L'actualité de la crise : COURSES AU TRÉSOR ET D'OBSTACLES, par François Leclerc

Billet invité

Contrairement aux apparences, les États européens ne sont pas les seuls à tirer la langue dans le cours de leurs recherches de financements. Les banques rencontrent également de sérieux problèmes dans ce domaine, dont elles laissent entrevoir l’ampleur en s’activant pour y faire face.

Les gouvernements européens sont lancés dans une course poursuite derrière des solutions qui leur échappent. L’effet levier du FESF reste à l’état de projet en dépit de l’impatience de Mario Draghi, l’intervention à grande échelle de la BCE est bloquée, celle du FMI également. Selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung, les gouverneurs de la BCE se seraient fixé une limite à leur intervention de 20 milliards d’euros par semaine, son niveau actuel d’intervention étant bien inférieur.

Il est estimé que la BCE a acheté pour 50 milliards d’euros de dette grecque et 80 milliards d’euros de dette italienne, avec les résultats que l’on voit. Il n’y a pas de demi-mesures possibles si l’on veut être efficace.

Les déblocages nécessitent des accords de grande ampleur qui réclament une denrée devenue rare : le temps. Le rythme accéléré de l’effondrement des pays de la zone euro n’est pas celui des solutions envisagées pour le contenir. Selon Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances, 24 mois seront nécessaires pour changer les traités en vigueur !

Échanger avec les Allemands une intervention de la BCE contre une reconfiguration des traités européens leur donnant de nouvelles garanties quant à la bonne conduite fiscale des États n’est pas une petite affaire pouvant se régler sur les planches de Deauville. Sans aborder la problématique de l’accroissement des ressources du FMI, dont les Américains ne veulent pas entendre parler, amenant des hauts fonctionnaires bruxellois à étudier son financement par la BCE, au prétexte qu’il n’est pas formellement interdit par les traités européens…

Signe parmi tant d’autres de l’absurdité de la situation et de la nécessité de gagner du temps, les CDS sur la Grèce, dont l’objet est de couvrir contre le défaut, ne sont pas activés par l’International Swaps and Derivatives Association (ISDA) alors que la dette grecque est négociée avec une décote de 50 % ! A quoi servent-ils donc alors ?

Certes, une restructuration de dette globale s’imposerait à ce stade comme la seule issue, à laquelle il serait judicieux de procéder une fois pour toutes en grand plutôt que de procéder par petites étapes, à la grecque, sans s’en donner les moyens et devoir y revenir. Comme un remake des plans de sauvetage qui se succèdent. Mais tout sera tenté pour ne pas en venir à cette dernière extrémité, lourde de conséquences pour le système financier dans son ensemble, lui faisant perdre un équilibre déjà difficilement conservé et lui imposant une brutale réduction de son patrimoine.

Sans en être réduites à ces extrémités, les banques ne sont pas à l’aise, devant faire face à l’addition de leurs nouvelles obligations réglementaires, de taxes dans certains cas, et du refinancement de leurs opérations en cours. Elles devaient accroître leurs fonds propres au titre de Bâle III (et pour certaines d’entre elles au-delà du ratio de base, en raison de leur caractère systémique), le dernier sommet européen ayant entretemps décidé d’accélérer le calendrier de cet effort ; elles doivent en plus et comme à l’accoutumé refinancer leurs activités, à une hauteur estimée à 485 milliards d’euros pour l’année prochaine.

En premier lieu, elles font feu de tout bois pour diminuer leur peine. En essayant d’élargir les règles d’éligibilité au Core Tier One, l’agrégat des fonds propres utilisé pour calculer le ratio entre ceux-ci et leurs engagements. Ou bien en modifiant à leur avantage le calcul de la pondération des risques associés à ceux-ci, puisque c’est le résultat qui est pris en compte pour déterminer ce même ratio.

Mais cela ne répond en rien aux besoins de leur refinancement, pour lequel des solutions sont activement recherchées, les méthodes éprouvées pour lever des fonds n’ayant pas le résultat escompté. L’émission d’obligations sécurisées implique l’utilisation de collatéraux apportés en garantie aux investisseurs, mais leur gisement n’est pas inépuisable dans les coffres des banques. Les autres catégories d’obligations, plus risquées pour les investisseurs et d’un meilleur rendement, ne suscitent plus le même enthousiasme dans la conjoncture actuelle.

Afin de réunir les concours à long terme qui leur sont nécessaires, les banques voudraient bien se tourner vers l’épargne des particuliers, comme l’État italien s’y est d’ailleurs lancé pour son propre compte ; mais cela suppose, selon elles, que l’État donne des garanties de stabilité fiscale – qu’il s’engage à ne pas accroître la fiscalité sur les revenus qui en proviendraient – ou même qu’il allège la fiscalité de long terme par rapport à celle de court terme…

Poursuivant toujours le même objectif, les mêmes banques voudraient aussi revisiter les normes de liquidité de Bâle III qui imposent de mettre en correspondance la maturité de l’actif et du passif des bilans bancaires – de ses engagements et de ses fonds propres – afin de la rendre moins dépendante des fluctuations du marché en cas de crise aiguë.

Dans un autre domaine, il est question que les États européens, selon des modalités qui restent à définir, apportent leur garantie aux banques afin de faciliter leur accès au marché à moindre coût. Mais cela reste à faire et représente un caractère paradoxal et incertain, vu la crise des finances publiques…

Une autre solution, plus efficace, est recherchée auprès de la BCE. Il lui est demandé d’assouplir les conditions d’éligibilité des collatéraux fournis par les banques en garantie de leur accès aux liquidités, afin que leur qualité requise puisse être moindre que celle qui est réclamée par le marché.

Une dernière option, plus créative, consiste pour les banques à créer des paquets de valeurs mobilières, selon différentes techniques – comme la création d’ABS (Asset-Backed Securities) ou encore de « quasi obligations sécurisées », actuellement à l’étude et testées sur le marché – et d’obtenir pour elles une notation adéquate. Méthode qui pourrait être utilisée tant vis-à-vis de la BCE que des investisseurs. Dans ce dernier cas, de nature privée, ces concours apparaîtraient dans l’opaque compte « solutions de capital alternatives » du bilan des banques…

Pour mémoire, les banques espagnoles donnent le (mauvais) exemple en accordant des taux mirifiques pour les dépôts des particuliers, parvenant ainsi à accroître ceux-ci, ou tout du moins à enrayer leur hémorragie, largement constatée en Grèce et hautement suspectée en Italie. Enfin, dans les cas extrêmes, comme en Grèce et en Irlande, une « aide d’urgence en liquidités » est fournie aux banques par les banques centrales nationales, avec la bénédiction de la BCE qui ferme les yeux.

Les banques disposent d’une palette de moyens que les États n’ont pas. Sans doute parce qu’elles sont plus proches de Dieu, pour le compte de qui elles travaillent si l’on en croit toujours Lloyd Blankfein, le Pdg de Goldman Sachs !

Tout se passe comme si, initialement présenté comme une opération progressive et de longue haleine, le désendettement s’opérait plus brutalement que prévu. En raison de la montagne de dettes publiques et privées qu’il faut refinancer dans l’urgence, face à laquelle les investisseurs se font plus exigeants vis-à-vis des uns comme des autres, en raison des risques supplémentaires qu’ils encourent. Apportant ainsi leur contribution involontaire à la déstabilisation du système financier, qui s’approfondit pour la circonstance.

Rembourser les dettes accrues de leurs intérêts a longtemps été une solution miracle repoussant le problème suscité par leur création accélérée, mais sa viabilité est devenue pour le moins incertaine. L’alternative, qui est d’obtenir que la BCE rejoigne ses consœurs et fasse marcher la planche à billets pour l’éponger, est la deuxième face de la même manifeste fuite en avant.

C’est la machine à produire de la dette (et de la rente) qu’il faut remplacer.

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184 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : COURSES AU TRÉSOR ET D'OBSTACLES, par François Leclerc »

  1. Long article impeccable qui expose bien des problèmes, avec peu de solutions.
    Si on retient seulement l’injection de 20 milliards par semaine pour diverses obligations pourries, au choix et selon l’urgence du jour, il en résulte: 20*52 (milliards)= 1040 milliards pour une année. cela revient à un QE qui ne dit pas son nom de la même ampleur que le QE américain.

    1. J aimerais Mr Jhoannes,si vous le pouvez,que vous me fassiez visiter, votre merveilleuse trappe à
      Liquidités,ses reliefs,ses habitants locataires ou propriétaires,ses parasites,la profondeur de cette trappe que j’aurais tant aimé mettre dans ma poche.En vous remerciant.

      1. Pas de problèmes, quand vous voulez!
        Vous y trouverez tous les billets de 500 euros qui ne circulent jamais, ainsi que ceux de 200 euros. Vous y trouverez aussi de petites coupures, je rappelle que 90% de la monnaie liquide imprimée ‘en valeur) ne circulent pas. Ce sont les évaluations de la Bundesbank en juin 2009, valables pour la zone euro. La BCE sait que sur les bientôt 900 milliards émis par elle seuls 90 milliards circulent.
        Depuis, la situation s’est indéniablement encore aggravée.
        Pour le franc suisse, cela s’applique autant ou même davantage, de même pour le Yen, le dollar et la livre sterling.
        En fait, on peut affirmer que les banques centrales émettent de la monnaie nouvelle chaque fois que cela est nécessaire. En clair, actuellement, chaque fois que la trappe aux liquidités aura englouti un peu trop de monnaie circulante, au point que cela menace de déclencher un manque aigüe de liquidités avec des phénomènes déflationnistes, des krachs boursiers et tout à l’avenant, la banque centrale est contrainte d’agir et d’acheter des dettes pourries, au gran dam des « orthodoxes » et psychorigides allemands. Les allemands ont « horreur » de ça, mais ils le font comme les autres, car, là aussi, devant la perspective que les épargnants perdent tout est effrayante…
        Le fait de racheter des dettes souveraines pourries a l’avantage d’éviter aux banques et assurances (qui en sont gavées) un défaut et une insolvabilité: la BCE « sauve » les banques (et protège ainsi les épargnants).
        Le trésor américain achète des T Bonds et évite au gouvernement américain le défaut.
        Au Japon, ce sont les banques et le gouvernement qui se refinancent gratis à la banque centrale, chaque fois que la déflation menace. En Grand Bretagne, même scénario.
        Pour « visiter » ces trappes, c’est simple: inspectez tous les coffres forts du monde, bon courage!
        Les conséquences de tout cela sont un peu difficiles à évaluer, mais cela a pour effet d’ éviter les défauts et les restructuration brutales. Mais l’effet pervers principal qui en résulte est que les montants des intérêts continuent de courir en augmentant même.
        Il en résulte aussi que les défauts prochains sont certains et que les banques centrales devront aller toujours plus loin sur cette voie, sans limite aucune.
        Pourquoi ça tient et ne débouche pas sur des hyperinflations?
        Bonne question, voici un élément de réponse:
        En dehors d’un usage spéculatif ponctuel avec des éclatements de bulles, il n’y a pas beaucoup à investir dans l’économie réelle (d’une façon jugée assez rentable pour les investisseurs), et ces énormes quantités liquides ne circulent pas.
        Nous sommes ainsi arrivés au bout de quelque chose:
        Le fait que le phénomène est mondial a pour conséquence que cela tient tout en aggravant les crises sociales et en concentrant toujours davantage les richesses.
        Jusqu’à quand? On ne sait pas trop, mais on peut penser que la capacité à souffrir des peuples est grande.
        On peut penser aussi que l’idiotie de ceux qui nient l’existence de la trappe ou qui négligent son impact perturbateur est grande.
        Et on peut penser surtout que si on émettait une monnaie qui ne saurait disparaître dans la trappe, le problème serait résolu. C’est pourquoi je propose inlassablement l’émission du SMT.

      2. Je voudrais juste ajouter à cette analyse, que je partage en général, qu’il y a une deuxième raison expliquant que l’argent ne descend pas dans l’économie réelle: il est bien plus profitable de le faire tourner dans la seule sphère financière ! Le différentiel de rendement entre les deux est le coupable.

        Il y a entre la situation que le Japon connait depuis vingt ans et celle d’aujourd’hui une grande différence: la plupart des pays avancés menacent de tomber dans la « trappe à liquidité ». Si cela devait être le cas, les conséquences n’en sont pas connues.

      3. virtuel, c’est vite dit!
        Quand j’ai beaucoup d’argent, je peux réellement acheter beaucoup de choses!
        Mais si, évidemment toutes les liquidités devaient réellement sortir et acheter, nous aurions une forte inflation, sans aucun doute.
        @ François Leclerc:
        La réalité de l’importante trappe ne fait aucun doute, selon moi.
        Les conséquences sont limitées pour l’instant et pour les raisons déjà données:
        L’excès des liquidités est général, mais l’opportunité d’investissement rentable n’est pas. dans ce cas, l’investisseur perdrait beaucoup plus en investissant qu’en n’investissant pas. Bien plus, en se limitant à des coups spéculatifs très rentables, il est très fort en restant très liquide.

      4. Non, Johannes.
        Inspecter des coffres, c’est possible. Il suffit de commencer tout de suite.
        Lorsque je fais des « affaires » avec une société, bien souvent, je la visite.
        Mais… complètement.
        Au plus il m’est refusé d’accès, au moins je passe de commandes.

        Ce que je fais à mon bas niveau, un état peut faire largement plus.
        Il faut être logique, de temps en temps.

        Mais la logique et toi semblent fâchés, définitivement.

      5. bonsoir,
        sur les 810 milliards d’euros qui ne circulent pas, c’est difficile de croire que tout cela est dans les mains des particuliers, il doit bien y avoir une partie comme réserve de change stratégique dans les coffres des états, de l’argent sale et certainement une réserve en fond propre pour les banques. Je dois oublier aussi l’argent des états pétroliers (argent sale pour partie ?).
        Mon imagination étant trés limitée, existe t’il des évaluations de la répartition de ces fonds dormants ?
        Cordialement

      6. Il faut croire que je ne suis pas « logique », en tout cas, je ne vous suis pas dans ce que vous voulez me dire

      7. Elle est antisociale, c’est certain!
        Est-elle « écologique »???
        Dans la mesure où cela déboucherait sur une violente déflation, il est certain que la production industrielle s’effondrerait, cela serait « bon » pour le bilan énergétique sans doute.
        Mais l' »environnement » humain serait désastreux.

    2. Le QE américain réel fait 16.115 milliards de dollars, en 3 ans…
      http://www.renovezmaintenant67.eu/public/audit_Fed_bailout_2011.jpg

      A coté la BCE c’est de l’eau de boudin.

      Dans le tableau 8, page 144 du Rapport d’audit officiel GAO- United States Government Accountability Office qui est soumis à la Commission Finances du Congrès américain. Vous pouvez télécharger vous-même le rapport GAO-11-696, Jul 21, 2011 complet directement sur le site fédéral américain de GAO, le Service Gouvernemental de la Comptabilité des USA
      http://www.gao.gov/new.items/d11696.pdf

      Bien entendu que le QE n’est pas une solution. S’il n’a pas de QE en Europe, c’est pour essayer de tirer le maximum d’argent des peuples et des Etats, avant.
      Peu importe les traités, la BCE va y venir, ou alors ils ont décidé la fin de la zone euro.
      Ce qui est trés possible…

    1. Elle va avoir de l’arthrose si elle reste raide d’esprit !!

      Les articulations sont le reflet de la souplesse de l’individu..

      Ne doit elle pas oeuvrer pour le bien de l’Europe créée à la suite et à cause de l’holocauste de 39-45 ??

      Pendant qu’on parle de nous dans le kk, les Américains se délectent !!

      1. Pas sûr que les américains se délectent tant que ça lorsque l’on voit l’ état de Wall Street…Or,il ne faut pas oublier que la-bas,la bourse c’est un peu (beaucoup !) leur « caisse d’épargne »! Que celle-ci plonge un tant soit peu et le peuple morfle direct… »Le monde est un village » nous dit-on…C’est donc le nirvana financier lorsque tout va bien,mais aussi le « Domino Day » assuré quand un (ou pire,quand des) états vacillent….Faudrait voir à ne pas oublier les bases… 😀

      2. L'agence de notation financière Standard and Poor's a modifié ses critères de notation pour les banques ce qui va se traduire d'ici trois semaines par l'abaissement des notes de certaines d'entre elles, ont expliqué vendredi des responsables de S&P.

        Pour tenir compte des leçons de la crise, S&P a modifié sa méthodologie, donnant une plus grande importance à l’environnement macroéconomique, désormais le point de départ de la note des banques, et elle a affiné son analyse des capitaux et des risques.

        Les nouveaux critères vont entrer en vigueur à partir de fin novembre et se traduire par des annonces de modifications de notations jusqu’au 15 décembre.

        S&P commencera par les 30 plus grandes banques internationales puis publiera l’impact des nouveaux critères de notation bancaire par région.

        L’agence a prévenu que 60% des notes actuelles seraient inchangées, 90% des notations seraient soient inchangées soit modifiées d’un cran dans un sens ou l’autre. Seules 5 à 6% des banques suivies par S&P verront leur note augmentée ou abaissée de plus d’un cran.

        Lors d’une conférence de presse, les responsables de ces notations n’ont pas donné de détail sur les pays où les banques risquaient d’être les plus affectées par ces changements de notation.

        Les agences de notation financière ont été très critiquées pour avoir attribué de très bonnes notes avant la crise à des obligations financières très risquées et pour n’avoir pas prévenu sur l’imminence de défaillances comme celle de Lehman Brothers en 2008.

  2. Pour appuyer votre article :
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20111117trib000665010/les-petites-phrases-des-grands-noms-de-la-finance.html
    « Il faut alléger la fiscalité de long terme par rapport à la fiscalité de court terme. »
    Mais surtout pas relever la fiscalité de court terme…

    La cerise sur le gâteau :
    « Je demande la création d’un mouvement des indignés de la finance. »
    Ca se reconnait au fait que ça ose tout…

    1. Quand le mal ose tout, le bien doit oser tous les courages, afin que les deux forces concourent au bien être du tout !!
      Le Divin n’a pas créé la dualité pour que ces deux forces se tapent dessus en vain, mais pour servir l’UN par l’Amour, la Connaissance, l’Action et la Réflexion !!

      1. Il nous arrive d’oublier que l’existence de Dieu est lié à celle du diable.

        Et comme on dit en Allemagne: le diable est dans les détails.

      2. Tu devrais pas trop les moquer Yvan, ce qui est à l’ œuvre en ce momment dans tous les domaines et a toutes les echelles correspond exactement à la définition.
        Les contre-mesures face à lui proposées ici : le partage, le don, la compassion avec ceux qui sont dans l’ erreur , la croyance qu’ un cadre vertueux aidera celui qui est vertueux, …on déjà été révélées il y a bien longtemps.
        Si j’ arrive à le voir, tu devrais le voir aussi.
        Pour l’ instant, il y a un éléphant dans le salon, et à part l’ enfant Jérémie qui le montre du doigt , les gens s’ accusent en comptant et ramassant a quatre pattes les débris de la vaisselle et la nouriture qui jonche le sol.
        Quand il y en a un qui lève la tête , c’ est pour dire : mais tais toi enfin ! Tu vois pas qu’ on est occupés à faire des choses sérieuses ?
        L’ enfant se gratte la tête , ces adultes qui fouinent dans la vaisselle et la nouriture infecte dans cette posture à quattre pattes, au lieu de se lever pour travailler à chercher une autre nourriture , lui rappellent d’ autres animaux de son livre d’ images et cela le rend triste pour eux, bien plus que pour lui qui n’ à rien à craindre.

      3. Yvan il n’y a pas de bonnes énergies chez toi aujourd’hui, n’écoute pas toujours alors ces mêmes influences un peu trop cartésiennes en toi, et qui consiste souvent à traiter les autres de je ne sais quoi, alors que tu sais bien que nous sommes pas toujours non plus que des éthérés dans ce que nous avançons. Soit pas jaloux alors envers Xian, je le trouve en fait bien plus concret que toi dans ce qu’il exprime sur le moment. Je te remercie néanmoins de me faire découvrir cet autre intervenant. Un jour peut-être Yvan tu y arriveras mais pas seulement sur le blog ou autre part chez toi et devant tes petits enfants, en attendant continue donc à servir les premiers intérêts marchands et très moqueurs des plus cartésiens de la terre envers les plus Abel. Tu sais tout n’est pas bon à jeter et à prendre dans les plus Yvan le Fou, désolé mais j’ai pas trop confiance en toi Yvan. Je sais pas à la moindre occasion tu pourrais encore éprouver l’envie de me dire d’aller dehors, enfin tu connais l’histoire du monde, alors qu’en plus nous ne cherchons pas toujours non plus à te faire voir les choses autrement, seul ou pas, soit pas alors trop dépité et un peu tortillé sur autre chose.

        Yvan aime le Pape car il ne pense avant tout qu’à ton bien,

        Yvan aime le Président car ce n’est pas non plus qu’un mauvais bougre, tout juste un peu,

        Yvan aime la merkel car ce n’est peut-être pas non une mauvaise cuisinière devant ses fourneaux,

        Un jour peut-être tu sera moins possédé par un Démon, et tu diras alors à un autre tiens pour celui là ou celle-là je suis vraiment prêt à me les couper.

        Yvan tu sais bien d’ailleurs que les sermons les plus terre à terre ça ne fait pas mieux avancer le monde vers plus de modération civile.

        Non reste avant tout toi-même il faut quand même un peu de tout pour faire un monde.

    2. @yvan

      On hésite à qualifier…Provoc ? Inconscience ?…Tjs la même histoire de l’incendiaire qui prétend tenir la pompe à eau. Il faudrait que quelques balles sifflent aux oreilles de ce genre d’arrogant égotiste pour qu’ils perçoivent que leur discours amoncelés sur la montagne de mensonges coulent des vies, et par millions.
      Je pense que ça peut venir…Pour peu que François Leclerc noircisse le tableau…

      1. @ Contempteur,

        C’ est comme pour les jours de carence : 4 pour le salarié privé et 1 seulement pour le salarié public. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/11/16/97001-20111116FILWWW00310-la-journee-de-carence-votee-a-l-assemblee.php
        À quoi sert cette inéquité sinon à montrer aux animaux affamés ce qu’ ils sont ?
        Il serait bien extraordinaire, qu’ au lieu de s’ entretuer ( les nombreux petits dévorant les rares gros) ils se regardent eux mêmes et éprouvent le même dégout de cette posture et de cette nouriture, se lèvent tous et cessent d’ accepter ce que donne cette main, et cherchent ensemble une autre nourriture .
        Ce qui se produit malheureusement , c’ est que le gros étant digéré, quelques petits finissent par prendre sa place comme à chaque fois (à cette hauteur et dans cette position, il n’ y a rien rien de plus amusant à faire): et l’ éléphant rigole de ce spectacle toujours renouvelé.

        http://www.pauljorion.com/blog/?p=30931#comment-255593

        http://www.pauljorion.com/blog/?p=31024#comment-257346

      2. Par définition, il ne peut venir à l’idée de nos confédérations syndicales enfilées par la CES l’envie de ramener les 4 jours privés à 1, pour réclamer dans la foulée la suppression des jours de carence.
        Tu as raison, il y a une jouissance mortifère sans doute à l’UMP.

  3. Puisque l’indignation et la révolte sont la réponse indispensable,
    écoutez les commentaires remarquables de Keith Olbermann
    http://www.youtube.com/watch?v=yoG9PmdGaT8&feature=player_embedded#!

    Et continuons, à travers le monde à rassembler les uns les planches de sapin,
    les autres les clous, ou encore les marteaux.
    La maladie avance. Le cadavre ne devra pas pourrir la planète.
    Préparons une fin rapide et digne au capitalisme à l’agonie.

  4. « Échanger avec les Allemands une intervention de la BCE contre une reconfiguration des traités européens leur donnant de nouvelles garanties quant à la bonne conduite fiscale des États n’est pas une petite affaire pouvant se régler sur les planches de Deauville. »
    Plus. Jusqu’ici (2005 compris) nos « élites » ont toujours fait ratifier les traités qu’ils ont concoctés sur les bases idéologiques que l’on sait ou que l’on découvre. Quitte à faire revoter les récalcitrants dans le bon sens, carottes à l’appui.
    L’enfumage médiatique qui a précédé Maastricht (je me suis laissé enfumer) et le traité constitutionnel va redoubler si l’on doit voter à nouveau.
    Mais la donne a changé: il y a maintenant d’une part une crise profonde et d’autre part une information alternative (merci en particulier à ce blog) qui monte rapidement en puissance.

  5. « une restructuration de dette globale s’imposerait à ce stade comme la seule issue »

    Ben voyons, c’est si simple !
    Question : et après, une fois qu’on aura envoyé balader nos créanciers, on fera comment pour financer l’activité ?

      1. Avec un raisonnement pareil ce n’est plus la peine de battre monnaie, autant fermer les frontières, se remettre au troc et au jardin ouvrier.

    1. Je ne pense pas qu’à court terme ces « créanciers » résistent à l’appel de l’intérêt.

      Le capital est très largement remboursé, ne reste qu’une partie de l’intérêt.

      Durant ces 30 dernières années, et plus précisément ces 10 dernières années, ils ont construit leur empire avec cette dette.

      Pourquoi se priverait il de cette manne ?

    2. Et que feront les prêteurs ( qu’il n’est pas interdit de tondre par des moyens plus coercitifs) de leurs « trésors » , s’ils ne veulent plus prêter à personne d’organisé et formé pour fabriquer de la richesse ?

      1. les mêmes que d’habitude .

        S’ils veulent continuer à bien vivre ( mais pas trop bien vivre ) .

        Ou à vivre tout court .

    3. L’argent ne manque pas, il est au mauvais endroit ! L’activité financière doit revenir à ce qui est sa mission: financer l’économie; La remettre dans le droit chemin commence par lui soustraire ce qu’elle s’est attribué de manière parasitaire.

      1. Je ne comprends pas.
        Mais peut être englobez vous dans « activité financière » les richesses accumulées des particuliers qui placent leur argent auprès des établissements financiers et qui représentent effectivement un stock, parce que pour le reste je ne vois que des dettes sans contreparties.
        Les banques ne sont pas riches d’argent (actif), Mr Leclerc, mais de dettes (passif), vous le savez mieux que personne et le répétez tous les jours. Ou voyez-vous de l’argent là dedans ? Pour l’hypertrophie du secteur financier il n’y a plus de crainte à avoir, la grenouille a déjà commencé à exploser, avec des dizaines de milliers de licenciements à la clef et ce n’est que le début. Les gens en ont marre de la spéculation, les politiques sur ce sujet précis vont reprendre la main et remettre de l’ordre dans la maison finance.
        Vous proposez donc de soustraire au secteur financier les créances accumulées via une restructuration globale des dettes souveraines (avec une énorme dépression à la clef), plutôt que de tenter de remettre progressivement les comptes dans le bon sens et de gagner du temps en attendant de meilleurs cieux. Bon, c’est un point de vue comme un autre.
        Mais l’abandon de ces créances ne changera rien aux besoins de financement nécessaires à toute activité économique, il n’apportera ni argent ni croissance.
        Même un secteur bancaire complètement nationalisé ne pourrait recréer de la monnaie via la planche à billet puisque les banques de la zone euro n’en ont pas le droit, alors comment faites-vous ?

        1. Le volume financier que représente le shadow banking est supérieur à celui du secteur financier régulé, notamment les banques: il faut croire que toutes les poches ne sont pas trouées ! Une restructuration de la dette souveraine permettra par ailleurs à l’économie de repartir sur la base d’une relance sur fonds publics, il ne s’agit pas de demander à la BCE – et non aux banques commerciales qui n’ont pas cette faculté – de battre monnaie. « Progressivement remettre les comptes dans le bon sens », proposez-vous, mais comment ? On voit le résultat de cette stratégie.

      2. à François Leclerc,

        Ne pensez-vous pas que si l’activité financière ne finance plus l’économie, c’est tout simplement parce que financer l’économie ne rapporte plus ?
        Par ailleurs, si l’économie c’est la croissance et que la croissance c’est l’accumulation, comme je le pense, cela ne signifie-t-il pas que l’accumulation réelle est devenue impossible par les moyens « des temps anciens » du capitalisme sous ses formes industrielles et marchandes?

        1. Le rendement industriel fait pâle figure à côté de celui des produits structurés, c’est un fait qui n’est pas sans conséquences ! Le management des entreprises par des financiers préoccupés sans autre considération par la bottom line (la dernière ligne du compte de résultat) en est un autre. Nous n’en sommes plus au temps de l’accumulation primitive du capital, celui-ci est au contraire surabondant, et la question est désormais sa répartition ainsi que la qualité de son utilisation socialement nécessaire.

      3. Bien sûr que l’argent ne manque pas, d’autant que lorsqu’on lit l’analyse de Johannes Finckh, on voit bien ce qu’il représente … ce que notre imagination veut bien lui accorder.

        Le fait qu’il ait servi à nous rouler dans la farine et de permettre à ceux qui le possèdent d’avoir bâti un empire, ne provient pas de l’argent lui même, mais de l’obligation que l’on nous a donnée de le considérer comme tel, avec un système auquel nous n’avions aucun moyen d’échapper par manque de culture et manque de pouvoir pour les autres.

        Une ébauche de ce que l’on pourrait faire en attendant que la monnaie fondante puisse germer dans les esprit :

        l’emprunt citoyen en Ile de France (désolée pour le lien mais la fonction « coller » ne marche lorsque j’essaie sur le blog)

      4. Je ne propose rien, je constate simplement ce qui se passe.
        « une relance sur fonds publics » dites-vous. Mais c’est toute la question ! Vous la financez comment ?

        La solution serait de rapatrier les stocks et les flux du Shadow Banking !!!
        Mais c’est complètement utopique dans un monde financier ouvert sans gouvernance mondiale.
        Vous avez bien vu les négociations entre les US, l’Allemagne et la Suisse, on va exactement dans le sens inverse.
        Comment voulez vous capter cet argent, on ne va quand même pas débarquer dans les rues de Genève avec des Leclercs ?

        1. Une fois les Etats désendettés, ils auraient les moyens de la relance. Quand aux flux du shadow banking, ils transitent en permanence via le système financier régulé, notamment les chambres de compensation, car les deux sont intimement liés.

      5. L’impôt permet de remédier largement à ce problème, c’est juste une question de méthode

        Un petit exemple :
        Le plan de rigueur précédent (septembre) instaurait une taxe sur les prestations des hôtels de luxe
        Le plan de rigueur suivant (novembre) instaure une taxe sur la restauration collective
        et annule cette taxe inique sur les hôtels de luxe dont la clientèle aurait du acquitter 20 euros de frais supplémentaires.

        Le nouveau plan va donc rapporter beaucoup plus et être plus juste.

        « Parce que je le vaux bien » restera donc la marque de cette politique fiscale jusqu’au dernier jour.

        On se rappelle avec nostalgie de ce ministre des finances qui menaçait de dévoiler la liste des contribuables ayant un compte en suisse…
        et ayant oublié d’adhérer au club Vip de son parti….

        Je viens de faire le plein de mon véhicule à 1.37 le litre j’ai donc acheté 50 euros de taxe et 25 euros de carburant, je finirai donc les deux tiers du trajet à pied de manière à avoir une démarche citoyenne durable et solidaire.

      6. Ah intéressant. Je pensais que tous les flux type novation via « clearing house » étaient obligatoirement et nominativement enregistrés et n’avait donc rien à voir avec les flux Shadow Banking. Mais même si c’était effectivement le cas, sans accords internationaux, comment faire ?
        Pourriez-vous m’indiquer des ouvrages sur ce sujet précis ?

        Pour la relance publique vous ne répondez toujours pas mais bon, qui pourrait imaginer ce que serait ce « monde d’après » ?

      7. à François Leclerc,

        Merci pour votre réponse.
        Ma dernière question concerne la réalité de ce capital qui repose sur des dettes qui ont pour unique mérite de produire des intérêts mais qui ne seront jamais remboursées, ou seulement pour une faible partie.

      8. à François Leclerc et à tous,

        Si « le spectacle est le capital à un tel degré d’accumulation qu’il devient image » comme écrivait Debord en 1967, ne devrions nous pas considérer que le capital n’a plus qu’une existence abstraite, c’est-à-dire qu’il doit être réduit à des chiffres dans un tableau ?

      9. Zébulon, j’ai une bonne nouvelle pour vos arpions et vos Weston. Vous n’aurez à faire que la moitie du trajet à pied « de manière à avoir une démarche citoyenne durable et solidaire ».
        C’est moins de 50% du prix du gazole les taxes pour un litre à 1,37 euros : 0,44 euro max pour la TIPP et 0,225 pour la TVA, soit 48,5% du prix à la pompe. Alors heureux ?

      10. ne devrions nous pas considérer que le capital n’a plus qu’une existence abstraite, c’est-à-dire qu’il doit être réduit à des chiffres dans un tableau ?

        Marlowe, ta baraque écolo hors de prix et payée en partie par les prolétaires et sous-prolétaires contribuables TVAstes amusés par ton spectacle, c’est aussi « des chiffres dans un tableau » ?

      11. @vigneron
        Tout a fait exact, la Tipp est proportionnelle au volume et non au prix hors taxe.
        Je devrais donc acheter des cigarettes pour compenser le manque à gagner fiscal.
        Et j’achèterai donc vraisemblablement aussi des actions d’un groupe pétrolier.

      12. au grain de raisin moraliste,

        Je n’ai pas « une baraque écolo hors de prix » comme vous l’affirmez pour essayer de prouver quelque chose d’infamant contre moi, ou contre un auteur critique que je me plais à citer (mais j’en cite aussi d’autres)
        Et même, si j’avais la richesse que vous m’attribuez sottement, en quoi est-ce que cela vous concernerez.
        J’ai l’honneur de vous déplaire, mais déplaire à un menteur envieux qui se dissimule derrière le masque du pseudo, voyez-vous, j’en suis plutôt fier.

      13. @edith

        « Une ébauche de ce que l’on pourrait faire en attendant que la monnaie fondante puisse germer dans les esprit : »

        Je ne suis pas certain que la monnaie fondante résolve tous les problèmes.
        Il ne répond qu’à la redistribution… et accélérera les problèmes liés à l’hyper productivité qu’il engendrera.
        Y’a plus simple …. bannissement du financement privé (ça va se faire tout seul)
        Et remplacement par un financement public (ça permet de faire de la redistribution et contrôler la production)

      14. @toutouadi

        Je ne suis pas compétente pour savoir si le financement public est la panacée, mais c’est celui en qui j’aurais le plus confiance.

      15. @ Toutouadi :
        //// Y’a plus simple …. bannissement du financement privé (ça va se faire tout seul)
        Et remplacement par un financement public (ça permet de faire de la redistribution et contrôler la production) ///
        Abjection , votre horreur !!
        ça va etre plein de flics et de fonctionnaire ton truc ! tu te rends compte de ce que tu écris « Controler la production » ! il t faut un « qui » et « un comment  » et tu retombes ds ds affres quinquénales sordides ……. ces trucs là se font tout seul ..c’est de l’auto organisation …tu produis ce qui est demandé …le truc c’est de produire localement et de n’importer que ce que tu ne peux produire …et ça , en cas de galère , on va y revenir tout seul …et vaut mieux repartir d’en bas ..comme ça tu ne te fais pas enfiler a l’ insu de ton plein gré .. Faut oublier le « rationnel » , la complexité , ce sont ds modèles régis par des equa differentielles qui par def sont irrationnelles …

      16. @kercoz

        « ça va etre plein de flics et de fonctionnaire ton truc ! tu te rends compte de ce que tu écris « Controler la production » »

        Oui … je crois que total, aventis, areva, monsontos, general electric bnp parisbas servier, veolia etc… ont besoin d’être fliquer… bien sur…

        Mais si tu trouves que cela froisse trop tes concepts libertaires… je suis aussi d’accord pour militer avec toi pour le retour du droit de cuissage et dépénaliser le viol qui sont tous deux des freins à nos libertés sexuelles. C’est vrai que dans le temps on avait le sens de la poilade… pas comme maintenant ou tout est interdit!!!! et tu as raison, c’est intolérable.

      17. Comment voulez vous capter cet argent, on ne va quand même pas débarquer dans les rues de Genève avec des Leclercs ?

        Ben non, pourquoi des Leclercs : on va quand-même pas financer l’armement ! manquerait plus que ça !

        Un François Leclerc, ça suffit ! genre le gars devant le char de Tian An Men , là d’accord !
        d’ailleurs, il y a moins de risques …il parait que les suisses sont neutres …
        Ah bon, pas en ce qui concerne les banques ? là, ils ne rigolent plus ?
        Enfin, peuvent pas être trop méchants, à manger du chocolat toute la journée …Ah oui, un bon anti-dépresseur …sauf quand on devient obèse, parce que trop de chocolat …quel cercle vicieux !
        Un conseil : préférez le chocolat noir, à forte teneur en cacao ! c’est tonifiant, et un rien suffit à combler les papilles …
        quel rapport avec le sujet ? si vous trouvez qu’il y a un fil conducteur dans les croche-pieds que se font les cadors en place, ici, là-bas et ailleurs, tant mieux pour vous !

        d’ailleurs, qui a commencé à parler des Leclercs ? pas moi !

        Euh bon …

    4. Bien, Vicky.

      Tu en arrives sans le faire exprès à la même conclusion que Lordon qui dit qu’il vaut mieux nationaliser les banques une bonne fois pour toute car l’argent ne peut PAS être supprimé.
      Et si elles s’écroulent, tout s’arrête.

      C’est ce qu’on appelle la prise en otage de la planète. Par les 1% qui possèdent le plus, bien sûr.

      Donc, Vicky, pas pédia, tu connais maintenant la solution. Prendre aux 1% de force, car ils ne donneront pas de gré, afin de tuer la crise.
      Tout simplement.
      Le reste et littérature et psychologie.
      Il faut dégouter l’Humanité de vouloir devenir trop riche.

      1. Lordon lui même a souvent dit qu’il ne pouvait mesurer le cataclysme qu’engendrerait un abandon des créances et une nationalisation de l’ensemble du secteur bancaire.
        Pour les 1%-99% (ou plutôt les fameux 20%-80%) et ta révolution et bien pourquoi alors ne pas raisonner comme ça au niveau mondial. Les 99% des pays occidentaux devenant à leur tour les 1% de la population mondiale. Quand il faut « dégouter l’Humanité de vouloir devenir trop riche » et bien l’honnêteté ne devrait pas avoir de frontières, non ?

      2. Aussi fines et pertinentes que soient ses analyses portant sur le passé ou le présent, Lordon a les pétoches de ce qu’il ne peut anticiper, c’est compréhensible.
        De là à affirmer sans ciller que nous passerions tous en mode Mad Max au lendemain de l’effondrement bancaire… Lordon est bien meilleur en grand chanoine dans sa messe économique en latin qu’apocalyptique défroqué agitant sa cloche au moindre appel au bankrun cantonnesque.
        C’est qu’il va nous en falloir, de la force et du courage, de la sagesse et de la tempérance aussi, pour dépasser nos peurs et enfin nous extraire du cadre capitaliste (le seul que nous ayons, nous vivants, jamais connu); de cette cage rouillée que nous secouons de plus en plus vigoureusement. Mais qu’est-ce qu’il peut bien y avoir, à l’extérieur?

      3. Prendre aux 1% une petite partie car leurs intérêts vont dans ce sens ça peut s’entendre, mais je crains fort que ce 1% soit protégé par une armée puissante qui leur donne l’asile et l’impunité, grâce au contrôle d’une bonne partie des infrastructures et matières 1eres essentielles par le biais des Corporates.

        Si ils lâchent quelque chose d’important ce sera pour la continuité de ce système en sauvant les Usa, contre le reste du monde, là est leur sécurité à long terme, il n’y a pas beaucoup de choix, les T.Bills se vendent encore bien, non?

        Il faut suivre l’argent, aujourd’hui il faut le piquer aux autres et il faut être une puissance sans commune comparaison existante pour cela.

        Ce pays est le leur, ils l’ont acheté comme on achète une arme.

      4. @Vicky

        Vous avez du mal lire Lordon. Il dit seulement que l’effondrement du secteur bancaire serait un cataclysme et que le seul moyen de l’éviter est, dans un premier temps de nationaliser les banques et ensuite socialiser le crédit. Le défaut est désormais inéluctable. Le seul moyen de le gérer c’est de redonner la possibilité aux banques centrales de financer directement les états et de contrôler les capitaux…

      5. Pour ce qui est de l’anticipation des risques, j’avoue préférer avoir affaire à quelqu’un à l’imagination débordante plutôt qu’à un rouleur de mécanique blasé et convaincu qu’il ne peut rien arriver.

        Concernant plus spécifiquement Lordon, il ne fait jamais qu’exprimer de manière colorée – c’est son charme – un élément sur lequel il y a un consensus large parmi les économistes : dans des économies évoluées comme le sont les nôtres, si vous paralysez les flux financiers, vous produisez des dégâts d’une nature comparable à celle d’une catastrophe naturelle. Ces flux financiers ne sont rien d’autres que la contrepartie des échanges, et ces échanges sont essentiels à la satisfaction des besoins basiques des citoyens…

        Par ailleurs, le chaos qu’un effondrement bancaire produirait concernerait une aire géographique bien plus étendue que celles concernées par les catastrophes naturelles ou industrielles. Les joies de l’interconnexion…

      6. @Cyberpipas

        Lordon a complètement raison. En cas de chaos économique, vous allez vous apercevoir des années lumière qui vous sépare de l’homme nouveau…

      7. Un peu marre de ce leitmotiv inepte:
        Les banques: « Et si elles s’écroulent, tout s’arrête. »

        C’est curieux vu le nombre de mégabanques qui ont fait faillite depuis 5 ans…
        Ca continue toujours…
        Quand des banques s’écroulent d’autres en profitent…
        Une bonne tactique, c’est qu’elles s’écroulent gentiment l’une aprés l’autre…
        De toutes manieres plein de gens sont aveugles: Une floppées de banques se sont déja écroulées. Elle vivent encore soutenues par la Fed et la BCE et les normes comptables IFRS/Baale II. Par le hors-bilan qui reste OTC. Sinon…
        En clair elles ont été nationalisées, tout en laissant le pouvoir à leur actionnaires!
        Enorme mensonge, poudre aux yeux et Hold-Up monstrueux.

      8. Izarn, merci de ta propagande.

        Je te signale néanmoins que de moins en moins de gens sont crédules face à tes mensonges.
        Et, en plus, ton système s’écroule…
        Vas-tu retourner ta veste vers le communisme…???
        Quand le temps sera venu, me diras-tu.
        Enfoiré qui est nombriliste.

      9. Je vois mal les 1% prendre sous leurs petits bras musclés …..

        Autoroutes, terres agricoles, usines et machines outils, ports et porcs, etc…
        Et enterrer tout ça dans leurs grands jardins.

        L’effondrement bancaire c’est la faillite de la propriété privée pas du système public ni de l’économie réelle..
        C’est leur crise… bien qu’ils essayent de nous faire porter le chapeau.
        Il y a vraiment pas de quoi avoir peur ou de fouetter un chat noir.

      10. @Toutouadi

        Sans banques, l’économie actuelle n’est pas viable et on revient à la subsistance. Kercoz sera content, le temps de croiser une bande de pillards et d’aller pleurer auprès d’une institution étatique (il restera plus grand chose malheureusement), mais la grande majorité de la population va en baver. En revanche, dire cela, ce n’est pas vouloir le maintien du secteur financier actuel. Lordon insiste bien sur la nécessité de mettre les banques sous tutelle publique puis sociale.

      11. J’ai un peu de mal à comprendre l’inquiétude qu’engendre la perspective d’une panique bancaire!!!

        Les banques ne vont pas s’évaporer, ni les salariés, ni les systèmes informatiques et leurs fichiers, ni les directeurs d’agence, ni même les transporteurs de fonds….

        Par contre beaucoup de « 0 » de certains comptes vont disparaître.

        L’argent est censé être la représentation d’un actif et celui-ci sera toujours présent…
        Après c’est une simple division pour savoir à quel niveau tombera le couperet pour les garanties bancaires.

        Et si le titre de propriété d’une usine ou d’une terre agricole s’envole en fumée…
        Je crois bien que ça ne change pas grand chose pour les salariés. Ha si!!! ils pourront s’octroyer, enfin, une augmentation de salaire (plus de dividendes, plus de salaires exorbitants pour le propriétaire à payer) et ça c’est vraiment bon pour l’économie.

        Si la France ou l’Espagne ou l’Italie etc.. décrètent une insolvabilité c’est tout le systeme financier mondial qui s’effondre et donc on ne se retrouve plus face à des règles du jeu imposé par le reste du monde mais face à la réalité de ses propres actifs(économie réelle, marché intérieur =70%), plus de courses aux financements par contre instauration d’un financement public et fermeture de la bourse.

        Le chaos économique, à cause du poids de la rente, c’est aujourd’hui qu’on le subi.
        C’est avant tout la crise de la rente et du financement privé … rien d’autre et la baisse d’activité sera en parti compensé par la libération du poids de la rente.
        C’est une bombe atomique pour la propriété privée.. pour nous c’est une libération.

      12. @Toutouadi

        Et vous les payez comment les salariés sans banques ? En liquide ? Pourquoi pas, ça s’est déjà fait et au moins il n’y avait pas besoin de compte bancaire obligatoire. Mais le liquide, vous le prendrez où ? Le problème, n’est pas le défaut, c’est la reprise en main. Si l’Etat ne le fait pas, vous allez voir ce que signifie panique bancaire…

    5. En même temps la question se posera plus, vu qu’en faisant ça on les aura fait exploser en plein vole 😀
      Plus sérieusement le problème de cette option, c’est que on concrétise du coup les pronostique les plus sombre.
      Soit un retour a l’état de nature économique décrit par Frédéric Lordon.
      Non pas dû au montant réelle des sommes engagé(quoique). Mais bien par le fait qu’il y est apposé dessus des effet levier telle, que l’ensemble du système bancaire s’en retrouvera soufflé.

    6. Une restructuration de dette globale implique un mécanisme d’échanges de dettes, lui même impliquant que les états mettent au pas le système financier dans sa globalité.

      A ce stade, les créanciers auront été rayés de la carte et les états devront alors mettre en place de géants pôles publics d’investissement, qui distribuerait avec parcimonie les crédits nécessaires au soutien de l’activité.

      1. Cela sous entendrait un arrêt total des échanges internationaux et une énorme dépression mondiale de plusieurs années avant de repartir vers l’avant. Une forme de destruction rédemptrice à la Schumpeter pour repartir comme si de rien n’était.
        La démocratie y résisterait-elle ?

      2. @Cora

        Ah zut, j’ai vécu au Moyen-Age sans m’en apercevoir, c’est ballot ! Les défenseurs de la finance me font plutôt penser au Jurassique. Les dinosaures y étaient puissants mais pas finauds…

      3. « A ce stade, les créanciers auront été rayés de la carte et les états devront alors mettre en place de géants pôles publics d’investissement, qui distribuerait avec parcimonie les crédits nécessaires au soutien de l’activité. »

        Absolument

        « Cela sous entendrait un arrêt total des échanges internationaux »
        Non… troc comme en Irak
        Blé et images pieuses contre pétrole et gaz

        Un crack bancaire plante les épargnants et quasiment rien d’autre et nous libère de la charge de la rente…donc même avec une activité réduite on sera à capable de couvrir nos besoins…

    7. La majorité des pays, dans l’histoire moderne,
      ont utilisé l’arme de la restructuration ou répudiation de dette illégitime.
      Et en ont tiré un grand bénéfice.
      Les informations, justifications et avantages abondent sur le site du CADTM:
      http://www.cadtm.org/Francais
      Refuser de le faire, en France ou ailleurs,
      c’est défendre le pillage excercé par le capital contre les producteurs.

  6. Peut on traduire, entre autres , la dernière phrase du billet par : la BCE prête directement aux Etats ? .

    Sur un plan plus global , pourriez vous tenter une mise en perspective des tribulations de l’Euro , d’une part dans son contexte actuel , d’autre part dans un contexte éventuel conforme à nos voeux , vis à vis des tribulations à venir du dollar et leurs impacts sur l’éventualité d’une nouvelle monnaie ou paquet de monnaies de référence ?

    Merci de vos remises en cohérence .

    1. Cette phrase fait en premier lieu implicitement référence à la nécessité d’une restructuration globale de la dette publique. Plus généralement, au changement de paradigme auquel il devrait être procédé !

      L’avenir de l’euro et du dollar ? Et plus généralement celui du système monétaire international ? Vous m’en demandez trop, je procède pas à pas…

      1. Plus que des scenarii de science fiction , je recherchais une vision pas trop fausse des points d’interactions de tous types qui font sens et poids pour « animer » cette évolution .

        Merci de votre réponse .

        J’ai compris , dans celle que vous faîtes ailleurs à JF , que le financement direct des Etats par les banques centrales ne faisait pas  » changement de paradigme  » .

        je le comprends si le changement de paradigme est en symbiose avec les propositions souvent faites ici par PSDJ .

        Est ce bien ainsi qu’il faut l’entendre selon votre idée ?

    2. En parlant de pas à pas et perspective, v’là un pas qui plait déjà pas.
      http://www.marianne2.fr/Guerre-economique-le-Tipipi-inquiete-Pekin_a212560.html
       » le TPP, un accord commercial entre 9 pays du pacifique, 33% du PIB mondial, »
      « Les dirigeants chinois font, en effet, le pari que les relations commerciales entre la Chine et les pays de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) compenseront l’influence du TPP, expliquant néanmoins «ne pas avoir été invités» à la fête du pacifique.  »
      « Les Etats-Unis mettent un pied dans la porte avec cet accord, amorcent de nombreuses autres initiatives. La tournée pacifique d’Obama, notamment son voyage en Australie, pays avec lequel, le président a déclaré vouloir resserrer la coopération militaire des USA en est la démonstration. »

      Vous parliez de « guerre des mots », Monsieur Leclerc. En voici une commerciale…

  7. il y a un an et demi, EOLE nous gratifiait d’un remarquable extrait de l’Opéra-Bouffe mettant en scène Merkel, Trichet et Papandréou; maintenant, Papandréou s’est immolé, Trichet s’est effacé, tandis que Merkel est esseulée; que va-t-il bien pouvoir se passer dans la scène suivante, tant les nuages sur l’amphithéatre sont noirs et lourds ? Rappelez-vous, la Grèce est plus que jamais un champ de carnage, le peuple gronde et s’indigne, le calme et la paix ont déserté les villages, tandis que les feux souterrains cherchent une voie de sortie …

  8. Subtile et passionnante visite des cuisines du diable…

    Il y a quelque chose de fractal dans cette répétition des mêmes processus destructeurs à tous les niveaux de l’industrieuse existence humaine.

    Et globalement, quelque chose qui serait de l’ordre de la Peste, version high tech.

  9. « En attendant, la BCE continue de prêter massivement des liquidités. Et en la matière, elle peut aller très loin: l’assouplissement progressif de ses règles en matière de garanties acceptées de la part des banques lui permet théoriquement de prêter jusqu’à 14.000 milliards d’euros, soit plus que le PIB total de l’Union. »

    http://www.boursier.com/actualites/reuters/l-europe-a-besoin-d-un-plan-b-pour-soutenir-le-credit-99189.html

    1. Le final de l’article est trop fort :

      « Donner de l’argent aux banques, c’est la bonne solution dans l’immédiat », dit un banquier.

  10. Le taux d’intérêt moyen sur l’ensemble de la dette actuelle de la France est de 3.9%.
    Le taux d’intérêt à 10 ans pratiqué sur les marchés à ce jour est de 3.5%.
    Ce qui veut dire que même avec la récente tension sur les taux français le renouvellement de notre dette publique nos coûte de moins en moins cher, même sur du 10 ans. Aux dernières nouvelles notre déficit 2012 pourrait passer sous les 80M€ et le sénat en remet une couche cet après midi sur les recettes.

  11. Le nouveau président de la BCE, l’Italien Mario Draghi, a redit à Francfort sa fidélité à l’orthodoxie défendue par son prédécesseur, le Français Jean-Claude Trichet.

    Le rôle de la BCE est de défendre la stabilité de la monnaie, un point c’est tout, a-t-il martelé. « C’est la contribution majeure que nous pouvons apporter pour soutenir la croissance, la création d’emplois et la stabilité financière », a-t-il dit.

    Pourtant, de plus en plus de dirigeants européens estiment que seule l’institution monétaire est à même de contenir la crise, en mettant beaucoup d’argent sur la table pour acheter la dette des pays en difficulté.

    La France est ainsi revenue à la charge sur ce thème, le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero, dont le pays est de plus en plus dans le viseur des marchés, a fait de même. Sans parler des investisseurs, qui placent dorénavant tous leurs espoirs sur cette option.

    « Comme sauveur de l’Italie, mais aussi des autres pays précaires, il n’y a que la BCE », commentait l’analyste allemand Robert Halver, de Baader Bank, « c’est la seule à pouvoir lutter contre l’explosion nucléaire de la zone euro ».

    A Rome pourtant, le nouveau chef de gouvernement Mario Monti a affirmé ne « pas voir de raison de modifier » le mandat de la BCE. Il a annoncé un mini-sommet avec le président français Nicolas Sarkozy et Mme Merkel jeudi prochain à Strasbourg.

    Mais l’obstacle principal, c’est l’Allemagne, qui refuse au nom de l’indépendance de la BCE et de son rôle de garant de la stabilité des prix de la laisser s’embarquer dans cette voie.

    http://www.romandie.com/news/n/Zone_euroLa_crise_s_etend_Berlin_s_obstine_a_refuser_un_role_accru_pour_la_BCE181120111811.asp

  12. Quelle Europe bon sang !!
    On est à 27 et un seul pays peut tout bloquer, pas possible une Europe pareille.. Elle va être perclue d’arthrose, tellement elle est rigide..!!!
    Le reste du monde rigole et les banksters dansent car le chat n’est pas là !!

    1. c’est vrai, un pouvoir centralisé est tellement plus réactif. si en plus il est fort, c’est bonnard.

      en attendant ce grand jour, on aura çà : http://contrelacour.over-blog.fr/article-ue-gouvernance-economique-la-regle-de-la-majorite-inversee-88874269.html
      « En effet, alors que la majorité qualifiée sert à adopter une position « en faveur de quelque chose », la règle de « majorité inversée » signifie que les sanctions proposées par la Commission ne peuvent être contestées par le Conseil que si se dégage une majorité qualifiée contre. »
      après ce sera les propositions de la commission (« proposition » est déjà un euphémisme en fait)

      + un vote proportionnel des états selon la démographie ou le pib.

      on se rapproche.

      c’est fou : cette génialerie qu’est l’UE n’est imitée nulle part dans le monde. s’ils rigolent c’est qu’ils n’ont rien compris.

  13. Devinettes (pour qui voudra) …

    1) Que penser de la concurrence croissante entre les besoins de refinancement de, par exemple, l’entreprise « Deutsche Bank », l’entreprise « France », et l’entreprise « Catalogne » ? Quel est l’arbitre ?

    2) Epuisement des collatéraux acceptés par la BCE en échange de ses « injections de liquidités » dans les banques : qu’en est-il dès lors de la « stérilisation » de ces injections ? Déjà un vieux souvenir ?

    3) Une « aide d’urgence en liquidités » est fournie aux banques par les banques centrales nationales, avec la bénédiction de la BCE qui ferme les yeux… Avec des exigences plus souples? En maintenant une certaine opacité? A la tête du client?

    4) Créer des paquets de valeurs mobilières, selon différentes techniques… Eloge posthume de la Titrisation ?

    5) Merkel-Ackerman contre Sarkozy-Prot ? Ou bien Merkel-Sarkozy contre Prot-Ackerman ? Ou bien Merkel contre Sarkozy contre Prot contre Akerman ?

    Etc.

  14. Je vous rejoins tout à fait. Soit de la dette empruntée sur les marchés avec une charge des intérêts d’emprunts qui finit en roue libre, soit une monétisation de cette dette avec une inflation qui finit en roue libre.
    Y a-t-il une « troisième voie » ?

  15. En 1945 le problème était comparable, on a changer la monnaie et « op » les lessiveuses pleines de billets sont retournées à la lessive.
    Je sais ça n’a pas été aussi simple et il s’est trouvé un préteur généreusement intéressé outre atlantique.
    En tous cas les hommes de bonne volontés, ceux du CNR entre autre et essentiellement, ont réinventé la société.
    Il doit bien être possible de procéder comme eux pour changer la société d’aujourd’hui.
    Je sais ce n’est pas encore le moment. Mais ça viendra, il faut se préparer.

  16. Rions un peu en ce vendredi.
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20111118trib000665320/sp-4-banques-sur-10-devraient-changer-de-note-d-ici-un-mois.html

    Soyons sérieux.
    Une banque est encore pire qu’une entreprise familiale qui n’a aucune obligation de livrer ses comptes. Ben ouais.
    Car ils pratiquent le « hors-bilan » ainsi que les comptes exotiques dont la réalité n’est évidemment pas vérifiable.
    Pour preuve, le gouvernement cowboys voudrait que les banques produisent un « testament » qui permettrait d’y voir clair après leur faillite.

    Et là. Oui, LA, tu aurais SetP qui se targuerait de mieux connaître la consistance de fantômes virtuels….????
    Le foutage de gueules semble ne plus avoir de limites…

  17. Les banques disposent en effet de différents moyens
    – comme celui d’établir de faux bilans
    – de présenter des provisions adaptées à leur moyens et non à la réalité de la situation
    – de créer des sociétés intermédiaire de portage
    – de souscrire des contrats d’assurance bidons
    etc…
    Le seul problème c’est que toutes ces arguties sont inutiles.

    La seule issue reste la prise du pouvoir et le maintien de l’opacité sur la réalité de la situation tant qu’il subsiste un doute il faut mettre à profit le temps gagné pour poursuivre le pillage.

    Vous assistez en direct à un coup d’état corporatiste.

    Toutes les hirondelles ne reverront pas le printemps.

  18. On croyait en avoir fini avec la disparité des monnaies européennes en créant l’euro mais faute de vraie convergence et d’un minimum d’harmonisation on se retrouve aujourd’hui avec pratiquement la meme echelle d’écarts entre les pays (sauf que la dévaluation touche la dette publique et non la monnaie)
    Le mark valait deux francs et le franc quatre fois plus que la lire etc : peu à peu on retrouve les memes differences dans les taux !
    Et ceci sans avoir les avantanges d’une dévaluation (que les inconvenients)!

  19. Selon Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des finances, 24 mois seront nécessaires pour changer les traités en vigueur !

    😀 et encore, c’est juste quelques articles.

    Et il doit rassurer, pas inquiéter.

    une citation de rompuy récemment en italie : « l’UE a besoin de réformes, pas de votes » (référence au débarquement de berlu, mais çà sonne bien).

  20. Dire qu’un pays « bloque « suppose que si ce pays cédait tout irait mieux …..La réalité est tout autre:l »Euro » ne peut pas fonctionner et il n’y a aucune solution,tout au plus certaines propositions sont plus inacceptables que d’autres…Dire que l’Allemagne est maîtresse du jeu est tout aussi faux ,ce pays a besoin de l’Europe,mais ne peut pas accepter une dévaluation de la monnaie qui renchérirait ses importations….L’Allemagne triche en pratiquant une dévaluation interne dont elle sera la victime si tous les états la pratiquent!!!!!On cherche par contre vainement des justificatifs aux politiques qui s’enferment dans la défense d’une monnaie qui va provoquer l’effondrement de leur soi-disant Europe..La seule satisfaction qu’ils peuvent avoir est de complaire à un patronat rétrograde grâce à toutes les régressions et à permettre la résurgence d’un totalitarisme dont ils ont toujours gardé la nostalgie:détruire la Sécurité Sociale qu’ils n’ont jamais admise par exemple et imposer des gouvernements complaisants à participation d’extrême droite pour ne pas dire pro-fasciste(voir en Grèce)

    1. …patronat rétrograde…résurgence d’un totalitarisme dont ils ont toujours gardé la nostalgie

      exact !
      si on oublie cela, on est hors sujet !

  21. Imaginons, car l’imagination est plus forte que la volonté..

    Une preuve ?
    Si je mets une poutre étroite à terre, vous marcherez dessus.
    Si je mets cette poutre entre les sommets de deux tours de 20 mètres de haut, marcherez vous dessus ??

  22. Vous l’avez dit: fuite en avant, ce l’impression quand je vois Merkel à l’oeuvre.
    Elle saccroche à l’idée d’une Europe de l’euro, sous la responsabilité allemande, alors que c’est déjà du has been. Le problème: Merkel, Schäuble et les autres sont issus du cercle autour de l’ancien chancelier Helmut Kohl; ils y sont toujours, invariablement, comme si le monde se serait arrêté de tourner depuis. Ils appartiennent à une autre époque. Je crains que la position des anglais soit plus réaliste, plus saine, davanage impregnée du « common sens », que la position Allemande, même si les anglais défendent bien sûr leurs intérêts, c’est-à-dire la City.

    1. Il y a toujours un danger à laisser un pays marquer le pas sur l’ensemble des autres.
      Au regard de l’histoire, je n’ai pas envie de laisser l’Europe sous le dogme Allemand.
      Plus d’équilibre, plus d’ouverture, cela me semblerait une meilleure base.

  23. « Pékin accélère l’internationalisation du renminbi »

    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/pekin-accelere-l-internationalisation-du-renminbi_271210.html?xtor=EPR-175-%5bXPN_18h%5d-20111118–21258850@182645657-20111118184342

    La nouvelle est passée inaperçue mais elle est historique: la Banque Centrale de Chine vient d’autoriser la Banque centrale d’Autriche à réaliser des placements en renminbi. Décryptage avec François Godement, spécialiste de la Chine et Directeur pour la stratégie d’Asiacentre.

    La Banque Centrale de Chine vient de signer un accord avec la Banque centrale d’Autriche autorisant cette dernière à réaliser des placements en renminbi. Quelle est la signification de cet accord?
    La nouvelle est pratiquement passée inaperçue mais elle est de taille. C’est un pas supplémentaire dans la politique menée par Pékin d’internationaliser la monnaie chinoise. Le gouvernement chinois cherche à ce que le renminbi devienne progressivement une monnaie de règlements des flux commerciaux mondiaux. Il souhaite également qu’elle devienne une monnaie de réserve, à l’égal du dollar et de l’euro. C’est clairement le but de cet accord qui, dans les faits et très concrètement, permet à la Banque centrale d’Autriche de détenir du renminbi dans ses réserves, ce qui est théoriquement interdit puisque la devise chinoise n’est pas convertible. Cette politique d’internationalisation se fait par petites touches. D’abord parce que cela permet à Pékin de ne pas lever brutalement le contrôle des mouvements de capitaux et donc le contrôle de la valeur de sa monnaie. Ensuite, parce que la Chine souhaite tester le risque de spéculation. Le danger est, en effet, que l’internationalisation du yuan accélère les mouvements de capitaux spéculatifs, un phénomène potentiellement déstabilisateur, notamment pour le marché de l’immobilier déjà en surchauffe.
    (…)

  24. Et la haine monte partout contre Merkel et l’Allemagne:

    Qu’ils ne viennent pas s’en plaindre ensuite.

    Ireland: « Germany Is Our New Master ».
    Not only is Germany at the epicenter of the Italian-Spanish-French save-us ‘discussion’, they have now managed to add Ireland to their ‘Uber Alles’. Reuters is reporting the leak of confidential Irish budget information by German lawmakers and Irish parliamentarians are seething – viewing the leak as ‘incredible’ and ‘unprecedented’. Given the new laws, Germany now has the right to be fully informed about bailout countries’ progress before new tranches of funds are paid out. As the Irish Daily Mirror put it perfectly « Germany is our new master. »

    http://www.zerohedge.com/news/ireland-germany-our-new-master

    1. Le tigreau celtique édenté se plaint de la nouvelle dompteuse ? Il préférait la vieille lionne marâtre à ses portes ou l’éléphant bariolé (un âne en ce moment !) de l’autre côté de la mare ? Ceux-là se meurent …
      De la difficulté d’être pour les chatons qui se croyaient sauvages (taxe et évasion fiscales, etc.) mais ont plus que jamais besoin de Maman Europe… Entschuldigung … Mutti Europa !

      1. Mondieu. Quelle laideur, cette couv’ du Mirror… Ça vous bondit aux yeux comme les rejetons d’Alien et ça vous étouffe.
        Plus personne ne sait faire des couvertures de journaux dignes de ce nom nulle part, décidément.

    2. Méfions-nous quand même, lorsqu’un mouvement « Occupy Deutschland » naîtra, ça sentira très mauvais !

      1. Allons, allons, faudrait cesser les clichés éculés :

        1) le mouvement existe déjà.

        2) …il a l’air bon enfant (après tout, c’est bien en Allemagne que la mouvance écologiste est la mieux organisée politiquement, au point d’être incontournable sur l’échiquier politique et d’avoir présenté un admirable ministre des Affaires Etrangères).

        …si retour au fascisme il doit y avoir, il aura lieu, à mon sens, aux USA où les contradictions économiques, financières, sociales et politiques sont gigantesques, le déplorable mythe national suprématiste y est encore à peu près intact, l’effondrement de …tout (!) suit son cours inexorable, et la population comme la police comme l’Etat fédéral sont surarmés !

      2. Pas sûr en plus que le système des mouvements uniformisés et encartés du vingtième siècle soit encore possible de la même manière en Occident vu la montée des individualismes. Les totalitarismes n’ont toujours eu qu’un seul but : enrichir quelques uns aux dépends de tous, avec la fabrication de têtes de Turcs pour leurrer l’opinion et l’asservir. De façon donc plus pernicieuse, car moins visible a priori, le fascisme est toujours à l’œuvre actuellement. Il a juste troqué sa chemise brune (ou son col Mao) contre un costard et une cravate en soie, mais son but est toujours le même : vivre sur le dos d’un esclavage de masse et éliminer toute opposition.

  25. Un proche qui voulait faire un virement de trente milles euros d’une banque belge, qui a récement été rachetée par l’état vers une autre banque s’est vu refuser ce transfert, la banque authorise des virements de maximum quinze milles euros par semaine… Quand Paul Jorion dit que l’argent qui est sur un compte n’est plus le votre et que vous avez en échange une reconnaisance de dettes il a quinze milles fois raison.

    1. J’ai retiré en espèces du crédit agricole de belgique 25000 € en une fois. essayez donc la même chose en France , on va vous demandez xxxxxxxxx barrières.

  26. Et si nous changeons la monnaie du jour au lendemain sans qu’il ne soit possible d’échanger l’ancienne .. La BCE battant cette nouvelle monnaie pour les Etats de l’Europe et en donnant une somme égale à chacun pour redémarrer le système .. Que se passererait il?

      1. Plus que ça : c’est la guerre civile, et la guerre tout court avec le reste du monde. Et où sont les autorités (politiques, financières, forces de l’ordre) qui vont expliquer, mettre en place, défendre ce programme ?

    1. avec 5 ans de taux à zéro et des QE pour des trillions de dollars c’est possible mais c’est une nouvelle bulle qui laisse 17 pct de chomeurs derrière et 50 millions de gens qui vivent de tickets ‘food stamps’…ce ne peut durer longtemps.

  27. Je soumets à votre sagacité :

    http://www.economist.com/blogs/freeexchange/2011/11/euro-crisis-13

    dont il ressort que la BCE limite ses interventions pour se réserver un moyen de pression sur les gouvernements élus et les amener sous la pression des marchés à adopter les réformes qu’elle estime nécessaires.

    Comme je le disais dans le billet de Pagé, les équipes en place ont intérêt à envisager un plan B, parce qu’à ce jeu-là, nos savants amis de la BCE risquent fort bien de laisser advenir la catastrophe qui nous guette.

    Justement, à propos de plan B, j’aimerais connaître l’opinion de M. Leclerc par rapport aux propos de J. Sapir, qui soutient qu’une banque centrale nationale pourrait être réquisitionnée par un gouvernement national pour acheter à l’aide d’euros émis par elle-même la dette du pays concerné.

    1. Monétiser la dette ne me paraît pas pertinent, car cela laisse intact le système. La restructurer est bien préférable, car cela le remet en question.

      1. PERTINENT vous voulez rire ? le mot est + que faible , monétiser c’est avaler sa propre dette , c’est de la fausse monnaie , c’est une inflation de 100 % en 2 ans.
        Seule une RESTRUCTURATION avec attribution aux bénéficiaires peut être envisagée.

      2. J’ai précisé ma question plus bas, qui ne concerne pas l’intervention de la BCE pour monétiser toutes les dettes sans limites, mais uniquement une intervention destinée à stabiliser les taux des obligations souveraines des Etats membres de la zone euro, afin d’éviter de rendre insolvables des débiteurs qui ne le sont pas encore… J’ai cru comprendre qu’un Etat comme l’Italie, par exemple, peut fort bien gérer sa dette et la rembourser à l’horizon de quelques décennies si on ne le force pas à payer des taux exorbitants…

        Par ailleurs, de manière plus générale, en quoi la monétisation pourrait-elle, à l’heure actuelle, entraîner la liquidation du stock de dettes ? Après tout, même entre les mains de la banque centrale, la dette doit être remboursée, non ? On me dira sans doute que la monétisation augmente la quantité de monnaie en circulation et fait augmenter l’inflation, ce qui réduit d’autant le coût de la dette. Cependant, dans le même temps, je lis que dans les conditions actuelles, la monnaie créée n’a pas d’effet inflationniste. En outre, la banque centrale ne stérilise-t-elle pas ces émissions en retirant de la monnaie par ailleurs ?

      3. @ Bertrand
        …pourtant, c’est bien ce que font les USA, depuis deux ans, avec Q1, Q2, bientôt Q3, non ?
        …et toujours pas d’hyper-inflation, ni même de vraie inflation, plutôt une déflation…

      4. @ Bertrand
        Peur pour vos économies ??? Il y aura de toute façon monétisation de la dette. De quelle ampleur (30, 50, 100 % ???), suivant quel timing (ou quelles contraintes), en échange de quoi avec les allemands… tout cela est à observer dans le futur. Rembourser entièrement cette dette-là est impossible..
        On peut aussi geler tous les comptes d’épargne et les utiliser pour la rembourser si vous préférez… Ou détruire l’économie sur 30 ans, avec 25% de chômage, les 3/4 de la population sous le seuil de pauvreté. Vous voulez vivre dans ce monde-là ? Moi pas.
        Ah flûte, en voilà encore un qui va se mettre à la recherche d’un paradis fiscal. Le plus proche et le plus sûr, c’est Jersey, un peu de bateau et vous y êtes : les anglais vous y attendent à bras ouverts pour augmenter les fonds propres de leurs banques, détruire l’Euro et vous mettre au chômage).
        Salut aan de kust en de wind vanachter, hein..

    2. … pour acheter à l’aide d’euros émis par elle-même la dette du pays concerné.

      Bigre!
      Une marmaille de petites Fed en perspective… (et rivales de surcroît, chacune imprimant ses billets pour ses protégés) ?
      Peut-on en savoir plus sur ce point ?

    3. @ Louis de Potter

      Sapir propose de faire valser les photocopieuses au niveau national, là où les autres veulent voir tourner la planche à billet au niveau européen. Seule l’échelle change, pas la solution.
      Ce n’est pas un plan B, au mieux un plan A’.

    4. @ F. Leclerc et Renard :

      Je suis bien d’accord avec vous sur le fait que ce n’est pas une solution globale. Mon propos est plus limité et concerne la montée des taux des obligations souveraines qui, selon ce que j’en lis, va finir par rendre insolvable une série d’Etats et aggraver d’autant la crise. On restructurera, c’est sûr, mais ce sera d’autant plus « facile » que la quantité de dettes à restructurer sera « faible ». En outre, tant qu’à faire, il serait quand même préférable d’opérer une restructuration planifiée, à froid donc, plutôt qu’une restructuration après chaos…

      Donc, on en revient toujours à l’intervention de la BCE, celle dont JP Pagé fait « le pari » qu’elle interviendra. Mais quid si elle n’a pas lieu ? Quid si elle est inefficace à force d’avoir trop attendu ?

      Y a-t-il un plan alternatif ? Ce que propose Sapir est-il possible ?

  28. Pour en finir avec la crise de la dette, l’Union européenne et les pays membres de la zone euro devront s’unifier encore plus et ressembler davantage à un pays comme le Canada et les États-Unis, soutient Stephen Jarislowsky.

      1. L’Inde, la Chine, des dizaines de langues, de cultures millénaires, d’écritures et de religions différentes…l’empire romain qui dura un demi-millénaire (voire un millénaire, à l’est), même les empires austro-hongrois ou ottoman qui durèrent quelques siècles…

        « Cela ne fonctionne pas »… parce qu’il n’y a pas eu d’essai fédéral. Tant que le budget de l’UE représente 1% de la masse des budgets des Etats. Même une augmentation à 4% a été refusée, quand le budget fédéral US représente environ 20% des ressources publiques US, si je ne m’abuse.. (plus?)

  29. La soif des banques est particulierement sensible en Irlande.
    En ce moment, les propositions de ‘fixed term Savings accounts’ (comptes de depot a terme) se (dé)multiplient.
    La derniere pub TV d’une banque aux abois offre 10% sur 26mois, soit 4.7% (brut) par an. On trouve d’autres banques offrant plus de 4% sur des durees diverse (>12mois cependant).

    Aussi, cette semaine, le gouvernement a essayé de mettre la pression sur les banques pour qu’elles passent la baisse du taux de la BCE pour les pret immo a taux variables… mais les taux variables sont parmi les quelques produits sur lesquels les banques font des profits, quelles ne peuvent pas laisser passer.

    Sinon, un autre graphique interessant a tourné aujourd’hui: http://www.bbc.co.uk/news/business-15748696
    le gouvernement a essayé ces derniers mois de mettre le focus sur les bonnes nouvelles a l’export et le fait que l’Irlande pouvait gerer son endettement/ses problemes, mais les chiffres sont accablants:
    Irlande
    GDP: €0.2 tn Foreign debt: €1.7 tn
    €390,969 Foreign debt per person
    1,093% Foreign debt to GDP
    109% Govt debt to GDP

    Irlande: championne toutes categories. Francois a raison de rappelle l’entremelement des dettes publiques+privees+commerciales.

    Merci encore pour votre fantastique travail…

  30. Bonjour !

    C’est curieux de constater que quand certains politiques dénoncent l’impasse de la crise européenne , les mécanismes de ponzi mis en place pour le sauvetage de l’euro , d’observer à quel point ils sont ostracisés .

    Et pourtant tout leur donne raison :

    Non seulement l’état catastrophique des économies européennes , le caractère antidémocratique de la commission ( technocrates nommés par les différents gouvernements) refus de respecter les choix des peuples , rejet des référendum…

    Une dette dont les intérêts plombent ad vitam les économies , les finances des états , et qui ne peut être remboursée , sauf à croire que des progrès techniques majeurs pourraient refaire démarrer une croissance tout en restant dans le giron européen …

    Des gouvernements balayés par la troïka et remplacés par d’authentiques fascistes (Grèce)…

    Je pense par exemple à Nigel Farage qui est de plus en plus crédible dans sa démarche solitaire ( et courageuse ?)…
    http://www.youtube.com/watch?v=hzGmOMoXf-Q&feature=youtu.be

    Bref qu’en pensez vous ?

    Bn.

    1. @Boson
      Nous sommes confrontés à 2 problèmes certes interconnectés, mais à résoudre séparément.
      1- Celui de la dette serait le plus facile à régler. Il suffirait en effet de monétiser la dette des états de la zone, cad confier le soin de rembourser celle-ci à la BCE (création de monnaie ex-nihilo). Il est probable que l’inflation qui en suivrait ne serait pas le principal inconvénient de la formule, car elle recèle aussi bien des avantages, c’est plutôt celui de la propension des états à clôturer leur exercice en déficit qui perdurerait. Les Allemands, à l’inverse de la France demandent à commencer par équilibrer les budgets nationaux avant de purger le passif ; qui plus est, ils demandent qu’une part de la dette soit prise en charge par les créanciers eux-mêmes, ce qui se conçoit, à défaut de se partager.
      Le problème de la dette en zone euro n’a donc pas le même degré de gravité que chez les anglo-saxons, car il sera résolu, probablement à court terme.
      2- Celui du système financier a une autre ampleur car la City et Wall Street ont développé leurs métastases non seulement en Europe, mais dans le tissu bancaire internationnal.
      C’est donc à la résolution du second problème que nos contributions me paraissent être les plus utiles.

      1. @ Pol
        Les Allemands cherchant à inscrire dans le marbre l’équilibre budgétaire avant de se décider à monétiser la dette.
        Telle serait la stratégie?

    2. @ Julien

      Nigel Farage est un clown… sans doute…

      Mirabeau était un clown grandiose, qui finit… royaliste (ou à peu près) !

      Ron Paul, candidat GOP aux prochaines présidentielles, est un charmant papy, terrible libertarien, totalement shunté par les « corporate media » alors qu’il serait actuellement en deuxième position dans les intentions de vote des électeurs républicains.

      Mais ces « clowns » initient des mouvements de contestation historiques et il leur arrive (souvent) de tomber juste. Clowns ? ..plutôt des bouffons diseurs de (4) vérités !
      Quand Ron Paul exige le désengagement militaire US, ou quand Farage enfonce le clou dans la marionnette Rompuy, moi, je prends ! …figure de style, je ne suis rien ; mais ils concourent à la fin de ces temps absurdes, pour laquelle de plus en plus de forces, toutes sortes de forces (convergence pratique des « tea parties » avec « Occupy Wall Street »), sont convoquées… chacun y doit jouer son rôle.

      Après, que leurs idéologies ou personnalités ne soient pas du goût du (des) maître(s) des lieux, je peux le comprendre mais enfin, il n’appartiendra pas non plus à ceux-ci d’avoir vraiment la main sur « l’évolution des choses ». Peut-on raisonner le flot, les rapides, les cataractes ? …vaut mieux essayer de les négocier en kayak, c’est ben l’fun comme disent les cousins du Québec. Y’en a qu’essayent d’ailleurs mais, criss, qu’ont ben du mal

  31. François Leclerc termine son billet par un très concis « C’est la machine à produire de la dette (et de la rente) qu’il faut remplacer. »

    C’est-à-dire que la cause de la dette est la rente, qu’il ne peut y avoir dette que si l’on est assez pauvre pour devoir emprunter et qu’il ne peut y avoir rente que si l’on est assez riche pour prêter. La cause est le déséquilibre dans répartition de la richesse « qui n’est pas là où elle serait nécessaire » comme dirait Paul Jorion. Remplacer cette « machine à produire de la dette (et de la rente) », c’est donc répartir la richesse.

    Il faut donc, tout simplement, et c’est un précepte millénaire, partager. Dans notre société actuelle, ce serait cela sortir du cadre : partager.

    1. La conséquence immédiate, c’est réduire le taux de profit.
      Or dans la concurrence internationale, aucune bourgeoisie ne peut se le permettre.
      La seule vraie sortie du cadre de l’agonie,
      pour des raisons tant économiques que écologiques,
      c’est la sortie du capitalisme, la démocratie réélle.

  32. alors que la dette grecque est négociée avec une décote de 50 % ! A quoi servent-ils donc alors ?

    c’est dommage que vous continuiez à répéter cela, alors que l’on sait que ce n’est pas vrai.
    Cette décote ne concerne qu’une partie de la dette grecque qui fait que au total il semblerait que cette décote équivaut à 35% à peine de la dette totale (et encore moins pour certains auteurs).

    1. La décote est bien de 50%, ce sont les conditions de l’échange qui minorisent la diminution de la dette. La BCE, par exemple, n’y participe pas ! A cette nuance près, nous sommes d’accord sur le résultat !

  33. Une information concernant la période 2014-2020 :

    L’enveloppe globale du budget de l’Union Européenne est fixée pour sept ans et constitue le principal mécanisme de redistribution au sein de l’Union.

    L’accord conclu vendredi 18 novembre sur le budget 2012 préfigure la bataille à venir sur l’enveloppe budgétaire pour la période 2014-2020.

    La Commission européenne a proposé une augmentation de 5 % par rapport au précédent budget sur 7 ans, portant les dépenses à 1.083,3 milliards d’euros, soit 1,11 % du PIB européen.

    Mais neuf pays – Autriche, Danemark, Allemagne, Finlande, France, Italie, Pays-Bas, Suède et Royaume-Uni -, ont rejeté cette proposition jugée trop élevée dans un contexte de rigueur généralisée.

    http://www.boursorama.com/actualites/budget-2012-l-europe-s-impose-la-rigueur-2ab48ba92a422a097b878a51ad728269

    Vous avez bien lu : neuf pays ne veulent pas que le budget de l’UE soit porté à 1,11 % du PIB européen.

    Le fédéralisme dans l’Union Européenne, c’est pas demain la veille.

  34. Il n’y a rien à tirer des humains.. Pensons exclusivement à Dieu et considérons que tout cela n’est que maya (illusion)

    1. @Xian

      Et pi quoi encore ?
      Z’ avez fumé Kwa ? Et on vous laisse les clés c’ est ça ?
      Il n’ aidera pas ce genre de mecs, ni les faux prophètes qui les égarent.
      Z’ êtes démasqué là.

      1. @ Xian

        http://www.lemonde.fr/sport/article/2011/11/19/la-potion-magique-par-yannick-noah_1605664_3242.html

        Voilà ce que je veux dire.
        Voilà un HOMME qui lève la tête, qui m’ aide à lever la mienne ainsi que beaucoup d’ autres en donnant l’ exemple.
        Il a fait un travail sur lui même et il lui coûte de continuer à soutenir ce qui n’ est pas moral.
        Si d’ autres pouvaient faire ce travail dans tous les domaines plutôt que s’ en remettre à une idéologie/religion qui les dispenserait de ce travail, de cette responsabilité, le monde irait mieux.

  35. François Leclerc dit le : 18 novembre 2011 à 21:06
    « Le rendement industriel fait pâle figure à côté de celui des produits structurés, c’est un fait qui n’est pas sans conséquences ! Le management des entreprises par des financiers préoccupés sans autre considération par la bottom line (la dernière ligne du compte de résultat) en est un autre. Nous n’en sommes plus au temps de l’accumulation primitive du capital, celui-ci est au contraire surabondant, et la question est désormais sa répartition ainsi que la qualité de son utilisation socialement nécessaire. »

    Simple et lumineux.
    Il n’est pas besoin de tourner autour du pot plus longtemps.
    D’ailleurs combien sont-ils (sur ce blog y compris) à profiter du miel contenu dans ce pot ? Corrompus de toute nature, petits et grands, à gauche comme à droite, à puiser – sucer – sans relâche l’énergie, le sang, et l’imaginaire d’autres semblables. Savent très bien tous ces faux-culs pourquoi le monde va si mal. Il y a comme qui dirait l’impossibilité d’avoir une conversation dégagée avec son propre voisin. Faut impérativement supprimer le pot sans fond.

    1. Bon diagnostic, reste à y remédier.
      Mettons à la tête de toutes les entreprises des philanthropes, et le tour est joué.
      Plus sérieusement, cela ne marchera pas, évidemment.
      Si on ne change pas le mode de circulation de la monnaie elle-même, rien ne changera jamais.
      Si les émetteurs de monnaie ne comprennent décidément pas, pas plus que les économistes experts, cela sera difficile.
      En effet, comment faire « descendre » la monnaie dans l’économie réelle (souhait souhaitable) quand la thésaurisation et la spéculation sont à ce point plus avantageuses pour tous ceux qui ont trop d’argent?
      Il faut bien y venir: la monnaie doit circuler ou elle cessera d’être monnaie.

      1. « En effet, comment faire « descendre » la monnaie dans l’économie réelle (souhait souhaitable)  »

        Par le financement public constitutionnalisé et sous la contrainte de règles elles aussi constitutionnalisés qui régissent et contrôlent le type de production.

        injection de la monnaie par le bas dans les secteurs humains (social, santé, éducation etc…)
        retour par le haut et le fiscalisme d’entreprises et accepter que l’inflation soit la variable d’ajustement et de régulation des flux monétaires. (prendre en compte la non pérennité du financement privé)

      2. Sauf que cela débouchera sur un système de détournement d’argent toujours!
        Avec la possibilité de thésauriser, ce détournement est même légal et encouragé actuellement.
        Il est, bien sûr, illégal de dissimuler ses revenus, mais cela est tellement facile avec la monnaie actuelle.
        En régime SMT, cela est sans doute aussi possible, mais, même dans ce cas, la monnaie resterait en circulation et le flux de la TVA par exemple serait très stable.

      3. « Sauf que cela débouchera sur un système de détournement d’argent toujours! »

        Bien sur comme tout système, mais ça sera illégal cette fois-ci. Ça change tout dans les rapports de forces sociaux.
        Quant à la thésaurisation elle ne pose aucun problème si les intérêts (publics) ne sont pas supérieurs au taux d’inflation, elle peut même aider à la stabilité des prix.

        La logique du financement public est une logique de réponse aux besoins
        L’argent fondant est une logique redistributive aussi, mais trop consumériste.

        la logique publique est :

        – on couvre des besoins constitutionnalisés par création monétaire (très inflationniste)
        – on détruit la monnaie par fiscalisme et retour d’intérêt de prêts aux entreprises. (déflationniste)

        L’Inflation est à zéro quand les besoins sont couverts par la production, sinon l’inflation devient une charge pour les possédants qui deviennent alors défenseurs du fiscalisme. (mdr)

        C’est une simple logique inversée ;

        Financement public au lieu de privé
        Injection monétaire par le bas et non sous forme de rémunération du capital
        Monnaie naturellement inflationniste et non rentière.
        Stabilisation de la monnaie par les possédants via le fiscalisme.

  36. Samedi 19 novembre 2011 :

    Union Européenne : accord sur un budget de 129 milliards d’euros pour 2012.

    Le budget communautaire de l’Union européenne sera porté à 129 milliards d’euros en 2012, soit une hausse de 2% conforme à l’inflation, selon l’accord trouvé ce samedi matin après quinze heures de négociations.

    L’accord est une victoire pour les neuf gouvernements européens qui, aux prises avec les conséquences financières de la crise de la dette dans la zone euro, rejetaient la volonté des députés européens d’accroître le budget communautaire de plus de 5% l’année prochaine.

    Mais en liant la progression des moyens communautaires sur l’inflation attendue en 2012, l’Union européenne pourrait se retrouver dans l’incapacité de faire face à certaines dépenses, préviennent certains responsables européens.

  37. Cher Monsieur Leclerc, ceci n’est pas vraiment un commentaire à votre (fort intéressant) article : je n’ai rien à y ajouter, ni même un commentaire à ceux de « johannes finckh » que j’ai trouvés également fort instructifs. Non ceci est une demande :
    Pourriez-vous expliquer aux lecteurs de ce blog, la différence (pardon, les différences) qui existent entre la dette d’un État et la dette d’un « ménage » ?
    On nous baratine depuis quelques temps sur la gestion en « bon père de famille » de l’argent de l’État, or justement l’État n’est pas une famille !
    Différences sur plusieurs points : les objectifs de l’emprunt, les moyens de son remboursement, les prêteurs mis en jeu, etc.
    Je crois que ce serait utile à beaucoup.
    Merci.

  38. Merci à Léoned de trouver mes positions « intéressantes », cela m’encourage.
    Je laisse à F.Leclerc le soin de répondre de son point de vue, mais je peux déjà vous indiquer que la différence est moins importante qu’il n’y paraît:
    La dette publique est couvertes par les capacités de remboursement de tous, celle d’un privé dépendent des capacités de remboursement du débiteur. Jusque là, c’est évident, je suppose.
    Maintenant, quand les montants sont très importants comme c’est le cas actuellement, la différence entre les deux problèmes devient presque négligeable, car les non-remboursements menaçants déclencheront dans les deux situations des crises systémiques.
    Exemple: les subprimes étaient des emprunts hypothécaires privés, et elles ont posé un gros souci comme c’est le cas aussi des prêts immobiliers espagnols.
    Pratiquement autant soucis que la dette souveraine grecque!

    1. Tout ce que vous dites est exact. Mais une des différences auxquelles je pensais est celle-ci :

      Quelle est la différence entre un « ménage » (disons SMICard) qui emprunte un douzième son revenu annuel pour l’achat d’un écran TV et un État qui « emprunterait » un douzième de son PIB pour construire disons 25000 km d’autoroutes ?

      1. Les intérêts de la TV alimentent directement la rente et impute d’autant le pouvoir de consommation de l’acheteur.
        Double effet kiss cool le premier c’est de favoriser une rente qui de fait stérilise l’économie (en favorisant sa propre exponentialilté, les intérêts de la tv au lieu d’être consommés vont faire des intérêts qui feront des intérêts qui feront… )
        Le second c’est de diminuer le pouvoir de consommation dudit acheteur.

      2. L’emprunteur fait toujours un pari et le préteur fait toujours un pari.

        Les différences entre les deux cas résident dans l’intérêt qu’il y à faire ce pari et dans la nature très différente des risques encourus.

        Dans le cas de la télé le ménage fait le pari qu’il va pouvoir rembourser (sinon il aura plein d’ennuis.) Selon les cas ce pari peut être une grave erreur (il devrait prévoir que le remboursement sera trop difficile) ou présenter l’avantage décisif de pouvoir regarder la télé avant d’avoir économisé de quoi l’acheter au comptant. Il est cependant très clair qu’il y vaudrait mieux avoir des économie sur un livret d’épargne pour éviter de payer les intérêts!

        Toujours dans le cas de la télé le préteur fait le pari que le ménage va le rembourser. Dans ce cas il va non seulement récupérer la somme prêtée mais aussi des intérêts qui vont très probablement nettement dépasser le montant de ses frais plus la perte due à l’éventuelle inflation. Le seul risque qu’il coure est qu’à cause de sérieux problèmes économiques un part importante des prêts fait à des ménages ne soient pas remboursés. En temps normal le préteur s’appuie sur des statistiques pour anticiper le pourcentage de ménages qui vont faire défaut et en tient compte pour calculer ses intérêts (il arrive qu’il oblige l’emprunteur a s’assurer contre le risque de ne pas rembourser et dans ce cas on peut considérer qu’il triche!)

        Dans le cas de l’autoroute l’Etat fait le pari que les futurs versements venant des péages de l’autoroute s’il l’exploite lui même ou la redevance versée par le concessionnaire de l’autoroute vont lui permettre de rembourser le principal et les intérêts. L’avantage qu’il y a à ce que l’état s’occupe des autoroutes est qu’il est sensé prendre en compte l’intérêt général des citoyens à long terme et pas seulement un intérêt financier à court terme comme ont tendance à le faire les investisseurs privés. L’avantage de procéder à un emprunt est que construire un tronçon d’autoroute les années où les impôts sont bien rentrés et aucun les mauvaises années reviendrait à avoir une autoroute peu ou pas utile pendant de très nombreuses années (en plus le montant de péages est souvent très faible tant que l’autoroute n’est pas achevée, comme dans le cas du tunnel sous le Manche longtemps privé d’une liaison rapide entre la sortie anglaise et Londres.)

        Dans ce cas le pari fait par les préteurs est lui aussi un pari à long terme, peu risqué en principe (si le pays est considéré comme politiquement stable et les hommes politiques qui le dirigent considérés comme honnêtes et compétents.) Le plus gros risque est lié à l’inflation et dépend donc beaucoup du mode de calcul des intérêts.

        Conclusion: ces deux prêts n’ont pas grand-chose à voir, la télé ne rapporte pas d’argent et elle à une durée de vie limitée contrairement à l’autoroute, la nature des risques encourus par les préteurs est de nature différente, le rapport de force est à l’avantage du préteur dans le cas du ménage, à l’avantage de l’emprunteur dans le cas de l’autoroute.

      3. L’analyse de GL est exactement celle que j’attendais.

        J’ai pris l’exemple (assez saugrenu) de l’autoroute, mais je voulais parler d’investissement d’infrastructure en général. L’idée étant qu’un État quand il investit, le fait (normalement comme disait Contempteur) dans un espoir d’amélioration du bien public, et donc, probablement, d’augmentation du PIB. Le ménage quand il achète sa télé, a lui aussi un louable objectif : être mieux (plus détendu, plus heureux, …), mais, là est la différence, sa télé ne lui rapportera pas un kopeck en plus. Au contraire.

        J’insiste donc : traiter la « dette » d’État comme la « dette » d’un ménage est une erreur d’analyse économique.

      4. « traiter la « dette » d’État comme la « dette » d’un ménage est une erreur d’analyse économique. »

        Sauf que dans le cas des opérations du genre prime à la casse pour relancer la vente de voitures et autres mesures destinées à relancer la consommation des ménages (qui se traduisent immanquablement par l’emprunt de sommes supplémentaires aux banques par l’Etat) il s’agit en fait de crédit à la consommation avec le même effet pervers.

        A l’inverse si un ménage emprunte pour isoler sa maison il peut faire une excellente opération (ou pas, d’ailleurs, mais c’est une autre question.)

      5. @GL
        Je suis parfaitement d’accord. J’ai (volontairement mais outrageusement) simplifié.

        Je voulais juste faire ressortir la différence profonde entre un investissement productif et un achat de « confort ». L’un comme l’autre existent chez les États comme chez les ménages.

        Et l’exemple de la prime à la casse que vous me suggérez est très illustratif : la 1ère (la prime Balladur) a été entièrement financée par le retour de TVA sur la vente des voitures supplémentaires ! Ajoutez-y les autres rentrées fiscales induites et …

        La vraie question est : « Pourquoi un État doit-il emprunter ? »

  39. @Leoned

    Il y a 2 différences. La première étant que l’Etat n’emprunte pas pour la jouissance privée mais dans l’intérêt général (normalement), la deuxième que l’Etat n’emprunte pas avec son argent, mais avec le nôtre.

  40. A propos des CDS sur la Grèce, de la BNP et de l’ ISDA il y a un article assez rigolo dans le NYT du 19 novembre:
    « Les discussions [des détenteurs de CDS grecs] avec la BNP confirment l’opinion de certains investisseurs selon lesquels les CDS ne sont pas une assurance du tout, mais plutôt des outils que les grosses banques utilisent dans leur propre intérêt. »

    Selon ce même article, Mme Belle Yang est membre de la BNP, siège au comité de l’ISDA dont le rôle est de décider si un évènement de crédit a eu lieu ou pas (et donc qu’il y a un dédommagement ou pas) et intervient dans des réunions organisées par BNP (à la demande du gouvernement grec) avec ces détenteurs de CDS pour les convaincre:
    – de transformer leurs anciennes obligations en de nouvelles obligations à 30 ans,
    – d’abandonner au passage 50% de la valeur de ces anciennes obligations, comme il a été décidé récemment,
    – de renoncer aux dédommagements liés aux CDS. 

    😉 Y’en a qui grognent, peut-être vont-ils bientôt rejoindre le Mouvement des Investisseurs Indignés…

  41. Le mouvement des indignés et la grogne des peuples commence à faire peur alors ils commencent a se demander s’ils ne doivent pas étouffer la volonté des peuples…

    Etats-Unis : des lobbyistes proposent de saper « Occupy Wall Street »

    Des lobbyistes réputés, liés aux banques, ont proposé un plan de 850.000 dollars pour attaquer le mouvement Occupy Wall Street et les hommes politiques qui lui seraient favorables, a rapporté samedi la chaîne de télévision américaine MSNBC.

    http://www.boursorama.com/actualites/etats-unis-des-lobbyistes-proposent-de-saper-occupy-wall-street-310177de4af3d5a494baf81864035bc8

    Sauf que c’est comme ça que naissent les grandes révolutions… soutenons les Indignés !

  42. Euro-obligations….ce qu’ils(Merkel et Sarkozy) ont fait (s’émmiscer dans leur politique intérieur )avec Papandréou et Berlusconi pourrait se retourner contre l’un des deux (à savoir Angela) .
     » La chancelière allemande Angela Merkel y est en revanche catégoriquement opposée. En revanche, l’opposition sociale-démocrate et écologiste dans le pays est ouverte. »

    http://www.boursorama.com/actualites/des-euro-obligations-a-l-etude-pour-remedier-a-la-crise-de-la-dette-1ad8eee30344ba709f6f458b1688e5fb

  43. Dans La Tribune du jour un commentaire de JP Fitoussi de l’OFCE. « La récession sera implacable et durable ».

    En faisant disparaître la fonction de prêteur en dernier ressort [de la BCE], on a supprimé la principale qualité attachée aux obligations d’Etat, celle d’être des actifs sans risque [puisque les traités interdisent à la BCE d’acquérir des titres d’Etat à l’émission]. Ces obligations devraient servir de boussole au système financier : or ce n’est plus possible puisque leur valeur est devenue totalement incertaine. Si les dettes des Etats ne sont plus sans risque, où va aller l’argent ? Nous nous trouvons dans une situation de trappe à liquidité : le seul actif vraiment sûr, c’est la monnaie.. Et Fitoussi de préconiser que la BCE se mette en contravention provisoire de ces traités et achète massivement de la dette européenne. Il n’est plus le temps d’attendre.

    On observera simplement que c’est une solution de court terme acceptable mais qui ne résout pas le problème de fond (la création de richesse dans un système qui a atteint ses limites).

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