L'actualité de la crise : ELLE N'EST TOUJOURS PAS LÀ ! par François Leclerc

Billet invité

L’Italie va devoir refinancer 400 milliards d’euros de sa dette d’ici à la fin de l’année, alors que le FESF dispose encore de 250 milliards d’euros en raclant les fonds de tiroir. La BCE semble de son côté avoir décidé d’arrêter de tenter d’enrayer la hausse des taux italiens, qui grimpent en flèche. La prochaine émission obligataire qui a lieu demain jeudi aura valeur de test.

La recherche d’une solution politique – gouvernement technique ou d’unité nationale – comme l’adoption d’un nouveau plan de mesures de rigueur, déjà jugé insuffisant, par un parlement menacé d’élections anticipées n’y feront rien : l’Italie est tombée dans le trou. Cela n’a cependant pas empêché la Task force, aussitôt arrivée à Rome, d’annoncer en préambule que de nouvelles mesures étaient indispensables, suivant un scénario immuable.

Le compte est vite fait, les Européens n’ont pas les moyens d’aider l’Italie et vont devoir inventer dans l’urgence une solution désespérée, à moins que la BCE ne se mette de la partie, ce qui est fort peu probable. En espérant que financer l’Espagne ne sera pas simultanément nécessaire, et en rejetant dans ces conditions toute renégociation avec les Portugais et les Irlandais, qui l’ont demandé. Pour ces derniers, un discret petit accommodement a été trouvé depuis un certain temps, avec l’accord de la BCE, qui ferme les yeux, permettant à la banque centrale irlandaise de soutenir l’Etat pour aider les banques. Mais tout capote par ailleurs.

Circonstance aggravante, pour que le FESF puisse en décembre, comme espéré, assurer partiellement les investisseurs de la dette italienne contre leurs pertes potentielles, il doit conserver intact son matelas actuel de 250 milliards d’euros, la base d’appui de son futur levier. Ce qui l’empêchera de réaliser d’autres interventions, notamment en faveur des banques qui doivent se recapitaliser et ne vont plus pouvoir compter sur ce soutien potentiel.

Au lendemain de la visite de Christine Lagarde à Moscou, les Russes viennent de déclarer que, faute de comprendre la manière dont le FESF allait pouvoir disposer d’une force de frappe de mille milliards d’euros, ils ne contribueraient pas dans l’immédiat à l’opération. Des précisions ont certes été annoncées pour la fin du mois par Jean-Claude Juncker, ce qui n’incite pas à l’optimisme, car cette échéance semble avoir été formulée pour la circonstance afin de correspondre au calendrier de financement des besoins de l’Italie.

Le sauvetage de l’Europe est une entreprise de longue haleine qui ne fonctionne pas au même rythme que l’extension de sa crise. Les Brésiliens viennent ainsi d’accepter l’idée d’un soutien financier mais le lient explicitement, sans le chiffrer, à une augmentation de leurs quotas au sein du FMI, ne voulant pas entendre parler d’une aide directe aux Européens.

La crise s’est précipitée en Italie, les marchés n’ayant pas le bon goût d’attendre que les fonds qui permettraient de la sortir du marché soient disponibles, pouvant laisser dorénavant craindre qu’ils ne le seront jamais.

Déjà, les banques portugaises se sont plaintes auprès de Bruxelles des mesures de nationalisation qui pèsent sur elles, si elles ne parviennent pas à se recapitaliser par elles-mêmes, en dépit des assurances du Premier ministre que l’Etat serait un partenaire dormant. Mais comment toutes les autres banques détentrices de la dette italienne – Françaises en tête – vont-elles faire ? Comment vont-elles valoriser les titres de la dette italienne qu’elles détiennent en masse, après avoir dû le faire avec la grecque ? On attend les précisions, notamment de BNP Paribas.

Il est annoncé par la Banque de France que la croissance économique française va être nulle au quatrième trimestre de cette année, une manière d’éviter le terme de stagnation. Elle serait de 0,1% au troisième, après avoir été déjà nulle au second. La croissance allemande ne se porte guère mieux, annoncée pour atteindre au mieux 0,9% l’année prochaine, en brutale décélération par rapport à cette année, où elle devrait approcher 3%. Les experts allemands ont émis toutes les réserves et prévu qu’une détérioration plus rapide pourrait même aboutir à une croissance presque nulle. La récession qui se généralise au sein des pays de l’OCDE produit ses effets sans tarder.

Dernier constat : le spread entre la France et l’Allemagne continue de croître, mesurant la différence des taux entre les obligations françaises et allemandes. L’écart se creuse, tant au plan financier qu’au plan politique, car les deux gouvernements divergent sur la réponse à apporter à la crise, le premier souhaitant toujours l’intervention de la BCE. C’est ce moment que choisit la fédération des exportateurs allemands pour expliquer qu’un plan B est nécessaire et que les industriels allemands, tout bien pesé, pourraient « vivre sans l’euro ». Un pari qui deviendrait selon eux préférable de tenir, plutôt que de subir la situation actuelle, une fois acquis que l’Italie va de toute manière sombrer.

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340 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : ELLE N'EST TOUJOURS PAS LÀ ! par François Leclerc »

  1. Mdr les industriels allemands pourront s’en sortir sans l’euro 🙂
    Par contre les allemands… C’est autre chose 😉

      1. @Johannes Finckh

        La position de l’Allemagne est paradoxale. Le souvenir cuisant de l’hyperinflation n’est évidemment pas pour rien dans son refus catégorique actuel d’accepter une quelconque monétisation des dettes par l’entremise de la Banque Centrale. Croyez-vous cependant que les allemands vont prendre jusqu’au bout le risque de porter l’entière responsabilité d’une montée en puissance des nationalismes en Europe ? Je crains que votre vision « déshistorisée » et complètement mécanique de la monnaie vous égare sur des chemins idéologiques finalement assez troubles.

      2. Très juste Martine.
        Il vous manque juste cette étincelle qui permet de comprendre.
        Mais en avez-vous vraiment envie…?

      3. @Yvan

        Faudrait voir à arrêter la choucroute Yvan, parce qu’entre-nous ce sont vos commentaires qui commencent à ressembler à de la purée de chou.

      4. Ancestral.
        Il y a beaucoup trop de choses fausses actuellement dites au sujet des Allemands.
        Et beaucoup oublient, tout simplement que l’Allemagne se retrouve, et pas forcément de façon « volontaire », comme l’état d’Europe qui exporte le plus.
        Certes, certains rappellent des fondamentaux qui existent grâce ou à cause de l’Histoire.
        Mais la montée actuelle d’anti-germanisme me fait tout à fait penser à une énième manip de division. Et tout le monde tombe dans le piège.
        Ils sont coincés AUTANT que nous.
        Et que tous.
        C’est tout.

    1. On parie sur le nouveau taux de change ? Allez, personnellement, je propose 0,66 neuDM pour 1 € ou 1,51 € pour 1 neuDM, et la parité euro-dollar…

    2. Mon petit doigt me dit que les Français sont plus dépendants de l’Euro actuel, que les Allemands…

      Si l’Allemagne sort de l’Euro, l’Euro va baisser immédiatement (1/3 de sa valeur actuelle?): les Français, en tant que consommateurs, s’en rendront vite compte!

      1. @Bruno

        Sauf que si les allemands sortent de l’euro, certains dogmes devraient être enfin battus en brèche, ce qui permettra quelques petits réajustements que les exportateurs que sont nos voisins et amis germaniques vont peu apprécier (il va falloir « déflationner » sec pour compenser la baisse de compétitivité, même si le made in germany (parfois plutôt designed souvent) reste assez porteur)…

        Personne n’a intérêt à une sortie de l’euro, l’Allemagne y compris. Le problème c’est que la façon de gérer cette monnaie, ne permet plus sa survie. Ce qu’il faudrait surtout, c’est sortir l’euro de cette gangue idéologique !

      2. Pas sûr : on a en France une belle bande de couillons qui, par fierté nationale, préfèreront faire monnaie commune avec les allemands, quitte à saborder définitivement ce qui reste de notre industrie.

        Il y a plus de dix ans, j’ai suivi une formation sur « les enjeux européens ».

        Un spécialiste nous expliquait (la phrase n’était pas de lui, je pense) :
        « L’europe, c’est un bulldozer qui n’a pas de marche arrière ».

        A leur corps défendant, nos dirigeants sont en train de s’en rendre compte. Face au précipice, c’est plutôt emm… mais c’est trop tard déjà !

      3. @Bruno : mon petit doigt me dit que les français consommateurs risquent fort bien de se détourner des produits renchéris, lesquels pourraient fort bien être… les produits allemands. Imaginez, la berline allemande, dont le prix augmente de 50 % Vous pensez réellement que le Français va continuer à l’acheter, alors que dans le même temps, l’Italie et ses fabricants seront restés dans la même monnaie ?

        Je ne sais pas si vous l’avez noté, mais la Suisse a connu, au cours des mois écoulés, un phénomène d’appréciation de sa monnaie (de 0,72 euros pour un franc suisse, on est passé à 0,82). C’est, au regard de ce que l’on envisage pour le neu DM, relativement faible. Et pourtant, cela a suffi pour déstabiliser l’économie suisse : détresse des entreprises travaillant à l’exportation (le secteur touristique, notamment, qui en est venu à faire appel à la fibre patriotique des Suisses pour qu’ils prennent leurs vacances au pays et remplacent les étrangers qui font défaut), mais aussi des commerces frontaliers (les Suisses préférant faire leurs achats en monnaie forte en France, les commerces frontaliers ont vu leur chiffre d’affaire péricliter). Une situation qui est suffisamment sérieuse pour que la banque centrale suisse ait pris des mesures draconiennes pour stabiliser le taux de change. Ils échangent autant de CHF contre de l’€, qu’il est nécessaire pour rester dans une fourchette donnée (1,20 CHF pour 1 €).

        Vous me direz sans doute qu’il y a le problème des achats d’énergie (importations de pétrole, de gaz, etc). Sans doute. Mais comme ces achats sont libellés en dollars, l’évolution du taux de change de l’euro face au neu DM est sans incidence…

      4. Il y eut une époque entre 1999 et 2002 où l’euro était 30% moins chère et miracle notre balance commerciale était positive !

        N’oubliez pas que l’euro était à l’origine fait pour être à parité avec le dollar…

      5. @Albatros

        Exact! Mais alors, que s’est-il passé depuis, pour que la balance commerciale allemande soit positive de quelques 250 milliards d’Euros, et celle française déficitaire de quelques 150 milliards (chiffres donnés « à la louche », mais c’est de cet ordre de grandeur)?

        Que l’on ne me dise pas que « ce sont les 35h », les gains de productivité existant (part de la masse salariale dans le PIB français, de 58%, alors qu’elle était de 68% il y a une génération…), et n’ayant pas été reportés entièrement sur les salaires.

      6. @ Bruno
        Tout le monde est dépendant de l’euro.
        Le premier qui quitte l’euro est un homme mort, haché menu par les tirs croisés de la City et de Wall street.
        Tous ceux qui restent dans l’euro gardent un statut de mort-vivant comparable à celui du chat de Schrödinger : tant qu’on est pas confronté à la réalité, on reste virtuellement quelque chose.

      7. @Duck Banny

        Toute la question est de savoir quel est le poids de l’Allemagne dans la valeur de l’Euro. A mon avis, important, même par exemple par rapport à celui de la France.

        L’Euro, actuellement, est FORT pour l’Allemagne (optimisé par rapport au niveau de son économie), et (trop) HAUT pour la France, et un certain nombre d’autres pays.

        Il n’y a qu’à voir les balances commerciales…

        Il y a une différence de compétitivité, et un pays qui a une forte compétitivité comme l’Allemagne est moins dépendant qu’un autre pour ses exportations (produits à forte valeur ajoutée – moins de concurrence, et ayant un intérêt particulier -, vendables plus facilement quel que soit le niveau de la monnaie, à l’international). Inversement pour un pays moins compétitif.

      8. @Renard

        On est en plein artifice. Les uns comme les autres, finalement? La réalité compte peu, tant qu’elle ne nous rattrape pas?

        C’est une façon de voir les choses! 😉

      9. @ Bruno

        Toute la question est de savoir quel est le poids de l’Allemagne dans la valeur de l’Euro. A mon avis, important, même par exemple par rapport à celui de la France.

        L’Euro, actuellement, est FORT pour l’Allemagne (optimisé par rapport au niveau de son économie), et (trop) HAUT pour la France, et un certain nombre d’autres pays.

        Il n’y a qu’à voir les balances commerciales…

        Il y a une différence de compétitivité, et un pays qui a une forte compétitivité comme l’Allemagne est moins dépendant qu’un autre pour ses exportations (produits à forte valeur ajoutée – moins de concurrence, et ayant un intérêt particulier -, vendables plus facilement quel que soit le niveau de la monnaie, à l’international). Inversement pour un pays moins compétitif.

        L’équation de base est :

        excédent commercial implique hausse du taux de change implique retour à l’équilibre

        Subtilité :

        excédent commercial = exportation moins importation

        d’où hausse du taux de change implique diminution des exportations et augmentations des importations… (et l’inverse pour le partenaire commercial : augmentation des exportations et diminution des importations)

        Pour le reste, personne ne dénie la capacité de l’Allemagne à fabriquer des produits à haute valeur ajoutée (mais ce ne sont ni des machines à laver, ni des rasoirs, ni des voitures…), mais cela ne suffit pas à justifier un excédent commercial de 153 milliards d’euros, dont 100 milliards à l’égard des pays de la zone euro. L’Allemagne a pu atteindre ce résultat pcq la hausse des taux de change, qui conditionne le retour à l’équilibre de la balance commerciale, a été rendue impossible par la monnaie unique.

      10. @Duck Banny

        Si je suis votre raisonnement: la situation doit tendre naturellement à l’équilibre (nous parlons de balance commerciale).

        Je me pose alors deux questions:

        1/ Pourquoi est-ce que c’est l’Allemagne qui est dans sa situation par rapport à la France, et pas l’inverse? (un exemple comme un autre)

        2/ Le cas de la Chine / USA: pourquoi est-ce que la situation est telle qu’elle est, et ne tend pas à l’équilibre, entre ces deux nations? Ou même à s’inverser?

      11. @ Bruno :

        1/ parce que l’Allemagne les politiques mises en place par l’Allemagne ont comprimé le coût du travail, notamment en reportant sur la fiscalité générale une série de dépenses qui étaient financées par des cotisations des employeurs/ travailleurs, ou encore en restreignant l’augmentation des salaires…
        Maintenant (et c’est la logique allemande), on peut dire qu’il n’appartient qu’à la France, l’Italie, l’Espagne, etc d’en faire de même, de se montrer plus compétitives (et gagner de la compétitivité, c’est essentiellement baisser le coût du travail par unité produite -soit en payant moins, soit en faisant produire plus au même prix -, contrairement à la représentation populaire qui voudrait que ce soit se spécialiser dans le produit de luxe ou à haute valeur ajoutée).
        Ce qui se déroule actuellement est l’illustration de ce qui se passe si tout le monde commence à jouer à ce jeu-là .

        2/parce que les Chinois font tout ce qu’ils peuvent pour enrayer cette hausse du taux de change… Pourquoi croyez-vous que les américains accusent la Chine de manipuler le cours de sa monnaie ? Mais comme on l’a déjà dit ici, ces pratiques chinoises ne sont que la réponse du berger à la bergère, la poutre dans l’oeil des américains étant leur refus de renoncer au statut exorbitant du dollar, monnaie de réserve internationale…

    3. Beeen…

      Je parie une choucroute, mes gars.

      Que les Allemands vont finir par accepter une vraie communauté par peur de l’effondrement.

      Les paris sur les futurs morts sont lancés à la mode américaine.

      Et une choucroute à l’américaine, ce doit être bien dégueulasse.

      1. Oui, Yvan. Prochaine étape : la mo-ne-ti-sa-tion. La BCE ressemblera enfin à ses soeurs anglo-saxonnes. Les Allemands ne pourront pas l’empêcher. Les médias parleront de l’avènement tant attendu du gouvernement économique dans la zone euro et on pourra fêter les dix ans de l’euro en grandes pompes. Comme les clowns.

  2. Bonjour,

    C’est ce moment que choisit la fédération des exportateurs allemands pour expliquer qu’un plan B est nécessaire et que les industriels allemands, tout bien pesé, pourraient « vivre sans l’euro »

    Je m’interroge quant au bon sens des allemands qui les pousse à saborder la zone euro par une intransigeance – qui s’explique sûrement en partie par le traumatisme de l’hyperinflation des années 20 – alors même qu’ils font avec elle l’essentiel de leurs excédents et qu’ils sont déficitaires avec la Chine? Je ne comprends pas très bien la rationalité de la démarche.

    Avez vous une idée qui pourrait m’éclairer ?

    1. la pyramide des âges !!
      la population vieillie et va donc devoir vivre sur la rente des retraites .
      l’inflation favorise mécaniquement les travailleurs et donc les jeunes alors quelle détruit l’épargne donc le revenu des vieux .
      sacré cocktail ,on a le droit a une lutte des classes , une lutte inter-générationnelle et une lutte « ethnique ».
      j’en ai deja froid dans le dos.

  3. L’UE des noyés s’accrochant les uns aux autres tandis qu’ils coulent, vers les requins en-dessous.
    Ca ferait un beau Brueghel l’Ancien, aussi bien.

  4. Il y a deux ans déjà, ce scénario européen était annoncé, force de chiffres, et d’analyses sérieuses à l’appui.

    Les seules décisions prises l’ont été après les incidents, ce qui laissait à penser que le chateau de cartes allait s’écrouler.

    Qu’on ne me dise pas que les politiques ne peuvent pas prévoir, mais seulement essayer de guérir.

    Alors pourquoi ?

    1. @ edith
      Pourquoi ?
      A cause que leurs électeurs, qui n’ont pas envie de voir ou de savoir.
      Munich, retour Daladier, les cons.

    2. Pourquoi? je pense que comme une partie d’echec ,la partie etait deja echec et mat a l’epoque,j’ai toujours considere que Paul Jorion etait comme un excellent joueur d’echec, qui anticipe les configuration de jeux (F.Leclerc aussi bien sur!).

  5. Eh bien je rabâche …

    Fermons les marchés, supprimons les CDS, supprimons les devises et remplaçons les par des minutes de bonnes actions accomplies en libellant les prix des produits et services en minutes de bonnes actions validées.. Chacun aura sa carte de pointage-consommation-retraite biométrique, individuelle et infasifiable sur laquelle sera validé le temps passé à faire des bonnes actions. Cette carte sera l’unique moyen de paiement et au bout de 80000 heures de bonnes actions accomplies (équivalent des 40/42 ans actuels de carriere), cette carte deviendra une carte de retraité (sans être en retrait de rien) avec consommation permanente raisonnable possible.
    Tout individu tentant de contourner ou corrompre ce système ira en prison avec pédalage de 6h par jour pour produire de l’énergie électrique et déclencher la trappe contenant son repas journalier..
    Tout individu qui proposera des améliorations au système en vue d’aller vers une spirale montante de bien être pour TOUTE la vie sur terre, voir dans l’univers, gagnera des minutes gratuites sur sa carte..
    Un forfait de quelques heures sera crédité au démarrage de la carte pour que l’individu puisse s’y adapter..

    1. Julien Alexandre aurait-il lancé un concours de « second degré » sans que je m’en aperçoive ? (On ne peut malheureusement pas tout lire.)

      1. Chacun étant une parcelle du TOUT, j’attends ici vos propositions pour « l’après agonie du capitalisme », car je suis pour la réincarnation, mais une réincarnation intelligente et non un mythe de Sisyphe « éternel recommencement des bêtises »

    2. Qu’il est bon de vous lire Xian.
      Enfin des propos qui sortent des sentiers battus et des solutions classiques et éculées face au vent de l’Histoire qui se dresse.

      Cela fait longtemps que je n’étais pas intervenu (coucou la modération !). Mais votre persistance à vouloir apporter un peu d’utopie sur ce blog méritait bien une petite sortie.
      Merci d’être

      1. Moi qui croyais

        Tu parles pour Moi-lui ou pour toi, Julien ?
        Décevant décevant… si on veut. On est toujours dans le champ du délire, utopiste et pas conspi là, mais bon, les deux versions sont aussi réfrigérantes.

      2. Les « solutions » doivent se VENDRE, Vigneron.
        Nous en sommes … Là.

        Sinon, le pognon, tu le considères comment, TOI..?
        Bouffeur de chats.
        Chacun son genre, me diras-tu… 😉

    3. Interessant !

      Mais j’ai l’impression que ce systeme revient a creer une nouvelle monnaie avec en ajout un salaire horaire equivalent pour tout le monde et l’interdiction de preter/recevoir de l’argent.

      Quelques questions:

      Quel sera le rapport entre les bonnes actions grecques et celles allemandes ?

      Qui decidera de ce qu’est une bonne action ?

      Imaginons que quelqu’un n’ai plus d’eau chaude a cause d’un probleme dans sa chaudiere. Combien de minutes de ses BA serait-il pret a payer pour qu’un plombier surcharge de travail vienne reparer ?

      Une minute de travail d’urgence entre 2h59 et 3h du matin vaut-elle une minute de travail entre 14h59 et 15h ?

      Et si vous commencez a ponderer les minutes de travail, tout ce systeme perds son sens…

      1. Chez les abbés, il y a les abbés béats et les abbés pas béats.
        Chez les abbés, il y a des abbés à BA et des abbés pas à BA.
        Donc chez les abbés, il y a des abbés béats à BA, des abbés béats pas à BA, des abbés pas béats à BA et des abbés pas béats pas à BA.

        Mais il y a des BA AAA et des BA pas AAA
        Donc il y a des abbés béats à BA AAA, des abbés pas béats à BA AAA, des abbés béats à BA pas AAA, des…

        (le lecteur qui aura tenu jusque là finira de lui-même avant de retourner à l’éthique)

      2. Rigolez pas, j’en sors, chauffage sanitaire foutu, chaudière en surpression, arrêt d’urgence, et + de 1000 euros pour réparer. Encore, le chauffagiste dont toute ma famille est cliente (bonnes relations) s’est déplacé un samedi soir, le saint homme, pour déconnecter le chauffage central du chauffage sanitaire comme solution transitoire; c’était durant les premiers froids.
        Alors je décide que c’est une bonne action car ce technicien donne des cours en plus et il était épuisé.

      1. Un retour au politique suffira si on est capable d’en imaginer une qui convient mieux pour les quelques années à venir.
        On ne peut pas choisir entre « Éthique ou barbarie » : ce sont deux mondes complètement différents.
        Laissez donc l’éthique s’occuper de ses prés et les vaches seront bien gardées.

        Et réalisons autre chose que le TINA qui nous évitera la barbarie.

    4. « faire des bonnes actions … contourner ou corrompre ce système … proposera des améliorations »

      Robespierre, sors de ce corps !

      Faudrait demander leur avis à Lloyd Blankfein (qui fait « œuvre de Dieu »), au Marquis de Sade… 😉

      1. …la Dubois à Justine (Thérèse), in Justine ou les Malheurs de la Vertu, Donatien Alphonse François de Sade, 1791, Seconde Partie

        « …Ce n’est pas le choix que l’homme fait de la vertu qui lui fait trouver le bonheur, chère fille, car la vertu n’est, comme le vice, qu’une des manières de se conduire dans le monde ; il ne s’agit donc pas de suivre plutôt l’un que l’autre ; il n’est question que de marcher dans la route générale ; celui qui s’en écarte a toujours tort. Dans un monde entièrement vertueux, je te conseillerais la vertu, parce que les récompenses y étant attachées, le bonheur y tiendrait infailliblement : dans un monde totalement corrompu, je ne te conseillerai jamais que le vice. Celui qui ne suit pas la route des autres périt inévitablement ; tout ce qu’il rencontre le heurte, et comme il est le plus faible, il faut nécessairement qu’il soit brisé. C’est en vain que les lois veulent rétablir l’ordre et ramener les hommes à la vertu ; trop prévaricatrices pour l’entreprendre, trop insuffisantes pour y réussir, elles écarteront un instant du chemin battu, mais elles ne le feront jamais quitter. Quand l’intérêt général des hommes les portera à la corruption, celui qui ne voudra pas se corrompre avec eux luttera donc contre l’intérêt général ; or, quel bonheur peut attendre celui qui contrarie perpétuellement l’intérêt des autres ? Me diras-tu que c’est le vice qui contrarie l’intérêt des hommes ? Je te l’accorderais dans un monde composé d’une égale partie de bons et de méchants, parce qu’alors l’intérêt des uns choque visiblement celui des autres ; mais ce n’est plus cela dans une société toute corrompue ; mes vices, alors, n’outrageant que le vicieux, déterminent dans lui d’autres vices qui le dédommagent, et nous nous trouvons tous les deux heureux. La vibration devient générale ; c’est une multitude de chocs et de lésions mutuelles où chacun, regagnant aussitôt ce qu’il vient de perdre, se retrouve sans cesse dans une position heureuse. Le vice n’est dangereux qu’à la vertu qui, faible et timide, n’ose jamais rien entreprendre ; mais quand elle n’existe plus sur la terre, quand son fastidieux règne est fini, le vice alors, n’outrageant plus que le vicieux, fera éclore d’autres vices, mais n’altérera plus de vertus. Comment n’aurais-tu pas échoué mille fois dans ta vie, Thérèse, en prenant sans cesse à contresens la route que suivait tout le monde ?
        ../..
        – Mais quand je serais assez faible, madame, répondis-je, pour embrasser vos affreux systèmes, comment parviendriez-vous à étouffer le remords qu’ils feraient à tout instant naître dans mon cœur ?
        – Le remords est une chimère, me dit la Dubois ; il n’est, ma chère Thérèse, que le murmure imbécile de l’âme assez timide pour n’oser pas l’anéantir. »

      2. Sade, cela ressemble à ceux qui ont l’ivresse triste.
        Ce sont les seuls bouquins que je n’ai jamais pu terminer, à part les histoires de vampires, qui m’ennuient.

    5. @ Xian,

      Bonsoir,

      Sur la planète champignon, univers parallèle 22, cette expérience réussie a duré 72 siècles..
      Un hasard presque malencontreux amena, par ennui peut-être, le polypraesidium à exclure des activités créditrices la sieste, dont vous me tirâtes fort heureusement juste à temps !

      Le chaos comptable était tel que les robots eux mêmes s’éteignaient volontairement dans les églises de programmation.

      Ouf ! Et la super karte pokemon d’ici, c’est juste chou.. Allez, dans la réalité augmentée, interface action éco directe, et hop !

      Nos zamis zuessiens ben ils vonts avoir la pupuce à la patte, pour la bonne cause, le médit kare..

      D’un changement à l’autre, toujours de bonnes raisons, les tics et les toqués du progrès s’entendent toujours autour d’un projet créateur de marché nouveau, de profit et d’emplois qualifiés pour nos enfants assurant une traçabilité innfaillible, pour une liberté totale et une égalité absolue des puces ronds, petipatapon. C’est la dissection de ces amalgames étranges nous décomposant qu’il convient d’abandonner au moins-disant ? Nein, dear ?

      Encore un qui tiendra pas ses promesses…
      mes minutes, je vais pouvoir me les carrer dans l’effesse.

      Une sieste, alors ?

      L’idée est belle, xian, pardon de superposer le rire, le pédalage oui, pourquoi en prison ?

      Avec des rituels gastronomiques aussi tristes, ne crains tu de créer une société de sociopapathes ?

      http://passerelle.u-bourgogne.fr/publications/atip_insulte/media/marchand.pdf

      (Pour les amateurs de Coluche)

      1. L’intérêt d’une bonne action, d’une action gratuite est qu’elle prend les gens par surprise.
        Déstabilisés, ils s’imaginent que c’est folie.
        Mais sur la durée….les stéréotypes vacillent.

    6. ça ne fait que 9 ans de bonnes actions, à raison de 42h/semaine, ça fait 36 ans et à 35h/semaine ça fait 44 ans.

      Qu’arriverait-il si on a un grave accident avant d’avoir atteint l’âge de la retraite ?

      Et pourquoi un retraité ne serait-il pas encore capable de bonnes actions ?

      Et pourquoi un enfant de dix ans ne pourrait pas faire de bonnes actions ? Et engranger ainsi des heures dès le plus jeune âge ?

      Et que fait-on des bonnes actions effectuées dans un cadre privé ?

      Est-ce que chaque fois que je fais sourire une jolie fille, j’ai le droit à un bonus ?

      Et le fait d’avoir une carte d’identité recensant toutes nos bonnes actions, ne serait-ce pas une immersion dans notre vie et tout compte fait une atteinte à la dignité ?

      Et pourquoi cette recherche du bien-être ? On n’a pas le droit de vivre un tant soit peu malheureux ? On ne pourra pas rendre heureux tout le monde, tout ce qu’on peut faire c’est que chacun se sente respecté et veiller à la dignité de chacun. Le monde est un théâtre (où chacun aspire à avoir une place).

      1. Et puis quoi, qu’est-ce qu’une bonne action ? A quelle aune la juge-t-on ? Et la juge-t-on tout de suite, ou cent ans après ? Berlusconi aura-t-il fini par en faire une en acceptant de se faire virer à son corps défendant ? (Le corps défendant compte-t-il, d’ailleurs ?) Et, après lui, ce sera pire, ou mieux ? Et si c’est mieux mais qu’un autre gars, prenant sa place et voulant faire une bonne action, obtient un résultat encore plus catastrophique, appellera-t-on ça une bonne action quand même ?
        Bon sang de bonsoir, tout est tellement relatif… Albert l’avait bien dit, pourtant.

    7. @ Xian
      C’est bien, ça : toute notre vie privée enregistrée… Encore mieux que dans Fahrenheit 451 et autres 1984.
      Vous connaissez l’expression « l’enfer est pavé de bonnes intentions »?

      Puisque vous persistez au fil de vos interventions à vouloir nous vendre votre délire totalitaire, il me faut vous dire votre fait en termes peu diplomatiques : des génies comme vous, faut les enfermer!

      1. La réflexion de Xian est tout de même intéressante car c’est une expérience de pensée qui peut nous aider à nous libérer de nos présupposés les plus ancrés.
        Ce qui m’apparaît c’est que le système économique des bonnes actions réinvente par la bande la théorie de la valeur fondée sur des quantités laquelle est pourtant une des causes majeures de la crise.
        Il faut de la morale mais celle-ci ne doit pas se rapporter au temps passé à nous consacrer à certaines activités bien calibrées sans quoi l’on fige l’ordre social, on soumet le monde des hommes au monde purement objectif des choses. Dans l’économie des bonnes actions le don, l’échange gratuit sont découragés puisqu’il faut pouvoir justifier de bonnes actions normalisées et mesurables selon des critères immuables pour pouvoir s’intégrer socialement. La morale est beaucoup mieux à sa place quand elle se cantonne à définir les règles communes de la vie en société.
        Borner l’espace social avec des interdits laisse laisse libre cours à la créativité à l’intérieur de certaines limites tandis que l’ordre positif des bonnes actions enferme tout un chacun dans l’activité obligée.

  6. Merci François pour cette analyse perspicace, en lisant cela on se demande si il ne serait pas préférable de faire marcher la planche à billets; quels sont les avantages du choix allemand pour nos pays en difficultés, malheureusement aucun à court terme, alors ne vaut-il pas mieux sortir de l’euro pour pouvoir reprendre la main sur notre monnaie, ceci dans la mesure ou rien ne semble pouvoir se régler dans le système en place, qu’en pensez vous?
    Cordialement.
    Eric

    1. Je crains que la planche à billet ne serve à rien, car le sport mondial des spéculateurs ténébreux (les méchants) est de détruire des Etats pour en tirer profit sur le marché au travers des paris ou des assureurs (CDS..)
      Il faut carrément supprimer la tablette de chocolat appelée « devises »

      1. Il n’y a pas de sport mondial des spéculateurs ténébreux (ou flamboyants?) qui serait intentionnel de détruire les états.
        Les spéculateurs spéculent, c’est tout, sans intentionnalité autre que de vouloir faire de l’argent avec de l’argent.

      2. Il faut carrément supprimer la tablette de chocolat appelée « devises »

        Meilleure idée : remplaçons les devises par des tablettes de chocolat. Et on pourra vraiment parler de monnaie fondante! 😀

      3. Ce serait un beau cadeau pour les Suisses. Mais comment leur banque centrale devrait-elle agir pour maintenir le cours du chocolat ?

  7. Mais comment toutes les autres banques détentrices de la dette italienne – Françaises en tête – vont-elles faire ? Comment vont-elles valoriser les titres de la dette italienne qu’elles détiennent en masse, après avoir dû le faire avec la grecque ? On attend les précisions, notamment de BNP Paribas.

    comme le ditt Philippe HERLIN ici:
    http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-banques-manipulent-resultats-gommer-dette-bilans-societe-generale-natixis-credit-agricole-philippe-herlin-218

    1. J’ai du mal à trouvé des informations sur cette manipulation comptable. Quelqu’un a des infos sur le sujet? Est-ce qu’elle porte un nom particulier? (pour faire des recherches)
      Merci

  8. Acheter à tour de bras via la BCE des obligs souveraines afin de faire baisser les taux, vu les montants, ça marche quand on a du papier, de l’encre et une rotative pour imprimer les biftons dans l’arrière boutique, ce qui n’est pas le cas; donc, toute l’Europe et la reine Christine font la tournée des popotes pour essayer de ramener du pèze, et fissa, ça chauffe, mais au vu de la réponse du chinois et du ruskoff, c’est pas gagné, mais alors pas du tout! comprennent pas cette histoire de FESF, d’effet de levier, reniflent l’embrouille, sentent la déconfiture proche…
    conclusion: nous y voilà! soit un solide air cut de 50% pour les pays dans la dèche ( un air cut, c’est une tonsure bien dégagée derrière les oreilles) avec dans la foulée une bonne nationalisation des banques insolvables, soit une sortie de l’Euro des pays du club med, soit une sortie du clan Deutchmark; et peut être bien tout ça ensemble ET DANS TOUS LES CAS, CA VA ALLER VITE, MAIS ALORS TRES VITE.
    Ou alors tous les pays endettés au pain sec et à l’eau durant 20 ans comme l’annonce Bebdeiger ( ah celui là!), nous promettant un « vrai plan de rigueur » pour après les élections!
    encore un qui va se faire engueuler par la com du château!

    1. Ce serait marrant que tout le club Med et tout le club DM sortent de la zone euro, il ne resterait que la France et peut-être la Belgique…

      1. @ Paulette Keutgen
        C’est déjà le cas. La ligne de fracture passe chez nous, encore bien du bonheur en perspective.

    2. Le plan au pain sec et à l’eau risque de ne pas durer longtemps:
      On ne voit pas comment une économie moderne peut tourner avec ça.
      Si on paye personne, à quoi ça sert de produire?
      Bref oubliez cette thése, Bebdeiger est completement à la masse, il se croit encore à l’age de Pierre du capitalisme. Laissez le avec sa massue de néerdhental.
      C’est la solution la plus Marx Brothers de toutes celles que vous avez énumérées, qui elles au contraire, sont plus réalistes!

  9. La croissance! Je la vois!
    C’est ce que la plupart des économistes et des politiques ont dit : « je vois l’ombre du bout de sa queue, elle revient! ». C’était il y a déjà 2 ans et demi, tiens comme le temps passe, quand la bourse a rebondi sous les flots de dollars d’hélicoptère Ben.
    Ils l’ont vue aussi clairement qu’ils ont vu venir la crise, c’est dire…

    Quand les étais pour tenter de soutenir le bazar sont plus longs à mettre en place que le bazar ne croule il est temps de sortir, à moins d’aimer le bruit des gravats sur sa tête.
    Et là, comme tout a été interconnecté pour tenter de résister à l’effondrement d’un endroit précis, c’est tout à la fois qui va dégringoler d’un coup d’un seul.

    Qui d’abord? L’espagne, la France, l’Allemagne, les USA, la Chine?
    Il serait tellement plus malin d’avoir une stratégie pour repartir « après ».

  10. Bonjour,

    Ma question est simple, naïve mais néanmoins précise.
    Pensez-vous qu’une famille avec trois enfants dont les parents ont entre 30 et 35 ans devraient se dépêcher de quitter l’Europe pour le Canada, l’Australie, ou l’Asie ? Ou bien, la crise étant finalement mondiale, tout finira par s’écrouler et les asiatiques ne seront pas moins à plaindre que les européens ?

    Cette question peut paraître absurde, mais elle me taraude de plus en plus vigoureusement. Nous sommes devant un choix qui engagera notre avenir, mais j’ai peur de ne pas avoir toutes les cartes et les connaissances pour y répondre.

    Merci de me donner votre avis.

    1. Le Canada, c’est froid, l’Australie c’est chaud, l’Asie c’est humide, le moyen orient c’est agité, l’arctique et l’antarctique ça fond, mais pas encore assez pour s’y baigner. Faites le bon choix: divorcez, collez les enfants à la DDASS et entrez dans les ordres contemplatifs, la vie monastique et sa simplicité me semble bien plus sûre qu’un embarquement pour cythère!

      1. Il y a l’option suivante, à laquelle je pense de plus en plus :

        Acceptez l’idée que vous êtes mortel et que vous ne savez pas quand cela arrivera.

        Trouvez néanmoins un endroit ou la centrale nucléaire la plus proche est à 1000 km, où le climat est favorable, ou le risque de guerre est faible et les prix de l’immobilier ( et de la terre agricole) sont accessibles pour vous ;

        Achetez une ferme dans un coin paumé,

        Apprenez à produire ce dont vous avez besoin.

        Profitez de ce que vous donne la nature, votre travail, votre famille.

      2. @Renard: répétez après moi 20 fois: ceci est un blog d’économie, pas un site de recettes survivalistes..respirez doucement, dégustez une chartreuse ( ça ne peut pas faire de mal, c’est rien que des plantes )
        @Franck Marsal: n’oubliez pas de vous inscrire à la mutualité agricole! perso, j’irai plutôt planquer mes miches au pied d’une centrale nucléaire, un des rares endroits à être bien gardé, et si l’on voit les employés foutre le camp à toute vibrure, on sera les premiers au courant..sans jeu de mot.
        plus sérieusement, mes très chers frères et soeurs, dans l’ambiance d’apocalypse déclenchée par une baisse de 3% à la corbeille ( un drame ), peut être une solution, proposée par un internaute facétieux détournant un opuscule des témoins de jéhovah publié et largement distribué dans les boites aux lettres lors de la grande menace de la grippe A absolument authentique, je m’en servais lors des petites causeries sur la préparation et la gestion de crise: http://mojito.over-blog.net/article-37070408.html . L’image en question est un peu plus en bas, mais c’est assez réussi et devrait plaire…

    2. Votre question n’est pas absurde, Roger, et elle se pose à (presque) tout le monde. Mais sur ce blog, chacun lutte avec lui même pour abandonner cette vue dépassée de la situation; celle qui envisagerait qu’il est possible, qu »il est souhaitable, que tout continue comme avant, ne serait ce qu’ailleurs, dans une improbable île épargnée.
      La solution est, sera collective, solidaire, pour mettre autre chose en place, pour et avec vos enfants.
      Pourquoi vouloir partir? l’avenir va se construire hic et nunc. Lisez les articles précédents, les commentaires…Sortez du TINA.

    3. Et oups, j’oubliais…pas de tête en ce moment, venez rejoindre les indignés à Paris, Montpellier, et sans doute ailleurs, vendredi 11 novembre.
      Ici on organise des covoiturages, pour, en bon péquenots, « monter sur paris »

      Manifestation MONDIALE des indignés ce vendredi.

    4. Soit vous considérez que votre famille constitue un îlot séparé du monde et qu’elle doit être sauvée coûte que coûte, et vous quittez l’Europe, mais pas pour l’Australie, qui paraît mal barrée. Soit vous considérez que vous faites partie du monde et qu’il vaut mieux vous soulever (vous, votre épouse, et vos enfants)avec les gens qui le voudront bien en Europe, parce que ce sera cela, votre vie.
      A mon âge avancé, je ne vous donnerai pas de leçon. J’ai choisi de rester en France quoi qu’il arrive, par solidarité politique. Ma fille et son gamin vivent en Espagne et ils risquent de tomber dans le trou bien avant moi. Mais je ne lui conseille rien, elle tient à rester en Espagne pour les mêmes raisons que moi en France.
      Peut-être toutefois que d’ici un an ou deux, nous aurons tous changé d’avis et que la détermination politique ne pèsera plus rien parce que Français et Espagnols se seront couchés devant leurs dirigeants.

      1. @Jeanne Favret-Saada

        Peut-être toutefois que d’ici un an ou deux, nous aurons tous changé d’avis et que la détermination politique ne pèsera plus rien parce que Français et Espagnols se seront couchés devant leurs dirigeants.

        Il me semble, contrairement à vous, que ce qui caractérise les Français c’est une sorte de défiance latente vis-à-vis de tout, des forces politiques classiques autant que des nouveaux mouvements contestataires. Si les Indignés ne trouvent pas un grand écho en France c’est peut-être que les Français attentent. Quoi ? Mystère. Toujours est-il que la question serait moins celle du changement d’avis que celle d’avoir enfin un avis. D’opter pour une dynamique. D’entrer dans l’histoire.

    5. Comme le disait quelqu’un ci-dessus, c’est un jeu de dominos. Si l’Occident s’effondre, la Chine telle qu’elle s’est développée s’effondre. Le reste de l’Asie est soit dans la même situation que la Chine, soit encore moins développé, soit dans la même situation que l’Occident, et par ailleurs un peu partout menacé de catastrophes naturelles et écologiques. L’Afrique a des ressources, mais mal distribuées, voire pillées, tout ça avec des risques de surpopulation et de violences. J’hésiterais pour le Canada, vu que les hivers sont rudes et qu’il faudra encore s’y chauffer dans le monde du pétrole rare. Mars est un peu loin et la Lune n’a pas d’atmosphère.

      Si j’étais dans cette logique-là, je choisirais un endroit pas trop froid, où il y a de l’eau douce, pas trop surpeuplé, pas trop violent. Une île séparée des soubresauts guerriers du reste du monde, ce ne serait peut-être pas mal. Une population plutôt européenne rendrait l’intégration plus facile, et le racisme existe partout et dans tous les sens.

      L’Australie, peut-être, mais voir la question de l’eau douce… La Nouvelle-Zélande ? Sinon, l’Amérique du sud pourrait devenir relativement attirante si, en Europe, la montée des inégalités et de la violence sociale devait de toute manière nous rapprocher de ces pays-là sur ces critères. Le Venezuela, pour son pétrole ? Le Brésil, s’il n’est pas surpeuplé.

      Faut voir Vesoul, aussi. Et Vierzon.

      1. « la Chine telle qu’elle s’est développée s’effondre ».
        C’est le système qui s’effondre pas les pays celui-la ou un autre.

    6. Partez immédiatement ! Inutile de faire vos bagages c’est trop tard ! Foncez droit devant vous sans vous retourner ni vous arrêter… de toute façon la Terre étant ronde vous reviendrez à votre point de départ !

    7. Si j’avais entre 30 et 35 ans, je partirai.

      Non pas pour fuir (l’herbe ne sera pas plus verte ailleurs)
      La crise est systémique et nous vivons dans un système mondialisé.

      En réalité, je pense que pour votre génération, il est essentiel d’aller forger son expérience à l’extérieur de l’héxagone et de connaître une vie ailleurs.

      La question est : est ce le moment en pleine crise de poser ses valises dans un endroit où vous n’avez personne pour vous aider en cas de coup dur.
      J’avoue je ne sais pas.

    8. @ Roger
      Pour savoir , toi et ta petite famille , à quelle sauce tu vas être mangé , tu cherches :  » Dmitry Orlov  » et là , tu trouveras un texte  » combler le retard d’effondrement  » . Dmitry Orlov compare l’effondrement de l’URSS à l’inéluctable effondrement du capitalisme ; ce texte a déjà été mentionné ici . Clair , pratique , argumenté et plus que crédible en outre …

    9. @ Roger

      Si vous quittez la France, le comité de salut public, qui se formera peu de temps après, vous mettra dans la case « émigrés », pour faire comme en 1792 (rééditer la tragédie en farce)…si vous essayez de remettre les pieds en France, on vous enfermera à la Conciergerie…

      Blague à part, je n’ai pas de jugement concernant la question, mais où qu’on aille, on n’arrive jamais à fuir et tôt ou tard le passé vous rattrape…mais bon, si vous pensez qu’en allant dans un de ces pays, vous pouvez assurer un avenir radieux à vos enfants, allez-y…le passé vous rattrapera si vous avez le mal du pays, ou si la crise frappe avec retardement ces pays !

    10. Le Canada? Le connaissez-vous ce Canada de Harper?
      http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-canadienne/201111/01/01-4463566-le-canada-pure-laine-de-stephen-harper.php
      Un Canada nostalgique de l’Empire britannique! Un Canada où il n’y aura plus de place pour les francophones! C’est ce Canada que vous voulez? Bien sûr, comme les Français ne tiennent plus à leur langue, un Canada américain ferait leur bonheur.
      Deux-Montagnes Québec

      1. Les québécois ! Que des survivants de fuyards qu’ont réussi ! 🙂
        Nouvelle vague ?
        V’là les yankees ! Que dieu vous bless !

    11. En tenant compte du changement climatique, le meilleur choix est le Canada, surtout le Québec qui a de l’hydroélectricité à revendre.

    12. Cher Roger, fuyez aussi loin que vos voudrez, les problèmes vous rattraperont toujours. Si le rêve de votre vie est d’aller au Canada ou ailleurs, allez-y ; sinon restez où vous êtes et essayez d’être utile aux autres : c’est le meilleur service à rendre à votre avenir 🙂

  11. Le château de carte est en train de s’écrouler sous nos yeux…

    Si la zone euro implose, l’union européenne ne risque t’elle pas de suivre le même sort ?

    1. L’Union européenne, elle est déjà morte mais elle ne le sait pas encore… Pensez-vous réellement que les épisodes des dernières années n’ont pas écorné le projet européen ? La convocation de Papandreou comme un valet par Merkel et Sarkozy ? La même chose avec Berlusconi ? Sans compter que cette Europe a été un des facteurs qui ont contribué à la crise ! La dérégulation financière, le saccage des services publics, la libre circulation des capitaux (même avec les pays hors zone euro !) sont des produits de cette union… Et puis, faut-il rappeler la directive Bolkenstein ou encore le rôle néfaste de la Cour de justice de Luxembourg ? Et toujours dans le même ordre d’idées, que pouvez-vous espérer d’une institution qui est animée par des gens qui sont payés de manière à ce point indécente fait qu’ils en perdent toute notion de la réalité, de ce qui constitue la vie du commun des mortels …

      1. la construction européenne ne peut se faire que par la force, on ne retient jamais rien de l’histoire…

        Et chaque fois que la force a été utilisée, elle s’est retournée contre l’agresseur…

        Pour faire une construction européenne sans recours à la force, il faudrait prendre beaucoup du temps, peut-être un siècle ou deux…avec mise au niveau progressive préalable avant l’entrée dans l’union, à un rythme beaucoup plus lent que ce qui a été fait depuis une vingtaine d’années…

      2. @ l’albatros

        Et chaque fois que la force a été utilisée, elle s’est retournée contre l’agresseur

        C’est pourquoi, ni la France, ni l’Allemagne, ni etc ne se sont jamais constituées ?

    2. @ Alain :Si la zone euro implose, l’union européenne ne risque t’elle pas de suivre le même sort ?

      Depuis 2005 et le vote sur le TCE et son annulation à Versailles en 2008, c’est déjà fait. La confiance en des institutions démocratiques est nulle. Le parlement européen croupion qui ne peut rien décider et obéit aux ordres du jour d’une Commission technocratique non élue suffit à écœurer tout le monde. Sans compter tous les diktats que les peuples supportent en ce moment sans qu’ils aient voie au chapitre. Bref The Game Is Over. Les marchands ont tué la poule aux oeufs d’or en même temps que l’idéal européen.

        1. @ Joan

          Le parlement européen est un des 2 organes législatifs de l’Europe et il contrôle le budget (les dépenses en fait, évidemment pas les recettes puisque l’Union ne lève pas d’impôts). Il n’a pas le pouvoir d’initier les lois (c’est la Commission qui détient ce pouvoir), mais il les vote partout où le processus de co-décision est en oeuvre. Et il est élu au suffrage universel direct.

      1. @Julien Alexandre

        C’est mieux que rien, mais avouez que ce parlement élu démocratiquement a des pouvoirs très limités. D’ailleurs s’il avait plus de pouvoirs, peut-être que la participation aux élections européennes serait plus importante.

  12. Le néo-libéralisme monétariste est en train de conduire par saccades à la dislocation de la zone euro, qui est aussi l’identité politique de l’Union. Le pseudo débat sur le renforcement du fédéralisme, via l’intégration des politiques budgétaires et fiscales des Etats membres, ne saurait dissimuler l’essentiel : les allemands n’en veulent pas. C’est la limite qu’ils ne franchiront jamais en permettant une modification du statut de la BCE. Car c’est le rôle de la BCE qui est le point crucial. Le choix allemand d’un tel intégrisme conduit à la multiplication des clashs politiques et des tensions nationalistes. La politique allemande est un management de la deliquescence. La politique allemande aboutit à des formes de renationalisation de l’hostis. Le monétarisme est l’autre face de la rancoeur nationaliste. Même Sarkozy, pourtant guère suspect de socialisme, s’est prononcé pour une modification du statut de la BCE. Car il ne s’agit pas de mutualiser, il s’agit en effet de faire payer les allemands. Et bientôt Sarkozy ou un autre redécouvrira le vieil ennemi sous les habits déjà usés de la réconciliation… Ainsi s’esquisse par le haut une forme de gestion de la grande paupérisation en cours.

    A ce titre le coup du référendum en plein G20 est un symptome dont l’interprétation dépasse la manoeuvre audacieuse du roué politicien grec. Car Papandréou, par un poker cynique, a fait apparaitre d’un coup le paradigme schizophrène de l’impossible situation . En manifestant la volonté -fut elle factic- de réintroduire un dispositif de souveraineté populaire pour interroger la légitimité des politiques d’austérité, il a déclenché une série de réactions convergentes : l’interdiction, le refus, la condamnation. De ce référendum, personne ne voulait. Et d’ailleurs jamais la question posée n’a été vraiment énoncée. Car le degré d’intégration des réalités contradictoire est tel qu’aucune question ne peut le dénouer. C’est ce qu’on peut appeler la figure contemporaine du chaos : une intégration qui ne peut se dénouer, ou se renouveler, que par l’épreuve de forces entre des parties qui débordent de toute part les forces électorales… En ce sens, la multiplication des gouvernements dits d’Union nationale marque l’entrée de la crise dans une nouvelle phase de tensions sociales systémiques inséré de monétaro nationalisme. Existe t-il un au-delà de l’union des bureaucraties et des propriétaires, des actionnaires et des oligarques ? Des états d’urgence ou d’exception qui viennent ? A voir…

    1. Age mental humain actuel = 5 ans..
      Le problème, c’est qu’il y a peu (1 ou 2 siècles), les gosses jouaient avec des jouets en bois, aujourd’hui les gosses jouent avec des bombes H, des armes bactériologiques, des armes électromagnétiques (interféromètres scalaires et autres joyeusetés electrogravitiques), des armes climatiques, etc ..

  13. Ici même, M. Jorion (je ne retrouve pas le billet) estimait la fin de la monnaie unique dans un laps de temps allant de 3 mois à 3 ans.
    C’est dans les temps.

  14. Actuellement, selon la loi de Pareto (on va dire qu’elle est accentuée depuis 2008) 10% des individus détiennent 90% des devises mondiales..

  15. Tous ces gens qui courrent le monde afin de trouver des sous………..ils sont fous.
    Les sous c’est en travaillant et en faisant du bénéfice , pas en courant après qu’on les obtiens.
    Je me réjouis que ce monde de voyou s’écroule.
    C’est parfaitement mérité.

  16. … »à moins que la BCE ne se mette de la partie, ce qui est fort peu probable. » Sûr qu’ils en parlent déjà pas mal entre eux et qu’ils y viendront. Le dos au mur et le revolver de l’apocalypse sur la tempe, ils y viendront. La question sera de savoir s’il sera encore temps.


  17. Quel sera le premier pays qui abandonnera le taux du marché, en refinançant autoritairement sa dette par de nouvelles obligations à zéro pour-cent? Et en finançant ses éventuels nouveaux emprunts par sa banque centrale, toujours au taux zéro?

    Est-ce que nous ne devrions pas lancer un mouvement « ZÉRO POUR-CENT », représentant le nouveau taux légal que nous exigeons pour les dettes d’Etat, qui pour le coup commenceraient à mériter leur appellation « souveraines », jusqu’ici indue? Cette revendication ne représentant qu’une mesure d’urgence, surtout pas un point final, mais le premier pas de la nouvelle législation, constitution économique et sociale ou autre, à mettre en chantier.

    Il me semble que cela synthétiserait bien une partie des conclusions auxquelles nous arrivons sur ce blog.

    Et le lien avec les 99 pour-cent ne serait pas difficile à faire!

    Voilà la nouvelle ATTAC qu’il nous faut. Qui propose un acronyme?

    1. Je suis tellement d’accord avec vous que le clavier m’en tombe!
      En fait, j’irais même plus loin, je décrèterais que ce qui a été remboursé aux banques sur les dettes d’État depuis 10 ans (allez, 5) réduit d’autant le CAPITAL et donc, qu’on ne doit plus que le restant… à taux 0 (ou alors, allez, on est bon prince, 1% symbolique)
      Et c’est tout.
      Pis si des banques font faillite, l’État se portera acquéreur pour l’€ symbolique.

  18. J’ai entendu que 80°/° du commerce extérieur de l’Allemagne se fait dans l’ Union Européenne.
    L’Allemagne a-t-elle intérêt à faire plonger dans la récession son marché principal, ou bien l’info précédente est-elle fausse?

    1. C’est juste. L’Allemagne ne propose rien. Un super marchand la tête enfoncée dans le sable ni plus ni moins. Son bazar matérialiste ne lui sera bientôt d’aucun secours. Si la Grèce s’écroule, l’Allemagne s’écroulera, comme un seul homme. Après cela, tout restera à faire en Europe, à imaginer.
      La Parabole des aveugles (Pieter Bruegel l’Ancien de 1568).

    2. Il me semble que c’est plus proche des deux tiers ,
      mais c’est déjà une dépendance considérable
      qu’il est bon se souligner.

      1. il faut surtout souligner que les excédents allemands sont les déficits des autres pays européens ; d’où l’ineptie de vouloir copier l’allemagne : tous exportateur ……. mais vers quel pays ?

    3. L’info est exacte: 80% des exportations allemandes se font avec la Communauté Européenne, dont 60% avec les autres pays de la zone Euro (=3/4 des 80%).

      La question serait plutôt: l’Allemagne a-t-elle intérêt à financer sa part dans les problèmes que rencontrent certains pays de la zone Euro?

      La réponse est aussi politique, et pas simplement matérielle.

      1. La réponse EST matérialiste !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

        VOIS que nous sommes pris en otages par le fric. VOIS !

      2. Oui mais l’Allemagne est un important pays d’importation pour les autres pays européens.
        Quelle part pour chaque pays ? Belgique N° 1, .
        Alors l’Allemagne avec sa monnaie forte importera à bon compte, je me trompe ?

    4. Lars.

      Il n’y a AUCUN rapport entre récession et acheteur potentiel d’une zone qui de façon générale plonge avec des riches qui ACHETENT.
      Regardes les US ET la Chine…

      Quand comprendras-tu la tiers-mondialisation…????????????????????????????????

      Sors de chez toi, nom de dieu.

      1. Nous élucubrons, bien sûr, puisque nous n’avons pas encore assisté à l’éclatement de la Zone. (Tiens, la Zone, ça va bien pour l’€ géographique!) Il n’empêche que l’Allemagne y perdrait certainement à le provoquer .

  19. Hors sujet…. probablement biaisé ?

    Plongée aujourd’hui, dans les fondations de la société industrielle – plus proche qu’Aron ne l’a jamais vue… à la loupe… ; dans les rouages du social, comme Chaplin accroché à sa clef à molette, dans les « bevel gears », et autres engrenages, en bas de « Metropolis »…; « Il » a dit un jour que la caissière de la BNP n’avait pas besoin de connaitre la Princesse de Clèves et pourtant… lorsqu’on entend ces parcours de vies, on pense à Bourdieu et sa Misère du monde, le seul livre qui rende justice à tout cela. CEP, CAP, 27 ans de CAF, 25 ans de cuisine, d’aide soignante, des métalliers, des mères de familles, – les grandes spécialités de la France sont sur-représentés : La restauration et le bâtiment… tous ont beaucoup travaillé, sauf moi. Une vie de travail, parfois dès 14 ans, du gardiennage, des assurances, pourtant le chef cuisto a tenté la sociologie, des turcs, des tunisiens, maliens, … pas seulement. Des mécanismes brisés par le travail, des dos et des genoux usés par les lourdes charges… des vies passées à bosser du matin au soir !!! dès la sortie de l’école….. et moi avec des orages chopiniesques dans la tête, la 4è ballade, tout le temps. Peu-être qu’il suffit d’entendre Chopin ou de lire Céline, ou Balzac pour rattraper une éducation manquante, je l’espère. Ces « psychanalyses du pauvre » que sont les parcours professionnels de … de ces pauvres gens, me rendent très triste et comment leur reprocher d’être populiste (parfois), s’ils ont le temps de réfléchir à la politique avec toutes ces heures de boulot éreintant, et sans formation, sans « humanités »…

    De l’école à la chaine… mince alors ! chacun devrait avoir droit à ce supplément d’âme qu’est l’art et la philo (et autre) sinon comment s’orienter dans la vie, comment débusquer le démagogue et comment sans quelque poésie supporter l’existence…

    1. Sans doute que tout a un prix .
      Parce que c’est la loi . On doit un jour rendre ces lieux à ceux qui n’ont pas eu connaissance .
      Que serait la vie sans Mozart ? ou d’autres qui nous ont montré le sublime , ce n’est par conséquent pas un privilège, c’est un outil qui donne du sens à l’existence .
      comme ont dit , il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père .

      1. Béotienne , y a -t-il des dits bidons dans un cœur sincère ?
        moi, je ne crois pas , le coeur, est un combiné d’inconscience et de conscience qui ne nous dit pas tout ce qu’il fait , quoiqu’il sache , en lui-même . mais Nous, nous nous le cachons .
        sans doute , pour être sûr , ou pourquoi ?
        il me semble que la posture du nihiliste est la meilleure du monde s’il sait que le nihil ne mène à rien , mais aussi à une impitoyable souffrance .
        alors, faut voir comment on aspire à la paix . ou à cette forme de délivrance qui arrivera nécessairement, appelez ça paradis, si vous voulez, ou Nirvana , ou quelque chose de cet état , mais il est strictement impossible de rester entre deux .
        Alors, pourquoi des bidonvilles sur cette planète ? ça c’est sidérant , en effet .
        C’est peu d’affirmer que c’est démoniaque . Serions nous prisonnier de cette « entité » ? si oui, comment donc s’en délivrer ?

    2. comment s’orienter dans la vie, comment débusquer le démagogue et comment sans quelque poésie supporter l’existence…

      Désolé Lisztfr, mais y’a des limites. Parce que vous voyez clair dans votre brouillard, grand skiper cap-hornier ? Parce que vous en gobez pas tout crus des discours démagogiques ou idéologiques ? Comme les très cultivés et très diplômés chefs des einsatzgruppen qui sévirent par chez votre Pologne et jusqu’en Russie ?
      Parce que vous croyez que votre Grande Culture protège de la barbarie ?
      Et la commisération qui dégouline de vos mots est insultante. Insultante et bête. Bête parce que vous ne savez pas même imaginer les trésors de poésie qui nourrissent ceux-là sur qui vous prétendez pleurer; quand votre Chopin votre Céline, votre Mme de Lafayette, votre Kierkegaard même ! paraissent tant peiner à nourrir votre petit spleen portatif et escamotable.
      Plus le temps passe et plus vous cumulez les personnages flaubertiens, Lisztfr. Vous possédiez Frédéric à merveille, vous voici à point pour Bouvard et Pécuchet; Bovary n’en parlons pas, c’est consubstantiel. Merci d’avoir au surplus emprunté Trissotin au grand siècle, ça égaye l’ensemble.
      Mes hommages à Rosanette.

      1. C’est pourquoi j’ai mis « probablement biaisé » en haut du post !

        La « culture » pff…. j’en ai pas tant que ça, c’est simplement un outil, pour quand-même savoir où l’on est c’est tout. J’ai mis « biaisé » en haut parce que je savais que je ne connais pas assez ces personnes… Je pense que vous n’êtes pas constructif.

        Et ça pose la question aussi de savoir comment mobiliser ces personnes… !

        En fait vous me faites le reproche de « l’arbitraire culturel », qui classe donc la culture « bourgeoise » au dessus de la culture.. euh prolétaire. Moi qui suis quand-même tout en bas de l’échelle sociale je n’ai personne sur qui faire retomber une commisération j’avais plutôt honte ok, de voir ces gens bosser autant que ça. Et en même temps ce genre de vie qui laisse si peu de place à la liberté de se reposer et de.. faire le point, … ça ne laisse la place à aucune réflexion ou je sais pas épanouissement enfin bref. Il y a des gens qui sont des petits soldats du boulot, précipités dans la machine, « exploités » au point qu’il n’y a rien d’autre que cette vie exploité ils sont mangés par ça, par la précipitation ! Trésors de poésie mais comment voulez vous ils arrivent avec un BEP et hop le boulot, des années et puis la fatigue, le dos qui lâche et c’est le chômage…

      2. T’occupes et va plutôt ramasser tes feuilles d’érable le canadien. Elle a été mise où elle devait et reçue par qui la mérite.

        La bouddhiseuse nipponisante, ton heure viendra.

      3. @ vigneron

        Parce que vous croyez que votre Grande Culture protège de la barbarie ?

        L’exemple nazi vous donne à priori raison, et c’est à ce titre que vous évoquez les « très cultivés et très diplômés chefs des einsatzgruppen ». Cependant à y regarder de près, répondre « non » à votre question en s’appuyant sur ce seul exemple n’est pas aussi évident qu’il y paraît.

        En effet, comme le démontre Christian Ingrao dans « Croire et détruire : les intellectuels dans la machine de guerre SS », ces intellectuels ont pour l’essentiel une culture germanophone d’où leur forte appétence avant 1933 pour une discipline : la germanistique. Il y a déjà chez eux un fort sentiment nationaliste qui sera renforcé après 1933 par le processus de nazification des savoirs.

        La question qui se pose alors est de savoir si une culture plus cosmopolite, plus ouverte sur le monde et les autres cultures aurait atténué les effets néfastes de leur propension nationaliste grâce à l’expérience de l’altérité et les aurait si facilement poussé à commettre leurs crimes odieux ?

        Peut-être existe t-il en psychologie sociale des études qui le démontrent.

      4. Pinardier, vous devenez extrêmement déplaisant et je m’étonne qu’on vous laisse libre cours ; il semble que, pour quelque raison discrète, vous soyez bien en cour…
        L’état d’écorché vif n’a jamais donné licence se livrer à des analyses sauvages, des insultes gratuites et des affirmations péremptoires. C’est un droit que vous vous octroyez et qu’on vous laisse…
        A propos d’affirmations péremptoires… interpellé, j’avais pris la peine de vous fournir une réponse un peu circonstanciée, autant que le temps dont je dispose et le format du blog l’autorisent… j’attends toujours et peux me brosser (ça tombe bien, Mister Gundersen menace les Tokyoïtes, avec quelque raison, hélas, de « hot particles »).

        Quelques particuliers qui investissent ce blog, prétendent s’en faire les piliers. Or, nous ne donnons jamais ici – outre les réflexions et informations – que des éléments très parcellaires sur nos personnalités, qui plus est au moyen d’une formulation imprécise ou alors malhabile (outrée ou trop sentimentale, par exemple). C’est donc sur ces simulacres que d’autres simulacres « se lâchent » et rabaissent le blog à la cour de récré, avec ses fortes têtes, ses rêveurs, ses suiveurs, ses innocents, ses forts en thème et ses grandes gueules… et parfois un pion qui passe, avec lui-même son équation personnelle, qui peut siffler la fin.
        L’ancienneté, j’ajoute, ne donne pas davantage de droits (on dirait qu’il nous faudrait respectueusement gérer les simulacres en tenant à jour leurs fiches, non merci !)
        Bref, tout cela tend à corrompre la participation libre et forcément de qualité ou de mûrissement intellectuels variables, qui vient à la suite de billets généralement excellents, impitoyablement informatifs mais qui ne permettent évidemment pas (c’est tout le contraire :-)) de pallier le stress que nous vivons dans ce Götterdämmerung économico-politico-financier.

        Vigneron, vous ne le ferez pas à l’intimidation.

      5. Il ne l’accepterait pas et n’en a nul besoin, mais je vais quand même prendre ses patins.
        L’objet de sa mise au point porte sur ce mépris maquillé de manière inconsciente par le marchand de culture en bouillon. Cette suffisance plaintive de la souffrance en toc. Il suffirait de lire tel ou telle pour être sauvé! J’en connais qui ne sachant lire savent tout…
        Le Bovarysme c’est ça, cet « état d’insatisfaction, sur les plans affectifs et sociaux, qui se rencontre en particulier chez certaines jeunes personnes névrosées, et qui se traduit par des ambitions vaines et démesurées, une fuite dans l’imaginaire et le romanesque. » Jules de Gaultier -1892.
        Et surtout, le plus grave, « vous ne savez pas même imaginer les trésors de poésie qui nourrissent ceux-là sur qui vous prétendez pleurer; quand votre Chopin votre Céline, votre Mme de Lafayette, votre Kierkegaard même ! paraissent tant peiner à nourrir votre petit spleen portatif et escamotable. »
        Quand on s’expose, on s’expose…
        Salut.

      6. @ renou
        …merci de votre mise au point sur la mise au point et merci, pour lui, d’avoir pris les patins de Vigneron, il vous en saura gré. Sinon, je sais ce qu’est le bovarysme qui n’est qu’une variante de l’insatisfaction vitale dont nous souffrons tous plus ou moins – et Vigneron manifestement – par construction (d’être) et par nécessité (société aliénante). Ce n’est pas une raison pour rabaisser avec mépris et, justement, je n’ai vu que maladresse bien intentionnée là où vous deux aviez vu mépris.
        Sinon

        La bouddhiseuse nipponisante, ton heure viendra.

        ça n’est pas de l’intimidation, peut-être ? …comme vous dites, quand on s’expose, on s’expose !
        Bien à vous.

    3. Le bon côté, c’est qu’on doit tout réinventer soi-même, n’ayant pas bouffé du prémâché. C’est évidemment plus long et plus chaotique et lacunaire.
      Une expérience de vie c’est aussi un enseignement.

      1. De toute façon, faut pas confondre culture et érudition. J’ai connu des ouvriers, des chauffeurs de taxi ou des boulangers très cultivés, et des patrons, des cadres ou des énarques érudits. Les seconds étaient absolument vides, jamais les premiers.

      2. comment dire , ce qui vous traverse , et est-ce que cela peut apporter ?
        on dirait que le chercheur est quelqu’un qui scrute à la loupe des détails de la fresque , dans tous ses horizons spatio-temporels, ses chiffres et combinaisons de lettres , très bien , mais peut on examiner quoique ce soit sans avoir un point de vue en hauteur , une vue d’ensemble ?
        le Père , dans Métropolis, se ronge les sangs , voyez vous . Ce n’est pas trop drôle . mais pourquoi se fait il un sang d’encre ? Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une geste purement égotiste, ou personnel, non, c’est autre chose , comme si c’étaient ses enfants, ceux qu’il aime , qui sont sur la sellette et pourraient perdre leur vie . Question de regrets éternels, donc, et de souffrance , d’un terrible gâchis de vies .
        C’est vrai, que le monde est assez abominable, dans son injustice , ses nantis arrogants et ses misères sans fond .
        et ce mal qui frappe les innocents .
        mais pourquoi ?
        je crois que le mal ne retombera en dernier ressort que sur ceux qui en sont la cause . impossible à expliquer , évidemment . on ne parle plus trop d’ enfer .
        et le « paradis » , pourrait bien être sur terre , enfin, si on veut .
        on a tout , cela ne tient qu’à peu.
        quant aux finances, c’est un des symptômes de la crise de l’homme face à lui-même .
        voilà, mon opinion .
        une des autres symptômes, c’est cet enfermement internet et pas le meilleur .
        de l’information en cage .
        amicalement
        E.

  20. Comme chacun peut le vérifier,l' »Euro nous protège »,il faudrait faire un recueil de toutes les balivernes qui ont pu être dites par la finance évidemment,mais aussi par l’enseignement de l’économie:par exemple que la dette privée ne devient pas dette publique,les bienfaits de la mondialisation,l’auto-régulation des marchés…J’ai même trouvé dans un dictionnaire d’économie des années 80 la confusion: »Inflation OU désinflation »(OU)….La finance a l’excuse d’être intéressée….Quant aux enseignants ,on peut se poser des questions…Pour les politiques pas de problème,il suffit de bien les nourrir et ils ne se soucient ni de leur impuissance ,ni de leur incompétence!!!

  21. Les US, les UK, les Chinois et les Japonais font pression ce soir sur Merkel pour la convaincre de monétiser selon la presse British.Va t’elle pouvoir résister longtemps?

    http://blogs.telegraph.co.uk/finance/ambroseevans-pritchard/100013198/america-and-china-must-crush-germany-into-submission/

    Game Over? Reuters Says Germany, France Exploring Idea Of Core Euro Zone, End Of Existing Structure.

    http://www.zerohedge.com/news/game-over-reuters-says-germany-france-exploring-idea-core-euro-zone-end-existing-structure

    1. La France va se mordre la queue, surtout s’il n’y a pas d’entente pour baisser la valeur de l’euro…

  22. Depuis un certain temps les politiques « mainstream » n’ont eu de cesse de nous répéter qu’une sortie de l’Euro aurait un impact très négatif pour la dette de la France dans la mesure ou cette dette resterait libellée en Euro. Maintenant si l’Allemagne sortait de l’Euro il est envisageable de penser que la France suivrait quelques mois après et que donc l’Euro serait alors quasiment sans valeur puisque privé des ses deux piliers financiers.

    Peut-on en conclure que dans un tel scenario la dette se verrait virtuellement effacée !?! Je dis « virtuellement » car il ne me fait nul doute que dans une telle éventualité, le politique actuel chercherait a sauver son ami et donneur d’ordre le financier.

    Imaginons cependant que cette dette disparaisse. Si tel est le cas, ce scenario ne me déplaît pas, il va raser gratis le rentier et va apprendre la modestie a l’Allemagne qui a mon sens est la première bénéficiaire de l’Euro/Europe (l’Euro disparu, on peut s’attendre a une montée des nationalismes et par voie de conséquence a une chute de l’export teuton).

    Ensuite il va falloir apprendre a ne plus suivre les modèles qu’ils soient anglo-saxons, allemands chinois ou autre, il va falloir être créatif et de fait cela sonnera la fin du médiocre monde politique actuel.

  23. @mr leclerc

    Pourquoi vous dites que c’est fort peu probable ?

    pardonnez ma question qui est sans doute stupide. Dans tout ce que j ai essayé de comprendre sur la crise de la zone euro grace à vos livres et votre site est qu’il y a 2 types de choc porteurs d ‘un risque systémique: choc politique et choc financier.
    Pensez vous que l’ etincelle proviendra d’ un choc polittique ( révolution) ou d’un choc financier ( avec un effondrement mondial des marché financiers ). J ai une intuition mais mon niveau n’est pas assez bon c est que quoi qu il arrive sur le plan fianncier on trouvera toujours un preteur de dernier ressort ( fmi, pays emergents, changement de statut de la bce) nous laissant nous zone euro sous perfusion ou » mort lente ». Je me dis aussi que la voie politique marquée par la pensée unique ne pourra pas se faire par la reforme car il y a un consensus pour nous mettre sous perfusion. Si le choc n’est pas financier ou celui de la reforme politique il ne reste plus qu une voie celui de la revolte . Qu en pensez vous ?

    1. C’est bien de choc dont il s’agit.
      On nous a vendu pendant de longues années, choc pétrolier, choc des civilisations… mais il apparaît ici qu’il s’agira probablement de l’un des derniers chocs de ce système économique injuste et inacceptable.
      On terrorise dans un premier temps les populations qui, entraînées dans des logiques de « survie », finiront par abandonner toute velléités de « penser » les évènements de manière rationnelle.
      Et puis, dans un second temps et très certainement pour ramener « l’ordre » (encore et toujours lui), on en viendra à décréter ici et là des États d’Urgence mettant à mal l’idéal démocratique en commençant par des gouvernements d’union nationale comme l’avait anticipé Paul.
      Moi qui n’était pas du tout fan des idées de Naomi Klein, j’adhère désormais dans les grandes lignes à son analyse même si elle n’est pas toute seule à avoir levé ce lièvre.
      Désolé, j’aurais aimé être plus positif mais c’est aujourd’hui des idées qui se renforce chaque jour davantage chez moi au fur et à mesure des nouvelles qui tombent.
      La situation n’est plus tenable en l’état et je vois mal comment ils pourront contenir le désespoir de millions de gens jetés à la route hormis par la violence, violence qu’ils devront bien évidemment rendre légitime.
      Bien à vous et en espérant de tout coeur faire erreur!

      1. @ Nabot

        Vous avez répondu avant moi. Maintenant ne soyez pas pessimiste.
        Vous avez pris conscience récemment que la classe capitaliste, et son Etat,
        sont prêt à tout, même la barbarie, les pires dictatures décrites par N. Klein.
        Les effets réels de la crise vont frapper des millions de français
        d’ici les élections, et après les élections les mesures les plus douloureuses
        vont frapper, Gauche plus rien ou Droite Bling Bling, les 99 %.

        Là, plus besoin de N. Klein, ni de Paul, ni de François, ni de vous ni de moi.
        L’indignation sera si massive que sonnera l’heure de la révolte.
        Nous sommes en 1788, a écrit Paul.
        Pour limiter le déferlement de violence de la classe parasite,
        et s’en débarasser, il faut s’organiser, se rassembler,
        s’entrainer à résister par tous les moyens.

      2. S’organiser, se rassembler, reconstruire un projet collectif, cela me semble incontournable effectivement.
        J’essaie, comme beaucoup je pense, de ne sombrer ni dans un pessimisme paralysant ni dans une optimisme aveuglant mais avouons qu’il n’est pas toujours très confortable de jeter un regard au fond du gouffre qui s’ouvre à nos pieds.
        C’est vraiment plus qu’un échec économique, cela va plus loin.
        J’écoute chaque matin la radio, le soir (rarement) je regarde quelques émissions d’information, ce que l’on appelait la « pensée unique » il y a 15 ans est devenu la norme.
        On parle beaucoup de la Grèce sans trop montrer ce que les mesures d’austérité provoquent socialement et humainement chaque comme drames et tragédies. Pire, on juge doctement et sans nuances en répétant le même catéchisme d’une radio à l’autre (on croirait entendre la radio-télévision chinoise par moment). Mais nous n’avons rien à craindre car ici on est en démocratie… Ceux là même qui aurait du sans relâche dénoncer le coup de force du traité de Lisbonne mais sont rentrés gentiment « manger à la gamelle » sont les mêmes « journalistes » qui expliqueront dans quelques semaines que, eh bien oui, on a également vécu au-dessus de nos moyens et qu’il va maintenant revoir notre « désir de vivre » à la baisse.
        Je vais contenir ici ma colère au risque sinon de devenir très très insultant.

        Pour en revenir à la Grèce, c’est un peuple entier abandonné à lui-même et quand il gronde et se révolte (comme les dernières manifestations), on ne nous a pas montré l’étendue des moyens policiers et militaires déployés pour canaliser ces démonstrations de colère, d’exaspération et de revendication. Des manifs comme les autres… sans blagues?

        Il y encore quelques semaines on louait les révoltes dans le monde arabe.
        C’est pathétique et consternant.

        @ Charles A.: je partage entièrement votre point de vue, PS ou UMP il n’y a rien à attendre de ce côté-là.
        Bien à vous

    1. C’est l’exubérance irrationnelle des marchés mon bon monsieur !!!
      Tant qu’ils n’ont pas dépecé la bête ils s’acharnent…
      Les marchés, c’est comme les criquets là où il sont passés rien ne reste à se mettre sous la dent.
      Il n’y a plus rien à racler sur le squelette de l’économie grecque, alors ils se jettent sur la gironde Italie, ensuite à qui le tour ???
      Mais que fait la police des marchés ??? C’est vrai la police a pour consigne de laisser faire.

  24. Finalement, l’Europe qui nous protége de la guerre va nous l’amener sur un plateau.
    Les jeunes du sud qui veulent du boulot et un euro faible contre les vieux du nord qui veulent un euro fort pour conforter l’épargne de leurs vieux jours. Je dis bien la guerre, parce que bientôt, les gouvernements qui ne pouront plus lever d’argent sur les marchés, ne pourront plus payer leurs fonctionaires. Prof, Flic, militaires, employés du fisque. Combien de temps avant de chercher la faute à qui et avant la bagare générale ????

  25. J’ai 59 ans aujourd’hui.
    Je me disais : je n’aurai jamais fait la guerre, à l’inverse de mes arrière-grands-pères, de mes grands-oncles (je pense à celui qui est mort début août 14), de mes grands-pères, des certains de mes oncles et de mon propre père. Je n’aurai jamais vu la guerre sur mon sol natal (je me rappelle l’école primaire à Marseille, le jour où nos instituteurs nous avaient préparé à voir des parachutistes de Salan toucher terre dans notre cour de récréation), et je ne songe certes pas à m’en plaindre.
    Mais, c’est une autre guerre que je vois, en revanche, une guerre dont les blessés et les morts gisent sur les trottoirs de nos villes, en France, en Europe et dans le monde. Ou bien s’efforcent-ils avec difficulté et angoisse de survivre matériellement, càd de survivre tout court.
    Et une guerre plus générale, plus universelle et meurtrière pourrait survenir prochainement. En tout cas, quand je vois le genre de gouvernants qui sévissent actuellement, quand je mesure leur morgue et leur incompétence, il m’est difficile de ne pas penser à ces généraux incompétents et pleins de morgue de la guerre de Quatorze qui conduisirent stupidement à la mort des centaines de milliers de jeunes hommes, et firent fusiller ceux qui se révoltaient.
    Quels sont à nouveau, aujourd’hui, la valeur, l’importance et le prix d’une vie humaine individuelle ? Qu’en est-il de l’étalon-être humain?
    Des jours liberticides s’annoncent plus nombreux qu’à présent, prescrits par la Suffisance et la Bêtise, assistées de l’Aveuglement et de la Mauvaise Foi.

    1. Merci pour votre lucidité ! Nous sommes nombreux à déplorer la folie inconséquente des dirigeants qui malheureusement sévissent depuis un bon moment déjà : ils en ont fait du dégât dans la quasi indifférence béate et criminelle des populations qui se sont faites circonscrire par des belles paroles. Et voilà comment la roue tourne et comment nous passons de l’état de paix à celui de guerre, de la richesse à la pauvreté : avec de mauvais et dangereux dirigeants qui sourient, très contents d ‘eux-mêmes.

    2. @psychicorps
      Je suis bien d’accord avec vous.

      Jean Ziégler affirme avec force qu’aujourd’hui, tout enfant qui meurt des suites de la faim n’importe où dans le monde est assassiné. (Un toutes les 22 secondes, je crois.) Et il le prouve ! Si vous avez l’occasion d’assister à une de ses conférences, lâchez tout et allez l’entendre.

      Il y a des enfants… et, vous pensez bien, pas que des enfants!

      1. Pourriez-vous écrire un livre explicitant votre sagesse absolue par delà le monde afin que chacun comprenne qu’il vous doit tant que vous devez être le Messie qu’il nous manque comme d’hab’…??

        Si si, ça me ferait plaisir que ce soit en plus gratuit comme le windows à ses débuts puis le facebook qui te roule sans que tu te rendes compte.

        C’est ça, la nouvelle religion.
        Le piège à cons.

    3. Psychicorps.
      Pourriez-vous faire un livre de vos pensées si hautes afin qu’elles touchent divinement un peuple si bas..???

  26. J’ai trouvé la solution pour réduire la dette afin de ne plus payer des interet dessus aux vautours !

    On propose aux contribuables de pouvoir faire une avance sur leurs impôts sur leurs revenus futurs avec comme système incitatif une diminution des impôts futurs en fonction de la somme mise en avance (ex. si on paye 10 000, on reduit de 10500 les impots sur le revenus futur). Si on recupere assez d’argent par ce systeme, on pourrait arreter de faire un roulement de nos dettes et les faire enfin diminuer. On arreterai de verser l’equivalent de l’impot sur le revenu en dividende pour nos preteurs. On recupererai donc l’argent qui compenserai les allègements d’impôts.

    Un peu comme si les particuliers et l’Etat se partagaient l’argent versé normalement aux preteurs.

    Bon, les détails techniques sont bien-sûr a fignoler. Mais l’idée ?
    Ca me semble être une super bonne solution !!

    Qu’en pensez-vous ?

    1. Faire une avance à l’Etat, pour obtenir une ristourne plus tard.
      Ouai, mais bon :
      – Combien de contribuables feraient confiance à l’Etat? Qui se fierait aujourd’hui aux beaux yeux d’une classe politique discréditée?
      – Ceux qui pourraient faire cette avance, ne sont-ils point ceux-là même qui profitent de l’actuelle système de rente? Pourquoi lâcheraient-ils la proie pour l’ombre?

    2. Avancer la date de mise en recouvrement des impôts (les faire payer avant la date habituelle et avant d’en avoir calculé le montant) est déjà une pratique courante (tiers provisionnels de l’impôt sur le revenu, mensualisations diverses, crédits d’impôt.)

      Dans l’exemple proposé les 500 € de remise d’impôts pour 10.000 versés par anticipation correspondent à un intérêt de 5% sur une période non précisée.

      Le recours à l’emprunt obligatoire ou emprunt forcé est plus énergique mais se pratique plutôt en temps de guerre et exige quasiment un gouvernement d’union nationale. Ceci dit puisque c’est bien une « guerre financière » qui est en cours, même si elle n’ose pas dire son nom, on y viendra peut-être 😉 bientôt un emprunt Juppé ?

    3. Y’a une légende, allemande je crois, qui parle d’un chevalier
      ( démonté, le chevalier) embourbé juqu’en haut de la tige de ses
      bottes. A l’époque , y’avait pas de ponts et une rivière en divaguant
      de son cours créait de vastes zones marneuses/boueuses, rendant
      le passage à gué très risqué. C’est une chose devenue très rare
      de nos jours parce que le cours des rivières est bétonné un max,
      à partir de la source, jusqu’au bout. Mais, bon, un cheval ça aide bien.

      Bref, la légende dit que pour se sortir de cet embourbement,
      il tirait simplement mais fortement sur ses bottes, l’une après l’autre.

      Votre truc c’est à-peu ça. Il manque une amorce, un boot-strap,
      un point de départ où ancrer l’action.
      Sans compter que les « transactions » sur l’impôt a un coté nettement
      démago. Un impôt progressif, en rapport avec la faculté contributrice
      et payé régulièrement aurait largement évité le problème…

      Pas de pont, ou pas assez, mais peu d’impots et rien que pour le peuple.
      Depuis , on a fait des progrès: les ponts sont plus nombreux et
      c’est toujours les plus démunis qui en payent un max, par rapport
      à leur faculté contributrice, TVA aidant. Et par-dessus le marché,
      les rivières sont rectifiés et canalisées: on a moins besoin d’un cheval.

      1. Merci pour vos réponses ! Je fignole un peu le mécanisme.
        On oublie les avances sur impôts. L’Etat fait juste un plan d’emprunt volontaire: 5% par an, somme illimités.

        Mettons-nous à la place de l’Italie et des Italiens avec ses taux a 7%. Si on propose un plan qui rapporte bien (5%) et qui permet d’aider le pays a sortir de la galère, je pense qu’une bonne partie des italiens peuvent être interessés. L’Etat pourra rouler sa dette à 5%. Ce qui lui laissera le temps de s’organiser.

      2. Si j’étais un politique italien, j’imagine que j’applaudirais des deux mains l’arrivée d’argent « sicilien » (le grenier à blé de l’italie), et si j’etais membre de cosa nostra, je serais très heureux d’avoir l’occasion de blanchir définitivement mon fric…

        Mais en fonction du rapport de force, on peut imaginer à terme soit la prise de possession définitive de l’Etat par le crime organisé (n’est ce pas déjà plus ou moins le cas?), puisque l’argent serait en plus prêté à des conditions mutuellement avantageuses pour le prêteur, soit la mise au pas du crime organisé par l’Etat, ce dernier s’appuyant sur l’armée pour braquer l’or de la mafia.

        Seule la deuxième solution présente un intérêt à long terme, si l’on ne veut pas que l’Italie suive la dangereuse pente mexicaine. Ca doit négocier dur en ce moment, entre gens de « bonne compagnie ».

        La mafia et les réserves d’or de l’Italie: c’est tout ce qui leur reste. Ils peuvent toujours braquer le Vatican aussi, mais c’est plutôt risqué en terme de paix civile.

  27. « ELLE N’EST TOUJOURS PAS LA !  » la goutte tombe et l’eau du vase va déborder, à moins que ce soit le vase qui. on va devoir se faire spéléo. Combien de temps encore? rappel; ionesco sur http://lemarquisdeloree.blogspot.com/2011/11/rappel.html
    PERSEPHASSA (1969) Iannis Xenakis
    Miroirs pour percussions (2010-2011)http://vimeo.com/22630658
    Merci François Leclerc, soulageant, les occupés de leurs sous vont déserter le blog.

  28. Bon. Puisque que certains parlent de cadre, je vais le préciser.

    Le dollar est maître en ce monde. Même s’il ne l’est bientôt plus et fera tomber les US, les cowboys luttent pour garder leur suprématie mondiale. Sauf en Corée du Nord et Iran.
    Ainsi, ils peuvent faire tourner encore la planche à billet pour produire une monnaie virtuelle.
    Le virtuel, ils ont l’habitude grace à l’américane drim.

    L’Euro a les DEUX inconvénients de n’être pas encore la monnaie mondiale, malgré une richesse BIEN SUPERIEURE à la zone US, mais, de plus, la Zone Euro est un boxon où chaque politique est acheté pour se tirer une balle dans le pied.

    Voilà le simple cadre que certains veulent changer mais, alors … qu’ils définissent ce « cadre » qu’ils veulent de façon claire et précise…
    A mon avis, ils veulent être payé aussi cher que les politiques pour VENDRE leurs solutions « miracles »….
    Faut bien « gagner sa vie », ma pov Madame Michu…
    Enfoirés comme tous les autres.

    1. Tiens.
      Ca me fait penser.

      Quelle est la différence entre la Corée du Nord et l’Iran…???

      Bonne question, non…????

  29. @Xian
    Vos propositions sont de conception « capitaliste » il faut « accumuler » pour avoir droit à une retraite !!
    c’est un retour à l’age de pierre!
    Pour certains Héros en terre cuite cela se comprend 🙂

    1. Il y a deux solutions:
      1) On accepte le retour à l’UN en augmentant notre taux vibratoire et dans ce cas nous sortons de la dualité pour un espace de paix immédiat
      2) On reste dans la dualité, auquel cas, il vaut mieux accumuler des bonnes actions bienveillantes que d’accumuler des biftons issus de la corruption douloureuse

      Qui dit dualité, dit Bien et Mal

  30. Hors sujet ( quoi qu’ils aient parlé des taux assassins pour la Grèce ou l’Italie…)

    Marine le Pen ce matin à France-Culture:
    – Les journalistes et contradicteurs ne se sont pas montrés
    à la hauteur; tentation de l’entrainer dans le jeu stérile « politichien ».
    Ont été inutilement agressifs, plus procureurs à charge qu’ honnête journalistes
    « débats » confus, parfois inaudibles.
    L’ auditeur en quête d’info. a été joyeusement piétiné.
    L’invitée s’est montrée plus habile que ces soit-disant journalistes ou intellectuels.
    Elle prend sa pitance à tous les rateliers, sans trop de cohérence : cette faiblesse
    mériterait mieux que leur futilié à gros sabots.

    – En matière éco. : très troublant…
    Des rapprochements contre nature…
    Il va devenir de plus en plus difficile d’être « contre » le cadre actuel,
    tout en refusant le confort du maximalisme, sans se faire taxer
    d’ être un suppôt de cette satane.

    Pour l’instant, je repousse l’argument selon lequel telles ou telles proposition pratique
    ( Mélenchon, localisme, anti-mondialisation, protectionniste égalisateur de la concurrence … ) serait non recevable ou dangereuse parce que défendue par cette chef de parti.

    1. J’ai écouté France Q ce matin, ça a été encore pire que ce que vous dites. Elle les a dominés (ils ne causaient qu’économie, tenants du main stream) des pieds et de la tête.
      Ils ont été nuls, et dans leurs questions, et dans leurs objections.
      Je ne peux que redire ce que j’ai déjà écrit ici, sa seule proposition n’est pas de sortir du cadre mais de revenir à un cadre périmé.
      De plus, pas une seule question sur l’immigration.
      Vu la qualité de ses contradicteurs, ça valait sans doute mieux.

      Je lance un appel aux eurosceptiques (dont je ne suis pas), voire europhobes, de ce blog.
      Construisez svp un argumentaire pour démonter ses thèses, les différencier clairement des vôtres (elle se revendiquait de Sapir) et démontrer qu’il ne peut pas y avoir d’alliance rouge-brune.
      Je crois que ça urge.

      1. Renard.
        Cela n’urge pas tant que ça.
        Vois comment Chirac le voleur fut ré-élu face à la menace fasciste. Donc, il est urgent de ne pas entrer dans cette logique de « menace ».

        Ses « thèses », dans tous les cas, tu ne pourras pas les CERNER car elle est LA pour ne pas les dire.
        C’est là sa dangerosité car elle ne dit RIEN.

        Et nous en sommes … là.
        18% de votants qui ne comprennent rien.

        Notes, pour se consoler, aux US, c’est 50%…

      2. Il lui est facile de récupérer tous les économistes ou politiciens
        plus ou moins protectionnistes, nationalistes ou souverainistes,
        de Mélenchon à Todd en passant par Sapir.
        Ils sont keynésiens, soit en retard d’une mondialisation,
        cad infirmiers alors que le niveau de la crise réclame de « sortir du cadre ».
        Comme elle, ils ne veulent pas sortir du cadre capitaliste.

      3. @ Renard:
        Je me joins à votre appel. Elle représente l’extrême-droite, il est urgent qu’il y reste;
        la confusion des genres serait dommageable.

        @ yvan: objection réaliste : elle est habile dans l’esquive, retord comme pas deux.
        « Ils » doivent produire des écrits ou manifestes, la source est là.
        On peut supposer cette production cohérente , donc de quoi argumenter et démolir.

      4. Si j’en crois Michea qui fait appel à la « common decency » orwellienne (un peu le « savoir-vivre et savoir-faire  » stieglerien,…) , le « démontage de son argumentaire » est déjà une question à côté de la plaque.
        Elle est systémiquement placée là où les gens se sentent piétinés, ça devient assez peu discutable que tout élément d’analyse qu’elle peut citer correspond à un ressenti assez vif chez l’auditeur qui en devient donc sympathisant s’il n’est pas fortement immunisé.
        Après, au niveau des solutions pour le malade, elle ne doit guère pouvoir faire mieux que proposer la casse des thermomètres plutôt que le changement de cadre.

        Alors ?

        Alors il faudrait être aussi fort qu’elle en montrant qu’au coeur du mouvement d’adhésion qu’elle emporte, il n’y a rien d’autre que les graines du mouvement socialiste ouvrier historique, celui qui se tint à l’abri de la politique pendant de longues décennies de la révolution industrielle, quand les campagnes avaient encore leur rôle de réservoir anthropologique fort qui fournissait de la chair à prolétaire encore munie d’une boussole morale à leur arrivée en ville.

        C’est au nom de ce savoir-vivre « ancestral », et des formes de la solidarité « campagnarde » que le mouvement socialiste-anarchiste sur les bords, a cherché une place « libre » à l’abri des maitres, que ce soient les maitres de forge ou les maitres du livre (les Jules Ferry, les rad’soc’) qui les dominaient, et c’est à travers leur résistance à ces dominations idéologiques autant qu’économiques qu’ils firent leur résistance socialiste-anarchiste.

        Et au nom de la simple notion de partage, de don, de savoir-recevoir qu’on apprend dans son cadre le plus intime, la famille ou le foyer, la ferme ou le petit quartier.

        C’est en trouvant une fêlure vraiment humaine chez Marine Le Pen qu’on convaincra M. Toutlemonde qu’elle n’est pas un meilleur cheval, que c’est par frustration du bien simple qu’elle en appelle à une logique qui est celle du fascisme, de la soumission et de l’inégalité, par refoulement et peur de l’égalité qui a fait défaut et qui « manquera toujours », le « défaut qu’il faut ».
        Et c’est à nous tous de travailler sur ce « défaut qu’il faut », les formes infinies de l’inégalité à surmonter, celles de l’esprit à élever et non à humilier, pour faire émerger l’affection sociale qui reste chez tous les demi-cerveaux gauche ou droit du monde, même ceux de le marine.

      5. @ timiota

        merci de rappeler à quel point le mouvement socialiste est intimement lié à la société agricole

        ( par exemple, qui sait encore que les soviets ne sont en rien une invention stalinienne mais une adaptation à la ville d’une expérience millinéaire des paysans russes devenus prolétaires et que sont apparition en 1905 n’a rien à voir avec les bolcheviks )

      6. Timiota,

        C’est au nom de ce savoir-vivre « ancestral », et des formes de la solidarité « campagnarde » que le mouvement socialiste- anarchiste sur les bords, a cherché une place « libre » à l’abri des maitres, que ce soient les maitres de forge ou les maitres du livre (les Jules Ferry, les rad’soc’) qui les dominaient, et c’est à travers leur résistance à ces dominations idéologiques autant qu’économiques qu’ils firent leur résistance socialiste- anarchiste.

        C’est quoi ce baratin ??? C’est Michéa qui vous inspire là ?

      7. Oui, Vigneron, c’est Michea et mes neurones un peu distendus qui m’ont fait faire cette logorrhée.
        Faites mieux et je rétracte mon mien.
        Il m’a fait réaliser à quel point les mouvements socialistes étaient loin de l’arène politique institutionnelle, ça m’a plus convaincu que les palinodies de Peillon sur les vertus humanistes originelles des Edgar Quinet, Léon Bourgeois et autres méritants.
        Et ça a fait un peu tilt avec le message de Stiegler.
        Je suis d’accord que le présenter comme « paysan » est abusif. Il s’agit de solidarité et de savoir-vivre urbains qui existaient aussi dans l’avant-periode-industrielle et qui n’ont pas été trop dilué tant qu’existait des activités artisanales et autres en assez grand nombre pour garder une ossature sociale humanisée. La désaffectation plus complète attendra les médias de masse et les tant (huhu) de cerveaux disponibles.
        Je peux rester au Bourgogne, chef, pour ne plus déconner ?

  31. On me traite généralement de catastrophiste pessimiste …..avoir les post d’aujourd’hui , je suis en retard d’une cata …Je n’ai que 4 poules et 500m2 de potager …s’il y en a un ou deux qui ont suivi mes conseils ils doivent s’en féliciter …essayez de vous éloigner des villes ….30 ou 40 bornes suffisent et vois pouvez continuer a y bosser tant qu’il n’ y a pas d’émeute …le plan « B » doit etre « perso » et si vous n’etes pas égoiste , prévoyez large en place et en terrain .
    améliorez vos stocks et le matos …au cas ou ça reste vivable …

    1. Ce n’est pas le moment de s’enfuir et de laisser la place aux fachos.
      Soyons solidaires ET agissons pour que le changement se fasse dans le bon sens.
      (Réponse à kercoz, 9 novembre 2011 à 20:32 )

    2. Vous vous déplacez comment ?
      Parce que dans votre hypothèse, seul le vélo fonctionnera encore. Ou le cheval. Mais pas la poule. 🙂

      Cordialement.

      1. me déplacer ? pour aller ou ? …bosser chez sois , acheter a coté ….utiliser vélo et meme voiture puisqu’elle roule encore …apres les TEC s’il y a une bonne raison d’aller ailleurs ….La pluspart de ce qu’on va faire se peut faire par le NET (enseignement , info , travail , achat , vente , docu , drague (qué tristesse !)

    3. Tant que personne ne viendra piquer les salades dans le potager !!
      Quand l’estomac est vide, il n’y a plus de loi et ce n’est plus la cervelle qui guide le bras armé !!

      1. Si tu zone a plus de 30 borne d’ une ville , tu ne risques pas trop……un gus qu’ a pas mangé depuis 3 semaine ne fera pas 30 bornes a pied …et s’il a faim , c’est qu’il y aura des barrages a ts les carrefours .

    4. On vous traite de catastophiste pessimiste sur ce blog? J’avais plutôt cru comprendre qu’on vous traitait de chacunçagueule-iste…
      Ma grand-mère réfugiée à la campagne, pendant la seconde guerre mondiale, avait trois petites bouches à nourrir (dont ma mère qui fut longtemps carencée) en dehors de la sienne, celle de ses parents et grands parents, plus les espagnols républicains ramenés par mon grand père de son petit séjour armé en Espagne. Le dit grand père pendant ce temps tentait de resister à l’ennemi envahisseur, dans le Médoc, avec son petit groupe de frères d’arme. Bref. Toujours est il qu’à la campagne, où ma grand mère n’avait pas la chance de posseder terre et poules, le voisin, aimable agriculteur avec un sens notable du commerce, lui vendait ses oeufs…un prix d’or. Y a pas de petits profits.

      1. à chacun son Zola ..mais la « campagne » sans qqs ares (gratos en pret jardin pour de tres nombreux jardiniers) et qqs poules ….c’est bétat , non ? autant rester en ville .

    5. …..Et prévoyez une citerne de gas oil ou d’essence, parce que 70 à 80 kms par jour pour aller bosser en bagnole à la ville….Il y en a de + en + , des rêves du genre « ma cabane au Canada, perdue au fond des bois »; avec 4 poules, ça va pas chercher loin, en faut au moins 7 avec un coq, un cochon, une vache, des lapins, du barbelé, la pétoire pendue à côté de la porte, le chien de garde, du grillage partout pour les renards…ahh la campagne! le retour à la ferme, l’autarcie, mais avec internet et le chauffage central, le congélo, l’écran plat, dans un lotissement sécurisé avec gardien armé à l’entrée…tout comme aux US!

      1. Alors soit on a le boulot a 80 bornes par jour, donc rien a changé,
        Soit tout a changé, et c’est les 4 poules…

        Marx prénom Groucho, je vous soupçonne de ne pas être un amoureux de la campagne…parce que je pourrais aussi écrire :

        Ah!, la ville : Traverser chaque jour la rue coupe-gorge pour remonter au huitième sans ascenceur et retrouver l’apartement glacé et sombre, la corvée d’eau et les marchandages incessants, les vols, les flingues etc….

      2. @Thomas :
        Ce qui m’interpelle (quelque part ) dans ces échanges , c’est que les gens se réfugient immédiatement derriere une solution collective …derriere une structure (qu’il faut améliorer…etc ) . Ce suivisme est a mon sens addictif ….pour analyser le chose , faut alller au chapitre « bande anonyme » du livre de K.LORENZ « l’agression » , ou il décrit et etudie ces groupes importants de poissons ou d’oiseaux , qui évoluent par millier ….Il semblerait que ce comportement soit une methode protectrice (essais de la nature) …et que certaines especes s’ y réfugient lors de stress societaux importants : le groupe sécurise et évite de prendre des décisions immédiates . d’autant plus que ces procédures décisionnelles sont perdues ou délaissées ds un coin du disque dur par manque de pratique .
        En grimpe , lorsqu’on quitte une position sécurisée (bonnes prises de mains et de pieds) pour passer un enchainement de prises plus aléatoires , on a toujours a l’esprit la possibilité de désescalader pour rejoindre la position sécurisée …certains passages interdisent ce retour ou le rendent plus problématique que la poursuite de la voie . Nous sommes ds cette situation . Et pourtant la position de sécurité (autonomie partielle appuyée sur une économie minimale mais suffisante …ne date pas de jadis mais de naguère des années 50 ou 60 ….
        Maiontenant , imaginer une sortie par le haut , avec des villes remplis d’inactifs alimentés par des ceintures agraires tres éloignées , les anciennes ont été bétonnées depuis longtemps ..c’est un choix qu’on ne peut me demander d’assumer !

      3. @Paul Jorion :
        /// Les institutions doivent favoriser les comportements vertueux au lieu de les pénaliser. ///

        Je suis persuadé que ce ne peut se faire que par une aliénation forte (donc endogène a l’individu/groupe) admise pour faire pléonasme comme l’ « etat providence » est un pléonasme que l’ on voudrait nier . Je suis aussi persuadé que cette aliénation ne peut provenir que de la structure . Structure du/des groupes qui seule peut induire des institutions vertueuse ….si vertueuse est compris ds le sens de la stabilité individu/groupe et optimisation de l’entité individu .
        Je relis en ce moment Malinowski « 3 essais » …qui montre la force aliénante de ces institution qu’il avait d’abord trouvé désordonnées et dont il montre l’extreme rigidité par une complexité …rigidité et souplesse , contradictions assumées …..mais il étudie qd meme un cas particulier : des groupes nombreux vivant sur des zones d’abondances autorisant une spécialisation et des individus et des groupes … ce qui peut montrer un autre mode de gestion d’un cadre similaire au notre .
        La vertu d’un système doit par ex rendre une capitalisation stupide, ridicule …mais ne pas l’interdire …un groupe réduit peut seul le faire ..me semble t il .
        Maintenant revenir a des groupes style villages ou les gens non seulement dorment mais vivent et travaillent …est ce possible ? Je le pense . Je pense qu’une rémanence de modernité peut améliorer ce modèle …a condition que la pénurie d’énergie nous aide a refuser (ou limiter) la recherche du gain de productivité .

      4. « favoriser les comportements vertueux au lieu de les pénaliser »

        Edgar Morin en appelle à « adopter et adapter une sorte de conception néo-confucéenne dans les carrières d’administration publique et les professions comportant une mission civique (enseignants, médecins, juges, policiers), c’est-à-dire promouvoir un mode de recrutement tenant compte des valeurs morales du candidat, de ses aptitudes à la « bienveillance » (attention à autrui), à la compassion, de son dévouement au bien public, de son soucis de justice et d’équité. » pour ajouter « Mais nous retrouvons là le problème permanent du jugement et de l’évaluation. Qui jugera les juges en éthique ? Qui les évaluera ? » (La Voie, Fayard, 2011, p. 69)

      5. @ujisam:
        C’est quoi ce truc « promouvoir un mode de recrutement tenant compte de la « bienveillance » du candidat ….!! ça me rappelle un truc sur la détection a la maternelle …
        L’enseignant , le juge , le flic , le témoin …ne doivent pas se sous traiter …ils doivent etre ds la tete de chacun …pazs délocaliser ..sauf en cas grave de Bug .
        C’est la derniere cellule du système qui doit gérer les fonctions régaliennes ….pas un car de cRS .
        « Favoriser les comportements vertueux «  » !! …P.J. a raison , mais on est responnsable de son comportement et …Meme de celui de ses proches …si mes freres sont en taule ..je ne PEUX PAS etre ministre …je suis responsable d’eux et eux de moi ….ça , seul une structure de groupes fractales peut le faire …..pas le gigantisme , meme si c’est au prix d’un moindre « gain de productivité » .

      6. @ kercoz
        J’ai eu de prime abord la même réaction de rejet que vous à propos de cette réflexion d’Edgar Morin. Il reste qu’elle m’interpelle.

        Pour vous paraphraser : « Ce qui m’interpelle (quelque part ) dans ces échanges , c’est que les kercoziens refusent catégoriquement toute solution collective …toute structure (qui est par nature aliénante…etc ) . Ce rejet forcené est a mon sens addictif »

        Votre posture «communaliste-naturaliste» est le miroir de l’imaginaire que vous dénoncez. Vous vous posez comme anti-gigantiste forcené. Ce faisant, vous renforcez cet imaginaire gigantiste. «Ne militez pas contre la guerre, mais pour la paix.» disait je ne sais plus qui. Votre monde rêvé ne donne pas envie, pas à moi en tous cas car vous évacuez la question politique pour vous réfugier dans un paradis perdu. Vous n’avez rien à dire sur le vivre ensemble au-delà de petites communautés. Votre seule réponse est : «n’y pensez pas, c’est le gigantisme». C’est un peu court.

        Paul Jorion, dénonce la complexité. Je dirais la mise à distance des responsabilités (et du risque), leur report sur les institutions que vous maudissez : quand son voisin est incivique, surtout ne pas s’en mêler, on appelle les flics ; quand un élève est agressif, les profs accusent les parents et vice-versa ; quand un cochon d’automobiliste jette ses ordures dans le bas-côté d’une aire d’autoroute, on réprouve et on laisse faire ? 😉 Nous sommes d’accord, il faut faire en sorte de responsabiliser et non attendre que d’autres règlent les «problèmes», mais compter juste sur le «flic dans la tête» est un peu court. Des institutions ne sont pas automatiquement bureaucratiques ou technocratiques ou théocratiques ou…, ne versent pas automatiquement dans le gigantisme. Pensez par ex aux institutions souvent informelles mises en place par les mouvements d’émancipation. Là où ça foire il me semble, c’est quand c’est transformé ou récupéré par un pouvoir bureaucratique, technocratique… cela devient une institution figée, inquestionnée et inquestionnable qui assure avant tout sa propre survie. Est-ce une fatalité, une loi de l’histoire ? C’est ce que vous semblez croire sans aller plus avant.

        Paul Jorion, dénonce aussi une hiérarchie dominatrice (pléonasme) dans les grandes entreprises qui est un gaspillage d’énergie juste pour surveiller, contrôler, soumettre… Comme le KGB en URSS, ou encore l’Inquisition. Les transnationales sont de fait des états au dessus des états, sont «hors la loi» au sens littéral du terme. Nous sommes d’accord, mais ce sont de fait des lieux de pouvoir ici et maintenant et vous proposez quoi ? Rien, vous attendez que ça s’effondre. Et vous avez la naïveté de croire qu’ils ne vont pas réagir ?

        Je retrouve là des thèmes abordés par Ivan Illich : monopole radical, contre-productivité. Et Cornelius Castoriadis : auto-limitation, autonomie individuelle et collective. Retrouver le sens des limites. L’hubris qui appelle la némésis…

        « si vertueuse est compris ds le sens de la stabilité individu/groupe et optimisation de l’entité individu. »

        Un groupe mafieux ou une secte rentrent TB dans votre schéma. Merci bien.

        « La vertu d’un système doit par ex rendre une capitalisation stupide, ridicule …mais ne pas l’interdire …un groupe réduit peut seul le faire ..me semble t il. »

        Des communautés comme les Amish tiennent ensemble, mais sont ridiculisés par la société. Leur première règle : « Tu ne te conformeras point à ce monde qui t’entoure ». Voilà qui devrait vous convenir ainsi qu’à des groupes «alter». Ne serait-ce pas justement ce qui les tient ensemble : « Je suis différent, hors de la société, donc j’existe » ?

        Je n’ai pas vos connaissances, mais vous semblez vouloir conforter à toute force votre théorie naturaliste pour vous réfugier dans une paradis perdu (ou à venir).

      7. – les systèmes complexes sont vulnérables. Leur existence exige des échanges avec le monde extérieur. Les vivres sont limités . Par stratègie il faut faire face à la compétition .

        – la perception du monde par image mentale ( conscience , réalité vs vérité ) est une arme particulièrement efficace .

        – de l’association des images nait …l’intelligence .

        – l’expansion de l’univers ( de l’humanité ?) évite la monotonie et l’hyper stabilité par la complexification à l’infini . La complexifucation engendre la vulnérabilité et l’obligation de prédation . Poussée à ses limites, la compétitivitéagressive provoque l’élimination de tous les adversaires et rétablit paradoxalement la catastrophe de la monotonie .Le plus magnifique et monstrueux compétiteur est l’homme .

        – la survie de l’être humain , la victoire de la pulsion de vie sur la pulsion de mort , est l’objet de ce blog .

        – l’intelligence passe par la remise en cause permanente des avantages ou concepts acquis .

        – seule l’énergie solaire peut satisfaire nos besoins sur le très long terme . C’est là qu’il faut checher et innover .

        – la vie a un sens Il n’est pas donné .

        « Si le non -sens dominait en absolu ( on y est avec le capitalisme sans Loi ) , l’aspect sensé de la vie..disparaitrait de plus en plus.. …Sens et non sens sont probablement vrais . La vie est sens et non-sens . J’ai l’espoir anxieux que le sens l’emportera  » ( Jung ) .

        – C’est la Loi démocratique ( pas une représentation systémique douillette ) , avec toutes ses imperfections , qui donne , au moins pour un temps , le Sens , qui ne conserve de la complexité et de la compétition que ce qui assure la survie et le bonheur commun .

        ( Librement extrait ou adapté de Hubert Reeves et de mes propres intuitions ou lextures diverses )

      8. @Juan nesy :
        Vous dites beaucoup de choses …je vais m’en tenir a qqunes :
        //// les systèmes complexes sont vulnérables. ///
        C’est une contrevérité mathématique …L’avantage premier des systèmes dits « complexes » , c’est leur extreme stabilité due a leur situation « ordinaire » sur des attracteurs stabilisés et contraints .
        Apres qqs lectures sur la th.du Chaos ou la complexité (je conseille GLEICK ), on s’aperçoit que cette stabilité résulte de la multiplicité des « boucles » interactives . En gros la stabilité résulte de la somme de multiples instabilité et plus y’en a , plus la dynamique résultante est stable . Pour la pédogenèse , la multiplicité des acteurs /intrans fait que si tous sont importants , aucun n’est indispensable ;..le couple lignine – mycélium qui semble primordial chez nous comme origine de cette pedogenèse est remplacé par le couple lignine-thermite , un des seuls insecte a pouvoir dépolymeriser la lignine pour la rendre accessible a la pédofaune ….

        /// de l’association des images nait …l’intelligence . ///
        c’est vrai mais pas suffisant .. Il faut l’ étape animal social …puis celle de l’espece « spécialisé ds la non spécialisation  » (K Lorenz) , …apres faut des especes nidipares qui gardent leurs petits au nid longtemps .protègés , pour qu’ils jouent …c’est le jeu qui développe le cognitif .. nous on en abuse …on ne passe plus au stade adulte ! la société protège tellement les jeunes que ce caractère s’est hypertrophié et nos branleurs joue sur leu Ipod jusqu’ a 35 ans ….créatif ..on vous dit ! c’est la « Neoténie » , du moins son sens étendu par Lorenz .

      9. Il est significatif que vous n’ayez rien repris du paragraphe sur Sens et Non-Sens .

        Vous êtes ficelé dans le cocon mortel du non-ssns .

      10. @Fujisan:
        //// Votre monde rêvé ne donne pas envie, pas à moi en tous cas car vous évacuez la question politique pour vous réfugier dans un paradis perdu. Vous n’avez rien à dire sur le vivre ensemble au-delà de petites communautés. Votre seule réponse est : «n’y pensez pas, c’est le gigantisme». C’est un peu court. ////
        Qui te parle de « rève » ? … Je pourrais parler en « isme » , donc du positivisme … je ne fais qu’analyser les causes de nos dérives …qui selon moi viendrait de la sortie du modèle parcellisé , d’ une « dénaturation » des interactions …aucun paradis , mais un modèle perdu depuis peu ..tres peu ! 1950 ou 1960 … modèle en usage ds ts les systèmes …qui donc a mes yeux serait un gage de vertu ..qu’y a t il de si obscène ds cette démarche ? .. La politique ne serait qu’ un paliatif pour remplacer une auto-régulation agressive certe , mais apaisée entre les groupes ..
        Ce que tu ne comprends pas , fuji , c’est que passé une certaine taille , les interactions entre individus ne sont plus gérables par l’ outil complexe originel ……..on crée donc un outil : l’ économioe des échanges , mais qui sera linéaire puisqu’on sait pas faire complexe ..pour celà on élague des « intrants » trop compliqués a modéliser …passer une autre taille , ça ne fonctionne meme plus ! ….IBM , un des plus gros système , a jeté l’éponge ….les structures coutent plus cher que les gains et ne remplissent pas 10% de leur fonctions initiales …
        C’est la raison pour laquelle je préconise le modèle morcelé …c’est tout . C’est juste mathemetique et de plus ça correspond a la logique sociologique des capacité d’échanges basés sur l’ affect …
        Un positiviste évite l’ imaginaire ..il tente de rester cohérent …

        @Juan :
        SENS ..démocratie qui donne du sens ? Bonheur commun ? loi démocratique (pas systémique douillette ) ….c’est quoi une loi démocratique pas douillette et pas systémique ? …L’audimat ?
        En y regardant de près : la démo n’a existé qu’avec des esclaves …virtuels ou vivants ..
        La démo n’a pu fonctionné qu’avec un système « ouvert » …vautré sur des abondances , des pillages , regard braqué sur l’ infini …
        Je ne base mes positions que sur des concepts simples ..pour moi incontournable :
        -rigidité forte des comportements relationnels interactifs ..si on veut optimiser l’ individu ..puisqu’on a été formaté ainsi ……..les dérives ne peuvent qu’etre entropiques .
        – La « raison » si elle arrive a diriger notre société ne peut que la perdre …..Puisque nous avons survécu grace aux « rites » ..mémoires des galères passées et optimisation sécurisé de nos comportements .afin de limiter les dérives opportuniste (beau temps , plein d’esclaves , un max de petrole..) …maintenant c’est juste une base de réflexion , pas un crédo !

      11. kercoz : « Ce que tu ne comprends pas , fuji , c’est que passé une certaine taille , les interactions entre individus ne sont plus gérables par l’ outil complexe originel ……..on crée donc un outil : l’ économioe des échanges , mais qui sera linéaire puisqu’on sait pas faire complexe ..pour celà on élague des « intrants » trop compliqués a modéliser …passer une autre taille , ça ne fonctionne meme plus ! »

        Si, je crois vous avoir compris depuis un moment ! Vous voulez remettre au centre les rapports humains directs, le face à face direct, les affects… qui seraient un meilleur régulateur des excès qu’une institution qui prétend civiliser les rapports humains de l’extérieur, ce qui serait déresponsabilisant, contre-nature pcq négation de la dimension affective, animale de notre espèce. Je suis d’accord pour dénoncer des institutions centralisées (linéaires), des «outils» hétéronomes (Illich, Ellul, Gorz…) qui mettent les personnes à distance pour privilégier des modèles qui mettent au centre les rapports humains directs. Cela résonne avec mon expérience quand je compare des échanges par internet (qui tournent vite au vinaigre vu que les affects ne passent pas) vs des échanges en face à face (où les affects passent, et pacifient tant bien que mal).

        Mais la question reste posée : comment on s’organise pour vivre ensemble au-delà de communautés à taille humaine ? C’est la question politique par excellence. Ce qui rejoint la critique de Paul Jorion à l’encontre de la démocratie directe qui ne «marche» que jusqu’à une taille humaine (le stade de 30000 personnes si mes souvenirs sont bons). Plus particulièrement comment on s’organise pour éviter de reconstituer des institutions linéaires ? Et ce pourraient être d’autres communautés qui décident de se coaliser pour menacer la vôtre. L’histoire est pleine de ces dérives-là, mais vous êtes muet à ce sujet.

      12. @Fujisan.
        /// Mais la question reste posée : comment on s’organise pour vivre ensemble au-delà de communautés à taille humaine ? C’est la question politique par excellence. ////

        La réponse me parait évidente …Le mot fractal effraie et prete a sourire ..pourtant c’est le mode de distribution le plus utilisé chez les especes vivantes : scissiparité et invariance d’ échelle .. La relation entre les quartiers , villages , bourgs et villes (villages groupés) est semblable aux interactions entre individus d’un groupe …sans etre identique.
        J’ai dit qu’ilne faut pas penser revenir aux cavernes ni au M. A. ! mais il faut étudier les outils de gestions pour s’en inspirer …
        A ce stade , je case généralement l’exemple du « rond point » . Qui multiplie par 5 les capacités de débit que ne pourrait faire la technologie de feux rouges fussent ils équipés de radars , informatique embarquée, caméra ..etc …et ce uniquement avec la capacité du cerveau humain ou du lapin d’ailleurs)a gérer un système complexe .
        La complexité des interactions d’un groupe optimum d’individus (plutot 50/80 ) c’est deja 30 000 interactions si on reste au niveau individuel ….ça n’est deja pas modélisable techniologiquement parlant …mais nous pouvons le faire , c’est une politique « naturelle » , du droit naturel qui se met en place seul , s’il n’ y a pas eu trop de rupture historique .
        La description de Braudel ds « identité de la france » montre bien la façon dont s’est distribué la structure du village /bourg /ville . …l’interet économique n’est pas a rechercher ds ce modèle , meme s’il a bien sur participéa son élaboration….ce qu’il faut y rechercher c’est que ce modèle semble avoir respecté l’affect comme intrant principal des interactions .
        Nous avons balayé ce concept pour des raisons de pure rentabilité ..d’économie d’échelle .
        Si l’on regarde l’outil supposé vertueux ,on remarque que c’est l’unité de lieux qui réfère le modèle. Il me semble qu’il faille rechercher de ce coté : vivre , manger , dormir et travailler ds le meme lieu .ce n’est qu’ une tendance a rechercher , pas un décret …de toutes façons la dérive créée par ‘énergie sera freiner par la pénurie d’énergie .
        Ce que je crains c’est un effet de « collage » a l’ancien modèle , si jouissif pour la classe dominante .
        Un autre argument qui , me semble t il plaide pour cette modélisation :
        les études socio, montrent que l’individu , une fois satisfait physiologiquement n’ a qu’un seul but : valoriser sa « face » ou son égo . Il ne le peut faire que par des interactions . et cette recherche n’est satisfaite que si laz satisfaction est « objective » …c’ est a dire si la reconnaissance de sa valeur provient d’un individu « apte » a porter ce jugement , donc un « proche » .
        Je vais éviter le « hamac » qui doit lasser …Mais j’insiste sur le fait que les comportements consuméristes , donc énergétiquement dispendieux , donc au total , la dérive sociétale occidentale , provient de cette quètte perdue derriere des leurres sensé montrer de façon ostentatoire une valeur non prouvée .
        encore une fois cette dérive « majeure » ne provient ni d’une idéologie ni d’une malfaçon éducative , mais d’une structure inefficace .

      13. @Kercoz :

        La Loi démocratique n’est pas que la Raison .

        Elle est aussi empathie , communication , risque .

        C’est l’ensemble qui fait Sens dont la Loi n’est que l’expression .

        La démocratie se pervertit quand on veut s’assurer contre le risque , quand il n’y a plus de cohérence , plus de dialogue er compréhension au sens propre , plus d’empathie et d’ennivrement .

      14. @Juan :
        ///// La Loi démocratique n’est pas que la Raison .

        Elle est aussi empathie , communication , risque .

        C’est l’ensemble qui fait Sens dont la Loi n’est que l’expression . //////
        Je n’aime pas développer contre la raison , car je donne du grain a moudre aux réactionnaires .
        Mais c’est un fait évident que si l’on s’était toujours conformer a la « Raison » , notre espece aurait disparue depuis longtemps .
        La « Raison » comme la démocratie l’ égalité, au mieux l’ équité ne servent qu’un seul maitre : l’ individu et une seule époque : « le présent ». Au mieux elle va s’interesser au groupe dont dépend l’individu .
        Mais sa vue est courte et ne va pas au delà !
        Chacun de nos actes , de nos gestes servent plusieurs maitres . En sus de l’individu , ces actes doivent servir les interets de:
        -Le groupe
        le groupe dans le temps (civilisations)
        -L’espece
        Ces interets , la raison s’en contre fout ! il suffit d’ouvrir la TV.
        Donc il faut autre choses pour défendre ces interets , pour se souvenir qu’en periode glaciaire , l’humanisme n’a pas trop cours et la démocratie est une blague belge .
        C’est le role des « rites » d’etre ces mémoires et de formater un comportement rigide qui devrait eviter des dérives laxistes …
        C’est bien au delà de l’empathie qu’il faut admettre cette rigidité et ne pas forcément l concevoir comme une contrainte négative . L’empathie n’est que de l ‘agressivité négative , inhibée , ..un deal , souvent une arnaque .

      15. @kercoz :
        Vous êtes tout de même conscient de l’extrême similitude entre votre théorie et celles des libertariens ?

        Pour paraphraser wikipédia : « les kercoziens, sont favorables à une réduction, voire une disparition de l’État en tant que structure inefficace, au profit d’une coopération libre et volontaire entre les individus et groupes. »

      16. Le fractal ( où ce qu’il a cru y trouver ) est à Kercoz ce que le capital est à Jducac : sa prison .

        Pour sortir du cadre global , il faut déjà sortir de sa propre prison .

        Mais la clé ne peut fonctionner que de l’intérieur .

      17. @Fujisan:
        //// Vous êtes tout de même conscient de l’extrême similitude entre votre théorie et celles des libertariens ? /////
        Je suis bien conscient de la similitude de l’outil naturaliste ….sauf que l’ arnaque des libertariens est de réclamer l’ auto-organisation du système …APRES avoir linéarisé les débuts du système :
        Si l’on prend l’outil de la complexité au sens math , il ne conserve ses avantages vertueux (stabilité-attracteur, et optimisation des intrants) que si la tructure est entierement complexe , et ce des les premieres cellules strucurées ….ON ne peut utiliser l’ auto-organisation apres avoir « spécialisé-linéarisé » les taches a outrance … ça ne fonctionne pas ou ça éloigne vers l’infini la zone de stabilité (temps caracteristique ds la Th.du Chaos) .
        La similitude de l’outil et de l’argument est bien sur sujet a récupération …qu’il faut dénoncer .Les libertariens ne s’appuient jamais sur une structure maintenue morcelée .

      18. @kercoz
        « Les libertariens ne s’appuient jamais sur une structure maintenue morcelée »

        Économie sociale de marché – wikipédia
        « Les ordolibéraux identifient également la cartellisation et le contrôle étatique de l’économie comme facteurs d’avènement du totalitarisme.
        Le nom que les ordolibéraux donnent à leur doctrine est l’économie sociale de marché, qui assume l’idée que le libre-marché est naturellement social. »

        NB C’est la doctrine de l’UE.

      19. @Juan Nessy :
        /// Le fractal ( où ce qu’il a cru y trouver ) est à Kercoz ce que le capital est à Jducac : sa prison .///

        Je suis conscient que le terme « fractal » effraie . Il n’empeche que c’est la façon la plus simple et courte d’imager un modèle d’invariance d’echelle . De la structure ou les interactions entre groupes sont similaires aux interactions entre individus .. (interactions issues de l’agressivité intra-spécifique apres socialisation de l’espèce ) …
        Dire que je m’ enferme dans ce modèle ….alors que ce modèle est le seul en usage chez tous les systèmes vivant animaux ou vegetaux ……Ce qui voudrait dire que je refuse l’ argument que l’espece humaine puisse échapper a ce modèle …du fait de ses caracteristiques propres , a savoir la capacité a « inventer » un outil de gestion offrant les memes garanties de pérénnité et d’efficience que l’outil naturel ….Le fait de refuser cette arrogance serait m’ enfermer ? …Il n’est que de voir l’etat du monde pour constater que cette arrogance et ce modèle sont pervers .

        Ce que je voudrais faire passer c’est qu’on a bifurqué et que cette bifurcation est du a un changement structurel des groupes …changement ayant eu des répercutions et incidences catastrophiques aussi bien sur l’économie que sur l’optimisation de l’individu ….sans chercher d’autres mé-faits encore plus évidents .

        @Fuji san …
        Je ne connais pas ces gens et ça devient compliqué …
        La thèse que je défends est purement théorique. Pour caricaturer et simplifier :
        -l’individu ne peut interacter que dans un groupe disons de 60 personnes puisque l’affect est un intrant majeur .
        -60 personnes induisent 3600 interactions (si on reste au premier niveau) …interactions que doit supporter le groupe .
        – ce qui fait pour notre pays : un million de groupes de 60 et pour un canton disons 60x 60 = 36 oo interactions …etc
        -Le modèle actuel en cours de globalisation induit qd a lui : 60 million x 60 millions = 3600 milliards d’interactions …ce qui est impossible …La structure va donc élaguer au maximum … et la machine ne peut que dériver …

        Une autre approche est sociologique : les cotés « négatifs » humains st les memes , mais ils sont freinés par la proximité et l’intimité des gens : tu ne peux exploiter ignoblement ton voisin si sa femme est mignone et que tu le croise tous les jours (passage de l’immoralité à l’ amoralité) ,tu exploites pourtant le meme individu a des milliers de KM avec ta retraite et ton assurance vie ..
        Plus le système est morcelé , plus il devient difficile de le parasiter , d’y greffer un parasite qui voudrait capitaliser .

      20. @ Juan Nessy 11 novembre 2011 à 21:41

        Pour sortir du cadre global, il faut déjà sortir de sa propre prison. Mais la clé ne peut fonctionner que de l’intérieur.

        Tout à fait d’accord. Le problème c’est que ma prison, celle de Kercoz, la vôtre, et celle de tous les autres, c’est la même. Nous n’avons qu’une seule clé ou combinaison à trouver. Cette clé est l’accord, l’entente, la vision commune, qu’il nous faut trouver tous ensemble. Non par l’élimination des uns sous prétexte que d’autres les présentent comme plus nuisibles. Pas plus que l’inverse.

        Parce que le capital, pour moi, est encore l’essentiel, à moins que le mot n’ait plus de sens. Je crois que l’essentiel, c’est de maintenir la vie pour que notre espèce et celles qui lui sont associées se perpétuent sur notre petite terre ou éventuellement ailleurs.

        Comme il ne peut pas y avoir de vie sans énergie, je pense qu’il est temps que nous en prenions tous conscience. C’est ce qui va nous conduire à consommer tous moins, sans pour autant forcément consommer tous à égalité.

      21. @ Kercoz :

        Vous n’avez toujours pas perçu ce que Sens et Non-sens , impliquent .

        Bien qu’ayant plutôt fait mes gammes dans les intégrales eulériennes , je sais aussi ce qu’est une fractale : une merveille mais qui n’a pas plus de sens que toutes les lois de la physique , que toutes les lois qui ne sont pas un choix . C’est la loi choisie qui fait sens . Et la vie , comme déjà dit , c’est le non-sens ET le sens .

        @ Jducac :

        Il faut faire le tri dans vos essentiels .

        Pour certains , Dieu est l’essence première .

        Pour Sartre l’existence précède l’essence .

        Pour Aristote , l’essence de l’homme réside dans la pensée . Descartes pense donc il est .

        La clé de la prison est peut être dans le sens du relatif ( grec ) , plus que dans la pompe ( à essence).

      22. @ Juan Nessy 12 novembre 2011 à 14:30

        Allez-y Juan, livrez-vous ! Dites ce que vous êtes ou pensez être en nous faisant part de vos pensées personnelles au lieu de nous balader entre Dieu, Sartre, Aristote, Descartes et le grec.

        Pour vous la clé, d’accord c’est de l’intérieur, mais c’est quoi, c’est quand, c’est comment ?

      23. @ Juan Nessy :
        Je ne saisis pas ta notion de sens et/ou non sens .(pourtant j’ essaie !) :

        //// La Loi démocratique n’est pas que la Raison .
        Elle est aussi empathie , communication , risque .
        C’est l’ensemble qui fait Sens dont la Loi n’est que l’expression ////

        Tu sembles mettre la « démocratie » comme axiome , et sa « loi » idem (loi dictée par qui ou quoi ?)
        Tu sembles additionner la raison + empathie (en option ? pas vendue avec la raison , +risque (assurance tout-risques) = le  » sens « …Moi je veux bien , mais je ne suis pas sur que ça puisse équivaloir en efficience a la gestion « naturelle  » ou économie « naturelle » des groupes . ….et tout ça pour justifier le « gain de productivité  » acquis en se démarquant des structures anciennes .

        Nous sommes ds un système qui privilégie l’immédiateté (nos petits plaisirs) au détriment évident des autres bénéficiaires de nos actes (nos descendants , notre espece) ..la « raison » ne va pas au delà de l’interet du groupe …et encore !! Il serait assez facile que notre système qui « taille des pipes » à certains , …. ne vise qu’à satisfaire ses propres interets en tant qu’entité …c’est un peu « SF »…mais ça parait évident : LES INTERETS DU SYSTEME ont DIVERGE des INTERETS DES INDIVIDUS (au prix de qqs pipes ) … pardonne ma grossièreté , elle ne fait qu’imager l’ obscénité de ce constat .

      24. @Kercoz :

        Essayez encore .

        Ps : vous avez oublié la créativité dans l’équation récapitulative de la « loi » démocratique.

        @Jducac :

        Si je vous balade entre Aristote , Dieu ( version Blaise Pascal) , Sartre , Descartes et le sens du relatif grec , pour commencer , ça n’a rien d’extraordinaire c’est là que je suis .

        La clé collective c’est la démocratie selon la définition de Paul Ricoeur .

        La clé individuelle ? Plus délicat ; Lacan peut être mais j’ai des réticences . En tous cas , ça doit partir de l’intérieur .

        Je n’ai pas de réponse prête à l’emploi , juste ces deux couteaux suisses là , pour désosser les problèmes , et ne pas prendre les vessies pour des lanternes , dans les deux cas .

      25. @kercoz
        « Je ne connais pas ces gens et ça devient compliqué … »
        Moi non plus, mais wikipédia est clair :
        « Selon la théorie ordolibérale, l’État a pour responsabilité de créer un cadre légal et institutionnel à l’économie, et de maintenir un niveau sain de concurrence « libre et non faussée » via des mesures en accord avec les lois du marché. En effet, si l’État ne prend pas des mesures anticipées pour encourager la concurrence, les entreprises donneront naissance à des monopoles ou oligopoles. Cela aura pour conséquence de détourner les avantages économiques offerts par le marché, et peut-être à terme de saper la démocratie, le pouvoir économique étant capable de se transformer en pouvoir politique. »

        De même aux USA, il y a des lois antitrust. A ma connaissance, le dernier en date est AT&T (Bell). Microsoft résiste.

        Ca ne va pas aussi loin que vous. Contrairement à vous, ils reconnaissent des économies d’échelle, mais point trop n’en faut, sinon on évolue vers le totalitarisme. Ils vont donc s’assurer que la saine concurrence «libre et non faussée» soit effective pour conformer la réalité aux saintes «lois de l’économie» valables de toute éternité, conditions et garantie du meilleur des mondes possible. Si ça ne «tourne» pas comme décrit dans les livres de la loi, ce n’est jamais la faute aux livres de la loi, c’est la faute aux agents qui ne se comportent pas comme décrit dans la théorie. Et donc logiquement, vous avez un Commissaire à la concurrence qui surveille qu’il n’y ait pas de cartellisation, d’entente sur les prix et qui enjoint les pays à briser cette cartellisation comme par ex. en Belgique le prix des SMS «anormalement» élevés.

        « La thèse que je défends est purement théorique. »
        Purement théorique ? Alors que vous le mettez vous-même en pratique et encouragez chacun à faire de même ?

        « Plus le système est morcelé , plus il devient difficile de le parasiter , d’y greffer un parasite qui voudrait capitaliser . »
        Les ordolibéraux sont d’accord avec vous. Voir + haut.

      26. @ Juan Nessy

        – seule l’énergie solaire peut satisfaire nos besoins sur le très long terme . C’est là qu’il faut checher et innover .

        Indirectement, c’est ce que recherche kercoz et l’énergie solaire constitue la faille qui nous demande de changer de système.
        L’énergie solaire étant au départ décentralisée et distribuée de façons multiples, il n’est pas nécessaire de la concentrer pour la redistribuer comme il en etait avec les énergies fossiles.
        La remise en question est beaucoup plus importante que 500m2, 4 poules et une stère de bois de chauffage même si un tel point de chute a le mérite d’exister et de se verbaliser sur ce blog, c’est important.
        Le retour à la campagne avec internet, j’en rêve aussi.
        Je suis né à la campagne en 1949 au début de l’industrialisation de l’agriculture, des histoires de sa jeunesse que mon père m’a raconté, j’ai pu me faire une idée de ce qu’était la vie paysanne qui est comme le dit kercoz non pas un statut mais un mode de vie.
        Reprendre certaines idées de ce temps là, la meilleure part de notre technologie, stimuler l’autonomie des individus, relocaliser l’activité pour éviter les déplacements inutiles, tout cela est possible mais demandera d’apprendre à se prendre en charge.
        Le développement de l’énergie solaire peut s’inscrire harmonieusement dans un tel système.
        En tous les cas un retour au système vivant et à la nature est nécessaire sans se cantonner à des idéologies mais en voyant les choses de manière évolutive.
        Un bon bouquin dans ce style est l’homme renaturé de Jean Marie Pelt

      27. @Fujisan:
        a priori , l ‘ ordholiberalisme ne me convient pas parce qu’il est centralisé ..il y a une zone décisionnelle centrale ..pas d’auto-organisation …de la spécialisation , des economies d’échelle et pas de reflexion structurelle .
        Je le répète , je reste sur le plant théorique ..pas sur une perspective de mise en application. je ne la mets pas vraiment en pratique …trop vieux ! ce n’est pas 4 poules et 500m2 de potager ! et pourtant cet exercice par ailleurs plaisant et valorisant suffit a me mettre en demi autarcie alimentaire ….c’est la raison pour laquelle je fais du prosélytisme …c’est facile et plaisant ! comme sortir d’une addiction tabagique .

      28. @Don JUan :
        /// Ps : vous avez oublié la créativité dans l’équation récapitulative de la « loi » démocratique. ///

        Là tu m ‘ interesses : La créativité .
        Il y a un enchainement de logiques surtout développé par K.LORENZ qui aboutit au développement cognitif ….au prix de l’ accentuation du caractère NEOTENIQUE (ds le signifiant étendu de Lorenz).:

        Au départ , il y a des espèces spécialisées …qui ont un domaine de compétence qui leur permet de dominer une niche de prédation
        Apres y’a les « specialisés dans la non spécialisation » ….qui ne dominent aucune discipline olympique mais sont les plus fort au penthatlon .
        -cette polyactivité permet une adaptabilité meilleure a l’environnement et autorise un développement cognitif.
        – ces especes pour s’adapter a la polyactivité et a la » non spécialisation  » nécessitent un temps d’apprentissage plus long ..pour les oiseaux , on a les « Nidipares » et les « Nidifuges « .
        -Ce retard a la maturation , au passage a l’etat adulte est autorisé du fait de la protection de l’adulte …ET DU GROUPE ; ce qui est un facteur socialisant et inhibiteur de l’agressivité .
        -L’apprentissage , le « culturel » des rites sociaux , ce qui n’est pas instinctif …est favorisé par le jeu .(agressivité modifié …le chien ramene le bout de bois pour que tu tires dessus pour descider du plus fort ..pas pour que tu lui jettes). ….
        -Plus la « culture » est importante , plus la periode pré-adulte , immature , est longue .
        -cette periode de « jeux » développe la créativité , le cognitif.
        MAIS…..prolonger cette période c’est empecher la maturation de l’individu …des individus …et ça peu menacer ET le groupe ET la civilisation …sinon l’optimisation de l’individu.
        Le caractère NEOTENIE est a l’origine un caractère decrivant des especes qui se reproduisent sans passer a l’etat mature , adulte …LORENZ l’utilise dans le sens d’auto domestication . Plus curieux , il est démontré qu’en qqs generations , les animaux « domestiques » deviennent néoténiques : normalement un félin adulte ne miaule pas et l’animal domestique reste inoffensif car il ne cherche pas (ou peu) a dominer la meute en devenant adulte .
        Ce qui effraie pour notre cas c’est le recul rapide et meme la suppression du passage a l’etat adulte …ce n’est pas seulement jouer au game boy a 35 ans , c’est un refus de responsabilisation , de rigidité de rites protecteurs ..etc … c’est une dépendance/soumission accrue au système qui est sensé palier ce manque de responsabilité (transfert) ….
        Le système y voit donc des avantages , le petit con aussi , le jeu est cr&éatifs et l’economie en bave de plaisir …..que demander de plus ?

    6. Kercoz,
      « C’est par égoïsme , curieusement , qu’on trouvera des solutions collectives »
      Par cette phrase vous avez détruit tout le « capital sympathie » que j’avais pour vous. J’ai peur d’en avoir désormais plus pour vos poules (de la sympathie, pas du capital). Et même, dans ce futur apocalyptique qui vient, j’espère ne jamais vous trouver plus à mon goût que vos petits légumes.

      1. cher Arnaud :
        Le sourire découvre les dents , c’est un rite archaique détourné , un geste inhibé retourné pour un message non agressif ….l’origine de tout …notre moteur , le moteur de toute les especes est l’ agressivité , l’ égoisme …..le reste c’est de la littérature.

      2. @ Michel Lambotte.
        C’est une bonne question.
        Il me semble beaucoup plus courageux de se prendre en charge que de se réfugier derrière une banderole ou d’attendre des solutions hypothétiques d’un sous système qui voudrait s’ opposer au système.
        De plus il y a des urgences ..les choses bougent , et il est urgent de vivre ! autant vivre de suite selon un modèle que l’on choisit , plus sécurisé , sécurisant puiqu’il est encore autorisé par le système .
        C’est celà l’ égoisme . Et ce choix qui va immédiatement réaliser mes besoins, peut etre un implant .N’étant plus « rentable » puisque je ne consomme plus et que j’intègre des circuits courts , je lutte effectivement contre ce système. Implant parce que montre un chemin et sollicite les circuits courts .
        Comme ceux qui laissent 10 euros en banque ..
        Meme si l’ on veut lutter, pourquoi ne pas vivre ? ne pas changer d’utopie , profiter du répit pour s’installer plus pres du point de chute ? L’ un n’empeche pas l’autre .perso je pense que l’un se suffit par lui meme pour faire tomber le sistus . Vivre réellement plutot que par substitution est peut etre la meilleur façon de lutter .

      3. @kercoz
        A bonne question bonne réponse, merci.
        Je suis d’accord avec votre définition en y ajoutant l’opportunisme.
        Il ne s’agit pas de l’égoïme pris dans le sens tout pour moi et rien pour les autres, mais dans le sens de sauver ma peau et celle des autres s’ils veulent bien coopérer.
        On peut même être agressif en s’incrustant dans les failles du système pour le faire éclater, je prends comme exemple la contradiction entre société de consommation et austérité entre rigueur et relance.

        Vivre réellement plutot que par substitution est peut etre la meilleur façon de lutter .

        Personnellement, je fais les deux parceque je n’ai pas le choix et je pense qu’on passe pratiquement tous par ce stade de différentes manières et se disant que jamais rien n’est acquis une fois pour toutes mais au contraire est en perpétuelle évolution.
        Vivre réellement n’aura pas la même signification pour vous ou pour moi ou quelqu’un d’autre, cette diversité est justement bénéfique car beaucoup plus équilibrée et à même de résister à l’assaut du système.

        Meme si l’ on veut lutter, pourquoi ne pas vivre ? ne pas changer d’utopie , profiter du répit pour s’installer plus pres du point de chute ? L’ un n’empeche pas l’autre .perso je pense que l’un se suffit par lui meme pour faire tomber le sistus .

        J’ai peur de mal comprendre en ce qui concerne répit ,point de chute et surtout sistus, il est important de comprendre le sens que vous donnez aux mots pour se comprendre.
        Si vous pouviez préciser je serais ravi.

      4. @Michel Lambotte :
        Il me semble qu’ au point ou nous en sommes, vivre égoistement est la meilleure façon de lutter contre ce système ..c’est un peu ce qu’avaient fait la jeunesse des années 68 …alors que tout allait bien économiquement parlant . Faire des heures sup pour acheter des enjoliveurs a sa BMW ou equiper a pelouse d’une piscine ….a l’époque , beaucoup de mes amis ont préféré vivre autrement …et certains y ont réussi
        Il se trouve que cette recherche rejoint ce que la conjoncture va nous obliger a faire ! comique non ?
        Comique mais surtout interessant parce que ça montre que cette « décroissance » peut etre jouissive .
        Pour le répit , c’est juste le temps assez court qu’il nous reste avant les délitements sociétaux de + en + sévères .
        Je m’appuie sur JANCOVICI pour son passage de 120 esclaves virtuels (KW) /personnes à …50ou 30 tres rapidement (en esperant qu’ils restent virtuels) .Donc le point de chute serait ces 30 KW attribués par le reste de modernité . ce qui implique circuits courts , la fin de l’urbanité , la production partielle autogérée …. se rapprocher de ce point de chute , évitera peut etre de tomber de trop haut …et d’abriter certains moins chanceux …
        Sistus , c’est juste « système » . Je pense que le « système » a une dynamique a tres forte inertie (comme une toupie) ..tant qu’elle tourne vite , rien ne peut l’impacter…rien d’endogène en tout cas .
        De l’interieur on ne pourra rien faire (défaitisme) …autant vivre comme on aime vivre ..surtout si ce mode de vie freine la toupie ! On peut militer aussi , rien ne l’empeche , meme si l’on sait que le seul vrai militantisme c’est que tes voisins voient tes momes heureux sans 4×4 et sans piscine et que les siens sont toujours chez toi a discuter avec tes poules ….et a te demander pourquoi tu as tant de bouquins .

      5. @ kercoz,
        Je suis d’accord sur l’essentiel, mais lorsque vous dites qu’on ne peut rien faire de l’intérieur, encore une fois faut-il s’entendre sur la signification de l’intérieur.
        Je fais partie d’un cercle horticole dans lequel je voudrais faire passer l’idée du BRF, suis je dans le système ou en dehors?
        Que pensez vous de la rurbanité? J’habite dans une contrée qui serait propice à son développement.
        J’estime que la manière dont vous vivez est intéressante, je suppose que vous ne rejettez aucune autre manière d’arriver à ces 30 kw par individu sans trop d’encombre.
        Pour info, ce weekend, j’ai remplacé la vieille chaudière de mon fils par une à condensation, cela aussi fait partie de l’évolution.

      6. @Michel Lambotte.
        Je suis de plus en plus opposé (subjectivement ) a la technologie . Pour la chaudiere , il me semblerait plus pertinent de connecter 1 ou 2 radiateurs en thermo -syphon …peu esthétique , certe mais ça le rendrait indépendant de l’ élec.

        ///// Je fais partie d’un cercle horticole dans lequel je voudrais faire passer l’idée du BRF, suis je dans le système ou en dehors?///
        Tu es dedans …mais ça n ‘interdit pas de s’adapter a un concept plus performant …comment dire : a cet endroit y’a des vagues , avec une meilleur planche , tu fais du surf plus efficacement ….mais a cet endroit ds qqs temps , ce sera marrée basse ……
        Le fait de pratiquer le BRF est positif car ton sol s’ agrade et le taux d’humus remonte …qd il n’ aura plus d’engrais ou beaucoup moins ..tu pourras maintenir plus facilement ta production .
        L’energie actuelle peut soit servir a faire circuler des connards en 4×4 , soit a percer des tunnels ou construire des ponts qui serviront toujours meme qd le petrole sera 4x +cher .
        Qd je dire qu’on ne peut rien faire de l’interieur de la toupie , c’est l’inverser ou l’ arreter …tu peux qd meme y vivre le moins mal possible et meme te servir de la dynamique de la toupie si cet usage la freine . Avec un peu de morale , on évite de participer a l’entretien de cette dynamique .
        L’ usage du BRF , les Jardins ouvriers (un jardin ça ne se partage pas !) …les AMAPS , peuvent etre des interfaces tres efficaces pour joindre le maquis et dedramatiser le concept de l’auto-production …qd on a fait piusser fraises , laitue et patates , on constate que c’est facile et que la science agraie est plus un mythe qu’autre chose .surtout pas faire de « stage » de bobo’s .
        Rurbanité est un concept qui vient de Boris vian , parait il ….Vu la densité de la population actuelle , et la déplétion en cours , une bonne dose d’auto-production , c’est inévitable. Notre problème c’est que ce devrait DEJA etre anticipé .
        20 ou 30 kw serait deja sup a ce dont dispose la majorité de la planète ! l’eau sous pression au robinet , 10 A au compteur , 2000 m2 INALIENABLES . l’acces au net . Vélo et TEC a proximité . L’acces a des biens de conso de stock a prix raisonnable (patates , blé…) et multiactivités dont certaines rénumérées …
        Il faudrait lancer une mode par ex : des sapes reprisées de façon ostentatoire , revendiquée …ne pas jeter un fute pour un trou : mette une piece tres visible , avec des points rouge vif ! déprogrammer l’ obsolescence !

      7. @ kercoz
        Personnellement, je ne suis pas opposé à la technologie, Ce que je réfute, c’est le gigantisme qui centralise de manière exponentielle.
        Cette concentration et ce gigantisme sont aussi bien la concentration du capital que l’obligation de l’emploi dans ce système pour acquérir les moyens d’existence.
        Je considère les choses et la technologie comme évolutive, personne ne peut savoir comment cela fonctionnera demain.
        Vu la déplétion, nous aurons une rémanace technologique appréciable qui pourra être utilisée à d’autre fins.
        Au fait, que penses-tu de mon idée de remplacer la rente financière par la rente énergétique?
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=30617#comment-251612
        Deplus en plus d’accord avec toi, mais moi à l’intérieur de la toupie et toi à l’extérieur, les deux sont important.
        Reste encore la question de la » collectivisation », comment la transformer pour ne pas y perdre son immagination et sa créativité dans un formatage organisé?
        Je pense qu’il y a là tout un travail à faire à l’intérieur de la toupie.

        PS à lire de jducac;
        Nous avons aussi le devoir moral de rembourser nos dettes d’Etat à ceux qui nous ont prêté le fruit de leur labeur et de leurs privations afin de permettre à notre collectivité de satisfaire ses envies et ses besoins pas tous très raisonnables. Si nous ne le faisons pas nous privons nos créanciers de la possibilité de transmettre à leurs descendants les conditions optimales pour assurer la survie de leurs gênes d’une essence plus vertueuse que la nôtre.

      8. @Michel Lambotte :
        ///// Au fait, que penses-tu de mon idée de remplacer la rente financière par la rente énergétique?
        http://www.pauljorion.com/blog/?p=30617#comment-251612
        Deplus en plus d’accord avec toi, mais moi à l’intérieur de la toupie et toi à l’extérieur, les deux sont important. ///////

        -rente énergétique , c’est une bonne idée …je verrais aussi a remplacer le « moyen de subsistance » ( le mulet et les 2 000m2 qui séparent un pauvre d’un miséreux …c’est a dire la possibilité de survie avec une certaine indépendance), plutot de le complémenter par a un acces a l’eau et a l’élec gratos pour qqs m3 et 10a au compteur.(pour l’eau ça se fait ds qqs villages )
        -pour la « toupie » , je/on ne peut pas etre a l’exterieur …..c’est un exercice dur et plutot suicidaire , la marginalité complète .. On est forcément dedans et pour l’autarcie partielle l’image toupie ne fonctionne plus ! On st forcé d’avoir un pied dedans et un pied dehors ….ce qui est craignos sur une toupie ….alors que c’est possible societalement : payer ses impots , avoir un boulot déclaré (pour un du couple par ex) , toucher les allocs (j’en connais qui les refusent !) …se servir des TEC , du Net … tant qu’on freine la toupie sans alimenter sa dynamique) …
        Du point de vue morale , il n’ y a aucun problème puisque la toupie nous est imposé et qu’il n’ Y A AUCUN CHOIX .

        ///// Reste encore la question de la » collectivisation », comment la transformer pour ne pas y perdre son immagination et sa créativité dans un formatage organisé? /////

        C’est un problème important …le « Bien commun » .
        Pour moi il reste vertueux dans le groupe de taille originel …
        Si l’on réfléchit , l’animal solitaire s’est socialisé , ds le seul but d’un gain de productivité alimentaire et sécuritaire au début en concurrence extra-spécifique puis en concurrence intra-spécifique entre groupes …
        Ce gain de productivité resultant de la mise en groupe /société (proie plus grosses et procédures plus complexes) … consiste donc en une sécurisation alimentaire et physique . Il consiste AUSSI en temps gagné .
        Ce temps est réinvestit en siestes et en PRODUCTION CULTURELLE chargée de renforcer la structure du groupe et donc la valorisation des FACES /EGO par des hierarchisations croisées .
        La seule valorisation archaique et nteressante de l’individu est cette valorisation de la Face …par des interactions culturelles et de rites .
        La créativité et la vertu de ce modèle ne peut fonctionner que sur cette structure restreinte ou chacun connait l’autre …sinon la recherche de valorisation dérive des des ostentations , des leurres , non démontrées (4×4 et blondasse hypertrophiées) qui ne satisfait personne et induit d’autres consommations vers d’autres leurres ….
        je me répète beaucoup , mais il me semble important de répèter que tous nos problèmes ont pour origine une rupture structurelle ….c’est un constat , pas une solution …

  32. La déclaration des industriels allemands ne reflète heureusement qu’une partie de l’opinion. Si l’Allemagne sortait de l’euro suite à 10 ans de bénéfices tirés de la stabilisation des taux de change, et en imaginant que le pays s’en sorte face à une appréciation vertigineuse de sa monnaie, la rancoeur de ses partenaires européens serait telle que le projet européen pourrait tout simplement s’écrouler. La classe politique allemande comprend cela et n’est pas prête à rentrer dans ce petit jeu.

    Les « Sages » allemands qui conseillaient ce matin de consolider une partie de la dette des Etats européens me rassure un peu quant à la compréhension des enjeux outre-Rhin. L’industrie allemande serait la première à pâtir d’une sortie ou implosion de la zone euro, en plus des conséquences désastreuses sur le crédit bancaire et la conjoncture européenne plus généralement.

    Que l’envol des taux italiens reflète ou non les fondamentaux de l’Italie n’est plus le problème. Les marchés ont accéléré d’un cran leurs prophéties auto-réalisatrices, et à regarder l’évolution des taux français, ce n’est plus qu’une question de temps avant que ce soit notre tour, mettant de nouveau en péril le projet européen. Les garanties apportées par l’Allemagne ne suffiraient pas à arrêter la machine, et les mesures d’austérité, si elles sont essentielles à la stabilité d’une union monétaire sur le moyen terme, ne servent à rien sur le court-terme. Les marchés sont obnubilés par les prochaines échéances de remboursement, notamment en Italie, et un excédent primaire n’est plus suffisant pour permettre aux taux du marché secondaire de redescendre.

    Que reste-t-il ? L’EFSF et les « stress tests » de l’EBA sont vus comme une grande blague façon européenne par le monde entier sauf leurs créateurs, la solution n’est donc plus là.

    Reste la BCE. Une annonce de Draghi que la banque centrale est enfin prête à jouer son rôle de prêteur en dernier ressort, associée à une annonce de mutualisation des dettes européennes et un changement de Traité, ainsi qu’une réduction coordonnée des dettes d’Etat allant au-delà de 100%, et à la recapitalisation forcée des banques européennes les plus touchées par ce « haircut », me semble être la seule solution crédible.

    Cela supposerait que l’Allemagne abandonne enfin de ses vieux démons et accepte temporairement le spectre de l’inflation associé à une monétisation de la dette. Si le pays tient au projet européen, c’est une condition sine qua non. Si ce plan fonctionnait et que les marchés reprenaient confiance, la BCE n’aurait pas à jouer dans les faits ce rôle de prêteur en dernier ressort, sa crédibilité et son indépendance ne serait pas atteinte, mais au contraire elle serait perçue comme sauveuse de l’euro.

    1. Le marché.
      Deux frères siamois ennemis.
      La finance et les marchands.
      Lequel fera bouffer son chapeau à l’autre le premier ?
      Depuis trente ans la finance tenait le dessus.
      Et puis, voilà, crac, patatatras, qu’elle échoue, crise 2008, etc.
      Les marchands (mercato, Merkel, y a-t-il une étymologie commune ?) se reprennent.
      Les marchands ont besoin de calme et de régularité, la finance de variation de cours et de chaos.
      L’Allemagne, pays marchand depuis que la Prusse lui fut arrachée, souhaite imposer un monde apaisé. Laisser faire, laisser, aller, enrichissez vous
      Elle ne ne lâchera sur la BCE qu’en échange du renoncement aux facilités que la finance a octroyées, à crédit, à ceux qui en dépendent.
      La City vs Francfort, combat de géants qui nous piétinent.

  33. Mercredi 9 novembre 2011 : c’est au tour de Wall-Street de dévisser, le VIX à + 30 % !

    La crise italienne s’invite sur les rivages nord-américains et elle n’est pas la bienvenue !

    Une atmosphère de « fin du monde » comme on n’en avait plus connu depuis le 10 août dernier règne à Wall Street à moins de 90 minutes de la fin de la séance : le Dow Jones plonge de – 400Pts vers 11.760 Pts, le Nasdaq affiche pratiquement – 4 % à 2.620 Pts, et le ‘S&P’ dévisse de – 3,7 % à 1.229 Pts avec 99 % de ses composantes en repli.

    Les indices US avaient pris l’habitude de renverser la vapeur peu après l’heure du déjeuner : rien de tel ne se produit cette fois-ci… et les opérateurs ne comptent plus que sur un « petit miracle » pour sauver les marchés US d’un scénario catastrophe.

    Wall Street efface ce soir tout ce qui a été gagné depuis le 2 novembre et le spectre d’une instabilité incontrôlable des marchés évoquée par Christine Lagarde commence à prendre forme.

    L’indice VIX de la peur (panique ce soir) fait un bond quasi historique de + 30 % (à 36) tandis que l’Euro, l’autre baromètre de l’aversion au risque, chute de – 2,2 % sous les 1,3530 face au Dollar.

    http://www.boursorama.com/actualites/cac40-c-est-au-tour-de-w-street-de-devisser-le-vix-a-30-bd8df60b3116af2ce8cbe738ea48bdc2

  34. •The Germans announce they are re-introducing the Deutschmark. They have already ordered the new currency and asked that the printers hurry up.

    source:
    http://www.pippamalmgren.com/77.html

    L’Américaine Pippa Malmgren, 49 ans, n’est pas n’importe qui, experte du monde politique et économique elle a une connaissance pointue de la Deutsche Bank.

    1. Salut xian,

      C’est bien de citer une source. Mais cette source, elle, ne cite pas les siennes. « The Germans » est un peu faible. Si une telle « announce » était faite, le nom d’un officiel serait cité.

    2. @xian Pippa Malmgren est une digne représentante du National Economic Council , une organisation politique conservatrice américaine. On pourrait même dire une organisation néo-conservatrice!
      Deux-Montagnes Québec

  35. A 21 heures sur France info, voici les trois premiers titres

    1/ Fait divers (pedophilie)
    2/ Fait divers (pedophilie)
    3/ Carlton de Lille.

    Pourquoi? En quoi cela m’informe? Est-ce pour que je me dise que j’ai une chance incroyable d’etre pauvre mais pas malade mental? Ou serait-ce un moyen de nous choquer pour oublier l’etat catastrophique dans lequel se trouve l’Europe ce soir?
    Suis-je parano, vois-je une conspiration la ou il n’y en a pas? Au secours !

    1. L’homme primitif avait la culture du silex taillé qui le reliait obscurément, mais complètement, à l’ensemble du cosmos. L’ouvrier d’aujourd’hui n’a même pas la culture du roulement à billes que son geste automatique façonne par l’intermédiaire d’une machine. Et pour retrouver l’ensemble du cosmos, pour se situer dans la nature, il doit s’approcher des fenêtres étroites que, dans sa prison sociale, l’idéologie dominante, ici ou là, veut bien entrouvrir pour lui faire prendre le frais. Cet air est lui-même empoisonné par les gaz d’échappement de la société industrielle. C’est lui pourtant que l’on appelle la Culture.
      H. Laborit – Éloge de la fuite

  36. L’UE essaye de faire peur à l’Allemagne pour qu’elle ne quitte pas l’Euro.
    Les planches à billets (DM) tournent déja à Francfort pourtant.

    EU’s Barroso says Germany’s GDP could contract by 3%, lose 1mln jobs if Eurozone shrinks to a few core members

    EU’s Barroso says a deepening of Euro-zone integration , including a treaty change, should preserve EU coherence

    En clair panique chez les eurocrates.

    Merkel’s CDU Seeks to Make Euro Exits Possible (via Bloomberg)

    RMBS patents ruled invalidGerman Chancellor Angela Merkel’s Christian Democratic Union party wants to make it possible for European Union members to exit the euro area, Handelsblatt reported in a preview of an article to be published tomorrow, citing unnamed participants in the discussion.

    A commission within the party, that is crafting a framework to be presented at a party meeting, has proposed allowing a euro member who doesn’t want to or isn’t able to comply with the common currency rules to leave the euro region without losing membership in the EU, the newspaper said.

    http://www.zerohedge.com/news/did-merkel-just-usher-deustche-mark

    1. Ne sont ce pas les Anglo Saxons qui jettent de l’huile sur le feu ??
      Oublieraient ils que nous avons une dizaine de sous marins nucléaires ??

  37. Aujourd’hui José Manuel Barroso déclare, (cela ne s’invente pas):
    « tous les pays de l’Union européenne devraient avoir l’euro comme monnaie »
    En ce moment l’Euro donne envie d’y adhérer, c’est sûr !!
    Ce gars est un incroyable visionnaire, non ? 😀

    La suite ici:
    http://bit.ly/teNUmM

    1. « Une fois passée la crise actuelle… »

      Il rêve.

      Les commentaires :

      JABUTI il y a 13 minutes

      Le portugal aura de l´argent quand pour etre solidaire?
      JABUTI il y a 15 minutes

      Soyez solidaire avec l´argent des autres .Barroso chut.. Les allemands vont t´alligner avec un panzer
      JABUTI il y a 17 minutes

      óu il raconte des conneries ,òu il repète ce qui a deja été dit.
      JABUTI il y a 18 minutes

      Il n´a plus besoin de sa tête pour reflechir
      JABUTI il y a 19 minutes

      A la guillotine ce Barroso
      JABUTI il y a 20 minutes

      Ce Barroso retourne au portugal faire les bouchons en liege

  38. C’est la valse des dirigeants : NAPPADEURO, BERLUSCONNERIE …
    Ceux-ci seront remplacés par d’autres clowns affidés de la finance et qui , en conséquence, ne prendront aucune décision radicale pour sortir du système néolibéral .
    De ce fait, en voulant sauvegarder coûte que coûte ce modèle qui, depuis 30 ans, détruit l’économie mondiale et est en train de s’effondrer ; la crise va s’aggraver et entraîner le monde dans le chaos.

    Les puissances de l’argent le savent et préparent leur solution ; à savoir une guerre mondiale.
    Ainsi, on recommence à focaliser notre attention et à nous préparer psychologiquement sur une intervention en IRAN …

    1. Histoire de remonter les intentions de vote d’Obama et je suis certain que Sarko essayera de s’y joindre dans le même but, les Allemands restant hors du coup comme toujours.
      Qu’ils fassent quand même attention car le prix du pétrole peut exploser et cela peut se retourner très vite contre les agresseurs sans parler d’une riposte de l’Iran qui est autrement plus armé que la Libye ou même l’Irak de la première guerre du golf.
      Jeu très dangereux.

      Voici une petite simulation vidéo (Arte).

      http://www.youtube.com/watch?v=Pzw7sRzHcok

  39. Mercredi 9 novembre 2011 :

    Wall Street finit en chute, paniquée face à la crise italienne.

    La Bourse de New York a fini en forte baisse mercredi, saisie par l’angoisse de voir l’Italie à son tour emportée par la crise de la dette : le Dow Jones a perdu 3,20 %, et le Nasdaq a perdu 3,88 %.

    « Cette dégringolade des indices de Wall Street est logique au regard des craintes grandissantes de contagion. On avait vu la même chose en octobre avec la Grèce, et maintenant c’est l’Italie », a expliqué Lindsey Piegza, de FTN Financial.

    « Cette inquiétude est justifiée : c’est la troisième économie de la zone euro, alors que la Grèce était en bas de la liste », a-t-elle poursuivi.

    Le soulagement qui avait accueilli mardi l’annonce de la prochaine démission du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a rapidement cédé la place à la crainte. Les taux d’intérêt de la dette italienne à dix ans ont atteint un nouveau record historique en dépassant les 7 %.

    De tels taux, s’ils se confirment lorsque Rome émettra de la dette, risquent de représenter un poids bien trop lourd pour le gouvernement italien au moment où il cherche à réduire ses déficits.

    « La pression du marché et l’incertitude politique ont fait passer l’Italie d’un risque de crise de liquidité à une crise de solvabilité », ont estimé les analystes de Natixis.

    De nombreux analystes ont relevé que des taux à plus de 7 % avaient poussé la Grèce, mais aussi l’Irlande et le Portugal, à avoir recours à l’aide financière de leurs partenaires européens et du FMI.

    « Mais les investisseurs ont en tête l’idée que le pays est trop gros pour faire faillite et trop gros pour être secouru », s’est inquiété Mace Blicksilver, de Marbleahead Asset Management.

    http://www.romandie.com/news/n/_Wall_Street_finit_en_chute_paniquee_face_a_la_crise_italienne091120112211.asp

  40. Commentaire de jean hervé Lorenzi (cercle des économistes) ce soir : La situation de l’Italie est « compliquée ». L’euphémisme est-il devenu la quadrature du « cercle »?

  41. Le monde entier détruit par les marchés financiers qui font du cocooning de chochottes ..
    C’est la meilleure du millénaire celle là !
    Nicolas se laissera t’il faire par les marchés qui brassent du papier qui ne se mange pas, en lâchant son Peuple bienaimé ?

    1. Sondage les Échos aujourd’hui : Sarkozy + 8 %…
      Quand le rendement de la dette italienne sera à 15 % sur le marché, Sarko sera-t-il à +20 % ? Il entrange en attendant…

      1. Avant le plan de rigueur et dans Les Echos…que va t’il nous dire sur l’Italie ou la prochaine perte du AAA?La faute aux 35 heures?

  42. Neuf novembre 1970 : la Patrie perd son boyfriend préféré, son double-mètre et son Maître, de Gaulle pAsse A l’As, Pompidou l’a dit à la tribune.
    Neuf novembre 2011 : la Patrie perd sa carte maîtresse, son triple A, « de facto » c’est fait, AttAli l’a dit à la Tribune.

    La France a de facto perdu son triple A. Inutile de s’acharner sur cette note.

    1. et Sarkozy qui voulait aller chercher la croissance avec les dents …
      Il serait grand temps qu’il lise Philémon * avec ses grands « A » dessinés sur l’Atlantique. Des fois que cela lui permettrait de prendre le large, de faire prendre un peu l’air à ses six cerveaux répertoriés par la première dame de France.

      * de Fred, auteur de bandes dessinées.

    2. Parait qu’il avait dit le sarko, en off: « si je perds le AAA, je suis foutu! »?
      Apparemment il bouge encore…

  43. Fear ripped through the sovereign bond market taking Spanish, French and Belgium borrowing costs to the highest levels for almost twenty years.

    Last night there were reports that Germany and France had started preparing for the imminent break-up of the eurozone. Senior Brussels officials told reporters that plans were being drawn up for a « smaller eurozone » consisting of « fewer members » who would push forward towards economic and fiscal union.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8880123/Investors-ditch-the-eurozone-amid-Italian-debt-meltdown.html

  44. On va pouvoir fêter les 10 ans de mise en circulation de l’euro en 2012, comme les mayas l’ont prévu c’est la fin de l’euro. Après tout on n’en a pas besoin,

    Les 3 étapes et les conditions de passage à la monnaie unique entérinés par le traité de Maastricht (7 février 1992)
    les 3 phases de l’U.E.M.
     1° phase : libérer totalement la circulation des capitaux, réalisée à la date prévue de fin 1993.
     2° phase depuis le 1er janvier 1994, au niveau des institutions :
     l’institut monétaire européen est chargé de coordonner les politiques monétaires, en préparant le calendrier de la monnaie unique
     les banques centrales nationales deviennent indépendantes du pouvoir politique et ne peuvent plus financer les déficits publics.
     3° phase : adoption d’une monnaie unique à partir du 1er janvier 1999.
     décision du 15 dècembre 1995, (sommet de Madrid)
     les monnaies nationales subsistent jusqu’en 2002 (pour des raisons psychologiques car le taux de change est irrévocablement fixe)
     la Banque Centrale Européenne, indépendante des gouvernements, s’applique à la stabilité des prix et au taux de change avec les autres monnaies.
    Les 4 critères de convergence imposés par le traité de Maastricht pour pouvoir adopter la monnaie unique :
     L’inflation doit rester inférieure à 1,5 points la moyenne des taux d’inflation des 3 états les plus bas.
     les déficits publics ne doivent pas dépasser 3% du PIB, tandis que la dette publique reste inférieure à 60% du PIB.
     les taux de change doivent avoir été maintenus depuis plus de 2 ans.
     les taux d’intérêt à long terme ne doivent pas dépasser de 2 points la moyenne des taux des 3 pays les plus bas.

    les conséquences du processus de convergence
     la hausse des taux d’intérêt allemands a entraîné ceux des autres pays, alors qu’ils étaient en récession. La croissance s’est ralentie, avec une montée du chômage, et une réduction du pouvoir d’achat.
     En aout 1993, les décalages économiques entre les pays déstabilisent le SME et font passer les marges de fluctuation de +/- 2,25% à +/-15%, jusqu’à douter de la réussite du passage à la monnaie unique.

    Les gains attendus de l’U.E.M.

    L’amélioration du fonctionnement du Marché unique doit à la fois procurer des économies de coût de transaction de change aux entreprises et aux ménages et ne plus freiner le développement du commerce et des investissements intra-européens, on va même jusqu’à prédire des économies pour le touriste en déplacement qui n’a plus à changer sa monnaie et à supporter des frais de courtage et de change.
    On s’attend à la levée de la contrainte extérieure entre deux pays participant à la monnaie unique il ne sera plus nécessaire de séparer la vente sur le marché intérieur de l’exportation. On pense qu’un déséquilibre extérieur ne conduira plus le pays déficitaire à mettre en œuvre une politique de rigueur.
    On attend que cette nouvelle monnaie forte donne des avantages internationaux, que la stabilité de cette nouvelle monnaie permette une baisse des taux d’intérêt qui favorisent les investissements.
    On attend qu’elle serve de réserve internationale et pour facturer en concurrence avec le dollar.

    Les pertes de l’U.E.M.
    Les conséquences de la perte de la souveraineté monétaire.
    La Banque Centrale Européenne (BCE) devient seule maître du taux d’intérêt (politique interne), et du taux de change (politique extérieure).
    L’adhésion à la monnaie unique pour les économies les moins productives va entraîner une perte de compétitivité extérieure. Les disparités de développement vont accroître le déficit extérieur, ce qui va imposer des ajustements européens nouveaux et non prévus. La spécialisation compétitive va s’accentuer en élevant encore davantage la production et le revenu réel des régions et des pays les plus avancés, tandis que les autres devraient stagner ou régresser.
    Les dévaluations internes étant impossibles, l’ajustement des déséquilibres extérieurs devra s’opérer par un arbitrage politique délicat entre :
    Une mobilité régionale du facteur travail et une flexibilité des salaires et des coûts pour retrouver une compétitivité
    Un endettement en monnaie unique pour devenir plus compétitif et faciliter le développement.
    Une intervention communautaire accrue pour pallier les difficultés économiques de certains pays.

    La politique budgétaire sous contrôle.
    L’abandon du suivi des critères de convergence juste après l’adoption de la monnaie unique laisse une marge de manœuvre à une politique budgétaire, mais tout endettement reste soumis à la confiance du prêteur.

    1. Eh bé liervol, faut citer ses sources…

      Extraits des ouvrages :
      Economie générale BTS 2, chez Hachette technique, par DUPUY, LARCHEVEQUE et NAVA.
      Economie d’entreprise BTS 2, chez Hachette technique, par CAILLAT, KERADEC, LARUE, PELLETIER et SAUVIAT
      MERCATIQUE Force de Vente BTS, chez Hachette technique, par BRASSART, GENDRIER et PANAZOL.

      Enfin bon, Bts Hachette quoi.

      1. Mon cher vigneron, j’aurais préféré que tu ajoutes de la fraiche, c’est à dire des commentaires sur le contenu et non sur le contenant…

        Mais tu devais être à court de vacheries !!!!

  45. @ Camille (42) : idem et pendant ce temps la, le mur est de plus en plus proche alors que nous accélérons !

    Mais quand allons nous décélérer et prendre ce fichu virage …

    Sebastien

  46. La fausse solution fédéraliste.

    Bien sûr, les fédéralistes de tout poil sautent comme des cabris sur leur chaise en disant « intégration, intégration, intégration ». Mais outre le fait qu’ils semblent vouloir utiliser la crise pour faire passer leur agenda, cette intégration est bien plus une fin en soi qu’un moyen de résoudre la crise. Tout d’abord, il est totalement illusoire de croire que l’Allemagne acceptera les euro obligations ou même la création d’un budget fédéral européen. Berlin refuse de donner un euro de plus.

    Or, les euro obligations proposées par l’institut Bruegel supposeraient que l’Allemagne fournisse une caution de 4 000 milliards d’euros et un budget fédéral européen imposerait un transfert de 4% du PIB Allemand tous les ans, la bagatelle de 100 milliards ! En outre, même un tel système ne fonctionnerait pas à moyen terme car la seule issue possible à long terme suppose de faire redémarrer les économies du Sud de l’Europe, ce qui suppose une dévaluation, y compris au sein de la zone euro.

    En fait, les dirigeants européens continuent à proposer des plans profondément dysfonctionnels. La Grèce a failli tout faire exploser avec un référendum, ce qui montre bien que pas grand chose peut faire s’effondrer ce château de carte qu’est la monnaie unique européenne.

    Marianne

    Europe pushes Italy into the abyss
    It has taken three trading days since the failure of the G20 summit to detonate the explosive charge on Italy’s €1.9 trillion (£1.6 trillion) bond market, the world’s third-largest stock of public debt.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8880306/Europe-pushes-Italy-into-the-abyss.html

  47. On peut récupérer pas mal de pognon. Quelques exemples :
    – on stoppe le cumul des mandats ( pour chaque mandat, on reçoit une « indemnité »)
    – les pédagos sont mis au boulot ( vous savez combien d’heures travaille un prof et encore pire un prof de fac )
    – les belle mères cotisent à un taux majoré
    – chaque préfet n’a pas plus d’1 secrétaire
    – la CSG est appliquée aux cotisations syndicales
    – les notes de frais de repas des cadres ( et des autres) sont taxées, sauf s’ils ne prennent pas de dessert

    1. Vous ne connaissez visiblement pas trop le travail des profs de Fac. En plus de leurs heures de cours (préparation/enseignement/corrections), ils doivent continuer leurs recherche (expérimentation/écriture d’article/encadrement de doctorants) et gérer des problèmes administratifs (dossier de demande de financement/organisation des équipes). Ca fait beaucoup.

    2. Un prof de fac en France doit 192 h equivalent TD devant les élèves.
      Ca fait typiquement 130 à 150 h de cours, et je me souviens étant jeune que je trouvais étrange de payer quelqu’un à enseigner 5h par semaine scolaire. Après quelques décennies, pour voir des profs de fac de près, la réalité est inverse.
      Leur salaire horaire n’est pas si élevé car on vérifie qu’ils font 55h plutôt que 35 pour les raisons mentionnées ci-dessus, et à cause de la recherche tout particulièrement. L’élaboration d’un cours ou d’un contrôle sur des sujets en évolution n’est sans doute pas aussi simple qu’au collège, avec tout le respect que je dois aux professeurs de collèges qui s’encaissent la psychologies des ados, en plus, eux.

    3. @ claundre Qu’attendez-vous pour les remplacer ces maudits profsfainéantquinefoutentrienetquigagnentdessalairesindécents
      On voit bien que vous n’avez jamais mis les pieds dans une classe depuis la fin de vos études
      Deux-Montagnes Québec

    4. « les notes de frais de repas des cadres ( et des autres) sont taxées, sauf s’ils ne prennent pas de dessert »: bien au contraire. Taxons les peine à jouir. En France, c’est fromage ET dessert, monsieur.

  48. quand allons nous dire stop au terrorisme financier ?

    quand allons nous déclarer une guerre aux narco-traders ?

    pendant des années, ils nous ont volé nos mots ( la réforme, idée positive initialement en est un exemple ) , à notre tour de détourner leurs mots

    la gauche a commencé à le faire en parlant des dépenses fiscales …………….

  49. Et si…Les allemands votaient pour une fois à gauche.
    Mettaient en l’air mère Merkel et le gros Ackerman?
    Et si…Les français mettaient dehors Sarkosy?
    Ne pourrait-on pas passez outre les marchés et se financer à la BCE?

    De toutes manieres il ne faut RIEN attendre d’eux.

    1. Les allemands ont souvent cru qu’ils votaient à gauche,
      laquelle gauche n’a fait que l’austérité, pour le capital, contre le travail.
      Alors ils alternent et croient sanctionner.
      Ils l’ont même fait récemment contre Die Linke à Berlin,
      tombé dans la trappe de la Gauche plus rien.

  50. Purée, jamais lu un fil de commentaires aussi flippant que celui-ci sur ce blog !
    Bon, un petit pétard et au lit, ça ira mieux demain. Enfin j’espère…

    1. Comme toujours avec Rocard: l’analyse du problème est toujours lucide. Ses ptits voyages au frais (de la princesse?) lui font du bien. C’est quand il propose des solutions que ça coince.

  51. Monsieur Leclerc,
    La situation est clairement sérieuse en Italie, mais plus liée à un « credit crunch »(les acheteurs de la dette se délestant, comme on le voit avec les cessions de BNPP sur le troisième trimestre) , qu’aux fondamentaux économiques du pays ( 8ème économie mondiale, et déficit primaire quasi nul).
    Les chiffres sur les refinancements que vous évoquez (400 MD€ en 2011, c’est à dire 20% de la dette totale dans les deux prochains mois) ne me paraissent pas crédibles, et, si c’est bien le cas colorent négativement, et inutilement,la situation en s’appuyant sur des chiffres inexacts.
    Pour le FESF, malgré la complexité du montage, on sait qu’il s’agit d’un fonds assuranciel de type réhausseur de crédit, et il ne me semble ni rigoureux, ni honnête de mettre l’enveloppe de ce fonds en face du besoin de financement que vous évoquez, surtout lorsque celui-ci est largement surestimé..
    Cordialement
    Christian Hytte

    1. @karluss vous auriez dit « CETTE démocratie est une farce dangereuse » j’aurai été tenté de vous suivre. Mais ce « LA » malencontreux vous disqualifie irrémédiablement 🙂

      1. je pensais à Tocqueville… en fait, notre impuissance est tellement manifeste qu’elle donne la nausée. Mes excuses… 🙁

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