça qu’ils survivent .

      2. Je n’ai aucun problème avec cela!
        Dans le contexte actuel, devenir capitaliste est pour les ouvriers que vous citez très méritant et j’admire sincèrement.
        ce que j’essaye d’exposer ne vise pas spécialement cet aspect de la question mais celui qui fait que l’épargne, le gain ou toute autre ressource puisse accéder au statut de capital. Si vous m’avez bien suivi, vous aurez compris que le « système » que je propose fonctionne sans capitalistes. Que l’on peut être ou devenir riche à souhait, c’est une chose, mais cela s’opère, un moment donné, par le biais de rente du capital (mérité ou non), en est une autre.
        Pour ma part, la rente du capital, toujours prélevée sur les revenus du travail d’autres, reste toujours inacceptable.

      3. @ juan nessy 30 novembre 2011 à 16:26
        Il faut pousser le raisonnement plus loin. C’est la performance qui permet de survivre. Dans un monde d’échanges généralisés, c’est celui qui offre le meilleur service au plus faible coût qui élimine ses concurrents moins performants. Il faut donc réduire le coût, par l’innovation et en jouant sur la production et la distribution en très grands nombres.

        Des petites structures peuvent heureusement tirer leur épingle du jeu, pour peu que les impôts et taxes ne les pénalisent pas trop au regard de leurs concurrents étrangers.

        En France, ce sont les charges entraînées par l’existence d’importants effectifs non productifs (fonctionnaires et assistés sociaux) qui renchérissent les coûts de production nationale et empêchent les PME d’atteindre la taille suffisante pour s’imposer à l’export.

        Ceux qui se font élire grâce au fonctionnariat et aux assistés sociaux, sont-ils prêts à le reconnaître et à corriger le tir ? On peut en douter.

      4. @ johannes finckh 30 novembre 2011 à 21:26

        Pour ma part, la rente du capital, toujours prélevée sur les revenus du travail d’autres, reste toujours inacceptable.

        Expliquez-nous donc comment il est possible de constituer un capital avec une monnaie fondante qui s’auto détruit ? Qui peut accumuler de la valeur dans ces conditions ?

      5. @Jducac :

        Je connais un patron de PME qui m’est cher qui ne s’est jamais plaint du coût des fonctionnaires ( il aurait ramasser une taloche ! ) , mais beaucoup de la sur-èvaluation de l’Euro et du Dollar , et de la frilosité de sa banque .

        Parfois aussi de la rapacité de ses actionnaires .

        Ceci étant , je vous ai déjà répondu sur ma vision (qui n’est pas manichéenne ) du fonctionnariat . Comme vous avez bonne mémoire et de l’ordre dans vos archives , vous allez retrouver tout ça , que vous n’avez visiblement pas bien lu et compris .

        A ce props , il semblerait que même à l’UMP , on s’interroge sur la méthode RGPP ( qui , au passage fout en l’air , tout ou partie des quelques bonnes idées qu’il pouvait y avoir dans la LOLF ).

      6. à judac:
        Bien volontiers!
        Quand je propose la monnaie dite « fondante » que j’ai renommée « signe monétaire marquée par le temps », c’est précisément pour pouvoir expliquer que rien n’a à « fodcre » véritablement!
        En effet, la réforme proposée propose juste que la monnaie liquide doit être réactualisée à intervalles réguliers par celui qui détient à la date dite le numéraire entre les mains.
        La perte de masse est, par contre, à restituer intégralement par la banque centrale en continu. Car le but, c’est le maintien des rapports de change (les prix) stables entre monnaie et marchandises.
        Cette restitution se justifie du fait que le travail « restitue » aussi de son coté ce qui est perdu par le temps qui passe et qui dégrade toujours tous les biens, services et biens d’équipement: c’est ce que l’on appelle l’amortissement. Puisque la richesse produite est renouvelée, l’argent doit l’être aussi.
        Dès lors, il est évident que les sommes épargnées (le « capital » de l’épargnant) reste parfaitement protégé de toute fonte. Le résultat de tout cela est que le capital épargné ainsi préservé et non rémunéré (seulement restitué intégralement au terme convenu) reste disponible pour les opérations de crédit que la banque est amenée à faire pour ceux qui investissent. Dès lors, les taux de crédit seront aussi assez bas, car la banque n’a aucune envie de garder les sommes en dépôt, vu que ce serait elle qui devrait alors réactualiser les billets, ce qui lui occasionnerait un coût.
        Il en résulte encore que le capital investi pourra obtenir autant de gains productifs (les profits productifs) que maintenant, mais la part intérêt monétaire net aura disparu.
        Il est évident encore que tout ce système SMT vise surtout la suppression de la rente du capital qui est toujours une soustraction du revenu salarial.
        A terme, l’argent servira bien sûr, comme actuellement, pour réaliser les investissement de toute sorte, il servira aussi, comme maintenant, comme moyen de réserve quand il est épargné en banque, et un individu qui s’arrête de travailler et d’épargner aura toute liberté de consommer peu à peu tout ce qu’il a accumulé, cela va de soi. Par contre, son magot ne pourra plus l’enrichir en dormant comme c’est le cas actuellement.
        Pour finir, je dirais que ce système sécurisera très largement les dépôts bancaires, car rien ne poussera plus les banques à faire des opérations à haut risque (et à haute rémunération), car il ne se trouvera plus personne pour payer des intérêts extravagants quand on peut se réfinancer ailleurs pour pas cher.
        Un désendettement, à la fois public et privé, deviendra dès lors possible, toujours, évidemment, au détriment de la rente du capital qui dévore, je le rappelle, au moins 25% du revenu national, probablement bien plus, au seul bénéfice des plus riches.
        Je rappelle que la croissance exponentielle du capital placé actuel empêchera toute réduction « normale » de la dette, seule une restructuration entraînant des pertes massives pour les épargnants, pourra le faire, ce qui pose pas mal de problèmes.
        Pigez-vous un peu mieux?

      7. @johannes finckh 1 décembre 2011 à 18:11

        Pigez-vous un peu mieux?

        Merci de vous être donné la peine de m’expliquer. Malgré cela, je dois vous avouer ma grande difficulté à voir un intérêt à ce type de monnaie. Elle ne me semble pas aller dans le sens de la simplicité, ce qui ne peut qu’entraîner l’introduction de prestations supplémentaires donc de consommations supplémentaires.

        Quand un ouvrier vient de toucher sa paie en SMT, il a tout intérêt à la consommer le plus vite possible afin d’en obtenir le plus possible pour son argent. Je vois mal ce type de monnaie intervenir comme un instrument de modération de la dépense, en permettant de favoriser l’épargne, laquelle contribue à réduire la consommation.

        L’épargne rend possible l’investissement, par exemple, dans les économies d’énergies. En final, l’épargne contribue à la préservation de la planète. De plus, l’épargne est une constitution de stocks permettant de faire face aux inévitables aléas de la vie. Votre SMT place l’argent en flux tendu, rendant les individus encore bien plus vulnérables qu’ils ne le sont. Vous voulez les rendre aussi dépendants des aléas que la plupart des animaux, lesquels ne stockent pratiquement rien hors de le propre corps.

        En incitant à la dépense afin d’éviter de subir la « fonte » cette monnaie me semble plus néfaste qu’utile.

      8. Ok, je complète ma réponse:

        vous écrivez:
        2 décembre 2011 à 10:41

        1) judac écrit à @johannes finckh 1 décembre 2011 à 18:11

        « Merci de vous être donné la peine de m’expliquer. Malgré cela, je dois vous avouer ma grande difficulté à voir un intérêt à ce type de monnaie. Elle ne me semble pas aller dans le sens de la simplicité, ce qui ne peut qu’entraîner l’introduction de prestations supplémentaires donc de consommations supplémentaires. »
        jf:
        Où est le problème? Imaginez qu’un billet subisse une actualisation de 2% de sa valeur faciale tous les trois mois par exemple! Avec les moyens électroniques actuels, cela est faisable dans tous les points de commerce sans beaucoup de frais.

        2) judac:
        « Quand un ouvrier vient de toucher sa paie en SMT, il a tout intérêt à la consommer le plus vite possible afin d’en obtenir le plus possible pour son argent. Je vois mal ce type de monnaie intervenir comme un instrument de modération de la dépense, en permettant de favoriser l’épargne, laquelle contribue à réduire la consommation. »
        jf: Ce n’est pas vrai! Il suffit qu’il laisse l’argent en banque pour ne pas subir l’actualisation. Dès lors, la banque dispose de l’argent pour des crédits. Je rappele que seul le numéraire est SMT!
        Le mode de consommation de ceux qui ne peuvent épargner, faute de revenus insuffisants, ne sera nullement affecté par les SMT.

        3) judac:
        « L’épargne rend possible l’investissement, par exemple, dans les économies d’énergies. En final, l’épargne contribue à la préservation de la planète. De plus, l’épargne est une constitution de stocks permettant de faire face aux inévitables aléas de la vie. Votre SMT place l’argent en flux tendu, rendant les individus encore bien plus vulnérables qu’ils ne le sont. Vous voulez les rendre aussi dépendants des aléas que la plupart des animaux, lesquels ne stockent pratiquement rien hors de le propre corps. »
        jf: C’est totalement faux! Dès qu’un individu épargne en banque, c’est la banque qui devra s’occuper du numéraire (SMT). Evidemment, la banque ne gardera pas en coffre ces billets, à cause de l’actualisation. Elle proposera des crédits bon marché et des plan d’épargne peu ou pas rémunérés. Je rappelle que la marge bancaire est pour l’essentiel le différentiel en taux d’intérêt d’épargne et taux de crédit, histoire de financer le fonctionnement de la banque et de faire des profits. Les individus ne seront pas plus en « flux tendu » qu’actuellement, car leur éapargne en banque est très bien protégée. A ceci près qu’lle n’est plus rémunérée en échange d’une possibilité d’obtenir des crédits bon marché.
        Vous signaler au passage « les aléa de la vie. Il me semble qu’il faut distinguer deux choses:
        L’individu qui ne consomme pas tous ses revenus épapargne et se prémunit contre les aléa de la vie ainsi, histoire de dépenser plus le jour où il a besoin.
        D’autres individus consomment plus qu’ils ne gagnent, histoire de rembourser ensuite, histoire de consommer alors moins qu’il ne gagnent jusqu’à l’extinction de leurs dettes. Cela se passe ainsi pour le jeune couple avec enfants qui achète une maison à crédit et rembourse ensuite en réduisant sa consommation.
        Il reste que, sur le plan macroéconomique, l’épargne n’existe pas, car toute la production est toujours immédiatement consommée. La production aujourd’hui détermine la consommation aujourd’hui. Quand les USA consomment plus qu’ils ne produisent, c’est parce que la Chine consomme moins qu’elle ne produit.
        Somme: nulle.
        Nous sommes toujours très dépendants de la production présente.

        4) judac:
        « En incitant à la dépense afin d’éviter de subir la « fonte » cette monnaie me semble plus néfaste qu’utile. »
        jf: la monnaie fondante (le SMT) n’incite pas spécialement à la consommation, au contraire, elle pousse à l’acquisition de biens durable et finira, à terme, par stabiliser toute production nouvelle, car les individus auront souci à se protéger des aléa de la vie avec des biens durables.

        Comprenez-vous mieux?

    1. @ Vigneron,

      Bonjour,

      S’la mettre? koi ? où ça ? c’est ki l’mètre ?

      Hé, t’a longs toi-même ! Spread à l’or !? Essentiel, nom d’un barril atomique t’as nerf !

    2. Il voulait dire, en fait : « Non, sky faut, c’est l’y mettre » (en prison, le djeun de 12 ans qui fait rien qu’à récidiver) 29/11/2011

  30. Cest pas évident tel qu’est structuré la réaction à un billet d’en faire un inventaire.
    Une structure, un plan, une esquisse, une arborescence, une table, il faut un support, qui peut être modifiable.
    Nous laisser face à une feuille blanche, c’est un peu nous renvoyer à nous-même (une peu comme donner moi trois de vos qualités lors d’un entretient d’embauche).
    faudrait au moins des sous-billets avec des thèmes (par exemple: social, finance, écologie, ou des questions….)
    Et hiérarchiser une peu les commentaires (de façon partielle un peu comme agoravox), si vous souhaitez qu’un soit lu en premier (ou tout simplement des ouvrages une chanson, qui donne une tonalité à l’orientation de cette partie de l’inventaire).

    1. Pour un appel à sortir du cadre , la page blanche est la condition première !

      Après , on écrit ou pas .

      Seul . Librement .

      En pensant à soi et aux autres .

      C’est le début du citoyen et de la République .

      1. Le soucis de la feuille blanche (comme pour l’entretient d’embauche), c’est la confiance (pas celle des marchés, qui ne rassure que ceux qui ont, mais l’humaine, celle qui manque déjà aux parents pour la transmettre à leurs enfants).
        Ceux qui ont peu de confiance, la page reste blanche et c’est toujours les mêmes qu’on lit (et tant mieux l’objectif est l’addition non la division).
        Mais peut-être qu’avec une esquisse, un commentaire s’ajoute, car un tel à vécu tel expérience sur tel domaine et s’autorise à donner son avis.
        Mais, il peut avoir trop de doute pour tout englober.

      2. Commencez comme vous le sentez .

        Il n’y a pas de note ou d’embauche à la sortie .

        Juste le plaisir d’avoir écrit soi-même quelque chose qui « est » soi .

        C’est déjà une première (re)-conquête sur les pratiques d’un monde futur , tel qu’on peut le souhaiter .

      3. Dans l’inventaire, on pourrai faire une place à l’entropie, j’aime bien appliquer le théorème thermodynamique (plus on injecte d’énergie, plus l’entropie augmente) au système (d’où une certaine méfiance à la révolution, amène tel un monde meilleur ou la terreur?). Plus vite on casse les codes passés et moins on n’en sait.
        L’intérêt c’est de faire bouger les lignes, sans donner trop d’appel à la nostalgie (des fois on réveille les Grecs et le Sénat, d’autres fois la religion, un roi, voir un empereur).
        Bref changer les choses pour qu’elle reste changé.
        (pour cela l’idée d’un moratoire est très bonne, elle laisse le temps de digérer le choc, « on n’est pas solvable », dans nos quotidiens)

      4. Sinon, puisque je suis en plein dans la propriété (paysan je crois), c’est à la fois, une garantie financière (ce n’est pas rien, c’est un capital social bien plus conséquent pour un fournisseur qu’une SA avec un nombre avec des zéros), un outil de travail (la photosynthèse à encore besoin de support, surtout si on l’intègre dans un écosystème), une garantie de retraite (pour la génération en retraite et celle en activité). La mutualisation de tout ça peut sembler plus simple (si on gère la bureaucratie, déjà la Caf c’est compliqué, j’imagine même pas les injustices des logements HLM, ce n’est pas que la propriété est juste, mais elle a un prix, elle hérite des ainés).
        On zappe toujours la passante, zombie, du livre de Paul sur le capitalisme et le danger exprimé par Freud (et la course aux « petites victoires de la vie », d’un escalator ou d’un rang hiérarchique, faut bien que l’égo apparaisse).
        En fait la réponse est, par quoi on remplace ce désir de propriété (qui au delà de la subsistance, incite au vol, à la corruption, au truc d’initié, ou simplement une matérialisation de l’angoisse, comme un ancrage sur le présent, ce qui n’est pas rien dans un monde complexe ou l’autarcie est une régression humaine, même les ermites ne sont que des oppositions).
        Je vais exagérer les solutions:
        Il y a les arts, mais cela à aussi un prix, ou une reconnaissance qui symbolise un pouvoir (je voudrai dire à Mon public…).
        Il y a l’éducation, mais on a besoin de diplôme validant une échelle, qui justifie l’absence de réflexion futur (sauf pour des anthropologues ou des philosophes, dissidents).
        Il y a l’amitié, mais on passe une bonne partie de sa vie: entre inconscience de notre propre lourdeur, mélangé à un « trop bon, trop con ».
        Il y a l’amour, mais la loi valide le crime passionnel (j’ai précisé que j’exagère, un peu plus haut).
        J’ai pas de solution, pour compenser cette propriété simplement, on est pas loin d’appeler une épée « durandal », faudrait déjà pouvoir l’appeler « une épée »
        (pour préciser: j’aime bien matérialiser l’irrationnel humain, comme une épée magique, doté de pouvoir qui nous rassure et dont on la nomme pour ce prévaloir de ce pouvoir, une sorte d’Iphone qui nous donne la voie à suivre).

      1. @ PYD :
        C’est de la poésie !
        A y regarder de plus loin, on y voit une hémoustache.
        Au poing, ‘de Prévert’.
        Evidemment.

  31. Le socle, me semble tout trouvé, celui que nos avons sous les pieds, notre planète et ses ressources, l’inscrire au patrimoine de l’humanité. Cela dit l’humanité tous le monde en parle ,mais existe t-elle?

    En finir avec la notion de productivité par une course éperdue à une croissance exponentielle qui conduit aux gaspillage des ressources et aboutit à la pénurie. En supprimant le bas de gamme qui consiste à transformer de la matière, consommer de l’énergie , pour des produits inutiles dont la mauvaise qualité les fait passer du producteur à la déchèterie par un bref passage du vendeur au consommateur. Activité stérile,qui, sous prétexte de faire baisser les coups en créant des emplois misérables, est rémunérée par un pourboire en guise de salaire pour produire de la daube. C’est une atteinte à la dignité humaine ,une dévalorisation totale par un dévoiement du travail. Gaspillage de matière d’énergie, de temps En un mot DEBILE!!

    A l’autre extrémité, le luxe. Energivore, pour financer le superflu du superflu des uns, il faut produire quantité de merdes par et pour les autres. IDIOT! En finir.

    Produire du milieux de gamme et du haut de gamme. De sorte à répondre à la demande. Considérer comme un délit l’obsolescence programmée. Produire de la qualité du durable, du « réparable ». Entretenir et réparer sont de nobles tâches.

    Recycler est une bonne chose , mais ne doit pas servir d’alibi pour produire de l’inutile, car recycler demande de l’énergie et pollue également ,quand en trop grande quantité.

    Relocaliser les productions, pour des économies d’energie et de temps dans le transport et les déplacements. Pour ce qui est de l’alimentaire favoriser l’autonomie des nations, n’exporter que le surplus, n’importer que ce que l’on ne peut produire pour des raisons géoclimatique.

    La règle d’or à inscrire dans les constitutions est celle qui préserve les équilibres, laissant le temps au renouvellement de la matière, des ressources, à l’absorption des déchets. Celle du respect sacré de la dignité humaine. Il n’est pas de collectivité saine qui existe au prix de l’atteinte à la dignité des individus. Et vice versa.

    Il est insensé de surproduire de l’inutile, de l’accessoire , d’employer le génie humain pour créer des besoins artificiels au point de ne plus pouvoir répondre aux besoins vitaux élémentaires.

    Trouver un équilibre entre l’accessoire,le superflus et le nécessaire. Taper dans les ressources vitales des uns pour préserver le superflu des autres est un crime contre l’humanité. Car l’on porte atteinte à la santé physique, morale et mentale des personnes. Il y aurait une sous-humanité au service d’une sur-humanité…….CRETIN!

    On ne peut pas grands chose contre les caprices et les fureurs de la nature, mais générer les conditions qui produisent des catastrophes naturelles ou autres est un crime.

    En fait tout doit être recalibré, il nous faut redéfinir le principal et l’accessoire. En inscrivant la vie et les conditions de celle ci au patrimoine de l’humanité. Toute l’activité humaine doit être orienté dans ce sens. L’Economie et son langage doivent être entièrement réinventés et réorientés en ce sens, de même que l’activité humaine.

    La notion de travail en tant qu’emploi n’a pas de valeur. Il y a tant à faire et suffisamment de monde pour répartir les tâches et la charge, en fonction des aptitudes . Le travail ne se limite pas à une activité salariée. La vie est un travail quotidien, point n’est besoin d’en faire un labeur, il peut s’accomplir sereinement.

    La distinction travail et loisir est une absurdité, tout travail peut être loisir, tout loisir peut être travail.

    Une vie humaine est sacrée, son temps est compté. C’est pourquoi l’énergie et le temps des individus doivent être respectés et ne pas être gaspillés. Dilapider la vie des individus pour la gloire,la renommée, la fortune des autres est un crime qui ne veut pas s’avouer. La collaboration de tous pour la vie et le bien être de tous, voilà le but qui fait la valeur de l’effort. Bâtir, embellir, entretenir, améliorer ensemble et transmettre.

    En finir avec ce rapport mortifère au travail.

    L’énergie de la multitude bien investi peut produire des miracles. Sans qu’il soit nécessaire que certains se tuent à la tâche.

    L’urbanisation est à repenser. Bref du boulot pour des générations et des générations,de quoi mobiliser les talents, les intelligences et les corps pour des siècles et des siècles.
    Cela ne signifie pas renoncer à la science, à la recherche, à l’innovation. Cela signifie les orienter dans des applications plus judicieuses.

    La mondialisation place la pensée capitaliste en conflit avec la loi des équilibres qui régit le vivant. Le temps des marché est en conflit avec le temps de la matière, le tempo du vivant.
    La tentation est grande de tripatouiller les horloges. Mais par une obscure et infinie relation de causes à effets , le retour de balancier pourrait aboutir à la destruction totale du miraculeux « mécanisme ».

    Avant de finir, une expression que je ne supporte plus dans la bouche des disciples du capitalisme c’est « l’aléa moral ». Cet abominable euphémisme pour désigner les vies broyées d’une multitude sacrifiée par des joueurs de casino. Insupportable….. crasse.

    C’est un peu brouillon et d’une littérature basique, pas le temps de faire dans la dentelle.

    .

    1. Supposons une communauté humaine limitée à 10 personnes. Mais on pourrait complexifier la réflexion sur un groupe de 10 000 000 000 de personnes.

      Donc ce groupe de 10 est isolé, localisé sur la planète à un endroit fort approprié à la survie du groupe : il y a là les moyens et les ressources pour faire vivre les 10. Les moyens et les ressources disponibles sont les forêts, les semences, les outils, les champs et l’irrigation largement suffisants pour produire la nourriture, l’habillement et le logement des 10. Il faut y apporter simplement la part du travail humain pour disposer de ce qui est nécessaire à la vie et à l’avenir de cette société.

      La part du travail équivaut à l’activité de 2 personnes à temps plein. Si 2 personnes travaillent à temps plein, ou 4 à mi-temps, la société des 10 pourra vivre.

      Mais il y a la règle selon la quelle « La distinction travail et loisir est une absurdité, tout travail peut être loisir, tout loisir peut être travail. ». Il se trouve qu’aucun des 10 ne trouve du plaisir à travailler pour produire la nourriture, les vêtements, le logement. Le hasard veut que les 10 préfèrent tous composer des vers et chanter des chants mélodieux.

      Question : comment sera distribué le travail qui est nécessaire à la vie de cette société ? Y aura-t-il contrainte ? Par qui et comment ? Abandonnera-t-on la règle selon la quelle « La distinction travail et loisir est une absurdité, tout travail peut être loisir, tout loisir peut être travail. » ?

      1. Le hasard veut que les 10 préfèrent tous composer des vers et chanter des chants mélodieux.

        Quand ils en auront marre d’être sales, de sentir mauvais, d’être couvert de poux et de puces, de manger des racines ils s’organiseront.

        Une peine partagée est une demi peine, un plaisir partagé en vaut deux. Le plaisir dans le travail vient des conditions dans lequel on l’accomplit et dans le bien être qu’il nous apporte.

        Dans le cadre du respect du Bien Commun, et du respect de la dignité humaine. Toutes les tensions , les litiges trouvent une solution.

        Il est impossible de produire des pièces de monnaie constituées d’une seule face..

      2. Vous avez repondu a votre question vous meme:

        Il se trouve qu’aucun des 10 ne trouve du plaisir à travailler pour produire..

        A 10 c’est un ‘hasard’ A 10.000.000+ Il se trouvera suffisament de ‘gentils’ pour ‘travailler’ et faire vivre le reste, ils en trouveront probablement du plaisir car finalement ils n’auront pas a ‘travailler’ comme vous le concevez aujourd’hui – ou comme pouvaient le concevoir les serfs du moyen age pour notre vie d’aujourd’hui… La notion de ‘travail’ est a revoir dans la vie futur, la production de biens ou services pour l’humanite dans son ensemble pourrait etre consideree comme une ‘promotion sociale’..

  32. Bonjour à tous

    Comme dit Vigneron: » Skyfo, c’est s’y mettre ! » Skynon dans vingt ans nous y serons encore à palabrer…..
    Souvenez vous de Lacan … » Je fonde aujourd’hui…. » C’est passer à l’acte….

    Vu les derniers développements légaux aux US – lois sur la sécurité, impunité des fraudeurs banksters, disparition des témoins gênants dans l’affaire dessaisies immob. etc…, , je crois que le lieu propice pour cette fondation symbolique est, déjà, Valmy!

    Pour faire plaisir à Martine Mounier, on pourrait demander à Marianne James de chanter nos inventaires.

    Cordialement

  33. Diviser un gros problème en plusieurs petits problèmes. A propos de celui de l’intérêt… quitte à me faire lyncher

    Le capital constitué de « surplus » (PJ: L’argent) disponible pourrait être mis à disposition d’organismes (banque? organisme d’état?) qui le prête aux individus ou entreprises moyennant un intérêt.

    Rien de neuf sauf que cet intérêt serait constitué de plusieurs parts:
    x % pour les frais de fonctionnement de l’organisme
    x % de commission (bénéfice de l’organisme)
    x % pour l’Etat
    x % prime de risque (pour une assurance ou l’Etat)

    En cas de non paiement du crédit, le bénéficiaire du % prime de risque rembourse le capital non payé

    Le propriétaire du capital prêté ne reçoit aucun intérêt, mais l’Etat lui verse un montant correspondant à la perte due à une éventuelle inflation (s’il y en a), au travers de la déclaration fiscale annuelle.

    Je sais qu’il y a là des mots tabous et qu’on ne sort pas véritablement du cadre.
    On évite seulement l’accumulation d’intérêt avantageant le capitaliste, tout en favorisant une épargne privée de « bon père de famille ».

    Je considère ceci comme un embryon d’idée à retravailler… ou à jeter.

  34. Empoignade sévère ce matin sur France Culture entre Paul Jorion et Brice Couturier. Brice Couturier a provoqué Paul Jorion sur l’air de « le capitalisme en a vu d’autres et il s’en remettra ». Paul Jorion dit que la machine économique est cassée, que la capitalisme n’est qu’une variante de machine à concentrer le pouvoir et qu’à un moment donné elle s’emballe, comme c’est le cas actuellement, et qu’à l’image des réacteurs nucléaires, le coeur fond, qu’il est fondu et qu’il ne faut plus rien attendre de ce cadavre.
    Que faire pour échapper à la reconstitution d’une nouvelle oligarchie ou ploutocratie? Voilà le défi auquel il nous propose de nous atteler.
    Quelques pistes:

    Revisiter la notion et le droit de propriété privée.

    Le Bancor pour limiter les phénomènes éventuels de concentration à l’échelle d’un état et non de la planète, avoir plusieurs machines plutôt qu’une seule.

    Johannes propose sa SMT sans pour autant réussir à convaincre que les phénomènes de concentration ne se joueront pas ailleurs que sur la monnaie. Il me semble que sa proposition revient à placer toute initiative importante, tout investissement important dans les mains des pouvoirs publics (ce qui est peut-être souhaitable dès lors que ces pouvoirs publics ne peuvent se constituer en bureaucratie).

    Constituer un droit de l’entreprise qui est inexistant et n’a rien pu faire face au corporate governance, c’est à dire le pouvoir absolu de l’actionnaire. C’est ce que proposent Blanche Segrestin et Armand Hatchuel dans "Pour un nouveau droit de l’entreprise », dans le livre collectif Refaire Société. Il s’agit d’un sous chapitre de la remise à plat du droit de propriété.

    1. Le concept « refaire société » interroge .
      Si on se réfère au regne animal , on ne peut faire ou refaire société qu’avec des espèces qui ont fait le « deal » du « contrat social » ..et ça a pris un max de temps , mais ….peut on refaire société avec des moutons ?
      Le mouton ne veut pas refaire société ! il veut rester en troupeau éclairé , chauffé , nourrit , dirigé et avoir sa pitance offerte …ou une allocation de vie !

  35. Le nombre de drogués de l’argent sur ce blog est révélateur de la crise de prise en otage actuelle.

    Pour se libérer de l’argent, il suffit aussi parfois de faire confiance en ses enfants pour qu’ils bossent comme nous l’avons fait.

    A condition de les avoir BIEN éduqués, … bien sûr.

  36. Que faire en attendant une (r)évolution…….
    Qu’il soit possible qu’on puisse modifier le cours de choses en passant par le haut , en changeant de calife ou meme de structures …je ne le sais pas . Ce que je sais c’est que ça va prendre du temps , et peut etre du sang et des larmes , plus certainement des angoisses et des troubles .
    De celà on est plus ou moins certains . Que faire en attendant les troubles ?
    Il me semble qu’il est encore temps de faire un pas de coté . un pas du coté de chez sois ..du coté de sa sécurité et de son égoisme …sans bouleverser forcément ses liens au « système » : s’éloigner des villes qd on le peut au niveau boulot …pour un chomeur c’est facile ! viser une autarcie tres partielle au début . En ruralité le terrain se loue tres bon marché ou plus souvent se prète pour qqs part de récolte . des 3e ages sont pres a vous confier un potager qu’ils ne peuvent plus faire …ils seront juste chiants au niveau des conseils ..
    Rechercher la polyactivité ..apprenez des competences basiques qui seront toujours indispensables ….
    Essayez de transférer son activité sur ces lieux ou en changer … la distance de sécurité par rapport a une ville , a mon sens est d’env 30 à 50 km …une petite ville est plus sécurisante .
    Ces précautions ne seront peut etre pas necessaires , mais on y trouve de toutes les façon d’autres interets .

    1. oui, que faire ?
      d’un côté on a les tenants de l’Histoire qui ne sauraient lâcher leur os et de l’autre des foules qui semblent à l’aise dans cette anesthésie générale où l’on voit passer des charriots de veaux pour les abattoirs, sans que nul ne s’en émeuve outre mesure.
      Aurions nous définitivement perdu toute flamme ? et serions soumis à ces lois de purs qui stérilisent tout ce qu’ils touchent ? sans issue , nulle part, ni ici, ni au-delà : ici, suppose un certain courage, un gout de vivre comme Bacchus ; et l’au-delà, au moins un minimum d’enseignements et de transmissions .
      le meilleur des mondes est un entre deux horrible , et muet . hygiénique et maladif .
      psychotique ?
      sortir du cadre , des techniques qui sont sur écoute , des téléphones etc , des radios qui sont autant de toxiques mentaux , bref, voir où est la vie et la rejoindre .

      1. En fait , sortir du cadre est a la fois tres dur et tres facile …comme arreter de fumer ……on se maudit de ne l’avoir pas fait plus tot…..si facile !

      2. pas tout à fait d’accord . parce qu’il faut toujours prendre sur soi . le vivant est la chose la plus rude qui soit . et comme on est dans la redoute , on vit dans des protections permanentes construites au cours du temps , enfin… si on appelle ça vivre .
        il y a un abime entre écrire sur un blog, et parler aux gens . surtout à ceux qui sont hostiles et pleins d’arrières pensées .
        c’est la même différence qu’il y a entre celui qui est exposé aux intempéries et celui qui les voit à travers la vitre d’un bunker .

      3. Il y a aussi ceux qui ont été longtemps exposés aux intempéries et à la parole journalière à ceux qui attendaient de ,et apportaient beaucoup à ,leur mission , et qui trouvent nécessaire et sain d’écrire sur un blog , même un peu immobilisé dans leur salon .

      4. les formes que nous vivons à l’heure actuelle , ces choses en réseau sont bien de la collectivisation . du stakhanovisme .
        ça suppose toute une mise en œuvre , une sorte d’emprise digne de Brazil .
        est-ce pour mieux nous libérer ? ou trouver des voies personnelles ou une mise au format ?
        la seconde nature technologique n’est peut être pas pire que la première ? quoique , nous ne verrons pas de rhino qui tapent sur leurs claviers .

  37. Je partage une réflexion qui tourne autour des Systèmes distribués (en informatique) et j’essaye d’en faire une analogie.

    Le système est le protocole bittorrent que vous connaissez peut-être qui est devenu très utilisé. Je vais essayer d’expliquer brièvement les grands principes afin de pouvoir faire une analogie avec la société :
    Chaque personne se connectant à ce système se voit dans l’obligation de partager afin de recevoir.
    Tout commence avec une personne possédant une donnée : la graine (dans son intégralité).
    Si deux personnes souhaitent obtenir cette donnée, elles peuvent entrer en contact avec la graine afin de récupérer la donnée.
    La graine va alors partager une première moitié de la donnée avec une personne, et la seconde moitié avec l’autre.
    Les deux personnes vont ensuite s’échanger la moitié manquante.
    Chose importante : comme l’échange est obligatoire, si une personne ne possède pas encore la donnée, elle ne peut pas partager.
    Il y a donc un seuil minimum avant de pouvoir partager.

    En essayant de faire l’analogie :
    J’ai remplacé « la graine » par une personne ayant un patrimoine très important, admettant que son patrimoine est excessif (supérieur à un certain seuil ?), il se doit de le partager.
    Les « personnes » sont ceux n’ayant aucun patrimoine, cependant, un seuil minimum est obligatoire avant de pouvoir partager.
    Aussi, les partimoines importants ne peuvent partager qu’avec des personnes n’ayant pas un patrimoine supérieur à ce seuil (l’échange entre patrimoines importants est impossible).
    Le partage prendrait pour notion « le travail ».

    Le professeur a terminé son cours sur une interrogation : le problème de ce système informatique est qu’on ne peut empêcher une graine d’arrêter de partager (qu’elle ne quitte le système).
    La seule réponse que j’ai trouvé pour l’instant est : le lien invisible. Par lien invisible, je veux dire aussi bien la proximité familiale que les amis, le travail, la culture locale, la langue, l’attachement à sa région, son pays. C’est quelque chose de non programmable car de non concret.

    Autre chose, dans ce même cours, j’ai appris la notion de réseau social au sens de l’expérience de Stanley Milgram.
    Les 6 degrés de séparation entre 2 individus (qui sont je pense, un peu plus faibles maintenant grâce aux nouvelles technologies) que vous connaissez sans doute peuvent-ils aussi jouer un rôle dans le nombre de personnes prenant des décisions au nom de la population ?
    Je veux dire, plus il est simple d’entrer en contact avec une personne « importante », plus la corruption se fait facilement ? Le goulot d’étranglement reste tout de même le nombre de personnes au sommet, il suffirait de réduire ce nombre. Je reste cependant démocratique bien entendu, il faudrait trouver un juste équilibre entre représentation de la population et le lien avec son représentant.

    Voilà, j’espère avoir écrit à peu près clairement ma pensée sur ce sujet et que cela pourra aider à la réflexion…
    Bonne soirée

    1. C’est une analogie ‘scabreuse’,a mon avis,car vous la basez sur une notion de ‘possession’, de ‘patrimoine’. Il n’est pas sur que cela soit la solution du futur, au moins je l’espere, car cette notion de ‘propriete privee’ nous a amenee a la situation presente ne trouvez-vous pas? Il est difficile de sortir de la pensee dominante.

  38. Droit de propriété sur les semences : l’agro-industrie obtient sa redevance
    PAR NOLWENN WEILER (30 NOVEMBRE 2011)

    Après un débat vif, les députés ont voté la loi sur le certificat d’obtention végétale, qui supprime le droit de ressemer librement sa propre récolte sans verser de taxe. Les élus UMP, et le ministre de l’Agriculture, Bruno Le Maire, ont rejeté tous les amendements proposés par l’opposition de gauche. L’industrie semencière peut être satisfaite, tandis que la Confédération paysanne appelle à l’abrogation de la loi, et à son boycott.(Basta!)

    1. trente députés présents ont voté mais où étaient les autres?(d’après « semons la biodiversité »)
      Pour un enjeu aussi majeur que de disposer de ses récoltes…
      Et les transnationales des semences , c’est à qui qu’elles paient des droits sur les gènes qu’elles étudient dans la nature -ou sur les variétés léguées par 8000 ans voire plus, de jardinage empirique -et quelles brevètent?
      Plusieurs brevets sur des gènes de teneur en sucre des melons déposés cette année par Monsanto et Syngenta, leur ouvrant droit à des procédures pour contrefaçon, je présume, si par aventure ce gène se trouve dans d’autres melons que les leurs.
      Si ma famille détient depuis plusieurs générations des variétés traditionnelles de melon je vais devoir payer une taxe pour ressemer ces variétés .
      Grande tristesse

      1. Oui, Juan Nessy, je signe. Je soutiens aussi l’ITAN (Institut Technique d’Agriculture Naturelle) et les cultures en sol vivant qui sont durables et rentables, beaucoup plus que l’agriculture productiviste qui est à bout de souffle écologique et économique, ne produisant plus que des valeurs ajoutées dérisoires, voire négatives si on compte les dégâts sanitaires et écologiques pris en charge ou subits par la collectivité.

    2. La privatisation du vivant.

      La lutte contre les privatiseurs du vivant est une lutte de classes qui est une lutte pour la vie.

  39. Des start-up américaines offrent un nouveau modèle de consommation…

    L’Économie collaborative la nouvelle économie

    Parallèlement aux critiques du modèle capitaliste formulées par les manifestants des mouvements « Occupy Wall Street », une nouvelle génération de start-up s’emploie à promouvoir une économie fondée sur l’échange de services et les communautés formées en ligne.

    Il s’agit de jeunes sociétés internet s’adressant à ceux qui préfèrent se prêter des voitures plutôt que de les posséder, séjourner dans une chambre familiale désertée plutôt que dans des hôtels, ou lever des fonds auprès d’amis plutôt que dans des banques.

    « Nous sommes au coeur d’une révolution de la propriété », affirme Rachel Botsman, auteur du livre « What’s Mine is Yours » (« Ce qui est à moi est à toi ») qui illustre le basculement vers un modèle de « consommation en collaboration ».

    « Nous ne voulons pas de DVD, nous voulons de la musique », ajoute Mme Botsman. « Nous ne voulons pas de voiture, nous voulons aller d’un point A à un point B. C’est l’avènement d’une génération qui a un rapport très différent à la propriété », affirme-t-elle.
    (…)

    1. Voudriez-vous vraiment échanger votre femme avec un e…….é ? Voudriez-vous vraiment vivre dans un monde ou plus rien n’appartiendrait à personne, pas même votre vie, votre temps, moi je crois surtout que les excès capitalistiques n’entraîneront que d’autres excès en retour.

      Nous ne voulons plus nous envivrer chacun chez soi, nous voulons bien plus nous enivrer dans le tout, pour mieux aller d’un point A à un point B. C’est encore untel qui pense le nouveau comportemental sociétal à ma place.

      Quand bien même nous aurions un rapport différent à la propriété, nous nous montrerons jamais réellement prêts
      à faire une plus grande croix sur le meilleur des mondes.

      Et moi si je ne veux plus du tout de musique, ni même bouger de place, quand bien même nous irions tous au point B je deviendrais pas moins con que la première échangiste de la terre.

      1. Jérémie,
        je vous aime bien, mais quel ronchon vous faîtes tout de même ! 😉
        Personne ne vous demande d’aller au point B. Si vous voulez rester au point A, restez y, on viendra vous rendre visite si ça vous dit.
        Seulement que ceux qui le voudraient puissent le faire sans devoir s’acheter une automobile ; on rencontre des gens qu’on connaît ou bien qu’on connaît pas encore, c’est la vie quoi, non mais !

    2. Chouette!
      Si on fondait, là tout de suite, la même chose ici sur le blog et puis on pourrait l’ élargir 🙂
      Moi, je sais faire des bijoux… Et vous???

      Passons à l’ ACTE, il n’est que temps……

    3. Toujours suite à Fujisan,
      je connais certaines personnes qui vivent -dans une petite ville- déjà comme cela…(Un petit groupe, il est vrai).

      C’est vraiment formidable : tous donnent à qui en a besoin ce qu’ils « sont » (doués en mécanique ou pour la pédagogie ou le repassage ou l’informatique……..) ou ce qu’ils possèdent (objets, machines et outils divers, place, temps, écoute, talents, voiture, argent……..).

      C’ est une sorte d’ évidence lorsque c’ est mis en pratique.
      Tout fait sens.

      Et on sent très bien qu ‘ils sont très heureux… Et c’est TRES contagieux 🙂

      (Merci Lise et Steve petit hommage perso)

      1. Oui, et il est très probable que d’autres endroits comme celui-là existent déjà ailleurs, au niveau d’un quartier, d’une rue, d’un immeuble.
        C’est ce que préconise kercoz avec sa parcellisation.
        C’est le moyen de reprendre sa vie en main.
        Le problème c’est que beaucoup de gens sont pris dans une spirale infernale, non pas pour s’enrichir mais pour simplement survivre.
        Courir dès potron minet pour laisser les gosses à la crèche, pour aller au(x) boulot(s), trouver trois sous pour payer le loyer, edf…….., pour que le compte repasse dans le rouge avant la date fatidique qui vous entraîne à l’interdit bancaire etc, etc…………
        Pouvoir enfin se poser, parler aux voisins, mettre en place des systèmes simples de partage de tout, pour ne plus dépendre de la société de consommation.
        Et lorsque de telles choses arrivent à s’organiser on s’aperçoit vite que chacun a une place et prend sa place.
        Comme les pièces d’un puzzle, oui, tout le monde, même celui qui semble-t-il est un parasite de première, un jour se découvre un talent et peut participer à sa façon, et puis même si cela ne se produit pas, ben il reste dans sa fonction de parasite et puis c’est tout !
        Mais franchement, dans le cadre de ce que décrit lau , qui , sur ce blog, serait capable de dire :
        « Moi, je vais habiter dans cet endroit et je me fais servir par tout le monde ! » ?

    4. ça mérite attention , mais ,à chaud , deux bémols :

      Je crois avoir lu que lesdites starts up sont déjà cotées et très (trop) fortement valorisées en bourse . A qui profite la  » nouveauté » ?

      Ce n’est là qu’un sytème structuré de troc , comme les SEL . La question concernant ces deux expériences , est la perte de revenu pour la collectivité ( pas de ressources via la TVA par exemple ) . Pourquoi pas , mais comment remet on à niveau la balance des ressources publiques ?

      Dans le cas des start up , ce serait presque plus simple à règler, car on peut imaginer un impôt massif sur une valorisation des transactions forcément numérisées ( au truandage près ) . On peut cependant penser que leur cotation en bourse aurait alors tendance à plonger .

      De façon générale , c’est l’éternel problème de l’assiette des ressources de l’Etat .

      Je suis un peu réticent à des systèmes de troc sans mesure , et sans refonte gllobale de la fiscalité .

      L’Albanie est un bon mauvais exemple de ce qui se passe quand le marché noir , ou le troc généralisé , privent la puissance publique de moyens de partage , redistribution et investisement dans les secteurs sociaux ou de biens publics .

      1. @ Juan nessy,

        ce n’ est pas du troc, c’ est du don.

        D’ ailleurs ce n’ est pas non plus du ‘don’. C’est juste exister ensemble. Vivre ensemble.
        C’ est juste être heureux d’ être utile et de savoir qu’ ensemble on trouve des solutions à tout.

        Ca n’ a rien d’ « autarcique », c’ est de l’ entraide, et du bonheur de se sentir une place.
        Ceux qui sont sans travail gardent les enfants, ceux qui travaillent paient le mazout… et tout à l’ avenant.

        C ‘est si simple… Trop peut-être pour être simplement entendu et pratiqué?

      2. @Lau :

        je n’ai pas évoqué l’autarcie , mais si , comme on peut le penser , en schématisant le trait , ceux qui travaillent paient le fuel de ceux qui gardent leurs enfants , le troc est bien là , à moins que ceux qui gardent les enfants des autres soient aussi ceux qui travaillent .

      3. Je n’ai pas parlé d’autarcie ;

        Je persisite dans le troc cependant , car je ne connais pas de situation où l’on ne peux que donner sans jamais recevoir .

        Même dans les unions réussies .

      4. Excuses pour la redondance , mais j’avais cru être passé à la trappe la première fois .

        Au passage :  » … l’on ne peuT que donner …. »

  40. Le mensonge.

    Il est temps de revenir à des impératifs moraux catégoriques et en premier lieu de bannir le mensonge, qui ne doit pas être compris seulement comme intention mais comme réalité.

    1. Qui n’a jamais menti dans sa vie ?

      Qui n’a jamais gauché le moment venu ?

      Qui donc n’a jamais fait le mal dans ce monde ?

      Qui donc a réellement réussi à bannir totalement le mensonge en soi ?

      Lorsque tant de premiers prèfèrent bien plus avoir une double vie, mais qui donc n’a jamais voulu me planter un clou ?

      Pour mieux faire reculer le mensonge en l’autre, il faudrait déjà moins faire aimer le mensonge à nos petits enfants, pourquoi recherchons-nous sans cesse à leur transmettre la même bétise comportementale des premiers décideurs économiques de ce monde.

      Oh tais-toi Jérémie de toutes façons depuis que tu manges plus que des sauterelles, tu divagues c’est vrai il n’y a plus rien qui m’emballe, tout devient si fade et prévisible partout.

      Je vois trop le mal politique des gens de droite ou de gauche, je voudrais bien plus devenir aveugle et boiteux.

      1. La parole est une action comme on sème . souvent la terre est noire et donne de la peine , c’est démesuré . parfois, c’est l’inverse et heureux . jamais ou presque nos mots collent aux choses .
        est-ce fondamental ? on ne peut qu’essayer de bannir son mensonge , ce ne serait pas si mal . et qui sait , redonnerait à la vie tous les sens qui lui sont dus. On ne peut pas, n’est-ce pas, lui en attribuer un sans priver les autres, même le non sens érigé en dogme, en sens unique.
        est-ce que seule la pensée est menteuse , les mots eux, finissent par avouer ?

    2. Vu sous un angle différent, l’impératif catégorique est de construire des formes d’organisation sociale qui rendent le mensonge moins nécessaire ; c’est clair que si le travail est organisé de façon militaire, les travailleurs auront tendance à mentir de façon à l’éviter le plus possible d’en souffrir. De même, si tu confies à un syndicat l’objectif de te libérer du travail aliéné ; c’est sûr que tu baigneras dans un océan de mensonge jusque quand les poules auront des dents .

      Quoi que je sois radicalement t contre la « néospiritualité décroissantisme humaniste », je souscris, à l’impératif catégorique « tu rendras ta trace écologique la plus légère qu’il te sera possible « ( Sloterdick – tu dois changer tavie ) ; c’est une simple question de survie .

      1. Le mensonge est un contrepouvoir …le seul quand il n’ y en a pas d’autres .
        La seule façon de l’ inhiber c’est de faire partie du pouvoir .

      2. 🙂 tout contre en effet, en même temps quand tu vois un bisounours, tu penses à des câlins, pas à des baffes en principe, ou alors des petite tapes type premiers secours.

      3. à Jean-Luce,

        Nous sommes, sur le fond, d’accord.
        Ma formulation abrupte était destinée à susciter des commentaires dont certains auraient pu être évités.

      4. « Nous pouvons nier la vérité, si nous avons en vue d’affirmer par là notre liberté. »

        Descartes.
        je vous laisse Machiavel (« verità effetuale delle cose » – la « vérité effective des choses »)…

      5. Le premier risque, c’est de se mentir à soi-même et notre égo ne nous aide pas beaucoup à surmonter cet écueil.

    3. Ou bien l’éthique : là encore, le point de départ a été surtout (il y en a eu d’autres) l’action des dissidents des pays de l’Est : Soljénitsyne, Sakharov, les Polonais, Havel, etc. Pour eux, c’était un guide minimal : « Dans la situation où nous sommes — celle de l’URSS et des pays de l’Est pendant les trente dernières années -, nous ne savons pas quoi faire au plan politique, mais il y a des garde-fous éthiques qui doivent permettre aux gens de se comporter décemment et, en même temps, de miner le régime. » « Ne pas mentir », par exemple, disait Soljénitsyne. Cela se comprend, non seulement dans leur situation, mais en général : aucune politique digne de ce nom ne peut se baser sur le mensonge. Mais précisément, il est clair que l’on ne peut pas opposer, comme on le fait de plus en plus, l’éthique à la politique. Plus même, et tant pis si cela doit en faire hurler quelques-uns : finalement la grande politique a le pas sur l’éthique, elle est, comme dirait Aristote, la plus architectonique. Le «ne jamais mentir», par exemple, n’est pas tenable dans toute situation : Soljénitsyne ne pouvait pas et en tout cas ne devait pas dire la vérité au KGB, lorsqu’il était interrogé sur la cache de son livre Le Chêne et le Veau, ou sur ceux qui l’avaient aidé à faire passer en Occident L’Archipel du Goulag. La rédaction et la publication de ces textes étaient des actes politiques, et tout ce qui conduisait à leur réalisation ne pouvait pas être jaugé uniquement à l’aune du « Tu ne mentiras point ». De même : « Tu ne tueras point. » Peut-on ériger cela en norme absolue de comportement ? Il est évident que non. Si un terroriste menace de tuer quelques dizaines d’otages, devez-vous vous interdire absolument de l’abattre, si vous le pouvez? De même, lorsqu’on soutient actuellement une intervention armée en Bosnie pour arrêter les massacres, pourra-t-elle se faire sans, le cas échéant, tuer? Toutes ces décisions sont des décisions politiques, dont l’éthique n’est qu’une composante, certes très lourde. L’éthique des Évangiles est une éthique a-cosmique. Si elle n’a jamais été véritablement appliquée dans la vie sociale, indépendamment de l’hypocrisie des Églises, c’est aussi parce qu’elle ne pouvait pas l’être.

      Cornelius Castoriadis, Une société à la dérive (1993), Seuil (2011 [2005]) p. 320-1

  41. Pour contribuer, pour moi le problème qui nous fait face tient a notre conception du monde humain transcendantale ou empirique . Pour nous développer la transcendance est la bonne idée c’est la capacité de l’Être humain a s’extirper du monde animal. Et nous avons inventé la religion la philosophie l économie l argent. Et grâce a cette conception les barbares que nous sommes ont découvert l ‘Amérique et la bombe nucléaire.Mais que nous dit l’empirique qui est juste l’observation des faits. Dans l’observation premières c’est que la radioactivité tue, c »est une belle découverte mais c’est extrêmement dangereux. La découverte de la radioactivité ne date que de 100 ans ces victimes suite au différent accident Tchernobyl et Fukushima dureront pour des millier d’année. c’est les fait. L’euro une bonne idée tous le monde d’accord unification des peuples génial la transcendance.10 ans après que constatons-nous l ’empirique les faits nous sommes incapable de nous entendre, nos intérêt sont divergent comme notre culture et notre langue . Quelle conclusion a tous ceci je ne suis pas contre les échanges mais quand on on demande de changer de culture pour x argent ou je sais quoi je demande solennellement tous respect de toute culture sauf l’américaine belliqueuse et imbécile qui est en train de nous mener au trou

  42. Faudrait peut-être se demander dans quels plans de financements nous habitons…., et ensuite pourquoi nous n’habitons pas ici!
    Et si nous aimerions habiter ailleurs…, à moins que puissent se trouver ici quelques morceaux d’ailleurs.

    S’il fut « La ville n’est pas un lieu », un essai urbanistique tellement marxiste (1975~,…il faut dire que cela tranchait singulièrement avec la revisite à la François Loyer de la ville du XIX°siècle communément admise désormais) alors je dois m’excuser auprès son auteur avoir perdu l’ouvrage et toutes ses références, même si s’étaient marquées là quelques idées fortes, qui engageraient à la suite :
    « l’Internet n’est pas un lieu ».

    …peut-être parce que la possibilité de l’expulsion trouve place aux deux endroits!

    1. Donc à la suite un article rédigé pour ici, apparu ici, …puis disparu d’ici.
      Transféré aussi là:
      http://zenblabla.canalblog.com/archives/2011/12/01/22855785.html

      (Sans doute un peu suspect l’article, s’agissant de choses concernant les finances guère plus qu’en modes hypothécaires, …mais inexorablement foncières pour cause!)

      Il faut absolument revoir désormais l’approche de la propriété foncière des territoires.
      Il ne faut plus baser le parcellaire foncier sur de la surface de terrain, car les spéculations de toutes envergures engagent désormais des conflits mondiaux…, pour cause de références financières, de considérations hypothécaires!
      (Comment ne pas s’étonner de la prolifération d’enseignes bancaires en nos villes, pour des locaux vides de personnel !!!, c’est remarquable, visible, évidant bien autres occupations)

      Il faut baser l’hypothèque foncière sur les volumes, déjà pour commencer…
      C’est simple constat!
      Marre d’insister!

      1. ça semble insoluble puisque avec le temps les inégalités ne peuvent que s’amplifier . et comme cela concerne tous les domaines, plus on a plus on reçoit : savoirs, culture, etc. ascenseur en panne ?
        qu’est-ce qui permettrait une évolution ? et une moindre dégradation des milieux ?
        comme me le signalait un ami, les cités sont des gros ventres qui avalent tout , se nourrissent de tout et ne rendent pas grand chose. Sauf des déchets ? et malheureusement .

  43. @ la modération
    Existe-t-il un moyen d’ accès à ses propres commentaires? Par exemple en tapant son pseudo dans le moteur de recherche du blog.
    Il m’arrive en effet de faire des apartés avec d’autres commentateurs. Or les billets défilent (et s’enterrent donc) de plus en plus vite, avec de plus en plus de commentaires. J’en arrive en effet à abandonner de passionnantes discussions uniquement parce que j’ai perdu mon fil.

    1. BasicRabbit:
      La recherche, sur google, de:
      pseudo http://www.pauljorion.com/blog/
      donne toutes les citations de votre pseudo sur le blog: vos commentaires, mais aussi les billets où votre pseudonyme est cité.

      Le moteur de recherche du blog ne donne pas de résultats satisfaisants selon mon expérience.

      Par ailleurs je ne dispose plus des options de « google avancé » depuis quelques semaines: quelqu’un peut-il me dire pourquoi ?

    2. Retrouver ses propres commentaires dans une discussion

      (Windows) – En maintenant la touche Ctrl enfoncée, taper une fois sur la touche f ouvre une petite fenêtre (elle est souvent située en à droite de l’écran) il suffit alors d’y entrer basicrabit (mais basic ou rabit suffiraient) et de cliquer sur la flèche vers le bas pour aller d’une intervention à l’autre.

      f c’est la première lettre du mot find et ce « control find » marche en principe dans tous les logiciels.

      (Mac) – l’équivalent de la touche Ctrl du clavier c’est les touches Command situées juste à gauche et à droite de la bare d’espacement.

      1. Retrouver les discussions où on a fait des commentaires

        La recherche Google leboutte site:pauljorion.com/blog permet de retrouver les interventions de Leboutte où il discute du ou du modérateur (modo(s)) et/ou emploie l’expression « grosso modo », etc.

        La recherche Google « g l » « 7 décembre » site:pauljorion.com/blog retrouve et place en tête mon intervention précédente (!)

  44. @Leboot et BasicRabbit

    A propos de la dissipation de la mémoire par son nomenclaturiste, même Le Figaro s’en inquiète ici et .

    En Cutts langue cela donne cela :

    10-Pack of Updates – November 14, 2011
    This one was a bit unusual. In a bid to be more transparent, Matt Cutts released a post with 10 recent algorithm updates. It’s not clear what the timeline was, and most were small updates, but it did signal a shift in how Google communicates algorithm changes.

    Ten recent algorithm changes (Google)

    Improved Snippets, Rank Boost For “Official” Pages Among 10 New Google Algorithm Changes (SEL)

    Freshness Update – November 3, 2011
    Google announced that an algorithm change rewarding freshness would impact up to 35% of queries (almost 3X the publicly stated impact of Panda 1.0). This update primarly affected time-sensitive results, but signalled a much stronger focus on recent content.

    Giving you fresher, more recent search results (Google)

    Google Search Algorithm Change For Freshness To Impact 35% Of Searches (SEL)

    Query Encryption – October 18, 2011
    Google announced they would be encrypting search queries, for privacy reasons. Unfortunately, this disrupted organic keyword referral data, returning « (not provided) » for some organic traffic. This number increased in the weeks following the launch.

    Making search more secure (Google)

    Google Hides Search Referral Data with New SSL Implementation (SEOmoz)

    (source : http://www.seomoz.org/google-algorithm-change )

    Comme une morsure de la mémoire vivante par la mémoire morte, comme une hystérisation progressivement objectale de la mémoire.

    Cela mériterait un billet de Julien Alexandre, non pour qu’il s’offre à la lapidation, mais parce qu’il est sans doute au centre de requêtes sur les requêtes, comme à la charnière des demandes des usagers du blog et des possibilités de celui-ci.

  45. Destinataires: Paul Jorion & François Leclerc
    Expéditaire: Johan Leestemaker

    Amsterdam, 31 décembre 2011

    Déclaration Universelle des Choix Humains.

    1. La liberté se trouve dans le choix humain pour faire ce qui est bon.

    2. L’égalité se trouve dans le choix pour la répartition de ce qui est bon. Chaque inégalité de la répartition de ce qui est mauvais, dangéreux ou nocif implique une compensation additionnelle de ce qui est bon.

    3. La solidarité se trouve dans le choix pour la répartition de la participation active aux prises des décisions sur ce qui est bon, et sur l’accès à ce qui est bon.

    4. Ce qui est bon, c’est de choisir pour la répartition honnête et pour l’accessibilité complète et universelle de la liberté, de l’égalité et de la solidarité. Cela c’est la croissance de la liberté.

    5. Choisir ce qui est bon, égale le choix pour la croissance de la connaissance et de la perspicacité, ainsi renforçant la croissance de la liberté, de l’égalité et de la solidarité dans ses interconnexions et dans ses dépendances mutuelles.

    6. Choisir ce qui est bon, est fondé sur la reconnaissance de la vulnérabilité de la terre et de la vie, dans sa relation unique avec le soleil et avec l’univers. Choisir ce qui est bon implique le choix pour les voies pacifiques de la résolution de conflits, bienque cela nécessite des gros efforts, des douleurs et des sacrifices.

    7. Choisir pour la liberté, se base sur les limites de la disponibilité des ressources sur la terre, au même temps que la reconnaissance du don permanent de la radiation solaire et de la photosynthèse, définnissant le rythme de base pour le taux de croissance de toute la vie et de l’approvisionnement en énergie.

    8. Choisir pour la croissance de ce qui est bon, implique le choix pour la croissance accelérée de la qualité du travail, le choix pour la croissance de l’éducation permanente de tout le monde et le choix pour la croissance de la qualité du temps libre.

    9. Choisir pour la croissance de qui est bon, nécessite impérativement la croissance accelérée et permanente de la qualité et des systèmes de la participation active aux prises de décisions sur n’importe quel terrain de tous.

    10. La liberté, c’est faire le choix pour l’humanité humainement croissante d’une façon cordiale et chaleureuse, avec de la compassion et avec de l’empathie. La patience et l’exercise de la patience sont des choix nécessaires aussi, comme l’être humain est jeune dans l’évolution des mammifères, ayant plusieurs systèmes de gouvernance dans son corps et dans son cerveau, pas encore bien calibrés ou équilibrés.

    Johan Leestemaker

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