L'actualité de la crise : PLANS SUR LA COMÈTE, par François Leclerc

Billet invité

Trop grosse pour faire faillite, l’Italie est trop grosse pour être secourue. Cette constatation fait désormais couler beaucoup d’encre… et de sueur d’angoisse. Sans crier gare, rien n’étant prêt pour y faire face, le pays glisse dans le trou.

Bien qu’elles se soient le plus vite possible délestées de leurs obligations italiennes ces derniers mois, certaines banques en sont encore très lourdement chargées, en particulier en France, faisant craindre d’être à la veille d’une répétition de la crise grecque et de la décote de sa dette qui en a résulté, mais en beaucoup plus grand, alors que la recapitalisation des banques qui a été décidée n’est pas encore engagée. Comment stopper ce processus hautement systémique  ?

Des plans sont à l’étude depuis des semaines, afin de reconfigurer l’Union européenne autour de l’union monétaire des pays acceptant une intégration et discipline fiscale renforcées, mais leur application est prise de vitesse, car ils supposent une révision des Traités qui prend du temps.

Il est prévu dans ce cadre que ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas participer à ce nouveau noyau dur puissent sortir de la zone euro actuelle, et que l’Union européenne des 27 puisse parallèlement s’élargir à d’autres pays. Ce noyau dur disposerait d’un président et d’un secrétariat permanent, distinct de la Commission et tiendrait des sommets réguliers. Les droits de vote seraient répartis en fonction du poids économique de chacun de ses membres.

En appelant une nouvelle fois à la révision des traités, et en expliquant qu’il fallait aboutir à « plus d’Europe et non pas moins d’Europe », Angela Merkel a fait référence à un sursaut fédéral. Son ministre des affaires étrangères, Guido Westerwelle, a déjà présenté cette perspective sous l’angle d’une banale application du principe des « coopérations renforcées » qui existent déjà au sein de l’Union européenne, citant Schengen, afin de rendre cette nouvelle configuration acceptable pour les 10 pays ne faisant pas partie de la zone euro.

José Manuel Barroso a apporté la dernière touche en lançant un appel à ce que ceux-ci la rejoignent, qui ne peut se comprendre que dans ce contexte, tellement il apparaît incongru dans celui de la crise italienne. « La vitesse de l’Union européenne, et a fortiori de la zone euro, ne peut pas être celle de ses membres les plus lents ou les plus récalcitrants. Une Union divisée ne marchera pas, [posant] un défi : comment approfondir l’intégration de la zone euro sans créer de divisions avec ceux qui n’y sont pas encore ». Les précautions sont en effet de rigueur vis à vis des pays qui n’appartiennent pas à la zone euro, car ils sont signataires des Traités qu’il convient de modifier…

Un autre volet de ce qui est présenté comme un véritable Big Bang pourrait également prévoir, en contrepartie de ce nouveau Pacte de stabilité, l’émission d’euro-obligations. Elles sont préconisées par un groupe des sages allemands qui conseillent la Chancelière et lui servent de poisson pilote. Enfin, la possibilité d’un élargissement des missions de la BCE afin qu’elle assume le rôle de prêteur en dernier ressort, continue de faire l’objet de discussions, qui devraient s’accélérer en raison de la situation italienne.

Lael Brainard, l’une des sous-secrétaires au Trésor américain, qui est chargée des relations internationales, vient d’ailleurs de mettre les pieds dans le plat à ce sujet. Insistant sur la nécessité pour les Européens de mettre en œuvre dans les meilleurs délais un pare-feu, elle a considéré que « l’engagement de la zone euro et les ressources de la zone euro devront être centraux pour que la solution soit crédible et efficace », précisant que le FMI ne pouvait être que « la deuxième ligne de défense » et que ses ressources actuelles étaient insuffisantes, ce qui lui interdit effectivement de jouer un autre rôle.

De facto, cela ne laisse aux Européens qu’une seule issue, non identifiée : la BCE, dont les Américains et les Britanniques considèrent qu’elle a seule les moyens de juguler la crise.

L’intention des Européens était déjà d’avancer tambour battant sur leur projet, quitte à créer sans attendre au début de l’année prochaine une « coopération renforcée » au sein de la zone euro. Mais l’application de ce plan, qui devait faire l’objet de premières discussions lors du Conseil européen du 9 décembre prochain, va faire l’objet d’un coup d’accélérateur.

Suivant leur nature, les dirigeants européens essayent d’apporter une réponse fondamentalement institutionnelle à une crise essentiellement financière. Dans ces conditions, de nouvelles demi-mesures dans ce dernier domaine n’étonneraient personne…

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125 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : PLANS SUR LA COMÈTE, par François Leclerc »

  1. Vous imaginez l’américain moyen à qui les républicains peuvent dire vous voyez en Europe le bazar que c’est avec « leur communisme » c’est ça que vous vouliez alors que vous avez la plus belle démocratie du monde qui permet à tout un chacun de devenir riche.

    Pauvre de nous ils ont voulu endetter les peuples à l’américaine pour faire de la croissance tandis qu’ils délocalisaient le travail ailleurs pour plus de profits ou qu’ils réduisaient les salaires pour les mêmes raisons et d’un autre côté ils ne veulent pas mettre en route la planche à billet de peur qu’ils perdent leurs économies rapidement accumulées, c’est que cette Europe là, c’est celle des héritiers de la rente du 19ème, pas celle du conseil nationale de la résistance.

    http://leblogalupus.com/2011/11/10/a-chaud-le-mercredi-9-novembre-la-chevauchee-fantastique-du-cavaliere-vire-a-lapocalypse-par-bruno-bertez/#more-31240

    extrait :
    Les politiques européens n’ont aucune connaissance historique, aucune culture , ils auraient du relire tous les épisodes de la crise italienne de 1992 et les événements qui ont suivie, l’arrivée de Berlusconi, pourquoi, comment etc…

    Savent-ils qu’en 1992 lors de la crise un prélèvement a été décidé dans la nuit sur les comptes en banque italiens ? Certainement pas mais les familles italiennes elles s’en souviennent : Et ici la rumeur de prélèvements bien supérieurs circule : on parle de 2%.

    1. @Liervol

      Tu es en Italie ?
      Pourrais tu nous donner des infos sur la réaction de l’opinion publique Italienne sur la crise qu’elle vit en ce moment s’il te plait ?

      1. Basta !!! Basta !!! Bruto !!! Bruto !!!!
        bestia !!!! bestia !!! bestia !!!!

        en Italie les italiens étaient riches l’état pauvre, c’était la dolce vita

      2. @Liervol

        J’ai connu l’époque dans les années 60 où l’Italie était pauvre en majorité, et les Français arrivaient en pays conquis ,
        puis vers la fin des années 80 les Italiens ont trouvé une vitesse de croisière dans un confort bien mérité, ils vivaient au niveau des Français.

        Aujourd’hui nous voilà Italiens et Français comme tous les occidentaux revenus devant le précipice de la pauvreté du 19ème siècle.
        Tant de combats pour rien, à cause d’un groupuscule qui a mené la politique de nos pays dans ce grand désarroi…

        Plein de tendresse aux Italiens.

      3. @ Edith

        Ce n’est pas un groupuscule de politiciens qui conduit aux désastres,
        c’est la dynamique de l’accumulation du capital,
        portée par toute une classe, et son appareil d’Etat.

        C’est bien pourquoi aucune élection, nulle part,
        n’a jamais renversé
        une classe dominante.
        La force et le nombre, et une stratégie pour la révolution,
        oui, peut le faire.
        On peut aussi sombrer dans la barbarie.
        Toutes les espèces disparaissent…

  2. Merci,
    Je me posais la question du FMI et de ses moyens d’intervenir …
    Il ne les a pas .
    Son aide est purement idéologique .
    Non, merci .

  3. Nous y sommes, deux stratégies s’affrontent:

    Les élites installées posent comme prérequis le nécessaire financement de la rente (banquiers haïs et p’tits vieux, que nous serons tous). Ils utiliseront tout leur pouvoir pour défendre le système et imposer dans la tête des masses qu’il est primordial de financer la rente pour sauver le livret machin du chérubin ou l’assurance vie de tata yoyo.

    Les actifs n’ont objectivement aucun intérêt à trimer pour payer les intérêts de la dette. Ils doivent donc défendre l’idée de répudier la dette. L’euthanasie des rentiers doit être leur seul objectif.

    Les enjeux sont ceux-ci. L’affrontement est là.

    Qui va gagner, des prolos le nez dans le guidon ou des élites assistées de leurs hordes dévouées de p’tits vieux accrochés à leurs illusions appelées éconocroques.

    C’est le premier round du conflit de génération.

    Même si la BCE est finalement appelée à la rescousse (ce qui n’est encore pas gagné), les actifs auront encore l’occasion de ferailler contre la rente. Entre les jeunes actifs trop respectueux et ces sauvageons de p’tits vieux aux doigts crochus qui ne veulent pas lâcher leur cassette la lutte est inégale. Les chances des premiers sont faibles.

    Pour ma part, je mise sur une sortie des allemands de l’euro, permettant ainsi de rembourser la dette euro à 100%, mais en monnaie de signe.

    1. Si l’Allemagne sort pour le mark, c’est l’euro qui perd 50% au moins et la dette avec, mais attention au contre coup pour l’Allemagne ensuite … et c’est la nationalisation des banques qui devient obligatoire et les importations qui ne sont plus rentables comme avant pour ses pauvres êtres qui avaient délocalisé en Asie pour gagner plus, donc c’est choc systémique mondial rien que ça !!! hè hè hè, je paierais pour voir sans soucis…

      1. En tout cas, il faut tenir compte, dans les projections d’évolution des taux de changes, des pays par rapport auxquels on raisonne.

        Il y a, semble-t-il, un consensus pour considérer que dans un processus d’éclatement de l’euro, quelle que soit la forme qu’il prenne (sortie d’un ou plusieurs pays, scission en deux zone monétaire), il y aura forte appréciation du mark (ou de l’euro allemand) par rapport aux autres monnaies nationales issues de la scission de la zone euro (ou à l’euro du sud).

        En ce qui concerne l’évolution des monnaies issues de la scission de l’euro par rapport aux monnaies des états tiers (USD, GBP, CAD, CHF, JPY, etc…), il y aura probablement une dépréciation de l’euro-sud ou des monnaies des pays du sud et une réévaluation du DM ou de l’euro allemand. Dans tous les cas, dans une proportion plus faible (à la hausse et à la baisse) qu’entre les pays de la zone euro elle-même.

        Par exemple, si l’on avait une différence de 50% entre l’euro-nord et l’euro-sud, on obtiendrait 1.5 eurosud pour 1 euronord; inversement, il faudrait 0,66 euronord pour avoir un eurosud. Par rapport au dollar, on obtient actuellement 1.35 $ pour un euro. Avec un euronord, on obtiendra par exemple 1.50 $ alors qu’avec un eurosud, on recevra 1.10.

        Tout cela pour dire deux choses :

        – d’abord, que l’impact de la baisse du taux de l’eurosud n’est pas le même vis-à-vis de la Chine (importations de biens payées en $) qu’à l’égard des importations provenant des pays de la zone euronord;

        – ensuite, que le risque inflationniste lié à l’importation de biens payés en devises étrangères qu’on ne peut se procurer ailleurs (le pétrole et le gaz) doit s’apprécier en fonction de l’évolution du taux de change face au dollar (ces biens étant payés en $) et non par rapport à la hausse face au DM/euronord…

    2. Bien présenté. C’est effectivement le combat : papy-boomers contre les générations de l’après-II-!ème guerre mondiale. Ceux qui ont bâti une société en croissance éternelle sur une ressource finie contre ceux qui ont compris qu’il fallait composer avec la planète. Ceux qui pensent être libres car ils peuvent choisir leurs maîtres contre ceux qui veulent choisir leur destin eux-mêmes. Ceux qui veulent garder leur confort contre ceux qui font effectivement le boulot.

      Et présenté ainsi, l’issue du combat ne fait pas de doute. Et la BCE n’est alors qu’une ligne Maginot inutile et couteuse.

      Qui pense qu’une révision des traités pourrait se faire assez vite pour sauver l’€uro en train de s’écrouler, à cause de sa structure même ? Qui pense que plus d’Europe est la solution démocratique ?

      @ François Leclerc :

      « une réponse fondamentalement institutionnelle à une crise essentiellement financière. »

      Vous ne comprenez toujours pas ? La « crise » financière n’est que le résultat de la crise politique qui s’appelle « démocratie représentative« , où les riches peuvent acheter les politiciens, qui peuvent – et doivent en fait – promettre tant et plus pour se faire élire, et qu’ils ne peuvent financer que de 3 façons:

      la croissance (mais qui n’est pas possible éternellement)
      l’inflation (mais alors ce sont les salariés qui trinquent)
      la dette (nous y sommes)

      Aujourd’hui, les représentants ne représentent pas le peuple, et ils ne sont pas responsables de leurs actes. C’est comme l’URSS, pareil, Sauf que là-bas, il y eut Gorbatchev.

      1. Zolko

        Il ne faut pas lire la formule de François Leclerc comme un commentaire général sur la genèse de la crise qui affecte les pays développés et « démocratiques ». La formule se rapporte ici à son résultat immédiat et donc à l’urgence d’une situation dans l’Union pour laquelle une réponse institutionnelle n’est manifestement pas adaptée. Trop grosse de compromis, trop lente.
        Ceci dit, si les peuples européens prenaient leur destin en main, s’insurgeaient pour rejeter en bloc le paradigme économique actuel nous pourrions dire qu’il y a une solution politique à portée de main, mais nous n’y sommes pas encore.

    3. Il faut arrêter de nous bassiner avec ce Troll du conflit des générations, les jeunes contre les petits vieux et inversement; lisez ou relisez les études sociologiques de Pinçon et Pinçon-Charlot sur les membres du jockey club, l’interallié etc, etc …,cela évitera de se tromper de cibles….

      1. Les riches ont beau dos, et font une cible bien visible. Ils ont toujours été là (justement Pinçon-Charlot) et on les a surtout laisser faire !!

        Une génération aveugle, idéologue comme peu avant elle, droguée à la croissance facile liée à la reconstruction d’après-guerre et un pétrole gratuit, maintenant épuisée d’avoir trop joui, et qui voudrait que ça dure encore un peu…

        Les deux suivantes, parfaitement et complètement anesthésiées par papa-maman, la dernière qui relève un peu la tête car elle sent bien que la fête est finie et qu’il faut se remettre à bosser un peu. Ca tombe bien, on commence finalement à se rappeler l’évidence: la vie à ne rien faire, sans partage étroit et quotidien avec les autres, sans apprentissage, sans réussites et sans échecs, sans progression de chacun dans son petit domaine, c’est chiant.

        Dans le même temps, des avancées technologiques majeures, redécouvertes d’évidences agronomiques, rendements agricoles jamais vus, sans intrants et sur des surface minuscules, optimisation des ressources énergétiques, délocalisation et multiplication des productions d’énergie, recyclage poussée à l’extrême, diffusion instantanée de toutes ces informations essentielles, stockage dématérialisé du savoir, vitalité culturelle évidemment ignorée par les réseaux commerciaux et un multiculturalisme qui gagne du terrain.

        Avancées bien sûr, et comme toujours, connues uniquement des jeunes, enrichies et mises en oeuvre uniquement par les jeunes.
        Et évidemment largement ignorées par la génération encore pour un temps court aux commandes du navire ivre, toujours parfaitement perméable malgré l’évidence aux discours dominants, et qui cause doctement sur des bases fausses.

        Je comprends que l’oligarchie et les vieux commencent à flipper. La techno, leur soit-disant chasse gardée et qu’ils ont financée, leur échappe et produit des effets d’émancipation insoupçonnés !!

        Entre faire et se plaindre, de plus en plus de jeunes choisissent de faire, sans se plaindre, et la lueur que je vois dans leurs yeux est enthousiasmante.

    4. C’est sûr, s’ils quittent la zone euro (chouette !), les allemands vont apprendre à leurs dépens que ça coûte cher d’être discipliniert et organiziert et surtout de ne pas faire d’enfants.

      1. On ne parle pas de riches ordinaires ici mais de vrais riches sur des générations ceux là vous ignorez même qu’ils sont tellement c’est bien dissimulé, ça me fait toujours sourire ceux qui ont 4 sous et qui se prennent pour des « Riches » et qui donc sont l’avant garde du grand capital contre leur propre intérêt.

      2. Bien vu, Liervol.

        Sans oublier qu’il y a 2,6 millions de millionnaires en France. (sans compter les comptes off-shore, bien sûr…)
        Ca va faire « drôle » de gagner moins…

    5. Contre G20 Atelier audit citoyen de la dette publique
      http://www.cadtm.org/Contre-G20-Atelier-audit-citoyen
      Vidéo par Eric Toussaint, Thomas Coutrot,
      et un sketch de Jacqueline Blanchot

      Ne pas rater la video de Eric Toussaint,
      qui rend compte de sa participation à l’audit de la dette de l’Equateur,
      qui a conduit à la répudiation de l’essentiel,
      puis expose comment l’Argentine a répudié une partie de la dette.
      et ne paye plus la dette au club de Paris depuis 10 ans,
      ce dont personne ne parle, de peur de contagion…
      Puis passe aux perspectives d’audit citoyen pour l’Europe

  4. Plans sur la comète? Le financier C’est trop bon! Cuisson : 10 minutes Coût : bon marché

    INGREDIENTS Pour 10 personne(s)

    4 blanc d’oeuf, 150 gr de sucre glace, 90 gr d’amandes en poudre, 90 gr de farine, 100 gr de beurre

    PREPARATION

    1 Faire le beurre noisette. Mélanger le sucre, la farine et les amandes. Ajouter le blanc d’oeuf, puis le beurre noisette.

    2 Préchauffer le four à 180°C.

    3 Répartir la pâte dans des mini moules à financiers et faire cuire 10 minutes.( http://www.750g.com/ )

  5. Tout ça pour ça !
    Il était évident, dès l’origine, que l’on ne pouvait stopper la rapacité des spéculateurs que par l’arme fatale de la monétisation. Ce qui paraît être moins clair, c’est l’attitude anglo-saxone, a priori favorable au procédé. Pourtant, la logique voudrait qu’ils soient l’objet à leur tour des prochaines attaques… à moins que les spéculateurs soient à leur service !

    1. oui mais avant ils font des concessions au grand capital, ils bradent et ils détruisent ce qui reste des social-démocraties, il faut laisser le temps au temps

    1. La crise elle a surtout bon dos, c’est tellement facile de faire prendre des vessies pour des lanternes et de faire payer la masse pour faire le profit d’une minorité

  6. L’Europe politique est piégée par sa propre nature.
    Pensée presque uniquement comme un marché libre de toute contrainte politiques, elle n’est adaptée à aucun pays européens. L’euro en est la substance et à ce titre en porte tous les défauts.
    L’Allemagne ne serait pas fâchée de sortir de cette Europe et donc oublier cette monnaie qui ne peut remplacer son cher D. mark, outils et symbole de son indépendance et de sa réussite d’après 1945.

    Quand aux politiques Français, après s’être prosternés devant les marchés anglo-saxons et leur « efficience absolue », ils se retournent et s’aplatissent aux pieds du modèle rhénan.
    En vérité, constants dans leur manque de courage et d’imagination autant que dans leurs allégeances intéressées, ils ne savent pas vers qui se tourner pour masquer le résultat de tant d’années de servitude à des intérêts opposés à leur pays.

    1. En vérité, constants dans leur manque de courage et d’imagination autant que dans leurs allégeances intéressées, ils ne savent pas vers qui se tourner pour masquer le résultat de tant d’années de servitude à des intérêts opposés à leur pays.

      Ce n’est pas nouveau. Le vrai sport national des élites de ce pays est la trahison de la Nation. Des bourguignons du XVème qui ont brûlés Jeanne d’Arc, jusqu’au collabos de Vichy, en passant par l’exil des aristos à Coblence, l’histoire de notre pays n’est que la longue litanie des renoncements, et trahison de ses pseudo-élites.

      Avant, il restait le Roi de France pour garder le sens de l’Etat et des intérêts de la nation. Aujourd’hui, on a Sarkozy, représentant du vide…

      1. euh Louis XVI pas fait un truc avec les prussiens, genre ‘haute trahison’ pour tenter de casser un mouvement de fond ?
        je suis pas certain que le sens de l’état était là..là là était là là là….quand ce roi de france dégrafait son futal….

  7. La misère avance et certains en profite pour se remplir les poches, le montant est misérable mais le taux est prodigieux !!!!
    j’ai trouvé ce mail publicitaire de Cofinoga :

    Pour un financement de 1 000 €(1) remboursable en 48 mensualités. TAEG fixe de 21%, mensualités de 30,01 €.
    Montant total dû par l’emprunteur : 1 440,48 €.
    Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

      1. Les derniers sursauts des usuriers, plutôt, puisqu’ils sont revenus il y a trente ans… Ce qui me tue, c’est de voir le nombre de pubs télé pour ces organismes (dont certains (le Cetelem, je crois) claironnent des « pour le crédit responsable » pour le moins antinomiques), bien calées entre les pubs des banques et celles des assurances. (En ce moment, c’est d’ailleurs hallucinant de voir l’écart gigantesque entre la réalité et le monde meeeeeeeeerveilleux de la pub…)

    1. Ok. admettons que je vous doive 1440€ mais que je ne puisse pas payer les mensualités de 30€
      Je refinance mon prêt de 1440€ sur 60 mensualités à 1% pour payer une mensualité moindre.

      C’est ce que voudrait faire l’italie, ce que devrait faire la France etc… refinancer leurs dettes avec la BCE a un taux proche de 0, que cela plaise ou non aux banquiers.

      Tant que les politiques n’auront pas lâché leurs copains banquiers et continueront de jouer le jeu des intérêts flottants et du crédit-révolving sur les dettes souveraines, ca ne fonctionnera pas.

      Ils le savent, mais leurs intérêts sont trop grands avec cette mafia financière. La peur aussi peut-être… Bref, en apparence, ils font les gros yeux, en coulisses, ils rampent.

      La seule façon de nous débarrasser de la dette est de virer les banquiers et leurs marionnettes appelées « politiques ».

    2. @liervol l’argent tue le présent, le crédit tue le futur , à 21% TAEG autant creuser son trou tout de suite, remarque cela tombe bien COFINOGA c’est la Compagnie Financière des Nouvelles Galeries.

    3. C’est surtout les 1000 euros à crédit des cadeaux de Noël qui sont visés là …. à 21% pour acheter à 90% du chinois.

  8. « Onze personnalités grecques, dont le compositeur Mikis Theodorakis et Manolis Glezos, le héros de la Résistance qui arracha en 1941 le drapeau hitlérien qui flottait sur l’Acropole durant l’occupation nazie, dénoncent le fascisme financier qui menace. Ils appellent les peuples d’Europe à s’unir pour en finir avec la dictature des marchés.

    Cet appel, rédigé en octobre dernier, est plus pertinent que jamais après l’humiliante convocation de Georges Papandréou par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à la veille du G-20 de Cannes. Rudoyé pour zèle insuffisant dans l’application du plan de rigueur infligé au peuple grec, le premier ministre (par ailleurs président de l’Internationale socialiste) a dû remballer son projet de référendum et s’engager, le doigt sur la couture du pantalon, à obéir aux ordres de la troïka Commission, BCE et FMI, fondée de pouvoir de la finance internationale.

    Ayant transformé son pays en république bananière, Georges Papandréou, mission accomplie, a démissionné de ses fonctions pour laisser la place à un gouvernement de coalition où les « socialistes » du Pasok siègent au côté de la droite de la Nouvelle Démocratie. A Athènes, comme dans les autres villes du pays, les Grecs sont dans la rue pour refuser l’asservissement…. »

    la suite :
    http://www.medelu.org/Apres-la-Grece-ce-fascisme

    1. gouvernement de coalition où les « socialistes » du Pasok siègent au côté de la droite de la Nouvelle Démocratie.
      …Et de l’extrême droite. Et oui, pourvu que ça n’arrive pas chez nous. Bof, la Grèce, c’est loin, on ne risque rien.

  9. Mesdames et Messieurs votre attention s’il vous plait : la Chine a 2000 euros par personne à dépenser d’excédent, 2000 euros une fortune attention c’est à cause d’un tel chiffre que nous nous prosternons devant l’empire du milieu. (environ 3200 milliards de dollars)

    Je propose que l’état chinois s’endette à 20000 euros par personne en faisant tout simplement des emprunts et tourner la planche à billet comme ça ils nous achètent nos dettes d’une part et d’une autre ils peuvent dire à Lagarde d’aller se rhabiller avec sa réévaluation du Yuan, et on repart tous pour un tour, comme si cette crise n’avait jamais eu lieu …En effet avec 32 000 milliard de dollars on doit pouvoir en venir à bout !!!!

    Yes we can, il n’y a que la cavalerie qui puisse sauver le capitalisme car il n’est rien d’autre que cavalerie mais chut il ne faut pas le dire aux enfants à eux il faut enseigner qu’un sous c’est un sous, ça n’existe que par le travail !!!!

    Par ici encore 6 milliards pour un pantin

    http://www.latribune.fr/blogs/election-usa-2012/20111107trib000662281/une-campagne-a-6-milliards-de-dollars.html

      1. Merci Charles. Très intéressant.
        La lutte des classes renvoie à la Révolution culturelle, un épisode traumatique de l’histoire de la Chine contemporaine à telle enseigne que le PCC chinois et ses dirigeants après avoir pointé les erreurs de Mao à l’aube des années 80 se sont empressés de ne pas mener à son terme l’examen critique de cet épisode tragique. Si l’examen avait été fait c’est la nature du pouvoir en Chine après 1949, un pouvoir sans sans contre-pouvoirs qui aurait été remis en cause.

        Bref, ce qui ressort de ce compte rendu c’est que le marxisme officiel, institutionnel en Chine , est devenu une coquille vide. Mais attention, en Chine ce qui aujourd’hui est mis sous le boisseau peut du jour au lendemain être remis sur le devant de la scène si cela sert les intérêts du parti ou une fraction de celui-ci à la faveur d’une lutte pour le pouvoir si les contradictions sociales devaient s’aggraver.

        Ceux qui en Chine étudient encore le marxisme dans ce qu’on pourrait appeler des conservatoires ne sont pas tous dupes pour autant. Mon intuition et mes rencontres en Chine avec des intellectuels chinois au tournant des années 90, y compris avec des étudiants d’une école du Parti, m’incline à penser que certains font semblant d’adhérer à la ligne du parti. Le risque en pareil cas bien sûr c’est qu’à force de faire semblant on perd toute capacité de résistance.
        Il me souvient de l’exemple d’un ami qui étudiant dans une de ces écoles avait rédigé un mémoire dont le sujet était d’expliquer les tenants et aboutissants du mouvement de Tian’an Men (1989). Il avait donc rédigé un mémoire conforme mais m’avait clairement dit qu’il n’en pensait pas moins.

  10. L’Italie bientôt en faillite et nous après. Voilà ce qui arrive quand on veut concurrencer une monnaie de réserve avec la main de la monétisation attachée dans le dos. Même les américains s’alarment de notre dangereuse stupidité.

    Si le processus fatal va jusqu’au bout, on se souviendra longtemps de cette épicière allemande et de son acolyte français. Pour rentrer dans l’histoire, ça ils vont y entrer.

    Ne pas rentrer dans l’Euro, sortir de l’Euro, ne posait de problèmes insurmontables à personne, avant. Mais faire faire une conversion à une armée sous le feu, demandez aux généraux ce qu’il faut en penser.
    Merci à nos deux éminents stratèges.

  11. Les banques je les ferme, les banquiers je les enferme …
    Vieille formule d’ avant la seconde guerre mondiale à méditer…

      1. @ Paul,

        Bonjour,

        http://www.boursorama.com/actualites/le-resultat-net-de-scor-poursuit-son-rebond-au-3e-trimestre-77abef79548033dd80955d66364df019

        Une bulle d’AAssurance toute faite pour rassurer « les marchés » ?

        Kessler mène au scor, un « strong momentum » fait d’effets d’écriture comptable « magique » ?

        Popa Chubby – Low Down And Dirty (4’40 pour les initiés !)
        http://www.youtube.com/watch?v=P7kMMn8zNmg&feature=related

        Et monti python, l’est pas trilatéralement écartelé de bonnes zinzintentions ? ze pouffe saint drone et le saint hôme financiel ? Doux rhésus..

  12. l’euro reste une incroyable obsession institutionnelle qui nous fait très mal!
    Mais les marchés vont régler ce problème tant il est patent que l’Italie n’est qu’un domino de la scène et qu’il n’y a aucune raison que tous les autres pays d’Europe, y compris l’Allemagne, ne tombent pas, aussi dans le trou du refinancement impossible.
    Sans doute, la BCE pourra, comme la Fed, intervenir un moment donné par une sorte de « QE européen’ en achetant les dettes souveraines pourries. On remontera les plafonds de dette, mais cela ne réduira pas me coût du service de la dette pour les budgets, et c’est là le hic! On n’est pas à un reniement institutionnel près en Europe où les processus démocratiques sont visiblement mis hors jeu au fur et à mesure que la crise s’alourdit.

    1. Il faut surtout arrêter le cycle guerre-reconstruction-guerre-reconstruction..
      C’est pour cela que l’Europe a été envisagée au départ, en commençant par la CECA afin de contrôler les flux de charbon (énergie) et de l’acier (armes) ..

      Car n’oublions pas.. Les guerres sont faites par des gens qui ne se connaissent pas et qui s’entretuent au profit de gens qui se connaissent bien et qui rient de voir les premiers s’entr’égorger..

      Alors on recherche les fomentateurs de guerres sur la planète entiere et on finira par les traduire devant les tribunaux..

  13. 1. Les « eurobonds » sont, au moins pour les allemands, impossibles à créer au regard des arrêts de la cour de Karlsruhe .
    2. les traités prévoyaient une indépendance totale de la BCE avec interdiction de racheter les dettes souveraines. (Il y aura certainement quelques actions en Allemagne ou autres pays de la zone mark pour dénoncer les dérapages récents)
    3. le FESF, n’arrivant déja pas réunir 440 mds, pourra t-il en réunir 4 ou 8 fois plus ? et il faudra nécessairement obtenir l’assentiment du bundestag.
    4. Quel que soit la ou les options retenues, les décisions seront forcément ralenties par les élections législatives en grèce, en Espagne, en Italie , par des votes parlementaires dans chaque pays de la zone Euro. Les « marchés » attendront-ils ?
    5. S’il faut en passer par de nouveaux traités, alors la messe est dite: fin de l’Euro, monnaie unique.

    Une solution ?: garder l’Euro, mais comme monnaie commune:

    1. en décidant très vite des parités avec les nouvelles monnaies nationales, avant même qu’elles n’existent réellement.
    2. Chaque monnaie pourrait adopter la parité qui était la sienne avec l’Euro en 1999. Les dettes de chaque état seraient converties en monnaie nationale avant le jour J et l’heure H, (pour certains d’entre eux, une dévaluation prévisible augmenterait le montant de leurs dettes)
    3. reprendre un shema d’états confédérés (convergence fiscale, sociale, environnementale …) toujours avec monnaie commune, mais basé sur une démocratie réelle et accepté par referendums obligatoires. ( traités respectés et amendables par référendums avec possibilité d’initiative populaire)

    1. N’est il pas possible d’annuler toutes les dettes, de fermer les bourses et transactions financieres, d’annuler les CDS et d’envoyer 2000 euros en guise de dédommagement aux individus concernés par ces changements ??

      Ensuite passons à quelque chose de super pour le plus grand nombre ..

      1. J’en profite pour poser une question qui me turlupine depuis un bon moment: il est souvent évoqué comme solution une annulation des dettes; mais en fin de compte ces dettes annulés correspondraient à des pertes d’épargne du même montant, non?

    2.  » Les « eurobonds » sont, au moins pour les allemands, impossibles à créer au regard des arrêts de la cour de Karlsruhe  »
      C’est le noeud qui va étrangler l’€ , non ?
      Le spread français augmente…rien n’y fera plus rien…trop tard.
      Je vois la sortie de l’Allemagne de l’euro assez rapidement, permettant une réevaluation de sa monnaie et une dévaluation forte de l’euro.
      Le réequilibrage des echanges commerciaux dans l’EU se fera ainsi plus rapidement que par une déflation longue et douloureuse.

      1. Je ne t’explique pas ce que ça donnerait comme inflation dans notre pays importateur…
        Moi qui achète à l’international…

  14. Les grains de sable et le vote :

    « Des artistes appellent les jeunes des quartiers populaires à s’inscrire sur les listes électorales »

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/11/10/des-artistes-appellent-les-jeunes-des-quartiers-populaires-a-s-inscrire-sur-les-listes-electorales_1601472_823448.html

    Au fait, quelle est la classe d’âge qui a fait la différence dans l’élection d’Herr Blabla en 2007 ?

    http://www.senioractu.com/Nicolas-Sarkozy-plebiscite-par-l-electorat-senior_a7245.html

    1. l’électorat sénior il craint pour sa retraite, ces salauds de jeunes ils ne foutent rien dans mon temps on produisait mille fois moins on était mille fois moins stressé mais on travaillait plus et puis l’appartement c’était en dix ou quinze ans qu’on l’avait payé nous on mettait pas trente ans pour le faire, c’est dire qu’on était pas des fainéants nous mon bon monsieur, c’est pour ça que je revote mon sarko, lui seul sait qu’il faut travailler plus pour gagner plus !!!!

  15. L’engeance capitaliste n’est pas à court de munitions. Elle dispose de toutes sortes de mécanos qu’elle peut faire valider par les politiques sans conditions si ce n’est à invoquer une situation exceptionnelle. Vous pouvez être assuré que ce qui hier était in-envisageable à chacun sera demain, comme par magie, la très remarquable solution. L’autosatisfaction immédiate des décisions des Gx successifs instantanément obsolètes la semaine suivante en est le plus parfait exemple. Observer un tant soit peu la procédure c’est voir le chemin qui nous est indiqué, ce qui se décide et qui décide. Dans peu de temps on devrait pouvoir vérifier que la Constitution Européenne n’est pas révisable ou modifiable par tous mais peut l’être par certains.
    Temps que l’on sera dans le jeu démocratique et la discussion, le pouvoir de l’argent et la persuasion du pouvoir feront ce qu’ils veulent et ne feront que ce qu’ils souhaitent.
    Le seul grain de sable (et il est de taille) est le virus systémique. Il est inéluctable.

  16. Eh bien, je souhaite à Tous le meilleur des futurs possibles..
    Le futur est entre les mains de Tous.. Construisons le !!

  17. une image , un flash , j’ai été frappé par une image hier sur je ne sais quelle chaine ,des candidats derrière un pupitre qui répondent à des questions , le principe est simple , tu payes un droit d’entrée , tu réponds a des journalistes qui on déjà du mal à comprendre leurs propre question ,et en finale tu affrontes le sortant .Ah important à la fin ,tu fais voter le peuple pour valider le tout .Si cela continu , dans très bien tôt , le premier qui vote avec son I.PHONE gagnera un CDD de 1 an , misère!!! misère

    1. C’est ça, le monde version Facebook. On vous fait appuyer sur un bouton « j’aime » pour des trucs débiles (le bouton « j’aime pas » a été, paraît-il, supprimé, en plus), et on vous sucre le choix des urnes dans la vraie vie.

  18. Des plans sont à l’étude depuis des semaines, afin de reconfigurer l’Union européenne autour de l’union monétaire des pays acceptant une intégration et discipline fiscale renforcées

    Oups, rien que ceci demande à être développé car c’est une « dynamique » de récession …

    De facto, cela ne laisse aux Européens qu’une seule issue, non identifiée : la BCE, dont les Américains et les Britanniques considèrent qu’elle a seule les moyens de juguler la crise.

    Pourquoi pas ? c’est le seul outil qui n’a pas été utilisé.
    Et pour entrer dans un nouveau système monétaire international, il y a deux solutions, soit les nations reprennent leur monnaies soit l’euro doit être stable.

    Tout ça c’est bien beau, mais quel est le prix pour les populations européennes …

  19. On vient à peine de sortir du psychodrame grec qui ne concerne que 4,5 % du PIB européen, et maintenant on continue avec la Traviata italienne, sans répit aucun, sans pause et sans entre acte… et là c’est autrement plus grave. Pascal Lamy va encore devoir entonner son « il sont vécus au dessus de leurs moyens », sur l’air de la tosca, « Et jamais je n’ai tant aimé la vie ! (Il éclate en sanglots…) …

  20. Bon… habitant en moselle a la fontire allemande je pense que l’objectif de l’allemagne c’est tout simplement de réaliser leur vieux reve le controle de l’europe, ils on deja failli le reussir 3 fois avec le saint empire germanique, l’allemagne sous Bismark , et le dernier l’allemagne sous Hitler……….
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Allemagne

    n’empeche si on reflechit bien ils on toujours etes craints depuis des temps immémoriaux et encore actuellement avec leur puissance economique…………………..

    pour anectoque :
    – l’empire romain s’est arreté a la fontirere allemande car les romains n’arrivaient pas a franchir la fameuse foret noire (le mur paien http://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Sainte-Odile#Le_mur_pa.C3.AFen )

    – il a fallu que le reste du monde (les usa , la russie, ect…..) declare la guerre pour battre l’allemagne nazie (1 seul pays …… ca en dit long) en 1939-1945

    – actuellement ils sont la 1ere puissance de l’europe et leur reputations avec leur produits d’industrie est mondiale ( industrie automobile ect…………… )

    ca doit etre dans leurs genes ………

    1. Portnawak.
      Marre de la Germanophobie.
      Les Anglais eux, ils sortent Napoléon chaque fois qu’ils voient un Français. C’est du même niveau.
      Le problème n’est pas entre les Nations, mais entre la finance et le peuple, entre les 1% et les 99 autres.
      Et, ces temps-ci sur ce blog, entre le vice et la vertu. 🙂

      1. La germanophobie est un phénomène bien connu, elle est moins virulente quand tout va bien, mais en situation de crise (situation concurentielle, conflit…..), tout est bon pour stigmatiser un adversaire, on va même aller chercher au grenier les vieux préjugés et ressentiments.

      2. D’accord avec vous deux.
        Je viens de l’écrire sur un autre sujet, d’ailleurs.

        Il y a le passé, mais il y a aussi un CONTEXTE !

  21. Et pendant ce temps là, en France, on a ‘Des quartiers au bord de la rupture‘ …
    L’ONZUS a publié son rapport annuel, dans l’indifférence générale.

    « Car ce que Claude Dilain, l’ancien maire PS de Clichy-sous-Bois, a surtout retenu du rapport de l’institut Montaigne « Banlieue de la République », qui dépeint une islamisation des quartiers de Clichy-Montfermeil, c’est l’abstention massive. « Elle dépasse 70%, je suis étonné de la surprise que cela a provoqué« , a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, organisée en marge de ces assises. « Cinq à six millions d’habitants sont en train de rompre le pacte républicain. On est dans un archipel d’îles qui n’ont plus de rapport les unes avec les autres », a alerté le président de l’Association des maires Ville et Banlieue de France, pour qui la politique de la ville est aujourd’hui dans une « jachère invraisemblable ». Selon lui, ces habitants sont les « abandonnés de la République » et ils « cherchent d’autres identités ». »

    Le ‘remède’ proposé, par ce même Claude Dilain ?
    « Pour remédier à ce sentiment d’abandon, Claude Dilain s’est dit favorable au droit de vote pour les étrangers aux élections locales, rappelant qu’une proposition de loi en ce sens sera bientôt examinée par le Sénat. »

    Cela en dit long sur l’impuissance du politique …

    1. Ou la puissance de destruction de la politique suivant le point de vue où l’on se place.
      La non politique est médiatiquement une politique à part entière.
      Alors que le Maghreb reconquière sous leurs yeux les armes à la main le droit à se ruer en masse vers les urnes, la « Démocratie » Française accuse sans complexes « cinq à six millions d’habitants » de rompre le pacte républicain.
      Les esclaves et les métèques ne sont toujours pas conviés aux agapes de la démocratie locale par ces notables et ils s’étonnent de leur abstention massive et leur atomisation en milliers d’archipels.
      Pauvres petits nous. pauvre goulag, pauvre Bantoustans, pauvres Gazaouis……
      Pauvre « grand » monde en perpétuel désaccord avec ses grands principes révendiqués.
      Diviser pour régner…… Là oui.

  22. Paris craint que la BCE ne suffise plus à calmer les marchés

    Nicolas Sarkozy ne sait plus que faire pour endiguer la crise de l’euro. Les taux italiens ont atteint des records, signifiant la défiance des marchés financiers, tout comme l’écart de taux entrela Franceet l’Allemagne.

    http://elysee.blog.lemonde.fr/2011/11/09/paris-craint-que-la-bce-ne-suffise-plus-a-calmer-les-marches/

    La ‘sauveur’ du monde est perdu…

    What’s required is German capitulation – first, to the idea of monetary activism, allowing the European Central Bank overtly to buy sovereign bonds without limit, so as to reduce interest rates and support growth; second, to the endeavour of inflating its own economy to counter the fiscal austerity of the periphery. Is it going to happen? For many Germans, it will be over their dead bodies.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8879466/If-the-eurozone-implodes-Britain-will-go-with-it.html

    1. Comme quoi on ne peut pas tirer une balle pour la rattraper ensuite entre ses dents. Le numéro de cirque de Sarkozy était voué à l’échec dès le départ, mais y’a que lui qui ne le savait pas.

  23. Bon, ben tout va bien ce matin.
    Le CACaracole (un peu), les taux italiens baissent (très peu) signe que la BCE a du reprendre (pour ce qu’elle peut) ses achats d’obligations, signe qu’il y de vrais engagement sur le départ (sous peu) de Berlusconi.
    Les dirigeants de l’eurozone semblent se hâter vers une solution institutionnelle, préalable nécessaire à la mise en place d’une réponse économique pérenne.
    Écume des jours, demain ce sera (peut-être) l’inverse.

    Si tout va bien c’est que j’ai suivi hier le savant conseil du camarade Groucho sur l’absorbtion d’une décoction à base de plantes bienfaitrices. Et que ce matin, je me suis rendu compte qu’elle m’avait permis de formaliser ce qui me trottait dans la tête depuis quelques temps.
    Ne sachant pas faire des liens vers des posts, je me permets de le recopier ici.

    Le marché.
    Deux frères siamois ennemis.
    La finance et les marchands.
    Lequel fera bouffer son chapeau à l’autre le premier ?
    Depuis trente ans la finance tenait le dessus.
    Et puis, voilà, crac, patatatras, qu’elle échoue, crise 2008, etc.
    Les marchands (mercato, Merkel, y a-t-il une étymologie commune ?) se reprennent.
    Les marchands ont besoin de calme et de régularité, la finance de variation de cours et de chaos.
    L’Allemagne, pays marchand depuis que la Prusse lui fut arrachée, souhaite imposer un monde apaisé. Laisser faire, laisser, aller, enrichissez vous
    Elle ne ne lâchera sur la BCE qu’en échange du renoncement aux facilités que la finance a octroyées, à crédit, à ceux qui en dépendent.
    La City vs Francfort, combat de géants qui nous piétinent.

  24. @ François

    Merci à vos amis pour leur excellent reportage sur Goldman Sachs diffusé hélas hier soir à 23h sur Canal +. Il devrait bénéficier de la même couverture médiatique que les vantardises de notre président : TF1 + F2 à 20h.

    Goldman Sachs ressemble à Louis XI, surnommé « l’universelle aragne » pour la toile de son influence. Spéculant sur l’éclatement de la zone euro, elle dispose de nombreux leviers pour y parvenir, en toute impunité. Désespérant.

    1. oui efficace le doc sur GS hier soir…
      manquait le grand spécialiste de GS, Matt Taibbi qui aurait pu étoffer l’historique des coups fourrés de GS qui a fait 30s (mention de 1929..)
      ce qu’il en ressort?: des escrocs de haut vol avec complicité active des politiques, pas mal pour de la TV française, mais les accointances avec la Banquerie française n’ont quand même pas été évoquées…

    2. L’interview de Yaël Zaoui n’a pas d’intérêt?…
      Le second lien non plus? OK. Il suffisait de le supprimer.
      Mais faire taire Elkabbach, quand même!…

      1. @julien alexandre

        Quel est à votre sens la solution pour se sortir de cette crise ? J ai acheté tous les livres mais le niveau est trop élevé pour des gens ordinaires comme moi et il y a plein de références notamment les références philosophiques et anthropologiques que je ne comprends pas.

        Merci

      2. Renaud.

        La seule vraie réponse serait la rue. Et c’est ce qui devrait se passer en GB ou éventuellement aux US.
        Sauf qu’aux US, c’est l’extrême-droite qui arriverait au pouvoir. Et là, c’est la guerre mondiale direct.

  25. Jeudi 10 novembre 2011 :

    Italie : bond des taux à un niveau record lors d’une émission à un an.

    Les taux d’intérêt à un an payés par le Trésor italien ont atteint jeudi le niveau record de 6,087 % lors d’une émission obligataire test, alors que l’Italie est menacée à son tour d’être emportée par la crise de la dette, a annoncé la Banque d’Italie.

    Ils ont donc presque doublé par rapport à la dernière opération similaire datant du 11 octobre, où ils s’étaient inscrits à 3,57 %.

    Ce niveau de taux est insoutenable sur la durée, étant donné la taille colossale de la dette italienne (1.900 milliards d’euros, environ 120 % du PIB).

    Le Trésor a en revanche atteint son objectif en réussissant à lever 5 milliards d’euros lors de cette émission, qui était le premier test sur les marchés pour le pays après l’annonce mardi soir du départ prochain du chef du gouvernement Silvio Berlusconi.

    La demande a été très soutenue, atteignant 9,95 milliards d’euros.

    Les craintes de voir l’Italie emportée à son tour par la crise de la dette avaient propulsé mercredi les taux à dix ans, qui servent de référence, largement au-dessus de la barre des 7 %.

    http://www.romandie.com/news/n/_Italie_bond_des_taux_a_un_niveau_record_lors_d_une_emission_test101120111111.asp

    1. Les capitalistes grecs, français, russes, chinois ou nigeriens
      ne sont pas anglo-saxons, il ne connaissent que la patrie du profit.

  26. Herman Van Rompuy, President of the European Council, tackles the key question of where growth is going to come from:

    Quote Growth is a global responsibility: it is also in Europe’s interest that US stabilises its public debt and China stimulates its domestic demand.

    Faut il en rire ou en pleurer?Ces gens vivent dans un autre univers…

    1. Question à Julien Alexandre: comment définir des personnes qui, à visage découvert, « complotent »… de pomme.
      On n’est jamais aussi bien caché qu’au milieu d’une foule. Tout le monde vous voit mais personne ne vous remarque.

  27. Eyrard, je ne sais pas ce que vous décrivez
    nous n’avons du vivre dans le m^me pays
    au milieu des années 70 la vie est devenue plus difficile, s’accentuant d’années en années, lentement au début mais de plus en plus rapide.
    Mon entrée dans le monde su travail dans les années 80 ne fut pas facile, mais aujourd’hui pour nos jeunes cela a empirer.
    Il reste les trente glorieuses entre 1945 et 1973, à voir, pour ceux qui les ont vécues….

    1. exact : sauf pour les enfants issus de familles riches,

      ce n’était pas facile dans les années 75 et des,

      mais avec un tout petit salaire, on vivait beaucoup mieux ( loyers raisonnables ); on vivait avec peu et sans douleur, car nous savions faire des choix dans nos envies : ex: ne pas manger de viandes,mais surtout des pâtes, pour pouvoir voyager : voyages à la dure, sac à dos, dortoirs de 100 personnes…un repas par jour … nous démarrions avec rien dans les mains, rien dans les poches, et ce n’était pas grave : petits appart. quasi non meublés : un matelas par terre ( et toujours un matelas de réserve pour dépanner ceux qui étaient en difficulté temporaire, pas même une table, pas de TV : mais de nombreux centres d’intérêt : places les moins chères au théatre ( le « poulailler » ou le « paradis » ), abonnement dans les petits cinema ( à chefs-d’oeuvre ) d’art et d’essai ! boulot difficile, mais échanges, et impression d’apprendre toujours quelque chose …c’était avant le consumérisme à tout crin !
      ce n’était pas hippy, non, car travail ++ et sens des responsabilités …c’était le « Bo ‘n Bo »
      ( Bohême non bourgeois(e) ) : en fait tout a vraiment basculé lors de la financiarisation des entreprises : la propagande consumériste battait son plein; les cerveaux étaient noyés dans la pub, les pubards se prenaient pour de grands politiques …puis les politiques ne se sont plus pris pour rien; les marques étaient « indispensables » pour « se la jouer »; les enfants étaient abreuvés de cadeaux dont ils ne savaient que faire, oubliant d’utiliser leur imaginaire; les gens sont devenus frustrés : les crédits à la consommation pouvaient arriver et jouer leur rôle : les plus riches étant les plus endettés – grands groupes – mais pour eux, ce n’était « pas grave « !
      Voilà l’époque concernée ! aussi les demi-vieux (je ne sais comment dire), n’ayant jamais été « dans le système », se sentent peut-être fatigués et usés ( car leurs retraites seront inexistantes aussi ), mais plutôt jeunes d’esprit ! car habitués à faire des choix, pour être vivants ! bref, ne fonctionnant pas comme des tubes digestifs …Ceux là pourraient, à juste titre, se sentir plein de colère envers ceux qui, par soumission, ont laissé dériver le Système, et qui sont souvent plus âgés qu’eux de quelques années …mais quant à moi, je n’aime pas les leurres; et ma juste colère
      est réservée aux 1%, voire 10% des accapareurs – dont les multinationales, qui commettent un dégât considérable partout : ceux qui ne sont rien d’autres que des « profiteurs » sans frein, et sans mesure ! Je n’oublie pas que cet état d’esprit nous vient des USA, que nos « élites » furent et sont – sauf exception, totalement complices de tout cela .Nous voyons, avec cette « crise », qu’ils persistent et signent .
      Je me garderais donc de toute ségrégation parmi notre population : c’est la tendance bushienne :
      suivi de près par le sous-vers-rien … ensemble, ou rien .
      Ici, ça « bouge », mais différemment !
      Il y a comme une arnaque dans tout cela !

  28. Ah, Hollywood,
    New-york, Berlin and London….
    And why not, ma campagne….

    En ce moment passe le tracteur de mes voisins.
    Et, moi je vais de ce pas ramasser mes feuilles mortes,
    Pour préparer l’hiver.

    En attendant le Printemps,
    De la bonne musique,
    Quelques copains- copines à voir et revoir!!

    Un vrai programme,
    Pas de télé.
    Que des amitiés.

    Et, en bandoulière,
    Un prochain départ en Tunisie,
    Histoire de dire que l’histoire des femmes
    Continue.

    Contraception, éducation et formation
    Pour eux, pour nous. Tous.

    France Furby, sage-femme

  29. Je ne sais pas si cet article du « monde » a été signalé :

    Zone euro : les plans B au banc d’essai
    Dossier | LE MONDE ECONOMIE | 07.11.11 | 16h46 • Mis à jour le 08.11.11 | 17h45
    1. CHANGER RADICALEMENT LA POLITIQUE MONÉTAIRE
    2. EURO DU NORD ET EURO DU SUD : LES LIMITES D’UNE SCISSION
    3. PASSER DE LA MONNAIE UNIQUE À LA « MONNAIE COMMUNE »
    4. LAISSER L’ALLEMAGNE ET LES AUTRES « FAUCONS » S’ENVOLER

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/11/07/zone-euro-les-plans-b-au-banc-d-essai_1599789_3234.html

    1. @ Edith @ tous….

      De mon point de vue….étonnamment complet et pédagogiquement clair.

      A lire et relire absolument.………..l’autorisation d’édition annoncerait-elle une prise de conscience de l’impasse actuelle et/ou l’expression d’une évolution dans le rapport de force au sein du comité éditorial du « Monde »……????????

  30. Il n’y a pas de remède à moyen terme pour l’Italie. Certes, elle a des entrepreneurs imaginatifs et courageux, mais c’est n’est pas une solution. Les dépenses pour la recherche et le développement sont ridiculement basses, l’industrie italienne a perdue les marchés en Extrême-Orient aux allemands, et son principal client, les USA, est en crise. Ce ne sont que quelques exemples.
    Les dettes n’expliquent pas tout, les marchés évaluent aussi la capacité d’un pays de s’en sortir. C’est la raison pour laquelle l’Allemagne est plutôt bien positionnée – jusqu’à présent.

    1. vous êtes bien affirmatif pour l’Italie. (bon!! c’est vrai qu’elle est pas bien). Mais Pour la France c’est, à mon avis, bien pire: il faut comparer tous les chiffres et surtout leur progression ces 10 dernières années( J’ai essayé d’envoyer un tableau mais ça ne marche pas) . Et ne pas oublier que l’Italie est la 2° puissance industrielle donc un potentiel pour la progression de son PIb: un « vrai » PIB avec de la valeur ajoutée, seul paramètre valable.

      1. La France a choisi une mauvais direction, c’est est vrai. Un exemple:
        Nombre des brevets enregistrés à l’office international des brevets (d’invention):
        Allemagne: 298
        Pays Bas: 226
        France: 133
        Chiffres de 2008.
        Ca et le défícit du commerce extérieur de la France (les deux facteurs, recherche et développement plus export, sont interactifs)……….

  31. Ça y est
    Après l’Italie, c’est nous!
    Enfin! nous!!!
    le dette contracté par notre pays, pour soi-disant vivre au dessus de nos moyens (quand on diminue les moyens, sans diminuer les besoins cela semble évident).

    Le processus continu

    a quand l’Allemagne?

  32. L’ex vice-président de la BCE, Lucas Papademos, sera le nouveau Premier ministre

    http://www.20minutes.fr/monde/821224-grece-ex-vice-president-bce-lucas-papademos-nouveau-premier-ministre

    Un nouveau pantin des banques placer à la tête de la Grèce pour appliquer à la lettre les plans d’austérité et étouffer la démocratie. Je suis presque certain que c’est aussi un ancien banquier qui va être a la place de Berlusconi en Italie ! Je ne parle même pas du directeur de la BCE !

    Ils pensent certainement que les peuples ne voient pas ce qu’ils font ! Ce genre d’homme ne demandera plus de référendum et préféra appliquer à la lettre les plans d’austérité même si les peuples meurt de faim… les peuples attendent quoi pour se réveiller, d’être complètement museler et humilier par le système financier ? Ce n’est pas des indignés pacifique qui vont leur faire peur !

  33. Ich bin zo traürig,
    Sag Warum…..

    We sind alles deuchth, nicht american, nicht anglosich,

    Alles man ind der » super-tourmente ».

    Ya comme on dit chez nous en Bretagne ce qui nous a valu quelques conflits,
    Dans les tranchées. C’est d’actualité! Nein?

    Allez…cessons de nous monter les uns contre les autres. Même et même si….
    Nous n’avons pas les mêmes responsabilités….Question de Conscience.

    Pas partagée par tous. Et surtout pas par TF1. La drogue médiatique du peuple.

    Y a un rayon de soleil ici.
    Je l’envoie à tous nos amis allemands, chinois, arabes et latinos et amerlocks of course. France Furby

  34. J’admire la capacité des intervenants à élaborer les prévisions pour les scénarios à venir.
    On se dirige droit vers une tempête, et on serait capable de dire que le bateau va plutôt pencher d’un côté ou de l’autre ?
    Le propre du chaos, c’est de ne pas être modèlisable. En particulier, la réaction des masses est une grande inconnue.

    Aujourd’hui, notre petit avocat président remonte de 8 points dans les sondages, illustration parfaitement attendue de l’adage selon lequel on s’en remet au capitaine.
    Mais qu’en sera-t-il lorsque la moitié des passagers se noieront dans les cales ? Plutôt que de crever comme des rats, ne vont-ils pas réclamer un changement de cap, même désespéré ?

    Pour le moment, tout réside dans la capacité à faire croire que l’essentiel peut encore être sauvé. Mais si jamais trop d’entre nous cessaient d’y croire, le pouvoir ne pourrait plus être tenu, ni par nos gouvernants, ni par les marchés.

    Tous ici, de part votre niveau de conscience, avez tendance à perdre de vue le sentiment de celui qui ignore tout des détails, mais qui en paye le prix dans son quotidien.
    La complexité du système et celle, sans cesse croissante de la situation engendrée, génère peu à peu un rejet profond, un besoin de revenir à des choses plus simples et visiblement plus justes.
    Face à cette opinion montante, les vulgarisations de nos gentils journalistes sont désormais sans effet, leur contradictions successives ayant fini par leur ôter tout crédit.

    BNP Paribas et CA se plaignent tout en affichant des bénéfices, qui eux mêmes déboucheront sur des bonus, quelque soient les voeux pieux prononcés devant les apôtres Pernault et Calvi. Ca, tout le monde le comprend. Et personne ne l’admet.

    Attendez un peu que l’espoir s’étiole: la crise ne va pas rester financière très longtemps…

  35. Les droits de vote seraient répartis en fonction du poids économique de chacun de ses membres.

    Rien de tel que de bâtir sur des bases pourries…

    1. C’est surtout la meilleure façon de reproduire les inégalités économiques ( la correspondance avec la reproduction des élites ,via l’accès au savoir ,vient rapidement en tête ).

      Les droits de vote à l’ONU ( déjà imparfaits ) peuvent très bien prendre la même direction .

      La démocratie mondiale est en marche ….

      Mais le débat sur , qui a le droit de la ramener , sur quel sujet , pour quel poids et comment est assuré le contrôle des suites , est plus qu’intéressant à ouvrir : c’est le sujet même de la démocratie .

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