L'actualité de la crise : PAR LE CHAS D’UNE AIGUILLE, par François Leclerc

Billet invité

Pour qui en douterait, les dirigeants européens ont un plan fait d’accommodation aux circonstances qu’ils ne maitrisent pas, dont la solidité reste à démontrer. Ils ne disposent que d’un filet de sécurité très mince, constitué du FESF et des « prêts de précaution et de liquidité » (LPL), dont le FMI vient de décider du lancement.

Du retour d’une tournée en Asie qui n’a pas été triomphale, il s’en faut, Klaus Regling, le directeur général du FESF, a admis que le fameux effet levier dont celui-ci doit être muni ne multiplierait ses fonds que par un facteur 2, peut-être 3 dans le meilleur des cas. Comme il reste 250 milliards d’euros à lever sur la base des garanties accordées, on sera loin du millier de milliards annoncé et cela ne va pas chercher loin, étant donné ce qui pourrait devoir être financé. Le taux auxquels les capitaux seront disponibles est encore une toute autre histoire.

Par ailleurs, les LPL du FMI, d’une durée de six mois à deux ans, pourraient atteindre dans le cas de l’Italie 45,5 milliards d’euros, et dans celui de l’Espagne 23,3 milliards d’euros. Alors que leurs besoins de financement sont respectivement de 440 et 200 milliards d’euros en 2012. Une sérieuse impasse financière devra donc vite être résolue, si ces deux derniers pays font appel à une aide financière, et s’il devient nécessaire d’aider également les banques, en vertu de la nouvelle mission du FESF.

Or, c’est précisément ce que la nouvelle équipe espagnole du Partido Popular voudrait faire, considérant qu’il faut mieux la demander en arrivant aux affaires que plus tard et à chaud. On se rappelle que c’était aussi l’intention du premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, avant la visite d’Olli Rehn à Lisbonne, qui l’a convaincu que ce n’était pas de circonstance. Mais ce n’est vraisemblablement que partie remise, et la question restera aussi à l’ordre du jour pour les Espagnols, s’ils subissent les mêmes pressions.

Du côté italien, Mario Monti annonce pour la semaine prochaine des réformes sur deux sujets jugés décisifs par ceux qui se font l’interprète des marchés : la réforme des retraites et de la réglementation du travail. Le nouveau président du Conseil prétend tout à la fois limiter la dette, relancer la croissance et respecter l’équité sociale : un ambitieux programme que ces mêmes marchés ont déjà salué à leur manière cette semaine passée. Changeront-ils d’avis durant celle qui s’annonce ?

En Grèce, le déblocage de la 6 éme tranche des prêts de l’Union européenne et du FMI n’est toujours pas intervenu, tandis que s’approche l’échéance de février du démarrage du nouveau plan de sauvetage, pour lequel le FESF va être mis à contribution. Le grand marchandage avec les banques qu’il comporte prend un tour inattendu. Court-circuitant l’Institute of Internationale Finance (IIF), à nouveau positionné comme intermédiaire entre les banques et le gouvernement, celui-ci a engagé des négociations directes, estimant que le conditions de l’échange pourraient ainsi lui être plus avantageuses. On parle même de l’intention de rendre obligatoire cet échange, profitant du fait que les obligations ont été émises selon le droit grec, ce qui rendrait inévitable l’activation des CDS. Il est prévu par l’IIF que celles qui seront apportées en échange le seront selon le droit anglais !

Le plan des dirigeants européens repose sur l’hypothèse que les nouvelles équipes gouvernementales vont remplir leurs engagements, ce qui serait une grande première. Les unes autant que les autres, Ces situations nationales sont extrêmement tendues et incertaines et les meilleures volontés technocratiques ont leur limites. Sans qu’il soit nécessaire de mettre sur le plateau d’une balance déjà lourdement chargé les cas de l’Autriche, de la Belgique et de la France, toutes trois déjà attaquées sur le marché obligataire.

Ce plan repose sur un autre volet, qui devrait être annoncé dans le cours de la préparation du prochain sommet européen des 8 et 9 décembre. Selon Welt am Sonntag, il s’agit du projet d’un « pacte de stabilité exclusif » qui reprendrait nombre des propositions déjà formulées côté allemand et qui serait également parrainé par les Français, pour être proposé à tous les pays membres de l’Union européenne, afin qu’ils y souscrivent. L’actuel pacte lie entre eux les 17 pays membres de la zone euro et l’idée serait que le nouveau soit plus restreint, si nécessaire. Préfigurant alors une zone euro reconfigurée. Le gouvernement allemand accordera-t-il en contrepartie, dans quelles conditions et selon quel calendrier, des émissions d’euro-obligations ? Cette inconnue n’est pas levée. Dans le contexte actuel, le risque sera grand qu’une telle décision fasse encore monter la fièvre obligataire…

Voilà donc les grandes lignes du plan ! Il est totalement muet à propos du système bancaire européen, sans doute parce qu’on compte qu’il pourra s’appuyer sur une décision de la BCE, qui devrait annoncer avant le sommet de décembre la mise sur pied de prêts à deux et trois ans aux banques, alors qu’elles rencontrent des difficultés croissantes pour se refinancer ainsi que augmenter leurs fonds propres.

Les liquidités de la BCE ne contribueront toutefois pas à ce second volet de leur renforcement, les investisseurs qui devraient y pourvoir ne se précipitant pas aux portes des banques européennes. Au lieu d’être une occasion, leur faible valorisation boursière – elles ont perdu en moyenne la moitié de celle-ci depuis février dernier – ne les attirent pas, car ils craignent que les banques connaissent de sérieux nouveaux coups de tabac et que leur valorisation ne diminue encore, une fois entrés au capital. Parmi les 70 d’entre elles qui doivent renforcer leurs fonds propres de 106 milliards d’euros, en attendant que l’addition soit augmentée par l’Autorité européenne des banques (EBA), combien d’entre elles pourraient vendre des actions ? On parle de 5 à 10 seulement !

Côté émission d’obligations, la solution par défaut, il n’y a plus aucune demande pour celles qui ne sont pas couvertes par des collatéraux. Et ceux-ci se font rares quand ils sont de qualité, étant mis à toutes les sauces, d’où la solution de fortune des « liquidity swaps ».

Il n’est donc pas à exclure que des banques soient dans l’obligation de faire appel à des fonds publics, afin de se mettre au niveau requis de fonds propres. Ce qui renvoie aux disponibilités que le FESF devrait leur consacrer, au détriment des Etats qui seront aussi dans le besoin.

Ce plan tient donc du bout des doigts et un rien pourrait le faire glisser.

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105 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : PAR LE CHAS D’UNE AIGUILLE, par François Leclerc »

  1. Si la « zone euro renforcée » se met en place – ce qui n’a rien d’évident avant les élections françaises, Sarkozy faisant de moins en moins autorité – elle aura les mêmes effets dévastateurs que la zone euro actuelle, en accéléré! Autrement dit, l’économie de la plupart des pays, en premier lieu la France, ne résisteront pas à une concurrence aggravée avec l’économie allemande.
    On comprend bien pourquoi la bourgeoisie allemande veut maintenir le plus longtemps possible une zone de libre échange autour d’elle, mais cette sujétion économique ne peut durer que si elle se double d’une sujétion politique. Vu l’histoire de l’Europe, on sait comment ce genre d’ambition commence et où elle finit.
    On se dirige apparemment vers un éclatement de l’Euro et à un retour au schéma classique: un état, une monnaie. Mais cette évolution ne se fera pas sans heurt sociaux, qui prendront aussi une dimension nationale de plus en plus forte.
    Reste à trouver un programme suffisamment ambitieux et radical pour être crédible et capable de rencontrer un écho dans toute l’Europe.
    Je recommande la lecture du texte de Michel Husson, publié par le conseil scientifique d’Attac, dont le titre est « l’Euro: en sortir ou pas? ».

    1. @JLM
      @20100

      Merci pour le lien.

      Le texte de Michel Husson, quelque soit le respect qu’on éprouve à l’égard de l’homme, évacue trop d’éléments et oublie que l’Europe de la guerre des monnaies fonctionnait, bon an mal an, beaucoup mieux que la zone euro. L’euro est une fausse piste en l’état. L’union politique totale, la fusion absolue est la seule porte de sortie. Mais pour en arriver là il faudra passer par dessus de multiples égoïsmes très haut placés.

      1. @ René Riou

        Le texte de Michel Husson, quelque soit le respect qu’on éprouve à l’égard de l’homme, évacue trop d’éléments et oublie que l’Europe de la guerre des monnaies fonctionnait, bon an mal an, beaucoup mieux que la zone euro.

        Vous aurez sans doute noté que ces deux « Europe » que vous opposez n’ont pas exactement bénéficié d’un contexte économique identique permettant d’établir une comparaison fiable de nature à valider les conclusions qui sont les vôtres. A moins bien sûr que vous évacuiez la possibilité que la situation économique n’ait eu un petit début de commencement d’ébauche de prémisse d’effet sur… l’économie 😉

      2. « L’union politique totale, la fusion absolue est la seule porte de sortie ».

        C’est une fausse solution, une configuration impossible présentée avec espoir comme une option.

      3. @Julien Alexandre

        Permettez-moi de vous remercier pour l’intérêt que vous accordez à mes pauvres pérégrinations intellectuelles car j’éprouve toujours un grand plaisir à la lecture de vos remarques. Je vous accorde bien volontiers qu’il n’est pas facile d’établir des comparaisons. Accordez-moi cependant que certains modèles ont pour eux l’argument incontournable d’une expérience réussie et validée sur le long terme.
        Amicalement.

      4. @Ando

        Votre remarque m’ennuierait beaucoup moins si, comme vous, je ne nourrissais pas quelques doutes. Mais puisque beaucoup de choses réputées impossibles se sont déjà produites très récemment, vous ne me tiendrez pas rigueur de garder ce rêve bien au chaud pour le cas où l’impossible en viendrait, pour une fois, à faire pencher du bon côté le plateau de la balance.
        Amicalement

      5. Comme le fait observer M. Husson, la dévaluation, impossible à l’intérieur de la zone euro, y est « remplacée » par une pression sur les salaires et les pensions. En les abaissant on obtient le même effet.

        Sauf que les détenteurs de capitaux, eux, conservent leur richesse, alors qu’une dévaluation les appauvrit.

        L’euro est alors un instrument manifeste de la lutte des classes : possédants contre travailleurs.

    2. « l’économie de la plupart des pays, en premier lieu la France, ne résisteront pas à une concurrence aggravée avec l’économie allemande. »

      On pourrait dire que ça n’a de sens que si les économies et les budgets sont fusionnés, au sens où on ne distingue pas l’économie de la Bretagne de celle de la région parisienne (s’il y a du travail à Paris et pas en Bretagne les bretons montent à Paris, quitte à ce que les parisiens prennent leur retraite en Bretagne) et au sens où les parisiens se soucient assez peu de que leurs impôts « partent en Bretagne » (et même à la Réunion!) A moins d’être partisan de découper l’Italie en tranches du nord au sud et d’applaudir à la séparation de la Flandre et de la Wallonie, etc (la liste est longue…)

      Que ce genre de « fusion » ne soit possible que dans des conditions très particulières et/ou nécessite beaucoup de générations successives avant d’être vraiment acceptées est une évidence, je suis cependant assez surpris que ces conditions ne soient pas mieux cernées et discutées.

      Je me réfère en particulier à un texte de Jacques Généreux où il explique que les impôts n’otn de sens que si on renonce à s’assurer que chacun « en a pour son argent » (idée qui dépasse d’ailleurs celle de redistribution par les impôts puisqu’il est impossible de mesurer et de comptabiliser la « valeur » d’une route ou d’une ligne de chemin de fer vu les changements de « valeur » qu’elles entraînent dans les régions qu’elles traversent.)

  2. Plus assez de croissance et trop de dettes…
    Ça ne peut pas bien se terminer, on va bien devoir payer, d’une manière ou d’une autre.

      1. Ça, c’est une vue de l’esprit car même si on plante nos créanciers, en bout de course, la dépression qui s’installera nous fera payer ce que l’ancien système prenait à notre place à sa charge.

      2. @ Cash

        Mais payer la crise des profiteurs nous conduit à la dépression et à la barbarie.
        La seule sortie, c’est de refuser de payer, et « sortir du cadre ».

    1. Il y a des gens qui ont déjà payé. Qui n’ont plus rien mais qui payent encore, et à qui on continuera de faire payer… jusqu’à ce qu’ils n’aient plus rien à donner que leur vie, vous comprenez?
      Cela vous rappelle quelques suicides, ou pas?
      On va aller jusqu’où comme ça? Vous croyez que le service d’ordre de Naboléon n’est pas au courant des risques qu’il prend en disant qu’on est « pas des imbéciles« , en nous narguant avec ses petites phrases sur la fraude sociale, bien perverses, avec son petit sourire…. ? Quel français-e ne s’est pas endormi-e en serrant les poings? Quand il n’a pas déjà déversé sa rage sur son voisin, à défaut du conjoint, sur la bagnole ou le chat qui traîne..

      Les lois scélérates, comme l’Hadopi, la rétention de sûreté, la réforme de la justice, les prisons, les hôpitaux psy, le dégraissage de la police et de la gendarmerie c’est pourquoi à votre avis? Vous croyez qu’ils n’ont pas prévu de réponse violente de notre part? Vous croyez qu’il ne l’attendent pas avec délectation? Histoire de se faire du fric, du fric, du fric avec notre désespoir.

      Le désespoir, ça vaut combien? C’est côté en bourse vous croyez? « Sortir du cadre » c’est sortir de la dépendance aux narcotiques que sont l’argent et le jeu. Sortir des jeux d’argent de ceux qui nous gouvernent. C’est simple, il suffit de déclarer ça comme une maladie, remboursée à 100% par la sécu.

  3. Toujours pas versée la dernière tranche de prêt grec ???????
    Alors vous pouvez être certains que rien ne sera plus versé .
    Tout ces projets vont tomber à l’eau.
    L’Allemagne va se retirer.
    Ou mieux tous les pays endettés se déclarer en cessation et absorber l’épargne des nantis.
    Toutes ces réunions n’auront servi qu’à préparer l’esprit des populations.

  4. Je ne comprends pas « le Pacte de Stabilité Exclusif ».

    Ce « Pacte de Stabilité Exclusif » serait un nouveau groupe, plus retreint que le groupe des 17 Etats membres de la zone euro ?

    Ce « Pacte de Stabilité Exclusif » serait un nouveau groupe constitué des Etats européens les plus stables ?

    Ce « Pacte de Stabilité Exclusif » regrouperait donc l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche, la Finlande, la Slovaquie, l’Estonie, etc ?

    François Leclerc écrit : « L’actuel pacte lie entre eux les 17 pays membres de la zone euro et l’idée serait que le nouveau soit plus restreint, si nécessaire. »

    Quels seraient les Etats membres du « Pacte de Stabilité Exclusif » ?

    FL aurait des infos ?

      1. Le Soir parlait de l’Italie ce qui semble pour le moins surprenant.D’autre part on annonce une nouvelle demande de plan de sauvetage 2 pour le Portugal et l’Irlande voudrait bien faire passer par le FESF une partie importante du sauvetage de ses banques car dit elle,elle l’a aussi fait à la demande de la BCE pour sauver la zone euro et les senior bond holders, donc cela mérite récompense.Les deux pays demandent aussi des taux plus bas et un haircut comme en Grèce.
        Et bien bonne chance à tout ce petit monde.

  5. les grandes banques françaises disposent de fonds propres suffisants, du moins à des niveaux respectueux des normes de Bâle 3. Mais ces normes sont-elles en phase avec la crise systémique ?

    1. Si ils enlèvent certaines obligations qu’ils ont placé dans leurs fonds propres. Ils en sont loin des règles de Bale 3.

  6. Étrangement, votre article me rend presque optimiste sur l’avenir de l’euro..
    Jusque là on en était à un pari impossible (à gagner).
    Nous en voici à un pari presque impossible. Ça progresse.
    Reste que rien n’est fait pour calmer les « marchés ». Aucune mesure de restriction sociale ne saura les apaiser tant que le coût du travail ne sera pas revenu en Europe à celui de l’indien ou du chinois de base.
    Je propose, histoire d’équilibrer l’assiette de l’assiette, un bon petit défaut sur une ou deux dettes méditerranéennes qui devrait un peu ruiner Wall Street et la City, qu’ils nous foutent la paix, juste le temps nécessaire à construire quelque chose de neuf, avec à minima :
    – interdiction des paris sur les prix,
    – rééquilibrage des revenus travail/capital,
    – contrôle démocratique sur tout ce boxon.

    1. La croyance croissance implique :

      Totalitarisme cambiste. Existant déjà mais « le manche » nous (citoyens) échappant un peu plus.
      Indo-Chination du modèle productif.

      Absurdément, à l’évidence de la protection des valeurs (chiffrées et juridiques) des propriétés matérielles et des prix, saint rôle de la BCE, et du modèle social ( grignotage par le bas pour garantir les lignes crédit de fonctionnement des restes, massacre social en cours et prenant ampleur, au nom du « spread » pour raccourcir, amen).

      Papa pognon fronce le sourcil des paradis anonymes, des comptes chiffrés, des planches chauffées à blanc, des collusions forcenées d’intérêts rentiers virtuels, de la trouille jaune, aplati au sol, battu à mort, le chien social gémit et essaie de montrer les crocs, en frétillant de la queue, au cas ousque le « bon » maître lui donnerai la pâtée sans la lui mettre plus.

      La diversion-divisision (répartition urnée) politique par finalités interposées (bonnes et/ou mauvaises, chacun son évaluation) « pseudo socialisme » et économie-écologique.

      Les « classes moyennes » en tenaille entre misère populaire et attracteurs de crédit de fait sommés de devenir les factotum de l’exigence totale du « haut » vers le « bas ».

      Enfilés par les deux bouts de la trouille, faut-il douter que celles-ci choisiront de servir leurs habitudes, même durcies et décorrélées de leurs intérêts personnels chiffrés, courroie de transmission d’une mise en coupe réglée des « simples bras » qu’offre dame misère en pâture finale?

      Le discours anniversaire de la LOLF, suite, écoutez, et je vous prie démontez mes vues fatalistes, par avance merci :

      http://www.assemblee-nationale.tv/chaines.html?media=2981&synchro=0

      Le Plan, version privée, quelle charmante farce, ne seraient la dureté et le cynisme infini l’animant « pressentis » en filigrane du ton placide de nos hauts représentants, curieux de connaître le regard de Paul, François, ou Pierre sur ces discours.

      Fiction pour « drôles » :

      « Encore une « part » de désespoir? Ah ça y est, vous êtes résolu au suicide, mais quel dommage, enfin, vous êtes libres, nous vous enterrerons avec tristesse cher ami… »

      Té, si on donnait à chaque pensionnaire de MDR le choix de vivre avec un jeune couple…saute-mouton générationnel..une idée pied de nez

      1. Pour avoir travaillé, il y a quelques temps, dans une administration centrale, je vous jure que la LOLF était une bonne idée. Que l’argent ne soit plus réparti par direction, sous-direction, etc.. mais en fonction de grandes missions, d’objectifs et d’actions engagées est une idée simple et de bon sens. Ne plus se demander : « Cet argent, à qui vais-je le distribuer ? » mais « Pour quoi faire ? » aurait pu être une vraie révolution.
        Il se trouve que d’une part les administrations centrales ont pondu des indicateurs flous, ne permettant pas d’évaluer la pertinence ou l’efficacité de leurs engagements, et surtout, d’autre part, que la LOLF s’est noyée dans la réduction des moyens attribués et n’a rapidement plus été qu’un outil à serrer la ceinture. Dommage.

    1. @bozzo
      l’espoir c’est la tête de gondole du magasin financier , le centre de ma ville est rempli de supérette , GS . CA. AXA .BNP et a coté des opticiens, on a des problèmes de vue sans doute

  7. Si je comprends bien avec le nouveau pacte de stabilité qui va être annoncée on est en train de se diriger vers une division de la zone euro en 2 parties avec d’un coter les pays les moins résistants qui seront délaissé et l’autre avec les pays les plus résistants ? J’appelle cela un déclin, ce n’est pas vraiment mieux qu’un éclatement de la zone euro.

    1. Et surtout, quel sera le contrôle des populations sur ce nouveau pacte ?
      Les citoyens d’un pays qui serait sélectionné (par qui ?) pour faire partie de la zone euro reconfigurée auront-ils la possibilité de décliner cet « honneur » s’ils estiment que les contreparties exigées (car il y en aura, n’en doutons pas) sont trop cher payées ?

    2. Enfaîte-j’ai encore une question, que se passera-t-il pour les pays qui ne seront pas dans le pacte concrètement ?

  8. « ne multiplierait ses fonds que par un facteur 2, peut-être 3 dans le meilleur des cas. Comme il reste 250 milliards d’euros à lever sur la base des garanties accordées, on sera loin du milliard annoncé »

    Vous voulez vous sans doute dire « du millier de milliards ». Ce n’est pas la première fois que vous la faites. Vous avez bien raison d’éviter le terme « billion » à cause de sa polysémie entre ses usages français et anglais, mais Haddock et ses sabords était pourtant un bon repère mnémotechnique, qui vous a été déjà proposé.

    1. Rendu à ces ordres de grandeur, on change d’unité en utilisant les préfixes standards : un milliard d’euros, c’est 1 G€. Et la phrase devient « Comme il reste 250 G€ à lever sur la base des garanties accordées, on sera loin des 1 000 G€ annoncés et cela ne va pas chercher loin, étant donné ce qui pourrait devoir être financé. »

    1. On va quand même pas s’abonner à ASI pour entendre Marie-France Garaud !
      Les vieilles lunes nationalistes sont de retour, au propre comme au figuré.

      1. Merci pour cette vidéo surprenante, un sacré trio, le jeune et brillant comptable, l’économiste chevronné et Me Garaud en stratège géopolitique.

  9. La meilleure façon de « calmer les marchés », c’est de sortir le fouet, la schlague, la trique et le gourdin! et après, une bonne douche froide et à la niche.

    1. La même part, confortable, renouvelable mais non cumulable, pour chacun..de la naissance à la mort pour libérer les talents de chacun. Ces talents sont étouffés actuellement par ce système de profit à tous prix et de cumul cupide..
      Le premier qui sera contre ou sera indélicat ira en stage en prison pour pédaler pendant 6 heures par jour pour produire de l’électricité propre et déclencher la trappe contenant ses repas journaliers..

      1. Comment passer de l’utopie qui restera utopiste à l’utopie réaliste? En politique économique dans une démocratie la question est: comment améliorer la situation sans la détériorer et qu’est ce qui est possible économiquement et politiquement pour 90% de la population ou plus de façon à avoir 51% des votants? Il faut savoir que l’oligarchie a des moyens médiatiques ultra-puissants pour faire prendre des vessies pour des lanternes. Par exemple on nous parlera des méchants tziganes, de la méchante pollution par le charbon alors que l’énergie nucléaire est « propre », des méchants travailleurs immigrés clandestins, des méchants salariés qui ne bossent que 35h alors qu’il faudrait travailler beaucoup plus par exemple 65h comme les Asiatiques etc.

        Les citoyens en majorité sont contre les sur-inégalités, non contre les inégalités efficaces , celles qui permettent aux citoyens travailleurs de se motiver pour produire. Une inégalité de un à cinq serait suffisante sur tous les revenus. Ce serait déja une révolution. Mais l’oligarchie et même une partie du salariat supérieur est contre. De plus se pose la question du pouvoir politique (national) face à l’oligarchie transnationale. Jacques Généreux dans son livre , « Nous on peut », considère que les décisions nationales de limitation de l’écart des revenus sont possibles. La première mesure est le contrôle de l’oligarchie financière.

  10. Le Foreign Office avertit; « Préparez-vous à des émeutes avec l’effondrement de l’euro »
    http://www.telegraph.co.uk/news/politics/8917077/Prepare-for-riots-in-euro-collapse-Foreign-Office-warns.html

    Différence entre dictature et démocratie; on est prévenu
    Francis Maude prévient les syndicats: Nous allons réécrire la loi sur les grève
    We’ll rewrite law on strikes, Francis Maude warns the unions
    http://www.telegraph.co.uk/news/politics/8917075/Well-rewrite-law-on-strikes-Francis-Maude-warns-the-unions.html

    dessert… (et on laissera tout sur la table)
    Prommer & Barck – Sleeping Beauty (unofficial)
    http://www.youtube.com/watch?v=kHGoa1HYePw

    1. Effectivement, le déposant plumé ou l’épargnant floué devient vite nerveux quand ses éconocroques partent en fumée…il va y a voir du sport devant les agences bancaires si tel devait se produire, pire que le début des soldes chez Harrod’s!
      quant à la « zone euro renforcée », j’entends d’ici le bruit que feront les genoux de nos édiles sur le parquet ciré de leur splendides bureaux lorsqu’un banquier viendra les voir…l’usurier relançant son débiteur, tableau de genre, on dirait du Zola….

  11. Comme vous avez du le lire dans la presse étrangère, pas française, la Suisse vote aujourd’hui pour un salaire minimum à 4000 CHF, soit 3200-3300 € mensuel. On ne connait pas encore l’issue du vote, mais peut importe. En effet, 4000CHF est de fait le salaire minimum dans beaucoup de branche d’activité.
    Alors que faut-il en conclure.
    1) Que les Suisse sont des communistes-socialistes utopistes sans le savoir. Difficile à croire dans un pays qui a des penchants ultra- libéraux certains.
    2) que leur manque de culture économique et politique va les mettre en faillite. Alors regarder la télé suisse, vous verrez que le niveau des débats économiques et sociaux est nettement plus élevé ici.
    3) que les syndicats sont tout puissants. A qui faire croire ça!
    Alors, qu’en conclure. Je suis étonné par le manque de réaction en France.Pourtant il ne s’agit pas d’un fait anecdotique. Je suis surtout étonné que la Suisse réussisse mieux avec de tels « contraintes ». Il ne s’agit jamais que de 3 fois notre smic.

    1. Serait temps mon cher de vous rencarder la moindre sur ce pays. Son histoire et son fédéralisme direct, sa neutralité, son esprit aigü de « conservation », sa gestion teutonne, son décentralisme, son taux de suicides…

      Pour quoi vouloir comparer les nations ?

      Et surtout : aucune votation à ce sujet aujourd’hui.

    2. Il ne s’agit pas de la Suisse mais de votations dans deux cantons : Genève et Neuchâtel,

      D’après ce que j’ai pu en entendre, le taux de participation était faible, le projet aurait été refusé à Genève et accepté à Neuchâtel.

    3. Si ça passe, le Front de Gauche qui ne propose que 1700€ net pour le SMIC risque le ridicule 😉

      … mais le montant d’un salaire n’a de sens qu’en fonction des prix. La Suisse a de vraies frontières mais un taux de droit de 5,5 % en moyenne (celui de l’Union Européenne est de 4,2 %.)

      Le vote de ce week-end concernait les cantons de Genève et Neuchâtel uniquement.
      Les Genevois et les Neuchâtelois votaient dimanche sur l’introduction d’un salaire minimum dans leur constitution cantonale. Les citoyens du canton de Genève ont refusé le projet par 54,2% des voix, mais Neuchâtel l’a accepté par 54,64% de oui. ( http://www.tsr.ch )

      Article du Figaro à ce sujet

      1. Il s’agit effectivement d’une votation dans les cantons de Genève et de Neuchâtel . La question posée est « Acceptez vous l’initiative pour le droit à un salaire minimum » . Au mois de mai , dans le canton de Vaud , la réponse avait été négative .

        S’il y avait un Oui dans un canton , ce serait une première en Suisse pour un minimum salarial , qui aujourd’hui résulte de conventions collectives de branches de métiers . La « régulation  » est assurée par la possibilté de recours administratifs et juridiques .

        L’envolée du franc suisse a poussé les employeurs de sociétés exportatrices à diminuer leurs charges salariales ( la « rigueur à la suisse) allant , comme ils disent pudiquement jusqu’à la « sous-enchère » .

        Pas mal de frontaliers ont ainsi vu fondre et au delà , l’avantage que le paiement du salaire en FCh leur procurait .

        Si , à blanc , l’opinion publique semble favorable à la mesure , il reste qu’en bons libéraux , les suisses verraient plutôt mal une autre régulation du marché du travail que le régime actuel de conventions par branches – aides sociales- recours juridiques ..

        Il est d’ailleurs intéressant de noter que si les partis de gauche ont pu relancer cette votation , c’est que dans le système actuel , les laissés pour compte et les plus démunis sont : agriculteurs , coiffure, nettoyage ….tous métiers de servage historique .

    4. Attention, quand on parle de 4000 Frs, c’est du brut. Pour comparer avec le SMIC français, il faut préciser que la part du « salaire différé » est bien moindre en Suisse:

      – pas de sécurité sociale, celle-ci étant privée, obligatoire, et non proportionnelle aux revenus.

      – redisribution très basse, pas de politique familiale.

      – impôts sur le revenu pour tout le monde, équivalents à deux mois de salaires pour la classe moyenne.

      – prix 30 à 50% plus élevés.

      – temps de travail 41h par semaine, 4 semaines de congés payés.

      Au final, la Suisse est loin d’être un « paradis fiscal » pour les gens ordinaires. Le système y est bien plus inégalitaire qu’en France.

      1. En clair, pour les emplois les plus précaires, bâtiment, hôtellerie, services, massivement occupés par des étrangers, le statut de salarié en Suisse est presque comparable en droits et prestations à celui d’auto-entrepreneur en France. Et pour l’employeur, le coût de la main d’oeuvre n’ est pas plus élevé en Suisse qu’en France.

  12. Salut à tous.
    Quelqu’un pourrait-il me donner un lien qui traiterait de l’effet de la crise sur le francs pacifique (CFP); ou sur ce site, un titre d’article de Mr Jorion que je pourrais trouver dans les archives ou la vidéothèque qui parlerait du sujet; ou le cas échéant, l’avis de ceux qui se seraient intéressés à la question ?
    Les résidents de Nlle Calédonie sont-ils plus à l’abri de la crise, plus précarisés ou la subiront-ils de la même façon que les métropolitains ?
    Se serait sympa, merci par avance et pour ce blog et sa pertinence.

    1. @ Erb,

      Bonjour,

      Trouvé cela :

      http://www.gouv.nc/portal/page/portal/gouv/actualites/actualite?p_id=25334377
      du 16.11, adoption budget 2012.

      http://nouvellecaledonie.la1ere.fr/infos/actualites/isee-20-ans-de-mutation-pour-lemploi_71978.html
      17.11.11

      http://www.ieom.fr/IMG/pdf/ne48_portrait_bdps_nc_et_pf_2010.pdf
      du 31.10.11 balance des paiements, structure, déficit record.

      http://www.medef.nc/index.php?option=com_content&task=view&id=7&Itemid=8

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_d%27%C3%A9mission_d%27outre-mer

      Par proximité de sujet en géographie élargie:
      http://www.tahiti-infos.com/attachment/308156/ – Polynésie française
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      NOTE POUR LE COMMUNIQUE DE PRESSE
      SUR LE BUDGET PRIMITIF 2012
      INTRODUCTION
      La construction du budget 2012 a été fortement impactée par le contexte économique mondial.
      Au cours de l’été 2011, le climat conjoncturel s’est nettement détérioré dans l’ensemble des économies avancées et dans la zone Euro, les incertitudes sur la croissance, alimentées par la crise des dettes souveraines ont entraîné un fort recul des indices boursiers, notamment des institutions financières.
      Un grippage des canaux de financement de l’économie ne donc peut être exclu surtout suite aux tensions sur l’Euro et aux questionnements sur le financement de la dette grecque.
      En revanche, la mise en œuvre par les pays concernés de mesures susceptibles de restaurer la confiance des agents économiques en la solidité du système financier mondial, pourrait créer un effet favorable sur les projections.
      Par ailleurs, un recul des prix du pétrole, une fois certaines contraintes d’offres levées (fin de la crise sociale dans certains pays arabes), pourrait soutenir l’activité des économies avancées et servir d’amortisseur à la dégradation de l’activité.
      Malgré le jeu d’amortisseurs exercé par les transferts publics et la garantie de parité monétaire, la crise mondiale que nous connaissons depuis près de trois ans, n’a pas manqué d’impacter l’économie de notre pays.
      En Polynésie, la situation économique ne semble pas devoir s’améliorer à court terme et les perspectives d’évolution des entreprises restent moroses.
      Ces tendances se retrouvent sur le marché du travail, toujours en recul (-3 % en août 2011) et sur les importations de biens d’investissement eux aussi en berne (-10 % en septembre 2011).
      Ainsi, la croissance polynésienne, portée depuis plusieurs années par la consommation des ménages est aujourd’hui pénalisée par le recul de cette dernière (baisse de l’emploi, hausse de la fiscalité..) qui n’est ni compensée par des investissements (publics ou privés) supplémentaires, ni par des exportations qui resteront globalement stables en 2011. Seul le tourisme affichera une reprise de 10 % en 2011 pour représenter autour de 35 milliards de recettes touristiques.
      Dans ce contexte attentiste, les fondamentaux de l’économie continuent de se dégrader et les perspectives d’une reprise économique rapide restent faibles.
      La croissance ne sera pas dopée par une reprise des exportations de biens et de service en 2012 (avec des perspectives de retour de la crise dans les pays développés) ni par un soutien du secteur public, sans marge de manœuvre budgétaire.
      La reprise ne viendra pas de l’extérieur en 2012 et les conditions pour que l’économie polynésienne sorte du cycle de décroissance entamé depuis 4 ans ne semble pas encore réunies avec des risques importants qui pèsent sur l’ensemble des acteurs de l’économie polynésienne.
      Les ménages sont inquiets du marché de l’emploi, de l’évolution de la fiscalité et du retour de l’inflation.
      L’administration est fortement contrainte par un contexte budgétaire particulièrement tendu, offrant très peu de flexibilité, les entreprises anticipent des moments difficiles (baisse de la commande publique, de la consommation des ménages, probable hausse de la fiscalité..) et le reste du monde paye aujourd’hui les politiques menées depuis la crise financière de 2007.
      Pour autant, cette crise venue de l’extérieur n’a fait qu’ajouter à la crise intérieure que nous connaissons déjà depuis presque une décennie.
      Après une période de ralentissement de la croissance, celle-ci connaît une véritable récession depuis 2007 avec une variation négative du P.I.B. par habitant.
      Cette tendance ne s’est toujours pas inversée.
      En tout, ce sont plus de 35 milliards de valeur ajoutée qui ont été perdus entre 2008 et 2010.
      Le P.I.B. qui s’établit aux alentours de 535 milliards de F a ainsi retrouvé son niveau de 2003 alors que dans le même temps, la population a progressé de 9 % (+ 20 000 habitants).
      Cela a donc engendré en moins de 7 ans, une réduction de 10 % du P.I.B. par habitant.
      Autrement dit, en 2011 pour assurer aux polynésiens, le même niveau de vie qu’en 2003, il manquerait autour de 54 milliards de F au produit intérieur brut.
      Quelles sont les raisons de cette crise ?
      On notera tout d’abord une évolution de la fiscalité déconnectée de la réalité économique.
      Ainsi, à partir de 2000-2001, avec la mise en place de la T.V.A., le rendement de la fiscalité augmente de manière très importante : 50 milliards de F en 1990, 70 milliards de F en 2000 et 105 milliards de F en 2008.
      Mais surtout, elle progresse plus vite que les revenus. La population s’est globalement appauvrie alors que les prélèvements sociaux n’ont cessé d’augmenter afin de compenser la baisse du produit des cotisations, cause d’une économie en berne.
      Tous les indicateurs sont en effet au rouge. Les exportations et les recettes touristiques sont insuffisantes compte tenu d’un tassement de la demande extérieure.
      Le marché intérieur est asphyxié et ne peut soutenir à lui seul la croissance de l’économie locale, ce qui engendre une chute de la consommation des ménages et à terme une destruction des emplois.
      Engagée dans cette spirale dépressionnaire, la Polynésie française aurait déjà dû connaître la crise bien avant 2008. Toutefois la progression des transferts de l’Etat est venue amortir les effets de la crise structurelle du pays et l’a en fait masquée.
      Mais depuis les réformes engagées ces dernières années par le gouvernement central telles que, la refonte de l’indemnité temporaire de retraite (I.T.R.), le retrait progressif des forces armées, le non renouvellement de la convention de financement du régime de solidarité de Polynésie française ou encore la réduction des moyens accordés à la construction et à l’entretien des établissements scolaires du second degré, les dépenses de l’Etat en Polynésie française sont appelées à diminuer de manière certaine et continue.
      Cette tendance ne manquera pas d’avoir un effet particulièrement négatif sur le niveau d’activité économique.
      Car notre système économique repose de manière prépondérante sur des consommateurs locaux dont la capacité de paiement est largement liée à l’évolution des budgets publics de fonctionnement (Etat, Pays, communes, entités périphériques).
      La multiplication des démembrements administratifs accompagnée mécaniquement d’une augmentation de la masse salariale publique a donc directement contribué à maintenir ce modèle économique et ce, au détriment d’investissements publics indispensables à un développement et une croissance durable.
      En conséquence, à défaut d’un changement de modèle directement lié à une révision du périmètre de l’action publique, on devra impérativement et a minima conduire une refonte du service public et une répartition équitable et durable des efforts à consentir.
      Sans cela, notre pays restera prisonnier d’un cycle infernal le condamnant à toujours alourdir les prélèvements pour venir en aide aux acteurs économiques et aux ménages mis en difficulté par cet accroissement même des prélèvements.
      Les défis que nous devons relever pour sortir durablement notre pays de la crise, sont nombreux car il ne s’agit plus simplement de faire des efforts de rigueur en attendant que « la tempête passe ».
      Il nous faudra impérativement forger des réponses structurelles.
      Il s’agira donc de mener de front :
      – un redressement de nos comptes financiers avec en première étape l’adoption du budget 2012 et avec pour corollaires la mise en chantier de la refonte du service public, la réduction de taille de l’appareil public et la redéfinition des limites pertinentes de l’intervention de l’autorité publique à inscrire dans un schéma d’aménagement ;
      – la réforme fiscale répondant à un double principe d’équité et d’efficacité ;
      – ainsi que celle de notre système de protection sociale généralisée.
      Et tout cela devra s’incrire dans un nouveau schéma de développement économique et social pour notre Pays afin d’adosser nos exigences de solidarité sur les capacités pérennes de notre économie.
      L’année 2012 sera celle de la mise en place des fondations et outils nécessaires pour conduire ces réformes pour une mise en œuvre à partir de 2013.
      Mais pour l’heure, le redressement et l’assainissement des finances de la collectivité seront les priorités gouvernementales pour 2012.
      I – UN BUDGET RIGIDIFIE PAR LE POIDS DES DEPENSES OBLIGATOIRES ET DICTE PAR LES IMPERATIFS D’ASSAINISSEMENT DES COMPTES PUBLICS
      Le budget de la Polynésie française est caractérisé par une rigidité de sa section de fonctionnement de plus en plus importante.
      Cela signifie que les dépenses obligatoires et incontournables pèsent de manière croissante sur les finances du Pays ne laissant que peu de marge de manœuvre aux gouvernements successifs pour mettre en œuvre leur politique publique ou simplement pour répondre à des situations d’urgence.
      La loi organique dispose dans son article 144 que « (…) Ne sont obligatoires pour la Polynésie française que les dépenses nécessaires à l’acquittement des dettes exigibles et des dépenses pour lesquelles la présente loi organique l’a expressément décidé. (…)».
      Pour autant, le poids relatif sur le budget de fonctionnement de ces charges obligatoires que sont l’annuité de la dette, le versement au fonds intercommunal de péréquation (F.I.P.), les dotations à l’Assemblée de Polynésie française et au Conseil économique social et culturel n’a cessé de croître au cours des dernières années.
      Il convient de compléter cette liste, des dépenses dites « en atténuation de recettes » telles que les remboursements de crédits de T.V.A. et les dégrèvements fiscaux. Ces charges techniques étant des dépenses réglementaires, la collectivité ne peut les arbitrer sans modification de la réglementation.
      Les dépenses légales et réglementaires représentent ainsi à elles seules 29,35 % du budget de fonctionnement pour 2012 contre 27,13 % en 2010 et 27,5 % au B.P. 2011.
      Si près d’un tiers de notre budget de fonctionnement est déjà engagé par ces dépenses obligatoires auxquelles il faut également rajouter des dépenses de personnel et des dépenses de fonctionnement d’entités périphériques, on constate au final que l’on ne pourra réserver qu’une infime partie des ressources à la mise à œuvre des politiques publiques.
      L’objectif prioritaire et primordial est donc de redonner à moyen terme de la flexibilité, de l’oxygène au budget de la collectivité par le redressement et l’assainissement des comptes publics (inscription de crédits pour des admissions en non valeur et provisions pour risques et charges).
      L’urgence est de retrouver la sincérité des comptes du Pays, urgence car la situation de trésorerie
      II – UN BUDGET EXIGEANT ENCORE PLUS D’EFFORT EN RAISON DE LA CHUTE CONTINUE DES RECETTES FISCALES
      Avec l’impact de la crise mondiale sur l’économie intérieure et les retards pris dans la mise en œuvre des réformes structurelles, on assiste à un effondrement du produit de la fiscalité.
      Compte tenu du poids très important des dépenses obligatoires que nous venons de développer, la réduction des autres dépenses de fonctionnement est d’autant plus drastique pour assurer l’équilibre du budget 2012.
      En 2012, les prévisions de recettes de fonctionnement (y compris les crédits de défiscalisation) s’établissent à un niveau historiquement bas, soit à 107,550 milliards de F, et affichent donc une très importante diminution de 10,349 milliards de F (-8,78 %) par rapport au B.P. 2011.
      En effet, les recettes fiscales qui représentent 83,14 % de la totalité des recettes de fonctionnement, poursuivent leur trajectoire à la baisse engagée depuis 2009.
      Les perspectives pour 2012 n’augurent pas de reprise de la croissance. Au contraire, les prévisions d’évolution du produit intérieur brut sont négatives de 8 %.
      Des efforts ont donc été engagés sur la totalité des dépenses (personnel, subventions, fonctionnement courant). Les diminutions sont venues se rajouter à celles déjà enregistrées en 2010 et 2011.
      III – MAIS UN BUDGET REPONDANT A LA VOLONTE GOUVERNEMENTALE DE PRESERVER LA SOLIDARITE NECESSAIRE A NOTRE COHESION SOCIALE ET LE SOUTIEN AUX PERSONNES EN SITUATION DE GRANDE VULNERABILITE
      Les ressources budgétaires subissant une réduction sévère, l’ensemble des aides à la personne et à caractère économique doit également être revu à la baisse.
      Globalement, c’est un retrait de 12,79 % des crédits qui est constaté mais le gouvernement a tout de même tenté de conserver les principaux dispositifs qui sont actuellement les seuls amortisseurs sociaux à la crise tels que :
      – les subventions aux régimes de protection sociale et au Fonds pour l’amortissement du déficit social (F.A.D.E.S.) ;
      – les aides à caractère économique ( actions pour l’emploi, continuité territoriale archipels, aides à l’exportation, au développement des entreprises, etc.) ;
      – Les aides à la personne (bourses scolaires, aide à la mobilité étudiante…).
      IV – LES MENACES DE LA CRISE BUDGETAIRE SUR LES INVESTISSEMENTS PUBLICS
      L’absence d’autofinancement en dehors de ce qui est strictement nécessaire pour l’amortissement du capital de la dette et la diminution des emprunts réduisent de manière importante la capacité d’investissement de la Polynésie française.
      Le montant du budget d’investissement réel 2012, hors capital de la dette, s’élèvera à 19,4 milliards de F contre 26,7 milliards de F en 2011, soit une réduction de 27,34 % entre les deux années.
      Il ne sera donc possible d’inscrire que :
      – les crédits de paiement liés aux opérations effectuées en co-financement ;
      – les crédits de paiement nécessaires pour couvrir les engagements déjà passés en 2011.
      Cette inscription, si elle peut paraître très insuffisante est pourtant plus proche des réalisations de 2011 puisque sur les 26,7 milliards de crédits de paiement inscrits, au final, il n’y a eu que 16,19 milliards réellement financés soit par des emprunts, des dotations affectées ou autres.

      Au final, hors écritures d’ordre mais y compris les crédits de défiscalisation, le budget primitif s’établit pour l’exercice 2012 à 135,2 milliards de F. Il est en baisse de 12,5 % par rapport au budget primitif 2011.
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      Et ça :

      http://hirofarepote.wordpress.com/2011/11/19/2012-descente-aux-enfers-assuree-pour-leconomie-polynesienne/

      Beau dimanche

      1. Par ailleurs, un recul des prix du pétrole, une fois certaines contraintes d’offres levées (fin de la crise sociale dans certains pays arabes), pourrait soutenir l’activité des économies avancées et servir d’amortisseur à la dégradation de l’activité.

        La baisse des prix du pétrole….Il est là le miracle que tout le monde attend !!!

        Hélas les loups-cervier de chez Goldman mais aussi nos tripatouilleurs locaux, talonnés par l’imminence du naufrage, n’auront de cesse de cueillir le blé en herbe dès qu’il sera sorti de terre. Les fauves pris au piège y verront l’opportunité une ultime razzia avant la remise au pas.

        Le troupeau aveugle et sourd continue à ruminer dans son enclot quand l’odeur du sang précipite à la curée tous les prédateurs.

      2. @Jérôme c’est super sympa.
        Du bricolage au jardin m’a tenu loin de l’ordi et je viens juste de voir la réponse.
        Merci de m’avoir octroyé cette attention .
        Je vais de ce pas m’en instruire et poster ensuite sur ce blog le fruit de la réflexion qu’elle m’aura inspirée pour la livrer à vos critiques et vérifier si je ne fais pas fausse route dans mes déductions… d’ici… au moins demain vu le panel de liens proposés pour comprendre le contexte du Pacifique français.

    2. Salut Jérôme.

      Apparemment, la Polynésie et la Nlle Calédonie sont dans 2 situations bien différentes hormis le fait qu’ils soient soutenus financièrement par l’Etat français pour environ 20% de leur budget et, le F CFP n’a pas de valeur en soit s’il n’est soutenue par l’Euro.
      La Nlle Calédonie attire des investisseurs Canadiens Anglais et Suisses qui installent des usines de transformation du nickel et les infrastructures liées à cette exploitation bénéficient au développement de l’île.
      La Polynésie est à « la ramasse » et le secteur touristique devenu hyper concurentiel est en baisse comme le marché de la perle… Les perspectives sont minces pour relancer l’emploi.
      L’Etat français pourvoit à « l’équilibre » des comptes des 2 archipels mais avec ses presque 18500 km² et ses seulement 250 000 habitants (dont 160 000 dans le grand Nouméa), la Nlle Calédonie peu peuplée offre davantage de débouchés que la Polynésie découpée géographiquement en îles rendant les transports et les communications trop gourmands en temps et en énergies. Pour flâner en touristes c’est bon, moins pour le commerce.
      En Nlle Calédonie la stabilité politique et la recherche d’un modèle d’indépendance où chaque partie trouverait son compte, semble mis en oeuvre et ajoute aux atouts de cette région du monde où le travail ne manque pas et reste honnêtement rémunéré jusque là…
      Cependant si je comprends, dans le cas où l’Etat réduirait ses subventions à cause de la crise, l’impact serait important sur le pouvoir d’achat, car le prix de la vie à Nouméa est presque équivalent à celui de Paris et, à moins d’adopter la brousse, il faudra « avoir du répondant » pour y être pérenne.
      Le nombre d’employés dans l’armée, la sécurité, la justice, la santé, les transports etc, qui vivent avec des salaires payés depuis la France seraient durement touchés en cas de récession et toute l’économie de l’île en serait perturbée.
      L’abandon de la loi défiscalisante sur l’hötellerie n’arrangera pas les affaires de ces 2 régions.
      La Nlle Calédonie est tributaire d’importations vitales qui coûtent plus que ce qu’elle produit et le nickel ne parvient pas à équilibrer les comptes.
      En plus, ce ne sont pas des entreprises françaises qui ont investit dans la transformation du nickel, et il me semble que ce sont les entreprises étrangères qui bénéficient de la manne et en tirent l’essentiel des profits…
      En tous cas, là-bas ça à l’air d’embaucher et de fidéliser l’employé qualifié, trop rare pour le laisser filer à la concurence pendant qu’ici les licenciements s’accélerrent et les BAC + 5 bossent à Mc Do !
      Mais le voyage et l’installtion dans ces lieux s’évaluent à 30 à 40 mille € pour 1 couple un enfant en pourvoyant juste au nécessaire genre petit budget… Voyage, logement, bouffe, transports et communications plombent lourdement les budget du style 4 yaourts natures à 3,5€, la tablette de chocolat 1 ier prix à 4 €, le F3 loué entre 800 et 1200 €, internet au triple du tarif métropolitain et tout à l’avenent, céréales (importées), fruits et légumes peu produits, dont les prix élevés se retrouvent dans l’addition des restos et des grandes surfaces. Quant aux tarifs véhicules, assurances, il faut compter une majoration de 10 à 20 % par rapport à ici et de 1 à 3 point pour les taux d’intérêts …

      Ensuite, il y a tout ce qui échappe à ma piètre culture et qui ne me permet pas de comprendre les plans dans les plans des politiques qui gèrent l’économie,. Les rouages et les finalités de leurs actions me restent innaccessibles…et même mes déclarations ci-dessus peuvent être entachées d’erreurs grossières !

      J’espère dans ce cas que l’un de vous me corrigera.

      Bon toujours à tous.

  13. « Nous ne devrons même pas appeler nos affiliés à venir manifester le 2 décembre ».

    http://www.lalibre.be/actu/crise-politique/article/702778/csc-et-fgtb-accord-inequitable-et-agitation-sociale-inevitable.html

    Les employeurs s’opposent à la manifestation nationale.
    Le président du Voka, réseau d’entreprises flamand, Luc De Bruyckere, a appelé dimanche avant-midi dans un communiqué de presse à montrer son sens des responsabilités et à annuler la manifestation du 2 décembre à Bruxelles.

    Ce qui va motiver encore plus les participants.

    http://www.lalibre.be/actu/crise-politique/article/702788/les-employeurs-s-opposent-a-la-manifestation-nationale.html

    1. Ce qui va motiver encore plus les participants.

      En effet. Personnellement, je pensais me focaliser sur la solidarité avec les métallos liégeois le 7 décembre, parce que je pense que les balades entre Nord et Midi ne gênent personne et ne servent à rien, à part faire faire une bonne journée aux cafetiers sur le parcours de la manif. Mais là, depuis que j’ai lu cette dépêche, je ne sais pas pourquoi, mais je sens que je retrouve une motivation à aller faire une chtite promenade à Bruxelles ! 😉

      1. Dissy, Hououji Fuu,etc… le 2, faudra aussi penser à manifester pour ceux qui n’ont rien ou presque. Les syndicats, c’est bien joli mais ils oublient un peu cette réalité-là, dans leurs manif. Bonne promenade.
        @ Hououji Fuu : ce que je voulais sous-entendre (maladroitement, c’est vrai), dans mon post ci-dessous où vous m’incendiez, c’est qu’il y a de vrais malheureux en Belgique aussi. Eux, on les oublie toujours. M’en fout, moi, de ceux qui ont peur pour leurs sous. Qu’ils achètent de l’or, des bons d’Etat, de la brique, grand bien leur fasse. Eric de Keuleneer a raison quand il dit qu’il faut s’adresser en premier lieu aux épargnant belges. Moi, je rajoute : de gré ou de force. Que ceux qui ont quelque chose paient !!! Pour mon cas personnel, y’aura pas plus d’austérité demain qu’aujourd’hui. Ne vous trompez pas de cible, cher ami. Débat clôs.

      2. @kohaagen

        Je comprends mieux ce que vous avez écrit, dans ce cas. Ceci étant, vous commettez une erreur monumentale avec cette généralisation abusive : ceux qui sont visés par ce budget inique, ce sont d’abord et avant tout les plus vulnérables, les allocataires sociaux, les chômeurs, et les travailleurs – ouvriers ou employés. Ce sont eux qui sont les cibles et les victimes, pas les entreprises, pas ces fameux « rentiers » et classes les plus aisées. Donc votre raisonnement est faux : vous dites vous moquer de ce qui arrivera à ceux qui ont de l’argent à placer pour acheter or et terrains, mais eux n’en ont rien à battre non plus, de ce budget ! Il ne les touchera pas !

        En plus ce n’est pas en se renfermant sur son propre cas que l’on pourra rassembler et créer un vrai rapport de forces pour faire changer les choses. Si je vous disais que je me fous des chômeurs parce que moi je bosse avec un CDI et un bon salaire, je serais la pire des imbéciles.

        Enfin, si vous pensez que les syndicats se foutent des chômeurs et des allocataires sociaux, je vous invite à lire les communiqués de presse, analyses, et autres éléments produits par la FGTB. Je vous rappelle que la FGTB tente de faire fonctionner une commission des Travailleurs Sans Emploi, auxquels elle donne des mandats et des places dans ses instances, mais ceux qui la composent, bien qu’ils se battent comme des lions, arrivent mal à motiver, trouver un écho auprès des chômeurs et allocataires sociaux eux-mêmes ! Je vous signale que, lors de notre balade du 2, les chômeurs et allocataires sociaux feraient mieux de marcher avec tout le monde ! Car nous nous battons pour tous, travailleurs avec ou sans emploi ! Et force est de constater que les travailleurs avec emploi se mobilisent bien plus que les travailleurs sans emploi ! Alors, plutôt que d’adresser des reproches sans le moindre fondement aux organisations syndicales, je vous invite à prendre connaissance des informations disponibles, et à être solidaire, comme nous le sommes !

      3. J’admets m’être emporté. Désolé. Je garde une petite rancune à l’égard des syndicats suite à un licenciement, il y a quelques années. Mais bon, je généralise sans doute abusivement et il faut évoluer. Et être solidaires, c’est vrai. Si nous pensons tous les deux que le plus important est de défendre les faibles, alors, notre petite chamaillerie n’a pas lieu d’être 😉

  14. Pour sauver la zone euro, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel auraient décidé de prendre le taureau par les cornes. Selon une information du journal allemand Welt am Sonntag, la chancelière allemande et le président français songeraient à la mise en place d’une « super-zone euro » plus intégré, comprenant entre 9 et 17 membres.

    Créé sur le modèle des accords de Schengen (qui ne regroupent que 22 des 27 membres de l’UE), par le biais d’accords bilatéraux, ce nouveau pacte de stabilité permettrait d’accélérer l’intégration fiscale européenne tout en évitant la longue et laborieuse procédure de révision des traités européens.

    Cette procédure ne requiert la participation que de 9 Etats-membres minimum, mais Paris et Berlin feraient de la participation de Rome un impératif.

    L’accord, qui pourrait être annoncé le 9 décembre, prévoirait le durcissement de l’application des règles budgétaires (actuellement, le pacte de stabilité interdit les déficits supérieurs à 3%, un chiffre dépassé par la majorité des membres, y compris par la France). Plus important encore, une plus grande intégration fiscale ouvrirait peut-être la voie à un interventionnisme plus poussé de la Banque centrale européenne (BCE), comme le souligne Business Insider.

    Réclamé par la majorité des pays européens et pour l’instant refusé par l’Allemagne, le rachat par la BCE des dettes souveraines des Etats n’est désormais plus un tabou, comme l’indique un banquier central cité par le Welt : « si les politiques s’accordent, la BCE est prête à foncer et aider ». L’article sous-entend que la chancelière Merkel pourrait finalement céder sur ce point, « harcelée par ses partenaires européens » et « mise sous pression par les marchés financiers ».

    Mais rien n’est gagné, car l’influent banquier central Jens Weidmann, qui siège au conseil de la BCE, demeure fermement opposé à cette solution, qui pourrait entraîner de l’inflation et diminuer la crédibilité de l’institution, censée être indépendante.

    http://online.wsj.com/article/SB10001424052970204630904577062592535969680.html?mod=WSJEurope_hpp_LEFTTopStories

  15. Neuf Etats au minimum participeraient au « Pacte de Stabilité Exclusif » : on peut imaginer que ce sont les Etats européens du Nord (par opposition avec les Etats européens périphériques : Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne, Chypre, etc).

    Le « Pacte de Stabilité Exclusif » regrouperait :

    1- Allemagne.
    2- Pays-Bas.
    3- Autriche.
    4- Finlande.
    5- Estonie.
    6- Slovaquie.
    7- Slovénie.
    8- Luxembourg.
    9- France.

    Mais il y a deux Etats qui posent problème : la France et l’Italie.

    Aujourd’hui, la France et l’Italie ne sont pas stables du tout !

    Par exemple, les investisseurs internationaux fuient les obligations françaises :

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN10:IND

    Les investisseurs internationaux fuient les obligations italiennes :

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    En quoi la France et l’Italie sont-elles stables ?

    Autrement dit : le « Pacte de Stabilité Exclusif » acceptera-t-il en son sein deux Etats dont la situation économique et financière est très instable ?

    Si oui, ce ne sera pas un « Pacte de Stabilité Exclusif ».

    Ce sera encore un truc complètement pipeau.

    Ce sera encore une usine à gaz uniquement destinée à rassurer les marchés.

    Et ça échouera à rassurer les marchés.

    Comme d’hab.

    1. @ BA

      Vous pouvez oublier l’Italie.
      Reste la Belgique qui va se pondre un gouvernement et un budget d’austérité pour pouvoir faire partie du voyage.
      Le ton de votre commentaire me surprend. Vous d’ordinaire si objectif et alignant impassiblement les mauvaises nouvelles.
      J’ai même l’impression que vous avez un petit peu peur que ça fonctionne.

      1. Même avec un gouvernement, la Belgique « ne fera pas partie du voyage » : son budget n’est pas un budget d’autérité. Les Belges ont connu l’austérité il y a une vingtaine d’années (époque Dehaene). Avant cela, il y avait eu la période dite des « accords de Val Duchesse » (1987). Ce qui attend les Belges n’est pas de l’austérité ! Lisez çà.
        http://www.lesoir.be/actualite/belgique/elections_2010/2011-11-27/di-rupo-un-gouvernement-au-plus-vite-direct-879729.php

      2. L’Italie fera bien partie du « Pacte de STABILITE Exclusif » !

        C’est vous dire si ce nouveau machin sera STABLE, avec l’Italie !

        J’éclate de rire !

        Lisez ces deux articles :

        D’après le journal qui s’appuie sur des sources gouvernementales, les deux dirigeants veulent mettre en oeuvre rapidement un nouveau pacte exclusif entre la France, l’Allemagne et certains pays, sur le modèle de l’accord de Schengen sur la circulation des personnes qui comprend actuellement 10 des 27 de l’UE.

        Paris et Berlin feront des propositions en ce sens au cours de la semaine, avant le sommet européen du 9 décembre et souhaitent que Rome s’y associe, selon ces sources.

        http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp_00402746-zone-euro-merkel-et-sarkozy-pour-un-pacte-de-stabilite-exclusif-presse-254528.php

        Créé sur le modèle des accords de Schengen (qui ne regroupent que 22 des 27 membres de l’UE), par le biais d’accords bilatéraux, ce nouveau pacte de stabilité permettrait d’accélérer l’intégration fiscale européenne tout en évitant la longue et laborieuse procédure de révision des traités européens. Cette procédure ne requiert la participation que de 9 Etats-membres minimum, mais Paris et Berlin feraient de la participation de Rome un impératif.

        http://www.atlantico.fr/pepites/zone-euro-deux-vitesses-pacte-stabilite-sarkozy-merkel-bce-232905.html

      3. @kohaagen

        Ce qui attend les Belges n’est pas de l’austérité !

        Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer, quand je lis des inepties pareilles.
        Cher ami, renseignez-vous mieux qu’avec une dépèche du torchon qu’est devenu Le Soir. Si vous pensez que l’austérité ne prend que la forme simpliste d’impôts ou de taxes, vous avez encore du chemin à faire ! Lisez des analyses, elles sont disponibles sur le site du SETCa et de la FGTB par exemple. Lisez Bernard Friot pour une analyse glopbale, bref, ouvrez un peu vos horizons.

        Le gouvernement Di Rupo explose de TRES TRES LOIN Dehaene et la neutralisation de l’index de l’époque. Ce qui va se passer est sans précédent dans toute l’histoire de la Belgique. La destruction des conquêtes sociales fondamentale est entamée. Je ne vais pas en refaire la liste, allez lire l’analyse du SETCa (lien plus haut). Et le premier qui me dit que l’indexation automatique des salaires est préservée, je l’envoie à coup de pieds au cul prier Sainte Rita, parce qu’il est une cause perdue ! Je rappelle qu’à l’automne 2012 un nouvel AIP va devoir être négocié, et que les fédérations patronales reviendront avec des exigences d’autant plus fortes de démolition (soft ou non) de l’indexation automatique. La seule chose qui s’est produite, c’est que le gouvernement en formation, dans cette matière, ne s’est pas substitué à la négociation entre interlocuteurs sociaux, pilier du fonctionnement du corps social en Belgique – sur cette seule mesure, parce que sur toutes les autres, il a tout simplement foulé aux pieds et craché sur notre fameux modèle de concertation sociale !

        Bon, juste pour clore tout débat :
        Economies Dehaene : 141 milliards de francs belges, soit 3,5 milliards d’euros (chiffres Econosphères)
        Economies Di Rupo : 11,3 milliards d’euros, soit 455,84 milliards de francs belges, soit 323% des économies Dehaene.
        Voilà donc pour la « non austérité » de l’accord budgétaire qui vient d’être conclu. Merci de prendre quelques renseignements avant de poster, la prochaine fois.

      4. @Hououji Fuu: Tout à fait. Et le summum de l’hypocrisie provient de chez Ecolo, qui après avoir tout fait pour que ce gouvernement et le budget d’austérité existent, le critiquent maintenant comme étant « socialement injuste ».
        Je ne parle pas du PS, dont la social-traîtrise n’étonnera personne, mais les Ecolo j’attendais très naïvement mieux de leur part…

    2. L’Irlande a un profil ‘Nord’ malgré ses difficultés provisoires et est le siège de centaines de multinationales US, elle en fera partie c’est certain.Idem Belgique membre fondateur de l’Europe et Bruxelles capitale du machin européen il est impossible de faire sans.Comme vous dite finalement cette zone de stabilté n’aura rien de stable, d’autant plus que Slovénie et Slovaquie sont déja dégradées et l’Autriche va perdre son AAA.
      Donc un ‘truc’ effet d’annonce de plus pour ‘gagner’ du temps cad en perdre pour nous les citoyens.

    3. La seule consolation des français sera de n’avoir abandonné qu’une moitié de la Tchèquo-Slovaquie cette fois-ci.

    1. Propagande anglo-saxonne sur le mode panique qui démontre qu’ils n’arrivent plus à cacher leurs propres problèmes, faudrait peut-être arrêter de se faire le relais de cette presse (toujours les mêmes sources) qui ne vise qu’à majorer les pressions exercées sur l’Euro par les marchés, la cible c’est nous, toi et ta famille y compris Dissy. C’est le syndrome de Stockhom ou une tendance masochiste, je crois que nous sommes capables de nous tuer nous-même non?

      Alors ne facilitons pas la tâche à nos adversaires, en temps de guerre cela se nomme « collaboration ».

    1. @ johannes finckh,

      Bonjour,

      Questions « logos » gravatars : pourquoi et comment deux gravatar différents ?

      La monnaie fondante est un concept intéressant, pas forcément « adverse » aux efforts du blogs (cf liste de Martine Mounier).

      Pas (encore) assez au fait de la « multi-r-réalité » monétaire mondiale pour apprécier dignement et critiquement les portées complèt-xes du concept, pas encore absorbé votre ouvrage..

      Dites docteur, amitié n’est pas idée, c’est grave ? Pas de danse, pratique..

      Burial & Four Tet Feat. Thom Yorke – Mirror HQ
      http://www.youtube.com/watch?v=0RU49Ujys3c&feature=related

      Merci roma pour la zik et Cioran aussi, tes commentaires en général..

      Une présentation « comparative » synthétique des modèles culturels dominants pourrait nous faire grand bien, Paul please ?

    1. Vouloir éteindre l’incendie de la dette avec encore plus de dette c’es vraiment une idée génial ! Faudrait que j’essaye une fois d’éteindre du feu avec de l’essence…

  16. Ça fait bizarre de parler de quelques milliard mettant en cause la stabilité sociale de quelques centaine de millions de petites gens après avoir survolé cet article de zerohedge, où on apprend qu’en Juin 2011, le marché des produits dérivés a atteint 700 000 milliards de dollars, ayant connu sa plus grosse augmentation historique de 107 000 milliards en six mois…

    Eh oui,
    Fond européen : 440 milliards
    Marché des produits dérivés : 700 000 milliards

    Que c’est rigolo la finance…

    lien : http://www.zerohedge.com/news/707568901000000-how-and-why-banks-increased-total-outstanding-derivatives-record-107-trillion-6

    1. oh pardon, j’ai fait un grossier arrondi, en fait il s’agit de 707 000 Milliards, et non de 700 000 Milliards…

      Le 7000 milliards négligés par cet arrondi à 1% suffiraient quasiment à rembourser l’intégralité des 10 000 milliards de dette publique de tous les pays de l’union européenne.

      Autant pour moi…

      Plus sérieusement, je serai bien curieux d’en apprendre plus sur le mécanisme et les dynamiques générales d’un tel marché.

      S’il s’agit de contrats divers ayant rapport à tout ce qui peut avoir une valeur marchande sur terre, ce n’est peut être pas si monstrueux qu’on pourrait le croire : c’est l’équivalent de 10 années de PIB mondial. Si on considère la totalité du patrimoine physique existant, on arrive surement rapidement à 700 000 milliards en cherchant à assurer à 1 pour 1 la totalité des biens qui existent…

      Grossières réflexions, je n’y connais absolument rien et serait curieux d’en savoir plus.

      1. « Au temps pour moi » (« au premier temps de la valse… »)

        Mais ce n’est pas bien grave, j’en fais d’autres…

        Dans la série des erreurs courantes : « réaliser des coupes sombres » [ dans les budgets], au lieu de « réaliser des coupes claires (éclaircissantes), mais c’est le « sombre » qui frappe.

        C’était un intermède culturel.

        Amicalement,

        Delphin

  17. Il faudrait suggérer à Apple une app du genre « be your own Fed » : chacun rechargerait son compte en banque de la somme qu’il veut depuis son portable. L’intérêt ? Fini les pauvres (sauf ceux qui n’ont pas de portables), consommation qui repart en flèche, inflation de la mort (fini les dettes),… Avec l’histoire des 700.000 milliards de Zerohedge, plus rien n’est utopique.

    1. Pus compliqué que ça n’en a l’air !!!
      http://www.zerohedge.com/news/uncle-sam-rescue-after-all-latest-rumor-sees-%E2%82%AC600-billion-bailout-italy-us-pardon-imf
      Encore de incantations pour faire croire qu’il y a une solution !
      The IMF board of governors agreed December [2010] to roughly double quotas from around $375 billion to around $750 billion. But out of the 187 member countries, only 17 have legally accepted the increase, including Japan, the U.K. and Korea. Most of the countries with the biggest quotas, such as the U.S., China and Germany, haven’t yet gone through the legal process, such as parliamentary or congressional approval, need to hand over their promised dues.

    2. Il serait quand même très surprenant que les US laisse le FMI porter un prêt de 600 milliards. Sachant, de mémoire, que le plus gros prêt qu’ai fait le FMI se monte à 30 milliards pour la Grèce.

  18. Bonjour François et merci pour cet article.

    « Il est prévu par l’IIF que celles qui seront apportées en échange le seront selon le droit anglais ! »

    Cheval de Troie?

  19. L’ Italie est l’ un des six états fondateurs historiques de la communauté européenne d’ après le désastre de 1945.
    Même si sa situation économique justifierait qu’ elle n’ en soit pas, son absence du « pacte de stabilité exclusif » sonnerait le glas des ambitions (ou illusions ?) d’ une europe politique qui pouvait servir d’ argument auprès des peuples.
    Au mieux, nous aurons une ligue des marchands et banquiers globalisants (voilà une perspective exaltante pour les classes moyennes en voie de paupérisation), , au pire (d’ un point de vue français et latin), une sorte de Gross Deutschland version troisième millénaire…
    Alors là, les choses seront finalement très claires…

  20.  L’Allemagne a, à la différence de la France, bien saisie comment juguler le jeu naturel des marchés financiers et apprivoiser ces nécessaires sources de financement de nos états et de nos économies européennes.
    Outre Rhin, les dirigeants ont compris que la crise des dettes souveraines n’est pas une crise des dettes en soi. Mais au premier rang, c’est avant tout une crise de la capacité des états à rembourser leurs dettes. Ce qui n’est pas tout à fait la même chose.
    Explications. Il est à constater tque l’Allemagne dispose d’une dette très importante représentant 82% du PIB. Et que pour autant, elle dispose de la confiance des marchés financiers. Aussi paradoxale que cela puisse paraitre, l’Allemagne ne connait pas de crise de sa dette souveraine. Le financement de l’Allemagne est même assuré par les marchés de surcroit avec des taux historiquement bas. Par ailleurs, prenons le cas symbolique de l’Espagne. Avec un taux d’endettement, somme toute relativement acceptable, à 60% du PIB, seuil de contrainte d’ailleurs des accords de Maastricht, l’Espagne est violemment attaquée par les marchés financiers et montrée du doigt à la suite de l’Irlande et de la Grèce. La raison de cette offensive ? Le déficit annuel important de l’Espagne frisant en 2010 les 10% du PIB ! Autrement dit, c’est la capacité budgétaire annuel de l’Etat ibérique à honorer le remboursement de sa dette qui est à l’origine de cette stigmatisation. Et non sa dette souveraine en elle-même. Enfin, d’une manière générale, tout créancier prête indéfiniment à un débiteur , , tant que celui-ci le rembourse… de surcroit gagé d’un triple A Et donc que ce même prêteur y gagne annuellement des intérêts. Ce penchant naturel de tout prêteur explique sans doute l’explosion de la dette colossale de la Grèce, qui là pour le coup est devenue une crise de sa dette souveraine. Mais pour l’Allemagne, cette exception grecque ne fait pas la règle. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle a été la première partisane, après avoir souhaité abandonner la Grèce à son sort, accepter l’effacement d’une partie importante de la dette grecque. Les banques allemandes étaient d’ailleurs parmi les premières à trinquer de cet restructuration de la dette grecque.
    Pour l’heure, le reste des états européens présente une crise, certes croissante, de capacité à rembourser leurs dettes. Qu’est-ce que cela induit ? Une dette souveraine colossale est irréversible : seul un effacement de la dette est salvateur. Il faut nous convaincre de notre capacité à rembourser nos dettes. Face à un prêteur, il faut donner l’assurance à nos financeurs que nos mécaniques économiques soient en mesure de rembourser annuellement nos dettes. Créer des eurobonds, c’est déplacer le problème de notre incapacité croissante à rembourser nos dettes vers un fond commun de dettes souveraines. Sans d’aucunes manières réformer la mécanique économique de fonds à même d’être en capacité de remboursement. C’est jouer le jeu des marchés financiers de laisser à croire que l’endettement peut être infini. Ce a quoi l’Allemagne, à raison, ne souscrit pas. Comme l’Allemagne, il faut inscrire l’impossibilité de vote de budget en déficit dans notre constitution. Les déficits budgétaires des états européens cachent tous une incapacité latente de remboursement de dettes publiques et/ou une charge d’intérêt de remboursement trop élevé, du chef de d’endettement non productif. Réechelonnons nos dettes si nécessaires. Equilibrons nos budgets par moins de dépenses publiques et provisoirement si nécessaires de bonnes recettes fiscales. Toute intervention de la BCE, conjoncturellement nécessaire, ne doit être d’aucune manière institutionnalisée. N’ouvrons pas la boite de pandore, qui a terme conduira l’Europe dans un gouffre de dettes souveraines. Faire du cas de la Grêce, le cas de tous est la plus funeste des destinée.
    La croissance tant espérée ne passera en rien par l’endettement communautaire. Lequel ne ferait qu’accroitre notre assujettissement envers les pays émergents. Marqueraient nos faiblesses pour longtemps. Et que nous trainerions comme un boulet sur le chemin de la croissance mondiale des nouvelles technologies en cours.
    Ce qui fera la croissance demain, c’est la vertu budgétaire d’aujourd’hui.
    Qui paie ses dettes s’enrichit. Qui dispose d’une capacité de remboursement, croît.

    1. Vous avez entièrement raison.
      Vous oubliez courtoisement de rajouter que l’état allemand est bien plus courageux face aux détenteurs du capital et bien plus correct vis à vis du citoyen. Je me fais donc un plaisir de le souligner.
      Amicalement

  21. « Les liquidités de la BCE ne contribueront toutefois pas à ce second volet de leur renforcement, les investisseurs qui devraient y pourvoir ne se précipitant pas aux portes des banques européennes. »

    Les plus gros zinzins étant les banques, quels pourraient être les investisseurs qui pourraient recapitaliser les banques ?…

  22. Pour l’instant, nous sommes au stand by. Le raisonnement allemand ne manque pas d’une certaine logique: aider de manière inconditionnelle les pays membres du sud serait sans garantie, car chaque pays est indépendant et peut renoncer à sa politique d’austérité, peut-être même sur la pression de la rue.
    De plus, ce stand by permet de gagner du temps. Une révision des traités demandera du temps, des années. L’un des objectifs du corrigé sera la possiblité de pouvoir virer les pays membres « dèsobéissants ».
    Ce stand by est une manière politique de laisser pourrir la situation.

  23. Lundi 28 novembre 2011 :

    Alors que des pays comme l’Italie ou la Hongrie ont de plus en plus de mal à se financer à des taux viables sur les marchés, Moody’s écrit que l’élan politique pour mettre en oeuvre une solution efficace à la crise pourrait n’être trouvé qu’après une série de chocs, ce qui pourrait mener davantage de pays à se voir privés d’accès aux marchés du financement pour une période prolongée.

    L’agence Moody’s fait là référence aux pays comme l’Irlande, la Grèce, le Portugal ou encore la Hongrie, qui ont dû bénéficier d’un ou plusieurs plans de sauvetage financier de la part de l’Union européenne ou du Fonds monétaire international.

    Selon elle, d’autres pays pourraient avoir besoin de faire appel à ce genre de solution si l’UE ne parvient pas à trouver rapidement une réponse adéquate à la crise, et ces pays verraient alors très probablement leur note abaissée à celle d’un investissement spéculatif.

    Au vu des événements des dernières semaines, Moody’s indique devoir considérer la probabilité d’un scénario encore plus négatif.

    Selon elle, la probabilité de défaillances multiples d’Etats de la zone euro n’est plus négligeable et ne cesse d’augmenter en l’absence de solution à la crise.

    Si cette probabilité devait se matérialiser, cela augmenterait la probabilité qu’un ou plusieurs pays quittent la zone euro, ajoute l’agence, pour qui ce scénario d’une fragmentation de l’euro aurait des répercussions négatives pour tous les pays de la zone euro et de l’UE.

    http://www.romandie.com/news/n/_Dette_les_notes_de_tous_les_pays_de_l_UE_sont_menacees_281120110611.asp

  24. Le Trésor italien a émis ce matin 567 millions d’euros d’obligations indexées sur l’inflation à échéance 2023, dont les taux d’intérêt ont bondi à 7,3 %, contre 4,6 % lors de la dernière opération similaire, a annoncé la Banque d’Italie.

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