L'actualité de la crise : LE POUVOIR DESTRUCTIF DE LA DETTE… AMÉRICAINE, par François Leclerc

Billet invité

Depuis des semaines et des semaines, les rebondissements européens mobilisent toutes les attentions, faisant de la zone euro l’épicentre d’une crise abusivement réduite à celle de la dette publique. Plus fortes que jamais, les incertitudes qui y sont liées vont devoir également intégrer celles que suscitent la dette américaine, qui revient dans l’actualité et dont les implications sont d’une toute autre dimension.

Un couperet va tomber dans deux jours, le 23 novembre prochain. A cette date, la commission composée à parts égales de membres démocrates et républicains du Congrès va devoir rendre sa copie, dont le sujet imposé est de réduire une dette s’approchant des 15.000 milliards de dollars. Elle a pour mission de fournir un plan d’économies budgétaires de 1.200 milliards de dollars sur dix ans, reposant sur un savant compromis, toujours introuvable à ce jour, fait de coupes dans le budget et d’accroissement des recettes. Si elle n’y parvient pas, les coupes seront automatiques, taillant à la fois dans les programmes sociaux et les dépenses militaires, en vertu des décisions déjà prises par le Congrès. Mais rien ne sera pour autant réglé.

A ce montant de 15.000 milliards de dollars, il faut en réalité ajouter les engagements pris au titre de Fannie Mae et Freddie Mac, de Medicare, Medicaid et de la Social Security, ainsi que la dette des Etats fédéraux et des municipalités. Pourtant, les Américains ne rencontrent pas encore de difficultés à financer leur dette fédérale, ses taux d’intérêts restent à un niveau très bas, même après la baisse de leur notation. A cet égard, le parallèle s’impose avec le Japon, dont la note est AA-, la dette proche des 200% de son PIB, mais qui continue de la financer au taux de 1%.

Mais combien de temps cet état de grâce peut-il durer côté américain ? Le statut du dollar n’est certes pas étranger à la bonne santé de la dette, mais il ne la prémunit pas éternellement d’un accroissement de son taux, qui ferait augmenter de manière insupportable son coût dans le budget fédéral.

Sans attendre cette échéance, les Etats-Unis doivent faire face à l’explosion de leur dette. Elle a augmenté d’un tiers en l’espace de quelques années, faisant considérablement croître les besoins de son financement. Les facteurs de cette augmentation brutale sont connus. Par ordre décroissant d’importance : la baisse des recettes des taxes et impôts (en raison de la dégradation de la situation économique), la multiplication des exemptions au fil des années, l’importance des crédits militaire, les intérêts de la dette et, in fine, les mesures de relance économique… Les deux premiers facteurs ont à eux seuls dernièrement contribué à la moitié de la croissance de la dette, les dépenses militaires d’environ 15%, les intérêts de la dette 11% et les mesures de relance 6% seulement ! Voilà qui donne une idée des marges de manoeuvre disponibles du côté de la réduction des dépenses.

Quels sont par ailleurs les acheteurs de la dette et leurs poids respectifs ? Les fonds souverains et banques centrales étrangères ont actuellement absorbé environ un tiers de celle-ci, Chine et Japon en tête, suivis par les pays producteurs de pétrole. La Fed et les Trusts funds (dont la Social Security) en sont détenteurs d’environ 40%, et les fonds de pension et de gestion, banques et assurances d’environ 25%.

Après avoir augmenté jusqu’au début de la crise – elle était alors de 50% – la part les investisseurs étrangers est en régression, depuis tombée à 30%. Celle de la Fed est au contraire en pleine progression ; à la faveur de ses opérations de création monétaire, qui ont financé 70% de l’accroissement de la dette. La mutation est donc importante, soulevant la question de savoir par qui la dette va-t-elle continuer à être financée.

Les perspectives peu optimistes de croissance économique concourent à son augmentation, diminuant encore les recettes d’impôts et de taxes dans le budget fédéral. D’autant que, servant en priorité à financer la machine militaire, la consommation des ménages et à consolider le marché immobilier, l’endettement américain n’est pas utilisé au profit d’investissements productifs avec pour objectif la relance économique, laissant peu de chances à l’inversion de cette tendance.

D’autres considérations doivent entrer en ligne de compte dans l’analyse. Si la dette a toujours bénéficié du statut du dollar, cette situation privilégiée n’est pas destinée à durer. La disproportion entre le rôle du dollar et le poids économique des Etats-Unis est telle aujourd’hui, comparée aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, que la reconsidération de ce statut privilégié n’est qu’une question de temps.

La dépréciation du dollar est désormais continue, effet voulu d’une politique qui vise à relancer les exportations américaines et à faire baisser le taux de la dette US pour en diminuer le coût. C’est désormais une tendance profonde, qui accélère le désengagement progressif des investisseurs étrangers de la dette, car ils ont tout à y perdre. Mais ils sont pris au piège, condamnés à en assurer au moins le roulement pour ne pas constater leurs pertes.

Il n’y a pas d’autre issue que de réduire la dette, mais comment cela se présente-t-il ? Mal, et pas uniquement en raison du blocage des républicains qui ne veulent pas entendre parler d’augmentation des impôts et taxes. Si l’on y regarde de plus près, il est en effet dans la logique de la fiscalité américaine de favoriser l’endettement. Au fil des mandats, quelle que soit la couleur politique des présidents, les exemptions de tous ordres ont prévalu, diminuant les ressources de l’Etat. Aujourd’hui, faute de remettre en cause la distribution inégalitaire de la richesse, il est illusoire de prétendre rétablir la situation seulement en accroissant la pression fiscale sur les plus riches.

Une augmentation de la très faible TVA, dont il est question, aurait comme conséquence inévitable de pénaliser la consommation, déjà en berne, alors qu’elle contribue à hauteur de 70% à la croissance économique, la pénalisant davantage et accroissant par ricochet la dette publique… L’équation n’étant pas proche d’être résolue, la solution de plus grande pente, celle de la facilité, va être suivie à nouveau.

Elle repose sur des expédients qui ne sont pas durables, la Fed ne pouvant pas ad vitam aeternam financer la dette en multipliant des programmes de création monétaire, vu la taille déjà colossale atteinte par son bilan et les dégâts que créent ces émissions massives de liquidités. Tirer de telles traites sur l’avenir dans le contexte du basculement économique planétaire en cours a des limites déjà dépassées.

La proposition de créer de la dette perpétuelle – qui périodiquement resurgit dans des cercles restreints – est par ailleurs difficilement concevable. Destinée à ne pas être remboursée, seuls ses intérêts seraient versés, mais elle pourrait être négociée sur le marché secondaire en cas de besoin. Cela reviendrait à consolider la dette, à la restructurer dans la pratique, et cela représenterait une nouvelle formule de la fuite en avant actuelle.

Dans l’immédiat, les opérations de carry trade déstabilisatrices de l’économie des pays émergents se poursuivent. Elles s’appuient sur le différentiel des taux d’intérêt entre les Etats-Unis et les pays émergents, qui pratiquent des taux d’intérêts plus élevés. Cela crée un cercle vicieux, car ces derniers augmentant leur taux d’intérêt pour se protéger de l’inflation que les afflux de dollars créent, ce qui les attire encore plus. Des barrières à la circulation des capitaux sont dressées, circonvenant à la libre circulation des flux financiers et grippant à la marge le fonctionnement du système monétaire international.

La dépréciation du dollar a aussi pour conséquence indirecte la hausse des matières premières, car leur commerce est généralement libellé dans cette monnaie. Le remède employé par les Américains pour tenter de temporiser la crise de leur dette a plus que jamais des effets nocifs et destinés à perdurer.

Plus souterraine, une autre conséquence risque à terme de se produire. On constate déjà en Europe que l’accroissement du risque lié aux obligations souveraines atteint l’équilibre du système financier européen (et pourrait atteindre, via les CDS qu’elles ont émis, les banques américaines). Si le risque lié à la dette américaine devait à son tour augmenter, cette déstabilisation prendrait une toute autre ampleur. La solvabilité des banques et du système financier international en serait profondément affectée, les obligations américaines étant très utilisées comme collatéral dans le cadre des transactions financières, ou pour construire des produits financiers structurés.

Le pouvoir destructif de la crise de la dette américaine est sans commune mesure avec celui de la dette européenne.

140 réponses sur “L'actualité de la crise : LE POUVOIR DESTRUCTIF DE LA DETTE… AMÉRICAINE, par François Leclerc”

  1. Ouf, nous pourrions donc pour quelques semaines regarder la partie depuis les tribunes, c’est nettement mieux que jouer le rôle de balle, ça ne résout rien mais ça permet de souffler.

  2. Spain – the fifth victim to fall in Europe’s arc of depression
    Let us all extend our sympathies to the Spanish people. They face the greatest national emergency since the Civil War yet their vote for drastic change is palpably useless, even if democracy has in this case at least been respected.

    German finance minister Wolfgang Schauble – the most dangerous man in the world – is imposing a reactionary policy of synchronized tightening on the whole eurozone through the EU institutions, invoking a doctrine of “expansionary fiscal contractions” that has no record of success without offsetting monetary and exchange stimulus. What is abject is that EU bodies should acquiesce in this primitive dogma.

    “Too much virtue has become a collective vice. The collective outcome of all member-states tightening fiscal policy has proved brutally contractionary for the region as a whole,” said the CER paper.

    “Household and business confidence is crumbling rapidly across the currency union. On current policy trends, a wave of sovereign defaults and bank failures are unavoidable. Much of the currency union faces depression and deflation.”

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8903036/Spain-the-fifth-victim-to-fall-in-Europes-arc-of-depression.html

    1. @ Dissy,

      Bonjour,

      3,3 millions de logements libres en Espagne, à l’avantage..du vide.

      Tous les autres acteurs, dont les vivants, lésés, dans les faits et leurs niveaux d’habitudes.

      Y’a un Lamy qui s’exprime, un peu…c’est à voir

      http://www.tsr.ch/video/emissions/mise-au-point/3596609-pascal-lamy-directeur-general-de-l-omc-donne-son-sentiment-sur-la-crise-que-traverse-l-europe.html

      http://www.tsr.ch/video/emissions/mise-au-point/3596615-mise-au-point.html
      51’52

      Troublant, ces gérantaucrates, qui respectent la croissance comme seul, unique et absolu terme alignable face aux taux explosifs de l’internationale des suicidaires.

      Serre veaux liquides ?

      Florilège des perles qui se sont glissées dans l’actualité de la semaine.
      http://www.tsr.ch/video/emissions/mise-au-point/3596611-florilege-des-perles-qui-se-sont-glissees-dans-l-actualite-de-la-semaine.html
      3’50

    2. De la pure propagande à la sauce anglaise qui n’a pour objectif que de nous plomber encore un peu plus.
      On ne peut que regretter que nos médias soient aussi tièdes vis à vis de la situation en GB.

  3. « La Fed ne pouvant pas ad vitam aeternam financer la dette en multipliant des programmes de création monétaire, vu la taille déjà colossale atteinte par son bilan et les dégâts que créent ces émissions massives de liquidités. Tirer de telles traites sur l’avenir dans le contexte du basculement économique planétaire en cours a des limites déjà dépassées. »

    Bonjour François, pouvez vous s’il vous plait détailler les dégâts créés par les emissions de liquidité et le problème de la taille du bilan de la FED ?
    L’inflation est elle un mal si grave et ne toucherait elle pas principalement les rentiers ?

    1. Bonjour,

      L’inflation est elle un mal si grave et ne toucherait elle pas principalement les rentiers ?

      je ne suis pas économiste, mais n’est-ce pas devenu un mythe à notre époque?

      L’injection massive de liquidités permettrait aux plus riches, sans doute, de s’enrichir plus vite que l’inflation, cependant que les salariés (dont les salaires ne sont plus indéxés sur l’inflation -au calcul discutable d’ailleurs-) se verraient encore plus paupérisés?

      Et cela maintiendrait un peu plus longtemps le système actuel.

      Cordialement.

      1. C’est pour ça qu’en Belgique , dernier bastion gaulois résistant syndicalement ( principalement dans la partie francophone…ceci expliquant beaucoup…. les +de 500 jours sans gouvernement fédéral…..la toujours indexation des salaires……la toujours indemnisation sans limite temporelle du chômage…..le toujours âge de mise à la pension à 65 ans…..et j’en passe…) les partis droitiers-orthodoxes , quelque soit la langue cette fois , sont en train de bloquer la dernière phase de formation d’un gouvernement fédéral…..le formateur (socialiste) étant soumis à des exigences de régression sociale , que tout le monde sait maintenant inefficaces , auxquelles il ne peut se soumettre sociologiquement ..!
        Les partis libéraux , en Belgique , ont visiblement décidé de jouer la politique de la terre brûlée , espérant que  » Bruxelles  » et la probable hausse des taux d’emprunts de renouvellement de la dette belge forceront un gouvernement d’urgence (techniciens ultra-orthodoxes et « pouvoirs spéciaux » vu la future urgence tant désirée par la droite belge.

        Nouveau futur laboratoire qui devrait susciter l’intérêt tout particulier ( et le soutien ) des lecteurs de ce blog…..

    2. L’inflation est elle un mal si grave et ne toucherait elle pas principalement les rentiers ?

      Dans un système complètement fou où n’existe pas l’indexation automatique des salaires, l’inflation touche d’abord et avant tout les plus faibles, les plus vulnérables : les travailleurs et les allocataires sociaux. C’est assez simple à comprendre : sans indexation automatique des salaires, pour que les salaires suivent l’augmentation du coût de la vie, il faut qu’une négociation collective arrive à un résultat où l’augmentation obtenue pour les salaire est au moins égale à cette inflation.

      Or, dans tous les pays qui se sont fait chouraver l’indexation automatique, le rapport de forces est mauvais – syndicats qui ne sont pas représentatifs comme en France – ou alors on est passé dans une logique complètement schizophrène – voir l’Allemagne et ses syndicats sectoriels qui siègent dans les conseils d’administration et votent les exigences de rentabilité et donc les licenciements et autres impositions de méthodes Lean aux travailleurs qu’ils sont censés défendre ! Bref, dans ces pays, on est loin de pouvoir prétendre arriver à compenser partout et pour tous, en particulier les allocataires sociaux et les travailleurs des secteurs peu syndiqués, l’augmentation du coût de la vie par des augmentations de salaire équivalentes !

      Évidemment, il reste le Luxembourg et nous, la petite Belgique qui est en train d’exploser là maintenant tout de suite, qui vivons – très bien merci, avec force études d’experts qui témoignent que ce système nous a permis de bien mieux supporter les crises que nos voisins – avec ce système d’indexation automatique des salaires. Précisons que ce système n’est pas complètement calqué sur l’inflation puisque « l’index » est en fait un « indice santé » – panier de la ménagère moins alcool, tabac et carburants – qui plus est lissé sur les 4 derniers mois de l’année, histoire de maximiser l’effet retard et de le faire le plus bas possible.

      Enfin, quand je dis la petite Belgique, on sait ce qu’il en est des exigences de l’Europe, sous le couvert de la gouvernance économique, qui ne vise pas à avoir une politique économique harmonisée au service des population mais bien au seul et unique profit des grandes entreprises et des financiers.

      Je note avec intérêt que ma prévision faite sur ce blog la semaine dernière est en train de se réaliser : « notre » formateur PS vient d’être contraint à la démission, alors qu’il avait tout abandonné, qu’il avait complètement capitulé face aux exigences des libéraux flamands (et francophones, juste à la remorque, eux), qui relaient les exigences du patronat flamand (rabique, ultra-libéral, anti-social, anti-état, nationaliste flamingant et nostalgique de certaines époques sombres) :
      – allocations de chômage dégressives
      – mort des prépensions
      – recul dans les faits de l’âge de la pension
      – détricotage des mesures d’allègement de fin de carrière (incohérent avec l’objectif de maintenir les gens au travail, mais on n’est pas à ça prêt chez les libéraux, après tout l’objectif est bien de revenir au XIXème siècle)
      – toutouille sur l’indexation automatique des salaires visant à le tuer dans les faits
      – baisse drastique de la norme de croissance des soins de santé (attaque frontale contre la sécu)

      Tout ça, la droite pouvait l’engranger, Di Rupo le leur avait donné sur un plateau, réalisant leurs fantasmes les plus fous. Ils auraient obtenu l’impensable, et pourtant ils ont refusé, en exigeant plus encore !

      Evidemment, la droite flamande rabique de la NVA – bras armé du VOKA (patronat flamand) – saute sur l’occasion pour proposer la formation d’un « gouvernement socio-économique d’urgence » qui exclue les partis socialistes francophone et flamand, et ne rassemble que la droite et le « centre ».

      Le calcul ne serait-il pas, de la part de la droite, sachant que dans un pays comme le nôtre elle ne pourra pas faire comme si elle avait gagné les élections – elle les a perdues, je le rappelle ! – et former un gouvernement comme si elle avait une majorité absolue, de plonger le pays dans une crise qui nous apporterait LA solution finale : un gouvernement de technocrates qui viendrait faire le sale travail qu’ils ne peuvent faire eux-mêmes ? Visiblement, les chrétiens démocrates ne comprennent pas, eux non plus (voir le coup de sang de Benoît Lutgen après que les libéraux aient envoyé promener le formateur).

      La Belgique, un laboratoire de plus après la Grèce et l’Italie ?

      Peut-être, en tout cas, la FGTB est en ordre de marche (encore trop lentement à mon goût, il faut du temps pour arriver à la grève générale, surtout quand on traîne le syndicat chrétien derrière soi), et elle a des propositions alternatives à faire valoir.

      Et en attendant, de l’autre côté de l’Atlantique, se réalise ce qui était prévu dès le mois d’août. On savait que le « super comité de la dette US » n’aboutirait à rien. Les républicains et démocrates sont plus opposés que jamais. Les républicains continuent à refuser toute augmentation des impôts, même sous la forme de fin d’exonérations accordées aux plus riches (Bush Tax). Et donc, gentiment, tranquillement, les US of A vont vers l’abîme, juste à temps pour Thanksgiving !

    3. L’inflation est elle un mal si grave et ne toucherait elle pas principalement les rentiers?

      Elle toucherais d’abords les épargnants ordinaires (dumb money) et pas les rentiers (smart money) qui eux sont mieux informés et entrainés à tirer parti des fluctuations économiques de tout types.

      1. L’Hagarde

        appartenant à une secte.

        et, pas le tout-venant de cette secte …à la droite du gourou Dragh-facteur de Triche, ne rajoutons pas Mont’i, ça va faire PIGS…enfin, plutôt trash …parce que les PIGS…F sont bien gentils, je t’en Fitch mon billet – pas d’euro, d’ailleurs, ni de $-sac à papier – Yuan d’Arc peut-être, poursuivie par Cochon, qui n’était point PIGS, d’ailleurs, Cochon : encore un suppôt de la City, ç’ui là !
        On n’en sort pas. « Contre-nous-de-la-tyrannie-eu … »

        le menu fretin ira se rééduquer au champ (non pas champ.comme champagne : ça suffit!)

  4. Contrairement à vos craintes, il me semble que l’on pourrait analyser un peu autrement la situation.
    En fait, la « force » du dollar est sa faiblesse!
    Tous savent que le dollar est appelé à s’affaiblir à court, moyen et long terme, car il reste surévalué, compte tenu de l’énorme déficit commercial américain.
    Il est néanmoins encore largement préféré y compris par les chinois et le reste du tiers monde comme valeur refuge et comme moyen de transactions internationales.
    Vous évoquez l’idée de la « dette perpétuelle », n’y sommes-nous pas déjà?
    Au fond, le dollar est devenu une sorte de « monnaie fondante » qui ne dit pas son nom, et les détenteurs du dollar le savent fort bien.
    Et c’est bien pourquoi cela marche encore.
    c’est un cours forcé du dollar qui est toujours accepté, car il n’y a pas autre chose…

  5. Bonjour M. Leclerc,

    Une idée en passant : pourquoi tous les pays ne jouent-ils par le carte de la planche à billets ? Si tous le faisaient en gardant certaines proportions bien sur et en même temps, les monnaies perdraient de la valeur intrinsèquement, mais pas les unes par rapport aux autres.
    Qu’en pensez-vous ?

    Merci.

    1. Je pense qu’il faut aller plus loin et affronter une réalité: celle qui a fait de la dette (des Etats, des collectivités, des acteurs économiques et des particuliers) une pièce essentielle du moteur économique et de la fabrication de la rente.

      Le moteur est cassé, il faut en utiliser un autre, de la nouvelle génération !

      1. Je suis d’accord avec vous sur ce constat. Seulement, je ne crois pas que nos classes dirigeantes soient prêtent à changer de moteur. C’est dans cette optique que je posais cette question.
        Car si beaucoup de personnes ici et ailleurs semblent OK pour changer de moteur, comment faire pour « forcer » les politiques à le faire, et qui plus, tous ensembles et de manière conjointe et simultanée. Ils ne le feront pas d’eux-mêmes…

      2. les agences de notation notent elles aussi les subdivisions administratives ?

        la réalité c’est qu’on a pas encore fouiller dans la dettte des régions françaises , des Lands allemands et des comtés/etats aux usa …

        de même que dans chaque administration , il y a un service qui a fait mumuse avec des placements hasardeux ,spéculer avec de l’immobilier …

        c’est une cascade de baignoires et de passoires à remplir ou à imperméabiliser …

      3. Selon moi, il faut bien supprimer la rente!
        Pour ce faire, rien de tel que l’introduction du SMT.
        Cela résoudrait en même temps le problème systémique, celui du chômage et de la répartition des richesses, justement, parce cela supprime le rente du capital. Et tout cela dans une ambiance de croissance nulle et d’écologiquement soutenable!
        pour en savoir plus, contactez-moi: johannes.finckh@wanadoo.fr; j’expose tout cela dans un petit livre.

    2. Je ne suis pas M Leclerc, mais j’ai envie de répondre quand même!
      L’internationale de la monétisation de la dette entamerait à coup sûr les positions usurières jusqu’ici fort bien défendues. Les trois principaux obstacles à cette solution sont:
      1) la mise en place de la mesure, qui dépend de la volonté politique. Hélas celle-ci n’a aucun intérêt à mordre la main qui la nourrit, et reste dramatiquement soumise aux intérêts des créanciers.
      2) le risque d’hyperinflation en cas de dérapage des certaines proportions à garder dans la vitesse de rotation de la planche à billet.
      3) la pérennité du cadre « libre échange concurrentiel » incite les pays à la course à la dévaluation (au motif de doper ses exportations) plutôt qu’à l’action concertée et contrôlée.

      Et au fait, est-ce qu’on aurait assez de papier pour monétiser toute la dette? 8)

  6. Ce système est une illusion, qui s’auto-justifie échec après échec, vous le savez bien Mr Leclerc, vous qui en maîtrisez fort bien les paramètres termonologiques virtuels.
    On y voit, par un effet d’inversion d’image, que l’humain veut toujours mieux et toujours plus, et qu’il est incapable de faire face à la réalité pure et dure.

    Par exemple : en Suisse ce matin, revient pour la énième fois la problématique insoluble du niveau des retraites, (un système mixte, par répartition et capitalisation).
    Pour faire simple la capitalisation des retraités est supposé ramener du 6,8 % d’intérêts afin de « nourrir » les pensions. Ce taux n’est pas tenable si on y réfléchit une seconde. Même en Suisse, pays de gestionnaires avisés.

    Bref ça va exploser sous peu. Les vieux sont toujours plus nombreux, toujours plus « médicalisés », coûtent chaque année plus cher… alors que les jeunes ne trouvent que difficilement du taf. Tout ceci dans un système prônant la « croissance » à tout va pour pouvoir payer, ne s’occupant pas vraiment de l’épuisement des ressources, de l’espace de vie…

    On est chez les dingues…

    Tout ceci me rappelle un article fort intéressant paru sur ce blog, où était fort bien explicité comment la vie s’occupe quasi exclusivement de la sa continuation. Autrement dit, la mort et autres processus de vieillissement ne sont pas du tout parties prenantes des mécanismes biologiques importants. Une fois les graines semées au vent, le semeur peut disparaître, dans la joie et la bonne humeur cosmique….

    Nos sociétés avancées (je ricane) font exactement le contraire.

    N’est-il pas temps de favoriser une pédagogie du suicide éthique, sagesse librement consentie par les ainés ?

    Ou alors monter des compagnies de voyage pour quatrième âge, en remplir airbus et autres boeings bons pour la casse, et les envoyer se fracasser en Antartique ?

    ..

    1. Ou mieux encore, nourrir les jeunes pousses avec les vieilles carnes ! Transformons donc nos petits vieux en pillules vertes, et puis au passage ajoutons les autres « inutiles », handicapés mentaux, non voyants et tout cet affreux peuple d’éclopés qui coute des sous et qui empêchent les 1% de toucher la totalité de la rente.

      On pourrait même à l’heure de l’automatisation et du flux tendu généralisé adapter la population en fonction des besoins en main d’oeuvre. Chacun se verrait généreusement attribuer un TUS (le Taux d’Utilité Sociale). Tu bosses, TUSert à quelque chose, tu bosses pas, TUSert à rien : pan !

      Sarcasme bien sur.

      1. Oui, oui, pas mal faire de la bouffe avec les anciens.
        Du neuf avec du vieux.

        Avec une bonne sauce si possible.

      2. Sarcasmez, il en restera toujours quelque chose…..
        33 morts à cette heure sur la place Trahir.
        Il n’est pas précisé l’age du capitaine……

      3. Je suis d’accord avec vous, un pays qui veut assurer son avenir doit regarder ses jeunes et non ses vieux.
        Bientôt l’euthanasie…
        Des lecteurs à la veille de la retraite

    2. Objectivement, l’on ne peut que souscrire au constat du sacrifice de la jeunesse au profit des vieux.
      D’ailleurs, la bataille de 2012 en France tournera sûrement à l’avantage du plus grand protecteur des vieux ; elle n’est donc pas jouée du tout.

      J’ai beau ne plus être jeune, cette ambiance mortifère est aussi terrifiante que les ghettos pour vieux aisés aux USA. Ces charmants endroits où les petits-enfants ne sont admis que pour de brèves visites, à l’exclusion de tout séjour nocturne.

      Il faut changer ce modèle indigne, surtout pour redonner à la jeunesse une place autre que celle de variable d’ajustement. Ce discours n’est pas assez prégnant dans ce blog (et d’autres).

      1. La solution est dans « l’âge de cristal » : au delà de 30 ans : couic !
        C’est un mort qui vous le dit.

    3. la légalisation de l’euthanasie est une conséquence du capitalisme ne sachant pas « gérer » les personnes en mauvaise santé audela de 70 ans , lire et comprendre :  » un retraité coute cher à partir du moment où il a cramé son matelas et finit d’etre pressuré par sa descendance  » …

      forcement les vieux riches pourront toujours s’en sortir , mais n’est ce déjà pas le cas ?

      1. Le suicide consenti et self administré par une personne âgée et/ou malade, n’est pas de l’euthanasie, désolé. De l’auto-stop éventuellement.
        Bcp de vieux nantis y ont recours.

    4. @ Mike
      Ou alors monter des compagnies de voyage pour quatrième âge, en remplir airbus et autres boeings bons pour la casse, et les envoyer se fracasser en Antartique ?
      Si je vous suis, on pourrait rajouter : tous ceux qui bénéfiecient d’allocations diverses, les handicapés, les sans emplois, les improductifs de toute sorte (il y en a un paquet), et les bargeots.
      On est bien chez les dingues !

      A prendre au 2ème degré au cas ou !!!

    5. Avez-vous lu Eternity Express de l’excellent Jean-Michel Truong ?
      Ca fait froid dans le dos, mais ça donne du grain à moudre …

      Marc

      1. Merci.
        Me réjouis déjà. J’espère juste que c’est bien écrit. Si le fond c’est cool, la forme l’est encore plus , si je lis pour le plaisir…

    6. @ Mike,

      Bonjour,

      La ballade de narayama ?

      Version industrieuse ? Libre et consentie ? Aurez-vous la gentillesse d’aller commencer par votre famille et vos proches ? ( charité bien ordonnée..)

      D’un point de vue mathématique, la remarque générale est fort juste, liquider le taux d’anciens, pour singer le langage financier, allège certains coûts, favorise la transmission « des restes » patrimoniaux entre l’Etat et les ayants-droits..quand il y en a.

      Le refus d’héritage (si passif par exemple) laisse l’Etat dernier « bénéficiaire », y a-t-il alors extinction pure et simple de la dette ou vient elle s’additionner aux comptes publics ?

      Le RSA est un prêt sans intérêts gagé et récupéré sur héritage, faut-il le rappeler (une pensée émue pour le veau qui y est) ?

      D’un point vue éthique, mike, mike, s’il vous plaît le « droit au suicide » est un choix personnel, après c’est de l’incitation !!

      Two Steps From Hell – Nemesis
      http://www.youtube.com/watch?NR=1&v=Rkcow41HtI8

      Benigni Innamoratevi
      http://www.youtube.com/watch?v=iRqVysUUCpM&feature=related

      Vous créâtes en ce matin quelques gouttes de liquidité,
      de cette raison-là je ne veux point suivre le chemin,
      je préfère ne pas.

      Belle journée Mike

    7. Ce n’est pas nécessaire de mettre autant d’argent dans le kérosène et d’aller polluer l’Antartique, les Anglais viennent de mettre en application un nouveau système : t’as un cancer, j’estime que tu n’est pas soignable donc pas de médicaments anti cancer chers, un peu d’aspirine pour le dernier voyage de l’hôpital à la morgue.
      C’était décrit dans l’ordre canniballe de J. Attali en 1979.

    8. @ mike

      N’est-il pas temps de favoriser une pédagogie du suicide éthique, sagesse librement consentie par les ainés ?

      Vous devez être bien jeune pour écrire cela , mais rassurez-vous, cette affection bénigne a un remède et chacun de vos anniversaires vous rapproche inéluctablement de la guérison sans aucun moyen de faire marche arrière .
      Faites-nous savoir le jour où vous estimerez avoir assez vécu . Car une vie, c’est très court et vous le verrez, plus on avance en âge, plus on tient à la vie .

      1. Je ne suis pas si jeune que ça.
        Je vous suis très bien. Il se trouve que je suis une sorte de spécialiste de « fin de vie » et que je sais fort bien que ce discours est aisé venant de quelqu’un supposé avoir de longues années devant lui.
        Il n’en reste pas moins qu’un discours comme le votre n’apporte aucune solution.
        C’est pourquoi je parle de pédagogie, sur le long terme.
        Chez les esquimaux ça se faisait couramment, renseignez-vous.
        D’ailleurs il y a des raisons d’espérer ; pour ce qui concerne les pays occidentaux du nord, le suicide des vieux augmente. N’en faites pas un sacrilège. C’est là la seule liberté réelle qu’il nous reste.

      2. Je considère que nous nous octroyons trop de droits mais je n’ai jamais compris que le suicide ne soit pas considéré comme un droit fondamental, au même titre voire plus que l’IVG.

      3. Car une vie, c’est très court => VRAI

        et plus on avance en âge, plus on tient à la vie => FAUX (pour moi)

      1. Le canevas a l’air sympa.

        Le traitement « ricain fédérateur ratisse large »… un peu moins.

        On va attendre que ça passe à la téloche.. ou mon fils le crackera en download.

    9. encore un commentaire, et je me sacrifie pour donner l’exemple !
      va pour un boeing vers l’antarctique….mais, pour une fois je demande un billet 1ere classe !

    10. Dans un petit village dominé par l’angoisse de la faim dans une vallée reculée (au Japon), quiconque atteint l’âge de 70 ans est emmené au sommet du Mont Narayama pour y mourir afin de ne pas peser sur sa communauté ni sur sa famille. Ce serait, pour l’intéressé(e) comme pour tout membre de sa famille, déchoir à la dignité que de chercher à se soustraire à cette tradition légendaire. « Fukazawa Shichirô pourrait bien avoir dégagé (en ce qui concerne le Japon) un sentiment très ancien de la vie, de la mort, de la nature où tout se fond ».

      extrait du film de Shohei Imamura d’après la nouvelle de Fukazawa Shichirô – gallimard 1959
      http://www.youtube.com/watch?v=UKM8eya_jnM

    11. Le rêve de mike

      : charter ( de vieux inutiles-car-improductifs) pour l’enfer ! ( le rêve totalitaire, notez bien =) on supprime scientifiquement ceux qui n’ont pas l’heur de vous plaire, pour une raison ou une autre – listes suivront – ceux qui ne semblent guère adaptés ( nomades non capitalistes ) : or, faut s’adapter ! à tout et à n’importe quoi ! – vraiment ? et la liberté de conscience ?-, ceux qui ne sont pas « conformes », ceux qui blessés, trop jeunes, politiquement incorrects , ne sont pas dans l’air du temps…

      Vous êtes là, vous-même, bien conforme à l’idée capitalisto-darwinienne !

      cette idée n’est pas civilisée .

      Elle divise pour régner : jeunes contre vieux . Une Société civilisée, c’est ensemble !
      Il faut donc re-faire Société, lien entre générations …et ne pas prendre des retraités pour conduire les trains privatisés(!) par exemple :
      http://www.politis.fr/Les-premiers-trains-prives,16160.html

      sauf dans ce cas bizarroïde, les « vieux » ne prennent pas la place des jeunes : ils sont virés du travail bien avant l’heure ! c’est bien ce Système qui n’a pas évolué dans le bon sens .Il n’y a plus de travail pour tous . Et, on retourne à toute les analyses de ce blog, et des hétérodoxes en général, jusqu’à un certain point.

      Mon rêve (illusoire): charter des cadors ultra-neo lib-neo con ( ceux qui véhiculent ce genre de regard pour les z’ôt, pas pour eux ) pour le néant = un lieu où ils ne pourraient plus nuire à quiconque : une forme d’empeachment, en somme.

      Quant au suicide, libre à chacun(e) d’entre nous de faire ce choix. C’est un choix individuel ! non global . Quelle société de mort que cette société du pognon!
      Ayant vu une video – il y a un bail – de « suicide assisté », en Suisse, me semble-t-il : j’en suis restée glacée .
      J’ai été pourtant souvent confrontée, de près, à la mort . Les soins palliatifs ( début en France, en 1987-88 ) sont infiniment plus respectueux de l’être humain, et des familles l’entourant.
      La vie est là jusqu’à la fin, avec, parfois, de beaux moments, qui permettent aussi à la famille d’entrer dans la période de deuil avec douceur, et des souvenirs construisant la suite de leur propre vie .
      Ce regard sur le suicide assisté – avec désir de légiférer, pour une population dans son ensemble, me semble être le regard de gens qui ont une terrible peur de la mort, et qui, ainsi, comptent l’effacer, ne plus la voir en face, ne plus accompagner, aller vite…ne plus y penser.
      Et pourtant : Montaigne : »« Que philosopher, c’est apprendre à mourir »

      En outre, il se rapproche, pour moi, de ce regard – trés puritain, à mon avis – sur la peine de mort, telle qu’encore pratiquée aux USA, dans certains états : comme c’est « réalisé » avec « commisération », et par le biais de « soignants » =) ce qui permet de « ne plus douter », de ne pas remettre le sujet sur la table – quelle horreur! quelle hypocrisie ! celui qui soigne n’a pas à être le « bourreau » !
      « Ne plus douter », c’est être déjà mort ; c’est le signe d’une vie non accomplie ; c’est ne plus être qu’un robot .

  7. Le recyclage des stocks de déchets de nos systèmes surproductifs ( quels qu’ils soient : nucléaires , agricoles , alimentaires , industriels , etc…) est une activité récemment organisée dans nos sociétés . Les restes dus financiers ne resteront que des restes à recycler une fois dépréciés . En général , le mouvement naturel veut que les restes sont évacués vers les plus pauvres . Le partage des richesses n’ayant pas eu lieu , ses déchets , ses restes sont devenus énormes , et il se dit donc que chaque pauvre citoyen doit se partager maintenant ces dettes , ces restes . Alors si on les partageait vraiment , peut – être arriverons nous à en faire quelque chose , comme les emprunts russes … des cadres ?

  8. Suivre la bourse va être intéressant aujourd’hui !!

    Encore une journée sous tension pour nous autres pauvres internautes.

    1. La bourse pas moins destructrices de choses dans trois mille ans, oui ils en seront toujours au même stade comportemental aucune réelle évolution dans les faits, c’est comme avec les singes et les bananes plus ils en mangent et plus ils se montrent toujours voraces et insatiables entre eux, on progresse, on dévore et détruit tout sur terre, on compte, on assure beaucoup à l’image.

      Ne suivez pas plus la bourse des machines sans ame de peur d’en perdre davantage pour Méphistophélès, ils préfigurent et incarnent bien déjà entre eux le prince des ténèbres sur terre.

  9. Ah les japonais sont propriétaires de leur dette à 1¨% , c’est bien mais c’est pas cher payé.
    Si les japonais allaient à l’extérieur il y aurait de gros problèmes pour leur état , eux mêmes et le monde .
    Quel taux moyen pour le 10 ans aux USA ?

  10. Cher monsieur, Vous écrivez à propos de la montée de la dette des USA : « (…)Par ordre décroissant d’importance : la baisse des recettes des taxes et impôts (en raison de la dégradation de la situation économique), la multiplication des exemptions au fil des années, l’importance des crédits militaire,(…) »
    N’est ce pas la même chose ici?
    Et n’y a-t il pas quelque chose de pitoyable, -mais qui montre que la propagande fonctionne bien-, à ce que la plupart des sondages montrent qu’une majorité de personnes sondés , en France, pense que c’est parce que « nous avons vécu au-dessus de nos moyens » qu’il y a une telle dette… D’où le peu de révolte que suscitent les plans de rigueur successifs?

    1. Oui, cela s’explique par la propagande, mais aussi par quelque chose de plus profond : l’obsession du capitalisme moderne (industriel puis financier) n’est pas la jouissance mais la violence, au besoin exercée contre soi-même.

      1. la répudiation de sa part illégitime

        Si vous vous placez sur ce registre légitime/illégitime, vous perdrez à coup sûr.
        La légitimité c’est le jeu des exploitants,c’est eux qui décident in fine, ce qui est ou n’est pas légitime, puisqu’ils sont la loi, l’état et la légitimité.
        Par exemple, version ump cela donne : des droits Et des devoirs, Les devoirs écrasant les droits, comme le travail mort écrase le vivant.
        Légitime/illégitime : la loi des exploitants, la coercition comme réponse à tout mouvement illégitime.

  11. Pourrait-on ajouter à votre intéressant article le rappel d’un fait parfois oublié ou occulté ? La tranche d’imposition supérieure sous Pompidou était de 65%…. Durant le new deal, de 90%.
    Cela a bien baissé, et bien enflé la dette, non?

  12. Bernanke et Obama veulent très probablement désendetter les USA par une inflation à deux chiffres, étant à cours d’idées et ne pouvant rien faire d’autre vu la sclérose du personnel politique américain. C’est la conséquence de l’omniprésence des lobbys dans la vie politique américaine.

  13. Bonjour,

    Des questions un peu naïves… on parle peu de l’inflation ces derniers temps, mais il me semble qu’il a bien monté (j’ai lu quelque part un chiffre de 3% ?) un peu partout.
    Est-ce que la hausse des taux obligataires anticiperait dans ces conditions une inflation future ?
    Ou est-ce que cette hausse est l’illustration d’un manque de liquidités dans le monde ?
    Ou encore parce que les Etats vont droit à la faillite ?
    Ou bien encore c’est de la peur pure et de la spéculation ?

    OU bien un peu de tout ??

  14. http://www.bloomberg.com/news/2011-11-21/dollar-preeminence-grows-as-foreign-banks-double-deposits-at-new-york-fed.html
    « Foreign bank deposits at the Federal Reserve have more than doubled to $715 billion from $350 billion since the end of 2010 amid Europe’s debt turmoil, buttressing the dollar’s status as the world’s reserve currency. (…) Foreign demand for US assets rose the most in 10 months in September. Net buying of long-term equities, notes and bonds totaled $68.6 billion, the highest since November 2010, compared with net buying of $58 billion in August, the Treasury Department said Nov. 16. (…) »

    les assises financières tremblent de partout, et si le premier domino 6X6 à tomber était les US? l’effet MFG…

    Sinon quoi, CIA & Culture? intro ici http://www.arte.tv/fr/Quand-la-CIA-infiltrait-la-culture/1392426,CmC=1392396.html
    http://www.dailymotion.com/video/xq0je_cia-culture_news?start=39#from=embediframe

  15. Les grandes manœuvres s’engagent pour une révision des traités européens
    | 19.11.11 | 13h50 • Mis à jour le 21.11.11 | 09h19

    http://abonnes.lemonde.fr/europe/article/2011/11/19/les-grandes-manoeuvres-s-engagent-pour-une-revision-des-traites-europeens_1606351_3214.html

    Berlin et Bruxelles De nos correspondants – La zone euro est à feu et à sang, mais les Européens s’écharpent au sujet d’une nouvelle réforme des traités. David Cameron s’est rendu vendredi 18 novembre à Berlin pour dire tout le mal qu’il pensait des demandes en ce sens de la chancelière allemande, Angela Merkel. (…)

    Tandis que la crise s’aggrave, ce dernier consulte tous azimuts avant le sommet européen du 9 décembre. Et ne cache pas qu’une réforme des traités, longue à mettre en place, n’est pas opportune à ce stade en raison des tensions qu’elles risquent de susciter, en particulier avec le Royaume-Uni. A Berlin, David Cameron et Angela Merkel ont tenté de sauver les apparences, et salué la « coopération » entre leurs deux pays.

    En réalité, le Royaume-Uni est dans une position de plus en plus intenable vis-à-vis de l’Union européenne (UE). D’un côté, M. Cameron implore les Européens de faire tout ce qu’ils peuvent pour éviter l’implosion de l’euro, et son impact sur une économie britannique elle-même chancelante : il suggère aux Etats de l’euro de faire un sursaut d’intégration. De l’autre, le premier ministre britannique se méfie d’une Europe à deux vitesses, susceptible de laisser le Royaume-Uni isolé face à une Union monétaire consolidée si elle parvient un jour à surmonter la crise.
    Un risque pris d’autant plus au sérieux par le Royaume-Uni que l’Allemagne et la France veulent renforcer la régulation de la finance, au détriment, craignent les Britanniques, de la City de Londres. M. Cameron a martelé à Berlin son opposition à la taxe sur les transactions financières, chère à Mme Merkel et à Nicolas Sarkozy. De surcroît, en cas de réforme des traités, le premier ministre conservateur prévient qu’il risque d’être soumis à la pression des eurosceptiques de son parti qui exigent d’ores et déjà de rapatrier à Londres certains pouvoirs transférés à Bruxelles.
    Pour Mme Merkel, la réforme « limitée » des traités qu’elle appelle de ses voeux doit, au contraire, permettre d’inscrire dans le marbre les principes d’un gouvernement économique davantage intégré, donnant à la Commission européenne, dont le président serait élu, des prérogatives fortes.

    La chancelière se dit prête à de nouveaux abandons de souveraineté en matière budgétaire.

    La Cour de justice européenne pourrait, entre autres, être saisie contre un Etat incapable de respecter les règles communes. Pour Berlin, les négociations en ce sens devraient être bouclées d’ici à la fin 2012.
    (…)

    1. Il faut mettre l’Angleterre au pied du mur : vous signez.. ou DEHORS !!.. L’Europe n’a pas besoin de ces voyous-là. ils n’apportent jamais de solutions, jamais de compromis, que des problèmes. Donneurs de leçons et arrogants au dela de toute mesure quand tout va bien chez eux, puis ils viendraient pleurer quand leurs banquiers font quelques pertes. Ils ont besoin d’une leçon : les négociations devront être dures… Non mais.

      1. arrogants

        arrogants, les rosbifs (cf yvan) ? quelle jubilation de voir cela écrit en toute lettre, pour une frogy-cuisse de( mouche-fleur de banlieue), même venant d’un belge !
        je suis pour la paix des nations !

        signé : Aliénor.
        Les roses, hélas, n’étant plus ce qu’elles étaient ! sont anémiées, ces temps ci ! besoin de fer !
        de là à le croiser …le fer ?

  16. Merci, Mr.Leclerc, pour cet article à la fois sans concessions et accessible au « vulgum economicus pecus » que je suis.

    1. tout travail mérite salaire, le changement de tranche incite à l’effort de vulgarisation : c’est la méritocratie.

  17. « Un couperet va tomber dans deux jours, le 23 novembre prochain ».

    Le fruit Européen est trop près de tomber et ce serait dommage de ne pas attendre un peu.

    Je pencherais donc plutôt pour que la commission s’accorde un délai supplémentaire (au grand soulagement des marchés).

  18. Je me souviens que Paul avait annoncé, en 2009, une vague de maturation de dettes américaines insolvables, dans l’immobilier commercial notamment, pour 2012. Cette vague était au moins de même ampleur que celle des subprimes…

    J’imagine que ces considérations s’inscrivent dans le tableau que vous dressez. Où en est-on, à cet égard?

    Merci de vos analyses.

      1. Poussières du jour – %; Crédit Agricole -5,51% BNP Paribas – 4,33% Société Générale – 3,93% Lloyds Banking Group – 7,05% Royal Bank of Scotland – 4,91% Barclays – 4,35% , Commerzbank -6,81% Deutsche Bank -4,90% UBS – 3,13%. Santander – 3,45%, BBVA -3,48% CaixaBank- 4,47% Intesa Sanpaolo – 5,66% Banco Popolare -5,4% UBI Banca – 5,28% le bancassureur flamand KBC -13,17% Dexia -11,56%, Alphabank – 8,54%, Eurobank – 8,76% et Banque Nationale de Grèce de 4,44%.
        aux US en ce moment Morgan Stanley-5,77%, Citigroup – 5,37%, Bank of America – 3,29%, JPMorgan Chase -2,87%, Goldman Sachs -3,40%,.

  19. Merci pour cet excellent article très éclairant.
    Les périodes comparables sont 1932 et 1945 après cependant les révolutions fordiste, tiers-mondiste et informatique, un niveau moyen de productivité et de vie trois à cinq fois plus élevé, une population mondiale et un nombre d’Etats à l’ONU environ triplés, le déclin relatif des empires US et européens…
    Jacques Généreux a écrit: « l’horreur n’est pas économique, elle est politique ». Le diagnostic est plus que jamais vrai. L’idéologie et la politique néo-libérale ont débouché sur cette crise économique, sociale et écologique qui s’approfondit chaque période pour les pays qui ont suivi les docteurs Diafoirus prescripteurs de cette potion, magique pour l’oligarchie financière et de plus en plus amère pour la grande majorité qui vit de son travail.

    Un problème essentiel pour nous Européens est que non seulement la Droite mais aussi la majorité des social-démocraties européennes ont consenti à se laisser enfermer par des règles ultra-libérales des traités de MAAStricht, TCE modifié Lisbonne etc. qui par exemple interdisent aux banques centrales européenne et nationales de monétiser leur dette et de lutter ainsi contre le chômage en période de déflation , ce que font les USA, le Royaume Uni, le Japon et tous les pays normaux, s’abandonnant ainsi aux taux usuraires consentis par l’oligarchie finanvcière ultra-conservatrice.
    Ces partis trahissent alors leur mission de défense des travailleurs et sont renvoyés dans l’opposition comme en Espagne et en Grèce. Les partis de droite quant à eux , à l’aide d’un contrôle très majoritaire des media et d’une démagogie intense appliquent les consignes de l’oligarchie financière et démantèlent systématiquement pas à pas (tactique du salami pratiquée par Hitler) la protection sociale, les services publics, le salaire différé, le droit du travail etc.
    Au fur et à mesure que la crise s’aggrave des yeux se décillent et on peut penser que de nouvelles majorités social-démocrates seront capables de défendre leurs peuples, la multiplication de petits partis de gauche, écologistes ou régionalistes ne résolvant pas le problème. Le développement de mouvements autonomes de masse , type Indignés, est tout à fait nécessaire mais insuffisant à lui seul.
    Pessimisme de la lucidité, optimisme de la volonté disait Jaures.

    1. @ 23.Merl Mokeur

      c’est illusion de croire en une nouvelle sociale-démocratie

      les socialistes ne seront même pas à la hauteur d’un Roosvelt car lui comme les socialistes ne se sont bougés le cul dans le passé que par peur de la puissance du mouvement social alors représenté par les communistes.

      la tragédie du capitalisme, c’est qu’il n’y a plus de mouvement s’opposant frontalement, alors les idéologues capitalistes iront jusqu’au bout de leur idéologie.

    2. @Merl Mokeur

      « monétiser leur dette et de lutter ainsi contre le chômage en période de déflation , ce que font les USA, le Royaume Uni, le Japon et tous les pays normaux »

      Présenter le Royaume Uni et les USA comme des pays « normaux » qu’il faudrait imiter dans le commentaire d’un article de François qui explique qu’ils sont peut-être encore plus dans la merde que nous, il faut le faire !
      Et la formule « Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté » est – sauf erreur de ma part – de Gramsci.

  20. Lundi 21 novembre 2011 :

    Le Fonds monétaire international a annoncé lundi avoir reçu une demande officielle d’aide financière de la Hongrie, et a indiqué qu’une requête similaire avait été adressée par Budapest à la Commission européenne.

    La FMI a reçu une demande des autorités hongroises pour une possible assistance financière. Les autorités du pays ont envoyé une requête similaire à la Commission européenne, a ajouté le FMI, en précisant qu’il s’agissait là d’une démarche de précaution des autorités hongroises.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Le_FMI_dit_avoir_recu_comme_l_UE_une_demande_d_aide_financiere_de_la_Hongrie211120111111.asp

  21. Le pouvoir destructif de la crise de la dette américaine est sans commune mesure avec celui de la dette européenne.

    s’il y a destruction monétaire et décote, la planche à billets compense, non ? C’est un jeu à sommes nulles …

    1. Non, c’est tout le contraire d’un jeu à sommes nulles.
      La valeur $ créée à travers la planche à billet reste la propriété des US alors que la valeur $ détruite est étrangère aux US, parce que la masse $ existante est détenue par l’étranger soit directement en devises ou en obligations US soit en actif libellés en $. On a même phénomène que la dilution de l’actionnariat lors d’une augmentation de capital qui ne profiterait qu’à un seul d’entre eux. Raison principale pour laquelle le dernier QE a provoqué un tollé mondial.
      Double effet kiss cool pour le pays qui détient la première devise de réserve mondiale et peut en créer à gogo, pour l’instant ça tient…

  22. Le plan allemand pour relancer la construction européenne

    Après le semi-échec du dernier Conseil européen, Angela Merkel reprend l’offensive. Selon un document de travail du gouvernement allemand que s’est procuré le journal britannique The Daily Telegraph (liens dans l’article ci-dessous), l’Allemagne plaide pour plus de fédéralisme et un durcissement de l’application de Maastricht.

    Berlin souhaite accélérer l’intégration budgétaire des pays de la zone euro par un transfert de souveraineté au niveau européen, seul susceptible d’imposer une discipline nécessaire à la relance du projet européen, et éviter un « remake » de la crise grecque et ses conséquences.

    Le journal britannique The Daily Telegraph a obtenu et mis en ligne sur son site vendredi un document de travail du gouvernement allemand sur l’avenir de l’Union européenne et de la zone euro particulièrement précis sur le cap qu’entend fixer Berlin pour l’avenir de l’Europe.

    Si pour les pays du Nord dits vertueux les effets devraient être limités, en revanche c’est une véritable remise en cause de la gestion politique et économique pour des pays comme la France ou l’Italie.

    Ce document liste en effet les moyens dont devra se doter l’Europe pour « ancrer fermement et définitivement une solide culture budgétaire ». Selon les auteurs de ce rapport, c’est là le seul moyen d’établir une « véritable union de la stabilité » capable de mettre fin à la crise actuelle. Car c’est par la création d’une « politique budgétaire et économique intégrée » que la zone euro pourra à « long terme devenir stable financièrement et économiquement viable ».

    Le rapport préconise une « procédure à plusieurs niveaux » pour parvenir à cet objectif. Il s’agit d’abord de « l’automatisation des sanctions » contre les pays qui affichent des déficits excessifs. Jusqu’à maintenant la France et l’Italie se sont toujours fermement opposées à cette automaticité.

    Concrètement, cela signifie que la Commission pourrait appliquer une sanction à un pays sans en référer au conseil européen, qui réunit les chefs d’Etat et de gouvernement de la zone. Le rapport enfonce même le clou en suggérant le recours aux sanctions financières comme « arme préventive » afin de pouvoir régler les problèmes « à la racine ». Ainsi, lorsque les écarts au pacte de stabilité et de croissance deviennent « durables », le document défend la possibilité d’une plainte devant la Cour de justice européenne par la commission ou même par un pays membre.

    Est ensuite évoquée la possibilité d’un « commissaire de stabilité » pour les pays qui sont dans ce cas. Le document met toutefois en garde contre son « automaticité » dans la mesure où une telle procédure pourrait être en désaccord avec la constitution allemande et « l’autonomie budgétaire du Bundestag ». Les auteurs du rapport estiment que ce commissaire pourrait ainsi « décider directement » de l’utilisation des fonds structurels européens.

    L’Allemagne irait même plus loin en préconisant, selon ce document, une « réduction de souveraineté automatique » pour les pays qui, à partir de 2013, demanderont l’aide du mécanisme européen de stabilité (MES). Ainsi l’Union européenne, sur proposition du MES, devrait détenir un « droit de veto » sur le budget adopté par le parlement national lorsque « celui-ci » contredit « de façon éclatante » les « bases de la consolidation budgétaire ». Et si ce pays ne peut pas remplir les objectifs fixés par le MES, des mesures budgétaires, comme des réductions de dépenses ou de nouvelles recettes, pourront être « imposées ». Enfin, le rapport estime en « dernier recours » qu’il doit être possible « d’imposer des mesures administratives ». Les auteurs demandent également ici de « regarder avec attention » la constitutionnalité allemande de ces mesures. Ils estiment qu’elle devrait être acceptable dans la mesure où elle concerne « les autres pays européens » et que les programmes du MES devront être approuvés à l’unanimité.

    Dernière pierre angulaire de ce rapport : la mise en place d’une « faillite ordonnée des Etats » dans le cadre du MES. On est donc loin du seul cas grec, comme évoqué aujourd’hui. Outre Rhin, le gouvernement n’a jamais caché qu’il considérait comme tout à fait logique que les investisseurs privés assument leurs part de risques. C’est une idée que défendait l’année dernière la chancelière allemande face à la France et à Jean-Claude Trichet lorsqu’il était gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE).

    Si malgré toutes ces nouvelles procédures, la situation demeure désespérée pour un Etat alors la faillite doit s’accompagner d’un plan de soutien bancaire prévoyant la recapitalisation des banques fragilisées afin d’assurer la stabilité du système financier, indique le document.

    Quant au calendrier, les « jalons » de toute cette réforme devront être posés dans « les prochains jours ou les prochaines semaines », même si’il faut en passer par une modification des traités européens existants. Par souci de clarté, le texte recommande du reste d’intégrer les modifications du MES. Pour cela, conformément à l’article 48 du traité de l’UE, le rapport recommande la « procédure simplifiée » de révision par la convocation « rapide » d’une « Convention » formée de représentants des parlements nationaux, des gouvernements, de la Commission et du parlement européen. Elle pourra valider ces réformes qui devront être ratifiées par les pays membres. Le rapport préconise une ratification limitée aux pays membres de la zone euro et précise explicitement qu’ainsi le Royaume-Uni pourrait ne pas être concerné. De facto, l’un des poids lourds de l’UE, pourrait se retrouver totalement isolé. Pour finir, le document précise qu’une fois « l’union de la stabilité » réalisée devra débuter « le débat sur la voie à choisir pour parvenir à l’union politique ».

    Ce texte de travail s’inscrit clairement dans une prise d’initiative de l’Allemagne pour sortir de la crise de la dette, après le semi-échec du dernier conseil européen dramatisé par le président français, avant le sommet du G20. Depuis son intervention lundi au congrès de la CDU, Angela Merkel a adopté un discours plus offensif et a défendu une action rapide dans la voie d’une Union plus intégrée. Avec un tel texte, la République fédérale explicite donc son leadership de fait. Elle a compris, surtout depuis l’extension de la défiance des investisseurs contre les autres pays notés AAA de la zone euro et en l’absence d’initiatives de Paris désormais focalisée sur le risque de perte de sa notation et dans un contexte de campagne présidentielle, qu’elle ne pouvait demeurer dans l’expectative et l’attentisme.

    Ces propositions traduisent sa vision de la nécessité de durcir Maastricht et de s’engager vers une Europe plus fédérale pour sauver l’euro. On notera cependant qu’elles n’indiquent pas, pour le moment, la possibilité d’exclure un membre de l’Union économique et monétaire, comme la chancelière l’avait jadis évoqué et comme le réclament certains politiques et économistes outre-Rhin. Mais le document suggère que ceux qui ne voudront pas respecter les règles pourront sortir s’ils le désirent. En effet, pour les pays touchés par la crise qui vont devoir accepter le principe d’une souveraineté limitée en cas de recours au MES, cela risque d’être politiquement difficile à admettre, en particulier pour les opinions publiques. Mais un refus de leur part rendrait nécessairement leur présence dans la zone euro impossible. Peut-être les auteurs de ce plan y voient-il là un moyen d’exclure les mauvais élèves les plus récalcitrants. C’est à prendre ou à laisser.

    Version allemande du document ici et traduction en anglais par le think tank Open Europe ici.

    Romaric Godin et Robert Jules – 20/11/2011, 16:29

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20111120trib000665392/le-plan-allemand-pour-relancer-la-construction-europeenne.html#xtor=EPR-2-%5BMorning+Briefing%5D-20111121

    http://s3.documentcloud.org/documents/267782/111018-eu-wipol-integration.pdf

    http://s3.documentcloud.org/documents/267781/brusselsembed.pdf

    1. Des pertes de souveraineté, sauf pour l’Allemagne en somme. Misère, quel pain béni pour le nationalisme. J’avoue que moi-même, à l’idée de l’imposition de règles absurdes et anti-sociales, je ne vois pas bien ce qui pourrait m’empêcher d’essayer de torpiller l’Union si elle ne peut aboutir qu’à ça…

      1. à Nicks : j’ai l’impression que l’allemagne joue son va tout : au pire çà pousse à l’explosion de l’UE, mais sans vouloir endosser la responsabilité de l’éclatement.

      2. @Sylla

        C’est le degré de soumission aux marchés financiers qui va décider de l’évolution. Une allégeance de la France peut se concevoir dans l’optique de la peur d’un effondrement bancaire en cas de non intervention de la BCE. Mais je n’imagine pas que ce soit tenable…

        Dans le cas où l’Allemagne irait jusqu’au bout, une ruade française signerait en effet la fin de l’Union. On a pourtant des moyens de pression mais je crains que dans le reniement et la dévalorisation constants de notre pays par ses représentants, nous ne soyons plus crédible dans un rapport de force. Et ce n’est pas Hollande qui fera mieux…

      3. la dévalorisation constants de notre pays par ses représentants

        quand je dis « sous-vers-rien », c’est bien sous ( en dessous de tout ) …(nous menant) versrien (le néant), appuyé fortement et non innocemment, par le ( plus pour longtemps ) montreur de « puppet », made in america [ la seule « industrie » qu’ils ont encore en rayon ] …après, peut-être made in Germany, puis …
        Chi lo sa ?

        Je me prends à rêver à une invasion de PIGS …F, disséminant leurs parasites de ci de là : « paresse », plaisir , poèmes, lectures classiques dans Parcs et jardins, tapas, ouzo, paseo et flamenco, OLE ! Dites donc, ça ressemblerait bien à une Société Civilisée ! ( et, non constipée : une, deux, une, deux, compter, compter, amasser, amasser, laissez-moi mon tas d’or, coquins ! )

  23. @ F.Leclerc

    Je pense qu’il faut aller plus loin et affronter une réalité: celle qui a fait de la dette (des Etats, des collectivités, des acteurs économiques et des particuliers) une pièce essentielle du moteur économique et de la fabrication de la rente.

    Le moteur est cassé, il faut en utiliser un autre, de la nouvelle génération !

    Votre article et votre réflexion ci dessus sont comme toujours très pertinents. Mais on reste sur notre faim; Je croyais que c’était un des objectifs de ce blog justement de plonger les mains dans le cambouis et re-construire ce moteur!
    On cherche ( en vain, même dans la production d’ouvrage de P. Jorion! c’est pas une critique mais un constat) par quel bout commencer!
    Certes ici ou là des travaux comme ceux que mentionne johannes finckh dans ses commentaires sont intéressants et mériteraient qu’un groupe de créativité soit créé incluant des économistes ( mais surtout pas qu’eux, très minoritaires, ils seront) et d’autres profils socio-professionnel, chômeurs et retraités compris (pas d’exhaustivité) ( 10 à 20 personnes )
    Le groupe définira en priorité POURQUOI? et à Quoi ça sert? Pourquoi c’est faire? de travailler sur un nouveau moteur. Définir les VALEURS ( solidarité, liberté, égalité etc..) sous l’éclairage des questions fondamentales précédentes. La Rente est-elle ou doit elle être supprimé. La notion de « propriété » construction de la pensée humaine doit- elle , peut elle être redéfinie?
    Le groupe devra se mettre d’abord d’accord sur la Réalité du Problème c’est à dire « Pouvons nous (nous les citoyens) AGIR sur lui! Dans le cas contraire, il n’y aurait plus de problème! Le condamné à mort sur sa chaise électrique n’a plus de problème!
    Ensuite le Groupe devra:
    1) décrire le plus précisément possible en quoi la situation présente actuelle est insatisfaisante ( les ouvrages de Jorion, ceux des économistes atterrés, les billets, ici et ailleurs ne manquent pas)
    2) décrire une situation « future » satisfaisante sous l’angle des valeurs établis ( cela suppose de définir des objectifs précisément dans le temps)
    a) dans l’année
    b) les trois ans
    c) dans dix ans, dans 50 et plus
    Et avec quel moyens!
    Là aussi des choses existent (cf-plus haut) le groupe recensera ces choses exhaustivement celles bien sur qui sortent ou qui préparent une sortie du cadre.
    Cela me semble urgent à faire et que vous en preniez l’initiative.

    1. Le seul moteur à prendre est celui du coeur !!

      Extirper la corruption de notre être et veiller sur les autres comme sur la prunelle de nos yeux, en faisant le bien et avec pour seule loi:

      Fais à autrui ce que tu voudrais qu’on te fasse

      Maintenir notre planète en équilibre sans utiliser d’énergies trop fortes qui gènent sans doute d’autres êtres dans l’univers

  24. Comment il se prépare le pauvre homme avant de perdre son triple AAA ?

    Gens de France et de Navarre :
     » Nayez plus peur de perdre votre triple AAA, car de toutes façons et je vous l’annonce vous n’en serez pas mieux traités dans le très piotr management, vous risqueriez même d’en perdre davantage votre santé et dignité d’homme dans la servitude. Soyez forts ne vous couchez pas plus comme les esclaves, n’ayez même plus peur de perdre votre place, votre intégrité, votre vie, de vivre déjà un peu le même petit quotidien de gens vivant bien un peu la même chose ailleurs. Car de toutes façons et ils le savent bien cela n’y changera rien, soyons plutôt davantage solidaires du pauvre homme de plus, pourquoi font-ils d’abord subir cela aux autres ? Regardez les donc souffrir davantage le martyr à votre place ?

    Pourquoi poussent-ils continuellement les petites gens à avoir peur de perdre le triple AAA ? Qu’est-ce que vous croyez que le pauvre prophète Jérémie est aussi mieux traité dans le même temps. Vous savez je demande pas grand chose mais tout juste un peu de rab pour finir le mois, alors n’hésitez pas car il n’est pas dit que je sois toujours là et en vie demain.

    Je suis déjà si mal reçu dans mon propre pays. Je rêve d’un monde où tout le monde pourrait préservé sa bonne place, son triple AAA et cela paraît-il afin d’avoir à moins souffrir, subir, compatir, le premier au modeste sort de plus de l’autre. Ma principale faute dans la vie je porte tellement la poisse ?

    C’est l’histoire d’un jeune homme très chanceux dans la vie et qui avait toujours cru et pensé la même chose, et puis un jour ce qu’il redoutait tant de voir et d’entendre se produisit, bien sur au fond de lui il n’en fut pas surpris, car en réalité les gens du marché et du pouvoir pensent bien d’abord à eux et non à leur propre pays.

    Un jour ils en finiront certainement par faire plus de coupes budgétaires envers le politique.

  25. En voici un qui pense à notre place :
    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20111121trib000665614/zone-euro-l-implacable-constat-de-warren-buffett.html
    « Il y a un défaut majeur dans le système de l’euro… »
    « Pour autant, il ne donne aucune solution pour y remédier. Warren Buffett a également précisé qu’il n’avait aucune idée de la manière dont la crise de la dette européenne finirait mais il a observé qu’il y avait de bonnes valorisations dans les sociétés européennes. »

    En gros, ça lui ferait plaisir que la zone se casse la figure : il rachèterait ce qu’il y a de bon pour pas cher.
    Comme d’hab.
    D’ailleurs, vu les taux sur les obligations d’états, nous ne serons bientôt plus propriétaires de nos pays.

    1. Nous ne sommes plus propriétaires de beaucoup d’entreprises ( à peine 11% de la capitalisation du CAC 40 ( lire ici )
      Sarkozy est en train de faciliter la tache sur la privatisation d’ Aréva pour le profit de ses amis Bouygues, Frêres et Desmarais qui lorgnent dessus depuis très longtemps.
      Il faut dire que les écolos et le PS lui facilitent la tache.! Aréva privatisée ira construire ses centrales de par le Monde au gré des marchés ( la demande reste très important tant sur le renouvellement que sur la construction de nouvelles) Ainsi nous n’aurons peut être plus de nucléaire en France ou si peu mais le risque ( on l’a vu avec Fukushima) sera toujours là sur nos têtes. Nous achéterons l’électricité dont nous aurons besoins aux allemands qui eux ont délaissés cette filière où il ne sont pas leaders pour construire des centrales thermique avec le gaz Russe. L’électricité sera moins chère mais la production de CO2 nettement plus importantes, c’est pas grave. ccar alors ils ( les Allemands) continueront à accroitre leurs excédent commerciaux et nous nous creuserons d’avantage nos déficit!

      1. Ma foi, ça fait plaisir de lire ces quelques lignes sur l’électricité nucléaire.
        Enfin quelqu’un qui prend ce sujet dans son ensemble et qui en quelques mots fait comprendre l’ineptie de la demande des « verts », qui en réalité jouent contre les intérêts Français (et donc Européens).

  26. Les USA sont un pays doté d’une immense richesse à tous les points de vue, mais personne – même pas les revenus modestes – ne veut contribuer à stopper un processus autodestructif – la dette publique – par une taxation plus étendue voire radicale, selon des cas, des fortunes et gros salaires. L’Amérique n’a pas encore intégré la nécessité de changer sa mentalité et son système, bien au contraire, on estime qu’il est le meilleur du monde et que le monde entier doit copier son modèle.
    Mais je me demande si cela suffirait pour arrêter le crash global qui nous attend, je crains qu’il est bien trop tard.

  27. Lundi 21 novembre 2011 :

    L’Allemagne est restée ferme lundi sur son opposition à la création d’euro-obligations, et sur son refus d’une plus forte intervention de la Banque centrale européenne (BCE) dans la lutte contre la crise de la dette, jugeant qu’aucune de ces solutions n’étaient « un remède miracle ».

    « Aucune de ces pistes qui sont avancées dans le débat public ne sont un remède miracle contre la crise », a déclaré lors d’un point de presse le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert.

    Les appels à une implication massive de la BCE dans la crise qui secoue la zone euro se font de plus de plus pressants, mais l’Allemagne y est catégoriquement opposée au nom de l’indépendance de l’institution et de son mandat de préserver la stabilité des prix.

    Berlin s’oppose aussi toujours aux « eurobonds », titres de dette garantis en commun par les Etats membres de la zone euro, dont la création fera l’objet de propositions officielles par la Commission européenne.

    http://www.boursorama.com/actualites/crise-l-allemagne-campe-sur-ses-positions-sur-les-eurobonds-et-sur-la-bce-cba90c45a5f2096ed17512971d45dcd4

    1. Seule les choses que je préfère avant tout voir et entendre retient mon attention, mon crédit, mon bénéfice, mon prêt, mon avance, le reste et le débat public sans intérêt. Seule je suis une personne de toute confiance et solvable, seule je pense toujours bien correctement seule je prends toujours les bonnes décisions pour mon pays, seule je ne me trompe jamais, seule je fais beaucoup moins tomber l’europe de nouveau dans l’abime, seule je suis bonne à entendre, seule je suis bonne à suivre, seule je suis la bonne Allemagne de tous les temps.

      Seule tout ce qui sort de mon chapeau est une bonne idée, le reste sans intérêt pour le débat public. Oui on n’est plus très loin d’une autre petite dictature de plus en Europe. Trop de fermeté et de rigidité c’est alors que le monde se met à se détériorer, casser, fracturer, rompre, fracasser. Oui vraiment aucun intérêt le débat public, seuls les élites sont toujours mieux placés et aptes de juger ce qui est bon ou pas pour vous, pour elles.

  28. Une lettre de Une lettre de Goldman Sachs au Journal Le Monde

    A la suite de l’article  » Goldman Sachs s’entiche de l’Europe « , paru dans notre édition du 10 novembre 2011, Goldman Sachs nous a adressé le courrier suivant :

     » Votre journal écrit « l’image de savoir-faire de Goldman Sachs a souffert du maquillage des comptes grecs que la banque a orchestré pour permettre à Athènes de rejoindre l’euro ».

    Cette affirmation, factuellement incorrecte et déjà relayée à plusieurs reprises dans vos colonnes, nuit gravement à la réputation de notre institution.

    Les transactions financières effectuées par Goldman Sachs l’ont été plusieurs mois après que le conseil des ministres européens a approuvé l’entrée de la Grèce dans la zone euro, il est donc totalement faux d’écrire qu’elles ont permis à la Grèce d’intégrer la zone euro.

    L’impact combiné des opérations réalisées par Goldman Sachs a été limité à une baisse de 1,6 point de la dette des administrations publiques grecques rapportée au PIB, celle-ci passant de 105,3 % à 103,7 %.

    Les transactions effectuées par Goldman Sachs étaient similaires à plusieurs opérations précédemment réalisées par d’autres grandes banques pour certains autres pays européens. Goldman Sachs a consulté Eurostat, l’agence en charge des statistiques européennes, pour confirmer le traitement approprié des échanges de devises.

    Il est par ailleurs inexact d’écrire, dans la suite de ce même article, que Goldman Sachs « n’a jamais caché son hostilité à l’égard de l’euro ». Goldman Sachs, qui a en effet toujours soutenu la monnaie européenne, a régulièrement exprimé cette opinion dans ses notes de recherche mises à disposition du public.  »

    © Le Monde

    1. …dans ses notes de recherche mises à disposition du public

      , on se doute bien qu’en privé il en va autrement.
      L’Euro ne les dérange probablement pas vraiment, mais surtout pas une Europe politiquement unie qui leur ferait de l’ombre ou exercerait des pressions sur les Etats-Unis (vu que Goldman est une annexe du gouvernement américain)…

  29. C’est incroyable tout ce qui peut-être dit de plus ou moins correct dans le débat public et sur tout ce qui se passe, moi je n’arrive plus à tout lire, à suivre. Je décroche ça fait mal aux yeux, comme dans le fait bien maladroit de vouloir trop en dire et alors chacun en prend peu à peu conscience, car malgré tout ce qui peut se dire, être écrit, pensé, exprimé, partagé, échangé, dans le grand age communicant du monde moderne, en réalité la Merkel et compagnie s’en contre fiche bien du débat public, oui on n’est vraiment que de la chair à canon. Maudites soit-elles alors !

  30. Lundi 21 novembre 2011 :

    Allemagne : la Bourse de Francfort finit en baisse de 3,35 %.

    L’indice vedette Dax de la Bourse de Francfort a fini lundi en baisse de 3,35 %, après des déclarations venues d’Allemagne montrant que Berlin reste sur une ligne dure face à la crise de la dette.

    Le porte-parole de la chancelière Angela Merkel a ainsi balayé lundi les propositions sur un rôle accru de la BCE, ou sur l’émission d’euro-obligations, en estimant qu’il ne s’agissait pas d’un remède miracle.

    France : la Bourse de Paris s’enfonce de 3,41 %.

    La Bourse de Paris a terminé lundi sur un recul de 3,41 %, passant sous la barre des 2.900 points, dans un marché en totale perte de confiance, paniqué par les risques de contagion de la crise de la dette.

    Espagne : la Bourse de Madrid chute de 3,48 % à la clôture.

    La Bourse de Madrid a clôturé lundi en chute de 3,48 % à 8.021 points, au lendemain d’élections législatives qui ont porté la droite au pouvoir, dans un climat général de panique sur les places européennes face à la crise de la dette.

    Les valeurs bancaires ont notamment été pénalisées : Santander, numéro un en zone euro par la capitalisation boursière, a perdu 3,45 % à 5,38 euros, BBVA a baissé de 3,48 % à 5,716 euros, et CaixaBank a glissé de 4,47 % à 3,63 euros.

    Italie : la Bourse de Milan clôture sur une chute de 4,74 %.

    La Bourse de Milan a clôturé lundi sur une chute de 4,74 % à 14.510 points, paniquée comme les autres places financières par les problèmes de dette publique dans la zone euro.

  31. J’aimerais voir les membres de la super commission expliquer a un extra terrestre le but de leur mission:
    Une bande de banquiers a la reserve federale creent ce que nous appelons l’argent, de rien du tout, ils l’inventent. Ensuite ils pretent ce rien du tout a leurs amis et leurs amis pretent ce rien du tout a la populace qui travaille et se stresse toute sa vie pour rembourser le rien du tout. C’est un systeme pyramidale de dettes. Mais nous sommes tres inquiets du fait que nous avons produit trop de rien du tout et allons peut etre un jour ne plus avoir de rien pour creer du rien du tout.
    Donc, il faut absolument que les populaces souffrent pour que le rien du tout revienne a son createur. Ce rien du tout est tout, il nous permet de polluer, de tuer et d’asservir le monde.

    Que penserait l’extra terrestre?
    Probablement qu’il a trouve l’espece la plus debile de l’univers.

  32. Est ce que « Sam le retréci » va nous bassiner longtemps avant d’accepter une monnaie commune mondiale ?

  33. La matinale de France Culture accueillait ce lundi Jean-Pierre Jouyet, un homme crédible que j’appréciais même du temps où il servait la mandature actuelle et était chargé des relations avec l’Europe.

    Il a abordé la situation des USA :
    leur notation a été dégradée et pourtant c’est l’Europe qui est pilonnée.
    Pourquoi : la dette US est « liquide » par opposition à celle de l’Europe où ce sont 27 ou 17 dettes qui sont à considérer et la planche à billets fonctionne.

    http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-jean-pierre-jouyet-2011-11-21

    Autres points que j’ai noté à la volée :
    il y a une forte concentration de la puissance financière
    il faut se désendetter en douceur
    il faut prêter à faible taux au lieu d’encourager la rente
    la BCE prête à 1% même à des fonds qui placent à 3 jours à 7%
    il y a 190 Ma d’obligations
    le peuple paiera la facture (bigre, encore et toujours)
    les responsables de la crise, de droite ou de gauche sont ceux qui sont encore en place
    Les Echos de ce jour analysent les causes de la dette grecque

    Suzan George est ébahie et nous rappelle que le risque systémique est le fait de 50 grandes banques sur un total de 45.000 banques !
    Elle nous signale aussi que les 150 plus gros groupes se concentrent actuellement en structure encore plus méga pour passer ainsi à 50 (analysé sur le blog il y a quelques semaines).
    Chronique hebdo de Susan George (7’23), décapant :
    http://www.franceculture.fr/emission-le-monde-selon-susan-george
    mathématique, GS, chaos, publication d’un travail de chercheurs de l’université de Zurich : réseau des interconnections mondiales, peu d’acteurs super connectés et degré élevé de domination : 737 entreprises contrôlent 4/5 de la valeur du monde, centre du centre : 50 groupes dont 45 banques ==> risque systémique.
    « L’épée de Damocles est suspendue au dessus de nos têtes », la réponse est là.
    Bravo, droit au but.

    Ce jeudi la parole sera donnée à Jean Pisani-Ferry.

    1. la BCE prête à 1% même à des fonds qui placent à 3 jours à 7%

      là Jouyet la science n’a rien dit et pour cause ………………………….

      PS : après avoir servi sa suffisance, Jouyet « aiderai » Hollande de ses bons conseils économiques

      cette versatilité est preuve de compétences ………………………..

      1. Vous avez peut-être raison mais Jouyet me semble plus crédible que bien d’autres.
        Je le considère comme un honnête homme.
        Ma préférence va à Susan George pour les intervenants de cette matinale, une femme remarquable.

      2. Jouyet fait partie de cette catégorie d’hommes à laquelle j’associe par exemple un Patrick Artus qui bien que tout à fait conscients que le système n’est plus viable ne font pas le pas supplémentaire qui ferait d’eux de francs adversaires du système. D’une part parce que les fonctions qu’ils occupent leur interdisent de tenir un discours dissident, et d’autre part parce que d’un point de vue intellectuel ils peinent à envisager un autre système qui signerait l’abandon de tout ce qu’ils ont connu. Des circonstances exceptionnelles seules pourraient faire sauter ces verrous. Difficile de dire lesquels parmi ces hommes se détacheront du lot quand le moment critique venu il faudra choisir entre la servitude et la liberté.

  34. Vous parlez de dépréciation du dollar et donc de hausse du cours des matières premières:
    Hausse pour les Américains ou pour tout le monde ?

  35. La dette perpétuelle

    Attention, dans ce monde la réalité peut avoir plus de consistance que la science-fiction.

  36. @ Monsieur Leclerc

    les obligations américaines étant très utilisées comme collatéral

    Quelle est dans ce contexte, la signification de « collatéral » ?

    Merci pour cette exhaustive chronique de la crise au jour le jour, je la suis attentivement, en profane .
    Nous sommes tous sujets de l’Histoire de la Grande perdition, grâce à ce blog nous pouvons en dépasser la lecture passive.

    1. Replongé dans L’Argent mode d’emploi, je me permets de vous répondre :

      L’existence du « collatéral » permet éventuellement de prêter des sommes importantes à des consommateurs dont les moyens financiers sont en réalité modestes. (Paul Jorion, L’Argent mode d’emploi », p. 89)… Consommateurs… ou tout autre candidat au crédit, par exemple une banque en posture difficile.

      Le « Collatéral » est une marchandise que l’on possède (ou va bientôt posséder) et qui est « mise en gage » comme garantie pour obtenir une avance de fonds. Le prêteur exige a priori de l’emprunteur un « collatéral » de qualité, dont la valeur est supposée stable dans le temps, et qu’il peut récupérer en cas de défaut de paiement.

      Les obligations US sont des reconnaissances de dettes d’un état en faillite… Drôle de marchandise pour servir de garantie! Mais elles restent encore traitées comme un « collatéral » de qualité… sous peine de voir tout l’édifice financier s’effondrer.

      C’est un peu comme interdire de prononcer le mot « amiante » en vivant dans un building qui en est bourré.

      1. Un grand merci pour cette explication lumineuse.
        Je n’ai pas encore lu « l’Argent mode d’emploi », c’est au programme.

  37. Drôle: En Grèce, on voit les socialiste tenir la main de l’extrême droite pour accepter le plan de Bruxelles et du FMI quand la droite le refuse.
    On aura tout vu!
    Les Etats-Unis d’Amérique n’échappent pas à la confusion, faisant tout pour tenter de sortir d’une situation sans solution dans le système économique et politique actuel.
    Ils cherchent à tirer le profit maximum de leur placement en Europe, à faire que leur monnaie les sauve encore et toujours, quel qu’en soient les conséquences.
    Sur le pont évacuation, on se bat pour monter dans des canots de sauvetage dont le fond est percé.
    Tout va bien ce matin, il fait beau ici, la campagne est belle, la journée sera lumineuse dans la clarté rasante d’automne…

  38. Mr Leclerc : petite erreur, d’inattention certainement, à la ligne 14 : « la dette des Etats fédéraux et des municipalités. » Il s’agit bien entendu des Etats fédérés.

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