L'actualité de la crise : DESSOUS DE L'AFFAIRE, par François Leclerc

Billet invité

En parvenant à finalement régler le cas grec (de leur point de vue), après qu’il soit monté au niveau du G20, les membres de celui-ci n’en sont pas moins en retard d’une crise !

Reposant sur des déclarations canadiennes, un éclairage vient d’être apporté par le Financial Times à propos de l’accord qui n’a pu se faire au G20 autour de l’intervention du FMI.

Trois volets complémentaires étaient proposés, mais l’un d’entre eux a été refusé par la Bundesbank, qui a la haute main sur les réserves allemandes, et qui représente le pays au conseil d’administration du FMI. Il s’agit de celui qui consistait à mettre en pool les DTS des pays de l’Eurozone pour renforcer le FESF (Fonds européen de stabilité financière). La part allemande de ces DTS qui équivalent à 60 milliards de dollars représente 15 milliards de dollars. Venant s’ajouter aux engagements déjà pris, cela a été considéré inacceptable.

Le reste du dispositif prévoyait que le FMI accueille des contributions de certains de ses pays membres (les émergents) estimées entre 250 et 300 milliards de dollars et qu’une émission supplémentaire de 250 milliards de dollars de DTS soit réalisée.

L’ensemble venait s’ajouter aux fonds disponibles du FESF, encore loin du millier de milliard d’euros initialement annoncé (et des 2000 milliards imprudemment annoncés auparavant).

Tous ces savants montages raclent les fonds de tiroir et visent à suppléer à l’intervention massive de la BCE, dont certains ont rêvé. La question est désormais posée : ce bouchon va-t-il ou non finir par sauter, lorsqu’il ne pourra plus être fait autrement et que l’Italie tombera dans le trou ?

Il est question qu’un nouveau G20 soit organisé d’ici février prochain, afin de remettre sur le tapis le projet qui a été repoussé. Ce qui expliquerait la référence au FMI maintenue dans le communiqué final du dernier G20…

Ce matin, le rendement de l’obligation italienne à dix ans est monté à 6,543 %.

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361 réflexions au sujet de « L'actualité de la crise : DESSOUS DE L'AFFAIRE, par François Leclerc »

    1. Au 31 décembre, à plus de 6.50% pour le 10 ans italiens et guère mieux pour le papier plus court, l’évaluation en valeur de marché des encours de govies f’ra sauter les banques. Y à pas de quoi s’inetrroger sur février. La dérive des taux italiens doit être stoppée rapidement. D’autant qu’avec les stop loss, ça va pas tarder à devenir la grande mode de bazarder les govies européens.

    2. @johannes finckh

      Le tout ne tiendra pas jusqu’en février prochain…

      Si, si…tenez-vous bien. Madellin arrive avec ses solutions éprouvées. Je cite:

      Nous proposerons un grand nettoyage des réglementations de l’emploi, des barrières corporatistes et des contributions sociales et fiscales des entreprises.

      Le retour d’une forte croissance est une nécessité pour redresser non seulement les comptes du pays, mais aussi la vitalité de notre économie, sa capacité à se renouveler pour profiter de la mondialisation comme nos voisins allemands.

      Le 9 novembre, nous proposerons aux Français un modèle économique et social adapté au monde ouvert et globalisé que nous connaissons.

      En résumé cet homme là nous propose de supprimer les frontières tout en annulant les parachutes sociaux.

      Ce sera merveilleux, c’est promis!

      1. Alain Madelin ? Je croyais qu’il était mort avec Ronald Reagan, Margaret Thatcher, Milton Fridman et Hjalmar Schacht ? Serait-il revenu du royaume des ténèbres ?

      2. @Riou René,
        Je ne voudrais pas défendre Madelin, mais le fait de défiscaliser les entreprises ne signifie pas de détruire les protections sociales. Il est très possible de transférer les impôts sur le citoyen (directs et indirects), ce qui n’est sans doute pas l’option de Madelin. Croyez-vous que l’entreprise ne répercute pas intégralement dans les produits et services tout ce qui pèse sur le travail sans la moindre possibilité de progressivité? D’autant que vous avez dû remarquer que plus la fiscalité est compliquée et plus ce sont les PME qui trinquent alors que les grosses boutiques réussissent toujours à optimiser.

      3. @Michel Martin

        Je suis d’accord avec vous

        défiscaliser les entreprises ne signifie pas de détruire les protections sociales.

        Mais Mr Madellin voit plus loin que les entreprises…en fait les entreprises, il s’en fout. Réétudiez bien son propos…

        Nous proposerons un grand nettoyage des réglementations de l’emploi, des barrières corporatistes

        Sa ligne de visée ne dévie pas d’un poil. Faites-moi, par ailleurs, la grâce d’observer les effets du libertarisme grandeur nature

        Aux US: dette globale évaluée à 202 000 milliards de $ (Medicare et Medicaid inclus)
        En Angleterre: état en faillite, émeutes à Londres.

        L »habillage dynamique des foutaises à Madellin c’est la défense de l’entreprenariat, le rubis à sa chevalière. Pour autant je ne l’ai jamais vu défendre les salaires de ceux qui travaillent pour ces grands groupes qui ont pourtant profité de la crise pour mettre la pression sur ces mêmes salaires. Et par la même, Madellin plus que les autres, a laissé péricliter des milliers de PME.

        Merci pour votre remarque.

      4. @RIOU René,
        Madelin ne dit en effet pas comment il compterait réorganiser le financement et l’organisation de la protection sociale. Sans doute parce que son projet serait plutôt de détruire la protection sociale.
        Il me semble que si on combine les propositions de Piketty pour l’IR et celles de Jean Arthuis pour la TVA, on doit parvenir à prendre en compte notre situation dans le commerce international et trouver un mode de financement de la protection sociale qui ne se fasse pas au détriment de l’emploi comme c’est le cas aujourd’hui, en particulier dans les PME. Avec en prime la mise en place d’outils efficaces de gestion des inégalités (IR) et de politique économique (TVA) sans avoir recours aux niches.

        Au passage, si Madelin parle de barrières corporatistes, je pense qu’il fait référence à notre modèle d’état providence selon le classement de Gosta Esping-Andersen. Selon ce modèle est classé état providence corporatiste l’état providence où la qualité de la protection sociale dépend de la profession et des revenus.

      5. @Michel Martin

        Je vous renvoie aux choses qui se disent sur ce blog. Analysez les propos de François Leclerc et bien sûr ceux de Paul Jorion. Il y a du vrai dans ce qu’ils énoncent.

        Je vais vous le résumer. Qu’ils me corrigent si je m’égare.

        1 – L’argent est (ou devrait être, ou aurait dû être) le reflet d’une production réelle au niveau d’un état.
        2 – La captation excessive par les financiers de la richesse produite nous a menés là où nous en sommes.
        3 – Pour sortir de là, il eut fallu, de toute urgence, redistribuer la richesse et agir pour plus de justice. Nous allons devoir pousser une porte sans savoir ce qu’il y a derrière car ils ont laissé passer le temps des solutions raisonnées.

        Et n’oubliez pas. Ce que l’état prend, il le redistribue. Ce que le financier prend, il le garde.

        Merci pour ce débat.

  1. Merci.
    Vous pouvez commenter votre dernière phrase ? « Ce matin, le rendement de l’obligation italienne à dix ans est monté à 6,543 %. »

    1. Le taux monte de jour en jour, réclamant un sauvetage qui ne vient pas et qui est désormais inévitable.

      1. ce n’est pas le taux des nouvelles émissions souveraines ?? (notamment émises pour rembourser les titres arrivant au terme)

        1. Non, le taux des nouvelles émissions est établi à l’occasion de celles-ci, suivant des procédures assez complexes résultant des offres des investisseurs.

      2. merci, mais je croyais que la hausse des nouvelles émissions impactait mécaniquement le marché secondaire à la baisse, et inversement lorsqu’il y a baisse des taux. L' »OAT » à 10 ans serait une sorte d’indice ? Ce qui génère une décote sur le marché secondaire lors des échanges de titres entre investisseurs ? Encore merci.

      3. Achetez mes clémentines d’Italie (obligations), elles ne sont pas chères! Pour 100kg à 1 euro le kg acheté je vous en offre 6 kg, (Hier je vendais mes clémentines à 1 euro le kilo et j’en offrais 5kg pour 100kg achetées, en prime). Problème, c’est que moi, petit producteur de clémentine, suis endetté à mort. Pour continuer à vivre je dois trouver des liquidités (pour ce faire, j’émets des obligations d’état à 10 ans (Dix ans italien), que je propose aux investisseurs privés ou publics). Mais comme la valeur de mes obligations dépend en grande partie de la capacité de mon entreprise à pouvoir fournir des clémentines de qualité pendant longtemps, je constate pourtant que mes dettes augmentent sans cesse et que la pérennité de mon entreprise n’est pas assurée. Par conséquent si le prix de mes obligations à la vente baisse, en revanche le taux d’intérêt qui régale les acquéreurs de ces obligations augmente mécaniquement. Demain si le rendement de mes emprunts d’état atteint 7%(rendement de l’obligation italienne à dix ans), cela voudra dire que le prix de vente de mes obligations sera tellement bas, que je devrai certainement mettre la clé sous la porte…

      4. @François Leclerc:
        Le marché secondaire, ce sont les obligations anciennes.
        Moi je croyais que ça marchait comme ceci:
        Exemple. Si l’intérêt sur les nouvelles obligations est de 5%, une obligation ancienne à 10% aurait un cours proche du double de sa valeur de remboursement, puisqu’aujourd’hui, ce double est le montant qui rapporte l’intérêt de cette obligation ancienne – sauf si le jour du remboursement est proche. Ce n’est pas juste ? Un obligation ancienne à 2,5 d’intérêt aurait un cours proche de la moitié de sa valeur faciale, puisque aujourd’hui, le même intérêt serait produit par cette moitié. (Encore une fois, ce cours se modifie à l’approche du terme de l’obligation, puisqu’à ce moment-là, la valeur faciale de remboursement devient réelle.)
        Le cours du marché secondaire s’établit de manière à donner un rendement qui s’approche du rendement des nouvelles obligations, mis à part le rapprochement du terme de l’obligation.

        Non ?

        1. Le mécanisme de base est que quand son taux monte, la valeur d’une obligation descend ! Je laisse aux spécialistes l’analyse des corrélations entre marché primaire et secondaire…

      5. Si vous possedez une obligation italiene a 10 ans a 5 % et que les nouvelles obligations sont a 6,5 % ,en cas de revente sur le marché secondaire, l’acheteur tiendra compte du fait que l’obligation rapportera 1,5 % de moins durant 10 ans la valeur de revente est donc plus faible.
        L’obligation doit donc être dévaluée dans vos comptes même si vous ne la vendez pas si on utilise une comptabilité mark to market.

      6. si il n y avait pas de coorection de prix entre le prix du primaire et du secondaire alors il serait possible de realiser une operation d arbitrage entre les deux titres . imaginons que les taux montent, tout le monde irait vers la nouvelle emission ( primaire , delaissant l ancienne , pour egaliser les rendements les prix de l ancienne doivent diminuer voila pourquoi quand un taux monte le prix diminue)

      7. il y a une cotation qui dépend directement du taux des nouvelles émissions, plus la dette est chère (prime de risque) et plus le marché secondaire souffre (risque de taux). Il y a création de moins-value ou baisse du gain sur les titres déjà en cotation. Je pense que

        le rendement de l’obligation italienne à dix ans est monté à 6,543 %

        correspond au prix à payer dorénavant par l’Italie pour obtenir de nouvelles dettes.

  2. (les émergents)

    Je crois que l’on peut dire désormais les émergés, et pour nous ce sera bientôt les submergés au train où vont les choses.

  3. .FMIFESFDTSBCE consonne !!! pas mieux : FESTIF allègrement, avec joie, gaiement, joyeusement ? OK je sors !!!

      1. @Un Belge Respect , c’est pas un nouveau mot que j’ai trouvé , c’est une constatation . Pas de problème ,je ferme la porte derrière moi , c’est vrai elle coince un peu !!!!

    1. J’ai mieux.

      Restif de la Bretonne, avec son oeuvre « Monsieur Nicolas », ses problèmes financiers récurrents, et sa ferme des métayers (les rentiers de l’époque). Comme quoi tout est un éternel recommencement. C’est vrai que mon chouchou a toujours été Schumpeter.

  4. Le président du fond souverain chinois au secours des oligarques européens:

    http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/11/07/le-president-du-fonds-souverain-chinois-fustige-la-conception-europeenne-de-l-etat-providence_1599749_1581613.html#xtor=RSS-3208

    C’est là que l’on voit que l’internationale capitaliste existe bel et bien.
    Qu’il se mêle donc de la situation sociale dans son propre pays. Tout est loin d’y être rose:
    http://www.novethic.fr/novethic/rse_responsabilite_sociale_des_entreprises,ressources_humaines,conditions_de_travail,chine_revolte_travailleurs_migrants,134317.jsp
    Et lorsqu’ il y a des révoltes populaires en Chine elles sont en général très violentes et la répression ne l’est pas moins.
    Nous n’avons aucune leçon à recevoir de ce monsieur et de ses amis apparatchiks du pseudo parti communiste chinois.
    Quand il verra ce « brave » capitaliste chinois, que nous occidentaux décadents, ne pouvons plus acheter ses marchandises qui nous arrivent par porte conteneurs entiers, et que son fond souverain stagne, alors il sera peut-être un peu moins content.
    De même pour nos « chevaliers d’industries » délocalisées et autres intermédiaires qui chez nous vivent des grasses marges qu’ils font entre le prix en sortie d’usine chinoise et le prix qui nous est demandé à nous autres consommateurs de l’occident décadent.

    1. C’est là que l’on voit que l’internationale capitaliste existe bel et bien.

      C’est juste le but réel de la « mondialisation ».
      Tant pis pour ceux qui ont cru aux sirènes de la mondialisation heureuse par l’intermédiaire de l’aide aux pays du sud.

      L’aide au pays du sud n’a servi qu’aux capitalistes financiers, c’est à dire a desservi l’interêt du plus grand nombre de ses habitants.
      Ces derniers se voient expulsés de leur terre, terres expoloitées de manière inconcevable pour l’extraction des mineraies, avec des détournements des cours d’eau, l’utilisation inhumaine d’êtres désormais réduits à la portion congrue du travail que l’on attribuait aux esclaves.
      N’ayons pas peur des mots et mettons les bons sur ce que nous constatons.
      Melde à la fin !

      1. Entièrement d’accord la première chose à faire est de redonner leur sens aux mots. Et d’appeler un chat, un chat!

      2. « J’appelle un chat, un chat, et Rollet un fripon » (Boileau).

        Juste pour le sourire : A l’époque de Boileau, et jusqu’à la fin du XIXème siècle, un chat désignait aussi ce qu’on appelle aujourd’hui …une chatte! De sorte que l’on évoquait en même temps celui qui miaule et celle qui fait miauler, donnant à l’expression une saveur provoquante qui s’est perdue…

      3. @ Edith

        Nous sommes nombreux à le dire depuis longtemps:
        l' »aide au développement » est un ensemble d’interventions,
        entre baton et carotte,
        visant fondamentalement à ouvrir les marchés au profit capitaliste,
        qu’elle vienne de France ou de Chine.

    2. Ceux la qui ont délocalisé; faut que ca gagne. Les pauvres, y sont contents de vendre en France , quand même, là où ils avaient trop de charges. Ben voyons.

    3. Joan.
      Leurs dirigeants sont en train, vu la situation, de changer de discours.
      Avant crise, c’était : « Vous vivrez tous comme des Occidentaux si vous bossez comme des fous. (2 puis 3 générations sacrifiées) »
      Maintenant, c’est : « Leur système n’est pas si bon que ça, la preuve : ils coulent. »

      C’est ce qu’on appelle le « pragmatisme »…

  5. On ne parle plus beaucoup du Portugal ces derniers temps. Pourtant le rendement de ses obligations (à 2, 3, 5, 10 ans) est bien au-dessus de 10% (20% pour le 2ans ce matin !).
    Savez-vous ce qu’il en est ?

    1. La Troïka vient d’arriver à Lisbonne, où dans tous les esprits domine la crainte que le pays connaisse le même sort que la Grèce. Le Premier ministre va demander des allégements des contraintes précédemment adoptées, mais il n’a pas précisé lesquelles.

      1. MdP nous apprend que les intervenants politiques à la TV publique portugaise sont très largement rémunérés (1000 euros par intervention ) . C’est cool d’ être politicien et de déclarer l’état en faillite .

      2. On n’oublie surtout pas les déclarations de Pébereau/Oudéa/Baroin sur la réduction de la dette grecque est le seul cas qui sera envisagé dans la zone euro.

        Y à que la première fois qui compte…

      3. Si le peuple menace de faire une sortie par le haut ,
        et donc envoyer les profiteurs par le bas,
        il essaiera un référendum…

  6. Le mieux est que les Peuples interdisent l’usure et reviennent à ce qui se passait dans les années 60, à savoir, les Etats empruntent à la banque centrale au taux zéro.. et les banques bichonent l’économie réelle et leurs clients..

    1. quelqu’un peut-il expliquer à un béotien comme moi pourquoi et comment ce dispositif de financer les Etats en leur faisant contracter des crédits par le biais des banques privées et non des banques centrales est-il apparu ???
      quels en sont les inconvénients pour les banques CAR le cadeau (gateau) me parait tellement gros que les Etats devaient bien y avoir un quelconque intérêt, non?

      car permettent aux banques privées d’emprunter directement auprès de la BCE alors que les Etats ne le peuvent pas, vraiment, oui vraiment, j’ai du mal à comprendre ce ….braquage

      ptit cours d’histoire économique, svp. Merci

      1. les Etats devaient bien y avoir un quelconque intérêt

        Non aucun, ou alors pouvoir punir ceux qui pas assez rigoureux ont emprunté hors de mesure, c’était la volonté allemande d’ailleurs pour cette règle. Encourager la vertu… et gaver les banques.

      2. J’y vois un avantage: en aidant ainsi les banques, on augmente leurs fonds propres, et donc leurs capacités à prêter de l’argent aux entreprises (même s’il y a eu à une époque un contingentement du crédit). Et donc on aide les entreprises à se financer. Cela marche si tout le monde joue le jeux, ce qui n’est pas forcément le cas dans un pays comme la France…

        Cela vaut bien des subventions!

        Mais bon, je me trompe peut-être, mon raisonnement ne tient peut-être pas la route, n’étant pas spécialiste du sujet.

      3. Rocard est partisan des avances faites par les banques centrales aux états sans intérêt , parle de la doctrine assassine de Milton Friedman …et conclut que c’est pour le moment culturellement impossible bien qu’il y soit favorable (fin de la seconde partie de l’interview.)

        L’ensemble de l’interview est assez surprenante: il est d’accord avec pas mal de choses qui se disent sur le blog (pas toutes) mais par ailleurs bien décidé à soutenir F. Hollande et pas plus catastrophé que ça des résultats du G20.

      4. La mesure date de 1973
        (Giscard, dont j’ai un diplôme pour avoir gagné un concours boursier!)
        Elle ne gêne en rien les politiciens des gouvernements,
        de droite comme de gauche plus rien,
        puisque leur rôle fondamental,
        c’est de favoriser l’accumulation des profits.

        Rocard fait l’anguille, mais il est parfaitement inscrit
        dans la gauche plus rien qui va des notables PC et ralliés à ceux du PS.

      5. Je crois que la mise en forme de la financiarisation de la dette de la France date de Beregovoy par la création de France Tresor. Pourquoi ? La création de l’euro est un accord politique entre Kohl et Mitterand : Je laisse faire la réunification de l’Allemagne, mais tu acceptes de fondre le DM dans une monnaie commune….Ya ya, mais dans ce cas, j’interdis aux états de financer leurs dettes par la nouvelle monnaie (BCE). Les mauvais élèves (débiteurs) devront se financer à l’extérieur dans le privé..et là, ils seront bien punis, car c’est bien connu, les « marchés » ne font pas de cadeaux. Voilà pourquoi 70% de notre dette est entre les mains des « marchés »… Le piège allemand se referme …sur eux aussi.

      6. -Tout professionnel de la politique cherche avant tout à se faire élire ou réélire.
        -Les campagnes coûtent beaucoup d’argent.
        -L’argent coule donc à flots bouillonnants de ceux qui en ont vers les élus ( cf mamie bettencourt)
        -Cependant il y a demande de compensations (retour sur investissement quoi!)
        -Les politiques se rangent, par conséquent, du coté où la tartine est le plus beurrée.

        La loi de 1973 dite « Rotschild » a été mise en place sous Pompidou, ex number two de la banque Lazare.
        Il y a donc longtemps que l’état est privatisé et qu’il défend surtout les intérêts privés.

      7. Une vision des choses dans « Nous on peut ! » de l’économiste Jacques Généreux, page 56.
        J’ai mis le dernier paragraphe de la citation en gras, c’est une réponse possible à votre question

        quelqu’un peut-il expliquer à un béotien comme moi pourquoi et comment ce dispositif de financer les Etats en leur faisant contracter des crédits par le biais des banques privées et non des banques centrales est-il apparu ???

        Dressons tout de même un bilan sommaire du traité de Maastricht pour la question qui nous intéresse ici, celle des marges de manœuvre du politique.
        D’un côté, les gouvernements perdent deux instruments de politique économique : le taux de change (puisqu’il n’y a plus de monnaie nationale), et la politique monétaire, confiée à une Banque centrale européenne (BCE) indépendante du politique et entièrement vouée à la lutte contre l’inflation. En sus, la politique budgétaire, qui relève toujours de la souveraineté nationale, est bornée par le pacte de stabilité limitant le déficit autorisé à 3 % du PIB.
        Mais, d’un autre côté, une fois dans la zone euro, la politique budgétaire se trouve en réalité nettement moins contrainte qu’auparavant. En effet, la monnaie unique supprime les taux de change entre les pays membres de l’UME et, du même coup, toute possibilité de spéculation contre des monnaies nationales qui n’existent plus. Les gouvernements de la zone euro se retrouvent ainsi à l’abri de toute pression des spéculateurs sur le marché des changes. C’est là un grand bond en avant pour les marges de manœuvre nationales, mais cela seulement après l’entrée dans la zone euro. Car, avant celle-ci, tout candidat à l’entrée doit rester dans le SME sans dévaluer sa monnaie dans les deux années précédentes, rapprocher étroitement ses taux d’inflation et d’intérêts de ceux du pays qui a l’inflation la plus faible, limiter son déficit public à 3 % du PIB et sa dette publique à 60 % du PIB (ce sont là les fameux «critères de convergence »).
        Pendant tout le temps nécessaire pour respecter ces conditions, le pays subit donc une surveillance renforcée par le marché des changes.
        Le moindre relâchement dans l’effort de convergence vers la rigueur germanique pourrait être sanctionné par une vague de spéculation contre la monnaie nationale, pourrait contraindre le pays à dévaluer (dès qu’il n’a plus assez de DM en réserve pour faire remonter son taux de change, c’est-à-dire, rappelons-le, au bout d’une demi-heure) et, par conséquent, repousser de deux ans son entrée dans la zone euro. La liberté à l’égard des spéculateurs sur le marché des changes se gagne donc au prix (très fort) d’une plus ou moins longue cure d’austérité.
        Ainsi ne sont censés entrer dans l’euro que des pays qui, s’étant pleinement convertis et accoutumés à la rigueur allemande, n’ont plus besoin d’être surveillés! Mais une fois bien élevé et bien grandi par la méthode allemande, le pays enfin entré dans le club des grands peut faire ce qu’il veut ! Car, si le traité a prévu des conditions pour entrer dans le club, il n’impose aucune condition pour rester ni aucune clause d’exclusion pour les membres qui profiteraient à leur guise de leur nouvelle liberté.
        Les plus zélés gardiens de l’orthodoxie néolibérale, Allemands en tête, étaient bien conscients de cette faille : après son entrée dans l’euro, un pays pourrait laisser filer ses déficits et sa dette sans être aussitôt rappelé à l’ordre par la pression des spéculateurs sur le marché des changes. Aussi, à la demande expresse des Allemands, les gouvernements conviennent de remplacer la pression des spéculateurs sur le marché des changes par celle du marché des émissions de dette publique. À cette fin, on étend la libre circulation des capitaux : ceux-ci devront circuler librement non seulement entre les pays de l’UE, mais aussi entre l’UE et le reste du monde. Désormais, quand un État emprunte des capitaux sur le marché financier, il ne le fera pas sur un marché national réservé à ses résidents, ni même sur un marché européen ; tous les investisseurs du monde pourront librement souscrire ou vendre ces titres de dette publique, les conditions d’émission de ceux-ci seront de fait déterminées sur un marché mondial des capitaux. Autant dire que ces conditions se trouvent dès lors potentiellement exposées aux «jeux» de tous les fonds spéculatifs du monde (on en reparlera au chapitre 4). Ainsi, la surveillance des marchés financiers n’a pas été supprimée par la monnaie unique, mais déplacée du marché des changes au marché de la dette publique.

      8. La loi de 1973 dite « Rotschild » a été mise en place sous Pompidou, ex number two de la banque Lazare.

        On dit Rothschild et Lazard, et Pompidou n’a jamais bossé pour la deuxième. Et Pompon,qui est allé le chercher, qui en avait fait son homme de confiance, qui écrivit dans ses Mémoires d’Espoir :

        « Il s’agit de la monnaie, critère de la santé économique et condition du crédit, dont la solidité garantit et attire l’épargne, encourage l’esprit d’entreprise, contribue à la paix sociale, procure l’influence internationale, mais dont l’affaiblissement déchaîne l’inflation et le gaspillage, étouffe l’essor, suscite le trouble, compromet l’indépendance ; je donnerai à la France un franc modèle, dont la parité ne changera pas aussi longtemps que je serai là et que même, malgré les mauvais coups portés à notre pays au printemps de 1968 par l’alliance des chimères, des chantages et des lâchetés, je maintiendrai jusqu’au bout grâce aux énormes réserves de devises et d’or que la confiance aura, en dix ans, accumulées dans nos caisses.”
        Et encore :
        “ L’inflation n’étant qu’une drogue qui, par phases alternées d’agitation et d’euphorie, mène la société à la mort ”.

        Mémoires d’Espoir – Le renouveau (1958-1962) page 143-144
        « L’inflation… mène à la mort »… Qui ?

  7. @ Mr. Leclerc: vous pensez que les carottes sont cuites pour l’Italie (défaut de paiement et abandon d’une partie de sa dette) ou vous pensez qu’elle est encore « sauvable » autrement??
    Merci pour votre avis.

    1. Deux choses sont connues: 1/ elle ne peut pas budgétairement supporter de devoir refinancer sa dette au taux actuel du marché et 2/ les autorités européennes n’ont pas actuellement dans les mains les moyens d’y suppléer.

      1. La paille dans l’oeil de la Grèce, la poutre dans celui de l’occident

        Le problème est au minimum celui de la zone euro dans son ensemble, il est en fait commun à tous les pays dits développés.

        Le fait que l’attention se soit concentrée sur la Grèce n’est-il qu’une sorte « d’effet médiatique » ?

        Une autre explication possible serait que les dirigeants soient conscients que rien ne sera résolu par les moyens qu’ils préconisent actuellement mais trouvent avantageux de faire traîner jusqu’à ce que l’effondrement de « l’économie réelle » justifie des mesures beaucoup plus énergiques (après les élections si possible) ?

    2. je pense que Monsieur Leclerc pense que les carottes sont cuites pour l’Italie.
      On peut désormais lister:
      1)Grèce
      2)Italie
      3)Portugal
      4)Irlande
      5)Espagne
      6)Belgique
      7)France
      Puis fin!
      On peut parier, peut-être quelqu’un d’autre proposera un autre tierce gagnant (perdant)!

      1. D’après ce qui précède, vous pouvez mettre la Hongrie après l’Espagne.
        Je mettrais la France et ses banques systémiques avant la Belqique, pour m’amuser, et parce que je suis belge. 🙂

        Et puis, oui, le Royaume-Uni avec sa City démesurée, grosse tique croulante, gorgée d’un sang à l’oxygénation compromise…

      2. Mais non la France n’est pas trop touchée, un peu de rigueur et ça repartira, la rigueur devient même un programme mon bon monsieur !
        Enfin, la rigueur et la vraie, avec au bout une belle déflation et pour le coup la trappe, se refermera sur nous et nous seront liquidés pour des plombes…
        Ouvrez la bouche dites ha …A A A
        Salauds de pauvres !

      3. « Ici Léon Zitrone en direct de l’Hippodrome de Kernivinen où va se dérouler sous nos yeux et une pluie battante, rendant le terrain lourd et collant la course à handicap organisée par le FMIFESFDTSBCE et les producteurs de fraises réunis de Plougastel Daoulas, la course du siècle dite de La Grande Perdition !
        Attention mesdames et messieurs les chevaux sortent du paddock et vont se ranger sous les ordres du starter, Grèce paraît nerveuse, Italie frémit, Portugal porte beau, Irlande hennit, Espagne veut encorner Belgique qui n’en peut mais alors que France refuse de se mettre en ligne,mais tout rentre dans l’ordre et et çà y est le départ est donné…………!!!!

      4. et le gagnant est: Deutschland! Car quand tous seront ruinés que restera-t-il de l’intransigeance allemande? C’est bien rigolo tout ça!

      5. @ johannes finckh

        Quand le temps est trop mauvais, les courses sont annulées par les organisateurs.
        Je pense personnellement que ce sera le cas d’ici peu.
        Madame Merkel va manger son chapeau, Les écluses du ciel (BCE) vont s’ouvrir et les téra euros vont tomber comme à gravelotte.
        En échange de quoi les plans d’austérité vont se multiplier avec partout objectif d’un retour à l’équilibre budgétaire en 2016 (Fillon a lâché le morceau) et contrôle strict par l’U.E. des budgets des États.
        Cinq ans pour désendetter les États et recapitaliser les banques, cinq ans pour désendetter la BCE.
        Dix ans de vaches maigres, qu’elle a dit, big mother.
        Et ça repart doucettement, amaigri de 10 à 20 % (en moyenne !), sur un air de valse rhénane.
        En tout cas c’est le scénario idéal qu’ils envisagent.
        Mais qui ne tient compte, ni de la nécessité de repartir avec de nouvelles règles (répartition capital-travail, contrôle des transactions financières, dissociation banques d’affaires et de dépôts, …), ni des évolutions internationales, ni de l’incapacité des politiques à faire rentrer Keynes dans sa boîte une fois qu’on l’en a sorti.

  8. Bonjour,

    Un article du monde édifiant sur ce qui est en train de se jouer avec les Chinois :

    http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2011/11/07/le-president-du-fonds-souverain-chinois-fustige-la-conception-europeenne-de-l-etat-providence_1599749_1581613.html#xtor=RSS-3208

    Si quelqu’un veut développer ça serai bien de suivre cette affaire ………. L’état chinois va nous apprendre à vivre en contrepartie de l’achat de titres en Europe.

    1. Une guerre de l’opium à l’envers se prépare t’elle ? . Le boomerang du système de développement occidentale , basé sur plus de 200 ans de cynisme et de prédation, lui retourne à la figure , et ça va faire très très mal.Les élèves ont surpassés leur maîtres.

      1. C’est aussi, à peu de choses près, ce que je pense. ET dire que les décervelés de dirgeants occidentaux croient encore (ou font mine de nous faire croire) à la venue d’un sauveur BRICS = les leçons de l’histoire sont « aide toi toi-même et le ciel t’aidera ! »

    2. Bien sûr on peut affirmer sans trop se tromper que le président du fonds souverain chinois CIC est un pauvre type stupide. ( Qu’il libère déjà les travailleurs engoulagués chinois et qu’il redonne le pouvoir au peuple et on verra après si ce monsieur a des leçons à donner ). Ceci étant dit. Méfiance. Méfiance ! Le but semble cousu de fil rouge : Nous dresser déjà en amont par l’ offense à  » détester le Chinois  » comme hier on nous apprenait à détester indistinctement  » le Bôche  » . Prudence, prudence. Les riches attisent toujours les haines recuites des pauvres pour s’enrichir encore plus et garder la main. A l’heure ou quelques fous en Israël veulent attaquer l’ Iran, nous devons redoubler de vigilance et ne pas tomber dans le panneau de 14-18 où sous un prétexte et un autre et par tout un jeu d’alliances de puissances plus ou moins obscures ,on repartirait la fleur au fusil pour la  » Der des Der  » sous fond de crise monétaire mondiale. Attention, attention !

  9. Je croyais que la dette italienne était majoritairement détenue par les italiens eux-meme. Comme dans le cas de l’effarante dette japonaise.
    Ha au fait, pour les « marchés » n’attaquent-ils pas la dette japonaise?
    Peut-etre qu’ils n’ont pas accés à cette dette? Le Japon ne se finance-t-il donc pas sur les marchés?
    Ne voit-on pas qu’avec l’effarante « loi du marché », l’italie, un pays bien au-dessus de la Grece, moderne et industrialisé, possedant des atouts bien plus considérables que les PIGs, se fait attaquer et doit payer des interets délirant.
    Mais au fait qui sont ces « marchés », guidés par les agneces de notations de Wall-Street?
    Oh, c’est trés facile de les désigner autrement que par « marché »:
    On les trouve dans les 29 banques systémiques, sur lesquelles le dernier G20 c’est penché en priorité par derriere en mettant en avant la dette européenne en grand spectacle au festival de Cannes.
    La DB, PNB Paribas, Société Générale…
    Des noms? Pas compliqué, chercher leur PDG.
    Les voila ceux qui font capoter l’Europe sur des notion d’économie stupides.
    Remarquons que ces 3 banques ont des fonds propres lamentables:
    Le Financial Times:
    http://www.ftd.de/politik/:systemrelevante-institute-diese-banken-brauchen-mehr-eigenkapital/60125292.html

    BNP: 3,54% pour 1926 milliards d’euros
    SocGen: 3,58% pour 1158 milliards
    Credit Agricole: 2,78% 1593 milliards
    Dexia: 1,34% pour 518 milliards

    Deutsche Bank: 2,27% pour 2282 milliards
    Commerz Bnak:: 3,35 pour 683 milliards

    Par comparaison on a aux USA:
    Goldman Sachs :7,35% pour 645 milliards d’euros
    Morgan Stanley : 7,01% pour 572 milliards
    Bank of America: 9,5% pour 1650 milliards
    City Group: 9,15% pour 1440 milliards
    JP Morgan Chase: 7,62% pour 1702%

    On est trés loin pour l’Europe des recommendations de Bale II et III (>8%) qui parait-il ne sont pas suivies par les américains, alors que ce sont eux qui s’en rapprochent le plus!

    Il est trés facile de voir pourquoi on fait porter la note salée sur les peuples, car les banques européennes détenant la dette des états sont capable de suivre le destin de Dexia par manque de fonds propres.
    Les banques européennes ont peur du défaut qui les plongeraient dans la faillite. C’est à dire que le plan de sauvetage de la Grece ou autre, n’a la que pour sauver les banques européennes de leur effrayante gestion.
    Les banques banques américaines ont elles, profité a plein du « qualitative easing » de la Fed, qui a racheté (mis en pension) leurs actifs toxiques pour une dizaine de trillions de dollars. Ce dont ont profité en plus, les banques européennes par contrecoup!

    http://www.renovezmaintenant67.eu/GAO Fed Investigation.pdf

    La BCE de Trichet et dirigée par l’Allemagne n’a pas fait grand chose, pas assez, le résultat est la. L’Allemagne a bien sa bad-bank, la Soffin, mais les 400 milliard injecté dans ses banques en faillite technique n’a pas suffit…On est loin des 10 000 milliards de dollars de la Federal Reserve.

    Au total, foin des idéologies, du blabla sur la dette, austérité et autre sornettes divulguées dans la Presse pour faire écran à la réalité.
    La finance c’est effondrée en 2008 et la Federal Reserve a fait marché la planche à billet pour essayer de les faire surnanger.
    Messiers Trichet, Merkel et Sarkosy n’ont rien compris, ou alors se sont des menteurs, ou des incapables.
    Le chois était et reste simple:
    Ou le systeme financier occidental fait faillite ou on l’inonde de fausse monnaie….
    Bien sur tout ceci dand on reste dans le paradigme de « la libre circulation des capitaux » et « la loi du marché », les banques centrales privées ou « indépendante » etc….
    Ce paradigme a fait faillite c’est tout.
    La solution est ailleurs…

    1. Comme la dette américaine, la japonaise sert de refuge. On ne démonte pas son refuge pour alimenter le feu.

      Que la dette japonaise et italienne aient comme caractéristique commune d’être largement financées par les nationaux n’est pas si exemplaire qu’on le dit. Cela devient un point de faiblesse quand les taux montent, car cela fait descendre la valeur des obligations elles-mêmes et fragilise les banques nationales qui les possèdent.

      Tous les investisseurs sont logés à la même enseigne sur le marché: si les taux montent, ils le font au bénéfice de tous les investisseurs à l’occasion des émissions et l’Etat en subit les effets.

      1. il n y a qu une solution permettre à la banque centrale de monetiser la dette lui permettant ainsi de lutter contre la speculation.

      2. Question à François Leclerc :

        Peut-on qualifier de « défaut partiel » la demande faite aux banques de s’assoir « volontairement » sur les 50%.
        Et,
        même si le terme n’est pas employé, les marchés peuvent-ils le comprendre autrement ?

        Je serais curieux de connaitre votre appréciation sur le vocabulaire employé et bien sur sur la notion même de défaut dans le cas présent

    2. Ou le systeme financier occidental fait faillite ou on l’inonde de fausse monnaie…

      Il y a dans les theâtres, dans la cage de scène et au dessus des cintres, le GRAND SECOURS : Quelques tonnes d’eau dans une bâche, et un réseau gravitaire aboutissant à des arrosoirs partout au dessus de tout le système.
      Quand le feu est incontrôlable, quand tout est foutu, on déclenche le GRAND SECOURS. Les tonnes d’eau dégringolent, démolissent tout, mais éteignent le feu.

      Après l’utilisation du GRAND SECOURS, on doit généralement reconstruire le théâtre…

    3. @ Izarn qui pose la question

      Mais au fait qui sont ces « marchés »

      C’est la classe dominante, capitaliste, qui vole tous les jours
      tellement de richesses de notre travail, manuel comme intellectuel,
      qu’elle ne sait plus quoi en faire.

      Elle a acheté la Rolls, puis la Jaguar, la villa au Maroc, puis à Miami,
      les diamants puis le rubis, les étourneaux puis la poule de luxe.

      Malgré tous ses efforts, il reste des milliards qu’elle ne sait dépenser,
      et qu’elle investit, peu dans la production, faute de demande
      (il faut compresser les salaires pour maintenir le taux d’exploitation)
      et de plus en plus dans toutes les spéculations financières.

      – Mais Nestor, vous en savez des choses !
      – Maitre, j’ai peur pour vous…
      – Parlez , je vous l’ordonne
      – La cuisinière dit qu’elle vous fera la peau
      – Donnez lui son congé, nous irons au restaurant.
      Et puis c’est mon jour de bonté, je vous invite!

    4. En 2010, la France détenait de la dette italienne à hauteur de 511 Milliards. Sur une dette totale avoisinnant les 1400 millliards. Aujourd’hui on en est à 1900 milliards. Rien que pour l’Italie.
      La dette grècque fait vraiment sourire à côté avec ses pauvres 240 milliards.
      La messe est dite.

      Merci François pour tes articles.

  10. Autre problème de taille:
    Comment expliquer aux enfants que le Père-Noël est subitement devenu très pauvre?

      1. @Anastasia
        Les enfants pauvres ont compris depuis longtemps que le père Noël est un salaud, vu qu’il donne beaucoup à ceux qui ont déjà tout, et qu’eux ne reçoivent pas grand chose.
        Les enfants de ceux qui s’appauvrissent vont apprendre à leur tour.

      2. @ Leboutte

        Alors que j’habitais depuis deux ans dans la médina d’une ville d’Afrique du Nord, j’ai entendu l’un de mes enfants parler de sa commande au père Noël à une petite voisine, son amie, persuadé que le passage du Père Noël était un événement universel. La petite voisine, dont le petit frère, curieux, demandait qui était le Père Noël , lui a répondu sèchement : « c’est un monsieur qui apporte des jouets aux Français !  »
        J’ai cru mourir de honte et ajouté ce soir-là deux sandales de plus remplies de bonbons et d’un jouet neuf sous le sapin .
        Les enfants ont le chic pour remettre les pendules à l’heure .

      3. Comment expliquer aux enfants que le Père-Noël est subitement devenu très pauvre ?

        Vous enfilez un masque de père Fion-Fouettard et vous réveillez les niards à 3 H du mat en leur disant d’une voix d’outre-tombe que la Père Noël SA a vécu au-dessus de ses moyens, qu’elle va bientôt faire faillite et qu’en attendant c’est le père Fion-Fouettard qu’a été nommé pour expédier les affaires courantes comme administrateur judiciaire. Répéter l’opération s’ils ont du mal à comprendre. Magnez vous, plus que six semaines…

        @Mianne
        Les petits voisins, j’espère que vous avez pensé à les mener, eux et leurs sandales, à la messe de minuit, hein ? tant qu’on y est.

    1. Citation d’Anastasia:

      « Comment expliquer aux enfants que le Père-Noël est subitement devenu très pauvre? »

      Comment s’y prend-on pour expliquer qu’il n’existe pas ?

      Le système capitaliste est une vue de l’esprit… accablante.

      Papillon

    2. Ma fille s’appellerait Odette, que je lui expliquerai ceci: Ma petite chérie, moins il y a de petite Odette dans ce pays, plus il y a de dettes, et plus le Père Noël est pauvre…

      tiré du Cid (Croissance Infinie des Dettes)
      Ô dettes oh désespoir, ô décroissance ennemie!
      N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
      Et ne suis-je blanchi par les taux usuriers
      Que pour voir en un jour s’effondre les cours boursiers?

    3. « Comment expliquer aux enfants que le Père-Noël est subitement devenu très pauvre? »

      Expliquer qu’il est simplement devenu plus raisonnable, car il s’est rendu compte que de nombreux jouets se retrouvaient bientôt au grenier ou à la poubelle, que le plastique dont beaucoup sont faits se retrouve à polluer les océans, mais surtout que « trop de jouets tue le jouet » (et non pas trop d’impôt tue l’impôt comme le répètent à l’envi certains enfants attardés).

      Delphin

      1. @ Delphin

        Quand on prend les gamins pour des cons, ça se retourne toujours contre soi, alors quand expliquerez aux vôtres que le papa Noël est « simplement devenu plus raisonnable » et qu’il verra chez son copain friqué que la raison est à géométrie variable, faudra pas vous étonner 😉

      2. Julien Alexandre
        7 novembre 2011 à 15:19

        @ Delphin

        « Quand on prend les gamins pour des cons, ça se retourne toujours contre soi, alors quand expliquerez aux vôtres que le papa Noël est « simplement devenu plus raisonnable » et qu’il verra chez son copain friqué que la raison est à géométrie variable, faudra pas vous étonner »

        Ma remarque, ex enfant Julien Alexandre, ne s’adressait pas aux enfants mais à leurs adultes parents – grands pourvoyeurs de jouets tous plus plastiquement laids,inutiles,polluants et étouffeurs de désir et d’imaginaire enfantin – éventuellement lecteurs de ces présents babillages.

        Amicalement

        Delphin

        1. @ Delphin

          On avait bien compris Delphin, rassurez-vous. C’est vous qui n’avait visiblement pas compris que ma remarque faisait référence aux « grands » enfants qui voient 1 % de la population concentrer plus de 30 % des « cadeaux de noël ».

      3. Je me disais bien que le petit rond tout jaune avec un point rond, une petite barre horizontale et le grand trait incurvé dessous, ça importait également.

        Delphin

      4. @ Garorock

        Dites leur que le père Noël c’est Sarkozy!

        Excellente idée : Sarkozy croulant sous les lettres de gamins et d’adultes avant les élections. Mettrait-il la main au portefeuille ?

    4. Merci d’avoir commenté ma petite phrase et je retiens la délicieuse idée d’encourager les bambins à rédiger leur lettre à l’intention du Père-Nicolas, Sarkozy bien évidemment!

  11. Il serait bon aussi de s’intérsser au Bons du Trésor Fançais qui sont en train de dévisser sérieusement par rapport au Bund Allemand. Ne vous étonnez donc pas que les divers Fonds Spéculatifs se débarassent des CDS Français pour racheter d’urgence les CDS Allemands.
    Quoiqu’en dise Sarkozy et quoiqu’il fasse le AAA français est dans la m…

    A l’ouverture des marchés, vers 9 heures 10, le rendement des bons à 10 ans du Trésor français étaient de 3,147 % et ceux du Bund à 1,797 % soit un écart de 135 points de base ou 75,1 % (comme l’Argentine en 2001-2002) ce qui constitue un nouveau record historique,

    La chute des dominos de l’€URSS va faire mal… et notre histrion ignare est passé à la postérité avec Angela pour leurs erreurs historiques dont on reparlera pendant des siècles.

    1. Pour « excuser » quelque peu nos dirigeants, il convient de noter que les économistes et les banquiers centraux ne proposent absolument aucune issue technique.

      1. a votre age vous croyez qu’il y à une issue technique ?
        La dette doit être répartie à ceux qui peuvent la payer et/ou en ont profité , c’est tout.

      2. Quand ce seront à nouveau les politiques qui « proposerons » les marchés n’auront qu’à bien se tenir, ce n’est apparemment pas pour demain la veille, mais ne sait-on jamais !

      3. @Bertrand

        « La dette doit être répartie à ceux qui peuvent la payer et/ou en ont profité , c’est tout. »

        Comment définir qui doit payer la dette et qui en a profité, quand elle est légion depuis des siècles.
        Je n’ai jamais contracté de crédit, ah si 1300€ pour un pc pour mes études il y a 6 ans.
        Je paies mes impôts et j’achète pour vivre (TVA).
        Je suis locataire, j’ai pas l’impression que les impôts que je paie servent à quoi que ce soit qui va dans mon intérêt. Routes défoncées, aucune infrastructure « plaisir gratuit » autour de chez moi, un village pas entretenu, mais par contre on paie plein pot tout le reste.
        On peut donc dire que j’ai pas vraiment « profité » d’une certaine dette publique ou d’argent publique, ou en tout cas pas autant que ce que j’ai déjà donné.
        Pour un salaire de 1400€ net, le calcule est vite fait de ce que je donne à l’état: 35% charge patronale, 19.6% pour les achats de tout les jours exceptés les produits de bases, les taxes 10%, les taxes, et j’en passe.
        Ça fait un paquet de pognon. Surtout qu’avec 1400 balles de salaire, il y a pas grand chose à économiser,on peut dire que, loyer déduis (500€) il reste 900€ qui partent et donnent lieu à une taxe de 19.6%. Hallucinant non? 900-176.4 = 723.6
        Les personnes physiques, en France, qui gagnent moins de 1400€ NET sont assujetti à un impôt global de plus de 25%.
        Ça en fait du pognon.

        Et c’est nous qui faut qu’on rembourse ? Attends, rembourser quoi au juste ?

  12. La part allemande de ces DTS qui équivalent à 60 milliards de dollars représente 15 milliards de dollars

    Qu’est-ce que c’est que ces DTS?

    De la « monnaie dérivée »? Un truc pour payer avec de la monnaie qui n’en est pas mais pourrait en être quand même? Ou qui en est mais pourrait bien ne plus en être?
    De la monnaie mutualisée? Un mécanisme d’équilibrage monétaire? La préfiguration du Bancor?
    Le droit que vous donnez au proprio de signer lui-même les chèques du loyer?
    Une autre couleur pour la dette que l’on jette dans l’incendie de la dette en espérant ainsi l’étouffer?
    Le moyen de procéder en douce aux émissions monétaires que l’on se refuse officiellement, une main sur le coeur et l’autre sur les statuts de la BCE?

    Voici ce qu’en dit le FMI lui-même :

    Le DTS n’est pas une monnaie, et il ne constitue pas non plus une créance sur le FMI. Il représente en revanche une créance virtuelle sur les monnaies librement utilisables des pays membres du FMI. Les détenteurs de DTS peuvent se procurer ces monnaies en échange de DTS de deux façons : premièrement, sur la base d’accords d’échange librement consentis entre pays membres; deuxièmement, lorsque le FMI désigne les pays membres dont la position extérieure est forte pour acquérir des DTS de pays membres dont la position extérieure est faible.

    Je lis aussi que les DTS ont été créés dans le cadre de Bretton Woods, pour faciliter le système des parités fixes, et qu’ils interviennent aujourd’hui dans un tout autre contexte. Je comprends qu’ils ont été augmentés massivement, puis utilisés comme de la monnaie pour conforter le fond de secours européen.

    En termes politiques, dans la situation actuelle de sauve qui peut, qu’est-ce que cela signifie?

      1. Autrement dit: que ce soit par le FMI et non par la BCE, que cela passerait, cela veut dire qu’il n y a pas de solidarité entre pays de la zone Euro? Ai-je bien compris?

      2. Ah, vous avez le sens de la synthèse! C’est d’ailleurs ce que je vous demandais, et je me doutais de la réponse…

        Ainsi donc, la construction européenne est aujourd’hui si bancale qu’elle ne peut plus que déléguer à une institution internationale ce qui aurait du être le principal instrument de sa souveraineté économique et monétaire.

        Je rappelle que l’Europe a été voulue pour lui permettre d’exister encore dans un monde de colosses. C’est ce qu’on m’a promis, c’est ce pourquoi nous votions! Beau résultat!

        Colère, mes frères!

      3. Sinon, au ME tout roule.
        En scierie, ça débite à tour de cou.
        En Saoudie, on cherche leprochain dans la famille.
        En Iran, on attend le rapport de l’AIEA, l’ambiance se construit, on apprend l’existence du site de Parchine. Pour ceux qui n’ont jamais suivi le projet Manhattan, le nombre de sphère explosées (ie recherche de la simultanéité et de la géométrie des déflagrations) est l’un des spectacles qui révèle le mieux l’aspect considérable (pour des points somme toute classiques) de ces projets.
        En Turquie, on se réjouit discrétement de la mouise gréque et on insiste plus trop pour entrer dans le cercle des has been.

        Enfin tout roule quoi… Même le rouleau compresseur de l’histoire.

      4. c est pas tout à fait ça monsieur leclerc. je vous invite à bien revoir le fonctionnement des dts.
        un dts est un creance que chaque banque centrale detient en fonction de sa quote part de participation au fmi, c est donc un actif pour chaque banque centrale, et un passif pour le fmi.
        dans le plan du g20, l idee etait de faire participer la bce de deux manieres 1/ via une creation monetaire donc un accroissment de la taille du bilan ou 2/ par une mise en pension des titres de la bce servant de garantie

        bien evidemment, l allemagne s est refusée au 1 gardienne de l orthodoxie monetaire. Si il y a eu une hesitation sur le 2 cette option a aussi ete refusee et parmi les titres envisages pour etre mis en pension il y avait les dts.

      5. @léonard
        Pourtant le FMI précise bien que les DTS ne sont pas une créance sur le FMI, mais une créance virtuelle sur les monnaies participantes. Si je comprends bien, une sorte de mécanisme de compensation, aujourd’hui dévoyé?

      6. Bonjour,

        Cela voudrait-il dire qu’on va monétiser la dette ? et ainsi alors que la récession est là, être en « stag-flation » ?

      7. @marc la compensation se fait de maniere automatique via le taux de change car la creance dts est un panier de dts ainsi un pays excedentaire doit avoir un change qui augmente et un pays deficitaire l inverse.

        le drame de la zone euro c est de ne pas avoir de mecanismes de compensation soit 1/ par des dotattions des etats excedentaires ou 2/ variation de taux de change

        c est une critique qui avait ete faite … par milton friedmann ( pas vraiment une reference de l economie solidaire ) en son temps qui declarait que du fait de la non compensation ( au passage un raisonnement typiquement keynesien) l europe exploserait la premiere crise venue.

        L allemagne a tout interet a garantir cette paix financiere des pauvres car son taux de change est sous evaluee elle qui fait 60 % de son commerce au sein de la zone euro et 75 % en additionnant avec les pays d europe de l est arrimes par un change fixe à l euro. Tant qu on ne comprendra pas que les excedents de l allemagne ne sont que les deficits des autres on se mentira

      8. il y a quelques mois un ami avait ecrit un truc là dessus:

        Faites ce que je dis mais faites pas ce que je fais …
        par josé de la fuente vendredi 14 janvier 2011, 10:48

        Dans un système économique basé sur la compétitivité prix ( concurrence), par opposition à la compétitivité hors prix (où l’entreprise a un avantage concurrentiel), la variable clé pour réussir à créer du bénéfice ( chiffres d’affaires – coûts) est le coût du fait notamment de la forte intensité concurrentielle.Ce qui empêche l’entreprise de jouer sur la variable prix et donc le chiffre d’affaires ( prix * quantités).Dans une zone de monnaie unique composée de plusieurs pays et d’ entités juridico/économiques différentes, en l’absence d’harmonisation fiscale et sans modèle social commun, ces coûts sont les salaires, la fiscalité et les charges sociales.

        Pour être compétitif et donc exporter dans cette zone à monnaie unique, il faut abaisser ces coûts (salaires, fiscalité et protection sociale) quitte à comprimer la demande intérieure.Baisser la fiscalité et les charges sociales appellent soit à une redéfinition du modèle social ( privatisation de prestations normalement prises en charges par la collectivité ) ou à un transfert de fiscalité des entreprises vers d ‘autres catégories ( consommateurs via la TVA , demain peut être la TVA sociale, ménages via la montée en force de l’impôt sur le revenu).

        Restent les salaires, pour maitriser les salaires, il faut contrôler les charges des ménages. En effet si les charges augmentent trop, les salariés par un effet de second tour exerceront une pression sur les entreprises pour connaitre des augmentations de salaires.Ce qui cassera la dynamique désinflationniste et l’avantage compétitif de l’entreprise. Si ces charges de ménages proviennent essentiellement de pays hors zone ( alimentation, produits finis, essence), il est essentiel d’avoir une monnaie forte pour amortir les chocs inflationnistes hors zone.

        Quid maintenant de l ‘exportation hors zone monétaire où la devise redevient une variable d’ajustement? Dans ce cas là, la compétitivité ne se retrouve pas améliorée puisque la monnaie est forte et surévaluée par rapport aux devises étrangères.

        Conclusion: Pour réussir dans un régime de monnaie unique avec monnaie forte, il faut exporter dans la zone unique et importer hors zone. Mais si un pays exporte dans la zone, ça veut dire qu’un autre pays importe, et il se retrouve lui dans un cercle d’incompatibilité ne pouvant plus exporter hors zone du fait de la monnaie forte.

        Comment exporter avec une monnaie faible ? Là, il s’agit de l’exact opposé, il faut exporter hors zone et importer dans la zone , la monnaie redevenant une variable d’ajustement.

        Il y a donc deux visions différentes; chacune dépendante de la monnaie selon que l’on soit en monnaie forte ou en monnaie faible.Deux visions, qui débordent largement sur le champ politique, le but ultime étant d’avoir la main sur la variable monétaire.

        Cette zone, bien évidemment c’est la zone euro. A ce jeu là, l’Allemagne a un leadership incontestable faisant de Francfort sa chasse gardée. A l’heure où tous les pays sont tentés de copier le modèle allemand, cet exemple montre que l’Allemagne ne peut pas être un modèle car il s’agit d’un jeu à somme nulle.Ses excédents constituant les déficits des autres pays de la zone euro.

        En le copiant, non seulement la demande interne sera comprimée mais les effets positifs initiaux annulés, chaque pays rentrant dans une compétition par le bas ( entre eux ) en détruisant qui plus est son modèle social. Il y a un parallèle évident avec les dévaluations monétaires successives des années 50 aux années 80, quand chaque pays dévaluait l’un par rapport à l’autre.Là, devant l’incapacité de dévaluer la variable monétaire, le cas est symétrique, chaque pays dévalue son modèle social ( salaires, fiscalité, charges sociales) sans que personne en retire de bénéfices économiques, l’avantage concurrentiel étant perpétuellement déplacé vers les bas. Et que dire alors du modèle social ?

        La parabole de l’Allemagne,c’est celle d’un double paradoxe : si tout le monde copie le modèle allemand tout le monde sera perdant y compris l’ Allemagne ; en laissant le modèle tel quel, seule l’Allemagne y est gagnante économiquement au dépend à la fois de son modèle social rhénan (qui avait fait toute sa spécificité) et des autres pays de la zone euro.

        Ce paradoxe amène une grande interrogation sur notre partenaire leader, l’Allemagne veut elle vraiment qu’on la copie?

      9. @francois@marc je ne suis pas ici pour polemuiquer mais pour expliquer. Si on suppose que le fmi emet des dts sans contrepartie, c est que les dts deviennent alors une monnaie. Ce qui n est pas le cas? Si le fmi emet des dts alors il faut bien recuperer les devises sous jacentes ( euro, dollar, yen yuan) , conclusion il fdauit bien l accord des banques centrales seules emetrices de ces monnaies , il s agit donc bien d une creance des banques centrales sur le fmi. Peu importe comment le fmi communique dessus, il s agit d un passif pour le fmi et d un actif pour chaquebanque centrale. C est la seule raisons pour laquelle sarkozy a propose de les mettre en garantie option refusée par l allemagne.

        1. @ Leonard

          Peu importe comment le fmi communique dessus

          Soyez gentil, arrêtez de raconter n’importe quoi. François a fait preuve de suffisamment de patience à votre égard.
          Alors, vous me faites plaisir, vous lisez ceci http://www.imf.org/external/np/exr/facts/fre/sdrf.htm et vous revenez quand vous aurez compris ce que ça dit.
          Si vous avez des questions, vous les posez, mais les affirmations péremptoires et les leçons « pour expliquer » alors que vous n’avez strictement rien pigé, ce sera ailleurs.
          Merci.

        2. Je vous suggère d’aller consulter ce document, page 5, après l’avoir téléchargé. Vous y trouverez les DTS (SDR en Anglais) dans la colonne Assets (actif) du tableau décrivant le bilan général du FMI.

      10. Le FMI est politiquement poussé pour être le véhicule du bancor, le contrôle et la répartition des parts suite à une fusion acquisition réciproque de celui-ci avec l’onu « votive » des zestes d’empires, à qui le contrôle des statuts, à qui les lingots trébuchants, à qui les ogives, et pour le reste, des queues de cerises et des noyaux radieux à sucer ?

        Soeur Anne, ne vois tu rien venir, que le soleil qui on doit et le vent qui poux droit ?

  13. D’après le Frankfurter Allgemeine Zeitung plusieurs dirigeants voulaient que les banques centrales apportent l’équivalent de 50 à 60 milliards d’euros qu’ils détiennent en DTS au FESF pour qu’il puisse les utiliser comme garanties et augmenter sa puissance financière.
    « De cette manière, la garantie de l’Allemagne dans la crise de la dette serait augmentée de 15 milliards d’euros en contournant le Bundestag (chambre basse du Parlement), « sources proches des négociations ».
    Selon les Echos, cette « attaque sur l’indépendance de la Bundesbank a été planifiée par les gouvernements français et allemand » et seul le refus de la Bundesbank « de sacrifier les réserves financières allemandes » l’aurait fait capoter. »

    Une évolution lourde de la « gestion » de la crise est que toutes les institutions impliquées, y compris les états cherchent par tous les moyens à s’affranchir de toutes les règles édictées auparavant et surtout du contrôle populaire y compris dans ses formes les dégénérées et inoffensives. (l’exemple du référendum grec)
    L’agonie du capitalisme pourrait n’être que l’agonie d’un capitalisme fondé plus généralement sur la fabrique du consentement préparant par nécessité une autre « forme capitaliste », plutôt appuyée sur la coercition, forme déjà bien présente en Chine, Russie, en Afrique, aux Amériques … Un capitalisme de violences permanentes, à des degrés variables pour gérer et contrôler toutes ses catastrophes, économiques, écologiques, sanitaires, militaires, etc. Cette « option » tient bien la route. Le système comme tout système vivant s’adapte simplement en mutant.
    Un coup d’État est un renversement d’un pouvoir par une personne ou un groupe investi d’une autorité, de façon illégale et souvent brutale. Pourrait-on imaginer le coup d’Etats rampant, la mise en place de la « gouvernance » trans-nationale tapie et disséminée dans un échafaudage de structures inter-étatiques – pour anéantir toute forme de souveraineté – pour établir le pouvoir absolu de la ploutocratie, à l’abri des contestations localisées géographiquement ou bornées à des sujets partiels, conséquences secondaires du tout. La force d’inertie d’une telle « organisation » serait considérable et permettrait de garantir au capitalisme un autre délai, une nouvelle histoire.
    Le capitalisme ne s’écroulera jamais de lui-même par le poids de ses contradictions internes, effondrement financier compris mais seulement quand l’immense majorité de ses victimes prendra conscience de sa nocivité systémique, absolue, définitive et trouvera le chemin des Alternatives. Une société ne peut se poser que les questions qu’elle peut résoudre. C’est une longue route et une question fondamentalement politique.
    « Socialisme ou barbarie » s’écriait Rosa Luxembourg devant le carnage de la guerre 14/18, elle avait échappé à celle de 39/45 mais l’histoire ne se répète jamais …
    Quand on ne sait pas d’où on vient, on sait rarement où aller …

    1. @la taupe rouge 04:
      « Le capitalisme ne s’écroulera jamais de lui-même par le poids de ses contradictions internes« .
      Ça, c’est vous qui le dites!
      Vous avez une boule de cristal ?
      Ou des lunettes de paléo-marxiste sur le cerveau, celles de ces gens qui empêcheraient le mouvement spontané car ils n’acceptent que celui qu’ils peuvent prétendre contrôler et revendiquer ? (Je plaisante, bien sûr.)

      La semaine avant la chute du mur de Berlin, vous y étiez, ou vous avez lu ? Des opposants parmi les plus acharnés n’ont rien vu venir.

      N’oubliez pas que le capitalisme ne fait pas face qu’à une crise financière systémique ! Elle se double d’une crise économique bien sûr, mais il y a l’épuisement des ressources, les agitations du climat, càd l’irruption des temps géologiques, et la bonne vieille folie guerrière tapie partout, comme une taupe 🙂 , et toujours prête à en rajouter.

      La fin des Mayas, c’est de la rigolade à côté de ce qui pourrait arriver tout seul, sans l’accord même des militants-militaires.

      Cordialement !

      1. Un capitalisme de violences permanentes, à des degrés variables pour gérer et contrôler toutes ses catastrophes, économiques, écologiques, sanitaires, militaires, etc.
        Hormis les expressions qui ne servent qu’à vous faire plaisir, (chacun doit porter son passé) j’ai l’impression que nous sommes d’accord, « et la bonne vieille folie guerrière tapie partout ». Je parle du système capitaliste et non d’une autre civilisation, certaines on bien sûr, su trouver leur propre chemin vers la ruine.
        La chute du mûr est un excellent exemple : L’effondrement du capitalisme d’Etat pour une autre forme de capitalisme, n’a pas accouche pas spontanément d’une « révolution » mais d’une méga deutsche-bank. Quand à l’espoir dans les mouvements spontanés nous comptons tous dessus, à défaut d’autre chose. Cette « Foi », dans le « mouvement spontané des masses « permet de légitimer le retard dans la conscience et dans l’organisation des peuples qui est immense, face au rouleau-compresseur plus effrayant encore que les oligarchies ont mis en branle. Cette croyance permet aussi d’occulter le bilan politique du stalinisme, de la social-démocratie et des convictions libérales libertariennes, elle évite aussi de se poser des questions difficiles sur son passé ou son absence de passé politique. Tous coupables, tous irresponsables ! Enfin, le catastrophisme d’un côté, l’infinie description des complexités de l’autre fournissent tous les alibis pour, dans l’urgence, attendre encore …
        Ceci dit, la pire illusion, la plus pernicieuse, c’est tout de même la « croyance » dans l’auto-réforme des institutions et des institutionnels revenus à la raison pour éviter les mouvements sociaux …
        Oui, quand on ne sait pas d’où on vient, on sait rarement où aller … On attend …

      2. « Enfin, le catastrophisme d’un côté, l’infinie description des complexités de l’autre fournissent tous les alibis pour, dans l’urgence, attendre encore … »

        Merci la taupe rouge 04.

        Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. Lire ce blog c’ est Savoir.
        En savoir bien assez pour distinguer ce qui nous attend.

        Mais nous préférons attendre de le subir plutôt que d’ agir pour l’éviter et DECIDER de notre sort.

        Dire NON.
        Ca suffit.

        La soumission volontaire.

      3. @La taupe rouge
        Bien que plutôt vert que rouge, je vous rejoins totalement dans l’exaspération face à ceux qui chaque fois que cela va un peut plus mal disent: « le peuple va se révolter et tout va péter ». Le peuple ne se révolte pas spontanément et s’il le fait c’est une jacquerie sans lendemain et pas un facteur de changement (que chez vous on appel révolution, je crois 😉 ).
        Organiser les masses, éduquer le peuple, former des militants… Qui fait encore cela et où?

      4. Le capitalisme est à l’agonie.
        Cela ne garantit pas une sortie par le haut.
        Seule l’action consciente des hommes peut nous sauver de la barbarie.

        Nous ne pouvons oublier que même le plus impensable,
        le nazisme, est arrive, précédé de plu par l’esclavage.

        Aucune classe dominante n’a jamais cédé la place
        devant un discours ou des urnes.
        L’affirmer est inocemment jouer le jeu de l’adversaire.

        Elle dispose d’un appareil d’Etat pour la défendre.
        Il faut s’organiser, s’entrainer, s’unir, pour savoir y faire face,
        par la force et le nombre.

      5. @Leboutte et @la taupe rouge 04

        Que le capitalisme finisse par s’écrouler « de lui-même » ou pas n’est pas vraiment le plus important : l’écroulement risque de toute façon d’entraîner pas mal de violences si ceux qui nous gouvernent suivent leur tendance habituelle à nous diviser et nous opposer les un contre les autres pour garder le contrôle.

        Tout le monde ou presque raisonne comme si les gouvernements occidentaux en place, avec plus ou moins d’hypocrisie puisqu’ils n’accordent pas la même importance à tous les citoyens, avaient comme but ce qu’on pourrait considérer comme le bonheur global de la population.

        Ça semble vrai depuis la fin de la seconde guerre mondiale – ceux qui souffraient souffraient moins – et ça explique pourquoi les tensions sociales n’ont conduit qu’assez rarement à de la violence (c’est le cas de la France, à l’exception notable de deux guerres de décolonisation dont il n’y a pas lieu d’être fier, les Etats Unis ayant à leur actif quelques interventions pas plus honorables.)

        Cette « paix sociale » était probablement la voie la plus facile à suivre pour un gouvernement tant que les richesses à répartir étaient croissantes.

        Quand ça n’est (ou ne sera plus) le cas, la question se posera différemment pour ces pouvoirs en place et le partage de ce qui restera disponible risque fort de se faire en fonction de rapports de force. Pour prendre l’exemple de notre président, le plus facile pour lui est de faire en sorte que le plus de gens possible reste le plus calmes possible le plus longtemps possible, mais quand ça ne pourra plus continuer je n’ai que très peu de doutes sur les choix qu’il fera (du moins s’il est encore là.) Les moyens de la violence sont disponibles, il me semble qu’il vaut mieux en tenir compte même si la manière de s’y prendre n’est pas évidente (sauf de ne pas se laisser diviser et opposer les uns contre les autres.)

      6. à Charles A. – 7 novembre 2011 à 18:33

        Aucune classe dominante n’a jamais cédé la place devant un discours ou des urnes.
        L’affirmer est innocemment jouer le jeu de l’adversaire.

        De mémoire, je citerai le Chili de Salvador Allende et plus récemment le Venezuela de Chavez.
        Que la contre-révolution ait foutu le premier par terre et essayé avec le second n’enlève rien à leur arrivée au pouvoir par les urnes.

  14. Fillon dévoile son plan pour sauver le triple A titre Le Monde.fr

    Voulez-vous que je vous résume le plan en question? Ce plan, cette crise, c’est la poursuite du consensus de Washington, avec, dernière nouveauté et pas des moindres, alignement sur le standard socio-productif chinois à moyen terme. Avec le cadre politique qui lui sied, je vous passe les détails…

    1. Les détails… enfin tout le monde râle et ment comme il respire, par ex les bistroquiers, le BTP etc clament tous qu’ils on répercuté la baisse de la TVA sur les clients quels menteurs ! le BTP peut-être mais pas la restauration.

      « Qu’ils s’accordent entre eux ou se gourment, qu’importe ?  » [Molière, Les femmes savantes]

      On sombre dans la zizanie cet après midi…

      Le plan Fillon ? Mais Aubry raconte aussi à qui veut l’entendre que les Français sont prêts à faire des efforts… sans moi.

  15. Eh be,

    Le Fillon, il a bien fait de parier sur la comm, parcque c’est pas avec le produit qu’on va garantir le AAA. Y tient plus de la AAAAA, not Fillon, que la France du AAA.

  16. Italie : Silvio Berlusconi dément des rumeurs de démission.

    Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a démenti lundi des rumeurs de démission circulant sur les marchés financiers en affirmant qu’elles sont dénuées de tout fondement, selon les déclarations d’un de ses lieutenants à la presse.

    « J’ai parlé il y a quelques instants avec le président du Conseil Berlusconi qui m’a dit que les rumeurs sur sa démission sont dénuées de tout fondement », a déclaré Fabrizio Cicchitto, chef de file des députés de son parti PDL.

    Les marchés financiers avaient connu une brusque envolée peu auparavant sur des rumeurs de départ du Cavaliere.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Italie_Silvio_Berlusconi_dement_des_rumeurs_de_demission071120111311.asp

    1. Ben les mraches vont etre drolement content quand ils veront que une fois Berlu parti, ils vont realsier ques les chiffres pour l’italie sont truques et que la situation est pire que prevue… Ca m’etonnerai guere du bonhomme.

    2. J’ai dit ici , il y a un moment , que j’imaginais Berlusconi dégageant d’Italie en hélicoptère comme un vulgaire dictateur ( Equateur , Egypte , Tunisie … ) J’avais la berlue ?

    3. Sinon, BA, ton idole « Saint-Aignan ». Le souveraineté qui joue sur les différences et divisions.

      Va-t’il bien…????

    1. Le monde en état de légitime défense est attaqué par les tiques cupides et insatiables..
      Le mieux est de leur couper les vivres en remplaçant les monnaies actuelles par d’autres, sans aucun change à la clé..
      Chacun aura ses 3000 « mouvelle monnaie » sur son compte en début de mois, compte remis à zéro en fin de mois..

      1. Cela fait maintes et maintes fois que je vous lis écrire cela. Pouvez-vous en dire plus ? là ce n’est pas suffisant. Si tout le monde a 3000 *£$€* sur son compte en début de mois, qui ira travailler pour nourrir et/ou servir tout le monde ??

      2. @Pample

        Le bébé dans son couffin jette exprès sa sucette à terre, car il s’ennuie ..
        Qui ne s’est jamais écrié « Eh Maann qu’est ce que je peux faire, je m’ennuuiieeee !! »
        Donc
        Premier point, l’ennui est l’ennemi public n° 1 de l’humain
        Deuxio, une bonne éducation doit encourager l’effort
        (et comme chacun recevra son allocation en début de mois indépendamment de ce qu’il fait, il pourra faire « ce qu’il aime faire » et ce sera certainement bien fait)
        Troisièmement, il y aura sans doute un contrôle pour mettre cela en place..
        Avec par exemple une très forte minimisation des actions non réversibles afin de pouvoir éventuellement revenir en arriere..
        Et puis les robots ont été détourner de leur but d’alléger les lourdes tâches pour enrichir certains au détriment d’autres ..
        Bien évidemment, étant moi même une âme parcelle de l’humanité, je fais appel aux bonnes volontés pour construire un paradis ici bas au lieu du cloaque actuel.. On devrait pouvoir dire aux bébés « Bienvenue sur Terre » et non pas « Ferme la et bosse à l’oeil pour moi »

      3. Pample,
        Pas vous apparemment !
        Au lieu de poser cette question, réfléchissez aux conséquences de la chose.
        Sur l’utilité de certains métiers, par exemple qui aura besoin d’une assurance vie si l’avenir des enfants est automatiquement assuré par un revenu universel ?
        Allez, réfléchissez que diable !
        Partez de ce postulat et tirez le fil, imaginez, IMAGINEZ ce que la vie pourrait être !

      4. Je n’y crois pas un instant. Celui qui vendra qqc aura donc plus que 3000 unites? Car si on credite tout le monde de 3000 c est bien pour les depenser? Donc en fait ca ne changerait rien: c’est juste qu’on ajoute un offset de 3000. Ah si il y a le fait de ne plus epargner, autre debat. Je prefere l idee lue ici d etre « payé » en heure de bonne action.

      5. @Pample

        (…) le thème du revenu de base fonctionne comme un laboratoire. Il amène à réfléchir à ce que l’on veut vraiment, aux conceptions dont on est imprégné ; une expérience dont chacun ne peut que sortir renforcé, mieux armé pour faire face aux inégalités et aux injustices. Ce qui, admettons-le, ne serait pas un luxe…

        Article complet, ici.

      6. Même en tournant ce projet dans tous les sens je n’y vois rien de réalisable.

        Déjà, très personnellement, si aujourd’hui on me donne 3000 xyz par mois, autant à ma compagne, et que cet argent suffise à nos besoins c’est exil à Madagascar par période de trois mois (visa). Et comme nous sommes suffisamment bosseurs pour aligner nos 10-12 heures par jour et sur des activités choisies et plutôt agréables qui plus est – je me dis que si nous le faisons, les plages de Nosy be risquent d’être noires de Vahaza (Blancs).

        Non, sérieusement, soit cette somme permet de vivre et alors personne n’ira bosser, soit elle ne le permet pas, et alors ça existe déjà sous une forme plus intelligente sous forme de différentes aides, en allant du rsa à l’APL.

        De plus, il est bien évident qu’en France les prix monteraient au prorata de l’aide. Exit le tourisme … et la demi-année au soleil sera encore plus avantageuse.

        Irréalisable !

      7. L’idée d’une France à 1000 € par tête m’avait effleuré l’esprit il y a de cela quelques années, comme un cauchemar. Ayant bénéficié des 30 glorieuses, je voyais les difficultés des jeunes à entrer dans la vie, avec le développement des stages et autres CDD. 1000 +- 500 € devenait le commun. Une conséquence de la mondialisation, pensais-je, car la multinationale où j’exerçais serait dans l’obligation de baisser les prix et les salaires, dans un gigantesque mouvement de rééquilibrage mondial. Avec pour conséquences une coercition et une pression sociale accrues, une liberté rétrécie, un peu dans le sens soviétique. Il faut à ce type de société une petite classe dirigeante riche et solide, un Etat sans état d’âme à son service plus un zeste de corruption pour lier l’ensemble. Il me semble que l’on s’en rapproche.

      8. Si le rme est universel … c’est possible (mais contrôler l’hyper productivité insoutenable que ça engendre)
        ou alors passer des 35 h au 12 h hebdo (universel bien sur)

        Tout est possible à condition que ce soit universel !!!

      9. 3000 euros par personne ou même par famille, un vrai pactole pour les familles qui cumulent actuellement 2 SMICS , pour les profs provinciaux du secondaire divorcés ( sans Ind.Res.) qui vivent avec leurs enfants sur 1800 à 2000 euros et ne parlons pas des familles qui vivent sur le RSA !!! Heureusement que les comptes seraient remis à zéro en fin de mois : habitués à vivre avec peu ils trouveraient encore le moyen de faire des économies !!!
        Par contre, pour nos princes, ce serait très très dur .
        @ Pample

        Si tout le monde a 3000 *£$€* sur son compte en début de mois, qui ira travailler pour nourrir et/ou servir tout le monde ??

        3000 € par mois en sachant que personne ne vous prend pour un esclave ne vous donnerait pas envie de participer à l’effort collectif pour que ça dure , pour que les enfants aient un avenir ? Pas mal de retraités, avec un revenu sans contrainte de travail, ne restent pas inactifs et s’investissent actuellement dans le bénévolat.

      10. Nous ne sommes vraiment égaux que dans la mort.
        Un rêve d’égalité parfaite est un rêve de mort.

  17. Chacun étant une parcelle de l’Humanité
    La plus grande Egalité ne doit elle pas régner
    Et n’est ce pas faire preuve de grande Légèreté
    Que d’octroyer des droits que chacun a hérités ?

    1. Les droits de TELQUEL ne sont ils pas antagonistes aux droits de XIAN? les droits d’un Badjo(peuple D’indonesie) chasseur de Baleines seront ils acceptes et respectes? L’humanite est diversite a l’image de la faune et la flore .Ce blog meme est l’expression de la vie ,un processus permanent de confrontation.
      Krishnamurti par exemple voyait la religion comme un code de la route societal il faisait remarque que ces religions avaient a l’origine fait evoluer les peuples ,elles avaient eu momentanement une fonctionnalite ,je pense que le capitalisme est du meme ordre et qu’il montre ces limites (enfin!): On est aujourd’hui 7 milliards ,toutes les ressources s’amenuisent,ils va nous falloir devenir sageet cela va demander un peu de temps!

  18. « Tous ces savants montages raclent les fonds de tiroir et visent à suppléer à l’intervention massive de la BCE, dont certains ont rêvé. La question est désormais posée : ce bouchon va-t-il ou non finir par sauter, lorsqu’il ne pourra plus être fait autrement et que l’Italie tombera dans le trou ? »

    Sauf à décider de se saborder, la BCE n’aura pas d’autre choix que de monétiser la dette si l’Italie sombre définitivement. Il ne s’agira alors ni plus ni moins que de la survie de l’euro et donc de sa propre survie.
    Car la question va bientôt se poser à la BCE et donc à l’Allemagne : vaut-il mieux que l’€ perde de sa valeur ou qu’il explose complètement ?

    1. Le lien du Spiegel est vraiment très éclairant. Tout y est : la situation intenable de l’Italie, le barrage opposé par la Bundesbank à toute intervention de la BCE, la pression mise sur les Italiens pour une austérité rude (tough) (jumelé à une défiance vis-à-vis de Barroso qui pourrait sympathiser avec les Italiens) et enfin les tentatives pour contourner le refus allemand de monétiser, en impliquant le FMI (proposition qui émanerait de Sarkozy et de Van Rompuy…)

  19. Il n’y a pas de dette, il n’y a que la domination d’une poignée sur la plupart…
    Alors que le vrai pouvoir (capacité d’action) se partage et ne s’impose pas ..

  20. @ xian
    Sur le fond, vous avez entièrement raison.
    Mais, même au nom de la plus grande égalité, j’ai du mal à me projeter avec 3000 roupies par mois dans les prochaines années.

    1. Tout dépend des prix, si avec 3000 rouppies vous pouvez vivre confortablement dans le lieu où vous êtes, on peut les appeler rouppies ou drachmes, ou penny ou le nom qu’on veut.. Et puis je parle pour le monde entier.. Dès que chacun aura sa part égale aux autres, nous verrons aussitôt si les richesses produites sont suffisantes compte tenu de la démographie, avec possibilité d’agir sur l’un et ou sur l’autre ..

      N’oublions pas que l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne..

      1. On peut les appeler brouzoufs ou zlopeks ou tout ce que vous voulez.
        On peut décréter qu’on en versera 2000 ou 3000 ou 5000.
        Ceci ne change rien au fait que si on applique mondialement « la plus grande égalité », que fort éthiquement vous proposez, le RSA d’aujourd’hui passera pour un statut d’hyper privilégié.
        C’est sur ce détail que j’attirais l’attention.

      2. Attendez, c’est pour tout le monde et chacun sur le globe que cette solution s’applique avec des prix identiqes quelque soit le lieu . En somme chacun à la même part, comme lorsque vous recevez des convives chez vous et partagez la délicieuse tarte que vous aurez préparée..
        Donnez vous des parts différentes selon les convives ?? Je n’ose le croire !!

      3. @xian: « avec des prix identiques quelque soit le lieu »

        Hum, moi qui suis plutôt favorable à un revenu égal pour tous, je trouve que ce que vous dites est foireux et simpliste. L’égalité doit se faire par zone économique, sans quoi il va y avoir des effets « rigolos ». Exemples concrets: si vous avez un revenu identique et des prix identiques, cela signifie que la banane coûtera autant au Norvégien qu’au Hondurien, or le Hondurien cueille la banane à côté de chez lui alors que pour que le Norvégien en profite cela a eu un coût. Cela revient à dire que le Hondurien va payer sa banane plus cher que son coût « normal » et le Norvégien beaucoup trop peu. Que va-t-il se passer? Le plus probable c’est que le Norvégien ne verra plus jamais la couleur d’une banane dans son pays car personne n’ira en exporter là-bas à perte.
        De même, les plus productifs ne verront aucun intérêt à produire trop, car le produit ne pourra pas s’écouler ailleurs sauf à perte. Etc.
        Et là je ne parle que d’un effet pervers, je pense que ça partirait en couille de tous côtés. Du genre production de blé en Ukraine dans les années 30, si vous voyez ce que je veux dire.

      4. @ xian

        Ce que vous proposez, au fond, c’est le royaume de Dieu sur terre.
        PJ va adorer.
        Je reconnais que c’est justice.
        Mais je n’y suis pas prêt. C’est surement pas bien, mais c’est ma limite.
        De mémoire (impossible de retrouver ma source) l’indice de pauvreté en Inde est de 38 centimes/jour. Avec un peu de chance votre proposition le doublera, voire triplera.
        Appel au blog, qui est prêt à tenir à un euro/jour. Ou deux. Qui se sent capable de le proposer comme solution « hors cadre » ?

      5. Renard, Moi, Pample
        Vous ne réfléchissez pas !
        Commencez par aller voir le lien donné par SlowXtal plus haut :

        http://www.peripheries.net/article326.html

        Et cessez de croire que les norvégiens ont absolument besoin de bananes !

        Mettez vous dans la tête que nous sommes paraît-il 7 milliards il n’y aura jamais assez de bananes pour tout le monde !
        Il y a des gens qui n’ont jamais mangé de choucroute et qui s’en portent très bien !!
        Et il y en a d’autres qui n’ont rien à manger et qui aimeraient bien que ça change !
        Qu’est-ce que vous faites dans la vie ?
        Vos métiers sont-ils nécessaires dans un monde où tout les gens auraient un revenu garanti ?
        Aimez-vous ce que vous faites ?
        Auriez-vous aimé faire autre chose ?
        Il n’y a pas de gateau à partager, il y a un monde à reconstruire .
        Vous êtes toujours dans le cadre !
        Le jour où le cadre saute vous serez comme des aveugles dans un champ de mines !

      6. Xian est d’un autre monde , il vient de Xenon et nous parle de choses étranges.
        Ca tombe plutôt bien, on avait besoin d’un peu d’air frais sur Terre.

      7. @ xian,

        Dès que chacun aura sa part égale aux autres, nous verrons aussitôt si les richesses produites sont suffisantes compte tenu de la démographie, avec possibilité d’agir sur l’un et ou sur l’autre .

        Ne pensez vous pas qu’il serait sage de faire le calcul avant de mettre tout ça en place.
        Sage également de tenir compte de la « non réflexion » (cf Louise) de Moi, que paresseusement je fais mienne, sur la non circulation des produits et l’effondrement de la production.
        Enfin, si vous connaissez des moyens dans ce nouveau cadre d’agir sur la démographie, merci de me les communiquer.
        Ça m’évitera de réfléchir (cf Louise) ou de me casser la tête (cf vous).

  21. Il faut lire ces affirmations de Paul Krugman, universitaire et prix Nobel d’économie, sur les « obscurcisseurs » .
    Éclairant, si je puis dire!
    (À propos de l’inégalité aux USA, de la composition du groupe des 0,1 % le plus riches, et de l’importance au final de cette inégalité.)
    http://www.rtbf.be/info/chroniques/chronique_oligarchie-a-l-americaine-paul-krugman?id=7031313&chroniqueurId=5032403

    Paul a dit quelque part sur ce blog que Krugman, c’est le meilleur et le pire.
    Eh bien, ici, on a le meilleur.
    (Pour le pire, j’attends. 🙂 )

  22. En fait le plan Fillon accompagné d’aucune explication, décrété d’en haut contient non seulement un message à l’attention des marchés mais aussi un message à l’attention des populations, « vous nous coûtez trop chers », autrement dit « vous êtes coupables ». C’est pourquoi aucun lobby n’est vraiment sollicité pour que le message soit bien clair, vous êtes coupables et irresponsables et tout le système social coûte trop cher bref la politique de stigmatisation n’autorise pas de compromis.

    1. Il aurait tort de se priver puisqu’il constate que nous ne mouftons pas, ou à peine, quand des gens comme lui (ils ne sont pourtant pas si nombreux), nous marchent sur la gueule.

  23. On a les joies que l’on peut:

    Le mot « faillite » n’est « plus un mot abstrait », se réjouit François Fillon

    Le mot faillite est impropre, faut-il le répéter encore, un Etat, n’est ni une entreprise, ni un particulier. Un Etat peut se déclarer en banqueroute et décider de ne pas honorer ses dettes, c’est un attribut de sa souveraineté.
    Il est étonnant qu’un grand commis de l’ Etat emploie un mot totalement impropre. Mais il est vrai que cela l’arrange de faire croire qu’un Etat se gère comme une entreprise, afin de justifier sa politique d’austérité.
    Politique dont ce Premier Sinistre vient de nous dévoiler le dernier plan de rigueur, il a osé durcir la « réforme » sur les retraites!
    http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/11/07/rigueur-un-plan-pour-tenter-de-sauver-le-triple-a_1599870_823448.html#ens_id=1595324&xtor=RSS-3208
    Il doit jubiler (rien à voir avec le mot jubilation en espagnol qui veut dire retraite) intérieurement, un petit tour de garrot de plus, il n’est pas juste que seuls les grecs soient passés à la géhenne. Voilà le progrès pour ce triste sire…
    L âge de la retraite est devenu incertain (seule certitude il ne peut varier qu’à la hausse), ce sont les agences de natation qui décident selon leur humeur, s’il faut le reculer un peu plus.
    Nous les générations nées dans les années 50 et suivantes, nous ne savons plus à quel âge nous pourrons faire valoir nos droits à la retraite. Retraite qui par ailleurs sera amputée de plusieurs centaines d’euro par mois, du fait du caractère tout aussi incertain (mais lui aussi variant à la hausse) de la durée de cotisation, qui elle aussi dépend des sautes d’humeur des trois soeurs (Moody’s, Standard & Poor’s, Fitch ratings).
    Nous sommes sur la pente grecque, les oligarques ultra-libéraux aux service de la ploutocratie, profitent de la crise de la dette dont ils sont eux mêmes responsables pour appliquer la Stratégie du choc telle que développée par Naomi Klein dans son célèbre ouvrage.
    Quelle aubaine pour ébranler un peu plus l’Etat Providence. Tant qu’ils ne l’auront pas définitivement mis à bas, ils nous ferons avaler l’huile de ricin de leurs plans de rigueurs à répétition. Plus précisément tant qu’ils n’auront pas donné tous les fonds sociaux aux intérêts capitalistes privés: les marchés les ont mandatés pour cette mission contre-révolutionnaire et réactionnaire. Quant au mandat que nous leur accordons par les élections ils s’en contrefichent comme de l’an 40.
    En 2012 je vote dès le premier tour pour Flanby, afin qu’il soit en position d’être élu au deuxième tour et afin de balayer cette sinistre équipe des palais nationaux. Ensuite aux Législatives je vote pour Mélenchon, afin qu’il recadre Flanby et qu’il le serre à la culotte.

    1. « Recadrer », mais je croyais qu’il fallait sortir du cadre car il n’y avait pas de solutions réelles et durables dans le cadre …. Sortir « Flanby », du cadre, il faut au moins un Mélenchon, un vrai « pro » …

      1. Il est vital de sortir de ce cadre. C’est le plus gros morceau, je le conçois. Cela demande beaucoup de bras et juste un peu de cervelle.
        Y rester par la force des armes produira beaucoup de bras et de cervelles… en pièces détachées.

    2. « La Stratégie du choc » de N. Klein, que vous citez, est un livre qui m’a vivement intéressé.

      Pour le reste, ni ‘Flamby’ ni Mélenchon ne nous aideront beaucoup ; ça, c’est un autre livre très intéressant qui me l’a appris : « Le Grand bond en arrière » de S. Halimi — en acceptant l’économie de marché mondialisée, on s’interdit toute action politique..

      1. L’un comme l’autre se disent pas « révolutionnaire », mais « keynésien ».
        Ne sont jamais de leur vie sortis du cadre et ne veulent surtout pas.
        La même école des spécialistes bien rémunérés pour faire durer.
        Mais ils confondent une grippe avec une scepticémie…

    3. Ensuite aux Législatives je vote pour Mélenchon, afin qu’il recadre Flanby et qu’il le serre à la culotte.

      C’est une bonne démarche intellectuelle, mais je crains (comme d’habitude) que les listes soient déjà formées au moment des législatives, faut quand même pas croire qu’ils laissent l’électeur décider!

      1. faut quand même pas croire qu’ils laissent l’électeur décider!

        Ce serait trop beau! Mais j’essayais (encore…) de trouver une issue par les urnes. Si par les urnes on se fiche encore une fois de nous, alors « la sortie du cadre » risque de se faire de manière moins démocratique et de façon un peu plus tumultueuse. Plutôt que de serrer à la culotte, on aura le retour des sans-culottes.

      2. @ Joan
        Vous avez du nez, car jamais nulle part
        un peuple n’a mis une classe dominante au rencart avec les urnes.
        Par contre, pour la comédie de l’Alternance, c’est parfait.

    4. @Luxy Luxe

      Flanby ou Flamby, je crois que c’est Montebourg qui a commencé à appeler Hollande de la sorte. Car on l’associe à tort ou à raison à la gauche molle, gélatineuse, comme un flan. La gauche qui s’incline devant les capitalistes.

      1. Flamby ou Flanby, v’la ben The question … l’est-y-pas représentative de l’étendue des choix que nous ferons-z-en mai qui vient ? Ben-si je l’crains ma bonn’ dame mon bon m’sieur.

        Sérieusement, qui peut en effet se souvenir d’une seule initiative marquante de Hollande à la tête du PS entre 2002 et 2007 (passe encore qu’il fut godillot entre 1997 et 2002) ? l’ECG plat, non ?

    1. Gentil petit article qui sort par le plus grand des hasards alors que durant tout le weekend, sur les plateaux TV on a vu défiler de grands hommes pour dire que la négociation budgétaire – qui est au coeur de la négociation de formation d’un gouvernement, en cours depuis plus de 500 jours – devait être bouclée dans les 10 jours, pour que le budget soit au parlement le 15/11 et voté avant le 31/12…parce que nous devons prendre des mesures, respecter le pacte de stabilité et tout ça, parce l’euroooooopeuh et les ageeeeeenceeeeeeuh de notatioooooooooon et lémarchés nous regaaaaaardent !

      Et comme c’est la semaine décisive pour la négociation du budget, que la note du formateur – socialiste – est déjà complètement anti-sociale, pleine d’une sympatoche austérité qui va encore toucher les mêmes (salariés de toutes catégories, allocataires sociaux, pensionnés)…même que la droite la trouve encore bien trop à gauche, cette note (ha !), hé bien, comment dire… Cette gentille info, qui est vraiment tombée là, à ce moment précis pour pas de raison particulière du tout, hé bien…

      Au bac !

    2. Dans le même genre :

      Il y a peu, dans Le Soir : Près de la moitié des Belges (49 %) estime que les allocations de chômage sont trop élevées, révèle une étude de Tempo-Team. 78 % acceptent une diminution des allocations de chômage au fur et à mesure que celui-ci se prolonge.(…) « Les Belges sont partisans d’une profonde réforme et de la modernisation de notre marché du travail », conclut le spécialiste en travail intérimaire

      Simple sondage?
      Parallèlement, Tempo Team, agence Interim, développe activement des expériences pilotes d’ « accompagnements individualisés des demandeurs d’emploi » en partenariat direct et étroit avec l’Office National de l’EMploi (ONEM)…

      1. L’ultra mobilité paupérisée et encadrée, de prêt comme de moins..en langage administratif neutre ? La standardisation de l’unité de travail humain réduite et simplifiée…hum !

        Ce que les sondages font dire au spécialiste intérimaire, c’est que c’est un poète du dérisoire qui s’ignore aussi profondément qu’il croît s’admirer ?

        Belle journée un belge, vôtre simplicité me ravit toujours.

        A;dUPONTEL
        http://www.dailymotion.com/video/xz09d_albert-dupontel-les-pourris-d-or_fun
        6 minutes..

      2. Idem sur Facebook ou des crasses telles que celle-ci voyagent:
        « Arrêtons de faire du social à tout va !!!!! Comment expliquer qu’un ouvrier qui se lève chaque matin a du mal à finir le mois, ne part presque jamais en vacances et ne peut se soigner correctement ! Alors qu’une personne inactive est logée gratuitement, peut faire des grasses matinées, partir en vacances chaque année et se faire soigner bien mieux qu’un salarié!!!!!! Alors aidons plus les ouvriers pour une France qui avance. J’aimerais savoir qui osera copier »

        1650 milliards d’Euros de dette depuis 73, il faut absolument arreter de donner aux pauvres, ils risqueraient un jour de ne plus l’etre.

    3. Bon ben on sait à quoi s’attendre. Allocations de chômage, salaires compressés, etc. Bien, bien, c’est pour ça qu’on est pressés de faire un gouvernement, non?
      Merci Ecolo pour avoir permis cela. Les autres, y compris le PS, j’en parle même pas, je savais à quoi m’attendre.

  24. Invité sur France Inter ce matin, Michel Rocard, ancien ministre, sénateur et député européen, s’est déclaré « assez partisan » de la hausse du départ de l’âge à la retraite, puisque « la durée de vie moyenne a augmenté beaucoup ». Sur Europe 1, il a déclaré souhaiter qu’au lieu de défendre « un symbole », « la France en vienne à se battre sur les vrais enjeux c’est-à-dire la comptabilité, le calcul des cotisations. »

    Pauvre Rocard, il n’a pas tout compris, il est en retard de plusieurs guerres. Ce qui compte c’est la durée de vie en bonne santé, et ça change tout!
    Et même l’espérance de vie tout court, aux USA elle est en train de stagner. Conséquence de 30 ans de politiques ultra-libérales plongeant de plus en plus de gens dans la misère. Et bientôt elle va commencer à diminuer vu le mauvais état de santé de plus en plus d’américains qui mangent mal, sont mal logés et ne peuvent se payer des soins devenus trop chers.
    Vu les politiques socialement régressives actuellement menées en Europe, c’est ce qui nous pend au nez à nous aussi.
    Tout ceci pourrait s’appeler: « LA GRANDE ARNAQUE »

    1. source : Le Monde 14.12.10, article d’ Hervé Kempf

      « C’est une nouvelle importante que vient de publier le service statistique de santé des Etats-Unis : pour la première fois depuis vingt-cinq ans, l’espérance de vie a baissé dans le pays qui reste le phare de la modernité. Selon le rapport publié le 9 décembre par le Centers for Disease Control and Prevention (CDC), « Deaths : Preliminary Data for 2008″, l’espérance de vie aux Etats-Unis a décliné d’un mois entre 2007 et 2008, passant de 77,9 ans à 77,8 ans. Cette inflexion de tendance n’est pas imputable à la mortalité infantile,qui a au contraire reculé pour atteindre un minimum historique : c’est bien une dégradation de l’état de santé général qui est ici en cause.

      L’étude a été menée par l’analyse de 99 % des certificats de décès enregistrés. Les trois premières causes de mort sont les maladies cardiaques, le cancer, et les maladies respiratoires… »

      1. 2 petites observations :
        – similitude (mais modalités d’expression évidemment différentes car les points de départ n’ont rien à voir) de l’effondrement des empires soviétique et américaniste. Ce recul de l’espérance de vie, qui met toujours en péril la Russie, malheureuse héritière du soviétisme, est une nouvelle preuve, aux USA, que le même phénomène critique de déclin massif est irrémédiablement enclenché.
        – Kempf écrit, au passage : « …dans le pays, qui reste le phare de la modernité. » Est-ce de l’ironie ou, hélas, un énième aveu rituel que le formatage cinquantenaire des esprits par le « soft power » est un fait psychosociologique ?
        … »phare de la modernité », je t’en f….ai, moi !
        Il y a encore des millions de gens pour le croire, qui s’interdisent dès lors de pouvoir pousser à la roue, afin de hâter la chute de ce modèle dix-neuviémiste (« robber barons », colonialisme, militarisme, nationalisme).

      2. JE crois que l’espérance de vie monte en moyenne mais baisse bien dans pas mal d’états du centre des EU (dont : obesité…, pas trop sur les côtes, plus au centre)

      3. S’il existe une relation entre le poids du citoyen et son espérance de vie (je suppose qu’elle existe, quand je me rappelle que mon médecin qui me suivait naguère pour la rémission d’une maladie grave s’intéressait d’abord à mon poids), il y aurait peut-être une autre interprétation que le déclin économique : les Nord-Américains mangent de plus en plus et de plus en plus mal.

  25. Ayons une petite pensée pour tous ces retraités européens – essentiellement français et allemands – ayant choisi de tout bazarder dans leur pays d’origine pour aller s’installer et couler une douce retraite bien mérités sur une île paradisiaque en Grèce. Pas sûr qu’ils ne subissent point la colère montante des hellènes. Les étoiles de l’Europe pâlissent dans la nuit qui vient obscurcir les esprits et ravager nos certitudes. Entendez-vous le bruit et la fureur au loin ?

  26. Le peuple taillable et corvéable à merci est mis à contribution pour sauver les rentiers.
    En fait nous avons le socialisme pour les 1% du haut de la société et le capitalisme pour les autres 99%.

    1. « Nous avons le socialisme pour les 1% du haut de la société et le capitalisme pour les autres 99% »

      C’est un excellent résumé, je trouve.

    2. Le « couple sociologue » Pinçon-Charlot parle même quelque part, il me semble, d’une manière de communisme tribal en ce qui concerne la caste bourgeoise oligarque, qui sait d’instinct se mobiliser au mieux pour la défense et le renforcement tous azimuths de ses privilèges…

    3. Pas le socialisme, non.
      Ce n’est même pas le socialisme au sens de conditions pour une vie heureuse,
      car la plupart des 1% vivent très mal en fait:
      paranos, ne font confiance à personne en majorité stressés, souvent envieux,
      le plus souvent dans la misère affective, intellectuelle.
      Je me demande ce qu’en pensent les psycho-sociologues…

  27. Pourquoi ne parle-t-on jamais des découvertes de denis Robert à travers son travail à propos des chambres de compensation qui sont de véritables auto routes financières. Il propose notamment que les Etats entrent dans Swift, Euroclear, clearstream pour les « contrôler » car elles « se partagent le juteux et discret commerce des transactions financières ».
    « Ces multinationales, propriétés des banques ou des bourses, (…) sont en situation de monopole (…) et il faut s’attaquer aux outils qui permettent ces transactions transfrontalières, ce que les traders appellent le +back office+ » « .En contrôlant la gestion de ces sociétés, en poussant les Etats et l’Europe à entrer dans leur capital, en créant des +brigades de contrôle+ des transactions, on régule le capitalisme ». Nos très chers politiques ne parlent jamais de cette question alors qu’on sait que ces multinationales belges et luxembourgeoise brassent des milliards d’argent noir, par contre, ils sont forts pour dresser des listes de banques systémiques ou de paradis fiscaux devenus blancs pour nous faire croire que le problème est là.

    1. Vous avez entièrement raison.
      Son excellent travail de journaliste ( salué comme tel par jugement en cour de cassation ) le montre : TOUS les capitaux circulant de part le monde peuvent être retracés et attribués.
      Sans doute, les détails internes aux paradis fiscaux échapperaient partiellement aux enquêtes, mais les entrées et sorties peuvent être suivies.
      Seuls les « valises » resteront partiellement noires ou grises.
      Les moyens techniques , sûrs et bien rodés existent.
      Il est étrange que même ici ce genres de remarques restent sans réponse.

    2. L’administration fiscale est en retard de plusieurs guerres sur ce sujet majeur. A part une fraude massive aux quotas de CO2 rendue apparemment possible par la dématérialisation de ces échanges par le biais d’une plateforme d’échange nommée Bluenext , fraude en cours de démantèlement, bien peu de choses à la vérité.

      http://www.agefi.fr/articles/Le-fisc-sadresse-BlueNext-regler-dossier-fraude-TVA-1184962.html

      S’agissant plus largement du recours à l’informatique dans les contrôles, les inspecteurs des impôts peuvent êter assistés de collègues informaticiens afin d’auditer le système informatique de la société vérifiée. Il existe également une solution logicielle « simplifiée » permettant de disposer d’une version dématérialisée de la comptabilité de la société vérifiée. Cette seconde solution peut s’avérer très utile au contrôle, mais les sociétés sont libres d’en refuser la mise en oeuvre (ce qu’elles font généralement, et de mon point de vue elles ont totalement raison, l’Etat devrait en effet imposer aux sociétés l’emploi de cette solution ; cliquer sur les liens en bas de la page wikipedia, ils sont assez instructifs…)

      http://fr.wikipedia.org/wiki/AltoWeb

      Ceci dit, il n’est pas évident qu’un audit approfondi de l’informatique d’une société qui a recours massivement à des programmes informatiques pour son business permettrait la détection d’opérations frauduleuses.
      A mon sens, le problème majeur est un problème de territorialité, et de pouvoir d’investigation : il suffit à une multinationale de trois écritures comptables successives (impliquant trois entités, dont une à l’étranger), écritures intervenant dans un laps de temps d’une minute, pour générer un effet multiplicateur sur la dette financière, produisant ainsi des effets fiscaux très favorables (pour les sociétés…). Un inspecteur des impôts n’a hélas pas vocation à traverser les frontières pour vérifier une société étrangère (sauf exception mais le BMC est en voie de disparition) ; j’ajoute qu’il est assez rare qu’un même inspecteur vérifie en même temps deux sociétés françaises qui seraient impliquées dans ce genre de montage (dont le caractère abusif reste à établir une fois qu’il est détecté, le vrai travail commence réellement une fois détectée l’opération suspecte…). Il faut beaucoup de chance et beaucoup d’intuition pour mettre ce genre de choses en évidence.

      Pour finir, je vous invite à vous intéresser aux conclusions des tribunaux qui apprécient le caractère abusif des montages fiscaux et produisent de la jurisprudence au travers de leurs décisions. Certaines d’entre elles, généralement rendues au nom de la sacro sainte Liberté (liberté d’établissement, liberté de gestion, etc), ont de quoi laisser perplexe -pour rester poli-.

      Alors, Messieurs les programmeurs-bidouilleurs-concepteurs de programmes informatiques permissifs, il ne vous reste plus qu’à vous mettre à table, ici même, sur ce blog! Et souvenez vous de cette citation de l’éminent Professeur Choron (je crois qu’elle est de lui) : « il est possible qu’ils soient innocents. En attendant, il est prudent de tous les pendre ». Il ne faudrait pas que ça donne des idées aux indignés 😉

      1. @ Frédéric,

        Vous avez parfaitement raison. Tout cela est très grave, et j’ajouterais, politiquement organisé !
        Les administrations fiscales, toujours très à leur aise pour persécuter le petit contribuable ou le petit professionnel (tout comme les administrations sociales d’ailleurs) sont, de leur aveux meme, totalement à l’ouest pour ce qui concerne la grande ET vraie délinquance financière ; on ne peut d’ailleurs même pas leur en vouloir ni s’en étonner car cette délinquance là est légale pour une part et ultra protégée par les intérêts colossaux en cause pour une autre part ; il en résulte un manque de moyens financier, humain, matériel et en terme de connaissance technique pour pouvoir s’attaquer à ce vrai problème. J’ajoute que cela ne va pas aller en s’améliorant si l’on en croit la baisse des budgets de dépenses publiques ; notons d’ailleurs que ce problème concerne non seulement l’administration fiscale mais aussi la justice et bientôt également la police (pour les belges, la lutte contre la fraude n’est déjà officiellement plus une priorité).
        Voilà où l’on en est ET où on va.

        PS : pour la lutte contre les paradis fiscaux : il y a fort à parier que ça va se résumer en suppression (probablement pas totale d’ailleurs) du secret bancaire traditionnel (surtout celui de la Suisse avec laquelle les USA ont un compte à régler) ET du renforcement corrélatif des trusts ET autres structures opaques.
        En conclusion, les populations sont irrémédiablement assiégées par les intérêts mafieux du grand capital.

      2. Tiens, petite illustration pratique des plus récentes concernant la légalisation et auto-justification des pratiques mafieuses au plus haut sommet : « Sondages de l’Elysée : la cour ‘d’appel de Paris rappelle l’inviolabilité du chef de l’État. »

    1. Limpides: on va mainetnant pouvoir observer qui, à l’intérieur du spectre politique français, refuse de céder et pactise avec l’ennemi, et qui tient les positions qu’on attend d’un peuple libre. Il n’y aura pas d’excuse.

      1. A votre avis?Ses initiales sont NS.Un indice,à peine élu en 2007 il se précipite chez G Bush…vendredi passé il s’impose au 20h00 avec son réel patron….Toujours pas une petite idée?

  28. “Basically we’re back to where we were this summer. It really is not looking good,” said one source.

    Officials here in the Brussels corridors are becoming increasingly resigned to a major recession next year and do not rule out a serious “event” such as a Greek default.

    “Two things happened this week that I thought I would never see,” said an EU source. “One, the EU has openly talked about a country leaving the eurozone. Two, the European Commission called for regime change in a member state. These are negative firsts.”

    La ‘junte’ de l’UE se rend compte que ses jours sont à présent comptés.

    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8846201/Debt-crisis-live.html

    1. Ne pas prendre l’auto intoxication de la City pour argent comptant.
      C’est économiquement que la zone euro sort en loque d’une rude semaine. Pas politiquement.

    2. « 19.00 Nouriel Roubini tweeting now:

      With real rates at 4pc and GDP growth at 0pc (better than current data), Italy still needs 5pc of GDP primary surplus to stabilise debt at 120pc. »

      Amusant, la remuneration du capital non-productif, vaste sujet.

  29. 2012 : la fin D’UN monde ! Accrochez… et surtout serrez-vous la ceinture ! Les parachutes dorés ne seront pas fournis… les autres non plus du reste…

    1. @Xian :

      ça vous interpelle pas ceci :

      C’est l’heure de vérité de l’Europe .
      Soit chacun se replie sur son pré carré national, et tout le monde est perdant ;
      soit nous sortons de la crise par le haut, avec une union fédérale budgétaire et fiscale, et donc politique .

  30. Le saviez-vous ?

    Juste histoire d’énerver un peu, car il n’y a rien à faire sinon de le
    savoir !…

    Eh oui, une retraite de ministre est transmissible aux
    héritiers par une conversion en rente viagère. Pas sûr que beaucoup de
    gouvernements parmi les plus pourris de notre planète aient pensé à ça !

    Petite info croustillante :
    On s’en doutait mais la Direction des Services Fiscaux vient de
    le confirmer ! Nicolas SARKOZY ne paye aucun impôt depuis plus de 12 ans.
    Alors que depuis son élection ses revenus se décomposent ainsi :
    – Indemnité mensuelle du Président de la République: 24.874, 55 Euros
    – Retraite de député ( à vie ): 9.298,21 Euros
    – Retraite de ministre ( à vie et convertible après son décès en rente viagère pour ses héritiers tranquilles): 8.776,34 Euros
    – Retraite de maire de Neuilly ( à vie ): 6.241, 92 Euros

    soit un total mensuel de : 49.191,02 Euros

    Une grande misère…misère, aurait chanté Coluche.
    Même si, tout à fait légalement, 30 % de ces revenus ne sont
    pas imposables, il reste tout de même à notre agité de l’Elysée un
    revenu imposable mensuel de : 34.435,71 Euros

    Mais sur ces petites rentes, Sarko ne paye plus aucun impôt,
    malgré les réclamations qui lui sont faites depuis 1995 !!!
    Et ce n’est pas tout ! Sarko a déclaré pour l’ISF un patrimoine de 1.576.394 Euros,
    juste avant l’élection présidentielle.

    Or il est propriétaire, outre de trois assurances-vie totalisant 897.654 Euros, de
    – 1 appartement de 340 m² à Neuilly,
    -3 studios de rapport dans le 6ème,
    – 1 résidence d’été de 11 pièces et 13.000 m² de terrain à côté d’Ajaccio (son intérêt pour la Corse n’est pas que désintéressé..),
    – 1 appartement pour les sports d’hiver au-dessus de Chamonix ( 120 m² )
    Sans compter quelques jolies collections de tableaux non assujetties à l’I.S.F.. Inutile de valoriser ces babioles !
    Le tout ne dépasse sûrement pas 1.576.394 Euros. Vous qui peinez sous le labeur et les charges, diffusez largement ces VÉRITÉS autour de vous !!! Celle de la France qui travaille et de la France qui empoche …
    (*) Toutes ces informations sont vérifiables sur le site de la Recette Principale de Neuilly.

    FAITES CIRCULER LARGEMENT SI VOUS ÊTES UN PEU AGACÉ(E)

      1. Je vais enfoncer le clou histoire de me faire aimer un peu plus…

        Le problème, en effet, c’est « les autres »…

        Maintenant, oui. Tu as le droit de me tuer sans justification. 🙂

      2. @ Julien Alexandre,

        C’est un vieux post qui circule depuis 2008, et qui a été démenti partout, preuves à l’appui.

        D’ailleurs ces données ne peuvent se vérifier à la recette principale de Neuilly mais à la direction des services fiscaux qui n’autorise pas l’accès aux données confidentielles de chaque Français.

        Franchement minable.

      3. Sinon, Julien, je t’avais déjà causé (et causer de façon dynamique) de la difficulté extrême de la modération.
        Le fil du rasoir…………
        12 points.
        J’ai compté … jadis.
        Le temps gagne à celui qui le capture.

    1. Nul besoin de chiffres, truqués ou pas, nul besoin de preuves ou de calomnies à l’heure de la propriété anonyme et des paradis fiscaux, nul besoin de légitimité pseudo-scientifique pour étayer votre agacement. L’iniquité est visible, partout elle vous saute aux yeux. Ces babillages exagérément pointilleux, qu’ils soient fallacieux, avérés ou un peu des deux, sont une triste perte de temps. Avez-vous vraiment besoin du détail des revenus de Nanoléon au centime près pour justifier les sentiments qu’il vous inspire?

      D’autres citoyens agacés ne font pas, eux, dans le détail:
      entarté
      faire far far tchu tchu tché
      aggripé

    1. @erreipg

      C’est à nous aussi de vérifier les liens , @lisabg a voulue participer je crois ,bon ok une bourde , « il vaut tout de même mieux être acteur que spectateur « 

    2. Merci et je ressors sur la pointe des pieds …. ces données m’ont outrée, indignée … finalement je suis soulagée qu’elles soient erronées

      1. @lisabg

        Vous bilez pas et ne sortez pas. Une boulette, ça arrive.

        Juste une remarque générale, il circule un paquet de conneries sur le Net et ailleurs. Faut sourcer, croiser, vérifier, discuter… Bref, faire le journaliste.
        D’une manière générale, les raisons de se révolter sont largement suffisantes pour ne pas avoir à chercher des trucs trop sensationnels. Dès que ça sent le conspi et autres complots, fuyez en courant et n’y revenez pas. D’autant que les explications simplistes de type conspi sont en général d’origine réactionnaire pour laisser à penser que ce n’est pas la faute d’une mauvaise organisation de la société mais juste le fait de quelques mafieux et autres bouc-émissaires qu’ils suffirait de zigouiller par la main de fer d’un vertueux sauveur et tout redeviendrait merveilleux…et les ténèbres s’installent.

      2. @lisabg

        Ca n’est pas votre faute, c’est celle de ceux qui propagent ces stupidités.
        Malgré l’énormité de ces infos qui datent de trois ans, je n’ai su la vérité que lorsqu’elles ont été démenties.

  31. « Le nombre d’Américains vivant sous le seuil de pauvreté s’est élevé à 49,1 millions de personnes en 2010, un niveau sans précédent selon les statistiques publiées lundi par le Bureau fédéral du recensement.

    Ce chiffre diffère de la dernière estimation du gouvernement fédéral, qui faisait état en septembre de 46,2 millions d’Américains dans la pauvreté. »

    http://fr.news.yahoo.com/pr%C3%A8s-50-millions-pauvres-aux-etats-unis-155023018.html

    1. Ben oui, comme les 0,1% qui captent tout l’enrichissement déplacent fortement la médiane vers le haut, la taux de pauvres augmente mécaniquement. Ces nouveaux pauvres ont eu simplement le tort de stagner, quand les goinfreurs s’empifraient.

  32. De plus en plus, un départ de Silvio Berlusconi, déjà fragilisé par ses démêlés judiciaires et les scandales de moeurs, apparaît nécessaire pour permettre à l’Italie de retrouver une crédibilité économique et politique. Beaucoup, même dans son propre camp, pensent que le « Cavaliere » n’est plus en mesure de faire adopter les mesures nécessaires pour éviter que le pays, la troisième économie de la zone euro, ne se retrouve à son tour plongée dans la crise de la dette.

    Car l’inquiétude grandit au sein de la zone euro, où beaucoup redoutent que l’Italie ne se retrouve obligée de demander une aide internationale pour financer son énorme dette de 1.900 milliards d’euros, qui représente 120% de son PIB. L’Europe n’ayant pas les moyens de renflouer un aussi gros pays, cela ferait courir le risque d’un éclatement de la zone euro avec de lourdes conséquences pour l’économie mondiale.

    Lundi, la pression des marchés s’est encore accentuée, faisant grimper le taux de rendement des obligations italiennes à dix ans de 0,33 point, à 6,58 %, son plus haut niveau depuis l’instauration de l’euro en 1999. Ce taux, qui signifie que cela coûte de plus en plus cher à l’Italie d’emprunter sur les marchés, se rapproche dangereusement du seuil des 7 % qui avait forcé l’Irlande et le Portugal à demander des plans d’aide européens.

    http://www.boursorama.com/actualites/italie-berlusconi-sous-pression-dement-les-rumeurs-de-sa-demission-1de3e6c7c1f9a454fd70d32c124d4b30

    1. « ils » se permettent tout.

      Hier, c’était les 2 chefs auto-désignés de la folie bruxelloise
      qui jouaient contre l’exercice de la Démocratie en Grèce.
      Aujourd’hui, ce sont les stupides « marchés » qui suggérent à l’italie
      ce que doit être son gouvernement, par l’intermédiaire
      d’une presse paresseuse.

      J’espère que les italiens dont la situation économique et financière
      est meilleure que celles des Brit ou des USA sauront bien se tenir, et par exemple
      le débarquer pour des raisons judiciaires.

  33. « l’intervention massive de la BCE » …

    Oui, beaucoup souhaiteraient cela, tout au moins jusqu’à ce que chaque pays ait résolu la manière dont il allait séieusement s’organiser pour régler la dette.

    Malheureusement que constatons nous ?

    -> rien n’a été fait depuis 10 ans pour ré-aménager l’économie en France, bien au contraire, les grandes entreprises délocalisent et les petites sont laissées à leur propre sort : elles agonisent.

    -> au lieu de réduire la dette publique, on la fait exploser pour des motifs plus que discutables

    -> la BCE ventre mou et lourd de l’eurozone se contente d’agiter pendant ces années le bâton de l’inflation et pour mieux bloquer toute vélléïté d’intervention de la banque, on nomme Mario Draghi ancien de Goldman Sachs comme président. Ainsi l’Europe sera bien gardée …

    -> les « politiques » européens sont dépassés par la situation, dit on … mais qui va croire que leurs conseillers en économie et en finance le sont aussi ?

    -> La crise nous enfonce de plus en plus, et le spectre de la peur plane dans les télés, radios et journaux.

    En définitive que voit on poindre :

    Le fédéralisme financier
    La casse des services publics
    La disparition de la souveraineté populaire
    La montée vitesse grand V de la pauvreté
    La casse des services de santé et de leur accès aux plus faibles
    La précarisation des salariés
    Le FMI devenant grand manitou de l’Europe

    … Et on ose encore se payer la tête de ceux que l’on appelle « souverainistes » pour mieux les décrédibiliser !!!

    Alors c’est que tous ceux qui décident et ceux qui votent la poursuite de cette politique libérale européene disent ouvertement que ce que j’ai écrit plus haut leur convient, mais qu’ils ne le fassent pas en invoquant de grands idéaux.

    En novembre 2010
    IMF chief Dominique Strauss-Kahn urges leaders to cede more sovereignty to EU
    European nations need to cede more of their sovereignty and hand greater powers to the centre to avoid future crises, the head of the International Monetary Fund has said.
    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8146842/IMF-chief-Dominique-Strauss-Kahn-urges-leaders-to-cede-more-sovereignty-to-EU.html

    En novembre 2011
    13.30 Euro nations must « cede a little bit of authority, budgetary sovereignty » to overcome the crisis, Christine Lagarde, IMF managing director said.
    http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8846201/Debt-crisis-live.html

    1. Les pays livrés à ceux qui appliquent la théorie Friedmanienne n’auront plus que leurs yeux pour pleurer.

      Quelle force nous restera t-il lorsqu’on aura ouvert portes fenêtres et lits à ces inssassiables bouffeurs de pouvoir financier ?

      Des pays sans services publics, avec un état réduit à néant n’offrent plus de bouclier à sa population qui prendra en pleine poire les armes de la finance mondiale.
      Actuellement, estimant que les politiques ne vont pas assez vite dans la besogne qui leur est assignée, ils se servent de la crise pour précipiter le mouvement.

      Je ne suis pas d’extrême droite, je ne l’ai jamais été et ne le serai jamais. L’exclusion est le contraire de ma philosophie. Je ne sais même pas ce que propose le front national car je ne l’écoute pas (c’est sans doute une erreur, il faut tout connaître, mais ça me gave).

      Non, si je m’acharne à montrer que la force des pays est l’état et ses services publics, c’est que justement c’est par leur démentèlement que l’ultra libéralisme entrera définitivement.

      Si mon raisonnement ne tient pas la route, je suis ouverte à toute critique et à d’autres analyses, mais par pitié ne me sortez pas les clichés habituels des téléradiopipo.

      Là où le bât blesse c’est qu’il est incompréhensible que des Chevènement, Mélenchon et Montebourg ne fassent pas cause commune, même si sur des points importants ils sont en désaccord, ça ne justifie pas cet éparpillement. La question est : qu’est ce qui le justifie ?

      1. @edith

        Vous nous dites:

        Je ne sais même pas ce que propose le front national car je ne l’écoute pas (c’est sans doute une erreur, il faut tout connaître, mais ça me gave).

        Et c’est bien dommage, car ce ne serait pas inutile qu’un esprit aussi pertinent que le votre n’aille pas analyser une proposition et la critiquer (en bien ou en mal peu importe).

        Sur le fait que:

        il est incompréhensible que des Chevènement, Mélenchon et Montebourg ne fassent pas cause commune

        La réponse est immédiate.

        1 – Ils veulent ratisser large.
        2 – Ils ne sont pas pressés car ils savent que leur projet pour être viable doit intégrer une part de protectionnisme. Ils ne prendront pas le risque d’éloigner un électorat aux penchants internationalistes.
        3 – Ils bénéficient de prébendes confortables du système, qui les finance généreusement et qui leur permet de vivre sans l’inquiétude du lendemain.

        En somme, le FN a beau jeu de se saisir des vrais solutions puisque de toutes façons il doit se démarquer du discours ambiant. Pour nous, malgré de réelles incertitudes sur Marine Le Pen et sa sincérité éventuelle, il reste le désir de passer entre les convives pour leur retirer l’assiette au beurre qu’ils ont devant eux et qu’ils considèrent comme un droit acquis. Si vous voyez ce que je veux dire…

      2. @ Alain Riou

        Oui, je vois ce que vous voulez dire.
        D’ailleurs, après réflexion, j’ai compris cela et l’ai d’ailleurs expliqué sur marianne2 où j’ai laissé un post en ce sens.

        Les sensibilités de ceux qui partagent ces idées ne sont pas les mêmes,

        -> pour Chevènement une partie des gaullistes complètement perdus dans l’UMP (en 2002 il fut soutenu par d’anciens résistants connus)
        -> pour Mélenchon la classe ouvrière et les employés complètement laissés à l’abandon,
        -> pour Montebourg une partie de sa génération qui est totalement exclue aussi.

        Pour le Front National, je n’y arrive pas.
        Le père m’a terriblement choquée lors de ses interview dans les années 80, je n’ai jamais pu rester plus de 2 minutes à l’écouter.
        Cette colère permanente, la stigmatisation d’une partie des gens vivant en France, cette éternelle certitude qui devait être prise pour une explication, l’enfermement dans des frontières que j’imaginais en fer barbelé, non vraiment non.
        J’aime trop la liberté d’échange avec ceux qui sont différents.

        Je ne doute pas que sa fille est différente, mais le mal est fait, je n’arrive pas à ouvrir le site de ce parti, pour effectivement savoir de quoi je parle.
        le temps est passé pour moi.
        j’ai trouvé et je trouve dans d’autres idées ce qui me ressemble.

      3. @edith

        Ces scrupules et votre tempérament sincère vous honorent. Je me fais un principe de les respecter. De toute façon le char de la finance est en train de basculer dans le gouffre et nous avec, peut-être.
        Il faut savoir que la guerre est universelle, que la justice est une lutte et que tout arrive à l’existence par la discorde et la nécessité. (Héraclite)

  34. En fait ll n’ a surement pas besoin de frauder avec le fisc la loi est faite par les députés pour les députés et pour ceux qui ont les moyens et du temps a consacrer au contournement fiscal. POur ce qui est des rentes et retraites cumulées de maire, ministre, député etc dans une monde parfait l’état ne verserai pas de rentes ni de retraite a des citoyens qui n’en ont pas besoin, les caisses de l’état sont la pour aider les élus a remplir leur missions et pourquoi pas une retraite s’ils n’ont pas de rente pour les indemniser du temps passé au service de l’état pour pouvoir atteindre les 40 annuitées, mais leur filer des retraites cumulables a chaque mandat quand ils sont déja rentiers c’est abuser.

  35. Papandréou aurait pu parfaitement prendre la décision de réquisitionner temporairement la Banque centrale de Grèce (pour une période d’un an) et lui faire émettre pour 360 milliards d’euros (le montant de la dette publique grecque) d’avances au Trésor public à un taux de 0,5%.

    Avec cet argent, il pouvait alors racheter la dette entre les mains des détenteurs grecs et non-résidents. Le fardeau des intérêts de cette dette – qui représente aujourd’hui environ 7,5% du PIB – aurait ainsi été ramené à 0,75%, contribuant à faire baisser de manière substantielle le déficit budgétaire. Des avances ultérieures auraient pu être consenties par la suite pour constituer une « cagnotte » du Budget, dans laquelle le gouvernement aurait pu puiser pour faire face aux déficits qu’il faudrait cependant maintenir jusqu’en 2015 ou 2016. Dégagé du poids des dettes accumulées, le gouvernement aurait pu se consacrer aux réformes structurelles indispensables, mais sans chercher à revenir à tout prix et rapidement à l’équilibre budgétaire, ce qui aurait permis d’assouplir les mesures d’austérité meurtrières aujourd’hui imposées à la population.

    Jacques Sapir – économiste Lundi 7 Novembre 2011
    http://www.marianne2.fr/Comment-Papandreou-aurait-pu-eviter-l-ukase-du-directoire-Merkozie_a212260.html
    Y a pas que moi qui y ait pensé…
    Quand ce sera au tour de l’Italie et de l’Espagne ce sera la seule solution.

    A propos d’Italie, si le départ immédiat ou à court terme de Silvio est certain, le prochain gouvernement risque de voir continuer la hausse des taux, sans doute après un très court répis. Or les sommes pour faire rouler la dette italienne vont faire passer la dette grecque pour une plaisanterie.
    Si les banques françaises ont besoin de refinancement pour supporter la décote des oblis grecque, accrochez-vous pour les italiennes, ça va tanguer…

      1. D’après natixis 2010, c’est 30 % de la dette souveraine de la zone euro qui serait détenue hors zone euro. Bref, du même ordre que les US ou la GB. Ça allait de 22 % en Espagne, 23 en Italie, 26 en Grèce à un maxi de 48 % pour le « cœur » européen, Allemagne comme France. Mais ça date d’un an et vu l’énorme liquidité sur les OAT (25 à 35 milliards échangés tous les jours sur le second marché rien que sur les 5 OAT les plus traités en octobre dernier) ou les bunds, tout ça peut bouger assez vite…

    1. à HP – 7 novembre 2011 à 17:51
      Oui, et il n’est pas le seul.
      page 96 de « Nous on peut ! » de Jacques Généreux :

      …/… avant la crise de 2008, on l’a vu, une large part du gonflement des déficits et de la dette publique est due à la dépense fiscale en faveur des détenteurs du capital et des plus hauts revenus.
      La fonction d’un État au service de l’intérêt général ne peut pas être de vider les caisses publiques pour enrichir les riches en pure perte pour la collectivité. A moins que cette politique ne soit ratifiée par un référendum populaire, la dette publique qu’elle a engendrée peut être considérée comme «illégitime », quoique «légale ».
      La collectivité n’a pas à assumer une dette publique qui ne sert qu’un intérêt privé. Les représentants du peuple sont donc fondés à prélever auprès des bénéficiaires de la dépense fiscale les sommes nécessaires au remboursement de la dette en question. Par conséquent, dans le règlement de la crise actuelle des finances publiques, on doit faire la part de la dette légitime qui devra être assumée par les États, et la part de la dette illégitime qui devra être assumée par ceux qui en ont tiré profit. Cette dernière part n’est certainement pas négligeable. L’explosion des dettes publiques à partir de 2008 est en premier lieu l’effet d’une crise financière provoquée par les excès spéculatifs des banquiers et des fonds d’investissement. Ces derniers sont responsables
      1) d’une récession qui a considérablement amputé les ressources fiscales;
      2) des plans de sauvetage dont ils ont bénéficié et qui ont accru les charges publiques ;
      3) des attaques spéculatives lancées contre les titres de la dette publique depuis 2009.
      Autant dire que la totalité de la dette publique supplémentaire accumulée depuis 2008 n’est pas imputable à un choix des pays dûment approuvé par le vote des citoyens ou de leurs représentants mandatés à cet effet. Une part de ce fardeau peut donc légitimement être remise à la charge des vrais responsables par l’annulation partielle de la dette publique détenue par des établissements financiers et par des prélèvements fiscaux exceptionnels éventuellement échelonnés sur plusieurs années.
      Enfin, une part de la dette excessive peut être effacée par la création monétaire directe de la banque centrale (on parle alors de « monétisation » de la dette). Cette solution est aujourd’hui systématiquement rejetée au nom d’une doctrine fausse (le moné­tarisme) selon laquelle toute création monétaire supplémentaire entraîne la hausse des prix. Cela n’est vrai que dans le seul cas où l’économie est au plein emploi et ne peut plus accroître la pro­duction.
      En revanche, en période de récession et de chômage élevé, l’augmentation de la masse monétaire peut avoir un effet partagé entre une inflation modérée et des effets réels positifs sur l’activité et l’emploi. Un rachat de dette publique par la banque centrale peut donc exercer un double effet bénéfique en allégeant la charge des finances publiques et en stimulant le crédit inté­rieur. Il faut toutefois s’assurer que les liquidités récupérées par les banques en échange des obligations publiques soient intégra­lement réinjectées dans les crédits à l’économie.

    2. Bonjour,

      Ca se rapproche d’un scénario de Lordon :

      « Incapables de faire face à leurs engagements de paiement interne, les Etats qui sont en déficit primaire se tourneront vers la banque centrale pour financer leur solde. Mais, sans même s’attarder à la lettre des traités, la BCE est-elle capable de répondre favorablement à une demande de ce genre ? Poser la question c’est y répondre. Tout l’habitus du banquier central européen s’y oppose. Dans ces conditions, les pays concernés reprendront barre sur leur banque centrale nationale, de fait extraite du SEBC (le Système Européen de Banques Centrales), pour lui faire émettre des euros en quantité ad hoc. A ce moment précis, constatant l’apparition dans la zone euro d’une source de création monétaire anarchique, affranchie des règles du SEBC, donc susceptible de mélanger ses euros impurs aux euros purs (et par là de les corrompre), l’Allemagne considérera que le point de l’intolérable a été atteint et, faute d’avoir les moyens d’exclure le(s) contrevenant(s) [9], jugera que sa propre conservation monétaire lui fait devoir de quitter les lieux. Fin du voyage pour l’euro, en tout cas dans sa forme originelle. »

      Blog du monde diplo la Pompe à Phynance
      Article Le commencement de la fin
      F. Lordon

      Et après on peut imaginer plein de choses plus ou moins drôle et se demander surtout si c’est ainsi qu’on sort du cadre, ou si on le prolonge.

      Ca prolonge plutôt, non?

  36. Plan de rigueur du GVT: a-bso-lu-ment terrifiant!, si si je vous le jure!
    exemple: fin du Scellier en 2012: ben c’était déjà prévu depuis le début, les enfants!
    gel du traitement des ministres: ils sont rémunérés, en gros, 2 fois le traitement des fonctionnaires hors échelle, en fonction de la valeur d’un point d’indice gelé lui même depuis 2 ans!
    c’est de la pommade pré électorale, de la vaseline!

    1. c’est de la pommade pré électorale, de la vaseline!
      Au stade où l’on en est, ils pourraient au moins faire rembourser la pommade anti-hémorroïdes par la sécu!

      Mais surtout, surtout, n’oubliez pas d’aller voter pour l’alternance démocratique, c’est à dire la continuité capitaliste, c’est à dire ou pour la rigueur, il y a même plusieurs choix possibles, ou contre la rigueur, là il y a encore plus de choix dans tous les partis hystériques débilos.
      Bref votez! Abdiquez!

      1. Marx. Rassures-moi.
        La fin du scellier te gène…???

        Car dans ce cas, ce qui était destiné à engraisser les plus riches te gène, donc…

      2. @Yvan: la fin du Scellier, quelle misère, quelle misère….pour tous les gogos qui croyaient tondre le locataire avec du défiscalisé…proposé au diable vauvert, des clapiers avec vue imprenable sur la friche industrielle voisine, mal ou pas desservis au milieu des champs de patates ou de maïs…mais défiscalisés, hein, les clapiers!
        c’est simple: tu prononces le mot « défiscalisé » et tu vois arriver les pigeons à plumer! ils volent en escadrille!
        hi, hi
        tiens, ce week end, j’ai lu ( relu ) « L’argent » de Zola; rien de nouveau sur le soleil; j’attaque « La Débâcle »; c’est de circonstance, non ?

  37. Déjà au début du XXème siècle, certains prétendaient refuser l’ esclavage que constitue, pour l’ état, le prêt à intérêts, tout en proposant des alternatives. Ils affirmaient également l’ absolue et indispensable subordination de la banque centrale émettrice à la volonté politique exprimée par le gouvernement.
    Malheuresement, ces idées, ayant été récupèrées par des mouvements extrémistes, sont devenues « tabou ». J’ ai l’ impression qu’ on (voir Sapir et autres) est en train de les redécouvrir, sous la pression de la réalité…

  38. « C’est une étude menée par le professeur Herakles Polermarchakis, ancien ministre de l’économie grecque, qui met en évidence ce contraste assez surprenant symptomatique du pays. Par exemple, dans la ville de Larisa comptant 250,000 habitants, on compte un nombre de Porsche par habitant supérieur à celui de New York ou de Londres. C’est la ville où l’on vend le plus de Porsche Cayenne par exemple. Le professeur s’étonne que cette localité agricole absorbe autant de 4×4 de Stuttgart sachant que l’agriculture n’est pas un secteur très florissant en ce moment et que la moitié des revenus des agriculteurs provient en fait des subventions de l’Europe. »
    C’est vrai cette info ?

    1. Larisa, c’est piquant…
      Avec 99% de Mafiosi, ça devrait s’expliquer facilement.

      Le pire, dans l’histoire, est que dans mon bled de Bretagne de juste 6 000 personnes, on compte déjà 3 ferrari et 5 porche.
      Notes, porche rit et ici, on a l’ « habitude »…

    2. Pourquoi croyez-vous que les Grecs ne souhaitent quitter ni l’U.E., ni l’euro ?
      Je ne peux que répéter que le vrai problème de la Grèce n’est pas un problème d’euro mais un problème de redistribution, une oligarchie (le mot est grec et à la mode) captant les subventions et refusant toute solidarité par l’impôt.
      Tant que les Allemands pouvaient leur vendre des armes et des grosses tutures, ils fermaient les yeux. Les Français aussi (mais c’étaient des petites voitures).
      Le retour à l’éthique (re mot grec et à la mode) sera dur pour tout le monde.

      1. « Le retour à l’éthique »

        SVP de ne pas mélanger les genres.
        L’économie,
        La politique
        La morale
        L’éthique

        Il n’est question que du retour du politique pour l’instant et ce n’est pas favorable aux peuples européens.

      2. @ Campos Philippe

        Oh, que si, il convient de mélanger les genres !
        Pas d’économie d’où la question morale serait absente.
        Pas de politique sans éthique.
        Pas de travail sans déontologie.
        Pas d’économie sans contrôle politique.
        Pas de politique qui ne prenne pas en compte l’économie.

        Sinon rien ne sortira qui puisse être favorable au peuple européen.

      3. Campos, bradez vos Comte-Sponville – ou mieux, brûlez les ou calez en l’armoire normande de belle-maman, et lisez plus attentivement le Citoyen-Jorion.

    3. @ cora
      Salauds de grecs qui se goinfrent !
      Une phrase d’un ancien MINISTRE DE L’ECONOMIE GRECQUE …
      et tu plonges !
      T’es directeur,trice de grand magasin ?

    4. « dans la ville de Larisa comptant 250,000 habitants, on compte un nombre de Porsche par habitant supérieur à celui de New York ou de Londres »

      C’est une façon de jeter les gens les uns sur les autres. Enfin surtout les pauvres : les riches eux sont d’accord entre-eux.
      Merci Dr. Goebbels. (Mentez, Mentez, Mentez, Mentez, il en restera toujours quelque chose)

      Ou une autre façon de voir : Y-a-t-il tellement de pauvres dans ces villes (New York, Londres)? Ce qui expliquerait les révoltes en cours remarquez (http://occupywallst.org/ et http://occupythecity.co.uk/ )

      Ou encore une autre : il doit y avoir quelque 12 millions d’habitants dans ces villes. Quel rapport? On compare une chèvre et un éléphant.

      Ou encore une autre : à Neuilly sur Seine (Ancien maire NS dit Pétain le bref) on doit avoir la même chose comme rapport de 4×4 par rapport au nombre d’habitants : est-ce représentatif de la France?

      Bref de la propagande pour les idiots (ce qui est normal pour la propagande)

      On arrive sur le 11 Novembre. Souvenez-vous :
      » La guerre est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. » (Paul Valéry)
      Ne vous laissez pas avoir encore une fois….

      Réfléchissez : vous savez le faire

    5. http://www.bastamag.net/article1895.html
      Grèce : de la crise financière à la crise sanitaire
      Par Nolwenn Weiler (8 novembre 2011)
      La crise financière grecque risque de déboucher sur une crise sanitaire. Une étude publiée au mois d’octobre par le journal britannique The Lancet soulignait déjà une remarquable dégradation de la santé des Grecs. Et lors d’une conférence de presse tenue il y a quelques jours à Athènes, l’association Médecins du monde a confirmé l’impact dramatique de la crise sur l’état sanitaire de la population. Les activités de soins de santé réalisées par les équipes de Médecins du monde Grèce, normalement réservées aux sans-abris et aux clandestins, ont augmenté de façon exponentielle entre 2007 et 2010. 30 % des Grecs y auraient aujourd’hui recours contre 4 % avant la crise.

      Le nombre de suicides a crû de plus de 20 % entre 2010 et 2011, alors qu’il était jusque-là l’un des plus bas d’Europe. La prostitution enregistre également une hausse importante, y compris parmi des groupes sociaux qui, jusque récemment, n’avaient pas de problèmes économiques. Et, alors que les admissions à l’hôpital public ont bondi de 24 % par rapport à 2009, 3 000 salariés doivent quitter leurs postes dans des hôpitaux ou autres organismes de la santé publique d’ici à la mi-décembre. Ceux qui restent verront leurs salaires de nouveaux amputés, jusqu’à 40 % !

      1. Plus que Flanby ça c’est certain….on devrait faire un transfert au PS ,c’est bientôt le mercato d’hiver.

        Je vous conseille un meeting en video de Mélenchon ,c’est mieux qu’un bon film.Sarko est battu à plates coutures.

        Sur son blog le meeting de Brive et la fête de l’huma sont deux perles.

        Je crois qu’il va exploser en campagne et fortement progresser sur la fin.

      2. Méluche, si il se débrouille bien, démonte qui il veut. Il a les arguments, la gniac et pas de langue de bois. Tout ce qui manque à notre pays.

  39. ATAC sur Fr inter est quand-même bien timoré, tandis que JH Lorenzi, n’en parlons pas…

    ATAC propose un audit sur les dettes pour savoir qui doit le plus, notamment depuis la crise de 2008. Et éventuellement ensuite annuler une partie des dettes, – la question se pose. N’empêche qu’il n’y a pas de volonté de changer de modèle de société, et il n’y a pas de théorie économique derrière, c’est à dire de vision d’ensemble…

    1. Déjà, répudier une partie des dettes est un progrès non négligeable. Avec prise de risque à la clé, bien sûr.
      Mais cela ne peut se faire qu’avec les reins « solides ». Soit avec une balance commerciale excédentaire, comme dans le cas de l’Equateur ou de l’Argentine. Et encore… du coté de l’Argentine, cela a été largement truqué par les US. Comme d’hab.
      Cites-moi les pays excédentaires dans le monde et nous en reparlerons, Lisztfr.

      Sinon, tu as la version du pauvre dont surtout l’Afrique avec de l’annulation de dettes de la part des pays riches sous peine de les faire crever.

      L’Aumône, mes chers croyants dans le système argentifère, l’Aumône pour les pauvres afin de gagner votre place au « paradis »…

      1. Et à l’heure actuelle de crise sans que « plus personne » n’ait d’argent.

        C’est du suicide économique.

        Car il faut pouvoir avoir des revenus, néanmoins.

        « gagner » sa vie….

  40. Je ne sais pas si quelqu’un a déjà fait allusion à l’article du WS journal paru sur l’amitié entre Samaras et Papandréou, mais voici toujours, trop comique: http://www.greekamericannewsagency.com/main/index.php?option=com_content&view=article&id=13282:frenemies-two-greek-rivals-hold-nations-fate-in-balance-&catid=90:articles&Itemid=73

    Petits extraits pour les fainéants:

    « Messrs. Samaras and Papandreou already had their minds set on Greek politics. « We will rule Greece together, » they proclaimed one day in their Amherst dorms, Mr. Manuelidis remembers.  »

    « One of his favorites was English rocker Alvin Lee’s anthem to the dreams and confusion of the era: « I’d love to change the world/But I don’t know what to do… » »

    « As Pasok leader in 2004, Mr. Papandreou tried to bring free-market thinkers into his party and, through an intermediary, enquired whether Mr. Samaras would like to join. Mr. Samaras said he could never be a Socialist. »

    1. Frenemies: Two Greek Rivals Hold Nation’s Fate in Balance


      ATHENS—As protesters battled police outside parliament last month in a hail of rocks and tear gas, Greece’s beleaguered prime minister put his hopes in a secret phone call to an old friend.

      « Let us form a government of national salvation, » George Papandreou, the Socialist prime minister, said to his chief rival, Antonis Samaras, head of Greece’s conservative opposition and a buddy since the two men were roommates at Amherst College in Massachusetts 40 years ago.

  41. Après les visions de François Fillon en 2007 : (l’ état en faillite souvenez vous !)

    5 ans de maturation, (ou de macération) et enfin la solution (ou l’illumination )
    « La faillite n’est plus virtuelle »

    Mais tout de même surtout une lueur d’espérance : l’équilibre en 2016.

    En attendant le dégel. cap sur l’ile d’arros

    1. Si c’est comme ses ex prévisions de croissance …2.75 /2.5 /2.25 /1.75 /1.5 /1.25 et enfin 1.0 pct (encore optimiste).

  42. Leçons de la crise islandaise: laisser les banques faire faillite
    REYKJAVIK (AFP) – 07.11.2011 17:15

    L’île de l’Atlantique nord a vu ses trois plus grandes banques s’effondrer à l’automne 2008


    Le spectaculaire rétablissement économique de l’Islande, au bord de la banqueroute il y a trois ans, enseigne qu’un gouvernement doit laisser les banques faire faillite plutôt que de s’attaquer au contribuable, relèvent des analystes

  43. Aux lecteurs du blog: sur le site de l’émission « Histoire vivante » de la Télévision Suisse Romande, chaîne publique suisse de langue française, la video « La City. La finance en eaux troubles », « un décryptage d’un des lieux les plus secrets et impénétrables de la finance internationale, fief du néo-libéralisme et de l’argent roi ». À voir ici: http://www.tsr.ch/video/plus7/docs/3568340-la-city-la-finance-en-eaux-troubles.html#/docs/histoire-vivante/3568340-la-city-la-finance-en-eaux-troubles.html

      1. @ edith
        Mais si , mais si ! Tu tapes  » la finance en eaux troubles  » et tu la trouves très facilement .
        Excellent document réalisé par un mec qui a travaillé dans un paradis fiscal .

      2. @taratata, merci, il m’arrive d’être vraiment nunuche.
        Le lien m’interdisait l’accès et je ne suis pas allée chercher plus loin.

    1. Télévision Suisse Romande, la video « La City. La finance en eaux troubles »
      La Suisse lave plus blanc.

  44. Lundi 7 novembre 2011 :

    Les investisseurs internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de l’Italie à rembourser ses dettes.

    Les taux de l’Italie sont en train d’exploser leurs records : le taux des obligations à 10 ans est aujourd’hui de 6,656 % !

    Le graphique ci-dessous montre que l’Italie va bientôt demander l’aide du FMI et de l’Union Européenne :

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

    1. BA, j’ai lu récemment un commentaire, sur un des milliers de sites que votre programme automatique vérole quotidiennement ou multi-quotidiennement, qui m’a fait sourire.
      Il y était dit qu’à force de vous trouver dans tous les coins et recoins du web, nos dirigeants européens avaient fini par sceller un pacte secret dont la substance était un truc dans l’genre : « tant que ce BA est vivant et poste ses pourriels à tout va, on tient le coup les gars ! Zone euro, UE, etc, on tient le truc debout les gars, hein ?!! Tous ensemble contre BA, tous ensemble ouais ! »
      Parait même qu’ils auraient signé avec leur sang et sacrifié aussi sec et au sabre douze veuves Clicquot et autant de Ruinart…

  45. @ TOUS / NUCLEAIRE TOUJOURS/
     » Superphénix, déconstruction d’un mythe « , Christine Bergé (photographies de Jacqueline Salmon), Les empêcheurs de penser en rond, La Découverte, octobre 2010, 150 p., 13 euros.
    Où Ch. Bergé nous explique pourquoi la plupart des centrales NE SERA JAMAIS démantelée .
    Quelques citations :
    « Malgré toutes les précautions prises lors de tels chantiers, le temps des radionucléides – qui peuvent durer jusqu’à plusieurs millions d’années – est ingérable. Le problème de la mémoire se pose inévitablement. »
    « Tout est archivé, sur ordinateur ou sur papier, mais lire toutes les archives est strictement impossible. Une partie de l’information se perd. Par exemple, nous n’avons pas pu retrouver la trace de tous les architectes de Superphénix !  »
    « Pour Superphénix, les choses se passent relativement bien, car c’est une centrale jeune, en bonne santé et qui a très peu fonctionné. Mais la centrale de Tchernobyl ne peut pas être déconstruite. Et personne ne pourra jamais déconstruire Fukushima non plus. »
    « On déconstruit mais on ne résout pas le problème de la radioactivité pour autant. Une centrale est en réalité une gigantesque poubelle dont on disperse les éléments. »
    « Ce qui m’a frappée, c’est la disproportion entre la bonne volonté des humains et la réalité de la tâche à accomplir, qui est absolument monstrueuse. »
    « Prenons le cas du plutonium. Nous sommes en train d’en accumuler partout dans le monde, mais nous ne savons absolument pas quoi en faire. Si vous en inhalez ne serait-ce qu’un millionième de gramme, vous êtes mort. Il est important de dire que les radionucléides naturels les plus dangereux ne sont rien à côté des radioéléments fabriqués artificiellement dans les cœurs des réacteur. »
    « Ce qui est sacré pour qui maîtrise l’énergie nucléaire, c’est le pouvoir qu’elle confère : les lignes de force des alliances, la potentialité de guerre, la possibilité de menacer l’autre à égalité. Ce n’est pas l’énergie nucléaire elle-même. »
    L’entretien complet de Ch. Bergé se trouve sur le site  » Basta !  » .

    1. Pourtant, c’est simple, il suffit de rediluer les matériaux enrichis dans de la terre..
      Mais personne ne le fait à cause du fric ..

      Donc quand on construit une centrale nucléaire de 25000 m3, on construit à côté, un robot broyeur de 75000 m3 et le tout à côté d’une montagne de terre..
      Si un accident survient, le robot broyeur saisit la centrale, la broie et la mélange à la terre de la montagne jusqu’à ce que le taux soit très inférieur au taux admissible..
      Car il y a plein de lieux naturels radioactifs sur terre.. Même des gaz radioactifs (radon)

      1. @ xian
        Tu te crois drôle ?
        Mis à part tes délires sur des robots broyeurs , tu dis  » qu’ il y a plein de lieux naturels radioactifs sur terre.. Même des gaz radioactifs (radon)  »
        As-tu seulement pris la peine de lire ? :
         » Il est important de dire que les radionucléides naturels les plus dangereux ne sont rien à côté des radioéléments fabriqués artificiellement dans les cœurs des réacteurs. »

      2. Xian, retournes vite dans ton jeu vidéo préféré, n’oublies pas de regarder tf1, de renouveller ton abonnement au figaro et continue ta cure d’huile de palme, c’est bon pour ce que tu as.

      3. @ xian
        et si la terre devenait trop radio active, il suffirait d’un très très gros robot pour la broyer et la diluer dans une planète géante ou une étoile proche.
        Une idée intéressante et radicalement simple.

      4. @Xian à propos de il suffit de rediluer les matériaux enrichis dans de la terre

        En simplifiant: l’uranium naturel est un mélange d’uranium 238 non radioactif et d’uranium 235 qui seul produit de l’énergie en se désintégrant.

        Il n’existe pas de plutonium à l’état naturel (en France, les réacteurs nucléaires produisent chaque année environ 11 tonnes de plutonium.) Il est infiniment plus dangereux (ce que le sens commun n’arrive pas à percevoir) le résultat étant que (en simplifiant encore une fois) on ne sait pas comment s’en débarrasser.

        On aurait du choisir des centrales nucléaires ne produisant pas de plutonium (ou le moins possible) mais on a fait le contraire pour l’utiliser dans la construction des bombes nucléaires.

        Je suppose que l’idée du broyeur est une plaisanterie. Comme l’échelle à laquelle ces questions se posent et restent sans solution est hors d’atteinte du sens commun il vaut mieux le dire explicitement !

  46. Ce matin, le rendement de l’obligation italienne à dix ans est monté à 6,543 %.

    Grosso modo, on est à 0,5 % de la crise italienne. Ca peut venir plus ou moins vite, mais on y va gaiement.
    Beaucoup ont de sérieux doutes quant aux capacités des des mécanismes imaginés pour faire face au volume de la dette italienne. Cela signifierait donc que dans le meilleur des cas, après elle, ils seraient quasiment à poil.
    Dans ces conditions, comment les obligations des pays sur la sellette arrivent-elles encore à trouver preneur ? Surtout qu’avec la dette grecque, on a vu que les mots « décote » ou « restructuration » ne sont plus tabous.
    Pour moi, c’est un mystère.

  47. à Pierre Charland qui écrit ceci
    « Le spectaculaire rétablissement économique de l’Islande, au bord de la banqueroute il y a trois ans, enseigne qu’un gouvernement doit laisser les banques faire faillite plutôt que de s’attaquer au contribuable, relèvent des analystes »

    Excellente remarque. Il me semble que cela pourrait être un début d’issue assez exemplaire.
    Au fond, sachant que les faillites successives des pays sont effectivement prévisibles désormais, il s’agira de les organiser!
    Autrement dit, la faillite grecque doit être « digérée » en quelques mois, et la Grèce, avec ou sans l’euro (plutôt sans, sans doute…) pourra toute seule se redresser selon l’exemple islandais.
    Ensuite, on procèdera de même et toujours successivement des autres pays qui suivront.
    Qui sait, on éviterait peut-être la « catastrophe incontrôlable » due au fait que plusieurs pays tombent en même temps?

  48. Bonjour ,
    Que de mots…
    Pourquoi donc en rajouter une couche si c’est pour ne rien dire ?
    Vouloir simplifier , est-ce que ça peut aider ? ça peut au contraire avoir l’effet inverse , non ?
    l’intelligence s’oppose à la bêtise, l’ignorance à celui qui sait, l’actif au passif, bref, tout est double et divisé en deux .
    Nul , cependant , ne sait trop bien ce qu’on fait en cette galère, dans ces corps étriqués et périssables qui ont quelque peu perdu la mémoire de leur origine et donc , nécessairement de leur finalité , des buts ou du but, s’il est unique . Sans doute , le nombre de moyens est assez grand , en théorie pour que chacun puisse y trouver son compte , et sa vérité , pouvoir s’édifier, et accomplir ce pourquoi il est « là » .
    en théorie, parce qu’en pratique, on meurt plus qu’on ne vit . on est plus esclave que libre , et surement plus inconscient que conscient .
    Que dire des religions ? sinon qu’elles ont plus obscurcit l’horizon qu’elles nous l’ont ouvert , plus aliéné dans des crédos qui nous ont soumis et obligés que libérés , et offerts une sorte de miroir extatique où chacun aurait pu contempler l’Être, ou l’étant de l’être universel ( peu importe son nom ) et finalement s’y retrouver, soi, dans cette totalité , ou pour le moins savoir sans trop d’erreur comment se diriger dans cet océan d’incertitudes .
    mais voilà, tout est devenu opaque . et quasiment désespérant à tous les niveaux existentiels, temporels , un monde au bord de sa ruine , et manipulé par des forces aveugles .
    Sans doute , les jeunes gens ont raison de se révolter contre cet ordre ancien, générateur de morts, et de peu de bonheur . Mais sans doute aussi, il a bien fallu des raisons à cet ordre qui passent désormais comme une injustice profonde , et qui l’est dans la mesure où l’on ignore les causes .
    Sans nul doute, même les tenants des pouvoirs ne savent plus pourquoi ils bénéficient de leurs prérogatives . ils sont assis sur un tas d’or , matériel et spirituel et scientifique, mais ne savent pas en vue de quel objectif , « humain » ou « transcendant  » ? donc, le monde est aveugle .
    on fait référence à des lueurs passées qui , à leur époque ont été sacrifiées , et non reconnues , ou sources d’effroi , et on fonde ainsi toutes nos civilisations, mais ça ne repose que sur du sable . sur ces bases, c’est l’effondrement garanti .

    bon, ne s’effondreront que les édifices sans base , sans renouvellement des principes de bases, qui sont des sommets de la pensée poétique, esthétique ou éthique, ou philosophique . Ces outils , simples, accessibles, sont ils mis à disposition des jeunes ?
    afin qu’ils sachent , par eux mêmes Ce qu’ils sont . et puissent ainsi décider de leur vie !

    Autant dire de suite que l’esprit de l’homme, l’être-humain devenu quasiment rien, effondré , au bord du nul , n’ a guère le choix, sil veut remplir sa feuille de route . Existe un plan, un calque, un chemin parsemé de pierre, en pointillé, et à chacun d’accomplir la continuité ou remplir les vides .
    mais tout de même, non l’homme n’est pas relatif . il trouve son absolu dans ses relations .
    et si l’on doit poser un jugement sur l’état des relations actuelles, eh bien, quelle misère !!!
    comment donc pourrions-nous nous en sortir , ce serait plutôt infernal , oui .
    infernal sans faille !?

    ça voudrait dire que l’homme a été abandonné à son destin tragique , sans aucune issue de secours , rien que des fantômes , des illusions, et des chimères sur lesquelles il s’accroche mais dont « on » saurait d’avance que tout est joué .
    c’est oublier les leçons magistrales du passé que de prétendre cela . oublier par exemple qu’un être christique ne peut pas mourir , que sa mère le fera , de toutes façons renaitre au lieu qu’il faut, que sa Mère, donc, est autant Dieu que Dieu et décide des vies , des résurrections.
    mais pour que ces renaissances soient possibles , il faut un minimum de la part de l’impétrant . du candidat , un minimum de candeur .
    quant à ceux qui humilient les hommes, je doute qu’ils leur soient épargné des épreuves .
    merci .

  49. @ Hé las
    Notre époque se caractérise par la profusion des moyens et la confusion des intentions – Albert EINSTEIN

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